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En circonscription en Tunisie – La Marsa & Tunis (19 au 21 avril 2018)

Deux inaugurations (LGE et AUF) et un anniversaire (lycée français) au planning de ma journée du 20 avril, en plus d’un chaleureux déjeuner organisé par notre consul général, Christian Reigneaud, réunissant les cinq conseillers consulaires et les représentants des principales associations. Un déplacement réjouissant et empli de fierté, tant notre communauté dissipe l’enthousiasme et la créativité.

Ce fut un plaisir de revoir Olivier Poivre d’Arvor, ambassadeur, qui incarne à merveille la voix et l’esprit de la France lors de ce genre d’évènements.

Entrepreneuriat

Laser Game Évolution (La Marsa)

J’ai inauguré le 105ème centre LGE, Laser Game Évolution, en compagnie d’Olivier Poivre d’Arvor, ambassadeur de France en Tunisie, les conseillers consulaires Madeleine Ben Naceur, Laurent Caizergues, Michel Zucchero, ainsi que les présidentes de l’UFE Tunis, Paule Badra, et de l’UFE Sousse, Roselyne Cordin.

On doit le premier centre Laser Game Évolution installé sur le continent africain à Faouze Barkati, compositeur et producteur musical, qui a décidé d’investir dans une franchise de la PME française, leader du jeu 100% laser en Europe.

Ce fut l’occasion de remettre la médaille du Sénat à Patrick Fournier, fondateur de LGE. Cette ouverture marque un nouveau pas en avant pour la PME grenobloise, créée en 1996, qui constitue une formidable success-story.

Dans son discours, Olivier Poivre d’Arvor a rappelé que cette implantation répondait à l’invitation d’Emmanuel Macron adressée aux PME françaises pour qu’elles joignent leurs efforts à ceux des Tunisiens en faveur de l’essor économique du pays.

Pour finir, toutes mes félicitations à Moore, directeur général du groupe, pour son immense contribution à la mise en valeur de l’excellence technologique française à l’international. + d’images

Enseignement

Lycée Gustave Flaubert (La Marsa)

70 ans, c’est un bel âge pour un établissement scolaire français à l’étranger. Quelques anciens élèves, témoins des touts débuts de l’école, ont raconté l’atmosphère qui régnait alors et l’idéal qui animait son fondateur Maurice Cailloux.

J’ai eu le plaisir d’assister aux cérémonies, à l’invitation du proviseur, Jean-Jacques Moiroud, en compagnie d’Olivier Poivre d’Arvor, ambassadeur, de Christophe Bouchard, directeur de l’AEFE, des cinq conseillers consulaires, dont Madeleine Ben Naceur qui fut enseignante pendant 30 années au lycée Gustave Flaubert.

J’y ai retrouvé Erwan Davoux qui a étudié dans cet établissement, où son père a longtemps enseigné. + d’images

Maison de l’AUF (Tunis)

Inauguration de la Maison de l’AUF (Agence universitaire de la Francophonie) à Tunis en compagnie d’Olivier Poivre-d’Arvor.

Après le discours de Jean-Paul de Gaudemar, recteur de l’AUF, Slim Khalbous, ministre tunisien de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique a rappelé l’importance de la francophonie en mentionnant la récente visite d’Emmanuel Macron à Tunis et son appui déclaré au développement des Alliances françaises en Tunisie (lire ci-dessous).

L’AUF regroupe plus de 800 institutions universitaires utilisant la langue française dans plus de 100 pays. Elle est l’une des plus importantes associations d’institutions d’enseignement supérieur et de recherche au monde. Son siège est installé à Montréal et ses services centraux se répartissent entre Montréal et Paris. J’ai été ravi de pouvoir témoigner de l’action efficace de nos amis québécois et tunisiens au service de la francophonie. + d’images

Communauté française

Consulat (La Marsa)

Christian Reigneaud, consul général de France en Tunisie, a été l’heureux initiateur d’un déjeuner convivial qui a réuni les 5 conseillers consulaires de Tunisie : Madeleine Ben Naceur, Laurent Caizergues, Francis Gaetti, Martine Vautrin-Djedidi et Michel Zucchero, ainsi que les représentants des principales associations de Français.

Nous avons évoqué le lancement du Stafe (Soutien au tissu associatif des Français à l’étranger). Ce fonds remplace désormais la réserve parlementaire.

Si chacun se félicite d’un système plus participatif dans l’attribution des subventions aux associations, le diable se cache toujours dans les détails, selon les dires des participants. Ils regrettent ainsi une certaine lourdeur dans le processus d’instruction, comme l’obligation d’un an d’existence pour l’association ou encore la limitation à hauteur de 50% du financement du projet qui fait craindre l’élimination de projets intéressants.

Culture française

Alliance Française (Tunis)

Visite de l’Alliance Française de Tunis en présence de Mohamed Aissaoui, co-président et de Merlem Abdelmalek, directrice.

Inaugurée par Emmanuel Macron, le 1er février 2018, cette Alliance française constitue la tête de pont d’un nouveau réseau de 6 Alliances en Tunisie : Kairouan et Djerba ont ouvert au même moment que Tunis ; Gafsa devrait être inaugurée d’ici un ou deux mois ; enfin les sites de Bizerte et Gabès sont programmés pour la fin de l’année 2018.

Mohammed Assaoui a formé la vision de redresser l’apprentissage du français en Tunisie à horizon de 10-15 ans, car notre langue a beaucoup reculé dans le pays lors de la dernière décennie. + d’images

En circonscription en Arménie – Erevan & Goris (12 au 16 avril 2018)

Toute ma reconnaissance à Jonathan Lacôte, ambassadeur de France en République d’Arménie, qui, par sa présence et le concours de son équipe, m’a donné l’opportunité de découvrir les multiples facettes de l’Arménie pendant quatre jours.

Ma priorité d’action au retour d’Erevan consistera à soutenir la démarche portée par notre ambassadeur en vue de relocaliser l’Université française en Arménie (UFAR), ainsi que l’école Anatole France sur un nouveau site chacune.

Politique

Président de la République

Quatrième Président de la République élu d’Arménie, Armen Sarkissian, m’a accordé un entretien, une semaine seulement après avoir été investi. J’ai été très honoré de ce rendez-vous qui s’est déroulé en présence de Jonathan Lacôte, ambassadeur de France et de Claire Le Flécher, Première conseillère de l’Ambassade.

Le président est un fin connaisseur des relations internationales, puisqu’il justifie d’une longue carrière de diplomate, notamment au Royaume-Uni. Nous avons fait un tour d’horizon sur les dossiers qui alimentent notre relation bilatérale et discuté du prochain sommet d’Erevan sur la francophonie, prévu en octobre prochain, qui sera précédé d’une visite d’État de notre Président Emmanuel Macron.

Par ailleurs, la diaspora arménienne n’ayant pas de représentation au sein de son Parlement, le Président Sarkissian m’a écouté avec intérêt expliquer notre principe de représentation des Français établis hors de France. + d’images

Ministre des Affaires étrangères

Entretien privilégié avec Edward Nalbandian, ministre des Affaires étrangères de la République d’Arménie, en présence de Jonathan Lacôte,

Ambassadeur d’Arménie en France de 1999 à 2008, M. Nalbandian a tissé les liens privilégiés et durables avec notre pays, une situation qui favorise la qualité et la profondeur de nos rapports bilatéraux.  Son aisance à parler notre langue (il est polyglotte) l’a conduit à représenter son pays au sein de l’Organisation internationale de la Francophonie, jusqu’en 2008, date où il devint ministre des Affaires étrangères.

Il m’a exprimé combien l’Arménie était honorée par la confiance que lui ont témoignée les chefs d’Etats et de gouvernement en lui confiant l’organisation du XVIIème Sommet de la Francophonie (11 et 12 oct. 2018).

Relations commerciales

Veolia

Visite du siège de Veolia Djur, filiale du groupe français Veolia, pour laquelle travaillent 3000 personnes. Accompagné par Jonathan Lacôte, ambassadeur de France, j’ai découvert l’historique des activités de Veolia en Arménie par l’intermédiaire de Chahine Boutouila et Gor Grigoryan.

Après une expérience réussie auprès de la municipalité d’Erevan, la société est devenue l’unique opérateur de gestion de l’eau en Arménie.

Son contrat recouvre la production et la distribution d’eau potable, ainsi que la gestion du réseau d’assainissement sur l’ensemble du territoire arménien excepté 579 villages. La société se positionne également sur la gestion des déchets et la décontamination des sols miniers. + d’images

Chambre de commerce

Rencontre avec Hayk Abgaryan, directeur exécutif de la CCI France Arménie, qui se charge plus particulièrement d’organiser des réunions mensuelles pour ses membres.

Les secteurs les plus porteurs sont la restauration, les produits pour enfants et les services à l’export : sait-on que 70% des dessins des cartes à puce est réalisé en Arménie ?

Carrefour

En compagnie de l’ambassadeur Jonathan Lacôte, j’ai visité le premier supermarché Carrefour d’Armenie qui compte parmi les 30 membres de la CCI. Cet établissement contribue pour 1 million d’euros par an au commerce extérieur de la France.

Vatché Arsène, directeur général du supermarché, nous a annoncé l’ouverture prochaine d’un second établissement pour la rentrée de septembre. + d’images

Communauté française

Conseil consulaire

Pour mon premier passage en Arménie, j’ai participé au premier conseil consulaire consacré aux bourses scolaires 2018/2019.

Le conseil s’est tenu sous la présidence de Jonathan Lacôte, ambassadeur de France en Arménie, en présence de Lusine Bardon, conseillère consulaire, et Rodolphe Courpied-Rollet, chef de la section consulaire, qui nous a présenté les points caractéristiques de la communauté française en Arménie.

Nous comptons 543 ressortissants qui sont pour moitié des binationaux. Ceux-ci sont essentiellement venus du temps de l’Arménie soviétique, vers la fin des années 40, ainsi que leurs descendants.

La très grande majorité d’entre eux n’est pas francophone. Ce sont parfois les enfants qui remplissent les dossiers de bourse lorsque leurs parents ne maîtrisent pas le français. + d’images

Protection consulaire

J’ai reçu notre compatriote Robin Oskanian à l’ambassade en compagnie de Jonathan Lacôte, ambassadeur, et Lusine Bardon, conseillère consulaire.

En procès depuis cinq ans pour une affaire au civil (un prêt à taux usurier), M. Oskanian est interdit de quitter le territoire depuis cinq ans. J’ai transmis aux autorités notre inquiétude sur ce procès dont on ne voit pas l’issue.

Conseillère consulaire

Lusine Bardon est conseillère consulaire pour l’Arménie et la Géorgie. Tout au long de mon déplacement, je n’ai entendu que des commentaires élogieux sur son travail d’élue de proximité et sur la force de son engagement.

Je veux saluer le service inestimable qu’elle rend à nos compatriotes, grâce à son altruisme et son sens aigu de l’intérêt général.

Enseignement

UFAR – Enseignement supérieur

Accueilli par le recteur, Jean-Marc Lavest, j’ai découvert l’Université française en Arménie (UFAR) créée en 1998 et délivrant des doubles diplômes avec l’université Jean Moulin Lyon III.

De la licence au doctorat, 1150 étudiants se répartissent en 4 filières : droit, gestion, finances et marketing. Une 5ème filière « informatique et mathématique appliquée » ouvrira en septembre 2018.

Le développement remarquable et la gestion rigoureuse de l’UFAR lui permettent de déployer une politique d’aide à la scolarité des étudiants (212 bourses sur critères académiques et sociaux en 2016-2017).

CEPFA – Enseignement professionnel

Visite du centre d’enseignement professionnel franco-arménien (CEPFA), établissement qui dispense de la formation en coiffure, cuisine, couture et prothèse dentaire.

Créé en juin 2000, avec l’appui de la Société d’enseignement professionnel du Rhône (SEPR), de la ville de Lyon et du conseil général du Rhône, le Centre a formé environ 2000 jeunes en français.

Un programme d’accueil d’étudiants syriens est également conduit avec le Haut-Commissariat des Nations Unies aux réfugiés.

La directrice Gohar Grigoryan qui m’a reçu en compagnie d’Alex Bortolan, conseiller culturel, m’a indiqué qu’une nouvelle offre de formation, la gestion de l’eau, allait être ouverte à la rentrée de septembre, suite à un accord avec la fondation Veolia en Arménie.

Dans ce cadre, deux groupes de 20 stagiaires seront constitués pour les fonctions d’agent relations-clients / releveur de compteurs et celles de plombier / canalisateur. + d’images

Tumo – Arts & Technologies

Accueilli par Marie Lou Papazian, directrice, je suis tombé sous le charme du centre Tumo (Centre pour les technologies créatives) créé en 2011 à Erevan par un couple de mécènes arméno-américains du nom de Simonyan. Les ados de 11 à 18 ans y sont accueillis tous les jours après l’école, gratuitement.

L’art et la technologie sont conjugués autour de 4 grandes thématiques : la robotique, les jeux vidéo, la vidéo et la musique. Il est impressionnant de voir cette jeunesse se presser pour venir étudier après l’école.

Les Parisiens découvriront bientôt ce concept hybride entre une école d’art et une école de codage informatique, puisqu’un centre Tumo ouvrira à Paris, aux Halles, en septembre 2018 ! + d’images

École française

Visite de l’école Anatole France en compagnie de Jonathan Lacôte, ambassadeur, et de Alex Bortolan, conseiller de coopération et d’action culturelle à l’ambassade.

Dirigé par Martin Becker depuis 2011, cet établissement est homologué pour la maternelle et le primaire. Il accueille 182 élèves de la maternelle à la terminale.

J’ai voulu saluer l’engagement de l’équipe de 49 personnes, dont 28 professeurs, au service de la réussite des élèves (100% de réussite au baccalauréat avec mentions, idem au brevet).

La relocalisation de l’école s’avère indispensable pour lui permettre de se développer et d’accompagner la progression de ses effectifs. Il s’agit d’une priorité pour notre ambassadeur qui peut compter sur mon plein soutien dans cette démarche.

J’ai déploré, une nouvelle fois, que tous les moyens votés par le Parlement en faveur du réseau d’écoles à l’étranger soient cannibalisés par les établissements en gestion directe de l’AEFE, ce qui ne laisse rien aux écoles partenaires comme Anatole France. Cela n’en rend que plus méritoire le travail accompli par Martin Becker et le conseil d’administration de l’école.

Je leur ai exprimé toutes mes félicitations pour leur action et ma reconnaissance pour leur engagement au service de la francophonie. + d’images

Coopération médicale

CCFA – Maladies cardio-vasculaires (Goris)

Visite du Centre français cardio-vasculaire de Goris (CCFA), en compagnie de Jonathan Lacôte, ambassadeur de France en Arménie, et en présence de Aruch Aruchanyan, maire de Goris.

Sur place, nous avons été accueillis par le Dr Avedis Matikian, cardiologue à l’Hôpital européen de Marseille, fondateur du CCFA et le Dr Karen Hambardzumyan, cardiologue en chef du CCFA. Nous avons aussi rencontré les équipes, composées chacune de 4 médecins et 9 infirmières, puis discuté avec des patients et découvert les installations de pointe du centre.

Créé en 2013 grâce au soutien du sénateur Jean-Noël Guerini et du conseil départemental des Bouches du Rhône, le centre cardio-vasculaire de Goris a déjà permis de sauver 1500 vies.

En effet, l’institution a étendu la couverture médicale du pays, car la ville de Goris est située à 4 heures de route de la capitale Erevan, où se trouvent des compétences et des équipements équivalents.

La centre a été récompensé pour sa gestion en 2017 par le prix de la Confiance nationale, seul établissement de santé à recevoir cette distinction.

Depuis 2014, le CCFA a délivré plus de 10.000 consultations, 1474 coronographies et angioplasties, ainsi que 1200 actes en laboratoire.

En signe d’hommage et de gratitude, j’ai remis une médaille du Sénat au Dr Avedis Matikian. + d’images

Culture française

CCF – Francophonie (Goris)

Découverte du centre culturel francophone de Goris, fondé en 2007, sous la conduite de sa responsable, Carmen Apounts. Goris est la ville la plus francophone d’Arménie. Elle a institué l’apprentissage du français dès l’école maternelle à partir de la rentrée prochaine.

Jumelée avec la ville de Vienne dans l’Isère, le centre culturel a été rénové en 2017, grâce à un chantier jeunesse mobilisant 5 Viennois et 6 Arméniens. Il dispose d’une riche bibliothèque.

J’ai eu le plaisir d’apprécier le bon niveau de français des enfants qui se sont entretenus avec nous. + d’images

Amitié franco-arménienne

Hommage aux sénateurs français

Je dois saluer l’action au long cours en Arménie de mes collègues sénateurs, en particulier Jean-Noël Guerini vis-à-vis du Centre de cardiologie de Goris qui a sauvé des centaines de vies depuis sa création en 2013 ; Gérard Collomb qui a accompagné le travail du Centre d’enseignement professionnel franco-arménien (CEPFA) et de l’UFAR générateurs de milliers d’étudiants en langue française ; Hervé Marseille et André Santini (ancien député, maire d’Issy les Moulineaux) pour leur soutien indéfectible à la communauté arménienne qui m’a été vanté par Edward Nalbandian, ministre des Affaires étrangères.

A l’instant du départ, en regardant le mont Ararat vu d’Erevan, je me suis senti fier d’avoir marché sur leurs traces pour conforter l’amitié franco-arménienne.

 

L’accord France-Andorre : la route du succès

Pourquoi les tour-opérateurs choisissent-ils exclusivement Barcelone au détriment de Toulouse pour emmener leurs clients faire du ski en Andorre ? Pourquoi est-il plus difficile de trouver un emploi en Andorre lorsque l’on vit en France plutôt qu’en Espagne ? Pourquoi la langue espagnole s’est-elle imposée chez les Andorrans et non la langue française ?

Lorsque je me suis rendu en Andorre en 2016, Gilbert Saboya Sunyé, alors ministre des Affaires extérieures, m’a expliqué qu’il aspirait à rééquilibrer ses relations de voisinage au profit de la France, d’autant que la Principauté avait nettement rompu avec son passé de paradis fiscal (lire le compte rendu de ce déplacement, accompagné par Jacques Carcy, conseiller consulaire Andorre).

Dans le cadre de l’examen de cette convention, j’ai rencontré Cristina Rodriguez Galan, ambassadeur d’Andorre en France, qui conduit un formidable travail de fond en faveur de la mobilité professionnelle et étudiante.

Les choses devraient changer très bientôt, parce que le Sénat a approuvé, le 19 avril, comme l’Assemblée nationale précédemment, un accord entre la France et Andorre concernant l’amélioration de la viabilité des routes nationales 20, 320 et 22 entre Tarascon-sur-Ariège et la frontière franco-andorrane.

En effet, la clé du désenclavement de la Principauté est de garantir une meilleure fluidité de la circulation, principalement en hiver, car les trois routes précitées croisent une trentaine de couloirs d’avalanches, risque auquel s’ajoutent les chutes de roches et les glissements de terrain.

Le 11 avril, un vote unanime de la commission des Affaires étrangères du Sénat s’est exprimé en faveur du projet de convention France-Andorre que j’ai rapporté. La viabilité routière facilitera aussi la vie de nos résidents confrontés au fait de la fermeture de notre consulat dans la Principauté.

Développement économique, emploi, sécurité routière, rayonnement culturel : ce projet cofinancé par Andorre, la France et l’Union européenne est à la fois emblématique et exemplaire. Lire mon intervention devant la commission des Affaires étrangères.

 

Le Tweet de Gilbert Saboya Sunyé (ministre de l’economie) :
Heureux et reconnaissant du vote favorable unanime de la Com. Affaires étrangères du #Sénat. Un projet qui suppose un pas en avant décisif comme le souligne parfaitement le rapport présenté par @OlivierCadic


 

En circonscription en Bulgarie – Sofia (03 au 04 avril 2018)

Il y a un peu plus de deux ans, ma première visite à Sofia était associée au lancement de l’UFE-Bulgarie à l’initiative de Benoit Mayrand (lire). Cette fois-ci, le point d’orgue fut ma participation à une conférence organisée par Alde et intitulée :  L’Union européenne à la recherche de sens (à l’image).

Sur deux jours, ce fut l’occasion de faire le point sur nos services consulaires en Bulgarie en rencontrant notre consule, Séverine Le Tutour, puis de prendre la mesure de notre rayonnement pédagogique et culturel en visitant le lycée Victor Hugo, ainsi que l’Institut français.

Politique

Conférence ALDE (Alliance of Liberals and Democrats for Europe)

A l’invitation d’Ilhan Kyuchyuk (au centre de l’image), député européen bulgare et vice-président de Alde, j’ai participé à une conférence sur l’avenir de l’Union européenne et particulièrement à la table ronde « Brexit : défi ou opportunité pour l’UE ? ».

Aux côtés de Dr Julie Smith (Baroness Smith of Newnham et membre de la chambre des Lords) et Melisa Rodriguez (membre du parlement espagnol), je me suis efforcé de démontrer que l’idéal européen sortirait renforcé par le Brexit.

Si le Brexit a représenté une victoire aussi éclatante qu’inespérée pour les certaines puissances qui œuvrent à l’affaiblissement de l’Union, celui-ci vient s’ajouter à tout un lot de crises qui ont provoqué une brusque maturité de l’UE et le réveil de ses idéaux. Lire le compte-rendu.

Communauté française

Ambassade

J’ai eu le loisir de m’entretenir dans le bâtiment de l’ambassade avec Séverine Le Tutour, consule, et Dominique Waag, chargée d’affaires. Nous avons évoqué la situation économique favorable du pays, au moment où la Bulgarie préside le Conseil de l’Union européenne.

Étonnant renversement de l’histoire : on commence à voir arriver des couples français qui ont la trentaine dans le but de trouver à Sofia le travail qu’ils désespèrent de trouver en France. Aujourd’hui 1479 français sont inscrits au consulat. 565 d’entre-eux bénéficient de la double nationalité.

Pays candidat à l’entrée dans l’euro, la Bulgarie est soutenue par la France dans sa démarche.

Enseignement

Lycée français

Ma seconde visite du lycée français Victor Hugo, en compagnie de Fabien Flori, conseiller culturel, et conduite par le proviseur Pascal Moureau. J’ai également rencontré Julie Vidal et Edouard Loigerot, parents d’élèves membres du conseil de gestion, présidé par Philippe Cotinaut.

L’établissement accueille près de 800 élèves, dont 80% sont bulgares. On tombe sous le charme quand ils s’expriment avec tant d’aisance dans la langue de Molière. L’enjeu actuel pour l’école est de trouver un nouveau site pour grandir et devenir propriétaire de son bâtiment.  + d’images

Culture française

Institut français

Visite de l’institut français de Sofia dirigé par Fabien Flori. L’établissement délivre des cours à 2000 élèves chaque année.

J’ai découvert l’exposition photo « Ma Lisa » de Nikola, portant sur un sujet bien particulier : les visiteurs du Louvre en train de faire des selfies devant le portrait de la Joconde ! Une idée singulière mais qui met en valeur notre musée national.

Lors de notre entretien, nous avons eu la visite surprise de Xavier Lapeyre de Cabanes, précédent ambassadeur de France en Bulgarie, venu passer quelques jours de congés.

Désormais en poste à Ouagadougou, nous avons évoqué l’attaque terroriste contre l’ambassade en début d’année.

Francophonie

Mes félicitations à son Exc. Zakia El Midaoui, ambassadrice du Maroc en Bulgarie, qui a pris l’initiative de réunir les ambassadeurs francophones à Sofia pour dynamiser la francophonie.

HEBDOLETTRE n°101 – Pour un avenir radieux de l’enseignement français à l’étranger (édito) – Hommage national à Arnaud Beltrame – Législatives : résultats 1er tour – Le Téléthon des Français de l’étranger – UDI : congrès national – Prélèvement à la source pour les non-résidents – Export des PME : nous sommes passés du rouge au vert… de l’espérance – 3ème journée des entreprises au Sénat : mon intervention pour une France libre d’entreprendre ; l’Équipe de France des métiers à l’honneur – Brexit : ma question sur le statut des Européens du Royaume-Uni (vidéo) – PJL Société de confiance – Protection du contribuable : rescrit fiscal (vidéo) – Crit’air : réponse à ma question écrite sur les difficultés engendrées par ce certificat – Routes de la soie : ma question à Jean-Pierre Raffarin sur les droits de l’Homme (vidéo) – Apprentissage du français : ma proposition à Pierre Vimont (vidéo) – Partenariat Public-Privé : lancement du « G5 Sahel PPP » – L’écho des circos / mars 2018 – En circonscription MOZAMBIQUE – Maputo / 28 fév. – 03 mars 2018 – En circonscription BOTSWANA – Gaborone / 01 – 03 mars 2018

Lire : l’HEBDOLETTRE n°101 – 10 avril 2018Logo HebdoLettre bleu - Rond75

Edito de l’HebdoLettre n°101

Pour un avenir radieux de l’enseignement français à l’étranger

Depuis juillet dernier, la suppression de 33M€ du budget de l’AEFE pour 2017 revient dans l’actualité comme un boomerang. L’effort général demandé pour passer sous la barre de 3% de déficit public en a laissé froid plus d’un.

Après avoir rétabli le budget de l’AEFE pour 2018 à 2020, nos ministres Le Drian, Lemoyne et Blanquer ont confié une mission interministérielle à Samantha Cazebonne, député des Français de l’étranger, pour repenser l’avenir du réseau d’enseignement.

Une multiplicité d’acteurs continue de souffler sur les braises de ces 33 millions pour des raisons qui n’appartiennent pas seulement à la démagogie politicienne.

Le 20 mars dernier, Emmanuel Macron a sorti de son cartable une mirifique annonce : doubler d’ici 2025 le nombre d’élèves dans les lycées français à l’étranger (actuellement 350.000). J’aurais mauvaise grâce à ne pas applaudir des deux mains : en décembre, lors des débats budgétaires, j’avais justement proposé à notre ministre Jean-Yves Le Drian de doubler le nombre d’écoles françaises d’ici à cinq ans, pour que le réseau compte 1000 écoles, puis 2000 écoles d’ici à dix ans.

L’avenir est aux partenaires de l’AEFE, ces écoles « homologuées » qui constituent déjà la majorité du réseau avec 265 enseignes. Chaque élève de ces établissements coûte à l’Etat la somme de 9,48 euros par an. On peut doubler, voire quadrupler ces établissements sans grever nos finances. L’objectif du Président de la République peut donc être atteint et rendre son lustre à un réseau qui plafonne depuis trop longtemps.

Visuel HL101 Par contre chaque élève des 74 établissements en gestion directe par l’AEFE coûte en moyenne 2 337,00 euros net. Il faudrait y ajouter le coût des salaires des proviseurs et autres personnels de direction qui est un secret bien gardé… et ignoré même des administrateurs de l’AEFE même des administrateurs de l’AEFE. Malgré les subventions conséquentes, les parents d’élèves acquittent des frais de scolarité qui représentent la majorité des coûts sans avoir voix au chapitre. Ils assistent impuissants à des ponctions, par l’administration centrale de l’Agence, sur les fonds de réserve de leurs écoles.

Le choix de Samantha Cazebonne pour mener une mission sur l’avenir de l’AEFE a été très pertinent. En qualité de proviseur d’un établissement homologué à l’étranger, elle connait le système de l’intérieur sans être liée à l’AEFE pour ne pas se trouver en situation de conflit d’intérêt.

Ironie de l’histoire, elle se retrouve au second tour de la partielle des législatives opposée à un candidat de La France Insoumise, professeur de lycée de l’AEFE, qui bénéficie à plein des subventions de l’Etat et qui propose… de les augmenter encore ! Découvrir l’HebdoLettre n°101

L’écho des circos / Mars 2018

Finlande – Hong Kong – Roumanie – Thaïlande – Croatie – Brésil – Royaume Uni – Corée du Nord – Corée du Sud – Estonie – Lettonie – Lituanie – Balkans – Afrique du Sud – Andorre – Canada – Madagascar

FINLANDE

Nouvel ambassadeur (6 mars)

Le groupe d’amitié sénatorial était au grand complet pour souhaiter la bienvenue à Teemu Tanner, nouvel ambassadeur de Finlande en France.

Interrogé sur la conduite à adopter par l’Europe face aux déclarations menaçantes et martiales du président Poutine, le diplomate finlandais prône que nous fassions preuve de vigilance et de fermeté.

Lire aussi : En circonscription en Finlande – Helsinki / 20-22 oct. 2016

HONG KONG 

Président de l’UFE (7 mars)

Moment enrichissant passé avec Marc Guyon, président de l’UFE Hong Kong & Macao, au sujet de la vie associative et des progrès de la francophonie, mais également de l’évolution de l’environnement économique qui impacte directement nos entreprises implantées localement et leurs salariés.

Lire aussi : En circonscription en Chine (1) – Hong Kong (17-19 sept. 2017)

ROUMANIE 

Visite de l’ambassadeur (7 mars)

Accueil au Sénat de Luca Niculescu, ambassadeur de Roumanie en France, par le groupe sénatorial d’amitié France-Roumanie.

La Roumanie affiche une croissance comprise entre 7 et 8% et les échanges commerciaux entre nos deux pays ont progressé de 10% l’an dernier. En réponse à mes questions, l’ambassadeur Niculescu nous a confié que son pays envisageait de rejoindre la zone euro à l’horizon 2024-2025. A l’image de la présidence bulgare du Conseil de l’UE, l’élargissement de l’Union à la Serbie et au Monténégro fera partie des priorités de la présidence roumaine.

Si environ 1500 jeunes français suivent des études de médecine en Roumanie, 5000 médecins roumains exercent en France. Par ailleurs, la saison croisée France-Roumanie aura lieu à partir du 1er décembre 2018 jusqu’au 14 juillet 2019, avec 300 manifestations à la clé.

Lire aussi :
En circonscription en Roumanie – Bucarest / 30 mars – 1er avril 2017
En circonscription en Roumanie – Bucarest & Cluj-Napoca (23 au 25 sept. 2015)

THAÏLANDE 

Conseiller consulaire (8 mars)

J’ai eu le plaisir de revoir Christian Chevrier, conseiller consulaire pour la Thaïlande-Birmanie et président de l’UFE Phuket.

Nous avons fait le suivi des actions engagées tout récemment lors de mon déplacement en Thaïlande et plus particulièrement à Phuket, où réside Christian. L’île séduit beaucoup nos compatriotes et nos entrepreneurs surtout dans le domaine de l’hôtellerie, la restauration et le tourisme.

Lire aussi :
En circonscription en Thaïlande (1) – Bangkok (8 au 9 janv. 2018)
En circonscription en Thaïlande (2) – Leam Chabang & Pattaya (10 janv. 2018)
En circonscription en Thaïlande (3) – Phuket (11 au 13 janv. 2018)

CROATIE

Ministre Conseiller (8 mars)

Le groupe France-Croatie du Senat a reçu Lidija Vizek Mrzljak, ministre conseiller, chargée des affaires culturelles, de la francophonie, de l’éducation et de la diaspora croate.

Celle-ci a souhaité partager deux projets phares du gouvernement croate : la promotion de l’exposition du peintre croate, Miroslav Kraljević (1885-1913) et l’instauration du lectorat croate autonome auprès de l’Inalco ou/et la Sorbonne Paris IV dans le but de promouvoir la langue et la culture croates auprès des étudiants français.

Durant tout le mois de mars on a fêté le mois de la francophonie en Croatie, par le biais de multiples manifestations culturelles et éducatives.

BRÉSIL 

Alliance française (12 mars)

(g. à d.) François Cessieux, conseiller consulaire et conseiller Alliance Française de São Paulo ; Olivier Cadic ; Renato Janine Ribeiro, philosophe, ancien ministre de l’Éducation nationale du Brésil, président de l’Alliance française de São Paulo ; Olivier Debray, directeur général de l’Alliance française de São Paulo.

Une rencontre avec des personnalités captivantes pour échanger sur l’avenir de l’Alliance française et les moyens de dynamiser le rayonnement culturel français au Brésil.

Lire aussi :
En circonscription au Brésil (1) – Sao Paulo / 4, 5 et 6 avril 2016
En circonscription au Brésil (2) – Rio de Janeiro / 7, 8 et 9 avril 2016

ROYAUME-UNI

Ambassadeur du Royaume-Uni (13 mars)

Le groupe d’amitié France-Royaume-Uni du Sénat s’est rendu à l’invitation de l’ambassadeur britannique, Edward Llewellyn.

En réponse à mes interrogations sur le Brexit, l’ambassadeur a souligné qu’il incombera au parlement britannique de se prononcer sur l’accord de sortie négocié par son gouvernement et l’Union européenne. Cela nécessitera donc l’adhésion d’une majorité de parlementaires pour que le texte puisse prendre effet.

Personne au Royaume-Uni ne souhaite une frontière « en dur » entre l’Irlande du Nord et la république d’Irlande, ni une frontière imaginaire entre l’ile et la Grande-Bretagne. « Il revient aux négociateurs de trouver une solution », a conclu avec flegme Edward Llewellyn.

CORÉE DU NORD & CORÉE DU SUD

cof

Relations inter coréennes (15 mars)

Quelle forme peut prendre le rapprochement des deux Corées ? Catherine Dumas, présidente du groupe d’amitié France-Corée du Sud, et moi-même, président du groupe d’étude et de contact avec la RPDC, avons réuni quatre experts pour en débattre.

Nous remercions Valérie Gelézeau, maître de conférences à l’EHESS ; Antoine Bondaz, chercheur à la fondation pour la recherche stratégique (FRS) ; Théo Clément, junior researcher à l’ENS-Lyon et Philippe Li, ancien président de la chambre de commerce franco-coréenne à Séoul.

Par-delà les enjeux diplomatiques, M. Li a souligné que les Coréens étaient très imprégnés de spirituel, ce qui explique en partie la pérennité du régime nord-coréen qu’il a défini comme « un cocktail ahurissant de confucianisme et de totalitarisme ». Ce même sens de la hiérarchie et du culte des ancêtres ont conduit le Sud à la stabilité, plutôt qu’au culte de la personnalité. Lire le compte-rendu.

ESTONIE – LETTONIE – LITUANIE

Délégation de parlementaires (20 mars)

Dans le prolongement du colloque « Estonie-Lettonie-Lituanie 1918-2018 », un déjeuner du groupe sénatorial d’amitié France-Pays baltes, présidé par Olivier Henno, sénateur du Nord, a été organisé au Sénat avec les délégations de chacun des trois États baltes.

A l’image (g. à d.) : Giedrius Mickūnas, ministre conseiller de l’ambassade de Lituanie ; Arūnas Gelūnas, député lituanien, membre de la commission des Affaires européennes et ancien ministre de la culture ; Olivier Cadic ; Dalius Čekuolis, ambassadeur de Lituanie en France ; Olivier Henno.

Nous avons également accueilli Jaak Madison, vice-président de la commission des Affaires européennes du parlement estonien, membre du groupe d’amitié Estonie-France ; Ojārs Ēriks Kalniņš, président de la commission des Affaires étrangères du parlement letton ; Edvards Smiltēns, président du groupe d’amitié Lettonie-France du parlement letton

Lire aussi :
En circonscription en Estonie – Tallinn / 24 oct. 2016
En circonscription en Lituanie – Vilnius / 29-10 nov. 2014

BALKANS

Perspectives d’avenir (21 mars)

Le groupe interparlementaire France-Balkans occidentaux couvre cinq pays : Bosnie-Herzégovine, République de Serbie, Kosovo, Monténégro, Macédoine (Ancienne République Yougoslave de Macédoine).

Florence Mangin, directrice de l’Europe continentale, et Thomas Bertin, chef de la mission Europe balkanique du ministère de l’Europe et des Affaires étrangères, nous ont apporté de judicieux éclairages sur ces pays en phase de reconstruction économique et démocratique, dont les réformes sont motivées par un vif désir d’intégrer l’Union européenne, meilleur gage de prospérité en dépit des sirènes populistes.

Lire aussi :
En circonscription en Serbie – Belgrade (1-3 nov. 2017)
En circonscription au Monténégro – Podgorica (22-25 juin 2017)

AFRIQUE DU SUD

Ambassadeur de France (22 mars)

Trois semaines seulement après notre rencontre au Cap, heureux d’avoir revu Christophe Farnaud, ambassadeur de France en Afrique du Sud, au Sénat en compagnie d’Élisabeth Lamure, présidente du groupe d’amitié sénatorial France – Afrique du Sud, Lesotho, Swaziland.

Nous avons évoqué l’actualité politique sud-africaine (programme expropriation sans indemnisation des grands propriétaires terriens), son économie et les relations bilatérales entre nos deux pays. Nous envisageons l’accueil prochain d’une délégation de parlementaires sud-africains.

Lire aussi :
En circonscription en Afrique du Sud (1) – Johannesburg (22 au 23 fév. 2018)
En circonscription en Afrique du Sud (2) – Le Cap (24 au 27 fév. 2018)

ANDORRE

Ambassadeur d’Andorre (27 mars)

J’ai rencontré Cristina Rodríguez Galan, ambassadeur de la Principauté d’Andorre en France, pour évoquer l’accord prévu entre nos deux pays relatif à l’amélioration de la viabilité des routes nationales RN20, RN320 et RN22 entre Tarascon-sur-Ariège et la frontière franco-andorrane.

Je présenterai le projet de loi autorisant l’approbation de cet accord en commission des Affaires étrangères, au Sénat, le 11 avril prochain.

Nous avons également discuté du développement de la francophonie. Andorre est membre de l’Organisation internationale de la francophonie depuis 2004, tandis que l’Association des communes d’Andorre fait partie de l’Association internationale des maires francophones depuis 2009.

Lire aussi : En circonscription en Principauté d’Andorre – 29 août 2016

ROYAUME-UNI

Groupe Suivi Brexit – Audition de l’ambassadeur de France (28 mars)

(à l’image) Jean-Pierre Jouyet, au centre, entre les deux co-présidents du groupe Brexit : Christian Cambon, président de la commission des Affaires étrangères, de la Défense et des Forces armées, et par Jean Bizet, président de la commission des Affaires européennes.

Notre ambassadeur de France au Royaume-Uni, Jean-Pierre Jouyet, s’est rendu au Sénat pour répondre aux questions du « groupe Brexit » (groupe de suivi sur le retrait du Royaume-Uni et la refondation de l’Union européenne). Il a souligné les motifs d’inquiétude de la communauté française du Royaume-Uni, toujours en attente de certaines garanties fondamentales.

Lire aussi : Londres – Conférence Brexit (« Should I stay or should I go ») – Vidéo (11m)

CANADA

Ambassadrice du Canada (28 mars)

Ma collègue Claudine Lepage, présidente du groupe d’amitié France-Canada, a invité Isabelle Hudon, nouvelle ambassadrice du Canada en France.

L’ambassadrice déclare passer 80% de son temps à parler du CETA et devoir déployer beaucoup de pédagogie pour expliquer ce traité international de libre- échange entre l’Union européenne et le Canada. J’ai assuré Isabelle Hudon de mon plein soutien à sa démarche. Les entreprises françaises installées à Montréal m’ont déclaré leur soutien au CETA. Il leur ouvre l’accès aux marchés publics canadiens.

Lire aussi : En circonscription au Canada – Montréal / 22-24 janv. 2015

MADAGASCAR

Conseillère consulaire (28 mars)

J’ai eu le plaisir de recevoir la visite de Rachelle Ducaud, conseillère consulaire à Madagascar, pour me donner des nouvelles des Français de la Grande Ile, dont elle est si proche des préoccupations, qu’il s’agisse de scolarité, de solidarité ou de fiscalité. Je me suis rendu à Madagascar en janvier 2017, en trois points principaux :

Lire aussi :
En circonscription à Madagascar (1/3) – Antananarivo (30 déc.-7 janv. 2017)
En circonscription à Madagascar (2/3) – Fort Dauphin (30 déc. 2016 – 2 janv. 2017)
En circonscription à Madagascar (3/3) – Antsirabe (4-5 janv. 2017)

Conférence ALDE à Sofia – L’idéal européen sort renforcé par le Brexit

Le 4 avril dernier, à l’invitation d’Ilhan Kyuchyuk, membre bulgare du Parlement européen, vice-président de ALDE (Alliance of Liberals and Democrats for Europe), j’ai participé à la conférence intitulée :  L’Union européenne à la recherche de sens.

Participants à la conférence « L’UE à la recherche de sens » – Sofia, le 4 avril 2018

Pour cerner la question, deux tables rondes furent organisées. La première portait sur l’intégration ou la désintégration de l’UE à la lumière des crises. J’ai participé à la seconde, en compagnie de Dr Julie Smith (Baroness Smith of Newnham et membre de la chambre des Lords) et Melisa Rodriguez (membre du parlement espagnol) sur le thème du Brexit : défi ou opportunité pour l’UE ?

Lors de ce débat, modéré par Zinaida Zlatanova, ancienne vice-ministre-présidente et ministre de la Justice bulgare, j’ai saisi l’occasion de dire que, contrairement à ce que certains laissent accroire, le Brexit ne démontre pas que l’UE a échoué. J’ai alors développé les points qui suivent.

Fondée pour garantir la paix sur le continent, l’Europe n’a plus connu d’épisode guerrier depuis 70 ans, à l’exception de la dislocation douloureuse de la Yougoslavie. Paix et prospérité sont liées. La Communauté économique européenne (CEE) a réussi à constituer rien moins que la première puissance commerciale mondiale, tout en facilitant l’essor de ses pays membres.

La jeunesse européenne ne rêve plus d’Amérique, comme la génération précédente. La génération Erasmus s’emballe à l’idée de pouvoir étudier partout dans l’Union et de s’enrichir de ses diverses cultures.

Avec Ilhan Kyuchyuk, membre bulgare du Parlement européen, vice-président de ALDE

Et puis, le Brexit nous est tombé dessus. Il nous impose un tas de défis qui s’étirent en accordéon.

Tout d’abord, il faut reconsidérer le statut des 3 millions d’Européens qui résident au Royaume-Uni et celui du million et demi de Britanniques vivant sur le continent. Pour l’instant, rien n’est formellement réglé et tout est déclaration d’intention.

Ensuite, la question épineuse de l’Irlande. Les bons offices de l’UE ont contribué à mettre fin au conflit qui déchirait l’île, ce qui a rendu europhile une majorité d’Irlandais. A mon arrivée à Londres, au milieu des années 90, l’IRA avait rompu le cessez-le-feu. Je n’oublierai jamais l’état d’un bâtiment dans les Docklands qui avait été soufflé par une bombe. Aujourd’hui, personne ne veut un retour funeste au passé, ni envisager une île coupée en deux par une frontière « en dur ».

Mon troisième point avait trait aux grandes puissances, dont certaines sont prêtes à tout pour contrecarrer la suprématie commerciale de l’UE.

Ces États, souvent grands comme des continents, se sentent concrètement menacés par nos valeurs démocratiques qui heurtent de front leur modèle autoritaire, pour ne pas dire totalitaire. Utilisant les moyens les plus insidieux, ces puissances cherchent à déstabiliser l’Union et ses états membres. Les populistes, nationalistes et sécessionnistes de tout crin font leur jeu et sont donc soutenus en sous-main.

Table ronde sur le thème : « Brexit : défi ou opportunité pour l’UE ? »

Le Brexit a représenté une victoire aussi éclatante qu’inespérée pour les États qui œuvrent à l’affaiblissement de l’Union. Contrairement à ce que pensaient les Euro-sceptiques, la perspective de retrait du Royaume-Uni a paradoxalement renforcé la cohésion entre les autres États de l’UE. Mais la perte serait patente pour l’UE, autant que pour le Royaume-Uni qui serait durablement divisé, si le processus de sortie devait aller à son terme…

Le Brexit vient s’ajouter à tout un lot de crises récentes. Ces tribulations ont apporté à l’Europe une brusque maturité, une compréhension que ses forces et ses fiertés, comme l’humanisme, le pacifisme ou bien l’ouverture économique, pouvaient être perçues comme de la candeur exploitable sans vergogne par des pays tiers.

Certains États nous ont déclaré une véritable cyber-guerre pour saper les fondements de nos démocraties. Ainsi, à coup de fake news, Bruxelles ou le parlement européen sont constamment discrédités dans les médias sociaux.

Heureusement la prise de conscience a eu lieu au sein de l’Union et la volonté de ne pas se laisser faire se raffermit chaque jour.

« Nous ne coalisons pas des Etats, nous unissons des hommes », disait Jean Monnet. Soixante-quinze ans plus tard, 512 millions d’habitants sont « unis dans la diversité ». De nombreux Britanniques, dont certains ont voté « Leave », s’empressent désormais de prendre une double nationalité pour conserver leur appartenance à l’UE.

En définitive, le Brexit a réveillé l’Europe !

 

Les non-résidents et le prélèvement à la source

Afin de répondre à de nombreuses questions de la part des non-résidents sur le prélèvement à la source, vous trouverez ci-dessous le communiqué de la Direction générale des Finances publiques :

Le Prélèvement à la Source (PAS) entrera en vigueur le 1er janvier 2019.

Les revenus passibles de la Retenue à la Source (RAS) des non-résidents (par exemple les salaires liés à une activité en France et les pensions versées par un organisme français) ne seront pas soumis au PAS et leurs modalités de prélèvement sont donc inchangées.

Les personnes domiciliées fiscalement à l’étranger sont concernées par le PAS uniquement pour les revenus qui ne relèvent pas de la Retenue à la Source (RAS) spécifique aux non-résidents. Il s’agit essentiellement des revenus fonciers et des revenus des indépendants.

Pour ces revenus soumis au PAS, dans tous les cas vous n’avez aucune démarche particulière à faire auprès de l’administration fiscale hormis continuer à déposer une déclaration de revenus pour les revenus imposables en France. Vos acomptes 2019 seront calculés et prélevés automatiquement sur votre compte bancaire sur la base de la déclaration de vos revenus déposée au printemps 2018.

Un non-résident pourra donc le cas échéant être concerné à la fois par le PAS pour une partie de ses revenus, et par la retenue à la source des non-résidents, en fonction de la nature des sommes perçues et imposables en France.

Pour toutes vos questions, vous pouvez consulter le site https://www.prelevementalasource.gouv.fr

Commerce extérieur : nous sommes passés du rouge au vert… de l’espérance (conférence du 14 mars 2018)

Depuis 14 ans notre balance commerciale est en déficit, avec une prévision de 62 milliards d’euros de perte en 2017, soit une dégradation de 30% par rapport à 2016 !  Le décor est planté, c’est le cas de le dire.

Diner-conférence pour les élus consulaires présents à Paris pour la semaine de l’AFE, sur ce thème : « Commerce extérieur: comment passer du rouge au vert ? »

En dépit de ce constat amer, c’est plutôt l’optimisme qui flottait dans l’air, ce 14 mars, lors du diner-débat que j’organisais à la questure du Sénat sur le thème du commerce extérieur.

Un thème dont Édouard Philippe a redonné toute son acuité, quelques jours auparavant à Roubaix, en présentant la stratégie gouvernementale en faveur de l’export des PME.

Le directeur général de Business France, Christophe Lecourtier, a été associé à l’élaboration de la feuille de route du gouvernement, par le biais d’un rapport, auquel Arnaud Vaissié, président de CCI France International, a notoirement contribué. Ils se sont prêtés brillamment, l’un et l’autre, au jeu des questions avec la salle.

Les organisations qu’ils représentent, tout comme le Medef et les CCE, ont salué les annonces du Premier ministre sur le commerce extérieur, particulièrement la création de guichets uniques en régions.

Arnaud Vaissié, président du réseau CCI France International et Pdg de la société International SOS

Christophe Lecourtier, directeur général de Business France, ancien ambassadeur en Australie

Si la bataille de l’export se joue et se gagne en France, postule Arnaud Vaissié, elle doit se dérouler au sein de nos territoires en exploitant le terreau de nos PME ayant un potentiel international, a-t-il expliqué.

Cela signifie aussi que Business France et les chambres de commerce (120 en France et autant à l’étranger) vont cesser de jouer des coudes pour associer leurs expertises complémentaires. Du reste, tous les acteurs régionaux de l’export se regrouperont derrière un même comptoir : CCI, Business France, Bpifrance, agences régionales de développement, sociétés d’accompagnement, acteurs du financement export, mais également les CCE ou les VIE qui auront voix au chapitre.

Jacky Deromedi, sénatrice des Français établis hors de France

Eric Duedal, en charge de l’internationalisation des entreprises, à la Direction du Trésor, a évoqué la course à la valeur ajoutée pour survivre

Christophe Lecourtier a insisté sur la nécessité de faire travailler ensemble le secteur public, le secteur privé, ainsi que le secteur associatif pour dynamiser notre capacité de projection à l’international.

Si la région est le bon échelon pour se préparer à la concurrence mondiale, l’idée du guichet unique se retrouve à l’étranger pour y accueillir nos PME. On sélectionnera alors le candidat le mieux placé pour accompagner nos exportateurs auprès des acteurs locaux, soit une CCI FI ou bien une agence Business France, voire un autre acteur privé.

Cela suffira-t-il pour atteindre l’objectif du gouvernement qu’il y ait 200.000 entreprises exportatrices en France à la fin du quinquennat, au lieu de 125.000 présentement ? Un chiffre qui nous situerait au niveau de l’Italie et au 2/3 de celui de l’Allemagne.

Le faible nombre d’exportateurs au regard de notre économie s’explique par la faiblesse de nos marges. Une raison structurelle dont chacun convient, y compris au cœur des ministères où l’on finalise le projet de loi Pacte. Enfin, une loi pour l’entreprise.

Ronan Le Gleut, sénateur des Français établis hors de France

Jean-Pierre Pont, directeur de publication du « Journal des Français de l’étranger »
nous offert à chacun le poster des Français dans le monde

Trop de prélèvements, c’est pas assez d’investissement, mais il s’ajoute que nos PME manquent de culture numérique et… ne parlent pas anglais, a résumé Arnaud Vaissié.

Au sein de la DSAE, Délégation sénatoriale aux entreprises, nous répertorions depuis trois ans tous les handicaps au développement de nos entreprises. Je présenterai, le 5 avril, une série de propositions au sein d’un rapport consacré au cycle de vie de l’entreprise, intitulé « Pour une France libre d’entreprendre ». On y trouvera des propositions concrètes pour faire plus simple, plus efficace et plus économique à chaque étape de la vie d’une entreprise. Des propositions radicales. Je veux dire pour nous, Français, mais si évidentes chez nos proches voisins, comme l’absence de droit de succession pour les sociétés non-cotées (Allemagne), ou la « turbo-dissolution » (Pays-Bas).

J’ai souligné que si toutes les mesures techniques proposées allaient dans le bon sens et devaient être soutenues, elles ne sauraient à elles seules permettre de rendre notre balance commerciale excédentaire. J’ai pointé plusieurs exemples démontrant l’absence de corrélation entre les mesures proposées et le nécessaire rétablissement de la balance commerciale à court terme. Pour y remédier, il manque un ministre en charge du commerce extérieur pour prendre les décisions fiscales et économiques qui le permettraient.

Je remercie chaleureusement Christophe et Arnaud, ainsi que mes collègues sénateurs et tous les élus consulaires et AFE présents pour avoir contribué à la réussite de cette soirée.

Les élus ont été nombreux à vivifier et enrichir les débats, parmi lesquels : (1) Francis Huss, élu AFE Péninsule ibérique et président de TV5 Monde ; (2) Alain-Pierre Mignon, élu AFE Asie-Océanie et président de la CFE ; (3) Benoit Mayrand, CC Roumanie Moldavie ; (4) Régine Prato, élue AFE Afrique du Nord ; (5) Marc Albert Cormier, CC Ontario Manitoba ; (6) Madeleine Ben Naceur, CC Tunisie-Libye ; (7) Roland Raad, CC Arabie Saoudite ; (8) Geneviève Beraud Suberville, élue AFE Amérique latine et Caraïbes ; (9) Stéphane Rambosson, CC Londres.

 

 

En circonscription au Botswana – Gaborone (01 au 03 mars 2018)

70ème pays traversé depuis le début de mon mandat et dernière étape de mon périple en Afrique Australe, le Botswana, après l’Afrique du sud (Johannesburg et Le Cap) et le Mozambique (Maputo).

Je suis reparti de Gaborone avec l’objectif d’accompagner notre ambassadeur, Pierre Voillery, dans ses efforts pour faciliter la création d’une ambassade du Botswana en France. Il s’agit de faciliter une volonté ferme des autorités botswanaises qui va dans le sens du renforcement nos relations bilatérales.

Je remercie Pierre Voillery pour son accueil qui m’a permis d’évaluer les potentialités économiques du pays, grâce à des visites passionnantes et des rencontres essentielles qu’il a organisées à la Résidence de France.

Politique

Ministre des Affaires étrangères

Lors de notre rencontre, Pelonomi Venson-Moitoi, ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, m’a appris une nouvelle formidable : le Botswana voulait ouvrir une ambassade en France dans les prochains mois. Avec Pierre Voillery, notre ambassadeur, nous avons salué cette décision historique qui va favoriser le rapprochement de nos deux pays.

En effet, le Botswana ne dispose que de trois ambassades en Europe : Bruxelles, Berlin et Londres.

Mes collègues sénateurs Antoine Lefèvre et Rachel Mazuir étaient venus pour participer au Botswana France Business Forum en mai 2017. Moins d’un an plus tard, je poursuis le travail engagé en marquant l’attachement du Sénat au développement de nos relations croisées. Une dynamique très appréciée par la ministre. + d’images

Assemblée nationale

Entretien avec Kaglio Patrick Molatlhegi, vice-président de l’Assemblée nationale du Botswana, en compagnie de Pierre Voillery, ambassadeur de France, suivi d’une visite de l’Assemblée nationale.

Nous avons évoqué le projet de l’AN du Botswana de lancer une étude comparative sur le fonctionnement respectif de nos deux parlements, comme cela avait été envisagé lors du déplacement de mes deux collègues, l’an dernier. Un document de cadrage devrait nous parvenir prochainement. + d’images

Assemblée des Chefs

Le lendemain, j’ai rencontré Kgosi Puso Gaborone, président de l’Assemblée des Chefs, lui aussi, partisan résolu de l’ouverture d’une ambassade du Botswana en France.

Lorsque le Botswana a accédé à l’indépendance en 1966, il a préservé ses traditions, notamment la présence de chefs locaux qui dirigent les communautés. Ceux-ci constituent un lien fondamental entre le peuple et le gouvernement avec lequel ils fonctionnent main dans la main.

Le président Gaborone est aussi le représentant de son pays auprès de l’Unesco.

Coopération scientifique

Botswana Vaccination Institute

La visite du Botswana Vaccination Institute (BVI) en compagnie de notre ambassadeur m’a permis de découvrir une entreprise qui doit son excellence à son processus d’amélioration continue.

Merial, créé par l’Institut Mérieux et dont le siège est à Lyon, est un leader mondial en matière de santé animale. Merial licencie l’entreprise nationale BVI pour distribuer des vaccins animaliers dans toute l’Afrique australe.

Un exemple réussi de transfert de technologie : BVI est devenu le laboratoire le plus développé en termes de qualité pour l’Afrique australe, si ce n’est pour toute l’Afrique… Il est en effet le seul laboratoire africain certifié BSL3, ce qui signifie qu’il est entièrement confiné au niveau viral et donc tous les effluents sont traités en confinement.

Notons que Merial est passé sous giron allemand en 2017, les technologies et l’encadrement restent français. + d’images

Entrepreneuriat

Business Club

La communauté française du Botswana est modeste par le nombre, mais influente par l’esprit d’initiative et la solidarité de ses membres.

Je m’en suis rendu compte en découvrant les activités du France-Botswana Business Club à travers son président, Fabrice Gaussen (directeur de Camusat) et son vice-président, Patrick Benon (directeur d’Orange Botswana). Depuis la réunion de mai 2017, les effectifs de ce Club n’ont fait que s’étoffer.

Entrepreneurs français

Je garderai un vif souvenir du déjeuner avec les principaux acteurs économiques français, auquel se sont joints nos diplomates en poste à Gaborone. J’étais entouré de Patrick Benon (directeur Orange), Ishmael Nshaka (directeur Peugeot), Fabrice Gaussen (directeur Camusat), Cyril Anderson (représentant de Bolloré), Alexander Baum (ambassadeur U.E), Ralf Breth (ambassadeur d’Allemagne), Diego Mtshali (représentant de Total), Mbako MBO (BDC), Keletsotsitse Olebile (CEO du BITC), Thapelo Tsheole (CEO de Botswana Stock Exchange).

Nous avons fait un tour d’horizon des potentialités du Botswana, un des pays les plus prospères du continent grâce à la bonne gestion de son sous-sol riche en diamants (3ème producteur mondial), en minéraux (cuivre, nickel), mais aussi en charbon et pétrole. Transparency International classe régulièrement le Botswana comme le pays le moins corrompu d’Afrique.

L’après-midi, nous avons poursuivi ces entretiens économiques avec Guido Giachetti, ressortissant franco-italien et résident au Botswana, l’un des plus importants hommes d’affaires du pays.

Communauté française

Réception

Pour finir la journée des rendez-vous économiques à la Résidence, l’ambassadeur de France, Pierre Voillery, m’a organisé une réception, où une trentaine d’acteurs de la communauté française m’a fait l’honneur de participer.

Il m’a été demandé d’envisager la création d’une école française. Un objectif ambitieux, mais qui serait assurément complémentaire de l’action culturelle et linguistique de l’Alliance française de Gaborone.

Culture française

Alliance française

J’ai visité l’Alliance Française de Gaborone, dont le site actuel fait apparaître des fresques de toute beauté, avant de me rendre sur le futur site (à l’image), en construction, en compagnie de notre ambassadeur.

Ce nouvel endroit permettra à l’AF d’élargir sa superficie et d’attirer les étudiants de l’université de Gaborone, située à proximité.

Les travaux ont pu commencer grâce à des fonds issus de la dotation d’action parlementaire (réserve) du Sénat, dans le prolongement de la mission sénatoriale de mai 2017. J’ai pu juger de l’avancement de l’ouvrage et constater que la perspective d’un centre culturel français de qualité était impatiemment attendue. + d’images