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Projet de loi de finances 2014 : le groupe UDI vote contre le budget «Action extérieure de l’État»

Le 22 octobre 2013, le député des Français de l’étranger, Meyer Habib, s’est opposé en commission à l’Assemblée nationale, au nom du groupe UDI, au projet de budget « Action extérieure de l’Etat » (lire : 22102013 Prise de parole de Meyer Habib Mission Action Extérieur de l’Etat).

Rappelons que Meyer est le candidat UDI victorieux de la législative partielle dans la 8ème circonscription des Français de l’étranger : Chypre, Grèce, Italie, Israël, Malte, Saint-Marin, Saint-Siège et Turquie (lire : « Un premier parlementaire UDI élu par les Français de l’étranger » du 10 juin 2013).

Meyer Habib intervenant, le 22 octobre 2013, en commission élargie à l’Assemblée nationale sur le budget de l’Action extérieure de l’Etat

Je partage ses commentaires sur l’Action extérieure de l’Etat qui s’articulent en quatre thèmes : la réduction des aides aux organisations internationales, la réforme des bourses qui va écarter des enfants de notre système scolaire, l’augmentation des effectifs de fonctionnaires pour fluidifier la remise des visas et, enfin, la réforme de la représentation électorale qui oblige les élus à travailler sous la tutelle de fonctionnaires !

Le député considère avec raison que l’AEFE, Agence pour l’enseignement français à l’étranger, Campus France ou l’Institut français jouent un rôle moteur dans le rayonnement culturel français. Sans remettre en cause la volonté de modération budgétaire du gouvernement, Meyer Habib s’interroge sur la latitude laissée à ces organisations pour repenser leur fonctionnement : « Quelles mesures concrètes, quelle liberté, quelle flexibilité allez-vous donner à ces institutions pour qu’elles fassent aussi bien, avec moins de crédits ? ».

Une question majeure qui méritait une réponse de principe. Le ministère des Affaires étrangères, par la voix de Laurent Fabius, ignora superbement ce point se limitant à souligner que la réduction des crédits n’aurait qu’un « impact limité sur les actions conduites ».

Le second point de l’intervention concernait les frais de scolarité. En la matière, on déplore soit la hausse des frais, soit la baisse du niveau des bourses. Meyer Habib n’a pas hésité à mettre en parallèle la bienveillance publique dans l’affaire Leonarda avec le fait que des familles, surtout monoparentales, seront obligées de retirer leurs enfants des lycées français à l’étranger. Il a ainsi mis le doigt sur l’hypocrisie d’un gouvernement qui se fait élire et qui communique sur des principes de générosité sociale, mais qui organise, en définitive, le partage de la pénurie.

A la veille de la 2ème commission des Bourses, les élus de tous pays savent combien la réforme a fait des dégâts. Meyer Habib évoque des parents rencontrés dans sa circonscription à Milan ou Rome, qui avaient concédé des sacrifices pour envoyer leurs enfants à l’école française et qui se sentent lâchés en cours de route.

Laurent Fabius a renvoyé cette question de « politique tarifaire » sur le dos des « responsables d’établissement » précisant qu’ils essaient d’accueillir « les enfants des familles les plus modestes et ne reçoivent en tout cas aucune instruction pour ne pas les accepter. »

Le troisième thème évoqué par Meyer Habib concerne la délivrance des visas pour touristes, puisque le Quai d’Orsay prévoit l’embauche de 75 fonctionnaires a cet effet. L’intention est louable puisqu’elle a pour but de répondre à une demande croissante. Certes, mais notre député a semblé utile de rappeler que nous sommes au 21ème siècle ! Autrement dit, des solutions techniques existent permettant de faire mieux avec autant de monde, appelant de ses vœux « un choc de simplification et d’efficacité ».

Laurent Fabius a reconnu que le système informatique de délivrance de visas s’avérait « obsolète » et qu’il « sera remplacé d’ici à deux ou trois ans ». Dans l’attente, l’Administration pourra mobiliser les retraités ! En effet, « lors de périodes d’intense activité, les chefs de poste doivent pouvoir faire appel à des personnes – comme des anciens fonctionnaires – permettant de gérer l’afflux de demandes », commente notre ministre des Affaires étrangères.

Quatrième et dernier point, la réforme électorale invraisemblable, votée cet été, instituant un collège de 444 conseillers consulaires élus au suffrage universel direct, nouvel échelon d’élus avec les conseillers AFE et les 12 sénateurs représentant les Français de l’étranger (lire : « Feu vert du conseil constitutionnel à la réforme de l’AFE » du 23 juillet 2013). Au micro, Meyer Habib a signifié que la réforme avait consisté à « multiplier les élus sans leurs donner de compétences ni de moyens supplémentaires ». Il s’est aussi inquiété du fait que les conseils consulaires élus seraient présidés par un fonctionnaire ! En conclusion, notre député tonne qu’« il s’agit en fait surtout de tripatouillage électoral ». Ce que nous pensons tous! (lire : « Charcutage électoral pour les nuls » du 15 mars 2013).

Pour l’anecdote, la réponse molle de Laurent Fabius que chacun peut voir en vidéo a été modifiée en réponse sèche et outrée sur le verbatim transcrit par les assistants du Quai d’Orsay : « Monsieur Habib, vous avez parlé de « tripatouillage électoral », sans que je comprenne bien à quoi vous faisiez allusion. Sachez, en tout cas, que ce n’est pas le genre de la maison ! ».

On en rit encore dans les travées de l’Assemblée… La première sortie du parlementaire de l’UDI sur l’action extérieure de l’Etat fut cordialement saluée par ses confrères.

Je continuerai d’être le relais de l’action courageuse et déterminée de Meyer Habib à l’Assemblée nationale, dans l’intérêt général de la nation et dans l’idée que les Français de l’étranger doivent être traités sur un même pied d’égalité.

Voir la vidéo de l’intervention de Meyer Habib du 22 octobre 2013 (visible jusqu’au 20/01/2014)
Lire le compte rendu des débats sur l’Action extérieure de l’Etat – Projet de loi de finances 2014

Le plan Ecole enregistre de nouveaux progrès

Chaque semestre, depuis cinq ans déjà, l’ambassadeur réunit le comité de pilotage du plan Ecole. Cette tradition fut initiée par Maurice Gourdault-Montagne en 2008. Et depuis cinq ans, nous faisons le point sur les avancées des trois objectifs définis à l’origine.

Je vous invite à prendre connaissance de nos progrès en lisant le compte rendu de notre dernière réunion, sous la houlette de notre ambassadeur Bernard Emié (lire : 20130701-CR Comité de Pilotage).

Je me suis clairement réjoui de l’atteinte de notre premier objectif : la création de 1500 places supplémentaires dans l’enseignement français à l’étranger. Nous avions prévu trois ans pour y parvenir. Nous en mettrons sept. Cela tempère un peu mon enthousiasme car je mesure la frustration des parents dont les enfants n’obtiennent toujours pas de places. Ils étaient encore largement plus de 1 000 dans ce cas cette année.

Comme vous pourrez le découvrir dans le compte-rendu, le groupe de travail chargé d’analyser l’organisation des flux d’élèves entre les différentes écoles primaires et secondaires après l’ouverture du futur lycée de Wembley a abouti à de nombreux points d’accord. Mais il n’est pas parvenu à un consensus complet.

Pourquoi donner une priorité d’accès au lycée Charles de Gaulle (CDG) aux seuls élèves issus des écoles annexes de ce lycée? Cette proposition de l’AEFE, Agence pour l’enseignement français à l’étranger, n’a pas obtenu l’assentiment du comité. J’ai suggéré que la discussion sur la gestion des flux d’élèves se poursuive au second semestre.

J’ai aussi souligné que nous devrons poursuivre l’accroissement du nombre de places une fois que le lycée de Wembley sera ouvert, à la rentrée 2015, parce que la pénurie reste prévisible. C’est la raison pour laquelle j’ai demandé la participation d’Yves Aubin de la Messuzière, président de la Mission laïque Française (MLF), à notre prochain comité de pilotage. Il sera en effet intéressant d’entendre la vision de la MLF qui constitue le second réseau d’écoles françaises à l’étranger après l’AEFE.

L’ambassadeur a également accepté ma suggestion de prévoir la participation à nos réunions de Sabine Paradis, directrice de l’EIFA, Ecole internationale franco-anglaise, ouverte il y a un an seulement à Portland Place, au centre de Londres.

En outre, j’ai mis l’accent sur l’objectif n°2 du plan Ecole, dédié au développement des écoles bilingues franco-anglaises. Il faut saluer le travail de l’équipe dédiée à ce dessein en mai dernier et animée par Bénédicte Yue (lire : « Le plan Ecole va permettre de doubler le nombre d’écoles bilingues » du 31 mai 2013).

Le rôle joué par Bénédicte dans la création de la Free school de Culham justifie qu’elle puisse siéger au comité de pilotage pour offrir le regard des parents d’élèves dans le cadre du développement des filières bilingues au Royaume-Uni. De plus, pour favoriser la dynamique de cet objectif n°2, j’ai proposé qu’une journée d’information consacrée à la création de « Free schools » bilingues soit organisée à l’intention des écoles du programme Flam. L’association «Parapluie» qui fédère les écoles Flam sur le sol britannique se réunira le 1er décembre prochain. J’espère qu’elle pourra encadrer cette manifestation (lire : « « Créer une free school bilingue: pourquoi pas vous ? » par Bénédicte Yue » du 20 septembre 2013).

Au sujet des écoles Flam, qui sont une cinquantaine au Royaume-Uni, le plan Ecole a permis de faire émerger « le réseau le plus dense en Europe et dans le monde pour un pays de cette taille » selon les termes de notre ambassadeur. Bernard Emié ajoute justement que ce réseau est « arrivé à maturité » et que « sa professionnalisation est devenue un enjeu majeur », d’autant que «ces “petites écoles” sont bien souvent le seul point d’ancrage francophone dans des régions entières. »

Il est néanmoins regrettable que le gouvernement socialiste ait mis fin à la transparence concernant l’attribution des subventions par le ministère des Affaires étrangères aux écoles Flam du Royaume-Uni. Seules 13 petites écoles Flam bénéficieraient d’une aide du ministère aujourd’hui sans que nous sachions ce qu’elles ont reçu…

L’ambassadeur a répondu que ses services donneraient satisfaction à mon souci de transparence en 2013. C’était le 1er juillet dernier. Quatre mois plus tard, l’information n’a toujours pas été diffusée, ni à moi, ni aux élus.

De son côté, notre députée Axelle Lemaire a confié aux élus de l’AFE, Assemblée des Français de l’étranger, en mars dernier, qu’elle avait accordé l’ensemble de sa réserve parlementaire 2012 (estimée à 130.000 euros) aux petites écoles Flam. Contrairement à son engagement, elle ne nous a jamais communiqué la liste des heureux bénéficiaires de son bon vouloir.

Il souffle comme un parfum de clientélisme et d’opacité autour des aides publiques liées au programme Flam, une situation qui tranche nettement avec l’époque précédente sous l’ancienne majorité (lire : « Programme Flam : le changement c’est on ne sait plus qui est subventionné ! » du 06 avril 2013).

Souhaitons que notre députée reprenne à son compte les règles de bonne conduite qu’elle sait si bien rappeler aux autres.

Photo Flickr de Blondie 478

Red Carpet Day Report (5) : Pourquoi ils investissent depuis le Royaume-Uni

David Blanc aime Londres. Comme lui, beaucoup de Français s’y sentent bien. Sur place, il est impossible de répertorier tous nos compatriotes, mais on peut avancer que Londres est la 6ème plus grande ville de France ! (Source: Discours de Boris Johnson, National Conservative Party Conference 1/10/13).

On y parle français, mais parmi 300 autres langues parce que le monde entier, lui aussi, aime Londres, d’autant que la ville se déclare prête à accueillir toute la richesse du monde : parmi les 10 plus grandes fortunes du Royaume Uni, 9 sont d’origine étrangères et toutes sont basées dans la capitale britannique (source: Sunday Times Rich List 2013). Pas étonnant que Londres demeure le plus grand centre financier au monde, avec ses 251 banques !

Après avoir égrené ces quelques chiffres éloquents, David Blanc, Vice-président de l’UFE GB et cofondateur de Vestra Wealth à Londres, a posé la question de confiance aux participants du Red Carpet Day : pourquoi les plus belles fortunes d’Europe s’installent-elles à Chelsea, West End ou Notting Hill ? Pour la douceur du climat ? Pour la réputation gastronomique ? Non, bien sûr, conclut notre expert en gestion de patrimoine, en mettant les rieurs de son côté. L’attractivité des lieux peut s’expliquer en trois mots, dit-il : facilité, disponibilité, fiscalité.

La facilité. Où est-il relativement plus facile de « faire du business » ? La Banque mondiale place le Royaume Uni en 7ème position au niveau mondial et la France au 34ème rang… (Source: Rapport 2013, doingbusiness.org). C’est un choix politique, le gouvernement anglais attire même les investisseurs étrangers (non européens) en leur proposant des visas « Entrepreneurs et Investisseurs ». Conclusion, plus de 50% des activités de banque d’affaires en Europe sont conduites depuis Londres.

La disponibilité. Tout type d’investissement (ou presque) est possible à Londres, du fait d’une expertise en termes d’investissements internationaux et de gestion alternative (hedge funds et autres) avec 85% des actifs européens, second rang mondial juste derrière New York. Ajoutons que plus d’un tiers des fonds de private equity en Europe ont été levés depuis la City, ponctue David d’un ton alerte.

La fiscalité. Si vous faites rimer fiscalité et stabilité, vous avez compris une préoccupation majeure de tout investisseur.

David Blanc (Vice-Président de l’UFE GB) explique en trois points la force d’attraction du Royaume-Uni : la facilité d’entreprendre, la disponibilité des ressources et une fiscalité attractive et stable

Outre-Manche, l’arme fatale s’appelle le régime des « non-domiciliés ». Tout individu d’origine non britannique qui devient résident fiscal au Royaume Uni peut bénéficier du statut fiscal de résident « non-domicilié ». Dès lors, tout actif détenu hors d’Angleterre n’est pas assujetti à la fiscalité anglaise, sauf si le rendement de ces actifs ou le produit de la vente de ces actifs est rapatrié en Angleterre (il est possible de rapatrier du ‘clean capital’, capital au sens strict du terme).

Après les 7 premières années de résidence fiscale, il est toujours possible de bénéficier du statut de non-domicilié, mais en utilisant le système de la « remittance basis » et en s’acquittant d’une taxe forfaitaire de £30,000 (qui passe à £50,000 après 12 années de résidence).

David Blanc a ensuite exposé les avantages spécifiques consentis aux investisseurs de capitaux vers les PME et les start-ups. « Depuis 1994, les gouvernements anglais successifs ont pris le parti de reconnaitre la valeur ajoutée des business angels dans le financement des PME et le risque important auquel ils s’exposent », insiste David.

Fiscalement parlant, les « EIS » (« Enterprise Investment Scheme ») permettent une réduction d‘impôt de 30% sur un montant maximal investi d’un million de livres, après une durée minimum de détention de 3 ans (sans aucune imposition sur les gains en capital ou en droits de succession !).

Par ailleurs, les « SEIS » sont un programme supplémentaire de déduction fiscale dérivé de l’« EIS » et ciblant tout particulièrement les apports en capital auprès des entreprises en phase d’amorçage avec une réduction d’impôt de 50% sur un montant maximal investi de £100,000 (maximum reçu de £150,000 par société).

Toujours dans un style enlevé et plein d’humour, David a terminé son intervention en nous parlant de la perception de l’homme d’affaires, de l’investisseur, de l’entrepreneur au Royaume-Uni. Une perception bien différente de la nôtre, puisque ces entrepreneurs sont proprement considérés comme des stars ! Citation du Financial Times à l’appui : « Entrepreneurs are the rock stars of the decade » (Special Report UK’s Entrepreneurs,8 octobre 2013).

A la télévision, il existe deux émissions vedettes sur l’entrepreneuriat. Chaque semaine, The Apprentice et Dragon’s Den rassemblent respectivement 3 et 7 millions de téléspectateurs ! Le Royaume-Uni est décidemment un autre monde. Si certains entrepreneurs y voient leur paradis, c’est peut-être parce que les anges du business y sont plus nombreux!

Red Carpet Day Report (4) : une formule événementielle unique en son genre

Le mini-salon : William Healing, membre d’un cabinet d’avocats londonien, reçoit sur son stand

C’était au Tapis rouge de Paris, le 10 octobre dernier : 9 conférences, 6 ateliers, un mini-salon et une pluie de rendez-vous sur les épaules d’une vingtaine d’experts, soit un nouvel interlocuteur toutes les 10 minutes. Entrée gratuite et convivialité garantie. C’est une gageure de trouver mieux sur la place de Paris. Le journaliste Jean-Marc Sylvestre (Atlantico, itélé) a écrit que c’était un des seuls événements de la semaine qui ait brillamment marché à Paris.

La formule du Red Carpet Day a séduit parce que chacun a pu tracer son propre itinéraire à travers une offre riche et attrayante. Parmi ceux qui sont venus passer une heure ou deux, beaucoup ont prolongé l’expérience… happés par une conversation, captivés par un atelier ou intrigués par un exposant.

David Blanc, expert en gestion de patrimoine et vice-président de l’UFE GB confie son étonnement : « J’ai reçu une quinzaine de personnes dans la journée ; j’ai été stupéfait par la qualité de mes interlocuteurs et par la solidité de leurs projets».

L’opération de speed-dating, l’après-midi, a été réglée comme du papier à musique. A son arrivée, chaque participant s’est vu remettre, en même temps que son badge, un planning de rendez-vous individualisé. Rappelons les experts répondaient sur les thèmes de l’entreprise, du financement, de la fiscalité et de la gestion de patrimoine.

Afin de faciliter le travail des 30 médias présents et de ne pas indisposer les participants, des pastilles de couleurs différentes sur les badges permettaient de désigner ceux qui étaient disposés à répondre aux journalistes et ceux qui étaient rétifs aux interviews et aux caméras.

Le speed-dating auprès d’experts en marge du mini salon

 

On a échangé des cartes, on a partagé des projets, mais on a surtout rêvé de réussite et c’est pour le mieux. Nous sommes faits de l’étoffe de nos rêves, écrivait Shakespeare. Nous reviendrons sur les témoignages de tous ces entrepreneurs, aux profils si divers, qui se sont succédé sur la scène du Tapis Rouge. En définitive, pourquoi ont-ils fait le voyage jusqu’à Paris ? Pour nous dire, chacun à leur manière : « soyez prudents, soyez entourés, mais n’ayez pas peur ; un monde d’opportunités attend les entreprenants et les persévérants ; nous, Français de Grande-Bretagne, nous ne regrettons rien ».

Cet événement, gratuit rappelons-le, n’aurait pas vu le jour sans l’engagement de nos 11 sponsors qui ont associé leur image à ce Red Carpet Day, organisé par l’UFE GB que je préside. Je les remercie chaleureusement pour leur confiance et pour leur participation active au séminaire. Sans eux, rien n’aurait été possible. Tous m’ont exprimé leur satisfaction en fin de journée. Ce fut pour moi un soulagement et, surtout, une immense fierté. Je vous propose de les découvrir au bas de cette page du site UFE Corporate.

Red Carpet Day Report (3) : Coup de chapeau à Edouard Braine

C’est promis : il sera parmi nous, lors du prochain Red Carpet Day !

Edouard Braine et Olivier Cadic

Edouard Braine aurait adoré être à Paris, au Tapis rouge, mais il s’est rangé à l’avis de ses médecins au dernier moment.  « Le corps étant indisponible, c’est par l’esprit que je m’associe au Tapis rouge», s’est-il excusé.

Nous avons diffusé son message en vidéo empreint d’humour et de jovialité que vous trouverez ci-dessous. La veille de l’événement, par email, il a souhaité à tout l’équipe « sans hésitation ni état d’âme, un plein succès pédagogique ».

En effet, la situation économique française fait dire Edouard que « l’entreprise n’a pas d’odeur » et qu’elle n’appartient « ni à la droite, ni au centre, ni même à mon ami Olivier Cadic, qui a organisé de façon exemplaire cette réunion d’affaires.»

Enarque, humaniste, fin lettré, Edouard Braine a fait une carrière de diplomate. Par delà ses périples en Grèce, en Algérie ou encore en Malaisie, il a été profondément marqué par sa mission de restructuration industrielle dans l’industrie de Défense sous le gouvernement Jospin.

Edouard fut consul général à Londres de 2009 à 2012. Nous sommes toujours sur la dynamique qu’il a lancée en faveur de l’emploi de nos jeunes compatriotes au Royaume-Uni, notamment par la création du plan Emploi. Un plan qui «transcende les clivages politiques et associe l’Etat et des entreprises socialement responsables, créant chaque année 1000 emplois au profit des jeunes Français de Londres, ceux que j’avais baptisés les oubliés de St Pancras», résume aujourd’hui l’ancien consul.

Dans le même esprit, il a fait progresser l’idée d’un métro transmanche pour faire naître des travailleurs transfrontaliers entre la France et l’Angleterre. « Le scandale est que, pour défendre les pratiques tarifaires monopolistiques d’Eurostar, la SNCF, suivie par le ministère des transports, prive un des premiers employeurs du Kent de sa de main d’oeuvre naturelle, analyse Edouard Braine. La société Boulonaise d’Electronique, qui a déjà 1200 salariés occupés à réparer des téléphones et des PC à Ashford, peine à recruter plusieurs centaines d’emplois supplémentaires. »

Par ailleurs, présent sur tous les fronts, il aura clairement fait évoluer le rapport entre l’Administration et l’expatrié français.

Entre 2012 et 2013, Edouard a été conseiller diplomatique du gouvernement, agissant en faveur des PME soucieuses de développement à l’international. On l’a vu revenir tout spécialement à Londres pour trouver des financements à des dossiers sans issue en France. Il soutient la société grenobloise Laser game Group, leader des jeux lasers en salle qui souhaite s’implanter en Grande Bretagne.

Tétraplégique après une chute de cheval, il y a dix ans, Édouard Braine a mesuré l’écart qui sépare la France du Royaume Uni sur le sujet du handicap, s’exclamant publiquement que « La Grande-Bretagne a cinquante ans d’avance sur la France en matière d’ingénierie sociale ! » (lire : « Le consul Edouard Braine valorise les bonnes pratiques britanniques en matière de handicap » du 04 mai 2013).

Le Mobile Dream, un véhicule tous terrains, 100% électrique, destiné aux personnes à mobilité réduite

Cet été, Edouard fut victime d’un AVC, ce qui l’a conduit à faire valoir ses droits à la retraite. Officiellement retraité le 1er octobre, il crée son entreprise « In Mobilis »… le 2 octobre. Son projet est formidable. Avec Moore, désigné directeur général, cette société va accompagner le développement d’une invention française révolutionnaire le « Mobile Dream ». Il s’agit d’un véhicule 100% électrique et écologique qui permet à ceux qui vivent en fauteuil roulant  de déambuler en pleine nature, à travers les sentiers de randonnées, en toute autonomie (lire : « Santiago Accessible, un raid original pour promouvoir l’accessibilité » du 17 décembre 2011).

C’est donc en qualité d’entrepreneur néophyte qu’Edouard s’est adressé, par la vidéo, aux participants du Red Carpet Day, mais son dernier conseil est le fruit d’une patiente maturité : « Conservons à cette initiative son caractère non partisan, et continuez d’inviter des gens avec lesquels vous n’êtes pas forcément d’accord sur le plan idéologique, cela vous permettra de rester sur les rails, comme on dit à la SNCF».

Il y a quelques jours, je l’ai déjà assuré que nous mettrons tout en oeuvre pour promouvoir son entreprise In Mobilis, et nous tenterons de fertiliser les projets de développement qu’il nous présentera. Il s’en doutait : « Merci à vous de m’aider à débuter une retraite active et, je l’espère, utile. »

Cher Edouard, je vous souhaite un prompt rétablissement.

RED CARPET NEW from MOORE on Vimeo.

Les retraités français à l’étranger peuvent bénéficier de la carte Vitale

Sauf à continuer de cotiser au régime général de l’assurance maladie, on sait que les expatriés doivent restituer leur carte Vitale. La situation est toute différente pour les retraités français.

En effet, nos retraités peuvent s’établir à l’étranger et revenir se faire soigner en France, grâce à leur carte Vitale, et ainsi se faire rembourser.

Encore mieux, les retraités résidant à l’étranger qui n’auraient pas de carte vitale peuvent en obtenir une, sous trois semaines, en s’adressant à la Caisse primaire d’Assurance maladie (CPAM) de leur dernier lieu de résidence en France, soit à la caisse du lieu des soins. Dès lors, ils pourront bénéficier du tiers payant total ou partiel.

Pour être complet, les adhérents de la Caisse des Français de l’étranger (CFE), actifs ou retraités, doivent s’adresser à la CPAM d’Indre-et-Loire pour l’envoi de leur carte Vitale ouvrant droit au remboursement de soins effectués en France.

Ces informations proviennent des services de notre ministre délégué aux Français de l’étranger et elles ont été publiées au Journal officiel. Cette clarification est le fruit du travail de Commission des affaires sociales de l’Assemblée des Français de l’étranger (AFE), réunie dernièrement au début septembre.

Gérard Pélisson rappelle que les Français de l’étranger servent la France

Hier, Gérard Pélisson, président de l’UFE, Union des Français de l’étranger a publié un communiqué important sur le site de l’association (lire ci-dessous), à l’attention de ses 20.000 membres dans le monde.

Oui, chaque Français, où qu’il se trouve dans le monde, à fortiori s’il est entrepreneur, peut favoriser la prospérité et le rayonnement de la France ! Je partage sans réserve les propos du président de l’UFE.

Si les entrepreneurs implantés à l’étranger peuvent légitimement donner un coup de pouce aux nouveaux arrivants, en termes de conseils et de réseau, il ne faudrait pas l’interpréter comme une tentative éhontée de siphonage des forces vives et des recettes fiscales de la Nation au profit d’une puissance étrangère, sauf à faire de preuve mauvaise foi caractérisée (lire : « Red Carpet Day Report (1) : Internationaliser ses activités est suspect, forcément suspect » du 13 octobre 2013).

Pendant ce temps là, les Allemands exportent et, pour ce faire, multiplient les investissements à l’étranger…

Rappelons que M. Pélisson a co-fondé le groupe Accor, aujourd’hui, cinquième groupe hôtelier mondial avec 4000 établissements sur tous les continents.

Communiqué de Gérard Pélisson du 16 octobre 2013

Grâce à son réseau, à ses services, animés très souvent par des bénévoles de qualité, l’Union des Français de l’Étranger contribue, au travers de ses 170 représentations, à accueillir, assister les Français qui ont choisi de vivre ou de travailler hors de France, comme ceux qui envisagent de revenir en France.

C’est la mission essentielle de notre association, reconnue d’utilité publique.

Cette mission s’exerce auprès des particuliers, mais parfois également des entrepreneurs qui peuvent bénéficier de l’expérience, voire des conseils, de ceux qui les ont précédés dans leur pays d’implantation.

En aucun cas, en revanche, l’Union des Français de l’Étranger n’a encouragé, de quelque manière que ce soit, la délocalisation d’entreprises françaises à l’étranger, en particulier pour des raisons fiscales.

Je réprouve, personnellement, tout ce qui peut faire du tort à notre pays qui a besoin de tous ses ressortissants, en France et à l’étranger. Ils concourent ensemble, quels que soient leurs projets de vie et leurs ambitions légitimes, à la prospérité et au rayonnement de la France.

Red Carpet Day Report (2) : Exporter vers le Royaume-Uni, une idée de bon sens

Je remercie Alain Milard, fondateur d’Industrie-Mag.com, d’être venu au Red Carpet Day et d’avoir réalisé la capture vidéo de mon discours d’ouverture que vous trouverez ci-dessous.

Le Red Carpet Day est un clin d’oeil aux propos de David Cameron, mais pas davantage puisqu’il n’y a aucune incitation à l’exil fiscal

A la tribune, j’ai souligné d’emblée que l’organisateur de l’événement était l’UFE Grande-Bretagne que je préside depuis 2005. Dans le monde, l’UFE, Union des Français de l’étranger, compte 170 représentations et près de 20.000 adhérents. Créée en 1927 par Gabriel Vernlé et reconnue d’utilité publique en 1936 par le gouvernement de Léon Blum, L’UFE est actuellement présidée par Gérard Pélisson, célèbre co-fondateur du groupe Accor.

Devant l’assistance, j’ai ensuite évoqué mon parcours d’entrepreneur qui a débuté à l’âge de 20 ans et connu un nouvel essor lorsque j’ai transféré le siège social de mon entreprise à Ashford, tout en créant la France Libre… d’entreprendre, une association pour accompagner les entrepreneurs français.

C’était en 1996. Je poursuis toujours cette même démarche d’entraide.

Beaucoup d’intervenants au Red Carpet Day ont spontanément déclaré qu’ils souhaitent aider leurs compatriotes à réussir leur développement commercial au Royaume-Uni. C’est grâce à des gens comme eux que j’ai pu lever près de 10 millions d’euros pour créer une place de marché internet. Après avoir cédé mes activités dans l’électronique, c’est encore des Français du Royaume-Uni qui m’ont conseillé pour créer ma maison d’édition Cinebook, devenue premier acheteur mondial de droits de traduction et de diffusion en langue anglaise de bandes dessinées franco-belges.

Cependant… le mythe de l’exilé fiscal a la peau dure. Certains médias collent cette étiquette à beaucoup d’entrepreneurs français qui réussissent à l’international.

C’est pourquoi j’ai martelé tout au long de la journée aux journalistes présents que le Red Carpet Day n’incitait en rien à l’exil fiscal, ni bien sûr à frauder le fisc.

Le nom de Red Carpet Day est certes un clin d’œil au propos de David Cameron, l’an dernier. Rappelons que le Premier ministre a déclaré qu’il déroulerait le tapis rouge aux Français refusant de payer 75% d’impôts sur des revenus supérieurs à 1 million d’euros. Une disposition qui sera votée à l’automne. Peut-on sérieusement penser que les gens qui gagnent plus d’un million d’euros sont venus au Red Carpet Day pour y trouver une solution de contournement fiscal ? Non, ces gens-là ont pris leurs dispositions depuis bien longtemps !

Comme je l’expose dans la vidéo, le séminaire du 10 octobre avait trois objectifs déclarés au service des participants :
1 – les aider à exporter au Royaume-Uni leurs produits et services (internet, intermédiaire, filiale…)
2 – les aider à trouver des financements pour leurs projets
3 – doper la capacité d’investissement des investisseurs

10 000 PME françaises exportatrices ont disparu en 10 ans. Il faut permettre à beaucoup  d’entreprises françaises qui ont l’impression d’être des hamsters en cage de sortir par le haut de leur problématique en s’internationalisant. Si votre produit est bon, il doit se vendre dans le monde entier, sinon vous n’existez simplement pas, c’est le nouvel adage dicté par la mondialisation. Et nous avons en France pléthore de sociétés imaginatives et performantes, il n’y a qu’à ouvrir n’importe quel magazine d’affaires ou regarder BFM Business.

Il s’agit d’exporter pour survivre. Vouloir commencer par le Royaume-Uni semble une démarche de bon sens, compte tenu des facilités offertes aux entrepreneurs et de l’universalisme de la langue anglaise.

Se développer à l’international ne signifie donc pas que l’on veuille frauder le fisc. Je l’ai récemment dit à Nicole Bricq, Ministre du Commerce Extérieur et Fleur Pellerin, Ministre des PME, en les priant de faire cesser les contrôles à répétition que subissent les exportateurs, forcément suspects aux yeux du fisc (lire : « 19ème session AFE : Fleur Pellerin présente un bouquet de mesures fanées aux PME-PMI exportatrices » du 18 septembre 2013).

Les Français qui entreprennent en France sont des héros, dit avec raison Pierre Gattaz, Président du Medef. Ils méritent que leurs compatriotes installés outre-Manche leur déroulent le tapis rouge vers un marché qui constitue le premier excédent commercial de la France depuis 5 ans.

Je veux terminer par une pensée pleine de gratitude vis à vis de Patricia Connell de France in London et à l’attention de son équipe de choc, pour son travail de relations presse et d’organisation générale du Red Carpet Day.

Red Carpet Day Report (1) : Internationaliser ses activités est suspect, forcément suspect

Que propose l’agence nationale « Invest in France » aux entreprises britanniques qui souhaitent conquérir le marché français ? Réponse : créer une filiale en France. Personne au Royaume-Uni ne s’en offusque. Au contraire.

A l’inverse, conseillez donc à une entreprise française d’ouvrir un établissement en Angleterre pour y exporter plus facilement ses biens et services, vous êtes immédiatement suspecté de tirer contre votre camp, d’être un mauvais Français, voire un traitre. L’article de Charles Gautier du Figaro est, à cet égard, révélateur à commencer par son titre persifleur (lire : « Ces patrons expatriés qui jouent les VRP de Sa Majesté à Paris », Le figaro du 10 octobre 2013).

Pour le fisc qui ne manque pas de flair, une odeur de soufre poursuit tout entrepreneur qui ose franchir nos frontières pour internationaliser ses activités en créant une filiale à l’étranger. Un nombre important d’exportateurs se plaignent à moi d’être l’objet de contrôles fiscaux tatillons. L’administration fiscale ne semble pas supporter que des Français puissent faire des affaires à l’étranger sans avoir à leur rendre des comptes. Certains ont même vu des fonctionnaires débarquer chez eux au petit matin sous les yeux interloqués de leur famille et de leurs voisins…

Le message est clair. Pour travailler à l’international, si vous ne voulez pas être suspecté d’être un fraudeur patenté, il faut quitter définitivement le pays avec armes et bagages, femme et enfants. Vous serez alors baptisé du titre d’exilé fiscal… c’est délirant !

Je me demande parfois si cette schizophrénie ambiante n’est pas davantage préjudiciable que notre taux de prélèvement obligatoire. L’Etat et les médias créent une bulle autour des Français pour les couper du réel. Tandis que de nombreux pays ont compris que la mondialisation était aussi une opportunité, la France enregistre 10.000 PME exportatrices en moins entre 2002 et 2012. Nicole Bricq, ministre du Commerce extérieur, n’ose même pas imaginer un retour possible à l’excédent de notre commerce extérieur!

Le Royaume-Uni est notre premier excédent commercial depuis cinq ans. C’est ainsi : les Britanniques sont nos meilleurs clients. J’ai insisté sur ce fait au micro de Stéphane Soumier sur BFM Business TV au cours de son émission « Good morning Business », une heure avant le début du Red Carpet Day, le 10 octobre dernier.

Je le remercie de m’avoir donné la possibilité, en direct, de faire passer ces deux messages : il faut arrêter de stigmatiser les entrepreneurs français qui veulent exporter et il faut leur donner accès au premier pays européen en termes de prêts aux entreprises qui pèse, par ailleurs, 51% du capital risque européen.


Red carpet day : échange entre entrepreneurs… par BFMBUSINESS

Succès au rendez-vous pour le Red Carpet Day

Le premier Red Carpet Day fut une réussite publique et médiatique.

Trois principaux protagonistes du Red Carpet Day, le 10 octobre 2013 à Paris, au moment de la clôture : David Blanc (Vestra Wealth), Olivier Cadic (pdt du l’UFE GB) et Stéphane Rambosson (Veni Partners)

Hier, 10 octobre, près de 200 entrepreneurs français se sont rendus au Tapis rouge à Paris. Pas moins de 40 intervenants se sont succédé à la tribune, dans le cadre 9 conférences et 6 ateliers ! Et pourtant, ce ne fut pas une journée marathon, mais un événement convivial, décontracté et optimiste.

Au cours des speed dating, chaque expert a reçu plus d’une quinzaine d’interlocuteurs. Comme l’a exprimé David Blanc de Vestra Wealth, en clôture du séminaire, tous nos experts été interloqués par « la qualité » des interlocuteurs qui avaient pour la plupart un projet clair, prometteur et déjà bien ficelé.

Nous reviendrons, au cours des prochains jours, sur toutes ces conférences enrichissantes et les témoignages pertinents dont nous avons profité lors de cette journée mémorable, organisée par l’UFE GB, Union des Français de l’étranger de Grande-Bretagne. Comme le rapporte l’article de Jean-Louis Dell’Oro dans Challenge, précisons que 11 compagnies ont sponsorisé la manifestation (lire : « Les Français de l’étranger déroulent le tapis rouge aux patrons de l’Hexagone », challenges, du 10 octobre 2013.

Soyons clairs et n’en déplaise à David Cameron, cette journée n’avait pas pour but d’inciter mes compatriotes à l’exil fiscal, mais seulement de les aider à exporter vers le Royaume-Uni. Je rappelle que le Royaume-Uni représente le premier excédent commercial de la France depuis cinq ans. Nous, Français de Grande Bretagne, avons l’expérience et les réseaux pour les y aider. Pour une entreprise française, parvenir à vendre ses produits et services outre-Manche, constitue un marchepied certain vers la mondialisation.

Comment exporter ? Il y a trois possibilités : internet, un intermédiaire commissionné ou une implantation locale par la création d’une filiale, une solution efficace et pérenne.

Comme je l’exprime dans la vidéo ci-dessous, tournée par le magazine Challenges au Tapis rouge, le second objectif était de donner de la visibilité aux start-ups en quête d’investisseurs pour éviter à leurs créateurs de se décourager. Un chiffre : 51% du capital risque européen est à Londres.

Je remercie chaleureusement tous les participants à cet événement et je leur donne rendez-vous à la prochaine édition !


Les Français de l’étranger déroulent le tapis… par Challenges

« dernière minute » : deux personnalités connues des Français du Royaume-Uni interviendront au Red Carpet Day !

Le 10 octobre, à Paris, au Tapis rouge, nous aurons le plaisir d’accueillir Edouard Braine et Arnaud Vaissié à la tribune, le premier en fin de matinée et le second en clôture du séminaire.

Arnaud Vaissié

Je vous rappelle qu’Arnaud Vaissié est, depuis cet été, le président de l’UCCIFE, Union des Chambres de commerce et d’industrie françaises à l’étranger, un réseau international de 111 établissements (lire : « Arnaud Vaissié, nouveau président de l’UCCIFE » du 26 juillet 2013. Une mission à la mesure du fondateur d’International SOS, un service d’assistance médicale aux expatriés et voyageurs d’affaires, présent dans 76 pays !

Edouard Braine

Je vous ai abondamment parlé d’Edouard Braine, consul général de Londres de 2009 à 2012, tant il a été sur tous les fronts, notamment sur celui de l’emploi en faveur de nos jeunes compatriotes au Royaume-Uni et sur celui du rapprochement entre le consulat et les expatriés (lire : « Edouard Braine, un consul d’exception » du 01 octobre 2012). Edouard a quitté ses fonctions de conseiller diplomatique du gouvernement, le 1er octobre dernier, en faisant valoir ses droits à la retraite

Dès le lendemain, Edouard Braine créait son entreprise. Une nouvelle vie d’entrepreneur s’ouvre à lui, en toute liberté et créativité.

Plus de 200 entrepreneurs se sont d’ores et déjà enregistrés pour participer au Red Carpet Day. Plus d’une vingtaine de journalistes couvriront l’événement.

Vous pouvez encore vous joindre à nous.

Il suffit de s’inscrire, gratuitement, sur le site Red Carpet Day

Pour les derniers inscrits, les rendez-vous pour un speed dating vous seront attribués lors de votre arrivée, en fonction des disponibilités des experts présents.

Une personne malveillante se fait passer pour moi

Quelqu’un a usurpé mon identité en utilisant cette adresse email fallacieuse : o.cadic.udi@gmx.com

En se faisant passer pour moi, cette personne cherche à recueillir des informations confidentielles sur l’UDI (Union des Démocrates et Indépendants), le parti présidé par Jean-Louis Borloo.

Une action visant à identifier et à poursuivre l’auteur de cet acte malveillant est en cours.

Si vous recevez un email provenant de l’adresse o.cadic.udi@gmx.com, je vous prie de bien vouloir m’en informer en écrivant à mon adresse officielle : o.cadic@assemblee-afe.fr

Julien Thierry, symbole de la nouvelle génération des Français du Royaume-Uni

Face à la gare internationale d’Ashford, Julien Thierry a ouvert, il y a quelques jours, les bureaux de sa start-up, Eclypsia, un site spécialisé dans la création de contenus en ligne autour de l’univers des jeux vidéo.

Quelques jours après l’inauguration, j’ai eu le plaisir de le rencontrer entouré d’une trentaine de nouveaux compatriotes fraichement débarqués. La plupart d’entre eux ont choisi de troquer un statut désormais incertain d’auto-entrepreneur en France pour un emploi stable et gratifiant dans une jeune entreprise prometteuse au Royaume-Uni. D’autres ont fait le choix d’abandonner leurs études pour ne pas rater un emploi de qualité. Ils sont positifs, dynamiques et enthousiastes.

A mes côtés, Julien Thierry incarne la nouvelle génération d’entrepreneurs français qui s’installe au Royaume-Uni. Je vous invite à l’entendre, jeudi 10 octobre prochain, au Tapis rouge à Paris, lors du séminaire Red Carpet Day organisé par l’UFE GB

Emblème de cette nouvelle génération qui a décidé de s’installer outre-Manche, Julien Thierry, a livré ses premières impressions dans les colonnes du Figaro où il affirme que sa « société a pu se développer cinq fois plus vite que ce qu’on aurait fait en France. » En effet, d’ici deux ou trois ans, Eclypsia prévoit d’employer une centaine de collaborateurs à Ashford pour un CA estimé à une dizaine de millions d’euros (Lire : « Un Français s’exile en Grande-Bretagne avec ses 40 salariés » par Florentin Collomp, Le Figaro, le 02/10/2013)

Julien Thierry fera partie des entrepreneurs qui animeront l’atelier « Story selling » dans le cadre du séminaire gratuit, Red Carpet Day, organisé par l’Union des Français de l’étranger à Paris le 10 octobre, à Paris. L’objectif est d’informer sur les opportunités d’exportation au Royaume-Uni, d’exposer tous les avantages offerts par le Royaume-Uni aux entrepreneurs et aux investisseurs, tout en cernant les difficultés attenantes à une implantation locale  (Lire : « UFE GB : Bienvenue au Red Carpet Day, le jeudi 10 octobre 2013, au Tapis Rouge à Paris ! » du 25 septembre 2013).

Je vous invite à venir entendre l’expérience de ce chef d’entreprise de 28 ans à peine, atypique et fort doué.

Lire : « Un Français s’exile en Grande-Bretagne avec ses 40 salariés » par Florentin Collomp, Le Figaro, le 02/10/2013