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Londres : L’EIFA se lance dans l’enseignement secondaire bilingue

Au Sénat, la semaine dernière, j’ai retrouvé avec plaisir les deux fondatrices de L’Ecole internationale Franco-Anglaise (EIFA), située à Londres. Ces deux battantes marient le goût d’entreprendre et l’amour de la pédagogie : Sabine Dehon, directrice de l’école, et Isabelle Faulkner, en charge de la partie administrative, financière et du lien avec les parents.

Olivier Cadic, Isabelle Faulkner et Sabine Dehon, créatrices de L’Ecole internationale Franco-Anglaise (EIFA) à Londres

Olivier Cadic, Isabelle Faulkner et Sabine Dehon, créatrices de L’Ecole internationale Franco-Anglaise (EIFA) à Londres

Après avoir ouvert une école primaire bilingue, il y a deux ans seulement, l’EIFA va inaugurer un collège bilingue dès la rentrée prochaine, dans un bâtiment à proximité (lire : « L’EIFA, une nouvelle école maternelle et primaire bilingue à Londres » du 26 janvier 2013). Les inscriptions ont débuté et la directrice du collège a déjà été embauchée. Il s’agit de Sophie Polin. Ce n’est pas tout, un projet de lycée est clairement amorcé.

Il ne faudrait pas se méprendre sur les intentions de l’établissement. « On ne veut pas être de plus en plus gros, mais demeurer une école à taille humaine », souligne Sabine Dehon.

Leur marche vers le secondaire vise à compléter l’offre scolaire, sur un point particulier : « il existe une offre bilingue en primaire, explique la directrice. Mais à partir du secondaire, l’offre s’oriente essentiellement en français ou essentiellement en anglais. Il n’y a pas de continuité du flux des élèves à travers l’enseignement bilingue. Notre offre leur permettra de consolider leurs acquis et d’en développer de nouveaux ! ».

Même volonté d’exister à la marge au niveau du lycée. Pas question d’entrer en concurrence frontale avec les lycées de Gaulle ou Churchill, puisque l’EIFA délivrera l’international baccalauréat (IB), dès 2018.

Le 19 janvier 2015, les parents étaient conviés à une soirée de présentation du futur collège bilingue. A l’occasion, Dr Ian Hill a présenté aux parents le programme du diplôme BI

Le 19 janvier 2015, les parents étaient conviés à une soirée de présentation du futur collège bilingue. A l’occasion, Dr Ian Hill a présenté aux parents le programme du diplôme IB

Sabine Dehon et Isabelle Faulkner se sentent confortées dans leur approche par les parents eux-mêmes. Des parents dont le profil a évolué avec le temps. Le couple d’expatriés français laisse désormais place à des couples plus jeunes, combinant deux nationalités.

Ces parents bi-nationaux vivent pleinement la culture anglaise. Ils veulent s’intégrer et réussir le plus rapidement possible, au point que certains « oublient » bien malgré eux de transmettre la langue française à leurs enfants, regrette Sabine.

Plus généralement, ces jeunes couples veulent conserver deux cultures et deux langues. Ils trouvent dans l’EIFA un environnement international conforme leurs attentes : « ils ont une autre vision de l’éducation que les parents franco-français. Par exemple, comme leurs homologues anglophones, ils comprennent les tarifs élevés des établissements en matière d’offre scolaire à Londres et n’hésitent pas à inscrire leurs enfants en liste d’attente dans plusieurs établissements dès la naissance », illustre la directrice.

J’adresse tous mes encouragements à Sabine et Isabelle sur la voie de la continuité de leur enseignement, au service des élèves de 3 à 18 ans.

Une nouvelle « free school » primaire bilingue, à côté du futur lycée international de Wembley

Harrow Bilinguel Primary SchoolLes autorités britanniques ont donné leur accord pour la création d’une future école primaire bilingue, nommée Harrow Bilingual Primary School, qui devrait ouvrir ses portes en septembre 2015, au même moment que le lycée international de Wembley et probablement dans le même quartier !

Cette école aura le statut de free school que nous avons souvent évoqué, parce que c’est une solution remarquable pour augmenter le nombre d’écoles bilingues au Royaume-Uni, dans la droite ligne de l’objectif n°2 du plan Ecole qui vise à multiplier ce genre d’établissements au profit des trois-quarts de nos plus jeunes compatriotes qui n’ont pas accès au réseau d’enseignement français (lire : « Créer une free school bilingue: pourquoi pas vous ? par Bénédicte Yue » du 20 septembre 2013).

Les free schools sont des écoles d’état anglaises et gratuites, bénéficiant d’une gestion autonome sous contrôle d’un « Board of Governors ». Elles sont directement financées par l’Etat sur la base du nombre d’élèves et gèrent leur propre budget. Il y a deux ans, nous avons inauguré l’Europa School UK, une free school multilingue près d’Oxford (lire : « Inauguration officielle de l’Europa School UK » du 30 septembre 2012).

Je remercie Bénédicte Yue, membre du groupe de travail objectif 2 du plan Ecole, de nous nous avoir transmis tous les détails sur la future école, ci-dessous.

Si vous désirez en savoir davantage, un « Open day » sera organisé :

Samedi 22 novembre 2014 de 13h30 à 15h30
Locaux de Harrow School, Old Harrovian Room,
War memorial Building, High Street, Harrow, HA1 3HP.
Téléchargez l’Open Day Flyer – Harrow Bilingual Primary School (fichier pdf)

Penny Roberts, Consultant Development Officer, London Diocesan Board for School ; Daniel Norris, Executive Headteacher Designate, Harrow Bilingual Primary School and Holy Trinity School Northwood ; Bénédicte Yue, Vice Chair of Governors, Europa School UK, membre du groupe de travail Objectif n°2 du plan Ecole

(de g. à d.) Penny Roberts, Consultant Development Officer, London Diocesan Board for School ; Daniel Norris, Executive Headteacher Designate, Harrow Bilingual Primary School and Holy Trinity School Northwood ; Bénédicte Yue, Vice Chair of Governors, Europa School UK, membre du groupe de travail Objectif n°2 du plan Ecole

 « Harrow Bilingual Primary School vient d’obtenir l’accord du Department for Education pour une ouverture en septembre 2015. Il s’agit d’une free school bilingue anglais-français financée par le gouvernement anglais. Harrow Bilingual Primary School sera une école Church of England offrant un programme anglais (English National Curriculum) qui sera enseigné en anglais ou en français selon les matières avec, en sus, la possibilité d’activités complémentaires en français après l’école. L’école ouvrira dans un premier temps des classes de Reception (4-5 ans) et de Year 1 (5-6 ans) et s’étendra progressivement à toutes les classes de primaire (4-11 ans).

Ce projet a été mis en place par un groupe de parents dont Ian Fernandes qui présidera le Board of Governors. Le principal, Daniel Norris, est déjà à la tête de Holy Trinity School Northwood, une école notée outstanding par l’Ofsted.

L’école bénéficie en outre du soutien et de l’expérience de nombreux partenaires dont la prestigieuse Harrow School et le London Diocesan Board of Schools qui gère déjà plus de 150 écoles au Nord de Londres.

Penny Roberts et l’équipe de « project management » du Diocèse conduisent d’une main de maître la phase de pré-ouverture. Le site qui accueillera l’école a d’ores et déjà été identifié et il devrait être annoncé dans les prochaines semaines.

Tous les atouts sont donc réunis pour faire de cette nouvelle école bilingue un succès. Sa proximité avec le nouveau lycée de Wembley offrira sans doute des opportunités de collaboration entre les deux établissements.  »

Bénédicte Yue

Pour toute inscription ou renseignements complémentaires, vous pouvez consulter le site web de l’école : www.harrowbilingualprimary.co.uk

Elections consulaires 2014 : L’avenir de nos enfants est en jeu ! par Sophie Routier, ex-administratrice du collège français bilingue de Londres (CFBL)

sophie Routier« L’élection consulaire n’est pas anecdotique pour les Français du Royaume-Uni. L’avenir de nos enfants est en jeu.

Il y a 6 ans, l’école primaire l’Ile aux enfants était menacée de disparition. Olivier Cadic m’a soutenu pour faire du sauvetage de notre école une priorité du plan Ecoles.

Trois ans plus tard, fondue dans le CFBL, l’Ile aux Enfants fut sauvée. Mieux, un collège permet aux enfants de poursuivre leur scolarité jusqu’en troisième dans le nord de Londres.

Le prochain lycée prévu à Wembley mettra un terme à l’obligation de devoir se rendre à South Kensington pour une scolarité en français et permet d’ouvrir la voie à un désengorgement du lycée Charles de Gaulle tant attendu.

Comme l’a écrit Arnaud Vaissié, le plan Ecoles est né sous l’impulsion d’Olivier Cadic. Pour beaucoup d’entre nous, il est également l’âme du plan Ecoles car il s’investit autant pour les écoles françaises que pour les écoles bilingues et les écoles Flam.

Le projet de notre liste vise à offrir une solution d’enseignement en français et une aide à la scolarité pour toutes les familles et pas seulement celles de Londres.

Pour nos enfants, je vous demande de voter pour la liste l’union des Français du Royaume-Uni, rassemblement de la droite et du centre conduite par Olivier Cadic et soutenue par l’UMP, l’UDI et l’UFE.

Sophie Routier , 23 mai 2014
Candidate sur la liste de rassemblement soutenue par l’UMP, l’UDI et l’UFE, intitulée l’Union des Français du Royaume-Uni, rassemblement de la droite et du centre.

Lire aussi sur ce blog :
– : « Gala de bienfaisance du CFBL, le 1er février 2014 » du 10 janvier 2014
– : « Les médias se font l’écho de la 5ème réunion publique du plan Ecole de l’UFE GB » du 18 mai 2013
– : « Kentish Town (14) : les parents d’élèves de l’Ile aux Enfants séduits par le projet » du 15 avril 2010
– : « Kentish Town (7) : Le jour de la remise des clés ! » du 30 novembre 2009

L’Ecole bilingue de Londres fête ses 10 ans

Lorsqu’une organisation fête ses 10 ans, on peut discuter de savoir si c’est déjà beaucoup ou encore peu, mais pas du fait qu’il s’agisse d’un accomplissement. Dix bougies marquent aussi un pan de vie pour ses fondateurs, signe de leur passion et gage de leur bonne conduite des affaires.

Alors on trinque ! On trinque pour conjurer définitivement les petites misères qui restent loin derrière et savourer le bonheur d’entreprendre, ce bonheur si particulier d’avoir fait œuvre utile à la société, comme celui d’ouvrir une école.

« L’enfant est au centre de nos préoccupations et quel bonheur de constater, au quotidien, que nos élèves s’épanouissent et progressent dans la joie », résume Véronique Ferreira, directrice pédagogique et fondatrice de l’école avec Franck Laurans qui occupe le rôle de directeur administratif.

Véronique Ferreira, directrice pédagogique et cofondatrice de l'Ecole bilingue de Londres, et Olivier Cadic

Véronique Ferreira, directrice pédagogique et cofondatrice de l’Ecole bilingue de Londres, et Olivier Cadic

Le 21 janvier dernier, ils ont tenu à célébrer une décennie d’efforts en faveur de l’enseignement franco-anglais à Londres. L’anniversaire de l’école aura administrativement lieu en septembre prochain. Parents d’élèves et collègues sont venus congratuler Véronique et Franck, dans leurs locaux à deux pas de la gare de Paddington, en présence de nombreux officiels, dont le consul général Olivier Chambard.

L’institution accueille 120 enfants, de la maternelle au primaire, alternant un enseignement en langue française et anglaise qui a fait l’objet d’une procédure d’homologation en 2006, attestant de sa conformité aux programmes et aux objectifs pédagogiques de l’Education nationale. L’Ecole bilingue est l’une des 11 écoles à être dans ce cas à Londres.

Se conformer aux règles applicables en France ne signifie pas être conformiste, puisque l’esprit d’innovation a toujours soufflé sur l’établissement, au point que les mots « atypique ou unique  sont le plus souvent employés pour décrire l’école », se flatte Véronique.

On ne réussit pas tout seul : Véronique et Franck ont salué leur équipe d’une vingtaine de personnes pour leur implication sans faille et leur contribution éclairée dans cette aventure. De plus, les  fondateurs disent s’être toujours sentis encouragés par les parents et les institutions officielles (ambassade, Education nationale…), tout comme ils ont pu compter sur leur propre famille, notamment pour contribuer aux travaux de l’établissement…

Cette réception est aussi un clin d’œil à ceux qui dirigent une école homologuée à Londres, d’autant plus s’ils ont accompli ce chemin initiatique de la création d’entreprise. Comme le dit si bien Véronique: « Naïveté, courage, innovation, ambition, intuition, volonté, inconscience, énergie, acharnement… il nous aura fallu un peu de tout cela pour construire doucement mais surement, cette petite école dont nous sommes si fiers aujourd’hui. » (voir la liste des établissements londoniens).

Véronique et Franck vous donnent rendez-vous le 28 mai prochain pour la fête de l’école qui réunira les élèves et anciens élèves, ainsi que leurs parents, autour d’ateliers ludiques. Une mosaïque, en cours de réalisation, sera alors révélée !

Plan Ecole : une première liste des établissements bilingues français-anglais

L’objectif n°2 du plan Ecole consiste à doubler le nombre d’écoles bilingues français-anglais en cinq ans. J’aime à rappeler que plus des 2/3 des jeunes Français vivant en Grande Bretagne sont scolarisés dans des écoles britanniques. Les Français sédentarisés en Grande-Bretagne souhaitent pouvoir accéder à des enseignements qui favoriseront la préservation chez leurs enfants de la langue et de la culture françaises, quels que soient leur lieu de résidence et leurs revenus.

Il convient de leur offrir une solution intégrée au système scolaire britannique en faisant la promotion de l’enseignement bilingue.

Une des premières actions du plan Ecole fut de faire un état des lieux et d’identifier ainsi les établissements, publics ou privés, qui offraient  déjà un cursus français-anglais au Royaume-Uni.  Un groupe de travail a été constitué à ce dessein (lire : « Le plan Ecole va permettre de doubler le nombre d’écoles bilingues ! » du 31 mai 2013).

Quels sont les critères ? Les établissements retenus par le groupe de travail doivent offrir soit un soutien français langue maternelle, soit une « immersion », autrement dit l’enseignement de disciplines à travers une langue autre que celle de l’anglais. L’idéal étant d’enseigner deux disciplines non linguistiques en français, comme la géographie, l’Histoire ou les NTIC, évidemment en sus de l’enseignement de la langue française.

Marilyn Bergère-Williams

Le groupe de travail du plan Ecole a travaillé à partir d’une carte des établissements du Royaume Uni, établie en 2008 par Michel Monsauret, alors conseiller culturel adjoint. Depuis la rentrée Marilyn Bergère-Williams, a pris la peine de contacter chacun de ces établissements, par email ou téléphone, afin de vérifier s’ils répondaient aux critères précités.

Seuls 24 établissements correspondaient à ces critères.

Nous ne sommes qu’au début d’un processus et en phase d’élaboration d’un modèle qui sera régulièrement adapté et complété par les experts qui ont mis leurs compétences au service du plan Ecole. Merci en particulier à Marylin qui justifie, elle-même, de trente années  d’expérience dans la formation professionnelle et l’éducation en Grande-Bretagne, où elle a fait ses études supérieures  (University of Nottingham et UCL).

Voici la liste des établissements contactés par Marilyn qui sont recensés en deux listes :
1 – UK Schools offering French as a Modern Foreign Language to UK students
2 – UK Schools offering French Mother Tongue Support to French native speakers

Figurer dans ces listes pour un établissement ne préjuge en rien de sa qualité et ne lui accorde aucune forme de reconnaissance pédagogique par le groupe de travail.

Peut-être connaissez-vous d’autres écoles que nous n’avons pas encore référencées ? Merci beaucoup de nous en faire part !

« Créer une free school bilingue: pourquoi pas vous ? » par Bénédicte Yue

Il y a un an, presque jour pour jour, j’inaugurais l’Europa School UK, une nouvelle free school multilingue près d’Oxford, en compagnie de tous les élus locaux et de Lord Hill, Schools Minister (lire : « Inauguration officielle de l’Europa School UK » du 30 septembre 2012).

Michale Gove, Secretary of State for Education, aux parents d’élèves: « Les gens se souviendront de vous parce que vous aurez été à l’origine des premières free schools » (« Free Schools Live! » du 29 juin 2013)

Parmi les parents d’élèves figurait Bénédicte Yue, dont je vous ai parlé en mai dernier puisqu’elle a proposé de fabriquer un « kit d’information » à l’attention des parents qui souhaitent créer d’une Free School bilingue.

Son initiative a pris corps en même temps que la constitution d’une équipe dédiée à l’objectif 2 du plan Ecole, inchangé depuis 2007 : doubler en 5 ans le nombre d’établissements offrant un enseignement bilingue français-anglais au Royaume-Uni. (lire : « Le plan Ecole va permettre de doubler le nombre d’écoles bilingues ! » du 31 mai 2013).

J’ai participé à la journée « Free Schools Live! » le 29/6/13 à Westminster en compagnie de Bénédicte. Le discours passionnant et visionnaire prononcé par Michael Gove, ministre de l’éducation britannique, offre des perspectives nouvelles pour les parents désireux d’obtenir un système éducatif répondant à leurs aspirations d’enseignement bilingue.

Rappelons que 2/3 des jeunes Français de Grande Bretagne fréquentent des écoles britanniques, principalement du fait de leur éloignement de Londres. Un  enseignement bilingue leur offrirait une ouverture culturelle française, tout en restant intégrés au système scolaire britannique.

Après l’Europa School en 2012, nous attendons l’ouverture en 2014 de l’école bilingue de Bromley (français/anglais) ou encore de l’International Academy of Greenwich (secondaire multilingue). Nous souhaitons que d’autres projets prennent forme et voient le jour en 2015. J’ai le plaisir d’ouvrir mes colonnes à Bénedicte Yue pour vous faire partager son expérience de création d’école à Culham et les informations recueillies lors du Free Schools Live conference and exhibition. Je la remercie vivement de cette contribution.

 Créer une free school bilingue: pourquoi pas vous ?  – Bénédicte Yue

Face à la saturation des établissements français sur Londres, le concept de free school pourrait s’avérer une alternative intéressante pour développer des écoles bilingues en Angleterre.

Les Free schools sont des écoles d’état anglaises disposant d’une gestion autonome sous contrôle d’un « Board of Governors ».  Elles sont indépendantes du contrôle des autorités locales et supervisées directement par le Department for Education, l’OFSTED et l’Education Funding Agency.

Les free schools disposent d’une plus grande liberté à plusieurs niveaux :
– Elles n’ont pas l’obligation de suivre le programme anglais (National curriculum) mais doivent offrir une éducation « vaste et équilibrée » ;
– Elles sont directement financées par l’Etat sur la base du nombre d’élèves et gèrent leur propre budget ;
– Elles ont également certaines libertés en matière de rythme scolaire ou encore de politique de recrutement et de rémunération ;
– Enfin, et ce qui n’est pas négligeable, elles sont « free » d’un point de vue financier.

Cette initiative, lancée par le gouvernement de coalition en juin 2010 et qui s’inspire des exemples américains (Charter schools) et suédois, connait un vif succès. Il y a aujourd’hui en Angleterre 171 free schools (24 ouvertes en 2011, 55 en 2012, 92 en 2013) et 115 ont déjà été approuvées pour ouvrir en 2014.

Très peu d’entre-elles axent leur curriculum sur un programme multilingue. On peut citer notamment Europa school UK (près d’Oxford) offrant 2 filières anglais/français et anglais/allemand et l’école de Brighton (primaire anglais/espagnol), Judith Kerr (primaire anglais/allemand), Tiger Primary school (primaire mandarin/anglais) et nous nous réjouissons de l’ouverture en 2014 de l’école bilingue de Bromley (fançais/anglais) ou encore de l’International Academy of Greenwich (secondaire multilingue).

La flexibilité qu’offrent les free schools en matière de programme pédagogique en font un véhicule idéal pour mettre en place des écoles bilingues/multilingues qui s’intègrent dans le système éducatif britannique.

Cela peut représenter une opportunité pour toutes les familles françaises ou franco-anglaises installées durablement en Angleterre qui tout en faisant le choix de l’immersion dans le système scolaire de leur pays de résidence peuvent continuer à offrir à leurs enfants une éducation multiculturelle. Cela favorise en outre l’intégration avec la communauté anglaise désireuse d’améliorer ses compétences linguistiques.  Enfin, cela peut également offrir une alternative aux familles qui n’ont pas de place dans les écoles françaises ou encore qui habitent en province.

Alors, quelle est la marche à suivre ?

1) Equipe. La première étape consiste à bâtir une équipe autour d’un projet éducatif dans une zone où la demande pour ce projet est forte. L’équipe est en général un groupe de volontaires de la société civile (parents, enseignants, associations, etc…) dont la multidisciplinarité est essentielle.  Pour créer une free school bilingue par exemple, il s’agira de démontrer des compétences en matière d’éducation tant du côté anglais que français, des compétences juridiques, et, ce sur quoi le Department for Education insiste de plus en plus, des compétences financières.

2) Projet. Il faut ensuite pouvoir articuler son projet pédagogique en respectant un format très précis.

3) Demande. Enfin, recenser la demande pour chaque niveau des classes à créer.

Notons qu’il n’est pas essentiel d’avoir identifié un site et que, si votre projet est retenu, l’Education Funding Agency sera à vos côté pour rechercher un site, en faire l’acquisition le cas échéant et engager les travaux.

(de g. à d.) Olivier Cadic, Natalie Evans, director New Schools Network, et Bénédicte Yue lors du « Free Schools Live » au Queen Elisabeth II Conference Centre, à Westminster.

Une fois ces trois conditions remplies (équipe-projet-demande), il conviendra de vous doter d’un statut juridique sous forme d’Academy trust sans but lucratif (charitable company limited by guarantee) et de déposer un dossier auprès du Department for Education selon le format indiqué sur son site internet ci-dessous.

En termes de calendrier, il faut compter minimum 18 mois entre le dépôt du dossier initial et l’ouverture de l’école.  Il existe maintenant 3 fenêtres par an pour déposer un dossier (septembre, janvier et mai).  Si votre dossier passe la présélection, vous serez ensuite convoqué 2 mois plus tard pour un oral de présentation devant un panel.  Suite à cet oral, vous aurez ou non un accord pour passer en phase de pré-ouverture.  A partir de ce moment-là, le gouvernement vous allouera des fonds pour mettre en place votre projet.  Vous serez en général assisté par des consultants spécialisés et si tout se passe bien, votre projet débouchera sur la signature d’un funding agreement, lequel constitue le véritable acte de naissance de l’école.

N’hésitez pas à informer Yves Letournel, attaché de coopération pour le français au service culturel de l’ambassade mail : yves.letournel@diplomatie.gouv.fr qui pourra vous mettre en contact avec d’autres équipes et faciliter la communication au sein de la communauté française.

Le gouvernement anglais a également mis en place le New School Network (NSN).   Le NSN, dirigé par Nathalie Evans, a pour missions de conseiller gratuitement les équipes sur le montage des dossiers.  Il dispose de nombreuses informations utiles sur son site internet référencé ci-dessous et propose également un programme de développement vous permettant de bénéficier de subventions et de conseils personnalisés.

Il ne reste plus qu’à vous lancer dans l’aventure !

Liens utiles:
News school network – Application guidance
Department for Education website – How to apply guide
Education Funding Agency – Recherche de site, acquisition  et construction

Le plan Ecole va permettre de doubler le nombre d’écoles bilingues !

C’est parti ! Depuis le 22 mai dernier, une équipe travaille sur l’enseignement bilingue. Lors de la réunion du comité de pilotage du plan Ecole de novembre dernier, j’ai demandé la constitution d’une équipe dédiée à l’objectif 2 du plan Ecole, tel qu’il a été défini en 2007 : doubler en 5 ans le nombre d’établissements offrant un enseignement bilingue français-anglais au Royaume-Uni. C’est chose faite et je suis persuadé que nous allons réaliser un grand bond en avant !

Si l’objectif n°1 du plan Ecole s’attache à démultiplier le nombre de places disponibles dans le réseau de l’enseignement français à l’étranger, cette orientation ne suffira jamais à combler une demande exponentielle et disséminée. Rappelons que les 2/3 des jeunes français de Grande Bretagne fréquentent des écoles britanniques (lire : « Plan Ecole : comment redynamiser l’enseignement français à l’étranger ? » du 10 mai 201).

Un enseignement bilingue offre à nos compatriotes durablement installés au Royaume-Uni « une solution intégrée au système scolaire britannique » (lire : PlanEcole19juin2008 – Ambassade de France). Nous avons estimé que l’enjeu consisterait à créer des classes bilingues dans 10 nouveaux établissements, chaque année, au Royaume-Uni. Outre l’intérêt marqué des parents, nous pouvons compter sur un réel engouement des Britanniques pour développer cette offre, d’autant que nous proposons de les accompagner (formation des enseignants, adaptation du système de notation…).

Les parents d’élèves s’investissent pleinement en faveur de l’enseignement bilingue (g. à d.) : Olivier Cadic, Nathalie Jandoucy, Elisabeth Fontanille, Marilyn Bergère et Bénédicte Yue

Pour avancer sur l’objectif, une équipe a donc été réunie par les soins de Laurent Batut, conseiller culturel adjoint, et Yves Letournel, attaché de coopération pour le français à l’ambassade de France. La première action décidée a été de recenser les établissements qui offrent un cursus bilingue français-anglais au Royaume-Uni, afin de nous permettre de mesurer l’évolution par rapport à la carte originale de 2008 établie par Michel Monsauret, notre ancien conseiller culturel adjoint. A l’époque, nous comptions déjà une cinquantaine d’établissements de ce type. Un groupe de travail a été constitué afin de mettre à jour cette liste et d’établir un tableau de bord de suivi de l’offre bilingue sur le territoire britannique.

Bénédicte Yue, Parent Governor à Culham, nous indique que, dans le cadre des travaux visant à rendre obligatoire l’apprentissage d’une langue étrangère dès 7 ans dans les écoles d’Etat anglaises, une consultation menée par le Department of Education en juillet 2012 laisse apparaître que le français est le « most popular choice » (70%), recueillant le double des suffrages par rapport à l’espagnol (34%) et devançant nettement l’allemand (20%). Lire « KS2 consultation published report » (page 4 – fichier pdf).

Un second groupe de travail a été constitué dans la foulée pour fabriquer un « kit d’information » à l’attention de ceux qui postulent à la création d’une Free School bilingue. Rompues au montage du dossier, Bénédicte Yue (Europa School Culham) et Nathalie Jandoucy (International Academy of Greenwich) mettront au profit de tous leur expérience cumulée : recherche immobilière, relation avec les autorités locales, financements, mais aussi recherche des prestataires… Ce concept de Free-School bilingue a déjà vu le jour en 2012 grâce à l’École européenne de Culham, près d’Oxford (lire Lire aussi : « Inauguration officielle de l’Europa School UK » du 30 septembre 2012). Une nouvelle école secondaire internationale ouvrira ses portes à Greenwitch à la rentrée prochaine (lire : « Feu vert pour l’International Academy of Greenwich, « Free School » » du 28 novembre 2012).

Chaque groupe de travail se réunira régulièrement autour de Laurent Batut et Yves Letournel pour faire le point.

J’ai une affection particulère pour cet objectif n°2 du plan Ecole qui conjugue le double avantage de répondre à l’attente des familles éloignées de Londres ou qui ne peuvent financer les frais de scolarité demandés par les écoles françaises et de favoriser le rayonnement de la langue française. Cerise sur le gateau, ce développement épargne le contribuable français !

L’EIFA, une nouvelle école maternelle et primaire bilingue à Londres

Encore une bonne nouvelle pour les familles francophones de Londres et de ses alentours : l’Ecole internationale franco-anglaise (EIFA) a ouvert ses portes le 7 janvier dernier, entre Oxford Circus et Regent’s Park, accueillant déjà une trentaine d’élèves de la maternelle au CM2 dans des locaux provisoires.

L’Ecole internationale franco-anglaise a reçu ses premiers élèves dans ses locaux provisoires.

Les effectifs vont s’étoffer en cours d’année. A la rentrée de septembre 2013, l’école disposera de 8 classes de 20 élèves allant de la Petite section au CM2. C’est donc 160 places nouvelles qui viennent compléter l’offre d’enseignement francophone au Royaume-Uni.

L’EIFA est une école indépendante, privée, internationale, laïque et bilingue (français-anglais), qui répond à un enseignement traditionnel pour les enfants âgés de 3 à 11 ans. Pour fonctionner, l’établissement s’appuie sur la Mission laïque française (MLF), deuxième opérateur français éducatif dans le monde et partenaire de l’Agence pour l’enseignement français à l’étranger (AEFE). Son slogan est «deux cultures, trois langues».

J’en suis très heureux, car j’ai toujours pensé que notre communauté avait besoin de voir cet opérateur dynamique et flexible s’implanter plus largement sur le sol britannique, au-delà de son école d’entreprise d’Aberdeen. Sans le soutien de la Mission laïque apporté au plan Ecole, nous n’aurions vraisemblablement pas pu concrétiser le projet du nouveau collège bilingue de Kentish Town (CFBL). Nous aurions bien besoin que la MLF enrichisse ici notre offre scolaire, disons d’une vingtaine d’écoles, à l’image de son réseau aux USA (voir www.mlfmonde.org).

J’ai eu le plaisir de visiter les locaux provisoires de l’Ecole internationale franco-anglaise  et son futur bâtiment, encore en travaux, qui recevra les élèves lors de la rentrée du 3ème trimestre. Ce bâtiment, situé à Marylebone, au coeur de la capitale britannique, abritera bientôt des salles de classe des plus accueillantes, ainsi qu’une équipe pédagogique chaleureuse et motivée. Les parents sont les bienvenus pour visiter les locaux et rencontrer les enseignants (pour l’instant 4 titulaires de classe, 4 assistantes et quelques professeurs engagés à temps partiel en art, théâtre, musique, ballet et sport).

Si les cours sont dispensés en deux langues, les élèves bénéficient en fait une double culture puisque le programme pédagogique suit, à la fois, les recommandations de l’Education nationale française et celles du ministère anglais de l’Education. Une bonne façon d’offrir «le meilleur des deux cultures», objectif affichée par Sabine Paradis-Dehon, la directrice.

A noter que les deux tiers du programme sont enseignés en français auprès des plus jeunes, pour permettre aux non francophones d’acquérir rapidement du vocabulaire, tandis que l’équilibre linguistique s’instaure au cours du cycle 3, où toutes les matières sont enseignées à part égales dans les deux langues.

Visite de la future bibliothèque de l’EIFA dans ses bâtiments en travaux, en compagnie de Sabine Paradis-Dehon, la directrice.

Il aura fallu quatre ans d’efforts communs à deux femmes passionnées et terriblement pugnaces pour fonder l’EIFA à coup de plans de financement, de projets pédagogiques et de recherches immobilières : Sabine Paradis-Dehon, directrice de l’école, et Isabelle Faulkner, en charge de la partie administrative, financière et du lien entre les parents et l’école.

Sabine Paradis-Dehon,  de nationalité belge, possède plus de 25 ans d’expérience dans les sciences de l’éducation. Au Royaume-Uni, elle a dirigé le département français d’une école anglaise, où elle a mis en place une formation CNED et piloté un département bilingue pour des enfants de 3 à 8 ans.

Pour sa part, Isabelle Faulkner, de nationalité canadienne, est avocate de formation (universités de Montréal et Ottawa) et solicitor en Angleterre, après avoir travaillé pour des firmes internationales au Canada et en Europe.

En voyant les élèves déambuler dans leur classe en chaussettes avec leur Ipad personnel mis à disposition par l’école, je me suis dit que, décidément, le monde avait changé. « Bien que l’école soit nouvelle, soyez assurés que vos enfants seront préparés à affronter le monde de demain », cette remarque de Sabine traduit à mon sens toute l’expérience internationale des deux fondatrices. Et c’est bien ce que veulent tous les parents, en définitive. A ce titre, l’Ecole internationale franco-anglaise relève le gant de faire de chaque enfant « un apprenant indépendant et un citoyen international ».

A ce jour, il reste encore 93 places disponibles pour la rentrée de septembre 2013, mais ne tardez pas, car la réputation de qualité de l’enseignement bilingue prodigué par la Mission laïque va vite se répandre à Londres…

Site de l’EIFA : www.ecole-ifa.com

Manifestez-vous promptement pour la création d’une free school primaire bilingue à Bromley !

Le challenge est simple : il faut au moins une centaine d’inscriptions potentielles, d’ici fin décembre, pour démontrer au Department for Education l’intérêt d’ouvrir une nouvelle école bilingue à Bromley, dans le sud-est de Londres.

Bromley High Street

Ce projet, porté par Hasina Harris, est un beau prolongement à l’ouverture réussie de l’Ecole Tricolore à Bromley, une de ces « petites écoles du samedi » réservées aux très jeunes enfants, dans le cadre du programme Flam (lire : « Une nouvelle école Flam dans le Kent : l’Ecole Tricolore » du 28 août 2012).

En effet, un groupe de parents et d’enseignants se sont mobilisés autour du dossier d’ouverture d’une une Free school primaire bilingue pour offrir « le meilleur de l’enseignement primaire en anglais et en français ».  Ils espèrent bien ouvrir les portes de cet établissement en septembre 2014 pour y accueillir les enfants en classe de Reception, Year 1 et Year 2.

Forte de ses réussites passées, Hasina Harris veut être en mesure de déposer son dossier dès la fin de l’année et elle bat le rappel des troupes avec l’enthousiasme contagieux qu’on lui connait. Je vous avais raconté au printemps dernier qu’elle ambitionnait de transformer La Marelle, petite école du samedi de 120 élèves, dont elle est la directrice pédagogique, en école primaire bilingue. (Lire : « La Marelle, à peine trois ans et des ambitions de géant » du 14 mai 2012)

Si vous êtes intéressés par cette opportunité de Free Scholl à Bromley, merci de suivre le lien ci-dessous afin de remplir un questionnaire d’information qui ne constitue en aucun cas un engagement de votre part, mais qui va aider à crédibiliser la démarche d’une équipe motivée et vaillante auprès des autorités britanniques : https://sites.google.com/site/bromleybilingualschool/register-your-interest

Pour toute question, vous pouvez écrire à cette adresse : info.bromleybilingual@gmail

En outre, vous pouvez consulter la page « Bromley Bilingual Primary School » sur Facebook.

Je me joins à Laurent Batut, attaché de Coopération éducative à l’ambassade de France, pour vous demander de diffuser le message d’Hasina le plus largement possible et lui adresser mes plus vifs encouragements.

Photo Flickr de drchrispinnock

Une école d’art bilingue ouvre à Earl’s Court

Londres compte une nouvelle école d’art bilingue à Earl’s Court, baptisée Arpeggios.

Ce samedi 13 octobre, jour d’inauguration, les visiteurs se sont montrés aussi nombreux que souriants pour découvrir, en musique évidemment, ce centre culturel de 400m², dont les salles se succèdent sur 3 étages et regorgent d’instruments.

C’est un jeune enfant qui a officiellement ouvert la conférence de presse en chantant a capella. Signe d’audace et de confiance de la part d’Arpeggios qui se veut une école résolument différente, en favorisant notamment la créativité individuelle de ses élèves, tout en facilitant le jeu en formation. Rien d’académique, en effet.

Olivier Cadic et Jacques Nazaire directeur de l’école Artpeggios

Il faut dire que le parcours de son directeur, Jacques Nazaire, est du genre atypique. Il commence par apprendre la guitare tout seul dans son coin, comme un forcené. Les années passent, la reconnaissance arrive et les influences se multiplient. Une fois rompu aux enregistrements studio et aux tournées sur tous les continents, cet autodidacte décide de s’asseoir sur les bancs de la prestigieuse Université Goldsmiths de Londres pour y passer des diplômes en musicologie et composition ! Ajoutons que Jacques ne débute pas dans la pédagogie : avant d’ouvrir son école, il a enseigné aux adultes pendant sept ans au Kensington et au Chelsea College et aux enfants des écoles de St Clemens et de St Johns à Notting Hill.

Située tout à côté du métro Earl’s Court, le lieu est idéal pour accueillir les Londoniens.

Je vous aussi invite à lire l’article de Camille Belsoeur du Petit Journal : « Artpeggios – Une académie artistique novatrice et bilingue ouvre ses portes »

Le site de Artpeggios

L’enseignement bilingue au Royaume-Uni à l’honneur au journal de TF1

« C’est un cadeau qu’on leur fait pour la vie d’être bilingue ». On ne saurait dire mieux que ce parent d’élève devant les caméras de TF1, le dimanche 23 septembre dernier, au cours du journal de 13 heures présenté par Claire Chazal. En effet, Catherine Jentile, correspondante de TF1 au Royaume-Uni avait choisi l’école des Petits de Londres pour illustrer un sujet sur l’enseignement bilingue (lien vers la vidéo du reportage de TF1 : Le bilinguisme a la cote dans les écoles anglaises).

Frédérique Brisset, directrice de l’école des Petits, répond aux questions du Journal de TF1

La directrice de l’établissement, Frédérique Brisset, a aimablement ouvert ses portes aux journalistes qui ont eu le loisir de s’immerger dans la vie scolaire bilingue et d’interroger des professeurs, de nationalité anglaise et française, tout comme des élèves représentatifs, eux, de 25 nationalités différentes.

Il ressort des propos des enseignants que le cursus pédagogique français est plus structurant, tandis que la démarche britannique fait davantage appel à la liberté et l’initiative des élèves.

Par le biais d’une formation biculturelle, « on apprend à être tolérant et on apprend aussi à mieux comprendre sa culture en voyant les différences », a tenu à préciser Frédérique Brisset.

Le thème du bilinguisme scolaire semble désormais porteur et je m’en félicite. L’objectif n°2 du plan Ecole est justement de doubler le nombre d’écoles franco-anglaises en 5 ans. Je reviendrai dans un billet prochain sur l’inauguration de l’Europa School UK à Culham, vendredi dernier. L’affaire du bilinguisme n’est pourtant pas nouvelle grâce à des précurseurs qui ont montré la voie: la section britannique du lycée CDG, vient de fêter son 60ème anniversaire (lire : « 60ème anniversaire de la section britannique du lycée Charles de Gaulle » du 22 septembre 2012), et je rappelle que l’école des Petits a été fondée en 1977 par Mirella Otten, sa présidente, il y a donc 35 ans !

Site de l’Ecole des Petits (Fulham)

Une nouvelle école primaire bilingue à Londres, dès septembre

L’offre scolaire bilingue s’étoffe encore à Londres !

La dernière née s’appelle l’Ecole internationale franco-anglaise (EIFA), une école primaire, privée, internationale, laïque et bilingue (français-anglais) ! Elle ouvrira ses portes en septembre 2012, sur Portland Place à Londres et pourra accueillir 160 enfants de 3 à 11 ans.

Je suis heureux de voir l’aboutissement du long processus initié par une ressortissante belge au nom doux et sonore de Sabine Paradis. Je l’ai vue se battre comme un beau diable avec ténacité et pugnacité pour réaliser son projet, depuis le lancement du plan Ecole avec Michel Monsauret. Sabine s’est engagée pleinement à nos cotés pour l’atteinte de notre premier objectif du plan Ecole, à savoir créer 1 500 nouvelles places. Toujours en quête d’un lieu, ce qui n’est pas une mince affaire dans la capitale londonienne, elle a su aller au bout de sa démarche. Chapeau bas!

L’EIFA fonctionnera sur fonds privés et la Mission laïque française, qui intervient déjà à Aberdeen, en sera l’opérateur. La Mission sera donc chargée de recruter des enseignants de l’Education nationale, des personnels de direction et administratifs, tous animés d’une sincère volonté de travailler à l’étranger.

Une tâche éminemment délicate puisque la valeur de l’équipe pédagogique et dirigeante déterminera la valeur de l’établissement. La philosophie de Sabine Paradis, directrice d’établissement, consiste à placer l’enfant au centre du processus d’apprentissage, immergé dans une communauté stimulante et biculturelle, où on ne lui n’enseigne pas la langue mais dans la langue.

Pour tout renseignement vous pouvez joindre Sabine Paradis-Dehon par email : spd@ecole-ifa.com

Photo Flickr de Ianus

Brighton penche en faveur d’une école bilingue

Je reviens sur un événement qui remonte à septembre dans la charmante ville balnéaire de Brighton. François Miramont a eu l’heureuse initiative d’organiser une réunion qui a mobilisé une trentaine de parents d’élèves sur l’avenir de l’enseignement français dans cette région en plein essor.

En même temps que Laurent Batut, conseiller culturel adjoint, attaché de coopération éducative, et Vincent Gleizes, attaché de coopération pour le Français à l’ambassade, j’ai été touché par l’engouement de l’assistance sur le projet de créer un enseignement bilingue à Brigthon et impressionné par la pertinence des réflexions qui fusaient dans le petit gymnase qui nous avait été aimablement mis à disposition par la directrice de Westdene Primary school.

Sur ce blog, j’ai plusieurs fois évoqué l’enjeu de l’enseignement bilingue au sein des écoles britanniques pour offrir un enseignement en français là où nos opérateurs traditionnels AEFE, Agence pour l’enseignement français à l’étranger et Mission Laïque sont absents. Il s’agit d’un dispositif alternatif, non-budgétivore pour nos finances et bientôt couronné par un « label FrancEducation » pour certifier la qualité de la pédagogie (lire : « Un plan Ecole pour le monde, présenté au conseil des ministres » du 20 juin 2011).

Les parents d'élèves, français et britanniques, ont été invités à donner leur avis sur un projet d'enseignement bilingue à Brighton, le 19 septembre 2011, en présence des responsables de l'ambassade de France.

Il ressort des discussions de Brighton que ce projet séduit tout le monde, dont Judy Hawker, Primary Languages Consultant. Enfin, presque tout le monde, puisque l’honnêteté m’impose de révéler que la personne  la plus attachée à un enseignement français exclusif lors de notre réunion était une grand-mère britannique qui avait longtemps vécu en France.

Pour concrétiser ce dessein, il reste à éclaircir certains points, notamment en termes de diplômes, et lever évidemment quelques obstacles. La directrice de l’école Westdene Primary school a justement fait remarquer qu’intégrer le bilinguisme coûterait plus cher, en pleine période de restriction de moyens. Par contre, cette ouverture au français rendrait son établissement plus attractif aussi vis à vis les parents anglophones.

Je suis reparti une fois de plus convaincu que la détermination des parents sera récompensée, à l’image de l’association des familles francophones locale baptisée « les Franglophones » qui ont créé une petite école en 2009, pour les 4-11 ans, basée sur le programme Flam (Français langue maternelle). J’ai été très heureux de faire leur connaissance lors de cette réunion. A petite échelle, la multiplication de ces écoles Flam au Royaume-Uni atteste d’un élan résolu et communicatif.

Pour les plus grands, je suis persuadé qu’en multipliant les initiatives et les soutiens, ces parents ne  couperont pas leurs enfants d’une scolarité en langue française. Et je compte bien les y aider.

L’école Flam, les Franglophones, dispose de deux lieux (Brighton et Hove) :
– Les classes à Hove Park School, Nevill road, Hove, tous les jeudis de 16h00 à 17h30
– Les classes à Lewes au Cluny Hall tous les vendredis de 13h30 à 15h00

L’incontournable dictionnaire bilingue sur la Défense et la Sécurité

En matière de Défense et de Sécurité, le poids des mots est capital. Une traduction erratique, un contre-sens peuvent avoir des conséquences graves à l’heure d’une coopération toujours plus renforcée entre la France et le Royaume-Uni, dans le cadre de l’OTAN, de l’ONU et de l’Union européenne.

Un outil exceptionnel existe pour faciliter l’interopérabilité entre nos forces armées, nos administrations et nos industries de l’armement, il s’agit du « dictionnaire thématique français-anglais/américain sur la Défense et la Sécurité. »

J’ai le plaisir de connaitre son auteur, le Maitre Principal Philippe Le Lay, qui travaille à Londres comme assistant de l’attaché de Défense et Naval. Cet officier de Marine a compulsé plus de 40.000 mots, synonymes, acronymes et expressions par langue ! Inutile de vous dire que je lui ai toujours trouvé l’esprit vif et alerte. Vous pourriez être, en revanche, surpris par son humilité. Il pense simplement avoir servi de son mieux en réalisant, avec minutie et patience, ce travail de Bénédictin pour traduire les terminologies les plus récentes en vigueur dans toutes les institutions politico-militaires françaises, britanniques et américaines.

J’ai toujours aimé les dictionnaires. Ils invitent au voyage, comme des mappemondes culturelles, et l’ouvrage de Philippe Le Lay me touche à double titre. D’abord, il m’a fait l’honneur de me remercier parmi une liste de personnalités prestigieuses, puis il me renvoie au souvenir de mes activités dans l’électronique de Défense. A vingt ans déjà, je contribuais à la fabrication des circuits imprimés qui équipaient nos systèmes d’armes.

En marge de ce précieux outil, vous serez certainement heureux de lire le texte de Maurice Gourdault-Montagne, notre ancien ambassadeur à Londres, exerçant désormais les mêmes fonctions en Allemagne. Il s’est attaché à la préface en ces termes : « Ce qui se conçoit bien s’énonce clairement. Cela doit être vrai dans les deux langues, au service de nos intérêts et de notre sécurité ». Je vous invite à ouvrir la Brochure du dictionnaire (fichier pdf), afin de lire la suite et de découvrir les autres préfaces, ainsi que le parcours de Philippe Le Lay qui édite à compte d’auteur depuis plus de 20 ans divers lexiques thématiques interarmées et bilingues.

A noter enfin que ce « dictionnaire thématique français-anglais/américain sur la Défense et la Sécurité » est disponible sous format numérique (licence monoposte ou réseau) et sous format papier en tirage limité. Pour plus de renseignements : www.lelay.com

La première « free school » bilingue franco-anglaise va ouvrir ses portes en 2012 près d’Oxford

Il y a tout juste six mois, je publiais un billet intitulé « Il faut sauver Culham ! » suite à ma visite de l’Ecole européenne de Culham, située près d’Oxford. Une solution émerge grâce à l’action tenace des parents d’élèves.

Joli logo de l'Europa School UK

Le 10 octobre dernier, le ministre de l’Education britannique, Michael Gove, a officiellement donné son feu vert à la pré-ouverture d’Europa School UK, une « free school » offrant deux filières bilingues : franco-anglaise et germano-anglaise.  Cette  free school qui sera basée à Culham près d’Oxford s’inscrit dans la continuité de l’Ecole européenne dont la fermeture est programmée jusqu’en 2017. Europa School UK devrait ainsi voir le jour dès septembre 2012 avec 6 classes de 28 élèves répartis en 2 sections franco-anglaises et germano-anglaises, 2 classes de « Réception », 2 classes de « Year 1 » et 2 classes de « Year 2 ».  Elle remplacera progressivement les classes fermées par l’école européenne pour offrir à terme un enseignement européen allant de 4 à 19 ans menant au bac européen.

Le « funding agreement »  devrait être signé début 2012 à l’issue d’une période de consultation publique. Un accord sur le partage des locaux entre l’Ecole européenne et la free school est également en cours de négociation avec Bruxelles.

Cette école sera gratuite. Comme toute école d’Etat anglaise, les règles d’admission en « Reception » seront principalement basées sur la proximité du domicile des familles concernées par rapport à l’école.

Simon Sharon, directeur de l’Ecole européenne de Culham affiche sa satisfaction : « Il y a un lien étroit entre l’école européenne et l’ouverture prochaine de la free school. Ce projet de free school présente une perspective positive pour offrir une continuité pédagogique au-delà de 2017 pour les élèves qui sont actuellement scolarisés à l’école européenne ».

Bénédicte Yue, parent d’élèves, dont deux enfants sont scolarisés à l’Ecole européenne et deux autres en attente d’inscription à la free school témoigne :
«Dans un environnement en pleine globalisation et en particulier dans la région d’Oxford  où se trouve le siège de nombreuses entreprises et programmes de recherche  internationaux, le nombre de familles bilingues et multi culturelles ne cesse d’augmenter. Ces familles parlent souvent plusieurs langues à la maison, et ce projet d’école, unique en Angleterre, leur permettra d’offrir à leurs enfants une éducation multiculturelle répondant à leurs besoins. Par ailleurs,  j’ai toujours été émerveillée de voir, à l’école européenne, tous ces enfants de différentes nationalités capables de travailler ensemble tout en partageant leurs cultures et traditions. C’est un formidable exemple d’intégration qui commence dans la cour de récréation dès le plus jeune âge. La mise en place par Michael Gove du concept de free school nous offre une occasion unique de poursuivre cette aventure tout en permettant d’intégrer davantage de familles anglaises qui auront ainsi la possibilité d’acquérir une deuxième langue dans un environnement multiculturel.»

J’adresse mes plus vives félicitations à tous ceux qui ont forgé cette réussite. Tous méritent d’être mis à l’honneur : Andrew Parker, Europa School UK Chair of Directors ainsi que les autres directors : Jackie Holderness, Antonella Shorrock, Clara della Croce, Jutta Weber, Karin Loudon et Paul Adams ; à Emmanuel Pallot, Chair of Europa School UK Project Steering Group ; Simon Sharron, Directeur de l’Ecole Européenne ; à Lord Hill, Schools Minister au Department for Education pour son soutien continu, à l’’ETEE (English Trust for European Education) notamment Jim Campbell ( Chair), Maurizio Fantato (Founder and Vice-Chair) and John Sayer (Trustee).

Je souhaite également témoigner de mon admiration envers Bénédicte Yue et toute l’équipe de la « Culham European free school » qui ne se sont pas découragées après l’annonce de l’échec de leur premier projet d’Academy en février dernier. Seulement quelques jours plus tard, elles initiaient ce projet de free school. Laurent Batut, conseiller culturel adjoint et moi avions immédiatement soutenu cette initiative. Elles témoignent du formidable engagement des Français du Royaume-Uni en faveur d’un enseignement en langue française.

Pour plus d’informations : www.europaschooluk.org

Plan Ecole (21) : Vers un label France pour encourager l’enseignement bilingue dans les écoles anglaises

Tiphaine Beausseron a publié cette semaine un très bon article pour le Petit Journal au sujet du développement des classes bilingues au Royaume-Uni pour lequel elle m’a interviewé, suite à la réunion du plan Ecole consacrée au bilinguisme, à Dartford, début décembre.

Lors du conseil d’administration de l’AEFE (Agence pour l’enseignement française à l’étranger) du 25 novembre dernier, je suis intervenu pour connaître les progrès du « label France« . J’avais soutenu cette démarche lors d’une réflexion engagée, en septembre 2009, pour bâtir le Plan d’Orientation Stratégique de l’AEFE. En effet, puisque nous ne pourrons pas créer des écoles françaises aux quatre coins du Royaume-Uni, nous devons trouver une solution souple pour développer l’enseignement bilingue, si possible au sein même des écoles publiques anglaises. Rappelons que 70% des enfants français vivant au Royaume-Uni sont scolarisés en dehors du réseau scolaire français. Cette démarche qui s’incarne dans un label est destinée à leur offrir l’accès prochain à un enseignement bilingue à proximité de chez eux.

Comme me l’a indiqué Jean-Paul Rebaud de la direction générale de la mondialisation du Ministère des Affaires Etrangères et Européennes (MAEE), lors du conseil d’administration de l’AEFE, un décret portant création du Label France est en cours de préparation. Le projet devrait être présenté en Conseil des ministres par la ministre des Affaires étrangères, Michèle Alliot-Marie, début 2011. Ce décret définira précisément les conditions requises pour garantir un enseignement d’excellence à la française intégré à un enseignement local.

Vincent Gleizes, attaché de coopération pour le français au service culturel de l’ambassade de France, anime la réunion à Dartford sur le développement des sections bilingues dans les écoles anglaises, le 29/11/2010.

Cette alternative structurée mais plus légère à mettre en place que l’homologation permettra d’encourager et de soutenir, indirectement, les écoles britanniques qui instaurent un enseignement bilingue anglais-français. C’est l’outil qui nous manquait pour promouvoir un enseignement bilingue auprès des Britanniques.

Lors de la réunion organisée, début décembre, sur ce thème par le service culturel de l’ambassade de France, à Dartford (Kent), le Kent County Council représenté par Maureen Smith semblait intéressé par notre démarche.

L’école primaire Loose Infant à Maidstone que j’ai visité en novembre dernier dispense déjà des cours en français et souhaite les renforcer. Un nouveau rendez-vous a été fixé début avril avec le service culturel.

L’avenir du développement des classes bilingues dans les écoles d’Etat anglaises dépendra beaucoup de la capacité de coopération éducative entre les services publics de l’éducation britanniques et le service culturel de l’ambassade de France au Royaume-Uni, dirigé par Laurent Burin des Roziers. Laurent Batut, conseiller culturel adjoint, attaché de coopération éducative, épaulé par Vincent Gleizes, attaché de coopération pour le Français, œuvrent au quotidien pour mener à bien cette mission.

Lire l’article du Petit Jounal : « Le développement des classes bilingues au Royaume-Uni »

Lire aussi :   « Plan Ecole (20) : des écoles bilingues pour démocratiser l’accès à l’enseignement français » du 17 novembre 2010

Plan Ecole (20) : des écoles bilingues pour démocratiser l’accès à l’enseignement français

Une réunion publique d’information se tiendra le lundi 29 novembre à 18h30 à Dartford dédiée à l’objectif 2 du Plan Ecole, soit la multiplication des écoles bilingues (lire : « Plan Ecole (19) : appel public pour lancement des sections bilingues (objectif n°2 du plan) » du 15 novembre 2010).

Cette réunion, à laquelle je vous convie chaleureusement, concernera plus particulièrement la région du Kent. D’autres réunions seront organisées dans d’autres comtés pour rapprocher l’enseignement en français de tous nos compatriotes qui vivent en dehors de Londres.

En effet, lors du conseil d’administration de l’AEFE (Agence pour l’enseignement français à l’étranger), le 19 mai dernier à Paris, j’ai pris la parole au nom des parents d’élèves français qui sont scolarisés hors du système français et qui représentent 70% des familles françaises à l’étranger !

Tandis que nous débattions du Plan d’orientation stratégique de l’Agence, j’ai suggéré, qu’à l’instar de ce qui a été fait au Royaume-Uni, il soit établi une cartographie pour localiser tous les enfants français « hors réseau » et pour s’assurer qu’ils parlent au moins le français. Le président de l’AEFE a marqué son intérêt pour la cartographie réalisée au Royaume-Uni, estimant qu’elle pourrait servir de modèle au réseau mondial.

En second lieu, j’ai insisté sur la nécessité de développer le label France, devenant un nouveau levier pour insérer l’enseignement français dans l’enseignement local et offrir une solution à ceux qui ne vivent pas à proximité d’un établissement du réseau.

Je vous propose d’en reparler le 29 novembre !

Photo Flickr de Jonny Goldstein

Plan Ecole (19) : appel public pour lancement des sections bilingues (objectif n°2 du plan)

Vous êtes cordialement invités à vous joindre à la prochaine réunion d’information du Plan Ecole, surtout si vous habitez le Kent :

lundi 29 novembre à 18h30
Hôtel Campanile de Dartford – South East of London
Invitation à la réunion de Dartford et plan d’accès
(la réunion sera suivie d’un apéritif)

 Vincent Gleizes, attaché de coopération pour le français au service culturel de l’ambassade de France, aura le plaisir d’annoncer le lancement de l’objectif n°2 du Plan Ecole : « doubler en 5 ans le nombre d’établissements offrant un enseignement bilingue français-anglais au Royaume-Uni. »

Je vous rappelle l’objectif 1 du plan « Augmenter de 500 par an le nombre de place dans les écoles françaises » et l’objectif 3 « Soutenir le programme Flam ».

On dénombre déjà une cinquantaine d’écoles bilingues. Je soutiens qu’elles constituent la solution, car on ne pourra pas créer des écoles françaises partout dans le Royaume-Uni. (Lire : « Mon audition à l’Assemblée Nationale sur l’enseignement français à l’étranger » du 24 avril 2010)

Alors, comment développer des sections bilingues au sein des établissements anglais ? D’abord, en mobilisant toutes les bonnes volontés, ensuite, en essaimant en dehors de Londres.

Si vous (ou des parents d’élèves et acteurs de l’éducation)

– souhaitez organiser une réunion d’information dans votre région
– êtes intéressés par l’ouverture d’une école bilingue,
– connaissez localement une école britannique désireuse de s’ouvrir à la francophonie, soit par la création de section bilingue, de cours aménagés pour les élèves francophones, de l’instauration du DELF ou du Bac international, d’une filière exclusivement francophone (on peut rêver !)…

n’hésitez pas à contacter directement Vincent Gleizes, par email (vincentgleizes@diplomatie.gouv.fr) ou par téléphone (020 7073 1308).

Photo Flickr (poppy) de Scazon

Kentish Town (17) : vers un cursus bilingue ?

Le 7 mai dernier, le groupe de travail « Bilinguisme » s’est réuni sous l’égide de Michel Monsauret, attaché de Coopération éducative en charge du Plan-Ecole pour l’ambassade.

Pour le groupe, tout commence avec ce postulat de départ : 85% des parents vivant à Londres choisissent d’orienter leurs enfants vers des études anglophones après le Bac.

Un gros souci se pose : les meilleurs éléments peuvent atterrir dans une université de second rang s’il ne justifient pas d’une maitrise suffisante de la langue anglaise, certificat à l’appui. D’où l’impératif de développer le bilinguisme dans les écoles françaises, le plus tôt étant le mieux.

Cette ambition pourrait se matérialiser dès l’ouverture de l’école de Kentish Town, prévue en septembre 2011.

Pour le primaire (290 élèves en CP, CE1et2, CM1et2), toutes les matières seraient enseignées dans les deux langues à parts égales. Pas de matières majeures en français et mineures en anglais, mais un véritable équilibre, souligne le groupe. Concrètement, 12 enseignants (6 Français et 6 Anglais) interviendraient dans les 12 classes de primaire (2 classes de chaque niveau de la Grande Section au CM2).

Pour le secondaire (360 élèves de la 3ème à la 6ème), on envisage trois classes : une section Internationale et deux sections européennes (d’un niveau d’anglais moins soutenu). La première classe conduirait, à terme, au baccalauréat OIB et les deux autres au baccalauréat avec mention Section européenne.

L’enjeu est crucial. Si les grandes lignes de réflexion sont définies, le projet doit à présent se décliner en termes de moyens humains et financiers et ce dans le cadre d’une continuité évidente avec le lycée CDG qui accueillera les enfants de Kentish Town à l’entrée en Seconde. Les travaux du groupe se poursuivront jusqu’à proposer une démarche souple, globale et consensuelle.

Je leur adresse tous mes encouragements.

Lire le compte rendu de la réunion sur le bilinguisme du 7 mai 2010

Photo Flickr de Zoonabar

Pour une nouvelle école bilingue à Marylebone High Street ?

Etes-vous intéressé par l’ouverture d’une école bilingue à Marylebone High Street, Londres. Avez-vous des commentaires à faire sur le sujet ?

Les initiatives qui visent à augmenter le nombre de places offertes dans le cadre de l’enseignement français sont encouragées par le Plan Ecole du Royaume-Uni.

Ce nouvel établissement primaire doit bénéficier du soutien de tous ceux qui souhaitent poursuivre les efforts conduits dans ce sens.

Vous pouvez donc plébisciter l’initiative de l’école de Maylebone en répondant online à une consultation officielle organisée par le Council de Westminster, en cliquant sur ce lien.

Photo Flickr de Part de Brie