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Kentish Town (13) : Approbation de la garantie de l’Etat, le 27 avril

Comme nous vous l’annoncions précédemment, le financement de la future école de Kentish Town sera garanti par l’Etat français.

Le comité des Prêts de l’Anefe (Association nationale des écoles françaises de l’étranger) s’était réuni le 22 février dernier pour approuver le projet.

J’ai eu l’occasion de remercier André Ferrand, président de l’Anefe et les membres du comité lors de l’Assemblée générale de l’Anefe qui s’est tenue à Paris le 01 mars.

J’ai salué le pragmatisme des représentants de Bercy qui a facilité le bon déroulement de ce dossier.

Reste la dernière étape à franchir : la tenue d’une commission interministérielle destinée à entériner la décision.

La date vient d’être fixée : cette commission paritaire se tiendra le 27 avril 2010 après-midi et réunira des représentants des ministères des Finances, de l’Education, et des Affaires étrangères, en présence d’Anne Barnaud, directrice de l’Anefe.

Lire aussi : Kentish Town (6) : Un modèle de financement inventif et pérenne (du 15 novembre 2009)

Photo Flickr de Agirregabiria 70

Maurice Gourdault-Montagne fait rimer ambassadeur et facilitateur

Je vous recommande la lecture de l’article « Maurice Gourdault-Montagne, un ambassadeur hautement stratégique » que vient de publier Le Petit Journal, sous la plume de Tiphaine Beausseron.

Maurice Gourdault-Montagne, Ambassadeur de France au Royaume-Uni depuis décembre 2007

Saviez-vous que M. Gourdault-Montagne était précédemment ambassadeur de France à Tokyo ? Son parcours diplomatique l’a conduit aux quatre coins du monde pour soutenir le développement économique et culturel de la France, en valorisant ses atouts auprès de décideurs locaux sur des sujets les plus divers.

Nommé il y a deux ans au Royaume-Uni, notre ambassadeur a été le personnage clé du lancement du Plan Ecole, soucieux d’y associer les représentants de notre communauté scolaire et ses élus.

Habile rassembleur, animateur bienveillant, il fallait ce fin diplomate pour tenir la partition avec rigueur, mais sans rigidité.

Samedi soir, l’Ambassadeur est revenu sur le Plan Ecole dans un discours s’adressant aux 400 convives réunis par l’Association des parents d’élèves (APL) pour une soirée de gala destinée à recueillir des fonds en faveur du lycée Charles de Gaulle et du Fond d’aide à la scolarité (Welfare Fund).

Le point d’orgue restera l’acquisition du site de Kentish Town pour en faire le second collège français de Londres, dès la rentrée 2011.

Il n’y avait pas eu de second collège à Londres depuis… 1915 !

De plus, ce site accueillera l’école maternelle et primaire londonienne l’Ile aux Enfants qui voit sa pérennité assurée.

Lire l’article du Petit Journal : « Maurice Gourdault-Montagne, un ambassadeur hautement stratégique »

Crédit photo Ambassade de France

Jacques Marie salue notre générosité envers Haïti

Jacques Marie, conseiller élu pour les Caraïbes, vient de m’adresser une lettre pour remercier tous les donateurs qui ont permis à l’Ahfadem (Association haïtienne d’aide aux familles démunies) de faire face à l’urgence, essentiellement dans le quartier « Mangeoire », lieu déjà déshérité où 250 familles vivent encore sans toit.

Jacques oeuvre depuis 2004 à l’Ahfadem, dont trois membres ont perdu la vie dans le séisme, et il a dû redoubler d’efforts depuis le tremblement de terre pour se rendre encore plus secourable. C’est peu dire que ce héros ordinaire fait honneur à tous les conseillers de l’AFE pour son altruisme et sa vaillance.

Olivier Cadic et Jacques Marie, tous deux conseillers élus de l'AFE (Assemblée des Français de l'étanger)

Dans une ambiance de fin du monde où 10% de la population de Port-au-Prince a péri en quelques secondes, Jacques a naturellement fait appel à notre générosité. Chaque jour, grâce à nos soutiens, de la nourriture (riz, huile, spaghetti ou sucre) est distribuée aux plus nécessiteux. Mais notre conseiller n’a rien perdu de sa clairvoyance d’administrateur puisqu’il nous garantit, dans sa lettre, que nos « dons ne seront pas saupoudrés, mais utilisés à des projets pérennes et tangibles afin de permettre à ces jeunes, en particulier, et au quartier, en général, de reprendre une vie communautaire normale et active, alliant respect, scolarité, formation et animation ».

En effet, on voit la vie reprendre petit à petit en Haïti, entre déblaiement des gravas, rétablissement de l’électricité ou distribution d’eau potable.

A l’instant présent, pour Jacques, le combat est incessant contre la pluie qui sévit depuis un mois. Il faut trouver des solutions de fortune, acheter des bâches ou des tentes pour abriter les familles, afin qu’elles puissent au moins dormir au sec.

Lettre de Jacques Marie du 25 mars 2010

Compte rendu des activités de l’Ahfadem, au 25 mars 2010

Le site de Hpfe, l’association « Haïti partenaires France Europe » pour recueillir vos dons

Lire aussi « Il faut tout reconstruire, à commencer par nous même pour continuer d’aller de l’avant » (Jacques Marie à Haïti) du 10 février 2010

Crédit photo OC

Le Président de la République réaffirme son attachement au réseau des écoles françaises à l’étranger

La sénatrice Joëlle Garriaud-Maylam qui s’est fortement engagée sur la question de la francophonie m’a fait remarquer qu’au moment même où les acteurs du programme FLAM étaient réunis à Londres, ce samedi 20 mars, la France célébrait le 40ème anniversaire de la Francophonie.

Elle m’a confié que le Président de la République avait tenu à organiser ce jour-là une réception à l’Elysée pour marquer solennellement cet anniversaire, ce qui constituait à la fois une « première » et un signal très fort pour ces pays amis qui croient, peut être encore plus que nous, à cet espace de langue, de progrès et de valeurs partagées.

Vous trouverez, ci-dessous, un lien vers le discours du Président, où figure notamment ce paragraphe important pour nos établissements français à l’étranger :

« La question des lycées et des écoles françaises, en cette période de disette budgétaire, est absolument incontournable et doit être sanctuarisée. Chaque année, 5.000 élèves supplémentaires s’inscrivent dans des écoles et des lycées français. Ce n’est pas rien. Et j’attache une grande importance à cette ouverture de notre réseau. Je pense que désormais le fait que nos universités soient autonomes doit les conduire à l’internationalisation pour que la France continue à former les élites et les cadres du XXIème siècle ».

Intégrale de l’allocution de Nicolas Sarkozy à l’occasion de la Journée internationale de la Francophonie, le samedi 20 mars 2010 à l’Élysée.

Crédit photo Elysée.fr

Plan Ecole (15) : Un nouveau diplôme pour valoriser l’apprentissage du français au sein des écoles FLAM

Chaque année, Vincent Gleize, attaché de coopération pour le français à l’ambassade réunit à Londres les personnes impliquées dans le programme FLAM (Français langue maternelle) au Royaume-Uni.

En ouverture de la journée, Michel Monsauret, conseiller culturel adjoint a rappelé le cadre et les progrès de ce qui constitue le troisième objectif du Plan Ecole.

Ces « petites écoles » du programme FLAM ou « écoles du samedi » se sont créées pour offrir aux populations françaises éloignées de Londres une exposition, une sensibilisation, une initiation et souvent un réel apprentissage de la langue et de la culture françaises. Le Plan Ecole a permis de coordonner ces structures au sein d’un réseau animé par le service culturel. Ainsi, en deux ans, le nombre de ces écoles est passé de 12 à 28 et le nombre d’enfants scolarisés de 747 à 1 246. Une croissance spectaculaire !

C’est pour moi un réel plaisir de participer à cette manifestation, et d’admirer l’extraordinaire engagement et dévouement de ces parents au service de notre langue et des enfants.

Présentation du diplôme DELF Prim par Dorothée Dupleix du CIEP (Centre international d’études pédagogiques)

Venus des quatre coins du Royaume-Uni, 50 participants étaient donc réunis ce samedi 21 mars au cinéma Lumière à l’Institut Français pour suivre la présentation de Dorothée Dupleix du CIEP (Centre international d’études pédagogiques).

Dorothée a présenté un programme destiné à valoriser l’apprentissage par l’intermédiaire de FLAM en proposant un diplôme aux enfants : le DELF Prim.

La première session du DELF Prim A1 s’est déroulée en juin 2009.

Expérimentée dans 12 pays, elle affiche un taux de 97% de réussite.

Le premier niveau répondant au code DELF Prim A1.1 constitue un diplôme accessible pour l’enfant destiné à lui donner l’envie de poursuivre l’apprentissage de notre langue.

Un grand merci à Dorothée pour la qualité de sa présentation et à Vincent Gleize qui permet ce partage des expériences au sein du réseau des petites écoles.

Pour plus d’information sur le DELF Prim

Crédit photo OC

Comment obtenir une équivalence de vos diplômes à l’étranger ?

Vous pourriez être concerné : comment faire valoir officiellement votre diplôme sur un autre territoire ? Au sujet de la reconnaissance de vos titres, deux cas peuvent se présenter :

1 – Obtenir une équivalence de diplôme étranger en France

Le principe juridique d’équivalence n’existe pas en France ! Vous pouvez obtenir une attestation de comparabilité pour un diplôme obtenu à l’étranger. C’est un document qui évalue le diplôme soumis par rapport au système français et que vous pouvez présenter à un employeur, à une administration organisatrice d’un concours ou à un établissement de formation.

2 – Obtenir une équivalence de diplôme français à l’étranger

Vous devez vous adresser au centre NARIC ou au centre ENIC du pays dans lequel vous souhaitez faire reconnaître votre diplôme. Les démarches sont différentes selon les pays.

Le centre ENIC-NARIC France est le centre français d’informations sur la reconnaissance académique et professionnelle des diplômes. Il existe un centre NARIC au Royaume Uni.

Pour les pays qui n’ont pas de centre ENIC ou NARIC, vous devez vous adresser à l’ambassade de France sur place qui vous indiquera la procédure à suivre.

Photo Flickr de Thomas Botrel

Les Français d’abord ! Un concept condamné à La Haye

Lycée Vincent van Gogh

Dans le réseau AEFE (Agence pour l’enseignement français à l’étranger), le lycée Vincent Van Gogh de La Haye est l’établissement affichant de loin les tarifs les plus élevés, à savoir près du double de ceux pratiqués par son homologue londonien.

Mon collègue à l’AFE, Tanguy Le breton, élu aux Pays-Bas, vient de me raconter les mésaventures judiciaires du lycée français de La Haye, en matière de discrimination :

« Après la plainte d’un parent d’élève (de nationalité allemande) qui s’était vu refuser, pour son enfant déjà précédemment inscrit en petite section, l’accès à la filière bilingue français/anglais en maternelle en septembre dernier au motif que les critères d’admission donnaient priorité aux Français, aux fratries (enfants qui ont déjà un frère ou une sœur scolarisé dans l’établissement), aux enfants du personnel, puis aux autres enfants francophones et enfin aux Néerlandais, le lycée français vient d’être jugé responsable de discrimination par la Commissie Gelijke Behandeling, l’équivalent néerlandais de la HALDE français (Lire les détails)

Le lycée de La Haye vient donc de convoquer un conseil d’établissement extraordinaire, le 6 avril prochain, pour redéfinir les critères d’admission, aussi bien pour la filière bilingue que pour la filière classique, c’est à dire l’établissement en général. »

Sommes-nous à l’abri d’une pareille déconvenue à Londres, à l’examen des critères d’attribution des places ?

Il est formellement exprimé que les Français passent devant les Francophones (Ci-joint la liste des priorités).

J’ai donc écrit au proviseur du lycée Charles de Gaulle pour attirer son attention sur le risque juridique et lui suggérer d’amender ses critères lors de son prochain conseil d’établissement.

Crédit Photo : site du lycée Vincent van Gogh

EGD (7) : A quoi sert un conseil d’administration si ses décisions ne sont pas exécutées ?

J’ai participé au conseil d’administration de l’AEFE (Agence pour l’enseignement français à l’étranger) ce lundi 15 mars.

Lors du dernier conseil en date du 25 novembre 2009, il avait été décidé que le responsable Europe de l’AEFE se déplacerait à Londres pour étudier les attentes du groupe de travail du Plan Ecole sur l’EGD (voir Extrait du compte-rendu du CA de l’AEFE). Ce groupe revendique davantage de souplesse et de réactivité au profit du lycée Charles de Gaulle soumis à la gestion directe de l’AEFE.

Malgré mes relances, cette rencontre n’a jamais eu lieu.

Le fonctionnaire qui aurait dû appliquer une décision émanant du conseil d’administration me déclarait au début de notre réunion qu’il ne l’avait pas fait de manière délibérée.

Stupéfait, j’ai pris la parole en ces termes lorsque l’ordre du jour s’y est prêté :

« Monsieur le Président,

Lors du conseil d’administration de l’AEFE du 25/11/09, au point 1 des questions diverses, il a été décidé que le responsable Europe de l’AEFE devait se déplacer pour rencontrer le groupe de travail de Londres afin d’examiner les améliorations demandées concernant le fonctionnement de cet EGD.

Cette décision n’a pas été exécutée.

Il n’y a plus de temps à perdre ! Londres, comme ailleurs, subit une hausse des frais de scolarité débridée.

Le mode de gestion propre à l’EGD est responsable par son manque de réactivité et de capacité à entendre des dysfonctionnements redondants soulignés par les usagers.

Il importe d’étudier rapidement les alternatives à ce mode de gestion.

Je vous prie de demander à Mme la directrice de prendre toutes les dispositions nécessaires pour que M. Elbisser se rende à Londres sans délai pour rencontrer le groupe de travail du Plan Ecole.»

En effet, l’AEFE affiche la nécessité d’augmenter à nouveau les frais de scolarité sur Londres. Cela va encore accroître la proportion des élèves rejetés du système par manque de moyens financiers.

C’est le résultat d’une décision stratégique et politique prise à la va-vite et en dépit des propositions émises par les différents acteurs du Plan Ecole du Royaume-Uni.

J’espère que la raison va triompher et que l’AEFE va nous dépêcher très vite son représentant pour examiner les attentes exprimées à Londres.

Lire aussi EGD (6) : L’AEFE va venir à Londres pour rencontrer le groupe de travail sur l’EGD (27 nov 2009)

Lire aussi EGD (1) : Les dessous pas chics d’un sigle autocratique (25 sept 2009)

Crédit photo OC

Budget – Comment faire face enjeux du réseau AEFE ?

Après avoir brossé le décor général du budget de la France lors de la première partie de son intervention au cours de la 12ème session de l’AFE à Paris, le représentant du ministère du Budget, Arnaud Phelep, a évoqué les enjeux auxquels est confrontée l’AEFE. En prise avec les préoccupations budgétaires des conseillers AFE, M. Phelep a porté un regard critique sur le réseau d’établissements de l’Agence pour l’enseignement du français à l’étranger (AEFE) en nous exhortant à réfléchir à son redéploiement vers plus d’efficience et d’économie.

Il pense que 3 questions devront trouver leur réponse :

1 – Le réseau recouvre-t-il nos objectifs ?

Ce réseau s’articule entre 451 écoles sur 130 pays, réunissant près de 250.000 élèves. Pour l’entretenir, l’Etat va consacrer 421M€ en 2010 , soit +8,7M€ que l’an dernier (le double de ce qu’autoriserait l’inflation prévisionnelle de 1,2%).

Quelle est la meilleure façon de propager notre culture et notre pédagogie dans le monde ? Faut-il ouvrir de nouvelles enseignes, par exemple ? Est-ce suffisant de disposer de 451 instituts ?

Comparés à nous, nos voisins font pâle figure : 23 établissements pour l’Espagne, 84 pour Royaume-Uni ou 132 seulement pour l’Allemagne. A noter que les Etats-Unis ne comptabilisent même pas 200 écoles, soit deux fois moins que la France…

Et pourtant…. le réseau AEFE ne couvre pas la carte de nos expatriés : on ne dénombre que 6 établissements en Asie et un seul en Amérique latine, contre 23 établissements au Maroc ! Ou bien encore, 12% des enfants français expatriés vivent aux USA, mais ils ne représentent que 5% des élèves scolarisés dans le réseau.

Le poids de notre histoire (coloniale) explique certaines disparités, mais peut-on imaginer une nouvelle donne ? Quel est aujourd’hui le pilotage stratégique de l’AEFE ? Comment assumer un développement vers de nouvelles zones émergentes ?

2 – Les moyens humains sont-ils bien répartis ?

L’Agence pour l’enseignement du français à l’étranger (AEFE) dénombre 1200 expatriés, 600 enseignants et 600 personnel d’encadrement.

Il faut savoir qu’un enseignant expatrié coûte 4 fois plus cher qu’un résident local (titulaire de la fonction publique, évidemment).

Il serait souhaitable de se fixer une doctrine d’emploi pour favoriser la ressource la moins onéreuse. Par exemple, limiter l’expatriation aux postes d’encadrement (proviseur, adjoint, agent comptable) ou bien aux pays « difficiles » qui justifient une incitation salariale.

Est-ce le cas au Maroc où travaillent 148 expatriés (soit 12% de l’effectif expatrié) ou bien en Espagne où sont détachées 48 personnes ?!

En poussant encore le bouchon, sur le terrain pédagogique, faut-il absolument qu’un élève scolarisé à Vierzon ou à Mogadiscio suive un programme cloné à l’identique ? Quid des classes bilingues ou de l’ouverture au monde ?

3 – La structure du réseau est-elle adaptée ?

Sur 451 établissements dépendants de l’AEFE dans le monde, on dénombre 77 écoles au statut EGD (établissement en gestion directe), 166 conventionnés et 208 homologués.

Le recours aux EGD constitue le « droit commun », déplore Arnaud Phelep. Or, un établissement en gestion directe (EGD) coûte en moyenne 20% de plus à l’Agence qu’une école conventionnée. Et pour cause, dans ce système tout est géré depuis Paris, de la mutation d’un prof au remplacement d’une chaise…

Je partage l’avis du représentant de Bercy qui soutient que la gestion directe devrait devenir l’exception, notamment lorsqu’un pays d’accueil exige ce genre de structure ou bien s’il existe une impossibilité de constituer localement un comité de gestion. Est-ce le cas dans un seul pays d’Europe occidentale ? Non. Et pourtant, 27 EGD y sont implantés, soit un quart du total !

Le système de gestion directe est rarement utilisé par nos partenaires : zéro cas pour l’Allemagne ou seulement 21 établissements pour l’Espagne.

Dès lors, M. Phelep propose une stricte définition des critères (EGD, conventionnés, homologués) et la sortie de la gestion directe pour tous les établissements dont cela ne se justifie pas.

J’abonde dans le sens de M. Phelep lorsqu’il suggère le recours à d’autres formules pédagogiques (classe bilingue, accord de partenariat…) sur le modèle de ce que font nos partenaires européens pour développer leur réseau.

Présentation de M. Arnaud Phelep au sujet de l’AEFE

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Photos  Fickr de Luc Legay

Budget – Comme les arbres, la dette de la France ne montera pas jusqu’au ciel

La 12ème session de l’AFE s'est tenue dans les nouveaux locaux du ministère des Affaires étrangères, ancien site de l'Imprimerie nationale (rue de la Convention, Paris 15ème)

J’ai eu le plaisir de prononcer le discours pour accueillir Arnaud Phelep à l’occasion de son audition devant la Commission finances de l’Assemblée de Français de l’étranger (AFE) le 2 mars 2010.

J’avais fait sa connaissance lors du conseil d’administration de l’Agence pour l’enseignement français à l’étranger (AEFE). Arnaud Phelep siège en qualité de représentant du ministère du Budget.

Ses propos sur le budget de l’AEFE et la nécessaire responsabilisation des acteurs m’ont paru mériter d’être partagés avec les élus à l’AFE. Aussi, lors de la 12ème session de l’AFE, nous avons reçu, pour la première fois, des représentants du ministère du Budget.

Arnaud Phelep a saisi l’occasion de partir du contexte général pour arriver au particulier (les comptes de l’AEFE, par exemple) avec beaucoup de clarté et d’acuité.

Depuis 35 ans, la France n’a pas connu de budget excédentaire et sa dette s’est creusée chaque année pour atteindre 1400 milliards, dont 42 pour la seule charge de la dette.

La France ou l’Allemagne sont des pays de confiance, à condition de pas faillir à leur parole. En janvier dernier, dans le cadre de son programme de stabilité 2010-2013, notre pays s’est engagé auprès des marchés à ramener son déficit public à 3% du PIB en 2013 (nous en serons à 8,7% fin 2010). On l’a vu récemment avec la Grèce, les marchés sanctionnent le surendettement. Chaque année, le gouvernement français doit emprunter pour financer son déficit et rembourser ses dettes arrivant à échéance. Si nous perdions la confiance des investisseurs, nous ne pourrions plus bénéficier de taux privilégiés. Concrètement, la variation de 1% du taux d’emprunt aurait un impact de 3 milliards d’euros de dépenses supplémentaires pour la France.

Côté recettes, il faut tenir compte de la volonté politique de ne pas augmenter le taux des prélèvements obligatoires, au delà du niveau d’avant la crise. Cela me paraît d’ailleurs aujourd’hui impossible puisque depuis l’an dernier, selon le magazine Forbes, la France a déjà la pression fiscale la plus lourde du monde.

Il faut donc réduire la dépense publique, un sujet qui concerne 3 grands acteurs : l’Etat (290Mds€), les collectivités locales (200Mds€) et la Sécurité sociale (451Mds€) représentant, à elle seule, la moitié du bugdet national !

En avril prochain, Eric Woerth, ministre du Budget, présentera un plan d’action complet pour réduire les dépenses, incluant une réduction des niches fiscales et sociales à hauteur de 2Mds€ par an.

Depuis 2002 déjà, le budget de l’Etat est contraint : on ne peut pas dépenser davantage que l’inflation. L’inflation prévisionnelle 2010 se situe à 1,2%.

Il est donc nécessaire de dire à quel ministère et sur quelle ligne budgétaire on doit prendre pour financer les besoins nouveaux.

Car, comme les arbres, la dette de la France ne montera pas jusqu’au ciel !

Vous trouverez, ci-joint, la première partie de la présentation d’Arnaud Phelep.

Crédit photo OC

Barcelone : Les parents d’élèves s’insurgent contre la montée des frais de scolarité

Le conseil d’administration de l’AEFE se réunira le 15 mars 2010 à Paris.

J’ai reçu une lettre des parents d’élèves de Barcelone pour m’alerter sur la situation locale.

« Nous refusons que des décisions nationales, indépendantes de l’intérêt et des besoins de notre lycée actuel, aient des répercussions pour l’avenir de nos enfants, nous empêchant de choisir le système éducatif français ou de rester dans celui-ci. »

Elle me paraît emblématique de la dérive à laquelle nous assistons dans le réseau.

L’Etat exprime aujourd’hui ses limites en matière de subventions à l’Agence pour l’enseignement français à l’étranger (AEFE).

Cette dernière se retourne vers les parents d’élèves et augmente unilatéralement les frais d’écolage.

Je rejette cette approche simpliste.

L’AEFE doit revoir sans délai l’intérêt de maintenir des structures EGD (établissement en gestion directe) qui lui coûtent en moyenne 20% de plus que les structures conventionnées. D’après la direction du Budget à Bercy, l’EGD entraîne des charges de gestion lourdes, au détriment de son action de pilotage stratégique.

Ci-joint un rapport complet sur la situation au lycée français de Barcelone (frais de scolarité et projet de nouveau lycée à Montgat) rédigé par les parents d’élèves et qui exprime une situation particulièrement tendue.

Photo Flickr de Nicomède

Frais de scolarité et carte scolaire à l’ordre du jour du Plan Ecole

Deux réunions d’importance vont se tenir dans le cadre du Plan Ecole lors des prochains jours.

Réunion du groupe « Évolution des frais de scolarité »

Vendredi 19 mars 2010

En 6 ans, les frais d’écolage ont été augmentés de 75% et ont essentiellement porté sur les familles dont les enfants fréquentent le lycée depuis 5 ans.

Ce sujet suscite un vif débat. Lors de la réunion, nous évoquerons l’évolution des frais de scolarité avec l’ordre du jour suivant :

1/ Explication des craintes des associations de parents sur l’ensemble des écoles de Londres.

2/ Impact de Kentish Town.

2/ Quel schéma peut être envisagé ?

 

Réunion du groupe « Gestion des flux et carte scolaire »

Mardi 23 mars 2010

Comment fait-on pour gérer l’intégration dans tout le système scolaire français à Londres avec 5 écoles homologuées et 2 écoles conventionnées, en plus du Lycée lui-même et de ces antennes directes ?

L’appartenance au réseau AEFE donne droit à l’accès au Secondaire pour tous les élèves du Primaire. Il faut donc une gestion mathématique des flux sur la totalité de la nouvelle carte et de la distribution avec le site de Kentish Town.

Voici l’ordre du jour :

1/ APL : position du lycée de Gaulle vis-à-vis de Kentish Town

2/ APE : position de l’Ile aux enfants vis-à-vis de Kentish Town

3/ APE : position de Jacques Prévert et des autres écoles primaires, hors South Kensington

4/ Synthèse des options et de la solution la mieux adaptée.

Photo Flickr de Lumaxart

Les Conservateurs veulent créer un « Office for Budget Responsibility »

Pour la première fois depuis la fin de la seconde guerre mondiale, le PIB par Anglais a diminué entre deux élections parlementaires. C’est par ce constat glacial que George Osborne a ouvert sa conférence à la Cass Business School, située au cœur de la City le 23 février 2010.

George Osborne à la Cass Business School

Connu par être le « Shadow » Chancellor of the Exchequer du parti Conservateur (poste de secrétaire au Trésor qu’il occupera en cas de victoire aux prochaines législatives), M. Osborne est venu fustiger la politique économique de la dernière décennie et exposer son « new British economic model ».

Il soutient que chaque crise économique tient son origine dans une augmentation rapide et insoutenable de la dette publique et/ou privée. Ainsi, le marasme actuel trouverait sa source dans l’excroissance de la dette privée, tandis que la dette publique sera vraisemblablement la déclencheur de la prochaine récession. Si rien n’est fait à temps, bien sûr.

S’il parvient aux commandes, M. Osborne entamera son plan de relance par la création d’un « Office for Budget Responsibility« , un genre d’institution qui existe déjà au Pays-Bas, au Danemark ou en Suède.

L’Office sera chargé de publier, au moins deux fois par an, des recommandations sur la politique fiscale du pays et ses implications. Aucun pouvoir de décision certes, mais le « Chancellor » qui ne suivrait pas ces recommandations devra s’en expliquer devant le Parlement.

Puis, George Osborne a égrené les bonnes pratiques du gouvernement pour faire entrer les finances publiques dans un cercle vertueux : réduction des salaires et du train de vie de l’Etat, maitrise de l’inflation au dessous de 2%, débat sur l’âge de départ à la retraite, encouragement à la création d’entreprises et d’emplois…

Une fois campé le décor de son nouveau modèle économique tourné vers l’épargne et l’investissement, le « Shadow » Chancellor of the Exchequer a pris soin de faire reposer la réussite de son plan sur la confiance : la confiance des citoyens dans les décisions prises par le gouvernement (taxes, dépenses publiques, etc.) et la confiance des marchés financiers dans la politique menée par le gouvernement, afin de s’épargner des mesures coercitives qui s’illustrent actuellement en Grèce ou en Irlande.

Loïc Dumas

Pour plus de détails, lire : « George Osborne delivers the annual Mais lecture »

Crédit photo : Loïc Dumas

Emploi (13) : L’AFE plébiscite le centre Charles Peguy

La 12ème session de l’Assemblée des Français de l’étranger (AFE) s’est tenue à Paris, du 1er au 6 mars dernier.

Les 155 conseillers de l’AFE, venus du monde entier se sont réunis pour une semaine de travaux, ce qui me donnera l’occasion de vous faire plusieurs annonces dans mes prochains billets.

Tableau d'annonces à Charles Péguy

La commission de l’Union européenne de l’AFE a adopté à l’unanimité une Motion (UE_1_10.03-1) en faveur du centre Charles Péguy.

Je me réjouis de ce vote positif qui couronne le travail des conseillers AFE du Royaume-Uni, impliqués sur ce dossier et très actif pendant la session, afin que l’action du Centre vis à vis de nos jeunes expatriés soit pérennisée.

Cette motion proposait que soient renouvelés dans leur intégralité les crédits alloués au centre Charles Péguy, mais aussi que soit prévue une augmentation de ses effectifs, tout comme la possibilité d’agrandir ses espaces d’accueil.

Il a été rappelé en effet que le bassin d’emploi de Londres est le premier lieu de recrutement des jeunes Français hors de France.

Le centre Charles Péguy, sous la tutelle du consulat de France, reçoit des subventions publiques pour accueillir nos concitoyens qui débarquent à Londres… de plus en plus nombreux.

La demande de subvention pour l’année 2010 sera étudiée mardi 9 mars par la commission nationale pour l’Emploi et la Formation professionnelle.

Lire aussi Emploi (8) : Nouvelle subvention demandée pour le centre Charles Péguy (du 11 décembre 2009)

Crédit photo : Loïc Dumas

Kentish Town recherche un spécialiste en levée de fonds

La French Education Property Trust Limited (FEPT) est la Charity qui a emprunté 21M£ sur 25 ans à trois banques françaises à des taux avantageux pour financer l’école de Kentish Town. Le remboursement de la dette se fera sur les frais de scolarité, ainsi que sur la collecte de dons de particuliers ou d’entreprises.

Les directors de FEPT recherchent un chargé de mission d’expérience susceptible de récolter £3M, au minimum, pour le site de Kentish Town.

Il est nécessaire de réagir vite. CV et lettre de motivation sont attendues pour le 12 mars 2010. Voici le descriptif de poste.

The Kentish Town School Project is looking for an experienced fundraiser for a 4 to 5 days a week consultancy contract for 1 year. Job specifications and profile are set out below. If you wish to apply, please send your CV and motivation letter to frederic.de.la.borderie@hotmail.co.uk by Friday 12 March 2010.

PROCESS : applications will be reviewed between 15th to 19th March 2010 / selected candidates will be interviewed by various directors/members of the project between 22nd and 31st March 2010 / decision to be made by early April 2010

ASSIGNMENTS AND RESPONSABILITIES FOR A FUNDRAISING SPECIALIST

KEY RESPONSABILITIES : Set up of an institutional investor database including the key French and International decision makers based in London / Preparation of a marketing document including regulatory, accounting and tax aspects / Organisation of client meetings / Marketing of the Kentish Town project in order to raise funding and negotiation with interested corporations / Objective of a minimum £3M raised / Reporting line to Project Manager

TARGETED PROFILE : High level access to major French and international companies based in London / Track record of marketing to these companies for the sale of services / Previous experience in fundraising / Commercial qualities to pitch institutional investors and raise funding / Fluent in French and English / Knowledge of the French education system abroad (and in UK in particular) / Work experience in UK and French environment

Photo Flickr de Ramen Lover

Kouchner clôt les tracasseries des Français nés à l’étranger

Le 11 février dernier, Joëlle Garriaud-Maylam, sénateur des Français établis hors de France, adressait une lettre à Bernard Kouchner pour attirer son attention sur les difficultés rencontrées par certains de nos compatriotes, nés à l’étranger ou de parents nés à l’étranger, pour renouveler leurs titres d’identité ou de voyage.

La réponse du ministre des Affaires étrangères vient de lui parvenir.

Elle nous annonce qu’il a cosigné le 1er mars avec le ministre de l’Intérieur une circulaire commune visant à « simplifier considérablement » ces démarches, précisant notamment que « quand le demandeur possède déjà un titre d’identité sécurisé, la seule présentation de ce document suffira et qu’il ne sera même plus nécessaire de fournir un acte d’état civil ».

Cette circulaire vient d’être adressée aux préfets et aux chefs de poste diplomatiques et consulaires. Ces dispositions « qui répondent aux attentes de millions de nos compatriotes qui se plaignaient, avec raison, de tracasseries inutiles » devraient être « très prochainement » confirmées dans un décret.

Je partage ma satisfaction avec Joëlle devant une telle avancée, si souvent réclamée par notre Assemblée.

Copie de la Lettre de Bernard Kouchner à Joëlle Garriaud-Maylam

Photo Flickr de World Economic Forum

Pour une nouvelle école bilingue à Marylebone High Street ?

Etes-vous intéressé par l’ouverture d’une école bilingue à Marylebone High Street, Londres. Avez-vous des commentaires à faire sur le sujet ?

Les initiatives qui visent à augmenter le nombre de places offertes dans le cadre de l’enseignement français sont encouragées par le Plan Ecole du Royaume-Uni.

Ce nouvel établissement primaire doit bénéficier du soutien de tous ceux qui souhaitent poursuivre les efforts conduits dans ce sens.

Vous pouvez donc plébisciter l’initiative de l’école de Maylebone en répondant online à une consultation officielle organisée par le Council de Westminster, en cliquant sur ce lien.

Photo Flickr de Part de Brie

Emploi (12) : Comment pérenniser l’action du centre Charles Péguy ?

Centre Charles Peguy

L’histoire retiendra que le lundi 22 février 2010, s’est tenue la première réunion du comité de pilotage pour le soutien à l’emploi des jeunes expatriés, consacrée aux «oubliés de Saint Pancras». Tout l’honneur en revient au consul général, Edouard Braine, dont je reprends les termes pour caractériser ces jeunes Français débarquant au Royaume Uni avec un sac à dos « pour apprendre l’anglais, perfectionner leur formation et affronter la première étape de leur « apprentissage de l’existence dans le monde globalisé », en comptant plus sur leur travail que sur le recours à la protection sociale française ».

Des compatriotes courageux et entreprenants qui ont été jusqu’à présent négligés par l’action consulaire et qui se déversent par vagues sur le centre Charles Péguy qui les aide, tant bien que mal (et plutôt bien) à trouver un travail, un toit, voire des amis.

En synthèse, je retiendrai 3 points forts de notre réunion de lundi dernier, réunissant les élus de Grande Bretagne de l’AFE (Assemblée des Français de l’étranger), ainsi que les présidents des deux associations représentatives de la communauté française (UFE et ADFE) :

1 – Le consensus est général

Les avis dépassent tout clivage politique et convergent vers une même détermination : il faut absolument soutenir et amplifier les efforts de Charles Péguy. Rappelons que le centre n’emploie que deux consultants dédiés à l’emploi.

2 – L’enquête se déroule bien

Une étude a été lancée par le consulat pour mieux cerner les profils et les aspirations des jeunes expatriés (Lire: Emploi (11) : Une enquête pour mieux connaitre les «oubliés de St Pancras»). Déjà 300 questionnaires ont été recueillis. On apprend, par exemple, que les 3/4 des Oubliés ont le Bac et plus ou qu’une moitié d’entre-eux ne souhaite pas revenir en France… Nous reparlerons de cette enquête lorsqu’elle sera plus aboutie.

3 – Il faudra trouver des financements « innovants »

Dans le contexte présent, le maintien des ressources budgétaires pour le centre Peguy n’est pas encore acquis !

En revanche, il est ressorti 4 pistes de financement à explorer :

1. Le ministère du Travail et de l’Emploi

2. Le Haut Commissariat aux Solidarités actives,

3. Le budget communautaire (en s’appuyant sur le caractère pluri-national du CEI, Centre d’échanges internationaux, qui gère le centre Charles Péguy).

4. Le partenariat public/privé, reposant pour l’essentiel sur la contribution des entreprises françaises, intéressées par le traitement des candidatures opéré par le centre Charles Péguy.

Certainement faudra-t-il davantage de créativité et beaucoup de réussite pour soutenir, selon les mots de M. Braine, cette « part non négligeable et de bonne qualité du contingent, trop limité, de nos compatriotes véritablement exportables ».

Crédit photo : Loïc Dumas