Le 12 février, à la Résidence des Pins à Beyrouth, Nadia Chaaya a été élevée au grade de chevalier de l’Ordre national du Mérite par notre ambassadeur Hervé Magro. J’ai assisté à la cérémonie en présence de nombreux acteurs de la communauté française et de personnalités libanaises, parmi lesquelles Bassam Al Mawlawi, ancien ministre de l’Intérieur, et le député Simon Abi Ramia, président du groupe d’amitié parlementaire Liban–France.

Née à Beyrouth, Nadia Chaaya a grandi dans les années de guerre. Ces épreuves ont forgé chez elle un sens aigu de la solidarité et de l’engagement. Après des études en France dans le domaine de la communication, elle mène un parcours entrepreneurial exigeant, d’abord dans le secteur paramédical, puis dans l’immobilier, en Arabie saoudite où elle réside depuis plus de vingt ans.

Élue conseillère consulaire pour la circonscription de Djeddah–Sanaa, brillamment réélue en 2021, elle préside le conseil consulaire et siège à l’Assemblée des Français de l’étranger pour le Moyen-Orient et l’Asie centrale, où elle conduit le groupe Les Indépendants. Son engagement s’inscrit dans une ligne claire : servir les Français établis hors de France avec efficacité, lucidité et sens des responsabilités. Comme elle l’a affirmé devant l’AFE en octobre dernier : « Nous vivons à l’étranger, mais nous ne sommes pas étrangers au sort de notre pays. Cette période de crise doit nous pousser à nous demander ce que nous pouvons apporter à la France, plutôt que ce que la France peut nous apporter. ».

Son courage s’est illustré de manière exemplaire le 11 novembre 2020, lors de l’attentat à la grenade perpétré au cimetière non-musulman de Djeddah. Dans un contexte de danger immédiat, elle a fait preuve d’un sang-froid et d’une présence d’esprit remarquables, regroupant, sécurisant et rassurant nos compatriotes.

Nadia Chaaya se distingue également par sa capacité à transformer l’indignation en action structurée. Engagée aux côtés des familles des victimes de l’explosion du port de Beyrouth, elle œuvre sans relâche pour que la mémoire soit honorée et que justice soit rendue. Elle a par ailleurs fondé l’Union franco-libanaise des déposants spoliés, afin d’accompagner les victimes dans leurs démarches et d’engager des procédures contre les banques libanaises devant les juridictions françaises.

Cette distinction vient saluer un parcours d’engagement, de résilience et de fidélité à la France, au service de nos compatriotes et du lien franco-libanais.