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Kentish Town (17) : vers un cursus bilingue ?

Le 7 mai dernier, le groupe de travail « Bilinguisme » s’est réuni sous l’égide de Michel Monsauret, attaché de Coopération éducative en charge du Plan-Ecole pour l’ambassade.

Pour le groupe, tout commence avec ce postulat de départ : 85% des parents vivant à Londres choisissent d’orienter leurs enfants vers des études anglophones après le Bac.

Un gros souci se pose : les meilleurs éléments peuvent atterrir dans une université de second rang s’il ne justifient pas d’une maitrise suffisante de la langue anglaise, certificat à l’appui. D’où l’impératif de développer le bilinguisme dans les écoles françaises, le plus tôt étant le mieux.

Cette ambition pourrait se matérialiser dès l’ouverture de l’école de Kentish Town, prévue en septembre 2011.

Pour le primaire (290 élèves en CP, CE1et2, CM1et2), toutes les matières seraient enseignées dans les deux langues à parts égales. Pas de matières majeures en français et mineures en anglais, mais un véritable équilibre, souligne le groupe. Concrètement, 12 enseignants (6 Français et 6 Anglais) interviendraient dans les 12 classes de primaire (2 classes de chaque niveau de la Grande Section au CM2).

Pour le secondaire (360 élèves de la 3ème à la 6ème), on envisage trois classes : une section Internationale et deux sections européennes (d’un niveau d’anglais moins soutenu). La première classe conduirait, à terme, au baccalauréat OIB et les deux autres au baccalauréat avec mention Section européenne.

L’enjeu est crucial. Si les grandes lignes de réflexion sont définies, le projet doit à présent se décliner en termes de moyens humains et financiers et ce dans le cadre d’une continuité évidente avec le lycée CDG qui accueillera les enfants de Kentish Town à l’entrée en Seconde. Les travaux du groupe se poursuivront jusqu’à proposer une démarche souple, globale et consensuelle.

Je leur adresse tous mes encouragements.

Lire le compte rendu de la réunion sur le bilinguisme du 7 mai 2010

Photo Flickr de Zoonabar

Kentish Town (16) : Le ministère de l’Economie officialise la garantie de l’Etat

C’est désormais officiel : par arrêté ministériel en date du 4 mai 2010, la garantie de l’Etat est accordée à la French Education Property Trust Limited (FEPT) qui doit emprunter 26 millions de livres pour financer les travaux de la future école de Kentish Town.

Rappelons que la FEPT est un organisme à but non lucratif de droit anglais.

Le prêt, remboursable sur 25 ans, a été souscrit auprès de la BNP Paribas, du Crédit Agricole et de Société générale, avec la caution par l’Association nationale des écoles françaises de l’étranger (Anefe).

La garantie de l’Etat induit des conditions financières les plus avantageuses qui adouciront les frais de scolarité.

Lire l’arrêté du 4 mai 2010 , paru au JO du 22 mai 2010.

Lire aussi : « Kentish Town (15) : La garantie de l’Etat est accordée ! » du 27 avril 2010

Photo Flickr de Ranma_Tim

Le programme 151 épargné par les réductions ?

On discute ferme ces jours-ci à Bercy au sujet du budget de l’Etat, version 2011-2013.

Les augures semblent favorables au programme 151 (« notre » budget), intitulé « Français à l’étranger et affaires consulaires » et pesant 12% du budget du ministère des Affaires étrangères.

En charge de gérer les fonds du programme 151, la DFAE, Direction des Français à l’étranger, s’est montrée optimiste au sujet du projet de loi de Finances. « Dans un contexte contraint, le maintien est un privilège, » insiste son directeur, François Saint Paul, devant le bureau de l’Assemblée des Français de l’étranger (AFE) le 21 mai dernier.

On espère donc que le tour de vis épargnera le programme 151 puisque la « norme » à Bercy consiste à réduire de 10% la dépense publique à l’horizon 2013.

Quant aux sommes allouées, François Saint Paul a confirmé l’enveloppe de 325M€, dont 188M€ pour la masse salariale du réseau consulaire et de l’administration centrale. Par ailleurs, 100M€ seront dédiés aux bourses et à la prise en charge des frais de scolarité (PEC). 100M€ aujourd’hui, sachant que l’AEFE (Agence pour l’enseignement français à l’étranger) a estimé, selon des « prévisions raisonnables », que ses besoins s’élèveraient à 177M€ en 2013…

Craignant par dessus tout le phénomène de sous-budgetisation qui empêche toute régulation, M. Saint Paul a prévenu que l’on discutait toujours et qu’en la matière « si on n’a pas un accord sur tout, on a un accord sur rien ».

Pour sa part, Anne-Marie Descôtes est venue exprimer son soulagement, car on « parle désormais de maintien et non plus de réduction. » La directrice de l’AEFE s’est également félicitée des résultats d’audit du RGPP, confiant même que certains acteurs étaient « revenus à une analyse plus réaliste et quasi inespérée. » Pour la directrice, le mérite en revient aussi aux conseillers interrogés par les auditeurs qui ont forcément été de « bons pédagogues ».

Photo Flickr de Sanctuary photography → Away

Plan Ecole (16) : Anticiper les besoins des Français du Royaume-Uni en matière d’enseignement

Notre ambassadeur, Maurice Gourdault-Montagne, a une nouvelle fois réuni aujourd’hui les membres du Plan-Ecole à la Résidence.

Le conseil d’administration de l’AEFE se tenant au même moment à Paris, Carole Rogers m’a représenté à cette réunion. Après l’introduction de l’ambassadeur, Carole a lu le texte que j’avais préparé (voir ci-dessous).

Il était destiné à exprimer mes observations sur les progrès manifestes du Plan-Ecole au Royaume-Uni et à demander la création d’un groupe de travail sur l’exploitation des données informatisées disponibles auprès du lycée et du consulat.

Michel Monsauret, attaché de Coopération éducative en charge du Plan-Ecole pour l’ambassade de France au Royaume-Uni m’a appelé pour m’informer de l’accueil favorable fait à ma demande lors de cette réunion.

Cette initiative nous permettra de définir des indicateurs pertinents en nous fondant sur les données statistiques recueillies dans les établissements scolaires et au consulat.

Le recours systématique à ces indicateurs devrait améliorer notre capacité à anticiper sur les attentes des Français vivant Outre-Manche en matière d’enseignement.

Monsieur l’Ambassadeur, Mesdames, Messieurs,

Tout d’abord, je vous prie de bien vouloir excuser mon absence liée à la tenue, ce jour, du conseil d’administration de l’AEFE à Paris.

Comme l’a justement rappelé le sénateur André Ferrand aux 20 ans de l’AEFE, le Plan-Ecole de Londres n’a pas d’équivalent dans le réseau. Je suis heureux et reconnaissant de l’écoute et du soutien du sénateur Ferrand, président de l’Anefe pour obtenir la garantie de l’Etat au prêt accordé pour financer le site de Kentish Town.

L’ouverture annoncée de Kentish Town en septembre 2011 est une avancée significative pour atteindre le premier objectif du Plan. Cette réussite est modélisable et reproductible. Il faut dès à présent envisager la suite.

De nouvelles initiatives pour ouvrir des classes de primaire émanant de structures privées apparaissent. Le nombre de places de collège risque d’être encore insuffisant pour répondre à la demande. Certains évoquent aussi la nécessité impérieuse de création de structures de type lycée.

Le développement de partenariats avec les établissements britanniques qui pourront déboucher tant sur le Bac International que sur des certifications technologiques est une piste que nous ne pouvons ignorer.

La définition des objectifs initiaux du Plan-Ecole s’appuyaient sur des données statistiques. Il faut systématiser le recours aux indicateurs pour permettre une prise de décision éclairée.

Je demande la création d’un groupe de travail sur l’exploitation des données informatisées disponibles auprès du lycée et du consulat pour anticiper sur les besoins.

Les questions abordées par les groupes de travail sur les frais d’écolage et la gestion de la carte scolaire n’ont pas apporté de réponses mais multiplié les pistes de réflexion.

Le groupe chargé de réfléchir à une évolution du fonctionnement de l’EGD est parvenu à une avancée significative. La création d’une « Commission permanente » a été décidée pour assurer un fonctionnement plus démocratique, renforcer la concertation et définir les orientations budgétaires. J’attends de cette Commission permanente des décisions de nature à modérer l’augmentation des frais de scolarité.

Je défends cette démarche, ce jour, auprès du conseil d’administration de l’AEFE afin que tous les EGD du monde puissent s’inspirer du nouveau fonctionnement du lycée Charles de Gaulle à Londres.

La communauté française doit aussi se mobiliser au-delà de Londres dans l’atteinte de l’objectif 2 du Plan-Ecole qui est la meilleure réponse au besoin de scolarisation des familles en dehors de Londres. Nous devons imposer un label France.

Monsieur l’Ambassadeur, votre engagement personnel dans ce domaine a valeur d’exemple pour les élus. Je me tiens à la disposition des services culturels pour les assister dans cette démarche.

Enfin, je souhaite saluer l’engagement renouvelé de la sénatrice Joëlle Garriaud-Maylam qui contribue cette année à un projet de développement d’une méthode d’apprentissage du français en faveur des 1,300 enfants binationaux regroupés dans les 28 petites écoles FLAM du Royaume-Uni.

Photo Flickr de Vasta

ACF : L’art culinaire français en partage

Gilles Quillot, président de l’Association culinaire française (ACF)

L’Association culinaire française (ACF) présidée par Gilles Quillot a organisé, ce lundi 17 mai, une vente aux enchères de lots offerts par de généreux sponsors afin de financer la numérisation de livres de cuisine. L’opération s’est déroulée dans le majestueux hall de l’Institut français flambant neuf.

La médiathèque de l’Institut français a reçu de la part de l’ACF, sous forme de dépôt, un fonds de 150 livres de gastronomie composant un corpus riche et varié, dont certains ouvrages de collection tel que « Le Livre des menus » d’Auguste Escoffier dans sa première édition de 1912, ou encore « Le Guide culinaire », un aide-mémoire de cuisine pratique, renfermant 5.000 recettes de grande cuisine française.

Afin de valoriser et de diffuser cet ensemble, la médiathèque de l’Institut français procèdera à la numérisation et la mise en ligne de ces livres d’art culinaire, grâce au financement procuré par les enchères. Ils seront prochainement accessibles sur la Culturethèque, plateforme numérique que lancera l’Institut le 27 mai 2010.

Toutes mes félicitations à Gilles Quillot et à toute l’équipe de l’Association culinaire française pour la réussite de cet événement.

Crédit Photo : Elisabeth Blanchet

EGD (8) : Evolution de l’EGD à Londres, Yes we can !

Cela n’a pas été sans difficulté, ni résistances (Lire : « EGD (7) : A quoi sert un conseil d’administration si ses décisions ne sont pas exécutées ? » du 17 mars 2010), mais un grand pas vers la démocratisation du fonctionnement de l’EGD Charles de Gaulle a été franchi vendredi 14 mai dernier.

Tout d’abord, l’Agence pour l’enseignement français à l’étranger (AEFE) vient d’accepter de donner une plus grande autonomie à la direction du Lycée en accordant une dotation annuelle pour les postes à pourvoir. La gestion des postes sera désormais sous la responsabilité du proviseur et non plus centralisée à Paris. Réclamée depuis deux ans, cette mesure de progrès va offrir davantage de flexibilité pour la gestion des EGD (Établissement à gestion directe).

Le groupe chargé de réfléchir à une évolution du fonctionnement de l’EGD est parvenu à une avancée significative : la création d’une commission permanente. Celle-ci permettra de renforcer la concertation en amont, de débattre des projets et de faire des choix stratégiques et budgétaires en accord avec l’ensemble des interlocuteurs. Elle sera composée de 5 membres de la direction, 5 enseignants et personnels et enfin 5 représentants des parents d’élèves et élèves. Cette nouvelle commission se réunira fin juin ou début juillet pour la première fois.

J’attends de cette structure des orientations budgétaires de nature à modérer l’augmentation des frais de scolarité au lycée Charles de Gaulle. Je défendrai cette démarche, lors du conseil d’administration de l’AEFE du 19 mai 2010 afin que tous les EGD du monde puissent s’inspirer de ce nouveau fonctionnement.

Compte rendu de la réunion du 14 mai 2010 : « Evolution du statut des EGD»

Photo Flickr de LunaDiRimmel

Deux Français du Royaume-Uni promus dans l’ordre national du Mérite

Institué en 1963 par le général de Gaulle, l’ordre national du Mérite récompense les mérites distingués, militaires ou civils, rendus à la nation française.

Le Journal Officiel du 15 mai 2010 a publié la promotion de mai 2010 et deux compatriotes établis au Royaume-Uni ont été récompensés:

Bernard Masson, président de la section Grande-Bretagne de l’Association nationale des membres de l’ordre national du Mérite a été élevé au rang d’Officier.

Alain Sibiril, consul honoraire de France à Plymouth a été promu Chevalier.

J’ai l’honneur et le plaisir de les connaître tous les deux. Je leur présente toutes mes félicitations.

Bernard Masson est un des piliers agissant au service de notre communauté au travers de la Fédération des associations françaises de Grande-Bretagne, notamment pour l’organisation du bal du 14 juillet au lycée Charles de Gaulle.

Alain Sibiril œuvre au quotidien pour assister les Français du sud-ouest de l’Angleterre. Je n’ai pas oublié son initiative, l’an dernier, pour organiser la commémoration du bicentenaire de l’arrivée des premiers prisonniers français à la prison de Princetown, dans le Dartmoor.

Cette prison a été construite entre 1806 et 1809 pour y héberger les prisonniers français des guerres de l’époque napoléonienne. Le 24 mai 1809, 2.500 d’entre-eux quittaient les bateaux-prisons de Plymouth pour marcher vers Princetown, petite ville nouvelle créée autour de l’établissement pénitentiaire. Durant ses années de fonctionnement, 1.529 captifs y trouvèrent la mort et ils reposent aujourd’hui sous un mémorial érigé par les autorités britanniques en 1866.

Photo : Musée de la Légion d’honneur

Emploi (15) : Charles Péguy champion du monde des placements !

On peut le dire ainsi : au sein du réseau français, le centre Charles Péguy est le champion du monde des placements à l’étranger ! Un champion toutes catégories : en volume et en coût par placement.

Réunie le 10 mars dernier, la commission nationale pour l’Emploi et la Formation professionnelle a officialisé cette performance en délivrant les chiffres de l’année 2009 et les demandes de subvention pour 2010.

Le centre londonien affiche 663 placements pour l’an dernier soit 21,2% des placements réalisés dans le monde par les bourses à l’emploi. Dans le même temps, seuls deux autres centres au monde passent la barre des 200 emplois : Montréal (391) et Milan (226).

C’est hautement mérité : Péguy a reçu l’intégralité de la subvention demandée, soit 55.000 euros ce qui correspond à seulement 12,7% des 432 859€ affectés à l’emploi par le ministère des Affaires étrangères. Le centre justifie de recettes propres tout juste supérieures à la subvention.

Les crédits alloués aux autres villes du réseau par le ministère de Affaires étrangères et européennes sont globalement en baisse de 25%.

Le coût moyen par placement s’établit à 108 euros au centre Péguy. Autre record. A noter de fortes disparités en Europe : de 212€ par placement à Milan jusqu’à 1862€ à Francfort.

La rationalisation des dépenses a conduit à la fermeture de quelques bourses d’emploi en 2009 (Barcelone, Londres, Munich…). Certains désengagement sont évidemment nécessaires. Oslo et Copenhague cesseront leur activité cette année. En 2009, Oslo affiche 22 placements qui ont coûté 800€ chacun au contribuable français. Les 15.000€ demandés pour 2010 par ce centre ont été refusés par la Commission. Je m’étais du reste interrogé en 2008 sur l’opportunité d’un centre d’emploi à Oslo (qui ne justifiait d’aucun placement) et j’avais interpellé à ce sujet le directeur de la DFAE au Quai d’Orsay (lire : « Emploi (3) : Une Bourse d’emploi à Oslo… ubuesque ! » du 22 septembre 2008).

Je rappelle que l’action publique européenne en matière d’emploi est déjà coordonnée par le réseau Eures et je pense qu’il convient d’orienter les efforts du ministère vers certains pays émergents où le système d’aide à l’emploi local est défaillant.

Lire aussi : « Emploi (14) : Naissance du « plan d’emploi pour les jeunes » au Royaume-Uni » du 06 mai 2010

Photo Flickr de Goddam-M

Invitation de l’UFE à célébrer en famille le 70ème anniversaire de la Bataille d’Angleterre, samedi 12 juin 2010

L’UFE de Grande-Bretagne organise un événement familial et de mémoire au musée de la RAF à Londres pour célébrer le 70ème anniversaire de la bataille d’Angleterre :

Samedi 12 juin à partir de 14h30

Cette rencontre sera l’occasion de nous retrouver en compagnie des présidents d’associations, d’anciens combattants, d’officiers et sous-officiers

de réserve, des membres de l’ordre national du mérite et du souvenir français, afin que toutes les générations célèbrent ensemble ce grand moment d’histoire autour d’une pause café offerte par votre équipe UFE.

The Battle of Britain… a été un moment décisif pour contrer la progression des troupes nazies en Europe. Venez découvrir l’ampleur spectaculaire d’un combat titanesque, mettant en valeur les mythiques avions Spitfires et Hurricanes.

Le Musée de la RAF captive petits et grands. Situé près de Hendon, au nord de Londres, un hall est consacré à la bataille d’Angleterre. Vous y verrez de véritables avions de guerre, de multiples documents et des films d’époque, mais aussi un panorama des débuts de l’aviation à nos jours. Une leçon d’histoire et une myriade d’activités où les enfants sont les bienvenus

A bientôt pour partager ce moment convivial et historique.

Entrée libre !

Merci de réserver auprès de Anne Vigouroux

anne.vigouroux@yahoo.co.uk   –   07824 596 562

Royal Air Force Museum – Grahame Park Way – London – NW9 5LL (Métro : Colindale – Northern Line)

Photo Flickr de Adelaide Archivist

Invitation : Réunion UFE sur le Plan Ecole, lundi 7 juin 2010

Institut Français

J’ai le plaisir plaisir de vous convier à débattre avec les acteurs du Plan Ecole, lors la 3ème réunion annuelle de l’UFE :

lundi 7 juin à 18h30

sur le thème de l’enseignement français au Royaume-Uni :

– Évaluation des avancées du Plan Ecole

– Plan d’orientation stratégique de l’AEFE

– Nouvelles solutions pour répondre à la hausse des frais de scolarité et à une demande croissante

Cette rencontre se tiendra avec la participation de Michel Monsauret, attaché de coopération éducative en charge du Plan Ecole pour l’ambassade de France au Royaume-Uni.

Lieu : Institut Français – Ciné Lumière – 17 Queensberry Place- London SW7 2DT y South Kensington

Inscription : cliquez sur ce lien

Photo Flickr de Ewan-M

Emploi (14) : Naissance du « plan d’emploi pour les jeunes » au Royaume-Uni

Le consul général Edouard Braine confirme le tournant en matière de politique de l’emploi du consulat qui me réjouit. Son engagement en faveur de nos jeunes compatriotes à la recherche d’un emploi à Londres est constant.

Le comité de pilotage pour le soutien à l’emploi des jeunes expatriés a défini son plan d’action, le 29 avril dernier. Il s’agissait d’une seconde réunion, après celle du 22 février, à l’initiative du consul Edouard Braine, pour définir l’aide possible aux Français affluant sur Londres pour tenter leur chance. A peine débarqués en gare de Saint Pancras, ceux-ci se dirigent presque tous vers le centre Charles Peguy, en quête d’un job et d’un logement.

Salle de travail du centre Charles Péguy

Le centre Charles Peguy (CCP) qui n’emploie que deux conseillers Emploi reçoit 10.000 visiteurs par an ! Certes, l’efficacité de ces deux VIA (volontaire international de l’Administration) est sans pareil puisqu’ils revendiquent un millier de placements par an (700 attestés durablement). Mais, fort de son succès, le système est en surchauffe chronique : le centre refuse déjà 50 adhésions par mois depuis le début de l’année, faute de pouvoir traiter les demandes.

Il est cependant question de supprimer un des deux postes de conseiller mi-juin ! Le comité de pilotage requiert, au contraire, un troisième recrutement qui faciliterait directement 500 embauches supplémentaires par an. Le comité a donc demandé au consulat de trouver le moyen de maintenir tout au moins l’effectif actuel.

Précisons qu’en parallèle le site internet du CCP joue parfaitement son rôle d’information et de relais en comptabilisant 250.000 visiteurs par an.

Il faut dire que Péguy fonctionne avec moins de 100.000 euros par an.

Suite au vote unanime de l’Assemblée des Français de l’étranger, La DFAE, Direction des Français à l’étranger, vient de lui verser une subvention de 55.000 euros (contre 47.000 l’an dernier). En guise d’autofinancement, l’organisme enregistre un millier de cotisations (qui viennent de passer de 50£ à 60£). Heureusement, tous ses coûts de structure et d’hébergement sont assumés par le CEI, Centre d’échanges internationaux.

A remarquer que la Fédération des associations françaises de Grande-Bretagne a proposé d’affecter le produit du bal du 14 juillet de la communauté française au centre Charles Péguy. Par ailleurs, deux évènements artistiques pourraient aussi renflouer les caisses dès l’automne prochain.

Notoriété et collecte de fonds marchent de pair.

Le journal de 20h de TF1 devrait consacrer deux minutes à l’accueil de jeunes gens de Tourcoing par le centre Péguy. A la rentrée, on devrait voir un reportage d’une vingtaine de minutes sur M6, dans Enquête exclusive.

Ce sont deux bonnes nouvelles qui faciliteront, comme nous l’avons également défini dans le plan, l’approche des responsables des milieux économiques français en Grande-Bretagne ou de nos décideurs politiques.

Lire aussi : « Emploi (12) : Comment pérenniser l’action du centre Charles Péguy ? » du 03 mars 2010

Crédit photo : Loïc Dumas