Accueil      En circonscription      Sénat      Revue de Presse          Parcours      Me Contacter      Mes 31 défis
    

INFOLETTRE n°140 – Édito : « Unis » / Lutte contre le communautarisme : le Sénat vote la modification la Constitution / BITD : Photonis : une solution française est préférable au baroud d’honneur Teledyne / Audition Florence Parly : ComCyber & DiagCyber / L’innovation en débat au Cybercercle // Question au Gvt sur les relations entre l’AFD et la Chine / Audition Remi Rioux (AFD) : « Mon salaire est payé par la Chine » / CHINE : Huawei, menace pour notre sécurité ? (J-Y Le Drian) / CHINE : persécution des Chrétiens en Chine & Pasteur Wang Yi (J-Y Le Drian) / VENEZUELA : Législatives (J-Y Le Drian) / OCEAN INDIEN : développement économique / IRLANDE : Webinaire avec Laurence Helaili et des pilotes d’Aer Lingus / RU/Brexit & pre-settled status : Audition Clément Beaune / RU : Webinaire avec Nicolas Hatton (3 Million) : « Parlons de l’après-Brexit » // Période de réserve électorale des fonctionnaires à l’étranger : audition de J-Y Le Drian ; Marc Fesneau devant les élus FDE // Semaine AFE : Jean-Baptiste Lemoyne ; Commission Commerce extérieur ; Commission Sécurité reçue par G. Darrieussecq ; Commission Sécurité : audition Cyber-sécurité ; Rencontre des élus FDE avec Marc Fesneau // FDE : Test PCR avant embarquement : discrimination pour les Français résidant dans 4 pays / Assurance pour les consuls honoraires : réponse décevante / AFD et Entrepreneurs français à l’étranger // En circo au LUXEMBOURG (23-24 sept. 2020) et en ALLEMAGNE – Sarrebruck (24-25 sept. 2020).

Lire : l’INFOLETTRE n°140 – 31 octobre 2020Logo HebdoLettre bleu - Rond75

Edito de l’InfoLettre n°140

Unis

En progressant à nouveau en sièges à l’issue des élections sénatoriales de septembre 2020, le groupe Union Centriste (UC) retrouve le niveau qui était le sien il y a vingt ans, avant la création de l’UMP. « La conviction plutôt que la consigne », illustre la liberté de vote des membres de l’UC. Je me réjouis que l’indépendance ait le vent en poupe.

Élu vice-président de la commission des Affaires étrangères, de la Défense et des Forces armées, j’ai été reconduit dans ma mission de rapporteur pour la cyberdéfense et cybersécurité.

Le Sénat vient aussi de me désigner membre titulaire de la délégation française à l’Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe (APCE) pour œuvrer à la promotion des principes de la démocratie parlementaire, de la prééminence du droit et des droits de l’Homme.

Après la chute du mur de Berlin, beaucoup ont cru que la démocratie fondée sur les droits de l’Homme allait s’imposer au monde. La voilà attaquée de toutes parts.

Chaque assassinat d’innocents commis par des fanatiques nous sidère et ébranle la République.

J’ai témoigné dans l’Hémicycle des progrès de l’islamisation rigoriste que j’observe en Afrique depuis le début de mon mandat. Pas facile de trouver la parade au fondamentalisme religieux qui mine les pays musulmans et cherche aussi à se développer en Europe en rejetant nos principes républicains.

Les criminels qui instrumentalisent l’Islam veulent fracturer notre société et détruire nos valeurs. Ils constituent du pain béni pour les extrémistes de droite comme de gauche, ennemis ordinaires de la démocratie mis en scène par certains médias au prétexte que l’outrance fait de l’audience. Visuel HL125

Le complotisme, les mensonges, la désinformation et la haine ordinaire envahissent l’espace cyber ; c’est le terrain de jeu favori des autocraties pour faire émerger des pouvoirs dits populistes ou illibéraux dans nos démocraties.

Inutile de chercher un message de condoléances sur le site de l’ambassade de Chine en France suite aux attentats à Conflans-Ste Honorine ou Nice ce mois-ci. La Chine de Xi-Ji Ping développe un monde néo-totalitaire qui va au-delà de l’imagination d’Orwell. Mettre au jour son appareil de répression interne et le développement de sa force militaire ; enrayer sa stratégie expansionniste et la mise en place de ses structures de désinformation externe constituent une priorité.

Face à ce rival idéologique majeur, Jean-Yves Le Drian nous a déclaré que « ce combat, l’Europe ne peut le mener qu’unie, autrement elle le perdra ».

En levant les yeux vers le buste du plus illustre sénateur français, je me suis dit que son message fait écho aux propos du ministre des Affaires étrangères. Il devrait continuer à nous inspirer pour surmonter nos difficultés : « Par l’union, vous vaincrez. Étouffez toutes les haines, éloignez tous les ressentiments, soyez unis, vous serez invincibles » Victor Hugo. Découvrir l’InfoLettre n°140

Semaine AFE (7) – Soirée des élus avec le ministre Marc Fesneau (3/3) : Participation citoyenne (vidéo 3’10)

Marc Fesneau a pu évoquer la Participation citoyenne, un sujet qui lui tient à cœur, devant un parterre d’élus de l’Assemblée des Français de l’étranger (AFE), ce 7 octobre au Sénat, au cours d’une soirée dont il était l’invité d’honneur.

Ministre délégué auprès du Premier ministre, Marc Fesneau est chargé des Relations avec le Parlement et de la Participation citoyenne. Ce second point « peut être l’une des voies qui permette une réconciliation avec la démocratie représentative, dont on voit bien les processus en œuvre de délégitimation », estime-t-il.

En effet, il précise que « le politique est délégitimé quand il donne le sentiment de ne pas avoir de prise sur les choses, quand il ne change pas le quotidien et le réel des gens. Ce n’est pas un hasard si la participation aux municipales est la plus élevée de tous les scrutins ».

« La Participation citoyenne est un énorme champ qui s’ouvre. Il y a des expériences formidables qui ont été faites dans d’autres pays. Il faut qu’on essaie de s’en inspirer », a conclu le ministre.

Je soutiens pleinement son approche. J’ai découvert lors de mon déplacement au parlement au Luxembourg, avec Bruno Theret, leur système de pétition qui a dynamisé la participation citoyenne.

En circonscription en Allemagne (Sarre) – Sarrebruck (24-25 sept. 2020)

Après mon déplacement au Luxembourg, j’ai poursuivi mon périple dans cette « Grande Région » où bat le cœur de l’Europe, dans le land de Sarre, pour la première fois.

Toute ma reconnaissance à Sébastien Girard, notre consul général, pour sa disponibilité et sa réactivité. Il m’a offert un programme de grande qualité. 

Tout juste arrivé en poste à Sarrebruck, Sebastien Girard m’a permis d’appréhender les nombreuses opportunités d’échanges avec notre voisin qui s’affirme être le land allemand le plus francophone et le plus francophile.

J’ai apprécié l’approche pragmatique du parlement sarrois sur la voie du rapprochement bilatéral que les élus allemands résument par ce slogan : les petits ruisseaux font les grandes rivières.

Tous mes remerciements à Janine Loock, dynamique présidente de l’Union des Français de Sarre (UFS), qui m’a accompagné à chaque étape de cette découverte de la Sarre.

Politique

Landtag

Dès mon arrivée à Sarrebruck, j’ai été accueilli au Landtag sarrois par le président du Parlement Stephan Toscani. J’ai signé le livre d’or accompagné par Sébastien Girard, consul général ; Janine Loock, présidente de l’UFS ; une délégation luxembourgeoise composée de Bruno Theret, vice-président du conseil consulaire, conseiller des Français de l’étranger ; Fabienne Pierrard et Christophe Déage, président de pôle IHEDN.

La Sarre est la région la plus francophile et la plus francophone, nous a déclaré Stephan Toscani, dans un français irréprochable.

Il y a tout juste 150 ans débutait le conflit entre la Prusse et la France, marqué par l’occupation de Sarrebruck par la France. Cette région a été au cœur des trois conflits qui ont opposé la France et l’Allemagne durant près d’un siècle. Mais elle a été le terreau de la construction européenne imaginée par les pères de l’Europe.

J’ai interrogé le président Toscani sur la décision de fermeture de la frontière allemande durant la pandémie qui a choqué les habitants venant de France et du Luxembourg, sinon ouvert une blessure. Le président a rappelé que cette décision a été prise par Berlin au plan national, mais il ne s’est pas dérobé et a assumé une part de responsabilité, car ils avaient été consultés.

Stephan Toscani reconnait que la fermeture de la frontière était une mauvaise expérience et ne souhaite pas qu’elle se reproduise. Je lui en suis reconnaissant.

Nous avons ensuite évoqué les axes de la Feuille de route III de la « stratégie France » de la Sarre qui compte un million d’habitants. Derrière le slogan « Les petits ruisseaux font les grandes rivières », les objectifs de rapprochement sont multiples et concrets.

Afin de parler d’une même voix, un bureau commun Sarre-Région Grand-Est a été ouvert à Paris, le 9 décembre 2019.

La Sarre a pour objectif d’obtenir le statut d’observateur à l’Organisation Internationale de la Francophonie (OIF). + d’images

Coopération

DFKI – Recherche sur l’Intelligence artificielle

Visite du Deutsches Forschungszentrum für Künstliche Intelligenz GmbH (DFKI), en présence du consul général, Sébastien Girard, et de la délégation composée de Christophe Déage, Fabienne Pierrard, Janine Loock et Annette Kuhn.

Le DFKI se présente comme le plus grand institut de recherche sous contrat à but non lucratif du monde en matière de technologie logicielle s’appuyant sur l’intelligence artificielle (IA).

Je remercie Philipp Slusallek, directeur, et Anselm Blocher, coordinateur de la coopération franco-allemande, et les chercheurs pour leurs présentations dans différents domaines (reconnaissance d’images et de modèles, visualisation, technologie du langage, robotique…)

La présentation de Bruno Lévy, directeur du centre de recherche INRIA Nancy/Grand-Est a permis d’apprécier que l’amitié franco-allemande se déclinait également dans l’Intelligence artificielle, au travers de la coopération entre le DFKI et l’INRIA Nancy. + d’images

Entrepreneuriat

Chambre de commerce

Accompagné du consul général, Sébastien Girard, j’ai participé à une soirée réunissant les administrateurs de la CCI France-Allemagne (CCIFA), présidée par Amand Rufin (Mazars) et dirigée par Frédéric Berner.

La Chambre compte 329 membres. Cela peut sembler faible au regard des 3500 à 5000 filiales françaises en Allemagne qui sont éclatées géographiquement à travers le pays.

La CCIFA constitue une organisation originale, puisque ses ressources reposent à 94% sur des prestations de services et seulement à 4% sur les cotisations.

Une équipe de 45 collaborateurs permet aux entreprises françaises d’aborder le marché allemand ou de s’y développer en offrant une gamme de services étendue : Information et conseil ; Externalisation de la fonction commerciale ; Recherche de partenaires commerciaux ; Recrutement et gestion du personnel ; Hébergement, gestion et coaching de VIE ; Marketing et promotion ; Startup / Société innovante ; Création, domiciliation et gestion de filiales ; Croissance externe ; Audits et restructuration ; Récupération TVA Europe…

L’approche de la CCIFA étant concentrée sur les services, l’animation de la communauté d’affaires se fait au travers de 8 clubs d’affaires (clubs-des-affaires.org) qui organisent les événements locaux à Berlin, Dusseldorf, Francfort, Hambourg, Leipzig, Munich, Sarrebruck et Stuttgart.

La CCIFA a trouvé une organisation adaptée à la structure fédérale allemande et un fonctionnement unique qui a fait ses preuves en matière d’efficacité. Son siège à Sarrebruck se situe à 1h50 en TGV/ICE du centre de Paris.

Avec une courbe d’expérience de plus de 40 années en matière d’appui opérationnel en Allemagne au service d’entreprises françaises, la CCFA présente « sous un seul toit » et de manière totalement intégrée un ensemble unique de solutions d’appui sur ce marché. + d’images

Communauté française

Union des Français de Sarre (UFS)

Pour mon premier déplacement dans le land de Sarre, notre consul général Sébastien Girard a réuni plusieurs représentants de notre communauté autour de Janine Loock, présidente de l’Union des Français de Sarre (UFS) et Myriam Bouchon, consule honoraire.

A cette occasion, j’ai été accompagné par une délégation luxembourgeoise de l’UFE-Luxembourg conduite par Bruno Théret, CFE, et composée de Fabienne Pierrard, Michel Chaine et de Christophe Déage.

Une grande partie de la discussion a porté sur les certificats de vie et la nécessité de disposer d’un formulaire en allemand pour le site centralisateur info-retraite.

J’ai salué la mémoire de Claude Villeroy de Galhau, qui a longtemps présidé l’UFS et représenté les Français d’Allemagne à l’Assemblée des Français de l’étranger. J’ai eu l’honneur de siéger à ses côtés de 2006 à 2009 au sein de la commission Finances et nous participions du même groupe. J’ai été ému de constater que cette personnalité remarquable alimentait les souvenirs de chacun.

Très heureux d’avoir rencontré un couple de compatriotes qui venait d’ouvrir une pâtisserie et un salon de thé, trois jours avant mon arrivée. Cette ouverture constitue un acte de confiance dans le futur qui donne du baume au coeur. Je leur souhaite une belle réussite.

Le lendemain de mon arrivée, le consul général m’a permis de visiter le consulat idéalement localisé pour accueillir nos compatriotes. + d’images

Enseignement

École française de Sarrebruck

Puisque le Lycée franco-allemand de Sarrebruck était fermé depuis deux jours, ce 25 septembre 2020, par décision du maire de la ville, suite à un cas de Covid-19, j’ai saisi l’opportunité de consacrer plus de temps à la découverte de l’école française de Sarrebruck, en présence de Sébastien Girard et de Janine Loock.

J’ai été accueilli par la directrice Isabelle Ledru-Neirynck, et par une chorale d’élèves qui a remarquablement interprété l’hymne européen.

L’école compte actuellement 249 élèves répartis en 14 classes : 4 classes de Maternelle pour un effectif de 100 élèves (de la Petite à la Grande Section) et 2 classes de chaque niveau en Élémentaire. L’établissement partage ses locaux avec le Lycée franco-allemand.

J’ai été particulièrement impressionné par la qualité des équipements du FabLab.

Conventionnée avec l’AEFE, l’école dispense un enseignement conforme aux programmes scolaires français et accueille prioritairement les enfants français résidant en Sarre. Elle accueille également les enfants d’autres nationalités, en particulier des élèves allemands, dont les parents souhaitent que leurs enfants bénéficient d’une éducation bilingue et biculturelle. + d’images

Université franco-allemande (UFA)

Accueilli par Olivier Mentz, président et Marjorie Berthomier, secrétaire générale et de plusieurs experts, j’ai découvert un laboratoire au service de l’Europe.

Accompagné par Sébastien Girard et Janine Loock, j’ai été épaté par la variété des actions de l’Université franco-allemande (UFA) qui promeut la coopération franco-allemande en matière d’enseignement supérieur et de recherche.

L’UFA est un établissement sans aucun mur, constitué d’un réseau de 208 établissements partenaires d’enseignement supérieur français et allemands qui échangent des étudiants. Il rassemble près de 6400 étudiants !

L’Université est financée à parts égales entre la France et l’Allemagne. Il n’existe aucune structure binationale comparable à travers le monde.

Une présentation de l’université de la Grande Région m’a également permis de constater le dynamisme et l’attractivité de cette organisation à l’intersection des grands ensembles géographiques européens.

Le groupement « Université de la Grande Région – UniGR » offre la possibilité d’étudier et de rechercher en 3 langues, dans 5 régions et 6 universités. La « Grande Région » est un espace géographique qui inclut le Grand-duché de Luxembourg, la Wallonie (Belgique), la Lorraine (France), la Sarre et la Rhénanie-Palatinat (Allemagne).

Les partenaires de l’Université de la Grande Région accueillent un total de près de 132.500 étudiants et emploient aux alentours de 6.500 enseignants-chercheurs. Il s’agit de :
* L’Université du Luxembourg ;
* L’Université de la Sarre ;
* L’Université de Liège ;
* L’Université de Lorraine ;
* L’Université de Kaiserslautern ;
* L’Université de Trèves. + d’images

Culture

Prix franco-allemand pour la littérature de jeunesse

J’ai accompagné le consul général, Sébastien Girard, à la Chambre de commerce de Sarre et Janine Loock, présidente de l’UFS, pour participer à la remise du Prix franco-allemand pour la littérature de jeunesse 2020.

Accueillis par Doris Pack, ancienne députée européenne, spécialiste éminente des questions culturelles et éducatives, nous avons assisté à la cérémonie ouverte par le ministre-président de Sarre, Tobias Hans.

Cette année, le prix français a récompensé Fleur Daugey et Stéphane Kiehl pour leur ouvrage « 30 jours au Groenland », consacré au changement climatique et à l’environnement.

Après son discours, le consul général m’a offert le privilège de remettre le prix aux auteurs qui participaient à la cérémonie en visioconférence.

J’ai adressé ces paroles à nos deux brillants auteurs : « Vous avez pour ambition de parler à vos lecteurs de la vie, celle des animaux et celle des hommes. La « Terre des Hommes » comme disait Saint-Exupéry. Vos livres ne connaissent pas les frontières. »

Je leur adresse mes plus sincères félicitations. + d’images

En circonscription au Luxembourg (23-24 sept. 2020)

Afin de me permettre de faire le point sur la situation des Français du Luxembourg à l’occasion de mon 4ème déplacement, j’ai participé à deux événements en compagnie de Bruno Theret, conseiller élu des Français de l’étranger au Luxembourg et vice-président du conseil consulaire (à l’image) : un petit déjeuner de travail à la résidence de France et une soirée au milieu de nos compatriotes résidant au Luxembourg, dont certains avaient fait le déplacement au Sénat au début septembre. (Lire : Accueil d’une délégation franco-luxembourgeoise au Sénat).

Ma visite du Lunalab me laissera un très beau souvenir. Il révèle les ambitions spatiales du Luxembourg ! Une approche pragmatique qui démontre que l’on peut avoir la tête dans les étoiles tout en gardant les pieds sur terre.

Je remercie Bruno Perdu, ambassadeur de France au Luxembourg, pour ses éclairages qui m’ont permis de préparer et réussir ce nouveau déplacement dans le Grand-Duché.

Politique

Parlement

Une relation au beau fixe ! Superbe accueil à la Chambre des députés par son président Fernand Etgen ; Nancy Arendt, présidente de la commission des Pétitions et Carlo Back, président de la commission de la Mobilité et des Travaux publics ; Laurent Scheeck, secrétaire général et Isabelle Barra, secrétaire générale adjointe, en compagnie de Bruno Perdu, ambassadeur de France au Luxembourg ; Bruno Theret, conseiller élu des Français de l’étranger au Luxembourg et Corinne Loze, CEO Orange-Luxembourg et CCEF.

Échange de vues sur les questions liées aux travailleurs transfrontaliers et portant sur le télétravail, la fiscalité, le développement du covoiturage et la démocratie participative.

La description du fonctionnement du système de pétition – qui permet à des citoyens de déposer des pétitions sur tout sujet relevant de l’intérêt général –  m’a permis d’explorer de nouvelles idées pour faire respirer la démocratie.

Si une pétition recueille 4500 signatures, le sujet sera discuté au Parlement et le gouvernement devra prendre position.

La santé est l’objet de nombreuses pétitions. Près d’un cinquième des pétitions relève de la mobilité (sécurité ou propreté des transports, accession aux gares, stationnement…). C’est une pétition qui a été à l’origine du transport gratuit pour les personnes à mobilité réduite.

Pour leur part, les médias relayent les dépôts de pétition et contribuent ainsi à la vitalité démocratique du pays.

La diversité des opinions s’exprime par le biais de sept partis représentés au Parlement. Les majorités se créent sur la base de coalitions. Ce travail collectif et démocratique explique sûrement pourquoi aucun parti extrémiste n’a encore pris pied au parlement luxembourgeois.

Je suis sincèrement reconnaissant envers Fernand Etgen et ses collègues pour leur chaleureux accueil et pour la qualité des échanges. + d’images

Espace

Université du Luxembourg (Espace)

Rencontre autour des activités spatiales au centre interdisciplinaire « sécurité et confiance » (Security and trust) à l’Université du Luxembourg.

Présentation des activités de l’Université par le professeur Yves Le Traon, vice-directeur du centre, en présence de Bruno Perdu, ambassadeur, Bruno Theret, conseiller élu des Français de l’Etranger-Luxembourg et Marina Daniel, attachée de Coopération scientifique.

Découverte du Lunalab, un espace de 11 mètres sur 7 comprenant 20 tonnes de basalte avec une granularité de 1 à 3 mm, qui reproduit l’environnement lunaire ! Drôle d’impression que de pouvoir ressentir les sensations de ceux qui ont foulé le sol lunaire…

L’université propose un « Interdisciplinary Space master », initié et soutenu par l’Agence spatiale luxembourgeoise.

J’ai pu voir les prototypes de satellites mesurant 10x10x10 centimètres, préparés par les étudiants dans le cadre du projet GoldCrest. Ces satellites sont destinés à être mis en orbite basse, située entre 400 et 600 kms d’altitude.

Je suis ressorti bluffé par le pragmatisme de l’approche du Luxembourg qui a su se doter d’une Agence spatiale tournée vers le business ! + d’images

Entrepreneuriat

Start-ups – Innovation

J’ai observé un écosystème pour les passionnés d’innovation. Retour à la « House of Start-ups » afin de visiter le Hub@Luxembourg qui fait partie du réseau LE Village By CA (Crédit Agricole Luxembourg), en présence de Bruno Perdu et Bruno Theret.

Présentation du Village Awards 2020 qui met en avant les meilleures coopérations Startups x Grandes Entreprises soutenus par le Village By CA (Crédit Agricole) Luxembourg.

L’objectif est de soutenir les collaborations de type startup/grand groupe.

Corinne Loze, CEO Orange-Luxembourg, CCEF, m’a présenté le duo EmailTree AI x Orange Luxembourg, qui concourt dans la catégorie « Coopération la plus efficace ». J’ai également assisté à la présentation du duo FIRIS x ArcelorMittal qui concourt dans la catégorie « Coup de cœur du jury ». + d’images

Communauté française

Résidence

Merci à Bruno Perdu, ambassadeur de France, pour l’organisation à la Résidence de France au Luxembourg, d’une réunion en présence de Pascale Gay-Gressin, Première conseillère et Johann Godin, consul-adjoint.

Le Luxembourg est un pays où un chauffeur de bus gagne 5000 euros par mois… Lorsqu’on sait qu’un directeur en poste dans une Administration centrale à Paris est moins payé que le personnel infirmier au Luxembourg, on comprend aisément pourquoi 100.000 compatriotes sont attirés par les offres d’emploi du Grand-Duché, à commencer par le personnel de Santé.

1,7 milliards d’euros d’impôts sont perçus par le Luxembourg sur les frontaliers français.

Les communes côté français qui assument les coûts d’infrastructures pour héberger les travailleurs frontaliers revendiquent un retour fiscal, comme cela se passe avec d’autres pays. Cette demande constitue un enjeu pour le développement harmonieux des territoires qui bordent le Luxembourg.

Ce qui me frappe le plus depuis mes premiers déplacements au Grand-Duché, c’est l’érosion continue des moyens accordés à notre poste diplomatique.

À l’évidence, Paris ne semble pas mesurer les opportunités offertes par le Luxembourg pour notre diplomatie économique. Bruno Theret pointe cette question à juste titre. Je lui apporte tout mon soutien pour que nous révisions notre approche afin de faire progresser nos échanges et les partenariats avec le Luxembourg.

Soirée conviviale

Très sympathique soirée avec une délégation de compatriotes installés dans le pays.

Merci au groupe Barnes Luxembourg pour son accueil d’excellence, ainsi qu’à l’initiateur Bruno Theret, élu local et responsable du groupe étendu Plus Forts Au Centre. + d’images

Accueil d’une délégation franco-luxembourgeoise au Sénat

Avec Christian Cointat, sénateur des Français établis hors de France (de 2001 à 2014), nous avons été ravis d’accueillir ce 4 septembre au palais du Luxembourg une délégation franco-luxembourgeoise, conduite par Bruno Theret,  conseiller consulaire des Français du Luxembourg, pour une visite des lieux, avant un diner sur place.

Nous avons été très sensibles à la présence d’Aniela Bettel et de Nadia Ernzer, cheffe de mission adjointe de l’ambassade du Grand-Duché de Luxembourg à Paris.

Cette rencontre renouait avec une tradition instaurée par Christian Cointat qui fut élu des Français du Luxembourg pendant 17 ans au CSFE (Conseil Supérieur des Français de l’Étranger), avant de devenir sénateur. Cette rencontre préfigurait aussi ma quatrième visite au Grand-Duché qui sera axée sur le spatial. « Le Luxembourg aime le futur », justifie Bruno qui organisera aussi des rencontres en rapport avec l’université , la crise sanitaire et nos coopérations, les Startups et entrepreneurs, sans oublier le service consulaire

Bruno Theret, élu consulaire : « Ma mission consiste à créer du liant, du mieux-vivre ensemble et partager des valeurs ».

Certainement l’une des clés de sa prospérité, puisque c’est « le pays le plus riche du monde par tête d’habitant et aussi celui dont l’écart est le plus resserré entre les plus riches et les plus pauvres », a souligné Christian Cointat.

Une communauté d’environ 55.000 résidents français contribue au dynamisme économique du Luxembourg, auxquels s’ajoutent plus de 100.000 travailleurs transfrontaliers. Au total, nos concitoyens occupent près du quart des emplois salariés de ce pays, carrefour de l’Europe et de la Grande Région.

L’occasion pour Christian, promoteur de l’idée de création d’une « collectivité d’outre-frontière »,  de pointer que « les Français de l’étranger ne sont pas toujours conscients de la force qu’ils représentent, une force sans laquelle aucun pays ne peut réussir dans le monde ».

Le Sénat en est parfaitement conscient, puisqu’il a adopté le 17 octobre 2019, tout comme l’Assemblée nationale, un projet de loi, dont j’ai été le rapporteur, qui vise concrètement à économiser des millions d’heures de transport perdues par nos transfrontaliers dans les embouteillages. La coopération entre notre gouvernement et le Grand-Duché comprend un volet routier (20M€ d’investissements) et un volet ferroviaire (220M€) afin de tripler le nombre de voyageurs quotidiens par le rail (compte-rendu).

Christian Cointat : « Il manque parfois à nos expatriés ce sentiment d’appartenance à une grande communauté qui représente la France ».

Faciliter la mobilité transfrontalière entre le Luxembourg et la France constituait une priorité d’action que nous nous étions fixée avec Bruno dès ma visite en 2015. Au rang des priorités, l’enseignement, le logement, la culture, la fiscalité sont des sujets que nous traitons ensemble depuis six ans avec des avancées palpables.

Le protocole d’accord en matière de transport transfrontalier illustre l’adage préféré de Bruno « plus d’Europe, mieux d’Europe », aimant rappeler que le Luxembourg abrite la maison natale du père fondateur de l’Union, Robert Schuman, la Cour de justice de l’Union européenne ou la Banque européenne d’investissement, lieux que j’ai visités en sa compagnie, il y a quelques mois (compte-rendu).

Je félicite Bruno et le remercie d’avoir réuni tous ces acteurs économiques et culturels de notre communauté du Luxembourg, dont il est le brillant et réputé animateur depuis des années. + d’images