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Comment trouver une école Flam près de chez vous ou bien en créer une ?

Vous avez décidé de créer une « petite école » française près de chez vous ?  Heureuse et généreuse idée ! Le gouvernement a augmenté la ligne budgétaire pour soutenir ce type d’initiative au travers du programme « français langue maternelle » (Flam).

Généralement créées à l’initiative de parents, les écoles Flam permettent aux enfants de se familiariser avec la langue française, le samedi matin. Tous les petits Français expatriés n’ont pas la chance de pouvoir fréquenter un établissement du réseau AEFE (Agence pour l’enseignement français à l’étranger), ne serait-ce que pour des raisons de proximité. Les cours et activités sont organisés pour un effectif minimum de 10 élèves français âgés de 5 à 16 ans (dont binationaux), auxquels peuvent se joindre des élèves d’une autre nationalité.

Je suis particulièrement attaché au programme Flam qui constitue le troisième objectif du plan Ecole et fier du dynamisme sans égal du Royaume-Uni qui perçoit 90K€ de subvention de la part de l’AEFE sur une enveloppe totale de 600K€ pour le monde. En 2010, nos Petites écoles Flam ont reçu 90.700€, soit 3 fois plus que l’année précédente !  (Lire : « Flam : 13 petites écoles subventionnées au Royaume-Uni ! » du 16 septembre 2010).

Les écoles Flam devaient transmettre avant la fin du mois leur demande de soutien à Vincent Gleizes, notre attaché de Coopération pour le français à l’ambassade de France, service culturel. Rançon du succès, Vincent assume une lourde tâche administrative, ne disposant que de 15 jours de battement pour examiner une quarantaine de dossiers avant de les transmettre à l’AEFE.

Lors de la création du plan Ecole, nous avions observé qu’il est essentiel de partager les expériences réussies pour faciliter l’émergence de nouvelles écoles. Trouver des locaux, des élèves et des professeurs qualifiés et lever des fonds sont autant d’obstacles surmontés par ces parents qui accueillent chaque samedi plus de 2.000 enfants au Royaume-Uni.

Pour ceux qui souhaiteraient créer une école dans le cadre du programme Flam, je vous invite à visiter le remarquable site du service culturel « Petite-Ecole » qui y consacre une rubrique.

Le site du programme Flam de l’AEFE

Le site des Petites Ecoles pour trouver une école près de chez vous ou en créer une !

Photo Flickr de Korean Center

Un site tout nouveau tout beau pour l’AEFE

Le site de l’AEFE a fait peau neuve et je vous invite à le visiter. L’Agence pour l’enseignement français à l’étranger dispose d’un outil internet élégant par le style, facile de navigation et vivant dans son contenu.

Ce site riche et attractif contribuera sans conteste au rayonnement de la langue et de la culture françaises dans les 130 pays où s’étend le réseau AEFE fédérant 470 écoles porteuses de nos valeurs et formatrices de nombreux enfants étrangers.

Fort pratique, vous y trouverez sans détour votre information qu’il s’agisse des aides à la scolarité, de la recherche d’un établissement , des recrutements en cours, sans oublier l’actualité de l’AEFE.

La rubrique Ressources documentaires est particulièrement fournie en textes réglementaires, comptes-rendus, formulaires, communiqués de presse, rapports et vidéos.

Certains apprécieront la mise en réseau les anciens élèves des établissements à l’étranger . En effet, il a fallu attendre le 10 avril 2010, au cours des Premières Rencontres mondiales de l’AEFE, pour que se tienne l’assemblée générale constitutive des « Anciens des lycées français du monde » (ALFM). Cette association porteuse de convivialité et d’échanges interculturels bénéficie évidemment du soutien de l’AEFE.

La communication de l’AEFE débute donc brillamment l’année 2011 avec ce site. J’ai loué tout le talent et le mérite de Patrick Ténèze, chef du service Communication et Evénements, lors du dernier conseil d’administration de l’AEFE du 25 novembre 2010.

Patrick va s’éloigner vers d’autres horizons et je lui souhaite les vents les plus favorables pour soutenir son élan vers de nouveaux succès professionnels.

Mes vœux à la communauté française du Royaume-Uni pour 2011

Madame, Monsieur, chers compatriotes,

Je souhaite que 2011 vous apporte une santé rayonnante, qu’elle accomplisse vos espoirs, tout en vous réservant d’heureuses surprises…

Dès son arrivée à Londres, fin 2009, le Consul Général Edouard Braine s’est engagé en faveur de nos jeunes compatriotes venus au Royaume-Uni à la recherche d’un premier emploi. Il les a baptisé les « Oubliés de Saint -Pancras ». Edouard Braine a exaucé le vœu que j’exprimais l’an dernier et réuni une équipe motivée pour créer un Plan Emploi. Il a mobilisé les énergies et trouvé les ressources destinées à garantir la survie du Centre Charles Péguy (CCP), qui permet à environ 650 jeunes compatriotes de trouver chaque année un emploi au Royaume-Uni ! Désormais, le premier objectif du Plan Emploi est d’offrir à Péguy des moyens supplémentaires pour lui permettre de placer 1000 jeunes par an. Le second objectif est de créer un « RER transmanche », reliant Calais-Frethun à Ashford. Permettre l’éclosion d’une nouvelle génération de travailleurs transfrontaliers, désenclaver le Nord-Pas-de-Calais, offrir de nouvelles perspectives pour les entreprises des Français du Kent justifient cette ambition. Je forme le vœu que sous la conduite de notre Consul Général, ce Plan Emploi aboutisse et contribue à la réduction du chômage en France.

Avec l’emploi, l’essentiel de mes efforts se porte sur l’éducation. Ma conviction est que nous devons démocratiser l’accès à l’enseignement français au Royaume-Uni tout en favorisant le bilinguisme dans les écoles anglaises. Depuis trois ans, Maurice Gourdault-Montagne, Ambassadeur de France au Royaume-Uni, conduit remarquablement un Plan Ecole en y associant les représentants de notre communauté scolaire et les élus. Notre objectif premier vise à accroitre de 500 places par an la capacité d’accueil de l’enseignement français au Royaume-Uni. Nous avons déjà créé près de 500 nouvelles places depuis le lancement du Plan Ecole.

Afin de créer de nouvelles écoles sans peser sur nos finances publiques, le Plan Ecole a décidé la création d’un Trust à vocation immobilière. Avec le soutien du Sénateur André Ferrand, nous avons obtenu la garantie de l’Etat afin de diminuer le coût d’emprunt finançant l’acquisition d’un premier bâtiment. L’ouverture en septembre du collège français bilingue de Londres (CFBL) couronnera les efforts des acteurs du Plan Ecole.

Tous ces succès ne me font pas oublier que l’inflation à deux chiffres des frais de scolarité du lycée Charles de Gaulle menace la mission de continuité du service public de l’Agence pour l’Enseignement Français à l’Etranger (AEFE). Je forme le vœu que nous parvenions à plus de transparence sur les coûts et je prendrai l’initiative d’organiser un grand débat sur ce sujet en mai prochain.

Les 70% des enfants français vivant au Royaume-Uni scolarisés dans le système éducatif local ne sont pas oubliés. Cette année, le Gouvernement va publier un décret instituant un « label France« . C’est l’outil dont nous avions besoin pour favoriser le développement du bilinguisme dans les écoles britanniques, objectif n°2 du Plan Ecole.

Notre dynamisme doit beaucoup à l’engagement des parents d’élèves. A Londres, leurs opérations de levées de fonds ont apportés en quelques années plus d’un million de livres sterling au profit du lycée Charles de Gaulle. Dans le cadre du programme Français Langue Maternelle (Flam), partout dans le Royaume-Uni, ils ouvrent des petites écoles du samedi qui familiarisent les plus petits à la langue française. Nous comptons désormais 39 écoles de ce genre contre 28 l’an dernier ! Invité en 2010 par leurs directrices (à Bristol, Canterbury, Colchester, Dartford, Leeds, Maidstone…), j’ai ressenti à chaque fois la même passion et le même amour pour ces 2 000 enfants aujourd’hui concernés par le programme Flam, la plupart binationaux. Je souhaite que cet élan formidable s’amplifie, d’autant que notre sénatrice Joëlle Garriaud-Maylam a permis le financement d’une méthode novatrice d’apprentissage du français spécifique aux plus jeunes. Tous ces progrès n’auraient pu se concrétiser sans l’action formidable du Service Culturel conduit par notre nouveau Conseiller Culturel Laurent Burin des Roziers.

Je poursuivrai aussi mon action pour que le Ministère dégage un budget pour moderniser le standard du consulat de Londres afin d’améliorer l’accueil téléphonique. Car comme le souhaitent Edouard Braine et les agents du consulat, tout doit être mis en œuvre pour ne pas rebuter nos compatriotes lorsqu’ils cherchent à entrer en contact avec leur administration. Ils ont d’ailleurs mené une action exemplaire en 2010 afin que le consulat soit enfin conforme aux exigences britanniques d’accessibilité au public.

2011 précédera une année historique pour les Français de l’étranger. L’an prochain, pour la première fois, vous aurez l’occasion d’élire un député représentant les Français du Royaume-Uni et d’Europe du Nord. Edouard Braine a initié une démarche de mise à jour de la liste électorale qui devrait aboutir à radier prochainement 15000 noms. Je vous invite à vérifier votre situation électorale au cours de l’année.

Je vous prie de bien vouloir agréer, Madame, Monsieur, l’expression de mes sentiments les plus cordiaux,

Olivier Cadic
Canterbury, le dimanche 9 janvier 2011

Pour télécharger ce texte en pdf : Voeux à la communauté du RU 2011

Photo Flickr de Mooi

Bilan 2010 : 100M€ distribués sous forme de bourses et de prises en charge

La Commission nationale des Bourses s’est réunie les 15 et 16 décembre à Paris. Cela nous permet de faire le point sur le nombre d’enfants qui ont bénéficié du dispositif des bourses et de la prise en charge pour l’année écoulée.

Au total, ce sont 99,77 millions d’euros (76,48 M€ en 2009) qui auront été versés au bénéfice de 29.118 élèves pour financer les bourses et la prise en charge (PEC) par l’Etat des élèves français scolarisés en classes de seconde, première, terminale à l’étranger. Le coût moyen par élève pour l’Etat est de 3,426 euros.

L’AEFE (Agence pour l’enseignement français à l’étranger) avait pris des mesures visant à ralentir la progression des bourses : évolution du coefficient K à 0,25 au lieu de 0,2 qui revient à dire que l’on considère que les familles peuvent consacrer 25% de leur revenu disponible à la scolarité de leurs enfants, et revenus minima de 2009 reconduits en 2010.
Malgré cela, la somme allouée par l’Etat aux bourses a progressé de 16,87% pour atteindre 72,12 M€ et favorisé 23.077 enfants (21.733 enfants en 2009).

L’AEFE a mis en place dès septembre 2007 un dispositif de prise en charge des frais de scolarité pour les lycéens des classes de terminale. Il a été élargi aux élèves français de 1ère à la rentrée 2008 et à l’ensemble des lycéens français à la rentrée 2009. Nous pouvons donc mesurer pour la première fois le coût de la mesure pour l’ensemble des lycéens. Ce sont donc 6.043 élèves qui auront bénéficié de la mesure en 2010 pour un coût de 27,66 M€.

Ce sont donc 27,5% des élèves français scolarisés dans l’enseignement français à l’étranger qui sont aidés directement par l’Etat. Comme 70% des enfants français à l’étranger sont scolarisés dans l’enseignement local, ces mesures bénéficient donc à 8,25% des enfants français à l’étranger.

Photo Flickr de Aimforawesome

L’Ifrap se demande comment dynamiser l’AEFE

La Fondation iFRAP, Institut de recherche sur les administrations publiques, est réputée pour la qualité et la pertinence de ses analyses des politiques publiques afin de proposer des réformes. C’est bien volontiers que j’ai prêté mon concours à leur enquête au sujet de l’AEFE.  
 
 Je vous invite à lire l’article de Pierre Laffon, publié sur le site de la fondation, intitulé : “L’Agence pour l’enseignement français à l’étranger (AEFE) en déclin”. Il présente ainsi la problématique : « Rendre gratuite la scolarité des élèves français de l’étranger était une mesure généreuse. Au-delà des défauts objectifs qui se sont révélés, comment dynamiser réellement l’AEFE que certains disent sur le déclin ? »
Il m’a été demandé s’il ne fallait pas rendre exceptionnelle la gestion directe des établissements du réseau AEFE, ainsi que l’expatriation du personnel enseignant. Et si on observait un mouvement en ce sens.

Je vous livre le détail de ma réponse, ci-après.

La gestion directe est la pire des solutions. Elle relègue en toute dernière place les missions essentielles que sont celles de la coopération avec le pays d’accueil pour n’être plus qu’un service rendu à certains privilégiés du système. Or l’Etat finance l’AEFE pour remplir des missions très claires qui, dans certains sites, ne sont absolument pas respectées. Il faut rappeler en permanence les missions de l’AEFE.

En outre, au-delà du statut des établissements, il faut rappeler les lieux et temps institutionnels tels que les commissions permanentes qui permettent l’exercice de la démocratie et qui sont trop souvent mises de côté. On fait appel aux parents et aux usagers quand on a besoin d’eux mais on évite de les associer aux décisions stratégiques comme le vote du budget.

Pour ce qui concerne les personnels enseignants, on ne peut pas prétendre être promoteur de l’enseignement français si l’on n’est pas en mesure de fournir des enseignants titulaires formés au sein de l’Education nationale en nombre suffisant. Le statut est très important. Si pour certaines zones géographiques le statut d’expatrié semble démesuré car coûteux, dans d’autres situations, on ne trouverait pas d’enseignants qualifiés si les primes et les possibilités de progression n’étaient pas attractives. Il faut adapter la réponse aux contraintes particulières des environnements rencontrés. Certains établissements ont une proportion de recrutés locaux telle que certains enseignants parlent à peine le français…

Actuellement, je constate que l’AEFE ne remet pas en cause les EGD et réduit ses coûts en diminuant le nombre d’expatriés. L’enseignement français à l’étranger a besoin d’une nouvelle vision. L’AEFE ne peut de mon point de vue continuer à être à la fois opérateur et régulateur de l’ensemble du réseau.

Plan Ecole (16) : Anticiper les besoins des Français du Royaume-Uni en matière d’enseignement

Notre ambassadeur, Maurice Gourdault-Montagne, a une nouvelle fois réuni aujourd’hui les membres du Plan-Ecole à la Résidence.

Le conseil d’administration de l’AEFE se tenant au même moment à Paris, Carole Rogers m’a représenté à cette réunion. Après l’introduction de l’ambassadeur, Carole a lu le texte que j’avais préparé (voir ci-dessous).

Il était destiné à exprimer mes observations sur les progrès manifestes du Plan-Ecole au Royaume-Uni et à demander la création d’un groupe de travail sur l’exploitation des données informatisées disponibles auprès du lycée et du consulat.

Michel Monsauret, attaché de Coopération éducative en charge du Plan-Ecole pour l’ambassade de France au Royaume-Uni m’a appelé pour m’informer de l’accueil favorable fait à ma demande lors de cette réunion.

Cette initiative nous permettra de définir des indicateurs pertinents en nous fondant sur les données statistiques recueillies dans les établissements scolaires et au consulat.

Le recours systématique à ces indicateurs devrait améliorer notre capacité à anticiper sur les attentes des Français vivant Outre-Manche en matière d’enseignement.

Monsieur l’Ambassadeur, Mesdames, Messieurs,

Tout d’abord, je vous prie de bien vouloir excuser mon absence liée à la tenue, ce jour, du conseil d’administration de l’AEFE à Paris.

Comme l’a justement rappelé le sénateur André Ferrand aux 20 ans de l’AEFE, le Plan-Ecole de Londres n’a pas d’équivalent dans le réseau. Je suis heureux et reconnaissant de l’écoute et du soutien du sénateur Ferrand, président de l’Anefe pour obtenir la garantie de l’Etat au prêt accordé pour financer le site de Kentish Town.

L’ouverture annoncée de Kentish Town en septembre 2011 est une avancée significative pour atteindre le premier objectif du Plan. Cette réussite est modélisable et reproductible. Il faut dès à présent envisager la suite.

De nouvelles initiatives pour ouvrir des classes de primaire émanant de structures privées apparaissent. Le nombre de places de collège risque d’être encore insuffisant pour répondre à la demande. Certains évoquent aussi la nécessité impérieuse de création de structures de type lycée.

Le développement de partenariats avec les établissements britanniques qui pourront déboucher tant sur le Bac International que sur des certifications technologiques est une piste que nous ne pouvons ignorer.

La définition des objectifs initiaux du Plan-Ecole s’appuyaient sur des données statistiques. Il faut systématiser le recours aux indicateurs pour permettre une prise de décision éclairée.

Je demande la création d’un groupe de travail sur l’exploitation des données informatisées disponibles auprès du lycée et du consulat pour anticiper sur les besoins.

Les questions abordées par les groupes de travail sur les frais d’écolage et la gestion de la carte scolaire n’ont pas apporté de réponses mais multiplié les pistes de réflexion.

Le groupe chargé de réfléchir à une évolution du fonctionnement de l’EGD est parvenu à une avancée significative. La création d’une « Commission permanente » a été décidée pour assurer un fonctionnement plus démocratique, renforcer la concertation et définir les orientations budgétaires. J’attends de cette Commission permanente des décisions de nature à modérer l’augmentation des frais de scolarité.

Je défends cette démarche, ce jour, auprès du conseil d’administration de l’AEFE afin que tous les EGD du monde puissent s’inspirer du nouveau fonctionnement du lycée Charles de Gaulle à Londres.

La communauté française doit aussi se mobiliser au-delà de Londres dans l’atteinte de l’objectif 2 du Plan-Ecole qui est la meilleure réponse au besoin de scolarisation des familles en dehors de Londres. Nous devons imposer un label France.

Monsieur l’Ambassadeur, votre engagement personnel dans ce domaine a valeur d’exemple pour les élus. Je me tiens à la disposition des services culturels pour les assister dans cette démarche.

Enfin, je souhaite saluer l’engagement renouvelé de la sénatrice Joëlle Garriaud-Maylam qui contribue cette année à un projet de développement d’une méthode d’apprentissage du français en faveur des 1,300 enfants binationaux regroupés dans les 28 petites écoles FLAM du Royaume-Uni.

Photo Flickr de Vasta

Mon audition à l’Assemblée Nationale sur l’enseignement français à l’étranger

Olivier Cadic et le député Jean-François Mancel, lors de la 12ème session de l'AFE, en mars 2010

Comme je vous l’avais annoncé, en début d’année, j’ai été auditionné par la Mission d’évaluation et de contrôle (MEC), de la commission des Finances de l’Assemblée nationale.

(Lire : « Audition à l’Assemblée nationale sur l’Enseignement français à l’étranger » du 25 février 2010)

Le 4 mars dernier, au palais Bourbon, l’audition était présidée par le député Jean-François Mancel, rapporteur de cette Mission sur le bilan et les enjeux de l’enseignement français à l’étranger.

Mes propos viennent d’être publiés sur le site de l’assemblée nationale, ce qui me permet de vous les reproduire, ci-après.

Verbatim de l’audition

Jean-François Mancel, Rapporteur. Je vous propose de vous présenter et de nous faire part brièvement de votre point de vue quant à notre politique d’enseignement français à l’étranger.

Olivier Cadic. Je suis conseiller élu à l’Assemblée des Français de l’étranger pour le Royaume-Uni, représentant de cette assemblée au conseil d’administration de l’AEFE.

La situation de Londres est emblématique de l’avenir du réseau.

Nous sommes confrontés à une injonction paradoxale lorsqu’il nous est demandé d’assumer la continuité du service public et le rayonnement culturel.

La mission de continuité du service public n’est plus assurée. Cette année encore, 263 enfants de France se sont vu refuser une place à Londres. La notion même de service public est mise à mal. Messieurs, l’argent affecté à l’enseignement français à l’étranger concerne seulement 30% des enfants français ! Que faisons-nous pour les 70% restants ? Pas grand-chose, mis à part le programme français langue maternelle ou FLAM !

Le résultat, il ne faut pas se le cacher, est une école pour les riches ! À Londres, 55% des résidents français sont des employés, mais le lycée Charles-de-Gaulle accueille seulement 3% d’enfants d’employés. Toutes les statistiques figurent dans le plan école dont je vous laisserai une copie.

Je tiens à souligner que la dérive – 75 % d’augmentation des frais de scolarité au cours des cinq dernières années – avait commencé avant la prise en charge.

Telles sont les réalités que j’ai constatées sur le terrain. Je vous ferai part de mes propositions dans un deuxième temps.

Jean-François Mancel, Rapporteur. Monsieur Cadic, les problèmes sont différents selon les pays. Les parents à Singapour ou à Sydney n’ont pas les mêmes difficultés que ceux de Londres, située à une heure de Paris. La solution de réserver des places au lycée français peut paraître excessive, d’autant que l’État paie très cher un institut français du Royaume-Uni, chargé lui aussi du rayonnement culturel et de l’enseignement du français.

Olivier Cadic. Effectivement, les problèmes ne sont pas les mêmes à Londres et à Singapour. Mais alors, pourquoi vouloir apporter la même réponse partout ? La même politique peut être très bonne à Rio de Janeiro ou à New Delhi, et ne pas fonctionner ailleurs, notamment à Londres.

Voilà pourquoi, dès le mois de juillet 2007, j’avais écrit au Président de la République pour lui proposer de régler le problème pays par pays. Et c’était la volonté exprimée à l’Assemblée des Français de l’étranger avec le plan École : la réunion autour de l’ambassadeur des politiques, des parents d’élèves et des enseignants a permis de fixer les objectifs pour Londres. Objectif 1 : créer 500 nouvelles places par an dans l’enseignement français au Royaume-Uni. Objectif 2 : développer l’enseignement bilingue français-anglais dans ce pays, grâce à la mobilisation du corps diplomatique auprès des autorités locales. Le Royaume-Uni compte cinquante écoles bilingues : elles sont la solution car on ne pourra pas créer des écoles françaises partout. Je vous suggère une piste : servez-vous des visites du Président de la République, car impliquer le réseau éducatif avec un vrai projet de coopération permet de faire avancer les choses.

Par ailleurs, si l’on veut parler de l’avenir, il faut impliquer les nouvelles générations, ne serait-ce que pour intégrer le concept de nouvelles technologies. Or parmi les personnes qui se sont réunies pour l’avenir de l’enseignement français à l’étranger, combien avaient de moins de cinquante ans ?

Il convient également de développer l’enseignement à distance. Mais quels moyens reçoit le CNED, Centre national d’enseignement à distance, outil essentiel à tous ceux désirant apprendre le français ?

Les moyens doivent donc prioritairement être affectés au bilingue et à l’enseignement à distance.

Enfin, il est un peu facile de faire payer davantage les parents d’élèves en prétextant l’insuffisance de subventions : il faut revoir sérieusement les coûts, car les budgets ne sont pas d’une grande clarté. La situation manque de transparence !

(A propos de Flam) C’est l’objectif 3 du plan Écoles de Londres : développer les « écoles FLAM », avec l’obligation pour ces dernières de se rapprocher d’écoles britanniques afin de contribuer à l’atteinte de l’objectif 2 : le bilingue.

M. André Schneider, Rapporteur (député du Bas-Rhin). Selon moi, il est difficile d’avoir un seul pilote, pour le réseau.

À Berlin la semaine dernière, je me suis adressé en allemand au chauffeur venu chercher ma délégation à l’aéroport, et il m’a répondu : « Monsieur, parlez-moi votre belle langue française : je la comprends ! ». Petit Alsacien, j’avais des complexes car on se moquait de moi quand je parlais français.

J’aurais souhaité vous entendre sur la gestion, la qualification et la formation professionnelle des personnels, premiers vecteurs de l’enseignement français et du français dans le monde.

Olivier Cadic. Selon moi, il faudrait limiter le temps d’expatriation des professeurs. En effet, a-t-on toujours une bonne connaissance de la France si l’on a été expatrié trop longtemps ?Les enseignants, de plus en plus sédentaires, risquent de ne pas mettre en œuvre les textes officiels. Connaissent-ils le socle commun ? Actuellement, il y a peu de formation.

Les chefs d’établissement sont, comme ici, noyés dans l’administratif.

Un objectif pourrait être assigné à l’AEFE : inspecter les enseignants au moins une fois tous les trois ans pour évaluer leurs connaissances des programmes. Cela éviterait, lorsqu’ils viennent noter le baccalauréat en France par exemple, un certain décalage.

Site de l’Assemblée : Compte rendu n° 11 de la Mission d’évaluation et de contrôle sur l’Enseignement français à l’étranger du jeudi 4 mars 2010

Crédit photo : FG

Le « plan Kouchner » pour l’enseignement français à l’étranger

Bernard Kouchner souhaite présenter en conseil des ministres, avant l’été, son « plan de développement de l’enseignement français à l’étranger », dont il nous a révélé la teneur lors des premières Rencontres mondiales de l’AEFE, la semaine dernière.

Avant d’aborder le futur de l’Agence pour l’enseignement français à l’étranger (AEFE), le ministère des Affaires étrangères a exprimé sa vive gratitude et sa fierté aux acteurs d’un réseau de 460 écoles, implantées dans 130 pays, qui contribuent à notre rayonnement national par l’éducation.

Le président de la République avait d’ailleurs confirmé, le 20 mars dernier, à l’occasion de la Journée internationale de la francophonie, que « la question des lycées et des écoles françaises, en cette période de disette budgétaire, est absolument incontournable et doit être sanctuarisée. » Nicolas Sarkozy s’est même félicité que 5.000 élèves supplémentaires s’inscrivaient chaque année dans le réseau AEFE (Lire : « Le président de la République réaffirme son attachement au réseau des écoles françaises à l’étranger »).

Question budget, Bernard Kouchner a rappelé que son ministère affectait plus de 500M€ à l’AEFE. Il a toutefois exprimé son inconfort face à l’engagement de gratuité pris par le chef de l’Etat en faveur des lycéens français de l’étranger. Le ministre est actuellement en recherche de solution budgétaire, en liaison avec deux parlementaires à qui il a demandé une « étude d’impact » (Geneviève Collot, députée de l’Essonne, membre de la commission des Affaires étrangères et présidente du groupe d’étude sur les Français de l’étranger et Sophie Joissains, sénatrice des Bouches-du-Rhône, membre de la commission de la Culture et de l’Education) .

S’il parvient à élargir la politique des bourses, Bernard Kouchner ne cache pas le « risque d’éviction progressive » des enfants de familles étrangères qui ne pourraient plus suivre la hausse des coûts de scolarité. Constat désolant qui bat en brèche le principe fondamental de mixité prôné par l’AEFE et la volonté du ministre d’une plus grande ouverture culturelle vers le pays d’accueil.

M. Kouchner a expliqué comment résoudre le dilemme suivant : rendre le modèle éducatif français toujours plus attractif dans un monde ouvert, tout en réduisant ses marges budgétaires. Rappelons que l’AEFE gère déjà 250.000 élèves, soit une augmentation de 50% en 20 ans.

C’est le point clé du plan Kouchner : il faudra « organiser une redistribution plus équitable des moyens entre les différents pays et zones géographiques. »

Nous avons eu l’occasion d’évoquer les disparités entre pays qui se justifiaient seulement par le poids d’un passé révolu (Lire : « Budget – Comment faire face enjeux du réseau AEFE ? » du 14 mars 2010)

Par ailleurs, le ministre Kouchner a dévoilé « deux grandes orientations novatrices » :

1 – La création d’un label « France-Education » : Il s’agit de valoriser des parcours éducatifs en français au sein même des établissements étrangers, dans le cadre de leur coopération avec le réseau AEFE.

2 – Attirer nos bacheliers vers notre enseignement supérieur : La fuite des cerveaux débute très tôt à l’étranger…. Sitôt bacheliers, nos petits Français filent dans les universités de leur pays d’accueil, tandis que nos élèves étrangers, eux, regagnent leur système national. Comment faire pour les orienter vers nos facs et nos grandes écoles ? « Nous allons tout faire », a indiqué pour l’instant Bernard Kouchner.

Je serais très heureux que son plan trouve un écho favorable au gouvernement, car il me semble restaurer les principes fondamentaux de l’AEFE (universalité, ouverture, mixité….) tout en intégrant les nouveaux enjeux auxquels la France est confrontée (globalisation, crise, nouvelles technos…).

Enfin, pour l’anecdote, j’avoue avoir été sensible à l’hommage que le ministre a rendu aux élus à l’AFE (que j’ai l’honneur de représenter au conseil d’administration de l’AEFE) en les qualifiant d’avocats permanents et convaincants de notre réseau scolaire.

Discours de Bernard Kouchner du 9 avril 2010 aux Rencontres mondiales de l’Agence pour l’enseignement français à l’étranger (AEFE) qui célébrait ses 20 ans.

La scolarisation des enfants handicapés pose question dans le réseau de l’AEFE

En ce début d’année, la sénatrice des Français établis hors de France, Joëlle Garriaud-Maylam, s’était enquis de l’égalité des droits et des chances des enfants handicapés dans le réseau de l’AEFE, l’Agence pour l’enseignement français à l’étranger, regroupant 460 écoles dans le monde.

La sénatrice avait posé une question écrite au ministères des Affaires étrangères, dont dépend l’AEFE, souhaitant ainsi mesurer les effets à l’étranger de la loi du 11 février 2005 en faveur des personnes handicapées.

En effet, Joëlle Garriaud-Maylam rapporte qu’en France les résultats sont probants puisque, depuis la rentrée 2009, ce sont 185.000 enfants handicapés qui sont scolarisés en milieu ordinaire, soit 38 % de plus qu’en 2005. Un succès notamment imputable à l’action de 22.000 auxiliaires de vie scolaire.

La sénatrice pense qu’un « bilan détaillé des actions actuellement menées en faveur de l’intégration des enfants handicapés dans les établissements français à l’étranger contribuerait également utilement à la réflexion sur les actions à mener de manière prioritaire ».

La réponse du ministère est arrivée. Vous pouvez la lire en pièce jointe.

Je me réjouis de constater en premier lieu que l’AEFE est sensible à la question et soucieuse de faciliter l’intégration scolaire de ces enfants.

En second lieu, j’apprécie que le budget d’action sociale du ministère des Affaires étrangères complète l’action de l’AEFE en matière d’accompagnement des enfants handicapés. En effet, il est précisé dans la réponse que sur 15,8M€ délégués aux comités consulaires en 2009 pour la protection et l’action sociale (CCPAS), 6,3M€ ont été versés sous forme d’allocations au bénéfice de 2.800 personnes handicapées, dont 700 enfants.

Par contre, je déplore que le ministère ne relève pas la suggestion d’un bilan détaillé des actions déployées en faveur des enfants handicapés. Demande fort pertinente de la sénatrice, car existe-t-il une autre manière de s’assurer que le droit pour chacun à une scolarisation en milieu ordinaire, exigée par le gouvernement, soit bien respectée ?

Et comment mesurer les progrès, même si je ne doute pas des bonnes intentions de l’AEFE ? Je suis d’autant plus perplexe que le ministère explique que « les dispositions du plan pluriannuel 2008-2012 de création de places en établissements pour personnes handicapées ne sont cependant que partiellement applicables aux établissements scolaires français à l’étranger. L’intégration d’élèves handicapés y reste en effet soumise aux possibilités pratiques et au contexte juridique local. »

Je compte bien aviver la proposition d’un bilan d’actions au sein du conseil d’administration de l’AEFE, dont je suis administrateur, représentant de l’AFE.

Copie de la question écrite de Joëlle Garriaud-Maylam et la réponse du ministère des Affaires étrangères et européennes (JO Sénat du 25/02/2010).

Photo Flickr de Ed and Lex

L’AEFE fête ses 20 ans !

Je viens d’assister aux premières Rencontres mondiales de l’AEFE (Agence pour l’enseignement français à l’étranger), un événement d’envergure pour rendre un digne hommage aux 20 ans d’existence de cet établissement public, placé sous la tutelle du ministère des Affaires étrangères et européennes.

Des représentants d’une centaine de pays sont venus au Palais des congrès de Paris, vendredi 9 et samedi 10 Avril, pour créer du lien, rendre témoignage ou participer à des ateliers sur l’enseignement « à la française » dans le monde, ses valeurs et ses exigences.

Deux jours exceptionnels, d’autant que c’est la première fois que l’AEFE réunit tous les acteurs et les partenaires de son réseau scolaire tentaculaire : 460 établissements, 250.000 élèves, 5.600 enseignants titulaires, répartis dans 130 pays !

Je reviendrai dans un prochain billet sur les thèmes évoqués, dont le rôle des parents dans la gestion des établissements scolaires du réseau AEFE.

Le programme des premières Rencontres de l’AEFE

Budget – Comment faire face enjeux du réseau AEFE ?

Après avoir brossé le décor général du budget de la France lors de la première partie de son intervention au cours de la 12ème session de l’AFE à Paris, le représentant du ministère du Budget, Arnaud Phelep, a évoqué les enjeux auxquels est confrontée l’AEFE. En prise avec les préoccupations budgétaires des conseillers AFE, M. Phelep a porté un regard critique sur le réseau d’établissements de l’Agence pour l’enseignement du français à l’étranger (AEFE) en nous exhortant à réfléchir à son redéploiement vers plus d’efficience et d’économie.

Il pense que 3 questions devront trouver leur réponse :

1 – Le réseau recouvre-t-il nos objectifs ?

Ce réseau s’articule entre 451 écoles sur 130 pays, réunissant près de 250.000 élèves. Pour l’entretenir, l’Etat va consacrer 421M€ en 2010 , soit +8,7M€ que l’an dernier (le double de ce qu’autoriserait l’inflation prévisionnelle de 1,2%).

Quelle est la meilleure façon de propager notre culture et notre pédagogie dans le monde ? Faut-il ouvrir de nouvelles enseignes, par exemple ? Est-ce suffisant de disposer de 451 instituts ?

Comparés à nous, nos voisins font pâle figure : 23 établissements pour l’Espagne, 84 pour Royaume-Uni ou 132 seulement pour l’Allemagne. A noter que les Etats-Unis ne comptabilisent même pas 200 écoles, soit deux fois moins que la France…

Et pourtant…. le réseau AEFE ne couvre pas la carte de nos expatriés : on ne dénombre que 6 établissements en Asie et un seul en Amérique latine, contre 23 établissements au Maroc ! Ou bien encore, 12% des enfants français expatriés vivent aux USA, mais ils ne représentent que 5% des élèves scolarisés dans le réseau.

Le poids de notre histoire (coloniale) explique certaines disparités, mais peut-on imaginer une nouvelle donne ? Quel est aujourd’hui le pilotage stratégique de l’AEFE ? Comment assumer un développement vers de nouvelles zones émergentes ?

2 – Les moyens humains sont-ils bien répartis ?

L’Agence pour l’enseignement du français à l’étranger (AEFE) dénombre 1200 expatriés, 600 enseignants et 600 personnel d’encadrement.

Il faut savoir qu’un enseignant expatrié coûte 4 fois plus cher qu’un résident local (titulaire de la fonction publique, évidemment).

Il serait souhaitable de se fixer une doctrine d’emploi pour favoriser la ressource la moins onéreuse. Par exemple, limiter l’expatriation aux postes d’encadrement (proviseur, adjoint, agent comptable) ou bien aux pays « difficiles » qui justifient une incitation salariale.

Est-ce le cas au Maroc où travaillent 148 expatriés (soit 12% de l’effectif expatrié) ou bien en Espagne où sont détachées 48 personnes ?!

En poussant encore le bouchon, sur le terrain pédagogique, faut-il absolument qu’un élève scolarisé à Vierzon ou à Mogadiscio suive un programme cloné à l’identique ? Quid des classes bilingues ou de l’ouverture au monde ?

3 – La structure du réseau est-elle adaptée ?

Sur 451 établissements dépendants de l’AEFE dans le monde, on dénombre 77 écoles au statut EGD (établissement en gestion directe), 166 conventionnés et 208 homologués.

Le recours aux EGD constitue le « droit commun », déplore Arnaud Phelep. Or, un établissement en gestion directe (EGD) coûte en moyenne 20% de plus à l’Agence qu’une école conventionnée. Et pour cause, dans ce système tout est géré depuis Paris, de la mutation d’un prof au remplacement d’une chaise…

Je partage l’avis du représentant de Bercy qui soutient que la gestion directe devrait devenir l’exception, notamment lorsqu’un pays d’accueil exige ce genre de structure ou bien s’il existe une impossibilité de constituer localement un comité de gestion. Est-ce le cas dans un seul pays d’Europe occidentale ? Non. Et pourtant, 27 EGD y sont implantés, soit un quart du total !

Le système de gestion directe est rarement utilisé par nos partenaires : zéro cas pour l’Allemagne ou seulement 21 établissements pour l’Espagne.

Dès lors, M. Phelep propose une stricte définition des critères (EGD, conventionnés, homologués) et la sortie de la gestion directe pour tous les établissements dont cela ne se justifie pas.

J’abonde dans le sens de M. Phelep lorsqu’il suggère le recours à d’autres formules pédagogiques (classe bilingue, accord de partenariat…) sur le modèle de ce que font nos partenaires européens pour développer leur réseau.

Présentation de M. Arnaud Phelep au sujet de l’AEFE

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Photos  Fickr de Luc Legay

Barcelone : Les parents d’élèves s’insurgent contre la montée des frais de scolarité

Le conseil d’administration de l’AEFE se réunira le 15 mars 2010 à Paris.

J’ai reçu une lettre des parents d’élèves de Barcelone pour m’alerter sur la situation locale.

« Nous refusons que des décisions nationales, indépendantes de l’intérêt et des besoins de notre lycée actuel, aient des répercussions pour l’avenir de nos enfants, nous empêchant de choisir le système éducatif français ou de rester dans celui-ci. »

Elle me paraît emblématique de la dérive à laquelle nous assistons dans le réseau.

L’Etat exprime aujourd’hui ses limites en matière de subventions à l’Agence pour l’enseignement français à l’étranger (AEFE).

Cette dernière se retourne vers les parents d’élèves et augmente unilatéralement les frais d’écolage.

Je rejette cette approche simpliste.

L’AEFE doit revoir sans délai l’intérêt de maintenir des structures EGD (établissement en gestion directe) qui lui coûtent en moyenne 20% de plus que les structures conventionnées. D’après la direction du Budget à Bercy, l’EGD entraîne des charges de gestion lourdes, au détriment de son action de pilotage stratégique.

Ci-joint un rapport complet sur la situation au lycée français de Barcelone (frais de scolarité et projet de nouveau lycée à Montgat) rédigé par les parents d’élèves et qui exprime une situation particulièrement tendue.

Photo Flickr de Nicomède