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En circonscription aux Etats-Unis – New York (2-4 nov. 2025)

Conseiller à l’Assemblée des Français de l’étranger pour les États-Unis de 2009 à 2014, puis réélu en 2015 et en 2021, Richard Ortoli œuvre depuis de nombreuses années au service de nos compatriotes. Il est également conseiller consulaire pour la circonscription de New York (NY, NJ, CT, Bermudes) depuis mai 2014.

Je tiens à adresser un chaleureux merci à Richard, qui m’a accompagné lors de mes déplacements à Miami et à New York City et m’a apporté, tout au long de mon mandat, un soutien précieux et une connaissance fine des attentes des Français établis aux États-Unis.

Diplomatie économique

FACC New York

Ma tournée, entamée dix jours auparavant à Atlanta avec la réunion des 17 chambres de la French-American Chambers of Commerce (FACC), puis poursuivie à Miami, Chicago et Boston, s’achève à New York.

Fidèle à ma promesse faite à Marc Somnolet, président de la FACC États-Unis et de la FACC New York, j’ai participé au dîner de gala de la FACC New York, qui rassemble plus de 200 entreprises.

Dirigée par Polina Bogdanovitch, la FACC NYC compte désormais 480 sociétés membres et affiche un chiffre d’affaires de 2,5 millions de dollars.

Cette tournée m’a permis de mesurer la résilience remarquable de nos entreprises aux États-Unis, ainsi que la solidité du lien économique franco-américain, malgré l’émergence d’une industrie de la complexité liée aux formalités douanières et aux tarifs. Ces défis renforcent la nécessité de travailler collectivement, en s’appuyant sur le réseau des FACC.

Développer et consolider ce réseau reste ma priorité absolue pour les États-Unis.

Les progrès récents observés doivent beaucoup à l’engagement de Marc. Pour saluer son action, je lui ai remis la médaille commémorant les 150 ans du Sénat, en hommage à son engagement indéfectible en faveur des entreprises des deux côtés de l’Atlantique, et à son rôle clé dans le renforcement du réseau franco-américain.

Félicitations à Marc, Polina, l’équipe de la FACC New York, et aux participants pour la réussite de ce très bel événement. +d’images

Conseillers du commerce extérieur (CCEF)

Je tiens à remercier chaleureusement Rémy Raisner, président de la section CCEF New York, Olivier Delay qui nous a accueilli dans les locaux de Natixis USA, ainsi que tous les membres présents* pour la richesse des échanges proposés. Leur tonalité résolument optimiste a marqué cette rencontre, tranchant avec les états visités précédemment.

New York confirme son statut de destination économique à part, portée par une croissance dynamique et un financement actif.

Les secteurs des data centers, de l’IA et de la fourniture d’électricité stimulent une économie en pleine expansion, qui se traduit par une hausse de 10 % des prix des biens immobiliers en un an.

Dans le transport aérien, Air France-KLM observe une croissance similaire, marquée par un recul de la classe économique au profit du segment hyper premium. Paris bénéficie pleinement de l’effet JO.

Un enjeu clé a émergé : la divergence des régulations cybersécurité entre les États-Unis (délai d’une semaine pour corriger les vulnérabilités critiques) et l’Europe (trois mois avec DORA). Ce constat me sera particulièrement utile dans le cadre des travaux de la commission spéciale sur la transposition de la directive DORA. Les banques internationales doivent s’aligner sur le standard le plus strict, impactant réactivité, ressources et coûts. Une harmonisation réglementaire s’impose pour une résilience cyber réaliste.

*Liste des participants : Rémy Raisner (Président CCEF NY) / Jean-Yves Filion (BNP Paribas USA) / Jennifer Lada (Holland & Knight) / ⁠Olivier Delay (Natixis USA) / Yann Coatanlem (Économiste) / ⁠Séverine Picquet / ⁠Patrick Pagny / Jean Rosanvallon (Dassault Aviation) / Olivier Dirdarian (Talent Within Reach) / Nicolas Henin (Air France USA) / Thibaut Mongon. +d’images

LVMH

En compagnie de Marc Somnolet, président de la FACC New York, j’ai découvert la boutique Louis Vuitton de la 57e Rue, un lieu emblématique où luxe, culture et gastronomie se rencontrent.

Ce plus grand espace LVMH aux États-Unis, installé dans un bâtiment Art Déco, propose une expérience immersive : des malles et valises sur mesure, symboles du savoir-faire historique de la maison, aux chocolats Maxime Frédéric, créations artisanales inspirées des codes Louis Vuitton, en passant par un café-bibliothèque où l’on déguste des mets signés par des chefs étoilés.

Le quatrième étage abrite un corner dédié aux chocolats, tandis que les étagères regorgent d’ouvrages d’art et de voyage.

Ce fleuron, résolument européen et ancré en France, emploie 45 000 personnes aux États-Unis et y réalise 25 % de son chiffre d’affaires. LVMH incarne le fer de lance de l’économie française, alliant excellence artisanale, innovation et puissance exportatrice, tout en créant des milliers d’emplois en France et en rayonnant comme ambassadeur du luxe à l’international.

Merci à Jessica Miller et Marie-Aimée Delaisi pour cette visite qui célèbre l’audace et le génie français. +d’images

Rémy Cointreau

Aux côtés de Marc Somnolet, président de la FACC New York, j’ai visité les bureaux de Rémy Cointreau, membre actif de la French-American Chamber of Commerce, et rencontré Nicolas Beckers, President and CEO Americas.

Cette entreprise iconique, qui emploie 250 personnes aux USA, prise dans une guerre commerciale due à l’application de tarifs douaniers américains, se bat pour défendre ses spiritueux face à une tequila non taxée.

Malgré un marché US en déclin depuis quatre ans et des marges sous pression, Rémy Cointreau protège l’emploi en France et appelle à la poursuite des négociations avec les autorités américaines pour obtenir des exemptions, afin de retrouver une compétition à armes égales.

Un exemple de résilience et d’engagement pour l’économie française auquel j’ai souhaité apporter mon soutien. +d’images

Cybersécurité – Désinformation

Experts en cybersécurité

À l’occasion de mon déplacement à New York, j’ai eu l’opportunité d’échanger avec deux spécialistes de premier plan en cybersécurité. Ces discussions éclairent utilement la réflexion en cours sur les besoins budgétaires du programme 129 et sur l’évolution rapide des risques numériques.

. Vanessa Lyon — Managing Director, Boston Consulting Group (BCG)

Forte de près de vingt ans d’expérience dans le développement de grandes plateformes technologiques, Vanessa Lyon constate une accélération nette de la sophistication des cyberattaques.

Les organisations font face à des menaces qui touchent à la fois leurs opérations et leur réputation : rançongiciels paralysant des services essentiels, fraudes amplifiées par l’IA, campagnes de désinformation se propageant plus vite que les capacités de défense.

Aujourd’hui, 60 % des attaques intègrent de l’IA, et 75 % réussissent en raison d’erreurs humaines, ce qui souligne l’importance d’une meilleure acculturation des dirigeants aux enjeux cyber et d’un investissement stratégique et durable dans la résilience numérique.

. Erwan Keraudy — CEO, CybelAngel

Erwan Keraudy dirige CybelAngel, entreprise française reconnue pour son expertise dans le renseignement sur les menaces externes et partenaire de nombreuses entreprises du CAC40.

La plateforme de CybelAngel combine gestion de la surface d’attaque, prévention proactive des violations de données, surveillance du Dark Web et analyses de menaces.

L’apport le plus frappant repose aujourd’hui sur l’intégration avancée de l’intelligence artificielle : grâce à elle, CybelAngel identifie désormais un volume d’informations sensibles bien plus important qu’auparavant, permettant aux organisations de détecter plus tôt les signaux faibles, d’anticiper les risques fournisseurs et de réagir avant qu’une fuite ou une attaque ne se concrétise. +d’images

Solidarité

Corporate Angel Network – Jean Rosanvalon

Première séquence de mon déplacement à New York : une visite à Jean Rosanvalon, Senior Special Advisor to the Chairman CEO of Dassault Aviation, CCEF, membre du Board de la FACC New York, qui a consacré sa carrière à Dassault Falcon aux États-Unis.

Son engagement se poursuit aujourd’hui avec Corporate Angel Network, organisation qui offre des vols gratuits sur des avions d’affaires aux patients atteints de cancer.

En tant que président de la fondation, il joue un rôle clé dans son développement et a récemment contribué à lever 1,3 million de dollars, renforçant ainsi la capacité de l’association à accompagner toujours plus de familles.

Une vie d’engagement et de bienveillance, à l’image d’un homme dont la générosité inspire profondément.

En circonscription aux États-Unis – Géorgie / Atlanta (22-24 oct. 2025)

Diplomatie économique

Communauté d’affaires

À la faveur de ce quatrième déplacement à Atlanta, je souhaite remercier chaleureusement Anne-Laure Desjonqueres, consule générale de France à Atlanta, pour m’avoir offert l’opportunité d’échanger simultanément avec les représentants de la communauté économique, non seulement d’Atlanta mais également des États-Unis.

Ces moments d’échange m’ont permis de mettre en avant les atouts de la France, nos réussites à l’international observées en septembre dernier, et de dialoguer sur les défis et opportunités liés aux évolutions économiques actuelles outre-atlantique.

Chaque rencontre et chaque visite renforcent ma conviction : le dialogue et la collaboration transatlantique sont essentiels pour construire ensemble des relations durables et prospères. +d’images

FACC – Réunion annuelle du réseau national

Depuis mon premier déplacement aux États-Unis en 2016, j’ai fait du soutien aux French-American Chambers of Commerce (FACC) une priorité de mon mandat pour ce pays.

Je suis convaincu que notre influence économique naît d’abord des femmes et des hommes qui, sur le terrain, créent, innovent et tissent des liens durables entre nos deux pays.

Cette nouvelle tournée américaine commence à Atlanta, où j’ai participé à la réunion nationale des 17 FACC à l’invitation de Marc Somnolet, président de la FACC États-Unis et de la FACC New York.

Une organisation exemplaire assurée par Katherine Lafourcade et Jacques J. Marcotte, à la tête de la FACC Atlanta Southeast, qui m’avaient accueilli en début d’année pour célébrer les 40 ans de cette chambre de commerce (compte-rendu).

Au programme consacré aux FACC lors de cette étape :
•⁠ ⁠un dîner de bienvenue réunissant les présidents des 17 chambres,
•⁠ ⁠une réception à la Résidence à l’invitation d’Anne-Laure Desjonqueres, consule générale de France à Atlanta.
•⁠ ⁠deux séances de travail consacrées à la stratégie, au financement du réseau et au développement de nos entreprises.

Les réunions ont permis mesurer les progrès des FACC qui compte 2 418 entreprises membres et affiche 7,4 M$ de chiffre d’affaires cumulé.

Le réseau fêtera ses 130 ans en 2026.

J’ai remercié chaque section pour son accueil au fil de mes déplacements et pour les visites d’entreprises réalisées ensemble. Ces rencontres sont utiles : elles renforcent la visibilité des savoir-faire français, encouragent les nouveaux adhérents et créent des opportunités concrètes pour nos entrepreneurs.

J’ai cité en exemple le travail remarquable de Sylvie Almeri et de son équipe de la FACC Sud-Californie lors de la tournée organisée cet été – Las Vegas, Los Angeles, Orange County, et San Diego qui a contribué à renforcer l’image de la présence française sur le terrain.

Ce qui m’a frappé à Atlanta, c’est ce souffle collectif du réseau. La volonté de mutualiser, de se parler davantage, de fonctionner en équipe. Marc Somnolet y joue un rôle essentiel : rassembler, fédérer, donner un cap.

Bravo à toutes les FACC, à leurs présidents, leurs directrices et directeurs, collaborateurs, bénévoles et entreprises membres. Ils sont la preuve que l’influence française passe aussi par l’action économique, locale et concrète. +d’images

Curiosity Lab

À la faveur de la réunion nationale des FACC, le président Jacques Marcotte m’a offert l’opportunité de visiter le Curiosity Lab à Peachtree Corners, où est installé la FACC Atlanta.

Ce lieu unique est un véritable laboratoire urbain dédié aux technologies de la smart city, des véhicules autonomes, de la mobilité intelligente et de l’IoT.

Au cœur d’un environnement réel, startups, grandes entreprises et institutions comme la FACC y expérimentent, innovent et collaborent.

Inspirant de voir comment une ville devient un terrain d’expérimentation pour façonner le futur des technologies. Une visite riche en idées et en perspectives pour renforcer les liens entre innovation et coopération franco-américaine. +d’images

Conseillers du commerce extérieur (CCEF)

Retour sur la réunion des membres CCEF d’Atlanta, présidée par Iwan Streichenberger, en présence de la consule générale à la Résidence de France.

La ville d’Atlanta a vu sa population passer de 2,4 millions en 2003 à 6,7 millions en 2025. Une croissance à deux chiffres soutenue depuis dix ans, portée par la vision de l’ancien maire Manuel Jackson, qui voulait faire d’Atlanta le plus grand hub aérien du monde.

Au centre des échanges : l’impact des mesures tarifaires américaines. Dans certains cas, les droits de douane sont intégralement répercutés sur le client. Sinon, les marges se réduisent.

Certaines chaînes de valeur se déplacent vers les États-Unis pour réduire les coûts comme le souhaite le président. Mais d’autres activités, notamment en développement logiciel, s’orientent vers l’étranger en raison du coût élevé des visas et de l’absence de main d’œuvre locale suffisante.

Indicateur de résilience : Delta Airlines, basée à Atlanta, a dépassé les attentes au 3ᵉ trimestre. Une preuve que le marché américain et ses acteurs savent rester performants malgré l’incertitude économique. +d’images

French Women In Business

Rencontre inspirante, initiée par la consule générale, avec le groupe French Women in Business, affilié à la Chambre de commerce franco-américaine d’Atlanta.

Né au printemps 2024 avec une douzaine de participantes, le groupe compte aujourd’hui trois groupes actifs, rassemblant des femmes engagées et motivées.

French Women in Business est un espace d’échanges, de soutien et d’inspiration professionnelle : intégration, écoute, résolution de problèmes concrets.

Le dynamisme, la créativité et le professionnalisme de ces femmes sont impressionnants. Leur solidarité et leur capacité à transformer les défis en opportunités en font un véritable moteur pour la communauté d’affaires franco-américaine à Atlanta.

Jade Fiducial

Merci à Elisabeth Marchal pour son invitation qui m’a permis de visiter Jade Fiducial, entreprise spécialisée dans les services financiers et fiscaux pour les entreprises et particuliers français en Amérique du Nord.

Ainsi, Jade Financial travaille en back-office pour les entreprises : la gestion financière et la tenue de registres, la planification et la préparation des impôts, le traitement de la paie et les rapports périodiques des activités. +d’images

Prologis

Guillaume Paulic, CCEF, m’accueilli chez Prologis, opérant dans l’immobilier logistique.

Né en 1984 aux Etats-Unis, Prologis se positionne comme le leader mondial sur son métier. Par exemple, ce spécialiste en immobilier logistique propose en France des entrepôts à la location et des terrains pour les développements clé-en-main.

Ces visites ont été l’occasion de découvrir concrètement l’excellence des services proposés pour accompagner les entreprises françaises aux États-Unis.+d’images

Communauté française

Consulat

Retour au consulat général de France à Atlanta en compagnie d’Anne‑Laure Desjonqueres, consule générale, pour un échange riche avec ses équipes.

Nous avons évoqué l’évolution des besoins des familles françaises, notamment pour les bourses scolaires. Pour la CCB2, 25 dossiers ont été déposés en 2023, 10 en 2024, et aucun en 2025. Les parents qui obtiennent une bourse ne peuvent généralement pas couvrir le reste à charge et se tournent donc vers l’école publique.

Par ailleurs, l’école Flam du samedi accueille près de 300 enfants, témoignant de l’intérêt et de l’attachement des familles à l’enseignement français.

L’actualité du consulat est largement centrée sur l’arrivée du service France consulaire aux États‑Unis à partir du 25/11/2025, qui complète et renforce la couverture des Français de l’étranger. Le service France consulaire permet notamment un accès simplifié aux démarches administratives et à l’information via une plateforme téléphonique centralisée, une avancée que je réclamais déjà il y a plus de 15 ans (voir mon billet de février 2011).

L’arrivée de Pauline Carmona à la direction de l’administration des Français de l’étranger a marqué un tournant : grâce à elle, ce service de réponse centralisé devient une réalité pour tous les consulats du monde. Une belle preuve que la persévérance et la vision peuvent transformer les services aux Français de l’étranger. +d’images

En circonscription aux États-Unis (3/3) – San Francisco (9-11 oct. 2024)

Retour à San Francisco pour la dernière étape de ce second déplacement en Californie, coordonné par Florian Cardinaux, consul général de France à San Francisco à qui j’adresse toute ma gratitude.

Le soutien au réseau de la Chambre de commerce franco-américaine (FACC) constitue ma priorité d’action pour les États-Unis. 

Je remercie son président Marc Somnolet, également président de la FACC New-York, de m’avoir invité à la réunion nationale 2024, organisée à San Francisco par la chambre locale présidée par Thomas Célérier, et dirigée par Anne-Emmanuelle de Boysson (sur la photo, de g à d : Marc Somnolet, Anne-Emmanuelle de Boysson, OC, Polina Bogdanovitch, Thomas Célérier).

Ravi d’avoir rencontré plusieurs compatriotes entrepreneurs de la French Tech San Francisco, dans cet environnement si inspirant qui est plus “up” que “start” !

Communauté française

 

Florian Cardinaux (à gauche sur la photo) m’a invité à deux séquences pour rencontrer les représentants de la communauté française locale.

Dès mon arrivée, je me suis rendu à la réception pour célébrer le XIXème sommet de la Francophonie au Bissap Baobab, point de rendez-vous pour les francophones de San Francisco et les passionnés de culture africaine.

Fondateur du restaurant, Marco Senghor est un entrepreneur social franco-sénégalais, et assurément un membre dévoué de la communauté, si j’en juge par son sens de l’hospitalité et sa générosité. Je le remercie de nous avoir accueilli.

Le lendemain, le consul général a organisé un dîner à la Résidence de France en compagnie des conseillers des Français de l’étranger Serge Morel, pdt du conseil consulaire, Sophie Lartilleux-Suberville et Loïc Le Gland ; et Michael Fenoud, chef de chancellerie.

26.000 électeurs sont enregistrés au registre consulaire, dont 80% sont établis dans la baie de San Francisco.

Le coût de la vie, très élevé, justifie qu’il faut compter 2 millions de dollars pour payer les bourses couvrant la scolarité de 120 élèves. Il apparaît être injuste pour les élus de mettre le plan retraite 404k dans le calcul du patrimoine des parents, car cela a pour effet d’exclure de nombreuses familles du dispositif.

Nous avons échangé sur la difficulté de faire revenir les employés dans les bureaux pour les entreprises et de gagner de l’argent pour les restaurants.

San Francisco reste un lieu unique pour les start-ups et les nouvelles technologies. Pourtant la venue dans la baie du dernier ministre français de plein exercice remonte à 2016. Il s’appelait Emmanuel Macron.

Pour me convaincre que la ville n’avait rien perdu de son sens de l’innovation, Loïc Le Gland m’a raccompagné à mon hôtel, en me faisant prendre pour la première fois un taxi Waymo dépourvu de chauffeur. +d’images

Diplomatie économique

Chambre de commerce franco-américaine (FACC)

L’excédent de notre commerce extérieur avec les États-Unis s’est élevé à 4,4 milliards de dollars en 2023.

Les USA occupent la première place des investisseurs en France avec 112 milliards de dollars investis en 2022, tandis que la France pointe à la 5ème place des investisseurs aux États-Unis, avec des entreprises qui y ont investi 360 milliards de dollars (2022).

Très honoré d’avoir été invité à participer à la réunion nationale 2024 de la Chambre de commerce franco-américaine (FACC) présidée par Marc Somnolet, également président de la FACC New-York, dirigée par Polina Bogdanovitch.

Le réseau national de la FACC se compose de 17 sections, de 2 sections associées, de 42 employés dévoués et d’une communauté florissante de plus de 5 000 membres.

Pour nous accueillir, l’équipe de FACC California SF-LA présidée par Thomas Célérier et dirigée par Anne-Emmanuelle de Boysson, avait choisi les superbes bureaux de Sheppard Mullin Richter & Hampton LLP, offrant une vue panoramique magnifique de la baie de San Francisco.

Très heureux d’avoir retrouvé de nombreux présidents et directeurs à la faveur de ce séminaire qui a réuni plus de 30 participants des sections de la FACC de tous les États-Unis.

Le nombre de membres de la FACC est reparti à la hausse pour atteindre 5236 adhérents.

Au-delà des chiffres très encourageants sur la FACC présentés par Marc Somnolet et Anne-Emmanuelle de Boysson, j’ai particulièrement apprécié le partage des histoires de réussite particulièrement inspirant : Voyages d’études par Ludivine Wolzcik (FACC NE-Boston) ; Collaborations fructueuses avec Business France et le consulat par Cedric Lerouge (FACC Ohio) ; Accélérateur d’adhésion par Chrystelle Rambaux (FACC Chicago) ; Pleins feux sur l’ événementiel réussi par Denis Chazelle (FACC Washington DC) ; Promotion au travers d’un French Festival par Sofia-Cristina Visan (FACC PNW-Seattle).

La journée s’est conclue lors d’une réception pour favoriser les échanges entre les membres de la FACC à la Résidence du consul général Florian Cardinaux.

Merci à Marc Somnolet, Polina Bogdanovitch, Thomas Célérier et Anne-Emmanuelle de Boysson pour la chaleur de leur accueil et d’avoir favorisé mon retour en Californie. +d’images

La French Tech

Rencontre avec Sophie Rougerie, directrice-coordinatrice de la French Tech San Francisco et Pierre Ettori, ambassadeur de la French Tech SF.

Pilotée par un board de 8 membres et une directrice, accompagnée par 25 ambassadeurs, la French Tech San Francisco réunit une communauté 3 000 à 4 000 entrepreneurs, de cadres dirigeants, d’investisseurs, d’ingénieurs responsables publics de la Silicon Valley.

La mission de la French Tech San Francisco est de mobiliser l’écosystème French Tech local pour aider les startups françaises à s’implanter et à réussir dans la Silicon Valley.

La scène Tech de San Francisco recense 114 licornes, dont 2 startups françaises, 12.000 entreprises de haute technologie, 600 startups françaises et affiche 20.640 brevets déposés en 2023.

Très heureux d’avoir pu appréhender leur détermination tranquille pour accompagner nos entreprises et aider à promouvoir l’écosystème français dans l’industrie de la technologie et de l’innovation dans la région de la Baie. +d’images

Mistral AI

La Start-up française qui vaut 6 milliards de dollars

Rencontre avec Marjorie Janiewicz, General Manager de Mistral AI aux États-Unis, depuis avril 2024 qui m’a reçu dans des locaux fraichement acquis.

Co-fondée par Arthur Mensch, qui est passé par Google, Mistral AI est le leader européen dans la création de modèles d’intelligence artificielle générative de traitement du langage similaires à ceux de son concurrent majeur, OpenAI créateur de ChatGPT.

La mission de la société est de fournir une IA sur mesure à tous les développeurs.

Dans un contexte très favorable pour l’intelligence artificielle générative, l’entreprise a immédiatement suscité l’intérêt de nombreux investisseurs. Après avoir levé plus d’un milliard d’euros durant son année de création, la dernière levée de fonds de Mistral, en juin 2024, s’est élevée à 600 millions d’euros. Sa valorisation s’élève désormais à 6 milliards de dollars.

Le produit phare actuellement commercialisé est « Mistral Large », capable de rivaliser avec la 4ème version de Chat GPT.

Mistral AI a signé un partenariat avec Microsoft en février 2024 qui lui ouvre de nouvelles perspectives aussi bien dans la recherche que dans le champ commercial.
Désormais les clients américains parlent de « la plateforme » et du « chat » en français.

Je forme le vœu que leur technologie change le monde… en mieux ! +d’images

Odaseva

La pépite française de la cybersécurité qui a déjà séduit plus de 100 millions d’utilisateurs dans le monde.

Connaissant mon intérêt pour la cybersécurité, Florian Cardinaux, consul général de France et Stéphane Alisse, directeur général de Business France, m’ont accompagné chez Odaseva.

Sovan Bin, CEO et fondateur d’Odaseva, nous accueilli avec son équipe pour parler de l’interconnection entre les données et la cybersécurité.

Depuis sa création en 2012, Odaseva a connu une croissance fulgurante en surfant sur le succès planétaire de Salesforce. Trois ans après son lancement en France, la société a créé sa filiale aux USA et signé avec Coca Cola.

Dans un contexte où la sécurisation des services cloud reste un défi majeur pour les entreprises, la startup française Odaseva a bouclé un nouveau tour de table de 54 millions de dollars.

L’écosystème dynamique et complexe génère de nouveaux besoins en termes de sécurité et de confiance numérique. La société a su se positionner comme un partenaire de référence des grands comptes, avec des solutions pensées pour s’adapter aux spécificités de la plateforme Salesforce.

Odaseva, a développé une suite logicielle innovante couvrant des domaines aussi variés que : la protection des données (sauvegarde, restauration…) ; la sécurité zéro-trust ; l’archivage long terme ; la conformité (RGPD, SOC…) et l’automatisation et la gouvernance des données.

Très reconnaissant envers Sovan Bin pour son partage d’information sur l’encryption des données, la structuration des données critiques pour assurer une protection optimale et de nombreuses suggestions pertinentes qui nourriront la réflexion, en prévision de la transposition de la directive européenne NIS 2 dans le droit français début 2025. +d’images

Waymo

Waymo est issue du projet de véhicule autonome conçu par Google entre 2009 et 2016. Le service est aujourd’hui exploité par Alphabet Inc., société mère de Google.

Après de nombreuses étapes de tests techniques et d’adaptations législatives, c’est en décembre 2022 que Waymo obtient l’autorisation de commercialiser son service en Californie sans qu’aucun chauffeur se trouve dans la voiture.

Accueilli par Élisa de Martel, CFO (directrice financière), J’ai eu le privilège de visiter le site de la société Waymo en compagnie de Florian Cardinaux, consul général, et Pierre-Louis Bénard, Business France.

Arrivée à Waymo en septembre 2022, quelques mois avant la commercialisation du service, notre compatriote est chargée de l’organisation financière au niveau mondial notamment en ce qui concerne la stratégie, la fiscalité et les relations avec les investisseurs.

Aujourd’hui, le service Waymo est en fonctionnement dans les villes de Phoenix en Arizona, Los Angeles (2024) et San Francisco en Californie. Le service sera prochainement ouvert à Austin

A l’été 2024, Alphabet a annoncé un nouveau plan d’investissement pluriannuel de 5 milliards USD pour faire de Waymo la première société de conduite autonome au monde. La société emploie 2500 personnes annonce un chiffre d’affaires de 465 millions de dollars au 1er trimestre 2024, en hausse de 72% sur un an.

J’ai demandé ce qu’il se passerait si un passager s’avisait à toucher le volant pendant la conduite. Cette manœuvre est interdite. La voiture s’immobiliserait à la première place disponible. +d’images

VIDÉO (4’10)
Premier déplacement en taxi sans chauffeur de la société Waymo, filiale de Google.
Une course d’une trentaine de minutes, dans les rues de San Francisco pour me ramener à mon hôtel.
Merci à Loic Le Gland, conseiller des Français de l’étranger à San Francisco pour m’avoir offert ce souvenir impérissable.

META

À l’invitation d’Anne-Emmanuelle de Boysson, directrice de la chambre de commerce Franco-américaine (FACC) à San Francisco, j’ai pu me joindre à la délégation des FACC pour découvrir le campus de META.

Reposant à ses débuts sur le réseau social Facebook, l’entreprise dirigée par Mark Zuckerberg, son fondateur, s’est développée et a acquis Instagram, WhatsApp et Oculus VR. Meta fait partie des géants du Web, regroupés sous l’acronyme GAFAM, aux côtés de Google, Apple, Amazon et Microsoft.

Le site accueille 20 000 employés dans des conditions qui se veulent idéales et des infrastructures qui ne le sont pas moins. Des restaurants gratuits pour les employés, des espaces où grands et petits peuvent se distraire.

Cette dernière séquence m’a permis également d’enrichir ma compréhension des défis qui se posent, aux géants du numérique, en matière de cyber sécurité.

Je remercie Anne-Emmanuelle pour cette invitation et à mes interlocuteurs de META pour leur confiance et accueil. +d’images

Capital-Risque – Silicon Foundry 

On ne peut pas passer à San Francisco sans échanger avec des capitaux risqueurs pour prendre le pouls de la tech dans le monde.

Florian Cardinaux m’a organisé deux séquences en ce sens.

Tout d’abord avec Farzin Shadpour (Silicon Foundry VC), une personnalité qui m’a séduit par sa capacité à décrire :
– les effets de mode successifs à l’image des tubes de l’été : mobilité (2015), Blockchain (2017), crypto (2022).
– la part de responsabilité des VC dans les vulnérabilités en orientant prioritairement les start-ups pour créer au plus vite un produit prêt pour le marché au détriment parfois de la sécurité informatique.
– les enjeux concernant les batteries et l’énergie.
– les avantages compétitifs de la France face à l’Allemagne pour accélérer la croissance de ses start-ups.

Plug & Play

Ensuite, j’ai visité Plug & Play, le plus grand incubateur de la Silicon Valley, qui se présente également comme la première plate-forme d’innovation au monde, interconnectant startups, entreprises, sociétés de capital-risque, universités, et agences gouvernementales.

Depuis le lancement de Plug and Play en 2006, la société a travaillé avec plus de 90 000 startups, réalisé plus de 2 000 investissements et compte plus de 30 licornes, dont Dropbox, PayPal, Lending Club, N26 et Honey.

Accueilli au siège social à Sunnyvale par Saeed Amidi, fondateur et CEO, et l’équipe exécutive de la société, j’ai découvert un business modèle qui s’appuie sur des industries verticales.

Plug & Play est présent en France à Station F et envisage de poursuivre son développement dans l’hexagone.

Au cours des cinq premières années, le programme Plug and Play de BNP Paribas a atteint l’un des taux de réussite de projet à la production les plus élevés du secteur financier. Il a profité à plus de 50 start-ups tricolores.

En décembre 2022, BNP Paribas et Plug and Play ont décidé de renommer le programme B!UP Accelerate.

Très satisfait de ces conversations avec des personnalités qui sont plus up que start ! ‎+d’images

Enseignement

Lycée Français de San Francisco (LFSF)

Curiosité – Respect – Empathie – Excellence

Retour au LFSF, sur le campus Ortega, cinq ans après mon précédent passage en 2019, où j’ai retrouvé Emmanuel Texier, proviseur, qui m’a accueilli en compagnie d’Eric Szarzynski, proviseur adjoint.

Dans une ville où le solde migratoire est négatif et où le nombre d’enfants diminue, la concurrence est rude pour les écoles privées qui sont nombreuses.

Implanté sur 3 campus, le LFSF est compétitif en termes de prix. La mention « français » dans le titre de l’établissement présente une image réductrice qui mérite d’être corrigée pour mieux représenter sa réalité internationale. L’établissement change sa dénomination en « The Lycée ».

Comme beaucoup d’écoles, le LFSF a perdu des élèves suite au Covid. L’établissement accueillait 840 élèves en 2024 contre 950 en 2019.

Dernier établissement conventionné avec l’AEFE des États-Unis, le LFSF a mis fin à ce conventionnement pour devenir un établissement partenaire. L’évolution de la gouvernance de l’établissement a été imposée par les bonnes pratiques américaines qui veulent que le proviseur soit recruté par le Board, et assume la responsabilité de ses décisions.

Depuis 1967, le Lycée Français de San Francisco offre aux habitants de la Baie un enseignement multilingue de qualité dans un cadre international. En écoutant les élèves échanger avec les comédiens ayant fini leur représentation dans le théâtre de 300 places de l’école, j’ai été marqué par la pertinence et la concision de leurs interrogations.

Merci à l’équipe de direction pour l’échange et leur analyse clairvoyante de leur environnement et des défis à relever. +d’images

Culture

Alliance française – SF Bay Area Accueil

L’offre culturelle française aux États-Unis en partage.

Retour à l’Alliance française de San Francisco où j’ai été accueilli par Noémie Hérail, directrice, en présence de Florence Mauret, présidente de SF Bay Area Accueil et Christine Duquesne (www.frenchtalentusa.org).

Au service de la communauté de la région de la baie de San Francisco depuis 1889, l’Alliance française de San Francisco est la plus ancienne section de l’Alliance française aux États-Unis.

Nouveauté depuis mon précédent passage, la création d’un musée qui présente l’histoire des immigrants francophones et leur influence sur la communauté san franciscaine et californienne à travers un large éventail d’expositions, de programmes éducatifs et d’évènements.

Pour les enfants, l’AF propose des camps d’été, des cours sur place et des cours en ligne.

Centre d’examen officiel DELF/DALF, TCF et DFP pour la Californie du Nord, des préparations aux examens et des certifications pour les enseignants sont proposées.

SF Bay Area Accueil, membre du réseau FIAFE, facilite l’intégration des familles francophones. Florence observe que la crise Covid a eu pour effet de faire baisser le nombre de compatriotes dans la baie de SF et que le décalage horaire rend très difficile le maintien du contact avec la France.

Après 20 ans d’administration des ventes dans les secteurs des médias et de la technologie en France et aux États-Unis, Christine Duquesne a co-fondé French Talent USA en 2022 pour promouvoir la culture française et francophone en Californie. L’organisation aide les artistes à venir se produire en Californie.

Merci à Noémie, Florence, Christine et toutes celles et ceux qui partagent, avec elles, le même point commun d’œuvrer pour étoffer l’offre culturelle française aux États-Unis. +d’images