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Vers l’abandon de la mesure de «gratuité» pour les lycées français à l’étranger?

Il y a 3 mois, j’ai été reçu par la mission d’Evaluation et de Contrôle (MEC) de la commission Finances de l’Assemblée nationale au sujet des enjeux et du bilan de l’enseignement français à l’étranger (Lire : « Mon audition à l’Assemblée nationale sur l’enseignement français à l’étranger » du 24 avril 2010).

Un article du Parisien, daté d’hier, révèle que cette mission va préconiser l’abandon de la mesure de «gratuité» lors de la présentation de son rapport aujourd’hui même auprès de la commission Finances de l’Assemblée nationale («Haro sur la gratuité des lycées français à l’étranger»)

Pour mémoire, lors de la campagne présidentielle de 2007, le candidat Nicolas Sarkozy s’était engagé à rendre gratuite la scolarité de tous les enfants inscrits dans les écoles françaises de l’étranger pour les classes de lycée.

Suite à son élection, j’avais écrit au Président de la République pour lui demander de reconsidérer cette promesse, car je pressentais tous les effets pervers de cette orientation qui n’avait fait l’objet d’aucune étude préalable (Lettre au Président du 16 juillet 2007).

Mais le Président voulait mettre un point d’honneur à respecter ses engagements et il n’a pas tenu compte des arguments invoqués dans mon courrier. Il a décidé de prendre progressivement en charge les classes de lycée. L’an dernier, un moratoire a été décidé pour ne pas étendre cette mesure au-dessous des classes de lycée.

L’aide de l’Etat à l’enseignement français à l’étranger s’élève à plus de 526.8 millions d’euros pour 2010, répartis ainsi :
– Subvention à l’AEFE : 421,3 millions
– Bourses pour élèves de maternelle, primaire et collège : 64 millions
– Prise en charge pour élèves de lycée : 41.5 millions d’euros (et non 106,5 millions d’euros comme indiqué par Le Parisien qui est la somme correspondant à l’addition des bourses et des Prises en charge).

Pour mémoire, le budget des Bourses est passé de 47M€ (2007) à 59M€ (2009). Celui de la Prise en charge s’élevait à 28.19M€ en 2009.

Si la mesure de Prise en charge était annulée, l’économie ne serait pas de 41,5 millions d’euros. En effet, un certain nombre d’élèves pourrait prétendre à bénéficier d’une bourse. Il faudrait donc prévoir une progression de l’enveloppe des bourses.

Définir un plafonnement de la mesure de prise en charge en fonction des revenus et du niveau des frais de scolarité reviendrait, en fait, à transformer cette prise en charge automatique en une bourse. Compte tenu des difficultés budgétaires auxquelles est confronté notre pays, il me paraît sage d’envisager cette évolution.

Avant de débattre du redéploiement de cette économie, il me paraît important de connaître les recommandations de la MEC sur les orientations de l’enseignement français à l’étranger.

Je souhaite rappeler que seuls 30% des enfants français à l’étranger sont scolarisés dans notre réseau, soit moins d’un sur trois !

Il me faut souligner aussi que nous recensons environ 15% des jeunes français lors des JAPD (Journées d’appel de préparation à la défense) à Londres qui ne parlent pas notre langue, car nous ne disposons d’aucune vision pour garantir l’enseignement de notre langue à nos compatriotes à l’étranger.

Est-ce là le respect du pacte républicain ?

Peut-être allons-nous enfin parler des priorités pour justifier de l’emploi des fonds du contribuable français pour l’enseignement français à l’étranger ?

Se limiter à un débat sur le financement de la prise en charge qui représente moins de 8% du budget me fait craindre une approche politicienne du débat. Ce n’est pas à la hauteur de l’enjeu.

Nous devrions nous préoccuper de définir clairement l’objectif à poursuivre pour l’enseignement français à l’étranger et seulement ensuite déduire les moyens à mettre en œuvre.

Lire aussi : « Budget – Comment faire face enjeux du réseau AEFE ? » du 14 mars 2010

Lire aussi : « Point de vue sur le budget des Français de l’étranger » du 21 janvier 2010

Photo Flickr de Likabell’s photostream

Joëlle Garriaud-Maylam se mobilise contre la violence conjugale

L’expérience commune des sénateurs des Français de l’étranger est mise à profit dans les débats actuels sur la loi visant à réprimer les violences faites aux femmes.

Plusieurs consulats français, notamment en Afrique du Nord, rapportent que les femmes étrangères sont confrontées au vol de leurs papiers d’identité et titre de séjour par leur propre conjoint, lors d’un voyage dans leur pays d’origine. De ce fait, l’épouse ne peut plus rentrer en France où elle a pourtant le droit de résider. Sur place, elle est souvent privée de ressource, désemparée, quand elle n’est pas séquestrée par sa belle-famille. Le mari peut alors engager une procédure de répudiation ou de divorce devant une juridiction locale, évidemment moins protectrice des droits des femmes que les tribunaux français.

Joëlle Garriaud-Maylam a déposé un amendement visant à permettre aux autorités consulaires françaises de délivrer un visa de retour à ces femmes étrangères. Notre sénatrice estime que le vol de documents par le conjoint est assimilable à une forme de violence conjugale. Cet amendement a été adopté à l’unanimité.

Par ailleurs, la sénatrice a veillé que les dispositions prévues par la proposition de loi soient pleinement applicables aux Françaises résidant à l’étranger, y compris lorsqu’elles sont binationales. Laisser à certaines juridictions étrangères le soin de gérer les violences faites aux femmes « pourrait parfois relever de la non-assistance à personne en danger,» estime-t-elle.

Ainsi, une Française vivant à l’étranger doit pouvoir revenir immédiatement en France pour fuir des violences domestiques. Il est donc indispensable que cette victime puisse avoir accès au juge aux Affaires familiales pour obtenir une ordonnance de protection (pour sécuriser la situation de la victime avant l’intervention du juge pénal) et les aides qui en découlent : par exemple, la proposition de loi tend à réserver, dans chaque département, des logements sociaux pour les victimes de violences conjugales.

Si les interventions de Joëlle Garriaud-Maylam ont été des plus constructives, elle regrettera néanmoins que la future loi ne prenne pas en compte la violence que constitue la séparation durable entre les enfants et l’un de leur parent. Certes, le juge des Enfants ou le juge des Affaires familiales pourra interdire la sortie d’un enfant du territoire en cas de risque d’enlèvement. Cette disposition constitue un progrès, mais ne résout pas les cas de plus en plus épineux et de plus en plus nombreux engendrés par les séparations de couples de nationalité différentes.

Je rappellerai que dans notre pays une femme meurt tous les deux jours et demi sous les coups, que 75 000 femmes sont violées chaque année et que les mariages forcés concernent près de 8 000 adolescentes.

Joëlle Garriaud-Maylam a toujours été pugnace et décisive dans le combat pour le respect et l’égalité entre les sexes. On se souvient qu’en mars 2005 elle avait présenté un amendement, voté à l’unanimité au Sénat, afin de lutter contre les mariages forcés. L’âge minimum légal du mariage des filles en France a été porté de 15 à 18 ans. A l’époque, on estimait à 70.000 le nombre d’adolescentes victimes d’unions imposées en France.

Photo Flickr de European Parliament’s photostream

Une frégate de la Marine nationale accueille la JAPD à Londres !

Tous sur le pont de la frégate

Il faisait frisquet ce samedi matin 19 juin devant Tower Bridge lorsque j’ai accueilli une cinquantaine de jeunes gens, convoqués à leur Journée d’appel de préparation à la défense (JAPD). Cette obligation légale a été instituée en 1998 en remplacement du service national et concerne tous les Français, filles et garçons, de 16 à 18 ans. La JAPD donne lieu à un certificat qui est notamment indispensable pour participer aux épreuves du baccalauréat.

A 8h30, nous sommes réchauffés à bord de la frégate Latouche-Treville, amarrée sur la Tamise (devant l’embarcadère du HMS Belfast), où nous avons été accueillis par le maitre des lieux, Denis Bertrand, capitaine de vaisseau.

L’objectif principal a été de sensibiliser les participants aux questions de Défense et de présenter les opportunités de carrière dans l’armée, tout en leur rappelant leur devoir de mémoire et les principes de citoyenneté.

Ces rencontres me donnent donc l’occasion présenter à ces Jeunes le rôle de l’Assemblée des Français de l’étranger (AFE) et de leur expliquer que nous attendons de notre armée qu’elle protège notre république, fondée sur la liberté, l’égalité et la fraternité.

A chaque session, je constate que près de 15% de ces citoyens français ne parlent pas notre langue ! Voilà qui me conforte dans ma démarche visant à soutenir le développement de toutes les initiatives en faveur de l’enseignement du français pour les binationaux.

La frégate Latouche-Treville sur la Tamise

D’habitude, la JAPD se déroule au cinéma de l’Institut et accueille 250 jeunes par session. Afin deprofiter de ce site inhabituel, la journée s’est évidemment conclue par la visite complète de cette frégate anti-sous-marine, basée à Brest.

En parcourant les coursives, me revenait le souvenir de mon grand-père, militaire de carrière  dans la marine. Il y a tout juste 70 ans, son navire escortait l’or de la Banque de France pour le mettre en sécurité à Halifax.

Cette JAPD sur un bâtiment de notre Marine nationale restera pour moi une bien belle manière de saluer sa mémoire, ainsi que celle de tous ceux qui ont combattu comme lui au service de la France.

Crédit photo OC

Haïti, année zéro

J’ai reçu un nouveau message de Jacques Marie, conseiller pour les Caraïbes, qui réagissait à l’email de notre collègue au Canada nous avertissant d’un bref tremblement de terre ressenti hier à Ottawa.

Je vous incite à lire ces quelques mots doux-amers sur l’état de l’ile quelques mois après le désastre humanitaire. La situation est stable, mais l’équilibre est précaire tant ce pays est fragilisé à l’extrême. Le moindre orage abat les ruines branlantes et bouche les égouts. L’espoir fait vivre, ici plus qu’ailleurs. Alors, les enfants chahutent et rient en allant à l’école sous une tente. A l’image de ces camelots ambulants, chacun essaie de retrouver une place, un rôle, au jour le jour.

Stupeur et tremblement dans ton vieux continent heureusement plus stable semble t-il que la microplaque sur laquelle je me trouve et qui semble ne plus bouger beaucoup ce qui n’est pas sans être inquiétant : en effet, une petite secousse de l’ampleur de celle que vous venez de connaitre à Ottawa de 5.5 serait suffisante pour causer des dégâts considérables dans le pays qui souffre, ces jours-ci, de pluies et je doute que la maison où je me tiens actuellement résistera à une nouvelle secousse, même d’une ampleur plus supportable pour des pays organisés.

On peut de notre coté consulter en temps direct les enregistrements du sismographe dont fut doté le lycée français Alexandre Dumas il y a quelques années, grâce en partie à une réserve parlementaire (http://www.lycee-a-dumas-pap-aefe.org) ; ce séismographe a bien entendu enregistré pleinement les secousses de janvier en Haïti et nombreux d’entre-nous le consultent en temps direct et reçoivent les nouvelles de l’USGS qui montre quand même une recrudescence depuis janvier de tremblements de terre aux confins des limites de toutes les plaques de subduction.

Merci d’avoir pensé à nous et je profite de ce rappel à des évènements cruels pour vous dire que la situation ici semble piétiner : les pluies régulières et les premières dépressions tropicales accompagnées de vents rendent la situation des déplacés, dans les abris de fortune qui ont fleuri sur toutes les places et endroits un tant soit peu libres de la capitale et de ses banlieues, de plus en plus précaire. Les maisons continuent à être démolies ou tomber toutes seules envahissant les quelques routes qui restent encore carrossables de gravats qui ne peuvent être évacués à la même vitesse que les démolitions. Derrière les ruines et les premières démolitions, apparaissent d’autres et d’autres ruines nous rappelant à chaque instant l’ampleur des dégâts. Du coup, tous les égouts sont bouchés et la moindre pluie transforme en torrents les rues dévalant des hauteurs.

La vie a repris son cours sur les gravats sur lesquels prospère les maigres étals des vendeurs de tout, qq bananes – corossols, mangues légumes côtoient des pièces détachées de toute sorte, des médicaments ou placébos issus de laboratoires parallèles internationaux, des petits sachets de plastique d’eau rafraichis dans des seaux avec un peu de glace. Le tout devant un ballet de grosses voitures CD et plaques ONG internationales souvent beaucoup trop grosses pour les routes locales transportant consultants internationaux fort de leur inexpérience et des ONG dont les frais généraux font un bond en avant. Le tout bien entendu sous l’oeil vigilant des troupes de la Minustha armées comme si c’était l’Afghanistan, posant un œil inquisiteur sur tout ce qui bouge, prêt à on ne sait pas trop bien à quoi… ? Pour dire que l’argent n’arrive pas à la base, sauf par des emplois qui permettent à des petites gens d’avoir un salaire. Entre temps, Business Is Business et le défilé des entrepreneurs de tous poils, origine est impressionnant saturant l’aéroport qui n’en peut plus. Beaucoup de discussions à tous les niveaux pour tenter s’extirper d’un labyrinthe qui n’a peut- être pas de sortie.

Et au milieu de tout cela une lueur d’espoir – une grande bouffée d’oxygène – les petits écoliers et petites écolières dans des uniformes de leur école, impeccables, repassés, socquettes blanches, cheveux au « carreau » nattés qui rient qui pleurent qui revivent un semblant de vie d’enfant se rendent à leur école qui ont repris dans des tentes ou des espaces de fortune avec des professeurs souvent mal payés. On supporte ainsi les embouteillages que causent les sorties ou entrées de ces mini-écoles mini-lycées presque avec joie de voir en cette jeunesse toute neuve qui regagne une certaine insouciance, un futur que tous espère meilleur.

Dans quelques jours je vous avertirais et posterais sur mon site des photos et un rapport de l’aide que nous essayons d’apporter à quelques projets.

Amicalement – Jacques Marie

Photo Flickr de insidedisaster et de bbcworldservice

Samedi 10 juillet, tous au bal populaire de la Fédération des associations !

Quel plaisir, cette année encore, de pouvoir nous retrouver dans la cour du Lycée Charles de Gaulle pour célébrer la fête nationale.

Ce grand bal populaire est organisé par la Fédération des associations françaises en Grande Bretagne (FAFGB) et les bénéfices seront consacrés cette année à soutenir l’action du centre Charles Péguy.

Une belle occasion de saluer Carole Rogers, nouvelle présidente de la Fédération qui fait preuve d’une grande abnégation au service des 70 associations membres de son organisation, créée en 1942. Cela permettra aussi d’encourager et de remercier tous les bénévoles du comité d’organisation qui mettent un cœur énorme pour préparer cette manifestation.

L’événement se tiendra sous le haut patronage de Maurice Gourdault-Montagne, ambassadeur de France.

Vous êtes tous invités à participer et réserver votre place directement sur le site de la FAFGB.

Ci-joint l’affiche du bal du samedi 10 juillet 2010

Photo Flickr de aarrkk’s photostream

Nicolas Sarkozy magnifie l’amitié franco-britannique

Pour la première fois, un président de la République française s’est rendu sur le sol britannique pour commémorer l’Appel du général de Gaulle. Nicolas Sarkozy a fait le déplacement à Londres, le 18 juin dernier, accompagné des présidents du Sénat, de l’Assemblée nationale et de nombreux membres du gouvernement.

Après une visite au siège de la BBC, qui a conservé le micro utilisé par le Général, un dépôt de gerbe en hommage au Roi Georges VI et à la Reine Elizabeth, puis un instant de recueillement devant la statue du Général érigée devant son QG londonien de Carlton Gardens, Nicolas Sarkozy s’est rendu au Chelsea Hospital pour retrouver David Cameron.

Au Chelsea Hospital, une institution analogue à celle de nos Invalides, le président a prononcé un discours magnifique face à des dizaines de vétérans français et britanniques, ces « soldats improvisés », qu’il allait honorer dans son allocution.

D’emblée, le chef de l’Etat a adressé « le salut fraternel et la reconnaissance éternelle du peuple français. » En effet, en reconnaissant au général de Gaulle le droit de parler et d’agir au nom de la France, l’Angleterre a « rendu à la France le plus bel hommage » et elle permit aussi que « la résistance française pût tout simplement exister. »

Glorifiant plus avant les Britanniques, le président a estimé que l’Appel du 18 juin n’aurait pu être lancé nulle part ailleurs qu’en Angleterre, « au sein du seul peuple libre qui sur la terre continuait de résister de toutes ses forces au nazisme. »

Du côté français, l’Appel allait offrir « un repère, un point de ralliement », et donner à ces clochards épiques, comme disait Malraux, « cette force spirituelle plus grande que la force matérielle qui leur manquait. »

Le Premier ministre David Cameron et Nicolas Sarkozy ont parfaitement réussi à signifier que l’unité de leurs deux nations a toujours été « la condition de leur survie. » Ils ont quitté les lieux dans une émotion contenue pour un déjeuner privé, non sans avoir salué, devant les caméras, notre sénatrice Joëlle Garriaud-Maylam et de nombreux représentants des communautés françaises et britanniques. Une bien belle journée qui marque le quatrième anniversaire de mon mandat à votre service.

Vidéo du discours de Nicolas Sarkozy du 18 juin 2010 au  Chelsea Hospital

Texte du discours de Nicolas Sarkozy du 18 juin 2010 au  Chelsea Hospital

Un « Bastille Day » qui promet !

Pour la deuxième année, London Macadam vous invite à célébrer la prise de la Bastille sur les bords de la Tamise, à Battersea Park. Le magazine veut rameuter le plus de Français possible, mais aussi des francophiles et de fêtards de tous horizons, en annoncant un spécial « Paris à la folie! », en association avec Le Lido qui fête son centenaire.

Un événement 100% tradition avec bal musette, pétanque, cours de cuisine pour les enfants, produits du terroir et surtout de quoi arroser dignement notre fête nationale… en ce 11 juillet.

Vous pouvez déjà vous inscrire à ce dimanche de réjouissances, au cours duquel de nombreux lots seront à gagner, tels que des week-ends Relais&Chateaux, des diners gastronomiques, des entrées au Moulin Rouge ou du champagne. Forcément…

Ci-joint le poster Bastille Day 2010 avec le programme détaillé.

Infos et réservations : www.bastilledaylondon.com

« Libres Français de Londres », un film exceptionnel »

Le 17 juin 1940, leur vie bascule. Ils viennent d’entendre cette phrase fatidique à la radio : « C’est le cœur serré que je vous dis aujourd’hui : il faut cesser le combat. » Insupportable. Insupportable oui, mais pas désespérant. Dès lors, certains Français, qu’ils soient militaires, intellectuels, scientifiques ou étudiants n’ont plus qu’une seule idée en tête : comment rallier l’Angleterre ?

C’est leur histoire que relate le documentaire « Libres Français de Londres », réalisé par Timothy Miller et produit par Fabienne Servan Schreiber que j’ai eu l’honneur de voir à l’Institut Français, ce mardi 15 au soir, invité par sa directrice Laurence Auer, en présence de Maurice Gourdault-Montagne, l’ambassadeur de France, de Edouard Braine, le consul général de France et de nombreux représentants de la communauté française à Londres.

Basé sur un travail d’archives colossal, le film de Timothy Miller mérite un écho particulier au milieu de tous les événements  commémorant le 70ème anniversaire de l’Appel du 18 juin. En effet, ces Français libres de la première heure partagent leurs souvenirs avec humilité et esprit et racontent que, désargentés, leur repas ou leurs bières étaient toujours offerts par des anonymes Britanniques.

Angoisse, privation, humiliation, tout s’est effacé, le jour du défilé du 14 juillet 1941 lorsque les Britanniques ont fait flotter le drapeau français sur Westminster.

« Nous sommes tissés de l’étoffe dont sont faits nos rêves », écrivait Shakespeare. Avec des bouts de ficelle, Britanniques et Français ont tissé le plus beau des patchwork au nom de la Liberté.

Je vous encourage à venir, à l’Institut, pour suivre le programme consacré à ces héros qui ont ajouté le prix de l’exil, loin de leur patrie et de leurs proches, au risque de perdre leur vie en luttant aux côtés des Alliés.

Des conférences sont organisées avec la participation de Français libres : Jean-Louis Crémieux-Brilhac, Stéphane Hessel et Raymond Aubrac.

Programme des conférences sur De Gaulle et la Résistance à l’Institut Français

Présentation du film « Libres Français de Londres » sur le site de l’Institut Français

Hommage aux anciens combattants de la France Libre au Lycée CDG

« Le 18 juin 1940, c’est la date du renouveau de notre patrie, c’est le premier jour de la refondation de la France par la grâce d’un homme qui a su désobéir pour sauver l’honneur de notre pays« .

Il n’est pas commun d’entendre un éloge de la désobéissance dans le hall d’un Lycée, à fortiori de la part un haut fonctionnaire : Maurice Gourdault-Montagne, notre ambassadeur de France. Mais il s’agit du lycée Charles de Gaulle à Londres ! Unique, il le sera davantage par l’exposition permanente d’objets et de documents évoquant la Résistance en son sein.

Pour lancer les célébrations du 70ème anniversaire de l’appel du Général, l’établissement inaugurait, ce 11 juin, deux vitrines de souvenirs, ainsi que deux bornes interactives pour  retracer la vie du Général en attendant de nouveaux contenus, car « le souvenir c’est vivant, c’est un patrimoine de l’âme et de l’esprit », ponctue l’ambassadeur.

Son discours a été prolongé par quelques mots de Roger Nordmann, résistant de la première heure, venu poursuivre le combat à Londres avant même de savoir qu’il existait un général français sur place ! Après deux ans de combat au milieu du désert, il débarquera le 16 aout 44 en Provence, avec la 1ère Division française libre.

Pour conclure, la chorale du lycée français a soulevé l’émotion générale en entonnant la Marseillaise, puis le Chant des partisans.

Je tiens à rendre hommage aux représentants des associations d’anciens combattants et, en particulier, à Brigitte Williams, qui représente la fondation de la France Libre à Londres, pour leur travail de constitution des vitrines.

Depuis des années, à la faveur de nos réunions annuelles consacrées aux anciens combattants autour du consul, nous réitérions inlassablement notre vœu de création de vitrines du souvenir au pied du buste du général de Gaulle dans l’entrée du lycée.

Début janvier 2009, Brigitte Williams m’annonçait que, soutenu par notre ambassadeur, le proviseur Bernard Vasseur donnait son accord pour mettre en œuvre cette idée.

Pour tous ceux qui ont désiré et concrétisé ce travail de mémoire, l’émotion partagée par les Jeunes et les Anciens ce vendredi 11 juin 2010 a constitué une belle récompense.

Nombre d’entre-eux seront présents le 18 juin prochain pour accueillir Nicolas Sarkozy à Londres. Le président ne manquera pas d’exprimer toute notre reconnaissance envers les Britanniques et de saluer l’amitié de nos deux nations scellée par l’épreuve commune.

Photo et video : OC

De Gaulle, Londres et la Résistance à l’honneur à l’Institut Français

L’Institut Français commémore l’appel du 18 juin en accueillant deux événements d’importance réunissant un parterre de brillants spécialistes et de témoins majeurs.

Mercredi 16 juin 2010 / 19h00 – 21h30

Table ronde “De Gaulle et la France libre à Londres”

Biographie des intervenants

Jeudi 17 juin 2010 / 10h-18h

Conférence « La flamme de la résistance »

Trois thèmes : Organisation de la Résistance en France, Coopération et conflits, Diversité dans la Résistance.

Programme détaillé et liste des intervenants

19h : projection du film « L’Armée des Ombres »

Lieu : Institut Français 17 Queensberry Place, London (Metro: South Kensington).

Inscription auprès de : nicole.bea@diplomatie.gouv.fr

Accès au programme complet

Crédit Photo : Office of War Information

Plus de 1,000 enfants sur la touche à Londres

Le 11 juin s’est tenue la dernière commission d’affectation des élèves, tous niveaux confondus, au lycée Charles de Gaulle. Elle a pris en compte toutes les demandes d’inscription reçues à ce jour.

D’après les données fournies par le lycée sur son site, 1,075 élèves ne seront pas pris par manque de place (Résultats de la commission d’affectation du 11 juin)

Dans le secondaire : pour 381 nouvelles demandes, seules 165 acceptations sont signalées, soit 216 enfants qui se voient rejetés.

Pour l’école maternelle et élémentaire, sur 937 demandes, seules 68 sont acceptées. Ainsi, les parents de 869 enfants devront trouver leur solution ailleurs…

Au total 1,075 se retrouvent sur la touche.

Quand on sait que l’objectif est de créer 500 places par an dans l’enseignement français à Londres, en prenant simplement en compte le nombre de demandes exprimées non retenues cette année, il y a de quoi remplir 2 nouvelles écoles à Londres !

Et c’est sans compter les parents désemparés et résignés qui ne présentent même plus la candidature de leur progéniture !

Lire aussi : « Inscriptions en maternelle à CDG: Deux tiers des demandes refusées ! » du 14 avril 2010

Photo Flickr de apdk

Le London Transport Museum a besoin de vos idées

Pour célébrer les JO de Londres 2012, le musée des Transports a décidé de collaborer avec les différentes communautés internationales établies à Londres pour adapter la manière dont les objets sont exposés dans le musée.

Les responsables du musée m’ont contacté pour inviter la communauté française à travailler dans un climat créatif et détendu.

Si vous souhaitez partager votre expérience des transports londoniens et votre regard sur les pièces exposées, vous êtes invités à contacter le musée qui organise une réunion de présentation le mercredi 7 juillet de 11h00 à 13h00.

Plus d’information sur cette opération «London Word City»

Le site du Transport Museum

Photo Flickr de emdjt42’s photostream

Cet été, découvrez gratuitement la Culturethèque

A l’occasion de son centenaire, l’Institut Français vient de lancer la Culturethèque, une plate-forme internet de contenus culturels et éducatifs en français.

Consacré au rayonnement culturel français et à la promotion de notre langue, ce site sera accessible les deux prochains mois sans bourse délier. A la rentrée, l’accès à certains contenus deviendra payant (£20/an, ou £5/mois).

Fruit d’un partenariat public-privé, la culturethèque est un projet novateur et ambitieux, exploitant toute l’interactivité du web 2.0 pour fédérer de nouveaux publics au sein d’une communauté.

Un outil furieusement de son temps en effet, puisqu’on prévoit déjà des déclinaisons vers les nouvelles pratiques de lecture (tablettes PC, smartphones…). Serait-ce pour mieux révéler intemporalité du beau, du vrai et du juste chez nos artistes et penseurs ?

Justement, pour séduire les francophones, les francophiles, les étudiants ou les simples curieux, la  culturethèque allègue un éclectisme éclairé plutôt que l’abondance numérique.

Plus de 5000 ebooks constituent la première bibliothèque numérique française du Royaume-Uni, où les classiques de la littérature voisinent avec des romans contemporains ou les guides de cuisine.  Par ailleurs, l’Institut numérise des livres anciens : plus de 200 éditions rares des XVII° et XVIII° siècles sont désormais consultables par tous, en version numérique. J’ai remarqué, en home page, un lien vers une belle édition de 1665 des Mémoires de la Reine Marguerite de Valois, autrement dite la Reine Margot. Elle est la première femme a avoir publié ses mémoires en nous offrant le seul témoignage écrit de la St Barthélémy qu’elle a vécue au Louvre.

La Culturethèque propose également des documents sonores (dont les 250 enregistrements des conférences qui se sont tenues à l’Institut français depuis 1957) et audiovisuels avec un fonds actuel de 500 films documentaires français traitant de tout sujet (immigration, religions…)

Le site de la Culturethèque
Le communiqué de presse du lancement de la Culturethèque (27 mai 2010)
Le site de l’Institut français

Plan Ecole (17) : Evaluation des progrès et cap vers les Académies

Comme l’a justement rappelé le sénateur André Ferrand aux 20 ans de l’AEFE, le Plan-Ecole de Londres n’a pas d’équivalent dans le réseau. L’engagement personnel de notre ambassadeur, Maurice Gourdault-Montagne dans ce domaine a valeur d’exemple pour les élus.

Lors du lancement du Plan-école, j’avais pris l’engagement d’inviter les Français du Royaume-Uni, chaque année à la même date, pour évaluer ensemble les progrès réalisés. Pour la 3ème fois, l’UFE GB a donc organisé cette réunion au ciné-lumière de l’Institut français ce lundi 7 juin 2010.

Vous trouverez ci-dessous les slides que j’ai présentés lors de la réunion et le tableau de bord permettant d’établir le nombre de classes et de places par école française au Royaume-Uni.

Michel Monsauret, attaché de coopération éducative en charge du Plan Ecole pour l’Ambassade de France au Royaume-Uni était présent à mes cotés pour répondre en toute franchise et sans langue de bois aux questions de l’assistance.

Il a rappelé le projet « phare » : la nouvelle école française de Kentish Town qui prévoit 700 places de la maternelle à la 3ème., un projet pédagogique fondé sur le bilinguisme, l’EPS, les arts plastiques et la musique. C’est aussi un montage financier, juridique et pédagogique original et reproductible.

Mais il faut aussi penser à la suite et envisager la création d’un lycée et la mise en place de coopérations avec les établissements anglais.

La problématique dépasse la région londonienne et se décline sur deux actions principales :

–           l’aide au développement des écoles du programme FLAM

–           l’aide au développement des sections bilingues au sein des établissements anglais.

Michel Monsauret a relevé une opportunité à saisir : les « academies ». Ces établissements sont autonomes et décident eux-mêmes de leurs programmes. Ils peuvent y intégrer des enseignements français de type « DNL » (Discipline non linguistique). Ils peuvent aussi investir dans des projets franco-anglais dans des zones d’intérêt commun.

Sa stratégie est de  mobiliser les communautés françaises sur tout le territoire, les Français, les francophones, les élus, les parents d’élèves et les entreprises françaises pour l’aider à convaincre les « academies » de mettre en place des sections bilingues anglais-français.

De nombreuses questions des participants ont porté sur l’accessibilité aux universités britanniques à l’issue d’un parcours dans l’enseignement français.

Une voix était présente pour rappeler le désarroi des parents qui ne trouvaient pas de place dans l’enseignement français à Londres. Une maman de deux enfants de 5 et 7 ans prend sur son temps personnel en plus du temps professionnel pour que ses enfants suivent des cours du CNED. Nous avons salué cet engagement personnel.

C’est tout le sens du Plan-Ecole de vouloir prendre en compte les 70% d’enfants français à l’étranger qui ne peuvent accéder d’une manière ou d’une autre à une forme d’enseignement français.

Merci à tous les participants d’avoir pris sur leur temps pour partager les progrès du plan-écoles et avoir nourri notre réflexion afin de nous permettre de poursuivre notre action.

Ci-joint le tableau de bord effectif 2009-2010 du Plan Ecole pour le Royaume-Uni (7 juin 2010)

Kentish Town (18) : Permis de construire accordé !

Une demande de permis de construire concernant la future école française de Kentish Town a été étudiée ce jeudi 3 juin 2010 au soir par le Borough de Camdem.

Le permis de construire porte sur l’intégralité des travaux de rénovation et d’extension. Pour la rénovation, il fallait avoir l’aval des services du patrimoine pour la partie classée, puis de celui des services d’architecture pour les aménagements intérieurs; celui des « highways officers » pour le plan de circulation et enfin les autorisations pour l’extension du rez de chaussée et des deux étages.

Le vote a recensé 11 voix pour et une abstention. Le Borough de Camdem a délivré le permis de construire à la société FEPT, propriétaire.

Les travaux pourront commencer le 18 juin prochain comme prévu.

Une nouvelle étape qui nous permet d’envisager l’ouverture du nouveau collège dès la rentrée de septembre 2011.

Nous reviendrons sur cette bonne nouvelle lors de notre réunion sur le Plan école ce lundi 7 juin à l’Institut Français.

Photo Flickr de Fazen

Une idée qui vole haut !

Joëlle Garriaud-Maylam n’est jamais à court d’idée pour valoriser la langue et la culture française hors de ses frontières. Sa dernière inspiration concerne les distractions en vol de la compagnie Air France. Notre sénatrice des Français de l’étranger lui suggère d’étoffer son bouquet de programmes avec une rubrique du genre « Langues et cultures ». Les voyageurs auraient ainsi le loisir d’apprendre quelques rudiments de français avant de débarquer, mais aussi de s’imprégner de notre histoire ou bien encore de découvrir nos atouts économiques. Et pour les enfants, il faudrait des modules de jeu pour l’apprentissage de notre langue. Un effort de promotion bien légitime pour une compagnie d’aviation nationale, estime-t-elle.

Pour la sénatrice, ce type de programme pourrait se décliner vers tous des pays desservis par Air France prouvant notre respect de la diversité culturelle, mais aussi notre respect des us et coutumes, s’évitant ainsi incompréhensions et indélicatesses.

Une idée qui paraît évidente, mais qui n’existe pas. Encore fallait-il y penser.

Joëlle Garriaud-Maylam a officiellement soumis son projet au ministre des affaires étrangères et européennes par une question écrite (n°13559 – JO du Sénat du 20/05/2010).

Photo Flickr de Austinevan

Quel bilan après 10 ans pour Flam ?

On connait de longue date l’implication de la sénatrice Joëlle Garriaud-Maylam en faveur des enfants binationaux qui ne peuvent pas être scolarisés dans des établissements d’enseignement français. Souvent loin de Londres, ils sont plus de 1300 dans ce cas à fréquenter les petites écoles FLAM ou « écoles du samedi » pour se sensibiliser au français. Leur nombre a doublé ces deux dernières années ! (Lire aussi : « Joëlle Garriaud-Maylam, tout feu tout FLAM » du 19 avril 2010)

Le programme Flam (Français langue maternelle) va fêter ses dix ans.

Il a été initié par le ministère des Affaires étrangères (direction générale de la coopération internationale et du développement) et la sénatrice interroge donc le ministre pour « savoir si un bilan détaillé de ce programme a été réalisé, afin d’en analyser les résultats et, le cas échéant, d’y apporter les améliorations jugées nécessaires. » (Question écrite n° 13481 – JO Sénat du 13/05/2010)

Photo Flickr de ww.jzx100.com