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Médias – “Lycées français à l’étranger : l’enquête de Libération qui fait débat” – (Le courrier des Amériques – 18/02/2026)

Ma réponse à l’enquête de Libération sur les lycées français à l’étranger (lire), a suscité l’intérêt de la rédaction du Courrier des Amériques.

Comme le résume justement l’article : “Derrière les rapports budgétaires et les statuts administratifs, la réalité reste très concrète : des familles qui comparent les frais de scolarité… parfois avec la même appréhension qu’une facture d’université américaine. Et une question de fond qui, elle, fait consensus : comment préserver l’excellence du modèle français à l’étranger sans le rendre inaccessible à ceux qu’il est censé servir ?”

Lire l’article Lycées français à l’étranger : l’enquête de Libération qui fait débat, publié sur le site Le courrier des Amériques, le 18 février 2026

Extrait :

La riposte d’Olivier Cadic : « assez de faux débats »

Parmi les réactions les plus structurées figure celle du sénateur des Français de l’étranger Olivier Cadic, cité dans l’enquête mais qui conteste vivement son angle.

Dans un communiqué offensif, il dénonce « une opposition caricaturale entre public et privé » et reproche au journal d’éluder, selon lui, la vraie question : les causes structurelles des difficultés financières de l’AEFE.

Pour le sénateur, le problème tient d’abord à « un modèle à bout de souffle », reposant encore largement sur des statuts d’expatriés coûteux. « Le monde a changé, le réseau fonctionne encore comme dans les années 1990 », affirme-t-il, estimant que la hausse des frais facturés aux familles sert trop souvent à compenser l’absence de réformes internes.

Il critique également une centralisation croissante et une bureaucratie qu’il juge inflationniste, tout en rappelant que l’État ne peut financer simultanément expansion du réseau, mission de service public et stratégie d’influence sans modernisation structurelle.

Lire l’article Lycées français à l’étranger : l’enquête de Libération qui fait débat, publié sur le site Le courrier des Amériques, le 18 février 2026

Médias – Libération – Assez de faux débats

Réaction à l’article de Libération : assez de faux débats.

L’article de Libération qui me cite évite soigneusement la seule question qui vaille : pourquoi l’Agence pour l’enseignement français à l’étranger (AEFE) est-elle aujourd’hui en difficulté financière ?

J’avais expliqué les causes structurelles à la journaliste. Elles n’apparaissent pas.

À la place, on nous sert une opposition caricaturale entre public et privé, parfaitement alignée sur la ligne défendue par certains syndicats qui défendent avant tout les personnels expatriés.

Ce n’est pas sérieux.

Le vrai problème : un modèle à bout de souffle

Depuis des années, l’AEFE refuse de remettre en cause son modèle de coûts, notamment le maintien de statuts d’expatriés qui n’existent plus dans aucune organisation internationale comparable.
Le monde a changé.
Le réseau, lui, fonctionne encore comme dans les années 1990.
Plutôt que d’engager les réformes nécessaires, l’Agence choisit la solution de facilité :
👉 augmenter les frais de scolarité
👉 faire payer les familles
👉 accuser le développement du privé
C’est commode. Mais c’est faux.

Une centralisation bureaucratique assumée

En 2018, le Président de la République a repris l’objectif de doubler le réseau à l’horizon 2030. J’avais défendu cet objectif, mais dans une logique de libération, de diversification et d’autonomie.
Ce qui a été fait est exactement l’inverse :
toujours plus de centralisation, toujours plus de contrôle, toujours plus de bureaucratie.
Même les missions de l’Association nationale des écoles françaises de l’étranger (ANEFE), qui ne coûtaient rien aux établissements, ont été transférées à l’Agence.
Résultat ?
Des fonctionnaires supplémentaires.
Des coûts supplémentaires.
Des facturations supplémentaires.
Et in fine : des frais supplémentaires pour les parents.
On prétend défendre le service public.
On fabrique en réalité un système administré hors de prix.

Une hypocrisie budgétaire

L’AEFE représente environ 12 % du budget du Quai d’Orsay et près des deux tiers du programme 185.
Et pourtant, certains en réclament toujours plus sans se préoccuper de nos finances publiques.
Cela fait quinze ans que je le dis :
l’État n’a pas les poches assez profondes pour financer à la fois :
• un service public mondial,
• une politique d’influence,
• et une expansion massive du réseau, sans revoir profondément son organisation.
Nous y sommes.

Pendant ce temps, le monde avance

Pendant que nous entretenons nos querelles idéologiques :
• En Égypte, l’enseignement français ne représente plus qu’environ 1 % du marché international.
• Au Liban, l’enseignement privé anglophone est devenu majoritaire (53 % en 2023) sans aucune subvention publique britannique ou américaine.
Nous avons perdu du terrain.
Et nous continuons à débattre comme si le problème venait du “méchant privé”, alors que l’enseignement à l’étranger est un “business”.

La seule question qui compte

La question est simple :
Est-ce aux familles et aux contribuables de financer indéfiniment le coût des statuts d’expatriés
ou faut-il instaurer l’équité des rémunérations et moderniser les statuts pour maîtriser les coûts ?
Tout le reste est un écran de fumée.
Ceux qui déplacent le débat vers une guerre public-privé cherchent à éviter cette question.

J’assume une réforme structurelle

C’est pour cela que j’ai demandé aux ministres Jean-Noël Barrot et Eléonore Caroit :
• la suspension des décisions du conseil d’administration de l’AEFE de décembre 2025 qui fait porter de nouvelles charges sur les écoles partenaires et conventionnées ;
• l’annulation de l’arrêté d’août 2025 renforçant excessivement les pouvoirs de l’Agence en matière d’homologation.
Concentrer toujours plus de pouvoirs dans une structure qui n’a pas réglé ses déséquilibres internes n’est pas une solution. C’est une fuite en avant.

L’enseignement français à l’étranger ne se résume pas à l’AEFE

Le réseau français est plus large que son opérateur public.
Avec l’ANEFE et de nombreux acteurs locaux, nous travaillons à une alternative fondée sur :
• l’initiative locale,
• la responsabilité,
• la transparence des coûts,
• une véritable garantie de qualité pédagogique, et non un simple contrôle administratif.

Le choix est clair

Soit nous modernisons courageusement le système pour garantir le juste coût et le juste prix pour les familles.
Soit nous continuons à augmenter les frais en désignant des boucs émissaires.
Je refuse que l’on sacrifie l’avenir du réseau français à l’étranger pour préserver des équilibres internes devenus intenables.
Le débat mérite mieux que des postures idéologiques.
Il exige des décisions.

Sénat – Rwanda – Tribune RDC

Je suis allé au Rwanda et au Nord Kivu (Zaïre) dès 1989. Un voyage qui m’a beaucoup marqué.

Je suis revenu à Kigali pour commémorer le 30ème anniversaire du génocide des Tutsi (lire : en circonscription au Rwanda – Kigali & Tumba (5-9 avril 2024).

J’étais aux côtés, entre autres, de Stéphane Séjourné, ministre des Affaires étrangères, Hervé Berville, secrétaire d’État, de trois députés dont Astrid Panosyan, désormais ministre de l’Emploi, et de Yonathan Arfi, président du Crif.

L’antitutsisme est l’équivalent de l’antisémitisme.

J’ai été frappé par la campagne de presse orchestrée, lors de la commémoration, par la RDC, avec le soutien d’une agence de presse française très influente.

Je vous joins cette tribune collective parue dans Libération, car il m’apparaît comme pour leurs auteurs que : “Comme en 1994, notre devoir est d’alerter le public sur l’aveuglement qui conduit à ignorer cette montée des périls.”

Tribune du 26 février 2025 : “Crise en République démocratique du Congo : il faut regarder la situation en face“.

J’espère que cette fois, la France ne sera pas du mauvais côté de l’histoire.

Médias – « Espionnage : Ciblés par des cyberattaques chinoises, des parlementaires français prennent le sujet hackeur » (Libération – 03/05/2024)

Entretien par Arnaud Vaulerin (Libération) au sujet des sept parlementaires français, dont je fais partie, qui ont été la cible d’une cyber-attaque commanditée par l’État chinois.

Au total, cette attaque a visé 116 parlementaires issus de 15 pays, tous membres de l’IPAC, l’Alliance interparlementaire sur la Chine.

Lire l’article sur le site Libération : Espionnage : Ciblés par des cyberattaques chinoises, des parlementaires français prennent le sujet hackeur

EXTRAIT :

«Dictature 2.0»

Olivier Cadic a «mal pris» d’avoir été laissé dans l’ignorance de l’attaque. Sénateur représentant les Français établis hors de France (groupe union centriste), il a lui aussi été victime d’APT31, même s’il reconnaît n’avoir que des informations parcellaires. «Le Parlement est attaqué, il doit se défendre, réagit Cadic, qui n’envisage pas une action en justice. Il appartient aux parlementaires de se saisir, de lancer leur investigation. Vu que le gouvernement ne m’a pas averti, j’entends aller au bout pour comprendre ce qui s’est passé, pourquoi l’information a-t-elle été tue et répondre à ceux qui nous attaquent, qui sont prêts à tout pour nous intimider

Lundi, lors des questions au gouvernement, le sénateur Cadic, également membre de l’Ipac, a posé une série de questions au ministre des Armées. «Face à un acte de cyberguerre commis par une dictature 2.0, […] quelles sont les mesures mises en place pour contrer les attaques d’APT31 ? Allez-vous demander l’ouverture d’une enquête et que prévoyez-vous pour renforcer l’assistance aux parlementaires ?» La porte-parole du gouvernement, Prisca Thevenot, n’a pas épilogué au-delà du «suivi particulier d’APT31 par l’Anssi et les investigations sur le plan national». Bernard Jomier : «Cette réponse n’est pas du tout au niveau de l’importance de l’attaque. Est-ce parce qu’il ne faut pas faire de vague avant la venue de Xi Jinping en France ?»

Lire l’article sur le site Libération : Espionnage : Ciblés par des cyberattaques chinoises, des parlementaires français prennent le sujet hackeur