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En circonscription au Maroc (4/5) – Marrakech (12 sept. 2019)

Marrakech fut la 4ème étape de mon déplacement au Maroc en compagnie de Pascal Capdevielle, conseiller consulaire. C’est aussi la 4ème fois que je m’y rendais depuis le début de mon mandat.

Grâce à l’énergie déployée par notre consul général Philippe Casenave (à l’image), j’ai pu accomplir ma mission éclair à Marrakech au service de nos compatriotes. Je lui en suis reconnaissant.

Communauté française

(g. à d.) Pascal Capdevielle ; Philippe Edern-Klein ; Geneviève Euloge ; Olivier Cadic ; Elisabeth Bauchet-Bouhlal ; Philippe Casenave

Consulat 

Afin de me permettre d’échanger sur les évolutions des attentes de notre communauté depuis mon précédent passage à Marrakech en août 2017, Philippe Casenave, consul général, avait organisé des rencontres en trois temps.

Un entretien d’accueil à mon arrivée au consulat, où il m’a reçu en présence d’Elisabeth Tesson, consule adjointe. J’avais déjà apprécié le professionnalisme d’Elisabeth alors en poste à Rome. J’ai constaté qu’elle n’avait rien perdu de sa capacité à décrire avec concision les principaux défis à relever par le poste pour une communauté qui compte 8000 inscrits. La Willaya les estime à 30.000.

Un déjeuner de travail où nous avons été rejoints par les conseillères consulaires Bérangère El Anbassi et Geneviève Euloge à l’hôtel Movenpick, dont la chaîne a été acquise récemment par le groupe Accor.

Enfin, une réunion à la Résidence avec les représentants de notre communauté à l’occasion de l’arrivée des nouveaux agents du réseau affectés à Marrakech.

Ce fût l’opportunité de croiser ou de retrouver de nombreuses personnalités comme les conseillers du commerce extérieur de la France Elisabeth Bauchet-Bouhlal et Jean Pozzo-di-Borgho.

J’ai été touché de revoir notre consul honoraire d’Essaouira. Georges Lapeyre est venu spécialement à Marrakech à cette occasion pour me donner des nouvelles de l’école pour laquelle je m’étais mobilisé suite à mon passage en 2017.

J’ai aussi été très sensible à la présence de Philippe Edern-Klein, président de la Chambre Française de Commerce et d’Industrie du Maroc (CFCIM), qui m’a accompagné pour cette nouvelle étape après Casablanca et Rabat. Cela m’a permis d’échanger avec Mounir Bouanani, délégué de la CFCIM pour Marrakech.

J’ai également revu Rémy Hallegouet, représentant de France Volontaires, qui m’a présenté deux jeunes volontaires : Jasmine Karimi-Detoc pour la fondation Club Med et Appoline Saurel de Dans le noir ? Maroc. +d’images

Enseignement français

Ecole Jacques Majorelle 

Visite de l’école Jacques Majorelle, en présence de Philippe Casenave, consul général, et de Marie-Pierre Leclere-Guillomo, Principale.

J’ai eu le plaisir de revoir Isabelle Marlinge, directrice du primaire, qui était précédemment en poste à Londres.

J’ai découvert cet établissement de l’OSUI qui offre de très belles infrastructures et enrichit l’offre d’enseignement français à Marrakech. +d’images

Groupe scolaire Renoir-Victor Hugo 

Retour au groupe scolaire Renoir-Victor Hugo, en présence de Philippe Casenave, consul général, de Serge Faure, proviseur, d’Amélie Libre, directrice du primaire et de Lilian Filipozzi, proviseur adjoint.

J’avais visité cet établissement en janvier 2015, lors de mon premier déplacement à Marrakech.

Avec près de 2000 élèves, cet établissement en gestion directe de l’AEFE, situé sur l’emplacement affecté précédemment à une caserne, dispose d’un potentiel de développement important.

Pour s’étendre, l’école a un projet immobilier en 2 phases. J’ai visité les bâtiments ouverts à la rentrée de septembre, issus de la phase 1 : un premier bâtiment pour la maternelle, et un second pour l’enseignement scientifique.

La phase 2 prévoit de reconstruire un bâtiment pour l’administratif et une médiathèque partagée avec l’Institut français.

J’ai découvert une équipe de direction très motivée par les perspectives offertes pour notre enseignement à Marrakech. +d’images

Culture française

Institut Français 

Visite de l’Institut français en présence de Christophe Chaillot, directeur de l’Institut et de Philippe Casenave, consul général.

Superbes décors, équipements audiovisuels de belle qualité, auditorium, espace en plein air pour des représentations artistiques… tout est là pour assurer un enseignement du français de qualité et offrir un point d’appui pour mettre en valeur la culture française au Maroc.

J’ai également rencontré l’équipe de Campus France. Les Marocains constituent la première communauté étrangère à fréquenter l’enseignement supérieur en France. +d’images

Riad Denise Masson

Visite du Riad Denise Masson, annexe de l’Institut français, en compagnie de Christophe Chaillot, directeur de l’Institut et de Philippe Casenave, consul général.

Accueilli par Sophia Tebbaa, responsable de la maison, j’ai découvert le lieu où a résidé Denise Masson, connue pour avoir traduit le Coran en français.

Baptisée la Maison du dialogue de Marrakech, elle correspond à la volonté de Denise Masson qui a légué à la France sa résidence située dans la Médina pour en faire un lieu favorisant le dialogue inter-religieux. +d’images

En circonscription au Maroc (3/5) – Casablanca (11 sept. 2019)

Troisième jour de mon déplacement au Maroc à Casablanca, capitale économique du royaume.

Toute ma gratitude à Serge Mucetti, consul général de France à Casablanca, pour son accueil à la Résidence et pour l’organisation d’une réception avec les représentants de notre communauté.

Tout juste arrivé en poste à Casablanca, notre consul a accompli un parcours exceptionnel durant sa carrière au service de notre diplomatie et des Français établis hors de France que j’ai tenu à saluer.

Entrepreneuriat

Chambre de commerce 

À l’invitation de Philippe Edern-Klein, président de la Chambre française de commerce et d’Industrie du Maroc (CFCIM), j’ai animé en sa compagnie un débat auprès des adhérents relatif à notre commerce extérieur et l’organisation de notre dispositif d’appui.

J’ai félicité le président et son équipe pour les performances de la CFCIM qui est la première chambre bilatérale de notre réseau mondial.

Lorsque Philippe a pris la présidence en 2016, la CFCIM comptait 3600 adhérents.
À la fin de l’année, terme de son mandat, elle en comptera 5000.

En présence de Serge Mucetti, j’ai conclu mon intervention en indiquant que cette Chambre était un modèle d’inspiration pour notre réseau.

Ce fût un honneur d’avoir été invité à rédiger un message sur le livre d’or chargé d’histoire de la CFCIM, où figure en première page un message du maréchal Lyautey. +d’images

Communauté française

Consulat

Visite du consulat général de France à Casablanca organisée par Serge Mucetti, en compagnie de Pascal Capdevielle, conseiller consulaire.

Nous avons échangé avec les agents du service des visas et discuté des aménagements à prévoir pour le consulat. En effet, Casablanca va bientôt centraliser toutes les demandes de visas qui sont traitées par nos consulats de Marrakech et Agadir.

L’expérience de notre consul général constitue un réel atout pour mener à bien une telle transformation. +d’images

Résidence

Dans la soirée, à l’occasion d’une réception à la Résidence de France en présence des conseillers consulaires, j’ai profité d’un moment d’échange privilégié avec les Français de Casablanca pour remettre une médaille du Sénat à Philippe Edern-Klein, président de la CFCIM.  J’ai voulu ainsi lui témoigner ma gratitude pour m’avoir aidé à accomplir ma mission au service des Français du Maroc. +d’images

Enseignement français

École Française Internationale (EFI)

Visite de la première école ouverte par le groupe Odyssey. Lancée à Casablanca, il y a tout juste deux ans, cette superbe école accueille déjà 1000 enfants de la maternelle à la quatrième.

Accueillis par Younes Slaoui, directeur général et Cyrille Loffroy, chef d’établissement, j’ai découvert des installations de haute qualité en compagnie de Serge Mucetti, Pascal Capdevielle, et Jean-Marc Pons, secrétaire général de la Chambre française de commerce et d’industrie du Maroc.

Le groupe Odyssey poursuit son développement en ouvrant ce mois-ci un établissement à Bruxelles et un autre à Bucarest.

J’éprouve beaucoup de plaisir à soutenir l’action de cette équipe très dynamique qui œuvre avec succès pour le développement de l’enseignement français à l’international. +d’images

Ecole Française des Affaires 

Visite de l’École supérieure des Affaires (EFA), en compagnie de Serge Mucetti et de Pascal Capdevielle.

Accueillis par Mounir Feram, directeur du campus et du centre de formation (CEFOR), nous avons visité les installations de cette école administrée par la CFCIM.

Depuis 1988, l’école forme les futurs cadres et entrepreneurs.

Cet établissement français de formation professionnelle prépare aux métiers du management, du commerce et de la distribution, permettant aussi la poursuite des études en France ou à l’étranger.

La mission principale de l’EFA est de former, éduquer, qualifier et fournir des ressources compétentes, responsables et opérationnelles pour travailler et évoluer en entreprise. +d’images

En circonscription au Royaume-Uni – Londres (12 octobre 2019)

Brexit

Mobilisation the3million

J’ai retrouvé Nicolas Hatton pour participer à la mobilisation de l’association The 3 Million et British in Europe afin de rappeler au Premier ministre Boris Johnson qu’il trahit ses promesses aux Européens pendant la campagne du Brexit.

À J-19 de l’échéance prévue pour la sortie du Royaume-Uni de l’UE, les participants sont venus avec un stock de bonne humeur pour lutter contre l’atmosphère anxiogène créée par le gouvernement britannique. +d’images

Communauté française

Salon FAFGB

Heureux d’avoir retrouvé à Baden Powell House de nombreux fidèles représentants des Français de Grande-Bretagne, dont les élus Olivier BertinRoch Miambanzila, conseillers consulaires et Patricia Connell, déléguée consulaire.

Ce fût l’occasion de rencontrer des nouveaux venus comme l’association des juristes Queen Mary Sorbonne ou de nouvelles activités comme celle qui a été lancée cette année par le Dispensaire français : l’espace santé jeunes Londres, où psychologues, médecins et spécialistes de santé accueillent gratuitement et confidentiellement les jeunes de 13-25 ans, chaque mercredi de 17h à 20h.

Présidée par Jean-François Le Gal, la Fédération des associations françaises de Grande-Bretagne a réuni 35 d’entre-elles pour la 7ème édition de leur forum rebaptisé cette année en « salon ».

L’Écho Magazine, Ici Londres, Londres Magazine ou encore le site Français à Londres ont assuré la couverture de l’événement qui a été ponctué d’interventions live de la part de Guillaume Bazard, consul général, et d’associations telles que Les Fauristes, Exchange Théâtre, la FFD UK.

J’ai félicité les organisateurs et bénévoles pour ce beau succès. +d’images

Enseignement français 

Soirée CFBL 

J’ai eu le plaisir de participer à la soirée de remise des diplômes du brevet du Collège Français Bilingue de Londres, soirée forte en émotions durant laquelle 70 élèves recevaient leurs diplômes du brevet et autres récompenses. Cette remise était précédée d’un cocktail et suivie d’un dîner, puis d’une soirée dansante réunissant élèves, parents et enseignants.

Ce fut un moment de joie intense lorsque François-Xavier Gabet, qui dirigeait l’établissement jusqu’à l’été dernier, les a félicités depuis Hong-Kong par un message vidéo.

Le CFBL affiche un taux de réussite de 100% pour les 70 élèves qui ont passé leur brevet. 60% des élèves poursuivent leur scolarité à Winston Churchill, et 10% au lycée Charles de Gaulle. 69 élèves sur 70 étaient présents à cette soirée.

Leurs joyeuses retrouvailles constituaient un bain de jouvence régénérateur pour les adultes présents.

Cette soirée m’a également offert l’opportunité d’échanger avec le nouveau chef d’établissement, Denis Bittmann.

Après 3 ans en qualité de chef d’établissement à Marrakech où je l’avais rencontré, il a ensuite pris la direction du Lycée Français de Jérusalem, poste qu’il a occupé jusqu’à son arrivée au CFBL à la rentrée de septembre 2019.

Je lui ai adressé tous mes vœux de réussite pour cette nouvelle mission au sein de cette école où l’harmonie et le bien-être sont désormais bien installés.

J’ai remercié Marie-Pierre Bouché, présidente de CFBL parents, et les membres de l’APE pour l’organisation de cet événement et leur formidable sens de l’accueil. +d’images

Brexit, Balkans : mes questions à Amélie de Montchalin + sa réponse (vidéo 8m)

Dans le cadre d’un débat préalable au Conseil européen des 17 et 18 octobre, la commission des Affaires européennes, présidée par Jean Bizet, a auditionné Amélie de Montchalin , secrétaire d’État, chargée des affaires européennes.
Mon intervention a porté sur trois points :
– l’élargissement européen aux Balkans occidentaux,
– le Brexit,
– la sécurité des Européens en Grande-Bretagne.

En circonscription au Royaume-Uni – Londres (8 octobre 2019)

Brexit 

Nicolas Hatton, Patricia Connell,
Gina Miller et Olivier Cadic

Soirée the3million

À l’invitation de Nicolas Hatton, président de the3millionet délégué consulaire, j’ai participé à la première partie de la soirée événementielle de levée de fonds en faveur de cette association qui protège les droits des 3 millions d’Européens vivant au Royaume-Uni. 

J’y ai retrouvé Patricia Connell, déléguée consulaire, engagée depuis la première heure du Brexit pour défendre les droits des Européens du Royaume-Uni. Elle apporte à the3milliontoute la force de son engagement.

La soirée a réuni de nombreuses personnalités, telles que Gina MillerAlberto CostaDavid SchneiderClaude Moraes ou Stuart McDonald.

La qualité des lots offerts aux enchères pour la circonstance fut à la hauteur de l’événement.

Félicitations à toute l’équipe de the3millionet toute notre reconnaissance aux parlementaires et personnalités britanniques qui ont contribué à cette soirée exceptionnelle. +d’image

Communauté française

Ambassade

Entretien privilégié avec Catherine Colonna, ambassadrice de France au Royaume-Uni, et ancienne ministre. 

J’ai présenté tous mes vœux de réussite à notre ambassadrice pour sa nouvelle mission, puisqu’elle est arrivée en poste à Londres le mois dernier, succédant à Jean-Pierre Jouyet.

Nous avons échangé nos regards sur le Brexit et sur les dernières déclarations du Premier ministre britannique. Devant l’incapacité de Boris Johnson à proposer une solution de sortie de l’UE réaliste et évitant la création d’une frontière en Irlande, nous nous dirigeons inéluctablement vers un « Brexit saison 3 », qui débutera le 1ernovembre 2019 et dont l’issue dépendra du résultat des élections générales à suivre.

J’ai fait part de ma préoccupation pour la sécurité de nos compatriotes dans un pays où les ultra-brexiters tiennent des propos de plus en plus agressifs à l’égard de l’Europe et des Européens.

En prélude à cette rencontre, j’ai eu deux réunions à l’ambassade en présence de François Revardeaux, premier conseiller.

D’abord, ma rencontre avec le contre-amiral Luc Pagès, attaché de Défense, m’a permis d’exprimer le souhait que les associations et les élus puissent accompagner les militaires au moment du dépôt de gerbe devant la statue du Maréchal Foch, le jour du 11 novembre. En effet, du fait de travaux autour de la statue, la cérémonie officielle se tiendra cette année exclusivement au cimetière de Brookwood.

J’ai ensuite eu le plaisir de revoir Lucia Da Silva, nouvelle attachée de coopération éducative, dont j’ai fait la connaissance à Madrid. Nous avons évoqué les mesures annoncées par le gouvernement en matière d’enseignement français à l’étranger qui doivent se retrouver dans les objectifs du plan Ecole du Royaume-Uni.

Le prochain comité de pilotage était prévu pour le 11/11/19. J’ai exprimé le vœu qu’il se tienne bien avant la fin de l’année.

En circonscription aux États-Unis / Californie (2/2) – Los Angeles (5 sept. 2019)

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Réception à la Résidence à l’initiative de Nathalie Roy-Soirat, consul générale adjointe, avec les conseillers consulaires Carole De la CruzHélène Demeestere-DujardinPatrick Caraco et Gérard Michon, et Véronique Maingard, pdte de Los Angeles Accueil ; Cynthia Hajjar, pdte de l’UFE Los Angeles et Bruno Paing, pdt de l’ADFE.

Dès mon arrivée à Los Angeles, dernière étape de mon déplacement aux États-Unis, Nathalie Roy-Soirat, consul générale adjointe, a organisé un dîner de travail à la Résidence avec les élus et les présidents d’association. Je la remercie de son assistance lors de ma première visite dans la cité des anges.

Économiquement, Los Angeles est la 2ème ville des États-Unis. L’État de Californie, 5ème puissance économique mondiale, devance la France. Mais il est à remarquer que notre pays y pointe au 3ème rang des investisseurs, derrière le Canada et la Grande-Bretagne.

La communauté française de la circonscription du consulat de Los Angeles (Californie du Sud, Nevada du Sud, Arizona, Colorado et Nouveau-Mexique) rassemble plus de 31.000 ressortissants français inscrits au registre consulaire. La population française réellement établie dans la circonscription est estimée : 60 000 à 70 000 personnes environ.

La région de Los Angeles et de San Diego rassemble plus de 80% de la communauté française de la circonscription.

Lorsqu’on discute avec les Français de Los Angeles on se rend compte qu’ils ont moins peur le ciel ne leur tombe sur la tête que le sol se dérobe sous leurs pieds. En effet, la Californie est l’état le plus sujet à de graves tremblements de terre : le risque de subir un séisme majeur dans les 30 prochaines années est réel. Le site du consulat affiche une longue page d’information sur ce sujet afin d’informer nos compatriotes de manière exhaustive.

Nous avons aussi longuement évoqué les annonces faites par notre ministre Jean-Yves Le Drian concernant l’enseignement français à l’étranger. Le coût de la scolarité aux États-Unis (20 à 40.000$/an et par enfant) constitue un sujet de discussion inépuisable.

J’adresse ma reconnaissance à David, le chef de la Résidence qui officie avec talent, professionnalisme et décontraction, en attendant la nomination du prochain consul général. + d’images

Entrepreneuriat

FACC et CCE

Déjeuner économique à la Résidence de France, avec Nathalie Roy-Soirat, consule générale adjointe et Christophe Barre, conseiller économique,  Samuel Loy, fondateur et président de la French American Chambre of Commerce de Los Angeles (FACC), Clarisse Berranger, directrice de la FACC, Laurent Levy, pdt de la section locale des CCE et Philippe Nodet, pdt d’une société de communication.

Los Angeles se révèle être l’éco-système qui se développe le plus vite aux USA et il ne le doit pas uniquement à Hollywood. La Tech qui se développe dans la zone située entre l’aéroport et la ville de Santa Monica a été baptisée la « Silicon Beach ».

La vie y est moins chère qu’à San Francisco. L’accès aux capitaux-risqueurs y serait tout aussi facile et on peut y trouver des bureaux facilement. Forte des plus grandes universités américaines, la ville offre de puissantes opportunités non seulement dans la Tech, mais également dans l’industrie de l’entertainment, dans l’aérospatial ou encore la mobilité urbaine.

En résumé, L.A. estime que ses atouts vont lui permettre de rivaliser avec la Silicon Valley.

La FACC compte 300 membres. Au mois de novembre, elle organisera une tournée de conférences en France pour permettre aux entrepreneurs de l’Hexagone de découvrir les potentialités offertes par la Californie du sud ! Notre Chambre a tout mon soutien. + d’images

Communauté française

Consulat

Visite du consulat et rencontre avec les agents.

La zone de compétence du consulat de Los Angeles couvre la moitié des États-Unis en matière d’état civil ! À l’inverse, le consulat ne s’occupe plus des demandes de visas qui sont désormais toutes centralisées sur le consulat de Washington. Cette organisation fait grincer des dents, car elle allonge les délais d’obtention.

Alors que notre Parlement est sur le point de débattre de la PMA (procréation médicalement assistée), il faut savoir que bon nombre de nos compatriotes font régulièrement appel à la GPA (gestation pour autrui) sur le sol des États-Unis. Forcément, les règles sont désormais bien établies dans nos consulats pour enregistrer les enfants issus d’une GPA selon des instructions très claires du procureur de la République. Face aux interdits, la liberté trouve toujours son chemin…

J’ai également échangé sur les questions sociales, comme les bourses scolaires dont nous allouons 2 millions d’euros chaque année, le sort des prisonniers dont certains subissent de lourdes peines et enfin le rapatriement des personnes en difficulté.

Notre consulat m’a indiqué que la légalisation du cannabis dans certains États est sans effet aucun sur la réglementation fédérale. Ainsi, bien que la vente et la consommation de cannabis soient autorisées dans le Colorado et en Californie, il est totalement interdit de voyager de l’un à l’autre avec des opiacées, même en faible quantité.

Il est également interdit de venir du Mexique en Californie avec du cannabis, même si le produit a initialement été acheté en Californie… + d’images

Enseignement

Lycée français 

Visite du lycée français de Los Angeles qui accueille 900 élèves de la maternelle à la terminale sur cinq campus, en compagnie de Nathalie Roy-Soirat, et d’Olivier Ngo, attaché de coopération éducative. 

Reçus par Clara-Lisa Kabbaz, présidente du lycée fondé par ses parents en 1964, en présence de toute l’équipe de direction, nous avons découvert de superbes installations et des enfants déjà bien en place, tout juste deux jours après la rentrée scolaire.

J’ai eu de nombreux échanges avec les élèves qui ont toujours fait preuve d’une grande vivacité.

Les résultats au baccalauréat sont de 100% de réussite et près de 80% de mentions.

A l’évidence, beaucoup d’enfants rêveraient d’étudier dans cet établissement. Les photos du lieu se passent de commentaire. + d’images

Culture française

Alliance française

Visite de l’Alliance Française de Los Angeles présidée par Isabelle Leroux depuis 15 ans, en compagnie de Nathalie Roy-Soirat, et d’Olivier Ngo

Ouverte 7 jours sur 7, au rez-de-chaussée de l’immeuble qui abrite le consulat de France, l’AF de Los Angeles dispose de 10 salles de cours, dont 2 sont dédiées aux enfants qui représentent un tiers des élèves.

Les cours de langue constituent 85 à 90% des revenus. Le complément est obtenu grâce à des levées de fonds dont l’essentiel provient d’un grand gala qui a lieu tous les deux ans.

L’objectif des candidats au centre d’examens et de certification DELF est soit d’obtenir la nationalité française, soit de pouvoir étudier en France ou au Canada.

Après 35 ans d’existence, l’Alliance de Los Angeles se voit comme une « petite maison France à l’autre bout du monde ». Leur plan stratégique prévoit que l’AF puisse acquérir ses propres locaux pour gagner en indépendance. + d’images

En circonscription aux États-Unis / Californie (1/2) – San Francisco & Oakland (3-4 sept. 2019)

Merci à notre consul général, Emmanuel Lebrun-Damiens, et à son équipe. Ils m’ont offert une vue d’ensemble de la situation des expatriés français dans la baie de San Francisco et de notre dispositif promotion du français et d’aide à la scolarité. Notre communauté fait surtout face aux difficultés liées au coût de la vie.

J’ai aussi constaté que notre Chambre de commerce était aussi innovante que ses membres. La série d’entretiens qui a été organisée chez Oracle a été l’occasion d’évoquer les questions de cybersécurité liées aux services offerts aux administrations publiques par Oracle, ainsi que les enjeux d’indépendance technologique vis-à-vis de la Chine.

Entrepreneuriat

Chambre de commerce

Rencontre avec Antoine Villata, président de la chambre de commerce franco-américaine à San Francisco, et Laurence Fabre, directrice exécutive, en compagnie d’Emmanuel Lebrun-Damiens, consul général, prolongée par un déjeuner économique avec des représentants du monde tricolore des affaires installés dans la baie.

Chaque année, la Chambre organise, en mai, les French-American Business Awards, selon un processus rigoureux destiné à mettre en avant des entreprises qui se distinguent aux États-Unis. La Chambre fait en effet preuve d’une activité événementielle importante pour promouvoir l’image de la France.

Ses membres ne se bornent pas à la Tech : gastronomie, vin, banque, retail, small business… 

Cela permet quelques initiatives croisées comme d’organiser des rencontres entre le monde de la Tech et du vin en liaison avec le « Grape Circle » qui réunit l’exécutif de la Napa Valley.

Autre initiative de la Chambre, le « Business booster » : pendant une semaine, la Chambre va aider l’entreprise intéressée par une implantation à San Francisco, en lui permettant d’évaluer tous les coûts.

La Chambre a également développé une activité recrutement. Sa « Job fair » de septembre 2019 constituera sa 2ème édition.

Lors du déjeuner, j’ai écouté les enseignements tirés par mes interlocuteurs, auxquels se sont joints Karim Chaiblaine, Faurecia, équipementier automobile, et Jean-Bernard Guerree, Euro Group, consultant pour les grands groupes en stratégie.

Tout d’abord, il faut avoir confiance en soi. Les Français peuvent parfaitement réussir à l’international et ils sont déjà nombreux à l’avoir démontré. Ensuite, il faut cultiver l’humilité. On peut être un grand groupe en France et s’entendre dire par Uber : « On ne vous connait pas, qui êtes-vous? ». Un conseil qui vaut autant pour trouver des sociétés potentiellement partenaires ou recruter des jeunes diplômés d’université.

Confiance en soi et humilité, voilà deux principes à cultiver qui n’ont rien de paradoxal et ne doivent pas être propres aux seuls entrepreneurs attirés par la Silicon Valley. Cette vision des affaires montre que mes interlocuteurs ont atteint un niveau de maturité entrepreneuriale qui justifie que l’on puisse s’appuyer sur eux pour se confronter à un éco-système unique au monde, dont beaucoup cherchent à s’inspirer. + d’images

Redwood Shores – Oracle

Pour l’entrepreneur qui a créé son entreprise à 20 ans en 1982 dans l’informatique, se rendre au siège d’Oracle, la société créée en 1977 par Lary Elison, constitue un moment mémorable.

Entré dans la légende de la révolution informatique des années 80 au même titre que Steve Jobs ou Bill Gates, Larry Ellison a construit sa réputation en s’appuyant sur un système de gestion de base de données devenu une référence mondiale.

Aussi, lorsque cette société mythique m’a contacté il y a quelques mois pour m’inviter à échanger sur les enjeux liés aux services clouds et à la protection des données, cela m’a paru une opportunité exceptionnelle pour favoriser l’accomplissement de ma mission sénatoriale liée à la cybersécurité.

Accompagné par Emmanuel Lebrun-Damiens, consul général, et Christophe Barre, conseiller économique, j’ai été accueilli par Prosser Stirling, directeur des relations publiques internationales, venu spécialement de Washington.

Pour les questions de cloud souverain, je me suis entretenu avec Luke Kowalski, vice Preesident Corporate Architecture. Pour les questions de 5G, de réseau internet et de collections des données émanant des téléphones portables, Christa Johnson, Strategic Development Analyst, et Andrew Rist, Interoperability Architect ont partagé quelques informations confidentielles.

Mes interlocuteurs ont conforté mes analyses sur les menaces qui nous guettent. Je remercie Oracle pour les informations qu’ils ont partagées avec nous. + d’images

Burlingame – UDELV

Visite de la société UDELV, fondée par Daniel Laury, en compagnie d’EmmanuelLebrun-Damiens, consul général, et de Christophe Barre, conseiller économique.

Ce start-upper a fait le choix de se lancer dans la voiture autonome destinée à livrer des produits.

Il délaisse le transport d’êtres humains qui exige des investissements pharaoniques pour tester à grande échelle la sécurité des véhicules autonomes. Ainsi, Google a investi 20 milliards de dollars pour acquérir 80.000 véhicules équipés. L’enjeu est de taille car il y a 40.000 morts sur les routes chaque année aux États-Unis. Cela représente un mort pour 86 millions de miles (1,6 km) parcourus. 

Le marché de la livraison sur lequel investit UDELV est un trajet qui commence à la boutique et se termine au domicile du client. Ce marché est énorme.

Les fourgonnettes autonomes d’UDELV sont dotées de casiers que les clients débloquent grâce à une application sur smartphone.

En Arizona, il est possible de mettre un véhicule sans chauffeur, sans autorisation et sans permis, sur la route. UDELV y a désormais effectué 12.000 livraisons pour la célèbre enseigne de la grande distribution, Walmart. 

Une belle illustration de l’ingéniosité de nos entrepreneurs de la baie de San Francisco. + d’images

Communauté française

Consulat

Réunion au consulat de France de San Francisco avec Emmanuel Lebrun-Damiens, consul général, et son équipe, suivie d’une réception à la Résidence de France avec les représentants de notre communauté.

Plus de 30.000 français sont enregistrés, un volume qui fait de SF l’un de nos 15 premiers consulats.

Ce fut un tour d’horizon des problématiques auxquelles sont confrontés nos compatriotes dans une ville où le coût de la vie est le plus élevé des États-Unis. La location d’un appartement avec une chambre coûte 3700$/mois. Il faut compter 20 à 35000$/an par enfant pour les frais de scolarité. Compte tenu de ces coûts vertigineux, il arrive que des familles repartent faute de pouvoir faire face financièrement.

Le montant des bourses scolaires pris en charge pour cette circonscription s’élève à 2 millions d’euros, du fait de la hauteur des frais de scolarité.

Des dizaines d’associations françaises ont été créées au fil des ans pour conserver un lien avec la France, malgré la distance et un décalage horaire de 9 heures.

500 entreprises de Tech françaises sont recensées. Cela démontre la vitalité entrepreneuriale des Français installés dans la Bay ! + d’images

UFE

Rencontre avec Laetitia de Mortillet, présidente de l’UFE San Francisco, Sophie Suberville, conseillère consulaire et Emmanuel de Maistre, entrepreneur.

L’occasion pour Sophie d’évoquer les attentes des Français de la circonscription, en soulignant l’importance de l’action sociale, car bien des mauvaises surprises attendent ceux qui ont sous-estimé le coût de la vie très conséquent dans la capitale mondiale de la Tech.

Parmi les différences culturelles, le concept de Credit score paraît très intrusif pour un Français, car il permet d’évaluer automatiquement votre qualité de payeur et de consommateur en consolidant votre activité bancaire.

Dans un pays où l’on pousse à la consommation et où il est de bon ton d’avoir un éventail de cartes de crédit, le propriétaire qui veut louer une maison ou un appartement pourra rechercher ce type d’information auprès des banques. Il est déterminant de prouver que l’on est un consommateur actif et régulier, mais capable de rembourser ses crédits à la consommation sans accroc !

Pour sa part, Emmanuel m’a décrit ses expériences réussies en matière de création de start-up en France, de levées de fonds, de cession à une entreprise américaine et de son rebond.

La magie de la Silicone Valley fait son effet.

Laetitia, arrivée en qualité de cadre dans la finance, a décidé de lancer son entreprise. + d’images

San Francisco Bay Area Accueil 

A la Résidence de France, en présence d’EmmanuelLebrun-Damiens, consul général, j’ai fait la connaissance de Sixtine Gontier, présidente de SFBA (San Francisco Bay Accueil) et des membres de son bureau, 

Il n’y a pas de quartier français dans la ville. La communauté française est assez éclatée dans la baie et peine à se retrouver, car le trafic accroît les distances. L’objectif de l’association qui réunit 250 à 300 familles est de rompre l’isolement, car la France est loin. Le coût de la vie amplifie le choc culturel.

Les cafés accueil sont donc organisés par des volontaires répartis par îlots. Aussi, pour faciliter l’intégration, SFBA a créé l’Opération « Back to business », pour aider le conjoint à trouver un emploi ou encore l’opération « Café franco-américain », afin de créer des binômes.

Pour se constituer un réseau local, l’astuce est de faire du bénévolat.

J’ai été très impressionné par l’engagement de la SFBA pour aider nos compatriotes à trouver leur place dans la ville la plus chère des États-Unis. + d’images

Enseignement

Lycée français 

Accueilli par Emmanuel Texier, proviseur du Lycée français, j’ai visité deux des trois campus de cet établissement conventionné avec l’AEFE, en compagnie d’Emmanuel Lebrun-Damiens, consul général.

Situé dans un quartier huppé de San Francisco, le campus Ashbury scolarise 400 enfants de la petite section de maternelle au CM2.

Lors de mon entretien avec l’équipe de direction et des membres du comité de gestion, j’ai mesuré l’impact du coût de la vie à San Francisco sur le niveau des frais de scolarité qui varie de 22.000$ à 31.000$ selon la classe…

Un tiers des élèves bénéficient de bourses, dont l’enveloppe s’élève à 2 millions de dollars. Un million vient des bourses de l’AEFE et l’autre million est payé par les parents d’élèves du lycée français.

Entrepreneur installé de longue date à San Francisco, le président du comité de gestion a pointé les défis auxquels les établissements scolaires de la baie sont confrontés : déplacement des familles vers des villes où l’immobilier est moins cher ; coût de maintenance des bâtiments…

Je me suis ensuite rendu sur le campus Ortega qui accueille 370 élèves dans le secondaire.

Situé dans l’ancien conservatoire de musique de San Francisco, l’établissement dispose d’un théâtre de 400 places. Le théâtre du lycée français offre une programmation de pièces en français qui rencontre un beau succès.

Les résultats suivent : le lycée affiche un taux de 100% de réussite au baccalauréat, dont un tiers de mention très bien. Plus du tiers des bacheliers choisit la France afin de poursuivre leurs études supérieures. + d’images

EFBA

Rencontre avec Nadia Bodin, responsable de la collection des livres FLAM (Francais langue maternelle) à l’EFBA (Education française Bay Area).

Cette association créée en 2009, propose d’envoyer des enseignants français dans les établissements scolaires américains de la baie de San Francisco. Ses résultats sont éloquents : l’association couvre 25 écoles, depuis Santa Rosa au Nord jusqu’à San José au sud. 4 700 heures de cours de français ont été dispensées cette année pour 734 enfants.

La collection Virgule des cahiers FLAM développée sous la direction de Nadia Bodin est un support pédagogique pour toute association FLAM (lien). Cette méthode d’enseignement de notre langue pour les enfants français vivant à l’étranger est structurée en 6 niveaux de la grande section de maternelle au CM2.

Une belle réussite !

Francophone Charter school / Oakland

Visite de la Francophone Charter school d’Oakland en présence de Farid Senna, directeur, Laurence Champomier, coordinatrice pédagogique et Emmanuel Lebrun-Damiens, consul général.

Créée il y a 4 ans à l’initiative de parents de la ville d’Oakland, cette école publique francophone gratuite est titulaire du label FrancEducation depuis cette année.  Approchant les 5 ans d’existence, elle doit obtenir le renouvellement de son autorisation de la part du district d’Okaland (la décision sera notifiée en décembre).

Ses effectifs augmentent de 50% cette année, passant de 223 élèves à 340 élèves, dont 30% de familles défavorisées. Un tiers des élèves sont français.

En contrepartie de la gratuité de la scolarité, il est demandé aux parents d’offrir des heures de volontariat pour contribuer à la bonne marche de l’établissement.

J’ai assisté à l’arrivée des élèves et observé l’efficacité de deux parents qui ouvraient les portes arrière aux enfants afin d’éviter au conducteur de descendre de voiture. Un véritable ballet qui évite la congestion que nous connaissons dans nos rues en France. Un bien bel esprit qui pourrait nous inspirer. + d’images

Culture française

Alliance française

Tom Aden, président de l’Alliance Française de San Francisco, m’a fait visiter son établissement en présence de notre consul général. 

L’Alliance fêtera ses 130 ans en octobre. Elle est composée d’un centre de langue, d’un centre culturel et d’un centre d’examen pour ceux qui veulent devenir professeurs de français.

Une salle de cinéma de 40 places leur permet de projeter des films en français chaque semaine. Le fonds d’ouvrages en français est si gigantesque qu’il tapisse les murs de chaque salle de classe ! + d’images

Débat sur l’Intelligence artificielle – Vidéo 2m

Lors d’un débat en séance publique autour du thème «Intelligence artificielle : enjeux politiques, stratégiques et économiques», j’ai interrogé notre secrétaire d’Etat au numérique, Cédric O, au sujet de certaines technologies qui peuvent être utilisées dans un sens contraire à nos valeurs. On pense à la Chine qui a créé un cyber-mur pour imposer un contrôle social de sa population, grâce à la reconnaissance faciale fondée sur l’IA.

Un tiers des pays du monde ont d’ores et déjà signé des partenariats avec les entreprises chinoises pour leur fournir ces technologies. A elle seule, Huawei fournit des technologies de surveillance fondées sur l’intelligence artificielle à plus de cinquante Etats.

La réponse de notre ministre est, en résumé, qu’il faut se mettre en capacité de faire émerger nos propres leaders…

Certainement, mais cela ne nous dispense pas de faire appliquer le principe de réciprocité : ce qui est interdit à nos entreprises en Chine doit être interdit aux entreprises chinoises dans l’Union européenne. La question demeure : dans quel monde voulons-nous vivre demain ?

PFL2020 – Cybersécurité dans nos ministères / Cyber-campus – Vidéo (3:45)

Le 2 octobre, notre commission des Affaires étrangères et de la Défense a auditionné Claire Landais, secrétaire générale de la Défense et de la Sécurité nationale (SGDSN), pour faire le point sur l’évolution des crédits du programme 129 «Coordination du travail gouvernemental» (gestion de crises, cyberdéfense, renseignement), dont je suis le rapporteur.

Puisque le Projet annuel de performance pointait les « faibles moyens dédiés aux enjeux de sécurité des système d’information de certains ministères », j’ai voulu savoir quel étaient les ministères les plus « faibles ». Une question dans le prolongement de nos recommandations avec Rachel Mazuir pour renforcer les capacités d’intervention de l’ANSSI (*), suite à la cyberattaque dont a été victime la plate-forme Ariane.

J’ai également voulu savoir si la France soutenait un projet équivalent au site de Beer-Sheva que j’ai visité en Israël, réunissant les agences de cyberdéfense, les pôles universitaires et les unités de R&D des entreprises dans un même écosystème.

Claire Landais a fait immédiatement remarquer que le niveau de menace allait croissant avec des attaquants de plus en plus forts. La secrétaire générale m’a honnêtement répondu que tous les ministères n’avaient pas fait l’effort suffisant pour que nous soyons aujourd’hui sereins, en précisant que tous ne méritent pas le même niveau de protection.

Avec la création de la direction générale du numérique, l’avis de l’ANSSI est requis avant tout projet informatique majeur au sein des services de l’état, a-t-elle rappelé.

Enfin, bonne nouvelle, nous avons appris qu’à la demande du président de la République, les services de Mme Landais travaillent sur un projet de création d’un « campus cybersécurité à la française » qui serait d’abord porté par le monde industriel, où l’ANSSI aurait toute sa place en termes de formations, de qualifications et de solutions.

(*) ANSSI : Agence nationale de la sécurité des systèmes d’information

L’AFE a fêté ses 70 ans !

Le 30 septembre, avec mes collègues parlementaires représentant les Français établis hors de France, nous avons célébré le 70e anniversaire de la représentation des Français de l’étranger au quai d’Orsay. 

Dès l’entrée des salons, une superbe exposition retraçait en images l’histoire de la représentation politique des Français de l’étranger, résultat d’une évolution qui s’est construite patiemment tout au long des 70 dernières années. 

Fier du passé mais sans nostalgie, Marc Villard, a rappelé que l’assemblée qu’il préside est « la seule instance où sont abordés de façon transversale tous les problèmes des Français de l’étranger ».

Pour sa part, notre ministre Jean-Baptiste Lemoyne a rendu un vibrant hommage à l’action des conseillers consulaires, car « dans une période où l’ambiance est plutôt à l’individualisme, il faut saluer ceux qui prennent sur leur temps pour s’occuper des autres ». Il a souligné l’utilité pour les pouvoirs publics de pouvoir s’appuyer sur tel réseau et de demeurer à son écoute : « vous êtes aussi de précieux aiguillons », a-t-il confié.

Après le visionnage d’une belle rétrospective de l’histoire de la représentation des Français de l’étranger, réalisée par le conseiller consulaire Jean-Louis Mainguy, le prix du Développement durable de l’AFE fut remis à Hossam Elaqra, citoyen français vivant à Gaza, à l’origine d’une entreprise qui se sert des déchets organiques et végétaux pour fabriquer des briques légères de construction. Un prix qui sera désormais remis tous les deux ans. + d’images

Hommage à Jacques Chirac

Ce 30 octobre, moment de profond recueillement lors du service solennel en hommage à Jacques Chirac en l’église Saint-Sulpice, en présence de mes collègues parlementaires et de nombreuses personnalités.

Sa disparition a suscité une vague d’émotion dans tout le pays. Les Français appréciaient ce personnage bon vivant et cordial, si Français en un mot.

Personne n’a oublié le tempérament bien trempé de l’homme d’État qui a refusé toute compromission avec les extrêmes et qui a dit non à la guerre en Irak. Il aura eu également le courage de s’exprimer sur les heures sombres de notre Histoire. Saluons aussi l’homme de culture, féru d’arts primitifs.

En circonscription aux États-Unis / Texas (2/2) – Austin (30 août 2019)

Avec Ruth R. Hughs, Secretary of State, au Capitole de l’État du Texas

Austin rivalise désormais avec San Francisco. Nombre d’entrepreneurs ou de développeurs migrent de la Silicon Valley vers la capitale du Texas, où le coût de la vie est plus léger.

Cette deuxième étape au Texas m’a permis d’observer que le premier état exportateur des États-Unis depuis 15 ans pourrait bien détrôner un jour la Californie aux Etats-Unis.

Politique

Secrétaire d’État

Entretien avec Ruth R. Hughs, Secretary of State, au Capitole de l’État du Texas, dans le bureau du gouverneur, en présence d’Alexis Andres, consul général et de Pascal Helwaser, conseiller économique.

Très dynamique, la Secrétaire d’État a mis en avant l’étendue des opportunités économiques offertes par le Texas. S’il était indépendant, son économie le placerait au 10ème rang mondial, devant le Canada ou l’Espagne ! Il pèse 1 fois et demie le PIB de la Russie.

L’énergie (pétrole, gaz, éolien, solaire) constitue le secteur phare de son économie. Aux USA, le Texas est également le premier producteur de coton et le premier en élevage. C’est d’ailleurs le centre mondial en matière de clonage animal.

Dans le domaine de la santé, le Centre médical de Houston avec ses 54 hôpitaux et son centre de recherche est le plus grand hôpital au monde, regroupant 106.000 employés.

Désormais, Austin est au cœur de la révolution high-tech en attirant les entreprises innovantes. Un centre de compétences pour la cyber-défense va être créé entre San Antonio et Austin.

Michael Treyger, conseiller du Gouverneur pour le développement économique à l’international, a mis en avant les extraordinaires facilités offertes aux entreprises étrangères qui s’implantent au Texas. + d’images

Entrepreneuriat

Capital Factory

Rencontre avec des acteurs français et américains impliqués dans la haute technologie, à l’initiative de Liz Wiley, consule honoraire.

J’ai ainsi découvert Capital Factory, dont la mission est de « fabriquer » des entrepreneurs aptes à changer le monde en s’appuyant sur la technologie.

Merci aux entrepreneurs français présents de la French Tech pour m’avoir fait partager généreusement et passionnément leur expérience. + d’images

Enseignement

Austin International School

Accueilli par le président du board, ainsi que par son directeur, Jacques Weberet Audrey Talarico, directrice of the French Academic, j’ai visité cette très belle école qui favorise l’apprentissage des langues étrangères dès la maternelle, en recourant à la langue des signes !

L’objectif est que les enfants parlent trois langues à l’issue du primaire !

Après cette visite, j’ai eu le plaisir de pouvoir m’entretenir avec les parents d’élèves qui m’ont exprimé unanimement leur satisfaction. + d’images

Communauté française

Austin Accueil

Merci à Sabine Douellou, présidente d’Austin Accueil, et à son mari, de m’avoir ouvert les portes de leur maison et ainsi permis de rencontrer une quarantaine de membres de leur association, en compagnie d’Alexis Andres, consul général.

Trois heures de riches échanges sont venus ponctuer une journée très instructive dans la capitale du Texas, avant de reprendre la route vers Houston.

Culture française

Alliance française

Visite de l’Alliance française d’Austin et rencontre avec Meri Krueger, présidente du Board.

Pour promouvoir la langue et la culture françaises dans une ville en plein essor, son équipe anime diverses activités, dont certaines sont clairement intitulées « Apéritifs » ou « Pétanque ».

Il y a cinq AF au Texas (Austin, Dallas, El Paso, Houston et San Antonio).

En circonscription aux États-Unis / Texas (1/2) – Houston (28-31 août 2019)

(g. à d) avec Alexis Andres, consul général, et Pierre Grosdidier, conseiller consulaire.

Pour mon 6ème déplacement aux États-Unis depuis le début de mon mandat, et ma première visite au Texas, j’ai été accueilli par Alexis Andres, notre consul général, qui m’a concocté un programme comprenant 20 événements sur 3 jours à Houston et Austin.

Le Texas est la deuxième économie des États-Unis après la Californie et le premier état exportateur du pays depuis 15 ans.

Relations bilatérales

Réunion d’accueil

Le soir de mon arrivée, dîner de présentation du Texas et des enjeux qu’il pouvait constituer pour la présence française. Notre consul avait invité : Jane Buckner, attachée Presse ; Marie Lozon de Cantelmi, attachée culturelle ; Eléonore Cluzel (Business France) ; Pascal Helwaser, conseiller économique ; Virginie Le Tallec, Adj. attachée culturelle ; Alain Mermet, attaché Sciences.

Entrepreneuriat

Chambre de commerce

Échange fructueux avec les membres de la Chambre de commerce franco-américaine.

Ils encensent la légèreté des procédures administratives au Texas et la facilité d’y créer une société.

Ils m’ont conseillé de sensibiliser les entreprises françaises au fait qu’il fallait améliorer leurs présentations produits et Corporate auprès des investisseurs américains. Justement, le système éducatif français leur paraît perfectible afin que les jeunes français soient parfaitement à l’aise pour les présentations en public.

Ces entrepreneurs regrettent que la culture française soit toujours fondée sur la crainte du risque, mais valorisent la couverture médicale publique dans l’Hexagone, tandis qu’elle fait défaut au Texas. + d’images

Greater Houston Partnership

Rencontre avec Bob Harvey, président, et Jeffrey Blair, directeur Europe, dans le but d’appréhender les orientations de la ville en matière économique. 4ème ville des USA derrière Los Angeles, New-York et Chicago, Houston affiche de grandes ambitions. Réputée pour sa production énergétique, la ville se voit désormais pionnière dans la transition énergétique et se projette en pointe vers les sciences de la vie.

Big is beautiful au Texas, où un « petit projet » est évalué à … un milliard de dollars. La puissance économique de cet état associée à sa situation géographique sont des atouts indéniables pour faire du Texas une porte d’entrée idéale vers le marché américain (Amérique du nord et Amérique latine) pour les entrepreneurs étrangers. + d’images

Total

Entretien au siège américain de Total avec Franck Trochet, CFO et président de Total American services Inc., et Ernst Wanten, Executive VP Total North & central America, en présence d’Alexis Andres, consul général et de Pascal Helwaser, conseiller économique.

Présente aux États-Unis depuis 1956, la firme pétrolière et gazière française emploie 7500 personnes dans 23 États américains, réparties sur 40 sites.

Lors des 4 dernières années, Total y a investi 6,5 milliards de dollars.

La découverte de Ballymore dans le golfe du Mexique, début 2018, démontre le savoir-faire du groupe en matière de forage en eaux profondes et conforte la nouvelle stratégie d’exploration mise en place depuis 2015.

Total fait constamment la démonstration qu’il sait mener des projets n’importe où dans le monde et tenir les délais.

Heureux d’avoir pu constater comment ce groupe, qui fait la fierté de notre pays à l’international, tire parti de sa position d’acteur majeur sur son marché pour assurer son développement.

Engie

Entretien avec Gwenaelle Avice-Huet, DG adjointe du groupe Engie et CEO Engie North America, en présence d’Alexis Andres, consul général et de Pascal Helwaser, conseiller économique.

Après avoir été en charge des énergies renouvelables pour Engie en France, Gwenaelle Avice-Huet assume désormais cette responsabilité pour le monde entier, en plus d’assurer la direction du groupe en Amérique du Nord !

Engie emploie 70.000 collaborateurs dans 70 pays.

Le groupe ne va pas réinvestir dans le nucléaire, mais il a aussi décidé de cesser toutes ses activités charbon et gaz pour se consacrer exclusivement au renouvelable.

Que ce soit en mode hydraulique, éolien ou solaire, Engie développe 3 GW/an, soit l’équivalent de 3 centrales nucléaires d’1GW/an.

Le Texas produit plus d’éolien que la France. Aujourd’hui, la demande impose de construire des unités plus petites, au plus proche du client. Et c’est bien le client qui est porteur de la transition énergétique aux USA en exigeant une énergie 100% renouvelable.

Considéré jusqu’à présent comme un vendeur d’énergie, Engie veut accompagner ses clients sur ce terrain en prévenant notamment leurs émissions carbone. La compagnie leur propose ainsi des contrats à long terme propres à rentabiliser les investissements nécessaires pour effectuer une transition vers le renouvelable, tout en optimisant leur consommation d’énergie.

Dans ce sens, Engie produit de l’hydrogène verte à partir de l’éolien ou du solaire, comme la compagnie sait remarquablement le faire au Chili.

En écoutant Gwenaelle détailler ses réalisations récentes en faveur de ses clients, on ne peut être qu’admiratif devant la stratégie de redéploiement des activités d’Engie vers le leadership mondial de l’énergie renouvelable.

Communauté française

Réception à la Résidence

Lors d’une réception organisée à la Résidence, j’ai pu rencontrer et échanger avec les membres de la communauté française à Houston, en présence de Pierre Grosdidier, conseiller consulaire, notamment avec les représentants de nombreuses associations : Houston Accueil ; Houston Expat Pro ; Amicale des anciens combattants ; Et voilà théâtre ; école FLAM…

J’ai eu le plaisir de retrouver Véronique Marie-Bévierre, vice-présidente de Houston Accueil, qui était précédemment conseillère consulaire pour l’Écosse. + d’images

Consulat

Mon entretien avec Alexis Andres, consul général, et Pierre Grosdidier, conseiller consulaire basé à Houston, fut suivi d’une visite du consulat. Ses équipes sont au service de 11.000 Français inscrits au Texas, dont plus de 50% à Houston (5700), devant Dallas et Austin.

Pierre Grosdidier est arrivé à Houston en 1986. Il estime que la communauté est partagée en trois catégories : les expatriés venus pour une durée limitée, les personnes installées à long terme disposant d’une carte verte et, enfin, un petit groupe très engagé pour animer et représenter la communauté française. + d’images

Houston Accueil

Merci à Véronique Marie-Bévierre, VP de Houston Accueil, pour avoir organisé une réunion avec les membres de son association, en présence d’Alexis Andres, consul général.

Véronique était conseillère consulaire pour l’Écosse, basée à Aberdeen, avant de venir s’installer à Houston.  Je suis heureux de constater qu’elle a conservé intacts son humour et sa sagacité, sans parler de son engagement au service d’autrui.

Présidée par Élodie Ricolfi, Houston Accueil s’affirme comme la première association française locale qui permet aux nouveaux arrivants de prendre pied dans leur nouvel univers.

Ultime rendez-vous de ce déplacement de trois jours au Texas, la soirée s’est révélée passionnante tant les parcours des personnes rencontrées étaient riches et variés. + d’images

Texan French Alliance

Entretien avec Karine Parker, directrice de la Texan French Alliance for the Arts (actions en milieu scolaire défavorisé, forte dimension de coopération franco-texane), en compagnie d’Alexis Andres, consul général.

Grâce à la plate-forme « Be the Peace – Be the Hope » (Soyons la Paix – Soyons l’Espoir) d’apprentissage social et émotionnel, il est possible de donner aux étudiants et enseignants dans les quartiers à risques, les outils pour développer le respect et la résilience, créer des environnements de vie plus sûrs, renforcer le sentiment d’appartenance ou encore favoriser la réussite scolaire.

www.BePeaceBeHope.org est une plate-forme collaborative créée par la Texan-French Alliance for the Arts, en collaboration avec des organisations éducatives internationales et texanes. Cette initiative affiche des résultats si encourageants que nous serions bien inspirés en France de recourir à ce type de programme.

Enseignement

Lycée international de Houston

Visite du lycée international de Houston accueilli par Catherine Prié Leray, proviseure, Marva Martinez, propriétaire, et Margaret Comb, Head of school.

Le LIH a ouvert ses portes en août 2017 pour offrir une option éducative supplémentaire aux familles francophones, de plus en plus nombreuses à s’installer à Houston.

Son programme bilingue unique concerne déjà 240 élèves.

J’espère que l’établissement sera homologué très prochainement par l’Éducation nationale, ce serait une belle récompense pour ce couple d’investisseurs originaires d’Égypte et du Mexique qui a choisi l’enseignement français dans une perspective d’excellence éducative. + d’images

Mark White elementary school

Accueilli par Lisa Hernandez, principale, j’ai visité la Mark White elementary school, une école publique américaine qui offre un enseignement bilingue : 50% en français, 50% en anglais.

L’établissement revendique une éducation par immersion pour apprendre à lire, écrire et communiquer efficacement en français. En parallèle, les enseignants sont très attachés à sensibiliser les élèves au respect de l’environnement.

Une belle alternative à l’enseignement privé en matière d’enseignement international. + d’images

Awty International School

L’Awty international school a été fondée en 1956, avant de fusionner en 1958 avec la French School of Houston.

Affiliée à la Mission laïque française (MLF), elle accueille 1700 élèves. 1000 élèves suivent le programme IB et 700 autres suivent le programme français.

Accueilli par Pierre Puget, proviseur, et Nadia Triki, proviseure adjointe, j’ai apprécié l’étendue du campus et les superbes infrastructures offertes aux élèves. + d’images

Certificats de vie : la dématérialisation progresse lentement mais surement

Notre courrier du 4 juillet 2019, co-signé par les 12 sénateurs représentant les Français établis hors de France, attirait l’attention du gouvernement et de la Cnav sur l’urgence à dématérialiser la procédure des certificats de vie (lire).

Nous disposons aujourd’hui des moyens techniques propres à sortir nos compatriotes retraités de difficultés kafkaïennes liées à l’acheminement postal dans certains pays. C’est une question d’humanité.

En réponse, le directeur de la Caisse nationale d’assurance vieillesse, Renaud Villard, nous a assuré que les retraités auront bientôt la possibilité de déposer leur certificat d’existence dans leur espace personnel sur le site de l’Assurance retraite (lettre).

Dans l’immédiat, c’est-à-dire qu’à compter de cet automne, on note trois avancés notables. Les retraités résidant à l’étranger :
– n’auront qu’un seul certificat de vie à envoyer chaque année et à la même date pour l’ensemble des caisses de retraite dont ils dépendent,
– auront trois mois de délai (au lieu de deux) pour retourner leur document,
– enfin, les assurés résidant dans les pays où le service postal fonctionne mal ou est inexistant pourront télécharger en ligne un justificatif d’existence vierge.

L’idéal étant pour les assurés de ne plus compléter de certificats du tout, le directeur rappelle que c’est le cas pour 109.000 d’entre-eux installés en Allemagne, Belgique et au Luxembourg. La solution réside dans l’échange informatisé d’informations qui s’étendra prochainement entre la France et l’Italie, l’Espagne et la Suisse, soit 277.500 pensionnés concernés.

En circonscription en Russie – Kazan (21-22 juillet 2019)

De fervents supporteurs : Catherine Fabre, députée de Gironde ; Olivier Cadic ; Élisabeth Lamure, sénatrice du Rhône et pdte de la Délégation sénatoriale aux Entreprises

Une nouvelle fois, l’équipe de France des métiers a su démontrer l’excellence du savoir-faire français durant quatre jours de compétition de haut niveau à Kazan.

Au-delà de l’aventure humaine extraordinaire vécue par tous ces jeunes (moins de 23 ans), ces Olympiades contribuent à générer une autre image et une autre approche des métiers et de l’apprentissage.

1 – Cérémonie d’attribution

Le soir du 21 août, à l’issue d’un grand oral au cours duquel Muriel Pénicaud, ministre du Travail, est intervenue, la décision est tombée : La France organisera la 47èmeédition des WorldSkills à Lyon en 2023 ! (lire l’article)

Quelle émotion ! Le plus beau jour de mon mandat !

Félicitations au travail de WorldSkills France, présidé par Michel Guisemberg, qui a porté cette candidature pendant de longs mois.

Désigné ambassadeur de cette candidature pour le Sénat aux côtés de Catherine Fabre, députée LREM de Gironde pour l’Assemblée nationale, cette soirée a représenté l’aboutissement d’un chemin qui a débuté, en ce qui me concerne, il y a deux ans aux WorldSkills d’Abu Dhabi 2017 (lien). + d’images

2 – One School, One Country

Dans le cadre du programme « One School, One Country », nous avons visité le Lycée 9 qui pratique le français renforcé. Muriel Pénicaud a inauguré une maquette géante de la tour Eiffel réalisée par des apprentis chez les compagnons du Devoir de la maison de Baillargues, offerte au lycée par l’équipe de France des métiers.

L’objet a impressionné les élèves de Kazan, nous l’avons été, nous, par leur maitrise de la langue française !

« One School, One Country » reliait 57 écoles de la ville de Kazan pour aider les jeunes dans leur choix de carrière, à l’occasion des Olympiades.

J’ai accompagné la délégation française en compagnie de ma collègue Élisabeth Lamure, présidente de la Délégation sénatoriale aux entreprises, et de Catherine Fabre, députée.  + d’images

3 – Cérémonie d’ouverture

Pour aider nos champions à se surpasser, pas moins de 350 supporteurs français ont fait le voyage jusqu’en Russie !

Nous n’avons pas hésité à donner de la voix, notamment lors de la cérémonie d’ouverture où chaque nation a défilé en uniforme tout comme aux Jeux olympiques ! + d’images

Cérémonie d’ouverture en vidéo (30s) : lien

4 – Compétition

A l’issue de ces 45èmeWorldSkills, ce sont 27 récompenses qui ont été moissonnées par notre pays, dont une médaille d’or, quatre médailles d’argent et trois de bronze.

La France s’est classée à la 9e place mondiale, grâce au talent affirmé de nos 44 compétiteurs. Lorsqu’on doit se confronter aux meilleurs spécialistes de 63 nations, rien ne doit être laissé au hasard. C’est pourquoi nos champions tricolores ont suivi une série de préparations physiques et mentales, en plus des entrainements intensifs conduit par des experts métiers ! + d’images

RÉCOMPENSES

1 médaille d’or
Menuiserie : Alexis Nué

4 médailles d’argent
Arts graphiques et pré-presse : Corentin Echivard
Charpente : Baptiste Menestrello
Service en salle : Louis Cozette
Taille de pierre : Allan Bontemps

3 médailles de bronze
Peinture et décoration : Mathilde Mortier
Plâtrerie et constructions sèches : Samy Trabelsi
Tôlerie-Carrosserie : Arnaud Marandet

+ 19 médailles d’excellence

Voir aussi :
Plaquette illustrée de tous les résultats : LIEN
Page Facebook des WorldSkills 2019 : LIEN

La France organisera la compétition WorldSkills à Lyon en 2023 !

Au cœur de la Russie, ce 21 août à Kazan, une vague de bonheur a submergé la délégation française à l’annonce de cette formidable nouvelle : la France a décroché l’organisation des Olympiades des métiers en 2023 ! (lien vidéo – 40s)

And the winner is… LYON ! Défi relevé !

La WorldSkills Competition rassemble tous les deux ans, sous l’égide de WorldSkills International, près de 1600 compétiteurs de moins de 23 ans qui s’affrontent dans une cinquantaine de catégories de métiers artisanaux, industriels et numériques.

Emmanuel Macron s’était personnellement engagé sur notre candidature car « il n’y a pas de meilleurs ambassadeurs de l’apprentissage que tous ces jeunes compétiteurs qui montrent leur créativité et leur bonheur de s’épanouir dans un métier technique à l’occasion des compétitions locales, nationales et internationales des WorldSkills », a-t-il écrit à Michel Guisemberg, président de WorldSkills France, l’organisation qui a travaillé de long mois sur ce dossier.

En effet, ce succès est « le symbole de la mobilisation sans précédent du gouvernement en faveur de l’enseignement professionnel et de l’apprentissage des jeunes », a souligné Muriel Pénicaud, ministre du Travail, qui conduisant notre délégation à Kazan.

La délégation française à Kazan (g à d) : Victor Simon (ancien champion) ; Sylvie Bermann, ambassadeur de France en Russie ; Catherine Fabre, députée de Gironde ; Muriel Pénicaud, ministre du Travail ; Olivier Cadic ; Élisabeth Lamure, pdte de la Délégation sénatoriale aux Entreprises ; Michel Guisemberg, président de WorldSkills France ; Victor Simon (ancien champion).

Cela étant, « la candidature de la France a été une aventure collective qui n’aurait pas été possible sans l’énergie et l’enthousiasme de l’incroyable équipe qui s’est formée autour de WorldSkills France », a remercié Michel Guisemberg, en faisant notamment référence aux entreprises partenaires, aux institutionnels et aux parlementaires.

L’aboutissement heureux de la candidature de Lyon boucle une aventure commencée le 13 octobre 2017, lorsque j’ai rencontré Michel Guisembert à Abu Dhabi aux 44e Olympiades des métiers (lien).

Michel m’a ensuite confié le rôle d’ambassadeur pour le Parlement de la candidature française de Lyon 2023 en binôme avec la députée LREM de la Gironde, Catherine Fabre.

Le soutien d’Élisabeth Lamure, présidente de la Délégation sénatoriale aux entreprises (DSAE) et sénatrice LR du Rhône, a été déterminant pour me permettre d’accomplir cette mission avec succès.

Toute l’équipe de WorldKills France mérite un hommage appuyé pour avoir brillamment porté le projet Lyon 2023 face à la candidature japonaise de la ville d’Aichi.

Au-delà du rayonnement international de l’épreuve, Lyon constituera une superbe vitrine pour éveiller des vocations auprès nos jeunes, autrement dit un excellent levier pour doubler le nombre de nos apprentis, objectif affiché afin d’améliorer l’accès à l’emploi des moins de 25 ans.

Voilà pourquoi en entendant la proclamation du résultat de 44 voix pour Lyon contre 20 à Aichi, j’ai assurément vécu le moment le plus intense de mon mandat !

Infolettre aux Français du Royaume-Uni n°43 : LE COMPLEXE DU CHIMPANZÉ (édito) – BREXIT – COMMUNAUTE FRANCAISE – ENSEIGNEMENT – OPINIONS

Lire : l’INFOLETTRE n°43 – Août 2019Logo InfoLettre - Rond75

Edito de l’Infolettre aux Français du Royaume-Uni n°43

Le complexe du chimpanzé

Aux prises avec le Brexit, le personnel politique britannique a développé le « complexe du chimpanzé » qui désigne cette sensation ressentie par un cobaye suffisamment intelligent pour comprendre qu’il est le sujet d’une expérience, mais toutefois incapable de reprendre le contrôle de la situation.

A en croire le nouveau Premier ministre Boris Johnson, d’ici trois mois le Royaume-Uni ne fera plus partie de l’UE, même s’il faut en passer par une sortie sans accord.

De fait, la question des droits des ressortissants européens reste en suspens : à moins qu’un accord soit trouvé avant le 31 octobre, les Européens du Royaume-Uni et les Britanniques résidant dans l’un des 27 états membres perdront leurs droits établis par la directive sur les droits des Citoyens. Dès lors, pas moins de 27 accords bilatéraux seront nécessaires pour que ces 5 millions de personnes au total puissent continuer à vivre comme aujourd’hui.

Je soutiens la démarche des associations, telles que British in Europe et the3million, présidée par Nicolas Hatton, qui militent pour que le chapitre de l’accord prévu entre le gouvernement de Theresa May et l’UE concernant les droits des personnes soit appliqué même en cas de no-deal.

En effet, en cas de sortie sans accord, nous serions confrontés à des problématiques sans fin qui viendraient encore exacerber les tensions que nous constatons au quotidien.

Visuel HL34 effet2 Face à l’attitude très offensive du Premier ministre britannique, j’approuve la fermeté des négociateurs européens. Un passage des Mémoires de Jean Monnet éclaire sur la conduite à tenir en pareille circonstance : « L’expérience m’a prouvé qu’il n’est pas bon que les Anglais obtiennent des conditions particulières et une situation spéciale dans leurs rapports avec les autres, ni même qu’ils puissent espérer en bénéficier. En revanche, vous pouvez beaucoup attendre d’eux si vous leur offrez résolument de coopérer en position d’égalité. Si votre résolution est constante, les chances sont grandes qu’ils s’y adaptent tôt ou tard et qu’ils deviennent des partenaires au sens plein du terme ».

Je me réjouis de l’élection, ce jour, de Jane Dodds (LibDems) au Parlement. Elle rappelle à tous que l’Union européenne conserve de nombreux partisans au Royaume-Uni et que Boris Johnson ne peut se prévaloir du soutien du peuple britannique pour un Brexit sans accord.

Lors des célébrations du 14 juillet à la Résidence de France, notre ambassadeur Jean-Pierre Jouyet a annoncé son départ de Londres pour prendre les fonctions d’ambassadeur de France auprès de l’OCDE.

Son empathie vis-à-vis des Européens confrontés à la nature anxiogène du Brexit lui a valu de nombreuses marques de reconnaissance de nos compatriotes.

Je lui adresse l’expression de toute ma gratitude pour l’intérêt qu’il nous a témoigné et pour avoir relancé le processus du plan École du Royaume-Uni. Découvrir l’Infolettre aux Français du Royaume-Uni n°43

L214 : une lutte citoyenne pour faire reculer la souffrance animale

Le 23 juillet dernier, j’ai eu le plaisir de recevoir au Sénat la médiatique association L214, représentée par Brigitte Gothière, cofondatrice et porte-parole, et Sylvain Dibiane, chargé d’affaires publiques.

Ils m’ont présenté leur travail et le tout premier livre de L214, « La face cachée de nos assiettes », qui nous invite à découvrir les coulisses des fameuses vidéos qui ont dévoilé des pratiques condamnables dans les élevages, les abattoirs et les transports. Leur objectif : changer le sort des animaux en montrant la réalité des pratiques.

J’ai souhaité marquer mon soutien à leur engagement en faveur de la cause animale qui devient, heureusement, une attente sociétale de plus en plus forte.

La viande végane, fabriquée avec des plantes, constitue une alternative d’avenir pour le consommateur soucieux du bien-être animal.

Nous nous rejoignons sur la nécessité de mobiliser notre pays en faveur de la technologie alimentaire. Sinon, nous risquons d’être dépendants des sociétés américaines qui anticipent l’évolution des consommateurs, de plus en plus nombreux à rejeter la consommation de viande animale.

Le marché de la « viande végétale » qui pèse 14 milliards de dollars devrait croître de 1000% à 10 ans. La société américaine Beyond Meat, spécialisée sur ce marché, est entrée en bourse à New York en mai dernier. Son cours a progressé de 160% dès le premier jour de cotation.

L’élevage de bétail est la cause de 15% des émissions de gaz à effet de serre, soit autant que l’industrie automobile ! Poursuivre le développement de l’élevage intensif constitue également une menace pour l’environnement.

Je leur ai confié qu’en matière de souffrance animale, l’enjeu est bien de déterminer dans quelle société nous voulons vivre à l’avenir. Voilà pourquoi il me semble que l’avis de la nouvelle génération doit être déterminant sur ce sujet.

Deux jours après cet entretien, je recevais une réponse à la question écrite que j’avais posée au ministre de l’Agriculture et de l’Alimentation sur la souffrance animale dans la filière volaille de chair, dans le cadre de la réglementation européenne.

La longueur de la réponse montre l’attachement du gouvernement à traiter cette problématique.

De l’aveu du ministre un élément n’est pas défini et donc mal maitrisé : le nombre d’animaux maximum dans les élevages, un point clé s’il en est du bien-être animal.

LIRE ma question écrite « Souffrance animale et élevage des poulets » et la réponse du ministre de l’Agriculture et de l’Alimentation (JO Sénat du 25/07/2019)

HEBDOLETTRE n°124 – ÉDITO : Export : Génération rationalisation. // VENEZUELA : 87 sénateurs cosignent ma proposition de résolution // CYBERSÉCURITE : développement de la 5G et préservation de notre sécurité nationale // SENAT : ma désignation au poste de secrétaire de la commission des Affaires étrangères // INNOVATION de DÉFENSE : Réflexions pour améliorer le financement // Réception à MATIGNON // La FAPEE s’interroge sur l’avenir de l’enseignement français à l’étranger // Débat CYBERCERCLE : « Sécurité numérique, sécurité économique » // En circonscription : ÉTATS-UNIS : New-York & Boston (13-17 juillet 2019) / ROYAUME-UNI : Londres & Maidstone/Kent (12-13 juillet 2019) / ESPAGNE : Madrid (11 juillet 2019) / BELGIQUE : Bruxelles (08 juillet 2019) / SUISSE : Genève (04 juillet 2019)

Lire : l’HEBDOLETTRE n°124 – 29 juillet 2019Logo HebdoLettre bleu - Rond75

Edito de l’HebdoLettre n°124

Export : Génération rationalisation

Lancée en 1880, la fameuse « Garden party » du 14 juillet organisée dans les jardins de l’Élysée n’a plus cours depuis 2010. Le coût de l’édition 2009 avait été évalué à 732.836 euros. La crise économique a eu raison du rituel républicain.

À l’étranger, toutefois, les ambassadeurs et les consuls sollicitent avec beaucoup de succès les entreprises françaises établies localement pour financer cette tradition et ainsi permettre à la France de maintenir son rang. Ce mois-ci, à Madrid, Londres et New-York, j’ai mesuré à nouveau l’efficacité de cette forme de partenariat public-privé de prestige qui ne pèse pas sur nos finances publiques.

Les mécènes se recrutent essentiellement parmi les entreprises du réseau mondial des CCIFI, ramifié dans 92 pays !

Comme vient de le rappeler avec force Jean-Baptiste Lemoyne, secrétaire d’État au MEAE, ces 123 chambres de commerce et d’industrie françaises constituent, chacune dans son pays, un remarquable atout pour soutenir le développement de nos entreprises à l’international.

Véritable colonne vertébrale de notre dispositif économique à l’export, il faut souligner que ce réseau de 1200 collaborateurs est autofinancé à 99%. « Il ne coûte rien au contribuable! », a clamé Arnaud Vaissié au moment de transmettre son mandat de président du réseau à Renaud Bentégeat, en juin dernier.

De son côté, Business France, née de la fusion d’UBI France et de l’Agence française pour les investissements internationaux (AFII), est dotée d’un budget de 90 millions d’euros d’argent public. Cette structure de 1500 employés n’a d’autre impératif que de réduire la voilure budgétaire. En Amérique du nord, l’objectif est d’économiser 1 million de dollars par an sur les loyers de bureau d’ici à 2022. Pour information, le loyer du bureau de New-York s’élève à 800.000$ par an…

Pour soutenir le développement de leurs PME à l’export, les régions françaises mobilisent elles-aussi des fonds publics. En guise d’illustration, la Maison de la région Occitanie / Pyrénées-Orientales occupe de superbes bureaux sur la 5ème avenue, en plein cœur de Manhattan.
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Le lancement de Team France Export début 2018 par le gouvernement va dans le bon sens. Il vise à rassembler nos forces pour aider nos PME à vendre ou s’implanter hors frontières. Nous en voyons les premiers effets grâce au volontarisme de Christophe Lecourtier, DG de Business France. Mais j’ai observé, lors de mon dernier déplacement aux États-Unis, que les structures y étaient toujours redondantes. Pire, une forme de concurrence est même entretenue entre les CCIFI et d’autres acteurs.

Nos voisins Allemands, eux, concentrent leur appui financier public sur leurs chambres de commerce à l’étranger au travers des Landers. Ce bras armé fait leur force à l’export. De notre côté, nous persistons à faire cohabiter nos divers réseaux à l’étranger. Ce phénomène affaiblit le réseau des CCIFI qui se trouve en état d’infériorité par rapport à son homologue allemand.

En résumé, d’un côté, les entreprises françaises doivent payer les frais de bureaux et de personnels des CCIFI ; de l’autre, l’État français et ses régions continuent à financer des bureaux et des fonctionnaires à l’étranger.

Et si, enfin, les acteurs publics de Team France Export accéléraient la rationalisation de leurs moyens pour renforcer les CCIFI ? Découvrir l’HebdoLettre n°124

Réflexions pour améliorer le financement de notre innovation en matière de Défense

Le 10 juillet, mes collègues Cédric Perrin et Jean-Noël Guerini se sont exprimés devant la commission des Affaires étrangères et de la Défense, en qualité de co-rapporteurs d’un brillant rapport sur l’innovation de Défense (synthèse).

La problématique que sous-tend sa réflexion est de savoir si notre Loi de programmation militaire (LPM) est à la hauteur de cet enjeu, notamment au regard des crédits alloués et notre organisation administrative : la nouvelle Agence de l’innovation de Défense (AID) est placée sous l’autorité hiérarchique et financière de la Direction générale de l’armement (DGA).

Ayant participé avec ma société d’électronique, il y a près de 30 ans, aux débuts du Comité Richelieu qui rassemblent les PME oeuvrant pour la Défense, j’ai exprimé mon point de vue pour financer l’innovation en ces termes :

« Certains types de forces armées ne peuvent pas souscrire au même processus d’achat que celui qu’on connaissait jusqu’à présent, pour faire face à leurs besoins, comme cela a été souligné par les rapporteurs.

Il faut également parfois penser à faire évoluer nos législations qui entravent par trop l’expérimentation et ainsi l’innovation.

Nous avons tous en tête cette invention extraordinaire, sorte de surf volant, pour laquelle les tests n’avaient pas pu être réalisés en France mais aux États-Unis.

Peut-être faudrait-il ne pas limiter la réflexion au sol national mais penser également aux territoires ultra-marins, tels que La Réunion, qui pourraient offrir des possibilités en termes de tests des outils volants.

Il existe une société qui fabrique des drones à La Réunion et qui était au salon du Bourget sur le stand de l’ONERA, qui peine à se faire connaître et à avoir accès aux services centraux à Paris.

Dans l’innovation, on nous demande d’imaginer l’inimaginable. Je me pose donc des questions lorsque j’entends que l’agence doit planifier et structurer l’innovation… On ne planifie pas l’innovation, cela n’existe pas !

L’innovation arrive lorsqu’elle doit.

Au lieu de planifier l’innovation, il conviendrait d’évaluer ce qui a déjà été fait : il vaudrait mieux confier une enveloppe aux innovateurs puis évaluer ce qu’ils en ont fait plutôt que de planifier l’innovation qu’ils sont supposés mettre en œuvre.

Le directeur de la DGA en 1996 disait aux PME de défense : « nous avancerons aussi vite que le permet la viscosité du système ». Cette difficulté de financement à laquelle se heurte l’innovation n’est pas nouvelle.

Je me demande donc si vous avez auditionné les PME de la défense ?

Qui challenge l’AID ? Qui pense différemment ? »