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INFOLETTRE n°153 – Édito : Élections AFE : pour ne jamais revivre ça ! // FRANÇAIS DE L’ÉTRANGER > Services > France Consulaire / Guide de l’expatriation // EN CIRCONSCRIPTION > MAROC : Tanger, Rabat, Casablanca (22 au 25 oct. 2021) / ÉMIRATS ARABES UNIS : Dubaï (5 au 7 nov. 2021) / ARABIE SAOUDITE : Riyad, Djeddah (8-13 nov. 2021) // MÉDIAS > Interpol sous influence ? (France24) / Chine : vers le pouvoir absolu de Xi Jinping ? (France24) / Protéger l’environnement orbital terrestre (Space News) // DIPLOMATIE PARLEMENTAIRE > Chili / Djibouti / Koweït / Qatar / Taïwan / Turquie

Lire : l’INFOLETTRE n°153 – 29 novembre 2021Logo HebdoLettre bleu - Rond75

Edito de l’InfoLettre n°153

Élections AFE : pour ne jamais revivre ça !

Alors que le vote anticipé pour les élections des conseillers à l’Assemblée des Français de l’étranger s’est déroulé ce vendredi, on ne peut que constater à quel point nos critiques (Réforme Conway : l’usine à gaz, c’est maintenant ! – 9 juil. 2013) à l’égard de cette élection indirecte, aussi complexe qu’inutile, étaient fondées.

Mille-feuille électoral opaque, peu fonctionnel, la représentation des Français de l’étranger est sortie élargie mais pas grandie de la réforme de 2013.

La constitution des listes pour l’AFE s’est révélée mission impossible pour nombre de prétendants et a écarté des conseillers des Français de l’étranger méritants. Celles et ceux qui ont réussi à participer à cette course méritent d’autant plus nos félicitations.

En effet, la loi de 2013 a été écrite dans une logique bipolaire droite-gauche, sans anticiper les inévitables évolutions du paysage politique, aujourd’hui nettement plus fragmenté qu’en 2013. C’est plus que désolant, c’est à la limite de la contrariété avec le principe constitutionnel de pluralisme politique.

C’est la survivance de ce même clivage politique au Sénat, pourtant obsolète, qui a conduit, cette semaine, le groupe socialiste à constituer une nouvelle majorité sénatoriale de circonstance avec le groupe Les Républicains pour voter le rejet de la partie Recettes du budget de l’État, nous privant de la possibilité d’examiner l’ensemble du projet de loi de finances pour 2021. Le groupe Union centriste n’a pas pris part au vote. Au Parlement, on ne doit pas refuser de parler. Visuel HL125

L’AFE, enfin et si durement constituée, ne sera enfin composée que d’un échantillon non représentatif des conseillers des Français de l’étranger et de ceux qui les ont élus. De nombreux pays ne seront pas représentés, malgré leur poids ou leurs spécificités.

Cette seconde élection de l’AFE, trop complexe ne serait-ce que dans le système de vote, démontre une nouvelle fois que ce dispositif est mal pensé et est frappé d’un vice de fond législatif : le rétrécissement de l’AFE à 90 conseillers est illégitime.

Il faut démocratiser la représentation des Français de l’étranger en permettant toutes celles et tous ceux qu’ils ont choisis au suffrage universel direct de parler en leur nom, au sein d’une AFE qui s’en trouvera renforcée.

On fait confiance aux prochains membres de l’AFE pour s’approprier cette indispensable réforme, au sein d’une commission dédiée, afin que les aspirations des élus des Français de l’étranger soient prises en compte par les candidats à l’élection présidentielle, pour que nous ne revivions jamais ça. Découvrir l’InfoLettre n°153

En circonscription au Maroc (3/3) – Casablanca (24 au 25 octobre 2021)

A Casablanca, le programme consacré à notre communauté fût organisé par Serge Mucetti, consul général, tandis que le volet économique a été géré par Jean-Pascal Darriet, président de la CCIFM.

Cette série de rencontres riches et variées s’est conclue par un entretien privilégié avec Serge Mucetti (à l’image avec Pascale Mucetti) qui m’a permis d’apprécier une nouvelle fois sa hauteur de vue et de bénéficier de sa longue expérience.

Je lui suis sincèrement reconnaissant d’avoir organisé ma visite avec un professionnalisme qui fait sa marque.

Communauté française

Certificat de vie / Protection sociale

Serge Mucetti m’a proposé de débuter par un petit-déjeuner au consulat général sur le thème : « tour d’horizon général avec les élus », en compagnie de Gilles D’Agescy, président du conseil consulaire ; Ghislaine El Ouafi ; Medhi Reddad ; Mohammed Oulkhouir, conseillers des Français de l’étranger et de Sylvie Le Caro, consule générale adjointe.

Le déjeuner offert par le consul général et Pascale Mucetti à la Résidence a réuni 8 participants sur le thème « la protection et l’action sociale ».

La crise sanitaire a conduit à une paupérisation de notre communauté du fait de l’absence d’amortisseur social.

Le vieillissement de la population est manifeste avec plus de 600 personnes qui dépassent les 80 ans. Le refus des autorités marocaines de signer des certificats d’existence, tout comme l’interdiction faite au consulat d’accomplir cette tâche, plongent nos aînés dans une situation inextricable qui aboutit parfois à l’interruption du versement de leur pension.

Enseignement français

Pour finir, une réunion sur l’enseignement français dans la circonscription consulaire de Casablanca avec la participation de Gilles Dagescy, président du conseil consulaire ; Abdelghani Youmni et Medhi Reddad ; conseillers des Français de l’étranger ; Bruno Eldin, conseiller de coopération et d’action culturelle adjoint ; Stéphane Sachet, proviseur du lycée Lyautey (AEFE) ; Catherine Bellus, proviseure du Lycée international Louis Massignon (OSUI) ; Juliette Obadia, coordinatrice de l’Alliance israélite universelle et Hervé Le Foll, chef du service de la protection et de l’action sociales (consulat général).

Les 18 écoles homologuées de Casablanca scolarisent 27.009 élèves sur les 46.495 de notre réseau au Maroc. C’est le second réseau après celui du Liban.

Les élus ont orienté la discussion sur l’évolution des frais de scolarité, la qualité de l’enseignement proposé et la modernisation des infrastructures scolaires.

Les représentants des réseaux AEFE, OSUI et AIU pensent que la capacité de l’offre correspond à la demande et qu’il y a un risque de déséquilibre si l’extension de l’offre locale se poursuit. Alors, pour respecter la vision ambitieuse du Président de la république de doubler nos effectifs à l’étranger, il faudrait donc plutôt se tourner vers d’autres circonscriptions du Maroc, comme Marrakech L’atteinte d’un objectif de 75.000 élèves à horizon 2030 paraît crédible au conseiller culturel.

Entrepreneuriat

Mes remerciements à Jean-Pascal Darriet, président de la CFCIM, pour avoir organisé le volet économique de la dernière étape de mon 13ème déplacement au Maroc. J’ai apprécié que Pascal Capdevielle soit venu spécialement de Fès pour m’accompagner de Rabat à Casablanca.

Réception de la CFCIM

Dîner offert par la Chambre française de commerce et d’industrie du Maroc (CFCIM).

Dimanche soir à mon arrivée, j’ai retrouvé Jean-Pascal Darriet, président de la CFCIM pour cette soirée, en présence de Claudia Gaudiau-Francisco, Pascal Capdevielle, Jean Charles Damblin et de Jean-Marc Pons.

Les participants observent que l’activité économique se développe bien au Maroc et regrettent la décision du gouvernement français de restreindre le nombre de visas qui a pour effet de ralentir les échanges et de crisper la relation politique. +d’images

ESA

Visite de l’École supérieure des affaires de Casablanca (ESA) de la CFCIM. L’école a changé de nom depuis mon dernier passage, il y a deux ans.

L’établissement poursuit le double objectif de répondre aux besoins en recrutement des entreprises et favoriser l’employabilité des jeunes par la formation. L’ESA propose trois filières : Commerce et Gestion et, à partir de 2022 : Web & Digital et Tourisme & Management hôtelier.

L’ESA a passé un accord avec la CCI de Seine et Marne et avec l’université Gustave Eiffel.

Les étudiants rencontrés ont présenté leurs projets de développement personnel mis en oeuvre dans l’environnement et l’humanitaire. +d’images

Kluster

Installé sur le toit de la chambre de commerce, le Kluster poursuit trois objectifs :

– contribuer à booster l’écosystème des startups et de l’entrepreneuriat au Maroc

– aider les jeunes porteurs de projets à avoir accès au réseau CFCIM

– mettre à disposition un espace dédié aux startups dans les locaux de la CFCIM +d’images

Cuimer

Rencontre avec les responsables de Cuimer, start-up installée dans le Kluster.

« La mer a aussi son cuir » est le slogan de Cuimer, société marocaine qui transforme les peaux de poisson en cuir exotique marin, grâce à un processus de tannage végétal qui offre tous types de finitions.

Ce cuir est principalement issu du saumon, reconnu pour la souplesse et la finesse de sa peau. +d’images

CAN TotalEnergies

Soirée de présentation du trophée de la CAN TotalEnergies.

La Coupe d’Afrique des Nations (CAN) TotalEnergies est le plus grand évènement sportif d’Afrique. TotalEnergies est sponsor titre du tournoi.

A l’image devant le trophée (g à d) : Philippe Klein, pdt de la CFCIM jusqu’en 2019 ; Olivier Cadic ; Tarik Ameziane Moufaddal, DG de Total Energies ; Gilles Abensour, président des CCEF Maroc et CEO Maroc de Saint-Gobain +d’images

CCEF Maroc

Gilles Abensour, président des CCEF Maroc avait réuni les conseillers du commerce extérieur : Jean-Pascal Darriet, président de la CFCIM ; Philippe Klein, pdt de la CFCIM jusqu’en 2019 ; François Marchal, DG de la Société Générale ; Pierre Labben, DG de Maphar ; Jean-Marc Pons, SG de la CCIFM…

Les CCEF organiseront un événement en mars 2022 intitulé Maroc-Afrique, afin de réunir tous les CCEF d’Afrique à Rabat.

Force est de constater que certains pays concurrents s’affranchissent des règles auxquelles sont soumises nos entreprises, ce qui a pour effet de leur faire perdre des marchés en Afrique.

Le sommet des CCEF Afrique nous offrira une très belle opportunité d’unir nos forces afin de remporter de nouveaux contrats sur le marché africain en développant des synergies avec nos entreprises établies au Maroc. +d’images

En circonscription au Maroc (1/3) – Tanger (22 au 23 octobre 2021)

Deux ans après ma précédente venue, j’ai pu constater lors de mon 13ème déplacement au Maroc que le bouillonnement des idées et des énergies n’a pas été altéré par la crise que nous traversons.

J’ai eu le plaisir de retrouver Philippe Truquet (à l’image), nouveau consul général, qui m’avait déjà remarquablement reçu lorsqu’il était en poste en Côte d’Ivoire.

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A Tanger, j’ai également été accueilli par Anna-Gael Rio, conseillère des Français de l’étranger, élue lors du renouvellement de mai 2021.

Je lui adresse toute ma gratitude pour le temps qu’elle a consacré à l’organisation de mon passage dans cette ville, ainsi qu’à animer les échanges.

Anna-Gael m’a permis de faire un tour d’horizon complet sur les préoccupations de notre communauté.

Communauté française

Consulat

Philippe Truquet, consul général, a réuni les trois conseillers des Français de l’étranger pour la circonscription de Tanger : Myriam Bennani, présidente ; Anna-Gael Rio et Ismaël Garti, en présence de Carole Gosserez, consul-adjointe pour nous permettre de détailler l’activité du consulat, juste avant la réunion du conseil consulaire pour les bourses scolaires.

Nous avons évoqué évidemment les conséquences du transfert vers Rabat du service des visas qui occupait 6 personnes.

Cette évolution à la baisse des effectifs du consulat de Tanger (qui ne compte plus que 6 agents) a induit une diminution de l’amplitude des horaires d’ouverture au public et du niveau de réponse aux appels téléphoniques.

L’évolution à la baisse des services du consulat est une source d’inquiétude.

Le déjeuner au restaurant Anna et Paulo, tenu par deux compatriotes, nous a également permis d’aborder la question du passe sanitaire imposé depuis peu aux restaurateurs du Royaume et les restrictions sanitaires en cours pour protéger la population.

Avant de retrouver les représentants de la communauté pour une réception dans l’enceinte du consulat, Philippe Truquet m’a proposé de visiter les locaux, désormais largement inutilisés, pour discuter des options qui lui sont offertes par cette majestueuse emprise au sol qui pourrait accueillir des activités économiques et culturelles, autour de ses activités consulaires. +d’images

Lancement du Collectif Tanger

Constatant un manque de lien social au sein de la communauté française de Tanger, les membres de la Liste pour l’élection des Conseillers Consulaires conduite par Anna-Gael Rio, associés à d’autres personnes, ont créé le Collectif Tanger : une dynamique de citoyens pour se retrouver, échanger, s’entraider face à des problématiques communes et agir si nécessaire.

L’idée est de s’inspirer de la situation à Rabat ou Casablanca où des associations (telles que Rabat Accueil ou Français du monde) assurent remarquablement la cohésion de nos concitoyens.

Pour répondre aux attentes immédiates des Français de Tanger, les « Rendez-vous du Collectif » ont été lancés. Le premier aura lieu jeudi 04 novembre sur le thème « Qu’est-ce qui de passe avec le passe ? », une opportunité pour les entrepreneurs d’échanger autour de cette nouvelle règle difficilement applicable en 48h.

Institut français

Accueil à la Galerie Delacroix par Olivier Galan, directeur des Instituts français de Tanger et Tétouan, qui m’a présenté le programme de la 3ème édition du « Parcours des Arts de Tanger » qui s’est déroulé du 1er au 31 octobre 2021.

Cette initiative partagée par tous les acteurs culturels locaux fédère des lieux d’exposition et valorise les arts visuels. J’ai pu visiter trois galeries (Delacroix, Dar d’Art et Drissi) parmi les 12 que propose le Parcours.

Nous nous sommes rendus ensuite à l’Institut français pour une réunion durant laquelle Olivier Galan m’a présenté les orientations stratégiques de l’IFT.

L’IFT est installé sur trois sites. Il comprend le bâtiment central visité qui regroupe l’administration, 11 salles de cours de langue et la médiathèque. Puis, nous avons la galerie Delacroix destinée aux expositions et enfin l’espace Beckett doté d’une salle de 180 places, mais actuellement hors service, car le directeur estime avec raison qu’elle ne présente pas toutes les garanties de sécurité pour accueillir du public.

L’espace libéré récemment au sein du consulat, suite au transfert du service des visas, permet d’envisager d’y externaliser certaines activités. +d’images

Entrepreneuriat

Entrepreneurs français

Afin de me permettre de renouer avec la communauté d’affaires de Tanger, Anna-Gael Rio, conseillère des Français de l’étranger, m’a organisé deux rencontres en format restreint.

D’abord, un petit déjeuner dans le célèbre hôtel El Minzah qui s’est tenu avec Denis Marsault, chef d’entreprise (Myopla) ; Cedric Lecolier, chef de centre (Colas Afrique) ; Idriss Bernoussi, président (AMTRI Maroc) et associé gérant (Cap Med Logistics) ; Thomas Clément (Architexture) ; Olivier Autefage, gérant-fondateur (Mafali) et Kouds Bernossi (Vaillant), associée chez Moore Bernossi.

Parmi les principales préoccupations, j’ai relevé les conséquences négatives des restrictions de visas pour nos entreprises.

Un entrepreneur de Tanger qui crée 150 emplois sur Bordeaux se trouve ralenti, car il ne peut dépêcher 3 cadres sur place afin de démarrer son nouveau site.

Communauté d’affaires

Nous avons clôturé mon déplacement à Tanger par un déjeuner avec des acteurs du Collectif Tanger, dont certains membres de la Liste pour l’élection des Conseillers Consulaires, ainsi que quelques compatriotes que j’avais rencontrés lors de mes 4 premiers passages à Tanger.

Philippe Truquet, consul général, nous a fait l’amitié de se joindre à nous.

Nous avons évoqué la perception de l’image de la France au Maroc, les initiatives à prendre pour conforter la francophonie… et bien sûr l’absence de reconnaissance du vaccin Sinopharm par la France.