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Kentish Town (2) : La réponse à deux priorités du Plan Ecole

La nouvelle école française de Kentish Town, promise à ouverture pour la rentrée 2011, constitue tout à la fois une priorité, un symbole, un financement modèle… et une immense fierté personnelle.

Dès 2007, face à la pénurie de places dans l’enseignement français à Londres, j’ai dû faire face à une situation qualifiée parfois d’intolérable, voire d’explosive. Je me suis démené pour la création de trois outils primordiaux, à mon sens :

– un tableau de bord de l’offre française éducative au Royaume-Uni, présentant les établissements, le nombre de classes par niveau et le nombre d’élèves par niveau.

– une géolocalisation des enfants français scolarisés au Royaume-Uni

– un Plan Ecole

Ce plan est aujourd’hui une réalité et l’école de Kentish Town son premier sujet de fierté. Il répond aux deux priorités du premier objectif du plan école à savoir l’ouverture d’un second collège à Londres et délocaliser l’école maternelle et primaire l’Ile aux Enfants afin de la pérenniser.

Photo Flickr de Cristiano de Jesus.

Quelles priorités pour les Français du RU d’ici à 2012 ?

La section britannique de l’UFE organise une nouvelle réunion publique

le mardi 20 octobre 2009, de 19h00 à 21h30

au Club français à l’Institut français

Lors des élections des représentants de l’AFE, Assemblée des français de l’étranger, nous avions promis une action concrète au cœur des préoccupations des Français vivants au Royaume-Uni.

Parvenu à mi-mandat, j’ai pensé opportun que nous examinions ensemble nos réalisations afin de vous permettre d’évaluer le respect de nos engagements.

Nous partagerons nos progrès en divers domaines : Plan Ecole pour le Royaume-Uni, centre des Impôts des non-résidents, budget des Français de l’étranger, évolution de la politique de l’emploi du ministère des Affaires étrangères, statut fiscal des VIE…

Nous discuterons de nos priorités qui concernent la réalisation des objectifs du Plan Ecole, la transparence en matière d’utilisation des fonds publics en faveur des Français établis hors de France, et notre nouvel engagement relatif à l’établissement du certificat de vie.

C’est aussi l’occasion de recueillir vos observations et votre perception de ces résultats. Envisager ensemble de nouveaux objectifs à la lumière de vos commentaires confortera mon action d’élu pour les 3 ans à venir.

Cette manifestation est gratuite et ouverte à tous et sera suivie d’un verre de l’amitié.

Vous pouvez faire circuler cette invitation à toute personne potentiellement intéressée. L’inscription se fait en m’envoyant le nom et prénom par email à l’adresse suivante: o.cadic@assemblee-afe.fr. Un courriel de confirmation de l’inscription est envoyé en retour.

Photo Flickr de Guillaume Brialon.

EGD (1) : Les dessous pas chics d’un sigle autocratique

Que veut dire EGD ?

Le sigle EGD signifie Etablissement en gestion directe. Il désigne un institut scolaire à l’étranger géré par l’Administration centrale. La France en compte 77. C’est le cas du fameux lycée Charles de Gaulle de Londres, piloté depuis Paris, en l’occurrence par l’AEFE, Agence pour l’enseignement français à l’étranger.

Siégeant au conseil d’administration de l’AEFE, en qualité de représentant de l’AFE, Assemblée des Français de l’étranger, je me prends à rêver…

Et si l’EGD voulait dire, un jour prochain :  » Établissement à Gestion Démocratique ?!  » Ce serait tout de même plus glamour, plus logique et plus impliquant pour le personnel de l’école.

Rendez-vous compte : une école où les enseignants et les parents (qui paient) auraient leur mot à dire sur les choix stratégiques !

Je précise aux esprits chagrins que revendiquer l’autonomie n’a rien à voir avec entamer une privatisation.

C’est d’ailleurs la position exprimée par Anne-Marie Descôtes, directrice de l’AEFE, le 19/09/09 lors du séminaire de Marcoussis destiné à créer le Plan d’orientation stratégique de l’Agence, au sujet des établissements à gestion directe (EGD) : « La lourdeur de fonctionnement des EGD a été soulignée. Un consensus s’est établi sur l’idée d’une expérimentation avec d’autres idées à chercher, qui permettrait davantage de souplesse et de réactivité, tout en garantissant l’esprit public. »

A bientôt pour fêter la chute d’un autre mur ?

Photo Flickr de Pierre Marcel

Kentish Town (1) – Un pas en avant vers un nouveau collège français à Londres en 2011

Cliquez sur le plan pour l'agrandir

Jeudi 24 septembre, nous avons appris que le Trust de l’ambassade avait remporté une enchère pour procéder à l’acquisition d’une école à Kentish Town.

Ce lieu permettrait de relocaliser l’Ile aux Enfants dont l’avenir était menacé à court terme. Il permettrait de créer 12 classes de collège allant de la 6ème à la 3èmeC’est un nouveau pas en avant pour l’équipe du Plan Ecole qui a pour premier objectif de créer 500 nouvelles places par an pour l’enseignement français au Royaume-Uni.

C’est l’occasion pour moi de féliciter Sophie Routier. Elle a su mobiliser autour du Plan école pour faire de l’Ile aux Enfants une priorité. C’est une grande satisfaction de constater le niveau d’implication de notre ambassadeur Maurice Gourdault-Montagne sur le sujet. Son soutien attentif permet à l’équipe Plan Ecole de progresser.

Photo Flickr de Quite Peculiar.

Emploi (7) : Les comités consulaires pour l’Emploi vont reprendre à Londres

Alain Catta, directeur de la DFAE (Direction des Français à l’étranger) qui pilote le budget intitulé Programme 151, intervenait une dernière fois à la tribune de l’Assemblée des Français de l’étranger, avant d’endosser ses nouvelles fonctions d’ambassadeur de France en Suisse.

Alain Catta

Alain Catta m’a permis d’obtenir ma première victoire politique avec la fermeture du bureau Emploi de Londres générant une économie d’environ 100,000 euros par an. Il a publiquement confirmé, hier, qu’il fallait  » privilégier Charles Péguy, face à une structure budgétivore et dont les résultats ramenés aux coûts du placement étaient absolument aberrants.  » Tout en se félicitant que  » quelque six cents jeunes de Charles Péguy bénéficient d’une attention privilégiée de notre administration.  »

Je rappelle que le centre Charles Péguy est une association de soutien aux jeunes qui arrivent parfois le sac sur le dos à Londres recherchant un premier job et un logement. Nous sommes ici à la frontière de l’emploi et de l’action sociale

Lors de la réunion,  Richard Yung, sénateur socialiste, représentant les Français établis hors de France, a pris une position critique sur la question, accusant le ministère des Affaires étrangères de tailler «à la  faux» dans le budget Emploi.

Je suis intervenu pour souligner que M. Catta avait offert un poste alternatif au sein du consulat aux deux personnes travaillant au bureau Emploi.

Pour finir de rendre hommage à l’action d’Alain Catta, il m’a promis qu’un comité consulaire pour l’Emploi (CCEFP) propre à la Grande-Bretagne se tiendrait prochainement à Londres. En effet, je lui ai fait remarquer en séance que nous en étions privés depuis près de deux ans. Ce comité consulaire doit servir de cadre pour soutenir l’action du centre Charles Peguy.

Verbatim de mon intervention et la réponse d’Alain Catta, directeur des Français à l’étranger : Bureau Emploi de Londres (Assemblée des Français de l’étranger, session du 11 septembre 2009

Crédit photo : Ambassade de France en Suisse.

Emploi (6) : Victoire ! La DFAE suit mes préconisations en termes d’Emploi

L’an dernier, j’étais intervenu pour que la politique de l’Emploi du ministère des Affaires étrangères prenne en compte le réseau européen Eures qui favorise la mobilité de nos compatriotes plutôt que de financer des bourses à l’Emploi locales en Europe destinées à le concurrencer.

Le Rapport d’activité 2009 du directeur reprend très exactement mes préconisations adressées l’an dernier dans cette même enceinte.

Ci-dessous le Verbatim de mon intervention à l’AFE aujourd’hui, lors de la session inaugurale au Quai d’Orsay.

Monsieur le Président, Monsieur le Directeur, je vous remercie pour l’excellent rapport que vous nous avez soumis et la qualité de votre exposé. Je souhaite revenir sur deux aspects de ce document.

Dans la partie « Perspectives pour l’emploi et la formation professionnelle en 2009 » vous avez pris en compte mes interrogations exprimées ici même l’an dernier à l’occasion de la présentation de votre rapport. Réserver des offres d’emploi aux seuls Français portait atteinte au principe de non-discrimination en Europe. Vous en avez tiré les conséquences en décidant un processus de retrait partiel de l’activité de placement direct de nos services emploi sur les pays européens au profit d’autres zones géographiques.

Vous écrivez : « Financé par la Commission européenne, le réseau EURES propose gratuitement des services complets tant aux demandeurs d’emploi qu’aux employeurs européens ».

L’utilisation de ce dispositif pour remplacer l’activité emploi des consulats en Europe reprend très exactement ma préconisation exprimée ici l’an dernier. Je souhaite vous présenter toute ma reconnaissance pour cette nouvelle orientation.

Dans cet esprit, je vous suggère qu’un lien soit crée sur le site Internet de chaque consulat général de France en Europe vers la page recensant les coordonnées des conseillers francophones d’EURES situés dans les pays de ces consulats. Pourriez-vous aussi demander qu’une affiche présentant EURES soit exposée dans chaque consulat d’Europe?

Photo Flickr de Louis Volant.

Certificats de vie (3) : La DFAE répond au mauvais sort des retraités expatriés

Alain Catta, directeur de l’Administration des Français à l’étranger et de l’Administration consulaire m’a fait cette réponse amicale et optimiste :

« S’agissant des certificats de vie, vous savez qu’il y a une différence de traitement entre ce qui est exigé par les caisses françaises pour nos compatriotes établis en métropole et ce qui est exigé à l’étranger. Aujourd’hui, la loi dispose que pour l’étranger ces certificats de vie établis par les autorités locales ou par nos consulats restent une obligation. Encore faut-il rendre cette obligation – et je suis d’accord avec notre ami CADIC – supportable. Nous avons eu des conversations avec la direction de la Sécurité sociale, avec la CNAV également et nous avons notamment obtenu un certain nombre de points qui sont peut-être insuffisants, mais qui vous prouvent que ce dialogue existe.

D’abord, on peut désormais transmettre par Internet ou par fax les certificats en question.

Deuxièmement, et cela est le cas notamment en Asie où le problème se pose, nous avons reçu un engagement de la CNAV d’admettre un allongement de la périodicité de ces renouvellements ; non plus six mois, mais un an. Enfin, un certain nombre de Caisses, dès lors que les certificats sont traduits par des organismes agréés – je songe par exemple au CLEISS – acceptent désormais que les certificats de vie soient établis en langue étrangère. Donc, petit à petit, les choses progressent.  »

Il convient d’ajouter qu’Alain Catta s’est également montré « ouvert à l’élargissement des indicateurs de notre programme. » Je rappelle que ne savons pas combien de certificats de vie sont actuellement délivrés par les consulats. Nous ne pouvons mesurer le coût induit pour notre Administration.

Lire aussi « Certificats de vie (2) : Simplifier la vie de nos concitoyens et fonctionnaires »

Photo du Blog de Francis Nizet (AFE).

Certificats de vie (2) : Simplifier la vie de nos concitoyens et fonctionnaires

Nous avons évoqué dans un précédent billet, le caractère discriminant des certificats de vie exigés de la part de nos retraités vivant à l’étranger pour continuer à recevoir leur pension.

De plus, il me semble pertinent d’évaluer le coût de cette formalité pour l’État.

Qui peut nous indiquer le nombre de certificats de vie délivrés par les consulats ? Pas le Projet annuel de Performances qui doit pourtant permettre de suivre l’action consulaire au service des Français établis hors de France..

C’est la raison pour laquelle j’ai interpellé Alain Catta, directeur de l’Administration des Français à l’étranger et de l’Administration Consulaire lors de la présentation de son rapport auprès de l’Assemblée des Français de l’étranger.

Vous comprendrez que je soutiens un objectif de zéro certificat de vie produits par les consulats.

Outre simplifier la vie de nos anciens éparpillés dans le monde, l’activité des services sociaux de nos consulats serait allégée.

Ci-dessous le verbatim de mon intervention :

Mon deuxième propos a trait aux indicateurs du programme 151, qui vous le savez me tiennent à cœur. Si le nombre de passeports et de cartes d’identité délivrées sont communiquées, nous ne savons pas combien de certificats de vie sont délivrés par les Consulats.

Ces certificats de vie sont demandés aux retraités résidants à l’étranger. En effet, si les bénéficiaires de pension n’envoient pas, dans les délais requis, leur certificat, la caisse de retraite interrompt immédiatement le versement des prestations.

Dans l’hypothèse où un bénéficiaire ne peut se déplacer, il doit faire appel à un médecin qui lui établit un certificat médical, acte payant au Royaume Uni. Il doit ensuite faire parvenir ce document au service social de ce consulat, accompagné d’une copie de son passeport, de sa carte d’identité nationale ou de sa carte consulaire. Ensuite, son formulaire lui est retourné et il doit le renvoyer auprès de son organisme de retraite en France. Toutes ces démarches sont contraignantes pour les personnes âgées et il arrive parfois que les documents s’égarent pendant leur acheminement.

Depuis la parution du décret n°2000-1277 du 26.12.2000 portant sur la simplification de formalités administratives, les Français situés en France doivent produire une simple déclaration sur l’honneur.

Si les caisses de retraite acceptaient un certificat sur l’honneur comme cela se fait déjà pour les Français résidant en France, nos aînés situés à l’étranger n’auraient plus à supporter l’indigne discrimination de devoir prouver qu’ils ne sont pas morts et verraient leur vie grandement facilitée.

Par ailleurs, l’activité des services sociaux de nos consulats serait allégée.

Les 2 indicateurs fournis pour le Programme 151 ne suffisent pas à refléter fidèlement l’action des Consulats. Afin de nous permettre d’évaluer le coût de cette formalité pour l’Etat, pourriez-vous nous indiquer le nombre de certificats de vie délivrés par les Consulats ?

Vous comprendrez que je vous demande aussi de fixer un objectif de 0 certificat de vie délivrés par les Consulats pour les années à venir afin de simplifier la vie de nos aînés à l’étranger.

Photo Flickr de cap21photo.