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En circonscription au Royaume-Uni – Dartford, Londres (11 & 14 juillet 2026)

Fête nationale 2026 – Londres

Le soleil était de la partie à l’invitation d’Hélène Duchêne, ambassadrice de France au Royaume-Uni, pour célébrer la fête nationale à la Résidence de France, ce mardi 14 juillet.

La Résidence arborait une reproduction d’une partie de la célèbre tapisserie de Bayeux, symbole du prêt historique consenti par la France au Royaume-Uni, quelques jours avant son exposition à Londres. Un clin d’œil particulièrement fort à l’histoire partagée entre nos deux pays.

Étaient présents mon collègue député Vincent Caure, plusieurs conseillers des Français de l’étranger, parmi lesquels Anne Vigouroux, Alexandre Casin et Laurent Batut, Olivier Guyonvarch, consul général à Londres, Stéphane Pailler, consul général à Édimbourg, ainsi que Nicolas Hatton, fondateur de the3million et ancien conseiller des Français de l’étranger.

Éléonore Caroit, ministre déléguée chargée de la Francophonie, des Partenariats internationaux et des Français de l’étranger, avait également fait le déplacement à Londres pour cette célébration.

Voilà vingt ans que j’ai l’honneur de participer à la fête nationale à la Résidence, depuis mon élection à l’Assemblée des Français de l’étranger en 2006. De Gérard Errera à Hélène Duchêne, qui achèvera sa mission cet été, j’aurai eu le privilège de connaître sept ambassadeurs qui nous ont accueillis à cette occasion.

Je n’oublierai jamais l’édition de 2012, lorsque Bernard Émié accueillait François Hollande, tout juste élu président de la République, ni celle de 2016, où Sylvie Bermann recevait Boris Johnson, quelques jours après le référendum sur le Brexit et sa nomination comme secrétaire d’État aux Affaires étrangères. Je pense aussi à celle de 2021, organisée en comité restreint autour de Catherine Colonna, après l’interruption imposée par la pandémie en 2020.

Cette année restera également marquée par l’installation d’un écran géant permettant de suivre la demi-finale de la Coupe du monde de football entre la France et l’Espagne.

Chaque édition est l’occasion de précieux échanges avec les représentants de notre communauté française. C’est toujours un plaisir de retrouver des personnalités engagées comme Brigitte Williams, déléguée de la Fondation de la France Libre au Royaume-Uni, ou Marc Roche, journaliste et essayiste belge, spécialiste de la monarchie britannique.

Avec Emmanuelle Bury, présidente, et Sébastien Joly, directeur de la Chambre de commerce franco-britannique, j’ai également eu le plaisir de féliciter les représentants de Vinci. Deuxième aéroport du Royaume-Uni et l’un des dix plus importants d’Europe, Londres Gatwick fait partie du réseau Vinci Airports, dont il est désormais la plateforme la plus fréquentée.

Je souhaite enfin saluer l’engagement d’Hélène Duchêne au service de la relation franco-britannique et de notre communauté française au Royaume-Uni, auquel cette réception donnait un relief tout particulier. Merci et bravo aux sponsors qui ont contribué à la réussite de cette belle réception et régalé les participants.

La défaite de l’équipe de France aura été le seul nuage de cette journée, repoussant à plus tard l’espoir d’une troisième étoile. Mais, même battus, nos Bleus nous auront permis de vibrer à l’unisson, comme chaque fois que retentit La Marseillaise pour célébrer notre fête nationale. +d’images

La Marelle – FLAM – Dartford (kent)

Treize ans plus tard, le plus beau succès de La Marelle : Quand les premiers élèves deviennent les ambassadeurs du français.

À l’invitation de Fabienne Fluro, co-directrice, et de Roch Miambanzila, co-président, je suis revenu à La Marelle ce 11/07/26, pour la première fois depuis 2014.

Cette journée revêtait un caractère tout particulier, puisque nous célébrions également le départ de trois de nos chers assistants, présents à La Marelle depuis plus de treize ans.

J’ai eu le plaisir de constater combien cette belle aventure collective n’a cessé de grandir grâce à l’engagement des bénévoles, des enseignants, des parents et de toute l’équipe qui la fait vivre.

Julie, Ethan et Melchior ont commencé leur apprentissage du français à La Marelle, qui a ouvert ses portes en septembre 2009 avec 70 élèves.

Fondée par Hasina Harris et Emma Burrows, l’association m’avait accueilli lors de sa première fête de fin d’année. Julie, Ethan et Melchior n’avaient alors que cinq ans (compte-rendu). Je les ai retrouvés avec beaucoup d’émotion, treize ans plus tard, au moment où ils s’apprêtent à quitter La Marelle pour prendre leur envol vers l’université.

Ils n’ont pas seulement grandi : après avoir été élèves, ils sont devenus assistants, contribuant au bon fonctionnement de l’association et accompagnant les nouvelles générations.

Avec Ethan, Julie et Melchior

L’hommage qui leur a été rendu a été le moment le plus émouvant de cette journée. Il illustre parfaitement ce que construisent les associations FLAM : des enfants qui grandissent avec la langue française et choisissent, à leur tour, de transmettre ce qu’ils ont reçu. La projection d’une vidéo retraçant leur parcours est venue rappeler tout ce que les associations FLAM apportent à nos jeunes compatriotes : un apprentissage exigeant et durable du français, mais aussi un véritable sentiment d’appartenance.

La création d’associations FLAM constituait le troisième objectif du Plan École que nous avons lancé en 2008. Après la Petite École Kentoise (PEK), créée à Maidstone par Katia Bresso, La Marelle de Dartford est devenue le premier essaimage dans le Kent. À cette époque, je consacrais une grande partie de mes interventions à convaincre les parents que le bilinguisme était une richesse, et non un obstacle, pour le développement de leurs enfants.

Les temps ont changé.

Cette fois-ci, il m’a été demandé d’intervenir sur les usages d’Internet, un sujet essentiel pour les familles d’aujourd’hui. « Laisseriez-vous vos enfants errer seuls dans les rues ? Alors ne les laissez pas non plus naviguer seuls sur les réseaux sociaux », ai-je recommandé.

J’ai également été impressionné par la qualité de l’organisation de cette kermesse, fruit du travail de nombreux bénévoles. Leur engagement témoigne de la formidable énergie qui anime La Marelle depuis ses débuts.

Je remercie du fond du cœur Roch, qui a participé à la création du Parapluie FLAM et a été l’un des piliers de La Marelle durant toutes ces années. Merci également à Fabienne, aux enseignants, aux assistants, aux bénévoles et aux parents, qui font vivre cette belle association et accueillent chaque semaine près d’une centaine d’enfants. Enfin, bravo aux parents qui font le choix de transmettre notre langue à leurs enfants, avec tout ce qu’elle véhicule de culture, d’ouverture et des valeurs humanistes héritées des philosophes des Lumières. +d’images

En circonscription au Royaume-Uni – Londres (25 avril 2026) & Ashford (30 avril 2026)

Communauté française

(g à d) Laurent Batut (délégué consulaire), Olivier Cadic, Amelie Mallet (conseillère des FDE), Sophie Routier (déléguée consulaire), Anne Vigouroux, Clémence Woolford, Alexandre Cassin

French Fair London : une journée au service de notre communauté

Ce 25 avril, j’ai participé à la première édition de la French Fair London, organisée par lepetitjournal.com, au Collège Français Bilingue de Londres, à Kentish Town. Cet événement a rassemblé plus de 600 Français et francophones autour d’un objectif simple : informer, accompagner et renforcer les liens au sein de notre communauté. Notre consul général, Olivier Guyonvarch, avait aussi fait le déplacement vêtu pour l’occasion d’une marinière.

Tout au long de la journée, visiteurs, experts et acteurs associatifs ont échangé sur les enjeux concrets de la vie quotidienne : démarches administratives, protection sociale, éducation, emploi ou préparation de la retraite. Les conférences ont apporté des réponses utiles, permettant à chacun de mieux se projeter.

Au-delà de ces aspects informatifs, la French Fair a pleinement joué son rôle de lieu de convivialité : stands, gastronomie, animations et musique ont contribué à créer une atmosphère chaleureuse, ouverte à tous, des nouveaux arrivants aux expatriés de longue date.

Cette initiative illustre le dynamisme de la communauté française au Royaume-Uni et l’importance de ces moments de rencontre et de partage.

Lire l’article de Damien Bouhours French Fair, marinières et grand soleil pour la communauté française de Londres, publié par lepetitjournal.com, le 26 avril 2026,

Ashford : les Français du Kent mobilisés pour la réouverture de la gare internationale

Il y a trente ans, l’Eurostar s’arrêtait pour la première fois à Ashford et ouvrait une nouvelle vie à des centaines de Français prêts à tenter leur chance au Royaume-Uni. C’était la naissance de la Génération Eurostar. En mars 2020, j’ai pris le dernier train s’y arrêtant. Depuis, ces liaisons n’ont jamais été rétablies.

C’est dans ce contexte que nous nous sommes retrouvés le 30 avril à l’Ashford International House, pour une réunion consacrée à l’avenir de la gare internationale, dont la réouverture serait déterminante pour redonner un nouvel élan au Kent.

Aux côtés d’Anne Vigouroux, qui accueillait dès 1996 les entrepreneurs français arrivant à Ashford, nous avons échangé avec les Français du Kent sur leurs préoccupations concrètes, dans un contexte marqué par les conséquences du Brexit : clarification des droits, accès aux services et vie économique locale.

La rencontre a réuni des acteurs mobilisés sur ces sujets : Jean-Claude Cothias, entrepreneur et secrétaire général de La France Libre d’Entreprendre ; Karine Mazui, responsable commerciale chez Eurotunnel ; Lucy Druesne, Deputy CEO de la Kent Invicta Chamber of Commerce ; et Andrew Osborne, Head of Economic Development pour le Ashford Borough Council, porteur de la campagne “Bring Back the Magic“.

La réunion s’est conclue autour d’un apéritif dînatoire, moment de convivialité à la française qui rappelle ce qui fait la force de notre communauté : le lien humain, par-delà les frontières et les obstacles.

En circonscription au Royaume-Uni – Ashford (Kent) / Gare Eurostar (8 janv. 2026)

Trente ans déjà…

Le 8 janvier 1996, la gare d’Ashford International devenait la deuxième porte d’entrée Eurostar du Royaume-Uni, après Londres, grâce à l’ouverture du tunnel sous la Manche.

Cette même année, j’ai choisi de m’installer à Ashford, située à deux heures de Paris, et d’y transférer le siège de mon activité professionnelle dans le domaine de l’électronique.

Confronté à la fois à l’ouverture du marché unique et à l’émergence des transferts d’activités de mes clients vers la Chine, j’étais convaincu que l’environnement économique britannique — alors particulièrement attractif — offrait les conditions nécessaires pour rebondir dans une compétition mondiale accrue.

Les médias se sont emparés de cette histoire, suscitant un véritable engouement. C’est ainsi que j’ai créé l’association La France libre… d’entreprendre, afin de répondre aux nombreuses sollicitations.

La génération Eurostar des Français du Royaume-Uni était née.

Pour accompagner le millier d’entrepreneurs ayant rejoint l’association afin de s’installer à Ashford, l’agence locale de Barclays a recruté une jeune compatriote : Anne Vigouroux.

Élu à l’AFE en 2006, j’ai obtenu l’ouverture d’un bureau de vote à Ashford à partir de 2012. Les électeurs français du sud-est de l’Angleterre n’ont ainsi plus eu à se rendre à Londres et votent désormais dans cette gare (compte-rendu).

En mars 2020, j’ai pris le dernier Eurostar s’arrêtant à Ashford. La pandémie a conduit à la suppression des arrêts à Ashford et à Ebbsfleet International. Ces dessertes n’ayant jamais été rétablies, j’ai déménagé près de Londres St Pancras début 2025.

La disparition des liaisons internationales a fragilisé l’attractivité du territoire, pénalisant entreprises, emplois et mobilités.

C’est dans ce contexte que j’ai été invité à témoigner le jeudi 8 janvier 2026 lors de l’événement Bring Back the Magic, organisé à la gare internationale d’Ashford par Ashford Borough Council et London St Pancras Highspeed.

Retenu à Paris pour assister au discours du Président de la République aux ambassadeurs à l’Élysée, j’ai été représenté par Anne Vigouroux et Jean-Claude Cothias, ancien secrétaire général de La France libre… d’entreprendre.

Je les remercie d’être intervenus en mon nom, dans le prolongement de mon témoignage vidéo (ci-dessus).

La mobilisation citoyenne est au rendez-vous : une pétition lancée par des habitants a déjà recueilli plus de 80 000 signatures. Elle traduit une attente forte et légitime.

Réouvrir la gare redonnerait de l’élan à tout un territoire et ferait renaître la magie d’une connexion qui a fait ses preuves. La gare a contribué à notre succès. Nous sommes aujourd’hui mobilisés pour lui permettre de retrouver son enchantement.

Message d’Anne Vigouroux
(à l’image avec Jean-Claude Cothias et Lucie Druesne, Deputy CEO de le Kent Invicta Chamber of Commerce)

. Anne Vigouroux est directrice globale du marketing chez Charles Taylor et co-responsable de l’antenne Alumni de MBS au Royaume-Uni.
. Depuis plus de vingt ans, elle consacre bénévolement son temps et son énergie à la communauté française, notamment au travers de la Jeune Chambre Franco-Britannique (ex-vice-présidente), de l’UFE Grande-Bretagne (ex-secrétaire), mais il faut aussi noter 15 ans de bénévolat à Notre-Dame de France.

MESSAGE (traduit en français) : “ Presque 30 ans séparent ces deux photos — et pourtant, on a l’impression que c’était hier.

La semaine dernière, j’ai eu le plaisir d’assister au 30ᵉ anniversaire de la gare d’Ashford International, parce que je fais partie de ce que l’on appelle la « génération Eurostar » — celle qui a pu étudier, travailler et construire sa vie à travers l’Europe, sans rupture ni frontière.

Ashford International n’était pas qu’une simple gare pour moi. C’est là que ma vie au Royaume-Uni a véritablement commencé : ma carrière chez Barclays, la rencontre avec mon mari, et la création d’amitiés qui durent depuis des décennies — dont une très spéciale avec Olivier Cadic, qui a contribué à déclencher, à la fin des années 1990, un véritable tsunami d’entrepreneurs français s’installant au Royaume-Uni via l’Eurostar, grâce à son association La France Libre d’Entreprendre.

Si l’on avance jusqu’à aujourd’hui, je ressens à la fois une pointe de nostalgie pour les belles années passées et un immense espoir.

L’espoir que les relations euro-britanniques continuent de se réchauffer (le retour d’Erasmus en est un signe particulièrement encourageant).

L’espoir que les dommages causés par le Brexit puissent être progressivement réparés.

L’espoir que la gare d’Ashford International rouvre enfin, afin de redonner de l’élan à des centaines d’entreprises locales et de familles dans le Kent.

Le thème des célébrations était « Bring Back the Magic »… et il ne pouvait pas être mieux choisi.”

En circonscription en Royaume-Uni – Londres (2-4 oct. 2025)

Diplomatie économique

L’équipe CCEF UK

Rencontre européenne CCEF UK – Jour 1/2

Europe / France – UK : restaurer la confiance et l’envie de faire des affaires ensemble

Très honoré d’avoir été invité par Dr Luc Bardin, président, et Olivier Morel, président d’honneur, à participer aux Rencontres européennes des CCEF au Royaume-Uni (2–3 octobre 2025).

Après Stockholm en janvier (compte-rendu) et Rome en avril (compte-rendu), j’ai eu le privilège de prendre part pour la troisième fois cette année aux rencontres des CCEF Europe, sous la présidence de la très dynamique Stella Clarke.

Objectif : contribuer au “reset” Europe / France – UK, dépasser l’héritage du Brexit et restaurer la confiance et l’envie de coopérer, dans l’esprit du Sommet européen du 19 mai et de la visite d’État des 8–10 juillet 2025, marquant la transition de l’Entente Cordiale à l’Entente Amicale.

Autour de l’ambassadrice de France en Irlande, Céline Place, l’équipe CCEF Irlande, présidée par Stella Clarke

La première journée de la conférence s’est tenue à la Résidence de France, avec la participation des ambassadrices Hélène Duchêne (Royaume-Uni), Céline Place (Irlande), et Sophie Sidos, présidente nationale des CCEF, Pierre Chabrol, chef du service économique régional et Samer Melki, consul général.

Panel 1 – Le nouveau paysage politique britannique et les relations UK–UE / France
Avec John Rowland (H/Advisors), Naomi Smith et Tom Brufatto (Best for Britain), une analyse passionnante du contexte politique britannique actuel. Une opinion désormais majoritaire estime que le Brexit fut un échec, y compris près de la moitié des électeurs conservateurs.
➡️ Comme le soulignent les CCEF UK : l’heure est venue d’entrer dans l’ère post-Brexit.

Panel 2 – Stratégies et partenariats UK dans la Tech, la Défense, la Santé et l’Éducation
Avec Lord Chris Holmes, Steve Oldfield CB, Sam Gyimah et John Howie MBE, des échanges riches sur les opportunités concrètes de collaboration franco-britannique.

Heureux également d’avoir pu échanger longuement avec notre ambassadrice en Irlande et les équipes CCEF UK & Irlande.

Un immense merci à Luc Bardin et Olivier Morel, deux présidents parfaitement complémentaires : 1 + 1 = 11. +d’images

Rencontre européenne CCEF UK – Jour 2/2

Europe / France – UK : restaurer la confiance et l’envie de faire des affaires ensemble

La seconde journée au National Liberal Club a permis d’échanger avec le député Vincent Caure, ainsi qu’avec nos collègues britanniques Ben Lake et Ben Coleman, dans un esprit d’ouverture et de coopération.

J’ai tenu à saluer le modérateur Dominic Grieve, ancien député conservateur et ardent défenseur du maintien du Royaume-Uni dans l’Union européenne. Son engagement constant et digne en faveur du dialogue européen force le respect.

J’ai également souligné la constance d’Olivier Morel, qui, tout au long de la période du Brexit, n’a jamais dévié de sa conviction que le partenariat entre le Royaume-Uni et la France devait être préservé. Cette vision a été rappelée lors de la précédente table ronde de la French Team UK, où Fabienne Viala, ancienne présidente de la Chambre de commerce franco-britannique, a réaffirmé que nos deux pays ne doivent pas être des rivaux, mais des partenaires.

Concernant la dynamique politique récente, à la suite du Sommet européen du 19 mai et de la visite d’État des 8–10 juillet, elle ne me surprend pas. Installé à Ashford (Kent) depuis 1996, où j’ai transféré le siège de mon entreprise afin de créer la France libre d’entreprendre, j’ai appartenu à cette génération Eurostar née du tunnel sous la Manche.
J’ai toujours été convaincu qu’une fois le Brexit réalisé, un principe de réalité s’imposerait : nous sommes plus forts ensemble que séparés.

Cette conviction s’étend également au domaine de l’autonomie stratégique européenne, où le rôle du Royaume-Uni, dans le contexte géopolitique actuel et au sein de l’OTAN, doit être pleinement reconnu.

S’agissant de la stratégie vis-à-vis de la Chine, notamment en mer de Chine méridionale, la récente parade militaire organisée à Pékin pour le 80ᵉ anniversaire de la victoire m’est apparue comme un exercice de communication stratégique : montrer, convaincre, intimider. Nous devons rester conscients que le risque d’escalade demeure réel.

Après la guerre en Ukraine et le conflit entre Israël et le mouvement terroriste Hamas, une confrontation en mer de Chine méridionale aurait des conséquences encore plus lourdes pour l’Europe.

Qui, en 2022, avait prévu de devoir se retirer de Russie avant la fin de l’année ? Et qui anticipe déjà dans ses budgets une éventuelle sortie de Chine d’ici 2026 ou 2027 ?

Toute ma gratitude à Dr Luc Bardin et Olivier Morel, organisateurs de ces deux journées de réflexions et d’échanges, particulièrement enrichissantes.

Je tiens également à remercier Hélène Duchêne, Céline Place, les Conseillers du commerce extérieur de la France, Business France, ainsi que les services commerciaux de l’ambassade de France au Royaume-Uni et en Irlande, pour leur engagement et la qualité de leur contribution. +d’images

Communauté française

Salon des associations FAFGB 2025

Ce samedi 4 octobre 2025, j’ai eu le plaisir de participer au Salon des Associations de la Fédération des Associations Françaises en Grande-Bretagne (FAFGB), à l’invitation de sa présidente Odile Prévôt, dans les locaux de MPW Queen’s Gate House.

Aux côtés du député Vincent Caure, du consul général Samer Melki et de Patricia Connell, j’ai tenu à saluer le travail remarquable accompli par Odile Prévôt et les membres bénévoles du conseil d’administration qui poursuivent, avec conviction et dynamisme, l’action d’une organisation fondée il y a plus de 80 ans.

J’ai invité la présidente à organiser prochainement une visite du palais du Luxembourg, dans la continuité des initiatives de ce que nous avions prises avec ses prédécesseurs Jean-François Le Gal (2022) et Anne Faure (2015).

Ce salon fut un moment d’échanges chaleureux avec de nombreuses associations membres, témoins de la vitalité de notre communauté : Les Auvergnats de Grande-Bretagne, Planet on Stage, Gallic Gang, Expat Village, Ecole Flam, Union des Français de l’Étranger, Serge Betsen Academy, Alliance Française de Londres, Association des Parents d’Élèves du Lycée Charles de Gaulle, ou encore Franco-British Connections.

Leur engagement illustre la richesse de la vie associative française au Royaume-Uni.

Je remercie toutes celles et ceux qui ont pris le temps d’échanger avec moi sur leurs projets, leurs défis et leur passion commune : faire rayonner la France à l’étranger.

Serge Betsen et Anne Vigouroux

Ces rencontres m’ont rappelé nos moments partagés — la solidarité après le Bataclan, la pandémie, ou durant le Brexit — où la communauté a toujours su rester unie et résiliente.

La FAFGB, qui regroupe aujourd’hui 42 associations, démontre une fois encore que nous sommes plus forts ensemble qu’isolés. Félicitations à toute l’équipe bénévole pour cette magnifique journée, et un clin d’œil à Anne Vigouroux, dont la joie à l’annonce du lot offert par Serge Betsen a symbolisé, à merveille, la convivialité de cet esprit collectif. +d’images

En circonscription au Royaume-Uni – Londres (26 & 29 janv. 2024)

2024 marque ma dixième année en qualité de sénateur représentant les Français établis hors de France.

« Le monde tel que je le vois » est le titre d’une série de conférences que j’ai prévu de donner en 2024, à la faveur de mes rencontres avec les Français de l’étranger, ayant pour thème les effets de la géopolitique sur nos vies.

Mes différentes responsabilités au Sénat au sein de la commission des Affaires étrangères de la Défense et des Forces armées, mes 518 déplacements au travers de 111 pays, ma vie au Royaume-Uni entre le Kent et Londres, et mon positionnement Indépendant, en dehors de tout parti, m’offrent une grille de lecture particulière sur le monde.

Communauté française

Un tour du monde en 80 minutes

Ce 29 janvier, j’ai choisi Londres et l’Église protestante française de Soho, un lieu emblématique pour donner ma première conférence « Le monde tel que je le vois », en présence d’Amelie Mallet, conseillère des Français de l’étranger pour le Royaume-Uni.

Près d’une centaine de compatriotes du Royaume-Uni ont répondu à cette invitation, dont certains venus spécialement depuis Milton Keynes.

Je remercie Thibault Lavergne, vice-président du consistoire, Andrea Morosanu, Anne Vigouroux et tous ceux qui ont œuvré à l’organisation de cet événement. J’adresse également toute ma gratitude aux participants pour leur participation et la chaleur de leurs messages adressés à l’issue de la conférence. +d’images

Enseignement

L’École Bilingue fête ses 20 ans

Retour à l’École Bilingue de Londres, cofondée par Véronique Ferreira et Franck Laurans, pour le plus grand bonheur des enfants qui l’ont fréquentée. Depuis deux décennies, 120 élèves sont accueillis chaque année dans les classes de maternelle et de primaire.

Une équipe enthousiaste et passionnée, des parents et des anciens élèves rayonnants ont célébré la fête marquant les 20 ans de cette école laïque installée dans une ancienne église.

En instituant un enseignement bilingue en 2004, Véronique et Franck apparaissaient alors comme de véritables précurseurs. Chacun s’accorde à reconnaître aujourd’hui les bienfaits de leur approche qui se généralise.

Forts de leur expérience, Véronique et Franck ont créé depuis à Lisbonne, « l’École trilingue » qui scolarise une cinquantaine d’élèves.

Comme il y a 10 ans, j’ai eu le privilège de rappeler l’importance de l’engagement de Véronique et Laurent pour la réussite du plan École afin de favoriser la réussite de l’écosystème éducatif français à Londres.

Je leur souhaite un très joyeux anniversaire et leur adresse mes plus sincères félicitations ! +d’images

ESCP Business School

Rencontre à l’ESCP Business School Londres avec Kamran Razmdoost, doyen, et Florence Mele, directrice, suivie d’une visite d’une des plus prestigieuses Business school.

ESCP pointe à la 4ème place dans le classement annuel 2023 des Business School européennes du Financial Times.

Créée en 1819 par Jean-Baptiste Say, l’École supérieure de Commerce de Paris est considérée comme la doyenne des écoles de commerce et de gestion. Outre Londres et Paris, elle est également implantée à Berlin, Madrid, Turin et Varsovie. Elle accueille 1200 étudiants à Londres.

À l’issue de la visite, j’ai eu un échange avec une dizaine d’élèves sur le rôle du sénateur représentant les Français établis hors de France. Plusieurs d’entre eux ont fréquenté des écoles françaises à l’étranger. Ils ont partagé leur expérience et parfois leurs interrogations toujours pertinentes sur leur fonctionnement. Je ne saurais dire qui d’eux ou moi a le plus appris à la faveur de cet échange.

Merci à Elias Abaibou, étudiant en Master in Management d’avoir eu l’initiative de m’inviter à l’ESCP. +d’images

Diplomatie économique

Mission économique

Entretien à l’ambassade de France au Royaume-Uni avec Pierre Chabrol, conseiller économique, et Justine Duval, attachée économique, pour faire le point sur le climat des affaires pour nos entreprises, deux ans après la mise en oeuvre du Brexit.

Le 31 janvier 2024 marquera le début des obligations en matière de certificats et d’étiquetage pour les produits agroalimentaires entrant au Royaume-Uni. Ce formalisme spécifique au Royaume-Uni risque de dissuader certains petits exportateurs.

En sortant de l’UE, le Royaume-Uni est sorti du CETA. Ironie de l’histoire, c’est en cherchant à conserver les règles imposées par l’UE, refusant le boeuf aux hormones canadien, que le Royaume-Uni a vu les négociations suspendues par le Canada.

Depuis 2016, les investissements stagnent au Royaume-Uni. Le pays affiche un des plus faibles taux de robotisation parmi les pays industrialisés et a un important besoin de main d’oeuvre.

Les Brexiters faisaient valoir pendant la campagne du référendum que la sortie de l’Union européenne permettrait aux Britanniques de reprendre le contrôle de leurs frontières, afin de faire chuter l’immigration, dont le solde migratoire était de 200 000 immigrés en 2016. En 2023, ce solde a pratiquement quadruplé (735 000) après avoir constamment progressé depuis, quels que soient les Premiers ministres qui se sont succédés depuis David Cameron. +d’images