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En circonscription en Arabie saoudite (1/2) – Riyad (13-15 juin 2026)

Dans une région au cœur des grands équilibres internationaux, j’ai eu l’honneur de conduire une délégation du groupe d’amitié sénatorial France-Pays du Golfe, en présence de ⁠⁠Nathalie Delattre, présidente déléguée du groupe pour le Royaume d’Arabie saoudite et Rémi Pointereau, président délégué pour le Royaume de Bahreïn, accueillie par Patrick Maisonnave, ambassadeur de France au Royaume d’Arabie saoudite.

Ce déplacement, effectué à l’invitation de nos homologues saoudiens, s’inscrit dans la continuité d’une relation de confiance nourrie de longue date et témoigne du dynamisme des liens entre la France et l’Arabie saoudite.

Cette mission en Arabie saoudite, puis à Bahreïn nous a conduits à rencontrer les plus hautes autorités, des acteurs économiques et la communauté française, afin de renforcer nos partenariats et de porter la voix de la France.

Communauté française

Ambassade

Retour à Riyad pour conduire la délégation du groupe d’amitié sénatorial France-Pays du Golfe, aux côtés de Nathalie Delattre et Rémi Pointereau.

Notre séjour a débuté à la Résidence de France avec Patrick Maisonnave, ambassadeur de France au Royaume, entouré des chefs de service parmi lesquels j’ai retrouvé Yasmina Abad, attachée de coopération ; Hanni Khellef, conseiller politique.

Cette réunion de cadrage a permis d’évoquer la situation régionale, après les attaques qui ont visé le Royaume, et de préparer nos rencontres.

Les relations franco-saoudiennes se renforcent dans des secteurs d’avenir : intelligence artificielle, industries culturelles et créatives, numérique et e-sport, avec la perspective d’un championnat du monde organisé à Paris le mois prochain en partenariat avec l’Arabie saoudite. +d’images

Réception à la Résidence

À Riyad, aux côtés de mes collègues Nathalie Delattre et Rémi Pointereau, j’ai rencontré les représentants de notre communauté française, forte de 6 849 compatriotes inscrits, un effectif en progression après le recul observé durant la pandémie.

À la Résidence de France, l’ambassadeur Patrick Maisonnave a réuni les acteurs de notre communauté en présence de Mira Hakmé et Hugues Letanche, réélus le 31 mai dernier.

En tant que président du groupe d’amitié France-Pays du Golfe, j’ai exprimé la solidarité de la France envers l’Arabie saoudite face aux frappes récentes qui ont visé le Royaume. Dans un contexte régional exigeant, la stabilité demeure un enjeu essentiel.

J’ai également salué l’engagement de nos compatriotes, véritables passerelles entre nos deux pays, qui contribuent chaque jour au rayonnement de la France et au développement d’une relation franco-saoudienne porteuse d’un potentiel exceptionnel. +d’images

Diplomatie parlementaire

Ministère des Affaires étrangères

Très heureux d’avoir revu le vice-ministre des Affaires étrangères, S.E. Walid Al Khuraiji, aux côtés de Patrick Maisonnave, ambassadeur de France au Royaume d’Arabie saoudite, ainsi que de mes collègues Nathalie Delattre et Rémi Pointereau.

Nos échanges ont confirmé l’excellence d’une relation franco-saoudienne fondée sur la confiance, le respect mutuel et une vision partagée des grands enjeux régionaux.

J’ai rappelé la solidarité de la France envers l’Arabie saoudite face aux attaques dont le Royaume a été victime : les partenaires doivent pouvoir compter les uns sur les autres dans les moments difficiles.

Nous partageons la même volonté de promouvoir la paix au Moyen-Orient, de soutenir la souveraineté du Liban, la stabilité de la Syrie et la défense du droit international. Je me suis également réjoui de la reprise des exportations libanaises vers l’Arabie saoudite après six années d’interruption, un signal fort de soutien à l’économie libanaise. Une convergence précieuse au service de la stabilité régionale. +d’images

Parlement (Conseil de la Choura)

À Riyad, notre délégation sénatoriale a été accueillie au Conseil de la Choura pour une visite parlementaire de premier plan, marquée par des échanges approfondis et une volonté commune de renforcer le dialogue entre nos deux institutions.

Toute ma gratitude à Son Excellence le Vice-Président Dr Mishaal bin Fahm Al-Sulami qui, malgré un agenda très chargé, nous a fait l’honneur de nous accorder un entretien.

À ses côtés, M. Mohammed Al-Humaidhi, président de la Commission d’amitié parlementaire saoudo-française, venu nous accueillir dès notre arrivée à l’aéroport, et qui nous a accompagné tout au long de notre séjour.

J’ai également eu le plaisir de retrouver Dr. Moteeb Al Moteri, membre du groupe d’amitié parlementaire saoudo-français et mon interlocuteur privilégié sur les questions de cybersécurité. Son engagement constant contribue à renforcer notre coopération dans ce domaine stratégique. Il occupait déjà cette fonction lors de mon premier déplacement à Riyad et avait alors été chargé de m’y accueillir. Ces retrouvailles témoignent de la continuité et de la qualité des liens tissés au fil des années entre nos deux assemblées.

Nos échanges avec les membres de la commission d’amitié ont porté sur les grands sujets d’actualité : mémorandum d’entente entre les États-Unis et l’Iran, situation régionale, coopération cyber, ainsi que les conséquences de la directive européenne C3D. J’ai relevé avec satisfaction la convergence de vues entre la France et l’Arabie saoudite en faveur du multilatéralisme, du respect du droit international et de l’intégrité territoriale des États.

Nous avons également tenu à marquer notre solidarité avec nos collègues de la Choura à la suite des frappes lancées par leur voisin, qui ont directement affecté leur environnement régional et rappelé les défis sécuritaires auxquels le Royaume demeure confronté.

Moment inédit : notre délégation a reçu un salut officiel en séance.

La visite de l’exposition retraçant l’histoire de la Choura nous a permis de retrouver avec émotion une photographie du président Jacques Chirac lors de son discours devant l’assemblée

Je remercie chaleureusement nos hôtes pour leur hospitalité exemplaire et l’organisation remarquable de cette mission historique qui nous a menés jusqu’aux provinces de l’Est, directement exposées aux menaces iraniennes lors du récent conflit. +d’images

Commission des droits de l’Homme

Avec la délégation du groupe d’amitié sénatorial France-Pays du Golfe, nous avons été reçus par S.E. Dr Hala Mazyad Altuwaijri, présidente de la Commission saoudienne des droits de l’Homme.

Cette rencontre nous a permis de mesurer l’ampleur des transformations engagées dans le cadre de la Vision 2030.

Plus de 150 réformes législatives ont été adoptées pour renforcer les droits et la protection des citoyens. L’autonomisation des femmes constitue l’un des succès les plus marquants : l’objectif de 30 % de participation au marché du travail d’ici à 2030 a été atteint dès 2023 et dépasse désormais 35 %.

La Commission joue un rôle essentiel dans le suivi de l’application des lois et remet chaque année un rapport au Roi.

Nos échanges ont également porté sur les nouveaux défis liés aux droits humains. Les formes de violence évoluent : au harcèlement traditionnel s’ajoute désormais le cyberharcèlement. La protection des enfants dans l’univers numérique est devenue un enjeu mondial qui appelle une mobilisation collective. +d’images

Ministère de l’Énergie

Notre délégation du groupe d’amitié France–Pays du Golfe a été reçue par Son Excellence Ahmed Al Zahrani, ministre adjoint chargé du développement et de l’excellence au ministère de l’Énergie, en présence d’Anouar Mekkas, conseiller nucléaire et énergies renouvelables à l’ambassade de France.

Les responsables saoudiens ont souligné combien l’engagement des entreprises françaises avait été apprécié lors des périodes de tensions régionales. Malgré les crises, elles sont restées mobilisées aux côtés du Royaume, confirmant leur statut de partenaires de confiance. La contribution de TotalEnergies, EDF, ENGIE, Air Liquide, Technip, Schlumberger et de nombreuses autres entreprises françaises aux grands projets énergétiques du Royaume a été saluée.

Nos échanges ont également porté sur la résilience énergétique du pays. Dès 2020, plusieurs scénarios de crise avaient été envisagés, y compris une fermeture du détroit d’Ormuz. Grâce à l’oléoduc Est-Ouest reliant les installations pétrolières du Golfe à la mer Rouge, le Royaume disposait d’une solution alternative lui permettant d’assurer la continuité de ses exportations.

Enfin, nous avons évoqué les ambitions de la Vision 2030. L’objectif est de porter les énergies renouvelables à 50 % du mix électrique d’ici 2030. Les projets SATORP, qui renforce les capacités de raffinage et de pétrochimie, AMIRAL, destiné à développer une plateforme industrielle de classe mondiale autour de la pétrochimie et des matériaux de spécialité, et AQUA, consacré à la production d’hydrogène et aux nouvelles énergies, illustrent l’ampleur de la transformation engagée par le Royaume.

Une rencontre particulièrement instructive qui nous a permis de mesurer à quel point l’expertise française contribue à l’écosystème énergétique saoudien et accompagne sa transition vers l’économie de demain. +d’images

Diplomatie économique

Conseillers du commerce extérieur de la France (CCEF)

Merci à Jean-Philippe Bonnet, président de la section Arabie saoudite des Conseillers du commerce extérieur de la France, d’avoir réuni plusieurs membres du comité à la Résidence de France pour un échange particulièrement riche, devant notre groupe d’amitié en présence de l’ambassadeur.

À chacune de mes visites dans le Royaume, je mesure l’ampleur de la transformation engagée par l’Arabie saoudite et les opportunités qu’elle ouvre pour nos entreprises. Les CCEF, par leur expérience du terrain et leur connaissance fine des acteurs économiques saoudiens, constituent des observateurs privilégiés de cette évolution.

Nos échanges ont confirmé le dynamisme de la relation économique franco-saoudienne. La France figure désormais parmi les tout premiers investisseurs étrangers dans le Royaume et nos entreprises sont présentes sur les grands projets qui façonnent l’Arabie saoudite de demain.

Sur les 350 filiales détenues par les pays de l’UE, 140 le sont par des entreprises françaises qui emploient 11500 salariés.

J’ai également été attentif aux préoccupations exprimées, notamment en matière d’attractivité, de mobilité des talents et d’accompagnement de notre communauté d’affaires. Autant de sujets que je porterai dans mes prochains échanges avec nos partenaires saoudiens. +d’images

Participants :
•⁠ ⁠Jean-Philippe Bonnet — ODAS (défense)
•⁠ ⁠B. Thévenot — TAEF
•⁠ ⁠Aziz Reguig — FIVES
•⁠ ⁠Nessrine Ferhat — ALMA (arts et culture)
•⁠ V. Exartier — SEA Entertainment (divertissement)
•⁠ ⁠C. Dorgans — PIF Risk Management (gestion des risques)
•⁠ ⁠C. Tanguy — SAUR (eau, énergie)
•⁠ ⁠Y. Chaumet — Egis (Green Riyadh, infrastructures)
•⁠ ⁠M. Sleiman — CMA CGM (transport et logistique)

RATP DEV – KAFD Station

Découverte de la station KAFD (King Abdullah Financial District), en compagnie de notre délégation du groupe d’amitié. J’y ai retrouvé avec plaisir Malangou Seyadou (RATP Dev), qui m’avait déjà accueilli à la station King Fahad Stadium, avant l’inauguration du métro de Riyad (compte-rendu).

KAFD est devenue une référence mondiale. Conçue par la célèbre architecte anglo-irakienne Zaha Hadid, disparue en 2016, cette station a reçu le Prix Versailles de l’UNESCO, distinguant l’une des plus remarquables réalisations architecturales au monde. Elle dessert le quartier financier de Riyad, symbole de la transformation économique du Royaume.

Le 1er décembre 2024, l’Arabie saoudite a relevé un défi exceptionnel en ouvrant simultanément les six lignes du métro de Riyad. Avec 176 km de lignes automatiques, il constitue le plus long réseau de métro automatique au monde. Huit mois après sa mise en service, le cap des 100 millions de voyageurs a déjà été franchi.

Cette réussite est aussi humaine. RATP Dev et son partenaire saoudien emploient près de 6 000 personnes, dont 3 000 salariés directs. En un an, 66 % des effectifs sont saoudiens et 32 % des employés sont des femmes, illustrant l’ampleur de la montée en compétences locale. Particularité notable : la maintenance est assurée en interne par RATP Dev, une configuration unique au sein du groupe.

Trois nouvelles lignes sont déjà à l’étude et la ligne 2 doit être prolongée. Une nouvelle démonstration de l’ambition et de la capacité d’exécution du Royaume, à laquelle l’expertise française contribue pleinement. +d’images

Culture

Diriyah

Notre délégation du groupe d’amitié a visité Diriyah pour mesurer l’évolution de ce projet emblématique du Royaume.

Pour Nathalie Delattre, présidente déléguée pour l’Arabie saoudite, c’était un retour sur un site découvert en février 2022 (compte-rendu).

La transformation est spectaculaire. En quatre ans, le quartier historique d’At-Turaif, berceau du premier État saoudien et inscrit au patrimoine mondial de l’UNESCO, s’est ouvert au public. Restaurants, espaces culturels, promenades et lieux de vie ont fait de Diriyah une destination majeure de Riyad.

Revenu à plusieurs reprises depuis, notamment avec le président de la République Emmanuel Macron en décembre 2024 (compte-rendu), j’ai souhaité que notre groupe puisse témoigner de cette métamorphose.

Mais ce qui frappe le plus est sans doute l’ampleur du chantier encore en cours. À l’horizon, une forêt de grues annonce la naissance d’une ville nouvelle, où patrimoine, culture, tourisme et développement économique s’entremêlent pour façonner l’Arabie saoudite de demain. +d’images

En circonscription au Qatar – Doha (12-14 avril 2025)

Président du groupe d’amitié France – Pays du Golfe, j’ai conduit pour la seconde fois une délégation* de notre groupe dans le Golfe.

Après l’Arabie saoudite (compte-rendu) et les Émirats arabes unis (compte-rendu) en 2022, la mission nous a conduit cette année au Qatar et au sultanat d’Oman.

(g à d) Else Joseph, sénatrice des Ardennes, présidente déléguée du GIA France-Pays du Golfe pour les Émirats arabes unis ; Vivette Lopez, sénateur du Gard ; Olivier Cadic, sénateur des Français de l’étranger et pdt du GIA France-Pays du Golfe ; Mohammed ben Abderrahmane Al Thani, Premier ministre et ministre des Affaires étrangères ; Michelle Gréaume, sénatrice du Nord ; Ali bin Jassim Al-Thani, ambassadeur du Qatar en France ; Jean-Baptiste Faivre, ambassadeur de France au Qatar

Diplomatie parlementaire

Premier Ministre et ministre des Affaires étrangères

Son Excellence Cheikh Ali bin Jassim Al-Thani, ambassadeur du Qatar en France, a déployé des efforts exceptionnels pour permettre à la délégation de notre groupe d’amitié d’échanger avec les plus hautes autorités de l’État du Qatar.

Nous avons été très honorés d’être reçus par Cheikh Mohammed ben Abderrahmane Al Thani, Premier ministre et ministre des Affaires étrangères, juste avant sa rencontre avec le président égyptien Abdel Fattah al-Sissi.

Le Qatar joue un rôle éminent au niveau international. En 2022, les États-Unis ont officiellement accordé au Qatar le statut “d’allié majeur hors OTAN”.

Le Qatar est également un acteur diplomatique de premier plan pour de nombreux pays.

Accompagnés par notre ambassadeur au Qatar, Jean-Baptiste Faivre, nous avons salué les efforts continus de l’État du Qatar, aux côtés des partenaires régionaux et internationaux, pour promouvoir la stabilité et la paix dans la région.

Nous avons évoqué plusieurs sujets d’actualité à commencer par la situation à Gaza, les discussions Iran / USA ; la Syrie ; le Liban ou encore la médiation du Qatar entre le Rwanda et la RDC.

Le Premier ministre nous a assuré qu’il était attentif à la situation de Cécile Kohler et Jacques Paris, nos deux otages détenus par l’État iranien. Suite à l’audition des familles des otages (compte-rendu), nous avons relayé leur appel à ce que tout soit entrepris pour soutenir les efforts de la France, conduits par notre ministre Jean-Noël Barrot, afin de parvenir à leur libération.

Le Qatar a construit sa visibilité sportive mondiale qui a culminé avec l’accueil de la coupe du monde de football en 2022.

J’ai rappelé au Premier ministre que, présent à l’ouverture de l’événement (compte-rendu), j’avais déclaré “que la coupe du monde était si bien organisée, que j’étais sûr que le Qatar savait déjà quel pays allait la remporter”.

Aussi, j’ai marqué une pointe de déception auprès de notre hôte, qu’à l’issue d’une compétition à l’organisation si réussie, la France n’ait pas emporté la finale. Le Premier ministre nous a alors confié que le Qatar avait bien prévu que la France gagne la coupe du monde… mais que quelque chose d’imprévisible s’était passé à la dernière minute… avant de partir d’un éclat de rire communicatif. +d’images

Ministre d’État au ministère des Affaires étrangères

Entretien approfondi avec SEM Mohamed bin Abdulaziz Al-Khulaifi, ministre d’État au ministère des Affaires étrangères.

Soucieux de jouer un rôle constructif et de répondre aux préoccupations de ses partenaires, le Qatar s’engage dans plusieurs dossiers de médiation (Afghanistan, Syrie, Tchad, Palestine, Iran, Liban, Ukraine, Algérie-Maroc, Rwanda-RDC…).

Le ministre Al-Khulaifi joue un rôle prépondérant dans dix dossiers de médiation. Nous avons évoqué les dossiers de la région les plus brûlants.

Mon déplacement récent au Rwanda et ma rencontre avec le président Paul Kagame (compte-rendu) m’ont permis d’observer les efforts remarquables du Qatar pour créer un espace de dialogue en RDC. +d’images

Ministre des Finances

Le Qatar est le 5ème PIB au monde par habitant.

Premier exportateur de gaz naturel liquéfié (GNL) au monde, le Qatar a fait de la diversification de son économie l’une de ses priorités avec la stratégie “vision nationale 2030”.

À la faveur de la reprise économique post-Covid, le Qatar a enregistré un fort excédent commercial et budgétaire grâce à la remontée des cours des hydrocarbures et aux conséquences de la guerre en Ukraine.

Lors de la première visite d’État de l’Émir du Qatar en France en février 2024, le Qatar s’est engagé à investir 10 milliards d’euros en France. Lors de l’entretien avec SEM Ali bin Ahmed Al Kuwari, ministre des Finances, nous avons évoqué les orientations prioritaires suite à l’impulsion à la relation bilatérale donnée par les deux chefs d’état.

Nous avons manifesté notre reconnaissance pour la confiance du Qatar envers le savoir-faire des entreprises françaises et en particulier nos sociétés Total ou Technip, qui sont des partenaires historiques de Qatar Energy. +d’images

Parlement (Choura)

Entretien avec Hassan bin Abdullah Al Ghanim, président du Conseil de la Choura, que j’avais rencontré à la faveur de l’ouverture de la coupe du monde, et des membres de la Choura.

Opportunité d’échanger sur tous les dossiers de politique internationale et des évolutions concernant la Choura.

Les membres du Conseil de la Choura ne seront plus élus lors du renouvellement en septembre 2025.

En effet, le 5 novembre 2024, le Qatar a organisé un référendum constitutionnel au cours duquel 90,6 % des votants ont approuvé la suppression des élections législatives pour le Conseil de la Choura.

Désormais, tous les membres de ce conseil seront nommés par l’Émir, mettant fin à l’expérience électorale initiée en 2021 .

L’Émir a estimé que les premières élections avaient engendré des divisions sociales indésirables et a préféré revenir à un système de nominations pour préserver l’unité nationale. +d’images

Diplomatie économique

Communauté économique

Le Qatar se fixe des objectifs de diversification son économie.

Technologies de l’information et des communications, R&D, secteur manufacturier, services financiers, tourisme, logistique, figurent parmi les principaux secteurs amenés à soutenir la diversification de l’économie qatarienne.

Deux entretiens nous ont permis d’aborder les moyens de développer les échanges bilatéraux :

Entretien avec les conseillers du commerce extérieur de la France (CCEF)* et la chambre de commerce France Qatar, représentée par Julien Bailly, président et CCEF, et Sandrine Lescaroux, directrice.

* Natalie Yacoubian (BNP Paribas) ; Christophe Giraud (Dassault aviation) ; Yann Leboulanger (DCI) ; Xavier Robert (Société générale) ; Frédéric Sallet (Hitachi rail) ; Laurent Gestin (Veolia) ; Edouard Thevenin (Technip)

Le second était constitué d’un déjeuner à l’invitation de Cheikh Khalifa Bin Jassim Al Thani, président de la Qatar Chamber of commerce and Industry, qui compte 70 000 membres.

Les Qatariens m’ont fait part de leurs investissements en France dans l’hôtellerie de luxe et l’immobilier.

Même si le Qatar bénéficie d’une convention fiscale avantageuse, mes interlocuteurs ont partagé des écarts défavorables de fiscalité avec le Royaume-Uni.

Métro de Doha (RATP Dev)

Ouvert en 2019, le métro de Doha est reconnu comme l’un des métros les plus avancés technologiquement au monde.

On trouve plusieurs français dans le consortium de construction Qatari Diar Vinci Construction (QDVC) — un partenariat entre Vinci et Qatari Diar ; Bouygues Travaux Publics et Alstom, responsable des systèmes ferroviaires (signalisations, rames de métro…).

C’est RKH Qitarat qui exploite aujourd’hui au quotidien les lignes de métro, une coentreprise formée de RATP Dev (France, spécialiste des transports publics) ; Keolis (filiale de la SNCF française) et Qatari Diar.

En plus du métro, il existe aussi un réseau de tramway moderne que nous avons également testé. 100 % électrique, très silencieux et climatisé, il complète parfaitement le réseau de métro pour couvrir les zones résidentielles, commerciales et touristiques. +d’images

Organisation Internationale du Travail (OIT)

“Le bruit s’est arrêté après la coupe du monde, le travail pour l’amélioration du droit du travail au Qatar s’est poursuivi” a déclaré Max Tunon, chef de bureau des projets de l’OIT à Doha, pour mieux rappeler que ceux qui décriaient les conditions de travail dans l’émirat pendant la compétition.

Comme je l’avais fait en 2022 (compte-rendu), j’ai souhaité que notre délégation fasse le point avec l’OIT pour savoir, où en est le Qatar en matière de droit du travail.

J’ai retrouvé Max Tunon, chef de l’antenne, et Marie-José Tayah de l’OIT dans des bureaux dédiés à l’ONU mis à disposition par le Qatar.

Le droit du travail est soumis au processus d’amélioration continue. Un nouveau contrat de collaboration entre le Qatar et l’OIT a été signé pour 2024-2028. S’il a été observé moins de modifications législatives ces deux dernières années, le ministre du Travail est resté très actif pour faire progresser la bonne application des lois.

L’engagement avec les syndicats internationaux s’est poursuivi.
Désormais un comité mixte est obligatoire à compter de 50 personnes.
Un rapport sur les progrès du Qatar sera publié prochainement par le bureau de l’ONU et par un collège indépendant. +d’images

Communauté française

Réception & rencontre avec les élus

La communauté française au Qatar s’élève à 5500 inscrits au registre, pour 3200 personnes enregistrées sur la liste électorale consulaire.

Afin de nous permettre de prendre la mesure des attentes de la communauté française, Jean-Baptiste Faivre, ambassadeur de France au Qatar, avait prévu deux séquences :
•⁠ ⁠Une réception à la Résidence pour une rencontre avec la communauté française, les associations et les entreprises ;
•⁠ ⁠(à l’image) Une rencontre avec Guillaume Salha et Elena Torrijos, conseillers des Français de l’étranger au Qatar. +d’images

Culture

Musées nationaux

Nous avons débuté notre déplacement à Doha par une visite du musée national du Qatar et du musée d’art islamique, en compagnie de SE Sheikh Ali bin Jassim Al-Thani, ambassadeur du Qatar en France et de Chrystelle Schaegis, Cocac.

Une belle entrée en matière pour mes collègues Vivette Lopez, Else Joseph et Michelle Gréaume qui se rendaient pour la première fois au Qatar

Conçu par l’architecte français Jean Nouvel, le musée national du Qatar s’inspire de la rose des sables. Il permet de découvrir l’histoire politique du Qatar, des tribus à l’État moderne et de mesurer l’impact de la découverte du pétrole et le développement contemporain de cet état.

Le Musée d’Art Islamique de Doha, conçu par l’architecte sino-américain I.M. Pei, célèbre pour la pyramide du Louvre, est une destination incontournable pour les amateurs d’art, d’histoire et d’architecture, offrant une immersion profonde dans la richesse du patrimoine islamique. +d’images

Université de Luseil

Le Dr Ali Bin Fetais Al-Marri est une figure éminente du paysage juridique et politique du Qatar, reconnu tant au niveau national qu’international pour son engagement dans la lutte contre la corruption et la promotion de l’État de droit.

Francophone et francophile, il est à l’origine du Lycée franco-qatarien Voltaire à Doha, que j’avais visité lors de mon premier déplacement (compte-rendu) et de l’université de Lusail qui offre un programme en français.

L’Université de Lusail (LU), inaugurée en 2020, est la première université privée nationale du Qatar. Située dans la ville de Lusail, elle propose une gamme variée de programmes académiques en arabe, anglais et français, visant à répondre aux besoins du marché du travail local et international.

Lors de notre visite à l’université, le Dr Al-Marri étudiait les plans de la première bibliothèque francophone du Qatar qui devrait ouvrir ses portes en 2026.

Nous avons également échangé avec des étudiants venus de plusieurs horizons qui étudient en français.

Président du groupe d’amitié Qatar- France à la Shura, Dr Al-Marri est officier de la légion d’honneur. +d’images

Qatar Foundation – Bibliothèque nationale du Qatar

Visite de la Qatar Foundation (Qatar Foundation for Education, Science and Community Development) qui a pour mission de promouvoir l’éducation, la recherche scientifique et le développement communautaire au Qatar et dans le monde arabe.

Elle est à l’origine de la création d’Education City à Doha, un campus regroupant plusieurs universités internationales de renom, comme HEC Paris.

Nous nous sommes ensuite rendus à la bibliothèque nationale du Qatar (BNQ), un bâtiment de 45 000 mètres carrés qui ressemble à deux feuilles de papier séparées l’une de l’autre et pliées en diagonale aux angles.

Nous avons visité le laboratoire de conservation et de préservation dédié qui restaure les articles de la bibliothèque du patrimoine, puis le laboratoire de numérisation qui dématérialise des articles de la BNQ et d’autres collections, afin de les rendre disponibles pour les chercheurs partout dans le monde. +d’images

Stade de Lusail

Grâce à SEM Ali bin Jassim Al-Thani, ambassadeur du Qatar en France, nous nous sommes rendus au stade de Lusail (Lusail Iconic Stadium), qui a accueilli la finale historique de la Coupe du monde de la FIFA 2022 entre la France et l’Argentine.

Sa capacité qui va jusqu’à 88 966 spectateurs en fait l’un des dix plus grands stades de football au monde.

Nous avons visité le vestiaire des Bleus et retrouvé le siège de Kylian Mbappé, héros des héros malheureux de la finale.

Les membres de la délégation ont été impressionnés par le soin mis sur la protection des sièges et le niveau d’entretien.

Le stade est doté de panneaux solaires pour l’alimentation énergétique et d’un toit rétractable pour optimiser le confort des spectateurs.

De l’avis général, la coupe du monde 2022 a brillé par son haut niveau d’organisation et d’infrastructures. +d’images

Médias

Revue de presse

Les médias locaux ont publié quelques articles relatifs à la visite de notre délégation.

– Qatar Tribune (14 avril) : Prime Minister and Minister of Foreign Affairs has received a delegation of members of the Parliament of the friendly French Republic, headed by HE Olivier Cadic

– Gulf Times (14 avril) : Prime Minister and Minister of Foreign Affairs meets French Parliament Delegation

– Hibya – Turquie (14 avril) : Katar Dışişleri Bakanı Al Sani, Fransız Parlamentosu heyetiyle görüştü (Le ministre qatari des Affaires étrangères Al Thani rencontre une délégation du Parlement français)

– The Peninsula (15 avril) : Speaker of Shura Council meets French Parliamentary delegation

Diplomatie économique : quand le savoir-faire français rend les villes du monde plus durables et intelligentes

Nous comptons plusieurs champions français à l’international opérant dans le secteur des transports urbains, périurbains et interurbains (métro, tramway, car, bus, train…). J’ai quelquefois le loisir de visiter leurs réalisations, au travers de mes déplacements dans le monde, ainsi que de rencontrer leurs équipes locales. Parmi les principaux acteurs, citons Keolis (groupe SNCF), Transdev, Alsthom et RATP Dev (groupe RATP).

Jean-Luc Chapoton, directeur du développement international de RATP Dev, m’avait proposé une rencontre, en ma qualité de président du groupe d’amitié France-Pays du Golfe, sachant que son groupe est présent au Qatar, en Arabie Saoudite avec une base aux E.A.U, et que des projets sont en cours à Oman et au Bahreïn.

Une mission ardue, car la concurrence est vive et « chaque pays a sa propre gouvernance des transports », m’a expliqué M. Chapoton, que j’ai eu le plaisir de recevoir au Sénat, ce 7 février.

En février 2020, j’avais visité les installations du métro de Doha, en compagnie de Rosiane Houngbo Monteverde, conseillère des Français de l’étranger pour Qatar et Bahreïn (compte-rendu). Le projet consistait à lancer trois lignes de métro entièrement automatisées et un réseau de tramway intégré en prévision de la Coupe du Monde de football 2022. Pari gagné pour RATP Dev, ce réseau a transporté 18 millions de supporters vers l’un des huit stades de la compétition.

En mars 2024, en Arabie Saoudite, je me suis rendu à la station de métro King Fahad Stadium, en bout de ligne 2 du métro 100 % automatique, puisque RATP Dev avait reçu l’attribution du contrat d’exploitation et de maintenance des lignes 1 et 2, en partenariat avec SAPTCO (compte-rendu).

Ainsi, cultivant l’innovation, notre savoir-faire ouvre la voie à une nouvelle vague de villes intelligentes et durables qui conjuguent au plus haut degré numérique et mobilité.