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Appel à tous pour dénicher les locaux du futur collège à Londres

Si vous avez lu la précédente dépêche, vous savez que le comité de pilotage du plan Ecole recherche des locaux susceptibles d’accueillir un nouvel établissement scolaire dans la capitale anglaise (lire : « Vers un troisième établissement secondaire français à Londres » du 23 août 2011). Vous imaginez bien que cela ne sera pas une mince affaire. C’est pourquoi nous vous invitons, chers amis, à participer à cette recherche immobilière !

Le comité serait très heureux de compter sur votre contribution si vous connaissez ou si vous dénichez un site propice à recevoir un millier d’élèves, ce qui représente une surface de 10.000m² environ.

Les bâtiments devront se situer en priorité à l’ouest de l’agglomération londonienne (de Wimbledon à Hamstead Heath) et bénéficier de la classification D1, précise Laurent Batut, conseiller culturel adjoint et attaché de coopération éducative à l’ambassade, dont je relaie la lettre de recherche immobilière qu’il a rédigée au nom du comité.

La première des choses à faire est d’en parler abondamment autour de soi. On est souvent surpris du résultat.

Le temps presse puisque le futur collège français devrait ouvrir ses portes en 2013 idéalement ! Je saisis l’occasion de vous rappeler que le CFBL, Collège française bilingue de Londres, va ouvrir les siennes dans quelques jours à Kentish Town (lire : « Kentish Town (21) : Inauguration du toit du futur collège français » du 13 février 2011).

Je me joins à Laurent Batut pour vous remercier d’avance de votre implication.

Une adresse électronique spécifique a été ouverte pour contacter directement l’équipe de recherche immobilière : nouveaucollege@hotmail.co.uk

Lire aussi : « Le point sur les projets immobiliers de l’AEFE à Londres » du 12 mai 2011

Photo Flickr de br1dotcom

Vers un troisième établissement secondaire français à Londres

Tous les indicateurs du plan Ecole clignotent pour nous alerter de la « montée des cohortes jusqu’en 2017 pour tous les niveaux de scolarisation », résume Laurent Batut, conseiller culturel adjoint, qui affine et recoupe constamment ses chiffres pour mesurer la « pression réelle » de la demande en matière d’enseignement français au Royaume-Uni.

Malgré le sentiment d’urgence, la dernière réunion du comité de pilotage du plan Ecole du 22 juin, sous l’autorité de notre ambassadeur, s’est déroulée dans une grande sérénité et une parfaite convergence de vues. Les parties prenantes ont fait le choix du réalisme et de l’honnêteté quant aux devoirs et aux possibilités de chacun, sans une once de démagogie.

Quelle est la situation ? Le nouveau collège (CFBL) de Kentish Town qui va ouvrir ses portes à la rentrée 2011 sera insuffisant pour absorber le flot des demandes. Il s’avère indispensable d’ouvrir un nouvel établissement secondaire à Londres d’ici 2013, véritable année charnière, selon Bernard Vasseur,  proviseur du lycée Charles de Gaulle.

Il me semble que l’urgence du moment doit inciter l’ensemble des acteurs à redoubler d’audace et se mettre immédiatement en quête de locaux. Heureusement, personne ne discute le bien fondé de créer rapidement un nouveau site, tout en sachant que la contrainte immobilière risque de déterminer la nature même de l’établissement : création d’un collège (640 élèves) ou d’un collège/école primaire (1140 élèves) ou bien encore d’un collège/lycée (960 élèves). En réunion, tous les regards se sont portés vers le très efficace Frédéric de la Borderie, un des acteurs de la FEPT, structure destinée à faciliter les emprunts au Royaume-Uni pour l’immobilier scolaire qui vient d’intervenir avec succès à Bristol (lire : « L’école française de Bristol obtient la garantie de l’Etat pour acquérir un bâtiment » du 09 juillet 2011). On reproduira évidemment le montage financier original mis en oeuvre par la FEPT avec la garantie de l’Etat obtenue avec le soutien du sénateur André Ferrand.

Je rappelle que l’objectif n°1 du plan Ecole, lancé en juin 2008, visait à créer 500 places par an dans l’enseignement français. En juin 2011, nous étions au tiers du chemin avec 425 places (lire : « La capacité d’accueil au cœur des préoccupations de la 4ème réunion annuelle UFE du plan Ecole » du 26 mai 2011). L’ouverture du collège français bilingue (CFBL) en 2011, venant s’ajouter au lycée de Gaulle, et le projet de troisième établissement scolaire (à l’horizon 2014 vraisemblablement) constitueront un grand bon en avant.

Et ensuite ? Combien de places faudra-t-il encore créer à Londres ? Serions-nous entrés dans une véritable fuite en avant, d’autant que le nombre de Français expatriés ne cesse de croitre?

La réunion de pilotage du 22 juin dernier a eu le mérite de rappeler les règles du jeu au risque de surprendre certains de nos compatriotes.

Notre ambassadeur Bernard Emié a été limpide en déclarant que « la scolarisation dans les établissements français est une chance, mais n’est pas un droit, ni un dû« , ajoutant qu’en tout état de cause après l’ouverture du CFBL, « le nouveau projet fixe une limite. Il ne sera pas possible de reproduire cette opération une troisième fois à Londres ni couvrir l’ensemble du Royaume Uni d’écoles françaises ». En employant le terme de « cylindrage », M. Emié a pris position vers une « nécessaire stabilisation » du nombre de places offertes dans l’enseignement français.

Le discours de Anne-Marie Descôtes, présidente de l’AEFE, Agence française pour l’enseignement français à l’étranger, fut tout aussi explicite et loyal. Si l’agence s’engage à soutenir le nouveau projet immobilier et fournir son expertise, elle ne peut indéfiniment étendre son réseau au motif qu’une « part importante des Français de Londres s’est sédentarisée, or la mission de l’Agence était de permettre la scolarisation des enfants d’expatriés temporaires ».

En remerciant Anne-Marie Descôtes de sa présence à Londres, j’ai rappelé dans le même esprit que près de 70% des Français vivant au Royaume Uni ne disposent pas de solution de scolarité française près de chez eux. Tout le monde ne vit pas aux environs de Londres.

Alors que faire pour résoudre la question de la scolarisation française ? Simplement se consacrer avec ardeur aux objectifs n°2 et n°3 du plan Ecole, soit multiplier le nombre d’établissements offrant un enseignement bilingue français-anglais au Royaume-Uni et favoriser le programme Flam.

Je rejoins parfaitement Laurent Batut qui préconise « des formes de scolarisation alternatives : Cned, filières bilingues » et Anne-Marie Descôtes qui cautionne « Le programme Flam et toutes les solutions visant à créer des filières bilingues » soulignant également le caractère alternatif de « ces instruments de rayonnement de notre enseignement ».

Par ailleurs, existe-t-il un meilleur moyen que les filières bilingues pour promouvoir la langue française chez nos amis britanniques, dont il faut aussi rappeler l’excellence de leur mode pédagogique ?

J’ai d’ailleurs mentionné que Alain Juppé venait d’annoncer la création du label «FrancEducation» pour valoriser, dès la rentrée 2011, les programmes partiellement dispensé en langue française dans les établissements étrangers, si ceux-ci se conforment à certains critères éducatifs (lire : « Un plan Ecole pour le monde, présenté au conseil des ministres » du 29 juin 2011).

Pour synthétiser, je reprendrai les termes de Laurent Batut en disant que « l’axe 2 du plan Ecole doit constituer le second pilier de notre réponse à la demande d’éducation des communautés françaises au Royaume Uni, mais aussi permettre de promouvoir la langue française par la création de filières bilingues. » Pour illustrer son propos, il a informé le comité qu’une réflexion était engagée avec le Cned afin de proposer une formule à la carte. Je m’étais tout récemment fait l’écho d’une offre innovante dispensée de ce service public d’enseignement à distance (lire : « 10 places supplémentaires en seconde sont disponibles à Londres, grâce au Cned » du 13 juillet 2011).

Quant à l’axe 3, on ne peut que se réjouir de l’élan apporté par le programme Flam dans toute l’Angleterre. Une 39ème « Petite école du samedi » va ouvrir ses portes dans quelques semaines à Manchester (lire : « Ouverture d’une Petite école du samedi à Manchester » du 16 juillet 2011). Le comité a également félicité notre sénatrice Joëlle Garriaud Maylam, pour avoir obtenu 8000€ sur la réserve parlementaire afin de financer une méthode d’apprentissage du français pour les centaines d’enfants binationaux fréquentant les écoles Flam (lire : « Joëlle Garriaud-Maylam, tout feu tout FLAM » du 19 avril 2010).

En conclusion, je dirai qu’en cette période de choix cruciaux sur fond de limitations budgétaires, le Plan Ecole vient apporter des réponses à l’ensemble de la communauté. La réunion semestrielle du Comité de Pilotage est un gage indispensable du dynamisme de cette initiative. Chacun a pu constater que l’ambassadeur a fait preuve de perspicacité en voulant « institutionnaliser » le comité de pilotage en le restreignant aux personnalités légitimées par un mandat, dont les représentants des parents d’élèves (lire : « Première réunion du plan Ecole sous l’autorité de Bernard Emié, le 22 juin » du 16 juin 2011). Il paraît désormais nécessaire d’institutionnaliser le fonctionnement du plan école du Royaume-Uni avec toutes ses composantes afin de permettre à chaque volontaire de s’impliquer dans le développement de l’enseignement français au Royaume-Uni.

Lire le compte rendu de la réunion du 22 juin 2011 du comité de pilotage du plan Ecole

Photo Flickr de Intheozone

Il est temps de clore la polémique sur la gratuité des lycées français à l’étranger

Mais quelle mouche a piqué le Figaro pour exhumer le rapport de la Mission d’évaluation et de contrôle (MEC) sur l’enseignement français à l’étranger, datant du 30 juin 2010, et dont le gouvernement a tiré les conséquences ?

Dans son papier, Marion Brunet relance la polémique sur la gratuité des lycées français pour les enfants d’expatriés, d’autant que la mission d’évaluation déplore l’inflation des coûts prévisible et insupportable pour nos finances publiques : +67% d’ici 2013 (Site du Figaro : « Le coût de la scolarité des enfants français à l’étranger » du 01 août 2011). La journaliste ne mentionne pas que les frais de prise en charge par l’Etat ont été plafonnés en mai dernier et que le débat est donc clos !

Alors, les lecteurs du quotidien crient au loup. L’article étant reproduit sur le site du Figaro, on vit affluer près de 300 commentaires en quelques heures, souvent pour stigmatiser les Français de l’étranger « qui font payer les études de leurs enfants par le contribuable français ». Alors, moi aussi, je me suis empressé de laisser un commentaire en expliquant que les frais de scolarité au lycée avaient été plafonnés et que cette mesure permettra d’économiser 9,4M€ au titre de l’année scolaire 2011/2012 ! Pour mémoire, dans son document de synthèse sur l’aide à la scolarité en 2010/2011, l’AEFE annonçait que le montant global des prises en charge s’est établit à 30,02M€ pour 7.472 élèves.

Un billet a déjà été publié à ce sujet expliquant que la prise en charge (PEC) des frais de scolarité (seconde, première, terminale) était désormais plafonnée à hauteur des tarifs 2007/2008. Exemple : les frais du lycée Charles de Gaulle s’élèvent £4,311 pour la rentrée 2011, mais  l’Etat ne prendra à sa charge que la somme de £3,246 correspondant au tarif de la rentrée 2007 (lire : « L’Etat renonce à la gratuité des lycées à l’étranger » du 14 mai 2011).

Je me réjouis que le gouvernement ait fait preuve de pragmatisme en reconsidérant la promesse du Président de la République de gratuité totale des lycées. J’avais, dès le début, pressenti tous les effets pervers d’un engagement de dépense non maitrisé ! (lire : Lettre au Président du 16 juillet 2007, en fichier pdf).
Face à ce qui a été qualifié de « cauchemar budgétaire » par les services financiers du ministère des Affaires étrangères et européennes l’an dernier, le bon sens a prévalu. (lire : « Sortir du « cauchemar budgétaire » de la mesure de prise en charge des frais de scolarité » du 26 septembre 2010).

Il me paraît désormais plus important de porter notre attention sur les enjeux futurs de l’enseignement français à l’étranger, dont le gouvernement a pris la mesure comme l’atteste le conseil des ministres du 15 juin dernier (lire : « Un plan Ecole pour le monde, présenté au conseil des ministres le 15 juin dernier » du 29 juin 2011). C’est ce que j’ai suggéré à la journaliste du Figaro.

Photo Flickr de Phil H

Décès de Nancy Wake, héroïne de la Résistance

La célèbre résistance Nancy Wake, dite la "souris blanche", en 1945

Le nom de Nancy Wake est passé à la postérité, dimanche soir, dans un hospice londonien où s’est éteinte une immense figure de la Résistance peu avant ses 99 ans. La Gestapo l’avait surnommée la « souris blanche » pour son habilité à disparaitre dans la nature toutes les fois où elle était sur le point d’être capturée.

Avant guerre, Nancy avait quitté son Australie natale pour apprendre le journalisme à Londres, puis devenir correspondante du Chicago Tribune à Paris. A ce titre, elle se rendit en l’Allemagne pour interviewer Hitler à peine élu et revint horrifiée du traitement que l’on réservait déjà aux Juifs en 1933 .

Dès l’Armistice, elle rejoignit la Résistance avec son mari français, un riche armateur, épousé en 1939. Le Premier ministre australien, Julia Gillard, a rappelé lundi qu’elle avait été « un saboteur et une espionne magnifiquement efficace. » Elle aida aussi des centaines de soldats britanniques à regagner le Royaume-Uni et des Juifs à fuir la France occupée. En 1943, Henri Fiocca, son époux est arrêté et torturé à mort sans livrer la moindre information. Nancy Wake gagne alors l’Angleterre pour intégrer les services secrets. Après une rude formation, elle est parachutée en Auvergne en 1944 en vue du Débarquement pour organiser les livraisons d’armes auprès de la Résistance et assurer des liaisons radio.

Après la guerre, Nancy retournera vivre en Australie et épousera un ancien pilote de chasse anglais. Devenue veuve, elle revient à Londres au début des années 2000.

La Souris blanche n’est pas une héroïne anonyme et fut même la femme la plus décorée de la Seconde Guerre mondiale : Croix de Guerre avec 3 citations, Légion d’honneur, médaille de George en Grande-Bretagne, médaille de la Liberté des Etats-Unis… Sa vie tragique et sublime a même inspiré un film : Charlotte Gray de Gilliam Armstrong (2001).

La belle et rebelle Nancy Wake a réservé aux Français une ultime et vibrante pensée en exprimant le souhait que ses cendres soient dispersées au-dessus de Montluçon, où elle a combattu en 1944.

Crédit photo : Pd-Australia

Votre passeport biométrique sans se déplacer à Londres ? Le consulat s’y prépare

Il y a quelques jours, une compatriote m’a fait part de son irritation de devoir se déplacer au consulat de Londres pour renouveler son passeport, d’autant qu’elle renouvelle sa carte consulaire tous les trois ans, ce qui visiblement n’allège pas les contraintes.

Il y a plusieurs choses à savoir sur les nouveaux passeports et l’évolution des formalités.

L’obligation de comparution est inhérente à la technologie du passeport biométrique : prise d’empreintes, photographie… Les procédures sont établies par le ministère de l’Intérieur et doivent respecter les accords de Schengen. Par ailleurs, si vous êtes déjà enregistré au consulat, les documents à produire se résument à votre ancien passeport et un justificatif de domicile récent.

Je partage néanmoins vos préoccupations au sujet du coût financier et du temps dissipé, car il n’est pas rare que certains compatriotes excentrés par rapport à Londres déposent un jour de congé pour se rendre au consulat. Le problème est international : Francis Huss, conseiller élu d’Espagne m’a raconté que les Français résidant aux iles Canaries devaient prendre l’avion pour Madrid et passer au moins une nuit sur place.

Les choses progressent puisqu’il y a un an seulement les élus de l’AFE (Assemblée des Français de l’étranger) se mobilisaient contre l’obligation de se rendre physiquement une seconde fois au consulat de Londres pour récupérer un passeport (lire : « Fin de la double comparution pour les passeports ? » du 20 juillet 2010).

Je vous rappelle que cette contrainte de la double comparution a été précédemment assouplie, puisque les consuls honoraires de Birmingham, Bristol, Newcastle, Nottingham et Plymouth peuvent désormais remettre un passeport (lire : « La remise des passeports confiée aux consuls honoraires » du 13 septembre 2010). Au Royaume-Uni, ce dispositif sera étendu à cinq nouvelles agences consulaires dès la rentrée si l’arrêté est publié cet été: Belfast, Cardiff, Chester, Douvres et Jersey.

Les conditions de sécurité requises pour lutter contre la fraude documentaire nous imposent actuellement ce dispositif. Mais le ministère des Affaires étrangères et européennes n’a pas été sourd à nos doléances. Ainsi, un équipement mobile de saisie de données biométriques a été récemment testé à Bristol. Les procédures sont actuellement en phase de validation. Cet équipement permettra au consulat d’organiser des « tournées » pour éviter aux résidents français d’avoir à se déplacer jusqu’à Londres pour faire une demande de passeport. Le Royaume-Uni fera partie des pays pionniers en la matière, ce qui ne m’étonne pas de la part de notre consul général, Edouard Braine. Il faut dire que la demande explose à Londres avec une progression de 30% en nombre de passeports délivrés dont un pic de 1.800 pour les seuls mois de mars et mai 2011. Je publierai un billet dès que ce service sera opérationnel.

Photo Flickr de Remiforall