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Anne Oppetit rejoint l’AFE

Je suis ravi de vous annoncer que Anne Oppetit siège désormais à l’Assemblée des Français de l’étranger, en remplacement de Laurence Azzena-Gougeon, démissionnaire. En effet, Anne occupait la quatrième position sur la liste UFE que je conduisais en 2006.

La nomination a pris effet le 8 novembre par arrêté du ministre des Affaires étrangères et Européennes en date du 10 novembre 2010.

Anne connait parfaitement les problématiques liées à l’enseignement français au Royaume-Uni. Elle a même présidé l’APL, l’association des parents d’élèves.

J’ai apprécié la clairvoyance de ses jugements chaque fois que j’ai eu à lui demander conseil.

Anne rejoint la commission de l’Union européenne de l’AFE et je suis convaincu que tout le monde appréciera très vite l’étendue de ses qualités.

Welcome Anne !

Pierre-Alain Coffinier, nouveau consul à Edimbourg

Il y du nouveau pour les Français en Ecosse : Pierre-Alain Coffinier a été nommé, par décret, au poste de consul général de France à Edimbourg, en remplacement de Hervé Bouché, parti à la retraite.

Ancien conseiller des Affaires étrangères en Orient, il aura parcouru le Moyen Orient dans les années 90, au gré de diverses missions au Qatar, au Yemen ou en Jordanie. Ces dernières années, on retiendra ses fonctions de sous-directeur du Mexique, d’Amérique centrale et des Caraïbes, entre 2005 et 2006, puis celle de sous-directeur de l’Europe occidentale, nordique et balte, depuis 2007.

Je l’ai appelé ce matin pour lui souhaiter la bienvenue et un bon dépaysement, ce doux sentiment qui fait profit de tout événement que Pierre-Alain Coffinier doit certainement apprécier.

Photo Flickr de Ewinchiu

Journée portes-ouvertes à la Petite Ecole de Leeds

La Petite école de Leeds vous salue bien !

Quel chemin parcouru par Catherine Blain, Patricia Lefebvre et Corinne Lapierre depuis notre première rencontre début 2006 à Leeds, tandis que je faisais campagne pour mon élection à l’AFE.

Pleines d’entrain, elles créaient leur petite école dans le nord de l’Angleterre avec des rêves plein la tête.

Aussi très naturellement, sitôt l’élection passée, j’avais écrit à la conseillère culturelle pour signaler cette initiative et exprimer mon espoir de la voir soutenue par le programme Flam.

Sachant que je venais sur Leeds, Catherine, Patricia et Corinne ont organisé une journée portes-ouvertes à la faveur de mon déplacement et je peux ainsi témoigner de l’essor manifeste et du dynamisme ambiant de cette école.

Désormais fréquentée par 90 enfants répartis en 8 classes (2 maternelles, 2 CP, CE1, CE2, CM1 et CM2), cette « école du samedi » attire des élèves qui viennent parfois de Manchester.

J’ai eu le privilège d’échanger avec les parents présents et d’assister à l’engouement des visiteurs venus découvrir cette école. Le discours de Catherine Blain a mis en avant l’enthousiasme et la qualité de l’ équipe pédagogique. Mais j’ai aussi retenu cette volonté de ne laisser personne au bord du chemin. La petite école de Leeds a mis en place un système de bourses pour les familles en difficultés financières. Prochaine étape, aider cette petite école à devenir grande.

En écoutant tous ces loupiots réciter un poème, puis chanter à l’unisson, tout mon combat en faveur des enfants situés en dehors du système éducatif français à l’étranger s’est trouvé bien tendrement récompensé. En nous réunissant pour faire cette photo souvenir, l’école m’a offert assurément un de mes plus beau souvenir d’élu.

Merci à Catherine, Patricia, Corinne et leur équipe éducative pour ce formidable accomplissement.

Et au delà, coup de chapeau à l’engagement de ces super-mamans qui œuvrent chaque samedi au sein de 38 écoles bâties sur ce modèle au Royaume-Uni.

70% des enfants français à l’étranger sont en dehors de l’enseignement français. 0,1% du budget de l’enseignement français à l’étranger leur sont consacrés.

Pour vous et avec vous, nous allons changer cela !

Site de l’école de Leeds

Crédit photo Georges Liporace

Kentish Town (19) : Les pré-inscriptions sont ouvertes au nouveau collège, baptisé CFBL !

Comme annoncé, la première réunion du plan Ecole animée par Laurent Batut a permis de faire le point sur les avancées de l’objectif 1 « Augmenter de 500 par an le nombre de place dans les écoles françaises ».

Au rang des satisfactions, l’ouverture confirmée en 2011 du collège situé à Kentish Town, désormais baptisé CFBL, Collège Français Bilingue de Londres.

Cette ancienne école victorienne totalement rénovée accueillera 640 élèves dès la rentrée prochaine, de la grande section maternelle à la troisième.

Je n’ai pas manqué de féliciter Frédéric de la Borderie, chargé d’affaires recruté pour le plan Ecole, pour la qualité du travail fourni depuis 18 mois au profit de notre communauté.

La campagne de pré-inscriptions vient de démarrer !

L’école l’Ile aux Enfants gère les inscriptions au nouveau Collège Français Bilingue de Londres (87 Holmes Road, NW5 3AX), puisqu’elle fermera ses portes en juillet 2011 pour être intégrée au CFBL dès le 1er septembre 2011.

Rendez-vous donc sur le site de l’Ile aux Enfants pour télécharger :
– la fiche d’inscription pour une place en GSM ou en primaire
– la fiche d’inscription pour une place en secondaire (de la 6ème à la 3ème)

Il reste actuellement deux inconnues : l’homologation du collège et le montant des frais de scolarité.

Sur le premier point et comme vous pourrez le lire dans le compte-rendu de la réunion 10 novembre 2010, l’école primaire sera la continuation de l’Ile aux Enfants et sera donc automatiquement conventionnée. En ce qui concerne le collège, l’AEFE met tout en œuvre pour obtenir l’homologation avant l’ouverture de l’établissement, ce qui constituerait une procédure exceptionnelle.

Seconde inconnue, les frais de scolarité, car ils dépendront notamment du nombre d’élèves et du nombre de d’enseignants résidents mis à disposition par l’AEFE (Agence pour l’enseignement français à l’étranger).

Le board du nouvel établissement a demandé 8 postes de résidents à l’AEFE pour le collège en 2011-2012, puis 10 l’année suivante.

Cette inconnue aurait dû être levée depuis le mois de septembre et j’ai donc été surpris que le sujet soit toujours en suspens. Aussi, ai-je fait inscrire ces questions à l’ordre du jour du prochain conseil d’administration de l’AEFE qui se tiendra le 25 novembre.

Photo Flickr de Katherine Kenny

La gastronomie française reconnue patrimoine mondial

Engagé pour mon plus grand bonheur dans la journée portes-ouvertes de la Petite école de Leeds, je regrette de ne pas disposer du don d’ubiquité : j’aurais alors pu assister au dîner de l’ACF (Association culinaire française) qui s’est révélé un succès bien mérité avec 260 convives (Lire : « Toque blanche et Black Tie » du 12 octobre 2010). J’adresse toutes mes félicitations à l’équipe organisatrice conduite par Gilles Quillot, un chef de première grandeur.

Ce dîner du 20 novembre tombait à pic pour célébrer l’inscription de la gastronomie française au patrimoine culturel immatériel de l’humanité ! Une liste instituée par l’Unesco en 2003 pour protéger les traditions à l’instar des monuments.

L’idée de proposer notre candidature auprès de l’Unesco revient au président de la République, Nicolas Sarkozy, lors d’une visite au salon de l’agriculture, il y a trois ans. Depuis, le suivi du dossier par le Sénat avait été confié à Catherine Dumas, sénatrice et conseillère de Paris (voir l’article sur son blog).

Je suis très flatté que Catherine Dumas ait accepté mon invitation à venir à Londres, le 6 mai 2011, pour évoquer la manière dont elle a contribué au « Menu gastronomique des Français » de devenir une référence et rendre hommage aux chefs français qui contribuent au rayonnement international de notre savoir-faire culinaire.

On se dit désormais : quelle responsabilité pour les cuisiniers français à l’étranger dans l’exercice de leur art, désormais paré des attributs de la reconnaissance universelle !

Associer le label France au plaisir de bien manger, ainsi qu’à son rituel, de la présentation des plats à l’adéquation des vins en passant par le service, constitue un atout économique majeur pour conquérir des marchés internationaux, qu’il s’agisse d’exporter de la main d’œuvre qualifiée, des spécialités de terroir, des fromages, des vins ou encore tous nos produits issus de l’industrie agro-alimentaire.

De plus, aucune crise des vocations n’est en vue. Les émissions culinaires se multiplient sur les télévisions pour réveiller le bon goût dans un monde de fast-food et perpétuer la tradition.

La mondialisation est une problématique dont nous sommes obligés de sortir part le haut, au moyen de la créativité. Pour être unique ou du moins rare, deux perspectives se présentent : capitaliser sur l’héritage du passé (gastronomie, luxe ou musées nationaux) et bien se tenir à la pointe du progrès, où la France s’illustre dans le nucléaire, les jeux vidéo ou l’infographie pour le cinéma. Le gourou américain du marketing, Seth Godin, exhorte ses clients à être « remarquables » et seulement cela.

Photo Flickr de Sarah Ackerman

Longue vie à French Radio London (FRL)

C’est une heureuse nouvelle pour notre communauté : mercredi 17 novembre , à midi pile, French Radio London est née ! Une radio 100% francophone et généraliste fondée par Pascal Grierson (CEO).

Vous pouvez dès à présent écouter ses émissions en direct de la « Vallée des Grenouilles », charrie The Independent, autrement dit South Kensington, l’épicentre de la population française de Londres.

J’ai eu le plaisir d’assister au lancement officiel de FRL, depuis la résidence de l’ambassadeur à Londres, en présence d’illustres représentants de notre communauté dont le sympathique et talentueux chanteur Laurent Voulzy qui réside dans le sud de l’Angleterre.

« Un lien entre tous ceux qui ont le français en partage », a joliment résumé Maurice Gourdault-Montagne, ambassadeur de France au Royaume-Uni, souhaitant une audience étendue aux nombreux Britanniques francophiles.

Je félicite tout particulièrement Pascal Grierson qui encadre déjà une vingtaine de personnes et Thierry de Panafieu, directeur financier, qui a exprimé sa vive reconnaissance aux investisseurs qui ont permis à cette aventure d’éclore.

A la faveur de son lancement, la Radio organise une grande étude statistique pour connaître les goûts musicaux et les centres d’intérêts de ses auditeurs : cliquez ici.

Pour écouter French Radio London (diffusion 24h/24 sur le Grand Londres ou depuis son site Internet)


Discours de Maurice Gourdault-Montagne, ambassadeur de France au Royaume-Uni

Plan Ecole (20) : des écoles bilingues pour démocratiser l’accès à l’enseignement français

Une réunion publique d’information se tiendra le lundi 29 novembre à 18h30 à Dartford dédiée à l’objectif 2 du Plan Ecole, soit la multiplication des écoles bilingues (lire : « Plan Ecole (19) : appel public pour lancement des sections bilingues (objectif n°2 du plan) » du 15 novembre 2010).

Cette réunion, à laquelle je vous convie chaleureusement, concernera plus particulièrement la région du Kent. D’autres réunions seront organisées dans d’autres comtés pour rapprocher l’enseignement en français de tous nos compatriotes qui vivent en dehors de Londres.

En effet, lors du conseil d’administration de l’AEFE (Agence pour l’enseignement français à l’étranger), le 19 mai dernier à Paris, j’ai pris la parole au nom des parents d’élèves français qui sont scolarisés hors du système français et qui représentent 70% des familles françaises à l’étranger !

Tandis que nous débattions du Plan d’orientation stratégique de l’Agence, j’ai suggéré, qu’à l’instar de ce qui a été fait au Royaume-Uni, il soit établi une cartographie pour localiser tous les enfants français « hors réseau » et pour s’assurer qu’ils parlent au moins le français. Le président de l’AEFE a marqué son intérêt pour la cartographie réalisée au Royaume-Uni, estimant qu’elle pourrait servir de modèle au réseau mondial.

En second lieu, j’ai insisté sur la nécessité de développer le label France, devenant un nouveau levier pour insérer l’enseignement français dans l’enseignement local et offrir une solution à ceux qui ne vivent pas à proximité d’un établissement du réseau.

Je vous propose d’en reparler le 29 novembre !

Photo Flickr de Jonny Goldstein

Haïti, toujours en survie

Deux enfants, victimes du choléra, soignés par la Croix Rouge anglaise dans le camp La Piste.

Je vous fais part de ces quelques mots de Jacques Marie, élu AFE à Haïti, qui m’ont serré le cœur.

« Nous n’en sortons pas, entre le choléra qui continue et sous la menace du cyclone Tomas qui arrive, je préfère vous envoyer le rapport de nos modestes aides à Haïti pour lesquelles vous avez beaucoup contribué avant que d’autres désastres ne nous tombent dessus qui rendrait le rapport trop volumineux.

Entre temps la paralysie des institutions nationales et internationales est devenue une occupation à plein temps.

La lutte continue.

Amicalement  »

Comme vous, certainement, je ne sais plus que dire, ni penser. La conscience humaine se cabre devant un tel mauvais sort qui redouble sur les plus démunis de la planète.

Je vous adresse ce rapport d’activité de l’HPFE (Haïti Partenaire France Europe) qui fait un nouveau point dix mois après le séisme. Un document très détaillé et abondamment illustré de photos qui évoque les aides d’urgence, les actions de soutien à la demande d’associations, comme diverses actions durables, telle que la création d’un regroupement maraîcher à Montrouis ou le programme de formation d’animateurs et de formateurs de jeunes en partenariat avec Issy les Moulineaux (le site HPFE)

Photo Flickr de British Red Cross

Plan Ecole (19) : appel public pour lancement des sections bilingues (objectif n°2 du plan)

Vous êtes cordialement invités à vous joindre à la prochaine réunion d’information du Plan Ecole, surtout si vous habitez le Kent :

lundi 29 novembre à 18h30
Hôtel Campanile de Dartford – South East of London
Invitation à la réunion de Dartford et plan d’accès
(la réunion sera suivie d’un apéritif)

 Vincent Gleizes, attaché de coopération pour le français au service culturel de l’ambassade de France, aura le plaisir d’annoncer le lancement de l’objectif n°2 du Plan Ecole : « doubler en 5 ans le nombre d’établissements offrant un enseignement bilingue français-anglais au Royaume-Uni. »

Je vous rappelle l’objectif 1 du plan « Augmenter de 500 par an le nombre de place dans les écoles françaises » et l’objectif 3 « Soutenir le programme Flam ».

On dénombre déjà une cinquantaine d’écoles bilingues. Je soutiens qu’elles constituent la solution, car on ne pourra pas créer des écoles françaises partout dans le Royaume-Uni. (Lire : « Mon audition à l’Assemblée Nationale sur l’enseignement français à l’étranger » du 24 avril 2010)

Alors, comment développer des sections bilingues au sein des établissements anglais ? D’abord, en mobilisant toutes les bonnes volontés, ensuite, en essaimant en dehors de Londres.

Si vous (ou des parents d’élèves et acteurs de l’éducation)

– souhaitez organiser une réunion d’information dans votre région
– êtes intéressés par l’ouverture d’une école bilingue,
– connaissez localement une école britannique désireuse de s’ouvrir à la francophonie, soit par la création de section bilingue, de cours aménagés pour les élèves francophones, de l’instauration du DELF ou du Bac international, d’une filière exclusivement francophone (on peut rêver !)…

n’hésitez pas à contacter directement Vincent Gleizes, par email (vincentgleizes@diplomatie.gouv.fr) ou par téléphone (020 7073 1308).

Photo Flickr (poppy) de Scazon

11 novembre, jour des Poppies

In Flanders fields the poppies blow
Between the crosses, row on row,
That mark our place…

C’est ainsi que débute le poème du lieutenant-colonel John McCrae, médecin militaire canadien, rédigé le 3 mai 1915 sur le front belge.

« Dans les champs de Flandres, les coquelicots oscillent au vent, entre les rangées de croix qui marquent nos tombes…  »

Le médecin, témoin de la bataille d’Ypres, n’a pas évoqué le coquelicot, couleur sang, par goût de l’allégorie mais bien parce les coquelicots fleurissaient sur les champs de bataille de la Somme et des Flandres… pour disparaître la guerre finie.

Les soldats napoléoniens avaient aussi remarqué cet étrange phénomène, cependant naturel : un terrain crayeux labouré par des obus fait remonter la chaux qui fertilise la fleur.

C’est pourquoi les Britanniques, les Canadiens et membres du Commonwealth (Australie, Nouvelle-Zélande…) arborent massivement un poppy en papier en hommage aux anciens combattants, début novembre jusqu’au jour de l’armistice. 

Frôlant l’incident diplomatique, David Cameron a refusé obstinément de retirer son coquelicot, lors de sa visite à Pékin. Pour les Chinois, cette fleur évoque les guerres de l’opium perdues par la Chine au 19e siècle…

(de gauche à droite) Carole Rogers, présidente de la Fédération des associations françaises de Grande-Bretagne, Edouard Braine, consul général de France au Royaume-Uni, Olivier Cadic

Comme tous les Français de Londres, je portais sur mon veston la fleur symbole du souvenir et du sacrifice lors des commémorations du 11 novembre pour déposer la couronne de l’AFE devant la statue du maréchal Foch, lieu même où le général de Gaulle s’était rendu en 1940. Comment ne pas être ému en écoutant alors les enfants du lycée Charles de Gaulle mêler leurs voix à celles de leurs aînés pour entonner la Marseillaise et entourer ensuite le consul général Edouard Braine pour suivre un cours d’histoire improvisé sur le macadam ?

La cérémonie s’est poursuivie au cimetière militaire de Brookwood, devant la plaque répertoriant les 244 soldats français tombés au champ d’honneur et non rapatriés.

Cours d’histoire improvisé par Edouard Braine devant des enfants captivés

J’adresse mon salut à toutes les associations d’anciens combattants, du souvenir français, de la fondation de la France Libre, des officiers de réserve et à leurs représentants qui s’investissent pour célébrer la mémoire de ceux qui ont fait don de leur vie pour notre patrie.

Tous viennent se recueillir fraternellement, chaque année, grâce au transport collectif organisé par la Fédération des associations françaises de Grande-Bretagne présidée par Carole Rogers. Ce 11 novembre, j’étais ravi de partager le déjeuner avec des femmes et des hommes qui portent si haut notre drapeau.

Photo Flickr (poppy) de Nataliej

Le centre Charles Peguy, pivot du Plan Emploi

Ce 10 novembre, le centre Charles Péguy inaugurait ses nouveaux locaux du côté de Curtain Street, à deux stations de métro de St Pancras par la Northern Line. Plus spacieux, plus clairs et fonctionnels, les nouveaux lieux redonnent du baume au cœur à une équipe émérite.

Martin Hirsh, président de l'agence du Service civique ; Edouard Braine, consul général ; Guillaume Dufresne, président du centre Charles Péguy ; Olivier Cadic, conseiller élu AFE

Le consul général Edouard Braine n’avait pas ménagé ses efforts pour attirer les représentants de notre communauté en nombre, ainsi que la presse à cette pendaison de crémaillère.

Cerise sur le gâteau, Guillaume Dufresne, directeur général du centre d’Echanges internationaux (CEI) et Président du centre Charles Péguy, a déclaré que nous devions au consul d’avoir un buffet bien garni pour la fête. Et une fête bien méritée puisqu’elle couronne aussi une année de travail du comité de pilotage en faveur des Oubliés de St Pancras qui a obtenu le soutien financier indispensable à la survie de Péguy en 2010.

Pour l’occasion, Martin Hirsh, président de l’agence du Service civique, est venu adresser ses encouragements et ses félicitations pour le travail accompli en faveur de nos jeunes compatriotes tentés par l’aventure anglaise (Blog de Martin Hirsh: « Les Oubliés de Saint Pancras » du 11.11.2010).

On ne peut que s’en réjouir : le centre devient la rampe de lancement du Plan Emploi au Royaume-Uni. De quoi s’agit-il ?

Pour exprimer clairement et complètement ma pensée, je vous reproduis un extrait de mon discours qui a commencé par un coup de chapeau à notre consul général Edouard Braine.

(…) Son arrivée à Londres, il y a un an a marqué un tournant en matière de politique de l’emploi du consulat.

Edouard a décidé de s’engager en faveur de nos jeunes compatriotes qui comptent parmi les plus entreprenants, les plus courageux et les plus ouverts sur le monde, ceux qu’il nomme les « Oubliés de St Pancras ».

Pour l’aider dans sa tâche, je lui ai proposé que soit réuni, auprès de lui, une équipe pour créer un Plan Emploi, à l’image du Plan Ecole. Premier objectif : accompagner les premiers pas de nos compatriotes qui se rendent au Royaume-Uni pour y trouver un emploi, en s’appuyant sur le centre Charles Péguy.

Pourquoi les aider ? Parce que tout ce qui facilite leur établissement contribue à la réduction du chômage en France et à leur épanouissement personnel. Certains resteront, d’autres rentreront en France et un tiers ira vers des horizons plus lointains.

Pourquoi s’appuyer sur Peguy ? Charles Péguy est le champion du monde des placements à l’étranger ! Un champion toutes catégories : en volume et en coût par placement. 663 placements pour l’an dernier soit 21,2% des placements réalisés dans le monde par les bourses à l’emploi. Londres est le premier lieu de recrutement des jeunes Français hors de France. Bravo Guillaume Dufresne et à vos équipes pour ces performances.

Je voudrais saluer tous les élus à l’AFE qui se sont engagés solidairement en mars dernier à l’Assemblée des Français à l’étranger pour plébisciter Peguy et s’assurer que la subvention nécessaire à son fonctionnement soit maintenue. Merci à François Saint-Paul, directeur de la DFAE et au département de nous avoir entendu et d’avoir accordé ce soutien.

Cet appel à l’action solidaire lancé par Edouard Braine a été entendu. Les forces vives sont réunies, les clivages idéologiques dépassés.

Le soutien de l’agence du Service civique permet d’envisager un nouvel élan pour notre dispositif. La présence de Martin Hirsch, aujourd’hui, pour inaugurer le nouveau lieu qui va accueillir des milliers de jeunes à la recherche d’un emploi constitue un magnifique encouragement pour l’équipe de Peguy et nous tous à persévérer (…)

Lire l’intégralité du discours d’Olivier Cadic à l’occasion de l’inauguration des locaux du centre Peguy à Londres, le 11 novembre 2010.

 

Frais de scolarité : l’impact du plafonnement de la PEC au lycée Charles de Gaulle

Si la mesure de plafonnement de la Prise en charge (PEC) proposée par le rapport Collot-Joissains était votée, quelles seraient les conséquences pour les parents d’élèves des classes de seconde, première et terminale du lycée Charles de Gaulle ?

Les deux Parlementaires, auteures du rapport, proposent de se référer au niveau des frais de scolarité de l’année scolaire 2007/2008 par établissement, sur l’ensemble des établissements faisant partie du réseau de l’AEFE, puis d’appliquer une indexation de 3% par an pour tenir compte de l’inflation (lire le rapport Colot-Joissains).

En 2007/2008, le tarif trimestriel pour le lycée de Charles de Gaulle (CDG) était de £1,082.00. Entre temps, les frais de scolarité ont progressé de 10% par an. Lors du dernier conseil d’établissement de CDG, le mois dernier, le proviseur a clairement pronostiqué une progression constante de 10% an pour les cinq prochaines années.

Nous pouvons donc anticiper qu’en 2011/2012, les frais de scolarité du lycée seraient de £1,580 et que la prise en charge sur la base du rapport s’élèverait à £1.217 (voir le graphique ci-dessous), laissant un montant de £363 à acquitter trimestriellement par les parents d’élèves soit 23% de la somme totale. Jusqu’à présent les frais étaient entièrement couverts par la prise en charge. Bien entendu, les bourses permettraient de venir aider les familles ne pouvant assumer cette dépense.

Si la tendance se maintient, en 2014/2015, l’Etat couvrira à peine deux tiers (64%) des frais de scolarité. Cela constitue encore une véritable aubaine en ces temps de disette budgétaire pour les familles concernées.

Pour les familles des enfants en maternelle, primaire et collège qui assument la totalité des frais de scolarité, la dérive des coûts apparaît clairement sur le graphique. On comprend pourquoi les représentants des parents d’élèves ont clairement exprimé leur désapprobation devant cette perspective. Ils ont mon plein soutien.

Comme je l’ai exprimé à l’Assemblée Nationale (Lire : « Mon audition à l’Assemblée Nationale sur l’enseignement français à l’étranger » du 24 avril 2010), il est un peu facile de faire payer davantage les parents d’élèves en prétextant l’insuffisance de subventions : il faut revoir sérieusement la structure des coûts, car les budgets ne sont pas d’une grande clarté. La situation manque de transparence au niveau de l’AEFE !

Lire aussi : « Frais de scolarité : le Président de la République se déclare favorable au plafonnement de la mesure de Prise en charge » du 03 novembre 2010

Les Français de l’étranger dans la réforme des retraites

Je me réjouis que la réforme des retraites, courageuse et salutaire, soit enfin adoptée par le Parlement, après trois semaines d’âpres discussions.

Comme l’a dit le Premier Ministre François Fillon en conclusion, « la loi de la République doit être désormais acceptée par tous ».

Le débat sur les retraites a duré près de 140 heures au Sénat. Certains sénateurs représentant les Français de l’étranger se sont particulièrement illustrés. Notre sénatrice, Joëlle Garriaud-Maylam, soutenue par les sénateurs Christian Cointat, Louis Duvernois, Christophe Frassa et Michel Guerry, a déposé trois amendements au bénéfice des Français hors de France, dont deux ont été définitivement adoptés.

Le premier amendement qui a reçu une traduction législative permettra d’offrir une information spécifique aux futurs expatriés et leurs conjoints sur leurs droits à pension. Un décret d’application viendra préciser des modes d’information. Les conséquences de l’expatriation sur la retraite sont bien souvent négligées par nos ressortissants trop enthousiastes d’avoir décroché un emploi hors de France. Éric Woerth, ministre du Travail, de la Solidarité et de la Fonction publique n’a vu aucun inconvénient à cette mesure.

A ce titre, je vous rappelle que l’UFE organise une réunion d’information sur le sujet à Londres le 15 novembre prochain (voir lien)

Le second amendement accepté vise à faire de la Caisse des Français de l’étranger, la CFE, l’interlocuteur unique en matière d’assurance volontaire vieillesse pour nos expatriés. « L’intérêt général doit primer, justifie Joëlle Garriaud-Maylam. La CFE est certes un organisme de droit privé, mais elle a d’abord une mission de service public. Si l’affiliation au système de retraite peut être rendue plus accessible pour de nombreux compatriotes, nous ne pouvons que nous en réjouir. » Cet amendement confirme la base juridique de la mission de la CFE. 

Enfin, parlons du troisième et dernier amendement qui a été rejeté par la commission mixte paritaire : il n’y aura pas de représentant des Français de l’étranger au Comité de pilotage des retraites. L’idée d’ouvrir la composition du Comité de pilotage à des expatriés qui disposent d’une connaissance fine des systèmes de retraite étrangers n’a pas semblé suffisamment pertinente. Du moins pour l’instant, car la Joëlle Garriaud-Maylam a été informée que la nomination d’un représentant des Français hors de France au sein de cette instance pourrait être décidée par décret. (Lire aussi : « Un représentant des Français de l’étranger siègera au Comité de pilotage des retraites » du 14 octobre 2010).

Lire les Extraits des débats au Sénat sur les Français de l’étranger dans la réforme des retraites (Oct. 2010)

Une jeune volontaire du Service Civique intègre le lycée CDG

La charmante jeune fille qui avait sollicité une mission de service civique auprès du lycée Charles de Gaulle ne pouvait imaginer un tel accueil : un parterre d’une centaine de spectateurs, comprenant ministre, ambassadeur, élus ou proviseur, venus assister à la signature de son engagement sous le crépitement des flashes.

Signature de l'engagement de la première volontaire du service civique au lycée français

En effet, ce 18 octobre au lycée français de Londres, Anne-Marie Descôtes, directrice de l’AEFE, et Marc-Philippe Daubresse, ministre de la Jeunesse et des Solidarités actives, étaient présents pour signer une convention sur l’extension du service civique aux établissements scolaires français à l’étranger.

A cette occasion, un débat, animé par M. Petel (professeur de philosophie), a été organisé entre les élèves délégués de premières et terminales et le ministre.

Né de la loi du 10 mars 2010, à l’initiative de Martin Hirsch, le service civique remplace le service civil volontaire voulu par Jacques Chirac, en 2002, après la suppression du service militaire.

Ce dispositif permet aux jeunes de 16 à 25 ans d’effectuer une mission au service des autres, pendant 6 à 12 mois, généralement au sein d’une association ou d’un établissement public opérant dans la santé, l’humanitaire, l’éducation, l’environnement, la culture, etc.

Outre le bonheur de se sentir utile, ce projet citoyen est une opportunité d’acquérir des compétences et d’élargir son horizon culturel, notamment grâce aux expériences à l’étranger. Le volontaire peut accessoirement se constituer un petit pécule de 440€ par mois, indemnité prise en charge par l’État.

Pour revenir à notre demoiselle du lycée CDG, elle travaillera dans un esprit de solidarité et de soutien qui pourra se traduire par l’aide aux élèves en situation de handicap ou de difficultés, l’organisation de sorties, l’animation d’ateliers hors temps scolaire concernant l’art, la culture, le sport… Attendue le 1er janvier à Londres, elle sera rejointe par deux ou trois autres volontaires.

Grâce à la convention nouvellement signée, chacun se félicite que les 77 établissements gérés directement par l’AEFE (Agence pour l’enseignement français à l’étranger) puissent désormais accueillir des jeunes volontaires dans le réseau. Anne-Marie Descôtes s’est fixé un objectif clair dès 2010 : intégrer 50 jeunes en mission dans 20 établissements et 10 pays. 

Le 18 octobre au lycée Charles de Gaulle (de gauche à droite) : Bernard Vasseur, proviseur du lycée ; Anne-Marie Descôtes, directrice de l'AEFE ; Marc-Philippe Daubresse, ministre de la Jeunesse et des Solidarités actives ; Maurice Gourdault-Montagne, ambassadeur de France au RU

Dans un même esprit en faveur des jeunes et de l’emploi, j’ai profité de l’occasion pour remettre Marc-Philippe Daubresse, successeur de Martin Hirsch, un exemplaire du dossier concernant les « Oubliés de St Pancras » et l’inviter à revenir pour visiter le centre Charles Peguy (Lire aussi : « Un premier pas vers les oubliés de St Pancras » du 28 janvier 2010).

Si vous souhaitez consulter ou publier des offres de missions en ligne, je vous encourage à visiter le site du service civique qui vous explique toutes les modalités d’application.

Crédit photo AEFE

Traité de défense commune entre la France et le Royaume-Uni

Historique ! voilà le qualificatif repris en boucle par tous les médias tel un mot d’ordre pour évoquer le XXXIème Sommet franco-britannique.

« C’est un niveau de confiance entre deux nations jamais égalé dans l’Histoire », ose même Nicolas Sarkozy devant la presse, aux côtés de David Cameron tout aussi radieux que lui.

A Londres, mardi dernier, ce qui demeura historique c’est la signature d’un traité de coopération militaire nucléaire entre la France et la Grande-Bretagne, pour une durée de 50 ans. Les deux seules puissances nucléaires en Europe vont désormais mutualiser leurs travaux de recherche à Aldermaston et réaliser des tests en commun au centre d’essais de Valvuc en Bourgogne.

Si les deux dirigeants se félicitent d’aller au prochain sommet de l’Otan avec une vision partagée de la sécurité, soyons honnête en disant que la crise contribue au rapprochement entre les peuples qui veulent travailler avec pragmatisme et rationaliser leurs investissements. Rappelons en effet que la France et le Royaume-Uni pèsent la moitié du budget de Défense de toute l’Europe.

La coopération militaire se prolongera par de nombreuses interactions, mais toujours dans le respect des souverainetés de chacun : conception commune du premier drone de surveillance européen, développement d’un nouveau programme de missiles, création d’une force expéditionnaire commune, coopération en matière de cyber-défense (contre le terrorisme et les cyber-attaques)… « Ensemble, nous ferons mieux », s’enthousiasme le Président.

Le chantier est considérable puisqu’il faudra devenir compatible tout en restant différents. Savez-vous, par exemple, que les avions français ne peuvent pas se poser sur un porte-avions anglais et réciproquement ? C’est pourquoi le futur porte-avions britannique va adopter le principe du catapultage des avions pour bâtir une force aéronavale franco-britannique intégrée.

Il y a tout juste vingt-cinq ans, je participais au développement des commandes de vol du Rafale. La rivalité avec l’Eurofighter était notre moteur. Je me souviens aussi de la marginalisation de l’emploi de nos forces aériennes lors de la première guerre du Golfe. En seulement trois ans, le chef de l’Etat a conduit un bouleversement stratégique en matière de défense qui sort la France de son isolement et la place de nouveau en qualité d’acteur international incontournable.

Nicolas Sarkozy prépare sous les meilleurs auspices la présidence française au G20 et G8 déclarant qu’il va associer les Britanniques à ses initiatives. Une démarche qui tombe sous le sens tant les enjeux actuels demanderont du consensus, de l’audace et de nouvelles idées : « On ne résoudra pas les problèmes du 21ème siècle avec les idées du 20ème siècle », a rappelé le Président.

Texte intégral de la conférence de presse conjointe, David Cameron & Nicolas Sarkozy, du 2 novembre 2010 (discours, questions/réponses)

Européennes : faut-il rattacher les expatriés français à l’Ile de France ?!

Le gouvernement examine un projet de loi qui va mettre terme à une véritable discrimination à l’encontre des Français vivant à l’étranger : ceux-ci pourront enfin participer aux élections européennes en choisissant leurs candidats sur une liste française et voter depuis leur pays de résidence.

Il était temps ! Depuis la régionalisation du scrutin de 2003, les Français établis hors de l’Union européenne ne pouvaient plus voter que par procuration donnée à un électeur de métropole, tandis que ceux résidant dans l’UE avaient la possibilité de voter dans leur pays d’accueil, mais pour une liste locale seulement. Un dispositif contre lequel Joëlle Garriaud-Maylam, sénatrice des Français hors de France, s’est toujours insurgée, dénonçant constamment cette « injustice » dans la presse et au Sénat.

Cette mesure qui vise à rétablir les expatriés dans leurs droits concerne tout de même 330.000 électeurs.

Pour des raisons d’ordre pratique, leurs votes seront comptabilisés dans la circonscription Ile-de-France (dont le nombre de sièges sera augmenté en conséquence).

Cette solution de facilité lamine cependant toute notion de représentativité des Français de l’étranger au Parlement Européen, nous le déplorons tous.

Si je me réjouis que l’on puisse désormais voter aux européennes pour des listes en France depuis l’étranger, je ne vois pas l’intérêt de déverser nos votes dans le grand entonnoir de la circonscription Ile de France !

Au cours des travaux préparatoires, deux orientations ont été malheureusement abandonnées : la création d’une circonscription spécifique pour les Français de l’étranger ou bien la formation d’une circonscription commune « Français de l’étranger + Français d’Outre mer« .

Comment justifier qu’un Français de Guadeloupe, de la Réunion ou de Polynésie soit représenté par la circonscription des DOM-TOM, alors que son voisin établi en République Dominicaine, Maurice ou Nouvelle Zélande serait rattaché à l’Ile de France ?

Rassembler tous les Français vivant hors de la métropole me parait plus séduisant et logique, amalgamant ainsi deux millions d’expatriés à deux millions d’habitants des DOM-TOM.

Le projet du gouvernement doit être voté par le Parlement. Souhaitons que nos sénateurs trouvent le moyen de faire valoir les deux orientations  permettant une meilleure représentativité des Français de l’étranger à Strasbourg et à Bruxelles.

Photo Flickr de PizzaDeBarr

Frais de scolarité : le Président de la République se déclare favorable au plafonnement de la mesure de Prise en charge

Ca y est ! Geneviève Colot, députée de l’Essonne, et Sophie Joissains, sénatrice des Bouches-du-Rhône, ont remis aujourd’hui au Président de la République leur rapport d’évaluation sur la mesure de gratuité des frais de scolarité des français à l’étranger, mise en place depuis 2007.

La présidence a publié un communiqué de presse sur le rapport Colot-Joissains.

Les parlementaires en mission recommandent de tenir compte de l’état actuel de nos finances publiques en reportant à plus tard l’extension de la mesure au-delà du lycée.

Elles suggèrent également que le montant de la prise en charge soit plafonné au niveau qui était le sien en 2007-2008. C’est une manière habile de corriger un dysfonctionnement que j’avais signalé plus tôt (Lire : « Sortir du «cauchemar budgétaire» de la mesure de prise en charge des frais de scolarité » du 26 septembre 2010 ). Avec la mise en place de la mesure, les écoles ont pu augmenter leurs frais de scolarité en se disant qu’au final ce serait l’Etat français qui paierait. Grâce à la prise en charge, des établissements privés peuvent être prescripteurs de dépenses publiques ! Cette dérive empêche le législateur de maîtriser la prévision budgétaire de l’Etat.

Je suis heureux de lire que le Président de la République est convaincu de la pertinence de la suggestion des parlementaires.

L’an dernier, la mesure de prise en charge (PEC) des frais de scolarité des français au Royaume-Uni a bénéficié à 240 élèves du lycée Charles de Gaulle pour un montant de 1,13 million d’euros. Londres précède le lycée Lyautey à Casablanca (1.05 M€ pour 459 élèves). La médaille d’or revient au lycée français de New York qui consomme 1,77 million d’euros pour financer la scolarité de 121 élèves.

Même si la mesure ne s’applique qu’aux 3 classes de lycée, le budget de la PEC à Londres augmente sérieusement en 2010/2011. Nous avons déjà un budget de 1,399 million d’euros pour 295 élèves.  La deuxième commission des bourses réunie le 19/10/2010 a recensé 21 élèves supplémentaires qui viendront augmenter l’enveloppe d’autant.

Si le Parlement amende le dispositif de Prise en charge conformément à la proposition faite et, compte tenu de l’augmentation des frais de scolarité de 10% par an subie par les parents d’élèves à Londres depuis 2007/2008, il convient d’anticiper qu’il restera environ un tiers des frais de scolarité à acquitter par les parents d’élèves en classes de lycée à partir de 2011/2012.

A l’exception bien sûr des parents qui bénéficient d’une bourse prenant en charge 100% des frais de scolarité !

Pour la suite, nul doute que ce dispositif alimentera les débats lors de la prochaine campagne présidentielle. Difficile donc de prédire, aujourd’hui, ce qu’il en adviendra ensuite.

Photo Flickr de Jacob Poul Skoubo

Plan Ecole (18) : première réunion animée par Laurent Batut

Kentish Town : la rénovation des bâtiments est en cours (ouverture en sept. 2011)

Nouveau conseiller culturel adjoint, Laurent Batut, a pris la succession de Michel Monsauret en septembre afin de poursuivre l’oeuvre entreprise depuis deux ans. Il vient de nous adresser l’ordre du jour d’une réunion consacrée à l’objectif 1 du Plan Ecole, le 10 novembre prochain. (Lire aussi : « Plan Ecole (9) : Augmenter le nombre de places dans les écoles françaises (objectif 1) » du 22 juin 2008).

Ce point d’étape global sur l’objectif 1 est destiné à préparer la prochaine réunion plénière du Plan-écoles présidée par l’ambassadeur prévue fin novembre-début décembre. La première partie de la réunion permettra de faire le point sur l’avancée du projet Kentish Town. Au menu, rénovation des bâtiments et description des phases des travaux pour respecter l’objectif d’ouverture pour la rentrée de septembre 2011. François-Xavier Gabet, directeur de l’Ile aux Enfants présentera le projet pédagogique et le calendrier de préparation de la rentrée.

La deuxième partie de la réunion a pour objet de débattre du développement du réseau scolaire français au Royaume-Uni. La revue des projets en cours et un tour de table des perspectives de développement devraient nous permettre de déterminer les propositions d’actions pour l’année en cours.

Crédit photo : Floriana Zuniga