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En circonscription au Royaume-Uni – Londres (25 avril 2026) & Ashford (30 avril 2026)

Communauté française

(g à d) Laurent Batut (délégué consulaire), Olivier Cadic, Amelie Mallet (conseillère des FDE), Sophie Routier (déléguée consulaire), Anne Vigouroux, Clémence Woolford, Alexandre Cassin

French Fair London : une journée au service de notre communauté

Ce 25 avril, j’ai participé à la première édition de la French Fair London, organisée par lepetitjournal.com, au Collège Français Bilingue de Londres, à Kentish Town. Cet événement a rassemblé plus de 600 Français et francophones autour d’un objectif simple : informer, accompagner et renforcer les liens au sein de notre communauté. Notre consul général, Olivier Guyonvarch, avait aussi fait le déplacement vêtu pour l’occasion d’une marinière.

Tout au long de la journée, visiteurs, experts et acteurs associatifs ont échangé sur les enjeux concrets de la vie quotidienne : démarches administratives, protection sociale, éducation, emploi ou préparation de la retraite. Les conférences ont apporté des réponses utiles, permettant à chacun de mieux se projeter.

Au-delà de ces aspects informatifs, la French Fair a pleinement joué son rôle de lieu de convivialité : stands, gastronomie, animations et musique ont contribué à créer une atmosphère chaleureuse, ouverte à tous, des nouveaux arrivants aux expatriés de longue date.

Cette initiative illustre le dynamisme de la communauté française au Royaume-Uni et l’importance de ces moments de rencontre et de partage.

Lire l’article de Damien Bouhours French Fair, marinières et grand soleil pour la communauté française de Londres, publié par lepetitjournal.com, le 26 avril 2026,

Ashford : les Français du Kent mobilisés pour la réouverture de la gare internationale

Il y a trente ans, l’Eurostar s’arrêtait pour la première fois à Ashford et ouvrait une nouvelle vie à des centaines de Français prêts à tenter leur chance au Royaume-Uni. C’était la naissance de la Génération Eurostar. En mars 2020, j’ai pris le dernier train s’y arrêtant. Depuis, ces liaisons n’ont jamais été rétablies.

C’est dans ce contexte que nous nous sommes retrouvés le 30 avril à l’Ashford International House, pour une réunion consacrée à l’avenir de la gare internationale, dont la réouverture serait déterminante pour redonner un nouvel élan au Kent.

Aux côtés d’Anne Vigouroux, qui accueillait dès 1996 les entrepreneurs français arrivant à Ashford, nous avons échangé avec les Français du Kent sur leurs préoccupations concrètes, dans un contexte marqué par les conséquences du Brexit : clarification des droits, accès aux services et vie économique locale.

La rencontre a réuni des acteurs mobilisés sur ces sujets : Jean-Claude Cothias, entrepreneur et secrétaire général de La France Libre d’Entreprendre ; Karine Mazui, responsable commerciale chez Eurotunnel ; Lucy Druesne, Deputy CEO de la Kent Invicta Chamber of Commerce ; et Andrew Osborne, Head of Economic Development pour le Ashford Borough Council, porteur de la campagne “Bring Back the Magic“.

La réunion s’est conclue autour d’un apéritif dînatoire, moment de convivialité à la française qui rappelle ce qui fait la force de notre communauté : le lien humain, par-delà les frontières et les obstacles.

Liberté d’entreprendre dans le Kent sur France Info

J’ai le plaisir de vous reproduire la chronique d’Emmanuel Langlois qui m’a été consacrée sur France Info, le 26 décembre dernier.

“ Le succès dérange parfois. Olivier Cadic, créateur à 20 ans, avec 3.000 euros en poche, d’une société de circuits imprimés pour l’électronique, en a fait l’expérience.

L’entreprise prospère, emploie jusqu’à 25 personnes. Ses clients sont Dassault ou Airbus. Et le fisc français lui demande des comptes. Trop à son goût. En 1996, Cadic a 35 ans. Il s’exile, s’explique devant micros et caméras et fait école. A tel point que le gouvernement Jospin crée à l’époque une taxe de sortie, surnommée “Loi Cadic”, pour tenter de freiner l’hémorragie.

Depuis, les choses ont changé. “Je suis très heureux qu’aujourd’hui, on puisse être entendus, et qu’on ne nous prenne pas pour des mauvais Français, mais des Français qui sont différents. Ce serait tout à l’honneur du pays d’accepter tous les Français, quelque soit leur pensée ou leur façon de vouloir développer leurs affaires.” Olivier Cadic pose ses valises en Angleterre, à Ashford, dans le Kent, à deux heures de Paris, où le système est bien plus favorable, et plus égalitaire aussi, dit-il. “Je ne vois pas pourquoi il y aurait des droits différents pour une secrétaire qui travaille dans une entreprise d’imprimerie, une entreprise agricole ou une société d’informatique. Pourquoi un fonctionnaire aurait des droits différents de quelqu’un qui n’est pas fonctionnaire ? Tout le monde devrait avoir les mêmes droits. Et c’est vrai que c’est quelque chose que l’on a en Grande-Bretagne et qui m’a vraiment frappé.”

Sept ans après son arrivée, Cadic sent le vent tourner. Il revend sa société, empoche une belle plus-value et se lance dans sa vraie passion, la BD. Son idée : traduire en anglais les albums européens, et tenter de les imposer face au Comics américains et aux mangas japonais. “Il y avait toujours l’irréductilbe Gaulois Astérix et Tintin, c’étaient les seuls représentants que nous avions pour la BD européenne, et il me semblait qu’il y avait un manque. Et on a décidé de publier Lucky Luke, Black et Mortimer, Thorgal, en langue anglaise.” Aujourd’hui, sa société, CineBook, a des relais aux Etats-Unis, à Singapour et en Nouvelle-Zélande. Cadic écrit aussi, le scénario d’une bande dessinée sur la Reine Margot, comme le prénom de sa fille de 12 ans. ”

Emmanuel Langlois, France Info

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