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Palais de l’Élysée – Mauritanie – Dîner d’état

Honoré d’avoir été convié par le Président de la République, Emmanuel Macron, au dîner d’État organisé hier soir au Palais de l’Élysée en l’honneur du Président de la République islamique de Mauritanie, Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani.

Le Président de la République a souligné les liens politiques, culturels et économiques qui unissent nos deux pays, ainsi que l’importance des enjeux régionaux et internationaux.

Il a également tenu à remercier particulièrement son homologue mauritanien pour son engagement en faveur de la protection et du maintien de l’enseignement en français en Mauritanie, un enjeu majeur pour le rayonnement de notre langue et de notre culture.

Au cours de la soirée, j’ai eu le privilège d’échanger avec Son Excellence Mohamed Yahya Teiss, ambassadeur de Mauritanie en France et son épouse, Emmanuel Bonne, conseiller diplomatique du Président de la République, ainsi que Bruno Belin, sénateur.

Nos échanges ont notamment porté sur l’action de l’AFD en faveur du Centre national de transfusion sanguine (CNTS), qui couvre aujourd’hui 35 % des besoins nationaux en sang et vise une autonomie complète à l’horizon 2030.

J’ai également eu le plaisir de retrouver Jean-Noël Barrot, ministre de l’Europe et des Affaires étrangères, Sophie Sidos, présidente des CCEF, et Eva Nguyen Binh, présidente de l’Institut français, avec lesquels nous partageons une même exigence d’action publique et d’influence de la France.

Enfin, j’ai retrouvé Emmanuel Besnier, ambassadeur de France en Mauritanie, avec lequel j’avais découvert ce pays en septembre dernier, ainsi que Jules-Armand Aniambossou, envoyé spécial du Président de la République, qui m’avait accueilli lors de son précédent poste en Ouganda.

Une soirée placée sous le signe de la diplomatie, de la francophonie et de l’ambition pour les relations internationales de notre pays. +d’images

Sénat – Uruguay – Ambassadeur Jorge Luis Jure Arnoletti

Ce 8 février, entretien au Sénat entre Jorge Luis Jure Arnoletti, ambassadeur de l’Uruguay en France et le groupe d’amitié France-Pays du Cône Sud, présidé par Victorin Lurel et dont Bruno Belin est président délégué pour l’Uruguay.

Lors de son propos introductif, l’ambassadeur Arnoletti a rappelé que la France est un des premiers pays à avoir reconnu l’Uruguay. La Chambre de commerce française de Montevideo est la doyenne des CCI internationales depuis 1882 !

J’ai interrogé l’ambassadeur sur trois sujets :

1 – En décembre 2013, l’Uruguay a été le premier état au monde à légaliser la production, la distribution et la consommation du cannabis dans le but d’en contrôler le marché et de le soustraire au crime organisé.

Lors de mon déplacement à Montevideo en avril 2016, j’avais rencontré Mme Andrea Rizzo, agent de liaison entre le ministère des Relations extérieures et la Commission nationale des drogues et Dra Esc. Stella Maris Justo, secrétaire technique de l’équipe de direction de l’IRCCA, Institut de régulation et de contrôle du cannabis.

J’ai souhaité connaitre les effets de cette législation près de dix ans après son introduction.

L’ambassadeur m’a indiqué que le trafic de marijuana a chuté, puisqu’on peut se la procurer en pharmacie ou la cultiver chez soi.

Il n’y a pas d’étude pour justifier que cela ait freiné l’addiction aux autres drogues. Le trafic de stupéfiants a progressé sur tout le continent sud-américain. L’Uruguay n’y échappe pas et les saisies de drogues importées sont en hausse.

2 – Venezuela : Pour l’Uruguay, le Venezuela est déclaré comme une dictature et le régime de Nicolas Maduro n’est pas reconnu.
La participation du Venezuela au Mercosur a été suspendue.

3 – Mercosur : pour l’Uruguay, l’entrée dans le Mercosur en 1991 a ouvert un marché de 200 millions d’habitants à ce pays qui compte 3,5 millions d’habitants.

L’Uruguay est le 6ème exportateur de riz au monde. Leurs principaux partenaires commerciaux sont, dans l’ordre : La Chine, le Brésil, les États-Unis et l’Union Européenne.

L’accord entre le Mercosur et l’UE a été signé en 2020 au terme de 20 ans d’échange.

L’ambassadeur a regretté que certains pays de l’Union européenne donnent l’image d’une fermeture de leur marché.