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Médias – « Pour le sénateur Olivier Cadic, Taïwan représente plus qu’elle-même au niveau international » (Radio Taïwan International – 20 sept. 2022 – Audio 19’50)

J’ai répondu aux questions de Clément Tricot, Radio Taïwan International, concernant la visite d’une nouvelle délégation sénatoriale française au début du mois de septembre (compte-rendu). C’est la troisième délégation sénatoriale et donc la quatrième de parlementaires français qui se rend à Taïwan depuis octobre 2021.

Extraits de l’entretien

Sur l’objet de la visite :
– Pour moi cette visite était prévue de longue date. J’étais en octobre dernier dans la délégation conduite par Alain Richard. Nous avions découvert le projet du lycée international franco-taïwanais (LIFT). […] Le LIFT a démarré début septembre et j’avais prévu de venir pour l’ouverture.
– Il y avait un deuxième sujet qui était le développement des relations économiques entre la France et Taïwan.
– Il y a évidemment toute la question des relations politiques, la vision des orientations taïwanaises qui se font de plus en plus précises sur l’île venant de Pékin. C’était aussi important pour nous d’écouter l’analyse et les observations qui étaient faites par le gouvernement et nos homologues du Yuan législatif à Taïwan.

Sur la multiplication des visites parlementaires :
– Je pense que le groupe d’études et de contact France-Taïwan (République de Chine) au Sénat qui est pratiquement aussi important maintenant que le groupe France-Chine […] Ce sont des sénateurs qui sont très intéressés par ce qu’est Taïwan aujourd’hui, le développement de Taïwan, les possibilités. Pour certains c’est le côté démocratique et tout ce qui est approche des lois, pour d’autres c’est la dimension économique.
– Ce qui me marque, c’est le niveau d’intérêt pour Taïwan au palais du Luxembourg. […] Quand on va à Taïwan on sent une fraîcheur démocratique qui vous ravive.

Sur les manœuvres militaires chinoises autour de Taïwan suite à la visite de Nancy Pelosi, la présidente de la chambre des représentants des États-Unis :
– La position de la France, c’est le statu quo. Toute manœuvre qui tendrait à changer le statu quo, ne peut pas rencontrer l’adhésion de la France.

Sur sa déclaration « Taïwan n’est pas seul » :
– Ce que je veux dire c’est que Taïwan représente plus qu’elle-même au niveau international. Taïwan, c’est désormais une image du vivre ensemble. […] C’est un signe au monde, que la démarche démocratique, qui est une démarche inclusive où tout le monde peut décider qui va diriger le pays […]. C’est en ce sens que Taïwan n’est pas seul, puisque les valeurs que Taïwan incarne, ce sont des valeurs universalistes.

Écouter l’interview

Lire l’article sur le site RTI

Médias – « Chine-Taïwan : qu’en est-il de la situation ? » (Public Sénat – 20 sept. 2022 – Vidéo 3’33)

J’ai eu le plaisir de répondre aux questions d’Oriane Mancini sur Public Sénat, dans son émission « Bonjour chez vous ! » au sujet de la situation à Taïwan.

Le 19 septembre, le président américain Joe Biden a assuré que les États-Unis défendraient Taïwan en cas d’intervention chinoise. Cette déclaration est très importante, tout comme la visite de Nancy Pelosi, au mois d’août dernier.

Taïwan est un modèle démocratique, un modèle que nous partageons. C’est aussi la 21ème puissance économique. Il revient aux Taiwanais de choisir leur avenir.

Taiwan n’est pas seul ! Les États-Unis l’ont rappelé également avec force. Cela me paraît nécessaire pour inciter le PCC à la désescalade et à respecter les aspirations du peuple taïwanais sans interférer.

Médias – « À Taïwan, des sénateurs français relancent les visites » (Le Point – 9 sept. 2022)

Il faut à tout prix éviter que la Chine soit tentée de passer le Rubicon.

Depuis le Sénat, nous poursuivons l’approfondissement de la relation bilatérale France-Taïwan avec confiance et détermination.

Taïwan n’est pas seul !

Extrait :

« Les canons de Pékin étaient censés isoler Taipei, l’île est devenue l’étape obligée des voyages parlementaires en Asie. Les Français ouvrent le bal.
L’objectif de Pékin en montant en épingle le voyage de l’élue américaine était d’accroître l’isolement diplomatique de l’île.

Six sénateurs français ont atterri à Taipei ce mercredi. C’est la première visite française et européenne depuis la venue début août de Nancy Pelosi, la présidente de la Chambre des représentants américaine, qui avait été suivie d’exercices militaires chinois d’une ampleur jamais vue depuis 25 ans. « La France est une puissance indo-pacifique, a déclaré lors d’un point presse Cyril Pellevat, sénateur Les Républicains à la tête de la délégation. Aujourd’hui, nous considérons Taïwan comme un partenaire pour la stabilité dans cette région. »

Lire la suite : Une délégation de sénateurs en déplacement à Taïwan (par Jérémy André – Taipei)

Médias – « L’exercice militaire du parti communiste chinois cache la faiblesse de sa diplomatie. Soutenir Taiwan, c’est défendre la démocratie ! » (CNA – 10/08/2022)

L’exercice militaire du parti communiste chinois cache la faiblesse de sa diplomatie.
Soutenir Taiwan, c’est défendre la démocratie !

Mes réponses en français à l’interview de la correspondante de l’Agence de presse de Taïwan publiée par Central News Agency le 10/08/2022.

1. Que représente pour vous la visite à Taipei de la présidente de la Chambre des représentants des États-Unis malgré les menaces chinoises ? Comment réagissez-vous à cette visite ?

Les États-Unis souhaitent visiblement renouveler leur soutien explicite à la démocratie taiwanaise.
Cette visite de la présidente de la Chambre des représentants des États-Unis est bienvenue et très opportune, compte tenu de la situation internationale tendue.

Elle fait suite au déplacement de parlementaires américains en novembre dernier, un mois après la visite de notre délégation présidée par Alain Richard.
Nous avions reçu, à l’époque, une lettre de l’ambassadeur de Chine en France, Lu Shaye.

Il s’opposait fermement au déplacement de sénateurs français à Taiwan et menaçait ceux qui s’y rendraient.

La France et le Sénat ne reçoivent pas de consignes du Parti Communiste chinois, pas plus que la présidente du congrès américain, semble-t-il.

L’an dernier, à la suite de sanctions de l’UE contre des Chinois ayant commis des graves atteintes aux droits de l’homme au Xinjiang contre la minorité musulmane Ouïgour, la Chine a sanctionné dix parlementaires européens et des entités de l’Union européenne.

J’ai fait remarquer dans l’hémicycle que le communiqué officiel du ministère chinois des affaires étrangères leur interdisait l’accès à la Chine, Macao et Hong-Kong.
En omettant de citer Taiwan, tout le monde a pu constater la reconnaissance implicite par Pékin de la souveraineté de Taiwan sur son territoire.

À notre arrivée en octobre à Taiwan, les incursions de 150 avions de combat chinois avaient été enregistrés autour de l’île.

Les manœuvres militaires chinoises observées, suite à la venue de Madame Pelosi, démontrent surtout que Pékin cherche à masquer son impuissance diplomatique auprès de sa population face à la montée progressive de la reconnaissance internationale de Taiwan.

Le G7, relayé par le ministère des affaires étrangères français, a communiqué qu’il n’est pas justifié d’utiliser une visite comme prétexte pour réaliser des activités militaires agressives dans le détroit de Taiwan.

Les déplacements internationaux des parlementaires sont des événements normaux et habituels. La Chine doit les respecter.

2. Que signifie la visite du Président du Parlement de Taïwan Monsieur You Shyi-Kun? A l’heure actuelle de la guerre en Ukraine et la relation tendue avec la Chine dû à son alliance avec la Russie, cette visite est-elle encore plus significative ?

Le Président du Parlement de Taïwan Monsieur You Shyi-Kun avait été invité au Sénat par le Président Alain Richard, lors de notre déplacement.

Sa délégation a reçu un accueil au plus haut niveau du Sénat.

Nous avons eu tant de demandes que nous n’avons pas été capables d’accepter tous les sénateurs qui souhaitaient participer au déjeuner avec leurs homologues.

Il faut savoir que le groupe d’amitié France-Taiwan compte désormais 35 sénateurs, soit 1/10ème du Senat !

Nos échanges de vues ont porté sur le développement des relations bilatérales, qui reposent déjà sur les coopérations économiques, culturelles et scientifiques et sur les perspectives politiques de la zone Indopacifique.

Le parallèle entre les menaces de la Chine sur Taiwan avec l’agression de la Russie contre l’Ukraine a été abordé. Comme Hitler voulait faire disparaître l’État tchécoslovaque, Poutine veut annexer l’Ukraine et Xi Jinping cherche à absorber Taiwan.

Ces stratégies expansionnistes des régimes totalitaires n’ont pas de limite.

C’est un motif de préoccupation partagé pour les parlementaires français et taiwanais. J’ai donc rapporté les propos de Sébastien Lecornu, ministre des Armées, sur l’apport de moyens émanant de notre flotte pour contribuer à garantir la liberté de circulation dans le détroit de Taïwan.

3. La relation Taïwan-Chine n’est pas un jeu à somme nulle. Cependant, la Chine menace et venge tous ceux qui s’expriment pour la démocratie taïwanaise. Pourquoi avez-vous choisi de soutenir Taïwan avec une grande détermination (à laquelle nous vous remercions infiniment) ? Considérez-vous la menace de la Chine ?

En 2020, j’écrivais que « la Chine de Xi-Ji Ping développe un monde néo-totalitaire qui va au-delà de l’imagination d’Orwell.

Mettre à jour son appareil de répression interne et le développement de sa force militaire ; enrayer sa stratégie expansionniste et la mise en place de ses structures de désinformation externe constituent une priorité ».

Taïwan et Hong-Kong apparaissent désormais comme un terrain d’expérimentations pour des méthodes qui pourraient s’étendre à la planète entière…

Taiwan est le contre-exemple de la thèse véhiculée par les régimes autoritaires qui considèrent que la démocratie n’est pas le meilleur système pour le développement humain.

La fraicheur de la démocratie taïwanaise, sa liberté d’expression, la force tranquille de la présidente Tsai Ing-wen qui incarne la résilience d’un peuple de 24 millions d’habitants séduisent. Les déclarations de soutien à Taïwan viennent de tous côtés, telles que celles du G7 le démontrent.

Cette union est salutaire pour l’île, car comme le veut un proverbe chinois, « une baguette est facile à casser, dix baguettes sont dures comme fer ».

Voilà pourquoi j’avais déclaré à Taipei : Taiwan n’est pas seul !

Certains diplomates soucieux de plaire à Pékin disent « moins on parlera de Taïwan, mieux cela vaudra ».
Je pense tout le contraire. Protéger Taiwan, c’est défendre la démocratie et servir la paix dans le monde !

4. Quels sont les projets/collaborations parlementaires entre la France et Taïwan dans un avenir proche ?

Je voudrais tout d’abord exprimer toute notre gratitude à François Wu, l’ambassadeur de Taiwan en France et à toute son équipe pour leur réussite dans le développement de notre relation bilatérale, qui ne cesse de s’étendre.

Lorsque nous nous sommes rendus à Taiwan l’an dernier, Alexandre Levy, compatriote installé sur l’île, nous avait présenté son projet de lycée international franco-taiwanais (LIFT), soutenu par François Wu.

L’accomplissement de cette idée nous est apparue être une priorité.

J’ai indiqué au Président du Parlement de Taïwan Monsieur You Shyi-Kun que je serai dans les prochaines semaines à Taiwan pour soutenir l’ouverture de cette école primaire.

Je solliciterai le soutien du Yuan législatif pour aider à son développement afin de permettre l’ouverture d’une maternelle et un collège, l’année suivante.

 

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