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Plan de relance – Audition d’Agnès Pannier-Runacher – Q/R vidéo (5:20)

Ce 1er juillet, Agnès Pannier-Runacher s’est exprimé sur le plan de relance économique du gouvernement devant notre Délégation aux entreprises, présidée par Élisabeth Lamure.

L’audition de notre secrétaire d’État auprès du ministre de l’Économie et des Finances m’a permis de soulever quatre points :

– La prévention des cyber-menaces par la diffusion des gestes barrières numériques, et l’assistance aux entreprises victimes par la promotion de la plateforme cybermalveillance.gouv.fr
– Les données statistiques du contrôle des investissements étrangers par notre gouvernement, que j’avais réclamées par une question écrite il y a plus d’un an ;
– Le cas d’une société française de haute technologie sur le point d’être acquise par une entreprise américaine ;
– Le soutien à nos chambres de commerce à l’international pour faciliter le développement commercial de nos entreprises à l’étranger.

La ministre a répondu aux trois premières questions.

Communiqué de presse de la délégation : LIEN

G5 Sahel : ma question à Florence Parly lors des QAG – Q/R (vidéo 4:30)

Après avoir gagné la guerre, le plus dur est souvent de gagner la paix.

Nos succès militaires sont probants au Sahel  et j’ai rendu hommage à nos soldats qui livrent chaque jour un âpre combat contre les djihadistes.

L’action militaire n’étant pas une fin en soi, j’ai interrogé notre ministre des Armées sur le « retour des États » et l’aide au développement dans la région, lors de la séance de Questions d’actualité au gouvernement (QAG) du 1er juillet.

Face aux défis sécuritaires, économiques et sociaux de l’Alliance Sahel, Florence Parly a rappelé que les militaires de Barkhane contribuaient à accompagner le retour des États, jugeant que les premiers signaux étaient visibles et que nous étions dans la bonne voie.

Vers un Fonds d’urgence pour les Français de l’étranger (vidéo 11m)

Ce 30 juin, le Sénat a adopté à l’unanimité l’instauration d’un fonds d’urgence pour secourir nos compatriotes résidant à l’étranger en cas de circonstances exceptionnelles (catastrophes naturelles, événements politiques…).

Je suis intervenu au nom du groupe UC en faveur de cette proposition de loi, portée par mon collègue Ronan Le Gleut et pour l’en féliciter.

L’objectif de son texte était en cohérence avec un des deux articles de ma PPL intitulée « Solidarité en faveur des Français établis à l’étranger en période de crise » (lire).

J’ai également salué les tentatives de ma collègue Joëlle Garriaud-Maylam dès 2008 pour la création d’un tel fonds d’urgence.

Pour illustrer la nécessité d’un mécanisme d’aide solidaire et immédiat, j’ai rappelé le désarroi de Tannya Cerda-Bricard, conseillère consulaire en Équateur, lorsqu’elle a voulu aider financièrement les Français victimes du tremblement de terre de 2016. J’ai cité tous ces entrepreneurs de la ville de Manta qui se sont sentis totalement oubliés par la France, m’ont-ils dit.

Ce fut aussi l’occasion d’évoquer Jean-Louis Mainguy, conseiller consulaire Liban-Syrie, qui, en décembre 2019, m’alertait sur l’impérieuse nécessité de venir en aide aux Français du Liban. J’ai enfin salué Régine Prato, conseillère consulaire Égypte qui a toujours plaidé en faveur de ce fonds.

Mes deux amendements ont été adoptés par le Sénat avec l’avis favorable de la commission et du gouvernement, représenté par Jean-Baptiste Lemoyne :

Le premier visait à s’assurer que les conseillers consulaires soient consultés avant toute décision d’attribution des aides d’urgence.

Le second amendement visait à consulter l’Assemblée des Français de l’étranger sur les modalités d’application de ce fonds d’urgence, avant qu’elles ne soient fixées par décret.

Merci aux sénateurs des Français de l’étranger Robert-Denis Del Picchia, Joëlle Garriaud-Maylam et Damien Regnard d’avoir cosigné mes amendements, aux côtés de mes 14 collègues de l’Union centriste.

Infolettre aux Français du Royaume-Uni n°46 : L’UNION DANS L’ACTION ET DANS L’ESPÉRANCE (édito) – BREXIT – LE PRÉSIDENT MACRON A LONDRES – FRANÇAIS DE L’ÉTRANGER & Crise sanitaire – ENSEIGNEMENT

Lire : l’INFOLETTRE n°46 – Juin 2020Logo InfoLettre - Rond75

Edito de l’Infolettre aux Français du Royaume-Uni n°46

L’union dans l’action et dans l’espérance

La pandémie a eu des effets ravageurs sur le Royaume-Uni qui paie le plus lourd tribut en vies humaines en Europe.

J’adresse toute ma compassion aux personnes endeuillées et mes pensées chaleureuses et solidaires à tous ceux qui sont affectés par les conséquences de cette catastrophe sanitaire.

La crise a contraint de nombreux Européens à demander des aides sociales. Il leur a parfois été demandé, indûment, de multiples justificatifs de résidence pour percevoir ces aides.

Cette difficulté a été portée à mon attention par Nicolas Hatton, président de the3million et délégué consulaire, qui a mis en place une adresse électronique pour recueillir vos signalements : research@the3million.org.uk

J’ai soulevé ce point auprès de Michel Barnier, négociateur en chef européen, lors de son audition devant notre commission des Affaires étrangères, le 25 juin 2020 au Sénat.

Michel Barnier (*) a rappellé que nous étions dans la période de transition avant la sortie effective du Royaume-Uni de l’Union européenne. Il m’a indiqué que ses services étaient disposés à considérer toute mesure de discrimination et d’interpeller, le cas échéant, leurs homologues britanniques. C’est pourquoi nous avons besoin de vos témoignages.

La période de confinement a accentué les complications pour nos compatriotes qui vivent éloignés de Londres et ont besoin de renouveler leur passeport. Les modalités de renouvellement qui nécessitent un déplacement, voire deux, au consulat de Londres pour tous les Français du Royaume-Uni apparaissent désormais totalement anachroniques. Afin d’éviter tout déplacement inutile, il est urgent que notre ministère de l’Intérieur s’inspire des procédures de son homologue allemand. Ainsi, permettre les prises d’empreintes biométriques par les consuls honoraires éviterait de longs déplacements aux usagers et désengorgerait le consulat.

Visuel HL34 effet2Je remercie notre ambassadrice Catherine Colonna, notre consul général Guillaume Bazard et les équipes qui les accompagnent pour leur haut niveau d’engagement durant cette période si compliquée.

Pour des raisons sanitaires évidentes, le protocole de l’Élysée n’avait invité aucun élu, ni président d’association ou personnel du poste à assister à la célébration du 80ème anniversaire de l’Appel du général de Gaulle.

C’est donc avec une sobriété qui aurait sûrement plu à son illustre prédécesseur que le Président de la République a remis la Légion d’honneur à la ville de Londres, le 18 juin.

Il y a 80 ans, le général invitait les peuples libres à s’unir dans l’action, le sacrifice et l’espérance. Ses mots ont une résonnance particulière à l’heure où les états de l’Union européenne n’ont d’autre choix que de bâtir un plan de relance solidaire et historique. Découvrir l’Infolettre aux Français du Royaume-Uni n°46

(*) L’audition de Michel Barnier s’est tenue à huis-clos pour préserver les négociations euro-britanniques prévues cette semaine. Vous la trouverez en ligne depuis mon site à partir du 6 juillet. J’ai interrogé le négociateur en chef européen sur le droit des citoyens, les négociations commerciales avec les autres pays et sur le protocole nord-irlandais.

Une assurance pour tous les consuls honoraires ?

Par une question écrite, j’ai demandé à notre ministre de l’Europe et des Affaires étrangères si une protection juridique et sanitaire pouvait être accordée à tous nos consuls honoraires dans le cadre de leur mission.

La France peut s’enorgueillir de son réseau de plus de 500 consuls honoraires, assurant un travail de relais administratif de nos consulats dans près de 100 pays.

Sous l’autorité du consul général, ils sont habilités entre autres à délivrer des procurations de vote ou remettre des passeports, permettant de rapprocher nos services publics de la communauté française.

Épris de bien public, nos consuls honoraires ne sont pas des agents de l’État, mais des particuliers qui exercent leurs fonctions à titre bénévole.

Le décret n° 76-548 du 16 juin 1976 leur impose également d’assurer la protection des ressortissants français et de leurs intérêts, qu’ils soient résidents ou de passage. Une fonction prépondérante pour laquelle ils ne ménagent ni leur temps, ni leurs efforts, toujours astreints par un sentiment d’urgence (maladie, accident, perte, vol, agressions, emprisonnement…). Au quotidien, cela signifie qu’ils peuvent être appelés à se déplacer dans les hôpitaux ou dans les prisons, cela implique qu’ils peuvent être appelés sur les lieux d’un accident ou qu’ils doivent jouer les traducteurs lors des interrogatoires de police. Et, dans certains pays, porter assistance à nos ressortissants suppose de longues tractations auprès des autorités locales pour obtenir quelques informations ou garanties.

Les chemins escarpés de la solidarité ne sont jamais exempts de risques de toute nature pour nos consuls honoraires.

Ainsi, dans certains pays comme au Royaume-Uni, nos consuls honoraires bénéficient d’une assurance en responsabilité civile (dommages corporels ou matériels aux tiers ; frais de défense).

Pour couvrir les risques juridiques et sanitaires inhérents à leur mission, certains consuls honoraires m’ont exprimé le souhait de bénéficier d’une assurance qui combinerait des garanties individuelle accident-maladie et responsabilité civile dans le cadre de leur mission.

J’ai donc demandé à Jean-Yves Le Drian si je pouvais disposer de la liste des postes qui offrent déjà une assurance et s’il pourrait envisager d’étendre ce bénéfice à l’ensemble de nos consuls honoraires.

Lire la Question n°16971 du JO su Sénat du 25/06/2020 adressée à M. le ministre de l’Europe et des affaires étrangères.

Enseignement : Patrick Ténèze, spécialiste du recrutement qualitatif de nos professeurs à l’international

« J’ai envie d’ailleurs ! Ça ne peut pas s’expliquer, c’est comme ça », avouait un soir Marius à Fanny, juste avant prendre le large. Peut-être dirait-il aujourd’hui, plus prosaïquement : j’ai envie d’une première expérience à l’étranger, mais cela revient bien à mettre les voiles…

Pour ceux qui rêvent d’enseigner hors de France, il existe un site gratuit (profsdumonde.fr) qui met en contact les candidats et les établissements installés sur cinq continents.

Son concepteur, Patrick Ténèze, que j’ai eu le plaisir de revoir le 25 juin dernier, m’a confié cette tendance qui s’amorçait chez les jeunes professeurs diplômés (master) : préférer un premier poste à l’étranger, quitte à ne pas passer le concours de l’Éducation nationale qui vous astreint généralement à de longues années d’enseignement en banlieue parisienne, avant de pouvoir s’expatrier.

Il y a toutes les chances que ces débutants se retrouvent dans une école « partenaire » de notre réseau d’enseignement français, soit l’essentiel des clients de TZ Conseil, fondé par Patrick Ténèze, pour les aider au recrutement des personnels. En effet, ces établissements autour d’un millier d’élèves sont généralement sans structure RH.

« On vous donne du temps et du recul », leur promet Patrick. Il faut dire qu’il peut y avoir 200 ou 300 CV pour un poste ! Le conseil c’est aussi de s’orienter vers la bonne technologie, comme l’entretien vidéo différé pour faire une pré-sélection.

J’ai pu apprécier le grand professionnalisme de Patrick dans le domaine de la communication lorsque j’étais membre du conseil d’administration de l’AEFE.

Ayant quitté l’AEFE en 2015, son cabinet conseil, né en 2017 en Corrèze, relève de l’initiative privée et indépendante. Il fédère autour de lui une vingtaine de jeunes retraités motivés par le « goût de la transmission », souligne-t-il, afin d’offrir une palette de prestations (accompagnement, audit, communication…), propres à favoriser le développement de notre réseau d’écoles françaises à l’étranger.

Il faut se réjouir qu’une société française constitue une offre alternative à celle des cabinets anglo-saxons qui opèrent sur les réseaux d’écoles internationales.

Enfin, je trouve encourageant que d’anciens fonctionnaires s’orientent vers la création d’entreprises, car l’initiative privée a toujours fait preuve de son efficacité dans le domaine éducatif à l’international.


Irlande : webinaire avec les entrepreneurs français

Ce 19 juin, Laurence Helaili, conseillère consulaire à Dublin, a réuni une trentaine d’entrepreneurs français en Irlande pour me permettre d’échanger avec eux sur leurs préoccupations, à l’heure du déconfinement.

Des entrepreneurs qui ont beaucoup compté dans la réussite des initiatives prises par Laurence, comme l’opération « Un masque pour chaque Français en Irlande » pour laquelle ils ont offert des produits ou un soutien logistique. Si plus de 3000 protections ont été livrées, c’est le fait d’une organisation quasi-industrielle intégrant aussi des couturières françaises produisant des masques à partir de draps ou de tee-shirts en coton, tout comme la cinquantaine de bénévoles assumant, eux, la livraison à domicile dans tout le pays.

Sous l’impulsion de Laurence encore, près de 6000 repas Slunchbox ont été livrés pendant le confinement à nos compatriotes fragiles ou enceintes, mais aussi à des personnes contaminées, préservant l’emploi d’une vingtaine de personnes.

En synergie avec la conseillère consulaire, les entrepreneurs français ont été contactés dès le début de la crise par Catherine Gagneux et Cathy Aerts pour faire un point sur leurs besoins immédiats et pratiques.

Catherine Gagneux & Cathy Aerts

Catherine a incité nos entrepreneurs « à s’aider les uns les autres ». Consule honoraire de la région Galway-Connacht depuis six ans, elle a le souci constant de créer du lien et de valoriser la présence française en Irlande. Ainsi, avec le soutien de Business France et de l’ambassade, elle a initié un site répertoriant déjà 121 entreprises, dont la CCI France-Irlande va assumer la promotion (https://tourdefrance-eire.com).

Justifiant d’une démarche identique, Cathy Aerts, responsable de l’agence de voyages Changez d’Éire, nous a raconté qu’au début il était surtout question de masques, de gel et de gants, avant que le dialogue ne s’élargisse vers de nombreuses questions et doutes confiés par nos entrepreneurs et… nos aspirants entrepreneurs. C’est pourquoi Cathy a ouvert un groupe Facebook « Les entrepreneurs français en Irlande » pour « s’encourager et se motiver ». Elle a réuni 120 membres à ce jour.

Je salue les multiples actions positives de Laurence, Catherine et Cathy, accompagnées par plusieurs de nos compatriotes établis sur l’île. Tous sont animés par l’esprit de solidarité qui imprègne la société irlandaise.

Développement de l’enseignement français à l’étranger : stop ou encore ?

« Des familles françaises expatriées se voient contraintes de rentrer en France. D’autres familles, françaises et étrangères, n’auront plus les moyens de payer des frais de scolarité élevés et pourraient se replier sur l’enseignement local, souvent gratuit. D’où notre très grande inquiétude pour l’avenir de notre réseau d’écoles françaises à l’étranger ».

Mes collègues Robert-Denis del Picchia et André Vallini, ont partagé leurs doutes en présentant leur rapport intitulé : « Suivi de l’impact de la crise sanitaire sur l’enseignement français à l’étranger », le 17 juin, devant notre commission des Affaires étrangères, présidée par Christian Cambon.

La majorité des 522 établissements homologués est toujours fermée, notamment en Afrique, en Amérique et en Asie, tandis que de nombreuses associations de parents d’élèves réclament en vain des rabais sur les frais de scolarité du troisième trimestre.

Dans cette situation trouble, nos rapporteurs ont affiché leurs conclusions : aucun établissement ne doit fermer ; les frais de scolarité ne doivent pas augmenter ; les 50 millions d’euros pour les bourses seront insuffisants ; l’avance de 100 millions de France Trésor à l’AEFE doit être transformée en crédits budgétaires.

« Il s’agit surtout, en définitive, de maintenir le lien de confiance avec les familles », nous dit Robert-Denis Del Picchia, avec l’obligation corolaire de « mieux communiquer auprès des familles françaises et étrangères, y compris celles n’ayant encore jamais demandé de bourses ou d’aides ». Charge aux consulats d’y veiller et « ne pas freiner les demandes », conclu-t-il.

Je suis intervenu sur ce point devant la commission pour souligner que la bureaucratie pouvait en effet décourager les bénéficiaires potentiels des aides. Les familles françaises ou étrangères en proie à des difficultés passagères du fait de la pandémie sont stupéfaites, voire rebutées par la masse de documents demandée pour être aidées.

De plus, l’examen des dossiers de bourses semble plutôt inégal selon les postes, car l’administration ne réagit pas toujours de la même manière aux circulaires de Paris…

J’ai enfin fait valoir que le doublement des effectifs à horizon 2030, volonté du chef de l’État, demeurait un objectif fondamental.

En 20 ans, notre enseignement français à l’étranger a progressé de 240.000 à 370.000 élèves. Il y a 20 ans, notre différentiel par rapport à l’enseignement anglo-saxon était de 1 à 3. Il est aujourd’hui de 1 à 20. Si cette tendance se poursuit, notre enseignement sera devenu anecdotique au niveau mondial dans vingt ans…

Voilà pourquoi il me paraît vital de recréer une dynamique.

L’examen du projet de loi de finances rectificative (PLFR3) d’ici deux à trois semaines au Sénat nous permettra d’examiner la manière dont le gouvernement envisage de répondre à cette crise et, « en même temps » d’atteindre l’objectif de 2030.

Lire mon intervention en commission

Lire le rapport d’information (+ résumé) du 17 juin 2020 fait au nom de la commission des Affaires étrangères, de la Défense du Sénat sur le suivi de l’impact de la crise sanitaire sur l’enseignement français à l’étranger, par Robert-Denis del Picchia et André Vallini

Rapatriements : le coup de chapeau du Sénat à nos diplomates !

L’épidémie de Covid-19 ayant entrainé la fermeture des espaces aériens à travers le monde, de nombreux Français de passage (touristes ou voyageurs d’affaires) se sont retrouvés bloqués à l’étranger.

Notre réseau diplomatique et consulaire a fait preuve d’une mobilisation exemplaire, malgré des moyens limités, qui a permis de ramener leur nombre de 150.000 à 10.000, entre le 20 mars et le 30 mars, ont rappelé mes collègues Jean-Pierre Grand et Rachid Temal, en présentant leur rapport d’information « Suivi du rapatriement des Français de passage à l’étranger pendant la crise sanitaire ».

Ce rapport, examiné par notre commission des Affaires étrangères, présidée par Christian Cambon, le 17 juin dernier, a confirmé que nos postes consulaires ont souvent dû se comporter en « agences de voyages », en affrétant des vols spéciaux, des charters et même un navire pour rapatrier les camping-caristes bloqués au Maroc. 

Le rapport précise aussi que le regroupement de nos ressortissants s’est avéré particulièrement complexe du fait de leur dispersion dans certains territoires, comme aux Philippines, au Népal, en Nouvelle-Zélande ou bien au Pérou, où notre ambassadeur a dû affréter des cars et des vols intérieurs pour réunir son monde…

Je suis intervenu pour saluer à mon tour le travail remarquable de notre réseau qui s’est trouvé en première ligne, avec le Centre de crise et de soutien (CDCS), pour gérer une situation d’ampleur inédite. J’ai saisi l’opportunité de porter l’attention sur nos gendarmes et sur nos élus de terrain.

Notre ambassadeur au Pérou, Antoine Grassin, témoigne (ci-dessous) du rôle essentiel des gendarmes dans l’organisation des transports et leur travail de liaison auprès de la police péruvienne pour garantir la sécurité des Français dispersés dans le pays. J’ai partagé son commentaire auprès de la commission pour que les postes de gendarmes en ambassade soient mieux défendus lors des discussions budgétaires, afin d’éviter leur diminution régulière.

Nos postes ont été considérablement épaulés par nos conseillers consulaires, ainsi que par les responsables des associations françaises locales lors de l’opération de rapatriement. J’ai souhaité qu’ils soient mieux associés à l’organisation du secours exceptionnel de 50 millions d’euros pour les personnes en difficulté, afin que cette aide soit efficace et efficiente.

Le rapport des sénateurs PJ Grand et R Temal a été adopté à l’unanimité.

Lire les interventions devant la Commission.

Parmi les diplomates que j’ai le plus sollicités durant la période, Antoine Grassin, notre ambassadeur au Pérou a rendu possible de nombreux rapatriements. Il m’a transmis un message que j’ai le plaisir de publier, ci-dessous, avec son accord.

Lima – mars 2019

Message d’Antoine Grassin, ambassadeur de France au Pérou, par courrier du 22 avril 2020

Monsieur le Sénateur,

Comme vous l’avez souligné, nous faisons au mieux avec les moyens mis à notre disposition pour servir nos compatriotes.

Permettez-moi de souligner à nouveau l’engagement de la Consule adjointe et de son équipe, ainsi que le très grand dévouement et professionnalisme des gendarmes affectés au poste.  Sous l’autorité de l’attaché de sécurité intérieure, lui-même lieutenant-colonel de gendarmerie, ils ont eu un rôle essentiel dans l’organisation des transports aériens et le lien avec les autorités péruviennes de police pour garantir toujours la sécurité des transports organisés par l’ambassade.

La mission de Défense a également apporté une contribution particulièrement signalée, dans l’organisation des transports terrestres qui ont permis d’assurer le retour à Lima des Français dispersés sur tout le territoire, afin de faciliter leur embarquement dans les vols Air France.

En vous remerciant à nouveau pour l’attention que vous portez à la présence française au Pérou, et à nos compatriotes qui y vivent, je vous prie d’agréer, Monsieur le Sénateur, l’expression de mes salutations les plus cordiales.

AG

Je souhaite également remercier les diplomates qui m’ont aidé à répondre aux demandes de nombreux Français bloqués, parfois en perdition, dans divers pays : Sylvaine Carta-Levert, ambassadrice en Nelle Zélande, Florence Caussé-Tissier, consule générale à Rabat ; Christophe Guilhou, ambassadeur au Cameroun ; Philippe Lalliot, ambassadeur au Sénégal ; Jacques Lapouge, ambassadeur en Thaïlande ; Didier Larroque, consul général au Sénégal ; Hélène Le Gal, ambassadrice au Maroc ; Florence Mangin, ambassadrice au Portugal ; Claudia Scherer-Effosse, ambassadrice en Argentine.

Public Sénat : Quelle relance économique ?

Ce 17 juin, j’étais l’invité de Tâm Tran Huy sur le plateau de Public Sénat pour évoquer les mesures de relance économiques avec mon collègue Jérôme Durain.

Si la relocalisation est le nouveau mot d’ordre de la classe politique, il faut naturellement s’interroger sur les causes du départ de nos entreprises.

Pour attirer les entreprises, il faut leur offrir un environnement compétitif sur le plan fiscal et bureaucratique. Nous sommes en compétition mondiale ! La priorité est de diminuer les impôts de production, si on veut relocaliser nos appareils productifs.

En ce qui concerne le temps de travail, il faut s’en tenir aux règles définies dans le cadre de l’Union européenne avec le souci de la flexibilité.

Enfin, j’ai rappelé qu’en France le capital était taxé trois fois plus que chez nos voisins. Comme le souhaite Gérald Darmanin, il faut absolument baisser les impôts, alors que certains en appellent à l’ISF, comme s’il suffisait de faire payer quelques boucs émissaires pour régler nos problèmes.

FAFGB : les associations françaises du RU se sont adaptées à la crise sanitaire

Une Assemblée générale sous forme de visio-conférence, signe des temps, voilà un épisode qui complétera la riche histoire de la Fédération des associations françaises et francophones de Grande-Bretagne, débutée il y a plus de trois quarts de siècle, en 1942.

A l’été 2020, tout témoigne de l’exceptionnelle vitalité de ce tissu associatif, à travers la diversité des initiatives qu’il s’agisse d’entraide, de culture, de pratiquer un art ou un sport, ainsi que l’adhésion constante de nouveaux membres.

Jean-François Le Gal , pdt de la FAFGB

L’Assemblée a reconduit le mandat de son président Jean-François Le Gal qui a voulu mettre en avant le travail collectif. Parmi ses priorités, il souhaite ainsi récompenser des projets qui ont été travaillés en interaction entre plusieurs associations.

Une perspective partagée par les participants. J’ai eu le plaisir de retrouver bon nombre de présidents d’association que j’ai longtemps côtoyés en qualité de président de l’UFE GB, avant de transmettre cette responsabilité à Carole Rogers, déléguée consulaire. Parmi les invités, le député Alexandre Holroyd, le consul général Guillaume Bazard, la conseillère culturelle Claudine Ripert-Landler, et de nombreux conseillers consulaires de Londres, Sophie Routier, Olivier Bertin, Roch ManbanzillaStéphane Rambosson, Christophe Adol , ainsi que Christian Albuisson depuis Édimbourg. Ce dernier a évoqué ses préoccupations sur les conséquences de la diminution des mesures d’accompagnement.

Jean-François Le Gal a déclaré que l’importance du monde associatif n’est pas toujours reconnue à sa juste valeur. Je le pense également en soulignant que chaque association est foncièrement humaniste, ce qui explique leur rayonnement même en temps de confinement.

Brigitte Williams, déléguée de la fondation de la France Libre & Christian Albuisson, pdt de Société française de bienfaisance d’Ecosse

Stay home, stay away… and stay together (even if in a different way).

Sous l’impulsion de leur président de fédération soucieux de « maintenir le lien », toutes les associations de la FAFGB ont été méritantes par leurs initiatives remarquables dans ces circonstances difficiles. Voici un coup de projecteur sur l’activité d’une vingtaine d’entre-elles pendant la pandémie, il n’a donc rien d’exhaustif :

Dispensaire français
Outre la permanence téléphonique et les vidéo-consultations, les personnes du Club Senior sont appelées régulièrement et une aide aux courses a été organisée.
Exchange Theatre
Les cours se poursuivent par vidéo-conférences et une offre en ligne a été lancée à destination des enfants, idéal pour les occuper en période de confinement.
Les Enfants du Mékong
Une newsletter « l’heure de la récré » est envoyée deux fois par semaine, contenant notamment des idées de jeux pour les enfants.
Centre Charles Péguy
L’équipe reste joignable et elle aide notamment ceux qui ont malheureusement perdu leur
poste (notamment dans le secteur de la restauration) à rebondir.
Franco-British Society
Isabelle et son équipe postent régulièrement ses recommandations en matière de littérature française et britannique, de musique, de films, mais aussi de gastronomie.
Barcarolle Choir
Refusant de laisser rouiller leurs voix et de mettre au placard leur joie de chanter, leur présidente, Hélène, organise des sessions en ligne.
Notre Dame de France
L’équipe a pris l’initiative, dès le commencement de cette crise, de dresser une liste des paroissiens les plus fragiles et les plus âgés qui sont appelés régulièrement.
Église protestante française de Londres
L’équipe prépare activement l’après crise et la réouverture des salles récemment rénovées. Dans ce cadre, le recrutement d’un Office & Events Manager a été lancé.
Justice au Cœur
En plus de son soutien à un groupe de personnes âgées, l’association travaille à la mise en place d’un espace virtuel afin de récolter des témoignages et partager des projets.
Londres Accueil
Les activités sont passées en mode virtuel, mais restent bien réelles : prenez un café virtuel avec l’équipe de Clapham, faites un petit circuit training ou une session de yoga.
Parapluie FLAM
On se mobilise pour fournir au réseau des « Petites Écoles » toutes les ressources et conseils nécessaires pour assurer au mieux les cours à distance.
Tamise en Scène
La fermeture des ateliers n’entrave pas la progression des élèves qui continuent de répéter et de se donner la réplique en visio.
AMAC 
L’insubmersible et centenaire Association des Mutilés & Anciens Combattants ne se laisse évidemment pas impressionner par l’épidémie. Il s’agit d’un mauvais moment à passer, nous dit son président.
InitiaDROIT
L’équipe de volontaires reste à la disposition des professeurs des lycées C. de Gaulle et W. Churchill et de l’école Jeannine Manuel pour intervenir en ligne.
ONM
Si le déjeuner annuel de l’Ordre national du Mérite, prévu à la fin du mois de mars, a dû être annulé, une entraide active a été organisée entre ses membres.
UFE GB
L’association est passée d’un format de réunions physiques à une série de webinaires, tous plus passionnants les uns que les autres.
Cercle Orion
La branche londonienne vous invite à réfléchir au « Monde d’après », à travers une dizaine de thématiques, sous la supervision de personnalités. Déjà 150 volontaires déclarés.
L’ÉCHO Magazine
En partenariat avec la librairie La Page et le Lycée CDG, ce média organise un concours de dessin pour enfants du CP à la 5ème sur le thème « Vive la fête ! ».
Français à Londres
Le site vous offre un large panorama des activités pouvant être menées en période de confinement à travers une rubrique dédiée.

« Faillite, aides insuffisantes… les expats entrepreneurs à l’asphyxie » (LePetitJournal du 14 juin 2020)

« Les entrepreneurs français à l’étranger ont été les grandes victimes mais aussi les grands oubliés de la crise. Pendant combien de temps pourront-ils encore tenir dans ces conditions ? Le Petit Journal a récolté les témoignages des entrepreneurs expatriés pour connaître les répercussions de la crise sanitaire sur leur activité ».

Excellent panorama de la situation difficile des entrepreneurs français à l’étranger, réalisé par Deborah Collet.

Je souhaite qu’ils ne soient pas les oubliés de la prochaine loi de finances rectificative (PLFR3).

L’article revient sur mes deux propositions pour venir en aide aux entrepreneurs français à l’étranger. La première reposerait sur le reversement d’une partie du partage de risque (dispositif Ariz), offert initialement aux institutions financières locales (en Asie, en Afrique et en Amérique) à destination des entrepreneurs français. La seconde est de créer un fonds de soutien en France administré par la CCIFI (CCI France International) et les CCEF (Les conseillers du Commerce extérieur de la France), un fonds garant d’emprunts réalisés par des entreprises françaises à l’international, également sur la base d’une gestion des dossiers par les structures locales des CCIFI et des CCEF.

Lire l’article

PJLO : Débat sur le report des élections de 6 sénateurs représentant les Français de l’étranger – DG – Vidéo (4:50)

Au regard de la crise sanitaire, le parlement a adopté le projet de loi relatif au report des élections consulaires. Le mandat des conseillers et délégués consulaires est prorogé jusqu’au mois de mai 2021.

En conséquence, le Sénat s’est réuni aujourd’hui pour étudier un projet de loi traitant du report d’une année, soit en septembre 2021, de l’élection des 6 sénateurs élus en septembre 2014 (série 2) pour représenter nos compatriotes à l’étranger.

A préciser que la durée du mandat de ces sénateurs qui seront élus en septembre 2021 sera limitée à 5 ans (au lieu de 6 ans normalement).

Les conséquences juridiques, plus précisément la constitutionnalité, de ce report ont été longuement et précisément mesurées, ainsi que toutes les solutions alternatives.

Lors de la discussion générale, je suis intervenu au nom du groupe Union centriste qui s’est prononcé en faveur de ce projet de loi organique dans la rédaction issue des travaux de notre commission des Lois, présidée par Philippe Bas.

Étant personnellement concerné par cette prolongation de mon mandat, je n’ai pas pris part au vote.

Le Sénat a adopté ce projet de loi qui va être transmis à l’Assemblée nationale.

Chine – Brexit – Frontière irlandaise – Balkans : Audition d’Amélie de Montchalin – Questions/Réponses en vidéo (9mn)

Ce 11 juin, dans le cadre d’un débat préalable au prochain Conseil européen des 18 et 19 juin, la commission des Affaires européennes, présidée par Jean Bizet, a auditionné Amélie de Montchalin, secrétaire d’État, chargée des affaires européennes.

Mes questions ont porté sur quatre points : les agissements de la Chine, les négociations sur le Brexit, le protocole nord-irlandais et l’élargissement de l’UE aux Balkans occidentaux.

Voici quelques réponses clés, en réponse à mes quatre interrogations :

1 – Chine : Lors du prochain conseil européen sera-t-il question de la campagne de désinformation de Pékin à propos du Covid, comme l’a dénoncé la présidente de la Commission, le 10 juin ?

« Il y a un consensus croissant des 27 sur l’importance de renforcer nos outils face à la désinformation, d’où qu’elle provienne (…) qui peut avoir des impacts sur la santé publique ».

« Le Président avait suggéré que nous créions une Agence européenne de la démocratie avec l’objectif de nous protéger contre les ingérences extérieures dans les processus politiques ou dans les périodes de crise comme aujourd’hui ».

2 – Brexit : Que veut-dire dans votre esprit se préparer à l’échec des pourparlers ?

« Il est important que nous fassions bien comprendre aux entreprises que même si nous avons un accord la situation sera différente d’aujourd’hui, notamment sur les procédures de contrôle aux frontières. Quand on sort du marché intérieur, il y a des contrôles, ensuite la nature, la fréquence dépendra de l’accord commercial que l’on trouvera ».

3 – Frontière en Irlande : Où en est-on du protocole nord-irlandais ?

« Michel Barnier le redit : nous ne pouvons pas imaginer de signer de nouveaux accords si les accords précédents ne sont pas pleinement appliqués. Le protocole nord-irlandais concerne les marchandises, les aides d’état, la politique agricole, énormément de choses précises et techniques ».

« Nous avons la même vigilance sur la partie qui concerne les droits des citoyens européens au Royaume-Uni et bien sûr les citoyens britanniques en France ».

4 – Balkans occidentaux : A-t-on fixé un délai pour la nécessaire réforme du fonctionnement des institutions européennes, préalable à l’ouverture aux nouveaux membres ?

« Un pays qui fait vite ses réformes a accès à des politiques européennes de manière plus rapide. Il y a 13 milliards d’euros pour l’instrument de pré-adhésion dans le budget européen. De quoi financer beaucoup de choses utiles, visibles, pratiques ».

« L’élargissement c’est quand ? Cela dépend du rythme des réformes sur le terrain et de l’engagement concret des populations et de leurs gouvernements dans une convergence qui ne peut pas être seulement juridique, mais aussi économique, universitaire ou liée à l’état de droit ».

Je remercie notre secrétaire d’État pour la clarté et la précision de ses réponses.

Venezuela : audition de l’ambassadeur de France à Caracas

Romain Nadal, ambassadeur de France au Venezuela, a fait un point de situation devant notre commission des Affaires étrangères et de la Défense, ce 10 juin, sous la présidence de Christian Cambon.

Intervenant au nom du groupe Union centriste, j’ai commencé par remercier le président Cambon d’avoir organisé cette audition sollicitée en réunion de bureau et d’avoir toujours facilité et encouragé les initiatives que j’ai prises concernant ce pays au sein de notre commission.

J’ai témoigné toute notre reconnaissance et notre soutien à Romain Nadal, pour son action opiniâtre malgré les entraves inadmissibles dressées par le régime Maduro et les attaques personnelles dont notre ambassadeur fait l’objet.

L’audition m’a conforté dans l’idée que notre équipe en poste fait honneur à notre diplomatie et à notre pays. 

Dans un pays où 94% de la population vit dans la pauvreté, provoquant un exode massif, je me suis d’abord enquis de la situation sanitaire et sécuritaire de nos compatriotes.

Soucieux de pouvoir poursuivre une action de diplomatie parlementaire efficace en faveur de la relation bilatérale, notre ambassadeur m’a ouvert de nouvelles pistes d’action.

Lire mon intervention devant la commission.

Suite à la l’audition, le Sénat à publié un communiqué : Venezuela : comment sortir de l’impasse ?
« Auditionné au Sénat, l’ambassadeur de France à Caracas a démenti toute présence de Juan Guaido dans les enceintes diplomatiques françaises. Il a suggéré des pistes pour contribuer à la résolution de la crise politique vénézuélienne, dans laquelle la France s’efforce de jouer un rôle de médiation ».

Notre commission appelle à « mettre fin aux pressions inacceptables et aux mesures restrictives qui pèsent actuellement sur la représentation diplomatique française au Venezuela, au mépris de la Convention de Vienne sur les relations diplomatiques ».

Le compte-rendu de l’audition sera prochainement disponible sur le site du sénat.

Le lendemain de l’audition, Juan Guaidó, président par intérim du Venezuela publiait une tribune dans Le Monde : Juan Guaido Marquez : « Sauvons le Venezuela ensemble ! », où il appelle à « la formation d’un gouvernement d’urgence nationale afin de convoquer des élections libres et de définir un plan de sauvegarde du pays ».

Juan Guaidó confirme ainsi qu’il incarne l’espérance face à la crise politique, économique, sociale sans précédent qui s’est abattue son pays.

La liberté trouve toujours son chemin, n’en doutons pas.

Désinformation : vers une « force française de réaction cyber » ?

La commission des Affaires étrangères et de la Défense du Sénat, présidée par Christian Cambon, avait demandé à mon collègue Rachel Mazuir et moi-même de suivre l’évolution des cybermenaces dans le contexte de confinement sanitaire, brusquement imposé aux organisations et contraintes au travail à distance.

Notre note de synthèse intitulée « Désinformation, cyberattaques et cybermalveillance : l’autre guerre du Covid19 » a été adoptée ce 10 juin 2020 à l’unanimité de la commission.

Au regard des campagnes de désinformation ou d’influence de certains acteurs étrangers, particulièrement actives de la part de la Chine sur les réseaux sociaux, nous recommandons la mise en place d’une « force de réaction cyber », seule capable de réagir et de lutter offensivement contre de véritables ennemis de nos valeurs républicaines.

En effet, des états totalitaires ou autoritaires s’en prennent quotidiennement aux démocraties et relativisent l’intérêt de respecter les droits de l’Homme. Dans cette bataille des opinions, les démocraties européennes ne doivent pas se montrer naïves.

Bien sûr, la situation est suivie au niveau interministériel. Ainsi, le dialogue avec les principales plateformes a permis de retirer les fausses nouvelles concernant la santé publique. Et, comme je l’ai rappelé, nos autorités ont soutenu les initiatives prises par certains médias et ONG pour identifier et dénoncer les fausses informations, en mettant des outils à la disposition des chercheurs et des journalistes.

Pour sauvegarder notre système démocratique libéral, il faut désormais un outil plus approprié. Avec Rachel, nous souhaitons poursuivre nos travaux sur la création de cette « force de réaction cyber » en commençant par préciser les contours de cette force qui, de notre point de vue, doit aller au-delà des réponses étatiques conventionnelles pour être efficace.

Lire verbatim de nos interventions :  DISCOURS du 10 juin 2020

Lire aussi :

Figaro «La France doit se protéger contre la désinformation étrangère»

« L’autre guerre du Covid-19 » en débat au Cybercercle

Washington : Webinaire sur les menaces chinoises

Désinformation, cyberattaques, cybermalveillance : l’autre guerre du covid-19

+ REVUE DE PRESSE suite à la publication du rapport

Lire la note Désinformation, cyberattaques, cybermalveillance : l’autre guerre du covid 19, de Rachel Mazuir et Olivier Cadic, publié le 16 avril 2020.

Lire le communiqué de presse.
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Taiwan à l’OMS : JY Le Drian favorable (réponse à ma QE)

« La France continuera à plaider pour que Taïwan soit associée aux travaux de l’Organisation mondiale de la santé afin d’éviter de créer un vide sanitaire, particulièrement dans le contexte actuel marqué par la pandémie de Covid-19 », a déclaré Jean-Yves Le Drian suite à ma question écrite, posée le 27 février dernier.

Je remercie notre ministre de l’Europe et des Affaires étrangères. Sa réponse va également dans le sens de la déclaration initiée par mon collègue sénateur André Gattolin qui a réuni 84 parlementaires français, auxquels je m’étais associé, en faveur d’une coopération de l’OMS avec Taïwan (publiée dans l’Obs du 31 mars 2020). 

Quelques jours plus tard, l’ambassade de Chine à Paris publiait, à ce sujet, sur son site  « Je ne comprends toujours pas ce qui a pu passer par la tête de tous ces élus français », sous la plume d’un « diplomate chinois en poste à Paris » dans le but de « rétablir des faits distordus », notamment au sujet de l’OMS.

Les propos médisants, qui concernaient également nos Ehpads, assortis de désinformation, avaient valu à l’ambassadeur chinois, Lu Shaye, une convocation dans les 48 heures au Quai d’Orsay.

L’OMS a besoin de Taïwan, tout comme Taïwan a besoin de l’OMS. Taïwan a beaucoup de choses à nous apprendre (7 décès à ce jour pour 23 millions d’habitants).

Je partage ici la réponse écrite du ministre à laquelle je souscris.

Elle constitue également une piqûre de rappel pour aider le « diplomate chinois en poste à Paris » à comprendre ce qui nous passe par la tête.

Lire ma QUESTION (27/02/2020) et la RÉPONSE (11/06/2020) du ministre de l’Europe et des Affaires étrangères

« La France doit se protéger contre la désinformation étrangère » (tribune – Le Figaro du 9 juin 2020)

Le 9 juin, veille de mon intervention devant la commission des Affaires étrangères et de la Défense, pour présenter mon rapport Désinformation, cyberattaques et cybermalveillance : l’autre guerre du Covid19, Le Figaro a publié une tribune que j’ai cosignée avec diverses personnalités, dont mon collègue sénateur Jérôme Bignon.

Des citoyens, artistes et politiques s’insurgent « contre la désinformation opérée par de grandes puissances étrangères pour parfaire leur image et contre laquelle la France doit se prémunir si elle veut garder sa souveraineté ».

Tribune signée par Brigitte Adès, chef du bureau en Grande Bretagne de la revue Politique Internationale ; Jérôme Bignon, sénateur ; Adrienne Brotons, membre de la Fondation Jean-Jaurès ; Olivier Cadic, sénateur ; Arnaud Dassier, chef d’entreprise ; Sylvain Fort, conseiller en communication ; Simone Harari Beaulieu, productrice ; David Lacombled, président de La villa numeris ; Bruno Studer, président de la commission des Affaires culturelles de l’Assemblée nationale et Benoit Thieulin, ancien président du Conseil national du numérique et Doyen de École du management et de l’innovation de SciencesPo.

Lire la tribune parue dans Le Figaro.


INFOLETTRE n°136 – Édito : « L’esprit d’équipe » // CYBER & Covid19 : webinaire Washington sur les menaces chinoises & « L’autre guerre du Covid-19 » en débat au Cybercercle // 100M€ pour le réseau AEFE (Question à JY Le Drian) // ENTREPRISES FRANÇAISES À L’ÉTRANGER : audition de l’AFD & webinaire avec les pdts du réseau CCIFI // Vote électronique des FE en question // Webinaire avec les Français de MOSCOU, WASHINGTON & NEW-YORK // Médias.

Lire : l’INFOLETTRE n°136 – 9 juin 2020Logo HebdoLettre bleu - Rond75

Edito de l’InfoLettre n°136

L’esprit d’équipe

Nous avons étudié collectivement la mise en application de mes deux propositions avec Renaud Bentegeat, président du réseau CCI Françaises à l’International (CCIFI) lors d’un webinaire en compagnie de son directeur Charles Maridor, et des responsables de chambres de commerce d’Europe, d’Asie, d’Afrique ou du Moyen-Orient.

Première idée : puisque l’AFD offre aux institutions financières locales (en Asie, Afrique, Amérique) un partage de risque (dispositif Ariz) pour les emprunts des TPE/PME locales, je propose d’en réserver une partie aux entrepreneurs français. Les représentants des CCIFI et des CCEF veilleraient à cette affectation au sein des comités de prêts.

Seconde proposition : créer un fonds de soutien en France (en puisant dans le fonds Covid et en l’abondant par des institutions privées) administré par la CCIFI et les CCEF. Ce fonds pourrait être garant d’emprunts réalisés par des entreprises françaises à l’international, également sur la base d’une gestion des dossiers par les structures locales des CCIFI et des CCEF. Il renforcerait le tissu de nos entreprises implantées à l’international.

Véritable colonne vertébrale de notre dispositif économique à l’export, le réseau CCIFI a l’habitude de compter sur ses propres forces, en vendant des services et en organisant des événements, puisqu’il ne bénéficie d’aucun financement public. On observe que nos pays voisins accordent, eux, des aides directes et généreuses à leur propre réseau de chambres. Elles sont, par exemple, le bras armé des Landers allemands pour faire rayonner l’industrie germanique sur la planète.

Si nos chambres et leurs membres ne coûtent rien au contribuable, à l’inverse, l’État les sollicite de plus en plus au travers de mécénat pour permettre à la France de tenir son rang à l’international (voir mon édito du 29 juillet 2019).

Aujourd’hui, ce business-model fondé exclusivement sur l’initiative privée conduit certaines de nos chambres à réduire leur budget de fonctionnement d’un bon tiers, pour l’instant. Les plus fragiles d’entre-elles pourraient voir leur activité suspendue.Visuel HL125

C’est en combinant l’image positive d’Emmanuel Macron à l’international et des moyens publics (crédits d’impôts, subventions…) bien ajustés aux attentes des entreprises étrangères privées que Pascal Cagni et Christophe Lecourtier, respectivement président et directeur de Business France, ont obtenu l’excellent résultat du dispositif « Choose France ». La France est ainsi devenue le premier pays européen d’accueil des investissements étrangers en 2019.

Les conséquences de la crise sanitaire justifient aujourd’hui d’apporter un soutien ponctuel de 3M€ à la structure centrale du réseau CCIFI à Paris. Cela lui permettrait de consolider son réseau mondial de chambres de commerce et de sortir de la crise en capacité de favoriser la reprise de nouvelles parts de marché, dont nous aurons besoin pour relancer notre économie.

Le geste attendu peut paraître bien modeste comparé aux sommes investies dans le plan d’urgence de 220M€ annoncé par le MEAE pour l’action sociale et l’enseignement français à l’étranger.

Lancé début 2018 et salué par tous, le dispositif Team France Export vise à rassembler nos forces pour aider nos PME à vendre ou s’implanter hors frontières.

Aux yeux des nombreux présidents et administrateurs bénévoles qui animent ce réseau des CCIFI, il serait réconfortant de ne pas avoir une relation de partenariat où les efforts seraient à sens unique.

Aucune « team » n’existe sans esprit d’équipe. La prochaine loi de finances rectificative doit être l’opportunité de le démontrer. Découvrir l’InfoLettre n°136

Webinaire avec les présidents des CCIFI : Comment soutenir les entreprises françaises à l’étranger ?

A l’invitation de Renaud Bentegeat (à l’image), président du réseau des CCI Françaises à l’International (CCIFI), j’ai eu le plaisir d’échanger, le 4 mai, avec Charles Maridor, directeur CCIFI, et les présidents et directeurs de nos chambres de commerce d’une douzaine de pays (Australie, Nlle Zélande, Japon, Indonésie, Malaisie, Singapour, Dubai, Algérie, Maroc, Roumanie, Italie…).

Comment accompagner les entrepreneurs français de l’étranger (EFE) pour surmonter la crise sanitaire qui a provoqué un effondrement économique général ?

J’ai rappelé cette anecdote : deux ans après le terrible séisme en Équateur, tous les entrepreneurs français que j’ai rencontrés se sont plaints de n’avoir jamais reçu d’aide de notre pays.
À Quito, au siège de l’AFD, le travail effectué affichait d’excellents résultats en matière de crédits accordés. Mais force était de constater que nos compatriotes ne bénéficiaient nullement de ce résultat. N’y aurait-il pas un trou dans la raquette ou une incohérence dans la mission ?

Le Covid est aussi un séisme !

Le réseau des CCI FI constitue le point d’appui pour développer notre commerce extérieur.
Cela dit, même si nos entrepreneurs vendent des produits et du savoir-faire français, il est exclu de demander des aides directes de la France pour les aider. Notre pays n’accepterait pas en retour qu’un état étranger soutienne directement des entreprises étrangères dans notre pays au risque de perturber le marché.
Nos chambres de commerce me paraissent être le seul point de contact en cas de difficulté pour organiser une solidarité.

C’est pourquoi j’ai avancé deux solutions en faveur des entreprises créées et détenues par les Français de l’étranger.

La première : souvent perçues comme une clientèle risquée, l’accès au financement pour les TPE/PME reste très limité.
En réponse, l’AFD propose aux institutions financières (en Asie, Afrique, Amérique) un dispositif de partage des risques : ARIZ. Je propose d’en réserver une partie aux entrepreneurs français dans le pays lorsque l’AFD contracte avec l’institution financière du pays. Les représentants des CCIFI et des CCEF veilleraient à cette affectation au sein des comités de prêts.

La seconde : créer un fonds de soutien en France (en puisant dans le fonds Covid et en l’abondant par des institutions privées) administré par la CCIFI et les CCEF.
Ce fonds pourrait ainsi être garant d’emprunts réalisés par des entreprises françaises à l’international, sur la base d’une gestion des dossiers par les structures locales des CCIFI et des CCEF.

L’objectif de la réunion était d’évaluer l’intérêt de ces solutions pour les CCIFI et les conditions de leur mise en application. Il permettrait d’aboutir à un fonctionnement souple et pragmatique pour être réactif.

Il faut réagir vite : le mot trésorerie est revenu comme un leitmotiv tout au long de cette visio-conférence.