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HEBDOLETTRE n°46 – Le réseau consulaire sous pression – Le plan de l’administration des Douanes en faveur des entreprises / rencontre avec la Délégation sénatoriale aux entreprises – PPL « Expérimentation territoriale visant à faire disparaître le chômage de longue durée » – En circonscription au NEPAL / Katmandou (6, 7, 8 janvier 2016) – UDI Actualités et Médias

Lire : l’HEBDOLETTRE n°46 – 27 janvier 2016Logo HebdoLettre bleu - Rond75

Edito de l’HebdoLettre n°46

Frappées par la contrainte budgétaire, certaines ambassades voient disparaître leur consulat.

Nos compatriotes doivent alors franchir des frontières et effectuer de longs trajets pour renouveler leurs passeports, voire rentrer directement en France munis d’un laissez-passer, dans le cas d’une perte ou d’un vol.

Peut-on prétendre offrir un service de qualité aux Français de l’étranger et, dans le même temps, réduire le nombre de consulats ?

Le défi de campagne n°20 de notre liste sénatoriale apporte une réponse. Il vise à permettre à nos compatriotes de faire une demande de passeport ou de carte d’identité auprès de nos consuls honoraires, en nous inspirant ainsi du système allemand. Ces consuls honoraires seraient donc habilités à saisir les empreintes biométriques, moyennant rémunération. Visuel HL46

Nous parlons des Français vivant à l’étranger, mais le problème se pose tout autant pour nos compatriotes en voyage.

En rencontrant Martine Bassereau, notre ambassadrice au Népal, j’ai constaté qu’elle allait bien au-delà de sa mission diplomatique, tout comme sa formidable équipe. Lire la suite et découvrir l’HebdoLettre n°46

 

PPL « Expérimentation territoriale visant à faire disparaître le chômage de longue durée » : l’illusion, c’est maintenant !

J’ai un point d’accord avec la déclaration de Myriam El Khomri, la ministre du Travail et de l’Emploi qui prend le contre-pied de François Mitterrand : nous n’avons pas tout essayé contre le chômage !

Nous pourrions essayer la réforme du marché du travail ou la réforme de l’investissement productif, comme l’a souligné mon collègue Jean-Marie Vanlerenberghe, afin que la croissance et la conquête de nouveaux marchés résorbent naturellement notre chômage.

expeAu lieu de cela, , la ministre a soutenu au Sénat, ce 13 janvier, une proposition de loi socialiste intitulée « expérimentation territoriale visant à faire disparaître le chômage de longue durée »…

Une expérimentation d’une durée de cinq ans dans dix territoires « de petite taille » qui concernera 2000 chômeurs de longue durée (sur un total de 2,5 millions dans ce cas…) que l’on veut recaser dans le secteur social et solidaire.

Un sénateur socialiste de La Réunion, se présentant comme entrepreneur, a contesté avec véhémence mes objections au motif qu’il habitait « une île où l’on compte 30 % de chômeurs ».

Je lui ai répondu que, comme lui, je vivais sur une île, où le taux de chômage était non pas de 30%, mais de 5% seulement. J’ai ajouté que d’autres politiques économiques étaient donc possibles et que d’autres organisations du travail permettaient d’obtenir de tels résultats. C’est cette efficacité que je voudrais apporter à mon pays.

Nous en sommes à voter des lois pour 2000 personnes et nous nous donnons 5 ans pour valider s’il est possible de réaffecter les dépenses liées au chômage vers un « fonds d’expérimentation » qui financera en partie les embauches…

Vis-à-vis de l’opinion, les parlementaires socialistes veulent entretenir l’illusion qu’ils luttent contre le chômage.

Texte de mon intervention en explication de vote :

Éradiquer le chômage de longue durée, rien de moins !

Vous n’arrivez pas à inverser la courbe du chômage et, pour mieux masquer cet échec, vous lancez une expérimentation de résorption du chômage de longue durée. On en évaluerait le résultat à la fin de 2019 ou au début de 2020, c’est-à-dire au milieu du mandat du prochain Président de la République, qui sera élu en 2017. Qui peut croire que c’est avec une telle loi que disparaîtra le chômage de longue durée ?

Faire une loi, pour faire une expérimentation, cela ne choque personne !

Encore une loi ! Où est le pacte de simplification ? Quelle loi supprimons-nous pour compenser cette nouvelle loi ?

La rapporteur a reconnu que de nombreux points restaient à éclaircir quant au fonctionnement et au financement de cette expérimentation. D’autres s’en chargeront donc, la belle affaire !

Je souhaiterais que l’état d’urgence soit déclaré pour lutter contre le chômage.

Tout le monde semble se réjouir de cette loi qui sera évaluée en 2019 et ne s’appliquera qu’à dix territoires ; les autres attendront 2021. Les électeurs, eux, vous évalueront en 2017, et je crains qu’ils n’aient pas votre patience. En ce qui me concerne, je n’ai pas cette patience et je ne voterai pas ce texte qui laisse tant de chômeurs sur le bas-côté !

Lire les débats

Photo Flick : Clement127

Infolettre aux Français du Royaume-Uni n°34 – Janvier 2016 : Vœux – Attentats du 13 novembre 2015 – CSG-CRDS des non-résidents – Mes déplacements : Brookwood, Bristol, Cardiff, Londres – Santé : ce qu’une Française doit savoir sur l’Irlande – Enseignement français

Lire : l’INFOLETTRE n°34 – Janvier 2016Logo InfoLettre - Rond75

Edito de l’Infolettre aux Français du Royaume-Uni n°34

Je souhaite à chacun d’entre vous, ainsi qu’à vos proches, de beaux projets, de belles réussites et une excellente santé.

A l’aube de 2016, je veux que vous, Français du Royaume-Uni, sachiez que mon élection au Sénat pour représenter les 2 millions et demi de nos compatriotes établis hors de nos frontières n’a pas diminué mon engagement à votre endroit.

Ma participation au 5ème anniversaire de l’école « Les Petites étoiles » à Londres, le 22/1/16, marque mon 50ème déplacement au Royaume-Uni depuis mon élection en septembre 2014.

Si j’ai passé 40% de mon temps en France pour siéger au Sénat en 2015, j’ai effectué une trentaine de déplacements au Royaume-Uni où je réside toujours, auxquels s’ajoutent 44 déplacements dans 27 pays.

Le souvenir des victimes des lâches attentats qui ont frappé notre pays en 2015 marquera à jamais nos esprits.
Visuel HL34 effet2
Suite au 13 novembre, je comptais sur le climat ambiant propice à la convergence et à l’intelligence collective pour créer les conditions d’un sursaut. Il n’en a rien été. En fin d’année, le gouvernement et sa majorité ont décidé de faire passer en force, en seconde lecture, le projet de loi de Finances et celui de la Sécurité sociale sans tenir compte des réserves et des propositions votées par le Sénat. Lire la suite de l’édito et découvrir l’Infolettre aux Français du Royaume-Uni n°34

Déplacement au Népal (Katmandou – 6, 7, 8 janvier 2016)

Je me suis rendu au Népal dans l’objectif d’accélérer la libération de Renaud Meyssonnier (à l’image) un Français de 27 ans, condamné à une année de prison, parce qu’il était en possession de 160 faux dollars, tout en ignorant qu’ils étaient faux.

renaud_200Pour avoir été abusé par un escroc, le jeune homme est derrière les barreaux, sans avoir eu d’interprète pendant l’enquête de police, ni lors du jugement du tribunal où il a été condamné pour fausse monnaie ! Il a fait appel.

Mon collègue Olivier Cigolotti, sénateur de Haute-Loire, où est situé Monistrol-sur-Loire, le village des parents de Renaud, m’a alerté sur ce dossier.

Avant même mon départ à Katmandou, Olivier Cigolotti et moi-même avons rencontré, à l’ambassade du Népal à Paris, le 10 décembre dernier, Ambika Devi Luintel, ambassadrice du Népal en France et Ram Babu Dhakal, le chef de mission de l’ambassade.

Comme je l’ai déclaré à la presse française, mobilisée par le comité de soutien de Renaud, ce dossier est emblématique de la réorganisation de nos services à l’étranger. Nous comptons de plus en plus de touristes français, mais nous disposons de moins en moins de structures pour les accompagner. Partout dans le monde, le gouvernement décide de fermer des consulats. C’est ce que l’on a fait au Népal. Pourtant 30 000 compatriotes décident de visiter chaque année ce pays pour voir de près l’Himalaya… avec tous les risques que cela comporte.

L’affaire Renaud Meyssonnier

Ministere_interieurAu ministère de l’intérieur népalais

Le 7 janvier, au ministère de l’intérieur, Martine Bassereau, ambassadrice de France au Népal, et moi-même, avons été reçus par Chakra Bahadur Budha, Joint Secretary Home Ministry.

Celui-ci a porté un intérêt évident pour cette affaire, en prenant en compte le caractère involontaire de la possession des faux billets qui avaient été remis à Renaud en Birmanie en échange de ses euros. M. Bahadur Budha a promis qu’il partagerait ces informations auprès de sa hiérarchie, ainsi que mon appel à l’indulgence, en prévision de la procédure d’appel.

L’entretien s’est tenu en présence de Achyut Raj Bhattarai, Section Officer du ministère qui nous a fait un point complet et précis sur les possibilités de recours offerts dans le cas de Renaud.

O-Cadic_M-Bassereau_S-Das-BairagiLa visite en prison suivie par la rencontre avec le Foreign Secretary

(g. à d.) Olivier Cadic ; Martine Bassereau, ambassadrice de France au Népal ; Shankar Das Bairagi, Foreign Secretary du ministère des Affaires étrangères.

Le 8 janvier, j’ai pu rencontrer Renaud Meyssonnier dans sa prison de Sundhara, en compagnie de notre ambassadrice.

Renaud m’a paru en forme et confiant. C’est déjà beaucoup. Il nous a indiqué que, malgré ses appréhensions, son transfert de la prison de Bhairawa (située près de la frontière avec l’Inde) à celle de Katmandou présentait quelques avantages. Si l’hygiène y est moindre, les 2 500 prisonniers sont libres d’aller et venir au sein de la prison. Les gardiens se limitent à garder l’enceinte pour empêcher les évasions.

Après avoir pris congé de Renaud, nous sommes allés à la rencontre de Shankar Das Bairagi, Foreign Secretary du ministère des Affaires étrangères népalais. En notre présence, il a appelé le ministre au téléphone pour évoquer le cas de Renaud. Le ministre a promis de prendre contact avec le ministère de l’Intérieur népalais et de revenir ensuite vers notre ambassadrice.

Sunil Bahadur Thapa TexteRencontre avec des personnalités népalaises

J’ai tenté de sensibiliser plusieurs hautes personnalités népalaises durant mon séjour. Je veux les citer et les remercier pour leur précieux concours. Je commencerai par Sunil Bahadur Thapa, ancien ministre du Commerce et fils de l’ancien premier ministre Surya Bahadur Thapa 

Narayan Khadka TexteToute ma gratitude au Dr Narayan Khadka, membre du Parlement et ancien ministre du Développement urbain, ainsi qu’au Dr Rambhakta Thakur, commissaire aux élections, francophone et francophile et à Rajendra K. Khetan, dynamique homme d’affaires et vice-président de l’Alliance française de Katmandou.

Il faut souligner que l’engagement de notre ambassadrice, saluée par les autorités locales, est intervenue dans le cadre d’une mission qui relève normalement de l’action consulaire. Elle a donc pallié le transfert de notre consulat de Katmandou à New Delhi…

Parents MeyssonnierRencontre avec Nadine et René Meyssonnier

Renaud a cette chance d’avoir des parents exceptionnels. J’ai fait la connaissance de Nadine et René à Katmandou (à l’image).

Je leur ai fait une synthèse de mes rendez-vous auprès des autorités locales et des personnalités politiques, organisés en un temps record par notre ambassadrice Martine Bassereau.

Nadine et René étaient sur place au Népal pour préparer les détails de la procédure d’appel, tout en apportant confort et réconfort à Renaud. Le jugement d’appel devrait intervenir fin mars, dans le meilleur des cas. Ils ont décidé de rester au Népal en se relayant pour aider leur fils à traverser cette épreuve.

Revue de presse

– 16-01-2016 – La Montagne – Renaud, emprisonné au Népal, et ses parents gardent espoir. Lien
– 16-01-2016 – France3 Auvergne – Monistrol-sur-Loire : les parents et amis de Renaud Meyssonnier attendent son procès en appel au Népal. Lien
– 14-01-2016 – Le Petit Journal – Renaud Meyssonnier – Quand un tour du monde se transforme en cauchemar. Lien
– 08-01-2016 – Le Figaro – Le combat d’un jeune Français emprisonné au Népal. Lien
– 06-01-2016 – Le Progrès – « Nous ne partirons pas de Katmandou sans Renaud » (Nadine et René Meyssonnier). Lien

Communauté française

AF-Veronique_BecchiaAlliance française de Katmandou

Véronique Becchia est la nouvelle directrice de l’Alliance française de Katmandou, en poste depuis mi-novembre dernier. Cette brillante jeune femme de 27 ans a déjà fait ses preuves, trois ans durant, à l’Alliance française de Brisbane en Australie.

Tout juste arrivée, elle a mis en place un cours de français pour les guides de trek népalais, dont le module débutant est déjà complet. Elle a également lancé des cours de népalais pour les expatriés et prévoit enfin un cours de culture népalaise, sur le modèle mis en place par l’ONU pour ses personnels.

Confrontée à la nécessité de déménager avant la fin 2016, l’Alliance pourra compter sur l’énergie et l’esprit d’initiative de Véronique. L’idéal serait de devenir propriétaire d’un bâtiment, hélas la législation népalaise ne le permet pas.

J’ai évoqué ce sujet avec tous mes interlocuteurs népalais francophiles. Chacun d’entre eux aime l’idée d’une Alliance française qui serait « chez elle » à Katmandou pour se consacrer exclusivement aux questions culturelles et linguistiques.

Le jour où ce rêve s’accomplira, nous dirons qu’impossible n’est pas népalais.

NepalCommunauteRencontre avec la communauté française

Seulement 300 Français sont inscrits au Registre.

Dans les locaux de l’Alliance française, j’ai eu le plaisir d’échanger avec mes compatriotes du bout du monde. Un moment convivial et enrichissant à l’écoute des parcours de chacun. Le Népal est un pays qui fascine les amoureux des grands espaces et des sommets vertigineux, quitte à adopter un style de vie simple et rustique.

Ambassade_Katmandou 1Ambassade de France à Katmandou

Je souhaite rendre un hommage appuyé à l’équipe qui constitue notre ambassade à Katmandou.

Si le consulat français au Népal a été déplacé à New Delhi pour des raisons budgétaires, les problèmes, eux, ne se sont pas déplacés.

Il y a d’abord les catastrophes naturelles : deux tremblements de terre en 2015, suivis de dizaines de répliques et de glissements de terrain. Une dizaine de nos compatriotes ont perdu la vie. Ensuite, il y a le phénomène touristique : chaque année 30.000 Français assouvissent leur goût de l’aventure sur les pistes de l’Himalaya. Parmi ceux qui s’essaient au trek, vous en trouvez toujours qui ont la mauvaise idée de s’égarer, sans parler de cas difficiles…

Malgré les pannes d’électricité récurrentes ou le rationnement d’essence, cette équipe fait front au quotidien de manière exemplaire, à l’image de notre ambassadrice Martine Bassereau.

Je salue leur sens de l’intérêt général qui les conduit à aller bien au-delà du cadre de leur mission.

La DSAE se rend aux Douanes et à la fondation Entreprendre

Ce 14 janvier, la Délégation sénatoriale aux entreprises (DSAE) s’est déplacée auprès de l’administration des Douanes à Montreuil, puis elle a rejoint la fondation Entreprendre, pépinière d’associations de soutien à l’entrepreneuriat.

Aux Douanes, (g. à d.) Serge Puccetti, chef du bureau de l'information et de la communication ; les sénateurs Michel Canevet, Jacky Deromedi, Annick Billon et Olivier Cadic

Aux Douanes, (g. à d.) Serge Puccetti, chef du bureau de l’information et de la communication ; les sénateurs Michel Canevet, Annick Billon, Jacky Deromedi  et Olivier Cadic

Direction générale des Douanes et Droits indirects du ministère des Finances

Nous avons été accueillis par Hélène Crocquevieille, directrice générale des Douanes, pour un échange avec les responsables de divers services. A cette occasion, la directrice nous a présenté le plan « Dédouanez en France – 40 mesures concrètes en faveur des entreprises » (téléchargez le plan)

A travers ce lot de mesures, l’administration des Douanes veut accompagner nos entreprises, notamment à l’international, et faciliter leurs opérations de dédouanement.

Douanes2On ne peut qu’apprécier cette volonté de mettre l’entreprise « au cœur de leurs priorités » qui se traduit par l’organisation du « Tour de France des experts de la Douane », réunions d’information et ateliers pratiques à destination des entreprises. Ainsi, au cours de ce premier trimestre, les villes de Lyon, Lille, Rouen et Bordeaux bénéficieront de cette démarche projective.

Hélène Crocquevieille nous dit que chacun de ces événements rassemblera près de 300 entreprises qui apprendront comment gagner en maitrise des risques, en réduction de coûts et en fluidité des échanges dans le commerce mondial.

La DSAE, conduite par Elisabeth Lamure (à droite de l'image), a visité la Filature, lieu atypique dédié l'entrepreneuriat

La DSAE, conduite par Elisabeth Lamure (à droite de l’image), a visité la Filature, lieu atypique dédié l’entrepreneuriat

Fondation Entreprendre

En fin de matinée, les membres de la DSAE se sont rendus à la Filature, bâtiment situé à Paris 10ème, qui nous a été présenté par Xavier Delattre, directeur général de la fondation Entreprendre, et Laurence Balas, membre du conseil d’administration.

La fondation Entreprendre a été créée en 2008 par André Mulliez, décédé en 2010, dont le mantra était : pour créer de l’emploi, il faut créer des employeurs.

Visite très rafraichissante de cette Filature qui accueille huit associations destinées à développer l’esprit d’entreprendre « parce que l’entreprise profite à tous ».

Nous avons rencontré les représentants des associations suivantes : Entreprendre pour apprendre ; 100 000 entrepreneurs ; Les entrepreneuriales ; Réseau Entreprendre Paris.

Chacune s’adresse sur un public particulier, toutes déploient des actions concrètes d’information et d’accompagnement avec l’objectif commun de promouvoir l’entrepreneuriat.

Rencontre avec de jeunes et brillants entrepreneurs qui mettent en avant le travail en réseau pour favoriser la réussite.

Rencontre avec de jeunes et brillants entrepreneurs qui mettent en avant le travail en réseau pour favoriser la réussite.

Au Sénat – En Bref du 12 au 13 janvier 2016

Réunion des commissaires sociaux UDI-UC (12 janv.)

ReunionChomage12janvRentrée des classes pour les sénateurs. A l’agenda, la commission mixte paritaire sur le projet de loi « Droits des malades et des personnes en fin de vie » et l’examen du projet intitulé : « Expérimentation territoriale visant à faire disparaitre le chômage de longue durée ».

Tandis que le pays compte 6 millions de chômeurs réels, le gouvernement, lui, lance une expérimentation pour quelques chômeurs de longue durée dont les résultats seront évalués au mieux fin 2019 !

Pas de quoi emballer le groupe UDI-UC.

Argentine : visite de Form’Oser (12 janv.)

FormOser-12janvAu Sénat, avec Pauline Accard et Benoît Arrachart de Form’Oser

L’association française Form’Oser agit en Argentine dans la province de Formosa, à la frontière du Paraguay. Pauline et Benoît sont les coordinateurs énergiques d’un programme régional de lutte contre la toxicomanie des jeunes, ainsi que d’un programme de micro-crédit qui permet aux familles pauvres d’accéder à l’autonomie financière en développant des projets entreprenants.

L’action généreuse de Form’Oser m’avait été signalée par Michel Menini, conseiller consulaire UDI à Buenos Aires.

Maroc : visite des représentants de la CFCIM (12 janv.)

J’ai revu avec plaisir Jean-Marie Grosbois, président de la Chambre française de commerce et d’industrie du Maroc (CFCIM), puisque nous nous étions déjà rencontrés en novembre dernier, toujours au Sénat, mais également à Casablanca, il y a près d’un an (Maroc – Casablanca ou la douceur du climat… des affaires, du 27 février 2015).

Ce 12 janvier, le président m’a présenté Faiza Hachkar, responsable du bureau de la CFCIM à Paris. Nous avançons tous sur un projet qui vise à développer les relations commerciales franco-marocaines et qui se déroulera au printemps à Paris.

Réunion des parlementaires UDI (12 janv.)

UDI1_12janvPremier rendez-vous des députés et sénateurs UDI pour évoquer l’élection présidentielle de 2017, autour de notre président Jean-Christophe Lagarde.

Nous nous sommes réunis pour préparer le congrès UDI du 20 mars prochain qui déterminera si notre mouvement doit participer aux primaires ou bien s’il est préférable de présenter notre propre candidat à la présidentielle. Un enjeu clair, mais lourd de conséquences.

Népal : réception de l’ambassadrice, Ambika Devi Luintel (13 janv.)

Devi Luintel_13janvJe remercie Ambika Devi Luintel, ambassadrice du Népal en France, d’avoir pris la peine de venir au Sénat pour faire le point sur l’affaire Renaud Meyssonnier, en présence de mon collègue Olivier Cigolotti qui m’avait alerté sur ce cas .

L’ambassadrice s’est montrée très sensible au sort du jeune Français emprisonné à Katmandou, victime d’un escroc, d’autant qu’elle a un fils du même âge.

Avec Olivier Cigolotti, nous avions déjà rencontré Ambika Devi Luintel, le 11 décembre dernier, dans son ambassade à Paris, avant mon déplacement pour le Népal, où j’ai visité Renaud dans sa prison. Il était bien traité et préparait son jugement d’appel, en présence de ses parents, Nadine et René (lire : Déplacement au Népal / Katmandou – 6, 7, 8 janvier 2016)

L’engagement de l’ambassadrice du Népal de faire tout son possible pour faciliter la libération de Renaud a raffermi nos espoirs et nous l’en remercions.

Par ailleurs, nous avons évoqué toutes les pistes d’amélioration de la relation franco-népalaise.

Cérémonie des voeux de l’UDI (13 janv.)

JCLagarde2_13janvAutour du président Jean-Christophe Lagarde, (de g. à d.) les sénateurs Sylvie Goy-Chavent, Oliver Cadic, Chantal Jouanno, Annick Billon, Jean-François Longeot, Pierre Medevielle, Hervé Marseille et Vincent Capo-Canellas.

Je faisais partie des nombreux parlementaires venus entendre, au siège de l’UDI, les vœux du président, à l’aube d’une année charnière pour le parti centriste : « Pour 2016, nous, responsables et militants, avons à proposer aux Français un nouveau modèle », a-t-il averti.

Les idées du centre-droit ont, plus que jamais, leur légitimité exprime Jean-Christophe Largarde : « Depuis 1981, les Français ont choisi 8 alternances nationales. Le résultat ? Rien ne s’est amélioré (…) L’idée même de fédéralisme européen a reculé sous les renoncements, les démagogies et les lâchetés de ceux qui ont gouverné »

Inde : réunion du groupe d’amitié France-Inde (13 janv.)

GIA01Présidé par François Marc, sénateur du Finistère, le groupe interparlementaire d’amitié France-Inde a eu le plaisir d’accueillir deux invités : Michel Testard, consultant international en stratégie et auteur d’un remarquable ouvrage « Pourquoi l’Inde? » qui s’appuie sur son expérience de quinze années de la vie des affaires en Inde ; Elizabeth Pastore-Reiss, pionnière du « marketing durable », DG déléguée de Greenflex, convaincue que le développement durable est un formidable levier de créativité et d’innovation pour les entreprises.

Cette réunion fut une belle occasion de me replonger dans les enjeux économiques de l’Inde, une semaine seulement après mon déplacement à New Delhi (lire : Déplacement en Inde / New Delhi – 3, 4, 5 janvier 2016)

Le groupe d’amitié était dans l’expectative de l’achat par le gouvernement indien de 36 Rafale. La signature pourrait intervenir le 26 janvier lors du voyage de notre chef de l’Etat

Moyen-Orient : rencontre avec Félix Bogliolo de Via Marina (13 janv.)

ViaFélix Bogliolo est venu m’informer de différents projets qu’il poursuit en Méditerranée (Maroc, Tunisie, Égypte, Gaza…) pour le transport d’eau en grandes quantités par le moyen d’un tuyau flexible sous-marin. Sa société d’ingénierie, Via Marina, est détenue par le groupe français Vinci.

Ses projets doivent déboucher sur un important développement économique et social. Ils sont dans la droite ligne des thèses défendues lors du récent colloque sur l’hydro-diplomatie, initié par Fadi Comair et que j’ai coprésidé avec Arthur Nazarian, ministre de l’Energie et de L’Eau du Liban (lire : Colloque au Sénat : l’hydro-diplomatie ou le partage équitable de l’eau et son utilisation raisonnable, au service de la paix).

HEBDOLETTRE n°45 – Ma dotation d’actions parlementaires 2016 (Réserve parlementaire) – Déplacement en Inde (New Delhi – 3, 4, 5 janv. 2016) – Colloque sur l’hydro-diplomatie – 30 ans d’Adiflor – Jean-François Liess rejoint l’UDI – UDI actualités

Lire : l’HEBDOLETTRE n°45 – 19 janvier 2016Logo HebdoLettre bleu - Rond75

Edito de l’HebdoLettre n°45

En ce début d’année 2016, j’ai plaisir à vous annoncer que la dotation d’actions parlementaires 2016 (plus connue sous le nom de « réserve parlementaire ») a été officiellement accordée.

Pour la part qui m’a été attribuée, les responsables des structures bénéficiaires viennent d’en être avisés. Tout a été mis en œuvre auprès de l’administration centrale pour que les versements correspondants puissent être effectifs au plus tard avant l’été.

Ce résultat est l’aboutissement d’un processus de « sélection collégiale » que j’ai mis en place en juillet dernier pour m’affranchir de toute décision discrétionnaire en matière de distribution d’argent public.

Les 32 élus UDI-Monde ont été sollicités pour étudier les 44 demandes de subvention reçues. Chacun a classé 20 projets par ordre de préférence. Je me suis réjoui de leur choix varié et équilibré. Visuel HL45A l’arrivée, l’enveloppe de 150.000 euros confiée à ma responsabilité se répartit en cinq grands postes budgétaires (voir ci-dessous).

Je félicite les 27 lauréats dont le projet a été sélectionné par le jury. Ceux ayant remporté le plus grand nombre de points seront mis en avant dans l’hebdo-lettre. Comme l’an dernier, le tableau détaillé des projets subventionnés sera publié sur mon site internet.

J’ai demandé à chacun d’eux de mettre en avant le soutien du peuple français à leur initiative dans leur communication, plutôt que de citer mon nom pour justifier de la provenance de la subvention. Lire la suite et découvrir l’HebdoLettre n°45

Répartition de ma dotation d’actions parlementaires 2016

– Offre d’un service public de qualité aux Français à l’étranger : 40.000 euros
– Coopération bilatérale d’aide publique au développement : 39.800 euros
– Actions de co-développement : 24.500 euros
– Coopération culturelle et promotion du français : 36.200 euros
– Agence pour l’Enseignement français à l’étranger : 9.500 euros

Les premiers lauréats du Jury

1 – Association Chrétienne des Institutions Sociales et de Santé (Mouscron – Belgique) – Matériel pour la création d’un potager thérapeutique pour les malades d’Alzheimer.
2 – Fondation Kangourou (Bogota – Colombie) – Programme de formation pour lutter contre la mortalité infantile.
3 – Association Hayati (Agadir – Maroc) – Equipements et travaux pour un espace d’accueil d’enfants de de 0 à 6 ans, réservé aux mamans seules ou en difficultés afin de leur permettre de travailler.

Déplacement en Inde (New Delhi – 3, 4, 5 janvier 2016)

J’ai commencé l’année par mon premier déplacement en Inde, la plus grande démocratie du monde et une puissance destinée à devenir l’une des quatre premières économies mondiales d’ici 20 ans, au moment où sa population devrait dépasser celle de la Chine…

J’ai découvert New Delhi, capitale de ce pays-continent de 1,3 milliard d’habitants et ville la plus polluée de la planète, au moment où elle mettait en place la circulation alternée.

SaviJe remercie chaleureusement Prédibane Siva (à l’image), conseiller à l’AFE pour l’Asie et l’Océanie, conseiller consulaire pour la circonscription de Pondichery, ville d’où il est venu tout spécialement pour m’accompagner lors de mes déplacements à New Delhi.

Prédibane est aussi président de l’UFE Pondichéry qu’il anime en compagnie de Christine, son épouse. Tous deux font preuve d’un dévouement exemplaire au service de nos compatriotes. Leur regard et leur retour d’expérience m’ont été très précieux.
Je suis également reconnaissant Chantal Forler, conseillère consulaire pour la circonscription de New Delhi et établie à Bombay, pour ses conseils avisés dans la préparation de ce déplacement.

Accueil officiel

F_RichierRencontre avec François Richier, ambassadeur

« L’Inde c’est le PNB de l’Italie avec la population de l’Afrique ! » François Richier, ambassadeur de France en Inde, a le sens de la formule.

Je le remercie de m’avoir exprimé ses points de vue avertis et décapants sur le développement économique de la France en Inde et de m’avoir incité à visiter la société VFS, pour effectuer un benchmark des procédures internationales de demandes de visas (lire ci-après).

Politique

Tarun VijayRencontre avec le sénateur Tarun Vijay

Entretien avec mon homologue Tarun Vijay, membre de la chambre haute (Rajya Sabna) du parlement indien. Il est aussi journaliste, écrivain, photographe et fondateur d’une association de protection de l’enfance.

Reçu à son domicile, j’ai apprécié sa hauteur de vue et sa tolérance, empreintes de spiritualité indoue, sur des sujets qui secouent notre monde contemporain et, d’une façon générale, son érudition. Sur un plan économique, nous avons évoqué la signature imminente d’un contrat de 36 avions Rafale par le gouvernement indien, ainsi que les moyens de développer les investissements français en Inde. Ce dernier point est jugé capital par Tarun Vijay qui souhaite, à l’image du premier ministre indien Narendra Modi, donner une forte impulsion à l’activité économique pour contribuer à l’essor de son pays.

Relations commerciales

Ces vingt dernières années, les progrès de l’Inde ont été impressionnants dans tous les domaines. Son économie se cale progressivement sur les critères internationaux en cherchant à renoncer au protectionnisme et au clientélisme. Le versant lumineux de l’Inde, c’est une matière grise inépuisable. Elle forme des ingénieurs et des informaticiens par centaines de milliers chaque année. La moitié de sa population a moins de 25 ans.

Résidence IndeExporter en Inde

Réunion avec les services économiques de l’ambassade (en partant de la gauche) : Mathieu Jouve-Villard, directeur de Wedge consulting India et CCEF ; Dominique Frachon, directeur investissement (Business France Inde) ; Thibault Fabre, directeur Inde & Asie du Sud (Business France Inde) ; Anne-Laure Desjonqueres, première conseillère et chef du service de presse (Ambassade) ; Prédibane Siva, conseiller AFE Asie et l’Océanie ; Olivier Cadic

Il existe une culture des affaires en Inde et l’ignorer serait faire preuve d’un amateurisme préjudiciable. Thibaut Fabre pointe la nécessité pour nos exportateurs d’être accompagnés, d’autant que la Chambre de commerce France Inde (http://www.ifcci.org.in) et une cinquantaine de conseillers du commerce extérieur (CCEF) sont à leur disposition. Une présence locale est également indispensable. On peut utilement recourir au système du Volontariat international en entreprises (VIE) dont le quota a été augmenté suite à la visite en France l’an dernier du premier ministre de la République de l’Inde. On dénombre déjà une centaine de jeunes (-28 ans) qui sont opérationnels en Inde sous le statut VIE.

Le marché indien, si ardu soit-il, peut devenir une terre de prédilection. CAP Gemini Inde est ainsi passé de 150 à 100.000 employés entre 2000 et 2015. L’entreprise a déclaré qu’elle n’aurait jamais pu maintenir 20.000 emplois en France, sans sa structure indienne…

N_RibolletInvestir en Inde

Ma rencontre avec Nicolas Ribollet, membre du conseil d’administration du réseau CCI France International et président de la CCI France Inde a été des plus intéressantes. En sa qualité de d’associé & responsable du bureau français de Mazars en Inde, il partage son temps entre New Delhi, Paris et Londres.

Nicolas m’a remis un guide pratique « Investir en Inde », publié par Medef International et Mazars. Cet ouvrage est une mine de renseignements pour déceler des opportunités, secteur par secteur. En outre, il parcourt les montages juridiques possibles pour s’implanter en Inde et offre des conseils interculturels pour comprendre l’environnement indien des affaires.

TaxiResponsabilité sociétale en Inde

Mathieu Jouve-Villard, CCEF et directeur de Wedge consulting India, m’a apporté un éclairage social sur l’Inde.

Le « Companies Act 2013 » contraint les entreprises indiennes à investir 2% de leurs profits dans des activités philanthropiques (à partir de 800K€ de profit). L’Inde compte 3 millions d’ONG ou d’associations caritatives. En les finançant directement, beaucoup de firmes y trouvent leur compte, par exemple en termes de motivation du personnel ou de communication… C’est cette vision « rentable » de la RSE que le gouvernement indien cherche à valoriser.

En s’installant en Inde, nos entreprises contribuent intentionnellement au progrès social, souligne Mathieu : Carrefour offre des conditions de travail décentes et n’emploie pas d’enfant ; Essilor organise des tournées dans les villages pour satisfaire les personnes âgées en lunettes.

Développement touristique

Visa 4Visite de VFS Global – Visa Application Center

VFS Global à Delhi se présente comme le plus grand spécialiste au monde de l’externalisation des missions diplomatiques, puisqu’il travaille au service de 48 gouvernements, à travers un réseau de 1901 centres de visa. Autre chiffre époustouflant, VFS a traité 110 millions de demandes de visa depuis sa création en 2001.

De la distribution de formulaires de demande de visa au retour des demandes une fois traitées, ainsi que tous les services connexes, VFS Global offre une gamme de services ultra-sécurisés, qu’il s’agisse de la saisie de données biométriques, de solutions de paiement ou de gestion des données personnelles en général.

Visa 1Ses locaux de New Delhi sont dimensionnés pour recevoir jusqu’à 4500 personnes par jour. En fonction de leur destination, les demandeurs s’orientent selon des codes couleurs. A noter que 60% des visas sont délivrés sur une période de 4 mois.

Pour l’anecdote, Singapour et Dubaï, deux pays qui n’exigent pas de données biométriques, ont adopté une solution on-line : une application mobile qui collecte votre photo en mode « selfie », ainsi que vos données de paiement.

Communauté française

Reunion_SecuriteQuestions de sécurité

Réunion à la résidence de France (en partant de la gauche) : Gaëlle Rivas, responsable du bureau d’aide aux victimes ; Fabrice Grossir, attaché de sécurité intérieure (Ambassade) ; Dimitri Demianenko, consul général ; Anne-Laure Desjonqueres, première conseillère et chef du service de presse (Ambassade) ; Thibault Fabre, directeur Inde & Asie du Sud (Business France Inde) ; Dominique Frachon, directeur investissement (Business France Inde) ; Mathieu Jouve-Villard, directeur de Wedge consulting India ; Prédibane Siva, conseiller AFE Asie et l’Océanie ; Olivier Cadic

Si l’Inde compte un peu moins de 10.000 Français inscrits au consulat, elle accueille 250.000 touristes français par an. Nous avons largement évoqué leur cas, lors de notre réunion autour du consul Dimitri Demianenko.

Fabrice Grossir a mis en avant la progression préoccupante des affaires de pédophilie impliquant nos compatriotes, à la faveur du développement touristique. On compte 15 affaires en 2015, contre 2 dossiers seulement en 2012 (je reviendrai spécifiquement sur cette question dans un prochain billet).

Cette préoccupation vient s’ajouter au traditionnel trafic de drogue et au nouveau marché de la fraude aux médicaments. En effet, l’Inde est devenue le premier producteur et exportateur de médicaments génériques du monde.

Autre sujet d’inquiétude en Inde, le nombre de viols et d’agressions sexuelles a connu une recrudescence à trois chiffres, ces trois dernières années.

La situation est telle qu’un poste d’aide aux victimes a été créé au sein de l’ambassade à l’initiative de notre ambassadeur. Ce poste est tenu bénévolement par Gaëlle Rivas, juriste pénaliste. Elle assure une permanence chaque semaine pour soutenir les Français qui ont subi un préjudice (physique, matériel, psychologique). Il n’est pas nécessaire qu’une plainte ait été déposée.

Cette initiative va faire l’objet d’un bilan qui mérite d’être largement partagé. Je me suis entretenu avec Christophe Bouchard, directeur des Français à l’étranger, à ce sujet pour l’inciter à l’expérimenter dans d’autres pays où nos compatriotes sont menacés par la criminalité. Je proposerai à la délégation aux droits des femmes du Sénat d’auditionner Gaëlle à son retour en France, cet été.

Je veux enfin remercier les personnes de l’ambassade pour leur obligeance : Françoise Gruson, consul adjointe, chef du service des visas ; Benjamin Weisz , deuxième conseiller, Atul Srivastav, responsable des Affaires sociales et Thierry Morel.

Enseignement

LycéeDelhiVisite du lycée français de Delhi

Jean-Pierre Faou, proviseur, m’a permis de découvrir lycée français de Delhi, en compagnie de Jean Yves Coquelin, adjoint du conseiller de coopération d’action culturelle.

Une fois n’est pas coutume, cette école française du réseau AEFE ne doit pas faire face à une inflation de la demande, mais plutôt à une baisse continue des inscriptions. En l’espace de trois rentrées scolaires, les effectifs sont passés de 500 à 400 élèves. Cette tendance est également observée chez les écoles britanniques et allemandes de Delhi. En cause, la qualité de l’air est difficilement respirable. Le lycée a équipé chaque classe d’un purificateur d’atmosphère.

LycéeDelhi2Les rangs clairsemés ont des conséquences sur le niveau des frais de scolarité. Ils devraient augmenter de 30% à la rentrée 2016-17. Ils sont actuellement de 4000 euros pour les maternelles et de 7000 euros en secondaire.

Le comité de gestion parental, présidé par Nicolas Sokoloff, mérite tous nos encouragements. Sa vision responsable et ses décisions courageuses en matière de maîtrise des coûts méritent d’être accompagnés. Pour aider l’établissement à traverser cette période délicate, l’Etat français pourrait suspendre temporairement la perception du loyer.

Culture française

AFDelhiVisite de l’Alliance française de Delhi

(g. à d.) Jean Yves Coquelin, conseiller culturel adjoint ; Pierre-Yves Meunier, directeur adjoint et directeur des cours de l’AF Delhi ; Olivier Cadic ; Jawahar Lal Sarin, président de l’AF ; Prédibane Siva, conseiller AFE Asie et l’Océanie

Fait d’importance, l’Alliance est propriétaire d’un site magnifique, idéalement situé au coeur de la ville. L’enseignement du français poursuit sa croissance de manière encourageante, puisque le cap des 500.000 heures vendues a été franchi cette année.

La médiathèque française dispose du plus grand fonds de documents français, en libre-accès, de toute l’Inde, constitué de 30.000 références (romans, BD, films, magazines…). Près de 80.000 visiteurs ont franchi les portes de la médiathèque, lors du dernier exercice. L’Alliance représente une fenêtre grande ouverte sur la France, à l’attention d’un public composé d’indiens à plus de 80% !

HEBDOLETTRE n°44 – Vœux 2016 – Déplacement à Barcelone (14 déc. 2015) – Affaire Renaud Meyssonnier (Népal) – Quartet tunisien pour le dialogue social – Actualités UDI

Lire : l’HEBDOLETTRE n°44 – 11 janvier 2016Logo HebdoLettre bleu - Rond75

Edito de l’HebdoLettre n°44

Pour cette première hebdolettre de l’année, je souhaite à chacun d’entre vous ainsi qu’à vos proches de beaux projets, de belles réussites et une excellente santé.

A l’aube de 2016, je veux que les Français de l’étranger sachent que je garde en tête mes engagements de campagne, consignés dans les 31 défis, afin d’en relever le plus grand nombre.Visuel HL44

Avec le soutien de nos élus consulaires, je ferai inlassablement des observations et des propositions sur tous les dossiers qui peuvent les concerner pour obtenir des résultats.

Je pense à l’amélioration de leur quotidien et le respect de leurs droits, qu’il s’agisse de protection consulaire, d’informatisation des procédures administratives, d’accès à l’enseignement français, de mobilité professionnelle, de fiscalité non discriminatoire, de protection des enfants placés en famille d’accueil, pour ne citer que ces quelques exemples. Lire la suite et découvrir l’HebdoLettre n°44

 

Suisse : Jean-François Liess, délégué consulaire, rejoint l’UDI.

Jean-François Liess, délégué consulaire Suisse, succède à Marie-Françoise de Tassigny à la tête de la délégation UDI Genève. De nationalité franco-suisse, il réside sur les bords du lac Léman, depuis son mariage en 1982.

JF_LiessLors de mon déplacement sur place, en octobre dernier, Jean-François Liess m’a offert avec malice le code du travail suisse, épais d’une centaine de pages seulement ! Son outil de travail en fait, puisqu’il est directeur des ressources humaines dans son entreprise familiale de 300 personnes et aussi juge des Prud’hommes.

Au quotidien, il est le dépositaire d’une autre vision du droit social, une vision libérale, définit-il, qui libère sans mettre en opposition l’homme et l’entreprise, à l’image de la confédération helvétique qui « offre une qualité de vie et de travail inégalée en Europe ». Si l’herbe du voisin semble plus verte, pourquoi ne pas s’en assurer ? Jean-François estime que l’élu consulaire doit se faire un devoir de diffuser les recettes qui fonctionnent à l’étranger auprès des politiques français.

Il s’y emploie avec un zèle de missionnaire en multipliant les relais et en finançant des think-tanks français, tel que l’Ifrap ou l’Institut des libertés. « Les idées vraiment libérales n’ont jamais été mises en application en France, notamment dans le lutte contre le chômage », déplore-t-il. Pour sortir d’un modèle économique périmé et retrouver « un chômage du niveau de 1974 », Jean-François Liess a rédigé un mode d’emploi au titre sans compromission : Révolution libérale.

A n’en pas douter, son enthousiasme et ses propositions auront toute leur part dans les réflexions de l’UDI.

Tunisie – Légion d’honneur aux représentants du quartet pour le dialogue national.

« Vous avez donné l’espérance, vous avez défendu les valeurs qui nous sont chères et que nous portons : la liberté, la démocratie et la tolérance », a déclaré le chef de l’Etat, le 8 décembre, à l’attention des représentants du quartet tunisien qui, un mois plus tôt, avait reçu le prix Nobel de la Paix.

C’est avec beaucoup de plaisir et d’admiration que j’ai assisté, au palais de l’Élysée, à une remise de décoration au quartet composé du syndicat UGTT, de l’organisation patronale UTICA, de la Ligue tunisienne des droits de l’homme (LTDH) et de l’Ordre national des avocats. Au cours de l’été 2013, ces organisations ont entrepris de négocier avec les islamistes et les partis d’opposition la feuille de route permettant de sortir d’une paralysie institutionnelle et d’écarter le risque « d’assassinats politiques et de vastes troubles sociaux », a estimé le comité Nobel.

En recevant les insignes de commandeur de la Légion d’honneur, les médiateurs du quartet se sont tous remémoré les attaques contre le musée du Bardo, le 18 mars, puis contre un hôtel de Sousse, le 26 juin dernier (de g. à d. sur la photo) :

Quartet2Houcine Abbassi (UGTT) : « La sanglante barbarie qui s’est abattue sur nos deux pays renforce notre solidarité. »

Wided Bouchamaoui (UTICA) : « Il faut une ambition commune de partenariat, une invitation au dépassement de soi. »

Abdessattar ben Moussa (LTDH) : « Après la réussite de la transition démocratique, nous avons besoin de temps pour concrétiser une transition économique. La démocratie a aussi besoin de solidarité et nous comptons sur la France pour aider la Tunisie. Les attentats visent à faire échouer la démocratie. »

Mohamed Fadhel Mahmoud (Ordre national des avocats) : « Cette décoration nous pousse à défendre des valeurs communes. Ne restreigniez pas les libertés. Le défi sécuritaire est un défi majeur pour nos sociétés. »

Cette cérémonie aura avivé l’amitié entre les peuples tunisiens et français qui font face à un ennemi commun, avec exemplarité. Je salue la contribution des récipiendaires à la construction de la démocratie qui permettra à la Tunisie de libérer tout son potentiel économique et de répondre aux aspirations de sa jeunesse. « Continuez votre combat, c’est le plus beau », a conclu François Hollande.

Lire aussi :
Attentat en Tunisie – Témoignage de Madeleine Berger-Ben Naceur, conseillère consulaire du 26 juin 2015
Attentats en Tunisie – Communiqué de presse du 19 mars 2015
Tunisie – Visite d’un foyer familial unique en son genre, géré par une association d’origine française du 12 février 2015
Tunisie – Bernard Vasseur entreprend le lycée du XXIème du 17 février 2015

Au Sénat – En Bref du 16 au 28 décembre 2015

Réunion UDI : l’engagement international contre Daesh (16 déc.)

UDI_DaeshA l’écoute de plusieurs experts, nous avons cerné les problématiques géostratégiques en Syrie et en Irak. Partant d’une image de la situation, forcément imparfaite et mouvante, le groupe UDI a voulu prendre la mesure de l’engagement occidental d’éradiquer le terrorisme.

Très vite, cet objectif militaro-diplomatique se heurte à des limites, comme le refus de déployer des troupes au sol. Et puis, les contours de la coalition internationale sont assez flous ou volontairement ambigus, on pense notamment au rôle de la Turquie. Enfin, tous les problèmes s’entrechoquent comme celui des migrations de population, dont l’impact est colossal pour certains pays comme le Liban, où je prévois de retourner cette année.

Au Moyen-Orient, notre visibilité est très limitée et en Europe, honnêtement, nous en sommes au stade des questions : quelles décisions faut-il prendre pour contrer le terrorisme de Daesh ou du moins enrayer le phénomène de radicalisation ?

Réunion du CA de l’UFE (17 déc.)

UFE2_dec2015Autour de notre président, Gérard Pélisson, le conseil d’administration de l’Union des Français de l’étranger (UFE) a permis de faire le point sur l’année écoulée. A l’image de son implication dans le Téléthon, début décembre, l’association a multiplié les initiatives et démontré tout son dynamisme au service de nos expatriés.

Une dizaine de représentations ont été ouvertes (Ukraine, Moscou, Chypre…) et quelques autres sont en gestation (Sétif, Bahreïn…). L’essor de l’UFE dans certains pays ne surprend pas : le nouveau bureau de Canton est venu s’ajouter à 7 autres représentations chinoises. Et ce n’est qu’un début.

Pour soutenir son développement, l’UFE compte de plus en plus de donateurs aux côtés de Accor et de la Banque Transatlantique, tandis que Marc Boudin, délégué général, négocie des partenariats, sous forme de mécénat, auprès d’organismes désireux de gagner en visibilité.

Ici comme ailleurs, l’augmentation du nombre d’adhérents sera la clé du succès. A ce titre, saluons Françoise Conestabile, présidente de l’UFE Portugal, qui a enregistré 600 membres supplémentaires entre 2014 et 2015, avec les félicitations appuyées du trésorier Geoffrey Party.

Enfin, en guise de représentativité, Roland Raad, conseiller consulaire Arabie Saoudite, a suggéré de créer un groupe UFE au sein de l’AFE et des conseillers consulaires. Une idée qui pourrait bien faire son chemin.

Rencontre avec Francis Huster (28 déc.)

Suissa_Huster_Cadic_Au théâtre des Bouffes Parisiens, rencontre avec Francis Huster et le metteur en scène Steve Suissa à l’issue de la pièce Avanti.

Dans cette comédie romantique, nous avons apprécié un Francis Huster plein d’humour et de sensibilité. Il s’apprête à entrer dans un registre plus grave, puisqu’il va mettre son talent au service de Stephan Zweig, à travers Amok, un récit qu’il a personnellement adapté au théâtre.

Le comédien va jouer cette pièce à l’étranger, dans une mise en scène de Steve Suissa. A cette occasion, il m’a exprimé son souhait et son plaisir d’aller à la rencontre des Français vivant hors de France

Où qu’il se produise sur scène, nul doute que nos compatriotes se presseront pour partager son amour des textes et son art incomparable de raviver notre patrimoine dramatique.

Adiflor fête ses 30 ans au service de la lecture en français, partout dans le monde

(g. à d.) Louis Duvernois, sénateur des Français établis hors de France et président d'honneur d'Adiflor ; Gérard Larcher, président du Sénat ; Jérôme Clément, président de la fondation Alliance française et ancien président d'Arte ; Raphaël Fantin, président d'Adiflor

(g. à d.) Louis Duvernois, sénateur des Français établis hors de France et président d’honneur d’Adiflor ; Gérard Larcher, président du Sénat ; Jérôme Clément, président de la fondation Alliance française et ancien président d’Arte ; Raphaël Fantin, président d’Adiflor

Le besoin de livres en langue française dans les pays de l’espace francophone est croissant, affirme Raphaël Fantin, nouveau président de l’Association pour la Diffusion Internationale Francophone de Livres Ouvrages et Revues (ADIFLOR) qui a fêté, le 8 décembre dernier, son trentième anniversaire.

A l’époque de sa création, le monde comptait 135 millions de francophones. Depuis, 139 millions d’enfants francophones sont nés, a précisé le président lors de son discours, ajoutant que notre planète comptera 700 millions de francophones en 2050 !

« C’est une Francophonie résolument tournée vers l’avenir que nous devons faire vivre », a lancé Gérard Larcher, président du Sénat, lors de la cérémonie d’anniversaire qui a eu lieu à la Fondation Alliance Française, dont le président Jérôme Clément, a chaleureusement ouvert ses portes à l’association.

Louis Duvernois à côté de Nicole Lambert, dessinatrice des célèbres "Triplés" et marraine de la Petite Bibliothèque d’Adiflor.

Louis Duvernois à côté de Nicole Lambert, dessinatrice des célèbres « Triplés » et marraine de la Petite Bibliothèque d’Adiflor.

Louis Duvernois qui a présidé Adiflor ces treize dernières années, a dressé le bilan édifiant de l’association qui a toujours agi comme une véritable délégation de service public. On retiendra deux chiffres : plus de 2000 projets éducatifs et culturels d’apprentissage à la lecture en français à travers le monde et plus de 6 millions de romans, littérature générale et jeunesse, d’albums et de manuels scolaires envoyés dans le réseau des Instituts français, des écoles, collèges et lycées français à l’étranger, des établissements scolaires et centres culturels francophones dans le monde et dans le réseau des Alliances françaises (lire : 16.000 livres neufs offerts à Dakar par l’association Adiflor ! du 04 décembre 2014).

Ces trente années de diffusion internationale ont été nourries par les dons des éditeurs, des particuliers, de divers établissements, mais aussi par le don de soi de nombreux bénévoles, à l’image d’Isabelle Le Camus de Lagrevol, déléguée générale (lire : Adiflor donne à lire en français du 22 décembre 2014).

Je fais part à tous les acteurs de l’association de mon admiration et de mes vives félicitations. Je me joins à mon collègue Louis pour saluer la mémoire de Xavier Deniau, ancien secrétaire d’Etat et député du Loiret, qui a créé Adiflor en 1985.

Adiflor a un brillant avenir devant soi et va s’efforcer de trouver des partenariats innovants pour réaliser ses nombreux projets, dont une « liseuse Adiflor » qui a reçu le haut patronage du ministère de l’Economie, de l’Industrie et du Numérique et qui a déjà trouvé un grand intérêt en Afrique.

Les participants ont pu voir le film « 30 ans, Adiflor », réalisé par les bénévoles Paule et Patrick Vermeerschrétrospective des actions de l’association (voir sur Youtube – 18m)

"La Francophonie, c’est une communauté de valeurs universelles que nous devons plus que jamais défendre : la paix, la liberté, la solidarité, la démocratie." Gérard Larcher (Fondation Alliance française à Paris, le 08.12.2015)

« La Francophonie, c’est une communauté de valeurs universelles que nous devons plus que jamais défendre : la paix, la liberté, la solidarité, la démocratie. » Gérard Larcher (Paris, le 08.12.2015)