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Asean : la stratégie économique française

Il y a près d’un an, le groupe d’amitié France-Asean présidé par ma collègue Jacky Deromedi, organisait un colloque au Sénat intitulé « L’Asean : un grand marché tourné vers l’innovation ». L’objectif était de lancer un appel à investir et à s’installer en Asie du Sud-Est, une zone en plein essor.

Avec la DG du Trésor : Christophe Bories, sous-directeur Relations économiques bilatérales ; OC ; Nicolas Séjour, conseiller parlementaire ; Arnaud Tripet, adjoint au chef de bureau Asie et Océanie.

Effectivement : essor démographique (650 millions d’habitants et une classe moyenne significative) et essor économique (+5% de croissance depuis 2000).

Lors du colloque, j’avais partagé mon expérience de chef d’entreprise d’une PME en électronique. Dès le début des années 1990, j’avais ouvert un bureau à Pékin, pour réaliser après quelque temps, qu’en Chine, une PME française qui s’installe ne compte pas. Tandis qu’en Asie du Sud-Est, j’avais trouvé des partenaires potentiels qui s’intéressent sincèrement à vous, et plus encore si vous êtes innovant (compte-rendu).

Proposer notre expertise dans la zone Asean (*) et y promouvoir nos innovations, pourrait résumer d’une phrase le plaidoyer de Christophe Bories et Arnaud Tripet de la direction générale du Trésor. J’ai eu le plaisir de les rencontrer au Sénat, le 28 mai, grâce à Nicolas Séjour, en charge des liens avec les parlementaires.

On imagine plus volontiers la direction du Trésor en train d’élaborer des prévisions de croissance ou gérer la trésorerie de l’État plutôt que d’accompagner l’internationalisation des entreprises françaises. C’est pourtant le cas, en liaison avec les divers opérateurs de l’État, dont elle assure la coordination (Business France, Bpifrance, Agence française de Développement).

Dans le cadre de cette mission de soutien, le Trésor peut témoigner de l’intérêt marqué des PME françaises pour la région Asean : plus de 7500 entreprises françaises disposent en 2019 d’un contrat d’assurance-prospection sur au moins un des dix pays de l’Asean. Une zone néanmoins hétérogène qui n’est pas (encore) un marché unique.

Le meilleur point d’entrée ? Singapour demeure incontournable comme hub régional. Cela dit, Christophe Bories et Arnaud Tripet n’ont aucun parti-pris puisqu’ils prônent une « approche par rebond », autrement dit s’installer quelque part, puis rayonner.

Si dans le contexte asiatique on pense spontanément à l’agroalimentaire, à la santé ou au luxe, les besoins en infrastructures sont immenses, assure M. Bories. Les investissements sont estimés à plus de 200 milliards de dollars par an jusqu’à 2030 (données BAsD). Nous avons notre carte à jouer : services urbains, énergie renouvelable, gestion des aéroports… Il faut aussi venir avec des offres de financement (AFD, Trésor…), comme le font le Japon, la Chine ou la Corée qui écument économiquement la région depuis longtemps…

Afin de m’aider à préparer mon déplacement au Forum Asean 2019 des CCEF à Phnom Penh, quelques jours après notre réunion, ils ont partagé avec moi la stratégie économique de la France en Asean pour y consolider notre présence. (compte-rendu du forum).

(*) Asean / pays signataires : Birmanie ; Brunei ; Cambodge ; Indonésie ; Laos ; Malaisie ; Philippines ; Singapour ; Viêt Nam ; Thaïlande

Certificats de vie : démarche conjointe des 12 sénateurs représentant les Français établis hors de France

Les 12 sénateurs représentant les Français établis hors de France ont écrit aux ministres Jean-Yves Le Drian et Agnès Buzyn, ainsi qu’aux directeurs de la CNAV et du GIP Union Retraite à propos des certificats de vie (lire la lettre.

Nous alertons ces responsables sur les difficultés de nos compatriotes retraités résidant dans certains pays à produire et transmettre leurs certificats de vie et sur les retards pris concernant la dématérialisation et la mutualisation de ces documents.

Nous demandons donc « un engagement de mise en œuvre effective de la dématérialisation à l’automne 2019. Encore une fois, il s’agit d’une question d’humanité et non pas seulement de technicité ».

Il est invraisemblable que certains de nos ainés puissent vivre en permanence dans l’angoisse qu’on leur coupe leur pension, parce qu’ils sont en perte d’autonomie ou bien géographiquement isolés.

Cette lettre commune a été initiée par ma collègue ma collègue Jacky Deromedi. Tous, nous ne cessons de tirer la sonnette d’alarme depuis de nombreuses années.

J’avais ainsi réuni aux Sénat les organismes concernés, en décembre 2017, ainsi que mes collègues sénateurs (lire : « Certificat de vie : bientôt le bout du tunnel ? »). L’espoir pointait.

Contre toute attente, il y a quelques semaines, la direction de la sécurité sociale a émis une circulaire consternante qui dégrade encore la situation. Elle demande aux consulats de nombreux pays de cesser de signer les certificats de vie et d’orienter les usagers exclusivement vers les autorités locales.

A ce sujet, lire mon éditorial « Certificat d’existence : le désengagement permanent » (24 juin 2019 – HL122)

 

Ma question écrite afin finaliser le projet Lexia, dictionnaire franco-islandais

« Le français ne sera jamais une langue hégémonique, parce que c’est une langue de combat et d’intranquilité, parce qu’il continuera à être une langue de traduction et d’étymologie et parce qu’on aura beau écrire des dictionnaires, il faudra continuer à les refaire ».

Ces mots ont été prononcés par le président Macron, le 20 mars 2018, à l’Institut de France.

Comment défendre l’apprentissage du français en Islande, première langue non nordique enseignée, lorsque le seul dictionnaire islandais-français a été imprimé en 1950 ?!

Je suis rentré de Reykjavik, mi-juin, avec une priorité d’action : l’achèvement du projet Lexia, un dictionnaire en ligne et gratuit, sur lequel travaille une équipe d’universitaires depuis 2015 (compte-rendu du déplacement).

Un projet actuellement à l’arrêt, faute du versement de la troisième et dernière tranche de subvention (soit 40.000 euros) par notre ministère de la Culture !

J’en ai appelé au ministre de l’Europe et des Affaires étrangères, défenseur de la francophonie. Lire ma question écrite  (publiée le 04/07/2019).

Public Sénat : défense de l’accord UE/Mercosur (vidéo)

Au micro de Delphine Girard dans l’émission 360 sur Public Sénat, j’ai participé à un débat consacré au traité entre l’UE et la zone Mercosur pour en défendre le bien fondé.

L’Union européenne, première puissance commerciale au monde, sera la première puissance à signer un accord de libre-échange avec le Mercosur (Argentine, Brésil, Paraguay, Uruguay).

Au-delà des intérêts de grandes multinationales, cet accord bénéficiera aussi et surtout aux PME européennes et françaises qui pourront exporter des produits à haute valeur ajoutée vers toute l’Amérique latine.

L’enjeu commercial est donc de taille pour l’Union.

Voir la vidéo de l’émission (se rendre à la 20èmeminute)

En circonscription en Islande – Reykjavik (13-14 juin 2019)

Premier déplacement en Islande, 89ème pays traversé depuis le début de mon mandat. J’adresse toute ma gratitude à Grahame Paul, notre ambassadeur de France, pour l’organisation de ce programme riche et dense qui a compté 16 événements sur 2 jours !

La réussite de cette visite doit beaucoup à la présence de Gérard Pignatel, conseiller consulaire pour la Norvège et l’Islande, qui a fait le déplacement depuis Oslo pour m’accompagner à chacune de mes étapes.

Enfin, j’adresse ma sincère reconnaissance à Damien Degeorges, français d’Islande et à mon collègue André Gattolin pour m’avoir apporté leur concours dans la préparation de mon 328ème déplacement.

Je suis rentré de Reykjavik avec une priorité d’action : la finalisation du projet de dictionnaire islandais-français Lexia, sur lequel travaille une équipe de linguistes au sein de l’université d’Islande depuis 2015. Projet actuellement à l’arrêt, faute du versement de la troisième et dernière tranche de subvention (40.000 euros) par notre ministère de la Culture. Lire ma question écrite au ministre de l’Europe et des Affaires étrangères (publiée le 04/07/2019).

Politique

Président du Parlement

Premier rendez-vous avec Steingrímur J. Sigfússon, président de l’Althing, le parlement d’Islande de 63 membres, fondé en 930 !

J’étais accompagné par Graham Paul, ambassadeur de France en Islande et de Gérard Pignatel, conseiller consulaire pour l’Islande et la Norvège.

J’ai pu observer que les parlementaires siègent dans une atmosphère très conviviale.

Présidente de la commission des Affaires étrangères

Lors de ma visite au Parlement, j’ai ensuite eu le plaisir de rencontrer Arna Áslaug, présidente de la commission des Affaires étrangères.

Nous avons en particulier évoqué les relations de son pays avec l’Union européenne.

J’ai salué le rôle exemplaire de l’Islande en faveur des droits de l’Homme, de l’environnement et de l’égalité des genres. + d’images

Ministre des Affaires étrangères

Dialogue fructeux avec Guðlaugur Thor Thordarson, ministre des Affaires étrangères, en présence de Graham Paul, notre ambassadeur, et Gérard Pignatel, conseiller consulaire.

Nous avons énoncé les bénéfices de l’Espace économique européen pour l’Islande, tout comme les difficultés rencontrées par le Royaume-Uni depuis le referendum sur le Brexit.

J’ai été rassuré par les propos déterminés du ministre pour contenir les velléités de certaines puissances émergentes, susceptibles de perturber les équilibres mondiaux. + d’images

Délégation de l’UE

Très honoré d’avoir été reçu par Michael Mann, chef de la délégation de l’Union européenne en Islande, en présence de Graham Paul et de Gérard Pignatel.

L’Islande est liée à l’Union par les accords de l’AELE, de l’Espace économique européen et de Schengen.

Près de la moitié des importations du pays (42,5%) proviennent de l’UE qui, en retour, absorbe les trois quarts (73,4%) des exportations islandaises.

Si 35% des Islandais déclarent souhaiter que leur pays rejoigne l’UE, 45% sont toutefois d’un avis contraire. Pourtant, une majorité d’Islandais veut que le pays adopte l’euro.

Cette contradiction prend sa source dans la conscience que le moindre choc peut affecter l’économie islandaise tant leur monnaie est fragile. Ainsi, il a suffi que la compagnie aérienne islandaise à bas coût, Wow, dépose son bilan pour que le tourisme soit sérieusement affecté et que couronne islandaise soit dévaluée.

L’ancienne génération islandaise est évidemment plus souverainiste et eurosceptique que les plus jeunes, dont 1 sur 10 a bénéficié du programme Erasmus !

L’adhésion à l’UE n’entraîne cependant pas une perte de souveraineté, mais favorise un partage de souveraineté seul capable de décupler la capacité d’un état à répondre aux défis imposés par la mondialisation.

Cette conversation avec un diplomate européen qui a tenu de hautes responsabilités au Service d’action extérieure européenne, dont trois ans à la tête des activités de communication auprès de Catherine Ashton, m’a renforcé dans ma conviction que l’UE doit poursuivre son chemin en encourageant l’Islande à la rejoindre. Ainsi, nous renforcerons mutuellement. + d’images

Défense et Sécurité

Je suis reconnaissant à notre ambassadeur Graham Paul, d’avoir organisé en sa Résidence une rencontre pour aborder les questions de défense et de sécurité avec d’éminents spécialistes :

Thorunn Hafstein, secrétaire général du Conseil de sécurité auprès du Premier ministre, Arnor Sigurjonsson, directeur général au ministère des Affaires étrangères et Thordur Aegir Oskarsson, ambassadeur, envoyé spécial sur le désarmement.

Mes interlocuteurs m’ont permis d’apprécier la vision islandaise en matière de sécurité.

Membre des Nations unies et de l’OTAN, ce pays de 357.000 habitants ne dispose pas d’armée.

Sa situation stratégique a toujours fait l’objet de convoitises de la part de pays qui s’intéressent à la route maritime qui passe par l’Arctique.

Nous avons évoqué les menaces en matière de cybersécurité et les moyens de combattre les fake news. + d’images

Relations économiques

Brexit

La fédération islandaise du commerce a organisé une conférence-débat dont j’avais suggéré le titre : « Brexit means Brexit : season 2 ».

Initiée par Damien Degeorges, un compatriote résidant en Islande, cette rencontre a été animée par Olafur Stephensen, secrétaire général de la fédération. Elle m’a permis d’échanger avec des diplomates européens en poste à Reykjavik sur les raisons qui justifient que je n’ai jamais cru à la concrétisation du Brexit.

J’ai indiqué que le Brexit était rejeté par la communauté d’affaires britannique.

Le Parti conservateur qui s’est enfermé dans une stratégie mortifère en matière économique a perdu beaucoup de crédit lorsque Boris Johnson a déclaré : « Fuck business » pour défendre une vision jusqu’au-boutiste du Brexit.

J’ai aussi cité Ken Clarke à propos de Boris Johnson : « Il ne dit pas toujours la même chose, notamment parce qu’il ne se souvient pas de ce qu’il a dit la veille. »

Il faut bien prendre de la distance avec les propos, parfois volontairement provocateurs, du favori des bookmakers au poste de Premier ministre. Je puise en partie mon optimisme dans sa capacité à changer d’avis…

CCIFI

Dans un second temps, lors d’un déjeuner à la brasserie française « le bistro », j’ai eu le loisir d’échanger avec des personnalités islandaises du monde des affaires, dont Sigrun Guobjartsdottir, directrice de la Chambre de commerce franco-islandaise.

La chambre compte 60 entreprises, françaises pour un tiers.

Les infrastructures constituent leur premier sujet d’intérêt.

Le premier secteur économique du pays est le tourisme (42 % des recettes d’exportations). Il était donc très intéressant d’écouter Lea Gayet, directrice de la communication Europe d’Icelandair, la compagnie aérienne qui le premier employeur du pays ou encore Sigurdur Sigurdsson, CEO Islande de Lagardère Travel retail, qui compte 160 employés à l’aéroport. + d’images

Centre de R&D Matis

Le centre de recherche et développement Matis tire les trois quarts de ses ressources de projets privés et bénéficie de crédits européens.

Il constitue un pont entre la recherche et l’industrie pour créer de la valeur afin d’assurer la sécurité alimentaire et la santé publique.

13% des personnes qui travaillent chez Matis sont françaises. J’ai d’ailleurs rencontré six jeunes chercheurs français, passionnés et passionnants : Pauline Bergsten, Cécile Dargentolle, Clara Jégousse, Justine Vanhalst, Pauline Vannier et Antoine Moenaert

Ceux-ci sont unanimes pour louer la confiance et la liberté d’action qu’on leur accorde et la variété des sujets étudiés. Ils font aussi l’éloge du mode de travail en équipe chez Matis.

Ils voudraient développer la connectivité entre les recherches islandaises et françaises, mais demeurent critiques envers la structure de recherche française qui manque de moyens et ne cherche pas à être plus attractive pour la jeune génération.

Ils vont formaliser des suggestions d’amélioration à l’attention de notre ministre de la Recherche. Je leur ai promis de lui transmettre. + d’images

Cluster Ocean

La pêche est le 3ème secteur économique du pays qui compte pour 16% des exportations.

Avec 1,25M de tonnes de captures, l’Islande figure en 3ème position en Europe après la Russie et la Norvège, mais loin devant la France.

Le fondateur du Cluster Océan a eu l’idée de passer d’une structure familiale de la pêche à une vision de filière. Les pêcheurs ne se connaissaient pas, mais ils ont appris à parler ensemble.

Le Cluster n’est pas une fédération professionnelle, mais il a pour objectif de coordonner les 60 entreprises qui le composent pour leur permettre de développer leurs savoir-faire. Et désormais les sociétés qui sont créées dans ce secteur le sont majoritairement par des femmes.

Point important, la chair du poisson n’est plus la seule source de revenus, car les entreprises sont parvenues à exploiter autrement le poisson en développant de nouveaux produits, comme l’extraction des protéines depuis la peau qui peut également permettre la création de vêtements en « cuir ». L’entreprise Feel Iceland développe, quant à elle, des produits cosmétiques (collagène pour la peau) et des compléments alimentaires à l’image de ces boissons énergisantes, alternative au Red Bull.

Le Cluster Océan collabore avec 4 clusters identiques localisés aux États-Unis et développe des relations avec la Norvège.

J’espère que la France saura créer un lien avec ce réseau d’intelligence et d’innovation, soucieux d’exploiter les produits de la mer de manière durable. + d’images

Centrale géothermique

Visite de la centrale géothermique de Hellisheidi et de CarbFix2, en compagnie de Graham Paul, Gérard Pignatel et Damien Desgeorges.

La production d’énergie islandaise est composée à 73% d’hydroélectricité et à 27% de géothermie. 90% du chauffage urbain est assuré par la géothermie.

Le projet Carbfix est destiné à développer une technologie qui capte le CO2 afin de le transformer en minéral sous la terre en moins de 2 ans !

Ce projet fondé en 2007 auquel le CNRS est partie prenante a reçu des fonds de l’Union européenne. + d’images

Communauté française

Afin de mieux appréhender les attentes des Français résidents, Grahame Paul, notre ambassadeur a organisé des rencontres en trois temps, auxquelles a participé Gérard Pignatel, conseiller consulaire

Remise de certificats de nationalité

Dans les locaux de l’Alliance française, j’ai eu l’honneur de remettre deux certificats de nationalité et d’accueillir ainsi deux nouvelles compatriotes au sein de notre communauté.

L’association Reykjavik Accueil montre beaucoup de vitalité à travers ses nombreuses activités pour accueillir les francophones et leur permettre de réussir leur implantation en Islande.

Ambassade et section consulaire

La communauté française en Islande compte 663 inscrits.

J’ai pu observer qu’en Islande, comme dans beaucoup de postes, un nouveau système de prises d’empreintes était attendu.

Nous avons évoqué le sujet des laissez-passer pour les touristes qui ont perdu leurs papiers pendant leur séjour. La réglementation nous permet de surtaxer l’attribution de laissez-passer en dehors des heures d’ouverture, mais nous avons déploré qu’il n’y ait pas de dispositif comptable qui permette d’encaisser l’argent !

Concernant les mariages, il serait opportun de dématérialiser la publication des bans. Il devient à la mode de se marier en Islande ! Le consulat transcrit un mariage par semaine.

Questions consulaires

Lors de nos discussions, on m’a fait remarquer que le nombre de certificats de vie établis est très modeste, puisqu’il est rare que nos compatriotes fassent le choix de l’Islande pour y passer leur retraite.

Il paraît toutefois paradoxal de demander au consulat de cesser d’établir des certificats de vie et d’exiger, en même temps, qu’il s’assure que les retraités soient toujours en vie pour mériter leur pension.

A ce propos, lire mon éditorial « Certificat d’existence : le désengagement permanent » (HebdoLettre n°122 du 24 juin 2019). + d’images

Culture française

Alliance française – Projet Lexia

La visite de l’Alliance française de Reykjavik m’a conduit à rencontrer l’association des parents d’enfants francophones qui organise des activités ludiques en français (cours d’arts plastiques en français, club ciné pour les ados…).

Leur subvention Flam n’a pas été reconduite, alors qu’elle leur permettait de financer des classes « non rentables » par manque d’effectif.

Il est nécessaire de défendre l’apprentissage du français, première langue non nordique enseignée, car elle perd du terrain au profit de l’espagnol.

Rosa enseigne le français à l’université d’Islande et travaille sur Lexia, un projet de dictionnaire français-islandais en ligne et gratuit. Le dernier dictionnaire date de 1950 !

Le budget fixé de 240.000 euros doit mettre à contribution égale chacun des deux pays. Jusqu’à présent la France n’a versé que 80.000 euros sur les 120.000 prévus.

Mon objectif prioritaire pour l’Islande sera d’aider à finaliser le projet Lexia, d’autant que c’est le seul projet de coopération bilatéral entre les gouvernements français et islandais !

Personne ne comprendrait qu’un pays comme la France ne respecte pas ses engagements et laisse ce projet remarquable inachevé pour un montant aussi modeste. + d’images

Devoir de mémoire

Hommage à Bobby Fisher (à Selfoss)

Je n’avais que 10 ans, mais la finale du championnat du monde d’échecs qui s’est tenue à Reykjavik, à l’été 1972, entre Boris Spassky, le tenant du titre soviétique, et Bobby Fisher, le challenger américain, restera à jamais gravée dans ma mémoire.

Mon oncle, joueur de club passionné m’avait transmis le virus des échecs. Je l’accompagnais pour acheter le journal, chaque jour, afin de rejouer les parties avec lui. Après chaque mouvement, nous tentions de deviner le coup suivant.

Grand maître international dès l’âge de 15 ans et demi, le champion américain était devenu une icône. Il était mon idole.

Le triomphe de Bobby Fisher face à Spassky mit un coup d’arrêt à la domination sans partage des Russes sur le monde des échecs.

A l’image d’un échiquier, Bobby a vécu en blanc et noir, sans connaître les nuances de gris. Il ne s’est jamais remis de sa victoire et s’est retiré. Ses déclarations outrancières, ses frasques, son errance et sa vie recluse ont témoigné de sa dérive.

Les Islandais lui ont offert leur nationalité pour lui permettre de se réfugier en 2005 sur le sol de son exploit, afin d’échapper à la justice américaine et à la promesse d’une fin sordide.

A sa mort, Gary Kasparov déclara que « Fischer peut tout simplement être considéré comme le fondateur des échecs professionnels et sa domination, bien que de très courte durée, a fait de lui le plus grand de tous les temps ».

Sa signature « Bobby Fisher » laissait transparaître un 64 en référence aux 64 cases de l’échiquier. Du reste, il est mort à 64 ans sur la latitude 64. + d’images

La coopération franco-britannique de Défense à l’heure du Brexit

Le 18 juin, jour anniversaire de l’appel du général de Gaulle, parlementaires français et britanniques se sont retrouvés au Sénat pour évoquer notre avenir commun en matière de Défense, tandis que plane l’ombre du Brexit.

Une réunion qui s’est tenue dans le cadre des accords bilatéraux de Lancaster House, coopération exemplaire fondée sur un traité signé en 2010.

Les parlementaires de chaque côté de la Manche ont eu à cœur d’affirmer le caractère pérenne de notre coopération de Défense. Tous membres de commissions chargées des questions de Défense, nous savons qu’il ne peut en être autrement entre les deux seuls pays européens dotés de la dissuasion nucléaire. De plus, la France et le Royaume-Uni coopèrent activement sur les théâtres d’opérations extérieures.

Et pour l’instant, le Royaume-Uni est toujours pleinement intégré à la Coopération structurée permanente (PESCO), ainsi qu’à l’Initiative européenne d’intervention (IEI) qui est venue compléter cette dernière en juin 2018.

Le programme de drones de combat FCAS (actuellement à l’arrêt), le projet FMAN/FMC (Futur Missile Anti Navire / Futur Missile de Croisière) porté par MBDA ou l’initiative MMCM (Maritime-Mine Counter Measure) dans le domaine de la guerre des mines, à laquelle Thales UK est partie prenante, constituent autant d’exemples emblématiques du dynamisme de la relation bilatérale d’armement avec le Royaume-Uni.

A ce titre, l’audition d’Antoine Bouvier, Pdg d’Airbus après plusieurs années passées à la tête du missilier franco-britannique MBDA, a offert un éclairage précieux sur les nouveaux enjeux liés au Brexit en matière d’industrie de Défense.

Si le Brexit ne menace pas directement la coopération de Défense franco-britannique, son impact économique ne doit pas être minimisé. Aussi, une sortie sans accord pourrait rendre nécessaire la conclusion d’un nouveau traité, notamment pour permettre aux entreprises britanniques de continuer à bénéficier des crédits du Fonds européen de Défense.

En circonscription en Cambodge – Phnom Penh (6-7 juin 2019)

Retour au Cambodge après ma venue en janvier 2018 (comptes rendus : Phnom Penh & Siem Reap) dans le but de participer au Forum Asean 2019 des CCEF.

Je suis redevable à Antoine Fontaine, président de la section Cambodge des conseillers du commerce extérieur, d’avoir pris l’initiative de m’inviter à ce forum.

Avec Antoine et ses collègues, j’ai pu évaluer, à dix-huit mois de distance, les changements observables sur un marché soumis à une pression intense de la Chine.

Entrepreneuriat

Forum CCEF

Le Forum Asean 2019 des CCEF, fut brillement animé par Isabelle Malivoir, rédactrice en chef et journaliste à TV5 Monde.

Eva Nguyen Binh, ambassadrice de France au Cambodge et Antoine Fontaine, président du comité Cambodge des conseillers du commerce extérieur de la France (CCEF), ont ouvert le forum en lançant la projection, en avant-première, du film « Le Cambodge sourit aux audacieux ! », révélant le dynamisme économique du Royaume.

La première session a débuté par un point d’avancement de la réforme Team France de la part de Christophe Lecourtier, DG de Business France, suivi par une présentation de notre stratégie régionale Asean par Christophe Bories, sous-directeur des relations économiques bilatérales à la DG du Trésor et par Frédéric Kaplan, chef du service économique régional.

Christophe Lecourtier a postulé que le changement d’image de la France depuis l’élection du Président Macron avait permis d’améliorer notre attractivité. La France occupe désormais la 2ème place européenne pour les investissements étrangers, avec 1323 projets d’investissements en 2018.

Il s’agit de la meilleure performance enregistrée depuis que nous disposons de ces statistiques. 60% des projets d’investissements enregistrés en France, en 2018, avaient été détectés par Business France.

L’objectif pour 2020 est de disposer d’un réseau à l’export constitué à 50% d’implantations publiques et à 50% d’implantations privées. + d’images

Commerce bilatéral

A l’occasion du forum des CCEF de l’Asean, Eva Nguyen Binh, ambassadrice de France, avait convié Soraka Pan, ministre cambodgien du Commerce, à s’adresser aux participants depuis la Résidence de France à l’occasion d’un cocktail dinatoire.

Moment très chaleureux, où le ministre a célébré la qualité et la profondeur de la relation bilatérale avec une parfaite maitrise du français.

J’ai eu l’honneur d’échanger avec Soraka Pan et lui témoigner de la satisfaction des entreprises françaises établies dans son pays.

J’ai prolongé la discussion avec Buon Saramony, secrétaire d’État auprès du ministre du Commerce qui m’a assuré de toute l’attention qu’il portait développement de nos entreprises au Cambodge et de son travail de facilitation.

Ambassadeurs Asean

Déjeuner économique à la Résidence de France réunissant les 10 ambassadeurs de France de la zone Asean, Thierry Mathou, directeur Asie, Jean-Baptiste Main de Boissière, chargé de mission Asean, Agnès Humruzian, sous-directrice Asie du Sud-Est, Christophe Lecourtier, DG Business France, Christophe Bories, sous-directeur des Relations éco à la DG Trésor, Martin Juilliard, directeur adjoint diplomatie économique, Pierre-Emmanuel Beluche, administrateur pour la France à la DG Trésor, Frédéric Kaplan, chef du service économique régional Asean, François Corbin, responsable Medef Asean.

Il est revenu à Christophe Lecourtier de rappeler les objectifs français en matière d’exportation vers l’Asean, tandis que François Corbin mettait en avant les « success stories » françaises dans cette région.

Chacun des ambassadeurs a partagé les réussites françaises et les défis qui nous attendent dans chacun des pays de la zone.

Un déjeuner riche d’enseignements qui m’a donné la mesure de l’engagement du corps diplomatique en faveur du développement de notre économie. + d’images

Chambre de commerce France-Cambodge

En marge du forum des CCEF de l’Asean, entretien avec Guillaume Massin, président de la CCIFC et Arnaud Darc, président d’EuroCham Cambodge,

La France est le premier investisseur européen au Cambodge, essentiellement du fait de la présence historique de nos groupes de l’acabit de Vinci, Total, Accor… et d’autres arrivés plus récemment comme Pernod Ricard, Bred banque, Peugeot, Décathlon. Ce dernier vient d’inaugurer sa première grande surface sportive, tandis que Conforama annonce l’ouverture prochaine de plusieurs magasins.

Les échanges bilatéraux ont dépassé le milliard d’euros pour la première fois en 2018.

La mission de la CCIFC est d’assurer la promotion des échanges commerciaux et des investissements entre la France et le Cambodge. Intégrée à la chambre de commerce européenne (EuroCham), elle lui délègue l’organisation des services aux entreprises.

Le Cambodge bénéficie du programme « Tout sauf les armes » (TSA) lancé par l’Union européenne, ce qui lui offre un libre accès au marché européen pour tous les produits autres que les armes et munitions. Toutefois, en février dernier, la Commission européenne a annoncé le lancement d’une procédure de retrait de ce programme. Cela peut arriver en cas de violation grave et systématique en matière de droits de l’Homme.

Une délégation de la Commission européenne était au même moment que moi à Phnom Penh pour étudier la situation avant de prendre une décision définitive. En cas de retrait du programme TSA, l’arrêt des préférences tarifaires interviendrait six mois plus tard. + d’images

Communauté française

Conseillers consulaires

Entretien au consulat avec nos trois conseillers consulaires pour le Cambodge : Theany Phal, Yves Remigi et Jean Lestienne, en compagnie d’Adrien Cavey, chef de la section consulaire.

Je les remercie pour cette réunion empreinte de convivialité et de bonne humeur.

La communauté française compte 5000 inscrits, ce qui en fait la 4ème communauté d’Asie.

Une partie de cette population cause des difficultés.

Le profil type est celui une personne indigente, qui va de guest house en guest house, avec des problèmes de santé et un visa expiré…

Quand on connait le coût de l’amende de 10$/ par jour pour frais de dépassement de séjour au Cambodge, on déduit aisément qu’ils ne peuvent pas payer leur billet de retour, pas plus que l’amende, ce qui les place dans une situation très compliquée.

Nous avons aussi longuement évoqué la question du certificat de vie. Nos élus, le consul et son équipe accompagnent nos compatriotes retraités avec pragmatisme et esprit de solidarité.

Leur grande préoccupation provient de cette catégorie de retraités qui bénéficient une petite pension et qui décident justement de s’installer au Cambodge pour améliorer leur pouvoir d’achat. Ces retraités négligent de disposer d’une assurance santé. Et lorsque la personne est hospitalisée, elle n’est pas soignée tant qu’elle n’a pas fait la preuve de sa capacité à assumer les coûts de traitement.

Ce phénomène est en augmentation et notre équipe consulaire craint que la situation n’empire avec le vieillissement de nos retraités qui ont fait le choix de s’installer sur le tard dans le pays.

On constate également que ces personnes sont parfois rattrapées par un coût de la vie qui augmente plus vite que leur modeste pension ! Cela les conduit dans un impasse totale, car ils ne peuvent plus faire marche arrière, c’est-à-dire rentrer en France. + d’images

Enseignement

Lycée français

Visite du lycée Français, René Descartes, organisée par Gilbert Vignal, proviseur, en présence de Christophe Gigaudaut, président du comité de gestion et de Valentine Gigaudaut, conseillère culturelle.

L’établissement créé en 1951, a compté la Reine mère parmi ses premiers élèves…

L’école a quadruplé ses effectifs en dix ans et dépassera 1200 élèves dès l’an prochain. On compte 684 enfants de la Petite section au CM2, dont 217 en maternelle. 60% des élèves sont français.

Les équipements sportifs divers et haut de gamme illustrent une volonté de créer un cadre attrayant en faisant participer les élèves.

J’ai eu l’opportunité de m’entretenir avec les représentants élus des élèves, dont le dynamisme et la vivacité sont le reflet de la qualité de l’enseignement. Le lycée a toujours développé une vision d’excellence qui fait de l’établissement une référence éducative, dont il faut féliciter l’encadrement et l’équipe pédagogique. + d’images

 

En circonscription en Thaïlande – Bangkok (4-5 juin 2019)

(g. à d.) Jacques Lapouge, ambassadeur de France en Thaïlande ; OC ; Christian Chevrier, conseiller consulaire pour la Thaïlande ; Samira Abdelli, consule.

Il s’agissait de mon second passage en Thaïlande après janvier 2018 (comptes rendus : Bangkok ; Leam Chabang & Pattaya ; Phuket). Ce déplacement m’a permis de retrouver notre ambassadeur que j’avais eu le plaisir de connaître lorsqu’il était ambassadeur en poste à Stockholm en 2015 (compte-rendu).

Tous mes remerciements à Jacques Lapouge et à Samira Abdelli, consule, pour le temps précieux qu’ils m’ont consacré afin de conduire parfaitement ma mission.

Jacques Lapouge m’aura ainsi accordé trois entretiens en sa Résidence pour brasser divers sujets, dont la situation politique locale, puisque les Parlementaires thaïs s’apprêtaient à élire leur Premier ministre lors de mon arrivée.

Entrepreneuriat

Chambre de commerce franco-Thaï

Deux réunions consacrées à nos échanges commerciaux ont été organisées par la Chambre de commerce Franco-Thaï.

Dans un premier temps, j’ai échangé avec son équipe dirigeante : Thomas Sanchez, président ; Sukanya Uerchuchai, directrice ; Laurent Bascouer et Gabriel Lubeigt-Hanchana, administrateurs.

Nous avons fait un large tour d’horizon des opportunités offertes par le pays qui a pour particularité d’afficher un taux de chômage à hauteur de 0,8% !

L’agriculture Thaï peut nourrir 500 millions de personnes, ce qui rend le pays autosuffisant.

Souvent caricaturé comme un pays qui tirerait l’essentiel de ses revenus du tourisme, on oublie que 50% du PIB de la Thaïlande provient de l’industrie. Pour preuve, le pays produit plus d’automobiles que la France !

Réunion d’entrepreneurs

Par la suite, lors d’un dîner dans un nouveau restaurant français, La Brasserie 9, notre cercle s’est élargi à des entrepreneurs en prospection dans l’Asean, aux CCEF et aux représentants de l’ambassade, de Business France et de BPI.

Le développement rapide du voisin chinois provoque des modifications d’équilibre en matière de partenariat. Par le passé la Thaïlande avait une inclination pour le Japon et les États-Unis, mais elle a été tempérée par les réticences de l’administration Obama et de l’UE suite à la reprise en main des affaires par les militaires.

Aujourd’hui, les tensions entre les États-Unis et la Chine amènent les entreprises occidentales à relocaliser leurs usines de la Chine vers l’ASEAN.

L’autre sujet d’intérêt a eu trait aux mégas projets d’infrastructures : un aéroport, deux ports, une liaison TGV, un centre de maintenance Airbus… Ce qui nous a amenés à débattre des habitudes locales en matière d’appels d’offre, susceptibles de désarçonner bien des entreprises françaises.

Nous avons également évoqué la question du traité de libre-échange entre la Thaïlande et l’Union européenne. Selon les responsables de la Chambre, cet accord représenterait un appel d’air pour introduire des produits français. Par exemple, les Thaïs apprécient le vin français depuis les années 50, mais il est taxé à 300% tandis que le vin australien ne supporte aucune taxe !

Par ailleurs, les participants à la réunion m’ont confié que la Thaïlande sera certainement le premier pays d’Asie qui autorisera la consommation de cannabis. Un joli business en perspective puisque la production est estimée entre 3 à 4 milliards d’euros. + d’images

Réunion économique

Dans un troisième temps, l’ambassadeur Jacques Lapouge avait organisé un déjeuner avec les chefs de service pour balayer tous les sujets de notre relation bilatérale.

Au sujet de nos échanges économiques bilatéraux, nous avons longuement évoqué l’intérêt des autorités thaïs pour l’aéronautique français et Airbus en particulier.

En remportant le marché de fabrication de passeports thaïs sécurisés sur 5 ans, le succès de Thalès-Gemalto a marqué les esprits. + d’images

Communauté française

TLS Visas

Visite du centre TLS de Bangkok en compagnie de Laurent Cuenoud, chef du service des visas à l’ambassade de France en Thaïlande.

Nous avons été accueillis par Phya Ua Ariyaphakdee, Operations Manager de TLS qui a enregistré 62.000 demandes de visas pour la France en 2018.

TLS reçoit le public pour réaliser un contrôle documentaire des pièces justificatives et assurer la prise des empreintes biométriques. Le service des visas de l’ambassade peut désormais se concentrer sur l’instruction des demandes et la prise de décision sur l’accord de délivrance d’un visa.

Mon regret est qu’il n’y ait pas de recoupement automatique entre les empreintes biométriques saisies chez TLS et la lecture des visas à l’entrée du territoire dans l’espace Schengen.

Il y aurait d’autres possibilités d’amélioration du processus de demandes de visas en ligne pour éviter les saisies multiples. A suivre… + d’images

Réunion communauté française

Afin de me permettre de faire le point sur les attentes de notre communauté en Thaïlande, j’ai organisé une réunion publique au sein de l’Alliance française dès le soir de mon arrivée à Bangkok, suivie d’une rencontre avec nos représentants au consulat, le lendemain, parmi lesquels Samira Abdelli, consule et Christian Chevrier, conseiller consulaire pour la Thaïlande.

Je remercie Sukanya Uerchuchai, directrice de la Chambre de commerce franco-thaï pour avoir coordonné la réunion publique, qui a réuni une cinquantaine de personnes, avec la complicité de Didier Reck, président de Bangkok Accueil.

La soirée m’a permis d’échanger sur le parcours de plusieurs compatriotes présents en Thaïlande, parfois depuis plusieurs décennies.

De nombreux témoignages ont pointé une culture des affaires spécifique au pays qui nécessite donc une préparation pour se conformer aux usages.

Consulat

Lors de la réunion au consulat, nous avons évoqué la question de l’enseignement, du soutien aux prisonniers, du système de santé local, des retraités désargentés, de l’importance économique et méconnue de la Thaïlande par les Français.

Christian Chevrier a rappelé les trois points qui reviennent le plus souvent dans les préoccupations : les formalités exigées pour renouveler chaque année les visas longue durée en Thaïlande ; les demandes d’assurance médicale exigées par les autorités thaïlandaises ; la validation des certificats d’existence en dehors du consulat.

Certificat de vie

A l’occasion d’un petit déjeuner en compagnie de Samira Abdelli, consule et Christian Chevrier, nous avons évoqué les questions consulaires et en particulier les certificats d’existence qui sont demandés aux retraités pour leur permettre de continuer à percevoir leur pension.

Notre ministère de la Santé venait d’adresser des instructions au consulat indiquant que ses agents n’étaient plus censés produire des certificats de vie en Thaïlande, renvoyant nos retraités vers les autorités locales…

J’ai prolongé cet entretien par une visite du consulat, conduite par Samira Abdelli, afin de mesurer comment cette décision pouvait concrètement s’appliquer.

En 2018, 2121 certificats de vie ont été signés par le consulat et les agences consulaires de Thaïlande, dont 821 à Bangkok (25%), 413 à Phuket et 390 à Chang Mai.

La difficulté majeure est liée à l’acheminement postal, escargotique dans ce pays. Entre l’envoi des formulaires par la CNAV et son retour courrier, il arrive fréquemment que le versement de la pension soit suspendu, car le certificat est arrivé hors délai.

De nombreuses complications ont été identifiées par le consulat, suite à la circulaire émanant de la sécurité sociale, via le ministère. En effet, il peut se révéler compliqué de s’exonérer totalement de cette mission dans le but de faire reposer cette exigence française sur une autorité étrangère. + d’images

Enseignement

BCIS de Phuket

Mon dossier prioritaire pour la Thaïlande consiste à obtenir l’homologation AEFE en faveur de l’école BCIS (Berda Claude International School) de Phuket.

Un objectif que nous voulons concrétiser dès cet été.

Le rapport d’évaluation de l’inspecteur de l’AEFE semble aller dans le bon sens et nous permet d’être optimistes.

En pleine croissance, l’école pourrait également inclure la section locale de l’Alliance française de Phuket pour exploiter toutes les synergies entre ces deux acteurs.

Ce serait une très belle addition pour notre réseau.

Culture française

Alliance française

Depuis ma dernière visite en janvier 2018, l’Alliance française de Bangkok a déménagé dans un superbe bâtiment !

Le précédent lieu qui était déjà fastueux a été démoli pour laisser la place au futur « One Bangkok » qui accueillera d’ici à 2026 la plus haute tour de la ville.

Reçu par le président de l’Alliance Française de Thaïlande, la directrice, le conseiller consulaire et la consule, j’ai découvert de remarquables installations, toutes dédiées à la promotion de la francophonie.

Salles de cours, d’exposition, de spectacles, médiathèque, atelier de mode, salle de danse, espace jeunes…. un ensemble époustouflant pour porter haut la culture et la langue française en Thaïlande ! + d’images

En circonscription au Royaume-Uni – Londres & Canterbury (28-29 juin 2019)

Le 28 juin, cocktail de départ de François-Xavier Gabet, proviseur du CFBL, puis 10ème anniversaire de la Petite école de Canterbury (PEC), dirigée par Isabelle Hellyar, le samedi 29 juin.

Enseignement

François-Xavier Gabet quitte le CFBL

Une page se tourne au Collège français bilingue de Londres (CFBL). François-Xavier Gabet, proviseur du collège depuis son ouverture en septembre 2011, poursuivra sa carrière sous d’autres cieux.

J’ai été honoré de participer à sa soirée de départ, organisée par le board, représenté par son président Rémi Bourrette, entouré de l’équipe de direction coordonnée par Justine Goy.

Je me suis trouvé en compagnie de Guillaume Bazar, consul général, Sophie Routier, conseillère consulaire, Loren Lemor, conseillère de coopération éducative à l’ambassade, Benoit Belhomme, administrateur du CFBL et ancien président du comité de gestion de l’Ile aux Enfants, Roseline Louis-Charles Carels, présidente CFBL parents.

Cette soirée a réuni les représentants des écoles du réseau français de Londres et de nombreuses personnes attachées au CFBL à l’image de Laurent Batut.

Ce fut un plaisir de saluer en quelques mots l’aboutissement de François-Xavier Gabet, dont chaque invité a pu être le témoin.

François-Xavier était arrivé de Melbourne à Londres pour la rentrée de septembre 2010, afin de diriger l’école maternelle et primaire de l’Ile aux Enfants.

L’autre partie de sa mission consistait à préparer le projet pédagogique et superviser les travaux de rénovation du bâtiment destiné à accueillir l’Ile aux enfants, l’année suivante. Simultanément, il devait créer sur le même lieu des classes de collège de la 6ème à la 3ème.

Je me souviens de sa première participation au comité de pilotage du plan École du 10 novembre 2010 et de l’ampleur de la tâche qui lui était dévolue.

Le CFBL incarnera à jamais le premier grand succès du plan École pour le Royaume-Uni, lancé en 2008. François-Xavier en a été l’un des grands artisans.

Il a mis en œuvre le programme bilingue, développé l’école pour lui permettre d’accueillir 700 élèves, accompagné le déconventionnement avec l’AEFE pour la rendre autonome, accru la qualité d’enseignement évalué « outstanding » par l’Ofsted depuis l’an dernier.

Avec 100% de réussite et de mentions aux résultats du dernier Brevet, le proviseur laisse derrière lui un collège des plus performants.

François-Xavier nous a offert le meilleur de lui-même durant neuf années. Je lui souhaite le meilleur pour la suite de sa carrière. + d’images

La Petite école de Canterbury fête ses 10 ans

Ce fut comme un bain de jouvence de me trouver au 10ème anniversaire de la Petite école de Canterbury (PEC), dirigée par Isabelle Hellyar.

La salle était comble pour assister au spectacle de fin d’année.

J’étais déjà présent pour souffler la première bougie en 2010, en compagnie de Vincent Gleizes, à l’époque attaché de coopération éducative en charge du développement du réseau des petites écoles FLAM.

L’école accueillait alors 17 enfants, dont 2 petites Zoé qui sont toujours là !

Face à la demande, l’école a dû déménager au Kent collège, en 2011, pour accueillir davantage d’enfants chaque samedi. Désormais, chaque week-end, une quarantaine de familles confie quelque 55 enfants à la PEC.

En 10 ans, 17 maîtresses de la PEC ont accueilli 170 enfants pour 100 familles.

Un bel accomplissement qui témoigne de la vitalité du réseau FLAM au Royaume-Uni : celui-ci compte 55 associations regroupant 3500 enfants chaque semaine.

Un grand bravo à toute l’équipe qui anime la Petite école de Canterbury : Isabelle Hellyar (présidente) ; Séverine Dervout (trésorière) ; Christine Berger (secrétaire) et à l’équipe enseignante : Quyen ; Marine ; Nathalie ; Sandra ; Isabelle et Fabienne. + d’images

AG des conseillers du Commerce extérieur

Le cadre du prestigieux collège des Bernardins avait été choisi pour accueillir, le 28 juin, cette nouvelle édition l’assemblée générale conseillers du Commerce extérieur de la France (CCEF), présidée par Alain Bentéjac. Ma présence fut l’opportunité de retrouver de nombreux CCE croisés lors de mes déplacements à l’étranger.

Ils sont près de 4500 conseillers à mettre bénévolement leur expérience au service du développement de nos entreprises à l’international. Ils sont présents dans plus de 150 pays.

Féminisation du réseau, refondation de la mission Appui aux entreprises, présentation de la conférence Routes de la soie (à Marseille en décembre) ont fait partie des thèmes traités.

Le 7ème Grand Prix de l’International des CCE a distingué des jeunes diplômés dans plusieurs catégories pour avoir accompli leur première mission à l’international avec succès.

Le président a également remis la médaille des CCE à plusieurs d’entre eux en remerciement de leur contribution au service de l’intérêt général.

Très heureux d’avoir retrouvé Sandrine Weisz, journaliste à Entreprendre à l’international au CCEF, qui avait couvert le comité régional des CCEF de l’océan indien. + d’images

50ème Anniversaire Mission Apollo 11 – Ambassade des États-Unis

« Un petit pas pour l’homme, mais un pas de géant pour l’humanité » – Neil Armstrong (31/07/1969)

A l’occasion du 243ème anniversaire de l’Indépendance des États-Unis d’Amérique, l’ambassadeur Madame Jamie D. Mc Court a organisé une magnifique réception dans les jardins de sa Résidence, à proximité de l’Élysée.

Un évènement placé sous le signe des premiers pas de l’Homme sur la Lune, il y a 50 ans. L’anniversaire du succès de la mission Apollo 11 s’est incarné à travers une double exposition intitulée : « Nous avons décroché la lune pour vous ! »

Pour la circonstance, les équipes de Disneyland Paris ont mis en scène un show avec le professionnalisme qu’on leur connait.

Lors de son discours, Jamie D. Mc Court était aux côtés de Sophie Cluzel, secrétaire d’État auprès du Premier ministre, chargée des personnes handicapées. Celle-ci a mis l’honneur Thomas Pesquet, spationaute français, en diffusant son message enregistré pour la circonstance.

Les élèves de l’école de cuisine et hôtelière, Ferrandi, ont assuré le service pour la soirée… comme des professionnels accomplis.

Cette manifestation m’a offert l’opportunité de retrouver Diane Fauconnier, qui a brillamment œuvré au service social du consulat général de France au Royaume-Uni, à l’époque j’étais conseiller à l’AFE.

Diane m’avait aidé à régler mon premier dossier. Il s’agissait d’un cas de suspension de versement de pension à une retraitée pour défaut de certificat de vie… C’était en 2007.

Je lui ai confié que 12 ans plus tard les difficultés administratives générées par les caisses de retraite étaient récurrentes et que c’était d’ailleurs le sujet de mon dernier éditorial (lien).

J’espère que la sécurité sociale dématérialisera ses certificats d’existence avant que l’Homme ne marche sur Mars ! + d’images

Lire aussi: Amitié France-États-Unis – Rencontre avec l’ambassadeur Jamie McCourt (21 mars 2019)

Déjeuner-Débat Corne de l’Afrique / Océan indien

Je remercie les représentants de la communauté d’affaires française de la zone Océan Indien / Corne de l’Afrique d’avoir enrichi de leurs contributions un déjeuner de travail que j’ai organisé au Sénat à propos du développement de nos entreprises dans la région :

(de gauche à droite) Olivier Poujade, vice-président du Club d’Affaires Franco-Éthipien ; Jean-Pascal Naud, président de la CCI France-Kenya ; Olivier Cadic ; Véronique Perdigon, présidente de la section CCEF Madagascar ; Laurent Thong-Vanh, ex-président de la CCI France-Mozambique.

Au fil de nos échanges, nous avons pu aborder des thématiques spécifiques aux pays de la zone, telles que les promesses d’exploitation gazière au Mozambique, la connectivité aérienne avec la Réunion, le contexte sécuritaire en Éthiopie ou encore le mode de production agricole à Madagascar.

Cybersécurité : développement de la 5G – Mon intervention (vidéo 3m)

Afin de garantir un déploiement des réseaux de communication 5G, tout en préservant les intérêts de la défense et de la sécurité nationale de la France, le Sénat a débattu d’une proposition de loi visant à soumettre l’utilisation de certains équipements à une autorisation préalable du Premier ministre.

Cette autorisation concerne les opérateurs d’importance vitale (OIV). Ce régime d’autorisation pourrait donc permettre d’écarter, comme d’autres pays l’ont fait, des fournisseurs comme Huawei.

Je suis intervenu pour rappeler que les premières inquiétudes au sujet de Huawei datent de l’administration Obama et qu’il y a sept ans déjà le rapport de mon collègue Jean-Marie Bockel nous révélait que la société chinoise avait reconnu qu’elle « analysait » les flux de communication de ses clients.

J’ai une nouvelle fois souligné les dangers de laisser le champ libre au régime chinois en matière de technologie, d’autant qu’il dédaigne nos valeurs démocratiques et qu’il n’offre pas de réciprocité commerciale.

Débat post-Conseil Européen – République de Macédoine du Nord et Albanie (vidéo 4m)

Ce 25 juin, je suis intervenu au nom du groupe UC, devant Amélie de Montchalin, secrétaire d’État chargée des Affaires européennes, pour prôner un élargissement rapide de l’Union européenne vis-à-vis des Balkans occidentaux, parce que c’est une évidence historique, culturelle et une nécessité politique.

J’ai rappelé que j’ai eu l’honneur de recevoir au Sénat, le 19 juin dernier, Alfred Moisiu, ancien président de la République Albanaise. Je lui ai fait part de mon inquiétude de voir la jeunesse de son pays quitter l’Albanie, si elle ne rejoignait pas à court terme l’UE.

Il est désormais temps pour l’Union d’adopter une position claire envers les pays des Balkans occidentaux et de répondre à l’espérance de leurs peuples.

Je remercie madame la ministre de sa réponse. J’ai été sensible à sa prise en compte des préoccupations que j’ai exprimées et à son engagement à soutenir l’économie des pays des Balkans ouest, candidats à l’intégration.

Public Sénat – Sécurité nationale et réseau 5G (vidéo 4m)

Invité à m’exprimer au micro de Public Sénat, le 27 juin, lors du débat sur une proposition de loi concernant la sécurisation du déploiement de la 5G, j’ai rappelé que le fournisseur de réseau mobile de nouvelle génération, Huawei, représentait une menace avérée pour notre sécurité et nos intérêts fondamentaux de par ses liens avec le gouvernement chinois.

Dans un rapport publié il y a sept ans déjà, mon collègue Jean-Marie Bockel avait pointé le fait que l’entreprise chinoise ne présentait aucune garantie en matière de protection des données, selon nos critères. Par ailleurs, le régime de Pékin ne respecte pas le principe de réciprocité vis-à-vis de nos industriels. Offrir une ouverture sur nos marchés à son champion technologique est à la fois dangereux et inéquitable.

Vidéo (4m)

Forum parlementaire sur le renseignement et la sécurité : financement du terrorisme

Succès total à l’Assemblée Nationale pour ce 14ème « Parliamentary Intelligence-Security Forum » consacré à la lutte contre le financement du terrorisme.

Il faut rendre hommage à Sonia Krimi, députée de la Manche, qui a initié et organisé ce forum en associant d’autres parlementaires versés dans les questions de sécurité. Co-auteure d’un rapport sur la lutte contre le financement du terrorisme international, Sonia Krimi s’impose désormais comme une référence en ce domaine.

Cette année, le Forum, présidé par le sénateur honoraire américain Robert Pittenger, a offert 35 interventions par des ambassadeurs, des parlementaires, des responsables d’administrations spécialisés ou d’organisations internationales, des chercheurs ou des experts, devant plus de 300 participants de 37 nationalités différentes.Tous se sont inquiétés de la paix du monde et de l’avenir de la liberté.

Sonia Krimi, députée de la Manche ; Robert Pittenger, ancien parlementaire et président du Forum ; Olivier Cadic.

Cet événement à Paris aura servi le dialogue et la coopération entre les acteurs publics et privés pour endiguer les méthodes de financement des organisations terroristes, s’est félicité Sonia. Notre réponse exige une coopération technique de pointe, fondée sur une impulsion politique ferme et coordonnée, estime-t-elle.

J’ai eu l’honneur d’intervenir en conclusion de ce 14èmeForum, en rappelant que la France était déjà engagée dans une cyberguerre et que la protection de nos infrastructures numériques face aux nouvelles menaces, notamment chinoises, était une priorité absolue.

Lors de la 12èmeédition à Washington, j’avais été invité à m’exprimer au sein du Congrès sur les risques liés aux investissements directs étrangers. (Lire mon discours du 06 déc. 2018 ou mon éditorial dans la HL113).

A l’antenne de RMC – Affaire Ghosn

Le 18 juin, j’étais invité au micro d’Éric Brunet sur RMC qui voulait savoir pourquoi j’avais été « un des premiers parlementaires à taper du poing sur la table » dans l’affaire Carlos Ghosn.

Cette affaire est révélatrice de notre vision en matière de diplomatie économique. Nous n’avons pas de doctrine lorsque les choses tournent mal, alors c’est la politique de la carpette qui prend le dessus, toujours dans le sens des pays qui incarcèrent.

Soumis à un contrôle judiciaire très strict, Carlos Ghosn n’a toujours pas accès à son dossier de charges plus de sept mois après son incarcération !

J’étais accompagné par François Zimeray, son avocat, qui a dénoncé l’absence d’un processus de recherche de la vérité, à travers un dialogue contradictoire. Et pour cause, au Japon tout est fait pour faire craquer la personne, un système dénoncé par les organisations des droits de l’Homme japonaises, a-t-il expliqué.

Merci à RMC de m’avoir donné l’opportunité d’attirer aussi l’attention sur nos entrepreneurs qui, à travers le monde, sont parfois arrêtés dans le seul but de les spolier de leur réussite.

Ecouter le PODCAST

Public Sénat – Questions sur l’actualité – 26 juin (vidéo 10m)

Sur le plateau de l’émission Sénat 360, j’ai répondu aux questions de Saveria Rojek sur l’actualité politique : affaire Benalla, réception du groupe UC à Matignon, cybersécurité.

Interrogé au sujet de la « loi anti-Huawei » qui veut sécuriser le déploiement de nos réseaux 5G, j’ai rappelé que fournisseur Huawei était aussi un outil au service de l’appareil d’État chinois et qu’il serait par conséquent risqué de lui laisser le champ libre pour développer sa technologie 5G sur notre territoire.

Dans le domaine de la cybersécurité, j’ai également évoqué les recommandations que j’ai formulées, certaines reprises par la CNIL, avec mon collègue Rachel Mazuir, suite à la cyberattaque de la plateforme Ariane (MEAE), en décembre dernier.

Vidéo (10m)

 

République de Serbie – Rencontre avec Ana Brnabić, Première ministre

Très heureux d’avoir revu Ana Brnabić, Première ministre de la République de Serbie à la faveur de sa visite à Paris. Nous avions fait connaissance à Belgrade en septembre 2018 lors de mon second déplacement dans son pays.

A cette occasion, j’avais eu l’honneur de revoir le président Aleksandar Vučić. Un entretien qui fut suivi d’une conférence de presse commune (compte-rendu).

La présence d’Ana Brnabić au centre culturel de Serbie, ce 19 juin à Paris, était destinée à faire la promotion de la plateforme La Serbie et de l’exposition « Sava Šumanović et le secret de la coupole », créée dans le cadre du programme de la célébration des 180 ans des relations diplomatiques entre la Serbie et la France.

La Première ministre a justement rappelé l’importance du développement des relations économiques entre nos deux pays.

Je l’ai remerciée pour son intérêt manifesté, de longue date, vis-à-vis des entreprises françaises et pour son approche pragmatique qu’elle notamment a manifestée lors de sa visite au Medef.

Lors de son séjour à Paris, Ana Brnabić aura rencontré notre Premier ministre, Édouard Philippe et le président du Sénat, Gérard Larcher.

Notre Président de la République est attendu en Serbie le mois prochain.

Alors que nous fêtons le 180ème anniversaire des relations diplomatiques entre nos deux pays, j’aimerais beaucoup qu’Emmanuel Macron apporte un soutien affirmé à la démarche d’adhésion de la Serbie à l’Union européenne. + d’images

Les sénateurs au Salon du Bourget (CAE & DSAE)

Journée marathon pour les sénateurs qui ont souhaité mettre à profit l’édition 2019 du Salon international de l’Aéronautique et de l’Espace (SIAE) de Paris-Le Bourget.

Cette édition a compté 2.453 exposants, dont 1.185 Français et 1.268 exposants internationaux, issus de 48 pays.

CAE

Le matin, j’étais avec mes collègues de la commission des Affaires étrangères et de la Défense emmenée par notre président, Christian Cambon.

Cette visite nous a permis de découvrir auprès des responsables de Dassault Aviation la maquette du futur avion de chasse, successeur du Rafale, qui sera construit en partenariat avec l’Allemagne et l’Espagne.

Long arrêt sur le stand Airbus, où nous avons découvert le formidable A330 MRTT Phénix qui facilite les évacuations sanitaires, comme le ravitaillement en vol des avions de chasse.

Sur divers stands, nous avons bénéficié d’une vision de la guerre aérienne du futur avec d’impressionnantes simulations à la clé.

Parmi les stands visités dans la matinée, citons Airbus, MBDA France, CNES, Dassault Aviation, Thales, Safran et Gifas. + d’images

DSAE

Seconde partie de la visite, l’après-midi, avec mes collègues de la Délégation sénatoriale aux entreprises (DSAE) autour de notre présidente, Élisabeth Lamure.

Environ 200.000 personnes travaillent dans le secteur de l’aéronautique en France.

Comme c’est sa vocation, notre délégation avait pour objectif d’aller à la rencontre des entreprises, en l’occurrence du secteur de l’aéronautique, afin d’échanger sur l’économie du secteur et des métiers de demain.

Après avoir assisté aux démonstrations en vol du Rafale et de l’Airbus Neo, nous avons débuté notre tour par Paris Air Lab, un espace dédié à la recherche, l’innovation et à la prospective au cœur du salon du Bourget.

Nous avons poursuivi à travers le hall « avion des métiers », où nous avons pu constater que de nombreux postes restaient non pourvus dans la filière aéronautique.

Je me suis rendu dans le hall 4, sur le stand de l’Onera (centre français de recherche aérospatial), pour y rencontrer une entreprise installée sur l’Ile de la Réunion. Il s’agit d’Aéro Composites Innovations qui a développé un drone de surveillance, d’observation et de reconnaissance aux performances qui sortent de l’ordinaire.

J’y ai également rencontré la société Limatech qui offre une solution lithium alternative au nickel cadmium pour les batteries utilisées dans l’aéronautique.

Une journée bien remplie mais laissant néanmoins un goût d’inachevé, tant il restait de choses à découvrir sur ce formidable salon. + d’images