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Médias – “Lecornu débranche l’Anssi, accusée de ne pas avoir sécurisé des sites sensibles de l’État” (Le Canard enchaîné, 13/05/2026)

L’Agence nationale de la sécurité des systèmes d’information est dans le viseur de Matignon après la vague de cyberattaques et les fuites de données qui ont frappé des sites sensibles de l’État. En cause : des contrôles défaillants et un statut bâtard qui plombent l’efficacité de l’organisme.

Trois vols en moyenne par jour ! Les fuites de données s’accentuent, et le plombier Lecornu a un bouc émissaire dans les tuyaux. Cela pourrait déboucher sur le limogeage de Vincent Strubel, le directeur général de l’Agence nationale de la sécurité des systèmes d’information (Anssi), en poste depuis 2023 et plus menacé que jamais. Les candidats à sa succession activent déjà leurs réseaux.

Au-delà de son patron, toute l’Anssi est sur la sellette. Le piratage de 11,7 millions de comptes de l’Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) par un petit malin de 15 ans a fait déborder le vase. Le 30 avril, le Premier ministre a promis de débloquer 200 millions d’euros pour financer la lutte contre les cyberattaques. Il ne s’est pas contenté d’un chèque, et a sorti de son chapeau une toute nouvelle « autorité numérique de l’Etat », placée sous son commandement, regroupant partiellement la Direction interministérielle du numérique (Dinum) et la Direction interministérielle de la transformation publique (DITP). Objectif : assurer la « sécurité des infrastructures numériques des ministères »…  Lire la suite de l’article de Fanny Ruz-Guindos Lecornu débranche l’Anssi, accusée de ne pas avoir sécurisé des sites sensibles de l’État, sur le site du Canard enchaîné.

La journaliste Fanny Ruz-Guindos, qui suit attentivement ces sujets liés à la cyber, a publié certains de mes propos :

Extrait :

L’Agence pourrait payer son manque de coopération avec ses camarades des autres maisons, eux aussi censés contenir les menaces 2.0. « Les puissances étrangères rêvent qu’on se déchire, et nous ne devons pas leur faire ce cadeau », prévient Olivier Cadic, vice-président de la commission des Affaires étrangères, de la Défense et des Forces armées au Sénat. Vite, une agence pour reconnecter les gardes-côtes de l’Internet ?

Les parlementaires en quête de commissions

L’État faillit dans sa lutte contre le piratage, et le Parlement part à l’abordage. Le sénateur centriste Olivier Cadic souhaite ainsi lancer « une commission d’enquête pour établir les responsabilités ». Las, elle devra attendre l’éventuelle réélection de Cadic, en septembre, au Palais du Luxembourg.

En réalité, ma collègue Nathalie Goulet n’a pas attendu le renouvellement du Sénat pour déposer une proposition de résolution “tendant à la création d’une commission d’enquête sur les cyberattaques et les fuites de données portant atteinte à la souveraineté numérique de la France” (en savoir +).
Et elle a bien fait !
Comme de très nombreux collègues de mon groupe Union Centriste, je la soutiens à 200% !

INFOLETTRE n°149 – 29 juin 2021 – Édito : Cocori… couac ! (vaccination) // FRANÇAIS DE L’ÉTRANGER > Covid > Vaccination des Français de l’étranger (Public Sénat, Canard Enchainé, Question écrite) – Facilités > L’identité numérique de La Poste – Francophonie > Lexia : dictionnaire franco-islandais // CYBERSÉCURITÉ > Paris Cyber Week 2021 // DIPLOMATIE PARLEMENTAIRE > Australie ; Égypte ; Nouvelle-Zélande ; Oman ; Qatar ; Serbie

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Edito de l’InfoLettre n°149

Cocori… couac !

Sur le front de la vaccination des Français de l’étranger, le lien de confiance entre le gouvernement et les nouveaux élus de terrain est déjà passablement abîmé. Certes, dans le cocon de l’Union européenne tout s’engage bien, mais dans “le reste du monde” c’est l’incompréhension.

Les messages des conseillers des Français de l’étranger pleuvent de tous les continents depuis l’annonce du gouvernement qui assimile les personnes ayant reçu un vaccin non reconnu par l’autorité médicale européenne aux personnes non vaccinées !

À l’approche de l’été, l’impatience atteint un nouveau palier.

Ce n’est pas faute d’avoir prévenu le gouvernement. Le 4 mars dernier, lors d’une réunion entre parlementaires, j’ai demandé au secrétaire d’État aux Français de l’étranger : quand pourront-être vaccinés les Français de l’étranger, avec quel vaccin et par qui ? Et aussi : quid des pays où seuls des vaccins non-homologués en France sont disponibles ?

Mi-avril, mon collègue Robert-Denis del Picchia s’en était ouvert directement au Président de la République.

Depuis, régulièrement, j’interroge et interpelle le gouvernement, mais l’information de la représentation nationale n’est toujours pas satisfaisante.

Quelques données remontent toutefois du terrain grâce aux conseillers des Français de l’étranger. Ici ou là, on vaccine le personnel des ambassades ou bien les plus de 55 ans.

On avance par sauts de puce, au point de froisser l’éthique du médecin-chef français d’un centre médico-social en Afrique, financé pour moitié par les Européens. Celui-ci n’avait reçu que 200 doses avec instruction expresse d’exclure tous les moins de 55 ans et tous les ressortissants autres que Français…Visuel HL125

Que répondre à ce professeur des Écoles en Colombie qui rappelle que les personnels résidents et expatriés ne peuvent prétendre à aucune vaccination, car ils n’ont pas droit à la couverture sociale locale ? Que dire à ces milliers de Français déjà protégés par un vaccin russe ou chinois mais qui, considérés comme non-vaccinés quand ils rentrent en France, restent soumis à des restrictions sanitaires dissuasives et discriminantes ?!

La stratégie vaccinale du gouvernement est l’illustration même d’un exercice vertical du pouvoir qui contourne les parlementaires, dont la mission institutionnelle de contrôle de l’action du gouvernement est compliquée à l’extrême.

… Le Quai d’Orsay va-t-il enfin sortir du Quai des brumes, se demandait le Canard Enchaîné en commentant ma question d’actualité au gouvernement du 9 juin dernier sur le point crucial de la vaccination de nos compatriotes hors de France ?

En pleine campagne consulaire, le secrétaire d’État chargé des Français de l’étranger vantait sa politique en livrant en personne les premières doses de vaccins à Djibouti et Madagascar. Les élections consulaires passées, place à la déception. Cocori…couac !

Pour éviter le débat, seuls les élus consulaires LREM ont cette fois été conviés à faire le point avec le secrétaire d’État (Bulletin quotidien du 24 juin 2021).

On peut le regretter : l’état d’urgence sanitaire impose une information renforcée. Chacun attend du gouvernement de la lisibilité à sa politique de vaccination pour favoriser la mobilité des Français de l’étranger. Découvrir l’InfoLettre n°149