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Brexit – Conférence à Londres « Settled Status : pourquoi en faire la demande et comment l’obtenir ? »

Le 17 février dernier, nous avons accueilli près de 300 personnes au Baden-Powell House venues s’enquérir sur leur futur statut de résident.

Je remercie chaleureusement Patricia Connell (déléguée consulaire) ; Anne-Laure Donskoy (the3Million) ; Ilda de Suza et Kim Vowden (avocats du cabinet Kingsley Napley) pour avoir animé cette conférence et essayé de répondre aux attentes de chacun.

Je veux aussi remercier tous les participants qui ont été les artisans d’un débat dynamique et de qualité. J’ai été surpris par la concision des questions et la diversité des situations personnelles.

Les inscriptions furent closes en trois jours et heureusement que l’organisation the3million avait relayé l’événement en direct sur Facebook. Voir la vidéo de la conférence (2h).

Que fallait-il retenir à J-40 de la date de sortie de l’UE ? Certes, nous ne savons toujours pas ce que Brexit va signifier, mais il vaut mieux ne pas attendre pour faire sa demande de settled status, nous ont prévenu les deux avocats spécialisés dans l’immigration.

Le plus tôt sera le mieux. La démarche a été ainsi décrite par London French Morning dans son excellent compte-rendu de la réunion :

Pour cela, rien de plus simple : télécharger l’application (seulement disponible sur Android) “EU Exit : ID Document Check” puis de scanner son passeport, prendre une photo de soi avec son téléphone, être muni(e) de sa carte bancaire (il faudra débourser £65 pour un adulte et £37.50 pour un enfant, des frais remboursés après le 30 mars sur demande) et de son National Insurance Number.

Les citoyens européens qui résident depuis plus de 5 ans doivent normalement obtenir leur settled status, les autres peuvent prétendre au pre-settled status. Un point reste en suspens : pour l’instant, il n’y a pas de procédure d’appel en cas de rejet.

La semaine suivante, on apprenait que the3million avait adressé, le 26 février, une lettre au président de la République, signée Nicolas Hatton, lui demandant de soutenir cette requête auprès du Conseil européen : « donner à la Commission le mandat d’adopter séparément le Chapitre II de l’Accord de retrait en vertu de l’Article 50. C’est maintenant la seule et unique façon de garantir nos droits en cas de non-accord car il serait alors juridiquement impossible d’atteindre le même niveau de protection ». Lire la lettre de the3million.

+ d’images sur la manifestation.

En circonscription aux Pays-Bas – Amsterdam (29-30 janvier 2019)

La situation de l’enseignement français à Amsterdam est en train de s’éclaircir : il se profile enfin une solution permettant le prolongement d’une scolarité en français après l’école élémentaire. Aujourd’hui, les enfants français et francophones doivent se rendre à La Haye au lycée Van Gogh ou bien à l’École Européenne de Bergen.

L’intérêt marqué de notre ambassadeur, Philippe Lalliot (à l’image), pour les questions d’éducation et son volontarisme ont fait éclore la réponse attendue par de nombreux parents d’élèves.

Enseignement français

Lancement du collège français d’Amsterdam : le rêve devient réalité !

Pour mon 300ème déplacement depuis le début de mon mandat, je suis revenu aux Pays-Bas (pour la 6ème fois) afin d’assister à la réunion d’information organisée par Philippe Lalliot, le représentant de notre diplomatie, et Franck Barro, directeur de l’école française d’Amsterdam, gérée par l’AEFE.

Lorsque Marie Cordonnier et Aurélie Rimasson m’ont rencontré au Sénat, en octobre 2017, pour me présenter leur projet de création d’un collège français à Amsterdam, je me suis immédiatement engagé à soutenir leur initiative. Leur projet est devenu ma priorité d’action pour ce pays.

Dans un premier temps, nous avons organisé en commun une réunion d’information auprès des parents d’élèves d’Amsterdam, le 1er décembre 2017 (compte-rendu).

14 mois plus tard et toujours au The Student Hotel, l’ambassadeur de France, Philippe Lalliot, nous a annoncé que le projet de collège français d’Amsterdam verrait le jour dès la rentrée 2019 !

Un plan d’action rassurant

Lors de mon déplacement de décembre 2017, j’avais apprécié l’analyse lucide de Franck Barro sur les besoins en scolarisation francophone à Amsterdam. Une vision pragmatique parfaitement en phase avec l’état d’esprit constructif des parents d’élèves.

Ce 29 janvier, le directeur nous a présenté un plan étalé sur les trois prochaines années : ouverture d’une classe de 6ème pour les 11 ans (rentrée 2019) ; ouverture d’une classe de 5ème pour les 12 ans (sept. 2020), puis relocalisation de l’école sur un nouveau site à l’horizon septembre 2021. Une démarche qui a convaincu et rassuré tous les participants. 

Réunion avec l’équipe projet

A l’issue de la réunion, en compagnie d’Anne Genoud, consule générale et Hélène Degryse, conseillère consulaire, j’ai partagé du temps avec l’équipe qui a initié le projet et nous réjouir de ce succès, à savoir : Aurélie Rimasson ; Sylvie Luisetti ; Marie Cordonnier et Nicolas Castanet.

Je veux saluer leur sens du bien commun et leur pugnacité. Comme Hélène l’a tweeté, c’est grâce à eux que le rêve est devenu réalité ! + d’images

Communauté française

Consulat

Notre administration s’est installée dans ses nouveaux locaux le 14 janvier dernier !

La nouvelle configuration du consulat français permet d’améliorer nettement la qualité d’accueil.

Lors de la visite des lieux organisée par Anne Genoud, consule générale, j’ai découvert le plateau rassemblant les services du consulat, aux côtés des bureaux de l’Institut français et de Business France. + d’images

Élus consulaires

Après avoir échangé avec l’équipe du consulat, nous avons eu une réunion avec les élus représentant nos compatriotes installés aux Pays-Bas, qui rassemblait les conseillers consulaires Hélène DegryseCatherine Libeaut et Richard Bennahmias.

Leur tâche ira grandissant puisque les autorités néerlandaises ont déjà enregistré une croissance de 7% du nombre de Français présents dans le pays. Pour l’anecdote, depuis les fenêtres du consulat, nous avons observé le chantier de construction du bâtiment qui abritera l’Agence européenne du médicament et ses 900 employés… dont 12% de Français.

Culture française

Alliance Française

Visite de la bibliothèque de l’Alliance française d’Amsterdam à J-2 de son inauguration !

J’étais en compagnie Anne Genoud, consule générale ; Anne-Emmanuelle Grossi, COCAC et directrice de l’IFPB ; Hélène Degryse, conseillère consulaire ; Carine Bougnague, directrice de l’AF d’Amsterdam.

Située au sein de la bibliothèque publique OBA (Openbare Bibliotheek Amsterdam), la bibliothèque de l’Alliance française en langue française constituera le fonds le plus important de la partie internationale, surtout après une récente acquisition de 400 ouvrages supplémentaires. Ouverte en 2007, OBA est la plus grande bibliothèque publique d’Europe !

L’Alliance française prend aussi avantage des salles de cours et des infrastructures de la bibliothèque OBA pour enseigner notre langue et faire rayonner la culture française en synergie avec l’Institut français. + d’images

Affaire Air Cocaïne : « Un dernier combat à Aix-en-Provence », communiqué de Philippe Heneman

philippe_henemanIls ont longtemps attendu ce jour : ce 18 février, à Aix en Provence, les pilotes français Pascal Fauret et Bruno Odos pourront défendre leur honneur devant la justice française, après six années de calvaire.

Les dysfonctionnements de la justice de République dominicaine constatés dans l’affaire les concernant, dite « Air Cocaïne », avaient amené le ministère des Affaires étrangères à modifier le site conseils aux voyageurs pour alerter nos compatriotes sur les risques de se retrouver bloqués dans le pays pour une durée indéterminée en cas de mise en cause par la justice.

Pascal et Bruno ont décidé de quitter clandestinement la République dominicaine en octobre 2015 pour se présenter devant la justice française. « Ils ont eu raison de le faire », avait alors déclaré leur avocat, maître Eric Dupond-Moretti.

Depuis le début de cette histoire abracadabrante, en mars 2013, Philippe Heneman se mobilise pour que justice soit rendue à Pascal et Bruno, toujours interdits d’exercer leur métier…

Comme Pascal et Bruno, Philippe est commandant de bord et ancien pilote de chasse dans l’armée. Des hommes au parcours d’une parfaite rectitude. Lorsque nous nous sommes rencontrés, il y a quatre ans, Philippe présidait le comité de soutien. Les faits qu’il m’a rapportés m’ont convaincu que les supposés trafiquants n’étaient en fait que des victimes… des boucs-émissaires, plus exactement.

Je suis heureux de publier le communiqué de Philippe Heneman, comme je l’ai fait il y a un peu plus de deux ans (Affaire Air Cocaïne : Une autre étape, du 13 oct. 2016).

(g.à d.) Avec Bruno Odos et Pascal Fauret – 20 avril 2015 à St Domingue pour assister à une audience de leur procès émaillé d’incidents de procédures.

Cette fois, Philippe nous résume toute l’affaire, en nous rappelant que les responsables dominicains, auteurs de cette mascarade politico-judiciaire, ont rapidement été démis ou emprisonnés à leur tour.

Il souligne aussi clairement l’aberration juridique de ce dossier : « les pilotes de vol commerciaux n’ont pas la responsabilité du contenu des bagages de leurs passagers, quelle que soit la taille de l’avion exploité. Ils doivent simplement en connaître la masse et la localisation à bord. »

Le procès qui s’ouvre durera 7 semaines. Philippe termine sa lettre par un appel à la solidarité au travers de la l’APNA (Association des Professionnels Navigants de l’Aviation) qui permet la déductibilité fiscale de vos dons.

UN DERNIER COMBAT A AIX-EN-PROVENCE par Philippe Heneman

Il y a bientôt 6 ans, le 19 mars 2013, un film montrait le jet d’Alain Afflelou, opéré par la société SN TH, pris d’assaut à Punta Cana par une DNCD (Direccion Nacional de Control des Drogas = stups dominicains) dopée aux films de Martin Scorsese, et plus modestement relayée par le magazine 7 à 8 de TF1. L’affaire « Air Cocaïne » – marque médiatique juteuse – était née.

Les pilotes aux commandes du jet, Pascal Fauret et Bruno Odos, anciens pilotes de chasse dans l’aéronavale et l’armée de l’air, étaient jetés en prison avec les deux passagers de l’avion et plus de quarante dominicains (militaires pour la plupart) après que la DNCD avait affirmé avoir saisi 680 kg de cocaïne dans les valises du passager Nicolas Pisapia.

Oui mais…

Trois mois après cette « saisie historique » le chef de la DNCD – le très corrompu Général Rosado Matteo – était démis de ses fonctions, puis son bras droit – le lieutenant colonel Liriano Sanchez – était envoyé en prison pour suspicion de trafic de drogue et d’assassinat. Drôle de récompense pour de hauts fonctionnaires à l’efficacité redoutable, non ? Lire la SUITE

Lire aussi, mes billets :
République Dominicaine : Quand l’assistance consulaire devient trahison consulaire ! (3 nov. 2015)
République dominicaine : La condamnation de nos quatre compatriotes à 20 ans de prison appelle à une réaction du Quai d’Orsay (15 août 2015)

QAG – Ma question sur les gilets jaunes + réponse du ministre – Vidéo (4:25)

Ce 14 février, après avoir exprimé, au nom du groupe UC, notre vive indignation vis-à-vis des récentes profanations de lieux de culte et inscriptions antisémites, j’ai adressé une question au ministre de l’Intérieur au sujet du mouvement des gilets jaunes :

[…] « L’agitation de rue doit cesser. S’ils veulent manifester, très bien ; mais selon les règles républicaines : pas n’importe où, pas n’importe comment. Le mandat d’Emmanuel Macron s’achèvera dans 166 semaines. Au train où vont les choses, peut-on imaginer qu’il y aura un « Acte 166 » des gilets jaunes ? Alors, monsieur le ministre, ma question est simple : quand comptez-vous faire rétablir l’ordre républicain ? »

Lire la question et la réponse

Vidéo : question et réponse de Laurent Nuñez, secrétaire d’État auprès du ministre de l’Intérieur.

HEBDOLETTRE n°115 – ÉDITO : L’éternelle détérioration encourageante (commerce extérieur) – UNION EUROPÉENNE – Interview de JC Lagarde (pdt UDI) – Élections à l’étranger : mon intervention salue les ÉLUS CONSULAIRES – CYBERSECURITE : ma communication au sujet de la cyberattaque de la plateforme Ariane du MEAE / Ma question à Jean-Yves Le Drian + réponse / Mes 3 cyber-priorités pour 2019 – BREXIT : ma question à Nathalie Loiseau + sa réponse – Colloque HYDRO-DIPLOMATIE : mon discours d’ouverture (Tigre et Euphrate) – L’écho des CIRCOS de Janvier 2018 – En circonscription en ÉTHIOPIE – Addis Abeba (9-11 janv. 2019) – En circonscription à DJIBOUTI (05-08 janv. 2019) – MEDIAS : France 2 : JT 20H / TV5 (24 heures chrono de l’International) / Ici Londres / French Morning London

Lire : l’HEBDOLETTRE n°116 – 12 fév. 2019Logo HebdoLettre bleu - Rond75

Edito de l’HebdoLettre n°116

L’éternelle détérioration encourageante

Annoncé le 7 février dernier à -59,9 Mds d’euros, le déficit du commerce extérieur s’aggrave. Le solde 2018 est le 4ème plus mauvais résultat enregistré au cours des 30 dernières années, derrière les années de crise (2011-2013).

Jean-Baptiste Lemoyne, secrétaire d’État auprès du ministre de l’Europe et des Affaires étrangères, s’est pourtant félicité d’une performance « encourageante ». Et d’ajouter dans un communiqué que « les exportations françaises continuent de progresser. Hors facture énergétique, le déficit commercial se résorbe de plus de 12% ».

En fait, ce déficit commercial hors énergie 2018 est notre deuxième plus mauvais résultat dans ce domaine. En matière de commerce extérieur français, la seule certitude est la tonalité constamment positive de nos déclarations pour annoncer… des résultats décevants.

Voici comment Christine Lagarde, ministre déléguée au Commerce extérieur présentait ses résultats devant l’Assemblée nationale le 14 février 2007 : « Le montant du déficit est donc de 29 milliards d’euros, soit 7 milliards de plus qu’en 2005 – mais moins que l’augmentation de la facture pétrolière entre 2005 et 2006. Ainsi, hors aggravation de la facture pétrolière, la tendance est à la réduction du déficit. »

Erreur ! Un an plus tard, la balance du commerce extérieur hors énergie avait chuté de plus de 15 Mds€. Fin 2012, Nicolas Sarkozy laissera à son successeur un déficit pointant à -15,3 Mds€.

En septembre 2013 à Londres, Nicole Bricq, alors ministre du Commerce extérieur, annonçait qu’elle devait équilibrer la balance commerciale (hors énergie) de la France, d’ici la fin du quinquennat de François Hollande. Objectif : combler le trou créé sous Nicolas Sarkozy. Raté !

Le gouvernement socialiste a renouvelé la performance de ses prédécesseurs et doublé le déficit dans ce domaine avec -36,2 Mds€ en 2017. Un record ! Match nul entre les protagonistes des deux quinquennats dans tous les sens du terme.

Visuel HL110

Il y a près d’un an, j’accueillais Christophe Lecourtier, DG de Business France, et Arnaud Vaissié, président du réseau CCIFI, pour débattre avec nos conseillers consulaires de la stratégie gouvernementale en faveur de l’export des PME, présentée par Edouard Philippe. Le double objectif annoncé par le Premier ministre était de rationaliser le réseau d’appui à l’exportation, à travers la création d’un guichet unique, et aussi d’augmenter le nombre des entreprises exportatrices en visant le chiffre de 200.000 d’ici la fin du quinquennat.

Dans son communiqué, Jean-Baptiste Lemoyne déclare que « le nombre d’entreprises exportatrices est à son plus haut niveau depuis 2003. » Ce nombre est de 125.283 en 2018… soit seulement 206 de plus qu’en 2014.

Si les mesures techniques décidées en faveur de l’export par le gouvernement vont dans le bon sens, j’avais pointé, dès l’an dernier, l’absence de corrélation entre les mesures proposées et le nécessaire rétablissement de la balance commerciale à court terme.

Sans décisions fiscales et sociales fortes, nos entreprises persisteront à organiser leurs opérations internationales depuis des pays à l’environnement plus favorable, tandis que nos ministres continueront à commenter quelques statistiques flatteuses pour cacher la forêt du déficit. Découvrir l’HebdoLettre n°116

L’échos des circos / Janvier 2019

Allemagne – Corée du Nord – Inde – Israël – Macédoine – Roumanie – Royaume-Uni – Syrie // Anefe + CDCS 

ALLEMAGNE

Conseillère consulaire (14 janv)

Avec ma collègue Jacky Deromedi nous avons accueilli Martine Schoeppner, vice-pdte de l’AFE et conseillère consulaire Stuttgart.

Martine était venue à Paris pour être auditionnée par la commission des Lois du Sénat au sujet de la proposition de loi du sénateur Christophe-André Frassa, visant à améliorer le régime électoral des instances représentatives des Français de l’étranger.

ROUMANIE

Ambassadeur de Roumanie (15 janv)

Présidé par mon collègue Bernard Fournier, notre groupe d’amitié France Roumanie a eu le plaisir de recevoir Luca Niculescu, ambassadeur de Roumanie en France.

Nous avons évoqué la future présidence semestrielle du Conseil de l’Union européenne qui revient à la Roumanie.

Par ailleurs, nous sommes revenus sur le déplacement de notre groupe d’amitié à Bucarest, fin septembre 2018, où nous avons échangé avec nos homologues et visité leur incroyable Parlement de 365.000 mètres carrés (compte-rendu). + d’images

ROYAUME-UNI

Remain (17 janv)

Audition de Gina Miller, égérie des partisans du Remain et célèbre pour avoir imposé un débat au parlement britannique sur la séparation avec l’Union européenne. Son dynamisme communicatif est à lui seul porteur d’espoir.

En entendant ses arguments, on veut encore croire que le pire n’est pas inéluctable et que le Royaume-Uni fera marche arrière… + d’images

SYRIE

Kurdistan syrien (23 janv)

A l’invitation de Jean-Pierre Vial, président du GIA France-Syrie, j’ai participé à l’audition de Khaled Issa, représentant du Rojava (Kurdistan syrien) en France.

L’évolution rapide de la situation dans le Nord de la Syrie fait apparaître de nouveaux défis. Éviter une résurgence de Daech, préserver l’intégrité territoriale de la Syrie ou faire juger les 3000 combattants de Daech faits prisonniers… font partie des préoccupations partagées par M. Issa. + d’images

ROYAUME-UNI

Audition de Anne Laure Donskoy (23 janv)

Accueil au Sénat de Anne-Laure Donskoy, cofondatrice de the3million, afin d’évoquer l’évolution de la situation pour les Européens au Royaume-Uni et organiser nos prochaines réunions d’information pour les aider dans leurs démarches.

Deux jours plus tôt, aux Communes, Theresa May avait annoncé la suppression de la taxe de 65£ liée à toute demande de statut de résident (Settle status) au motif qu’elle avait entendu les revendications d’associations, « telles que the3million ». Un geste de bienveillance à l’attention des trois millions d’Européens résidant sur son sol.

ISRAEL

Président de l’État d’Israël (24 janv)

Au Quai d’Orsay, j’ai assisté aux discours de Reuven Rivlin, président de l’État d’Israël depuis juillet 2014, et de notre ministre Jean-Yves Le Drian, à l’occasion de l’inauguration de l’exposition « Au-delà du devoir, des diplomates reconnus Justes parmi les nations ».

Un hommage solennel de circonstance à trois jours de la Journée internationale dédiée à la mémoire des victimes de l’Holocauste (27 janv.) + d’images

MONDE

Président Anefe (24 janv)

Toujours un grand plaisir de revoir André Ferrand, président de l’Association nationale des écoles françaises de l’étranger (Anefe) et ancien sénateur des Français établis hors de France.

Depuis septembre 2018, le travail de l’Anefe demeure bloqué par Bercy. Par conséquent, les demandes de garantie de prêts par l’État (instruites par l’Anefe) déposées par les écoles françaises à l’étranger demeurent sans réponse.

J’ai souhaité échanger sur cette situation préoccupante avec le président Ferrand, car elle constitue une véritable entrave au développement de notre réseau scolaire à l’étranger.

Centre de Crise et de Soutien (24 janv)

Entretien au Quai d’Orsay avec Éric Chevallier, directeur du Centre de crise et de soutien (CDCS), dont le cœur de métier est la gestion de l’urgence.
Retour d’expérience sur les crises récentes qui ont nécessité l’action du CDCS. Une administration dont le professionnalisme se caractérise par une démarche d’amélioration continue qui s’appuie sur un système qualité certifié ISO. Les Français gagneraient à avoir toutes les administrations construites sur ce modèle.

MACEDOINE

Intégration européenne (24 janv)

Notre groupe d’amitié France-Balkans occidentaux, présidé par ma collègue Marta de Cidrac, a reçu Memet Zhaku, conseiller du vice-Premier ministre, Bujar Osmani, en charge de l’intégration européenne.

J’avais rencontré Bujar Osami en septembre dernier à Skopje (compte-rendu), un homme qui incarne toute la détermination de la Macédoine sur le chemin de l’intégration à l’Otan, puis à l’Union européenne.

COREE DU NORD

Délégué RDPC (24 janv)

A la demande formulée par le délégué général de la RPDC à Paris, Kim Yong-Il, nous avons eu une courte entrevue au Sénat pour évoquer les possibilités de rencontres avec notre groupe en 2019.

Le 19 juin 2018, en qualité de président du groupe d’études et de contact France-République populaire démocratique de Corée (RPDC), j’avais animé la première audition publique d’un représentant de la Corée du Nord au Sénat en la personne de Kim Yong-Il (compte-rendu).

INDE

69ème anniversaire de l’Indépendance (25 janv)

A l’invitation de Vinay Mohan Kwatra, ambassadeur d’Inde en France et représentant permanent auprès de l’Unesco, j’ai eu l’honneur de participer à la célébration du 69ème anniversaire de la République indienne.

Un film hommage a été présenté pour rappeler que 2019 marquait également le 150ème anniversaire de la naissance de Gandhi.

En 20 ans, la taille de l’économie indienne a été multipliée par 10. L’Inde vient de passer juste devant la France pour la reléguer en 7èmeposition des puissances économiques mondiales… + d’images

En circonscription en Éthiopie – Addis Abeba (9-11 janv. 2019)

Première visite en Éthiopie qui se définit comme le pays qui a 13 mois de soleil !

Je remercie Frédéric Bontems, ambassadeur de France auprès de l’Éthiopie, qui m’a accueilli à la Résidence et facilité mon parcours.

Lors de mes rencontres avec les autorités, la construction du barrage géant, dit de la Renaissance, sur le Nil bleu fut régulièrement évoquée. Ce projet hydroélectrique est une source de crispations politiques avec certains pays traversés par les eaux du Nil.

Des problématiques qui me sont devenues familières après avoir co-organisé, avec Fadi Comair, président de Medurable, quatre éditions d’un colloque consacré à « l’hydro-diplomatie et le changement climatique pour la paix en Mésopotamie » : Oronte (2015), Jourdain (2016), Nil (2017) et Tigre & Euphrate (2018).

Politique

Ministre de l’eau

Rencontre avec Frehiwot Woldehanna, ministre de l’Eau, entouré d’une équipe d’experts de son ministère pour évoquer l’avancée des travaux du fameux barrage de la Renaissance. Ce projet est déterminant pour le développement du pays qui fonde ses ressources énergétiques sur l’hydroélectricité.

Ce barrage est source de tension avec l’Égypte qui craint la baisse du débit du Nil. La visite du Premier ministre Abiy Ali Ahmed au Caire en juin dernier, suivie d’une rencontre tripartite des ministres de l’Eau égyptien, éthiopien et soudanais, à Addis Abeba, le 25 septembre 2018 ont permis d’aplanir les dissensions : un accord sur le plan de remplissage du barrage entre les trois pays est sur la table, attendant l’accord de l’Égypte. + d’images

Ministère des Affaires étrangères

Entretien privilégié avec Hirut Zemene, secrétaire d’Etat au ministère des Affaires étrangères pour évoquer la politique étrangère d’Abiy Ali Ahmed, depuis sa prise de fonctions en avril 2018.

Il faut déjà mettre à l’actif du nouveau Premier ministre, âgé de 42 ans, un rapprochement historique avec l’Érythrée qui a conduit à signer un accord de paix.

Mme Zemene s’est réjouie de la perspective d’un déplacement du président Macron en Éthiopie, en mars prochain, saluant sa jeunesse et son volontarisme réformateur, des qualités se reflétant chez son Premier ministre. + d’images

Parlement

Réunion avec Mohammed Yusuf Omer, pdt du groupe d’amitié parlementaire Éthiopie-France, et Tesfaye Daba Wakjira, pdt de la commission des Affaires étrangères de l’Assemblée nationale éthiopienne.

Mes interlocuteurs se réjouissent de la pacification des rapports avec leurs voisins érythréens, mais toute leur attention se porte sur le déplacement de 3 millions d’habitants à l’intérieur du pays et aux frictions intérieures qui en découlent.

Nous avons évoqué le barrage de la Renaissance qui va être le plus grand barrage hydroélectrique d’Afrique. Une fierté nationale associée à un grand effort collectif : les parlementaires m’ont confié que chacun est tenu de contribuer à son financement. Dans leur cas, cela représente 5 mois de salaire…

Rappelons qu’en Éthiopie, le revenu par habitant est l’un des plus faibles du monde (174ème rang sur 187).

L’ambassade de France a organisé cette rencontre dans le restaurant-hôtel Le Louvre, tenu par un compatriote, point de ralliement de notre communauté lors de la dernière la coupe du monde de football. + d’images

Ambassadeur de l’Union européenne

L’ambassadeur de l’UE, Johan Borgstam, a souligné les avancées du pays en matière de démocratisation depuis le changement de régime. Le Premier ministre, Abiy Ali Ahmed, s’attelle aussi à libéraliser certains secteurs de son économie.

Cela étant, Johan Borgstam ne m’a pas caché les nombreuses fragilités de l’Éthiopie, à commencer par l’augmentation de sa dette publique, même au regard d’une croissance de 8% environ.

Classé parmi les pays les moins avancés (PMA), l’Éthiopie s’est fixé pour but de rejoindre le groupe des pays à revenus intermédiaires en 2025. + d’images

Entrepreneuriat

CAFE et CCEF

Une trentaine d’entreprises françaises sont présentes en Éthiopie. Elles y emploient près de 3000 personnes. J’ai rencontré les membres du bureau exécutif du CAFE (Club d’affaires franco-éthiopien) et quelques CCEF (Conseillers du commerce extérieur France).

Si leurs préoccupations sont liées au climat des affaires (le manque de devises, les contrôles fiscaux aux redressements vertigineux…), nos entrepreneurs s’entendent sur l’étendue des perspectives offertes par ce marché de 100 millions d’habitants.

Du reste, avec un solde commercial excédentaire pour la France (791,6 M€ en 2017), l’Éthiopie est devenue le 3ème marché de la France et son premier excédent commercial en Afrique subsaharienne.

Mais pour prétendre s’implanter avec succès, il faut être une PME de taille significative, a soutenu Olivier Poujade, fondateur du cabinet conseil Eastgate (14 personnes).

Par ailleurs, j’ai dîné avec dix VIE (Volontaires internationaux en entreprise) qui ont tous témoigné avec enthousiasme de leur expérience dans ce pays. + d’images

Ethiopian Airlines

Créée il y a plus de 70 ans, Ethiopian Airlines est devenue une véritable institution sur le continent africain. 315 vols décollent chaque jour de la capitale, aux allures d’un gigantesque hub. La compagnie a transporté 11 millions de passagers en 2018 et 400.000 tonnes de fret.

Henok Teffera, VP stratégie planning et alliances, m’a confié que sa flotte allait s’étoffer de 24 Airbus. 10 appareils ont déjà été livrés !

Après le siège social, j’ai visité le centre d’entraînement des pilotes, doté de simulateurs de vols correspondant à tous les types d’appareils en service chez Ethiopian Airlines. C’est là que j’ai eu le bonheur de piloter, comme en vrai, un Airbus 350 en le faisant décoller et atterrir sur l’aéroport d’Heathrow. Mémorable !

J’ai ponctué ma visite avec l’Académie de formation du personnel de bord qui accueille 4000 élèves par an. + d’images

Communauté française

Ambassade

En marge de ses missions, notre ambassadeur de France en Éthiopie, Frédéric Bontems, cherche des solutions pour entretenir et valoriser les 37 hectares de végétation de sa Résidence.

Le poste diplomatique serait en mesure de réaliser ses propres recettes en encaissant des loyers propres à financer l’entretien de ses espaces et à les valoriser pour conforter notre action, sans puiser dans les deniers publics. Mais cela nécessiterait de revenir sur les principes de la comptabilité publique… Mon dossier prioritaire en Ethiopie sera l’appui à l’Ambassade pour que l’exemple de la résidence d’Adis-Abeba serve à améliorer la gestion de notre parc immobilier à l’étranger (ambassades, résidences…), instrument de notre rayonnement.+ d’images

Consulat

Notre consul, Julien Riom, m’a fait visiter ses installations, en compagnie de Dominique Petit, conseiller consulaire qui réside à Addis Abeba.

Un millier de nos compatriotes sont enregistrés au consulat et 10.000 Français tout de même viennent chaque année visiter le pays. La haute altitude (2500 mètres pour la capitale) provoque parfois des crises cardiaques dans un contexte sanitaire assez éloigné de nos standards nationaux.

Le service des visas, lui, a doublé sa production en deux ans pour atteindre 5000 visas délivrés en 2018. Le taux moyen de refus s’élève à 25% et même 75% pour les demandes de regroupement familial. + d’images

Enseignement

Lycée Guebre-Mariam

Accueilli par Jean-Christophe Torres et l’équipe de direction, j’ai fait la visite du lycée franco-éthiopien Guebre-Mariam, géré par la MLF (Mission laïque française).

Créé en 1947, l’établissement accueille 1821 élèves de la maternelle au lycée.

C’est une immense fierté que le général de Gaulle soit venu deux fois sur place : en 1953, puis en 1966 lorsqu’il est devenu président de la République.

Ma visite a été suivie d’une rencontre-débat avec M. Groume, président de l’association des parents d’élèves et Mme Amakaletch, présidente de l’association des anciens élèves, ainsi que des représentants élus du personnel au conseil d’établissement.

Pour terminer, j’ai eu le plaisir de discuter avec les représentants des élèves. Ils m’ont dit que l’augmentation des frais universitaires en France, pour les étrangers, les incitaient à envisager d’autres destinations… + d’images

Culture

Alliance française

Alliance française d’Addis Abeba est l’une des plus belles du monde.

Présidée par Amde Akalework et dirigée par Christian Merer, elle attire 4000 étudiants en langue française. Une démarche d’apprentissage du français via le numérique a été engagée.

L’Alliance assure également un programme de formation des enseignants, à travers un diplôme universitaire « français langue étrangère ».

J’ai pu prendre la mesure de l’impact culturel de cette AF, puisqu’elle organisait, le soir de mon passage, un concert qui a réuni plus d’un millier de personnes. + d’images

Culture

Centre français des études éthiopiennes & Musée

Créée en 1955, la Mission archéologique en Éthiopie est devenue, en 1997, le Centre français des études éthiopiennes (CFEE). J’ai échangé avec l’équipe des chercheurs au sein de leur siège à Addis Abeba.

Le Dr Clément Menard, secrétaire scientifique et archéologue, m’a fait une visite guidée du musée national d’Éthiopie, en présence de Bertrand de Seissan de Matignon, Deuxième conseiller.

Le musée est réputé pour ses fossiles hominidés, comme Lucy ou Selam. Sur place, le CFEE a fait un remarquable travail de mise en valeur qui conduit tous les publics à être fasciné par ces fossiles.

Le monde entier connait Lucy dont le squelette, complet à 40%, est vieux de 3,2 millions d’années. Cette australopithèque a été découverte en 1974 sur le site de Hadar en Éthiopie. + d’images

Cybersécurité – Ma communication au sujet de la cyberattaque de la plateforme Ariane

Le 13 décembre dernier, un communiqué de presse nous a appris que le site Ariane du ministère de l’Europe et des Affaires étrangères (MEAE) avait subi une cyberattaque (le 5 décembre 2018). Cela s’est traduit par un vol de données des personnes désignées comme « contacts à prévenir » par nos concitoyens qui voyagent à l’étranger.

Si les informations dérobées se restreignent au nom + téléphone + courriel, on parle tout de même de 540.563 personnes concernées ! Celles-ci ont été invitées par le MEAE à la vigilance contre tout risque d’usurpation d’identité ou d’hameçonnage.

Le jour même, j’ai demandé à Christian Cambon, Président de la commission des Affaires étrangères et de la Défense du Sénat, l’autorisation de lancer une mission pour analyser les failles qui avaient permis à cette attaque de prospérer.

Six jours seulement après la révélation de l’incident, soit le 19 décembre 2018, nous avons entamé avec mon collègue Rachel Mazuir (à l’image), une série d’auditions auprès des responsables de l’ANSSI (Agence nationale pour la sécurité des systèmes d’information), et de la Direction des Systèmes d’information du MEAE. Début 2019, nous avons entendu la CNIL (Commission nationale de l’informatique et des libertés), la DGSI (Direction générale de la sécurité intérieure), et la section spécialisée Cyber du parquet de Paris.

Nous avons fait, ce 6 février, une première communication au Sénat devant notre commission des Affaires étrangères et de la Défense.

M’exprimant sur le pilotage de la gestion de crise en cas de cyberattaque, j’ai mis en avant les fragilités existantes entre les différents ministères, tant dans la transmission que la communication externe des informations.

La nécessité de respecter les nouvelles règles liées au RGPD (Règlement Général sur la Protection des Données) entrées en application en mai 2018 et, l’absence de procédure coordonnée entre les différents protagonistes pour agir en cas d’incidents ont conduit à des enchainements malheureux.

Le but de la commission n’est pas de chercher des coupables, mais de faire un retour d’expérience.

Le MEAE est reconnu comme étant un des ministères les plus vigilants en matière de cybersécurité. Il serait injuste de chercher à l’accabler suite à cette attaque.

J’ai apprécié le professionnalisme de chacun des acteurs auditionnés. Ils ont été transparents sur leurs limites actuelles et ont tous exprimé leur ouverture pour travailler en concertation avec l’extérieur.

Nous voulons susciter une prise de conscience générale au niveau des ministères et des services du premier ministre pour que de nouvelles règles soient mises en place.

Nous allons poursuivre nos investigations qui nous permettront, le cas échéant, de produire un rapport dans le but d’améliorer l’efficacité de nos systèmes de sécurité numérique.

Lire la COMMUNICATION du 03/02/2019 (R. Mazuire et O. Cadic)

Infolettre aux Français du Royaume-Uni n°41 : Lead not leave ! (édito) – Agenda : Londres (17 février) et à Leeds (16 mars) sur le thème « Settled Status » – Theresa May fait une concession aux citoyens européens – Rencontre avec Anne-Laure Donskoy, the3million – #EUcitizensChampion Campaign – brexit.gouv.fr : le site gouvernemental pour se préparer au Brexit – Ma question à la ministre Nathalie Loiseau + sa réponse – Audition de Gina Miller au Sénat – UFE GB : Noël des Français de Londres – Réception à l’ambassade du RU (11 déc.) – Revue de Presse (Brexit) – Au Sénat.

Lire : l’INFOLETTRE n°41 – Février 2019Logo InfoLettre - Rond75

Edito de l’Infolettre aux Français du Royaume-Uni n°41

Lead not leave !

A l’évidence, depuis le référendum du Brexit, le Royaume-Uni s’est engouffré dans un dédale dont il peine à trouver la sortie. A deux mois de l’échéance, le spectre d’un départ du Royaume-Uni de l’Union européenne sans accord se rapproche de plus en plus.

Le pire n’est jamais sûr. Mais que faire sinon anticiper ? Le Parlement français a voté une loi habilitant le gouvernement à prendre des mesures par ordonnances pour nous y préparer. La France, comme les autres membres de l’UE, doit s’adapter pour amortir le choc qu’un Brexit sans accord pourrait produire dans nos vies et dans celles de nos entreprises. Le gouvernement a ainsi mis en place un site d’information (brexit.gouv.fr).

La création du « Settled Status » par les autorités britanniques a généré de nombreuses interrogations et inquiétudes chez les Européens du Royaume-Uni. Pour y répondre, j’organise deux réunions publiques à Londres et à Leeds, auxquelles participeront Anne-Laure Donskoy, co-fondatrice de the3million et Patricia Connell, déléguée consulaire.

Le Brexit aura révélé deux choses importantes. Tout d’abord, l’attachement des Européens à l’Union européenne. Les 27 états restent soudés.

Ensuite, nous avons vu l’émergence de la capacité de la société civile à s’organiser et à se faire entendre.

Visuel HL34 effet2Comme je l’ai rappelé à la tribune du Sénat, si Theresa May a renoncé à la taxe de 65£ pour obtenir le Settled Status, ce n’est ni grâce à la Commission européenne, ni grâce au gouvernement français, c’est grâce aux associations comme the3million ou In Limbo Project, auxquelles je veux rendre hommage. Côté britannique, la société civile s’est incarnée dans l’association British in Europe (Britanniques résidant en Europe) ou dans les actions de Gina Miller qui est entrée dans l’histoire en obligeant le gouvernement, par voie de justice, à consulter le Parlement sur le processus de sortie de l’UE.

Gina Miller vient de lancer une initiative multipartite « Lead Not Leave » (leadnotleave.com) : au lieu de claquer la porte, elle propose que le Royaume-Uni reste dans l’Union et devienne le fer de lance d’une vaste réforme de l’Union européenne, en se fondant sur les inquiétudes manifestées lors du référendum de 2016, sans doute partagées par de nombreux européens.

Si, comme une majorité de Britanniques le souhaitent, un nouveau vote devait se produire, ils auraient alors le choix entre un « Leave » aux contours définis et un « Remain » qui leur permettrait de jouer un rôle moteur dans l’évolution de l’Union européenne, seconde puissance commerciale au monde derrière les Etats-Unis.

L’initiative « Lead Not Leave » offre un contrepoint au spectacle actuel de sclérose politique britannique en proposant une vision pour sortir, par le haut, de la problématique Brexit ! Découvrir l’Infolettre aux Français du Royaume-Uni n°41