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Sénat – Rwanda – Commémoration du génocide perpétré contre les Tutsi

Antoine Anfré, Aude Demoustier, Olivier Cadic, François Nkulikiyimfura


Ce 7 avril, j’ai représenté le groupe d’amitié France-Afrique centrale lors des cérémonies organisées à l’occasion du 32e anniversaire du génocide perpétré contre les Tutsi au Rwanda du 7 avril au 17 juillet 1994, au cours duquel plus d’un million de Rwandais ont été exterminés.

J’étais accompagné par Aude Demoustier, conseillère des Français de l’étranger (Rwanda, Kenya, Tanzanie, Ouganda, Burundi, Zambie, Zimbabwe) et Antoine Anfré, ancien ambassadeur de France au Rwanda.

Cette date marque le début de Kwibuka 32, la commémoration annuelle du génocide contre les Tutsi de 1994. « Kwibuka », qui signifie « se souvenir » en kinyarwanda, désigne une période de 100 jours pour honorer la mémoire des victimes, soutenir les survivants et appeler à la paix.

Une première cérémonie a été présidée par François Nkulikiyimfura, ambassadeur du Rwanda en France, au Pavillon d’Armenonville à Paris, en présence de Mme Louise Mushikiwabo, secrétaire générale de la Francophonie, Mme Åsa Regnér, directrice générale adjointe de l’UNESCO, M. Marcel Kabanda, président d’Ibuka, organisation non gouvernementale œuvrant pour la mémoire du génocide des Tutsi du Rwanda, Mme Emmanuelle Blatmann, directrice Afrique et Océan Indien (DAOI) du ministère de l’Europe et des Affaires étrangères.

Au jardin de la Mémoire (Paris 13e), en présence du maire de Paris, Emmanuel Grégoire

Représentant le gouvernement français, Mme Emmanuelle Blatmann a prononcé un discours dans lequel elle a rappelé que « face aux silences, aux confusions entretenues, aux récits qui déplacent ou amoindrissent la réalité du crime, nous devons opposer la rigueur de l’histoire et la fidélité à la vérité des victimes. » et affirmé que « la France a[vait] engagé depuis plusieurs années un travail nécessaire de lucidité. Ce travail s’est appuyé sur l’ouverture des archives, sur la recherche historique, et sur une volonté claire, affirmée par le Président de la République en 2021, de reconnaitre les responsabilités de la France dans un engrenage qui a abouti au pire et faire toute sa place à l’histoire du génocide des Tutsi dans notre mémoire collective et dans nos programmes scolaires ».

Puis, je me suis rendu au Parc de Choisy, dans le 13e arrondissement de Paris, où une seconde cérémonie s’est tenue en présence de M. Emmanuel Grégoire, maire de Paris, devant le « Jardin de la Mémoire », espace inauguré en 2016 pour se rassembler et rendre hommage collectivement aux victimes du génocide.

Le maire de Paris a, à cette occasion, annoncé qu’un mémorial national en l’honneur des victimes serait prochainement inauguré, quai d’Orsay, dans le 7e arrondissement.

M. Mathias Ott, délégué interministériel à la Lutte contre le racisme, l’antisémitisme et la haine anti-LGBT+ (DILCRAH), a quant à lui souligné que ce meurtre de masse caractérisé avait ceci de particulier qu’il est le premier « génocide de proximité », dans la mesure où la plupart des bourreaux et victimes étaient en effets des voisins.

À l’issue de la cérémonie, nous avons déposé avec M. Antoine Anfré, ancien ambassadeur de France au Rwanda, au nom du groupe d’amitié, une gerbe de fleurs en hommage aux victimes.

Au cours de ces cérémonies, M. Olivier Nsoro et Mme Yvonne Buhikare, rescapés du génocide des Tutsi, ont témoigné de la violence des événements de 1994, mais aussi de la résilience exceptionnelle des survivants.

Unesco – Francophonie – 140 ans des Alliances françaises (2/4)

Congrès mondial de l’Alliance française pour fêter une épopée de 140 ans.

Ce 20 juillet, j’ai assisté à l’Unesco à Paris, à l’ouverture du « Congrès mondial de l’Alliance Française ». Aux côtés de plus de 500 responsables des AF, j’ai suivi les premiers temps forts de cet événement qui marque le 140e anniversaire de l’Alliance Française.

Le discours d’ouverture d’Yves Bigot, président de la fondation Alliance française, qui fédère 829 Alliances françaises présentes dans 135 pays, a été suivi de celui de Chrysoula Zacharopoulou, secrétaire d’État chargée du développement, de la francophonie et des partenariats internationaux.

La ministre a lancé : « Partout il y a une envie de France… il faut la cultiver. Vous offrez le plus beau visage de la culture française ! »

Louise Mushikiwabo, secrétaire générale de l’Organisation internationale de la francophonie, a clôturé cette séquence en saluant le plus grand réseau culturel au monde et en lui souhaitant longue vie.

Deux tables rondes ont suivi pour échanger sur la langue française parlée par 321 millions de francophones.

La première, modérée par Bernard Cerquiglini, vice-président de l’AF, avait pour thème : « Valeurs humanistes, aspiration à l’universel », et réunissait les philosophes Barbara Cassin et Souleymane Bachir Diagne.
La seconde, modérée par Bernard Magnier et intitulée « La langue française en partage, représentations et défis », a fait dialoguer trois écrivains Shumona Sinha (Inde), Kim Thúy (Vietnam) et Alain Mabanckou (Congo Brazzaville). Ces trois personnalités ont raconté chacun à leur manière leur apprentissage du français. Ils manient nos mots et notre grammaire avec brio, humour et enthousiasme.

Leurs échanges complices démontrent que la langue française se porte très bien et a un bel avenir.

Le talent oratoire du grand témoin Erik Orsenna, écrivain et académicien français, a conclu l’après-midi avant l’intervention de Marc Cerdan, secrétaire général de l’AF, destinée à faire passerelle vers la journée d’ateliers du lendemain. +d’images