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Feu vert pour l’International Academy of Greenwich, « Free School », inscrivez-vous avant le 11/02/13!

Les autorités britanniques ont donné leur autorisation : une nouvelle école secondaire internationale ouvrira ses portes en septembre prochain dans  la région du sud-est de Londres, bénéficiant du statut de Free school.

Il s’agit de L’Académie internationale de Greenwich, une belle initiative de parents d’élèves et d’éducateurs pour la plupart français ou francophones, pour laquelle j’avais lancé un appel à soutiens l’an dernier (lire : « Un projet d’école internationale à Greenwich » du 11 mai 2011).

Dès la rentrée 2013, une centaine d’élèves de Year 7 (11 ans) seront accueillis pour suivre le programme de l’IB middle years  (11-16 ans), sous le régime de la Free school, autrement dit une école « accessible à tous et c’est ce que nous avons souhaité : une école gratuite et non sélective », insiste Susannah Hickling, la directrice marketing et communication du projet.

A l’horizon 2015, l’établissement prévoit d’intégrer des étudiants Sixth form (16-18 ans), pour leur dispenser le programme du prestigieux diplôme de l’International Baccalaureat (IB). Pour l’année prochaine cependant, les élèves de Year 6 constitueront la principale cible. Les parents ayant des enfants en Year 6 peuvent donc poser leur candidature sur le site internet de l’école, avant le 11 février 2013, date limite.

Toute l’équipe est flattée et galvanisée par le soutien du Department of Education qui a certainement été sensible à une vision pédagogique « axée sur l’apprentissage des langues par immersion », résume Susannah.

Parents et enseignants veulent absolument justifier l’appellation d’académie internationale en donnant une forte place aux langues, et notamment au français.  « Nous croyons qu’il est essentiel d’apprêter nos jeunes pour une mondialisation croissante du travail et les études. » justifie Nick Zienau qui dirige l’équipe d’organisation.

Ce succès administratif est l’aboutissement de plusieurs années de travail et fait suite à un premier dossier refusé. Pourtant, la fraicheur et l’enthousiasme dominent comme au premier jour dans la phase actuelle la recherche de locaux, rendue possible grâce au  « budget de préouverture ».

« Un travail difficile nous attend, juge Nick Zienau, mais nous sommes convaincus que l’Académie internationale de Greenwich comblera une lacune importante ».

Je suis doublement ravi par ce résultat. Il contribue à l’atteinte de l’objectif 2 du plan école qui vise à doubler le nombre d’écoles locales bilingues au Royaume-Uni. Ensuite, comme pour Culham, cette école aura le statut de Free school. Aussi, j’adresse mes plus vifs et cordiaux encouragements à tous les promoteurs de la future académie internationale de Greenwich (www.internationalacademygreenwich.org.uk)

AEFE : le gouvernement piétine encore une promesse de campagne

Mardi prochain, le budget de l’AEFE, Agence de l’enseignement français à l’étranger, sera soumis à son conseil d’administration.

Le nœud coulant des finances publiques ne laissera d’autre choix à l’Agence que de voter un budget de circonstance.

« Nous mettrons un terme au sous-financement de l’AEFE », péroraient les Socialistes de l’étranger dans leur programme présidentiel. Le retour à la réalité est brutal. La subvention de l’Etat n’augmentera que de 1% (5,5 millions d’euros) pour atteindre 425 millions d’euros. Dans le même temps, l’Etat fait peser une nouvelle charge de 13 millions d’euros pour financer la part patronale sur les retraites.

Du reste, le sénateur socialiste Richard Jung reconnaît lui-même que « L’Agence devra donc de nouveau augmenter ses ressources propres pour faire face à ses charges. » Ce sera donc aux parents d’élèves de payer la différence. Et ils subiront la double peine, puisque le  budget de l’aide à la scolarité sera réduit de plus de 12% (110.5M€ au lieu de 125.5M€ en 2012).

En ce qui concerne le Royaume-Uni, le projet de budget de l’AEFE se traduira ainsi : l’Etat qui prenait en charge 58% du salaire des enseignants du lycée Charles de Gaulle réduira sa part à 50% d’ici à deux ans. La différence sera à la charge des parents d’élèves. Forcément.

Cette décision est en flagrante contradiction avec le projet socialiste qui promettait que  « la part de l’Etat dans le financement des établissements, en baisse chaque année, sera maintenue à son niveau actuel et un plan quinquennal permettra d’établir les besoins en financement de chaque établissement pour assurer leur pérennité, leur qualité et leur sécurité. »

Par conséquent, il s’avère clairement que l’AEFE devra désormais naviguer à vue et limiter sa vision à gérer l’existant, avec un soutien de l’Etat qui déclinera d’une année sur l’autre. Chaque élève de l’AEFE coûte aujourd’hui 2 210 euros à l’Etat ; il ne devra plus coûter que 2150 euros en 2015.

Il serait temps de reconnaître que l’Etat ne peut plus financer le développement d’un réseau qui compte déjà 485 établissements d’enseignement français à l’étranger, en dépit d’une demande croissante.

Alors, quel avenir pour l’enseignement français à l’étranger ? Osons d’abord répondre cette question : « Pourquoi avons-nous besoin d’un enseignement français à l’étranger ?» avant de nous demander comment le faire fonctionner.

En faisant de l’AEFE, l’alpha et l’oméga du développement de l’enseignement français à l’étranger, le risque est désormais élevé de voir le rayonnement de la France décliner au profit d’autres systèmes éducatifs en plein essor.

D’ailleurs, le développement de filières bilingues, intégrées au système éducatif du pays partenaire piétine. Pour 2013, il est prévu 1 695 000 élèves inscrits en section bilingue, soit le même nombre qu’en 2010. Ce résultat justifierait une vraie remise en cause de notre stratégie dans ce domaine.

Nos finances publiques agonisent, les parents d’élèves sont mis à contribution permanente sans pouvoir planifier l’évolution des tarifs et, surtout, de nombreux enfants restent à jamais les oubliés du dispositif, faute de solution alternative au manque de place, à leur éloignement géographique ou à l’inflation du prix de la scolarité.

Les caciques du « tout Etat » ont les rênes bien en main. Pourtant, tôt ou tard, il faudra redéfinir la mission de l’AEFE, la concentrer uniquement sur des actions que l’Etat peut financer sur le long terme et confier la gestion des établissements à des partenaires dont c’est la vocation.

Photo Flickr de Sebastian Kobs

Réforme des bourses à l’étranger : Les familles boursières paieront pour les nouveaux boursiers

Lors de la campagne électorale, j’avais soutenu qu’il était « incontournable de mettre le système des bourses scolaires à l’étranger en cohérence avec les vrais besoins de notre communauté avant d’attribuer l’enveloppe budgétaire. Cessons de faire les choses à l’envers » (Lire : « Plaidoyer pour le développement de l’enseignement français à l’étranger » du 28 mai 2012).

Comme je le craignais, le gouvernement sorti des urnes a opté pour la méthode traditionnelle, celle-ci consiste à déterminer préalablement une enveloppe puis, seulement, de construire une clé de répartition. Compte tenu de notre situation budgétaire, cette démarche revient à partager la pénurie entre les plus nécessiteux.

Aussi, la ministre représentant les Français de l’étranger, Hélène Conway, a-t-elle demandé à la Commission nationale des bourses de faire évoluer le système. Elle a préconisé une progression limitée de l’enveloppe des bourses tout en augmentant le nombre de familles boursières.

L’idée poursuivie par le gouvernement se résume à augmenter le nombre de bénéficiaires du système dans le cadre d’une enveloppe budgétaire aux contours figés. Chacun peut comprendre que ce seront donc les bénéficiaires actuels des bourses qui paieront pour les nouveaux boursiers.

Je salue au passage le travail de la Commission nationale des bourses et, en particulier, l’action de nos représentants de l’AFE, à savoir Hervé Leboucher (Grèce), Daniel Ollagnier (Allemagne) et Margaret Soledad (Espagne) qui se sont pliés à un exercice dont on ne peut ressortir qu’avec une extrême frustration.

Hervé Leboucher restitue parfaitement la nouvelle situation : « L’AEFE et la DFAE ont fait un travail remarquable dans des délais contraints et sur la base d’un cahier des charges exigeant. Il devrait permettre à de nouvelles familles d’accéder aux bourses. Mission accomplie, donc ! A ceci près que si c’est dans le cadre budgétaire dont notre ministre semble prête à se satisfaire cela se fera au détriment de familles déjà boursières par des pertes significatives de quotité».

Et les simulations sont rudes pour les boursiers du Royaume-Uni. Ce sont 161 familles qui devraient perdre plus de 20 points de quotité sur leur bourse. Précisons que le Royaume-Uni sera le 4ème pays le plus affecté par le phénomène, après l’Espagne (755 familles), Les Etats-Unis (430) et l’Allemagne (228) – voir l’étude d’impact présenté à la Commission nationale des bourses -.

Toujours d’après les simulations, seules 4 842 familles dans le monde recevront une bourse à hauteur 100%, au lieu de 7 421 familles précédemment.

Certains s’étrangleront du cynisme du gouvernement qui fait peser la charge des nouveaux boursiers sur les boursiers actuels.

Mais ne nous arrêtons pas en si bon chemin. Cette simulation repose sur un nombre constant de demandes. Si le nombre total de demandes de bourses recevables augmente plus vite que l’enveloppe prévue pour les deux ans à venir, les bourses pourront être réduites au prorata des moyens affectés par le ministère. Par exemple, si une famille reçoit une bourse de 50% une année, le taux de l’année suivante pourra être inférieur même si ses revenus demeurent identiques.

Comment construire son budget familial dans une telle incertitude, tandis que les frais de scolarité ne cessent de croitre ?

Chaque année, au mois de novembre précisément, revient la lancinante question de l’évolution des frais de scolarité à l’occasion de la présentation du budget par les établissements.

La semaine dernière, lors de son conseil d’établissement, le lycée Charles de Gaulle a annoncé que les tarifs n’augmenteraient «que» de 8% en 2013-2014. C’est un progrès, puisque le précédent proviseur avait anticipé en 2010 une croissance annuelle des tarifs de 10% pour au moins les cinq années à venir (lire : « Frais de scolarité : l’impact du plafonnement de la PEC au lycée Charles de Gaulle » du 10 novembre 2010).

En décidant de rationner le budget de l’aide à la scolarité, le gouvernement reconnait qu’il n’a plus les moyens de financer une politique d’aide à la scolarité conforme aux besoins réels. Cependant, scolariser un enfant en cours préparatoire, constitue un engagement pour 12 années.

C’est pourquoi il me parait irresponsable de poursuivre cette politique qui va immanquablement plonger à terme des familles dans le désarroi de devoir retirer leur enfant du système français en cours de scolarité.

Lorsqu’on n’a plus les moyens de sa politique, il faut changer de politique.

Mais là, il faudrait du courage pour affronter les vrais enjeux auxquels est confronté l’enseignement français à l’étranger.

Photo Flickr de marco40134

Soirée des Associations à Londres, lundi 17 decembre

La vie associative des Français à Londres reflète toute la vitalité d’une communauté qui passe pour être aussi entreprenante que festive.

Elle aura l’occasion de se mobiliser toute entière lors d’une soirée organisée par la FAFGB (Fédération des associations françaises en Grande-Bretagne) présidée par Carole Rogers :

Lundi 17 decembre 2012, dès 19h30
au Badden Powell House
65-67 Queen’s Gate, London SW7 5JS,
A l’angle de Cromwell Road et Queen’s Gate,
Métro: South Kensington

Entrée £30 / personne (ou £28.50 en réservation sur le site)
Comprenant une boisson, des canapés et l’accès au buffet
Site : www.fafgb.org

La FAFGB, créée en 1942, regroupe 70 associations membres dont elle est chargée de promouvoir les activités et de représenter auprès des institutions françaises. Cette grande soirée est donc l’opportunité de rencontrer les représentants d’une foultitude d’associations françaises établies au Royaume-Uni, travaillant dans un cadre culturel, sportif ou encore caritatif pour aider les Français ou Francophones en difficultés sur le sol anglais. Notons que certaines structures viendront de France, comme des associations d’anciens élèves ou d’anciens combattants.

La section britannique de l’UFE que je représente sera évidemment de la partie, puisque cette association reconnue d’utilité publique représente les Français à l’étranger depuis 1927, rappelons-le.

Frédéric La Verde et son piano rouge donnera un concert de musiques de films lors de la soirée des Associations de la FAFGB

Il n’y a que des bonnes raisons de venir lundi 17 décembre à Baden Powell House, mais si vous aviez encore une hésitation je vous annonce la présence de Frédéric La Verde et de son piano rouge, l’un ne sortant pas sans l’autre, si possible dans des endroits les plus inattendus, comme les remparts du fort Louvois entouré par la mer, une usine, un radeau, une prairie… bref, partout où ce fou pianotant est invité à travers l’Europe pour ajouter une touche de surréalisme à la magie des sons lors de prestigieux événements.

Sur son piano voyageur, mon ami Frédéric a prévu un concert de musiques de films, mélangeant les morceaux classiques – Barry Lyndon (Haendel), Amadeus (Mozart), Le Pianiste (Chopin) – avec les plus modernes – Les Demoiselles de Rochefort (Michel Legrand),  Amélie Poulain (Yann Tiersen), La Leçon de Piano (Michael Nyman) – sans oublier de combler les plus jeunes oreilles avec les airs puisés chez Disney ou Harry Potter.

Frédéric La Verde, qui nous régalera de thèmes inoubliables, n’est pas seulement concertiste mais également compositeur, déjà auteur de cinq albums. Pour découvrir son univers, je vous engage à écouter un extrait de son « Hymne des Français de l’Etranger » ! Vous avez bien lu ! Cliquez sur Ecoutez

Crédit photo : Lahet M

Lancement du site « Couples en Europe »

Qu’est-ce qui ne connait jamais la crise et qui est toujours porteur d’espoir ? L’amour, voyons ! L’Union européenne compte près de 16 millions de couples internationaux déclarés, c’est à dire mariés ou liés par un partenariat civil. Un joli chiffre et une autre façon de parler d’Europe.

Si le cœur a ses raisons, la loi a les siennes pense justement  le Conseil des notariats de l’Union européenne (CNUE) qui vient d’ouvrir un site internet consacré au droit des couples : www.coupleseurope.eu

Cofinancé par la Commission européenne, cet outil remarquable peut être consulté en 21 langues et vous éclaire sur la pratique juridique de 27 états membres de l’Union européenne. A noter qu’il fait suite au lancement, en 2010, d’un site dédié au droit des successions dans les États membres (www.successions-europe.eu)

Cette plateforme multilingue vous permettra, en premier lieu, de savoir quelle loi s’applique à votre couple, puis de répondre à toutes vos interrogations sur les conséquences d’une rupture, l’organisation du régime matrimonial ou encore l’autorité compétence en cas de litige. Vous découvrirez ainsi qu’au Royaume-Uni le droit applicable en Ecosse diffère de celui de l’Angleterre ou bien que les tribunaux disposent d’un très large pouvoir discrétionnaire (« ancillary relief », ou mesures accessoires) en cas de divorce.

Il faut féliciter le CNUE pour cette belle initiative et la fonctionnalité du site Couples en Europe.

Le modèle «social-étatiste» français se meurt mais ne se rend pas

Juin 1993, il y a bientôt vingt ans. Jean Arthuis rendait public son rapport sénatorial sur les incidences de la délocalisation d’entreprises industrielles et d’emplois à l’étranger.

Face à l’ouverture des marchés, Jean Arthuis préconisait l’idée de la TVA sociale dès 1993.

Au sujet de notre modèle social, il écrivait que la France faisait de l’entreprise « un gisement de ressources fiscales qui obèrent les frais de personnel et pèsent démesurément sur les coûts de production. Au surplus, le droit du travail a multiplié les facteurs de rigidité et d’inadaptation ».

Six mois après l’ouverture des frontières au sein de l’Union européenne, il soulignait que « l’emploi et l’entreprise sont désormais délocalisables. Le citoyen, c’est-à-dire le consommateur ne l’est pas. » Le remède : la TVA sociale.

Septembre 1996, je transfère à Ashford le siège social de ma société d’électronique : la nécessité de réduire mes coûts pour rester compétitif m’imposait de prendre avantage du taux de charges patronales de 10.5% en Angleterre contre 48% en France. Preuve par l’exemple du constat dressé par Jean Arthuis, alors ministre de l’économie. J’alerte en même temps les pouvoirs publics sur les conséquences dramatiques de la pression fiscale reposant sur l’industrie électronique française et je provoque un emballement médiatique.

« Les acteurs économiques, les talents, les capitaux sont-ils condamnés à fuir la France pour rester compétitifs ? », s’insurge Jean Arthuis « Dans les coulisses de Bercy », en 1998.

15 ans plus tard, Louis Gallois rend au premier ministre son rapport sur la compétitivité de l’industrie française. Son constat ressemble à s’y méprendre au livre «La France qui tombe» de Nicolas Baverez, best-seller en… 2003.

Il émet 22 propositions tant de fois émises précédemment. Dans le lot, il préconise une hausse de la TVA pour compenser une baisse des charges sociales, idée chère à Jean Arthuis.

Une fois élu président, Nicolas Sarkozy aura mis 4 ans et 9 mois pour comprendre qu’il fallait le faire. C’est beaucoup mieux que Jacques Chirac qui ne l’a jamais compris. Six mois après son élection, le président Hollande renie les déclarations du candidat Hollande qui jurait que jamais il n’utiliserait la TVA pour diminuer le coût du travail.

Ont-ils le choix ? Non, mais le remède envisagé par le gouvernement socialiste est pathétique. Du genre courage, fuyons. En effet, il n’est question que d’une hausse minime de 0,4% de TVA, ainsi que d’un crédit d’impôt à valoir en 2014 sur des charges sociales payées en 2013 ! On croit rêver. Bon courage aux « pigeons » qui incluront dans leur business plan un tel montage pour le présenter à un investisseur, surtout s’ils doivent garantir que le Premier ministre sera toujours là pour appliquer ce qu’il promet aujourd’hui.

Les cabinets conseils vont bientôt sonner la charge de l’optimisation, en se délectant d’une nouvelle niche fiscale lestée à 20 milliards d’euros ! Les contentieux avec l’Administration commenceront l’année suivante.

«Il a fallu 60 ans pour nous faire adopter ce que Newton avait démontré», disait Voltaire. Voilà 20 ans que Jean Arthuis a exprimé la théorie de la TVA sociale. Combien de temps faudra-t-il attendre pour que nos élites adhèrent à cette recette de bon sens ?

Lire : « Arbitrage du gouvernement pour la compétitivité : l’orientation est bonne mais le compte n’y est pas » du 6 novembre 2012, sur le blog de Jean Arthuis.

Photo Flickr de Sénat

Consuls honoraires : la médaille et son revers

Le gouvernement socialiste vient d’adresser un fort mauvais signal à notre réseau consulaire mondial. Le budget des agences consulaires locales, où travaillent des consuls honoraires à titre bénévole, soulignons-le, va subir une réduction de 10% en moyenne.

Le changement c’est maintenant et c’est tant pis pour les expatriés.

En effet, relais de l’Administration, les consuls honoraires jouent un rôle fondamental auprès des expatriés en participant au maillage de la présence française dans 93 pays. Répartis en agences sur un territoire, ils sont par exemple autorisés à délivrer des documents administratifs (légalisations, procurations, certifications pour le compte de diverses administrations françaises, affaires maritimes, etc.), à tenir des bureaux de vote ou délivrer des passeports (Lire : « La remise des passeports confiée aux consuls honoraires » du 13 septembre 2010).

Ainsi, au Royaume-Uni, 17 agences évitent de longs et fastidieux déplacements à nos compatriotes éloignés de Londres ou d’Edimbourg. Nos consuls honoraires ont aussi pour mission d’assister des Français en difficulté dans leur secteur ou de concourir à notre rayonnement culturel.

Chaque année, des subventions versées par le ministère, sont destinées à la prise en charge totale ou partielle des dépenses incompressibles de fonctionnement des agences (rémunération d’un assistant, loyer, téléphone…).

Voici quelques chiffres pour être clair et précis. En 2012, sous l’impulsion d’Alain Juppé, l’enveloppe budgétaire allouée à ce soutien était passée de 1.195.000 euros à 1.296.000 euros, soit une aide moyenne de 2.600 euros par an pour chaque consul honoraire. En 2013, bien que nous ayons 9 agences consulaires supplémentaires dans le monde, le budget des agences consulaires est ramené à 1.210.000 euros, soit une enveloppe moyenne de 2.386 euros, soit une réduction de près de 10%.

Or, d’autre part, les recettes que les consuls honoraires sont autorisés à conserver ne suffisent plus à assurer le fonctionnement normal de leurs agences. Alors, comme on dit, ils font comme ils peuvent avec les moyens du bord, autrement dit avec leurs moyens personnels bien souvent.

Réunion des consuls honoraires médaillés du Royaume Uni (27/28 septembre 2012) autour de Edouard Braine, ancien consul général à Londres.

Edouard Braine, notre précédent consul général à Londres, avait particulièrement apprécié le dévouement de nos consuls honoraires. Aussi, lors de la dernière réunion consulaire au Royaume Uni (27/28 septembre), il a voulu signifier la reconnaissance de la République envers des serviteurs si méritants (et qui ne coûtent rien) par la remise d’une médaille distinctive.

Pour l’anecdote, l’objet a été conçu par Yvan Besnard, consul  honoraire à Chester, et le coût de l’opération (60 euros par médaille) a été imputé sur les frais de représentation du poste.

Le but recherché par une telle distinction est d’améliorer la « visibilité » de nos agents consulaires dans un milieu britannique où les apparences, costumes et décorations, jouent un rôle essentiel dans la vie sociale, tout en contribuant à la solidarité d’un groupe bénévole en attente d’une légitime reconnaissance. .

Edouard Braine nous a promis que, dans sa prochaine fonction de conseiller diplomatique auprès du Premier ministre, il proposerait au Département de généraliser cette distinction à tout le réseau mondial des agences consulaires.

Souhaitons aussi qu’il gagne l’écoute du Premier ministre, afin que la subvention du ministère des Affaires étrangères destinées au fonctionnement des agences consulaires ne serve plus, à l’avenir, de variable d’ajustement.

Ci-joint le message d’Edouard Braine pour généraliser cette distinction à tout le réseau mondial des agences consulaires (fichier pdf)

Connaissez-vous le cocktail de bienvenue de Londres Accueil ?

Le cocktail de bienvenue organisé chaque année par Londres Accueil me fait irrémédiablement penser au chant fétiche des supporters de club de foot de Liverpool : « You’ll never walk alone ».

Comment mieux qualifier l’esprit de cet événement destiné à « accueillir toutes celles et ceux, toujours plus nombreux, qui choisissent Londres comme port d’attache, » sourit Marie-Anne Duncan, la nouvelle présidente de l’association, succédant à Bernadette Briquetti, dont le travail a été remarquable et remarqué.

En effet, depuis 30 ans d’existence, Londres Accueil n’a jamais autant intéressé les francophones désireux de s’intégrer plus aisément à la vie londonienne en profitant de l’expérience de ceux qui les ont précédés. Chaque mois, ils sont une bonne douzaine à s’inscrire pour créer des contacts, mais aussi se cultiver et se distraire dans le cadre de « sorties et d’activités des plus classiques aux plus originales », se félicite Marie-Anne Duncan.

Ce vendredi 12 octobre, le salon de l’Institut français était bondé, car l’association s’était fait un devoir d’accueillir 165 « petits nouveaux » accompagnés par leurs conjoints au traditionnel cocktail de bienvenue.

Madame l’ambassadrice, Isabelle Emié, présidente d’honneur de l’association qui compte plus de 800 membres, ne manque jamais une occasion de rappeler la contribution irremplaçable de Londres Accueil à la vie des expatriés de fraiche ou de longue date. Pour vous donner une idée, 400 activités ont été entreprises cette année, dont 46 cafés, 33 repas, 98 marches et 223 autres propositions !

Olivier Cadic et Marie-Anne Duncan, présidente de Londres Accueil au centre en compagnie des deux précédentes présidentes, Bernadette Briquetti à gauche et Sylvie Laboureix à droite(Cocktail de bienvenue du 12 octobre 2012)

De nombreux « clubs » couvrent tout le spectre de vos goûts, de vos talents ou de vos envies de découvertes. Un programme est envoyé chaque trimestre aux membres regroupant toutes les offres sportives, culturelles, artistiques, sociales, événementielles… Vous apprécierez en outre que Londres Accueil invite constamment ses adhérents à suggérer des activités, prendre des initiatives ou, d’une façon générale, partager toute information dont quelqu’un pourrait faire profit, du conseil de lecture à la recette de cuisine.

Je précise que l’association est structurée géographiquement par quartier, ce qui me semble pertinent au regard de la superficie de Londres. Cette année, un 13ème quartier s’est ajouté aux 12 quartiers existants pour répondre à l’ouverture du nouveau collège bilingue de Kentish Townn (CFBL). Il compte déjà 60 membres !

L’effet de proximité explique certainement la popularité de l’activité « Mums & Kids » qui fédère près de 200 adhérentes. Une fois par mois, toutes les mamans d’un même quartier se réunissent pour un café ou une sortie. Entre galette des rois, visite à la ferme, pique-nique ou atelier déguisement, les idées ne manquent pas. Connait-on meilleur moyen pour accueillir une nouvelle venue à Londres ou partager ses expériences quotidiennes ?

Il me faut enfin souligner la dimension caritative et internationale de Londres Accueil. Chaque année, quelques milliers de livres-sterling contribuent à financer des initiatives dans le cadre de partenariats. Citons la construction d’une bibliothèque dans un quartier pauvre de Tananarive à Madagascar et l’installation de sanitaires dans une école primaire pour petites filles dans la province de Dashun en Chine avec Enfants du Monde UK, ou le secours aux personnes âgées isolées sur le sol britannique, par l’intermédiaire de la Société française de Bienfaisance (SFB).

Si vous souhaitez en connaitre davantage, une équipe se tient à votre disposition tous les mardis après-midi. En outre, vous pourrez consulter à la permanence une série de documents pratiques (liste de baby-sitters, bonnes adresses, etc.).

Le site de Londres Accueil

Succès de la formule « Cned Royaume-Uni »

Lancée il y a seulement un an, la formule « Cned Royaume-Uni » a déjà séduit de nombreux parents. 110 élèves ont suivi ce cursus complémentaire à l’enseignement britannique dès la première année(Lire : « Enseignement à distance : le Cned présente sa formule Royaume-Uni 2011 » du 15 septembre 2011).

Alors que les inscriptions 2012-13 sont encore possibles jusqu’au 31 décembre prochain,  la formule enregistre déjà 350 inscrits ! C’est donc une progression de plus de 200%, nous a annoncé Laurent Batut, attaché de Coopération éducative à l’ambassade de France, lors du dernier comité de pilotage du plan Ecole.

Cette offre du Cned a été conçue comme un compromis idéal pour les enfants qui ne peuvent pas accéder au réseau de l’enseignement français au Royaume-Uni, du fait de son engorgement chronique ou bien de leur éloignement géographique. Cette solution complémentaire au système britannique s’étend de la grande section de maternelle à la terminale.

Il faut toutefois souligner que cette formule d’enseignement à distance ne constitue en aucun cas un préalable ou une facilité quelconque pour intégrer ensuite un établissement du réseau français de Londres, malheureusement tous saturés.

En revanche, les cours du Cned facilitent grandement le retour vers une scolarité en France.

Preuve du succès de la formule « Royaume-Uni », la formule « scolarité complète » du Cned recule puisque seuls 22 élèves vivant outre-Manche se sont inscrits cette année contre 55 l’année dernière.

Renseignements et inscriptions : Cned.londres-fslt@diplomatie.gouv.fr
Fiche d’information : formule RoyaumeUni 2012-13 (fichier pdf)

Photo Flickr de Lars Plougmann

Le comité de pilotage du plan Ecole unanime en faveur d’un 3ème établissement secondaire à Londres

Cette année encore, notre système d’enseignement français au Royaume-Uni est à saturation : 500 demandes de places ont été refusées. Avec 5560 élèves scolarisés dans notre réseau en 2012, contre 5.484 l’année précédente, de nombreux établissements affichent complet.

Le nouveau CFBL (Collège français bilingue de Londres) enregistre 676 élèves pour une capacité maximale de 700 places. Ces résultats dépassent les prévisions les plus optimistes du plan de lancement de cet établissement qui a ouvert ses portes, il y a tout juste un an.

Cette situation tendue n’est pas récente et elle a conduit à la création du plan Ecole, en juin 2008. Le premier objectif de ce plan était de créer 1500 nouvelles places. Nous en sommes très exactement à 979.

Fort de ces chiffres, j’ai rappelé lors du comité de pilotage l’absolue nécessité de créer un 3ème établissement secondaire à Londres, aux côtés du CFBL et de Charles de Gaulle où il me parait essentiel de pérenniser la situation des élèves  jusqu’en terminale, ce qui n’est pas forcément acquis.

Nous pourrions à court terme nous trouver dans la position dramatique d’exclure du réseau français des enfants aujourd’hui scolarisés en primaire, faute de pouvoir les accueillir en classe de collège ou de lycée.

Si les choses restent en l’état, on sait déjà que 300 élèves devront quitter le système dès la rentrée 2015, sans compter l’inflation des demandes de scolarité rejetées.

Nous sommes donc face à l’impérieuse nécessité d’ouvrir un nouvel établissement d’ici deux ans.

Dans ce but, il nous faut finaliser l’acquisition d’un nouveau site, au plus tard en février 2013. Le comité de pilotage du plan Ecole, réuni à la Résidence autour de l’ambassadeur le 24 octobre, s’est déclaré unanime en ce sens.

Je vous avais informé qu’un groupe de travail du plan Ecole était chargé de la recherche immobilière depuis mai dernier (lire : « Sauriez-vous où implanter un nouvel établissement scolaire à Londres ? » du 04 mai 2012). Il a présenté 3 propositions dont 2 sont situées dans le nord de Londres. Aucune d’entre-elle n’est sécurisée, car elles restent sujettes à acceptation de notre offre.

J’en appelle toujours à la mobilisation de la communauté française pour alerter ce groupe de travail de toute opportunité qui pourrait se révéler.

Nos réquisitions peuvent se résumer en trois points :
– Superficie : minimum 5000m2 et surface bâtie minimum 10,000 m2
– catégorie de bâtiment/espace : D1 (école, hôpital, église, centre médical)
– accessibilité : proche d’un transport en commun (tube, overground, bus)

Merci de communiquer toute information utile à l’équipe de recherche immobilière à cette adresse email : nouveaucollege@hotmail.co.uk

Pour plus d’information sur le réseau scolaire au Royaume-Uni : www.institut-francais.org.uk/francais/education

Photo Morguefile de Krosseel