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En circonscription au Qatar – Doha (12-14 avril 2025)

Président du groupe d’amitié France – Pays du Golfe, j’ai conduit pour la seconde fois une délégation* de notre groupe dans le Golfe.

Après l’Arabie saoudite (compte-rendu) et les Émirats arabes unis (compte-rendu) en 2022, la mission nous a conduit cette année au Qatar et au sultanat d’Oman.

(g à d) Else Joseph, sénatrice des Ardennes, présidente déléguée du GIA France-Pays du Golfe pour les Émirats arabes unis ; Vivette Lopez, sénateur du Gard ; Olivier Cadic, sénateur des Français de l’étranger et pdt du GIA France-Pays du Golfe ; Mohammed ben Abderrahmane Al Thani, Premier ministre et ministre des Affaires étrangères ; Michelle Gréaume, sénatrice du Nord ; Ali bin Jassim Al-Thani, ambassadeur du Qatar en France ; Jean-Baptiste Faivre, ambassadeur de France au Qatar

Diplomatie parlementaire

Premier Ministre et ministre des Affaires étrangères

Son Excellence Cheikh Ali bin Jassim Al-Thani, ambassadeur du Qatar en France, a déployé des efforts exceptionnels pour permettre à la délégation de notre groupe d’amitié d’échanger avec les plus hautes autorités de l’État du Qatar.

Nous avons été très honorés d’être reçus par Cheikh Mohammed ben Abderrahmane Al Thani, Premier ministre et ministre des Affaires étrangères, juste avant sa rencontre avec le président égyptien Abdel Fattah al-Sissi.

Le Qatar joue un rôle éminent au niveau international. En 2022, les États-Unis ont officiellement accordé au Qatar le statut “d’allié majeur hors OTAN”.

Le Qatar est également un acteur diplomatique de premier plan pour de nombreux pays.

Accompagnés par notre ambassadeur au Qatar, Jean-Baptiste Faivre, nous avons salué les efforts continus de l’État du Qatar, aux côtés des partenaires régionaux et internationaux, pour promouvoir la stabilité et la paix dans la région.

Nous avons évoqué plusieurs sujets d’actualité à commencer par la situation à Gaza, les discussions Iran / USA ; la Syrie ; le Liban ou encore la médiation du Qatar entre le Rwanda et la RDC.

Le Premier ministre nous a assuré qu’il était attentif à la situation de Cécile Kohler et Jacques Paris, nos deux otages détenus par l’État iranien. Suite à l’audition des familles des otages (compte-rendu), nous avons relayé leur appel à ce que tout soit entrepris pour soutenir les efforts de la France, conduits par notre ministre Jean-Noël Barrot, afin de parvenir à leur libération.

Le Qatar a construit sa visibilité sportive mondiale qui a culminé avec l’accueil de la coupe du monde de football en 2022.

J’ai rappelé au Premier ministre que, présent à l’ouverture de l’événement (compte-rendu), j’avais déclaré “que la coupe du monde était si bien organisée, que j’étais sûr que le Qatar savait déjà quel pays allait la remporter”.

Aussi, j’ai marqué une pointe de déception auprès de notre hôte, qu’à l’issue d’une compétition à l’organisation si réussie, la France n’ait pas emporté la finale. Le Premier ministre nous a alors confié que le Qatar avait bien prévu que la France gagne la coupe du monde… mais que quelque chose d’imprévisible s’était passé à la dernière minute… avant de partir d’un éclat de rire communicatif. +d’images

Ministre d’État au ministère des Affaires étrangères

Entretien approfondi avec SEM Mohamed bin Abdulaziz Al-Khulaifi, ministre d’État au ministère des Affaires étrangères.

Soucieux de jouer un rôle constructif et de répondre aux préoccupations de ses partenaires, le Qatar s’engage dans plusieurs dossiers de médiation (Afghanistan, Syrie, Tchad, Palestine, Iran, Liban, Ukraine, Algérie-Maroc, Rwanda-RDC…).

Le ministre Al-Khulaifi joue un rôle prépondérant dans dix dossiers de médiation. Nous avons évoqué les dossiers de la région les plus brûlants.

Mon déplacement récent au Rwanda et ma rencontre avec le président Paul Kagame (compte-rendu) m’ont permis d’observer les efforts remarquables du Qatar pour créer un espace de dialogue en RDC. +d’images

Ministre des Finances

Le Qatar est le 5ème PIB au monde par habitant.

Premier exportateur de gaz naturel liquéfié (GNL) au monde, le Qatar a fait de la diversification de son économie l’une de ses priorités avec la stratégie “vision nationale 2030”.

À la faveur de la reprise économique post-Covid, le Qatar a enregistré un fort excédent commercial et budgétaire grâce à la remontée des cours des hydrocarbures et aux conséquences de la guerre en Ukraine.

Lors de la première visite d’État de l’Émir du Qatar en France en février 2024, le Qatar s’est engagé à investir 10 milliards d’euros en France. Lors de l’entretien avec SEM Ali bin Ahmed Al Kuwari, ministre des Finances, nous avons évoqué les orientations prioritaires suite à l’impulsion à la relation bilatérale donnée par les deux chefs d’état.

Nous avons manifesté notre reconnaissance pour la confiance du Qatar envers le savoir-faire des entreprises françaises et en particulier nos sociétés Total ou Technip, qui sont des partenaires historiques de Qatar Energy. +d’images

Parlement (Choura)

Entretien avec Hassan bin Abdullah Al Ghanim, président du Conseil de la Choura, que j’avais rencontré à la faveur de l’ouverture de la coupe du monde, et des membres de la Choura.

Opportunité d’échanger sur tous les dossiers de politique internationale et des évolutions concernant la Choura.

Les membres du Conseil de la Choura ne seront plus élus lors du renouvellement en septembre 2025.

En effet, le 5 novembre 2024, le Qatar a organisé un référendum constitutionnel au cours duquel 90,6 % des votants ont approuvé la suppression des élections législatives pour le Conseil de la Choura.

Désormais, tous les membres de ce conseil seront nommés par l’Émir, mettant fin à l’expérience électorale initiée en 2021 .

L’Émir a estimé que les premières élections avaient engendré des divisions sociales indésirables et a préféré revenir à un système de nominations pour préserver l’unité nationale. +d’images

Diplomatie économique

Communauté économique

Le Qatar se fixe des objectifs de diversification son économie.

Technologies de l’information et des communications, R&D, secteur manufacturier, services financiers, tourisme, logistique, figurent parmi les principaux secteurs amenés à soutenir la diversification de l’économie qatarienne.

Deux entretiens nous ont permis d’aborder les moyens de développer les échanges bilatéraux :

Entretien avec les conseillers du commerce extérieur de la France (CCEF)* et la chambre de commerce France Qatar, représentée par Julien Bailly, président et CCEF, et Sandrine Lescaroux, directrice.

* Natalie Yacoubian (BNP Paribas) ; Christophe Giraud (Dassault aviation) ; Yann Leboulanger (DCI) ; Xavier Robert (Société générale) ; Frédéric Sallet (Hitachi rail) ; Laurent Gestin (Veolia) ; Edouard Thevenin (Technip)

Le second était constitué d’un déjeuner à l’invitation de Cheikh Khalifa Bin Jassim Al Thani, président de la Qatar Chamber of commerce and Industry, qui compte 70 000 membres.

Les Qatariens m’ont fait part de leurs investissements en France dans l’hôtellerie de luxe et l’immobilier.

Même si le Qatar bénéficie d’une convention fiscale avantageuse, mes interlocuteurs ont partagé des écarts défavorables de fiscalité avec le Royaume-Uni.

Métro de Doha (RATP Dev)

Ouvert en 2019, le métro de Doha est reconnu comme l’un des métros les plus avancés technologiquement au monde.

On trouve plusieurs français dans le consortium de construction Qatari Diar Vinci Construction (QDVC) — un partenariat entre Vinci et Qatari Diar ; Bouygues Travaux Publics et Alstom, responsable des systèmes ferroviaires (signalisations, rames de métro…).

C’est RKH Qitarat qui exploite aujourd’hui au quotidien les lignes de métro, une coentreprise formée de RATP Dev (France, spécialiste des transports publics) ; Keolis (filiale de la SNCF française) et Qatari Diar.

En plus du métro, il existe aussi un réseau de tramway moderne que nous avons également testé. 100 % électrique, très silencieux et climatisé, il complète parfaitement le réseau de métro pour couvrir les zones résidentielles, commerciales et touristiques. +d’images

Organisation Internationale du Travail (OIT)

“Le bruit s’est arrêté après la coupe du monde, le travail pour l’amélioration du droit du travail au Qatar s’est poursuivi” a déclaré Max Tunon, chef de bureau des projets de l’OIT à Doha, pour mieux rappeler que ceux qui décriaient les conditions de travail dans l’émirat pendant la compétition.

Comme je l’avais fait en 2022 (compte-rendu), j’ai souhaité que notre délégation fasse le point avec l’OIT pour savoir, où en est le Qatar en matière de droit du travail.

J’ai retrouvé Max Tunon, chef de l’antenne, et Marie-José Tayah de l’OIT dans des bureaux dédiés à l’ONU mis à disposition par le Qatar.

Le droit du travail est soumis au processus d’amélioration continue. Un nouveau contrat de collaboration entre le Qatar et l’OIT a été signé pour 2024-2028. S’il a été observé moins de modifications législatives ces deux dernières années, le ministre du Travail est resté très actif pour faire progresser la bonne application des lois.

L’engagement avec les syndicats internationaux s’est poursuivi.
Désormais un comité mixte est obligatoire à compter de 50 personnes.
Un rapport sur les progrès du Qatar sera publié prochainement par le bureau de l’ONU et par un collège indépendant. +d’images

Communauté française

Réception & rencontre avec les élus

La communauté française au Qatar s’élève à 5500 inscrits au registre, pour 3200 personnes enregistrées sur la liste électorale consulaire.

Afin de nous permettre de prendre la mesure des attentes de la communauté française, Jean-Baptiste Faivre, ambassadeur de France au Qatar, avait prévu deux séquences :
•⁠ ⁠Une réception à la Résidence pour une rencontre avec la communauté française, les associations et les entreprises ;
•⁠ ⁠(à l’image) Une rencontre avec Guillaume Salha et Elena Torrijos, conseillers des Français de l’étranger au Qatar. +d’images

Culture

Musées nationaux

Nous avons débuté notre déplacement à Doha par une visite du musée national du Qatar et du musée d’art islamique, en compagnie de SE Sheikh Ali bin Jassim Al-Thani, ambassadeur du Qatar en France et de Chrystelle Schaegis, Cocac.

Une belle entrée en matière pour mes collègues Vivette Lopez, Else Joseph et Michelle Gréaume qui se rendaient pour la première fois au Qatar

Conçu par l’architecte français Jean Nouvel, le musée national du Qatar s’inspire de la rose des sables. Il permet de découvrir l’histoire politique du Qatar, des tribus à l’État moderne et de mesurer l’impact de la découverte du pétrole et le développement contemporain de cet état.

Le Musée d’Art Islamique de Doha, conçu par l’architecte sino-américain I.M. Pei, célèbre pour la pyramide du Louvre, est une destination incontournable pour les amateurs d’art, d’histoire et d’architecture, offrant une immersion profonde dans la richesse du patrimoine islamique. +d’images

Université de Luseil

Le Dr Ali Bin Fetais Al-Marri est une figure éminente du paysage juridique et politique du Qatar, reconnu tant au niveau national qu’international pour son engagement dans la lutte contre la corruption et la promotion de l’État de droit.

Francophone et francophile, il est à l’origine du Lycée franco-qatarien Voltaire à Doha, que j’avais visité lors de mon premier déplacement (compte-rendu) et de l’université de Lusail qui offre un programme en français.

L’Université de Lusail (LU), inaugurée en 2020, est la première université privée nationale du Qatar. Située dans la ville de Lusail, elle propose une gamme variée de programmes académiques en arabe, anglais et français, visant à répondre aux besoins du marché du travail local et international.

Lors de notre visite à l’université, le Dr Al-Marri étudiait les plans de la première bibliothèque francophone du Qatar qui devrait ouvrir ses portes en 2026.

Nous avons également échangé avec des étudiants venus de plusieurs horizons qui étudient en français.

Président du groupe d’amitié Qatar- France à la Shura, Dr Al-Marri est officier de la légion d’honneur. +d’images

Qatar Foundation – Bibliothèque nationale du Qatar

Visite de la Qatar Foundation (Qatar Foundation for Education, Science and Community Development) qui a pour mission de promouvoir l’éducation, la recherche scientifique et le développement communautaire au Qatar et dans le monde arabe.

Elle est à l’origine de la création d’Education City à Doha, un campus regroupant plusieurs universités internationales de renom, comme HEC Paris.

Nous nous sommes ensuite rendus à la bibliothèque nationale du Qatar (BNQ), un bâtiment de 45 000 mètres carrés qui ressemble à deux feuilles de papier séparées l’une de l’autre et pliées en diagonale aux angles.

Nous avons visité le laboratoire de conservation et de préservation dédié qui restaure les articles de la bibliothèque du patrimoine, puis le laboratoire de numérisation qui dématérialise des articles de la BNQ et d’autres collections, afin de les rendre disponibles pour les chercheurs partout dans le monde. +d’images

Stade de Lusail

Grâce à SEM Ali bin Jassim Al-Thani, ambassadeur du Qatar en France, nous nous sommes rendus au stade de Lusail (Lusail Iconic Stadium), qui a accueilli la finale historique de la Coupe du monde de la FIFA 2022 entre la France et l’Argentine.

Sa capacité qui va jusqu’à 88 966 spectateurs en fait l’un des dix plus grands stades de football au monde.

Nous avons visité le vestiaire des Bleus et retrouvé le siège de Kylian Mbappé, héros des héros malheureux de la finale.

Les membres de la délégation ont été impressionnés par le soin mis sur la protection des sièges et le niveau d’entretien.

Le stade est doté de panneaux solaires pour l’alimentation énergétique et d’un toit rétractable pour optimiser le confort des spectateurs.

De l’avis général, la coupe du monde 2022 a brillé par son haut niveau d’organisation et d’infrastructures. +d’images

Médias

Revue de presse

Les médias locaux ont publié quelques articles relatifs à la visite de notre délégation.

– Qatar Tribune (14 avril) : Prime Minister and Minister of Foreign Affairs has received a delegation of members of the Parliament of the friendly French Republic, headed by HE Olivier Cadic

– Gulf Times (14 avril) : Prime Minister and Minister of Foreign Affairs meets French Parliament Delegation

– Hibya – Turquie (14 avril) : Katar Dışişleri Bakanı Al Sani, Fransız Parlamentosu heyetiyle görüştü (Le ministre qatari des Affaires étrangères Al Thani rencontre une délégation du Parlement français)

– The Peninsula (15 avril) : Speaker of Shura Council meets French Parliamentary delegation

En circonscription au Rwanda – Kigali (2-4 avril 2025)

Mon troisième déplacement au Rwanda s’est conclu par un déjeuner avec deux personnalités que j’apprécie énormément pour la lucidité de leurs analyses et leur humanité.

Notre ambassadeur Antoine Anfré a déjà fait preuve de la plus grande clairvoyance, il y a plus de 30 ans, concernant la tragédie qui allait aboutir au génocide des Tutsis, quand tant d’autres fourvoyaient alors notre pays.

Mes échanges réguliers avec André Twahirwa, doyen du Sénat rwandais, m’ont permis de conserver une vraie proximité avec le Rwanda.

Beaucoup de fausses nouvelles et d’analyses erronées sur la région des Grands Lacs sont propagées sur les ondes et les réseaux sociaux en Europe. Les opinions peuvent être abusées partout et les effets sont alors parfois dévastateurs.

Je forme le vœu que les erreurs d’analyses observées dans le passé ne se reproduisent pas et que la paix soit instaurée dans l’Est de la RDC, à l’image de ce que nous observons au Rwanda depuis 31 ans.

Diplomatie parlementaire

Président de la République, Paul Kagame

Très honoré d’avoir eu le privilège de rencontrer, Paul Kagame, Président de la République du Rwanda, en compagnie d’Olivier Nduhungirehe, ministre des Affaires étrangères et d’Antoine Anfré, ambassadeur de France au Rwanda.

Le Président m’a remercié d’avoir fait le déplacement jusqu’à Kigali pour le Sommet sur l’IA. Il m’a demandé de transmettre ses amicales salutations au Président de la République Emmanuel Macron.

Olivier Nduhungirehe, ministre des Affaires étrangères, a eu des mots bienveillants à mon égard en me présentant au Président, soulignant que je me suis déjà rendu quatre fois au Rwanda. La première remontant à 1989. Le Président a mis en exergue ma connaissance et ma compréhension de la région et m’a remercié d’être un ami du Rwanda. Il a regretté l’ignorance et les analyses biaisées de tous ceux qui, à l’étranger, critiquent le Rwanda sans le connaître.

Ma visite s’inscrivait dans le prolongement de la visite historique du Président Emmanuel Macron les 27 et 28 mai 2021.

J’ai déclaré que le succès du Sommet mondial sur l’IA sur l’Afrique démontre, une fois de plus, l’excellence du leadership et de la vision du président Kagame et du Rwanda. Le président Kagame a permis à son pays de se relever du génocide perpétré contre les Tutsi au Rwanda et de bâtir un avenir fondé sur la réconciliation et l’unité.

Je suis fier de cette rencontre et d’avoir pu échanger avec une personnalité qui marquera l’histoire de ce continent ! +d’images

Ministre des Affaires étrangères, Olivier Nduhungirehe

Entretien avec le ministre des Affaires étrangères, Olivier Nduhungirehe, en présence d’Antoine Anfré, ambassadeur de France au Rwanda.

Le ministre rwandais a commencé par remercier tous ceux qui, en France, avait œuvré au report du « concert de la honte », une véritable provocation prévue à Paris le 7 avril, date marquant la 31ᵉ commémoration du génocide perpétré contre les Tutsi au Rwanda.

Le ministre a souligné les simplifications et la vision caricaturale du Rwanda et de la crise en RDC émanant de personnalités politiques françaises, en pointant en particulier celles situées aux extrêmes.

Force est de constater que, 31 ans après le génocide, les FDLR (*), milice fondée par d’anciens génocidaires, est toujours là, soutenue par le gouvernement congolais et intégrée dans les forces armées de la République du Congo (FARDC).

La récente arrestation à Goma, du général des FDLR, Ezéchiel Gakwerere, en uniforme FARDC, le démontre. Le M23 l’a remis aux autorités rwandaises.

Le ministre a détaillé toutes les menaces que la RDC fait peser sur le Rwanda qui justifient que des mesures défensives soient prises en amont.

Le ministre rwandais m’est apparu confiant sur une issue politique au conflit dans un proche avenir, grâce au processus conjoint EAC-SADC, associant l’Afrique de l’Est et l’Afrique Australe, et à la médiation du Qatar.

Je forme le vœu pour qu’une nouvelle lecture plus équilibrée de la situation dans les grands lacs s’impose.

Merci au ministre d’avoir pris le temps de m’accorder un entretien approfondi très éclairant.

(*) ⁠FDLR, Forces démocratiques de libération du Rwanda. Les FDLR sont l’un des plus importants groupes armés étrangers opérant sur le territoire de la RDC. Formé en 2000, le groupe a commis de graves violations du droit international, ciblant notamment les femmes et les enfants dans les conflits armés, notamment des meurtres et des mutilations, des violences sexuelles et des déplacements forcés (source ONU). +d’images

Evénement

Sommet international sur l’Intelligence Artificielle (IA) en Afrique – Ouverture

Retour au Rwanda pour participer au Sommet africain sur l’Intelligence Artificielle, à l’invitation de Paula Ingabire, ministre de l’Information et des Communications, de la Technologie et de l’Innovation du Rwanda.

Ce Sommet, placé sous l’égide du World Economic Forum, qui a réuni plus de 2000 délégués venus de 97 pays, a été ouvert par le président du Rwanda, Paul Kagame.

Le président togolais Faure Gnassingbé, le nouveau président de la Commission de l’Union africaine, Mohamed Ali Youssouf, et le Prime Cabinet Secretary kényan, Musalia Mudavadi, ont participé à la cérémonie d’ouverture.

J’étais accompagné par Antoine Anfré, ambassadeur de France au Rwanda, et de nombreux Français du Rwanda, dont Sophie Tchatchoua (Canal+), présidente du comité CCEF.

Je remercie les organisateurs pour les marques d’attention et d’intérêt qu’ils m’ont témoigné.

70% population Afrique à moins de 30 ans et 38% des africains sont connectés à internet.
Tous les défis en matière d’énergie, de formation, d’infrastructure et de connectivité ont été abordés avec beaucoup de clairvoyance.

Le Sommet a débouché sur l’adoption d’une Déclaration Africaine sur l’Intelligence Artificielle. Un vrai succès ! +d’images

Sommet international sur l’Intelligence Artificielle (IA) en Afrique – Intervention

Intervenant dans le cadre d’une table ronde intitulée « Données : un impératif stratégique pour l’adoption, l’équité et la souveraineté », j’ai présenté la loi sur l’Intelligence Artificielle de l’UE (IA Act) et souligné la convergence d’intérêts entre l’Europe et l’Afrique face aux appétits américains, d’une part, et chinois, d’autre part.

J’ai eu le privilège d’intervenir en compagnie de David Kanamugire, CEO, National Cyber Security Authority, Rwanda ; Tariq Khokhar, Chief Data Scientist, Wellcome Trust ; Annick Sakho, Director Government Affairs – Africa, Oracle ; Lacina Koné, CEO, Smart Africa ; Isobel Acquah, Executive Director, Certa Foundation. +d’images

DISCOURS préparé pour mon intervention :

« Je souhaite remercier la ministre Paula Ingabire qui m’a invité à Paris à venir participer au Global AI Summit.
C’est toujours un plaisir de retrouver Kigali où je suis venu pour la première fois en 1989.
Nous sommes tous réunis ici pour le Sommet sur l’Intelligence Artificielle, dont le succès démontre une nouvelle fois l’excellence du leadership et de la vision du président Kagame et du Rwanda.
Mais je suis venu à Kigali pour davantage encore.
Je suis ici pour le Rwanda et les Rwandais, je m’inscris dans le prolongement de la visite historique du Président Emmanuel Macron les 27 et 28 mai 2021.
Beaucoup de fausses nouvelles et d’analyses erronées sur la région des Grands Lacs sont propagées sur les ondes et les réseaux sociaux en Europe.
Les opinions peuvent être abusées partout et les effets peuvent alors être dévastateurs.
Je crois que l’IA peut aider les populations à faire la part entre le vrai et le faux, si tant est qu’elles aient encore envie d’avoir un sens critique »… Lire la suite

VIDÉO de la table ronde

Diplomatie économique

Conseillers du commerce extérieur (CCEF)

À la faveur d’un petit-déjeuner à la Résidence organisé par l’ambassadeur, j’ai eu le plaisir de retrouver les représentants la section locale des CCEF, présidée par Sophie Tchatchoua (Canal+).

La communauté d’affaires a réaffirmé que la sécurité juridique et l’absence de corruption observées au Rwanda, constituent de véritables atouts qui justifient que les entreprises internationales y installent un siège régional. Les transferts financiers y sont plus aisés.

Kigali est vu comme un hub et le Rwanda comme un îlot de stabilité.

Le Qatar ne s’y est pas trompé et a investi pour y construire un nouvel aéroport.

Merci aux CCEF pour leurs précieux enseignements qui me permettent de mieux comprendre les enjeux économiques portés par ce pays.

Inzovu Mall – Groupe Duval

Avec 1,4 millions de visiteurs pour les congrès en 2024, le Rwanda est le deuxième pays du continent africain en tourisme d’affaires, derrière l’Afrique du Sud.

Le groupe Duval est le plus grand investisseur français au Rwanda (+/- USD100M) dans l’immobilier, l’assurance et la micro finance. Par une ses filiales Ugolf, il fait la gestion du Golf de Kigali.

J’ai visité le chantier d’Inzovu Mall qui devrait être inauguré au quatrième trimestre de 2025. Cette opération immobilière d’envergure du groupe Duval de 27000 m², est située au cœur du quartier de Kimihurura, un quartier d’affaires et commercial proche du centre de convention international à Kigali.

Il comprend :
•⁠ ⁠Un centre commercial et de loisirs qui accueillera près de 40 enseignes dont Super U, La Foir’Fouille, l’opticien Alain Afflelou, un restaurant gastronomique, un Food -Court de 800 m², un centre de fitness, un espace de loisirs de 3200 m² et une grande roue de 60 mètres de haut sur le parking extérieur.

Il prévoit également :
•⁠ ⁠Une résidence de tourisme 4 étoiles de 95 chambres (Inzovu Hôtel by Odalys)
•⁠ ⁠Un centre d’affaires (Wojo et AB Center)
•⁠ ⁠Un bâtiment de bureaux sur 9 étages

Très heureux d’observer que les entreprises françaises se mobilisent pour accompagner le Rwanda dans son développement. +d’images

Vatel – Nyurah

Très belle découverte durant mon séjour à Kigali, le restaurant Nyurah, centre d’excellence culinaire de Vatel.

Vatel enseigne l’art de recevoir à la française, une référence pour le reste du monde.

Le restaurant offre un menu en constante évolution de haute cuisine africaine, combinant les meilleurs ingrédients de saison du Rwanda avec des recettes innovantes de tout le continent.

Les chefs et le personnel m’ont épaté par la qualité de leur prestation.

Félicitations ! +d’images

AFD – Expertise France – Campus polytechnique

Membre du Conseil d’administration de l’AFD, j’ai tenu à consacrer l’essentiel de ma première journée au Rwanda à des échanges avec les directeur-pays : Arthur Germond (AFD) et Nathalie Menut (Expertise France).

Le Bureau Pays d’Expertise France au Rwanda a ouvert le 1er janvier 2025 avec pour objectif de renforcer les partenariats avec nos interlocuteurs rwandais, en assurant un pilotage rapproché collaboratif des projets sur le terrain.

Première séquence, la visite d’un projet, financé par l’AFD, de construction de résidence universitaire sur le campus du College of Kigali en compagnie de :
Sylvie Mucyo, Vice Chancellor – Rwanda Polytechnic
Ephrem Musonera, Deputy Vice Chancellor for Academic, Research and Institutional Advancement – Rwanda Polytechnic
Jean-Pierre Nkuranga, Deputy Vice Chancellor for Administration & Finance – Rwanda Polytechnic
Charles Gakomeye, Corporate services division manager at Kigali college
Marie Chantal Ngabire, Director of students affairs at Kigali college

Le campus accueille 3000 étudiants et loge 375 d’entre eux dans des conditions sommaires, suite à un incendie qui a réduit l’espace réservé à cet effet.

Le projet prévoit 1417 logements, où chaque chambre pourrait accueillir 4 étudiants. +d’images

Expertise France (AFD) – Agence africaine du médicament (AMA)

Accompagné par Arthur Germond (AFD), Nathalie Menut et Juan Cepeda (Expertise France), j’ai rencontré le professeur Émile Bienvenu, directeur général de la Rwanda Food & Drug Authority, et membre du conseil d’administration de l’Agence africaine du médicament (AMA) dont le siège est à Kigali.

Le professeur m’a présenté les progrès de l’AMA dont le conseil d’administration est nommé et désormais fonctionnel, puisqu’il s’est réuni six fois. Prochaine étape, la nomination du directeur général qui sera nommé d’ici à juin 2025. Sa première tâche sera de recruter le service technique.

En trois ans, le Rwanda a fait des efforts remarquables pour atteindre le niveau de maturité 3 en matière de santé, et rejoindre ainsi le club des 8 pays africains parvenus à ce stade : Rwanda, Ghana, Sénégal, Égypte, Tanzanie, Afrique du Sud, Nigeria et Zimbabwe. Seuls 18 pays ont atteint le niveau 4 dans le monde. Aucun pays africain n’en fait partie.

Le Rwanda a adopté une politique de tolérance zéro contre les médicaments contrefaits qui font des ravages sur ce continent. Pour le crime organisé, il est 25 fois plus rentable de faire des médicaments falsifiés que de la cocaïne !

Je suis sincèrement reconnaissant pour l’intéressante discussion sur la lutte contre les médicaments falsifiés et de qualité inférieure en Afrique.
En RDC, 70 bébés sont morts à cause d’un sirop falsifié.
En Côte d’Ivoire, des conteneurs de préservatifs ont été saisis. Le lubrifiant avait été remplacé par du produit lave-vaisselle.

Ce fléau tue, chaque jour, des innocents dans le monde entier sous ses différentes formes (marché noir, ventes non autorisées dans des pharmacies légalement constituées, ventes en ligne, etc.)

Un travail immense attend l’AMA.

Très heureux d’avoir eu l’opportunité de découvrir l’excellent travail conduit par Expertise France pour le compte de l’UE dans le cadre du projet Medisafe P66 destiné à sensibiliser tous les secteurs impliqués dans cette lutte (pharmaceutique, juridique, application de la loi et société civile). +d’images

Culture

Institut français

Retour au Centre culturel francophone / Institut français du Rwanda, où j’ai été accueilli par Lee Fou Messica, directrice déléguée.

Inauguré par le Président de la République le 28 mai 2021, j’ai visité le centre culturel par trois fois depuis cette date. Celui-ci n’a jamais cessé de progresser depuis cette date, comme en témoignent les modulaires installés quelques jours plus tôt pour accueillir les examens du DELF.

5600 examens s’y sont déroulés en 2024. Le jour même, 106 candidats s’y sont présentés.

Les superbes aménagements réalisés au profit des jeunes ont servi de cadre à la photo de groupe qui nous a réunis. +d’images