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En circonscription au Kenya – Nairobi (4-6 déc. 2025)

Je remercie chaleureusement Isabelle Aimonetti, présidente des CCE en Afrique, et Soumeya Loucif, présidente des CCE au Kenya, pour leur invitation à revenir à Nairobi et pour leur engagement en faveur de la diplomatie économique française en Afrique de l’Est.

À l’occasion de la réception à la Résidence de France clôturant la première journée de conférence, j’ai eu l’honneur de remettre une médaille marquant les 150 ans du Sénat à Isabelle Aimonetti, en reconnaissance de son leadership et de sa contribution à la valorisation d’un continent stratégique et tourné vers l’avenir.

Diplomatie économique

CCEF – Réunion régionale Afrique de l’Est

Très heureux d’avoir pu participer à la réunion régionale Afrique de l’Est 2025 des Conseillers du commerce extérieur de la France (CCEF), organisée par Isabelle Aimonetti, présidente des CCE en Afrique, et Soumeya Loucif, présidente des CCE au Kenya.

Plus de 30 conseillers, issus de six comités locaux (Kenya, Tanzanie, Éthiopie, Ouganda, Rwanda et Djibouti), en présence du délégué général Emmanuel Montanié, se sont réunis aux côtés de l’Équipe France Export : Business France, French Chamber of Commerce Kenya, Trésor français et BpiFrance.

Pendant deux jours, les échanges ont porté sur le climat des affaires régional, les dynamiques d’innovation, et les priorités de Team France Export.

J’ai eu le plaisir de revoir l’ambassadeur Jérémie Blin, qui m’avait accueilli au Burundi, venu pour faire le point sur la préparation du sommet « Africa Forward » 2026, qui se tiendra à Nairobi en mai 2026.

Placée sous le thème de l’intelligence collective, cette rencontre a mis en lumière le rôle central des CCE comme ponts entre les écosystèmes français et africains, au service d’une croissance partagée, durable et tournée vers l’avenir.

J’ai eu l’honneur de contribuer à l’ouverture de la conférence.

Lire mon discours (traduit de l’anglais)

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Chambre de commerce franco-kenyane (CCFK) – Eurocham

Visite de la Chambre de commerce franco-kényane (CCFK) en présence de Thibault Flichy, président, Domitille Guilloton, directrice, Othman Chaoui, président d’EuroCham Kenya, et Mathieu Bruchon, chef du service économique régional.

La CCFK compte aujourd’hui 212 membres, représentant 17 secteurs d’activité, et poursuit une croissance régulière : 90 membres fin 2020, 120 en 2022, 196 en 2024.

Parmi les 57 événements organisés au cours de l’année, la French Week a réuni 550 participants et 85 intervenants, témoignant du dynamisme de la communauté d’affaires franco-kényane.

La CCFK développe également de nombreux services à destination de ses membres, notamment l’accompagnement à l’implantation, l’accueil de jeunes pousses dans ses bureaux en open space, ainsi que l’appui aux démarches administratives.

Ancien président de la CCFK, Othman Chaoui est devenu président de la European Chamber of Commerce in Kenya (EuroCham Kenya) lors de sa fondation, à l’occasion du EU–Kenya Business Forum 2025, organisé en mai dernier à Nairobi.

EuroCham Kenya a pour vocation d’être complémentaire des six chambres bilatérales fondatrices : France, Allemagne, Danemark, Irlande, Pays-Bas et Portugal. Elle sera prochainement rejointe par deux chambres en cours de création, celles d’Espagne et d’Italie.
L’objectif est de constituer des comités sectoriels, de plaider collectivement pour un climat des affaires favorable, et de soutenir la mise en œuvre de l’Accord de partenariat économique (APE) UE–Kenya. +d’images

Diplomatie parlementaire

Sénat

Accueilli par Kathuri Murungi, vice-président du Sénat, j’ai eu le privilège de visiter le Sénat kényan, institution fondée en 2013.

Élu sénateur du comté de Meru en 2022, Kathuri Murungi conduit de nombreux projets sociaux dans les domaines de la santé, de l’éducation et de l’autonomisation des jeunes, notamment à travers sa Kamashinani Foundation.

Expert reconnu en audit environnemental, nous avons échangé sur les programmes de soutien susceptibles d’accompagner ses initiatives en faveur de la conservation de la biodiversité.

Dans le prolongement de ma rencontre avec le président du Sénat à Nairobi en 2024, le vice-président m’a indiqué que leur objectif était de créer un groupe d’amitié Kenya–France au sein du Sénat kényan. Il a également partagé son souhait de voir ouvrir une Alliance française à Meru. +d’images

Coopération

AFD

Échanges avec Anne-Gaël Chapuis, directrice de l’AFD Kenya, et Jean-François Arnal, directeur régional de l’AFD, aux côtés de Mathieu Bruchon, chef du service économique régional, et Romain Boyer, conseiller politique.

Nous avons évoqué les projets structurants soutenus par l’AFD au Kenya, notamment dans le domaine de la santé, avec un programme de dépistage des cancers, en particulier féminins, mené avec l’Institut Curie et le réseau Aga Khan.

Les discussions ont également porté sur les projets d’accès à l’eau, qui bénéficieront à plus de 1,2 million de personnes.

Depuis 2015, la France a soutenu 150 projets au Kenya, pour un investissement total de 1,8 milliard d’euros, dans des secteurs clés : énergies renouvelables, eau et assainissement, transports et santé.

Enseignement

École française de Runda

Visite de l’École française de Runda (EFR) en compagnie de Denis Sainte-Marie, COCAC.

Cofondée par Virginie Lurienne et Sagar Chadda en septembre 2021, dans le quartier résidentiel de Runda, afin de répondre aux besoins éducatifs des familles françaises et francophones installées au Kenya, l’EFR accueille aujourd’hui 125 élèves, de la petite section de maternelle au primaire. Sept élèves suivent également les cours du CNED (6ᵉ et 5ᵉ).

L’équipe pédagogique est composée de 6 professeurs français, 2 enseignantes kényanes pour le programme britannique, 1 professeur de matières scientifiques et 4 assistantes d’éducation.

Homologuée par le ministère français de l’Éducation nationale et intégrée au réseau de l’AEFE, l’EFR dispense un enseignement conforme aux programmes français, tout en valorisant le bilinguisme et l’ouverture internationale.

Directrice pédagogique et professeure des écoles, Virginie a enseigné dans plusieurs établissements du réseau AEFE (Sénégal, Tunisie, Kenya) avant de créer sa propre école.
En construisant leur campus au cœur d’une ferme, Virginie et Sagar ont souhaité offrir un véritable jardin d’Éden aux enfants…

Mission accomplie ! +d’images

Humanitarian Peace Support School (HPSS)

J’ai eu l’opportunité de visiter la Humanitarian Peace Support School (HPSS) à Embakasi, près de l’aéroport international de Nairobi. Intégrée à l’International Peace Support Training Centre (IPSTC), HPSS est un centre régional d’excellence dédié aux opérations de paix et à la gestion des crises.

Issue de l’International Mine Action Training Centre, l’école s’est développée pour proposer des formations spécialisées en action humanitaire, gestion des catastrophes, opérations de maintien de la paix, lutte contre les engins explosifs improvisés et désarmement. Depuis 2001, près de 50 000 participants ont été formés, y compris dans le cadre de programmes internationaux avec les Nations Unies.
La visite, en compagnie du Lt Col Xavier France et de l’ADC Régis Calvarin, a été l’occasion de découvrir des infrastructures modernes et d’échanger sur les programmes de coopération internationale.

En respect de la tradition kényane, j’ai planté un arbre en souvenir de mon passage. La France, partenaire actif depuis 2014, soutient HPSS via un coopérant militaire technique, renforçant ainsi l’expertise régionale en matière de sécurité et de formation. +d’images

Culture

Alliance française de Nairobi (AFN)

Accueilli à l’Alliance française de Nairobi par Olivia Deroint, directrice de l’AFN, et Victoria Philippe, chargée de coopération Société civile, nous avons visité l’exposition organisée dans le cadre des 16 jours d’activisme contre les violences basées sur le genre.

Depuis mon précédent passage, la médiathèque a été rénovée et fait désormais l’objet d’un plan stratégique visant à encourager une fréquentation accrue par les Français.

L’objectif est également d’attirer les entreprises françaises de l’industrie créative afin de les mettre en relation avec les talents installés au Kenya.

Le français est la première langue étrangère enseignée au Kenya, après le swahili et l’anglais. On compte aujourd’hui 55 000 apprenants de français dans le pays. +d’images

CCEF AG : L’intelligence collective au service du développement international de la France

Comme chaque année, j’ai eu plaisir à assister à l’assemblée générale du réseau des Conseillers du commerce extérieur de la France (CCEF), présidé par Sophie Sidos Vicat, à Paris ce 30 juin.

Réunis au ministère de l’Économie, des Finances, de la Souveraineté industrielle et numérique, en présence de Ludovic Pouille, directeur de la diplomatie économique au ministère de l’Europe et des Affaires étrangères, nous avons écouté le message vidéo du Ministre Laurent Saint-Martin, en visite officielle au Brésil, destiné à motiver les représentants de ce réseau de plus de 4500 CCEF bénévoles sur les cinq continents.

Le ministre a égrené les bons résultats enregistrés par la Team France Export et salué l’engagement des CCEF.

Ludovic Pouille a également rappelé que nos entreprises ont besoin des CCEF, de leur expertise, pour les aider à décrypter les codes ou encore pour faire connaître le savoir-faire français.

Avec entrain et punch, la présidente Sophie Sidos Vicat incarne merveilleusement ce réseau de femmes et d’hommes dévoués à leur objectif de renforcer les liens commerciaux mondiaux et de positionner la France comme un partenaire stratégique de confiance.

Leurs 4 missions sont : Éclairer les décisions en conseillant les pouvoirs publics ; Révéler les succès par l’appui aux entreprises ;  Inspirer les talents en formant les jeunes à l’international ; Attirer les opportunités et les investissements en faisant la promotion de l’attractivité en France.

Cette réunion annuelle m’a permis de retrouver de nombreux CCEF rencontrés dans leurs pays ou lors des réunions régionales. +d’images

Dans le prolongement, de cette assemblée générale, j’ai eu le plaisir d’accueillir au Sénat, pour la première fois, plusieurs CCEF exerçant sur tous les continents pour croiser les regards.

(g à d) Iwan Streichenberger, président de la commission Amérique du Nord des CCE ; Stella Clarke, présidente de la commission Europe des CCE ; Isabelle Aimonetti, présidente de la commission Afrique des CCE ; Sylvie Le Ny, présidente du comité Chili des CCE ; Nicolas Audier, CCE Vietnam ; Olivier Cadic ; Anne Cappel, CCE à Cincinnati, VP commission nationale ; Eric Bonnel, membre du bureau CCE ; Emmanuel Montanié, directeur général des CCE.

Cet exercice nous a permis de partager les retours d’expérience de chacun et échanger sur la perception des forces et faiblesses de la France par les étrangers.

Je remercie sincèrement tous les participants pour la richesse de leurs contributions, qui me seront précieuses pour la suite de mon action.

En circonscription au Mexique (2/2) – Mexico City (25-28 mars 2025)

(à l’image) En ouvrant les travaux du premier Forum des Amériques des CCEF, Laurent Saint-Martin, ministre délégué du Commerce extérieur et des Français de l’étranger, a marqué son soutien appuyé au projet porté par Florent Houssais, président du comité Mexique et Iwan Streichenberger, président du comité Amérique du Nord

Il fallait être un peu culottés, mais on l’a fait” a dit Florent. “On s’est regardés et on s’est dit banco. C’est vrai qu’à l’époque on n’imaginait que la situation serait aussi compliquée qu’en ce moment… », a complété Iwan.

L’organisation de ce forum fut une nouvelle occasion de montrer qu’en travaillant ensemble, la Team France Export gagne toujours.

Très heureux d’avoir retrouvé tant de visages connus qui incarnent la dynamique économique française à l’international.

Diplomatie économique

Forum des Amériques (1) – Ambassade

Première séquence du Forum des Amériques : une réception à la Résidence de France organisée par Delphine Borione, ambassadrice de France au Mexique et les équipes de l’ambassade.

(à l’image) Initié conjointement par Florent Houssais, président comité Mexique / président de la commission Amérique latine et Caraïbes des Conseiller du commerce extérieur de la France (CCEF) et Iwan Streichenberger, président du comité Amérique du Nord. Le Forum Amérique des CCEF a été rejoint par une réunion régionale « Amériques » des CCI françaises à l’international, où 15 CCI FI étaient représentées.

Venue de France, toute l’équipe CCEF conduite par la présidente Sophie Sidos, accompagnée d’Isabelle Aimonetti, présidente CCEF Afrique ; Charles Maridor, directeur de CCIFIC, les équipes de Business France, des conseillers économiques Amérique, Julie Huguet, directrice de la Mission French Tech et Marie-Albane Prieur, directrice internationale BPI France, ont contribué à donner une envergure exceptionnelle à l’événement.

Un événement qui a suscité un grand bonheur pour les plus de 550 participants, venus de tout le continent américain et de France. +d’images

Forum des Amériques (2) – Ouverture

(à l’image) Florent Houssais, président du comité Mexique, président de la commission Amérique Latine et Caraïbes des CCEF ; Iwan Streichenberger, président du comité Amérique du Nord, le Forum Amérique des CCEF et Xavier de Bellefon, président de la Chambre de commerce France-Mexique, ont accueilli les 500 participants venus assister et participer au Forum des Amériques organisés à Mexico.

Félicitations à tous les trois pour leur engagement solidaire destiné à faire gagner ensemble la Team France Export.

Puis tour à tour, Sophie Sidos, présidente des CCEF, Delphine Borione, ambassadrice de France au Mexique, Laurent Saint-Martin, ministre délégué du Commerce extérieur et des Français de l’étranger, et Vidal Llerenas Morales, ministre délégué à l’Industrie et au Commerce au ministère de l’Économie du Mexique.

Les trois jours du Forum ont abordé différents sujets :
– Opportunités d’affaires
– Géopolitique
– Intelligence artificielle
– Mobilité internationale des personnes
– Commerce extérieur français
– La transition énergétique dans les pays du continent. +d’images & vidéos

Forum des Amériques (3) – Intervention Géopolitique

Deuxième journée du forum, durant laquelle j’ai eu l’opportunité de clôturer le second panel : Quelles relations commerciales internationales dans un monde en mouvement ?

Animé par Denis Deschamps (docteur en géopolitique), il réunissait Luis de la Calle (directeur CMM), Bertrand de Solere (Avocat, CCE Bresil) et Fanny Labarthe (Direction générale du Trésor).

Luis de La Calle, négociateur pour le Mexique du traité de libre-échange Alena, a révélé que les Américains avaient prévu que le traité puisse continuer à s’appliquer entre deux pays, si l’un des trois partenaires se retirait. Les Américains voulaient continuer à échanger librement avec les Canadiens, si un gouvernement populiste arrivait au pouvoir au Mexique. L’ironie de l’histoire est que les populistes ne sont pas arrivés là où nous les attendions.

Bertrand de Solere a rappelé l’importance de la Chine pour le Brésil qui représente 30% de ses exportations et 22% de ses importations. Pourtant, les investissements chinois sont encore faibles, tandis que la France est le premier employeur étranger au Brésil.

Fanny Labarthe a rappelé que l’UE est un marché de 450 millions de personnes et a mis en place des règles anti-dumping, comme en attestent les droits de douane sur les véhicules électriques chinois. Et d’assurer que si des mesures anti-coercition existent face aux mesures tarifaires décidées par le Président Trump, l’UE ne veut en aucun cas d’une guerre commerciale.

Luis de La Calle a cité Madeleine Albright, secrétaire d’État (1997-2001) qui déclarait en son temps que “l’Amérique était indispensable à la paix et au progrès mondiaux .” Dans mon intervention, j’ai repris et partagé celle de XI-Jinping adressée à Poutine, deux ans plus tôt : “En ce moment même, il y a des changements comme nul n’en avait vu depuis cent ans, et c’est nous qui les pilotons ensemble.”

Nous sommes désormais confrontés à une guerre hybride qui revêt plusieurs formes et affecte le monde économique. Elle se tient dans le monde cyber. Un de ses effets a été l’interruption de 30 hôpitaux français en 2 ans. On peut citer la désinformation et l’action de Viginum qui a créé un guide pour permettre aux entreprises d’anticiper des actions d’états étrangers, susceptibles de leur porter préjudice.

J’ai également évoqué :
•⁠ ⁠les actions de sabotage sur les câbles sous-marins ;
•⁠ ⁠le trafic de migrants qui déstabilise l’UE et les États-Unis et a particulièrement réussi aux cartels mexicains en 2023 ;
•⁠ ⁠le trafic de précurseurs chimiques chinois qui entrent dans 60% de la composition de la cocaïne, comme je l’ai observé lors de l’opération à laquelle j’ai participé dans la jungle en Bolivie, ou dans la fabrication du fentanyl, responsable de la mort de 120.000 personnes aux USA en 2023 ;
•⁠ ⁠le trafic de métaux précieux en Amérique latine qui profite à la Chine ;
•⁠ ⁠la contrefaçon des produits électriques de Schneider ou Legrand venant de Chine qui explique un nombre d’incendies élevés au Pérou ;
•⁠ ⁠Les auditions de notre commission d’enquête sur le narcotrafic qui ont mis à jour que Hong-Kong est devenu le trou noir du blanchiment….

Luis de La Calle oppose le capitalisme centralisé chinois face au capitalisme décentralisé fondé sur la démocratie.

Ce sont effectivement deux visions du monde opposées qui s’affrontent, à l’image de ce que nous avons observé au vingtième siècle.

En choisissant de faire valoir d’abord leurs propres intérêts, les États-Unis ont abandonné leur leadership qui s’était imposé à l’issue de la deuxième guerre mondiale. Nous pouvons remercier Donald Trump qui nous offre une chance historique de prendre le relais “to make Europe great again”, ai-je conclu.

Merci à Florent Houssais et Iwan Streichenberger de m’avoir offert l’opportunité de partager cette perception. +d’images

Forum des Amériques (4) – Clôture

Pour conclure cette séquence sur le forum des Amériques, je reprends la formule de Sylvie Almeri, directrice de la FACC Sud Californie : “De belles synergies, une énergie collective impressionnante, et des projets passionnants en perspective !”

Florent Houssais, Capucine du Cluzel, Iwan Streichenberger, Xavier de Bellefon et toutes les équipes qui ont contribué à cette organisation exemplaire méritent nos plus sincères félicitations.

Ils sont parvenus à rassembler plus de 550 participants soucieux de faire prospérer les relations économiques ́.

Les soirées de networking ont été particulièrement réussies.

Le dîner de gala au niveau gastronomique très relevé a participé à donner beaucoup de saveur à la table ronde “De la fourche à la fourchette” du lendemain avec Guillaume Gomez, Éric Ripert, Philippe Faure, et Frédéric Garcia.

La remise du Grand Prix VIE des Amériques a permis de vérifier que nos jeunes VIE ont décidément beaucoup de talents.

Très heureux de ma réunion avec les FACC et les CCEF Amérique du Nord, initiée par Marc Somnolet et Iwan Streichenberger.

Les annonces du président Trump sur les droits de douane constituent un défi que nous devons relever collectivement.

Sophie Sidos, présidente CCEF et Delphine Borione, ambassadrice de France au Mexique, ont conclu ce forum qui s’est achevé sur une magnifique photo réunissant tous les acteurs français présents qui travaillent main dans la main pour faire réussir la France à l’international.

Merci à tous les participants rencontrés que je ne peux tous citer. Une mention spéciale toutefois à Hélène Roos, ambassadrice de France en Bolivie, venue assister à l’intégralité du forum. Le partage d’informations fut riche et j’ai été très sensible à tous ceux qui m’ont encouragé à persévérer dans mon action au service de notre diplomatie économique. +d’images

En circonscription au Mexique (1/2) – Mexico City (25-28 mars 2025)

Retour à Mexico City pour un second déplacement au Mexique afin de participer au Forum CCEF des Amériques, qui s’est tenu en présence de Laurent Saint-Martin, ministre délégué du Commerce extérieur et des Français de l’étranger (compte-rendu). Belle opportunité de faire le point sur les attentes des Français du Mexique avec leurs élus.

(g à d) Guillaume Pierre, consul général à Monterey / Gérard Signoret, pdt conseil consulaire, conseiller des Français de l’étranger (CFDE) / Olivier Cadic / Eléonore Caroit, députée des Français établis en Amérique latine et Caraïbes / Delphine Borione, ambassadrice de France au Mexique / Laurent Saint-Martin, ministre délégué du Commerce extérieur et des Français de l’étranger / Benoit Larrouquis, suppléant d’Eléonore Caroit / Véronique Ramon-Dechelette, CFDE / Geneviève Beraud-Suberville, CFDE / Mylène Audirac-Dosal, CFDE / Vincent Perrin, consul général à Mexico

Diplomatie économique

French Tech Summit

Retour à Mexico pour un second déplacement afin de participer au Forum CCEF des Amériques.

Accueilli dès mon arrivée par Vincent Perrin, consul général, je me suis rendu au French Tech Summit, pour une prise de parole au début du déjeuner VIP en présence de Delphine Borione, ambassadrice de France au Mexique, ainsi que Pierre-Claude Braise, président de French Tech Mexique et CEO AMVO, qui m’a permis de partager les progrès législatifs européens en cours en matière de cyber-sécurité.

J’ai conclu en rappelant que la guerre cyber fait partie de la guerre hybride contre les démocraties et que les acteurs de la French Tech peuvent contribuer à élever notre niveau de résilience.

Le déjeuner a été suivi d’échanges avec plusieurs entrepreneurs de la Tech et en particulier de la cyber.

Merci à Pierre-Claude Braise et aux membres de la French Tech Mexique pour leur accueil.

À l’occasion du Forum des Amériques des Conseillers du commerce extérieur (CCE) et du French Tech Mexico Summit, la Mission French Tech et le réseau des CCE ont officialisé un partenariat stratégique pour soutenir les start-up françaises dans leur développement à l’international. Sophie Sidos, présidente du réseau des CCE, et Julie Huguet, directrice de la Mission French Tech, ont signé cet accord qui vise à accélérer l’internationalisation des start-up françaises et à renforcer l’attractivité économique de la France à l’étranger. +d’images

Communauté d’affaires franco-mexicaine

Le ministre Laurent Saint-Martin a consacré deux séquences à motiver les entreprises françaises et mexicaines.

Son objectif : multiplier les initiatives pour développer la coopération économique bilatérale.

À la Résidence de France d’abord avec les représentants d’entreprises françaises qui ont investi au Mexique, à l’image d’Air liquide (400M euros) et pu partager leur expérience, comme pour l’aéronautique, où un emploi sur 4 est créé par les Français.

Il y a au total 700 entreprises françaises au Mexique.

Dans un second temps au Club de industriales avec les fédérations patronales et syndicats sectoriels.

Cette fois l’objectif était de convaincre les organisations patronales & sectorielles d’investir en France ou de prendre en compte la performance des entreprises de la French Tech susceptibles de contribuer à élever le niveau de digitalisation de l’économie mexicaine ou d’accélérer la transition énergétique. +d’images

Diplomatie parlementaire

Sénat

Entretien privilégié avec Mauricio Villa, sénateur, ancien gouverneur du Yucatan, au Sénat mexicain.

Nous avons discuté des conséquences de la limitation à un mandat non renouvelable en cours au Mexique, qui interdit aux élus de s’inscrire dans la durée.

Nous avons également échangé sur son initiative présentée au Sénat mexicain visant à créer une loi générale sur la cybersécurité, destinée à établir un cadre juridique protégeant l’environnement numérique et à assurer la sécurité de tous.

Très heureux d’avoir eu l’opportunité de rencontrer une personnalité si talentueuse et si positive. +d’images

Communauté française

Résidence de France

À la faveur de la venue de Laurent Saint-Martin, l’ambassadrice Delphine Borione, a organisé deux séquences d’échanges avec les conseillers des Français de l’étranger et les représentants de la communauté française à la Résidence de France.

D’abord, le discours du ministre qui a rappelé les priorités de son action exposées deux semaines plus tôt à l’Assemblée des Français de l’étranger, suivi d’un échange direct avec les participants.

Second temps, une réunion avec les élus Gérard Signoret (président du conseil consulaire), Geneviève Beraud-Suberville, Mylène Audirac-Dosal et Véronique Ramon-Dechelette, avec la participation d’Eléonore Caroit, de Vincent Perrin, consul général à Mexico et de Guillaume Pierre, consul général à Monterey.

Les cinq élus assurent alternativement la présidence du conseil consulaire pendant un an et se réunissent 4 fois par an pour un conseil consulaire.

Gérard a insisté auprès du ministre sur la nécessité de mieux doter le consulat en effectifs et de préserver le budget des aides sociales qui bénéficie à une centaine d’allocataires. Geneviève a souligné les enjeux relatifs à l’état civil et aux transcriptions. Mylène et Véronique ont mis en avant les questions éducatives, à savoir la sensibilisation des jeunes pour faire leurs études supérieures en France et le souhait d’une charte pour faciliter l’accès au lycée français de Mexico pour les enfants issus d’autres écoles françaises. +d’images

Consulat

Visite du consulat général de Mexico organisée par Vincent Perrin, consul général, en présence des conseillers des français de l’étranger : Gérard Signoret, Geneviève Beraud-Suberville et Véronique Ramon-Dechelette.

Les élus ont souligné les progrès observés dans la gestion des certificats de nationalité française par le consulat. La mise en place d’une commission locale des CNF a permis de diviser par 2 le recours à un tribunal. C’est un vrai enjeu au Mexique. Le consulat a retrouvé des actes datés d’avant 1895 pour les enregistrer et numériser afin de faire les CNF

De même, la commission des bourses ne prend plus qu’une demi-journée aux élus, pour 500 dossiers de boursiers soit le tiers du temps précédant. +d’images

Notariat

Le Mexique accueille 40.000 Français, soit la 1ere communauté d’Amérique latine.

Les consulats n’assurent plus aucune activité notariée. Nos compatriotes doivent donc se tourner vers des notaires locaux qui ne sont pas toujours à l’aise avec les pratiques françaises qui peuvent différer de ce qui a cours au Mexique.

À la faveur de la signature d’un accord coopération de notariat, j’ai eu l’occasion de croiser à deux occasions les deux notaires venus de Paris.

Au lycée français de Mexico d’abord, en présence de Laurent Saint-Martin, ministre délégué du Commerce extérieur et des Français de l’étranger, pour assister à une séance d’information.

Au Colegio de Notarios, ensuite, où j’ai assisté à la signature solennelle, d’un accord de coopération entre les notaires de Paris et de Mexico, avec l’appui du collège fédéral des notaires, en présence de Vincent Perrin, consul général à Mexico, et Gérard Signoret, président du conseil consulaire pour le Mexique.

Ce rapprochement va renforcer les synergies au service des Français du Mexique (enjeux matrimoniaux et patrimoniaux, sécurisation des investissements immobiliers, etc.). +d’images

Sécurité

Rencontre avec nos deux attachés de sécurité intérieure, basés à Mexico City, qui couvrent 5 pays.

Les propos du ministre de l’intérieur Bruno Retailleau craignant une “mexicanisation” de la France ont paru caricaturaux car le niveau criminel est sans équivalent : moins de 1000 homicides en France contre 30 000 par an au Mexique, auxquels s’ajoutent les disparitions qui s’élèvent à 130 000 en cumulé sur les 6 dernières années.

Les portraits des disparus sont souvent affichés dans les rues de Mexico City.

Le propos a également choqué au Mexique, où l’État lutte au quotidien avec une cinquantaine de groupes criminels.

Le précédent gouvernement a stabilisé le nombre d’homicides sur le haut de la courbe sur les 6 dernières années. La nouvelle présidente Claudia Sheinbaum a créé, depuis son arrivée en 2024, un programme qui repose sur 4 piliers :
– un programme social pour créer une alternative à la criminalité ;
– Une augmentation de la présence sécuritaire sur le terrain ;
– L’amélioration du renseignement ;
– Une meilleure coordination confiée à Omar Harfuch qualifié de “super-flic”.

On assiste depuis à des saisies records et un nombre record d’interpellations.

Le niveau sécuritaire est inégal dans le pays.
La cruauté des crimes a rendu le pays très résilient.
Nos attachés de Sécurité intérieure recommandent de suivre attentivement la fiche “conseils aux voyageurs” et d’éviter impérativement les zones rouges. +d’images

Enseignement

Lycée français de Mexico (LFM)

Après une séquence de cadrage organisée Delphine Borione, ambassadrice de France au Mexique autour de Laurent Saint-Martin, ministre délégué du Commerce extérieur et des Français de l’étranger, nous nous sommes rendus au lycée français de Mexico (LFM), en compagnie d’Éléonore Caroit, députée des Français établis en Amérique latine et Caraïbes, de Vincent Perrin, consul général, et de Jean-François Guéganno, conseiller culturel.

Le ministre s’est félicité de découvrir le plus grand lycée d’Amérique en superficie et le plus important d’Amérique latine en nombre d’élèves, avec plus de 3000 élèves sur 2 sites.

Nous avons visité l’établissement principal en compagnie de Claude Le Brun. Fils de l’un des fondateurs de l’établissement, il a présidé le LFM depuis plusieurs décennies, avant de passer récemment le relais à sa fille qui nous a accueilli avec le proviseur Philippe Exelmans.

La discussion avec les représentants de l’association des parents d’élèves nous a permis de mesurer leur niveau élevé de satisfaction.

Leur regret était la perception d’une pratique du français en recul parmi les enfants par rapport aux précédentes décennies. Ils suggèrent de multiplier les activités extérieures en français. +d’images

Mémoire

Racines françaises au Mexique

Deux séquences consacrées au devoir de mémoire m’ont permis de rendre hommage à ces générations de Français qui ont contribué à bâtir le Mexique.

Tout d’abord, la visite du musée “Racines françaises au Mexique”, créé par Geneviève Beraud-Suberville. Une fantastique initiative qui retrace leur histoire et leur apport industriel, commercial et culturel pour favoriser le développement de leur pays d’adoption tout en conservant un lien fort avec leurs “racines”.

Afin de perpétuer la citation du général de Gaulle, nous avons fait une photo “la Mano en la Mano”, en compagnie de Vincent Perrin, consul général, et de Gérard Signoret, qui m’a accompagné ensuite au Panteón Francés de la Piedad, “Cimetière français de la Miséricorde », dans lequel un monument aux morts français de la première guerre mondiale a été érigé.

Nous avons pu constater la nécessité de réfléchir à une solution pour les tombes de compatriotes ensevelis, parfois depuis plus d’un siècle, et qui ne sont plus entretenues.

Merci à Geneviève Beraud-Suberville et Gérard Signoret pour leur engagement au long cours à faire vivre la mémoire des pionniers français et de tous ceux qui leur ont succédé. +d’images

CCEF – Assemblée générale

Très heureux d’avoir assisté à la 120e Assemblée générale des Conseillers du commerce extérieur de la France (CCEF) présidée par Sophie Sidos, au siège le Mouvement des Entreprises de France, en compagnie d’Olivia Richard, sénatrice des Français établis hors de France.

L’intervention de Gérard Mestrallet pour présenter le projet IMEC (India Middle East Europe Economic Corridor) a permis d’appréhender son fort potentiel industriel, tant dans le ferroviaire que l’hydrogène vert.

Je suis très reconnaissant envers Sophie Sidos et Anne Baer, présidente CCEF Israël, d’avoir signalé ma présence et rendu hommage à mon assiduité aux réunions des CCEF.

Ces rendez-vous me permettent de retrouver des experts rencontrés aux quatre coins du monde qui nourrissent ma réflexion et mon action au service de notre diplomatie économique.

Plus tôt dans la journée, j’avais accueilli au sénat Isabelle Aimonetti, présidente CCEF Afrique, et Iwan Streichenberger, président CCEF États-Unis, pour préparer de prochains déplacements. +d’images

En circonscription au Maroc (1/2) – Marrakech (30-31 mai 2024)

Point d’orgue de mon cinquième passage à Marrakech, la 4e édition de la Rencontre des Entrepreneurs francophones (REF), où j’ai eu le plaisir de revoir notre ministre Franck Riester dans la ville ocre du Maroc. Un événement exceptionnel pour la promotion de la coopération économique au sein de l’espace francophone.

Je suis particulièrement reconnaissant à Robert Ruiz, délégué général de la chambre de commerce franco-marocaine (CCIFM) pour avoir organisé mes rencontres économiques qui m’ont permis de constater à quel point Marrakech a réussi une métamorphose industrielle et artisanale en l’espace de dix ans.

Merci également à Stéphane Baumgarth, consul général à Marrakech, pour ses multiples marques d’attention afin de contribuer à la réussite de ma mission

Diplomatie économique

Rencontre des Entrepreneurs francophones (REF)

J’ai assisté à la 4e édition de la REF à Marrakech, qui s’affirme comme le grand événement de la francophonie économique.

Organisée par l’Alliance des Patronats Francophones, présidée par Geoffroy Roux de Bezieux, avec le patronat marocain ; la Confédération Générale des Entreprises du Maroc (CGEM) (CGEM_MA ) et son président Chakib Alj, 1000 entrepreneurs, 35 organisations patronales et 40 pays y étaient représentés.

La francophonie représente 16% du PNB mondial et 20% du business mondial.

Lors du discours de clôture, le ministre Franck Riester a rappelé que la France va accueillir le 19eme Sommet de la Francophonie début octobre autour du thème « Créer – innover – entreprendre en français » en valorisant « l’espace d’opportunités, d’avenir autour de la langue française… ».

Il faisait ainsi écho aux propos précédents de Mohcine Jazouli, ministre délégué chargé de l’Investissement, de la Convergence et de l’Évaluation des politiques publiques du Maroc : « En tant que francophones, notre mission va bien au-delà de la simple promotion de la langue. En soutenant le commerce et l’investissement, mais aussi l’éducation et la recherche, nous souhaitons amplifier la coopération économique au sein de l’espace francophone. »

Cet après-midi m’aura permis de retrouver des présidents de CCIFI (Maroc, CCI France Cambodge) et de nombreux CCEF, dont les présidentes Sophie Sidos (CCEF) et Isabelle Aimonetti (CCEF Afrique). +d’images

Ministre des Affaires étrangères du Cambodge

En marge des Rencontres entreprises francophones (REF Marrakech), Sok Chenda Sophea, vice-Premier ministre et ministre des Affaires étrangères du Cambodge, a organisé des entretiens pour défendre la candidature de son pays pour accueillir le 20ème Sommet de la Francophonie en 2026.

Nous avons eu un long échange sur l’importance de la relation bilatérale et mon intérêt pour le Cambodge, où je me suis rendu trois fois. J’ai assuré Sok Chenda Sophea de mon soutien à cette initiative.

Soreasmey Ke Bin, ancien président de la Chambre de commerce France-Cambodge, DG de Confluences, avait fait le déplacement de Marrakech, illustrant ainsi la détermination exemplaire du Cambodge à être un acteur de la francophonie économique. +d’images

Confédération générale des entreprises du Maroc (CGEM)

À l’issue de la REF Marrakech, j’ai eu l’honneur de faire partie des nombreuses personnalités, dont le ministre Franck Riester, invitées par Chakib Alj, président de la Confédération générale des entreprises du Maroc (CGEM) et secrétaire général de l’Alliance des Patronats francophones.

Entrepreneur, Chakib Alj préside un groupe, qu’il a constitué, comptant plusieurs filiales opérant dans différents secteurs, tels que l’aviculture, la production d’aliments pour bétail, la transformation de viandes blanches et la production de charcuterie, le transport et la logistique, l’hôtellerie et la restauration et les énergies renouvelables.

J’ai félicité Chakib Alj pour le succès de la REF Marrakech, en présence de Gilles Abensour, président de la section CCEF Maroc. +d’images

Chambre française de commerce et d’industrie du Maroc (CFCIM)

Afin de compléter mon information sur l’activité de nos compatriotes établis à Marrakech, Robert Ruiz, délégué Marrakech de la CFCIM, m’a organisé un déjeuner avec plusieurs entrepreneurs au restaurant français L’Ô à la bouche.

Tous m’ont décrit les formidables opportunités de développement pour les entrepreneurs en alliant le meilleur des potentialités offertes par le Maroc et la France, mais aussi les nouveaux défis à surmonter, suite aux tensions diplomatiques récentes.

Les liens de partenariat entre nos deux pays apparaissent très solides et les perspectives restent excellentes.

Je remercie les participants pour la qualité de leur témoignage.

Cette rencontre a été précédée d’une visite de la boutique Peau d’Âne. Avec l’atelier Bernard Henriot, ils mettent leur savoir-faire au service des décorateurs et particuliers exigeants, depuis l’an 2000.

J’ai pu découvrir ensuite les produits fournis par la société marocaine Tasfia, dirigée par Robert Ruiz. Tasfia est spécialisée dans le traitement de la pollution hydrique et propose des systèmes de traitement des eaux usées, en particulier des micros stations individuelles d’assainissement non collectifs. +d’images

IKS (Petit Bateau – le Coq sportif)

Visite de la société IKS, un des leaders de la confection et de la personnalisation textile au Maroc, qui a été créée il y a 32 ans, alors qu’Yves Rocher voulait industrialiser Marrakech pour trouver une alternative à Casablanca.

La société travaille essentiellement pour deux clients français : Petit bateau et le Coq sportif, et produit les tenues des sportifs qui porteront nos couleurs aux JO 2024.

Aziz Kabajj, son directeur m’a permis de voir la variété de leurs activités (confection, broderie, sublimation, sérigraphie) et l’importance du partenariat avec les deux clients de l’hexagone qui font travailler 2500 employés sur site.

Depuis mon premier déplacement à Marrakech, il y a près de 10 ans, l’activité industrielle locale a explosé. À l’époque, 100 personnes attendaient à la porte de l’usine pour un travail journalier en fonction de la demande. Il faut désormais faire la tournée des villages environnants pour trouver les personnes et assurer une formation préalable.

Aziz Kabajj m’a confié que le prix du foncier constitue désormais le plus gros frein pour Marrakech avec les restrictions en matière d’urbanisme qui limite la hauteur des bâtiments à 14 mètres, soit 10/11 mètres utiles.

Pour faire face à la concurrence asiatique, l’entreprise a développé des trésors d’ingéniosité pour automatiser dans des espaces contraints, imaginer une flexibilité qui lui permet de ne pas avoir de quantité minimum de commande, tout en trouvant des solutions innovantes pour être performante sur le plan des coûts.

Pour garantir la compétitivité de ses clients, IKS s’appuie aussi sur les logiciels et systèmes de découpe automatique de textile de la société Lectra (située près de Bordeaux) et des solutions de Dassault systems pour son système ERP, afin d’assurer une gestion de production optimisée.

Ravi d’avoir découvert cette société emblématique pour incarner le modèle gagnant-gagnant d’un partenariat entre la France et le Maroc. +d’images

Maison Nicole

Rencontre avec une “Serial Entrepreneur” qui a le don de mettre en valeur le savoir-faire de l’artisanat marocain.

Deuxième séquence de ce déplacement organisé par Robert Ruiz, une rencontre avec Marie Cécile Auboiron, dans les locaux de la “Maison Nicole”, située dans le quartier industriel Sidi Ghanem.

Marie Cécile a créé sa première société à son arrivée à Marrakech, il y a 19 ans. Son idée était d’apporter une offre en matière de beau mobilier de jardin qui n’existait pas. Moon garden est née et emploie désormais 80 personnes.

Après quelques années, Marie Cécile s’est lancée un nouveau défi : fondée en 2014, pour créer des canapés d’intérieur, Maison Nicole est devenue une marque spécialisée dans l’ameublement d’intérieur haut de gamme qui fournit les plus grands hôtels, et des clients aux noms prestigieux.

J’ai visité son atelier baptisé “le temple du mobilier d’intérieur” par La Tribune de Marrakech. Maison Nicole emploie 75 personnes qui font preuve d’un esprit d’équipe remarquable et dont la production est vendue à 30% à l’exportation.

Pour ne pas faire mentir le dicton “jamais deux sans trois”, Marie a également créé une troisième entreprise : Casa Tribana, spécialisée dans le luminaire et les accessoires de décoration. +d’images

Communauté française

Consulat

Visite du consulat général à Marrakech à l’invitation de Stéphane Baumgarth, consul général, et rencontre avec les chefs de service qui sont soumis à une forte activité. Merci à Nathalie Gonzalez, consule adjointe, d’avoir conduit cette visite.

Nous avons longuement échangé sur les mariages inter-génération observés, entre un (ou une) retraité français fraîchement arrivé et une (ou un) jeune marocain.

Autre cas de figure, les services doivent être attentifs pour protéger les mineures qui font l’objet de mariages arrangés.

Au total, les certificats de capacité à mariage ont fait apparaître 150 dossiers suspicieux sur les 750 traités, dont une bonne moitié ont été soumis au procureur.

J’ai apprécié les efforts entrepris pour éliminer les gazons aux abords du consulat afin d’économiser l’eau. Désormais, un « jardin désertique » a remplacé la pelouse dans le cadre du projet ambassade/consulat vert de 2022 (voir l’image).

Seul un bout de pelouse subsiste pour accueillir les verres de l’amitié à l’issue de la célébration des mariages. +d’images

Enseignement

Lycée français Victor-Hugo de Marrakech

Accueilli par Lionel Gasc, proviseur adjoint du lycée Victor Hugo, en compagnie de Stéphane Baumgarth, consul général de France, j’ai retrouvé, cinq ans après ma précédente visite, un établissement qui avait accompli de nombreuses améliorations dans ses infrastructures.

Le lycée Victor Hugo scolarise 2350 élèves de la maternelle à la terminale sur un site de 8 hectares dans le centre de Marrakech.

Cependant, 240 élèves prioritaires venant du réseau n’ont pas eu de place, sans compter les excellents élèves marocains (85) qui demandent, sans aucune chance, à intégrer le lycée Victor Hugo.

Il est possible d’augmenter la capacité d’accueil en une année pour régler ce problème de liste d’attente. Dans le cadre d’un échange immobilier avec l’Institut français qui est mitoyen de l’établissement, le lycée a récupéré un bâtiment de 3 étages, à rénover entièrement, pouvant accueillir 15 classes. Pour la rénovation du bâtiment, seul manque le budget qui est estimé par le service immobilier à 1,5 M€.

J’ai promis d’intervenir auprès de la directrice de l’AEFE pour que cette somme soit avancée.
Ce projet peut être amorti très rapidement.
La rénovation du bâtiment permettra de créer 15 niveaux supplémentaires. +d’images

Maternelle “Aide aux Mères”

Visite de la crèche et école maternelle “Aide aux Mères” qui accueille une centaine d’enfants de l’âge d’un an à cinq ans, en compagnie de Stéphane Baumgarth, consul général de France à Marrakech.

Les enfants sont scolarisés dans 6 « classes » : de la crèche à la Grande section de maternelle (GSM). En GSM, l’effectif ne dépasse pas 15 enfants. Les enfants y sont préparés pour l’entrée en Cours préparatoire (CP) avec la méthode de lecture « les Alphas » et la méthode d’apprentissage des mathématiques « la méthode Singapour ».

L’association française pour l’aide aux mères de famille a fêté ses 75 ans.

Elle a été créée en 1948 par la générale d’Hauteville dans le but d’aider les jeunes mamans qui voulaient travailler, en gardant leurs jeunes enfants. Une association qui affiche une belle longévité et a conservé une vraie fraîcheur dans son envie de contribuer à l’épanouissement des tout petits. +d’images

Culture

Institut français

Accueilli par Sylvain Treuil, directeur de l’Institut français de Marrakech, dont le centre de langue a subi une baisse des rentrées à l’issue de la période de Covid en 2022 et 2023.

Pour 2024, il faudra attendre la grande session d’automne pour savoir si ce mouvement est enrayé.

Nous avons échangé sur les nombreux défis auxquels nous sommes confrontés.

Les activités de langue, tests et campus France représentent 85% des recettes.

Les structures d’accueil ont été considérablement améliorées suite à un investissement de deux millions d’euros. On constate un espace vraiment professionnel d’accueil des clients soucieux d’apprendre le français en entreprise et des étudiants marocains sur l’espace Campus France qui constituent la plus importante cohorte d’étudiants étrangers dans l’enseignement supérieur en France.

Très heureux d’avoir pu observer la qualité des espaces consacrés au cinéma et à la médiathèque.

Un Institut français dont nous pouvons être fiers. +d’images