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Passeport biométrique : des progrès, mais toujours de la frustration

L’obligation de se rendre au consulat général de France pour faire une demande de passeport représente une forte contrainte pour les Français vivant éloignés de Londres. La situation est si astreignante pour certains parents qu’ils préfèrent demander un passeport britannique pour leur progéniture ! J’en ai reçu le témoignage personnel, lors d’une réunion publique à Bristol le 11 mai dernier.

La procédure vient d’évoluer vers plus de souplesse concernant les enfants. En conformité avec les exigences de la Commission européenne, depuis le 26 juin 2013, la France ne peut plus recueillir les empreintes digitales des enfants de moins de 12 ans sur « TES », la base de données centralisée dénommée « Titres Électroniques Sécurisés ». Avant l’âge de 12 ans, ils n’ont donc plus besoin de se rendre au consulat général de France à Londres pour obtenir un passeport.

Je me suis empressé de poser cette question à Olivier Tulliez, consul adjoint en charge des passeports : puisqu’il n’y a plus de prise d’empreinte pour les enfants de moins de 12 ans, peut-on déposer une demande de passeport auprès d’un consul honoraire ? Ils sont en effet une vingtaine à quadriller tout le Royaume-Uni.

Las, vous serez aussi désappointé que moi d’apprendre que l’Administration n’a pas prévu de formulaire pour une demande à distance ! Par conséquent, un parent doit toujours se déplacer à Londres pour déposer une demande de passeport au nom de son enfant… Quelle justification donne-t-on à ce périple exigé ? La demande doit s’effectuer « en face à face » et elle doit être signée de visu par le demandeur (le parent dans la plupart des cas).

Ce motif peut vous laisser sceptique et vous avez bien raison. En réalité, comme  c’était déjà le cas pour les enfants de moins de 6 ans (avant l’extension aux moins de 12 ans), le demandeur doit se présenter physiquement à Londres parce que le logiciel ne peut pas être exporté (pour l’instant) en dehors du consulat, pour des questions de sécurité essentiellement.

L’absence de formulaire pour une demande à distance repose sur cette considération informatique. Quelle solution pour l’avenir ? Si tu ne viens pas au consulat, le consulat viendra à toi. Puisque l’obligation de comparution est inhérente à la technologie du passeport biométrique (prise d’empreintes, photographie…), il nous faut un équipement itinérant à travers le Royaume-Uni. Nous attendons toujours la fameuse station mobile Itinéra, qui tiendrait dans une valise et qui permettrait de faire des saisies numériques dans le cadre de tournées administratives (lire : « Votre passeport biométrique sans se déplacer à Londres ? Le consulat s’y prépare » du 01 août 2011). Elle nous a été promise pour février, puis avril, puis septembre… Affaire à suivre, donc.

Nous avons évoqué, jusqu’à présent, la question du dépôt de la demande, considérons à présent le retrait du document.

La bonne nouvelle est qu’il est désormais possible de récupérer votre passeport des mains de votre consul honoraire. Du coup, les enfants de moins de 12 ans éloignés de Londres n’ont plus besoin de passer du tout par le consulat (ni pour le dépôt, ni pour le retrait). Vous trouverez, ci-dessous, la liste des consuls honoraires habilités à remettre un passeport à son titulaire, actualisée par un arrêté du 5 juin 2013.

Préoccupée par la gestion des passeports depuis longtemps, la sénatrice Joëlle Garriaud-Maylam a déposé une question écrite à l’attention de la ministre déléguée Hélène Conway au sujet de la simplification des procédures (Question écrite n° 07258 – publication au JO du 04/07/2013). Notre sénatrice souhaite notamment savoir si on pourrait envisager l’envoi des passeports par courrier sécurisé ou bien encore si le consulat pourrait confectionner le passeport le jour même de la demande (comme cela se pratique dans d’autres pays européens). Je vous tiendrai au courant de la réponse de la ministre.

Anachronique ! Ubuesque ! J’ai tout entendu et je sais combien ces procédures peuvent être source de frustration pour les Français du Royaume-Uni vivant éloignés du consulat général à Londres. Sachez que votre frustration est partagée par le personnel du consulat, lui-même, qui fait face à la situation avec beaucoup de patience et d’abnégation, compte tenu des moyens consentis par le ministère…

C’est pourquoi je tiens à féliciter l’équipe en charge de l’obtention et du renouvellement des passeports pour son organisation optimisée et son dévouement qui vient compenser les faiblesses du système.

Il faut prendre conscience que Londres est la ville qui délivre le plus de passeports au sein du réseau français à l’étranger !

Olivier Chambard, consul général, et Olivier Tulliez, consul adjoint en charge de ce service, scrutent au quotidien les flux et les listes d’attente. Ils travaillent dans un contexte tendu puisque 120.000 compatriotes sont enregistrés à Londres et ils ne peuvent résorber, avec les moyens du bord, les quelques semaines d’attente pour obtenir un simple rendez-vous afin d’établir ou renouveler un passeport.

Au Royaume-Uni, vous trouverez un consul honoraire habilité à remettre un passeport à son titulaire dans les villes suivantes : Aberdeen, Belfast, Birmingham, Bristol, Cardiff, Chester, Douglas, Douvres, Dundee, Georgetown (îles Caïmans), Glasgow, Jersey, Leeds, Lerwick, Manchester, Newcastle, Nottingham, Plymouth, Road Town (Tortola), Stornoway, The Valley (Anguilla).

Photo Flickr de Rémi Vincent

EM Lyon, l’école au service de l’esprit entrepreneurial

Tanneguy Cazin d’Honincthun, responsable de l’EM Lyon Forever UK, a accueilli François Bergerault, créateur de l’Atelier des Chefs et Olivier Cadic, à Londres, le 27 juin 2013.


Le 27 juin dernier, à l’invitation de Tanneguy Cazin d’Honincthun qui représente à Londres les anciens élèves de l’EM Lyon (EM Lyon Forever UK), j’ai eu l’honneur de partager la scène du sélect Adam Street Club avec François Bergerault, co-fondateur de l’Atelier des Chefs en 2004, et lui-même diplômé de l’EM Lyon. A coup d’anecdotes, nous avons illustré nos parcours d’entrepreneurs ayant réussi le double pari de fonder leur entreprise et de s’implanter au Royaume-Uni.

Les anciens élèves de cette fameuse Ecole de Management de Lyon qui travaillent désormais en Grande-Bretagne sont légion. François Bergerault, venu inciter nos amis britanniques à découvrir les secrets de l’art culinaire à la française, en fait partie. François place la notion de plaisir au cœur de son dispositif qui se décline en trois univers distincts : celui des ateliers où l’on rencontre les chefs, le site web et enfin l’univers des marques destiné aux partenaires (www.atelierdeschefs.com).

Près de 80 anciens élèves de l’EM Lyon se sont retrouvés à la conférence, organisée à l’occasion de la remise des annuaires 2013

Si l’EM Lyon fabrique de l’étoffe de héros, en se définissant elle-même comme « le lieu où naissent les entrepreneurs », il faut savoir que l’école est elle-même une succès story ! En effet, au palmarès 2012 du Figaro / Étudiant, construit sur une base de 12 critères, EM Lyon s’est hissée à la troisième place, derrière HEC et l’ESCP  (lire : « Classement écoles de commerce: des surprises au sommet » sur Le Figaro / Etudiant, du13/11/2012).

Il s’agit d’une immense reconnaissance pour la direction de l’école lyonnaise et ses 99 professeurs qui ont brûlé la politesse à l’ESSEC sur le podium en 2012. De plus en plus attractive, l’école a enregistré près de 6500 candidats au concours 2012. Cette même année, EM Lyon accueillait 395 étudiants issus des classes préparatoires. A n’en pas douter, certains d’entre-eux ont déjà rejoint le campus de l’école à Shanghai ou encore son incubateur de jeunes pousses (1100 entreprises incubées depuis 1984 !).

Je félicite Tanneguy pour l’organisation de cet événement et le remercie de m’avoir fait passer une soirée chaleureuse et enrichissante.

Site de l’EM Lyon

Retraite : on peut racheter ses périodes d’activité à l’étranger

Si vous avez exercé une activité salariée à l’étranger et que vous n’avez pas cotisé pendant cette période pour votre retraite de base, il vous reste la possibilité d’effectuer un rachat de cotisations concernant ce temps d’expatriation.

Combien coûte un rachat ? Comment faire une demande ? Ou encore quelles sont les périodes qui peuvent-être rachetées ?

Dans sa nouvelle lettre d’information destinée aux Français de l’étranger,  la CNAV (Caisse nationale d’assurance vieillesse) vous informe de manière claire et synthétique sur le sujet (lire : LIFE Juin-Juillet 2013, fichiers pdf).

Photo Flickr de Elitatt

Arnaud Bamberger, nouveau président de la Chambre de commerce de Grande-Bretagne

Sise à Londres depuis 130 ans, la Chambre de commerce française en Grande-Bretagne (CCFGB) se distingue à tous points de vue de ses homologues à travers le monde, notamment par la gamme des services offerts. Plus de 600 membres voguent à bord de ce paquebot dans un esprit de fertilisation croisée et de découvertes partagées autour d’une cinquantaine d’événements par an.

Arnaud Bamberger

Le 8 juillet dernier, l’assemblée générale de la CCFGB a décidé de confier la barre à Arnaud Bamberger. Directeur exécutif de Cartier UK, l’homme justifie d’une brillante carrière internationale, il est aguerri à toutes les situations et connait parfaitement la maison puisqu’il siège au comité de direction depuis 18 ans.

Arnaud Bamberger succède ainsi à Arnaud Vaissié, appelé à diriger l’ensemble du réseau des chambres de commerce françaises à l’étranger (lire : « Arnaud Vaissié, nouveau président de l’UCCIFE » du 26 juillet 2013). Le nouveau patron a tenu à rendre « un hommage spécial » à son prédécesseur, ainsi qu’à Peter Alfandary, vice-président sortant, tout en soulignant le travail remarquable accompli par Florence Gomez, au poste de directeur général, et celui de son équipe.

Arnaud a également exprimé sa satisfaction de pouvoir travailler aux côtés de Richard Brown, promu vice-président de la Chambre, qu’il apprécie particulièrement.

Toujours attentif à valoriser son entourage, fin diplomate et homme de synthèse, Arnaud Bamberger n’en est pas moins un battant et un meneur d’hommes au tempérament forgé par la compétition internationale, où il faut demeurer rivé sur l’effort sans jamais perdre la vision globale.

Il endosse un rôle taillé à sa mesure qui lui permettra d’exprimer la plénitude de ses talents et sa fraicheur d’esprit au service du développement des relations économiques et commerciales entre la France et le Royaume-Uni.

J’adresse tous mes félicitations à Arnaud Bamberger et je lui souhaite les vents les plus favorables.

Crédit photo : José Farinha – ccfgb.co.uk