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Une stèle en mémoire des soldats de l’Otan, à Fréthun (Pas-de-Calais)

Chaque jour, des soldats de l’Otan meurent ou sont blessés en opération. Rien qu’en Afghanistan, on déplore déjà le décès de plus de 2300 soldats, dont 76 français, dans cette mission qui engage 28 pays membres et 21 pays associés.

Le 25 février 2012, dans le village de Fréthun (Pas de Calais), accompagné d’Olivier Renard, président du Souvenir français au Royaume-Uni, j’ai répondu à l’invitation de Catherine Fournier, maire de Calais Fréthun, à participer au dévoilement du premier mémorial européen honorant les soldats morts ou blessés sous la bannière de l’Otan. Un lieu unique pour cultiver « Le sens de la mémoire, de la continuité des engagements et de la passation du flambeau entre les générations », a salué Edouard Braine, le consul général.

Je me demande si Catherine Fournier s’attendait un réunir un tel aréopage d’officiels, de militaires de tous pays et d’anciens combattants devant la stèle, dont l’édification provient de l’initiative privée de L’AECOPSD et le CNAMFSA, deux associations composées de militaires européens, en souvenir de leurs camarades tombés au combat (Association européenne des membres de corps et organismes publics de sécurité et de défense & Cercle national des anciens militaires français stationnés en Allemagne. )

Né en 1949, L’Otan, dont le sigle signifie Organisation du traité de l’Atlantique du nord (en anglais, Nato), est une organisation militaire de défense mutuelle qui regroupe aujourd’hui 28 pays. Pour résumer, l’Otan possède deux commandements : un commandement politique et un commandement militaire, c’est le second que le général de Gaulle a quitté en 1966 et que Nicolas Sarkozy a rejoint en 2009.

Je partage l’avis de notre consul, Edouard Braine, qui s’est félicité dans son discours du fait que la France ait enfin retrouvé sa place au sein du commandement intégré de l’Alliance, soulignant que l’action de notre président de la République avait « mis fin à une forme de d’intégrisme un peu français. » Notons que c’est aussi en qualité de vice-président de l’AFCA, Association française pour la Communauté atlantique, qu’Edouard Braine est venu déposer une gerbe.

Au centre de l'image : Olivier Cadic, Edouard Braine, consul général et Catherine Fournier, maire de Calais Fréthun

A quelques pas du tunnel sous la Manche, l’occasion était idéale de rappeler que la France et la Grande-Bretagne étaient les maillons essentiels du dispositif de l’Alliance, pour ne pas dire les seuls sur lesquels portent les efforts militaires comme en Libye, même s’il faut « célébrer le succès extraordinaire de cette aventure sans précédent menée ensemble en Libye et sans aucune victime parmi les forces alliées de l’Otan », insuffle Edouard Braine.

En effet, le tandem franco-britannique porte ses plus beaux fruits sur le plan de la défense, de la politique étrangère et du nucléaire, se félicitaient mutuellement David Cameron et Nicolas Sarkozy, il y a quelques jours à Paris (lire : « La coopération franco-britannique se bonifie avec le temps et les événements » du 27 février 2012).

Notre visite à Fréthun s’est poursuivie par un déjeuner de travail à Calais pour examiner les progrès du projet de métro transmanche, un peu trop lents au gout de notre consul général et du mien, cela va s’en dire.

Se rendre sur la stèle de Fréthun est très commode puisqu’elle est située à proximité de l’entrée sud du tunnel sous la Manche, mais également à la proximité de l’aéroport (10 km) et du port maritime (5 km) de Calais.
Pour tous renseignements : www.memorial-otan-frethun.org

Clarification sur l’usage de la liste consulaire à des fins électorales

Ces derniers jours, j’ai reçu une dizaine de courriels de la part de personnes inscrites sur la liste électorale qui s’étonnaient d’avoir reçu un email signé du candidat Nicolas Sarkozy. Ces compatriotes me demandaient clairement s’il n’y avait pas eu un détournement de la liste consulaire.

Le courriel de campagne en question a circulé tout autour de la terre, au point que Libération lui a consacré un article (lien vers « Sarkozy drague par mail les Français de l’étranger » du 20.02.2012).

Je vous informe que cet envoi du candidat Nicolas Sarkozy est conforme à la loi. De même que les courriers électroniques régulièrement expédiés par une association proche de l’opposition parlementaire (voir les textes ci-dessous).

Conformément aux recommandations formulées par la Commission nationale de l’informatique et des libertés (CNIL) en matière d’utilisation des listes électorales, un lien pour vous désinscrire vous permet de vous opposer à l’envoi de nouveaux messages de la part de l’émetteur si vous le souhaitez.

Décret n°20051613 du 22 décembre 2005 portant application de la loi organique n° 7697 du 31 janvier 1976 relative aux listes électorales consulaires et au vote des Français établis hors de France pour l’élection du Président de la République.

Article 6 :

I. ‐ En application de l’article L. 28 du code électoral, chaque candidat ou son représentant, tout parti ou groupement politique représenté par un mandataire dûment habilité peut prendre communication et copie de la liste électorale consulaire à l’ambassade ou au poste consulaire qui la tient ou de l’ensemble des listes électorales consulaires au ministère des affaires étrangères.
II. ‐ Après s’être engagé par écrit à ne pas en faire un usage étranger à sa finalité électorale, tout électeur peut prendre communication et copie de la liste électorale consulaire sur laquelle il est inscrit au lieu de son dépôt ou du double de cette liste au ministère des affaires étrangères. Toutefois, cette faculté peut être restreinte ou refusée si, en raison de circonstances locales, la divulgation des informations relatives à l’adresse ou à la nationalité française des personnes inscrites est de nature à porter atteinte à leur sécurité ou à leur sûreté.

Conseil d’Etat extrait de la décision n°296013 du 10 août 2007

Sur les griefs tirés de la communication des adresses électroniques des électeurs et de l’usage qui en a été fait :
Considérant qu’en application des dispositions de l’article 8 de la loi organique du 31 janvier 1976, dans sa rédaction applicable, issue de la loi organique du 5 avril 2006, la liste électorale consulaire, désormais commune à l’élection du Président de la République et à l’élection des membres de l’Assemblée des Français de l’étranger, comporte, au titre des mentions obligatoires, l’adresse électronique des électeurs ; qu’il résulte des dispositions combinées de l’article 9 du décret du 6 avril 1984 et du I de l’article 6 du décret du 22 décembre 2005 que chaque candidat ou son représentant, ainsi que tout parti ou groupement politique représenté par un mandataire dûment habilité, peut prendre communication et copie de la liste électorale consulaire à l’ambassade ou au poste consulaire ; que si les dispositions du II de l’article 6 du décret du 22 décembre 2005 subordonnent la possibilité pour un électeur d’obtenir communication de la liste électorale consulaire sur laquelle il est inscrit à un engagement de sa part de ne pas en faire un usage étranger à la finalité électorale de cette liste, cette formalité n’est pas prévue par le I de cet article en ce qui concerne la communication à un candidat ou à un parti politique ; …

Photo Flickr de Casimusica

Le chef de l’Etat promet un service public d’accompagnement de l’expatriation

Lundi dernier, depuis Madrid, Nicolas Sarkozy a présenté ses voeux à tous les Français vivant à l’étranger, soit près de deux millions et demi de personnes, une communauté « qui n’a jamais été aussi importante », note-t-il, puisqu’elle progresse au rythme de 3% par an pour les motifs les plus divers. Alors, 11 députés ne seront pas de trop pour les représenter, en juin prochain, pourrait résumer les propos du Président sur ces prochaines élections.

Le chef d’Etat a tenu à nous rappeler qu’il nous aime, parce que nous représentons une « force » et une « richesse » pour la France. Ce qu’il aime le plus chez nous, c’est notre capacité d’adaptation. Qui le contredirait ? « A ce titre, par votre capacité d’adaptation, vous êtes une leçon pour l’ensemble de la communauté nationale », juge-t-il.

Selon Nicolas Sarkozy, deux réseaux caractérisent notre volonté de rayonnement international et notre souci des compatriotes expatriés : d’abord, le réseau d’enseignement français qui scolarise 300.000 élèves, dont 110.000 Français, au sein de 485 établissements répartis dans 130 pays ; ensuite, notre réseau consulaire qui est « le deuxième du monde par le nombre de ses implantations. Et le premier par l’étendue de la gamme et de la qualité des services qu’il rend », revendique-t-il. Une réalité à laquelle acquiesce Joëlle Garriaud-Maylam, sénatrice des Français établis hors de France et véritable globe-trotter, qui faisait évidemment partie du déplacement.

La crise fait sérieusement froncer les sourcils du gouvernement pour savoir où réaliser des coupes sombres, mais on conçoit mal de pénaliser les enfants d’expatriés. C’est pourquoi « l’aide à la scolarité a doublé en 5 ans pour atteindre 125 millions d’euros », précise Nicolas Sarkozy. « Malgré la crise, 32.000 élèves français bénéficient d’une aide à la scolarité, ils étaient 22.000 en 2007 (…) En 5 ans, les crédits consacrés aux bourses scolaires ont doublé, 50 millions d’euros en 2007, près de 100 millions d’euros en 2012 », a-t-il continué d’égrener ces chiffres qui sont évidemment à mettre à son crédit politique.

Les voeux 2012, formulés depuis la Résidence de France à Madrid, nous ont réservé une bonne surprise en répondant à une attente maintes fois exprimée par l’Assemblée des Français de l’étranger. Le chef de l’Etat a déclaré vouloir « mettre sur pied un véritable service public d’accompagnement de l’expatriation et de la réinsertion, afin qu’une personne ou une famille puisse aborder ces changements, importants dans une vie, sans subir un traumatisme. »

Nicolas Sarkozy a paru plutôt grave en considérant les crises et les mutations qui secouent les nations, mais il ne s’est jamais départi d’un optimisme de coeur et de raison, en concluant que le monde était, somme toute, « passionnant, parce qu’il faut inventer des idées nouvelles, parce qu’il faut être ouvert sur ce monde, et parce que la France a une opportunité de construire une nouvelle relation avec ce nouveau monde. »

Texte des voeux 2012 à l’ensemble des Français de l’étranger de Nicolas Sarkozy, à Madrid, du 16 janvier 2012 et lien vidéo.

Le retrait de la double taxe foncière pour les non résidents me vaut des échos dans les médias britanniques

Deux articles ont paru en début de semaine relatifs à la décision du Président de la République d’annuler le projet de taxe foncière additionnelle réservée aux non résidents. Ils font suite à l’article du Times, publié le 10 juin 2011, “France ready to beat retreat over tax on second homes” qui, le premier, a repris mes propos. En effet, je souhaitais rassurer sans attendre les personnes affectées par ce projet.

Je suis heureux et flatté d’observer que mon blog est suivi par les médias britanniques : “Olivier Cadic, who represents the UK for the Council for French Abroad, and a vocal opponent of the tax since it was first proposed, said on his blog (www.oliviercadic.com) following the announcement “I am very happy with the decision, which will be a huge relief to non-residents with a second home in France.” He goes on to say: “I think 18th June was a particularly good choice of date for the tax to have its Waterloo!” (article « U-turn on holiday home tax sparks relief » dans French Property News)

Je suis également content que mes propos n’aient pas été édulcorés ! : “Olivier Cadic, a member of the Council for the French Abroad, said Mr Sarkozy had also realised the law would have been ‘electoral suicide’ as French expatriates will be able to elect MPs for to parliament next year. “All those French living abroad with homes in France would have been scandalised,” he said. He also faced the threat of opponents taking their case to the European courts, arguing the tax is discriminatory.” (article « Nicolas Sarkozy drops controversial tax on second homes in France » dans le Telegraph)

Photo Flickr de Dweinberger

Double taxe foncière pour les non-résidents : Nicolas Sarkozy, le pouvoir de dire non

C’est confirmé. Comme promis, la sénatrice Joëlle Garriaud-Maylam m’a appelé à sa sortie de réunion à l’Elysée, ce samedi 18 juin (lire : « Double taxe foncière pour les non résidents : Alain Juppé demande sa suppression, le Président devrait arbitrer demain » du 17 juin 2011)

Au cours de cette réunion le Président de la République a rendu son arbitrage – en accord avec le ministre du Budget – sur l’article du projet de loi de finances rectificative prévoyant une taxe sur les résidences secondaires des non-résidents. Nicolas Sarkozy a écarté le principe de cette nouvelle taxe.

Le Président a rappelé lors des entretiens son attachement à la communauté française expatriée.

Je me réjouis de cette décision qui va soulager les non-résidents propriétaires d’une résidence en France.

Photo Flickr de Downing Street

Double taxe foncière pour les non résidents : Alain Juppé demande sa suppression, le Président devrait arbitrer demain

Le ministre d’Etat Alain Juppé se prononce en faveur du retrait de la double taxe des non résidents

Mercredi dernier, à l’occasion de son audition par la commission des Affaires étrangères du Sénat, Joëlle Garriaud-Maylam a interpellé Alain Juppé, ministre des Affaires étrangères et européennes, sur le projet de double taxe foncière pour les non résidents. Sans ambages, Alain Juppé a indiqué qu’il avait personnellement saisi par lettre François Baroin sur ce projet aberrant d’imposition supplémentaire des expatriés. Voilà un renfort de poids qui met du plomb dans l’aile de cette taxe.

Nous avons appris depuis que le Président de la République recevra ce samedi 18 juin à 15h30, au palais de l’Elysée, des sénateurs des Français de l’étranger, auteurs de l’amendement de retrait (lire : « Dépôt d’un amendement pour le retrait de la taxe foncière supplémentaire pour les non-résidents » du 15 juin 2011).

Le ministre du Budget, François Baroin, devrait être présent.

Ce sera l’occasion pour Nicolas Sarkozy d’exprimer ouvertement une position favorable au retrait de la taxe sur les résidences secondaires des non-résidents (lire : « Vers un retrait de la taxe foncière supplémentaire pour les non-résidents » du 10 juin 2011).

La date du 18 juin me paraît bien choisie pour que cette taxe subisse un Waterloo !

Lire aussi : « Sept sénateurs de la majorité dénoncent la double taxe foncière auprès du Président de la République » du 23 mai 2011.

Photo Flickr du Medef

La gastronomie française reconnue patrimoine mondial

Engagé pour mon plus grand bonheur dans la journée portes-ouvertes de la Petite école de Leeds, je regrette de ne pas disposer du don d’ubiquité : j’aurais alors pu assister au dîner de l’ACF (Association culinaire française) qui s’est révélé un succès bien mérité avec 260 convives (Lire : « Toque blanche et Black Tie » du 12 octobre 2010). J’adresse toutes mes félicitations à l’équipe organisatrice conduite par Gilles Quillot, un chef de première grandeur.

Ce dîner du 20 novembre tombait à pic pour célébrer l’inscription de la gastronomie française au patrimoine culturel immatériel de l’humanité ! Une liste instituée par l’Unesco en 2003 pour protéger les traditions à l’instar des monuments.

L’idée de proposer notre candidature auprès de l’Unesco revient au président de la République, Nicolas Sarkozy, lors d’une visite au salon de l’agriculture, il y a trois ans. Depuis, le suivi du dossier par le Sénat avait été confié à Catherine Dumas, sénatrice et conseillère de Paris (voir l’article sur son blog).

Je suis très flatté que Catherine Dumas ait accepté mon invitation à venir à Londres, le 6 mai 2011, pour évoquer la manière dont elle a contribué au « Menu gastronomique des Français » de devenir une référence et rendre hommage aux chefs français qui contribuent au rayonnement international de notre savoir-faire culinaire.

On se dit désormais : quelle responsabilité pour les cuisiniers français à l’étranger dans l’exercice de leur art, désormais paré des attributs de la reconnaissance universelle !

Associer le label France au plaisir de bien manger, ainsi qu’à son rituel, de la présentation des plats à l’adéquation des vins en passant par le service, constitue un atout économique majeur pour conquérir des marchés internationaux, qu’il s’agisse d’exporter de la main d’œuvre qualifiée, des spécialités de terroir, des fromages, des vins ou encore tous nos produits issus de l’industrie agro-alimentaire.

De plus, aucune crise des vocations n’est en vue. Les émissions culinaires se multiplient sur les télévisions pour réveiller le bon goût dans un monde de fast-food et perpétuer la tradition.

La mondialisation est une problématique dont nous sommes obligés de sortir part le haut, au moyen de la créativité. Pour être unique ou du moins rare, deux perspectives se présentent : capitaliser sur l’héritage du passé (gastronomie, luxe ou musées nationaux) et bien se tenir à la pointe du progrès, où la France s’illustre dans le nucléaire, les jeux vidéo ou l’infographie pour le cinéma. Le gourou américain du marketing, Seth Godin, exhorte ses clients à être « remarquables » et seulement cela.

Photo Flickr de Sarah Ackerman

Traité de défense commune entre la France et le Royaume-Uni

Historique ! voilà le qualificatif repris en boucle par tous les médias tel un mot d’ordre pour évoquer le XXXIème Sommet franco-britannique.

« C’est un niveau de confiance entre deux nations jamais égalé dans l’Histoire », ose même Nicolas Sarkozy devant la presse, aux côtés de David Cameron tout aussi radieux que lui.

A Londres, mardi dernier, ce qui demeura historique c’est la signature d’un traité de coopération militaire nucléaire entre la France et la Grande-Bretagne, pour une durée de 50 ans. Les deux seules puissances nucléaires en Europe vont désormais mutualiser leurs travaux de recherche à Aldermaston et réaliser des tests en commun au centre d’essais de Valvuc en Bourgogne.

Si les deux dirigeants se félicitent d’aller au prochain sommet de l’Otan avec une vision partagée de la sécurité, soyons honnête en disant que la crise contribue au rapprochement entre les peuples qui veulent travailler avec pragmatisme et rationaliser leurs investissements. Rappelons en effet que la France et le Royaume-Uni pèsent la moitié du budget de Défense de toute l’Europe.

La coopération militaire se prolongera par de nombreuses interactions, mais toujours dans le respect des souverainetés de chacun : conception commune du premier drone de surveillance européen, développement d’un nouveau programme de missiles, création d’une force expéditionnaire commune, coopération en matière de cyber-défense (contre le terrorisme et les cyber-attaques)… « Ensemble, nous ferons mieux », s’enthousiasme le Président.

Le chantier est considérable puisqu’il faudra devenir compatible tout en restant différents. Savez-vous, par exemple, que les avions français ne peuvent pas se poser sur un porte-avions anglais et réciproquement ? C’est pourquoi le futur porte-avions britannique va adopter le principe du catapultage des avions pour bâtir une force aéronavale franco-britannique intégrée.

Il y a tout juste vingt-cinq ans, je participais au développement des commandes de vol du Rafale. La rivalité avec l’Eurofighter était notre moteur. Je me souviens aussi de la marginalisation de l’emploi de nos forces aériennes lors de la première guerre du Golfe. En seulement trois ans, le chef de l’Etat a conduit un bouleversement stratégique en matière de défense qui sort la France de son isolement et la place de nouveau en qualité d’acteur international incontournable.

Nicolas Sarkozy prépare sous les meilleurs auspices la présidence française au G20 et G8 déclarant qu’il va associer les Britanniques à ses initiatives. Une démarche qui tombe sous le sens tant les enjeux actuels demanderont du consensus, de l’audace et de nouvelles idées : « On ne résoudra pas les problèmes du 21ème siècle avec les idées du 20ème siècle », a rappelé le Président.

Texte intégral de la conférence de presse conjointe, David Cameron & Nicolas Sarkozy, du 2 novembre 2010 (discours, questions/réponses)

La Conférence des ambassadeurs dessine la route du futur

La XVIIIe Conférence des ambassadeurs s’est déroulée du 25 au 27 août à l’Hôtel de Matignon, réunissant l’ensemble de nos représentants diplomatiques. Le Premier ministre a dressé le bilan d’une intense action diplomatique tandis que Président de la République a livré ses objectifs à l’échelle internationale.

Nicolas Sarkozy a commencé par rappeler à l’auditoire que le 12 novembre, la France prendra la présidence du G20 pour un an, et le 1er janvier prochain la France prendra la présidence du G8. « Ce sont deux très lourdes responsabilités. Je ne reviendrai pas sur le G20 qui représente 85% de la richesse de la planète. »

Face aux défis politiques et économiques planétaires, le président se félicite qu’un tabou soit enfin tombé : « Aujourd’hui, toute l’Europe s’accorde pour reconnaître qu’un véritable gouvernement économique européen est non seulement nécessaire et même indispensable ». Et de rappeler que l’Europe est une puissance économique de 500 millions de citoyens qui représente 30 % du PIB mondial. Par ailleurs, l’Europe est le premier importateur du monde et pèse 35 % du total mondial des investissements directs à l’étranger.

Selon Nicolas Sarkozy, le premier chantier qu’il faut régler dès l’année prochaine est celui de la réforme du système monétaire international. Le second chantier doit concerner la volatilité des prix des matières premières : « C’est une catastrophe. Et il suffit de voir ce qui se passe avec le blé », plaide le président. Enfin, il nous apprend que la France va proposer de créer un secrétariat du G20 pour suivre en permanence la mise en oeuvre des décisions prises et instruire les dossiers.

Le président a conclu que « ce dont le monde a le plus besoin, au XXIe siècle, c’est de nouvelles idées, de nouveaux projets, de nouvelles ambitions. » Superbe et imparable.

Pour sa part, François Fillon considère que « tenir notre rang dans une concurrence internationale impitoyable est un vrai défi », en rappelant qu’en 2009 la Chine est devenue le premier exportateur mondial, le premier pays en nombre de brevets déposés et le deuxième pays d’accueil des investissements étrangers. Sa croissance sera supérieure à 10%, un peu au dessous de son voisin indien qui avoisinera 8%.

Alors comment tenir notre rang ? « Les pouvoirs publics sont là pour aider les entreprises françaises à être au rendez-vous et en particulier sur les marchés émergents », s’engage le chef du gouvernement. Pour François Fillon, le salut des pays développés sera dans leur capacité à maintenir « leur avance technologique en innovant constamment. » A ce propos, il souligne que la France est le premier pays européen pour l’implantation de centres de R&D de groupes étrangers.

Discours video de Nicolas Sarkozy : « Les enjeux économiques et stratégiques européens« .

Discours video de François Fillon : « Grâce à notre réseau diplomatique, la France a été présente sur tous les fronts« 

Vers l’abandon de la mesure de «gratuité» pour les lycées français à l’étranger?

Il y a 3 mois, j’ai été reçu par la mission d’Evaluation et de Contrôle (MEC) de la commission Finances de l’Assemblée nationale au sujet des enjeux et du bilan de l’enseignement français à l’étranger (Lire : « Mon audition à l’Assemblée nationale sur l’enseignement français à l’étranger » du 24 avril 2010).

Un article du Parisien, daté d’hier, révèle que cette mission va préconiser l’abandon de la mesure de «gratuité» lors de la présentation de son rapport aujourd’hui même auprès de la commission Finances de l’Assemblée nationale («Haro sur la gratuité des lycées français à l’étranger»)

Pour mémoire, lors de la campagne présidentielle de 2007, le candidat Nicolas Sarkozy s’était engagé à rendre gratuite la scolarité de tous les enfants inscrits dans les écoles françaises de l’étranger pour les classes de lycée.

Suite à son élection, j’avais écrit au Président de la République pour lui demander de reconsidérer cette promesse, car je pressentais tous les effets pervers de cette orientation qui n’avait fait l’objet d’aucune étude préalable (Lettre au Président du 16 juillet 2007).

Mais le Président voulait mettre un point d’honneur à respecter ses engagements et il n’a pas tenu compte des arguments invoqués dans mon courrier. Il a décidé de prendre progressivement en charge les classes de lycée. L’an dernier, un moratoire a été décidé pour ne pas étendre cette mesure au-dessous des classes de lycée.

L’aide de l’Etat à l’enseignement français à l’étranger s’élève à plus de 526.8 millions d’euros pour 2010, répartis ainsi :
– Subvention à l’AEFE : 421,3 millions
– Bourses pour élèves de maternelle, primaire et collège : 64 millions
– Prise en charge pour élèves de lycée : 41.5 millions d’euros (et non 106,5 millions d’euros comme indiqué par Le Parisien qui est la somme correspondant à l’addition des bourses et des Prises en charge).

Pour mémoire, le budget des Bourses est passé de 47M€ (2007) à 59M€ (2009). Celui de la Prise en charge s’élevait à 28.19M€ en 2009.

Si la mesure de Prise en charge était annulée, l’économie ne serait pas de 41,5 millions d’euros. En effet, un certain nombre d’élèves pourrait prétendre à bénéficier d’une bourse. Il faudrait donc prévoir une progression de l’enveloppe des bourses.

Définir un plafonnement de la mesure de prise en charge en fonction des revenus et du niveau des frais de scolarité reviendrait, en fait, à transformer cette prise en charge automatique en une bourse. Compte tenu des difficultés budgétaires auxquelles est confronté notre pays, il me paraît sage d’envisager cette évolution.

Avant de débattre du redéploiement de cette économie, il me paraît important de connaître les recommandations de la MEC sur les orientations de l’enseignement français à l’étranger.

Je souhaite rappeler que seuls 30% des enfants français à l’étranger sont scolarisés dans notre réseau, soit moins d’un sur trois !

Il me faut souligner aussi que nous recensons environ 15% des jeunes français lors des JAPD (Journées d’appel de préparation à la défense) à Londres qui ne parlent pas notre langue, car nous ne disposons d’aucune vision pour garantir l’enseignement de notre langue à nos compatriotes à l’étranger.

Est-ce là le respect du pacte républicain ?

Peut-être allons-nous enfin parler des priorités pour justifier de l’emploi des fonds du contribuable français pour l’enseignement français à l’étranger ?

Se limiter à un débat sur le financement de la prise en charge qui représente moins de 8% du budget me fait craindre une approche politicienne du débat. Ce n’est pas à la hauteur de l’enjeu.

Nous devrions nous préoccuper de définir clairement l’objectif à poursuivre pour l’enseignement français à l’étranger et seulement ensuite déduire les moyens à mettre en œuvre.

Lire aussi : « Budget – Comment faire face enjeux du réseau AEFE ? » du 14 mars 2010

Lire aussi : « Point de vue sur le budget des Français de l’étranger » du 21 janvier 2010

Photo Flickr de Likabell’s photostream

J’apporterai mon suffrage à Nicolas Sarkozy

Chers compatriotes du Royaume-Uni,

L’an dernier, vous avez placé largement en tête de vos suffrages la liste que j’ai conduite pour l’élection à l’Assemblée des Français de l’Étranger au Royaume-Uni.

Aujourd’hui, à la veille d’un choix décisif pour l’avenir de notre pays, il me paraît important de partager avec vous, en toute transparence, les réflexions qui me déterminent.

L’Europe garantit la liberté de circulation pour tous ses citoyens et en particulier ceux qui sont animés, comme je le suis, par l’esprit d’entreprise. Grâce aux avancées concrètes de l’idéal européen, nous avons pu nous installer librement au Royaume-Uni et bénéficier de son dynamisme.

De même les Britanniques qui choisissent de s’installer en France jouissent de la douceur de vivre de notre pays. C’est grâce à l’Europe que la France adopte des règles de libre concurrence et fait reculer les monopoles d’État. Seule l’Europe nous offre la taille critique pour permettre à nos entreprises et à nos produits de rivaliser avec ceux des États-unis, du Japon, de la Chine et des grands pays émergents.

Les Français de l’étranger dont vous faites partie ne s’y sont pas trompés. Voilà deux ans, vous avez opté à plus de 80% pour la ratification du traité constitutionnel européen. Les tenants du non ont orienté notre pays vers une impasse, en faisant de l’Europe le bouc émissaire des peurs des Français. La construction de l’Europe a, un temps, marqué le pas. Mais, plus de la moitié des États membres qui avaient déjà ratifié le traité, se sont réunis sans la France pour réfléchir à l’avenir de l’Europe, faisant ainsi la démonstration que nous risquions d’être désormais hors-jeu.

Seul Nicolas Sarkozy nous propose la ratification parlementaire d’un traité simplifié, limité aux questions institutionnelles, mais qui garantira à l’Europe les moyens de fonctionner efficacement à 27 États membres. Cette approche me parait la plus sage, pour permettre à notre pays de retrouver la place qu’il n’aurait jamais du perdre, à la tête du processus de construction européenne.

Lors de mes échanges avec notre communauté, j’ai rencontré des compatriotes libérés des contraintes d’un système faussement protecteur, profondément épris de leur pays et désireux d’un renouveau en France.

Nicolas Sarkozy invoque la responsabilité individuelle comme moteur du changement. Ainsi le 30 janvier dernier à Londres, il déclarait : « L’assistanat c’est le contraire de la responsabilité parce qu’avec l’assistanat l’homme subit au lieu de vouloir. L’homme n ’est pas libre s’il n’est pas responsable de ses actes ».

Il prône « une France ouverte qui croie de nouveau aux valeurs de l’effort, de la réussite, du travail, du mérite ». En tendant la main à ceux, dont je fais partie, qui s’estiment rejetés par un pays où la réussite paraît suspecte et qui s’étaient pour la plupart réfugiés dans l’abstention, il allie son dynamisme de leader aux qualités de rassembleur nécessaires à la fonction présidentielle.

Il évoque aussi une avancée historique en matière de protection des libertés individuelles et des Droits de l’Homme, domaine dans lequel les français auraient encore à gagner, et sans doute beaucoup plus qu’ils ne le croient eux-mêmes.

Il « propose que l’on instaure en droit français une authentique procédure d’habeas corpus. » L’habeas corpus Act est une loi limitant la détention provisoire arbitraire adoptée par le Parlement anglais en 1679, soit plus d’un siècle avant la Révolution française. Ses principes furent repris dans la Constitution des États-unis. Cette loi constitue l’un des piliers des libertés publiques anglaises en apportant des garanties réelles et efficaces contre la détention arbitraire.

Nicolas Sarkozy considère « qu’un juge seul n’offre pas assez de garanties pour prendre une décision aussi lourde que celle d’incarcérer une personne présumée innocente. » En s’inspirant des règles de droit en vigueur outre-manche, il préconise « la création de juridiction collégiale, ne comprenant pas le juge d’instruction et statuant en audience publique sur la mise en détention provisoire ».

Au regard du désastre judiciaire d’Outreau, chacun comprendra l’intérêt de mettre définitivement un terme au système du juge unique qui prend ses décisions arbitrairement, dans la solitude de son cabinet, au risque, en fait, de se muer en juge inique.

Nul doute qu’il marquerait alors de son empreinte l’histoire de la Justice française en offrant à notre pays et à ses citoyens tellement épris de liberté, une des plus belles règles de droit.

Ainsi, parce que je ressens une approche convergente sur les idéaux de liberté, de justice et de fraternité, j’apporterai mon suffrage à Nicolas Sarkozy.

Je vous invite à écouter le message qu’il vous adresse à quelques jours du scrutin : http://www.dailymotion.com/video/x1pafz_message-aux-francais-de-letranger

J’appelle de mes voeux un Président disposant d’une vraie compétence d’Homme d’État, entouré d’une équipe composée de professionnels ayant fait leurs preuves, et qui prendra les décisions trop longtemps différées, nécessitées par l’intérêt général et celui de notre pays.

Les hommes libres n’ont pas de maître. Vous, Français du Royaume-Uni, le savez bien. Vous symbolisez la France qui a confiance en elle et ne craint pas l’avenir. En cela votre choix est particulièrement significatif.

Quelle que soit votre opinion, notre pays aura besoin de vous pour orienter son destin les 22 avril et 6 mai prochains. Comme le disait Albert Einstein, nous aurons le destin que nous méritons !

Olivier CADIC, Conseiller à l’Assemblée des Français de l’Étranger, Fondateur de la France Libre… d’Entreprendre

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