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HEBDOLETTRE n°118 – ÉDITO : Le gang des postures (enseignement français à l’étranger) – GILETS JAUNES – Ma question au ministre C. Castaner – Colloque BREXIT au Sénat – Rencontre avec Jamie McCourt, ambassadeur des ÉTATS-UNIS – Rencontre avec Liz Cramer, ministre de l’Industrie du PARAGUAY – Les leçons du RÉFÉRENDUM en Colombie – Compte-rendu de la Semaine de l’AFE – En circonscription : PANAMA : Panama city et Colon (21-22 février 2019) ; ÉQUATEUR : Manta / San Vicente / Porto Viejo (23-24 février 2019) & Guayaquil (25 février 2019) & Quito (26 février 2019) ; COLOMBIE : Bogota & Medellín (27-28 février 2019) ; PÉROU : Lima (1er mars & 5 mars 2019) & Cusco & Arequipa (2-4 mars 2019). MÉDIAS (Le Drenche et Les Français.press).

Lire : l’HEBDOLETTRE n°118 – 9 avril 2019Logo HebdoLettre bleu - Rond75

Edito de l’HebdoLettre n°118

Le gang des postures

Samantha Cazebonne, députée des Français de l’étranger, a rendu récemment un rapport très attendu sur l’enseignement français à l’étranger (lire le rapport).

Sérieux, pertinent et parfois même courageux, il fera date.

Je lui suis reconnaissant d’avoir confirmé ce que j’ai souvent mis en avant. En premier lieu, le réseau ne scolarise que 25% des enfants français vivant à l’étranger.

Trois-quarts des enfants français à l’étranger sont donc délibérément ignorés par notre système éducatif. Ceci n’est pas sans conséquence. Lors de mon passage récent en Israël, il m’a été confié que 80% de la nouvelle génération de nos compatriotes née en Israël ne maîtrisait pas le français.

Samantha avance de nombreuses propositions très justes et que je partage pour prendre en compte les attentes de ce public oublié.

Je me différencie toutefois de notre députée en estimant que toutes les solutions d’apprentissage du français, à l’image des associations FLAM, devraient relever de la responsabilité de l’Institut français et non de l’AEFE.

Autre point important qui confirme l’objet de mon éditorial du 11/7/18 (EGD Business : stop ou encore ?), le soutien public aux écoles à l’étranger est concentré sur les établissements gérés par l’AEFE alors que ceux-ci sont minoritaires.

L’aide publique aux établissements gérés par l’AEFE est de 2353 Euros par enfant pour les EGD et de 1834 euros pour les écoles conventionnées. Elle n’est que de 52 euros par élève dans les établissements partenaires.

Ce rapport apporte un éclairage nouveau qui en surprendra beaucoup. Malgré l’aide de l’État, scolariser son enfant dans un établissement EGD ou conventionné ne coûte pas forcément moins cher aux familles que de le scolariser dans un établissement partenaire.

Enfin, il rappelle que notre réseau ne représente en volume, soit en nombre d’établissements, que l’équivalent de 5% du réseau mondial des écoles anglaises et américaines, entièrement privé, qui se développe beaucoup plus rapidement que le nôtre.

Pour exister demain, nous devons désormais grandir très vite sans augmenter la charge du contribuable, comme le souhaite Emmanuel Macron. A juste titre, le rapport Cazebonne souligne avec force les conséquences financières des incohérences des statuts des personnels qu’il faut transformer pour retrouver des marges budgétaires.

Visuel HL110

Il dénonce le détournement du statut de résident au profit de faux résidents venus de France. Parfois, à travail égal et compétences égales, les différences de rémunération entre les fonctionnaires titulaires peuvent aller du simple au triple voire quadruple, sur l’ensemble du réseau, et davantage encore si l’on inclut les indemnités diverses allouées selon les statuts.

On comprend que ce rapport ait suscité une levée de boucliers de la part de certains qui se sont retranchés en gang des postures pour ouvrir le feu des critiques.

Posture politique de la gauche, d’abord, qui dans ses 30 propositions pour l’enseignement français à l’étranger, démontre qu’elle ne comprend pas le monde qui nous entoure. Elle continue à plaider pour un service public à l’étranger qu’elle n’a jamais su financer quand elle était au pouvoir.

Posture corporatiste, ensuite, de la part de syndicats enseignants à l’étranger qui dénoncent ce rapport en faisant grève afin de protéger des privilèges qui coûtent cher.

Est-il justifié qu’un professeur enseignant à Madrid ou Barcelone soit payé environ une fois et demie plus qu’un professeur enseignant à Toulouse ou Perpignan ?

« Si l’heure n’est pas à corriger le passé, il conviendra d’en tirer des enseignements pour l’avenir », écrit Samantha Cazebonne.

Je salue ce précepte et la décision du ministre de l’Éducation nationale de faire cesser le détournement du statut de résidents pour les contrats futurs. Mais je considère que nous devons également solder les errements du passé sans attendre.

L’enjeu est d’économiser des dizaines de millions d’euros chaque année pour le contribuable et pour les parents d’élèves, afin de récupérer des marges de manœuvre. Découvrir l’HebdoLettre n°118

 

En circonscription au Pérou (2/2) – Cusco & Arequipa (2-4 mars 2019)

Capitale de l’empire inca, Cusco, est le passage incontournable pour se rendre sur les hauteurs du Machu Picchu, ancienne cité pré-colombienne du XV siècle, désignée comme l’une des sept nouvelles merveilles du monde par la NewOpenWorld Foundation.

La ville d’Arequipa est la deuxième ville du pays qui se trouve à 1015 kilomètres au sud de Lima. Son maire m’a fait partager son projet de tramway, dans lequel la France (AFD) est engagée.

J’exprime ma reconnaissance aux deux consuls honoraires qui m’ont parfaitement aidé dans ma mission : Jean-Jacques Decoster à Cusco qui a contribué à l’organisation de deux rencontres conviviales auprès de la communauté française et Veronica Esteve à Arequipa qui m’a guidé tout au long de mon périple.

CUSCO

Communauté française

Réception

La population de Français et de Franco-péruviens à Cusco représente approximativement 200 inscrits à l’ambassade.

Installée à 3500 mètres d’altitude, nous avons une communauté bien placée pour aborder les problèmes avec hauteur !

Parmi les sujets discutés, il a été diversement question de l’enseignement français, l’accès aux soins, l’industrie du tourisme et son impact sur l’environnement, le changement climatique et aussi la centralisation des démarches consulaires sur Lima.

Belle rencontre avec Isabel, française naturalisée péruvienne, fondatrice de l’association Cusco Maki en 1987, qui a créé un centre d’accueil afin qu’aucun mineur ne soit obligé de dormir dans la rue. 20 à 30 adolescents y résident régulièrement. Cette association a aussi créé une bibliothèque de quartier pour enfants et adolescents. Son projet vise à offrir une éducation combinée avec les principes de liberté et de confiance. + d’images

Entrepreneuriat

Antipode, Le Soleil et Café-crème

Ce fut un plaisir de rencontrer des entrepreneurs français qui ont fait le pari de s’implanter dans ce haut lieu du tourisme mondial.

Olivier Farre et Thierry Campredon (à l’image) sont deux Tarnais qui ont créé, il y a 12 ans, Antipode, une agence de voyages dédiée au Pérou et à la Bolivie. Ils font le bonheur de 2000 touristes par an.

Pour sa part, Arthur Marcinkiewicz a créé Le Soleil, seul restaurant français du Pérou. Son aventure a commencé il y a 8 ans et le succès fut immédiat : il a obtenu par trois fois le prix du meilleur restaurant du Pérou !

J’ai également rencontré Emmanuel Maeder qui a installé, il y a six mois, une cafétéria au sein de l’Alliance française, baptisée Café-crème. Nul doute que sa sympathie et son tour de main seront les clés de sa prospérité. + d’images

Culture française

Alliance française

Le directeur de l’Alliance française de Cusco, Anthony Rohou, m’a fait découvrir ses installations en présence de Jean-Jacques Decoster, consul honoraire à Cusco.

Ce site possède de nombreux atouts pour favoriser son développement, dont une équipe de direction dynamique et imaginative.

La médiathèque, située au dernier étage, offre au visiteur une superbe perspective sur la ville de Cusco.

Un projet de création d’un ascenseur pour garantir l’accessibilité à tous constitue une des priorités de l’AF Cusco. + d’images

AREQUIPA

Politique

Mairie

Entretien avec Omar Candia Aguilar, maire d’Arequipa, en compagnie de Véronica Estève, consule honoraire à Arequipa, de Catherine Clémente, directrice de l’école Saint-Exupéry et de Pauline Poutrain, chargée de projets à l’AFD.

Le maire souhaite construire un tramway électrique à l’horizon 2021 pour lequel je l’ai assuré du soutien de la France, à la fois pour le financement (AFD) et la réalisation technique, rappelant l’expertise de nos entreprises et citant les expériences réussies à Medellin en Colombie (compte-rendu) ou Guayaquil en Équateur (compte-rendu).

Le projet de rénovation du système de transport de la ville doit permettre de relier l’aéroport au centre-ville et favoriser l’inclusion des quartiers populaires à la vie de la cité. + d’images

Communauté française

Consule honoraire

Veronica Esteve, consule honoraire pour Arequipa, m’a accompagné tout au long de ma journée dans sa ville natale.

Après avoir servi durant 22 ans l’ambassade du Pérou à Paris, elle est rentrée à Arequipa pour accompagner son mari français qui a créé une boutique-hôtel.

Si la communauté française d’Arequipa compte 150 inscrits, Veronica pense qu’il y a bien 500 compatriotes qui résident dans la ville sans être inscrits. Son superbe bureau situé dans l’enceinte de l’Alliance française lui permet de les accueillir notamment pour accomplir des formalités administratives. + d’images

Enseignement

Collège Saint-Exupéry

Heureux d’avoir visité ce collège le jour même de l’ouverture de ses locaux flambants neufs.

Accompagné de Veronica Esteve, consule honoraire, j’ai été accueilli par Annie Postigo Oillic, responsable de l’école et de Yves Martinon, directeur.

Mon arrivée me laissera un souvenir ému, puisque les élèves ont entonné avec entrain les hymnes péruviens, puis français, précédant un discours de bienvenue de la part de deux élèves de 6ème.

Créée en 2014 avec 60 élèves, l’école accueille actuellement 300 élèves, de la maternelle jusqu’à la 6ème et justifie du label France Éducation. L’école souhaite désormais obtenir l’homologation et pouvoir financer ses projets de développement.

Je suivrai avec beaucoup d’attention l’évolution du collège d’Arequipa qui présente une offre éducative alternative dans toute la région sud du Pérou, dont peuvent profiter les familles françaises, francophones ou francophiles. + d’images

Culture française

Alliance française

A l’occasion de ma venue, l’Alliance française d’Arequipa, dirigée par Frantz Benhayoun, a pris la peine d’organiser un cocktail réunissant une trentaine d’acteurs de la communauté française locale.

Aux côtés de Veronica Esteve, ce fut l’opportunité d’échanger avec quelques entrepreneurs, principalement dans l’industrie du tourisme, l’hôtellerie et la restauration, mais également dans le domaine des services informatiques.

En discutant avec Natacha Eduardo Villeneuve, gérante de l’agence Colores Arequipa et François Stimpfling, DG de Tours de l’Inka, j’ai pu vérifier que la capacité d’adaptation se conjuguait idéalement avec le goût d’entreprendre. + d’images

En circonscription au Pérou (1/2) – Lima (1er mars & 5 mars 2019)

Je suis reconnaissant envers Antoine Grassin, ambassadeur de France au Pérou, d’avoir organisé mon accueil et une réception à la Résidence pour me permettre d’échanger avec nos compatriotes.

J’ai suivi sa suggestion de ne pas me limiter à Lima, ce qui m’a permis d’appréhender les potentialités du pays au regard de nos intérêts économiques et culturels.

Ce déplacement m’a conduit de Lima à Cusco, puis à Arequipa. Je suis revenu avec l’intention d’accompagner les établissements scolaires français de Lima et d’Arequipa dans leurs projets immobiliers.

Politique

Congrès

Entretien au Congrès péruvien avec Paloma Noceda, présidente du groupe parlementaire d’amitié Colombie-France et le député Victor Andres Garcia Belaunde, en présence de Renaud Collard, Premier conseiller à l’ambassade.

La situation au Venezuela a largement dominé l’entretien. 2 à 3000 réfugiés vénézuéliens arrivent chaque jour à pied à leur frontière, souvent démunis, affamés et nécessitant des soins médicaux.

700.000 réfugiés sont officiellement enregistrés, mais leur nombre est évalué à un million. Il est évident que le Pérou ne peut faire face, seul, à cette vague migratoire qui submerge son territoire.

Des eurodéputés sont attendus à sa frontière commune avec l’Équateur pour évaluer la situation. Le député Garcia Belaunde m’a expliqué que l’affection du Pérou pour la France prenait sa source dans l’invasion de l’Espagne par Napoléon, une initiative qui avait eu pour effet d’affaiblir considérablement ce pays et de faire murir la conscience autonomiste au sein des pays d’Amérique latine, où soufflait déjà l’idée de liberté.

J’ai visité le congrès où siège le Parlement. Un superbe édifice, dont les lumineux vitraux du plafond proviennent de Bordeaux. + d’images

Entrepreneuriat

CCI France-Pérou

Entretien avec Ricardo Guevara Bringas, pdt de la CCI France-Pérou (à l’image), suivi d’une visite de la Chambre, en compagnie de Max Porras, directeur de la CCIFP, Gaëlle Dupuis, resp. commerciale et Philippe Autier, conseiller économique à l’ambassade.

Créée en 1945, la CCI France-Pérou est composée de 130 entreprises et offre un accès au programme Froxi : Obrias por Impuestos (chantier pour impôts) qui permet aux entreprises de payer 50% de leur impôt société en nature. Ce sont les entreprises privées qui financent ainsi directement des projets d’infrastructures sur leurs impôts dus.

Ainsi, les entreprises françaises habituées des marchés publics doivent apprendre de nouveaux réflexes, et grâce à ce programme, celles-ci justifient d’un volant d’affaires annuel de 300 millions d’euros.

La CCI a également lancé un programme « Créateurs de valeur » pour les entrepreneurs individuels ou les TPE. Elle peut accueillir dans ses locaux jusqu’à 5 entreprises, parmi lesquelles la société Hydro Leduc. A noter que c’est un VIE, Simon Hanff, installé à Lima depuis 18 mois, qui a ouvert le marché latino-américain pour cette PME. + d’images

CCEF

Philippe Autier, conseiller commercial, m’a organisé une rencontre à l’ambassade avec sept conseillers du commerce extérieur de la France au Pérou représentant les entreprises Engie, Vinci, Indeco (Nexans ex-Alcatel Cables), Thales, Legrand, Société Générale, Aranwa (Tourisme).

Malgré l’insécurité juridique, le pays offre de belles opportunités, d’autant que la croissance est soutenue, de l’ordre de 4%. Le pays est dépendant de la santé du secteur minier qui représente près de 60% des exportations en 2017 et qui produit plus particulièrement du cuivre.

Le poids de la Chine se renforce d’année en année en accueillant 26% des exportations du pays et représentant 22% des importations péruviennes.

Le poids excessif de l’économie informelle facilite l’écoulement des produits contrefaits venant de Chine. La société Legrand, réputée pour la qualité de ses matériels électriques, est une victime emblématique. On associe souvent la contrefaçon à l’industrie du luxe, mais cela peut-être également dévastateur dans le secteur du médicament, des pièces automobiles ou de matériels électriques connus pour provoquer de nombreux incendies au Pérou. + d’images

Communauté française

Réception à la résidence

Je suis heureux d’avoir pu retrouver Marie-France Cathelat, présidente de l’UFE Pérou et personnalité incontournable de la communauté française.

Cette communauté compte 3731 inscrits, dont 84% vivent à Lima. On estime le nombre des Français non-inscrits à un bon millier.

L’action de nos consuls honoraires porte essentiellement sur les besoins de nos touristes, dont le nombre s’élève à 100.000 par an. Un véritable engouement ! Du reste, les vols Air France d’affichent un taux de remplissage de plus de 90%.

Un point noir : le Pérou a la palme mondiale des d’accidents d’autobus. A ne jamais prendre de nuit. Le pays compte, en moyenne, deux accidents par mois impliquant des Français. + d’images

Enseignement

Lycée franco-péruvien

Visite du lycée organisée par le proviseur, Marcel Salvetat, en présence de Patrick Bosdure, conseiller culturel, suivie d’un déjeuner-rencontre avec l’équipe de direction, les représentants des parents et des enseignants.

Fondé en 1950, conventionné avec l’AEFE, l’établissement accueille 1080 élèves.

En juillet 2017, un rapport indiquait qu’un séisme menaçait les bâtiments du lycée. La mise en sécurité des élèves dans des constructions provisoires a été exécutée dans un temps record, précédant la démolition des bâtiments à risque.

A la rentrée de février 2018, 36 préfabriqués équipés de climatisation et de vidéoprojecteurs accueillaient les élèves.

J’ai félicité l’équipe de direction pour sa réactivité face aux événements et pour la qualité des installations temporaires. Le lycée est désormais engagé dans un ambitieux projet de reconstruction qui devrait commencer fin 2019. + d’images

Culture française

Alliance française

Découverte de l’Alliance française de Lima créée en 1890 ! C’est assurément la plus impressionnante de toutes celles que j’ai visitées.

Accueilli par son directeur Nicolas Mezzalira, en compagnie de la vice-présidente de l’AF de Lima et de Patrick Bosdure, conseiller culturel, j’ai pu expérimenter le musée virtuel « Microfolie » à l’aide de tablettes numériques.

Avec plus d’un million d’heures de cours par an, l’Alliance française de Lima se place en 1ère position du réseau pour l’apprentissage du français pour tous les âges. L’AF assure également la formation de professeurs et le suivi de l’enseignement du français dans 45 collèges (21.000 élèves).

Elle organise 350 activités culturelles par an, en mettant à profit son théâtre de 200 places et sa salle de cinéma. + d’images

En circonscription en Colombie – Bogota & Medellín (27-28 février 2019)

Mon second déplacement en Colombie de 36 heures, après celui de mai 2015 (compte-rendu), était principalement centré sur notre présence économique dans le pays.

Merci à notre ambassadeur de France, Gautier Mignot, pour son accueil et sa présence durant mes deux jours, et de m’avoir notamment organisé trois événements à la Résidence de France de Bogota auprès d’acteurs économiques.

A la rencontre de nos entrepreneurs je me suis rendu compte du climat des affaires en Colombie dans un contexte de sécurité renouvelé, où les entreprises françaises jouissent d’une excellente image, mais doivent affronter un contexte mondial de plus en plus concurrentiel.

BOGOTA

Entrepreneuriat

CCI France-Colombie (CCIFC)

Visite de la Chambre de commerce et d’industrie France-Colombie en présence Alexandre Toulemonde Lefebvre, président délégué et Pedro Valero, directeur exécutif

Lorsque j’étais venu à Bogota en 2015, la chambre comptait 125 membres, elle en compte désormais plus du double soit 260. Entre-temps, j’avais eu le plaisir de recevoir ses responsables au Sénat, le 21 juin 2017, pour célébrer le centenaire de la CCIFC dans le cadre de l’année France-Colombie (compte-rendu).

Les initiatives de la CCIFC sont aussi nombreuses que variées afin de dynamiser la communauté d’affaires franco-colombienne.

La Chambre cherche aussi à valoriser l’entrepreneuriat avec la mise en place d’une pépinière d’entreprises. Elle fournit ainsi des services aux jeunes pousses pendant 3 ans (35 entreprises en bénéficient) pour leur donner le temps d’éclore et… devenir membres à part entière de la CCIFC.

L’objectif immédiat de la Chambre est d’accroître sa surface de bureaux, tout en demeurant dans le même quartier d’affaires. + d’images

Entrepreneurs français

J’ai eu le plaisir de faire la rencontre de deux entrepreneurs qui portent haut nos couleurs à Bogota.

Éric Dupuy  (au centre de l’image) est responsable Amérique latine pour Valorem. Cette société de 200 collaborateurs, créée en 1994, est le 5ème producteur indépendant français d’énergie renouvelable.

Le parcours d’André Barreto est assez surprenant : après avoir fait Sciences-Po, il a repris une exploitation près de Bogota, Papa PachoLecheria, qui produit des fromages sur le modèle de ceux que nous trouvons en France.

Commerce extérieur

Notre ambassadeur m’a organisé un entretien à la Résidence avec le directeur de Business France et Thomas Marx, conseiller financier régional du service économique de l’ambassade, pour faire le point sur les forces et faiblesses de la 4ème économie d’Amérique latine.

En Colombie, la France est particulièrement bien placée : nos exportations ont augmenté de 33% en 2018, 220 filiales françaises sont présentes sur place, nos investissements s’élèvent à plus de 3 milliards de dollars et nous restons le premier employeur étranger du pays avec plus de 120.000 emplois directs.

Le soir même, j’ai aussi eu l’opportunité de m’entretenir avec de jeunes entrepreneurs français en Colombie qui affichaient tous un bel d’optimisme et encourageaient leurs compatriotes à venir constater sur place le potentiel d’affaires de la Colombie.

Communauté française

Ambassade de France

Gautier Mignot, ambassadeur de France, a réuni les acteurs de la coopération éducative et culturelle, ainsi que ceux du service politique et du consulat, pour m’offrir un tour d’horizon de notre relation bilatérale, en présence de Joël Doglioni, conseiller consulaire et administrateur de la Caisse des Français de l’étranger (CFE).

J’ai ainsi pris connaissance qu’un deuxième lycée ouvrirait ses portes à Bogota, à la rentrée de septembre prochain. + d’images

MEDELLIN

Politique

Comité stratégique franco-colombien

Le Comité stratégique franco-colombien (CSFC) a été institué par les deux présidents Hollande et Santos en janvier 2015, composé d’éminentes personnalités françaises et colombiennes de différents horizons (entreprises, culture, universitaires, société civile) et ayant vocation à renforcer la relation bilatérale.

Grâce à notre ambassadeur Gautier Mignot, j’ai fait la rencontre d’une brillante personnalité, Gonzalo Restrepo, co-président du CSFC, CCEF, ex-pdg d’Exito (filiale colombienne de Casino), ex-président du conseil d’administration d’Ecopetrol, membre de la délégation gouvernementale aux Négociations de la paix de la Havane, président de la fondation Casino.

Entrepreneuriat

Inauguration de la ligne M du Métrocable de Poma

Medellín est la première ville au monde à avoir mis en service, en 2004, un téléphérique pour le transport de voyageurs en milieu urbain. La ligne M est la 5ème ligne de télécabines à Medellin, installée par la société française Poma, destinée faire le lien avec le quartier populaire de Trece de Noviembre et le réseau de tramway, jouant ainsi un rôle majeur en matière d’inclusion sociale pour les habitants de ces zones défavorisées.

En compagnie de Gautier Mignot, ambassadeur, j’ai assisté à l’inauguration qui s’est déroulée dans une ambiance festive. Tous les officiels colombiens se sont félicités du soutien de la France au développement de la ville. En effet, cette 5ème ligne (Poma va en construire une 6ème) fait partie d’un vaste projet de rénovation urbaine financé par l’Agence française de développement à hauteur de 250 millions de dollars.

Kevin, un enfant à mobilité réduite du quartier qui est désormais relié à tout le réseau de transport urbain de la ville, s’est exclamé : « La ligne M, c’est le bonheur qui est arrivé ! ». Avec Kevin, ce sont 350.000 habitants qui sont impactés par cette ligne M. + d’images

Mane

Mane est une entreprise familiale et indépendante française, créée en 1871 près de Grasse.

Elle occupe le 6èmerang parmi les leaders mondiaux de l’industrie des saveurs et de flagrances. Plus de la moitié de ses ventes sont concentrées sur les saveurs pour l’industrie agro-alimentaire et les boissons.

L’entreprise emploie 5500 salariés dans le monde et 92% de ses ventes se font à l’international (CA consolidé de 1,3Mds€).

Reçu par Alejandro Henao, directeur général de la filiale Mane en Colombie, j’ai visité leur site de production en compagnie de Gautier Mignot, ambassadeur et de José Delcroix, consul honoraire de France à Medellín.

Cette usine de 9000 m2, inaugurée l’an dernier, est dédiée à la conception, la production et la vente de leurs produits. + d’images

Culture française

Alliance française

Visite de l’Alliance française de Medellín, dirigée par Violaine Dupic, toujours en compagnie de Gautier Mignot, ambassadeur et de José Delcroix, consul honoraire.

L’AF de Medellín a fêté ses 70 ans en novembre dernier.

3500 étudiants suivent des cours à l’AF dans l’un des trois sièges implantés dans les divers secteurs de la ville. Celui du « centro » est doté d’une salle de spectacles de 250 places, d’une médiathèque, d’un restaurant, d’une antenne Campus France et d’une galerie d’expositions tout juste rénovée. + d’images