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Édito – Le devoir d’influence

Lire : l’INFOLETTRE n°257 – Septembre 2026Logo HebdoLettre bleu - Rond75

Le devoir d’influence

Madame, Monsieur, chers élus, chers amis,

Le 27 septembre, les élus des Français de l’étranger m’ont réélu pour un troisième mandat. Pour la première fois, les Indépendants devancent Les Républicains et Renaissance. Ils s’affirment comme une force politique d’avenir chez les Français de l’étranger.

Je remercie très chaleureusement les grands électeurs pour leur confiance, mes colistiers, ma collègue Olivia Richard, ainsi que toutes celles et ceux qui se sont engagés à nos côtés.

Cette confiance renouvelée m’honore et m’oblige. Elle me donne plus d’énergie encore pour agir au service des Français de l’étranger, mais aussi pour rappeler le sens et l’utilité de ce mandat.

À quoi sert un sénateur ?

La question mérite d’être posée, tant le travail parlementaire est trop souvent réduit, dans l’esprit du public, au vote des textes proposés par le gouvernement.

Pourtant, notre responsabilité est plus large. Elle consiste aussi à influencer les politiques publiques, à faire émerger des idées nouvelles, à alerter avant que les difficultés ne deviennent des crises et à inscrire l’action publique dans le temps long.

C’est cette conception du mandat qui guide mon engagement depuis ma première élection.

Trois dossiers développés dans cette lettre illustrent cette conviction : un sénateur est utile lorsqu’il contribue à faire évoluer les doctrines de l’action publique. Car l’influence se construit moins par les effets d’annonce que par la persévérance.

L’enseignement français à l’étranger en est un premier exemple. Depuis plusieurs années, je défends la nécessité de réformer en profondeur la gouvernance de l’AEFE : mettre fin aux conflits d’intérêts, garantir une plus grande transparence, assurer l’équité entre établissements, construire un modèle économique soutenable et redonner toute leur place aux acteurs de terrain. Le récent rapport de la sénatrice Samantha Cazebonne confirme largement ces analyses. Je m’en réjouis, car l’essentiel n’est pas d’avoir raison avant les autres, mais de voir des propositions utiles devenir des décisions au service des familles et du rayonnement de la France.

Autre illustration : l’Agence française de développement, dont je suis membre du conseil d’administration. Lors du débat du 26 mai dernier, j’avais une nouvelle fois dénoncé un système où le moins-disant financier demeurait trop souvent le principal critère d’attribution des marchés, au détriment de la qualité, de notre souveraineté économique et du savoir-faire de nos entreprises. Ce 8 juillet, son directeur général, Christophe Lecourtier, présentait devant notre commission une nouvelle doctrine intégrant un « dividende pour la France », en soulignant avec humour que « le sénateur Cadic est un peu complice de ce chapitre-là ». Cette évolution vers le mieux-disant démontre qu’une idée défendue avec constance peut finir par transformer une politique publique.

Le même travail d’anticipation guide mon engagement sur les questions de défense et de cybersécurité. Dès 2018, j’avais proposé que la manipulation de l’opinion publique par les réseaux sociaux et les médias numériques soit reconnue comme une menace stratégique dans la Loi de programmation militaire. Huit ans plus tard, les ingérences informationnelles sont devenues une réalité quotidienne.

En mai dernier, j’ai souhaité y intégrer un nouveau défi : celui des véhicules connectés. Véritables plateformes numériques embarquées, ils soulèvent désormais des enjeux majeurs de cybersécurité, de protection des données et de souveraineté technologique. Le Royaume-Uni a déjà pris des mesures pour limiter la présence de certains véhicules connectés sur des sites sensibles. Cette vigilance me paraît appelée à s’étendre. Je ne serais pas surpris que, dans quelques années, en cas de conflit militaire majeur, des véhicules conçus dans certains pays fassent l’objet de restrictions beaucoup plus larges pour des raisons de sécurité nationale. Là encore, mieux vaut anticiper que subir.

Ces trois exemples illustrent une même méthode : observer les évolutions du monde, écouter les acteurs de terrain, proposer des solutions concrètes et persévérer jusqu’à ce qu’elles soient entendues.

L’influence n’est jamais acquise. Elle se construit par la crédibilité, la constance et le travail. Elle se mesure lorsque des idées deviennent des politiques publiques.

C’est ainsi que je conçois mon mandat de sénateur des Français établis hors de France : non pas commenter l’actualité, mais contribuer à préparer les décisions de demain, dans l’intérêt de notre pays et de nos compatriotes.

Fidèlement,

Olivier Cadic

Sommaire :

ÉLECTIONS
. “En politique, beaucoup de gens veulent réinventer la roue, moi, je préfère la faire tourner” (LePetitJournal.com)

HOMMAGE
. Séisme au Venezuela
. Adieu à Éric Simon, fureteur de Londres et soldat de la mémoire
. Rwanda – Inauguration du mémorial en hommage aux victimes du génocide des Tutsi

FRANÇAIS DE L’ÉTRANGER
. Pierre-André Imbert, secrétaire général de l’Élysée
. Pauline Carmona nommée directrice de cabinet du Quai d’Orsay
. Maud Joseph distinguée de l’Ordre national du Mérite
. Bercy – Accès aux services bancaires des Français établis hors de France

DIPLOMATIE ÉCONOMIQUE
. L’AFD va privilégier le mieux-disant sur le moins-disant (1/2)
. Quel rôle demain pour l’Agence française de développement ? (2/2)
. Olivier Cadic : « Lecourtier veut une AFD plus stratégique, plus influente et plus rentable pour la France » (Le1, Maroc)
. Réunion annuelle des CCIFI : résilience, innovation et confiance
. AG des CCE, vigies économiques de la France
. Rencontre avec les directeurs généraux des CCIFI
. Aix-en-Provence – Université d’été de l’internationalisation des entreprises – La France doit mieux s’appuyer sur ses réseaux à l’étranger
. Cyber, Taïwan et contrefaçon au menu de la rencontre avec les CCE des Hauts-de-Seine

ENSEIGNEMENT FRANÇAIS À L’ÉTRANGER
. Libérer les énergies du réseau : faire de l’ANEFE le moteur du développement de l’enseignement français à l’étranger
. Création de la FEPEF : les établissements partenaires s’unissent pour développer l’enseignement français à l’étranger
. Avec Patrick Sabatier (lycée Molière-Rio) – Faire évoluer l’enseignement français à l’étranger avec courage et pragmatisme
. Échange avec Alexandre Morois, DG de l’AEFE
. Dispositif “PELF” : après l’expérimentation, le renoncement

EN CIRCONSCRIPTION
> ARABIE SAOUDITE – Riyad (13-14 juin 2026)
> ARABIE SAOUDITE – Dammam, Al Khobar (16 juin 2026)
> BAHREÏN – Manama (17-18 juin 2026)
> ROYAUME-UNI – Dartford, Londres (11 & 14 juillet 2026)
> MAROC – Casablanca (16-17 juillet 2026)

SÉNAT – COMMISSION DES AFFAIRES ÉTRANGÈRES, DE LA DÉFENSE ET DES FORCES ARMÉES
. LPM (1/3) – Vers une doctrine de cyber-dissuasion
. LPM (2/3) – Véhicules connectés : renforcer notre souveraineté technologique
. LPM (3/3) – Protéger nos infrastructures critiques des prises de contrôle à distance
. Avion de combat du futur : “On peut faire seuls !” Éric Trappier (Dassault Aviation)
. “Plaidoyer pour une fiscalité plus juste et plus efficace” par Hervé Marseille et onze sénateurs du groupe Union Centriste (La Tribune)

SÉNAT – RELATIONS INTERNATIONALES – GROUPES D’AMITIÉ
. “L’accord Iran–États-Unis peut-il mettre un coup d’arrêt au conflit armé au Moyen-Orient ?” (Radio Orient)
Pays du Golfe
. Condamnation des attaques iraniennes dans le Golfe
. Visite d’État du Sultan d’Oman
. Déjeuner d’adieu à l’ambassadeur d’Arabie saoudite
. Fahad Al Ruwaily, artisan du rapprochement franco-saoudien
. Ambassadeur d’Oman en France
. Ambassadeur du Koweït
. Décès de l’ancien émir du Qatar
Liban
. Conférence de solidarité avec le Liban
. Groupe d’amitié – Forces libanaises
Maroc
. La relation franco-marocaine renforcée par le dialogue parlementaire
Canada
. Fête nationale
Mexique
. Délégation de députés mexicains

SÉNAT – CYBERSÉCURITÉ & IA
. Matinale du CyberCercle – Loi Résilience : la France en retard, l’Europe en colère !
. Paris Cyber Summit – Renforcer les capacités cyber dans les Balkans
. Cybersécurité : la France menacée d’une condamnation européenne
. “Transposition de la directive NIS 2 : l’examen du texte maintenant espéré pour septembre” (ZDNet)
. “Risques cyber : l’ère de l’industrialisation” (La Tribune de l’Assurance)
. “On ne joue pas avec la cybersécurité” : Bruxelles attaque la France en justice pour son retard sur la directive NIS 2 (La Tribune)
. “La France est trop en retard sur la cybersécurité, l’Europe l’attaque en justice” (Siècle Digital)

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Sénat – Avion de combat du futur : “On peut faire seuls !” Éric Trappier (Dassault Aviation)

Alors que le Rafale continue sa montée en cadence, dix ans se sont écoulés depuis le lancement du SCAF, le projet franco-allemand d’avion de combat du futur, miné par des désaccords industriels et politiques.

Comment rebondir ? Comment répondre aux besoins de nos armées en concevant, selon la formule d’Éric Trappier, président-directeur général de Dassault Aviation, « le plus petit avion qui fait tout », tout en le rendant « exportable » ? Autant de questions au cœur de son audition devant la commission des Affaires étrangères, de la Défense et des Forces armées du Sénat, ce 1er juillet, qui font écho à l’audition du 10/3/2021 (compte-rendu), où j’évoquais la nécessité de disposer d’un plan B pour pallier l’échec du programme de coopération avec les Allemands.


Voir l’intégralité de l’audition Avenir de l’aviation de combat du 01/01/2026 sur le site du Sénat

VERBATIM de mon intervention

Merci monsieur le Président. Merci monsieur le Président pour votre propos liminaire.

Il y a cinq ans, vous étiez ici et j’avais évoqué devant vous justement l’hypothèse d’un plan B au SCAF.

Je m’étais appuyé sur l’histoire, sur le plan B du président Marcel Dassault des années 1980 et son impulsion qui a permis, finalement, la création du Rafale qui fait notre fierté et qui contribue aujourd’hui à notre souveraineté.

Vous aviez alors tracé plusieurs voies qui démontraient déjà que Dassault saurait trouver des solutions pour anticiper les besoins de la France pour les prochaines décennies et conduire éventuellement un nouveau programme.

Les difficultés auxquelles nous sommes confrontés, c’est un peu toujours la même chose, c’est : qui dirige le projet ? Bonaparte déjà disait que pour conduire une armée, mieux vaut un mauvais général que deux bons.

Alors, au regard de l’expérience de ce que votre société a traversé au début des années 80, on se souvient des allers-retours, des pressions, déjà, on nous disait que la France n’aurait pas d’argent pour pouvoir faire ce programme à l’époque, que cela ne serait qu’un avion français et pas européen…

Ce à quoi le président Dassault avait dit : ce sera un avion mondial. Et on en voit effectivement aujourd’hui le résultat.

Quelle comparaison faites-vous avec les années 80 et ce que nous observons aujourd’hui dans la façon dont, finalement, les choses ne se sont pas faites en termes de coopération.

Est-ce que Dassault, selon vous, peut conduire seul un nouveau programme visionnaire qui nous permettrait d’espérer pouvoir répondre aux besoins de nos successeurs dans trente à cinquante ans ?

Auriez-vous un nom de programme à proposer pour que nos compatriotes commencent à s’approprier cette idée ?

Lyon (2/4) – 47ème édition des WorldSkills – Compétitions (jour 1 & 4)

Comme en 2017 à Abu Dhabi, j’ai retrouvé Michel Guisembert pour assister au lancement des épreuves WorldSkills.

Première séquence, ce 11 septembre, avec les Métiers des traitements de l’eau. Cette épreuve m’a rappelé le soutien que j’avais apporté au Dr Fadi Comair pour la création du Centre d’information et de formation aux métiers de l’eau au Liban (CIFME) remonte à tout juste 10 ans (En savoir +).

Rencontre avec Eric Trappier, directeur général de Dassault Aviation, dont la visite démontre l’intérêt de ce grand industriel pour la formation professionnelle.

J’ai ensuite fait le tour de toutes les épreuves en débutant par celles liées aux nouvelles technologies : cybersécurité, solutions logicielles ; développement d’applications mobiles ; câblage des réseaux ; cloud computing ; l’intelligence artificielle… avant d’assister au lancement de compétition concernant des métiers plus traditionnels comme la bijouterie-joaillerie, l’art floral, la maintenance automobile ou aéronautique, ou encore les métiers du bâtiment.

La conférence Skills in Africa, et la participation à différents entretiens autour du président Worldskills International m’ont permis de prendre la mesure du consensus qui règne pour développer des structures WorldSkills en Afrique.

La première journée a constitué un nouveau succès pour les organisateurs qu’il convient de tous féliciter. +d’images JOUR 1

Les dernières minutes des épreuves WorldSkills se déroulent dans une ambiance extraordinaire.

Ces moments de grande émotion marquent l’aboutissement d’années de travail assidu des compétiteurs et de leurs experts qui les ont préparé et accompagné tout au long de la compétition.

De retour à Lyon le 14 septembre, en  souvenir de notre travail commun durant ces 4 dernières années, Laurence Gates (Worldskills International, board member), m’a remis la médaille Lyon 2024 qui me remémorera à tout jamais cette merveilleuse aventure collective, à laquelle j’ai eu le bonheur de participer.

Dans un second temps, accompagné par Jonathan Bayou, conseiller international et Compétences d’avenir au cabinet du Haut-Commissaire à l’Enseignement et la Formation professionnelle, je me suis rendu au forum des Métiers établi dans le centre de Lyon.

Nous avons retrouvé Pierre-André Imbert, ambassadeur de France en Australie, pour accueillir à ses côtés une délégation australienne conduite par Blair Boyer, ministre de l’Éducation et de la Formation professionnelle du gouvernement de South Australia. Le ministre s’est déclaré impressionné par l’importance de la manifestation et l’énergie positive qui en émanait.

Je lui ai confié que ce ne sont pas seulement les jeunes qu’il faut amener à ces manifestations pour qu’ils trouvent leur voie, mais également leurs parents qui doivent prendre conscience que l’apprentissage est une orientation aussi honorable et prestigieuse que le parcours académique traditionnel.

C’est le 21/12/2017, jour anniversaire des 40 ans d’Emmanuel Macron que le Président de la République avait lancé le défi à Michel Guisembert, président de Worldskills France, d’obtenir l’organisation des Worldskills en France.

Très heureux d’avoir pu conclure cette dernière journée de compétition avec Pierre-André, animateur à l’Élysée de l’équipe dirigée par Michel qui a convaincu les membres de Worldskills international de choisir Lyon pour organiser la 47ème édition des mondiaux des métiers.

La boucle est bouclée ! +d’images JOUR 4

LPM – Chefs d’état-major (Marine, Terre, Air&Espace)

J’ai participé ce 31 mai aux auditions de l’amiral Pierre Vandier, chef d’état-major de la Marine ; du général Pierre Schill, chef d’état-major de l’Armée de terre ; et du général Stéphane Mille, chef d’état-major de l’Armée de l’air et de l’espace, sur le projet de loi de programmation militaire.

Partir en mer à l’isolement sans contact avec les proches ni internet pendant de longues semaines constitue un véritable défi.

En réponse à ma question sur les difficultés à faire accepter ces inconvénients aux nouvelles recrues pour servir dans les sous-marins, l’amiral Vandier nous a confié que le sevrage numérique permet de redevenir normal. Il y a une écologie numérique qui a un impact sur la sociabilité. Il n’y a plus de difficultés pour recruter sur ces postes.

Je lui ai demandé si la LPM permettrait de couvrir des missions visant à garantir la liberté de navigation en Indopacifique notamment en mer de Chine méridionale et le Détroit de Taïwan, afin de sauvegarder la paix et la stabilité de la région.

J’ai interrogé le général Mille sur son opinion concernant le Futur cloud de combat européen et l’appel à la DGA du président de Dassault Aviation, Eric Trappier, pour soutenir l’initiative de création d’un cloud souverain par Dassault avec Naval Group.

Le chef d’état-major de l’Armée de l’air et de l’Espace n’écarte rien et rappelle les nécessités d’être souverain, tout en étant compatible avec ses alliés. +d’images

L’HEBDO DES INDÉPENDANTS N°218 – 25 mai 2023

Lire : l’HEBDO DES INDÉPENDANTS n°218 – 25 mai 2023Logo HebdoLettre bleu - Rond75

Sommaire :

FRANÇAIS DE L’ÉTRANGER & AFFAIRES ÉTRANGÈRES
. « Reconnaitre et soutenir les entrepreneurs français à l’étranger » (Evelyne RENAUD-GARABEDIAN et Jean-Pierre BANSARD)
. Holodomor (Joëlle GARRIAUD-MAYLAM)
. Complémentaire santé solidaire
. Inaccessibilité du compte Ameli depuis l’étranger
. Déclaration de nationalité : le délai de 50 ans prend en compte les grands-parents

LE CLUB DES INDÉPENDANTS
. Michel GLEYZE, président du conseil consulaire en Éthiopie (lycée franco-éthiopien d’Addis-Abeba).

LE BLOG D’OLIVIER CADIC
. LPM/Cloud souverain. Eric TRAPPIER, p-dg de Dassault Aviation
. LPM/Cyberdéfense. Rapport
. En circonscription en ALGÉRIE (1/3) – Constantine & Skikda – 18-19 mai 2023
Accueilli par François GOUYETTE, ambassadeur de France en Algérie et François PUGEAUT, consul général à Constantine et Annaba
. En circonscription en ALGÉRIE (2/3) – Annaba – 19-21 mai 2023
Déplacement organisé par François PUGEAUT, consul général à Constantine et Annaba et Sabri MÊLE, conseiller des Français de l’étranger

FRANCE
Actualités : Politique & Société

BRÈVES D’AILLEURS

Découvrir l’InfoLettre n°218

LPM – Cloud de défense – Dassault Aviation

Ce 24 mai, Eric Trappier, président-directeur général de Dassault Aviation, a été auditionné sur le projet de loi de programmation militaire par notre commission des Affaires étrangères et de la Défense.

En réponse à ma question sur la stratégie américaine en matière de cloud de défense, Eric Trappier annonce la création d’un cloud souverain par Dassault avec Naval Group et il appelle la DGA à soutenir cette initiative.

Moyen-Orient – Déplacement présidentiel (2-4 déc. 2021)

Pendant 48 heures, j’ai eu le privilège de faire partie de la délégation qui a accompagné Emmanuel Macron pour ses visites de travail aux Émirats arabes unis, dans l’État du Qatar, et au royaume d’Arabie saoudite.

De nombreux moments resteront gravés dans ma mémoire, à commencer par l’invitation du Président de la République à dîner à sa table, en compagnie des ministres Jean-Yves Le Drian, Florence Parly et Roselyne Bachelot pendant le vol.

Moment intense lors de la discussion partagée avec le ministre de la Défense saoudien et Florence Parly, ministre des Armées, tandis que le Président de la République concrétisait de son côté avec le Prince héritier d’Abou Dhabi, Mohammed Ben Zayed, le plus important marché militaire jamais signé avec la vente de 80 Rafales pour une somme de 17 milliards d’euros.

Moment convivial quand le ministre des Affaires étrangères, qui s’est rendu 22 fois aux Émirats en 10 ans, a partagé de nombreuses anecdotes sur ses déplacements, dont certaines péripéties sont dignes de figurer dans un film de James Bond.

Je suis convaincu que ce voyage a permis d’approfondir encore la relation d’amitié entre la France et les pays du Golfe. Il fait apparaître des résultats économiques spectaculaires qui renforceront l’emploi en France. La coopération dans la lutte contre le terrorisme s’est accrue.

L’annonce opportune de la démission du ministre de l’Information libanais, la veille de l’arrivée du Président de la République en Arabie saoudite, a permis de débloquer la situation à Djeddah et de repartir de l’avant pour œuvrer en faveur de la stabilité régionale.

Un seul regret, assorti d’une frustration : que les élus des Français de l’étranger n’aient pu être présents d’une manière ou d’une autre pour saluer le Président de la République, lors de son passage dans chaque pays.

Je remercie Emmanuel Macron de m’avoir invité à l’accompagner.

Émirats arabes unis – Dubaï (2-3 déc. 2021)

Retour à Dubaï, moins d’un mois après mon précédent passage (compte-rendu).

Six heures après avoir posé le pied sur le sol des Émirats, notre délégation s’est acheminée vers le site de l’Exposition universelle pour assister à la signature des accords, en compagnie d’Amélia Lakrafi, députée des Français établis hors de France.

Déjeuner

Déjeuner offert par S.A. Cheikh Mohamed bin Zayed Al Nahyan, en l’honneur de notre Président de la République.

A cette occasion, j’ai eu le plaisir de retrouver Mme Hend Al Otaiba, ambassadrice des Emirats arabes unis en France, qui avait facilité l’organisation de mes rencontres lors de mon précédent déplacement à Dubaï.

Contrat de vente de 80 Rafale et 12 Caracal

« Ce sera un avion mondial » disait Marcel Dassault au sujet du Rafale en 1985.

36 ans après avoir travaillé sur le démonstrateur Rafale A, je suis comblé d’assister à la signature d’un contrat pour la livraison de 80 Rafale dans le cadre du déplacement du Président de la République.

Ce contrat historique avec les Émirats arabes unis démontre une nouvelle fois que la vision de Marcel Dassault s’accomplit.

Félicitations à Éric Trappier et à toutes les équipes de Dassault Aviation. Fier de voir l’excellence industrielle française atteindre de nouveaux sommets.

Par ailleurs, les Émirats arabes unis ont signé un contrat pour l’acquisition de 12 hélicoptères H225M Caracal auprès d’Airbus Helicopters qui seront entièrement produits et assemblés à Marignane (communiqué).

Le 360 (AFP) : Les Émirats offrent le contrat du siècle à la France : environ 17 milliards d’euros pour l’achat de 80 Rafale (03-12-2021)

Pavillon des E.A.U.

Après la présentation d’une quinzaine d’accords et de contrats déjà signés, photo officielle en présence du Président de la République, Emmanuel Macron et de S.A. Cheikh Mohamed bin Zayed Al Nahyan, Prince héritier de l’Émirat d’Abu Dhabi et vice-Commandant suprême des forces armées des Émirats arabes unis.

La visite du pavillon émirien s’est effectuée en compagnie de Mme Noura El Kaabi, ministre de la Culture et de la Jeunesse des Émirats arabes unis.

« Il y a 50 ans, c’était juste un rêve », peut-on lire en visitant le pavillon, puisque les E.A.U fêtent le cinquantième anniversaire de leur union. Cette exposition universelle témoigne de la réussite d’une vision d’unité harmonieuse des Émirats pour concrétiser des rêves communs. +d’images

Pavillon français

Erik Linquier, Commissaire général pour la France, et les équipes du pavillon France ont eu la fierté d’accueillir le Président de la République, Emmanuel Macron, accompagné de Jean-Yves Le Drian, ministre de l’Europe et des Affaires étrangères, Bruno Le Maire, ministre de l’Economie, des Finances et de la Relance, Florence Parly, ministre des Armées, et Roselyne Bachelot, ministre de la Culture.

L’ambition du Pavillon France est de déclencher chez les visiteurs l’inspiration, «l’inspiration à la vitesse de la lumière», car l’expérience visiteurs s’articule autour de la lumière, le long d’un parcours, plutôt une immersion onirique, qui met en valeur les créations françaises qui ont contribué à l’histoire du progrès humain et scientifique.

Le Pavillon France produit 60% de son énergie, grâce à 2 500m² de tuiles photovoltaïques.

Qatar – Doha (3-4 déc. 2021)

Nous sommes arrivés au Qatar, en début de soirée du 3 décembre.

A chaque étape, ces visites de travail permettent de multiplier les échanges économiques et d’approfondir notre coopération dans la lutte contre le terrorisme.

Diner avec des entrepreneurs qataris

Notre délégation a participé au dîner offert par l’Émir de l’État du Qatar.

Le dîner a eu lieu dans le cadre prestigieux du musée d’art islamique, en présence des ministres Jean-Yves Le Drian, Florence Parly, Bruno Le Maire et Roselyne Bachelot.

Entouré d’entrepreneurs qataris à table, j’ai eu la bonne surprise d’avoir à mes côtés un qatari s’exprimant dans un français impeccable. Il m’a confié que ses parents avaient décidé de mettre tous leurs enfants au lycée Bonaparte de Doha et que lui-même avait décidé de scolariser les siens au lycée Voltaire.

Présentation à l’Émir de l’État du Qatar

Lors du repas, j’ai eu le plaisir de retrouver l’ambassadeur du Qatar en France, S.E Sheikh Ali Bin Jassim Al-Thani (à l’image).

Au moment du départ, j’ai eu le privilège d’être présenté à À. Cheikh Tamim ben Hamad Al Thani, l’Émir de l’État du Qatar par le Président de la République. J’ai découvert que l’Émir s’exprimait dans un français remarquable.

Au réveil, samedi matin, juste le temps d’observer quelques secondes la vue sur Doha depuis le Four Seasons. Le cortège s’élançait de bon matin pour l’aéroport international de Doha afin de nous envoler vers Djeddah, dernière étape du déplacement. +d’images

Arabie saoudite – Djeddah (4 déc. 2021)

Nous sommes arrivés à Djeddah, où j’étais le mois dernier (compte-rendu), en fin de matinée du samedi 4 décembre, pour l’ultime étape du voyage présidentiel.

Mon troisième passage en Arabie saoudite aura duré 5 heures. C’est court, mais cela m’a permis de renouer avec mes homologues pour consolider encore notre relation d’amitié.

Vieille ville

Pendant que le chef de l’État était accueilli au Palais royal par S.À.R. Mohammed Bin Salman Bin Abdulaziz Al-Saoud, Prince héritier, vice-premier ministre, ministre de la Défense du royaume d’Arabie Saoudite, j’ai accompagné Roselyne Bachelot, ministre de la Culture, vers la vieille ville de Djeddah.

La ministre a été reçue par le vice-ministre de la Culture saoudien pour une visite des lieux. Une présentation du plan de rénovation de la ville lui a permis de mesurer l’importance du projet de restauration mis en œuvre.

Notre délégation était composée de M. Jack Lang, Pdt de l’Institut du monde arabe, et mon ancienne collègue Mme Bariza Khiari, vice-présidente de l’Alliance internationale pour la protection du patrimoine dans les zones de conflit (ALIPH), et était accompagnée de M. El Mostafa Mihraje, consul général de France à Djeddah.

Forum de l’investissement

Je me suis rendu ensuite au Forum de l’investissement au Ritz-Carlton où j’ai retrouvé mon ami et collègue Dr Ayman Fadil, pdt du groupe d’amitié Arabie Saoudite-France au Majlis Ash Shura et Khalid bin Abdul Karim AL-Turki, directeur général du protocole de la Shura qui m’avait si remarquablement accueilli le mois dernier.

Ayman Fadil m’a appris que sa collègue Hoda Abdulrahman Al-Helaissi venait de recevoir l’ordre national du mérite. J’ai pu l’appeler pour la féliciter. Membre influent du groupe d’amitié, Hoda parle remarquablement le français qu’elle a appris au lycée Charles de Gaulle à Londres et contribue au renforcement de la relation bilatérale.

Nous nous sommes réjouis que le déplacement du président de la République ait assurément contribué à un progrès en faveur de la stabilité régionale. +d’images

INFOLETTRE n°146 – Édito : “Le jour de gloire” // ACTUALITÉ > QAG : ma question sur la Chine / Liban : questions au ministre JY Le Drian // FRANÇAIS DE L’ÉTRANGER > Enseignement > Le bac pour les élèves du CNED – Francophonie > Webinaires Brésil et Israël – Solidarité > subventions au profit des OLES // DIPLOMATIE PARLEMENTAIRE > Allemagne, Arabie Saoudite, Bulgarie, Canada, Macédoine du Nord, Maroc, Madagascar, Dubaï, Sénégal, Suriname, Taïwan // DÉFENSE / BITD > Audition Dassault Aviation (programme SCAF) // SANTÉ > Droit de mourir dans la dignité.

Lire : l’INFOLETTRE n°146 – 02 avril 2021Logo HebdoLettre bleu - Rond75

Edito de l’InfoLettre n°146

Le jour de gloire

En 1777, l’ambassadeur napolitain à Paris, Caraccioli, écrivait : “Jadis, tout était romain, aujourd’hui, tout est français”. Mais ça, c’était avant.

Un résultat qui devait beaucoup à Louis XIV. En effet, le traité de Rastatt (1714) avait consacré le français comme langue diplomatique internationale faisant foi pour les traités.

Ironie de l’Histoire, c’est dans ledit “traité de Versailles” de 1919 qu’apparait pour la première fois la langue anglaise. Et un siècle plus tard, notre nouvelle carte nationale d’identité sera rédigée en français et en anglais.

Comme chaque année depuis 1970, à la date du 20 mars, la Journée internationale de la Francophonie est célébrée dans le monde entier.

Après des siècles de suprématie mondiale, le français fait partie des langues majeures du globe. Il reste, après l’anglais, à la fois la 2ème langue apprise et la 2ème langue d’information internationale.

Sa force d’attraction reste entière et actuelle. On peut en juger par le témoignage d’Ana Fabia Ferraz Martins au cours d’un webinaire qu’elle a organisé pour la communauté française du Brésil, lors de la journée internationale de la Francophonie. L’apprentissage du français a conduit cette Brésilienne à devenir francophile, puis finalement une citoyenne française engagée.

C’est cette même passion du français qui anime les parents qui créent des associations FLAM, Français langue maternelle. Ils permettent ainsi à des milliers d’enfants de se familiariser avec la langue française sur un mode ludique et dans un contexte extrascolaire.

J’ai proposé en novembre dernier qu’un chèque Éducation FLAM soit pris sur nos crédits sociaux pour permettre aux familles, qui n’en ont plus les moyens, de maintenir leurs enfants dans l’apprentissage du français.Visuel HL125

Le ministre de l’Europe et des Affaires étrangères, Jean-Yves Le Drian, tout comme la commission Finances du Sénat ont été sensibles à l’argument. Cet amendement a été voté sans opposition. Mais reste encore à le mettre en œuvre!

La fédération Parapluie FLAM qui réunit 55 associations du Royaume-Uni et accueille 4000 enfants chaque semaine a adressé un courrier à Jean-Yves Le Drian pour l’alerter sur les conséquences de ce retard. Rejoint par la fédération des associations FLAM USA et le collectif FLAM Espagne, ils sollicitent Jean-Yves Le Drian afin que le chèque Éducation FLAM soit mis en place dans les plus brefs délais.

Qui mieux que le ministre de l’Europe et des Affaires étrangères pour comprendre l’urgence de la demande de ces combattants de la langue française ? Car la Francophonie joue toujours un rôle déterminant dans la diplomatie.

Comme je l’ai rappelé pendant la journée de clôture de la francophonie à Tel Aviv, les discussions sur la normalisation des relations entre le Maroc et Israël se sont tenues dans notre langue. Le choix du français comme langue neutre pour soutenir une diplomatie bienveillante est réconfortant.

Cela aurait sans doute plu au roi Soleil qui a su faire rayonner notre langue comme nul autre ou encore à André Malraux, envoyé du général de Gaulle à la première conférence de Niamey réunissant les “pays de langue française” ! Découvrir l’InfoLettre n°146

Programme SCAF : audition d’Eric Trappier, Dassault Aviation

Ce 10 mars, la commission des Affaires étrangères et de la Défense a reçu en audition Eric Trappier, Pdg de Dassault Aviation. J’ai présenté, au nom du groupe UC, toutes mes condoléances pour la tragique disparition d’Olivier Dassault.

A l’heure où le dirigeant de Dassault Aviation s’interroge sur l’avenir de la coopération européenne autour du projet de Système de combat aérien du futur (SCAF) et les implications financières qui en découlent, je suis revenu sur mon expérience, ayant travaillé sur le premier Rafale, en 1985. J’ai mis en parallèle l’analyse de Marcel Dassault, à l’époque, face à une situation comparable.

J’ai demandé quelle est la ligne jaune qui pourrait amener le Pdg de Dassault Aviation à proposer au président de la République de substituer un plan B au plan A, comme l’a fait Marcel Dassault en 1984 face à François Mitterrand ?

En réponse à mon intervention, Eric Trappier a ainsi débuté : « Difficile de commenter, parce qu’en réalité je n’aurais pas pu mieux dire, sauf que je me serais fait accuser d’être Dassault, donc merci beaucoup pour ce témoignage de l’histoire ».

Le dirigeant a dévoilé la vision de Dassault Aviation sur l’état de déséquilibre de l’accord qui leur est proposé.

Une réponse qui démontre que Dassault reste toujours Dassault.