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En circonscription au Bahreïn – Manama (16–18 juin 2026)

Après l’Arabie saoudite, seconde étape de notre déplacement avec le groupe d’amitié sénatorial (Lire Riyad & Dammam, Al Khobar)

En compagnie de Rémi Pointereau, président délégué du groupe pour Bahreïn, et de Nathalie Delattre, présidente déléguée pour l’Arabie saoudite, nous avons rejoint le royaume depuis l’Arabie saoudite en empruntant la chaussée du Roi Fahd. Long de 25 kilomètres, ce pont-digue constitue bien davantage qu’un ouvrage d’art : il est un axe vital pour les échanges économiques, les déplacements quotidiens et l’intégration régionale du royaume.

Communauté française

Ambassade

Dans un contexte marqué par les récentes tensions régionales et plusieurs frappes en provenance d’Iran, Bahreïn occupe une place stratégique au cœur du Golfe. Signataire des accords d’Abraham en 2020, le royaume poursuit une politique d’ouverture et de dialogue, tout en veillant à préserver sa sécurité et sa stabilité.

Un dîner de cadrage à la Résidence de France, autour de l’ambassadeur Éric Giraud-Telme, de Marie-Laure Charrier, première conseillère, et d’Alexis Andres, directeur adjoint de la direction Afrique du Nord et Moyen-Orient, nous a permis de faire le point sur la relation franco-bahreïnienne.

Cette visite s’inscrit dans le prolongement de la rencontre entre le Président de la République et le roi Hamad ben Issa Al Khalifa à l’Élysée en février dernier, ainsi que du 4ᵉ Haut Comité bilatéral franco-bahreïnien réuni en juillet 2025 entre les ministres des Affaires étrangères.

Nos échanges ont porté sur les enjeux régionaux ainsi que sur le développement de notre coopération économique, universitaire, scientifique et culturelle. +d’images

Acteurs de la communauté

Une communauté française solidaire dans l’adversité

Dernière étape de notre déplacement à Bahreïn : la rencontre avec notre communauté française, qui compte plus d’un millier de compatriotes.

J’ai tout d’abord eu un entretien avec Rosiane Houngo Monteverde, ex-conseillère à l’Assemblée des Français de l’étranger, qui vient d’achever son mandat au service des Français de Bahreïn et du Qatar. Elle a été, tout au long de cette mission, un point d’appui précieux, à la fois comme élue de terrain et comme relais indispensable pour mon action de sénateur des Français de l’étranger, mais aussi dans ma fonction de président du groupe d’amitié. Je tiens à saluer son engagement constant, sa disponibilité et la qualité de son travail au service de nos compatriotes.

Notre délégation sénatoriale a ensuite participé à la réception organisée à la Résidence par Éric Giraud-Telme, ambassadeur de France à Bahreïn. Je le remercie chaleureusement pour son accueil, son soutien et la préparation minutieuse de cette mission du groupe d’amitié, engagée dès l’an dernier, en compagnie de Marie-Laure Charrier, première conseillère.

Dans un contexte régional particulièrement tendu, nous avons souhaité manifester notre soutien aux autorités bahreïnies. Les stigmates des attaques iraniennes demeuraient encore visibles. J’ai tenu à féliciter nos compatriotes pour leur sang-froid et leur sens des responsabilités. Leur solidarité avec le peuple bahreïni a été remarquée et honorée. Notre délégation les a chaleureusement applaudis.

Bahreïn est un pays pionnier dans le Golfe : première école publique pour filles dès 1928, première Alliance française de la région en 1969. Je me réjouis de constater que cette tradition d’ouverture se poursuit aujourd’hui à travers les progrès de l’apprentissage du français, qui renforcent encore les liens entre nos deux pays.

Cette mission nous a permis de mesurer la solidité de l’amitié franco-bahreïnie et la qualité de l’engagement de notre communauté française, qui en est l’un des plus beaux visages. +d’images

Diplomatie parlementaire

Ministre des Affaires étrangères

L’entretien de notre délégation du groupe d’amitié avec le ministre des Affaires étrangères du Royaume de Bahreïn, le Dr Abdullatif Al Zayani, a permis de mieux mesurer la perception, par les États du Golfe, des menaces pesant sur leur sécurité.

Le ministre a dénoncé les capacités de nuisance de l’Iran en indiquant que, entre le 28 février et le 15 juin 2026, selon les autorités bahreïniennes, 85 % des missiles et drones lancés par l’Iran dans la région visaient les pays du Conseil de coopération du Golfe (CCG). Il a précisé que les cibles visées à Bahrein étaient principalement des infrastructures civiles et non des objectifs militaires.

Pour Manama, le Conseil de coopération du Golfe (CCG) demeure le principal garant de la stabilité régionale, l’Arabie saoudite constituant un pilier essentiel de cet équilibre.

Le ministre a également insisté sur la nécessité d’élargir les Accords d’Abraham à l’Arabie saoudite, tout en soulignant qu’une telle évolution reste indissociable d’une avancée sur la question palestinienne.

Il a enfin chaleureusement remercié la France pour son soutien à la résolution 2817 du Conseil de sécurité des Nations unies, portée par Bahreïn, exprimant la solidarité de la communauté internationale avec les États du Golfe et la Jordanie après les frappes iraniennes.

Cette convergence stratégique s’inscrit dans une diplomatie bahreïnienne marquée par une relation historique avec les États-Unis, dont Manama accueille le quartier général de la Ve flotte, mais aussi par une volonté de renforcer et de diversifier ses partenariats, notamment avec la France.

Cette relation bilatérale a été récemment consolidée par la signature d’un accord de coopération en matière de défense, à l’occasion de la visite à Paris de Sa Majesté le Roi Hamad bin Issa Al Khalifa. +d’images

Ministère de l’Industrie et du Commerce

Un environnement propice aux entreprises

Notre entretien avec Mme Iman Ahmed Al-Dosari, sous-secrétaire d’État au ministère de l’Industrie et du Commerce, en présence de l’ambassadeur Éric Giraud-Telme, a mis en lumière la résilience de l’économie bahreïnienne.

Malgré les fortes perturbations régionales des derniers mois, qui ont affecté les chaînes d’approvisionnement, le pays a su maintenir son activité en adaptant ses circuits logistiques via Djeddah, Amman ou les Émirats arabes unis.

La stratégie 2022-2026 vise à accroître la part de l’industrie dans le PIB, en misant sur l’agroalimentaire, les semi-conducteurs et les énergies renouvelables.

Cette ambition s’accompagne d’une simplification des démarches administratives —  Managing your business with a click — et de la création d’un fonds dédié au financement des PME, afin de renforcer l’attractivité du royaume pour les investisseurs. +d’images

Parlement – Majlis Al Shura (Chambre haute) – Majlis Al Nuwab (Chambre basse)

Petit État insulaire très dépendant de la stabilité des voies maritimes et du bon fonctionnement du CCG, Bahreïn a fait de la sécurité régionale une priorité absolue, comme cela est ressorti avec force des entretiens conduits avec les deux chambres du Parlement.

Reçue par S.E. M. Jamal Fakhro, vice-président du Majlis Al Choura (Chambre Haute), puis par S.E. M. Ahmed bin Salman Al-Musallam, président du Majlis Al Nuwab (Chambre Basse), la délégation a pu mesurer l’attachement de Bahreïn à la relation bilatérale avec la France, mais aussi les attentes de ses interlocuteurs en matière de protection de la navigation commerciale dans le détroit d’Ormuz.

Les responsables parlementaires bahreïniens ont salué la position française sur les dossiers palestinien et iranien, tout en exprimant leurs interrogations sur les modalités concrètes d’une mission militaire multinationale, portée notamment par la France et le Royaume-Uni, destinée à garantir la liberté de navigation dans cette zone stratégique. Ils ont également souligné la cohésion dont le CCG avait fait preuve dans le contexte du conflit avec l’Iran. +d’images

Diplomatie économique

Communauté économique – CCEF

Une présence économique française qui a de l’avenir

Si la relation économique entre la France et Bahreïn reste encore modeste en volume, elle offre un fort potentiel de développement. Près d’une quarantaine d’entreprises françaises sont implantées dans le Royaume, dans les services financiers, l’industrie, l’ingénierie, les infrastructures, l’hôtellerie ou encore l’assurance.

Avec la délégation du groupe d’amitié France–Pays du Golfe, nous avons souhaité mettre en lumière cette présence à travers trois étapes.

1️⃣ Les CCEF : préparer la croissance

Le dîner organisé à la Résidence de France avec les Conseillers du commerce extérieur de la France (CCEF) et plusieurs dirigeants d’entreprises a confirmé les nombreuses opportunités offertes par Bahreïn. Les autorités souhaitent renforcer leur coopération avec la France, notamment dans les énergies renouvelables et l’efficacité énergétique.

Cet enjeu est majeur : près de 70 % de l’énergie consommée dans les pays du Conseil de coopération du Golfe est consacrée à la climatisation. L’expertise française dans les technologies bas carbone, la gestion de l’énergie et les bâtiments durables constitue un atout pour répondre à ce défi.

Ces échanges ont confirmé que les entreprises françaises disposent d’un véritable savoir-faire pour accompagner la diversification économique engagée par Bahreïn et contribuer au renforcement de notre partenariat bilatéral.

2️⃣ Café Ségo : l’audace entrepreneuriale française

J’ai souhaité faire découvrir à la délégation le Café Ségo, créé par Ségolène Crêtaux, dont le parcours est exemplaire.

Malgré les épreuves de la pandémie, elle a développé son établissement, ouvert deux nouveaux cafés à Manama et démontré sa capacité à s’adapter aux circonstances avec beaucoup de pragmatisme.

Son succès illustre le talent, la créativité et la capacité de rebond des entrepreneurs français à l’étranger.

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3️⃣ Fives : l’excellence industrielle française

Notre visite de Fives Services Gulf, accueillis par son CEO Stephen Augustine, a mis en lumière l’ancrage industriel français à Bahreïn. Partenaire stratégique du producteur d’aluminium Alba, l’entreprise poursuit son développement régional tout en employant une majorité de collaborateurs bahreïnis. J’ai également eu le plaisir de retrouver les quatre jeunes VIE rencontrés l’an dernier, symboles de l’engagement de notre jeunesse à l’international.

Alba (Aluminium Bahrain)

L’un des objectifs de notre délégation était de promouvoir la destination France auprès des grands industriels bahreïniens. La visite d’Aluminium Bahrain (ALBA), fleuron industriel du Royaume, s’inscrivait pleinement dans cette démarche.

Nous avons été chaleureusement accueillis par Ali Al Baqali, CEO d’Alba, entouré de plusieurs membres de son comité de direction. J’ai été particulièrement sensible au fait que trois d’entre eux sont diplômés de l’Essec, illustrant la qualité des liens humains et académiques qui unissent la France et Bahreïn.

Créée il y a 55 ans, Alba emploie 3 200 collaborateurs. Son site de production ultramoderne figure parmi les plus performants au monde et accompagne une ambition assumée : faire d’Alba le premier producteur mondial d’aluminium. À lui seul, ce secteur représente 12 % du PIB de Bahreïn.

Nous avons salué la signature récente d’un protocole d’accord entre Alba et Bpifrance en vue de l’acquisition d’Aluminium Dunkerque, la plus grande fonderie d’aluminium de l’Union européenne, pour une valorisation de 2,2 milliards de dollars. Cette opération constitue un signal fort de confiance dans l’industrie française. Je me réjouis de voir Alba investir en France et contribuer au développement du site de Dunkerque, symbole d’une coopération industrielle appelée à se renforcer entre nos deux pays. +d’images

Al Zayani Investments – Imerys Zayani – Midal Cables

À la rencontre d’un grand capitaine d’industrie

Après notre visite d’Alba, premier producteur d’aluminium du Royaume, notre délégation a poursuivi sa découverte de la filière en visitant deux entreprises du groupe Al Zayani Investments, reçue par son président d’honneur, Khalid Al Zayani, figure emblématique de l’industrie bahreïnienne.

Entrepreneur visionnaire, il a construit un groupe diversifié présent dans l’automobile, la banque, la santé, l’immobilier, l’industrie et les services. Son parcours illustre l’ambition de Bahreïn de développer une économie ouverte, fondée sur l’innovation et les partenariats internationaux.

Notre première étape nous a conduits chez Imerys Al Zayani, coentreprise créée en 2014 entre le groupe français Imerys, leader mondial des minéraux de spécialité, et Zayani Industries. L’usine produit de l’alumine fondue blanche destinée aux abrasifs, aux réfractaires et aux céramiques techniques. J’ai été particulièrement intéressé par les investissements réalisés pour réduire l’empreinte carbone du site grâce à l’énergie solaire et au programme SustainAgility.

Nous avons ensuite visité Midal Cables, créée en 1977 et devenue le deuxième producteur mondial de câbles électriques haute tension, derrière la Chine. Alimentée directement en aluminium liquide par Alba, l’entreprise exporte ses produits sur tous les continents et participe à de grands projets d’infrastructures électriques. Son succès illustre parfaitement la stratégie de Bahreïn : créer davantage de valeur ajoutée en transformant localement l’aluminium produit dans le Royaume.

Ces visites ont également confirmé l’intérêt du groupe Al Zayani pour de futurs investissements en France. Elles témoignent du potentiel de coopération industrielle entre nos deux pays et de notre volonté commune de renforcer ce partenariat d’avenir. +d’images

Enseignement

Lycée français international

Pour la troisième fois, j’ai eu le plaisir de visiter le Lycée français international de Bahreïn, établissement du réseau de la Mission laïque française (MLF), accueilli par son proviseur, Sébastien Gaillard.

Notre délégation du groupe d’amitié France–Pays du Golfe a été particulièrement séduite par l’implication des élèves, qui ont assuré eux-mêmes une grande partie de la visite de leur établissement. Du CDI aux laboratoires, en passant par les classes de CP, de CM2 et la bibliothèque, ils ont présenté avec enthousiasme leur quotidien, leurs projets et les nombreux atouts de leur lycée. Rien n’est plus convaincant que de voir des élèves devenir les premiers ambassadeurs de leur école.

Les échanges avec les enseignants, les parents et les élèves ont illustré la richesse d’un établissement qui favorise l’ouverture sur le monde. Dès la classe de seconde, les élèves peuvent choisir une quatrième langue vivante, une singularité qui témoigne de l’ambition internationale de ce lycée.

Nous avons également découvert le projet artistique « Regards Croisés », qui met en dialogue les cultures française et bahreïnienne à travers les créations des élèves, illustrant parfaitement la vocation de notre enseignement français à l’étranger : transmettre des savoirs tout en créant des passerelles entre les cultures.

Je remercie chaleureusement Sébastien Gaillard, l’ensemble de l’équipe éducative, les parents d’élèves et surtout les élèves pour leur accueil. Leur enthousiasme, leur curiosité et leur fierté d’appartenir à leur établissement constituent la plus belle promotion du Lycée français international de Bahreïn, qui célébrera son 50ᵉ anniversaire à la fin de l’année 2026. Un bel anniversaire en perspective pour un établissement qui, depuis un demi-siècle, contribue au rayonnement de l’enseignement français et au rapprochement entre la France et Bahreïn. +d’images

Culture

Pose de la Première pierre de la nouvelle Alliance française

J’ai eu l’honneur de participer à la cérémonie de pose de la première pierre de la future Alliance française de Bahreïn, aux côtés de Son Excellence le Dr Mohammed bin Mubarak Juma, ministre de l’Éducation, de Hamed Al Mahmeed, directeur du bureau du Premier ministre, de Éric Giraud-Telme, ambassadeur de France à Bahreïn, de Ahmed Al Jawahery, président de l’Alliance française Bahrain, ainsi que des représentants des autorités bahreïnies et des partenaires institutionnels et privés.

À cette occasion, j’ai eu le plaisir de prononcer quelques mots sur la portée de ce projet pour l’avenir de la relation franco-bahreïnienne (mon discours).

Créée en 1969, première Alliance française du Golfe, l’institution ouvre aujourd’hui un nouveau chapitre de son histoire. Son futur siège, imaginé par l’architecte franco-libanais Pierre Sfeir (SA Atelier), offrira des salles de cours équipées de tableaux numériques, une médiathèque, un auditorium et des espaces culturels modernes.

Sa capacité d’accueil sera doublée afin d’accompagner le développement de l’enseignement du français et des échanges culturels.

Cette réalisation illustre la qualité de la coopération éducative entre nos deux pays. Depuis 2009, le français est enseigné dans les écoles publiques de Bahreïn, renforçant chaque année les liens entre nos deux peuples.

Je tiens à féliciter chaleureusement Céline Martin, directrice, et toute l’équipe de l’Alliance française de Bahreïn, ainsi que l’ensemble des sponsors, partenaires bahreïniens et français, pour avoir porté ce projet avec détermination jusqu’à sa concrétisation.

Cette nouvelle Alliance constitue bien plus qu’un bâtiment : c’est un investissement dans la jeunesse, la francophonie et le dialogue entre les cultures. Elle consolide durablement la relation d’amitié entre la France et Bahreïn et contribuera, pour les décennies à venir, au rayonnement de notre langue et de notre culture au cœur du Golfe. +d’images

Sénat – Oman – Visite d’État du Sultan d’Oman

À l’invitation du Président de la République, j’ai eu l’honneur d’assister, le 29 juin, à la cérémonie des honneurs militaires organisée à l’Hôtel national des Invalides à l’occasion de la visite d’État en France de Sa Majesté Haïtham ben Tariq, Sultan d’Oman, en présence de nos ambassadeurs respectifs, Nabil Hajlaoui et Ahmed Bin Mohamed Bin Nasser Alaraimi.

J’ai également participé à la séquence organisée au siège de l’UNESCO, qui marquait la première visite d’un souverain omanais au sein de l’Organisation depuis 1989.

Cette première visite d’État de Sa Majesté Haïtham ben Tariq en France a permis de donner une nouvelle impulsion à notre partenariat économique.

Le Président Emmanuel Macron et le Sultan ont ouvert le Forum d’affaires franco-omanais, organisé par le MEDEF International et la Oman Chamber of Commerce and Industry (OCCI), réunissant plus de soixante entreprises françaises et omanaises. Plusieurs accords majeurs ont été conclus dans des secteurs stratégiques tels que les énergies renouvelables, l’eau et l’aérospatial.

Cette rencontre revêt également une portée géopolitique majeure. Le Sultanat d’Oman s’est imposé comme un acteur de médiation reconnu au Moyen-Orient, capable de maintenir un dialogue avec l’ensemble des parties, notamment avec l’Iran, tout en entretenant des relations de confiance avec les monarchies du Golfe.

En tant que président du groupe interparlementaire d’amitié France–Pays du Golfe, j’avais préparé cette rencontre trois jours plus tôt en échangeant avec Ghazi S. Al Rawas, parlementaire omanais, qui m’avait accueilli à Oman l’an dernier et qui fut auparavant ambassadeur du Sultanat en France (compte-rendu).

La qualité de cette relation bilatérale constitue un atout précieux pour développer nos échanges économiques, relever ensemble les défis régionaux et contribuer à la stabilité du Moyen-Orient. +d’images

Médias – “L’accord Iran-États-Unis peut-il mettre un coup d’arrêt au conflit armé au Moyen-Orient ?” (Radio Orient – 30 juin 2026)

J’ai répondu aux questions de François-Xavier de Calonne dans son émission Pluriel (Radio Orient) sur le protocole d’accord signé le 17 juin entre Washington et Téhéran après quatre mois de guerre. Ce texte signé à distance contient des engagements formellement contraignants, mais son application dépend de certaines variables extérieures….

Radio Orient :
PLURIEL DU 30 JUIN 2026
👉 L’accord entre l’Iran et les États-Unis peut-il réellement ouvrir la voie à une désescalade au Moyen-Orient ?
👉 Après plusieurs mois de conflit, le protocole d’accord signé entre Washington et Téhéran nourrit l’espoir d’un apaisement… mais son application reste suspendue à de nombreux facteurs.
👉 Quel rôle jouent les pays du Golfe, comme Oman, les Émirats arabes unis ou l’Arabie saoudite, dans cette dynamique diplomatique ?

VERBATIM

François-Xavier de Calonne – Vous êtes bien sur Radio Orient avec vous François-Xavier de Calonne. Invité de Pluriel : Olivier Cadic, sénateur des Français établis hors de France, vice-président de la commission des Affaires étrangères, de la Défense et des Forces armées, président du groupe d’amitié interparlementaire France–Pays du Golfe. Olivier Cadic, bonjour.

Olivier Cadic – Bonjour.

François-Xavier de Calonne – Le protocole d’accord signé le 17 juin dernier entre Washington et Téhéran ouvre, bien entendu, une perspective de désescalade après quatre mois de guerre. Un texte signé à distance par les chefs d’État américain et iranien. Quelles sont les conditions pour que cette perspective devienne une réalité ? Ce n’est pas encore le cas, bien entendu.

Olivier Cadic – Je pense qu’aujourd’hui, nous assistons à une prise de conscience, tant du côté américain que du côté iranien, que le conflit armé n’est pas une solution pour régler les différends.

Ce qui a été signé ressemble un peu à ce que l’on appelle un term sheet dans le monde de l’entreprise. Lors d’une levée de fonds, on commence par signer un document qui fixe les grands principes de l’accord, puis les parties négocient ensuite les modalités de sa mise en œuvre.

Nous sommes dans une situation comparable. Certains points d’accord ont été arrêtés, mais les questions essentielles demeurent. La première concerne le programme nucléaire iranien et la menace existentielle que l’Iran fait peser sur Israël.

L’autre sujet majeur est la question palestinienne. Beaucoup considèrent qu’il sera difficile de sortir durablement de cette crise tant qu’une solution à deux États n’aura pas été trouvée, même si cet objectif apparaît aujourd’hui particulièrement complexe à atteindre.

C’est pourquoi il reste un long chemin à parcourir entre cet accord de principe et le règlement des problèmes de fond. Il a fallu des décennies pour parvenir à cette étape, sans que les causes profondes du conflit aient été résolues. En revanche, cette démarche présente un mérite essentiel : elle permet de faire taire les armes et de redonner toute sa place au dialogue. LIRE la suite de l’entretien (fichier pdf)

VIDÉO – Extrait de l’entretien « L’accord Iran-États-Unis peut-il mettre un coup d’arrêt au conflit armé au Moyen-Orient ? » sur le compte X de Radio Orient.

Sénat – Art. 50-1 – Situation au Proche et Moyen-Orient (Vidéo 10m)

Ce 25 mars, intervention au nom du groupe Union centriste, dans le cadre de la “déclaration du Gouvernement, suivie d’un débat, en application de l’article 50-1 de la Constitution, portant sur la situation au Proche et Moyen-Orient”.

Sébastien Lecornu, Premier ministre, s’est exprimé au nom du gouvernement.

Face à l’escalade au Moyen-Orient, j’ai alerté sur un basculement stratégique majeur, dénoncé le rôle déstabilisateur de l’Iran et appelé la France à une réponse claire pour défendre la souveraineté du Liban face au Hezbollah qui n’est pas un acteur libanais. Au cœur de la crise, nos compatriotes au Moyen-Orient s’organisent et s’entraident. Ils sont une force pour la France qui est pleinement mobilisée à leurs côtés.

VERBATIM de mon intervention

Médias – “Le sénateur Cadic: les pays du Golfe font preuve d’une grande résilience et maîtrise face à la crise” (Arab News, 13/03/2026)

ARAB NEWS PARIS: Les frappes récentes de l’Iran contre plusieurs États du Golfe représentent un test majeur pour la stabilité régionale, pour la solidité des alliances et pour la capacité de réaction collective des pays de la région, qui font preuve d’une grande capacité de résilience et de maîtrise.

C’est en tout cas le point exprimé par le sénateur Olivier Cadic, président du groupe sénatorial France-pays du Golfe, qui répondait aux questions de.Arab News en français, et qui estime que cette crise agit « comme un révélateur des équilibres géopolitiques au Moyen-Orient ».

Depuis le début de l’escalade, l’élément qui frappe particulièrement le sénateur c’est la volonté des États visés « de montrer leur capacité de résistance ».

Cette posture a été particulièrement visible du côté des Émirats arabes unis, où les autorités ont projeté « l’image d’un pays capable de se défendre tout en maintenant son sang-froid face à la menace ».

Cette stratégie répond à un double objectif qui consiste d’une part, à démontrer que les infrastructures de défense de ces États sont solides et capables de faire face à des attaques sophistiquées, et d’autre part, rassurer les marchés, les investisseurs et les partenaires internationaux sur la stabilité de la région malgré les tensions.

Car au-delà de la dimension militaire immédiate, ces frappes ont aussi une portée politique, et pour Cadic, elles confirment les ambitions régionales de Téhéran.

Dans cette perspective, il estime que la crise actuelle agit comme un révélateur, car les pays du Golfe se trouvent confrontés simultanément à une même menace et doivent désormais réfléchir à la manière d’y répondre collectivement.

La situation souligne-t-il met également en lumière le rôle particulier de l’Arabie saoudite, qui a engagé depuis plusieurs années une politique de détente avec l’Iran, notamment à travers un accord de rapprochement conclu en 2023 sous médiation chinoise.

« Ce rapprochement visait avant tout à stabiliser la région afin de permettre au royaume de se concentrer sur son développement économique et ses grands projets de transformation ».

Réduire les tensions régionales

Pour Riyad, l’objectif était clair, il s’agissait de réduire les tensions régionales afin de favoriser l’investissement et la croissance, mais la crise actuelle est venue rappeler les limites de la diplomatie face à des rivalités stratégiques profondes.

Dans ce contexte tendu, la question du rôle des partenaires occidentaux, et notamment de la France, se pose avec acuité, Paris indique le sénateur entretient depuis longtemps des relations étroites avec plusieurs pays du Golfe et dispose d’une présence militaire dans la région.

Ainsi la France pourrait contribuer à rassurer ses partenaires en renforçant sa coopération sécuritaire et en soutenant les efforts de défense régionale, « alors que la présence militaire accrue, tente d’envoyer un signal politique important, qui est celui d’un soutien concret face aux menaces extérieures ».

Selon Cadic, la crise actuelle constitue également un test pour le Conseil de coopération du Golfe (CCG), qui rassemble six États de la péninsule arabique.

Créée à l’origine comme une organisation de coopération économique, cette structure pourrait voir son rôle évoluer face aux défis sécuritaires, souligne-t-il à l’image de l’Union européenne, dont l’intégration s’est souvent renforcée à la faveur des crises.

Ainsi le CCG « pourrait sortir de cet épisode avec une coordination politique et militaire accrue », car confrontés à la même menace, « ses membres pourraient être amenés à approfondir leur coopération en matière de défense, de renseignement et de sécurité régionale ». Lire la suite de l’article Le sénateur Cadic: les pays du Golfe font preuve d’une grande résilience et maîtrise face à la crise sur le site Arab News

Médias – “Ukraine, Levant, mer de Chine : penser l’engrenage mondial” (Tribune)

Ukraine, Levant, mer de Chine : penser l’engrenage mondial

Olivier Cadic, Sénateur des Français établis hors de France et Président du groupe France-Pays du Golfe au Sénat.

Article publié dans l’infolettre UDI du 6 mars 2026

Le monde est entré dans une phase d’engrenage stratégique. Les crises que nous observons ne sont plus isolées : elles se répondent, s’alimentent et peuvent, à tout moment, changer d’échelle.

Cette dynamique s’est accélérée avec l’invasion de l’Ukraine par la Russie en 2022. Depuis, la logique de confrontation entre puissances s’est installée durablement dans les relations internationales.

Au Moyen-Orient, après s’être confronté aux proxys de l’Iran depuis le 7 octobre 2023, Hamas, Hezbollah, Houthis, Israël, soutenu par les États-Unis, se retrouve désormais engagé dans une confrontation plus directe avec le régime des mollahs, qui a fait de la destruction de l’État hébreu, l’un des fondements idéologiques de son projet.

À la suite des frappes engagées contre l’Iran samedi dernier, plusieurs trajectoires peuvent être envisagées.

La première serait une rupture brutale du régime sous la pression militaire et populaire, hypothèse qui demeure peu probable à ce stade.

Une seconde verrait les États-Unis réduire progressivement leur implication, laissant Israël en première ligne.

Une troisième passerait par une reprise diplomatique, aux conditions d’un régime iranien plus accommodant et d’un geste stratégique majeur de Washington, tel qu’un allègement substantiel des sanctions.

Mais le scénario aujourd’hui le plus crédible reste celui d’un enlisement durable du conflit, avec des conséquences potentiellement lourdes pour toute la région, et pour l’économie mondiale si le détroit d’Ormuz ou les grands hubs aériens du Golfe venaient à être durablement perturbés.

Le prochain point de friction pourrait se situer au Liban, où la fragilité de l’État demeure préoccupante.

Au pays du Cèdre, où je me suis rendu il y a deux semaines en compagnie de Nadia Chaaya, présidente du groupe Les Indépendants à l’Assemblée des Français de l’étranger (AFE), j’ai pu mesurer l’inquiétude profonde d’une partie de la population. Beaucoup redoutent davantage encore un affrontement interne contre le Hezbollah, qui raviverait le spectre d’une nouvelle guerre civile, qu’une intervention terrestre israélienne.

L’avenir de cette milice, qui fait le malheur du Liban, dépendra largement des évolutions du pouvoir à Téhéran et de la personnalité du prochain Guide suprême.

Mais l’engrenage dépasse largement le Moyen-Orient.

Les tensions persistent dans l’arc Inde–Pakistan–Afghanistan, tandis que la mer de Chine méridionale et Taïwan demeurent des lignes de fracture majeures entre les États-Unis et la Chine.

Parallèlement, la Russie pourrait exploiter toute diversion stratégique américaine pour renforcer ses positions en Arctique, dans la Baltique ou aux marges orientales de l’Europe.

Dans ce contexte, la naïveté n’est plus permise pour la France et l’Europe. Anticiper ces enchaînements de crises et se donner les moyens diplomatiques et militaires de dissuader toute agression n’est pas céder au fatalisme : c’est assumer la responsabilité première d’un État, préserver la paix.

Médias – Olivier Cadic : “La question c’est d’affaiblir l’Iran et de s’en prendre à la tête de la pieuvre” (Public Sénat – 5 mars 2026 – Vidéo 24m)

Ce 5 mars, dans l’émission “Bonjour chez vous” (Public Sénat), j’ai répondu aux questions d’Oriane Mancini sur le contexte géopolitique au Moyen-Orient

Nous avons également évoqué la technologie de surveillance irakienne, basée sur un puissant logiciel russe de reconnaissance faciale vendu dès 2019 au régime de Téhéran, en présence d’Alexandre Abdelila, journaliste d’investigation à Forbidden Stories.

Public Sénat :

“Le sénateur d’Union centriste Olivier Cadic était l’invité de la matinale Bonjour chez vous, en tant que représentant des Français établis hors de France et vice-président de la commission des Affaires étrangères, de la Défense et des Forces armées pour apporter son regard sur la situation conflictuelle au Moyen-Orient.

Olivier Cadic déclare : « Quand vous avez un pays comme l’Iran qui promet la destruction de votre pays en permanence et qui construit toute sa politique sur le sujet, on peut comprendre qu’au bout de 45 ans maintenant il faut que ça s’arrête »

Le sénateur reste optimiste, il estime « qu’il y a des progrès. Tant le Hamas, que les Houthis, que le Hezbollah ont des capacités largement affaiblies. La question aujourd’hui est de se demander comment affaiblir l’Iran et effectivement de s’en prendre à la tête de la pieuvre. »

Olivier Cadic rappelle que les accords d’Abraham avaient été signés en faveur de la sérénité dans la région, mais que depuis l’attaque du 7 octobre, ces conflits ont provoqué une escalade et un réel retour en arrière.”

J’ai répondu aux questions suivantes d’Oriane Mancini et de Rémi Guyot :

> Emmanuel Macron s’est entretenu hier avec Donald Trump et Benjamin Netanyahou qu’il appelle à préserver l’intégrité du Liban et s’abstenir d’une offensive terrestre, est ce que vous pensez qu’il va être entendu ?
> Vous étiez au Liban il y a quelques jours, est ce que les Libanais se préparaient à ce que le conflit éclate à nouveau et est-ce, malheureusement, le prix à payer pour mettre fin à l’armement du Hezbollah ?
> Cela vous paraissait-il possible, sans intervention militaire de la part d’Israël, le désarmement du Hezbollah ?
> Emmanuel Macron appelle à la désescalade, à une solution diplomatique, vous la pensez possible à ce stade ?
> Le régime ne tombera pas sans une intervention terrestre, selon vous ?
> Le système politique étant décentralisé, ne craignez-vous pas qu’au final rien ne change malgré l’assassinat d’Ali Khamenei ?
> En cas d’élection de Moshtaba Khamenei, est-ce que vous ne craignez pas que la guerre s’embourbe ?
> Est-ce que vous ne craignez pas qu’il y ait des répercussions en France, avec notamment un risque terroriste ?
> Roland Lescure, ministre de l’Économie, reçoit ce matin les distributeurs de carburant. Faut-il s’inquiéter ? Que peut faire le gouvernement ?

Iran – Shirin Ebadi, Prix Nobel de la Paix 2003 : une voix de la résistance iranienne en exil

Ce 17 février, notre Commission des Affaires étrangères, de la Défense et des Forces armées, la délégation au droits des femmes présidée par Dominique Verien et le groupe d’amitié présidé par Olivia Richard ont eu l’honneur d’entendre Shirin Ebadi, avocate et militante iranienne des droits de l’homme, Prix Nobel de la paix 2003.

Après avoir rendu hommage aux victimes du régime iranien, j’ai interrogé Mme Ebadi sur les mesures concrètes que la communauté internationale pourrait adopter pour appliquer le principe de la responsabilité de protéger, adopté par les Nations Unies, sans aggraver la situation des civils iraniens.

VERBATIM de mon intervention

Merci Madame. Permettez-moi, en préambule, de vous remercier pour votre témoignage et votre action inspirante. Et également d’adresser une pensée sincère aux milliers de victimes du régime iranien et à leurs proches. Leur souffrance ne doit ni être banalisée, ni oubliée et elle donne tout son sens aux échanges que nous avons aujourd’hui.

Vous avez évoqué le principe de la responsabilité de protéger, adopté par les Nations Unies en 2005. Quelles mesures concrètes la communauté internationale pourrait-elle prendre aujourd’hui pour appliquer ce principe à la situation iranienne sans aggraver les souffrances de la population civile ? Quelles actions concrètes les États démocratiques devraient-ils mettre en œuvre pour protéger les défenseurs iraniens des droits humains et soutenir la société civile dans l’esprit de la responsabilité de protéger ? Je vous remercie.

En réponse Shirin Ebadi a rappelé que la victoire de la démocratie en Iran sera non seulement bénéfique aux Iraniens, mais aussi aux États européens. En outre, au lieu de nous adresser au gouvernement iranien, elle suggère de nous adresser au peuple iranien.

Médias – “Cybersécurité : l’heure est à l’action” – (Entreprendre à l’international – Janv-Fév 2026)

Entretien conduit par Sandrine Weisz et Olivier Nifle pour le compte de la revue des CCE Entreprendre à l’international.

Lire l’article Cybersécurité : l’heure est à l’action (Entreprendre à l’international)

J’ai répondu aux questions suivantes :
. Les attaques de cybersécurité désignent un spectre large…
. Vous dites qu’on voit la paille dans l’œil de son voisin, mais pas la poutre dans le sien…
. Quels sont les pays particulièrement actifs dans le domaine de la cybercriminalité ?
. La cybersécurité est-elle un enjeu européen ? Jusqu’où se fier à nos voisins ?
. Que conseillez-vous aux entreprises au regard de ces menaces ?
. 50 % des PME victimes d’une cyberattaque feraient faillite dans les 12 mois suivants. Comment réagir ?
. Est-ce que l’Europe en fait assez en matière de cybersécurité ?
. Une solidarité internationale totale est-elle vraiment envisageable ?

Médias – “Les enjeux nationaux et internationaux vus par un sénateur des Français établis hors de France” (Radio Orient – 1er février 2026 – Podcast 16’30)

J’ai répondu aux questions de François-Xavier de Calonne dans son émission Pluriel (Radio Orient), au sujet des foyers de tension sur la scène internationale et des rivalités stratégiques entre grandes puissances.

ÉCOUTER le Podcast de l’entretien « Les enjeux nationaux et internationaux vus par un sénateur des Français établis hors de France »

Radio Orient :

L’entretien revient sur la répression sanglante du soulèvement populaire en Iran et sur les marges de manœuvre de l’Europe pour soutenir la population iranienne, dans un contexte marqué par le retrait et l’ambiguïté de la position américaine. Il analyse également la stratégie régionale de Téhéran, à travers la mobilisation de ses relais à Gaza, au Liban, en Syrie et en mer Rouge, et les risques d’escalade militaire que cela implique.

Enfin, l’échange interroge la place de l’Europe prise en étau entre la rivalité structurante des États-Unis et de la Chine, et pose une question devenue centrale : l’Union européenne peut-elle encore se permettre de différer la construction d’une véritable Europe de la défense ?

VERBATIM de l’entretien

Sénat – Art. 50-1 – Rôle de la France dans la prévention et la résolution des crises politiques internationales, notamment au Venezuela

Ce 19 janvier, intervention au nom du groupe Union centriste, dans le cadre de la « déclaration du Gouvernement, suivie d’un débat, en application de l’article 50-1 de la Constitution, portant sur le rôle de la France dans la prévention et la résolution des crises politiques internationales, notamment au Venezuela ».

Catherine Vautrin, ministre des Armées et des anciens combattants et Jean-Noël Barrot, ministre de l’Europe et des Affaires étrangères, se sont exprimés au nom du gouvernement.

J’ai conclu mon propos en disant que ce qui se joue aujourd’hui au Venezuela, en Iran, en Ukraine, à Taïwan, au Groenland et au Somaliland relève d’un même combat : savoir si, au XXIe siècle, les frontières et les souverainetés se décident par la force ou par le droit.

C’est à cette question que la France et l’Europe doivent répondre.

VERBATIM de mon intervention

INFOLETTRE n°247 – Juin 2025

Lire : l’INFOLETTRE n°247 – Juin 2025Logo HebdoLettre bleu - Rond75

Le grand défi budgétaire

Madame, Monsieur, chers élus, chers amis,

En 2018, une « taxe sur les yachts » a été instaurée pour cibler les navires de plaisance dont la coque mesure au moins 30 mètres et dont la puissance propulsive dépasse 750 kilowatts. Allant de 30.000 à 200.000 euros, elle frappe les yachts battant pavillon français ou détenus par des personnes physiques ou morales établies en France.

On en attendait 10 millions d’euros de recettes annuelles. En 2024, elle n’en rapporte plus que 60.000 euros : il ne resterait plus sur le territoire que cinq yachts assujettis.

Il faut rappeler que l’entretien annuel d’un yacht représente environ 10 % de sa valeur. En les voyant partir sous d’autres cieux, la France perd aussi la TVA, l’impôt sur les sociétés et les cotisations sociales générés par toute une activité économique. De quoi méditer pour ceux qui pensent qu’il suffirait de taxer « les riches » pour financer la collectivité.

Le président de la République, lors de son interview du 13 mai 2025, a présenté un graphique de l’INSEE révélateur : sur 1000 euros de dépenses publiques, 561 sont consacrés à notre protection sociale.

Pour 2026, le gouvernement vise 40 milliards d’euros d’économies afin de ramener le déficit de 5,4 à 4,6 % du PIB. Un effort considérable, qui ne suffira pourtant pas à enrayer la progression de notre dette. D’ici trois ans, un euro sur trois des recettes fiscales sera absorbé par le seul service de la dette.

Il faudrait entre 120 et 150 milliards d’euros d’économies pour stabiliser la trajectoire de notre dette publique. Une réforme en profondeur de notre système de protection sociale parait inévitable.

Fidèlement,

Olivier Cadic

Sommaire :

SÉNAT – COMMISSION DES AFFAIRES ÉTRANGÈRES, DE LA DÉFENSE ET DES FORCES ARMÉES
. Situation au Proche et au Moyen-Orient (1/2) – “Faisons en sorte d’arrêter les conflits, même avant qu’ils ne débutent”
. Situation au Proche et au Moyen-Orient (2/2) – Réponse du ministre Jean-Noël Barrot à mon intervention
. Audition de Sébastien Lecornu – Shangri-La Dialogue à Singapour

EN CIRCONSCRIPTION
> ESPAGNE – Madrid (22–24 mai 2025)
> SUISSE – Genève (25-27 mai 2025)
> BRÉSIL (1/2) – Rio de Janeiro & Itaguaí (08–10 juin 2025)
> BRÉSIL (2/2) – São Paulo & Santos (11-13 juin 2025)
> ROYAUME-UNI – Édimbourg, Glasgow, Londres (20-22 juin 2025)

FRANÇAIS DE L’ÉTRANGER
. Réunion annuelle des CCIFI – “La French business attitude”
. CCEF AG : L’intelligence collective au service du développement international de la France
. ANEFE – Renouvellement du conseil d’administration
. Retraités expatriés : quelles démarches réaliser ?
. Vote par internet : participez au grand test !
. France Identité : une révolution pour les Français de l’étranger

SÉNAT – CYBERSÉCURITÉ / IA
. Paris Cyber Summit (2-4 juin) – Taïwan, Chiffrement, Cyberdéfense
. Rencontre avec les responsables cyber de Paris Europlace

SÉNAT – RELATIONS INTERNATIONALES – GROUPES D’AMITIÉ
. GIA France-Pays du Golfe – Solidarité avec le Qatar – Communiqué de presse
. Accueil d’une délégation de la Shoura saoudienne
. Rencontre « Vision Golfe 2025 »
. Taiwan – Accueil du maire de Taipei
. La diplomatie économique au service de l’amitié franco-bulgare
. Inde – Chambre de commerce franco-indienne
. Italie – Fête nationale
. L’IPAC appelle au respect de la liberté religieuses des Tibétains

MÉDIAS
. “50 ans de l’ANEFE : un tournant pour l’enseignement français à l’étranger” (Expat.com – 22/05/2025)
. Olivier Cadic : “On imagine mal Israël se confronter seul à l’Iran” (Public Sénat – 20 juin 2025 – Vidéo 26m)
. Olivier Cadic : “Pour Israël, la meilleure défense, c’est la surprise” (Public Sénat – 18 juin 2025 – Vidéo 41m)
. “Nucléaire iranien : l’impasse de la dissuasion” (Infolettre UDI 27/06/2025)

Découvrir l’InfoLettre n°247

Médias – “Nucléaire iranien : l’impasse de la dissuasion”

Nucléaire iranien : l’impasse de la dissuasion

Olivier Cadic, Sénateur des Français établis hors de France et Président du groupe France-Pays du Golfe au Sénat.

Article publié dans l’infolettre UDI du 27 juin 2025

Les frappes récentes d’Israël et des États-Unis sur des infrastructures militaires iraniennes viennent rappeler une vérité brutale : la paix ne peut reposer sur l’ambiguïté stratégique ni sur l’impunité.

En ripostant à des agressions directes ou indirectes menées par l’Iran et ses relais régionaux (Hamas, Hezbollah, Houtis…), Israël et les États-Unis ont signifié que la terreur ne peut devenir une norme de gouvernance internationale.

Ces événements tragiques posent une question fondamentale : le nucléaire militaire constitue-t-il une assurance-vie pour les régimes autoritaires ?

L’Iran, tout en clamant sa volonté pacifique, continue de progresser vers un seuil critique. Il espère sans doute que la possession de l’arme atomique lui garantirait une impunité comparable à celle dont jouit la Corée du Nord. Mais ce calcul est non seulement cynique, il est dangereux pour tous !

Car la bombe ne protège pas contre les soulèvements intérieurs, elle n’efface pas les aspirations démocratiques de peuples opprimés, et elle ne garantit aucune prospérité. Elle ne fait qu’alimenter les tensions régionales, encourager la prolifération, et rendre chaque crise potentiellement apocalyptique.

L’Europe ne peut rester spectatrice. Elle doit rappeler que la stabilité ne se décrète pas par la peur mais se construit sur la liberté, l’État de droit et la coopération. À cet égard, la France doit rester ferme dans son opposition à toute forme de prolifération, tout en soutenant les forces démocratiques iraniennes qui aspirent à un avenir débarrassé de la répression et de l’isolement.

Le Sénat, à travers nos débats, a rappelé que l’inaction serait une complicité. Nous devons, plus que jamais, refuser le chantage atomique et promouvoir une diplomatie exigeante, appuyée sur une défense crédible, mais aussi sur une vision : celle d’un Proche-Orient libéré de la terreur et de la menace nucléaire.

GIA France-Pays du Golfe – Solidarité avec le Qatar – Communiqué

COMMUNIQUE DE PRESSE

Frappes de missiles iraniens sur le territoire qatari : le groupe d’amitié France-Pays du Golfe exprime sa solidarité avec le Qatar

Olivier Cadic, président du groupe interparlementaire d’amitié France-Pays du Golfe du Sénat, exprime sa solidarité pleine et entière à l’égard du Qatar et de ses habitants à la suite des frappes conduites par l’Iran contre les forces américaines basées au Qatar.

Affirmant son attachement à la sécurité et à la souveraineté du Qatar, comme de l’ensemble de ses partenaires du Conseil de coopération du Golfe, le président du groupe d’amitié appelle l’ensemble des acteurs à la retenue et à la désescalade en vue de trouver une solution diplomatique à ce conflit.

Le groupe d’amitié France-Pays du Golfe s’était rendu au Qatar en avril dernier, où il avait rencontré notamment le Premier ministre et le Ministre des Affaires étrangères, ainsi que le Président du Conseil de la Shoura.

Communiqué publié sur le site du Sénat, le 24 juin 2025

Médias – Olivier Cadic : “On imagine mal Israël se confronter seul à l’Iran” (Public Sénat – 20 juin 2025 – Vidéo 26m)

Ce 20 mars, j’étais l’invité d’Oriane Mancini sur Public Sénat, dans son émission “Bonjour chez vous !” pour traiter de l’actualité internationale.

Extrait de Public Sénat :

Donald Trump a annoncé hier soir qu’il prendrait sa décision dans les deux prochaines semaines quant à une éventuelle intervention des États-Unis dans le conflit opposant l’Iran à Israël. Selon Olivier Cadic, sénateur (Union centriste) représentant les Français établis hors de France, cette déclaration constitue une « démonstration de puissance… pour montrer que Trump est en capacité d’épauler Israël ». Il souligne également l’asymétrie du rapport de force entre les deux pays : « Israël, pays de 10 millions d’habitants attaque directement l’Iran, pays de 92 millions d’habitants ». Dès lors, ajoute-t-il, « on imagine mal Israël se confronter seul à l’Iran ». Concernant les objectifs de ce conflit, le vice-Président de la Commission des Affaires étrangères juge qu’il est ambitieux pour Israël « de faire tomber le régime iranien à distance ».

Conflit Israël-Iran, position de la France, dispositifs de rapatriement, guerre en l’Ukraine, sommet de l’OTAN… j’ai répondu aux questions suivantes de la part d’Oriane Mancini, Quentin Calmet et Jefferson Desport :

> Donald Trump dit qu’il donnera sa réponse pour une attaque des États-Unis en appui d’Israël d’ici deux semaines. Est-ce que cela montre qu’il hésite ou, au contraire, qu’il veut remettre de l’incertitude dans le conflit ?

> Selon vous, quel était le but de guerre quand Israël a attaqué : démanteler le programme nucléaire iranien ou faire tomber le régime ?

> L’Iran promet de riposter en cas d’attaque américaine, est-ce que vous craignez des attaques iraniennes contre des bases américaines dans les États du Golfe ?

> Au début des frappes, Emmanuel Macron disait soutenir Israël. Ces derniers jours, il dit qu’il faut une désescalade et qu’Israël ne doit frapper que des cibles nucléaires. Vous la trouvez si claire que cela, la position de la France ?

> Aujourd’hui à Genève, il a une réunion des ministres des affaires étrangères français, allemand et britannique qui rencontrent leur homologue iranien avec la cheffe de la diplomatie européenne. Est-ce que vous pensez que les trois ministres vont convaincre les Iraniens de quelque chose ?

> La conférence des Nations unis pour une solution à deux états a été reportée. Est-ce qu’il faut que la France reconnaisse l’État de Palestine dans un futur très proche ?

> Quelle est la situation de nos compatriotes en Israël et en Iran ?

> Hier, le ministre des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, a proposé des solutions pour évacuer nos ressortissants. Qu’est-ce que vous pensez de ces annonces ? Est-ce que c’est réaliste de voir nos ressortissants en Iran faire le chemin par la route (vers l’Arménie et la Turquie) ?

> Qu’est-ce que vous savez du profil de ces 900 Français ou binationaux qui sont toujours en Iran ?

> 150.000 de nos ressortissants en Israël peuvent sortir par la route en gagnant la Jordanie et l’Égypte, où des vols continuent d’être opérés. Qu’est-ce qu’on peut dire de cette solution proposée par l’exécutif ?

> Est-ce que vous êtes directement amené à conseiller ces Français ? Qu’est-ce que vous avez pu faire dans la situation actuelle ?

> La France consacre déjà 2,1% de son PIB à sa Défense. Pensez-vous qu’elle aura les moyens d’une telle ambition, sachant qu’elle cherche par ailleurs 40 milliards d’économies ?

> A La Haye, un prochain sommet de l’OTAN réunira les alliés. Avec la menace de désengagement de Trump, est-ce que vous pensez que l’article 5 du traité qui incarne la solidarité militaire est toujours d’actualité ou est-elle fragilisée ?

> Est-ce que l’Ukraine a raison de craindre que le conflit entre Israël et l’Iran ne la relègue au second plan ?

> Cette semaine au Sénat, il y avait Rouslan Stefantchouk, président de la Rada, le parlement ukrainien. Il a lancé un appel. Que peut faire le Sénat français aujourd’hui ?

Médias – “On ne peut pas rester inerte devant ces évènements” : l’escalade militaire au Liban inquiète la commission des Affaires étrangères du Sénat (Public Sénat – 30 sept. 2024)

Guillaume Jacquot de Public Sénat a rendu compte des travaux de notre commission des Affaires étrangères du Sénat qui a fait sa rentrée dans un contexte géopolitique marqué par une escalade des violences au Proche-Orient.

Je le remercie d’avoir rapporté mes observations qui font suite à mon déplacement au Liban en compagnie de Nadia Chaaya, conseillère à l’Assemblée des Français de l’étranger pour l’Asie centrale et Moyen-Orient, membre de la commission de Sécurité et des Risques sanitaires, pour évaluer les capacités françaises à gérer une éventuelle évacuation de nos ressortissants du Liban.

Lire l’article sur Public Sénat « On ne peut pas rester inerte devant ces évènements » : l’escalade militaire au Liban inquiète la commission des affaires étrangères du Sénat

Extraits :

Pour le sénateur (Union centriste) Olivier Cadic, les appels au cessez-le-feu relèvent dans le contexte actuel d’une « impuissance absolue ». « Il y a deux forces qui sont déterminées à s’éliminer physiquement. La volonté de l’Iran, c’est d’éliminer Israël de la carte, c’est ce que voulaient le Hamas et le Hezbollah. De l’autre côté, il y a une volonté de se défendre, existentielle, cela peut se comprendre. Il y a aussi une nouvelle position israélienne de l’extrême droite qui revendique des nouveaux objectifs territoriaux, qui ne cache plus sa volonté de ne pas permettre un second État, Palestinien. On sait très bien qu’il n’y pas de solution sans cela. Ces gains militaires violents n’offrent que des répits », estime le sénateur représentant les Français établis à l’étranger.

[…]

Pour le centriste Olivier Cadic, l’une des clés dans la fermeture du front nord d’Israël se trouve dans les mains des responsables politiques à Beyrouth, alors que le pays est dans une situation de blocage politique complet. Depuis deux ans, les différentes familles politiques n’ont pas réussi à s’entendre sur un nom pour la présidence de l’État, qui reste toujours vacant. « Ce n’est pas à nous de négocier avec Israël pour le Liban, il faut absolument un gouvernement avec un vrai président, qui soit respecté. Aujourd’hui, on a peut-être l’opportunité avec ce qu’il s’est passé d’avoir une issue politique », explique le sénateur des Français de l’étranger. Le sénateur se dit convaincu que le commandant en chef de l’armée libanaise, le général Joseph Aoun, pourrait s’imposer comme un candidat idéal, l’armée représentant le Liban multi-confessionnel, selon lui.

[…]

Comme ses collègues, Olivier Cadic se montre par ailleurs vigilant sur le sort des plus de 20 000 Français qui vivent au Liban. Le sénateur s’est rendu dans la région au mois de juillet, il se dit rassuré sur les capacités françaises à gérer une éventuelle évacuation. « Je voulais vérifier si on était prêt à organiser une sortie de nos ressortissants si on avait une nouvelle crise à l’image de ce qu’on a connu dans le passé. Le travail de préparation a été fait, il faut rendre hommage à nos armées et à notre diplomatie dans ce domaine. »

Lire l’article sur Public Sénat « On ne peut pas rester inerte devant ces évènements » : : l’escalade militaire au Liban inquiète la commission des affaires étrangères du Sénat.

Iran – 79 sénatrices et sénateurs demandent la libération de nos trois compatriotes

J’ai cosigné un courrier adressé à l’ambassadeur d’Iran en France, aux côtés de 78 autres sénateurs, afin d’obtenir la libération de nos trois compatriotes, otages d’État du régime iranien : Cécile Kohler, Jacques Paris et Olivier.

Cette initiative revient à notre collègue Rachid Temal.

LETTRE

A l’attention de Son Excellence Monsieur Mohammad AMIN NEJAD, Ambassadeur de la République Islamique d’Iran

Objet : libération des trois otages d’État français détenus en Iran

Votre Excellence,
Nous souhaitons, en tant que sénatrices et sénateurs de la République française, appeler votre attention sur le sort de nos compatriotes injustement détenus en Iran.
La République islamique d’Iran vient de libérer Louis Arnaud, l’un des quatre otages d’État que la France compte actuellement. Mais Cécile Kohler, Jacques Paris et Olivier, restent détenus par votre pays.
Nous exigeons leur libération immédiate.
Dans l’attente, nous exigeons que leurs conditions de détention respectent les textes internationaux dont la République islamique d’Iran est cosignataire à savoir la déclaration universelle des Droits de l’Homme ; le pacte international sur les droits civils et politiques ainsi que la convention de Vienne sur les relations consulaires.
Le nécessaire respect par toutes les Nations des conventions et chartes internationales, dont le pacte international relatif aux droits civils et politiques de 1966 également ratifié par l’Iran, garantissent le droit à un procès équitable, le respect des droits de la défense, l’interdiction des détentions arbitraires, l’accès à des visites consulaires régulières, la dignité des conditions de détention.
C’est à ce titre que nous sollicitons votre intervention pour obtenir le transfert immédiat de Cécile et de Jacques de la section 209 dans laquelle ils sont incarcérés vers le quartier des prisonniers politiques, dont la rigueur est moins critique.
Les informations qui nous parviennent sont alarmantes pour l’état de santé physique et psychologique de Cécile Kohler et de Jacques Paris, lequel vient de fêter ses 71 ans, en détention.

Nous, sénateurs de la République française, demandons immédiatement que Cécile Kohler et Jacques Paris :
– Quittent immédiatement la section 209 de la prison d’Evin ;
– Quittent leur cellule sans fenêtre et voient enfin la lumière du jour ;
– Bénéficient de plus de trois sorties de trente minutes par semaine et qu’elles soient garanties, tout comme le sera la pratique d’un peu d’exercice ;
– Ne dorment plus à même le sol, sans matelas, sur une simple couverture de fortune ;
– Puissent cantiner, participer à des ateliers de formation, tout comme Louis Arnaud en bénéficiait dans le quartier dans lequel il était détenu ;
– Ne voient plus leurs codétenus régulièrement changer, dès que des liens se nouent ;
– Reçoivent et puissent conserver les livres, lettres, photos que leur famille leur envoie ;
– Reçoivent plus régulièrement la visite de l’ambassadeur de France, le représentant de notre République, et de son équipe consulaire ;
– Puissent échanger avec les avocats qu’ils ont choisis, en France et en Iran, avoir accès à un juge indépendant et impartial, respectueux du contradictoire et des textes ci-dessus mentionnés ;
– Bénéficient de tous les soins dont chaque être humain a besoin et disposent de lunettes adaptées à leur vue, leurs troubles de la vision les handicapant dans leur quotidien

À ce stade, nous ne savons pas si c’est le plus grave, mais nous apprenons avec effroi que les familles de Cécile Kohler et Jacques Paris n’ont pas de nouvelles des leurs depuis le 13 avril 2024, soit depuis plus de deux mois.
Nous réclamons donc en complément des échanges plus réguliers de Cécile Kohler et Jacques Paris avec leur famille, des échanges libres, sans surveillance accrue ni limitation dans le temps.
Ce que nous sollicitons ici n’est en somme que le minimum auquel peut aspirer chaque être humain vivant dans un État de Droit.
Nous vous prions de croire, Votre Excellence, en l’expression de nos sentiments respectueux.

LISTE DES SIGNATAIRES

Vaccination des Français établis en Iran – mon intervention via le groupe d’amitié France-Iran

J’ai été saisi par Armand Meimand, conseiller des Français de l’étranger pour l’Asie centrale et président du conseil consulaire, concernant l’état de la vaccination des Français établis en Iran.

Dans le prolongement de son premier mandat, la liste conduite par Armand Meimand a remporté une victoire éclatante aux dernières élections consulaires en obtenant 2 sièges sur 3. Loin de se reposer sur ses lauriers, Armand Meimand n’a rien perdu de sa pugnacité et s’est engagé de toutes ses forces pour obtenir la vaccination des Français en Iran avec un vaccin homologué par l’Union européenne.

Face à l’absence d’une vaccination locale, j’ai donc soumis cette problématique au groupe d’amitié France-Iran du Sénat présidé par mon collègue Philippe Bonnecarrère. Le 29 juin dernier, à l’occasion de la venue au Sénat devant le groupe d’amitié, de Philippe Thiébaud, ambassadeur de France en Iran, j’ai pu l’interroger sur les actions que la France pourrait mener pour vacciner ses ressortissants.

Nombre de nos compatriotes établis en Iran n’ont pas les moyens financiers de se déplacer en France ou à l’étranger pour se faire vacciner.

Il semble que la diplomatie parlementaire puisse être une option pour progresser sur le sujet.

Aussi, j’ai demandé au président Bonnecarrère s’il pouvait interroger ses homologues au Parlement iranien pour trouver une solution afin que les autorités iraniennes nous autorisent à vacciner.

Je remercie Philippe Bonnecarrère d’avoir entamé une réflexion dans le cadre du groupe d’amitié au sujet de cette problématique cruciale pour les Français établis en Iran.

Mon courrier

à Armand Meimand

du 6 juillet 2021