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HEBDOLETTRE n°109 – ÉDITO : La menace (cybersécurité) – Semaine AFE : Soirée débat ‘cybersécurité, tous concernés’ / Audition Brexit / Commémoration de la Grande Guerre – GS Mag : Entretien sur la cybersécurité – PLF2019 : Ma question au secrétaire général du MEAE + sa réponse – Forum monde des CCE : 120ème anniversaire – Adoption d’un accord international contre le TRAFIC D’ARMES – L’écho des CIRCOS de Sept 2018 – En circonscription en MOLDAVIE : Chisinau (24-25 septembre 2018) / ROUMANIE : Bucarest (25-26 septembre 2018) / HONGRIE : Budapest (27-28 septembre 2018)

Lire : l’HEBDOLETTRE n°109 – 16 oct. 2018Logo HebdoLettre bleu - Rond75

Edito de l’HebdoLettre n°109

La menace

Lors de la semaine de l’AFE, j’ai eu le plaisir de réunir de nombreux élus autour de ce thème : la cybersécurité, tous concernés. Effectivement, le simple fait de posséder un smartphone non protégé (sans VPN, par exemple) est aussi prudent que de laisser portes et fenêtres ouvertes en quittant votre domicile. Rien de plus terrifiant pour un administrateur réseau qu’une simple clé USB qui peut être piégée. L’inventivité des hackers est sans limite. C’est en résumé le message déroutant et alarmant que nos deux brillants intervenants, venus du ministère de l’Intérieur et de l’Anssi, nous ont délivré ce soir-là.

Si on en veut au portefeuille des particuliers, au fichier-clients et aux brevets des organisations, on monte encore d’un cran lorsqu’il s’agit des états puisque les enjeux deviennent géostratégiques. Les pires prédateurs sur internet sont logiquement les états.

Dans le dernier numéro de Global Security Mag (lire), j’ai souhaité que les pays de l’UE nomment, s’ils le peuvent, les pirates dont ils sont la cible. Jusqu’à présent, l’information se partageait entre initiés et les éventuelles remontrances diplomatiques ne sortaient pas des salons feutrés des ambassades.

Le 4 octobre dernier, , on a appris que des espions des services secrets russes (GRU) s’étaient installés sur un parking dans un véhicule truffé d’électronique pour pénétrer le réseau de l’Organisation pour l’Interdiction des Armes chimiques (OIAC), basée à La Haye. Lorsque les services secrets hollandais et britanniques ont déjoué la cyberattaque russe, les autorités des Pays-Bas ont fait le choix de nommer publiquement leur agresseur. Ce n’est pas une pratique usuelle de la part de nos démocraties européennes. Ce changement de ton préfigure-t-il un changement de comportement vis à vis des états malveillants dûment identifiés ?

Visuel HL101

Je me suis réjoui de ce tournant, peut-être historique, lors de mon intervention à la conférence Hackit à Kiev la semaine dernière. Lorsqu’on dit que les régimes autoritaires, à l’instar de la Russie, font la guerre aux démocraties, ce n’est pas parce qu’ils espionnent, mais parce qu’ils visent à saper les fondements de nos sociétés et nous faire douter de nos valeurs en surutilisant les moyens existants de la lutte informationnelle.

Par le dénigrement et la désinformation, ils font pousser les partis nationalistes comme des champignons dans toute l’Union, incarnés par des leaders qui ne s’embarrassent pas de l’État de droit, comme on l’observe quand ils prennent le pouvoir.

Dans les prochains jours je rendrai visite à l’Anssi, Agence nationale de la sécurité des systèmes d’information et au commandement Cyber. Au Sénat, nous recevrons le directeur du centre d’excellence pour la communication stratégique Stratcom de l’Otan.

A la veille d’échéances électorales cruciales pour l’UE, il nous revient de tout mettre en œuvre pour protéger la démocratie et sensibiliser l’électeur sur une menace qui se fait de plus en plus pesante. Découvrir l’HebdoLettre n°109


 

En circonscription en Hongrie – Budapest (27-28 septembre 2018)

Mon retour en Hongrie, presque deux ans après mon premier passage (lire le CR), a été principalement motivé par les EuroSkills 2018 qui se sont déroulés à Budapest.

(à l’image) Pascale Andréani, ambassadeur de France en Hongrie, a reçu les officiels français qui accompagnaient nos champions, dont Michel Guisembert, président de WorldSkills France.

J’ai évidemment profité de ce déplacement pour rencontrer nos conseillers consulaires, nos entrepreneurs et quelques acteurs politiques hongrois.

Evénement

EuroSkills 2018

(à l’image) Aux EuroSkills de Budapest. Visite conduite par Michel Guisembert, président de WorldSkills France, en compagnie de Catherine Fabre, députée de la Gironde et Carine Chevrier, déléguée générale à l’Emploi et la Formation professionnelle.

Cette compétition a rassemblé les meilleurs jeunes européens (-23 ans) autour de 37 métiers artisanaux, industriels et numériques.

Parmi eux, 27 compétiteurs français étaient engagés dans 25 métiers. Ils ont fait parler la poudre ! L’Équipe de France a décroché 22 médailles, dont 3 en or ! Soit 4 médailles de plus qu’à Göteborg en 2016 (voir le détail du palmarès). La France figure en 3ème position des meilleures nations, derrière la Russie et l’Autriche.

Lors de la réception à la Résidence, notre ambassadrice a saisi l’opportunité pour rappeler que le Président Emmanuel Macron soutenait la candidature de la France aux WorldSkills 2023. Cet été, j’ai accepté l’offre de Michel Guisembert de devenir l’ambassadeur de cette candidature à l’international et de l’aider ainsi à mobiliser toutes les énergies. + d’images

Communauté française

Conseil consulaire

Entretien au consulat avec Fleur Mesnier, consul adjointe, en présence de Benjamin Mege et Franck Lefebvre, conseillers consulaires. Le nombre d’inscrits au consulat, en légère augmentation, s’établit à 2616 personnes.

Lors de cette réunion, nous avons évoqué plus particulièrement la question scolaire et particulièrement les frais de scolarité. En effet, les parents subissent une pression à la hausse et s’interrogent sur leur capacité à financer les études de leurs enfants. Certaines familles ont même jeté l’éponge par manque de moyens corrélé à des attributions de bourses insuffisantes.

Le lycée fait cependant le plein. Une centaine d’élèves est même refusée chaque année par manque de place. Un projet existe pour porter la capacité de l’établissement de 700 à 770 élèves.

Politique

Momentum

Rencontre avec les représentants du nouveau parti hongrois Momentum qui a rejoint le mouvement européen ALDE.

En novembre prochain, au congrès ALDE de Madrid, je retrouverai avec plaisir Anna-Julia Donath, Miklos Hajnal et Daniel Berg. Nul doute qu’ils contribueront à enrichir le projet européen que nous porterons ensemble en 2019.

Fondé en 2017, ce parti centriste défend les valeurs européennes et démocratiques largement malmenées par Viktor Orban. Momentum incarne cette nouvelle génération de Hongrois ayant vécu à l’étranger et qui sont rentrés au pays pour s’opposer aux dérives d’un pouvoir confisqué au profit d’un homme et de ses obligés. Par exemple, si un député du Fidesz (parti de Viktor Orban) ne vote pas en faveur d’un texte présenté par son parti, il doit s’acquitter d’une amende de 3000 euros…

Commerce Extérieur

Chambre de commerce

Près de deux ans après mon précédent passage à Budapest, j’ai voulu faire le point sur l’évolution de notre activité économique dans ce pays.

Je remercie Philippe Bravard, conseiller économique à l’ambassade, de m’avoir organisé deux rendez-vous de nature économique.

J’ai ainsi échangé avec Agnès Ducrot, directrice de la CCI France Hongrie et Ingrid Lamblin, vice-présidente de cette chambre qui compte 230 membres.

CCE

J’ai également eu le plaisir rencontrer Peter Bosznay, président du comité Hongrie des conseillers du commerce extérieur.

L’intérêt des entreprises françaises pour la Hongrie s’étiole. Pourtant, les indicateurs économiques (croissance, chômage) sont au vert. Le point noir est le manque criant de main d’œuvre disponible, d’autant que l’expatriation demeure persistante. Le gouvernement impose une augmentation des salaires pour tenter d’endiguer le flot des départs et ainsi augmenter le pouvoir d’achat.

Ceci dit, la productivité n’est pas au rendez-vous et les coûts d’exploitation explosent. Certains commencent à se retirer du marché.

3ème Journée des entreprises au Sénat – L’Équipe de France des Métiers à l’honneur

Au moment du déjeuner avec les entrepreneurs, la Délégation sénatoriale aux entreprises (DSAE) a décidé de rendre hommage à l’Équipe de France des Métiers 2017 que j’avais vu concourir aux Olympiades des Métiers (44ème WorldSkills) à Abu Dhabi en octobre 2017.

Aux côtés d’Élisabeth Lamure, présidente de la DSAE, Michel Guisembert, président du comité français des Olympiades des Métiers, a souligné à quel point ces jeunes avait du mérite et portaient haut le savoir-faire français.

En effet, à Abu Dhabi, pendant 4 jours de compétition, 1300 champions de moins de 23 ans du monde entier se sont affrontés dans 51 métiers, devant plus de 100000 visiteurs.

Sur place, j’avais soutenu notre valeureuse équipe en présence de Ludovic Pouille, notre ambassadeur, Michel Guisembert, président de WorldSkills France et Alain Thevenot, conseiller consulaire EAU Oman (lire : Worldskills 2017 : record de médailles battu pour l’équipe de France des métiers)

Lors de ces 44e olympiades, l’Équipe de France s’est distinguée en remportant 5 médailles d’Or, 3 médailles d’Argent et 4 médailles de Bronze !

Deux médaillés d’or ont répondu à nos questions : Noémie Badey (22 ans – région Auvergne-Rhône-Alpes) dans la spécialité Soins Esthétiques et Alexis Guimont (23 ans – région Centre Val de Loire) dans la discipline Plâtrerie et Constructions sèches.

Worldskills 2017 : record de médailles battu pour l’équipe de France des métiers !

5 médailles d’Or, 3 médailles d’Argent, 4 médailles de Bronze ! L’équipe de France s’est distinguée lors des 44e olympiades des métiers à Abu Dhabi, où j’étais du 13 au 16 octobre, accueilli par Ludovic Pouille, notre ambassadeur, Michel Guisembert, président de WorldSkills France et Alain Thevenot, conseiller consulaire EAU Oman (compte-rendu).

Il faut ajouter à ce brillant palmarès 15 médailles d’Excellence permettant de placer la France à la 7ème position du classement international et en deuxième position du classement européen, devant l’Autriche et derrière la Suisse.

Worldskills 2017 réunissait des apprentis issus de 77 pays et régions pour s’affronter dans 51 catégories de métier : cuisine, l’automobile, bâtiment, maintenance aéronautique, mode, menuiserie, design, bijouterie ou bien réseaux informatiques !

Au total, 1300 candidats de moins de 23 ans étaient engagés dans cette compétition, dont 39 Français qui concouraient dans 35 métiers. Tous se sont préparés mentalement comme des athlètes de haut niveau.

Près de 500 supporters accompagnaient l’équipe de France, soit la plus grande délégation. Ils ont fait trembler les tribunes !

Mon salut au Medef qui a apporté son soutien à cette formidable équipe de France des métiers !

En France, les Olympiades des métiers se déroulent en deux temps : les sélections régionales, puis les finales nationales.

La compétition mondiale est organisée tous les 2 ans dans l’un des pays membre du mouvement WorldSkills. Depuis quinze ans, le nombre de candidats aux épreuves internationales a été multiplié par 4.

La 45ème édition WorldSkills se tiendra à Kazan en Russie en 2019. La France était candidate à l’organisation, mais elle s’est classée deuxième, avec 26 voix contre 31. Les 46ème olympiades, elles, se tiendront en 2021 à Shanghai.

Lire mon édito dans l’HebdoLettre n°92 du 27 octobre 2017.