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Sénat – Maroc – Fête du Trône : une relation d’exception tournée vers l’avenir

Merci à Samira Sitaïl, ambassadrice de Sa Majesté le Roi du Maroc en France, et à Samir Addahre, ambassadeur, délégué permanent du Royaume du Maroc auprès de l’Unesco, pour leur invitation à la réception organisée, ce 30 juillet, à l’occasion du 27e anniversaire de l’intronisation de Sa Majesté le Roi Mohammed VI.

Comme chaque année, j’ai eu plaisir à participer à cette célébration aux côtés de Christian Cambon, président du groupe interparlementaire d’amitié France-Maroc du Sénat.

Les discours de Samira Sitaïl et d’Éléonore Caroit, ministre déléguée chargée de la Francophonie, des Partenariats internationaux et des Français de l’étranger, ont illustré la dynamique positive qui anime aujourd’hui la relation franco-marocaine.

La 15ᵉ Réunion de haut niveau franco-marocaine du 16 juillet dernier, présidée à Rabat par Sébastien Lecornu et Aziz Akhannouch, a confirmé le retour à une relation d’exception entre la France et le Maroc. Elle s’est traduite par la signature de quatorze accords de coopération et par l’annonce d’un traité bilatéral inédit, appelé à structurer durablement notre partenariat, une première entre la France et un État non membre de l’Union européenne.

J’ai félicité l’ambassadrice Samira Sitaïl pour son discours empreint des valeurs de tolérance et de respect de la pluralité qui caractérisent le Royaume. Son message résonne avec une force particulière dans un contexte international marqué par les tensions et les tentations du repli.

Outre Éléonore Caroit, la présence de nombreux membres du gouvernement français témoignait de l’excellence de la relation franco-marocaine : Nicolas Forissier, ministre délégué chargé du Commerce extérieur et de l’Attractivité ; Benjamin Haddad, ministre délégué chargé de l’Europe ; Anne Le Hénanff, ministre déléguée chargée de l’Intelligence artificielle et du Numérique ; ainsi que Naïma Moutchou, ministre des Outre-mer.

Cette réception m’a offert l’occasion de poursuivre mes échanges avec Éléonore Caroit et Martin Briens, secrétaire général du ministère de l’Europe et des Affaires étrangères, sur le projet de transfert contesté du consulat d’Agadir sur le site de l’Institut français. J’ai relayé les fortes préoccupations de nos conseillers des Français de l’étranger Claude Fontenoy et Nathalie Payre, très engagés sur ce dossier dans le prolongement de l’action de leurs prédécesseurs Jean-Claude Rozier et Nadia Fehmi Taghi.

J’ai également échangé avec le ministre Nicolas Forissier sur la nécessité de faire aboutir rapidement la convention fiscale bilatérale avec la République dominicaine, dont il mesure pleinement l’importance. Je demeure pleinement mobilisé sur ce dossier afin de soutenir les efforts de Nicolas Brehm, conseiller des Français de l’étranger, et de Charles-Henri Chenut, président de la commission Amérique latine des CCEF.

J’ai été heureux de retrouver Nacim Tourougui, chef de mission adjoint de l’ambassade du Maroc en France, qui avait récemment accompagné la délégation de parlementaires marocains au Sénat, ainsi que Sébastien Le Bonté, président de la Chambre française de commerce et d’industrie du Maroc, et Jean-Charles Damblin, son directeur général, dont l’action contribue chaque jour à donner un contenu économique concret à l’amitié franco-marocaine et à ouvrir de nouvelles perspectives à nos entreprises.

Plus que jamais, la relation entre la France et le Maroc s’appuie sur une histoire commune tout en se projetant vers l’avenir. Au bénéfice de nos deux pays, de nos entreprises et de nos citoyens, vive l’amitié franco-marocaine ! +d’images

Échanges avec le Secrétaire général du MEAE sur quelques dossiers sensibles

Le 1er avril, j’ai rencontré Martin Briens, récemment nommé secrétaire général, au Ministère de l’Europe et des Affaires étrangères, accompagné de Maxime Duda, pour évoquer plusieurs dossiers concernant nos compatriotes à l’étranger.

Cette rencontre, promise par sa prédécesseure Anne-Marie Descôtes lors de son audition devant notre commission au Sénat (compte-rendu du 12 nov. 2025) avait pour objet principal le projet immobilier relatif à la vente du consulat d’Agadir. J’y ai relayé les préoccupations exprimées par les conseillers des Français de l’étranger, Jean-Claude Rozier et Nadia Fehmi Taghi, ainsi que par notre communauté, face à la cession d’un bien appartenant à l’État au profit d’un transfert sur le site de l’Institut français (compte-rendu du déplacement à Agadir : 22-25 juil. 2025).

Ce projet suscite aujourd’hui une opposition unanime sur le terrain, dans un contexte de manque de transparence et d’incertitudes sur la stratégie d’avenir de l’Institut.

Nous avons également abordé la situation au Liban, à la suite de l’interpellation de Nadia Chaaya, conseillère à l’AFE pour le Moyen-Orient et l’Asie centrale, notamment sur la situation préoccupante des villages chrétiens du sud.

Enfin, j’ai évoqué les écoles françaises en Turquie, après mon déplacement à Istanbul en compagnie de Florence Ogutgen, conseillère des Français de l’étranger. L’élue m’a mobilisé sur la nécessité d’obtenir un accord intergouvernemental pour sécuriser durablement leur avenir.

Mon rôle est de porter ces préoccupations de terrain au plus haut niveau de l’État pour obtenir des réponses claires et des solutions concrètes.

En circonscription en Italie – Rome (10 avril 2025)

Retour à Rome pour participer à la première journée de la rencontre régionale Europe du sud des conseillers du commerce extérieur à Rome, réunis pour deux jours d’échanges stratégiques au cœur de l’Europe.

Toute ma gratitude à Martin Briens, ambassadeur de France en Italie pour son accueil au palais Farnese et à Fabrice Maïolino (à l’image), consul général de France à Rome, qui m’a accompagné tout au long de ce déplacement.

Diplomatie économique

CCEF – Réunion régionale Europe du sud

Deux jours de réflexion pour augmenter la visibilité des entreprises françaises en Italie.

Dans le majestueux cadre du Palais Farnèse qui accueille l’ambassade de France en Italie, j’ai suivi l’intervention volontariste de Martin Briens, ambassadeur de France. L’ambassadeur décrit l’Europe comme un moteur à explosion qui avance au gré des crises.

La France est le premier investisseur en Italie, 2 ou 3ème client ou fournisseur. Nos structures industrielles sont très complémentaires et lorsque nous observons nos performances respectives en commerce extérieur (excédent de 7 milliards d’euros pour l’Italie et déficit de 80 milliards pour la France), cela devrait nous inciter à rechercher toutes les opportunités de développer notre relation bilatérale.

Marcel Patrignani, président CCEF Italie a rappelé que le comité était présent sur tout le pays et que chaque district économique avait ses secteurs industriels de prédilection.
La section est organisée en trois groupes de travail : attractivité pour aider les entreprises italiennes à s’implanter en France, les accompagnements des VIE et la formation.

Accompagné ensuite de Stella Fau Clarke, présidente CCEF Europe et Emmanuel Montanié, délégué général des CCEF, les trois représentants ont détaillé le fonctionnement du réseau qui réunit 4900 CCEF dans 150 pays.

Merci à Cécile André pour avoir lancé cette invitation à Stockholm et à tous les organisateurs et participants qui ont partagé avec moi leurs regards sur l’évolution des affaires. +d’images

Cybersécurité

Mon intervention devant les CCEF

Très honoré d’avoir été invité par les conseillers du commerce extérieur de la France (CCEF) à m’exprimer, sur les enjeux de cybersécurité et de cyber-résilience, dans le cadre prestigieux du palais Farnese, à la faveur de leur rencontre régionale Europe du Sud.

J’ai évoqué :

1- l’arrivée du 17Cyber depuis le 17/12/24, et notre travail en cours pour permettre le dépôt de plainte en ligne depuis l’étranger, au travers de cette plate-forme.
2- l’action de Viginum pour permettre aux entreprises d’anticiper les actions susceptibles de les déstabiliser.
En matière de menace informationnelle, les entreprises et acteurs économiques peuvent être ciblés par les principaux modes opératoires suivants :
•⁠ ⁠Le raid numérique
•⁠ ⁠L’incitation à conduire des actions dans le champ physique
•⁠ ⁠L’usurpation d’identité d’entreprise
3 – Projet de loi Résilience & Cybersécurité pour transposer 3 directives européennes (NIS2, DORA, REC)
4 – L’Artificial Intelligence Act (AI Act) encadre l’utilisation et le développement de l’intelligence artificielle dans l’UE. L’Union européenne a créé le premier cadre juridique global au monde dédié à l’IA.

Merci aux organisateurs de m’avoir offert l’opportunité de partager les défis et nos progrès en matière de cyber. +d’images

Agence nationale pour la Cybersécurité (ACN)

Visite de l’Agence nationale pour la Cybersécurité (ACN), pour un entretien avec Massimo Marotti, directeur général pour la stratégie et la coopération internationale, qui avait participé à la Paris Cyber Week, l’an passé.

L’ACN est une jeune agence indépendante, qui relève du Conseil italien. Sa forme et ses missions sont semblables à celles de l’ANSSI, avec laquelle une coopération très étroite et modèle a été établie.

336 personnes collaborent au sein de l’ACN. Ils devraient être 500 fin 2025.

L’Italie fait partie des premiers pays européens à avoir mis en œuvre la directive NIS2. Le décret d’application date du 4 septembre 2024. 22 000 entreprises sont déjà enregistrées sur la plateforme des entreprises concernées par la loi.

Si la loi est destinée à élever le niveau de résilience des entreprises en cyber, Massimo s’interroge avec pertinence sur la signification du mot “résilience”. À partir du moment où “augmenter la résilience” est un objectif de la loi, il convient en effet de connaître les indicateurs qui nous permettent de mesurer nos progrès. +d’images

Communauté française

Réunion avec les élus

Le consulat général de France à Rome réunit la partie Centre et Sud de l’Italie et compte 16500 inscrits (Rome 10500 ; Florence 3500 et Naples 2500), tandis que la partie Nord, qui relève du consulat général de Milan, compte 18000 inscrits.

À l’invitation de Fabrice Maïolino, consul général de France à Rome, j’ai eu un entretien privilégié avec deux des cinq conseillers des Français de l’étranger de Rome qui ont pu se rendre disponibles.

Carole de Blesson est une élue qui s’est engagée en faveur de l’associatif au sein de Rome Accueil et qui organise des réunions sur les problèmes de la vie quotidienne.
Olivier Lebel, retraité très actif dans le soutien aux start-ups, est devenu conseiller des Français de l’étranger en février 2024. Il est également suppléant de Caroline Yadan, députée de la circonscription.

Les deux élus ont fait part de la vive préoccupation de nos compatriotes retraités qui se sont trouvés redressés de fortes sommes par le fisc italien. Un article du Figaro de février 2025 intitulé “L’Italie, le nouvel eldorado des exilés fiscaux français” est susceptible d’entraîner nos compatriotes dans de graves difficultés. Nos élus rappellent que l’Italie impose les revenus à des taux bien plus élevés que la France. Elle applique également des impôts sur le patrimoine immobilier et mobilier situés à l’étranger.

Pour éviter les déconvenues, le consulat général et les élus organisent régulièrement des conférences avec des experts comptables et fiscaux.

Un grand merci au consul général et à nos deux élus pour leur mobilisation.

Enseignement

Lycée international Chateaubriand

Constitué de trois sites, Strohl-Fern, Malpighi et Patrizi, l’établissement scolarise 1500 élèves de la petite section de maternelle jusqu’à la terminale.

En 2023, le lycée a célébré son 120e anniversaire. À cette occasion, une campagne de travaux d’une durée de 10 ans a été menée pour améliorer la qualité d’accueil et les infrastructures de l’établissement.

Accueilli en compagnie de Fabrice Maïolino, consul général de France, par le proviseur adjoint, Christophe Chades, j’ai découvert les aménagements réalisés depuis mon précédent déplacement.

Situé sur le site de la Villa Strohl-Fern, le bâtiment historique « Casone » a été entièrement rénové. Les nouvelles salles de classe sont plus spacieuses. Le bâtiment « Moresco » a également fait l’objet d’une restructuration complète.

La visite a été suivie de deux réunions dans la médiathèque, avec les représentants des enseignants puis des parents d’élèves.

Les effectifs en maternelle fléchissent, car les parents attendent plus de souplesse sur les horaires. Pour le reste, les effectifs sont de 23 à 29 élèves par classe en secondaire, et les listes d’attente se reconstituent.

Ombre au tableau, les coûts d’entretien de ce site classé et les contraintes qui y sont liées, impactent le budget. Il faut reconnaître que le cadre est unique par sa splendeur et offre un environnement privilégié pour les jeunes avec vue directe sur le Vatican. +d’images