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L’Ifrap se demande comment dynamiser l’AEFE

La Fondation iFRAP, Institut de recherche sur les administrations publiques, est réputée pour la qualité et la pertinence de ses analyses des politiques publiques afin de proposer des réformes. C’est bien volontiers que j’ai prêté mon concours à leur enquête au sujet de l’AEFE.  
 
 Je vous invite à lire l’article de Pierre Laffon, publié sur le site de la fondation, intitulé : “L’Agence pour l’enseignement français à l’étranger (AEFE) en déclin”. Il présente ainsi la problématique : « Rendre gratuite la scolarité des élèves français de l’étranger était une mesure généreuse. Au-delà des défauts objectifs qui se sont révélés, comment dynamiser réellement l’AEFE que certains disent sur le déclin ? »
Il m’a été demandé s’il ne fallait pas rendre exceptionnelle la gestion directe des établissements du réseau AEFE, ainsi que l’expatriation du personnel enseignant. Et si on observait un mouvement en ce sens.

Je vous livre le détail de ma réponse, ci-après.

La gestion directe est la pire des solutions. Elle relègue en toute dernière place les missions essentielles que sont celles de la coopération avec le pays d’accueil pour n’être plus qu’un service rendu à certains privilégiés du système. Or l’Etat finance l’AEFE pour remplir des missions très claires qui, dans certains sites, ne sont absolument pas respectées. Il faut rappeler en permanence les missions de l’AEFE.

En outre, au-delà du statut des établissements, il faut rappeler les lieux et temps institutionnels tels que les commissions permanentes qui permettent l’exercice de la démocratie et qui sont trop souvent mises de côté. On fait appel aux parents et aux usagers quand on a besoin d’eux mais on évite de les associer aux décisions stratégiques comme le vote du budget.

Pour ce qui concerne les personnels enseignants, on ne peut pas prétendre être promoteur de l’enseignement français si l’on n’est pas en mesure de fournir des enseignants titulaires formés au sein de l’Education nationale en nombre suffisant. Le statut est très important. Si pour certaines zones géographiques le statut d’expatrié semble démesuré car coûteux, dans d’autres situations, on ne trouverait pas d’enseignants qualifiés si les primes et les possibilités de progression n’étaient pas attractives. Il faut adapter la réponse aux contraintes particulières des environnements rencontrés. Certains établissements ont une proportion de recrutés locaux telle que certains enseignants parlent à peine le français…

Actuellement, je constate que l’AEFE ne remet pas en cause les EGD et réduit ses coûts en diminuant le nombre d’expatriés. L’enseignement français à l’étranger a besoin d’une nouvelle vision. L’AEFE ne peut de mon point de vue continuer à être à la fois opérateur et régulateur de l’ensemble du réseau.

Le centre Charles Péguy déménage !

 
 Cette brève pour vous informer que le bureau du centre Charles Péguy sera exceptionnellement fermé ce vendredi 29 octobre pour cause de transfert de locaux.

 

Le centre ouvrira lundi 1er novembre 2010, à 9h00, dans ses nouveaux locaux situés à l’adresse suivante :

 

114-116 Curtain Road
EC2A 3AH London
Tel: 00 44 207 749 77 14
Fax: 00 44 207 749 77 19
info@centrecharlespeguy.co.uk
www.centrecharlespeguy.co.uk

 

METRO
– Shoreditch High Street
(Overground)
– Old Street (Northern Line) – Exit
3
– Liverpool Street (Central/Metropolitan/Circle/Hammersmith & City Line/Trains)

 

J’adresse tous mes encouragements et mes félicitations aux collaborateurs du Centre. 

Photo Flickr de Meantux

Conférence à Londres : comment optimiser sa retraite française ?

Si vous avez travaillé en France, vous avez donc acquis des droits à la retraite française et vous êtes peut-être concerné par la future réforme.
L’UFE GB a le plaisir de vous inviter à la conférence de clôture de son assemblée générale pour faire le point sur votre retraite :

lundi 15 novembre de 19h00 à 20h00
à l’Institut Français, Club Français,
17 Queensberry Place, London SW7 2DT, Mo South Kensington

Pour réserver, le nombre de places étant limité et la participation gratuite, merci d’envoyer un email à o.cadic@assemblee-afe.fr

Réforme des retraites 2010, obtention du taux plein, conventions de Sécurité sociale, augmentation du coût du rachat des trimestres pour les années à l’étranger, rachat de trimestres pour les années d’études… les règles qui entourent les droits à la retraite des régimes français sont complexes et régulièrement modifiées.

Beaucoup d’expatriés, par manque d’information et de conseil, oublient qu’ils ont acquis des droits à la retraite dans le système français et ne prennent pas les mesures qui leur permettraient d’optimiser leur situation.

Dans le cadre de son assemblée générale, la section britannique de l’UFE a invité Pascale Gauthier, associée d’Assistance Retraite pour présenter l’actualité des retraites et répondre aux questions.

La société Assistance Retraite est une société partenaire de l’UFE spécialisée dans l’établissement de bilan retraite et dans la prise en charge des démarches de liquidation de retraite.

Photo Flickr de Chocolate Geek

Sécurité : vivez sans peur et sans reproche

Mardi dernier,  j’ai participé à la réunion annuelle du comité de Sécurité, présidé par Jean-Claude Poimboeuf, ministre conseiller auprès de l’ambassadeur de France à Londres Maurice Gourdault-Montagne. Il m’a paru important de partager certaines informations et de vous inciter à la prudence sur quelques aspects de la vie au Royaume-Uni.

Terrorisme
C’est officiellement reporté sur le site Conseils aux voyageurs et cela se passe de commentaire : « Les autorités britanniques estiment que le niveau de menace terroriste est très élevé au Royaume-Uni et que le risque d’un attentat est fort probable. Il est recommandé de faire preuve d’une extrême vigilance dans les transports publics et les sites touristiques les plus fréquentés. »

Cybercriminalité
Les infractions à la carte bancaire, notamment via internet, sont en forte progression. Ne vous précipitez pas pour bloquer la super affaire que vous découvrez sur un site de location d’appartements ou de stages de langue, par exemple. Toute demande préalable d’argent (via Western Union souvent) ou de photocopies de papiers d’identité réserve assurément une mauvaise surprise.

Toxicomanie & trafic de drogue

Le prix de la drogue sur la voie publique est actuellement très bas, cela veut dire que le produit est disponible un peu partout. C’est effarant mais 47% des jeunes 15-16 ans et 2/3 des 18 ans ont pris au moins une fois des stupéfiants. Toutes drogues confondues, le Royaume-Uni occupe la funeste 1ère place en Europe en termes de consommation.

Quelle attitude les parents doivent-ils adopter? D’abord, détecter les comportements suspects: détachement du quotidien, cercle d’amis restreint, enfermement dans une bulle, baisse des résultats scolaires… Puis, si le mal est avéré, il faut veiller à ne pas entrer en conflit avec votre enfant, mais l’accompagner sur la réduction de sa consommation. Il doit comprendre qu’il endommage son cerveau.

La drogue, c’est grave mais pas désespéré. 85% des consommateurs habituels de cannabis sont rentrés dans le rang vers la trentaine !

Armes
La police britannique combat vigoureusement les agressions à l’arme blanche et les violences sur la voie publique, notamment chez les jeunes, par des fouilles ou contrôles dans les lieux publics. Il n’y a pas de tolérance et les sanctions pénales (amende, prison) sont immédiates. Fort heureusement, il devient de plus en plus rare que de jeunes Français arrivent en Angleterre pour un stage de langues porteurs (innocents) d’un Opinel ou d’un couteau suisse. Preuve que le message passe de mieux en mieux.

Afin d’améliorer encore la communication, Gérard Maréchal, consul général adjoint, me préviendra automatiquement dès qu’une évolution interviendra sur la page Royaume-Uni du site Conseils aux voyageurs.

Je suis également revenu sur les crises qui ont touché nos compatriotes résidant ou de passage au Royaume-Uni lors de l’éruption volcanique en Islande et des intempéries de décembre dernier. J’ai suggéré que nous dressions une analyse comparée objective des réponses apportées par la France et le Royaume-Uni lors de l’interruption prolongée du trafic aérien et évoquer les enseignements qui doivent être retenus.

En réponse, Edouard Braine, consul général de France à Londres, a proposé qu’une réunion sur la gestion de crise soit organisée au consulat prochainement, afin d’évaluer ce que nous pouvons faire pour améliorer notre réponse à nos compatriotes dans un contexte de crise.

Photo Flickr de Aquila

Stéphane Hessel, le roman vrai d’un humaniste

Une soirée d’exception pour un homme d’exception, voilà l’idée du consul général Edouard Braine et du nouveau conseiller culturel, Laurent Burin des Roziers, qui ont concocté un concert en l’honneur de Stéphane Hessel, sous le sceau de la fraternité universelle.

Ce 11 octobre, à l’Institut français, la prestation de Clara Cernat au violon et de Thierry Huilliet au piano fut un enchantement. Puis, Stéphane Hessel s’est avancé. D’une voix rauque mais souple, il s’est lancé dans un plaidoyer implacable en faveur de la paix. La paix est la seule réponse possible au sentiment d’insécurité d’Israël, assène-t-il. Seul en scène, debout, il a figé l’auditoire pendant une demi-heure. On a oublié qu’il avait 93 ans, et lui aussi.

Stéphane Hessel, encadrée de Floriane Zuniga et de son mari, Xavier

Qui est Stéphane Hessel ? Un haut diplomate. Ambassadeur auprès des Nations Unies, sous Valéry Giscard d’Estaing, puis représentant de la France à la Commission des droits de l’Homme aux Nations Unies, sous François Mitterrand. Pourquoi a-t-il embrassé cette carrière ? J’ai trouvé la réponse, pleine de beauté tragique, dans la courte biographie de Stéphane Hessel rédigée par Floriane Zuniga qui fut professeur au lycée Charles de Gaulle. Je la remercie d’avoir accepté de me préparer ce superbe texte à l’intention des lecteurs de mon blog. Ainsi donc, Stéphane Hessel a choisi le Quai d’Orsay tandis qu’il était en camp de concentration pour avoir rencontré des opposants au nazisme de toutes nationalités et comprenant que les forces européennes devaient s’unir pour prévenir de nouvelles catastrophes.

Et des catastrophes, il en a vécues. Prisonnier de guerre en 1940, il s’évade pour gagner l’Angleterre. Affecté au contre-espionnage, il est envoyé en mission en France en 1944 où il sera arrêté et interrogé par la Gestapo. Déporté à Büchenwald, puis à Dora, il survit avec l’aide de la Providence et parvient à s’échapper en sautant d’un train pour rejoindre les lignes américaines à Hanovre.

Edouard Braine, consul général de France à Londres, et Stéphane Hessel

L’homme est une « espèce agressive », écrira-t-il plus tard. Il n’était pas prédestiné à le comprendre si tôt ce jeune homme de 22 ans, fou de poésie, élevé dans l’amour de l’art par des parents berlinois et protestants, venus s’installer en France en 1925. La poésie, dont il fut initié tout enfant et en trois langues par sa mère, demeura le condiment intime et indispensable de son quotidien et son ultime refuge au coeur de la barbarie. Quant à sa vie publique, il ne cessera d’intercéder pour que le plus fort épargne le plus faible, faible jusqu’à l’insignifiance parfois comme le « sans-papier » ou le « sans-logis », dont il a porté la voix tout récemment.

Au rang de ses multiples engagements, Stéphane Hessel est membre du comité de parrainage du Tribunal Russell sur la Palestine, une forme de tribune pour mobiliser les opinions publiques au nom du droit international. Son objectif était de financer la prochaine session du tribunal à Londres du 20 au 22 novembre. Si je partage son engagement en faveur de la paix, je ne peux me résoudre à adopter une approche qui me paraît trop unilatérale à l’encontre d’Israël.

Aussi après son intervention, je suis allé saluer Stéphane Hessel, et je lui ai confié que nous avions assurément une foi commune que je résumerai par cette formule de Victor Hugo : “Ceux qui vivent sont ceux qui luttent”. Au delà, je ne soutiens plus la comparaison avec un tel personnage.

La Marelle avance de case en case

Localisée à Dartford dans le Kent, la Marelle est une de ces « écoles du samedi » qui enseigne aux plus jeunes les rudiments de la langue française, dans le cadre du programme Flam (objectif 3 du Plan Ecole).

Le fameux pont de Dartford

Cet été, je me suis une nouvelle fois rendu à la kermesse de la Marelle et les projets annoncés par Hasina Harris et Emma Burrows, les administratrices, ont pris bonne tournure.

Principale nouveauté pour la rentrée 2010: l’enseignement du français aux élèves qui préparent le GCSE (General Certificate of Secondary Education), âgés de 13/14 ans, avec l’ambition pour l’école d’intégrer de plus en plus d’anglophones. Dans le cas des élèves francophones, Hasina peut les aider à se présenter à l’examen, en candidat libre, dès l’âge de 11/12 ans.

Autre initiative, les cours de conversation pour adultes ont débuté. Hasina anime déjà cinq débutants et quatre étudiants plus avancés, presque tous des parents d’élèves.

Le développement rayonnant de la Marelle sous l’impulsion émérite de ses fondatrices s’inscrit parfaitement dans la philosophie du Plan Ecole. En effet, 78 élèves sont officiellement inscrits, soit 8 de plus que l’an dernier, en dépit du départ de quelques familles.

Comme l’avait présagé Michel Monsauret lors du lancement du Plan-écoles, la multiplication des écoles Flam au Royaume-Uni sera un point d’appui fondamental pour faciliter la création de filières bilingues.

« A long terme, le projet d’une école bilingue me tient a cœur, dès le primaire », confie Hasina. Plusieurs familles l’ont déjà sollicitée en ce sens. Il faut dire que la Marelle bénéficie d’une situation géographique favorable : « Nous attirons des familles du Kent, de l’Essex, de Bromley, de Londres et même de West Sussex (Crawley). De plus, nous avons suffisamment de personnel avec neuf enseignantes rémunérées, six assistantes rémunérées et trois assistantes bénévoles. »

J’ai prié Laurent Batut qui remplace Michel Monsauret de bien vouloir inviter tous les responsables d’écoles Flam qui partagent ces velléités lors de la prochaine réunion du Plan Ecole concernant de l’objectif 2 (« Doubler en 5 ans le nombre d’établissements offrant un enseignement bilingue français-anglais au Royaume-Uni »). Je vous tiendrai informés.

J’ai une infinie tendresse pour ces petites écoles Flam qui font avec les moyens du bord et les bonnes volontés de tous. Pour le moment, le problème à la Marelle est le stockage de ses ressources. L’école ne dispose que d’un étroit cagibi pour entreposer le matériel de travail de 8 classes. Une anecdote qui illustre bien l’esprit prosaïque qu’il faut pour avancer au quotidien. « Je dois voir la directrice de l’école dont nous louons les salles pour en discuter », confie Hasina, en souriant. Toujours.

Le site de la Marelle – Tel. : 07954 585 601

Photo Flickr de KH 1234567890

Devenir français, ça se fête !

Le gouvernement a décidé de généraliser les cérémonies dites d’accueil dans la citoyenneté, permettant de célébrer l’entrée dans la nationalité française, qu’elle soit acquise par voie de naturalisation ou par voie du mariage.

Jusqu’à présent et contrairement aux Etats-Unis ou au Canada, la remise du certificat de nationalité se faisait administrativement, presque en catimini.

Edouard Braine, consul de France à Londres

Edouard Braine, consul de France, a eu la bonne idée d’inviter les élus à participer à une cérémonie d’accueil, il y a quelques jours à Londres. J’ai ainsi pu adresser quelques mots d’accueil à une trentaine de nouveaux Français venus de tous horizons.

L’événement ne manquait pas de solennité, puisqu’encadré d’un portrait du chef de l’Etat et du buste de Marianne, le consul a rappelé les valeurs qui fondent notre République et nos motifs de “vivre ensemble”.

Edouard Braine a trouvé des mots simples et chaleureux qui se sont figés dans le coeur de ces impétrants aux yeux brillants pour leur signifier qu’ils étaient les bienvenus dans leur nouvelle patrie.

A l’issue du discours et d’une vibrante Marseillaise, nos nouveaux compatriotes ont reçu un dossier comprenant la Constitution française, la déclaration des droits de l’Homme, une information sur les symboles de la République.

 Autour d’une coupe de champagne ou d’une boisson hallal, nous avons alors conversé en évoquant les parcours respectifs de chacun, dont certains relèvent de l’aventure.

Finalement, comme tous ces naturalisés, moi non plus je ne suis pas prêt d’oublier cette cérémonie, tant j’ai apprécié sa mise en scène, le contenu émotionnel ou les histoires entendues.

Un représentant des Français de l’étranger siègera au Comité de pilotage des retraites

Une personnalité « issue des instances représentatives des Français de l’étranger » va désormais siéger au Comité de pilotage du régime des retraites, au titre de l’article 1 du projet de loi. En effet, le premier des amendements proposés par Joelle Garriaud-Maylam, sénatrice des Français établis hors de France, a été adopté au Sénat peu avant minuit, mardi 12 octobre.

Joëlle Garriaud-Maylam

C’est là une belle victoire, obtenue grâce à l’avis positif du gouvernement, le ministre ayant fait appel à la « sagesse » du Sénat.

La commission des Affaires sociales (faute sans doute d’une présence de sénateur des Français de l’étranger pour soutenir cet amendement lors de sa présentation en commission la semaine dernière) avait émis au départ un avis négatif. Joëlle Garriaud-Maylam a remercié ses collègues UMP Christian Cointat, Louis Duvernois, André Ferrand, Christophe-André Frassa, Michel Guerry et Christiane Kammermann de leur cosignature et de leur soutien à cet amendement, qui est donc aussi le leur.

Dans l’attente du compte-rendu définitif, vous trouverez en pièce jointe la dépêche publiée par l’AFP du 13 octobre 2010 sur l’avancement de ce dossier des retraites et un lien vers un article publié à l’instant sur le site de TF1 : « Malgré les grèves, la réforme des retraites avance« .

Ma première lettre d’information est partie !

Cher amis,

Certains parmi vous ont déjà reçu, par email, ma première newsletter (n°1 – Octobre 2010) qui récapitule les principaux articles parus en août et septembre.

Si vous n’êtes pas abonné, vous pouvez recevoir la prochaine lettre de novembre en me déposant simplement votre courriel dans le pavé figurant en haut de colonne de droite de ce blog.

Par ailleurs, vous pouvez vous affilier au flux RSS (voir le lien dans la colonne de droite) pour être informé en temps réel de la publication de chaque nouveau billet.

Mon blog est destiné à présenter mes actions au service des Français du Royaume-Uni que j’ai l’honneur de représenter sans esprit partisan depuis plus de quatre ans au sein de l’AFE (Assemblée des Français de l’étranger).

Ce blog est aussi une invitation à la libre pensée et au débat d’idées avec chacun d’entre vous pour qui je suis disponible et à l’écoute. J’en profite pour vous remercier de tous vos commentaires et de vos encouragements. Croyez bien qu’ils me sont précieux

Photo Flickr de Kevin H

Toque blanche et Black Tie, le 20 novembre prochain

Au printemps dernier, je m’étais fait l’écho de l’initiative de Gilles Quillot destinée à numériser 150 livres de cuisine rares et historiques. Pour recueillir les fonds nécessaires, le président de l’Association culinaire française (ACF) avait organisé à la médiathèque de l’Institut français une vente aux enchères de lots offerts par des sponsors. Les ouvrages numérisés sont accessibles à tous sur la Culturethèque de l’Institut (lire : « ACF : L’art culinaire français en partage » du 19 mai 2010).

Savez-vous que l’Association culinaire rassemble près de 250 chefs français expatriés au Royaume-Uni sur un total de 650 ! Gilles Quillot a transmis toute sa vitalité et sa créativité à ce groupement qui multiplie les événements gastronomiques comme vous pouvez le constater sur son site.

Et justement, un grand dîner de gala vous attend le samedi 20 novembre, au Brewery à Londres !

Tous les détails (prix, plan accès…) sont décrits dans cette invitation au prochain « ACF Annual Black Tie Dinner Dance« , dont les plats seront signés Erling Rugsten qui vient de remporter le prix du « Banquet de l’année ».

Dans cette attente, je vous recommande de lire le savoureux entretien de Gilles au Petit Journal du 4 octobre dernier, car il pressent que la cuisine française redevient à la mode à Londres. «Nous souhaitons que les peuples se connaissent davantage et en finissent avec les stéréotypes qui existent des deux cotés de la Manche.» disait Jack Straw, Foreign Secretary. Gilles brise un tabou en citant trois mets anglais qui peuvent trouver grâce aux papilles d’un grand chef français (seulement trois, il est vrai) : « l’agneau du Pays de Galles absolument phénoménal, la crème double qui est superbe pour les quenelles de veau ou encore le gibier et notamment la grouse ».

Mais s’il est un stéréotype dont nous sommes fiers, c’est celui de l’excellence culinaire hexagonale entretenue avec succès par Gilles et tous les chefs français du Royaume-Uni.

Tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur le consulat

Lors de la réunion annuelle des consuls honoraires en juin 2009 à la résidence de l’Ambassadeur, j’avais exprimé le souhait de disposer d’un document de synthèse présentant les services du consulat.

La principale raison était d’inciter mes compatriotes à s’enregistrer. Lorsque vous êtes inscrit, le consul vous connaît, dit le document qui vient d’être publié par la Maison des Français de l’étranger (MFE). C’est aussi simple que cela et aussi salutaire le jour où il vous arrive un pépin. Rappelons que cette formalité peut être faite sans vous déplacer.

Pour vous inscrire à Londres
Pour vous inscrire à Edimbourg

Je mets à votre disposition ce document que je considère excellent et qui est simplement intitulé : Le consulat de France, avec un sous-titre très évocateur « Votre mairie à l’étranger. »

Ce dépliant vous permettra de saisir le périmètre d’intervention du consulat et ce qu’on est en droit de lui demander. Son champ d’action est large. D’abord, l’obtention de divers papiers d’identité qui se prolonge par l’organisation des élections ou le recensement des jeunes. A noter que le consul peut exercer des fonctions notariales ou d’officier d’état civil dans un certain nombre de pays. Ensuite, le consulat exerce des missions de soutien : bourse scolaire, emploi, aide sociale et judiciaire, hospitalisation ou rapatriement.

Un beau travail signé par la Maison des Français de l’étranger dont vous pouvez utilement consulter le site.

Témoigner pour favoriser la mobilité

Je reviens sur les 1ères Rencontres jobs transfrontaliers pour remercier la presse régionale d’avoir assuré la promotion de l’événement des deux côtés de la Manche. Vous pourrez lire deux articles, ci-dessous.

Dans l’attente de facilités logistiques (un « metro transmanche », par exemple), l’enjeu actuel consiste à faire évoluer les mentalités pour inciter les chômeurs de la Côte d’Opale à oser la mobilité professionnelle. Il faut « démystifier le franchissement des frontières », déclare Catherine Fournier, maire de Frethun. Et pourtant, il ne s’agit que de parcourir quelques kilomètres à destination du sud de l’Angleterre ou même de la Belgique (Lire : « Pari gagné pour les 1ères Rencontres jobs transfrontaliers » du 6 octobre 2010).

Contribuer à la réduction du chômage en France fait partie de mon engagement. Déjà, le 22 septembre 2006, le réseau Eures m’avait demandé de participer à l’événement « Je Paris l’Europe pour l’emploi », étape française du « European Mobility Road Show ». J’avais rendu compte, lors de leur conférence de presse, des résultats de l’action que j’avais mené avec Eures pour répondre à une offre de 200 emplois. Eures m’avait offert de participer l’année suivante à la formation de ses conseillers européens à Séville puis de transmettre mon expérience lors de la plus importante manifestation d’offres d’emplois transfrontaliers, le fameux «Job Days» à Bruxelles. Rappelons que Eures est le portail européen pour l’emploi qui a pour but de faciliter la mobilité des travailleurs au sein de tous les pays de l’Union européenne.

L’inconnu inquiète toujours. Partager son expérience permet de lever les appréhensions des candidats à l’expatriation et de les rassurer sur leur aptitude à travailler hors de leur cocon. Le journal Nord Littoral m’a permis d’en fournir un nouveau témoignage.

Allons chercher les emplois où ils se trouvent et découvrons par là même d’autres modes de vie et de pensée ! Je me range publiquement aux côtés de personnalités qui prennent des initiatives en ce sens. Je pense à Catherine Fournier, maire de Frethun, qui a accueilli les 1ères Rencontres, ainsi qu’à Edouard Braine, notre consul de France particulièrement impliqué dans l’emploi des jeunes Français, notamment ces « Oubliés de Saint-Pancras » (Lire : « Emploi (14) : Naissance du « plan d’emploi pour les jeunes » au Royaume-Uni » du 06 mai 2010).

Lire l’article  « Partager mon expérience pour lever les doutes de chacun » – Nord-Eclair – 1/10/2010.
Lire l’article « Kent firms in Calais to promote cross-Channel business » – Kent Business – 30/09/2010

Les entrepreneurs français enchantés par les Rencontres Jobs transfrontaliers

Je reviens sur l’événement de Frethun, pour mettre à l’honneur deux entrepreneurs que j’apprécie particulièrement, d’autant que nos parcours se sont mêlés au sud de l’Angleterre depuis longtemps (Lire : « Pari gagné pour les 1ères Rencontres jobs transfrontaliers » du 5 octobre 2010). 

Olivier Cadic et Gregory Dumont, fondateur de SBE à Ashford

Gregory Dumont est le fondateur de SBE UK à Ashford (Société Boulonnaise d’Electronique). Il a débarqué quelques semaines après moi dans le sud de l’Angleterre en 1996, année de l’ouverture de la gare Eurostar à Ashford, seul arrêt avant Londres. Rejoint ensuite par David Rosenberg, cette société spécialisée dans la réparation d’appareils électroniques a connu un développement foudroyant et compte aujourd’hui 900 personnes au Royaume-Uni. Près de quinze ans plus tard, nous sommes encore là, tous les deux, pour témoigner et transmettre notre enthousiasme à la nouvelle génération. J’avais déjà évoqué les difficultés rencontrées par SBE pour trouver du personnel dont les Français de représentent que 5% des effectifs (Lire : « Vers une nouvelle génération de transfrontaliers » du 24 août 2010). 7 salariés de SBE font du covoiturage et utilisent le shuttle chaque jour entre Calais et Ashford.

Ronald Chandler, directeur d’Eikos, et sa nouvelle collaboratrice

Ronald Chandler, directeur d’Eikos, et sa nouvelle collaboratrice

Ronald Chandler, directeur d’Eikos, aide depuis plus de dix ans les entrepreneurs français à s’installer au Royaume-Uni, en leur fournissant notamment une structure d’accueil. Sa présence à la foire aux jobs de Frethun lui a permis de recruter une nouvelle collaboratrice qui posera ses valises à Ashford cette semaine même. De plus, Ronald a embauché deux stagiaires qui commenceront début janvier, ainsi qu’une assistante commerciale pour l’un de ses clients, distributeur de compléments alimentaires.

Inutile de préciser que Grégory et Ronald espèrent vivement l’avènement d’une navette ferroviaire transmanche entre Ashford et Calais-Frethun, pour rendre tous les emplois créés dans le Kent immédiatement accessibles aux habitants du Calaisis.

Tous les autres chefs d’entreprises présents aux Rencontres m’ont confié qu’ils avaient passé une journée bénéfique en soulignant qu’il fallait renouveler l’expérience.

Pari gagné pour les 1ères Rencontres jobs transfrontaliers

Le plan Emploi pour le Royaume-Uni souhaité par Edouard Braine, notre consul général à Londres est en marche. Une nouvelle page des relations franco-britanniques commence à s’écrire avec l’émergence de travailleurs transfrontaliers.

Un millier de visiteurs se sont présentés à Frethun en quête d'un job, d'un stage ou d'informations en vue de s'expatrier.

Sous un grand chapiteau tendu sur le parking de la gare Eurostar de Calais-Frethun, le 1er octobre dernier, les 1ères Rencontres jobs transfrontaliers ont attiré près d’un millier de visiteurs. Résultat, une centaine d’emplois pourvus et 70 stages attribués.

L’initiative de Catherine Fournier, maire de Frethun, s’est révélée être un véritable succès.

Je suis arrivé en compagnie d’Edouard Braine et d’Olivier Tulliez, consul adjoint, venus exprès de Londres. Sur place, j’ai eu le plaisir de retrouver des sociétés françaises implantées dans le Kent telles que SBE (Société Boulonnaise d’Electronique) ou Eikos, aux cotés de sociétés prestigieuses comme Accor ou Eurotunnel.

« Que de chemin parcouru depuis la rencontre organisée à Ashford », s’est exclamé Edouard Braine, devant l’afflux général. En effet, à sa demande, pour préparer cet événement, j’avais organisé des entretiens à Ashford, le 8 juillet dernier, pour permettre a Catherine Fournier de rencontrer des entrepreneurs français implantés dans le Kent (Lire : « Vers une nouvelle génération de transfrontaliers »). A cette occasion, j’avais fait la rencontre de la maire de Fréthun pour qui la croissance économique de la Côte d’Opale est la clé du sous-emploi qui frappe le Calaisis.

Il ne s’agit cependant que d’une première étape. La route sera longue pour banaliser le travail outre-Manche et inciter à la mobilité sur la Côte d’Opale. Pour Catherine Fournier , tout est question de mentalité, il faut donc « démystifier le franchissement des frontières ».

Olivier Tulliez, consul adjoint, Edouard Braine, consul général de France, Catherine Fournier, maire de Frethun

A cet effet, Guillaume Dufresne et son dynamique centre Charles Peguy avaient fait le déplacement depuis Londres pour offrir des emplois et répondre aux aspects pratiques ou juridiques de la vie outre-Manche : prix des transports, protection sociale, imposition… Par ailleurs, pour estimer l’employabilité à l’étranger des visiteurs, un stand permettait d’évaluer gratuitement le niveau de maitrise de l’anglais et du flamand.

Pour précipiter les échanges entre les côtes française et anglaise, rien ne vaudra un “métro transmanche”, selon l’expression de Thaddée Segard, président d’Opale Link, association dédiée au développement de la Côte d’Opale. Les responsables d’Eurotunel présents à la manifestation ont semblé parfaitement conscients de l’enjeu d’un projet de navette transmanche, reliant Calais-Frethun à Ashford par exemple, qui ferait éclore une nouvelle génération de travailleurs transfrontaliers.

Concert à Londres en l’honneur de Stéphane Hessel

Le lundi 11 octobre, à 19h30, le duo violon piano, Clara Cernat et Thierry Huillet (www.pianoviolon.com), donnera un concert de qualité exceptionnelle en l’honneur d’un grand humaniste et militant européen, héros de la Résistance et ambassadeur de France : Stéphane Hessel.

Stéphane Hessel était un des grands témoins de la récente commémoration du 70ème anniversaire de l’appel du 18 juin.

Ce concert, inspiré par un esprit de paix et de justice, débutera par la sonate de Mendelsohn pour alto et piano, oeuvres sublime composée à 14 ans, qui sera suivie par deux autres pièces, l’une « moderne », l’autre contemporaine, qui se répondront : la suite hébraïque d’Ernest Bloch précèdera la création mondiale d’une oeuvre de Thierry Huillet «Metta», pour violon et piano, dédiée à la cause de la paix dans le monde arabe.

La deuxième partie du concert débordera de romantisme et de lyrisme grâce à une musique «européenne, entrainante et populaire» portée par le dialogue amoureux du piano français à l’ouest et du violon roumain à l’est. La sérénade mélancolique opus 26 de Tchaikovsky ouvrira le bal, suivie de la danse macabre de Saint-Saens, le concert s’achevant par une oeuvre du tchèque Smetana (From my Homeland).

Les 250 places disponibles de la salle Louis Lumière de l’Institut Français de Londres sont volontairement mises en vente à un tarif très abordable (10 £ pour les jeunes et étudiants, 15 £ pour les autres). Vous pouvez acheter des billets en utilisant ce lien dédié au concert violon piano à l’Institut.

A l’issue de ce concert, Stéphane Hessel présentera, à ceux qui souhaitent lui apporter leur soutien, son projet de réunir à Londres en novembre 2010 la deuxième session internationale du tribunal Bertrand Russell sur la Palestine. Les donateurs et ceux qui souhaitent le soutenir participeront à une réception qui permettra à Stéphane Hessel de présenter cette initiative.

Je ne partage pas le regard à charge envers Israël porté par ce tribunal. Par respect pour la personnalité de Stéphane Hessel, et parce que Voltaire m’a enseigné : « Je ne suis pas d’accord avec ce que vous dites, mais je me battrai jusqu’à la mort pour que vous ayez le droit de le dire », j’ai pris une place pour assister au concert et l’écouter ensuite.

Photo Flickr de P Wood

Le CILT lance une campagne de sensibilisation en faveur de l’enseignement des langues étrangères

Tandis que le monde se globalise, les jeunes Anglais ont de moins en moins envie de parler autrement qu’en anglais.

Le désintérêt pour les langues étrangères ne fait qu’empirer au point que le National Centre for Languages (CILT) lance un cri d’alarme et une campagne sur Internet, soutenue par HSBC, Arsenal FC et Business for New Europe, entre autres.

En 2010 et pour la première fois, le français ne figure plus dans la liste des 10 sujets les plus populaires au GCSE. L’envie d’étudier une langue dans le cadre du GCSE recule constamment depuis neuf ans. Même déclin observable du côté du A Level.

Parler plusieurs langues représente un formidable atout dans la vie. Du reste, l’objectif n°2 du Plan Ecole vise à développer le nombre d’écoles bilingues au Royaume-Uni (lire aussi :  « Plan Ecole (10) : Favoriser l’enseignement bilingue français-anglais (objectif 2) » du 23 juin 2008).

La campagne CILT, organisation sans but lucratif, vise à encourager les jeunes Britanniques à apprendre une langue étrangère en soulignant l’importance des compétences interculturelles dans le milieu de travail. En effet, ce manque d’ouverture d’esprit devient un sujet de préoccupation pour de nombreux employeurs, car il constitue un frein à la compétitivité des entreprises et la croissance économique du Royaume-Uni qui pourrait s’étoffer de 21 milliards de livres si les compétences linguistiques étaient supérieures, selon une étude citée par le CILT.

Je vous invite à promouvoir l’enseignement de langues étrangères au Royaume-Uni en apportant votre soutien à l’appel du CILT sur leur site internet. En confortant leur démarche, nous aiderons indirectement la réalisation de l’objectif 2 du Plan Ecole.