Accueil      En circonscription      Sénat      Revue de Presse          Parcours      Me Contacter      Mes 31 défis
    

Le Petit Journal.com présente les idées de l’UDI pour les Français de l’étranger

UDI Besoin davenir GrenouilleLes élections des conseillers consulaires approchent.

Hervé Heyraud fondateur du Petit Journal.com, m’a interrogé au sujet des objectifs et du programme de l’UDI (Union des Démocrates et Indépendants), où j’ai la responsabilité d’organiser le réseau UDI à l’étranger, ce qui correspond à un bon million d’électeurs sur les cinq continents.

J’ai le plaisir de vous reproduire, ci-dessous, une part de notre entretien :

PROGRAMME DE L’UDI – 3 questions à Olivier Cadic, conseiller élu à l’AFE

Alors que les élections des conseillers consulaires approchent, Olivier Cadic, conseiller élu à l’Assemblée des Français de l’étranger pour le Royaume-Uni, revient sur les objectifs actuels de l’UDI (Union des Démocrates et Indépendants), le parti de Jean-Louis Borloo.

Quelle est votre structuration à l’UDI ? Vous parlez de « club », de quoi s’agit-il ?

L’UDI a pour ambition de réveiller la politique. Meyer Habib, député, Hervé Marseille, sénateur et moi avons été désignés délégués nationaux UDI aux Français établis hors de France. Notre organisation à l’étranger est fondée sur des clubs-pays en cohérence avec les circonscriptions consulaires pour permettre aux gens de débattre ensemble des idées. La Révolution française a été impulsée par des clubs politiques qui ont préparé les états généraux de 1789. Ils sont à l’origine de l’idée républicaine. Il y a une symbolique qui mérite d’être rappelée et qui est propre à réveiller la politique.  Cela permet d’avoir une organisation très souple autour d’un délégué dans laquelle celui qui agit peut être mis en responsabilité. Il faut accepter que chacun puisse suggérer des solutions en veillant à ce que les jeunes générations soient pleinement impliquées pour apporter des idées neuves. Notre ambition est de présenter un projet de renouveau pour les Français de l’étranger en vue des élections de 2017.

Quelles sont les priorités dans le programme de l’UDI ?

Notre priorité est l’enseignement. Nous voulons augmenter les places dans les établissements français à l’étranger. Aujourd’hui l’enseignement à l’étranger repose sur un système élitiste et la mixité sociale tend à disparaître. Il y a 75 % des enfants français de l’étranger qui n’ont pas accès aux écoles françaises. 15 % des enfants binationaux ne parlent pas le français. L’objectif est d’offrir une solution d’apprentissage en français à 100 % des enfants au lieu de 25 %.

Nous voulons également développer l’enseignement bilingue dans les écoles locales. Les députés des Français de l’étranger ne sont pas un levier pour cela, ils sont des représentants politiques au niveau national. La coopération éducative gérée par l’ambassade montre également ses limites. Il faut s’appuyer sur nos conseillers consulaires pour faire du lobbying auprès des autorités locales.

En dehors de l’éducation, quels sont vos objectifs ?

Nous avons pour objectif de supprimer toute discrimination vis-à-vis des Français de l’étranger et de parvenir à une meilleure gestion des services consulaires. L’UDI souhaite un Etat économe des deniers publics. Or dans plusieurs domaines le système est inefficace et coûte cher. Meyer Habib a alerté sur les démarches à faire pour obtenir un passeport, un véritable calvaire pour certains compatriotes vivant éloignés d’un consulat. Il va falloir regarder attentivement le programme 151 du ministère des Affaires étrangères et européennes (relatif aux Français à l’étranger et affaires consulaires), en faisant la transparence sur la majorité des dépenses correspondant aux rémunérations du personnel consulaire.

Quel est votre regard sur la réforme mise en place l’année dernière (loi relative à la réforme de l’AFE) ? Je vous invite à lire la suite de l’article en suivant ce lien : « Programme de l’UDI – 3 questions à Olivier Cadic, conseiller élu à l’AFE« , paru dans LePetitJournal du 26 mars 2014.

Je remercie l’équipe du site lepetitjournal.com de son intérêt pour notre action, conduite par Jean-Louis Borloo, président de l’UDI.

Lire aussi sur ce blog : : « Le gouvernement va éradiquer la mixité sociale dans les écoles françaises à l’étranger » du 12 mars 2014

Une semaine de la francophonie sous le signe de l’inventivité lexicale

A l’occasion de la Semaine de la langue française et de la Francophonie, notre ambassadeur, Bernard Emié, a réuni ses homologues des pays francophones le 20 mars dernier, à l’Institut français, pour « célébrer ensemble notre amour de la langue et de la culture françaises ».

Bernard Emié a aussi convié un immense ambassadeur de la langue française : l’humour.

Bernard Emié, ambassadeur de France au Royaume-Uni, s'est prêté au jeu « Dis-moi dix mots »

Bernard Emié, ambassadeur de France au Royaume-Uni, s’est prêté au jeu « Dis-moi dix mots »

Il a pratiqué un petit exercice de style en écho à l’opération « Dis-moi dix mots ». Le jeu consiste à s’approprier dix mots imposés et donner libre cours à sa créativité à travers toute production intellectuelle ou artistique. L’occasion était trop belle pour un esprit espiègle de ne pas chambarder un peu une allocution officielle en la parsemant de mots aussi improbables que ouf, zigzag, tohu-bohu, timbré ou faribole.

Cette trouvaille de notre ambassadeur pour « ambiancer » la soirée a joliment servi l’esprit de la francophonie, si inhérent à l’inventivité lexicale. Dans son discours, il a égrené diverses initiatives et mis à l’honneur ses contributeurs, comme le bureau Wallonie, auteur d’un questionnaire Vive la Francophonie  à destination de tous les établissements du second cycle en Angleterre et au Pays de Galles.

En évoquant la capacité d’initiative de l’Institut français, Bernard Emié a parlé du projet de restauration de sa bibliothèque de style Art déco, patrimoine classé, qui « participe pleinement au rayonnement de la francophonie ».  Les nouvelles sont bonnes puisque la première phase des travaux a été lancée mi-janvier, grâce au concours de généreux mécènes. Au cœur de cette campagne de levée de fonds, l’ambassadeur a salué l’« implication » décisive de Marc Mourre, président du Trust des Amis de l’Institut.

En effet, £800.000 ont déjà été récoltés qui permettront de rendre sa décoration d’origine à la salle de lecture de l’Institut (parquets, vitraux, boiseries) qui est la plus grande bibliothèque française à l’étranger. Il ne s’agit que d’une première étape, comme nous l’avait expliqué Laurent Burin des Roziers qui dirige l’Institut (lire : « L’Institut français de Londres sollicite votre participation pour rénover sa médiathèque » du 09 juin 2013). Afin de créer un « pôle étude et création » ou agrandir la bibliothèque pour enfants, des fonds supplémentaires sont nécessaires. Merci d’adresser vos dons en vous rendant sur cette page internet dédiée chez BigGive.

Puisque cette superbe bibliothèque demeure ouverte au public pendant sa rénovation, l’ambassadeur n’a pas manqué d’inviter tout un chacun à venir « s’enlivrer » en pareil endroit !

En guise d’attraction, Laurent Burin des Roziers et son équipe avaient organisé des joutes d’improvisation entre 2 équipes de 5 comédiens, impressionnants de facilité dans l’imagination et le jeu collectif. Certains venaient de France et d’autres de beaucoup plus loin : Canadiens, Québécois, Belges, Suisses ou Libanais, mais tous partagent la même ambition de faire fructifier un héritage commun : la langue de Molière. Et pour cause, les matches d’improvisation sont une création spécifiquement francophone : la Ligue nationale d’improvisation est née au Québec en 1977 !

J’ai eu l’honneur d’assister à ce spectacle assis aux côtés de l’ambassadrice du Liban, Inaam Osseiran, qui est diplômée de droit français. Nous avons échangé quelques mots lors du cocktail auquel l’ambassadeur nous avait convié à boire à « tire-larigot », trouvant là matière à placer le dernier mot de sa liste, en cette fin de journée internationale de la francophonie effervescente et fraternelle.

Cérémonie à Carlton Gardens, vendredi 28 mars à 16h00, en présence du général Georgelin

L’Ordre national du Mérite fête ses 50 ans. Il s’agit d’un jalon important dans l’histoire de notre Vème République. Le temps passe mais la valeur honorifique et le lien intergénérationnel caractérisent plus que jamais cette décoration créée par le général de Gaulle le 3 décembre 1963.

La Poste a émis un timbre spécial pour l’occasion et la Monnaie de Paris a frappé une médaille commémorative, comme je l’ai évoqué il y a quelques semaines (lire : « L’Ordre national du Mérite fête ses 50 ans à Londres » du 11 décembre 2013).

Statue de Gaulle Carlton GardensLe général Georgelin, Grand Chancelier de l’Ordre de la Légion d’honneur et du Mérite, se rendra à Londres pour déposer une gerbe devant la statue du général de Gaulle, dans le cadre du 50eme anniversaire de cette distinction.

J’invite tous les Français de Londres, ou de passage à Londres, à assister à ce geste symbolique et fédérateur de nos valeurs citoyennes :

Cérémonie devant la statue du Général de Gaulle
Vendredi 28 mars 2014 à 16h00
(merci d’être présent dès 15h45)
Carlton Gardens, St James SW1, Londres

Merci de mobiliser votre réseau pour assister à cet évènement dans quelques jours.

Crédit photo : ChrisO

Handicap : Le gouvernement français veut renoncer à ses obligations

« Ne pas pouvoir se rendre dans une boulangerie, ni aller au cinéma ou à l’école, ni prendre le bus… c’est le quotidien de millions de personnes en situation de handicap en France, faute d’équipements garantissant l’accessibilité pour tous. »

Philippe Croizon soutient la campagne de l'Association des Paralysés de France, : "Accessibilité : la liberté d'aller et de venir ne peut pas attendre 10 ans de plus !"

Philippe Croizon soutient la campagne de l’Association des Paralysés de France, : « Accessibilité : la liberté d’aller et de venir ne peut pas attendre 10 ans de plus ! »

Les mots de Philippe Croizon, amputé des quatre membres, nous ramènent à une triste réalité, à une exception française même : il ne fait pas bon vivre chez nous lorsque l’on est physiquement diminué. En accordant un droit à l’accessibilité à chacun, comme celui de pouvoir acheter sa baguette de pain en fauteuil roulant, la République restaure l’égalité de dignité entre ses citoyens. On parle de 9,6 millions de personnes, selon l’Insee, en comptant au sens large la population handicapée, au-delà des deux millions de travailleurs bénéficiant d’une reconnaissance administrative du handicap.

Il y a neuf ans, Jacques Chirac, alors Président de la République, avait fait voter la loi du 11 février 2005 « pour l’égalité des droits et des chances, la participation et la citoyenneté des personnes handicapées », dite loi Handicap.

L’adoption de cette loi traduisait, entre autres, la volonté des pouvoirs publics d’offrir une accessibilité généralisée dans tous les domaines de la vie sociale (éducation, emploi, cadre bâti, transports…) dans un délai de 10 ans.

Le gouvernement de Jean-Marc Ayrault vient de nous informer qu’il pourrait retarder de 10 ans l’application de la loi prévoyant l’obligation d’accessibilité pour 2025 au lieu de 2015.

Pour éviter d’être hors la loi, le gouvernement veut simplement changer la loi !

Je vous invite à lire un texte que m’a adressé Edouard Braine, ancien consul général de France à Londres. Il déclare ainsi : « Depuis Londres, j’avais estimé notre retard sur les britanniques à 35 ans. Ce délai est celui qui sépare l’adoption de la loi principale sur le sujet, votée par le parlement de Westminster, en 1970, tandis que la loi française date de 2005. Mon estimation était hélas optimiste, car, si les obligations d’accessibilité prévues dans notre loi étaient remises en cause, notre handicap par rapport aux anglais dépasserait alors 50 ans, piètre performance, alors que notre système social est cité en exemple. » Lire : Lettre d’Edouard Braine sur l’accessibilité.

Philippe Croizon et l’Association des Paralysés de France demandent au Premier ministre, Jean-Marc Ayrault, de ne pas retarder l’application de la loi sur l’accessibilité pour les personnes en situation de handicap.

Ils ont besoin de votre soutien. Je vous invite à signer leur pétition.

Lire aussi : : « Le consul Edouard Braine valorise les bonnes pratiques britanniques en matière de handicap » du 17 décembre 2011.

crédit photo : Philippe Huguen / AFP

L’Ecole bilingue de Londres fête ses 10 ans

Lorsqu’une organisation fête ses 10 ans, on peut discuter de savoir si c’est déjà beaucoup ou encore peu, mais pas du fait qu’il s’agisse d’un accomplissement. Dix bougies marquent aussi un pan de vie pour ses fondateurs, signe de leur passion et gage de leur bonne conduite des affaires.

Alors on trinque ! On trinque pour conjurer définitivement les petites misères qui restent loin derrière et savourer le bonheur d’entreprendre, ce bonheur si particulier d’avoir fait œuvre utile à la société, comme celui d’ouvrir une école.

« L’enfant est au centre de nos préoccupations et quel bonheur de constater, au quotidien, que nos élèves s’épanouissent et progressent dans la joie », résume Véronique Ferreira, directrice pédagogique et fondatrice de l’école avec Franck Laurans qui occupe le rôle de directeur administratif.

Véronique Ferreira, directrice pédagogique et cofondatrice de l'Ecole bilingue de Londres, et Olivier Cadic

Véronique Ferreira, directrice pédagogique et cofondatrice de l’Ecole bilingue de Londres, et Olivier Cadic

Le 21 janvier dernier, ils ont tenu à célébrer une décennie d’efforts en faveur de l’enseignement franco-anglais à Londres. L’anniversaire de l’école aura administrativement lieu en septembre prochain. Parents d’élèves et collègues sont venus congratuler Véronique et Franck, dans leurs locaux à deux pas de la gare de Paddington, en présence de nombreux officiels, dont le consul général Olivier Chambard.

L’institution accueille 120 enfants, de la maternelle au primaire, alternant un enseignement en langue française et anglaise qui a fait l’objet d’une procédure d’homologation en 2006, attestant de sa conformité aux programmes et aux objectifs pédagogiques de l’Education nationale. L’Ecole bilingue est l’une des 11 écoles à être dans ce cas à Londres.

Se conformer aux règles applicables en France ne signifie pas être conformiste, puisque l’esprit d’innovation a toujours soufflé sur l’établissement, au point que les mots « atypique ou unique  sont le plus souvent employés pour décrire l’école », se flatte Véronique.

On ne réussit pas tout seul : Véronique et Franck ont salué leur équipe d’une vingtaine de personnes pour leur implication sans faille et leur contribution éclairée dans cette aventure. De plus, les  fondateurs disent s’être toujours sentis encouragés par les parents et les institutions officielles (ambassade, Education nationale…), tout comme ils ont pu compter sur leur propre famille, notamment pour contribuer aux travaux de l’établissement…

Cette réception est aussi un clin d’œil à ceux qui dirigent une école homologuée à Londres, d’autant plus s’ils ont accompli ce chemin initiatique de la création d’entreprise. Comme le dit si bien Véronique: « Naïveté, courage, innovation, ambition, intuition, volonté, inconscience, énergie, acharnement… il nous aura fallu un peu de tout cela pour construire doucement mais surement, cette petite école dont nous sommes si fiers aujourd’hui. » (voir la liste des établissements londoniens).

Véronique et Franck vous donnent rendez-vous le 28 mai prochain pour la fête de l’école qui réunira les élèves et anciens élèves, ainsi que leurs parents, autour d’ateliers ludiques. Une mosaïque, en cours de réalisation, sera alors révélée !

Max Cartoux, un londonien sacré meilleur espoir aux trophées 2014 des Français de l’étranger

Aux âmes bien nées, la valeur n’attend pas le nombre des années.

Le 6 mars dernier, sous les lambris du Quai d’Orsay, en présence de la ministre déléguée chargée des Français de l’étranger Hélène Conway-Mouret, et devant un parterre d’élus et de journalistes, le jeune Max Cartoux a remporté le Trophée des Français de l’étranger dans la catégorie Meilleur Espoir.

Max Cartoux est DJ à Londres et le troisième français de Londres à recevoir une distinction, dans le cadre des Trophées des Français de l’étranger, une cérémonie imaginée par Hervé Heyraud, fondateur des éditions lepetitjournal.com, dont c’était la seconde édition (lire : « Deux Français de Londres reçoivent un trophée des Français de l’étranger » du 14 mars 2013).

Max fait envie parce qu’il a une véritable passion, la musique. Lorsque l’on a une passion, on ne se pose plus de question existentielle, on suit son étoile. Rien d’autre ne compte : Max a brulé ses vaisseaux et quitté le lycée Charles de Gaulle en terminale. Faut-il y voir un signe : Mika, le célèbre chanteur-compositeur pop a, lui aussi, fréquenté les bancs du lycée londonien avant de prendre la tangente vers son propre destin ?

Il est libre, Max. Il mixe, il compose, il catalyse son propre univers et le fait partager sous les spotlights dans un tourbillon échevelé et triomphal. Notre DJ tient le bon bout : il devient de plus en plus populaire, il se produira au Festival « Miami Music Week », fin mars.

Véronique, Max, Olivier Cadic et Thierry Cartoux (Trophées 2014 des Français de l’étranger)

Véronique, Max, Olivier Cadic et Philippe Cartoux (Trophées 2014 des Français de l’étranger)

A 17 ans, il voit déjà loin parce qu’il a du talent et parce qu’il n’a jamais été brimé par son entourage. Le plus jeune lauréat des Trophée des Français de l’étranger a remercié ses parents, Véronique et Philippe, d’accepter ses choix et de lui permettre de réaliser son rêve. Je vous encourage à lire son portrait, réalisé par Cindy Jaury : « Max Cartoux, 17 ans, DJ et producteur de musique électro à Londres » dans Le Petit Journal du 6 mars 2014.

Au cours de cette soirée de gala, sept lauréats, venus des quatre coins du monde, ont été mis à l’honneur pour leurs mérites dans des domaines variés (Trophée Entrepreneur,  Environnement, Art de vivre…), mais surtout parce qu’ils « contribuent à la réussite de la France à l’international et concourent mieux que personne à la diffusion d’une image positive et moderne de notre pays », a commenté Hervé Heyraud.

En effet, tous ces lauréats ne manquent jamais de signifier leur attachement à leur pays, c’est pourquoi je pense comme Hervé Heyraud qu’ils représentent « des formidables relais partout dans le monde pour la France » et que je les félicite chaleureusement. Pour les découvrir, je vous propose de lire l’article de Bénédicte Buisson : « Trophées 2014 – Les sept lauréats récompensés au Quai d’Orsay » dans Le Petit Journal du 7 mars 2014.

Le gouvernement va éradiquer la mixité sociale dans les écoles françaises à l’étranger

Les Français ont opté pour « le changement » il y a bientôt deux ans. Tout comme leurs compatriotes restés en métropole, Les Français de l’étranger en ressentent douloureusement les effets.

La réforme des bourses décidée par le gouvernement a conduit à une chute de 42% du montant des bourses versé en 2013 aux parents des élèves du lycée Charles de Gaulle de Londres ! On sait que cette politique restrictive va s’amplifier en 2014.

HandprintLa réforme des bourses va éconduire les familles économiquement fragiles du système de l’AEFE, Agence pour l’enseignement français à l’étranger. La Gauche instaure clairement la sélection par l’argent. Je pose la question : est-il normal qu’une institution dotée de plus de 500 millions d’euros de subventions ne s’attache pas à garantir la mixité sociale au sein de ses établissements?!

En effet, en 2011, la subvention du ministère des Affaires étrangères destinée à l’AEFE s’élevait à 420,8M€, tandis que l’aide à la scolarité s’établissait à 119M€. Le total du budget consacré à l’enseignement à l’étranger représentait donc 539,8M€.

Au Royaume-Uni, une vague d’indignation enfle parmi les parents d’élèves qui ont besoin d’une bourse pour financer, tout ou partie, des frais de scolarité de leurs enfants. Mais cette vague d’amertume s’étend à presque tous les parents après l’annonce d’une hausse annuelle d’environ 8% des frais de scolarité. Le coût est d’autant plus rude pour le budget familial que vous avez plusieurs enfants scolarisés.

Quelle est la finalité poursuivie par le gouvernement à l’horizon des deux prochaines années ?

La réponse se trouve, en filigrane, dans le projet de loi de finances 2014 (PAP 2014 Action extérieure de l’Etat – page 100), où l’on peut lire : « les prévisions pour 2014 et 2015 sont établies pour rapprocher les écolages versés par les familles du coût réel complet de la scolarisation des élèves dans les EGD (Etablissement en gestion directe) »

En termes clairs, les parents d’élèves vont, à terme, assumer l’intégralité des coûts de la scolarité française à l’étranger. Ils en assument déjà 60%.

Cette politique se traduira par un accroissement substantiel des frais de scolarité au lycée Charles de Gaulle.

En effet, en page 14 du même document, nous découvrons que la subvention destinée à l’AEFE sera de 416,5M€, tandis que l’aide à la scolarité s’élèvera à 118,8M€, soit un total de 535,3M€ en 2014. Pour information, le budget était de 539,8M€ en 2011.

L’engagement de l’Etat en 2014 est donc inférieur à celui de 2011 !

Mais, dans le même temps, les frais ont augmenté de plus de 38% au lycée Charles de Gaulle !

L’Etat fait supporter aux parents d’élèves non seulement 100% de l’augmentation des coûts du lycée, mais également 100% des coûts de son administration centrale !

Afin que les parents puissent déterminer s’ils seront en mesure de supporter financièrement une scolarisation de leurs enfants au lycée dans la durée (soit 12 années, du cours préparatoire à la terminale), j’ai demandé au proviseur Olivier Rauch de nous indiquer son anticipation du taux annuel d’augmentation pour les cinq prochaines années.

Actuellement, l’AEFE n’offre aucune visibilité à moyen ou long terme. L’Agence est incapable de se projeter au-delà de trois ans, ne pouvant garantir la part de subvention consacrée aux salaires des enseignants d’une année sur l’autre… Par conséquent, Olivier Rauch m’a honnêtement répondu qu’il était tout à fait illusoire de réaliser une anticipation sur cinq ans.

La réforme des bourses, alliée à une volonté de faire assumer l’intégralité des coûts de scolarité à l’étranger par les familles, va accentuer le phénomène de retrait d’enfants issus des classes moyennes.

La démarche du gouvernement est paradoxale : subventionner largement une organisation étatique en charge de gérer un réseau d’écoles… financé à terme exclusivement par les familles !

Nul besoin d’être prospectiviste pour comprendre que cette politique affligeante et partiale éradiquera, à terme, la mixité sociale au sein des établissements du réseau AEFE.

L’attitude du gouvernement socialiste porte gravement atteinte à l’idée que je me fais du pacte républicain !

C’est pourquoi j’ai demandé, lors de la dernière réunion du plan Ecole et du conseil d’établissement du lycée, qu’un indicateur soit mis en place pour mesurer la mixité sociale au sein des établissements de l’AEFE.

Photo Flickr de Pekka Nikrus

Christiane Barstow, résistante franco-britannique, nous raconte sa guerre

Christiane Barstow

Christiane Barstow, à la Libération de Paris en 1944

Née d’un père britannique et d’une mère française, Christiane Barstow (née Podmore) vit à Londres en septembre 1940 lorsque s’abattent les premières bombes allemandes sur l’Angleterre.

Deux ans plus tard, elle fait le choix des Forces françaises libres. Elle n’a que dix-neuf et ne sait comment se rendre utile, on lui apprend alors le métier de conductrice.

Florian Hurard s’est rendu dans l’East Sussex à la rencontre de cette résistante franco-britannique qui a mis en suspend ses rêves de jeune fille pour convoyer des blessés sur tous les fronts. Puis, avec l’aide de sa compagne, Chloé, Florian a réalisé un documentaire, captivant et richement illustré : « Une résistante française, une résistance britannique » (durée : 20m).

Un coup de cœur pour notre écrivain-historien, Eric Simon :

Il y a quelque temps, quelqu’un m’a dit : « Ne pensez-vous pas que trop d’attention à été donné aux Français Libres ?  »

Et moi de répondre : « Chère madame, comment osez-vous dire ça ?  »

Nous avons un devoir de mémoire et ce devoir doit continuer à nous animer tous, jusqu’au bout de notre existence.

Comme le montre mon ami Florian Hurard, professeur d’histoire et membre de « l’Association des Gaullistes de France », dont le but de faire mieux connaître le général de Gaulle et de défendre son œuvre, dans son film sur Madame Barstow, tout est encore exemple pour les jeunes générations.

En 1940, on ne venait pas à Londres faire du shopping, mais rejoindre cet homme qui, dans le sillage d’un discours à la BBC, symbolisait le refus, la lutte, la liberté et l’espoir en une France nouvelle.

Madame Barstow avait juste dix-neuf ans et elle refusait les nazis et la France de Pétain. Oui, elle sortait juste de l’adolescence, et ce qu’elle allait vivre en s’engageant dans les Forces Françaises Libres la hante encore.

À vous de l’écouter devant la caméra de Florian et Chloé, sa compagne. Deux jeunes gens qui ont considéré sans doute que filmer une ancienne « Demoiselle de Gaulle » n’était pas du temps perdu, mais surtout que de l’épopée de la France Libre, on n’en avait pas encore fait assez ! Merci à tous les deux de la part d’un autre passionné.

Éric Simon
Auteur de « Londres, au fil de la France Libre » et fier d’avoir eu le privilège d’avoir eu Florian et Chloé comme collègues au Lycée Français.