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4ème Journée des Entreprises au Sénat (3/3) : hommage aux promoteurs de l’apprentissage

La 4ème Journée des Entreprises au Sénat fut l’occasion de mettre à l’honneur l’équipe de France des Métiers qui s’est distinguée au dernier championnat d’Europe à Budapest (EuroSkills2018) avec 22 médailles, dont 3 en or. Je les avais encouragés en Hongrie, où j’avais retrouvé sur place Catherine Fabre, députée de la Gironde et Carine Chevrier, déléguée générale à l’Emploi et la Formation professionnelle (compte-rendu).

Il a semblé bien légitime à notre Délégation sénatoriale aux entreprises (DSAE), devant un parterre d’une centaine d’entrepreneurs, de marquer notre indéfectible attachement à l’apprentissage, dont sont issus les jeunes que nous avons félicités, chacun champion avéré dans sa spécialité (maçonnerie, coiffure, pâtisserie, tôlerie-carrosserie, chaudronnerie, maintenance aéronautique…).

Notre présidente, Elisabeth Lamure, a rappelé que la Délégation, fidèle à sa vocation de terrain, faisait partie des « ambassadeurs » officiels qui portent la candidature française à l’organisation des Olympiades des métiers 2023 à Lyon (lire : WorldSkills 2023 : En route pour la candidature de Lyon – 23 déc. 2018).

En accueillant les mondiaux dans la capitale des Gaules, j’ai dit à Michel Guisembert (au centre de l’image), président de WorldSkills France, qu’il sera en mesure changer l’image de l’apprentissage en France, en lui donnant un éclat décisif.

4ème Journée des Entreprises au Sénat (2/3) : mon intervention sur le thème des sur-transpositions (vidéo – 8:25)

(g.à d.) Élisabeth Lamure, pdte de la DSAE ; Pierre Goguet, pdt de la CCI France ; Gérard Larcher, pdt du Sénat ; OC

Le Parlement est une usine à produire des lois. Connaissez-vous beaucoup d’usines qui fonctionnent sans système d’assurance Qualité ?

Voilà pourquoi avec Élisabeth Lamure nous avons préconisé de mettre en place un « service Qualité de la loi » en 2017 dans un rapport pour le compte de notre Délégation, intitulé « Simplifier efficacement pour libérer les entreprises » (lire le rapport ou la synthèse).

Il faut planifier, puis évaluer les résultats, afin d’ajuster les textes afin qu’ils soient efficaces.

Dans le futur, lorsque nous devrons transposer des directives européennes en droit français, nous demandons que ces transpositions se limitent aux seules dispositions strictement exigées par le droit de l’Union européenne, sans en rajouter !

Je suis intervenu lors de la table ronde intitulée « Exemple de fruits des échanges entre sénateurs et entreprises : la lutte contre les sur-transpositions de directives européennes en droit français ».

L’absence de démarche qualité conduit le législateur à travailler dans la précipitation pour obtenir des résultats parfois bien décevants. J’ai pris pour exemple le texte dont j’ai été rapporteur visant à supprimer des sur-transpositions de directives européennes en droit français (lire : Sur-transpositions – Discussion générale & Conclusion des travaux, du 7 nov. 2018). sur pour .

Mon intervention – table ronde sur-transpositions (vidéo 8:25) :

4ème Journée des Entreprises au Sénat (1/3) : les échanges entre sénateurs et entreprises portent leurs fruits

Le président Larcher a salué les travaux de la DSAE, « fruits de la fertilisation croisée entre sénateurs et entrepreneurs ».

Le dialogue avec les entreprises, voilà en cinq mots l’ADN de la Délégation sénatoriale aux entreprises (DSAE), dont je suis le vice-président. Le 28 mars, notre délégation, présidée par Élisabeth Lamure, a organisé au palais du Luxembourg la 4èmeédition de la « Journée des entreprises », afin de poursuivre le dialogue établi sur le terrain entre sénateurs et dirigeants de PME et d’ETI.

En ouverture, le président du Sénat, Gérard Larcher, a souligné que la DSAE, qu’il a personnellement instituée, incarnait « le Sénat hors les murs qui parcourt le territoire à la rencontre des entrepreneurs ».

Notre Délégation est « la voix des petites entreprises qu’elle veut aider concrètement », a souligné Élisabeth Lamure. Depuis sa création, fin 2014, la DSAE a ainsi rencontré 430 entrepreneurs français dans 22 départements, ainsi que dans plusieurs villes d’Europe.

Élisabeth Lamure, pdte de la DSAE, a indiqué que nos travaux actuels portaient sur la transformation numérique des PME, la difficulté de recrutement et l’évolution des métiers.

Ces échanges ont fait avancer plusieurs dossiers, comme celui de la transmission d’entreprises dont certaines dispositions ont été reprises par le projet de loi de finances 2019, a rappelé notre présidente.

Une table ronde intitulée « Retours d’expérience croisés sur les immersions de sénateurs en entreprises », a parfaitement mis en valeur l’action de notre délégation par la voix de mes collègues membre de la DSAE : Annick Billon, François Bonhomme, Anne-Catherine Loisier, Ronan Le Gleut, Vivette Lopez, Patricia Morhet-Richaud, Louis-Jean de Nicolayet Patricia Schillinger.

4ème Journée des entreprises au Sénat du 28 mars 2019 : Programme détaillé et enregistrement intégral : 2 vidéos (2h35 matin et 2h03 a.m). LIEN

Brexit : ma question à Sylvie Goulard, Banque de France (vidéo 1m30)

Personne ne sait ce que Brexit signifie. Comment se préparer à l’inconnu ? Face à de telles incertitudes, 42 % des entrepreneurs français au Royaume-Uni se déclarent prêts, dans un sondage, à délocaliser leurs activités.

Ainsi, lors de l’audition de Sylvie Goulard, sous-gouverneure de la Banque de France, j’ai voulu savoir quels étaient les scénarios étudiés concernant le niveau de la Livre Sterling. Cette monnaie risque-t-elle de baisser en-deçà d’un euro, ce qui aurait des répercussions déplorables pour nos exportations ?

Sylvie Goulard a répondu qu’il était « certain que le Brexit aura un impact négatif sur nos exportations, même si celui-ci dépendra directement de la décision britannique d’imposer, ou non, un tarif douanier. Il faut donc demeurer prudent sur cette question de l’impact. »

La sous-gouverneure a poursuivi en ces termes : « il est hasardeux de proposer des scénarios sur l’évolution de la Livre Sterling. La perte de valeur, suite au référendum, a été réelle pour les particuliers. L’instabilité monétaire n’est pas bonne et, même si un décrochage peut donner un avantage de compétitivité à court terme, seuls les changements structurels renforcent durablement la compétitivité des économies, toute baisse de la valeur de la monnaie nationale induisant des difficultés beaucoup plus profondes. »

Vidéo de mon intervention :

Compte-rendu intégral de l’audition de Sylvie Goulard, sous-gouverneure de la Banque de France, le 3 avril 2019, devant le Groupe de suivi « Retrait du Royaume-Uni et Refondation de l’UE », coprésidé par Jean Bizet, président de la commission des Affaires européennes et Christian Cambon, président de la commission des Affaires étrangères, de la Défense et des Forces armées.

En circonscription en Tunisie – Tunis (12-13 avril 2019)

Un grand merci à Olivier Poivre d’Arvor, ambassadeur de France en Tunisie, à Madeleine Bennaceur et à Michel Zucchero, conseillers consulaires pour la Tunisie et la Libye (sur la photo), pour avoir favorisé la réussite de mon 4ème déplacement en Tunisie.

Ces élus m’ont permis de concrétiser différents échanges avec les milieux économiques locaux en marge du 5ème FOMA. J’ai ainsi pu optimiser ce retour à Tunis et repartir avec une meilleure appréciation de la situation locale.

Enseignement français

5ème FOMA

J’ai participé au 5ème FOMA, Forum mondial des anciens élèves des lycées du monde qui s’est tenu à Tunis du 12 au 14 avril.

L’Union-ALFM, présidée par Dominique Tchimbakala, fédère quelque 80 associations d’anciens élèves qui existent à travers le monde. L’association a lancé, fin 2017, un réseau social, associatif et professionnel : www.alfm.fr

Au programme de ce FOMA : rencontres, discussions, témoignages, table ronde…

Olivier Poivre d’Arvor, ambassadeur de France en Tunisie, a annoncé que son objectif pour la Tunisie était de passer de 12.500 élèves dans le réseau français à 25.000. Son volontarisme s’incarne dans un projet unique intitulé « Tunisie pilote » qui permettra l’ouverture de nouveaux établissements aux programmes français, répartis sur l’ensemble du territoire tunisien dans les années à venir.

Les trois présidents d’associations d’anciens élèves de Tunis (lycée Carnot, lycée Pierre Mendès-France et lycée Gustave Flaubert) étaient réunis sur scène pour témoigner de la vitalité de ce réseau. + d’images

Réception à  l’ambassade

À l’occasion du 5ème FOMA à Tunis, Olivier Poivre d’Arvor, ambassadeur de France en Tunisie, avait convié les participants à un cocktail à la Résidence de France à La Marsa.

J’y ai retrouvé plusieurs parlementaires à commencer par les députés Samantha Cazebonne et M’jid El Guerrab, mais aussi mes collègues sénateurs des Français de l’étranger, Claudine Lepage, Damien Regnard et Richard Yung.

Quatre conseillers consulaires de Tunisie étaient présents : Madeleine Bennaceur, Laurent Caizergues, Francis Gaetti et Michel Zucchero.

Madeleine a largement contribué à l’animation en lançant la musique pour accompagner ce verre de l’amitié partagé avec des participants venus des 4 coins du monde.

J’ai eu l’excellente surprise de retrouver Mylène Audirac, conseillère consulaire du Mexique, venue spécialement pour l’occasion depuis Mexico.

La soirée s’est poursuivie par un dîner organisé par M’jid El Guerrab, député de la 9ème circonscription des Français de l’étranger.

Merci à M’jid de nous avoir offert ce moment privilégié pour parler enseignement français à l’étranger, en compagnie notamment d’Olivier Brochet, nommé récemment directeur de l’AEFE, ou encore de la députée Samantha Cazebonne, auteure d’un rapport sur l’Enseignement français à l’étranger et François Normant, président de la FAPEE. + d’images

Entrepreneuriat

CCEF

Entretien à la Résidence de France avec Norbert de Guillebon, ancien président de la section Tunisie des CCEF et Pierre Beregovoy, DG de l’UBCI en compagnie de Michel Zucchero, conseiller consulaire.

La France demeure le premier partenaire commercial de la Tunisie et il convient de poursuivre nos efforts pour soutenir le développement de ce pays.

J’ai souhaité évoquer les conséquences pour les milieux économiques locaux du placement de la Tunisie sur la liste noire de l’UE des pays fortement exposés au blanchiment de capitaux et au financement du terrorisme. La Tunisie est également sur la liste noire du GAFI (Groupe d’action financière).

Les restrictions sur la détention de comptes bancaires en France par des Tunisiens, voire des compatriotes installés dans le pays se font ressentir.

La principale difficulté vient de la taille du business informel qu’il convient de circonscrire. La description du trafic d’hydrocarbure, venant de Lybie jusqu’à la frontière tunisienne, ressemble en tous points à ce qui m’a été décrit entre le Venezuela et la Colombie, le mois dernier.

La Tunisie n’a pas le choix. Mes interlocuteurs m’ont rassuré sur la prise de conscience de la situation par le gouvernement et les efforts entrepris pour en sortir le plus vite possible qui commencent à porter leurs fruits.

Pour l’illustrer, les transactions immobilières sont désormais plus étroitement contrôlées. Je remercie Michel Zucchero d’avoir organisé la réunion. + d’images

En circonscription au Liban – Beyrouth (10-11 avril 2019)

Retour à Beyrouth, deux ans après ma précédente participation à la Semaine de l’eau, conférence relative à l’hydro-diplomatie (compte-rendu). Merci au Dr Fadi Comair, directeur général du ministère de l’Énergie et de l’Eau du Liban, pour avoir renouvelé son invitation à venir au pays du cèdre, et plus largement pour sa contribution à la réussite de ma mission.

Ce 4ème passage au Liban (et 312ème déplacement depuis le début de mon mandat) fut l’occasion de constater que les dispositifs techniques du consulat avaient été améliorés.

Belle opportunité d’apprécier à nouveau l’efficacité de l’engagement de nos conseillers consulaires, Denise Revers-Haddad (Vice-Pdte)Jean-Louis MainguyCharles Kanaan, et Ghassan Ayoub, lors de nos rencontres.

Dans le prolongement de mon déplacement à Riyad, Roland Raad, conseiller consulaire pour l’Arabie-Saoudite, m’a accompagné également à Beyrouth pour me faire découvrir les endroits où il a grandi et rencontrer des entrepreneurs libanais qui réussissent à l’international.

Hydro-diplomatie

7ème semaine de l’Eau

Invité par le Dr Fadi Comair, directeur général du ministère de l’Énergie et de l’Eau du Liban, je suis intervenu en clôture des 3 jours de conférence réunissant ministres, diplomates et éminents experts internationaux du secteur.

Je suis revenu sur mon action prioritaire au Liban qui concernait le CIFME (Centre d’information et de formation aux métiers de l’eau) pour lequel j’ai obtenu la finalisation du financement de l’étude de faisabilité par l’AFD, grâce à l’appui du ministre de l’Économie de l’époque… un certain Emmanuel Macron. J’espère que le Président de la République posera la première pierre de cet édifice lorsqu’il viendra au Liban.

Initiateur du principe d’hydro-diplomatie, Fadi a co-organisé avec moi 4 conférences au Sénat sur les thèmes de l’Oronte, du Jourdain, du Nil, du Tigre & l’Euphrate (compte-rendu), afin d’inciter le monde politique à prendre conscience de l’importance de la gestion partagée de l’eau pour éviter les conflits. + d’images

Diplomatie parlementaire

Toujours à l’invitation du Dr Fadi Comair (au centre de la photo), je suis intervenu en ouverture de la rencontre consacrée à la convention sur l’Eau des Nations Unies, au palais du Grand Serail à Beyrouth, dans la salle du conseil des ministres du Liban.

J’ai partagé ma perception sur l’importance d’adhérer aux conventions internationales pour surmonter les situations conflictuelles entre pays traversés par un même fleuve. Je suis aussi revenu sur les réflexions issues des quatre conférences organisées sur l’hydro-diplomatie au Sénat.

Ce fut l’occasion de saluer l’action de l’UNECE (United Nation Economic Commission for Europe) pour répondre aux challenges globaux concernant l’eau. L’Union européenne finance l’UNECE, ce qui lui permet de fournir des conseils techniques ou juridiques, comme apporter un soutien politique pour résoudre des litiges entre états en matière d’eau.

De nombreux intervenants ont signifié que la maîtrise partagée de cette ressource indispensable à la vie est essentielle pour assurer la stabilité des pays à long terme.

Il est apparu déterminant pour un pays comme le Liban d’adhérer à la convention mondiale de l’eau de 1992, pour pouvoir rééquilibrer l’accord avec la Syrie pour l’Oronte. + d’images

Communauté française

Conseillers consulaires

De gauche à droite : Charles Kanaan, Denise Revers-Haddad (V-pdte), Ghassan Ayoub et Jean-Louis Mainguy.

Au consulat, j’ai retrouvé les quatre conseillers consulaires pour la circonscription de Beyrouth (Liban et Syrie), dans la foulée d’un entretien avec le consul général, Karim Ben Cheikh, le consul adjoint et le chef des visas.

La salle où les élus consulaires recoivent le public a été agencée et décorée par Jean-Louis Mainguy. C’est assurément la plus luxueuse et la plus élégante qu’il m’ait été permis d’observer.

Lors de mon passage précédent à Beyrouth, nous avions convenu avec Cécile Longé, consule générale de l’époque, et les conseillers consulaires que nous unirions nos forces pour que le ministère entreprenne de régler les problèmes de réseau du consulat.

Deux ans plus tard, les choses se sont considérablement améliorées.  La réactivation du système de Prise de rendez-vous a permis d’augmenter le nombre de titres délivrés, soit de passer de 4800 CNI et passeports en 2016 au nombre de 6800 en 2018.

Les conseillers ont souligné la difficile situation d’un Liban privé de gouvernement durant deux ans. S’ajoute à cela, le retour aux pays de familles franco-libanaises en provenance des EAU, d’Arabie Saoudite ou du Qatar. Ils ont souvent besoin d’aide et ne trouvent pas de travail.

Le budget des bourses s’élève à 6 M€ en année pleine et concerne environ 1300 enfants et 600 à 700 familles. La première commission des bourses nécessite 3 jours pleins d’études des demandes, avec la participation active et assidue des conseillers consulaires.

Le service social du consulat comprend deux agents qui assurent 4000 entretiens individuels et 250 visites à domicile par an.

Je remercie les élus consulaires pour leur accueil et l’esprit consensuel qui les anime pour servir l’intérêt général et notre communauté dans leur circonscription. + d’images

Réunion publique

Je remercie notre ancien ambassadeur, Marcel Laugel, d’avoir invité des personnes de tous horizon à l’occasion de ma venue.

Quatre ans après mon premier déplacement à Beyrouth, j’ai eu l’opportunité d’échanger avec des représentants de notre communauté dans une réunion ouverte à tous, en présence des conseillers consulaires : Denise Revers-Haddad et Jean-Louis Mainguy (Liban-Syrie) ; Roland Raad (Arabie-Saoudite).

Leur préoccupation dominante est la défense de la francophonie. Ce sujet est revenu à de nombreuses occasions. Cela m’a permis de partager ma vision du problème et des pistes que je propose pour financer l’apprentissage de notre langue aux générations de Français qui naissent à l’étranger.

Ma gratitude au Dr Fadi Comair pour ses suggestions dans l’organisation de cette réunion et pour avoir organisé, la veille, un dîner privé destiné à me permettre d’échanger avec des relais importants de notre communauté. + d’images

Jean-Louis Mainguy

J’ai rencontré Jean-Louis Mainguy pour la première fois, il y a près de 13 ans. Nous siégions alors ensemble dans le même groupe à l’AFE. Président de l’UFE Liban, la plus importante section des UFE à l’époque, il m’impressionnait déjà par sa manière d’aborder les difficultés sans jamais se départir de son calme.

Quand l’AFE s’enflammait sur un sujet, il partageait ses arguments avec une force tranquille, sans jamais élever la voix.

Passionné par l’action sociale, il s’est engagé avec constance et dévouement à la CFE, dont il fait partie des administrateurs.

Son indépendance d’esprit l’a toujours incité à rester à l’écart des partis politiques, et je l’ai toujours vu soucieux de ne jamais être instrumentalisé.

On pourrait penser que l’indépendance peut mener à l’isolement et représenter le poids politique d’une plume. Mais j’ai pu observer que cette plume est souvent déterminante pour faire pencher la balance dans le bon sens.

Avec le temps, et plus encore depuis que je suis élu au Sénat, j’ai eu de nombreuses occasions d’apprécier ses conseils, fruits de son expérience.

Malgré le temps passé en sa compagnie, je n’ai jamais prétendu connaître Jean-Louis, tant sa personnalité est riche et parfois empreinte d’un peu de mystère.

A la faveur de ce 4ème déplacement à Beyrouth, Jean-Louis m’a ouvert son bureau d’architecte et sa maison qui est un vrai musée. Découvrir son univers m’a aidé à comprendre comment il cultive cette forme de sagesse qui l’anime.

Merci Jean-Louis pour tout ce qui te rend unique dans ton engagement au service des autres. + d’images

Roland Raad

Conseiller consulaire pour la partie orientale de l’Arabie Saoudite (Riyad – Al Khobar) et Koweït, Roland Raad m’a accompagné lors de toutes les étapes de mon déplacement à Riyad.

Roland a prolongé ce déplacement en m’accompagnant également à Beyrouth et en me faisant rencontrer des entrepreneurs libanais qui démontrent que ce pays ne manque pas de ressources.

Comme j’ai pu l’expérimenter avec d’autres élus consulaires, ce travail en binôme « sénateur-conseiller consulaire » me permet à l’évidence de gagner en efficacité.

Merci à Roland d’avoir pleinement contribué à la réussite de ces deux déplacements. + d’images

En circonscription en Arabie Saoudite – Riyad (8-9 avril 2019)

(de gauche à droite : Mazen Hakki, Nadia Chaaya, François Gouyette, OC, Roland Raad) 

Retour en Arabie Saoudite, quatre ans après mon premier passage à Jeddah et Médine.

Mes remerciements à François Gouyette, ambassadeur de France en Arabie Saoudite, pour son remarquable accueil et l’organisation de rencontres qui m’ont permis de prendre la mesure des changements considérables en cours dans ce pays.

Je suis sincèrement reconnaissant envers Roland Raad, conseiller consulaire Arabie Saoudite II et Koweït,  à l’initiative de ce déplacement, qui m’a accompagné lors de chaque étape.

Très touché par la présence de Nadia Chaaya et de Mazen Hakki, conseillers consulaires Arabie Saoudite I, venus spécialement de Jeddah pour participer avec nous à la réception organisée par l’Ambassadeur avec la communauté française.  + d’images

Politique

Conseil de la Choura

Réunion au Majliss al Shura (Assemblée consultative), avec le Prince Khalid Al Saud, président du groupe d’amitié France-Arabie Saoudite et de nombreux membres du groupe d’amitié.

Ceux-ci ont partagé leur position sur de nombreux sujets de politique extérieure, afin de me permettre de comprendre leur perception des principaux enjeux régionaux. J’ai apprécié leurs nombreuses marques d’amitié envers la France qui démontrent une véritable volonté d’approfondir nos relations bilatérales.

Les membres de la Choura sont nommés par le Roi pour un mandat d’une durée de 4 ans. 20% des sièges sont attribués aux femmes.

A l’issue de l’entretien, Mme Hoda Abdulrahman Al-Helaissi, membre de la Choura, m’a permis de découvrir un aperçu du palais. Désireux de connaître l’origine de sa parfaite maîtrise de notre langue, celle-ci m’a confié qu’elle avait fait ses études au lycée Charles de Gaulle de Gaulle… de Londres. + d’images

Fondation Misk

Visite de la fondation Misk, créée en 2011 par le prince héritier Mohammed Ben Salmane, pour participer au développement culturel et intellectuel de la jeunesse saoudienne.

Dans la perspective du plan « vision 2030 », la fondation a pour objectif de sensibiliser les jeunes saoudiens à une culture d’entrepreneuriat et d’autonomisation.

Preuve de la féminisation en cours, j’ai été frappé de voir que dans la majorité des départements, ce sont de brillantes jeunes femmes qui m’ont décrit le champ des activités de leur équipe mixte. Une situation qui était inimaginable lors de ma précédente visite en 2015. + d’images

Entrepreneuriat 

Conseil d’affaires franco-saoudien

Mohammed Bin Laden, président du conseil d’affaires franco-saoudien m’a accueilli à son domicile pour un déjeuner, en compagnie de notre ambassadeur François Gouyette, du conseiller consulaire Roland Raad, de plusieurs conseillers de l’ambassade de France et de membres éminents de ce conseil d’affaires.

L’intégralité des discussions s’est tenue en français. Bien difficile de détecter le moindre accent chez nos interlocuteurs saoudiens, tant leur maîtrise de notre langue et de notre culture était affirmée.

Nous avons échangé sur l’actualité politique et économique. J’avoue avoir été circonspect en découvrant qu’ils semblaient parfois mieux avertis que nous sur certaines nominations à venir en France. + d’images

CCEF

Réunion de la section locale des conseillers du commerce extérieur français (CCEF), présidée par Antoine Toussant, en compagnie de Roland Raad, conseiller consulaire et de Alain Chouan, conseiller commercial pour échanger sur l’importante évolution observée dans le pays depuis 4 ans.

La grande « vision 2030 » pour sortir du « tout pétrole », soutenue par le leadership puissant et déterminé du prince héritier Mohammed Ben Salmane, est en train de transformer le pays.

Celui-ci combat l’organisation des ministères en silo en instaurant une action transversale. Il a ouvert le pays au tourisme non religieux et aux loisirs.

En introduisant plus de tolérance et en affichant le souci d’ouvrir la société aux jeunes, le Prince a obtenu une grande popularité. Cela se comprend : 70% de la population a moins de 30 ans. De plus, la féminisation gagne du terrain à tous les niveaux.

Le pays nécessite beaucoup de moyens financiers et humains pour un retour sur investissement parfois difficile à appréhender.

L’absence de transport en commun génère d’importants problèmes de trafic routier. Avec 9000 morts par an sur les routes pour 32 millions d’habitants, l’Arabie saoudite affiche un taux de mortalité routière 6 fois supérieur à la France. Le litre d’essence coûte désormais de 0,32 à 0,50 euro par litre, suite à une augmentation de 50% des prix.

Dans le cadre de la vision 2030, 40Mds euros sont prévus pour les transports en commun. Voilà un exemple, parmi tant d’autres, d’une opportunité sectorielle offerte par le pays à nos entreprises. + d’images

RATP Dev – projet de métro

Présentation du projet de métro de Riyad qui prévoit la construction de 5 lignes.

Les deux premières lignes de métro ont été confiées à la société française RATP Dev.

Un « Visitor Center » a été créé pour permettre d’évaluer la portée du plus grand chantier mondial actuel en matière de transport public.

Denis Guillois, general manager RATP Dev Saudi Arabia, m’a précisé que l’inauguration de la première ligne de métro était programmée le 21/1/2020, et que la seconde devait entrer en service en octobre 2020.

Les rames de métro pour ces lignes viendront de Siemens, sous-traitant de la société française pour ce contrat. + d’images

Bolloré – logistique

Rencontre avec Alexandre Joseph, CEO français de la Joint Venture entre Bolloré et Bahri, filiale d’Aramco. Créée le 1/1/18, BahriBolloré logistics est le bras logistique de la vision 2030 saoudienne.

Le savoir-faire de la société Bollorê a séduit les Saoudiens lors de l’appel d’offres qui visait à transporter tout ce qui relève du ministère de la Défense. Alexandre Joseph me confiait que 60% des sociétés étrangères qui s’installent en Arabie saoudite ont des problèmes logistiques. C’est donc une belle opportunité pour Bolloré de développer ses affaires.

Le manager prévoit d’accueillir, le mois prochain, 250 PME au palais royal à Riyad afin de les inciter à s’installer dans le pays. + d’images

Enseignement français

Lycée français

Visite du lycée français de Riyad  organisée par Yannick Ezequel, chef d’établissement.

Ce lycée qui accueille 1190 élèves de la maternelle à la terminale, enregistre 100% de réussite au baccalauréat.

J’ai apprécié le haut niveau de sécurité de l’établissement qui ne laisse rien au hasard, la qualité des infrastructures sportives et de l’auditorium qui pourrait avoir sa place au Senat.

Les représentants des élèves ont unanimement loué l’évolution positive du confort offert par le lycée dans les dernières années. J’ai félicité le président du comité de gestion pour ces résultats.

Pour finir, une réunion autour des représentants des parents, des enseignants, des élèves et du comité de gestion nous a permis de débattre de nos visions respectives de l’enseignement français à l’étranger. + d’images

Culture française

Alliance française

Visite de l’Alliance française de Riyad qui est l’une des 5 antennes AF en Arabie saoudite avec Jeddah, Al Khobar et La Mecque.

Près de 3000 étudiants ont fréquenté l’AF d’Arabie saoudite en 2018, et 1038 ont passé le DELF et le DALF l’année dernière.

Dans le cadre de la coopération éducative, le label CELF arabe (certificat d’établissement de langue française) a été mis en place en 2019. + d’images

En circonscription à Bahreïn (6-7 avril 2019)

Je remercie Cécile Longé, ambassadeur de France à Bahreïn, pour avoir facilité mes rencontres auprès des autorités et des acteurs de la communauté française, lors de ma première visite dans ce pays. Ce fut aussi un plaisir de rencontrer Rosiane Houngbo-Monteverde, conseillère consulaire, qui m’a accordé de son temps lors de divers rendez-vous et fait bénéficier de ses éclairages.

Véritable porte d’entrée sur le Golfe, Bahreïn se montre très accueillant vis-à-vis de partenaires commerciaux étrangers. Après ma réunion à la chambre de commerce, je suis reparti avec l’idée que les sociétés françaises spécialisées dans la cybersécurité avaient une belle carte à jouer dans ce pays. Favoriser la mise en relation de nos entrepreneurs du domaine cyber constituera ma priorité d’action pour ce pays.

Politique

Chambre haute du Parlement – Conseil de la Choura

Entretien avec Ali Bin Saleh Al-Saleh, président du conseil de la Choura, en présence de nombreux dignitaires de la Choura et en compagnie de Cécile Longé, ambassadeur de France à Bahreïn.

J’ai eu l’honneur d’assister à l’ouverture de la session du conseil de la Choura. Ce Conseil compte 40 membres nommés par le Roi de Bahreïn pour un mandat de 4 ans. Il assure un équilibre entre le gouvernement et l’Assemblée. + d’images

Réception

Afin de prolonger les échanges, Jamal Fakhro, vice-président du conseil de la Choura, et président de KPMG à Bahreïn, m’a fait l’amitié de m’inviter à dîner à son domicile en compagnie de plusieurs de ses collègues.

Leur grande convivialité m’a permis d’apprécier leur parfaite connaissance de la situation politique en Europe et leur tempérament empreint de tolérance et d’ouverture d’esprit.

Un des convives n’a pas manqué de faire rire toute l’assistance en confiant que Nathalie Loiseau, notre ministre aux Affaires européennes, avait baptisé son chat « Brexit », car il reste toujours indécis sur le pas de la porte, après avoir réclamé à sortir. + d’images

Entrepreneuriat

Chambre de commerce

Visite de la Chambre de commerce France-Bahrein, en compagnie de Jean-Philippe Fabregas, Premier conseiller, et Aurélien Neu, chef du service économique de l’ambassade.

Accueilli par Jean-Christophe Durand, président de la chambre et Rim Jalali, directrice, j’ai été ravi de pouvoir mesurer les progrès de cette jeune chambre bilatérale créée il y a tout juste 3 ans. L’objectif du président est de dépasser les 100 membres.

La facilité de créer des affaires à Bahreïn place le Royaume au premier rang de la région dans le classement international « Doing Business ».

C’est le lieu idéal pour tester des produits avant de s’attaquer aux marchés régionaux.

Le point fort de Bahreïn est son secteur de la finance. Nous avons détecté une véritable opportunité pour le secteur de la cyber-sécurité, susceptible d’offrir de nombreuses opportunités pour nos entreprises nationales. La mise en relation de la Chambre avec les sociétés françaises spécialisées dans la cyber constituera ma priorité pour ce pays.

Afin de compléter ma vision des opportunités économiques à Bahreïn, notre ambassadeur Cécile Longé a organisé un déjeuner avec des cadres de la grande distribution (Carrefour), du secteur du tourisme et des maisons de retraite, en présence des responsables du service économique de l’ambassade.

Le tourisme est un défi pour ce pays où les hôtels affichent un taux de remplissage de 45%. + d’images

Communauté française

Soirée à la Résidence

Merci à Cécile Longé, notre ambassadeur, pour la réception à la Résidence de France donnée à l’occasion de ma première visite à Bahreïn, 85ème pays traversé depuis le début de mon mandat.

Organisée dès mon arrivée, cette soirée m’a offert l’opportunité de rencontrer des représentants de notre communauté qui compte 1112 inscrits, et de faire la connaissance de Rosiane Houngbo-Monteverde, conseillère consulaire pour Bahreïn et le Qatar. + d’images

Consulat

Pour débuter une journée qui comptait neuf rendez-vous, Sophie Guégan, consule, avait organisé un petit-déjeuner en présence de Rosiane Houngbo-Monteverde, conseillère consulaire pour Bahreïn et le Qatar et de Jean de Tinguy, membre de l’UFE.

Composée surtout d’expatriés, la communauté française comprend majoritairement des personnes détenant une ou plusieurs autres nationalités (libanaise, bahreïnienne…). Bien intégrés dans la vie locale, la plupart des expatriés disposent de revenus relativement confortables. Certaines familles vivent à Bahreïn, tandis que l’époux travaille en Arabie Saoudite. Aucun Français en difficulté n’a été recensé à Bahreïn en 2018.

Rosiane a exposé un projet de création d’une plateforme d’accueil des compatriotes nouvellement arrivés à Bahreïn. Avocate, jeune maman, elle illustre à merveille une communauté française jeune et active. J’ai apprécié son tempérament constructif et indépendant pour relever les défis auxquels nos compatriotes sont confrontés.

Enseignement français

Lycée français

Visite du lycée français MLF de Bahreïn, en compagnie de Rosiane Houngbo-Monteverde, conseillère consulaire pour Bahreïn et le Qatar et de Dominique Chastres, conseiller de Coopération et d’Action culturelle.

Accueilli par Mr Mathis, conseiller principal d’éducation, et Mme Moschetta, agrégée de lettres classiques, j’ai découvert des locaux spacieux permettant de recevoir 721 élèves de la maternelle à la terminale S et ES. Depuis 2017, un nouveau bâtiment très bien équipé accueille le secondaire.

La concurrence d’écoles internationales en langue anglaise est très importante à Bahreïn. Celle-ci capte plus de 90% des enfants scolarisés sur ce créneau. 66% des parents qui choisissent le lycée français ont pour première motivation un «enseignement à la française». + d’images

Enseignement supérieur

Entretien avec Arnaud Lacheret, directeur de la French Arabian Business School, qui a créé un Master of Business Administration (MBA) en partenariat avec l’ESSEC.

Environ 25 élèves suivent ce cursus chaque année.

Le top 5 des écoles de commerce françaises constitue une référence mondialement reconnue qui participe au rayonnement de la France.

Culture française

Alliance Française

Visite de l’Alliance Française de Bahreïn qui fête son 50ème anniversaire en 2019, en compagnie de Dominique Chastres, conseiller de Coopération et d’Action culturelle et de Pierre-Yves Meunier, directeur adjoint de l’AF.

Dotée de superbes locaux et d’un auditorium moderne, cette Alliance a pour particularité d’accueillir une majorité de jeunes élèves. 60% des apprenants ont de 4 à 15 ans. Des parents ont même récemment demandé des cours particuliers pour leur enfant âgé de 3 ans.

Le responsable de la buvette de l’Alliance française est devenu un expert en crêpes. Il fait un tabac. Ce contexte juvénile participe à créer une atmosphère joyeuse et une identité particulièrement attachante au sein de cette AF. + d’images

HEBDOLETTRE n°118 – ÉDITO : Le gang des postures (enseignement français à l’étranger) – GILETS JAUNES – Ma question au ministre C. Castaner – Colloque BREXIT au Sénat – Rencontre avec Jamie McCourt, ambassadeur des ÉTATS-UNIS – Rencontre avec Liz Cramer, ministre de l’Industrie du PARAGUAY – Les leçons du RÉFÉRENDUM en Colombie – Compte-rendu de la Semaine de l’AFE – En circonscription : PANAMA : Panama city et Colon (21-22 février 2019) ; ÉQUATEUR : Manta / San Vicente / Porto Viejo (23-24 février 2019) & Guayaquil (25 février 2019) & Quito (26 février 2019) ; COLOMBIE : Bogota & Medellín (27-28 février 2019) ; PÉROU : Lima (1er mars & 5 mars 2019) & Cusco & Arequipa (2-4 mars 2019). MÉDIAS (Le Drenche et Les Français.press).

Lire : l’HEBDOLETTRE n°118 – 9 avril 2019Logo HebdoLettre bleu - Rond75

Edito de l’HebdoLettre n°118

Le gang des postures

Samantha Cazebonne, députée des Français de l’étranger, a rendu récemment un rapport très attendu sur l’enseignement français à l’étranger (lire le rapport).

Sérieux, pertinent et parfois même courageux, il fera date.

Je lui suis reconnaissant d’avoir confirmé ce que j’ai souvent mis en avant. En premier lieu, le réseau ne scolarise que 25% des enfants français vivant à l’étranger.

Trois-quarts des enfants français à l’étranger sont donc délibérément ignorés par notre système éducatif. Ceci n’est pas sans conséquence. Lors de mon passage récent en Israël, il m’a été confié que 80% de la nouvelle génération de nos compatriotes née en Israël ne maîtrisait pas le français.

Samantha avance de nombreuses propositions très justes et que je partage pour prendre en compte les attentes de ce public oublié.

Je me différencie toutefois de notre députée en estimant que toutes les solutions d’apprentissage du français, à l’image des associations FLAM, devraient relever de la responsabilité de l’Institut français et non de l’AEFE.

Autre point important qui confirme l’objet de mon éditorial du 11/7/18 (EGD Business : stop ou encore ?), le soutien public aux écoles à l’étranger est concentré sur les établissements gérés par l’AEFE alors que ceux-ci sont minoritaires.

L’aide publique aux établissements gérés par l’AEFE est de 2353 Euros par enfant pour les EGD et de 1834 euros pour les écoles conventionnées. Elle n’est que de 52 euros par élève dans les établissements partenaires.

Ce rapport apporte un éclairage nouveau qui en surprendra beaucoup. Malgré l’aide de l’État, scolariser son enfant dans un établissement EGD ou conventionné ne coûte pas forcément moins cher aux familles que de le scolariser dans un établissement partenaire.

Enfin, il rappelle que notre réseau ne représente en volume, soit en nombre d’établissements, que l’équivalent de 5% du réseau mondial des écoles anglaises et américaines, entièrement privé, qui se développe beaucoup plus rapidement que le nôtre.

Pour exister demain, nous devons désormais grandir très vite sans augmenter la charge du contribuable, comme le souhaite Emmanuel Macron. A juste titre, le rapport Cazebonne souligne avec force les conséquences financières des incohérences des statuts des personnels qu’il faut transformer pour retrouver des marges budgétaires.

Visuel HL110

Il dénonce le détournement du statut de résident au profit de faux résidents venus de France. Parfois, à travail égal et compétences égales, les différences de rémunération entre les fonctionnaires titulaires peuvent aller du simple au triple voire quadruple, sur l’ensemble du réseau, et davantage encore si l’on inclut les indemnités diverses allouées selon les statuts.

On comprend que ce rapport ait suscité une levée de boucliers de la part de certains qui se sont retranchés en gang des postures pour ouvrir le feu des critiques.

Posture politique de la gauche, d’abord, qui dans ses 30 propositions pour l’enseignement français à l’étranger, démontre qu’elle ne comprend pas le monde qui nous entoure. Elle continue à plaider pour un service public à l’étranger qu’elle n’a jamais su financer quand elle était au pouvoir.

Posture corporatiste, ensuite, de la part de syndicats enseignants à l’étranger qui dénoncent ce rapport en faisant grève afin de protéger des privilèges qui coûtent cher.

Est-il justifié qu’un professeur enseignant à Madrid ou Barcelone soit payé environ une fois et demie plus qu’un professeur enseignant à Toulouse ou Perpignan ?

« Si l’heure n’est pas à corriger le passé, il conviendra d’en tirer des enseignements pour l’avenir », écrit Samantha Cazebonne.

Je salue ce précepte et la décision du ministre de l’Éducation nationale de faire cesser le détournement du statut de résidents pour les contrats futurs. Mais je considère que nous devons également solder les errements du passé sans attendre.

L’enjeu est d’économiser des dizaines de millions d’euros chaque année pour le contribuable et pour les parents d’élèves, afin de récupérer des marges de manœuvre. Découvrir l’HebdoLettre n°118

 

En circonscription au Pérou (2/2) – Cusco & Arequipa (2-4 mars 2019)

Capitale de l’empire inca, Cusco, est le passage incontournable pour se rendre sur les hauteurs du Machu Picchu, ancienne cité pré-colombienne du XV siècle, désignée comme l’une des sept nouvelles merveilles du monde par la NewOpenWorld Foundation.

La ville d’Arequipa est la deuxième ville du pays qui se trouve à 1015 kilomètres au sud de Lima. Son maire m’a fait partager son projet de tramway, dans lequel la France (AFD) est engagée.

J’exprime ma reconnaissance aux deux consuls honoraires qui m’ont parfaitement aidé dans ma mission : Jean-Jacques Decoster à Cusco qui a contribué à l’organisation de deux rencontres conviviales auprès de la communauté française et Veronica Esteve à Arequipa qui m’a guidé tout au long de mon périple.

CUSCO

Communauté française

Réception

La population de Français et de Franco-péruviens à Cusco représente approximativement 200 inscrits à l’ambassade.

Installée à 3500 mètres d’altitude, nous avons une communauté bien placée pour aborder les problèmes avec hauteur !

Parmi les sujets discutés, il a été diversement question de l’enseignement français, l’accès aux soins, l’industrie du tourisme et son impact sur l’environnement, le changement climatique et aussi la centralisation des démarches consulaires sur Lima.

Belle rencontre avec Isabel, française naturalisée péruvienne, fondatrice de l’association Cusco Maki en 1987, qui a créé un centre d’accueil afin qu’aucun mineur ne soit obligé de dormir dans la rue. 20 à 30 adolescents y résident régulièrement. Cette association a aussi créé une bibliothèque de quartier pour enfants et adolescents. Son projet vise à offrir une éducation combinée avec les principes de liberté et de confiance. + d’images

Entrepreneuriat

Antipode, Le Soleil et Café-crème

Ce fut un plaisir de rencontrer des entrepreneurs français qui ont fait le pari de s’implanter dans ce haut lieu du tourisme mondial.

Olivier Farre et Thierry Campredon (à l’image) sont deux Tarnais qui ont créé, il y a 12 ans, Antipode, une agence de voyages dédiée au Pérou et à la Bolivie. Ils font le bonheur de 2000 touristes par an.

Pour sa part, Arthur Marcinkiewicz a créé Le Soleil, seul restaurant français du Pérou. Son aventure a commencé il y a 8 ans et le succès fut immédiat : il a obtenu par trois fois le prix du meilleur restaurant du Pérou !

J’ai également rencontré Emmanuel Maeder qui a installé, il y a six mois, une cafétéria au sein de l’Alliance française, baptisée Café-crème. Nul doute que sa sympathie et son tour de main seront les clés de sa prospérité. + d’images

Culture française

Alliance française

Le directeur de l’Alliance française de Cusco, Anthony Rohou, m’a fait découvrir ses installations en présence de Jean-Jacques Decoster, consul honoraire à Cusco.

Ce site possède de nombreux atouts pour favoriser son développement, dont une équipe de direction dynamique et imaginative.

La médiathèque, située au dernier étage, offre au visiteur une superbe perspective sur la ville de Cusco.

Un projet de création d’un ascenseur pour garantir l’accessibilité à tous constitue une des priorités de l’AF Cusco. + d’images

AREQUIPA

Politique

Mairie

Entretien avec Omar Candia Aguilar, maire d’Arequipa, en compagnie de Véronica Estève, consule honoraire à Arequipa, de Catherine Clémente, directrice de l’école Saint-Exupéry et de Pauline Poutrain, chargée de projets à l’AFD.

Le maire souhaite construire un tramway électrique à l’horizon 2021 pour lequel je l’ai assuré du soutien de la France, à la fois pour le financement (AFD) et la réalisation technique, rappelant l’expertise de nos entreprises et citant les expériences réussies à Medellin en Colombie (compte-rendu) ou Guayaquil en Équateur (compte-rendu).

Le projet de rénovation du système de transport de la ville doit permettre de relier l’aéroport au centre-ville et favoriser l’inclusion des quartiers populaires à la vie de la cité. + d’images

Communauté française

Consule honoraire

Veronica Esteve, consule honoraire pour Arequipa, m’a accompagné tout au long de ma journée dans sa ville natale.

Après avoir servi durant 22 ans l’ambassade du Pérou à Paris, elle est rentrée à Arequipa pour accompagner son mari français qui a créé une boutique-hôtel.

Si la communauté française d’Arequipa compte 150 inscrits, Veronica pense qu’il y a bien 500 compatriotes qui résident dans la ville sans être inscrits. Son superbe bureau situé dans l’enceinte de l’Alliance française lui permet de les accueillir notamment pour accomplir des formalités administratives. + d’images

Enseignement

Collège Saint-Exupéry

Heureux d’avoir visité ce collège le jour même de l’ouverture de ses locaux flambants neufs.

Accompagné de Veronica Esteve, consule honoraire, j’ai été accueilli par Annie Postigo Oillic, responsable de l’école et de Yves Martinon, directeur.

Mon arrivée me laissera un souvenir ému, puisque les élèves ont entonné avec entrain les hymnes péruviens, puis français, précédant un discours de bienvenue de la part de deux élèves de 6ème.

Créée en 2014 avec 60 élèves, l’école accueille actuellement 300 élèves, de la maternelle jusqu’à la 6ème et justifie du label France Éducation. L’école souhaite désormais obtenir l’homologation et pouvoir financer ses projets de développement.

Je suivrai avec beaucoup d’attention l’évolution du collège d’Arequipa qui présente une offre éducative alternative dans toute la région sud du Pérou, dont peuvent profiter les familles françaises, francophones ou francophiles. + d’images

Culture française

Alliance française

A l’occasion de ma venue, l’Alliance française d’Arequipa, dirigée par Frantz Benhayoun, a pris la peine d’organiser un cocktail réunissant une trentaine d’acteurs de la communauté française locale.

Aux côtés de Veronica Esteve, ce fut l’opportunité d’échanger avec quelques entrepreneurs, principalement dans l’industrie du tourisme, l’hôtellerie et la restauration, mais également dans le domaine des services informatiques.

En discutant avec Natacha Eduardo Villeneuve, gérante de l’agence Colores Arequipa et François Stimpfling, DG de Tours de l’Inka, j’ai pu vérifier que la capacité d’adaptation se conjuguait idéalement avec le goût d’entreprendre. + d’images

En circonscription au Pérou (1/2) – Lima (1er mars & 5 mars 2019)

Je suis reconnaissant envers Antoine Grassin, ambassadeur de France au Pérou, d’avoir organisé mon accueil et une réception à la Résidence pour me permettre d’échanger avec nos compatriotes.

J’ai suivi sa suggestion de ne pas me limiter à Lima, ce qui m’a permis d’appréhender les potentialités du pays au regard de nos intérêts économiques et culturels.

Ce déplacement m’a conduit de Lima à Cusco, puis à Arequipa. Je suis revenu avec l’intention d’accompagner les établissements scolaires français de Lima et d’Arequipa dans leurs projets immobiliers.

Politique

Congrès

Entretien au Congrès péruvien avec Paloma Noceda, présidente du groupe parlementaire d’amitié Colombie-France et le député Victor Andres Garcia Belaunde, en présence de Renaud Collard, Premier conseiller à l’ambassade.

La situation au Venezuela a largement dominé l’entretien. 2 à 3000 réfugiés vénézuéliens arrivent chaque jour à pied à leur frontière, souvent démunis, affamés et nécessitant des soins médicaux.

700.000 réfugiés sont officiellement enregistrés, mais leur nombre est évalué à un million. Il est évident que le Pérou ne peut faire face, seul, à cette vague migratoire qui submerge son territoire.

Des eurodéputés sont attendus à sa frontière commune avec l’Équateur pour évaluer la situation. Le député Garcia Belaunde m’a expliqué que l’affection du Pérou pour la France prenait sa source dans l’invasion de l’Espagne par Napoléon, une initiative qui avait eu pour effet d’affaiblir considérablement ce pays et de faire murir la conscience autonomiste au sein des pays d’Amérique latine, où soufflait déjà l’idée de liberté.

J’ai visité le congrès où siège le Parlement. Un superbe édifice, dont les lumineux vitraux du plafond proviennent de Bordeaux. + d’images

Entrepreneuriat

CCI France-Pérou

Entretien avec Ricardo Guevara Bringas, pdt de la CCI France-Pérou (à l’image), suivi d’une visite de la Chambre, en compagnie de Max Porras, directeur de la CCIFP, Gaëlle Dupuis, resp. commerciale et Philippe Autier, conseiller économique à l’ambassade.

Créée en 1945, la CCI France-Pérou est composée de 130 entreprises et offre un accès au programme Froxi : Obrias por Impuestos (chantier pour impôts) qui permet aux entreprises de payer 50% de leur impôt société en nature. Ce sont les entreprises privées qui financent ainsi directement des projets d’infrastructures sur leurs impôts dus.

Ainsi, les entreprises françaises habituées des marchés publics doivent apprendre de nouveaux réflexes, et grâce à ce programme, celles-ci justifient d’un volant d’affaires annuel de 300 millions d’euros.

La CCI a également lancé un programme « Créateurs de valeur » pour les entrepreneurs individuels ou les TPE. Elle peut accueillir dans ses locaux jusqu’à 5 entreprises, parmi lesquelles la société Hydro Leduc. A noter que c’est un VIE, Simon Hanff, installé à Lima depuis 18 mois, qui a ouvert le marché latino-américain pour cette PME. + d’images

CCEF

Philippe Autier, conseiller commercial, m’a organisé une rencontre à l’ambassade avec sept conseillers du commerce extérieur de la France au Pérou représentant les entreprises Engie, Vinci, Indeco (Nexans ex-Alcatel Cables), Thales, Legrand, Société Générale, Aranwa (Tourisme).

Malgré l’insécurité juridique, le pays offre de belles opportunités, d’autant que la croissance est soutenue, de l’ordre de 4%. Le pays est dépendant de la santé du secteur minier qui représente près de 60% des exportations en 2017 et qui produit plus particulièrement du cuivre.

Le poids de la Chine se renforce d’année en année en accueillant 26% des exportations du pays et représentant 22% des importations péruviennes.

Le poids excessif de l’économie informelle facilite l’écoulement des produits contrefaits venant de Chine. La société Legrand, réputée pour la qualité de ses matériels électriques, est une victime emblématique. On associe souvent la contrefaçon à l’industrie du luxe, mais cela peut-être également dévastateur dans le secteur du médicament, des pièces automobiles ou de matériels électriques connus pour provoquer de nombreux incendies au Pérou. + d’images

Communauté française

Réception à la résidence

Je suis heureux d’avoir pu retrouver Marie-France Cathelat, présidente de l’UFE Pérou et personnalité incontournable de la communauté française.

Cette communauté compte 3731 inscrits, dont 84% vivent à Lima. On estime le nombre des Français non-inscrits à un bon millier.

L’action de nos consuls honoraires porte essentiellement sur les besoins de nos touristes, dont le nombre s’élève à 100.000 par an. Un véritable engouement ! Du reste, les vols Air France d’affichent un taux de remplissage de plus de 90%.

Un point noir : le Pérou a la palme mondiale des d’accidents d’autobus. A ne jamais prendre de nuit. Le pays compte, en moyenne, deux accidents par mois impliquant des Français. + d’images

Enseignement

Lycée franco-péruvien

Visite du lycée organisée par le proviseur, Marcel Salvetat, en présence de Patrick Bosdure, conseiller culturel, suivie d’un déjeuner-rencontre avec l’équipe de direction, les représentants des parents et des enseignants.

Fondé en 1950, conventionné avec l’AEFE, l’établissement accueille 1080 élèves.

En juillet 2017, un rapport indiquait qu’un séisme menaçait les bâtiments du lycée. La mise en sécurité des élèves dans des constructions provisoires a été exécutée dans un temps record, précédant la démolition des bâtiments à risque.

A la rentrée de février 2018, 36 préfabriqués équipés de climatisation et de vidéoprojecteurs accueillaient les élèves.

J’ai félicité l’équipe de direction pour sa réactivité face aux événements et pour la qualité des installations temporaires. Le lycée est désormais engagé dans un ambitieux projet de reconstruction qui devrait commencer fin 2019. + d’images

Culture française

Alliance française

Découverte de l’Alliance française de Lima créée en 1890 ! C’est assurément la plus impressionnante de toutes celles que j’ai visitées.

Accueilli par son directeur Nicolas Mezzalira, en compagnie de la vice-présidente de l’AF de Lima et de Patrick Bosdure, conseiller culturel, j’ai pu expérimenter le musée virtuel « Microfolie » à l’aide de tablettes numériques.

Avec plus d’un million d’heures de cours par an, l’Alliance française de Lima se place en 1ère position du réseau pour l’apprentissage du français pour tous les âges. L’AF assure également la formation de professeurs et le suivi de l’enseignement du français dans 45 collèges (21.000 élèves).

Elle organise 350 activités culturelles par an, en mettant à profit son théâtre de 200 places et sa salle de cinéma. + d’images

En circonscription en Colombie – Bogota & Medellín (27-28 février 2019)

Mon second déplacement en Colombie de 36 heures, après celui de mai 2015 (compte-rendu), était principalement centré sur notre présence économique dans le pays.

Merci à notre ambassadeur de France, Gautier Mignot, pour son accueil et sa présence durant mes deux jours, et de m’avoir notamment organisé trois événements à la Résidence de France de Bogota auprès d’acteurs économiques.

A la rencontre de nos entrepreneurs je me suis rendu compte du climat des affaires en Colombie dans un contexte de sécurité renouvelé, où les entreprises françaises jouissent d’une excellente image, mais doivent affronter un contexte mondial de plus en plus concurrentiel.

BOGOTA

Entrepreneuriat

CCI France-Colombie (CCIFC)

Visite de la Chambre de commerce et d’industrie France-Colombie en présence Alexandre Toulemonde Lefebvre, président délégué et Pedro Valero, directeur exécutif

Lorsque j’étais venu à Bogota en 2015, la chambre comptait 125 membres, elle en compte désormais plus du double soit 260. Entre-temps, j’avais eu le plaisir de recevoir ses responsables au Sénat, le 21 juin 2017, pour célébrer le centenaire de la CCIFC dans le cadre de l’année France-Colombie (compte-rendu).

Les initiatives de la CCIFC sont aussi nombreuses que variées afin de dynamiser la communauté d’affaires franco-colombienne.

La Chambre cherche aussi à valoriser l’entrepreneuriat avec la mise en place d’une pépinière d’entreprises. Elle fournit ainsi des services aux jeunes pousses pendant 3 ans (35 entreprises en bénéficient) pour leur donner le temps d’éclore et… devenir membres à part entière de la CCIFC.

L’objectif immédiat de la Chambre est d’accroître sa surface de bureaux, tout en demeurant dans le même quartier d’affaires. + d’images

Entrepreneurs français

J’ai eu le plaisir de faire la rencontre de deux entrepreneurs qui portent haut nos couleurs à Bogota.

Éric Dupuy  (au centre de l’image) est responsable Amérique latine pour Valorem. Cette société de 200 collaborateurs, créée en 1994, est le 5ème producteur indépendant français d’énergie renouvelable.

Le parcours d’André Barreto est assez surprenant : après avoir fait Sciences-Po, il a repris une exploitation près de Bogota, Papa PachoLecheria, qui produit des fromages sur le modèle de ceux que nous trouvons en France.

Commerce extérieur

Notre ambassadeur m’a organisé un entretien à la Résidence avec le directeur de Business France et Thomas Marx, conseiller financier régional du service économique de l’ambassade, pour faire le point sur les forces et faiblesses de la 4ème économie d’Amérique latine.

En Colombie, la France est particulièrement bien placée : nos exportations ont augmenté de 33% en 2018, 220 filiales françaises sont présentes sur place, nos investissements s’élèvent à plus de 3 milliards de dollars et nous restons le premier employeur étranger du pays avec plus de 120.000 emplois directs.

Le soir même, j’ai aussi eu l’opportunité de m’entretenir avec de jeunes entrepreneurs français en Colombie qui affichaient tous un bel d’optimisme et encourageaient leurs compatriotes à venir constater sur place le potentiel d’affaires de la Colombie.

Communauté française

Ambassade de France

Gautier Mignot, ambassadeur de France, a réuni les acteurs de la coopération éducative et culturelle, ainsi que ceux du service politique et du consulat, pour m’offrir un tour d’horizon de notre relation bilatérale, en présence de Joël Doglioni, conseiller consulaire et administrateur de la Caisse des Français de l’étranger (CFE).

J’ai ainsi pris connaissance qu’un deuxième lycée ouvrirait ses portes à Bogota, à la rentrée de septembre prochain. + d’images

MEDELLIN

Politique

Comité stratégique franco-colombien

Le Comité stratégique franco-colombien (CSFC) a été institué par les deux présidents Hollande et Santos en janvier 2015, composé d’éminentes personnalités françaises et colombiennes de différents horizons (entreprises, culture, universitaires, société civile) et ayant vocation à renforcer la relation bilatérale.

Grâce à notre ambassadeur Gautier Mignot, j’ai fait la rencontre d’une brillante personnalité, Gonzalo Restrepo, co-président du CSFC, CCEF, ex-pdg d’Exito (filiale colombienne de Casino), ex-président du conseil d’administration d’Ecopetrol, membre de la délégation gouvernementale aux Négociations de la paix de la Havane, président de la fondation Casino.

Entrepreneuriat

Inauguration de la ligne M du Métrocable de Poma

Medellín est la première ville au monde à avoir mis en service, en 2004, un téléphérique pour le transport de voyageurs en milieu urbain. La ligne M est la 5ème ligne de télécabines à Medellin, installée par la société française Poma, destinée faire le lien avec le quartier populaire de Trece de Noviembre et le réseau de tramway, jouant ainsi un rôle majeur en matière d’inclusion sociale pour les habitants de ces zones défavorisées.

En compagnie de Gautier Mignot, ambassadeur, j’ai assisté à l’inauguration qui s’est déroulée dans une ambiance festive. Tous les officiels colombiens se sont félicités du soutien de la France au développement de la ville. En effet, cette 5ème ligne (Poma va en construire une 6ème) fait partie d’un vaste projet de rénovation urbaine financé par l’Agence française de développement à hauteur de 250 millions de dollars.

Kevin, un enfant à mobilité réduite du quartier qui est désormais relié à tout le réseau de transport urbain de la ville, s’est exclamé : « La ligne M, c’est le bonheur qui est arrivé ! ». Avec Kevin, ce sont 350.000 habitants qui sont impactés par cette ligne M. + d’images

Mane

Mane est une entreprise familiale et indépendante française, créée en 1871 près de Grasse.

Elle occupe le 6èmerang parmi les leaders mondiaux de l’industrie des saveurs et de flagrances. Plus de la moitié de ses ventes sont concentrées sur les saveurs pour l’industrie agro-alimentaire et les boissons.

L’entreprise emploie 5500 salariés dans le monde et 92% de ses ventes se font à l’international (CA consolidé de 1,3Mds€).

Reçu par Alejandro Henao, directeur général de la filiale Mane en Colombie, j’ai visité leur site de production en compagnie de Gautier Mignot, ambassadeur et de José Delcroix, consul honoraire de France à Medellín.

Cette usine de 9000 m2, inaugurée l’an dernier, est dédiée à la conception, la production et la vente de leurs produits. + d’images

Culture française

Alliance française

Visite de l’Alliance française de Medellín, dirigée par Violaine Dupic, toujours en compagnie de Gautier Mignot, ambassadeur et de José Delcroix, consul honoraire.

L’AF de Medellín a fêté ses 70 ans en novembre dernier.

3500 étudiants suivent des cours à l’AF dans l’un des trois sièges implantés dans les divers secteurs de la ville. Celui du « centro » est doté d’une salle de spectacles de 250 places, d’une médiathèque, d’un restaurant, d’une antenne Campus France et d’une galerie d’expositions tout juste rénovée. + d’images