Conseiller élu à l'Assemblée des Français de l'Etranger
pour le Royaume-Uni
                 

Muriel Byck, ancienne élève héroïque du lycée Charles de Gaulle

C’est la rentrée des classes. Les élèves sont heureux de se retrouver, les nouveaux sont anxieux de pénétrer dans cet établissement qui leur semble gigantesque. Tous passent devant la stèle des anciens élèves du lycée Charles de Gaulle. Combien se soucient de lire leurs noms ? Et ces noms que signifient-ils ? Pourquoi sont-ils à jamais gravés dans la pierre ? Tout comme ces enfants qui courent et rient en toute insouciance, Muriel faisait sa rentrée au lycée Charles de Gaulle, il y a 70 ans.

Eric Simon, conseiller principal d’éducation de la section britannique du lycée CDG, auteur du livre, «Londres, balades au fil des ombres», a eu l’excellente idée de rédiger une biographie de Muriel Byck afin que je puisse la partager avec vous.

« Sur la stèle des anciens élèves du lycée français Charles de Gaulle figurent une dizaine de noms d’anciens, morts pendant la dernière guerre. Certains ont été tués par les Nazis à cause de leurs origines, d’autres furent abattus dans leur Spitfire, d’autres torpillés dans un convoi sur les pavés de l’Atlantique nord ; enfin quelque uns parachutés en France ne reviendront jamais à South Kensington ! » Lire la suite du texte d’Eric Simon « Muriel Byck, ancienne élève du lycée » (fichier pdf)

Décès de Nancy Wake, héroïne de la Résistance

La célèbre résistance Nancy Wake, dite la "souris blanche", en 1945

Le nom de Nancy Wake est passé à la postérité, dimanche soir, dans un hospice londonien où s’est éteinte une immense figure de la Résistance peu avant ses 99 ans. La Gestapo l’avait surnommée la « souris blanche » pour son habilité à disparaitre dans la nature toutes les fois où elle était sur le point d’être capturée.

Avant guerre, Nancy avait quitté son Australie natale pour apprendre le journalisme à Londres, puis devenir correspondante du Chicago Tribune à Paris. A ce titre, elle se rendit en l’Allemagne pour interviewer Hitler à peine élu et revint horrifiée du traitement que l’on réservait déjà aux Juifs en 1933 .

Dès l’Armistice, elle rejoignit la Résistance avec son mari français, un riche armateur, épousé en 1939. Le Premier ministre australien, Julia Gillard, a rappelé lundi qu’elle avait été « un saboteur et une espionne magnifiquement efficace. » Elle aida aussi des centaines de soldats britanniques à regagner le Royaume-Uni et des Juifs à fuir la France occupée. En 1943, Henri Fiocca, son époux est arrêté et torturé à mort sans livrer la moindre information. Nancy Wake gagne alors l’Angleterre pour intégrer les services secrets. Après une rude formation, elle est parachutée en Auvergne en 1944 en vue du Débarquement pour organiser les livraisons d’armes auprès de la Résistance et assurer des liaisons radio.

Après la guerre, Nancy retournera vivre en Australie et épousera un ancien pilote de chasse anglais. Devenue veuve, elle revient à Londres au début des années 2000.

La Souris blanche n’est pas une héroïne anonyme et fut même la femme la plus décorée de la Seconde Guerre mondiale : Croix de Guerre avec 3 citations, Légion d’honneur, médaille de George en Grande-Bretagne, médaille de la Liberté des Etats-Unis… Sa vie tragique et sublime a même inspiré un film : Charlotte Gray de Gilliam Armstrong (2001).

La belle et rebelle Nancy Wake a réservé aux Français une ultime et vibrante pensée en exprimant le souhait que ses cendres soient dispersées au-dessus de Montluçon, où elle a combattu en 1944.

Crédit photo : Pd-Australia

L’Appel du 18 juin sous le regard singulier du Dr Dorfsman

Carlton Gardens, 18 juin 2011, un jeune touriste français se trouve par hasard sur le lieu de la cérémonie officielle. Il demande naïvement ce qu’il se passe. « Oh, pas grand chose, lui répond son interlocuteur, des Français parlent d’un Français ! »

C’est ainsi que débute un petit conte historique rédigé par le Docteur Thierry Dorfsman de l’UFE GB. Il nous présente tour à tour les acteurs présents à la commémoration à la manière du roman « Le monde de Sophie » qui fait découvrir la philosophie à une jeune fille en répondant à ses questions les plus banales.

Je vous laisse découvrir ce petit bijou d’humour dont le but est de rendre de plus en plus attrayante une cérémonie à priori bien rébarbative aux yeux de notre adolescent de passage : « Ce 18 juin 2011 à Carlton Gardens » (fichier pdf).

Je remercie Thierry Dorfsman d’avoir cédé à ma demande de raconter les événements à sa façon. Je m’attendais à de l’insolite, je n’ai pas été déçu ! Je précise que lui était à Carlton Gardens pour honorer la mémoire de son père, acteur du débarquement le 6 juin 1944 sous les ordres du commandant Kieffer avec 176 de ses camarades.

Photo Flickr de Florriebassingbourn

Figure de la Résistance, Marcelle Hugonnier-Adamson devient officier de la Légion d’honneur

Marcelle Hugonnier-Adamson reçoit de la part de Bernard Emié, ambassadeur, les insignes d’Officier de la Légion d’honneur, au cours des cérémonies du 18 juin 2011

« Vous faites partie, madame, de ces héros qui ont sauvé la France et son honneur ». Bernard Emié, ambassadeur de France, a estimé que tout l’honneur était pour lui de remettre les insignes d’Officier de la Légion d’honneur à Marcelle Hugonnier-Adamson.

Déjà décorée de la croix de Guerre et de la médaille de la Résistance, notre glorieuse ainée accède donc au grade d’officier après avoir été nommée Chevalier de la Légion d’honneur en 1989. Son infatigable travail destiné à perpétrer la mémoire et l’héritage de ces Français ayant combattu le joug nazi justifierait à lui seul cette promotion.

Qui est Marcelle ?

Une dame charmante au regard tendre et pétillant que l’on aime sur le champ. Comment imaginer que cette frêle silhouette a passé sa jeunesse à déjouer la vigilance de la Gestapo pour organiser des parachutages clandestins destinés aux maquis du Sud-Est de la France ?

Instant privilégié pour exprimer notre gratitude au nom des Français du Royaume Uni

Son fait d’armes se déroule la nuit du 16 avril 1943 au cours de laquelle huit personnalités majeures de la Résistance sont exfiltrées en avion à partir d’un terrain sous contrôle ennemi.

Combien vous doivent la vie, Marcelle ?

En choisissant Carlton Garden pour théâtre de la remise de cette décoration, l’ambassadeur a permis aux élus, aux militaires et au public présent de témoigner de notre considération pour cette héroïne de la France combattante.

Lire le discours de Bernard Emié consacré Mme Hugonnier-Adamson (ficher pdf)

Appel du 18 juin : l’ambassadeur Bernard Emié fait vibrer notre Histoire

Le 18 juin 2011, Bernard Emié, ambassadeur de France, à Carlton Garden : "Je sais qu'en cet instant, tandis qu’en Lorraine émerge de la brume l'immense croix de l'homme qui a dit Non, avec nous, les âmes de tous ses compagnons vibrent à l’unisson."

Il faut être Français et vivre en Angleterre pour ressentir pleinement l’Appel du 18 juin dans sa dimension patriotique et dissidente. Par les premiers mots de son discours, Bernard Emié, s’est engouffré dans nos coeurs et il a entretenu jusqu’au bout une douce réverbération intérieure:
« Parmi toutes les dates, heureuses ou dramatiques, qui ponctuent notre riche histoire, le 18 juin tient une date particulière, sans égale sans doute pour le XXème siècle. Elle symbolise le courage de dire non à la défaite et la volonté de combattre pour la liberté et pour l’honneur quel qu’en soit le prix. »

On ne pouvait souhaiter de meilleure date pour la première apparition devant le grand public de notre nouvel ambassadeur que cet anniversaire qui exprime ce que la France et l’Angleterre « peuvent donner de meilleur à leurs peuples et au monde, lorsqu’ils décident de travailler ensemble », a-t-il déclaré d’une voix parfois éraillée par l’émotion.

Bernard Emié est aussi revenu sur le discours historique de Nicolas Sarkozy, venu dire l’an dernier à Londres qu’en « reconnaissant au général de Gaulle le droit de parler et d’agir au nom de la France, l’Angleterre a rendu à la France le plus bel hommage qu’elle ait jamais reçu parce que cela voulait dire qu’à ses yeux elle ne pouvait se confondre qu’avec la conception la plus élevée de l’honneur. » (lire : « Nicolas Sarkozy magnifie l’amitié franco-britannique » du 22 juin 2010).

Devant la statue du Général à Carlton Garden, l’ambassadeur a mis en perspective le 18 juin 1940 avec les combats franco-britanniques actuels contre tous les fléaux modernes, même au prix du conflit armé comme le montre notre intervention en Libye pour « lutter contre  la tyrannie et la barbarie ».

Bernard Emié a réservé sa dernière intervention de la journée aux élèves du lycée Charles de Gaulle, regroupés devant les bornes interactives et les vitrines regroupant des objets en souvenir des Françaises et des Français libres. Avant d’être frappés par un destin tragique, ces héros de l’ombre, ces héros ordinaires, « comme nos jeunes lycéens d’aujourd’hui, souriaient à la vie en croyant en l’avenir », insuffle l’ambassadeur avec ces mots simples et tendres plus propices à « l’exaltation de ce lien intergénérationnel qui constitue la vraie raison de cette seconde cérémonie. »

Lire le Discours de Carlton Garden
Lire le Discours au lycée Charles de Gaulle

Le 18 juin, une journée particulière

De retour chez moi, samedi soir, j’ai eu envie de vous raconter le déroulé de ma journée de conseiller élu à l’AFE (Assemblée des Français de l’étranger) un jour de cérémonies officielles.

8h30. Départ du train Canterbury-Londres. Je ferme les yeux et me souviens : il y a tout juste cinq ans les Français du Royaume-Uni me témoignaient leur confiance en m’élisant à l’Assemblée des Français de l’étranger.

9h00. Rencontre avec Corinne dans le train, une Française vivant à Ashford. Excellente occasion pour évoquer mon idée d’emplacement idéal du futur bureau de vote à Ashford pour les échéances de 2012 : une école accessible à pied depuis la gare et disposant d’un parking gratuit.

10h00. Arrivée à Carlton Garden où j’ai le plaisir de retrouver la communauté française qui s’est déplacée pour assister à la cérémonie du 18 juin.

De gauche à droite, Mme Emié, Amiral de Coriolis, Bernard Emié, ambassadeur, Gérard Maréchal, consul général adjoint, Olivier Cadic

10h15. Je me tiens aux cotés de Gérard Maréchal, consul général adjoint pour commémorer l’appel du Général de Gaulle. L’ambassadeur, Bernard Emié, prononce son premier discours devant la statue du Général. L’émotion est palpable. Un élève du lycée Charles de Gaulle lit l’appel du 18 juin. Bernard Emié remet à Marcelle Adamson Hugonnet la Croix d’officier de l’Ordre national de la Légion d’honneur, après une allocution émouvante en hommage à son action de résistante au cours de la seconde guerre mondiale.

11h00. Entretien privé avec Gérard Maréchal. Le consul général adjoint sait que l’accueil du standard téléphonique du consulat constitue une de mes principales préoccupations. Une mission destinée à rénover l’auto-commutateur téléphonique doit arriver la semaine prochaine. Nous échangeons sur mes attentes en matière d’outils statistiques sur les appels sans réponse du consulat et mon souhait d’obtenir un service de rappel automatique pour éviter à l’usager de rappeler lorsque son appel a été infructueux.

Brigitte Williams Pdte Fondation de la France Libre, Marcelle Adamson Hugonnet, résistante et officier de l’Ordre national de la Légion d’honneur, Olivier Cadic

12h00. Cérémonie dans le hall d’accueil au lycée Charles de Gaulle pour célébrer les nouvelles vitrines du souvenir de la Fondation de la France Libre. L’ambassadeur prononce un discours avec une adresse remarquée à l’attention des jeunes générations. Bernard Emié remet le diplôme d’honneur et l’insigne de porte-drapeau à MM Eric Trevor Dennis et Daniel Steck.

12h30 Vin d’honneur offert par le lycée Charles de Gaulle à l’initiative du proviseur Bernard Vasseur. J’assiste aux cotés de l’ambassadeur à la présentation des nouvelles bornes interactives de la France Libre par Brigitte Williams, présidente de la Fédération de la France Libre. Après avoir échangé avec les participants aux cérémonies, je remercie le Colonel Kolodziej pour la remarquable organisation des événements du jour placés sous son autorité.

14h00. Café au bar de l’Institut français que j’ai organisé en qualité de président de l’UFE GB pour prolonger l’événement. Brigitte Williams et le Dr Thierry Dorfsman, membres éminents de l’UFE m’aident à accueillir nos invités. Une trentaine de personnes savourent ce moment d’échange privilégié.

De gauche à droite : Guy Audibert, pdt de l'ass. des Mutilés et Combattants, Brigitte Williams Pdte Fondation de la France Libre, Olivier Cadic, Bernard Masson, pdt ass. des membres de l'Ordre national du Mérite, Dr Thierry Dorfsman, UFE GB, Gérard Maréchal, consul général adjoint

14h30. Je prie le consul général adjoint, Gérard Maréchal, et Bernard Masson, président de l’association des membres de l’Ordre national du Mérite et Guy Audibert, président de l’association des Mutilés et Combattants, de bien vouloir me rejoindre auprès de Brigitte Williams et Thierry Dorfsman pour rendre hommage à l’action héroïque de Mme Adamson Hugonnet et à tous les combattants de la Liberté. Les clients présents à l’Institut se lèvent et se joignent à nous pour un formidable ban en l’honneur de notre héroïne et de ses compagnons qui ont permis la libération de la France.

16h00. La sénatrice Joëlle Garriaud-Maylam me téléphone pour m’annoncer que le Président de la République a manifesté sa volonté de retirer la double taxe foncière des non-résidents. Je lui fait entendre en retour un tonnerre d’applaudissements de la part d’un auditoire soulagé et reconnaissant de la pugnacité de ses élus.

Olivier Cadic, Benoit Belhomme Pdt comité de gestion Ile aux Enfants et Sophie Routier

17h00. Arrivée à la kermesse de l’Ile aux Enfants à Kentish Town, dans le nord de Londres. Je suis en compagnie de Brigitte Williams et de Laurent Batut, conseiller culturel adjoint. Nous retrouvons Sophie Routier, qui a porté le dossier de l’établissement dans le cadre du plan Ecole. Il y a trois ans, l’école était menacée. Le plan Ecole a fait son œuvre. Une page se tourne : à la rentrée, l’Ile aux Enfants se fondra dans le nouveau collège franco-bilingue de Londres (CFBL). Je me complais trois heures durant à  partager le ravissement des enfants et de leurs familles au milieu des animations.

22h30. Me voici de retour à Canterbury pour un moment de bonheur familial : aujourd’hui, 18 juin, je fête le 17ème anniversaire de ma fille Margot !

Crédit photo 1 à 3 : Bernard Masson

Rendez-vous aux cérémonies du 18 juin

L’an dernier, divers événements avaient donné un relief et lustre particulier au 70ème anniversaire de l’Appel du général de Gaulle.

Le président de la République française a fait spécialement le déplacement à Londres. Après une visite au siège de la BBC, Nicolas Sarkozy avait découvert les locaux occupés par le général de 1940 à 1943, au 4, Carlton Gardens, avant de rejoindre David Cameron au Chelsea Hospital pour un discours fraternel et reconnaissant au « seul peuple libre qui sur la terre continuait de résister de toutes ses forces au nazisme. » (lire : « Nicolas Sarkozy magnifie l’amitié franco-britannique » du 22 juin 2010).

On se souvient aussi de l’hommage rendu par le lycée Charles de Gaulle par l’exposition d’objets et de documents évoquant la Résistance et son émouvante chorale entamant le Chant des partisans, après le discours de l’ambassadeur (lire : « Hommage aux anciens combattants de la France Libre au Lycée CDG » du 15 juin 2010).

Je vous invite à vous rendre à la commémoration de l’Appel du général de Gaulle

Samedi 18 juin 2011

- 10h00 : cérémonie à Carlton Gardens devant la statue du général de Gaulle
- 12h00 : cérémonie dans le hall du lycée Charles de Gaulle
Vous trouverez le détail du dispositif officiel à Carlton Gardens et au lycée dans cette note d’organisation.

- 14h00 : café au bar de l’Institut français
(17 Queensberry Place – SW7 2DT – Métro South Kensington)
Je vous invite à nous retrouver devant un café en compagnie de Brigitte Williams, présidente de la fondation de la France Libre et du Dr Thierry Dorfsman, tous deux éminents représentants de l’UFE GB très attachés à la célébration de cet événement.

A voir ou revoir le film « Libres Français de Londres » sur Planète+
Vous pouvez profiter de la rediffusion sur la chaine Planète+ du film « Libres Français de Londres » réalisé par réalisé par Timothy Miller que j’avais découvert avec émotion à l’Institut français, l’été dernier. Ce documentaire retrace le parcours des Français libres de la première heure, partis dans un élan patriotique irrésistible, abandonnant tout derrière eux et, le plus beau, sans même savoir qu’un certain général de Gaulle les avait précédés à Londres (lire : « Libres Français de Londres, un film exceptionnel » du 16 juin 2010).
Rediffusions : 12 juin à 22h40 et 16 juin à 10h30

Photo Flickr de Metro centric

Appel du 18 juin : voir ou revoir online les programmes de la Culturethèque et du Ciné Lumière

Si vous n’avez pas eu le loisir d’assister aux évènements programmés par l’Institut français pour célébrer l’Appel du 18 juin, des solutions numériques de rattrapage sont prévues.

A la Culturethèque :

Le film « Libres Français de Londres » en streaming
Vous l’avez manqué sur grand écran ? Voici l’opportunité de voir gratuitement sur le site de la Culturethèque le documentaire de Timothy Miller « Libres Français de Londres », projeté en avant-première au Royaume-Uni au Ciné Lumière, et qui raconte le quotidien de ces héros ordinaires qui ont décidé de rallier le général de Gaulle dès juin 1940 (Sous-titré en anglais). Voir le film.

Lire aussi :« Libres Français de Londres, un film exceptionnel » du 16 juin 2010

La conférence « Flamme de la Résistance » en video
Rafraichissez vos connaissances sur seconde guerre mondiale en écoutant d’éminents historiens, universitaires et résistants : Jean-Louis Crémieux-Brilhac, Raymond Aubrac et Stéphane Hessel. La conférence s’est tenue à l’Institut français les 16 & 17 Juin. Voir la video.

L’exposition virtuelle sur le thème des Français libres à Londres et de l’Institut français pendant la guerre
Avec l’appel du 18 Juin, le général de Gaulle est entré dans l’Histoire et nous commémorons aujourd’hui ce héros national. L’Institut français a voulu également s’intéresser au quotidien de ces Français Libres qui ont choisi l’exil et le risque par idéal. Visiter l’exposition.

Au Ciné Lumière :

Les prochains épisodes d’Apocalypse du 3 à 15 juillet
« Apocalypse » donne un aperçu exceptionnel de la seconde guerre à travers les récits des témoins oculaires, des soldats sur le champ de bataille aux civils aux prises avec les difficultés du quotidien, une fresque cinématographique précieuse (En anglais). Réserver vos tickets.

Nicolas Sarkozy magnifie l’amitié franco-britannique

Pour la première fois, un président de la République française s’est rendu sur le sol britannique pour commémorer l’Appel du général de Gaulle. Nicolas Sarkozy a fait le déplacement à Londres, le 18 juin dernier, accompagné des présidents du Sénat, de l’Assemblée nationale et de nombreux membres du gouvernement.

Après une visite au siège de la BBC, qui a conservé le micro utilisé par le Général, un dépôt de gerbe en hommage au Roi Georges VI et à la Reine Elizabeth, puis un instant de recueillement devant la statue du Général érigée devant son QG londonien de Carlton Gardens, Nicolas Sarkozy s’est rendu au Chelsea Hospital pour retrouver David Cameron.

Au Chelsea Hospital, une institution analogue à celle de nos Invalides, le président a prononcé un discours magnifique face à des dizaines de vétérans français et britanniques, ces « soldats improvisés », qu’il allait honorer dans son allocution.

D’emblée, le chef de l’Etat a adressé « le salut fraternel et la reconnaissance éternelle du peuple français. » En effet, en reconnaissant au général de Gaulle le droit de parler et d’agir au nom de la France, l’Angleterre a « rendu à la France le plus bel hommage » et elle permit aussi que « la résistance française pût tout simplement exister. »

Glorifiant plus avant les Britanniques, le président a estimé que l’Appel du 18 juin n’aurait pu être lancé nulle part ailleurs qu’en Angleterre, « au sein du seul peuple libre qui sur la terre continuait de résister de toutes ses forces au nazisme. »

Du côté français, l’Appel allait offrir « un repère, un point de ralliement », et donner à ces clochards épiques, comme disait Malraux, « cette force spirituelle plus grande que la force matérielle qui leur manquait. »

Le Premier ministre David Cameron et Nicolas Sarkozy ont parfaitement réussi à signifier que l’unité de leurs deux nations a toujours été « la condition de leur survie. » Ils ont quitté les lieux dans une émotion contenue pour un déjeuner privé, non sans avoir salué, devant les caméras, notre sénatrice Joëlle Garriaud-Maylam et de nombreux représentants des communautés françaises et britanniques. Une bien belle journée qui marque le quatrième anniversaire de mon mandat à votre service.

Vidéo du discours de Nicolas Sarkozy du 18 juin 2010 au  Chelsea Hospital

Texte du discours de Nicolas Sarkozy du 18 juin 2010 au  Chelsea Hospital

« Libres Français de Londres », un film exceptionnel »

Le 17 juin 1940, leur vie bascule. Ils viennent d’entendre cette phrase fatidique à la radio : « C’est le cœur serré que je vous dis aujourd’hui : il faut cesser le combat. » Insupportable. Insupportable oui, mais pas désespérant. Dès lors, certains Français, qu’ils soient militaires, intellectuels, scientifiques ou étudiants n’ont plus qu’une seule idée en tête : comment rallier l’Angleterre ?

C’est leur histoire que relate le documentaire « Libres Français de Londres », réalisé par Timothy Miller et produit par Fabienne Servan Schreiber que j’ai eu l’honneur de voir à l’Institut Français, ce mardi 15 au soir, invité par sa directrice Laurence Auer, en présence de Maurice Gourdault-Montagne, l’ambassadeur de France, de Edouard Braine, le consul général de France et de nombreux représentants de la communauté française à Londres.

Basé sur un travail d’archives colossal, le film de Timothy Miller mérite un écho particulier au milieu de tous les événements  commémorant le 70ème anniversaire de l’Appel du 18 juin. En effet, ces Français libres de la première heure partagent leurs souvenirs avec humilité et esprit et racontent que, désargentés, leur repas ou leurs bières étaient toujours offerts par des anonymes Britanniques.

Angoisse, privation, humiliation, tout s’est effacé, le jour du défilé du 14 juillet 1941 lorsque les Britanniques ont fait flotter le drapeau français sur Westminster.

« Nous sommes tissés de l’étoffe dont sont faits nos rêves », écrivait Shakespeare. Avec des bouts de ficelle, Britanniques et Français ont tissé le plus beau des patchwork au nom de la Liberté.

Je vous encourage à venir, à l’Institut, pour suivre le programme consacré à ces héros qui ont ajouté le prix de l’exil, loin de leur patrie et de leurs proches, au risque de perdre leur vie en luttant aux côtés des Alliés.

Des conférences sont organisées avec la participation de Français libres : Jean-Louis Crémieux-Brilhac, Stéphane Hessel et Raymond Aubrac.

Programme des conférences sur De Gaulle et la Résistance à l’Institut Français

Présentation du film « Libres Français de Londres » sur le site de l’Institut Français

Hommage aux anciens combattants de la France Libre au Lycée CDG

« Le 18 juin 1940, c’est la date du renouveau de notre patrie, c’est le premier jour de la refondation de la France par la grâce d’un homme qui a su désobéir pour sauver l’honneur de notre pays« .

Il n’est pas commun d’entendre un éloge de la désobéissance dans le hall d’un Lycée, à fortiori de la part un haut fonctionnaire : Maurice Gourdault-Montagne, notre ambassadeur de France. Mais il s’agit du lycée Charles de Gaulle à Londres ! Unique, il le sera davantage par l’exposition permanente d’objets et de documents évoquant la Résistance en son sein.

Pour lancer les célébrations du 70ème anniversaire de l’appel du Général, l’établissement inaugurait, ce 11 juin, deux vitrines de souvenirs, ainsi que deux bornes interactives pour  retracer la vie du Général en attendant de nouveaux contenus, car « le souvenir c’est vivant, c’est un patrimoine de l’âme et de l’esprit », ponctue l’ambassadeur.

Son discours a été prolongé par quelques mots de Roger Nordmann, résistant de la première heure, venu poursuivre le combat à Londres avant même de savoir qu’il existait un général français sur place ! Après deux ans de combat au milieu du désert, il débarquera le 16 aout 44 en Provence, avec la 1ère Division française libre.

Pour conclure, la chorale du lycée français a soulevé l’émotion générale en entonnant la Marseillaise, puis le Chant des partisans.

Je tiens à rendre hommage aux représentants des associations d’anciens combattants et, en particulier, à Brigitte Williams, qui représente la fondation de la France Libre à Londres, pour leur travail de constitution des vitrines.

Depuis des années, à la faveur de nos réunions annuelles consacrées aux anciens combattants autour du consul, nous réitérions inlassablement notre vœu de création de vitrines du souvenir au pied du buste du général de Gaulle dans l’entrée du lycée.

Début janvier 2009, Brigitte Williams m’annonçait que, soutenu par notre ambassadeur, le proviseur Bernard Vasseur donnait son accord pour mettre en œuvre cette idée.

Pour tous ceux qui ont désiré et concrétisé ce travail de mémoire, l’émotion partagée par les Jeunes et les Anciens ce vendredi 11 juin 2010 a constitué une belle récompense.

Nombre d’entre-eux seront présents le 18 juin prochain pour accueillir Nicolas Sarkozy à Londres. Le président ne manquera pas d’exprimer toute notre reconnaissance envers les Britanniques et de saluer l’amitié de nos deux nations scellée par l’épreuve commune.

Photo et video : OC

De Gaulle, Londres et la Résistance à l’honneur à l’Institut Français

L’Institut Français commémore l’appel du 18 juin en accueillant deux événements d’importance réunissant un parterre de brillants spécialistes et de témoins majeurs.

Mercredi 16 juin 2010 / 19h00 – 21h30

Table ronde “De Gaulle et la France libre à Londres”

Biographie des intervenants

Jeudi 17 juin 2010 / 10h-18h

Conférence « La flamme de la résistance »

Trois thèmes : Organisation de la Résistance en France, Coopération et conflits, Diversité dans la Résistance.

Programme détaillé et liste des intervenants

19h : projection du film « L’Armée des Ombres »

Lieu : Institut Français 17 Queensberry Place, London (Metro: South Kensington).

Inscription auprès de : nicole.bea@diplomatie.gouv.fr

Accès au programme complet

Crédit Photo : Office of War Information

Nicolas Sarkozy célèbrera l’appel du 18 juin à Londres

Commémoration du 18 juin 2008. En arrière-plan, la statue du général de Gaulle. (de gauche à droite) Olivier Cadic, conseiller AFE ; Bertrand Cochery, consul général ; Joëlle Garriaud-Maylam, sénatrice des Français hors de France ; Maurice Gourdault-Montagne, ambassadeur de France et l’attaché de Défense à Carlton Garden.

Selon une information parue cette semaine dans l’hebdomadaire le Point, le président de la République se rendra dans la capitale britannique pour commémorer le 70ème anniversaire de l’appel du 18 juin 1940, premier discours du général de Gaulle sur les ondes de la BBC en invoquant cette flamme qui « ne doit pas s’éteindre et ne s’éteindra pas. »

Le chef de l’Etat visitera les locaux occupés par le général de 1940 à 1943, au 4, Carlton Gardens. Sur place, une statue du fondateur de la France Libre a été érigée en 1993.

Nicolas Sarkozy sera attendu le soir même au mont Valérien pour une célébration nationale télévisée.

En effet, cette journée nationale rend hommage à « l’ensemble des résistants français, c’est-à-dire tous ceux qui ont refusé la défaite et continué à se battre, que cela soit dans les Forces françaises libres, à la tête d’un journal clandestin, sur les bancs de l’Assemblée consultative provisoire d’Alger ou dans un maquis. » ( JO Sénat du 2 juillet 2009 p.1823)