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INFOLETTRE n°149 – 29 juin 2021 – Édito : Cocori… couac ! (vaccination) // FRANÇAIS DE L’ÉTRANGER > Covid > Vaccination des Français de l’étranger (Public Sénat, Canard Enchainé, Question écrite) – Facilités > L’identité numérique de La Poste – Francophonie > Lexia : dictionnaire franco-islandais // CYBERSÉCURITÉ > Paris Cyber Week 2021 // DIPLOMATIE PARLEMENTAIRE > Australie ; Égypte ; Nouvelle-Zélande ; Oman ; Qatar ; Serbie

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Edito de l’InfoLettre n°149

Cocori… couac !

Sur le front de la vaccination des Français de l’étranger, le lien de confiance entre le gouvernement et les nouveaux élus de terrain est déjà passablement abîmé. Certes, dans le cocon de l’Union européenne tout s’engage bien, mais dans « le reste du monde » c’est l’incompréhension.

Les messages des conseillers des Français de l’étranger pleuvent de tous les continents depuis l’annonce du gouvernement qui assimile les personnes ayant reçu un vaccin non reconnu par l’autorité médicale européenne aux personnes non vaccinées !

À l’approche de l’été, l’impatience atteint un nouveau palier.

Ce n’est pas faute d’avoir prévenu le gouvernement. Le 4 mars dernier, lors d’une réunion entre parlementaires, j’ai demandé au secrétaire d’État aux Français de l’étranger : quand pourront-être vaccinés les Français de l’étranger, avec quel vaccin et par qui ? Et aussi : quid des pays où seuls des vaccins non-homologués en France sont disponibles ?

Mi-avril, mon collègue Robert-Denis del Picchia s’en était ouvert directement au Président de la République.

Depuis, régulièrement, j’interroge et interpelle le gouvernement, mais l’information de la représentation nationale n’est toujours pas satisfaisante.

Quelques données remontent toutefois du terrain grâce aux conseillers des Français de l’étranger. Ici ou là, on vaccine le personnel des ambassades ou bien les plus de 55 ans.

On avance par sauts de puce, au point de froisser l’éthique du médecin-chef français d’un centre médico-social en Afrique, financé pour moitié par les Européens. Celui-ci n’avait reçu que 200 doses avec instruction expresse d’exclure tous les moins de 55 ans et tous les ressortissants autres que Français…Visuel HL125

Que répondre à ce professeur des Écoles en Colombie qui rappelle que les personnels résidents et expatriés ne peuvent prétendre à aucune vaccination, car ils n’ont pas droit à la couverture sociale locale ? Que dire à ces milliers de Français déjà protégés par un vaccin russe ou chinois mais qui, considérés comme non-vaccinés quand ils rentrent en France, restent soumis à des restrictions sanitaires dissuasives et discriminantes ?!

La stratégie vaccinale du gouvernement est l’illustration même d’un exercice vertical du pouvoir qui contourne les parlementaires, dont la mission institutionnelle de contrôle de l’action du gouvernement est compliquée à l’extrême.

… Le Quai d’Orsay va-t-il enfin sortir du Quai des brumes, se demandait le Canard Enchaîné en commentant ma question d’actualité au gouvernement du 9 juin dernier sur le point crucial de la vaccination de nos compatriotes hors de France ?

En pleine campagne consulaire, le secrétaire d’État chargé des Français de l’étranger vantait sa politique en livrant en personne les premières doses de vaccins à Djibouti et Madagascar. Les élections consulaires passées, place à la déception. Cocori…couac !

Pour éviter le débat, seuls les élus consulaires LREM ont cette fois été conviés à faire le point avec le secrétaire d’État (Bulletin quotidien du 24 juin 2021).

On peut le regretter : l’état d’urgence sanitaire impose une information renforcée. Chacun attend du gouvernement de la lisibilité à sa politique de vaccination pour favoriser la mobilité des Français de l’étranger. Découvrir l’InfoLettre n°149

Égypte – Échanges interparlementaires

Le 25 mai, à l’invitation de Catherine Morin-Desailly, présidente du groupe d’amitié France-Égypte, j’ai participé à un échange interparlementaire avec les députés égyptiens membres du groupe d’amitié Égypte-France, présidé par Dr. Ayman Aboul-Ela.

Lors de cette réunion de notre groupe d’amitié, nous avons échangé avec nos homologues la situation politique en Égypte après les dernières élections législatives et le renouvellement du Sénat en France. La question de la gestion de la crise sanitaire par nos deux pays a également été évoquée tout comme le développement de nos relations économiques, la coopération culturelle ou encore les droits de l’homme.

Pour ma part, j’ai échangé avec les parlementaires égyptiens sur la construction du barrage de la Renaissance par l’Éthiopie et les enjeux d’hydro-diplomatie autour du Nil et du bassin méditerranéen. J’ai également fait référence à mon entretien avec Mohamed Abdelatty, ministre égyptien des Ressources hydrauliques et de l’Irrigation lors de mon déplacement au Caire en février 2020 (compte-rendu).

En circonscription en Égypte (1/2) – Le Caire (23 fév. 2020)

Tous mes remerciements à Régine Guillermin Prato, conseillère consulaire pour l’Égypte, pour avoir organisé mon premier déplacement dans son pays d’adoption.

Régine fait preuve un engagement total en faveur des Français d’Égypte. Pour répondre aux personnes en situation de détresse, Régine Prato a mis en place une banque alimentaire. Avec le concours de la société Carrefour, des bons d’achat leur sont offerts. Cette initiative m’a paru remarquable et je pense qu’elle est encore unique.

Son optimisme, sa bonne humeur et son humour donnent une impression de légèreté à un travail réalisé avec beaucoup de profondeur et d’abnégation.

Hydro-diplomatie

Ministre de l’Eau

Très heureux d’avoir retrouvé Mohamed Abdelatty, ministre égyptien des Ressources hydrauliques et de l’irrigation, en présence de Stéphane Romatet, ambassadeur de France.

Le ministre est intervenu au Sénat en décembre 2017 et 2018 lors de deux conférences sur l’hydro-diplomatie consacrées au bassin du Nil que j’ai co-organisées avec le Dr Fadi Comair. Puis, nous nous étions revus l’an dernier à Beyrouth lors de la Semaine de l’eau.

90 % de l’approvisionnement en eau de l’Égypte dépend du Nil bleu. On imagine les craintes que suscite la construction du barrage de la Renaissance par l’Éthiopie, dont la mise en service est prévue fin 2020. Ne va-t-il pas entraîner une réduction du débit du fleuve et l’assoiffer ? Ce barrage est promu à devenir la plus grande centrale hydroélectrique d’Afrique, avec une production de 6 000 mégawatts.

Les difficiles négociations entre l’Égypte, le Soudan et l’Éthiopie ont donné lieu à une médiation des États-Unis. À la veille de son déplacement vers Washington, pour une ultime session de négociations, Mohamed Abdelatty m’a confié ses espoirs d’aboutir à un accord, tout en restant très prudent.

Ce sujet est si sensible politiquement que le ministre préfère ne pas communiquer avec les médias pour se concentrer sur la discussion des termes du compromis. Ce nouveau moment privilégié d’échange avec le ministre m’a permis d’apprécier, une fois encore, sa rigueur intellectuelle et son humilité. Je lui ai présenté mes vœux de succès dans sa mission. +d’images

Communauté française

Ambassade

Premier déplacement en Égypte depuis le début de mon mandat qui a commencé par un déjeuner à la Résidence de France, à l’invitation de Stéphane Romatet, en présence de Régine Guillermin Prato, conseillère consulaire et des chefs de service.

Nous avons évoqué l’actualité concernant le bassin du Nil et les besoins en matière d’infrastructures en Égypte susceptibles d’être concrétisés par des entreprises françaises, sans oublier les attentes de nos compatriotes établis dans ce pays. +d’images

Consulat

La communauté française d’Égypte est composée de 6 à 7000 de nos compatriotes. Dès mon arrivée, j’ai souhaité prendre connaissance de ses attentes, ce qui m’a été possible à travers deux rendez-vous.

En premier lieu, une visite du consulat général de France au Caire avec François Pugeaut, consul général, en compagnie de Régine Guillermin Prato, conseillère consulaire.

La moitié des effectifs du consulat est rattachée au service des visas. On relève une activité sociale soutenue. Pour sa part, Régine organise un événement annuel d’envergure pour financer ses actions envers les plus démunis. Elle est ainsi l’initiatrice d’une banque alimentaire qui fonctionne avec des bons d’achats offerts par des entreprises.

En second lieu, j’ai rencontré une trentaine de compatriotes, le soir à l’Institut français d’archéologie orientale (IFAO), pour rendre compte des colloques que j’ai organisés au Sénat sur l’hydro-diplomatie, en particulier sur le bassin du Nil.

À l’issue des débats, un des participants a attiré mon attention sur le service d’autocars du lycée français du Caire. L’établissement en gestion directe par l’AEFE a transféré la responsabilité de ce service des transports aux parents d’élèves. Ceux-ci ont noté que certains autocars ne disposaient pas de ceinture de sécurité et que d’autres roulaient sans assurance…

Cette conférence m’a permis de retrouver (à l’image) Renée Blandin, 97 ans, bon pied, bon œil et à l’humour intact, dont nous avons tant profité à l’Assemblée des Français de l’étranger.
Pétrie de gentillesse et de bienveillance, son cœur n’a pas pris une ride. +d’images

Coopération scientifique

IFAO

À la faveur de ma conférence sur le bassin du Nil, auprès de la communauté française, Laurent Coulon, directeur, m’a fait découvrir l’Institut français d’archéologie orientale (IFAO).

Première institution scientifique française implantée en Égypte, cet établissement à caractère scientifique, culturel et professionnel, est placé sous l’autorité de notre ministère de l’Éducation nationale, de l’Enseignement supérieur et de la Recherche. Ses champs de recherche concernent l’archéologie, l’histoire et la philologie des différentes civilisations s’étant succédées en Égypte.

La bibliothèque compte plus de 80 000 volumes et un service des Archives, regroupant les archives photographiques et scientifiques de tous les chantiers de l’Institut, ainsi que la conservation d’archives plus anciennes. Cela m’a permis d’admirer les épreuves de la grammaire de Champollion, découvertes dans les archives en 1993 ou bien encore un exemplaire de son journal de fouilles, un manuscrit illustré qui relève de l’œuvre d’art.

Les membres scientifiques de l’IFAO relèvent de deux sections : la première regroupe les études égyptologiques et papyrologiques ; la seconde, les études coptes, arabes et islamiques. +d’images

Entrepreneuriat

Chambre de commerce & CCEF

À l’initiative de Régine Guillermin Prato, conseillère consulaire, j’ai pu échanger avec des représentants de notre communauté économique en Égypte (CCI française en Égypte et conseillers du commerce extérieur).

Ils ont attiré mon attention sur deux sujets sur lesquels nous devons œuvrer : d’abord, la nécessité de répondre aux besoins d’éducation, car les structures scolaires manquent dans le pays ; ensuite, le net recul de la francophonie : les sections francophones des universités égyptiennes sont délaissées par les étudiants qui préfèrent l’enseignement anglais plus en vogue dans le monde des affaires.

Point commun avec la France, il leur apparaît déterminant de recréer un attrait pour les formations professionnelles. Nous nous sommes fixé l’objectif commun de créer le contact entre Worldskills France et la CCI française en Égypte pour qu’une équipe égyptienne participe à Lyon 2023. +d’images