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HEBDOLETTRE n°118 – ÉDITO : Le gang des postures (enseignement français à l’étranger) – GILETS JAUNES – Ma question au ministre C. Castaner – Colloque BREXIT au Sénat – Rencontre avec Jamie McCourt, ambassadeur des ÉTATS-UNIS – Rencontre avec Liz Cramer, ministre de l’Industrie du PARAGUAY – Les leçons du RÉFÉRENDUM en Colombie – Compte-rendu de la Semaine de l’AFE – En circonscription : PANAMA : Panama city et Colon (21-22 février 2019) ; ÉQUATEUR : Manta / San Vicente / Porto Viejo (23-24 février 2019) & Guayaquil (25 février 2019) & Quito (26 février 2019) ; COLOMBIE : Bogota & Medellín (27-28 février 2019) ; PÉROU : Lima (1er mars & 5 mars 2019) & Cusco & Arequipa (2-4 mars 2019). MÉDIAS (Le Drenche et Les Français.press).

Lire : l’HEBDOLETTRE n°118 – 9 avril 2019Logo HebdoLettre bleu - Rond75

Edito de l’HebdoLettre n°118

Le gang des postures

Samantha Cazebonne, députée des Français de l’étranger, a rendu récemment un rapport très attendu sur l’enseignement français à l’étranger (lire le rapport).

Sérieux, pertinent et parfois même courageux, il fera date.

Je lui suis reconnaissant d’avoir confirmé ce que j’ai souvent mis en avant. En premier lieu, le réseau ne scolarise que 25% des enfants français vivant à l’étranger.

Trois-quarts des enfants français à l’étranger sont donc délibérément ignorés par notre système éducatif. Ceci n’est pas sans conséquence. Lors de mon passage récent en Israël, il m’a été confié que 80% de la nouvelle génération de nos compatriotes née en Israël ne maîtrisait pas le français.

Samantha avance de nombreuses propositions très justes et que je partage pour prendre en compte les attentes de ce public oublié.

Je me différencie toutefois de notre députée en estimant que toutes les solutions d’apprentissage du français, à l’image des associations FLAM, devraient relever de la responsabilité de l’Institut français et non de l’AEFE.

Autre point important qui confirme l’objet de mon éditorial du 11/7/18 (EGD Business : stop ou encore ?), le soutien public aux écoles à l’étranger est concentré sur les établissements gérés par l’AEFE alors que ceux-ci sont minoritaires.

L’aide publique aux établissements gérés par l’AEFE est de 2353 Euros par enfant pour les EGD et de 1834 euros pour les écoles conventionnées. Elle n’est que de 52 euros par élève dans les établissements partenaires.

Ce rapport apporte un éclairage nouveau qui en surprendra beaucoup. Malgré l’aide de l’État, scolariser son enfant dans un établissement EGD ou conventionné ne coûte pas forcément moins cher aux familles que de le scolariser dans un établissement partenaire.

Enfin, il rappelle que notre réseau ne représente en volume, soit en nombre d’établissements, que l’équivalent de 5% du réseau mondial des écoles anglaises et américaines, entièrement privé, qui se développe beaucoup plus rapidement que le nôtre.

Pour exister demain, nous devons désormais grandir très vite sans augmenter la charge du contribuable, comme le souhaite Emmanuel Macron. A juste titre, le rapport Cazebonne souligne avec force les conséquences financières des incohérences des statuts des personnels qu’il faut transformer pour retrouver des marges budgétaires.

Visuel HL110

Il dénonce le détournement du statut de résident au profit de faux résidents venus de France. Parfois, à travail égal et compétences égales, les différences de rémunération entre les fonctionnaires titulaires peuvent aller du simple au triple voire quadruple, sur l’ensemble du réseau, et davantage encore si l’on inclut les indemnités diverses allouées selon les statuts.

On comprend que ce rapport ait suscité une levée de boucliers de la part de certains qui se sont retranchés en gang des postures pour ouvrir le feu des critiques.

Posture politique de la gauche, d’abord, qui dans ses 30 propositions pour l’enseignement français à l’étranger, démontre qu’elle ne comprend pas le monde qui nous entoure. Elle continue à plaider pour un service public à l’étranger qu’elle n’a jamais su financer quand elle était au pouvoir.

Posture corporatiste, ensuite, de la part de syndicats enseignants à l’étranger qui dénoncent ce rapport en faisant grève afin de protéger des privilèges qui coûtent cher.

Est-il justifié qu’un professeur enseignant à Madrid ou Barcelone soit payé environ une fois et demie plus qu’un professeur enseignant à Toulouse ou Perpignan ?

« Si l’heure n’est pas à corriger le passé, il conviendra d’en tirer des enseignements pour l’avenir », écrit Samantha Cazebonne.

Je salue ce précepte et la décision du ministre de l’Éducation nationale de faire cesser le détournement du statut de résidents pour les contrats futurs. Mais je considère que nous devons également solder les errements du passé sans attendre.

L’enjeu est d’économiser des dizaines de millions d’euros chaque année pour le contribuable et pour les parents d’élèves, afin de récupérer des marges de manœuvre. Découvrir l’HebdoLettre n°118

 

En circonscription au Pérou (2/2) – Cusco & Arequipa (2-4 mars 2019)

Capitale de l’empire inca, Cusco, est le passage incontournable pour se rendre sur les hauteurs du Machu Picchu, ancienne cité pré-colombienne du XV siècle, désignée comme l’une des sept nouvelles merveilles du monde par la NewOpenWorld Foundation.

La ville d’Arequipa est la deuxième ville du pays qui se trouve à 1015 kilomètres au sud de Lima. Son maire m’a fait partager son projet de tramway, dans lequel la France (AFD) est engagée.

J’exprime ma reconnaissance aux deux consuls honoraires qui m’ont parfaitement aidé dans ma mission : Jean-Jacques Decoster à Cusco qui a contribué à l’organisation de deux rencontres conviviales auprès de la communauté française et Veronica Esteve à Arequipa qui m’a guidé tout au long de mon périple.

CUSCO

Communauté française

Réception

La population de Français et de Franco-péruviens à Cusco représente approximativement 200 inscrits à l’ambassade.

Installée à 3500 mètres d’altitude, nous avons une communauté bien placée pour aborder les problèmes avec hauteur !

Parmi les sujets discutés, il a été diversement question de l’enseignement français, l’accès aux soins, l’industrie du tourisme et son impact sur l’environnement, le changement climatique et aussi la centralisation des démarches consulaires sur Lima.

Belle rencontre avec Isabel, française naturalisée péruvienne, fondatrice de l’association Cusco Maki en 1987, qui a créé un centre d’accueil afin qu’aucun mineur ne soit obligé de dormir dans la rue. 20 à 30 adolescents y résident régulièrement. Cette association a aussi créé une bibliothèque de quartier pour enfants et adolescents. Son projet vise à offrir une éducation combinée avec les principes de liberté et de confiance. + d’images

Entrepreneuriat

Antipode, Le Soleil et Café-crème

Ce fut un plaisir de rencontrer des entrepreneurs français qui ont fait le pari de s’implanter dans ce haut lieu du tourisme mondial.

Olivier Farre et Thierry Campredon (à l’image) sont deux Tarnais qui ont créé, il y a 12 ans, Antipode, une agence de voyages dédiée au Pérou et à la Bolivie. Ils font le bonheur de 2000 touristes par an.

Pour sa part, Arthur Marcinkiewicz a créé Le Soleil, seul restaurant français du Pérou. Son aventure a commencé il y a 8 ans et le succès fut immédiat : il a obtenu par trois fois le prix du meilleur restaurant du Pérou !

J’ai également rencontré Emmanuel Maeder qui a installé, il y a six mois, une cafétéria au sein de l’Alliance française, baptisée Café-crème. Nul doute que sa sympathie et son tour de main seront les clés de sa prospérité. + d’images

Culture française

Alliance française

Le directeur de l’Alliance française de Cusco, Anthony Rohou, m’a fait découvrir ses installations en présence de Jean-Jacques Decoster, consul honoraire à Cusco.

Ce site possède de nombreux atouts pour favoriser son développement, dont une équipe de direction dynamique et imaginative.

La médiathèque, située au dernier étage, offre au visiteur une superbe perspective sur la ville de Cusco.

Un projet de création d’un ascenseur pour garantir l’accessibilité à tous constitue une des priorités de l’AF Cusco. + d’images

AREQUIPA

Politique

Mairie

Entretien avec Omar Candia Aguilar, maire d’Arequipa, en compagnie de Véronica Estève, consule honoraire à Arequipa, de Catherine Clémente, directrice de l’école Saint-Exupéry et de Pauline Poutrain, chargée de projets à l’AFD.

Le maire souhaite construire un tramway électrique à l’horizon 2021 pour lequel je l’ai assuré du soutien de la France, à la fois pour le financement (AFD) et la réalisation technique, rappelant l’expertise de nos entreprises et citant les expériences réussies à Medellin en Colombie (compte-rendu) ou Guayaquil en Équateur (compte-rendu).

Le projet de rénovation du système de transport de la ville doit permettre de relier l’aéroport au centre-ville et favoriser l’inclusion des quartiers populaires à la vie de la cité. + d’images

Communauté française

Consule honoraire

Veronica Esteve, consule honoraire pour Arequipa, m’a accompagné tout au long de ma journée dans sa ville natale.

Après avoir servi durant 22 ans l’ambassade du Pérou à Paris, elle est rentrée à Arequipa pour accompagner son mari français qui a créé une boutique-hôtel.

Si la communauté française d’Arequipa compte 150 inscrits, Veronica pense qu’il y a bien 500 compatriotes qui résident dans la ville sans être inscrits. Son superbe bureau situé dans l’enceinte de l’Alliance française lui permet de les accueillir notamment pour accomplir des formalités administratives. + d’images

Enseignement

Collège Saint-Exupéry

Heureux d’avoir visité ce collège le jour même de l’ouverture de ses locaux flambants neufs.

Accompagné de Veronica Esteve, consule honoraire, j’ai été accueilli par Annie Postigo Oillic, responsable de l’école et de Yves Martinon, directeur.

Mon arrivée me laissera un souvenir ému, puisque les élèves ont entonné avec entrain les hymnes péruviens, puis français, précédant un discours de bienvenue de la part de deux élèves de 6ème.

Créée en 2014 avec 60 élèves, l’école accueille actuellement 300 élèves, de la maternelle jusqu’à la 6ème et justifie du label France Éducation. L’école souhaite désormais obtenir l’homologation et pouvoir financer ses projets de développement.

Je suivrai avec beaucoup d’attention l’évolution du collège d’Arequipa qui présente une offre éducative alternative dans toute la région sud du Pérou, dont peuvent profiter les familles françaises, francophones ou francophiles. + d’images

Culture française

Alliance française

A l’occasion de ma venue, l’Alliance française d’Arequipa, dirigée par Frantz Benhayoun, a pris la peine d’organiser un cocktail réunissant une trentaine d’acteurs de la communauté française locale.

Aux côtés de Veronica Esteve, ce fut l’opportunité d’échanger avec quelques entrepreneurs, principalement dans l’industrie du tourisme, l’hôtellerie et la restauration, mais également dans le domaine des services informatiques.

En discutant avec Natacha Eduardo Villeneuve, gérante de l’agence Colores Arequipa et François Stimpfling, DG de Tours de l’Inka, j’ai pu vérifier que la capacité d’adaptation se conjuguait idéalement avec le goût d’entreprendre. + d’images

En circonscription au Pérou (1/2) – Lima (1er mars & 5 mars 2019)

Je suis reconnaissant envers Antoine Grassin, ambassadeur de France au Pérou, d’avoir organisé mon accueil et une réception à la Résidence pour me permettre d’échanger avec nos compatriotes.

J’ai suivi sa suggestion de ne pas me limiter à Lima, ce qui m’a permis d’appréhender les potentialités du pays au regard de nos intérêts économiques et culturels.

Ce déplacement m’a conduit de Lima à Cusco, puis à Arequipa. Je suis revenu avec l’intention d’accompagner les établissements scolaires français de Lima et d’Arequipa dans leurs projets immobiliers.

Politique

Congrès

Entretien au Congrès péruvien avec Paloma Noceda, présidente du groupe parlementaire d’amitié Colombie-France et le député Victor Andres Garcia Belaunde, en présence de Renaud Collard, Premier conseiller à l’ambassade.

La situation au Venezuela a largement dominé l’entretien. 2 à 3000 réfugiés vénézuéliens arrivent chaque jour à pied à leur frontière, souvent démunis, affamés et nécessitant des soins médicaux.

700.000 réfugiés sont officiellement enregistrés, mais leur nombre est évalué à un million. Il est évident que le Pérou ne peut faire face, seul, à cette vague migratoire qui submerge son territoire.

Des eurodéputés sont attendus à sa frontière commune avec l’Équateur pour évaluer la situation. Le député Garcia Belaunde m’a expliqué que l’affection du Pérou pour la France prenait sa source dans l’invasion de l’Espagne par Napoléon, une initiative qui avait eu pour effet d’affaiblir considérablement ce pays et de faire murir la conscience autonomiste au sein des pays d’Amérique latine, où soufflait déjà l’idée de liberté.

J’ai visité le congrès où siège le Parlement. Un superbe édifice, dont les lumineux vitraux du plafond proviennent de Bordeaux. + d’images

Entrepreneuriat

CCI France-Pérou

Entretien avec Ricardo Guevara Bringas, pdt de la CCI France-Pérou (à l’image), suivi d’une visite de la Chambre, en compagnie de Max Porras, directeur de la CCIFP, Gaëlle Dupuis, resp. commerciale et Philippe Autier, conseiller économique à l’ambassade.

Créée en 1945, la CCI France-Pérou est composée de 130 entreprises et offre un accès au programme Froxi : Obrias por Impuestos (chantier pour impôts) qui permet aux entreprises de payer 50% de leur impôt société en nature. Ce sont les entreprises privées qui financent ainsi directement des projets d’infrastructures sur leurs impôts dus.

Ainsi, les entreprises françaises habituées des marchés publics doivent apprendre de nouveaux réflexes, et grâce à ce programme, celles-ci justifient d’un volant d’affaires annuel de 300 millions d’euros.

La CCI a également lancé un programme « Créateurs de valeur » pour les entrepreneurs individuels ou les TPE. Elle peut accueillir dans ses locaux jusqu’à 5 entreprises, parmi lesquelles la société Hydro Leduc. A noter que c’est un VIE, Simon Hanff, installé à Lima depuis 18 mois, qui a ouvert le marché latino-américain pour cette PME. + d’images

CCEF

Philippe Autier, conseiller commercial, m’a organisé une rencontre à l’ambassade avec sept conseillers du commerce extérieur de la France au Pérou représentant les entreprises Engie, Vinci, Indeco (Nexans ex-Alcatel Cables), Thales, Legrand, Société Générale, Aranwa (Tourisme).

Malgré l’insécurité juridique, le pays offre de belles opportunités, d’autant que la croissance est soutenue, de l’ordre de 4%. Le pays est dépendant de la santé du secteur minier qui représente près de 60% des exportations en 2017 et qui produit plus particulièrement du cuivre.

Le poids de la Chine se renforce d’année en année en accueillant 26% des exportations du pays et représentant 22% des importations péruviennes.

Le poids excessif de l’économie informelle facilite l’écoulement des produits contrefaits venant de Chine. La société Legrand, réputée pour la qualité de ses matériels électriques, est une victime emblématique. On associe souvent la contrefaçon à l’industrie du luxe, mais cela peut-être également dévastateur dans le secteur du médicament, des pièces automobiles ou de matériels électriques connus pour provoquer de nombreux incendies au Pérou. + d’images

Communauté française

Réception à la résidence

Je suis heureux d’avoir pu retrouver Marie-France Cathelat, présidente de l’UFE Pérou et personnalité incontournable de la communauté française.

Cette communauté compte 3731 inscrits, dont 84% vivent à Lima. On estime le nombre des Français non-inscrits à un bon millier.

L’action de nos consuls honoraires porte essentiellement sur les besoins de nos touristes, dont le nombre s’élève à 100.000 par an. Un véritable engouement ! Du reste, les vols Air France d’affichent un taux de remplissage de plus de 90%.

Un point noir : le Pérou a la palme mondiale des d’accidents d’autobus. A ne jamais prendre de nuit. Le pays compte, en moyenne, deux accidents par mois impliquant des Français. + d’images

Enseignement

Lycée franco-péruvien

Visite du lycée organisée par le proviseur, Marcel Salvetat, en présence de Patrick Bosdure, conseiller culturel, suivie d’un déjeuner-rencontre avec l’équipe de direction, les représentants des parents et des enseignants.

Fondé en 1950, conventionné avec l’AEFE, l’établissement accueille 1080 élèves.

En juillet 2017, un rapport indiquait qu’un séisme menaçait les bâtiments du lycée. La mise en sécurité des élèves dans des constructions provisoires a été exécutée dans un temps record, précédant la démolition des bâtiments à risque.

A la rentrée de février 2018, 36 préfabriqués équipés de climatisation et de vidéoprojecteurs accueillaient les élèves.

J’ai félicité l’équipe de direction pour sa réactivité face aux événements et pour la qualité des installations temporaires. Le lycée est désormais engagé dans un ambitieux projet de reconstruction qui devrait commencer fin 2019. + d’images

Culture française

Alliance française

Découverte de l’Alliance française de Lima créée en 1890 ! C’est assurément la plus impressionnante de toutes celles que j’ai visitées.

Accueilli par son directeur Nicolas Mezzalira, en compagnie de la vice-présidente de l’AF de Lima et de Patrick Bosdure, conseiller culturel, j’ai pu expérimenter le musée virtuel « Microfolie » à l’aide de tablettes numériques.

Avec plus d’un million d’heures de cours par an, l’Alliance française de Lima se place en 1ère position du réseau pour l’apprentissage du français pour tous les âges. L’AF assure également la formation de professeurs et le suivi de l’enseignement du français dans 45 collèges (21.000 élèves).

Elle organise 350 activités culturelles par an, en mettant à profit son théâtre de 200 places et sa salle de cinéma. + d’images

En circonscription en Colombie – Bogota & Medellín (27-28 février 2019)

Mon second déplacement en Colombie de 36 heures, après celui de mai 2015 (compte-rendu), était principalement centré sur notre présence économique dans le pays.

Merci à notre ambassadeur de France, Gautier Mignot, pour son accueil et sa présence durant mes deux jours, et de m’avoir notamment organisé trois événements à la Résidence de France de Bogota auprès d’acteurs économiques.

A la rencontre de nos entrepreneurs je me suis rendu compte du climat des affaires en Colombie dans un contexte de sécurité renouvelé, où les entreprises françaises jouissent d’une excellente image, mais doivent affronter un contexte mondial de plus en plus concurrentiel.

BOGOTA

Entrepreneuriat

CCI France-Colombie (CCIFC)

Visite de la Chambre de commerce et d’industrie France-Colombie en présence Alexandre Toulemonde Lefebvre, président délégué et Pedro Valero, directeur exécutif

Lorsque j’étais venu à Bogota en 2015, la chambre comptait 125 membres, elle en compte désormais plus du double soit 260. Entre-temps, j’avais eu le plaisir de recevoir ses responsables au Sénat, le 21 juin 2017, pour célébrer le centenaire de la CCIFC dans le cadre de l’année France-Colombie (compte-rendu).

Les initiatives de la CCIFC sont aussi nombreuses que variées afin de dynamiser la communauté d’affaires franco-colombienne.

La Chambre cherche aussi à valoriser l’entrepreneuriat avec la mise en place d’une pépinière d’entreprises. Elle fournit ainsi des services aux jeunes pousses pendant 3 ans (35 entreprises en bénéficient) pour leur donner le temps d’éclore et… devenir membres à part entière de la CCIFC.

L’objectif immédiat de la Chambre est d’accroître sa surface de bureaux, tout en demeurant dans le même quartier d’affaires. + d’images

Entrepreneurs français

J’ai eu le plaisir de faire la rencontre de deux entrepreneurs qui portent haut nos couleurs à Bogota.

Éric Dupuy  (au centre de l’image) est responsable Amérique latine pour Valorem. Cette société de 200 collaborateurs, créée en 1994, est le 5ème producteur indépendant français d’énergie renouvelable.

Le parcours d’André Barreto est assez surprenant : après avoir fait Sciences-Po, il a repris une exploitation près de Bogota, Papa PachoLecheria, qui produit des fromages sur le modèle de ceux que nous trouvons en France.

Commerce extérieur

Notre ambassadeur m’a organisé un entretien à la Résidence avec le directeur de Business France et Thomas Marx, conseiller financier régional du service économique de l’ambassade, pour faire le point sur les forces et faiblesses de la 4ème économie d’Amérique latine.

En Colombie, la France est particulièrement bien placée : nos exportations ont augmenté de 33% en 2018, 220 filiales françaises sont présentes sur place, nos investissements s’élèvent à plus de 3 milliards de dollars et nous restons le premier employeur étranger du pays avec plus de 120.000 emplois directs.

Le soir même, j’ai aussi eu l’opportunité de m’entretenir avec de jeunes entrepreneurs français en Colombie qui affichaient tous un bel d’optimisme et encourageaient leurs compatriotes à venir constater sur place le potentiel d’affaires de la Colombie.

Communauté française

Ambassade de France

Gautier Mignot, ambassadeur de France, a réuni les acteurs de la coopération éducative et culturelle, ainsi que ceux du service politique et du consulat, pour m’offrir un tour d’horizon de notre relation bilatérale, en présence de Joël Doglioni, conseiller consulaire et administrateur de la Caisse des Français de l’étranger (CFE).

J’ai ainsi pris connaissance qu’un deuxième lycée ouvrirait ses portes à Bogota, à la rentrée de septembre prochain. + d’images

MEDELLIN

Politique

Comité stratégique franco-colombien

Le Comité stratégique franco-colombien (CSFC) a été institué par les deux présidents Hollande et Santos en janvier 2015, composé d’éminentes personnalités françaises et colombiennes de différents horizons (entreprises, culture, universitaires, société civile) et ayant vocation à renforcer la relation bilatérale.

Grâce à notre ambassadeur Gautier Mignot, j’ai fait la rencontre d’une brillante personnalité, Gonzalo Restrepo, co-président du CSFC, CCEF, ex-pdg d’Exito (filiale colombienne de Casino), ex-président du conseil d’administration d’Ecopetrol, membre de la délégation gouvernementale aux Négociations de la paix de la Havane, président de la fondation Casino.

Entrepreneuriat

Inauguration de la ligne M du Métrocable de Poma

Medellín est la première ville au monde à avoir mis en service, en 2004, un téléphérique pour le transport de voyageurs en milieu urbain. La ligne M est la 5ème ligne de télécabines à Medellin, installée par la société française Poma, destinée faire le lien avec le quartier populaire de Trece de Noviembre et le réseau de tramway, jouant ainsi un rôle majeur en matière d’inclusion sociale pour les habitants de ces zones défavorisées.

En compagnie de Gautier Mignot, ambassadeur, j’ai assisté à l’inauguration qui s’est déroulée dans une ambiance festive. Tous les officiels colombiens se sont félicités du soutien de la France au développement de la ville. En effet, cette 5ème ligne (Poma va en construire une 6ème) fait partie d’un vaste projet de rénovation urbaine financé par l’Agence française de développement à hauteur de 250 millions de dollars.

Kevin, un enfant à mobilité réduite du quartier qui est désormais relié à tout le réseau de transport urbain de la ville, s’est exclamé : « La ligne M, c’est le bonheur qui est arrivé ! ». Avec Kevin, ce sont 350.000 habitants qui sont impactés par cette ligne M. + d’images

Mane

Mane est une entreprise familiale et indépendante française, créée en 1871 près de Grasse.

Elle occupe le 6èmerang parmi les leaders mondiaux de l’industrie des saveurs et de flagrances. Plus de la moitié de ses ventes sont concentrées sur les saveurs pour l’industrie agro-alimentaire et les boissons.

L’entreprise emploie 5500 salariés dans le monde et 92% de ses ventes se font à l’international (CA consolidé de 1,3Mds€).

Reçu par Alejandro Henao, directeur général de la filiale Mane en Colombie, j’ai visité leur site de production en compagnie de Gautier Mignot, ambassadeur et de José Delcroix, consul honoraire de France à Medellín.

Cette usine de 9000 m2, inaugurée l’an dernier, est dédiée à la conception, la production et la vente de leurs produits. + d’images

Culture française

Alliance française

Visite de l’Alliance française de Medellín, dirigée par Violaine Dupic, toujours en compagnie de Gautier Mignot, ambassadeur et de José Delcroix, consul honoraire.

L’AF de Medellín a fêté ses 70 ans en novembre dernier.

3500 étudiants suivent des cours à l’AF dans l’un des trois sièges implantés dans les divers secteurs de la ville. Celui du « centro » est doté d’une salle de spectacles de 250 places, d’une médiathèque, d’un restaurant, d’une antenne Campus France et d’une galerie d’expositions tout juste rénovée. + d’images

En circonscription en Équateur (3/3) – Quito (26 février 2019)

Toute ma gratitude à Jean-Baptiste Chauvin, ambassadeur de France en Équateur, pour avoir facilité mon séjour à Quito et organisé une soirée à la Résidence de France, afin de me permettre de rencontrer les représentants de notre communauté.

A la lumière des problèmes soulevés par nos compatriotes de Manta, j’ai trouvé indispensable de rencontrer l’AFD pour discuter de la question des aides aux sinistrés français du tremblement de terre d’avril 2016.

Mes rendez-vous à caractère politique étaient tous imprégnés par la situation au Venezuela.

Politique

Ministère des relations extérieures

Entretien avec Andrés Teran Parral, vice-ministre des Relations extérieures et Mauricio Montalvo, directeur général de la Coopération internationale, en compagnie de Jean-Baptiste Chauvin, ambassadeur de France.

Comment ne pas évoquer la situation critique au Venezuela ? Le vice-ministre nous a annoncé le geste fort que son pays venait de faire en acceptant les lettres de créances du représentant de Juan Guaido, président vénézuélien par intérim.

300.000 Vénézuéliens se sont réfugiés en Équateur. Andrés Teran Parral a émis le souhait que l’UE leur ouvre l’espace Schengen sans visas pour les courts séjours. Je présenterai cette requête auprès de notre groupe d’amitié sénatorial. + d’images

Député équatorien

A la Résidence de France, je me suis entretenu avec Esteban Melo Garzón, député et président du groupe d’amitié parlementaire Équateur-France, en présence de Jean-Baptiste Chauvin, notre ambassadeur.

Le député est très soucieux de la possibilité d’un conflit armé au Venezuela qui serait provoqué par une intervention extérieure. D’autre part, il dénonce les réflexes xénophobes de la part de certains de ses compatriotes à l’égard des réfugiés. + d’images

Mairie

Alvaro Maldonado, directeur des Affaires économiques à la mairie de Quito, m’a exposé son plan de développement étalonné sur 10 ans.

La capitale équatorienne peut se flatter d’un aéroport flambant neuf entouré d’une zone franche, de l’arrivée du métro ou encore de l’ouverture d’un centre de convention. A noter qu’un tiers des universités du pays se trouvent à Quito.

Alvaro promeut des politiques publiques fondées sur la compétitivité, les partenariats public-privé, l’emploi et l’innovation. Voilà qui devrait plaire aux investisseurs étrangers.

Entrepreneuriat

Chambre de commerce

Heureux d’avoir répondu à l’invitation de Miguel Fuentes, président de la CCI franco-équatorienne, et aussi d’avoir revu Fabien Przypolski, rencontré il y a 4 ans à Quito comme directeur d’une revue œnologique et désormais directeur de la Chambre.

Forte de 55 membres, la Chambre fête ses 30 ans cette année, avec le sourire puisque les exportations françaises vers l’Équateur ont progressé de 30% en 2018.

A Quito, le salon du chocolat et la fête du Beaujolais nouveau se sont imposés comme des événements de référence. L’ouverture par Air France, en mai prochain, d’une ligne directe Paris-Quito fait espérer à nos entrepreneurs un fort regain des échanges bilatéraux. + d’images

Agence française de développement (AFD)

Suite au séisme qui a frappé le pays en 2016, l’Équateur a sollicité l’aide de la France qui s’est engagée, au travers de l’AFD, à soutenir des projets de reconstruction à moyen et long terme.

Je me suis rendu au siège de l’AFD en compagnie de Tannya Bricard, conseillère consulaire, pour y rencontrer Bruno Leclerc, directeur exécutif pour l’Amérique latine, Clotilde Boutrile, directrice Équateur et Alejandro Barreneche, chargé de projet.

Nous avons pointé la répartition des prêts administrés par l’AFD qui s’élèvent à plus de 100M$ : un volet ONG pour 1 M€ ; un volet de 65M$ pour des projets dans les secteurs de l’agriculture, tourisme, aquaculture et manufacture. Trois ans après le séisme, l’AFD a déjà décaissé 25M$ en faveur de 47 entreprises sur ce programme. Un dernier volet de 35M$ concerne une banque équatorienne qui finance des coopératives destinées à distribuer du micro-crédit immobilier.

Nous avons ensuite évoqué les dossiers de nos compatriotes-entrepreneurs, victimes du tremblement de terre qui n’ont eu aucun soutien de la France pour emprunter afin de se relancer.

Cette situation n’est pas satisfaisante. J’ai demandé à mes interlocuteurs de nous aider à imaginer une approche spécifique, afin que ces Français ne soient pas les grands oubliés de notre propre dispositif d’assistance financière. Ce sera ma priorité d’action pour l’Équateur.

Présente dans le pays depuis 2015, l’AFD a prêté 350M$ localement. C’est une performance à saluer. + d’images

Hilana

Visite de Hilana, société spécialisée dans le textile, créée par un Français venu en Équateur il y a 50 ans.

J’ai rencontré Moana Melet et Philippe Esquerré dans leur boutique à Quito pour juger sur pièce du savoir-faire qu’ils ont patiemment développé.

Leur usine, située dans la banlieue de Quito, occupe une vingtaine de salariés. + d’images

Antinea

Découverte de la splendide boutique-hôtel tenue par Catherine Cantié, en compagnie de Tannya Bricard.

Un lieu exceptionnel pour se reposer avant d’entamer la visite de la capitale…

Catherine a délicieusement restauré cet endroit qui abrite 8 appartements et 8 chambres spacieuses.

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Communauté française

Ambassade

De bon matin, notre ambassadeur, Jean-Baptiste Chauvin, m’a offert un tour d’horizon de notre relation bilatérale, en organisant un petit-déjeuner à la Résidence autour des chefs de service et divers opérateurs (AEFE, AFD, FRANCE Volontaires, IRD…).

Dans le domaine de l’enseignement, le lycée La Condamine a fêté ses 50 ans en 2018 et prévoit de dépasser les 1500 élèves à la rentrée de septembre ! Ses responsables portent un projet d’agrandissement ambitieux. Malheureusement, l’investissement de 11 M€ est bloqué du fait de la suspension des garanties de l’État pour les prêts immobiliers des écoles françaises à l’étranger.

Nous avons également évoqué la coopération culturelle, scientifique et technique entre nos deux pays. Ainsi, la France se place au 7ème rang des pays d’accueil des étudiants équatoriens (590 étudiants en 2017, contre 480 en 2013) et L’IRD (Institut de Recherche pour le développement) mène ses travaux sur les maladies tropicales et divers thèmes liés à l’environnement, comme la volcanologie ou le changement climatique. + d’images

Réception à la Résidence

Merci à Jean-Baptiste Chauvin pour la soirée organisée à la Résidence de France, afin de me permettre de rencontrer les représentants de notre communauté.

Avec Tannya, nous avons dialogué avec des représentantes de France Volontaires. Engagées dans le service civique, elles mènent une action de solidarité exemplaire qui fait honneur à notre pays.

A titre d’exemple, l’association franco-équatorienne Patou Solidarité a ouvert la première maison d’accueil de la province de Napo pour les femmes victimes de violences et leurs enfants. + d’images

Les Copains d’abord

Pour fêter mon retour à Quito après mon premier séjour au printemps 2015 (compte-rendu), Tannya Bricard, conseillère consulaire, a organisé, dès mon arrivée, une réception dans les murs de Cynthia Swanberg.

Quel bonheur de croiser tant de personnalités chaleureuses et de retrouver les amis, comme Yves qui dirigeait l’aéroport de Quito en 2015 et qui m’avait accueilli à la descente d’avion.

Ce fût évidemment l’opportunité de rencontrer de nouvelles personnes au parcours international toujours passionnant. + d’images

En circonscription en Équateur (2/3) – Guayaquil (25 février 2019)

Mon étape à Guyaquil m’a permis de constater, une nouvelle fois, que l’excellence française en matière industrielle s’exportait très bien.

Dans la capitale économique de l’Équateur, la société Poma, dont le siège est en Isère, réalise un téléphérique urbain qui force l’admiration, tandis que Veolia se distingue dans la gestion des eaux de la ville de Guayaquil.

A noter que ces chantiers aimantent d’autres prestataires nationaux disposant d’un savoir-faire particulier.

Entrepreneuriat

Poma

Accompagné par Thierry Souët, consul honoraire, j’ai visité le chantier d’un téléphérique urbain pour desservir les hauteurs de Guayaquil, construit par le joint-venture formé entre la société française Poma et le consortium Sofratesa, représenté par Jonathan Grel.

En mars 2020, cette ligne de « métro aérien » sera inaugurée à la faveur du bicentenaire de la ville. Elle comportera cinq stations et fonctionnera de 5h à 23h avec une capacité de 2600 personnes/heure. On souligne aussi sa faible empreinte écologique.

Ce projet, financé par l’AFD, bénéficie également à d’autres sociétés françaises, comme RATP Smart systems qui fournit le système de billetterie et Systra, cabinet d’ingénierie en mobilité. + d’images

Veolia

A Guayaquil, Veolia dispose d’une concession de service d’eau potable et d’assainissement depuis 2008 et son contrat court jusqu’en 2031.

Frédéric Certain, DG de interagua, opérée par Veolia, m’a reçu en compagnie de Thierry Souët. Ce manager m’a expliqué que le prix de l’eau s’échelonnait de 1 à 10 selon le niveau de consommation, ce qui permet au plus grand nombre d’y avoir accès.

En 2001, seulement 30% de la population disposait d’eau potable. Ce chiffre est passé à 96,3%, ce qui représente 2,5 millions de personnes. 

Par ailleurs, 76%, des eaux usées sont retraitées (contre 45% en 2001). Ce chiffre s’explique par la résistance des gens à se brancher pour ne pas être facturés. Frédéric Certain assure que Guayaquil sera la première ville en Équateur à retraiter ses eaux usées avant de les rejeter dans l’océan. + d’images

Mambo (à San Lorenzo)

Sur la route qui nous emmenait de l’aéroport de Guayaquil vers Manta, Tannya Bricard m’a invité à découvrir San Lorenzo, un village de pêcheurs. C’est dans ce lieu paradisiaque que Yohan Marson et sa compagne Diana Gonzalez ont choisi de s’installer.

Le Français issu des Hauts-de-France a créé Mambo, un éco-hôtel face à l’océan pacifique. Son gîte est destiné aux touristes qui cherchent le dépaysement et l’accord avec la nature. + d’images

Communauté française

Réception

Merci à Stéphane Richard, chef français, et son épouse qui m’ont reçu à leur domicile, en compagnie de Tannya Bricard, conseillère consulaire, et de Thierry Souët, consul honoraire, ainsi que plusieurs entrepreneurs installés localement.

Stéphane m’a confié qu’il avait fait son apprentissage au Sénat durant deux ans, dont une année au service du président Alain Poher !

Les mets et les vins qu’il nous a fait déguster étaient dignes des grandes tables françaises. Si vous passez par Guayaquil, je vous recommande d’aller découvrir sa cuisine au restaurant Bankers club. + d’images

Culture française

Alliances françaises

La ville de Guayaquil compte trois Alliances françaises. J’ai eu l’opportunité de visiter deux sites.

Tout d’abord, l’Alliance située à Samborondón, la banlieue huppée de Guayaquil. En 2009, la ville comptait 110.000 habitants contre 500.000 habitants désormais.

Construit il y a 14 ans, grâce à un Investment de 500k$, ce site a été restauré il y a 2 ans.

Avec sa médiathèque toute neuve, ses 16 salles de classe et son patio d’accueil, cette Alliance fait belle figure. 200 élèves y suivent des cours. Le président et la directrice m’ont présenté leur projet d’agrandissement qui implique de construire un auditorium et un salon multifonction au 2ème étage.

Je me suis rendu ensuite à l’Alliance située au centre-ville, sur le site de la maison de France qui abrite également le consulat. Cette AF dispose d’un charmant théâtre de 100 places et de 17 salles de classe. + d’images

Consul honoraire

Je salue Thierry Souët, entrepreneur-consul honoraire, qui m’a accompagné durant tout mon séjour à Guayaquil.

Installé dans cette ville depuis 1985, Thierry a commencé par diriger un laboratoire de crevettes, avant de devenir importateur de machines agricoles. Puis, en 2000, il créé une société de distribution de pièces détachées automobiles…

Consul honoraire depuis 22 ans, il est le relais d’une communauté qui compte 600 Français inscrits. Son antenne consulaire est ouverte 3 heures par jour, sauf le lundi, c’est dire tout son dévouement et sa disponibilité. + d’images

Infolettre aux Français du Royaume-Uni n°42 : Brexit : Jour J ou not jour J (édito) – Manifestation géante à Londres pour un nouveau référendum – Colloque au Sénat : « Brexit, le Jour d’après » – Conseil européen : mes questions à Nathalie Loiseau – A Londres avec Nathalie Loiseau – Visite du parlementaire Thomas Brake au Sénat – Conférence à Paris « Et maintenant ? » – Conférences à Londres & Leeds « Settled Status » – Communauté française – Médias.

Lire : l’INFOLETTRE n°42 – Mars 2019Logo InfoLettre - Rond75

Edito de l’Infolettre aux Français du Royaume-Uni n°42

J Jour J or not jour J

Sacrebleu. Le Brexit devait se produire aujourd’hui… et personne ne sait encore ce que cela signifie.

Plus de 100 fois pourtant la Première ministre Theresa May a promis aux Communes que le Royaume-Uni sortirait ce 29 mars 2019 de l’Union européenne… avant de demander un report d’échéance aux instances de l’UE !

A cette heure, nous ne savons toujours pas quand le Royaume-Uni quittera l’Union européenne, ni comment, ni même si cela se produira.

Tout ceci n’est pas sans conséquences. Le Cercle d’outre-Manche animé par Philippe Chalon, délégué consulaire, en partenariat avec les Conseillers du commerce extérieur de la France au Royaume-Uni a publié le résultat d’un sondage éloquent : 42% des sondés ont constaté un ralentissement de leurs activités depuis le référendum de juin 2016, tandis que 38% ont réduit leurs investissements au RU depuis 2 ans. Désormais 42% des sondés sont prêts à déplacer leurs activités hors du Royaume-Uni.

Mes deux conférences à Leeds et à Londres, intitulées « Settled Status : pourquoi en faire la demande et comment l’obtenir ? », ont réuni près de 500 personnes.

J’ai pris la mesure de la diversité des situations et des inquiétudes face à un océan d’incertitude.

En accompagnant notre ministre Nathalie Loiseau en visite à Londres, avec le député Alexandre Holroyd ; en écoutant notre ambassadeur Jean-Pierre Jouyet, ; en observant les actions de communication de notre consul général Guillaume Bazard ; en appréciant, à Leeds, la disponibilité de Jeremy Burton, qui comme tous nos consuls honoraires sont les relais dévoués et bénévoles de notre administration, j’ai constaté que la mobilisation de notre communauté était générale pour apporter des réponses face à cet environnement anxiogène.

Le 23 mars dernier, comme beaucoup d’entre vous, j’ai participé à l’extraordinaire défilé qui a réuni environ un million de personnes à Londres. J’étais aux côtés de Nicolas Hatton, délégué consulaire, cofondateur de l’organisation the3million.

Visuel HL34 effet2L’action de cette association, rappelons-le, a poussé Theresa May à renoncer à la taxe de 65£ exigée pour la demande d’un titre de séjour « settled status ».

Les fondateurs de l’association the3million viennent de créer une charity baptisée « Settled » (www.settled.org.uk) afin d’aider bénévolement tous ceux qui cherchent à obtenir le sésame qui leur permettra de rester au Royaume-Uni, s’ils le souhaitent.

Le Brexit aura révélé l’incroyable ressort de la société civile par le biais de diverses associations (citons aussi In Limbo et British in Europe). Leur créativité pour amortir le choc de ses effets sur les citoyens européens ne cesse de m’étonner.

Nigel Farage déclarait qu’après avoir fait sortir le Royaume-Uni, il chercherait à détruire l’Union européenne. Il pourrait plutôt faire imploser le Royaume-Uni. Le Brexit aura renforcé l’unité des 27 états de l’Union européenne, et mis en lumière le rôle essentiel des présidents de la Commission européenne, du Conseil européen et du négociateur Michel Barnier.

Dans moins de deux mois, nous renouvellerons le Parlement européen. J’espère que les électeurs se détourneront des esprits nationalistes qui divisent et attisent les tensions et qu’ils choisiront des candidats désireux de servir avec passion la construction de l’Union. Découvrir l’Infolettre aux Français du Royaume-Uni n°42

En circonscription en Équateur (1/3) – Manta / San Vicente / Porto Viejo (23-24 février 2019)

Merci à Tannya Bricard, conseillère consulaire, pour m’avoir accompagné tout au long de mon déplacement de quatre jours en Équateur. De Guayaquil à Manta, de Monte Viejo à Quito, je peine à recenser le nombre de réunions, visites et rencontres qu’elle a provoquées pour me permettre de réussir ma mission.

J’ai voulu, en premier lieu, faire un point sur la situation de nos compatriotes, trois ans après le tremblement de terre d’avril 2016. A l’époque, je rendais compte périodiquement des rapports et de témoignages que Tannya m’adressait.

Tannya vit à Manta (province de Manabi) au bord de l’océan Pacifique, où notre ambassadeur François Gauthier l’avait rejoint, pour être au plus proche des victimes et soutenir nos compatriotes les plus affectés par la catastrophe. C’est eux qui ont accueilli sur le tarmac les 35 sapeurs-pompiers du Secours civil français, venus avec des équipements de potabilisation d’eau.

MANTA

Communauté française

Ces Français oubliés par la France

Le tremblement de terre de 2016 aura fait plus de 1000 victimes. Il a notamment ravagé la ville de Manta.

Tous nos compatriotes déplorent que la France ne leur offre aucune assistance pour faciliter le redémarrage de leurs activités. Chacun témoigne que seule l’aide de la famille et des amis leur a permis de se relancer, le cas échéant.

On imagine le triste sentiment qu’ils éprouvent, celui de ne pas avoir été pris en compte, comme Thierry, capitaine de pêche thonier, qui nous a accueillis au El rincon de Tere, le restaurant de sa femme. Bien que durement frappé par le séisme, ce restaurant a servi gratuitement 300 à 350 repas par jour aux habitants qui avait tout perdu. Thierry fait observer que le restaurant péruvien situé à proximité a reçu une aide du Pérou pour redémarrer.

Il y aussi le cas de Martine, installée il y a 33 ans dans le pays de son mari, Omar, qu’elle a rencontré à Montpellier. Producteurs de crevettes, leurs bassins et diverses infrastructures s’étalaient sur 100 hectares. Tout a été dévasté. L’organisme CFN qui a recueilli les fonds de l’AFD leur a d’abord fait des promesses, avant de rejeter leur dossier. Ils ont redémarré, mais grâce aux amis et au prêt d’un client contre des prix de crevettes discountés.

Je citerai aussi Christian, marié en France avec une Équatorienne, qui a voulu prendre un nouveau départ en 2003. Ingénieur électronique chez PSA, il décide d’ouvrir un bar restaurant en Équateur. Après le séisme, il ne savait plus où habiter. Un mot encore sur Emilie qui a démarré une usine de purification d’eau, il y a un an, pour palier un problème sanitaire. Cette professeure de français, installée depuis 10 ans à Manta, fut directrice de l’Alliance Française de Porto Viejo.

Si tous ont observé et salué l’intervention de la France, notamment afin d’approvisionner en eau potable les villes de Chone et Porto Viejo, ils aimeraient savoir pourquoi, eux, ne peuvent prétendre aux aides apportées par l’AFD. + d’images

L’histoire de Leinen

Jean-Baptiste Leinen est un jeune boulanger-pâtissier qui s’est lancé à Manta en 2014.

Comme d’autres, il a tout perdu à cause du tremblement de terre. Pendant un an, il n’a pas pu travailler, passant son temps à remplir de la paperasse pour décrocher une aide du CFN ou un prêt bancaire. En vain. C’est grâce à sa famille et ses amis qu’il a pu investir dans du matériel haut de gamme pour refaire du pain et des pâtisseries dans une maison-atelier

Il a désormais ouvert une boutique en ville et un point de vente dans un nouveau centre commercial.

La notoriété de ses macarons sert l’image de marque de la France en Équateur. Jean-Baptiste se lève chaque matin à 3 heures et travaille 7 jours sur 7. Il est heureux de son sort et de pouvoir rembourser ses récents emprunts, comme ceux qu’il a contractés avant le séisme. Je lui souhaite le meilleur. + d’images

Politique

Préfet de la région

J’ai eu le privilège de rencontrer Mariano Zambrano Segovia, préfet de la région Manabi (où se situe Manta) et Mariano Zambrano Vera, député au Parlement équatorien, en compagnie de Tannya Bricard, conseillère consulaire.

Le préfet a remercié la France pour son soutien lors du tremblement de terre (sont intervenus : ambassade de France, Sécurité civile française (rattachée au ministère de l’Intérieur), IRD, Pompiers de l’urgence internationale, SOS Attitude, Interagua/Veolia, Alliance française de Quito et La Condamine pour les collectes de dons…).

On se souvient que notre ambassadeur de l’époque, François Gauthier , avait immédiatement rencontré le maire de Manta et le préfet de Manabi.

Le préfet Zambrano a relaté la difficile épreuve que constitue la reconstruction et souhaité que nous l’aidions à mettre en valeur sa région pour attirer des entreprises françaises. + d’images

SAN VINCENTE

Social

Fondation Futuro

Tannya tenait beaucoup à ce que je vienne jusqu’à San Vincente pour découvrir la ludothèque Nueva Esperanza qui avait bénéficié d’une réserve parlementaire en 2015.

J’ai retrouvé Martine Wallet-Hurtado, rencontrée la veille à Manta. Elle est à l’origine de cette initiative en faisant appel à la générosité de sa ville natale d’Amilly dans le Loiret ! C’est en effet, l’association Amilly-San Vicente qui a acheté le terrain et construit la ludothèque grâce à des bénévoles.

Félicitations à toutes les personnes qui ont concrétisé ce projet pour offrir la possibilité à des enfants de s’évader d’un univers parfois bien difficile. + d’images

PORTO VIEJO

Culture française

Alliance française

J’ai visité l’AF de Porto Viejo, en compagnie de Tannya Bricard. Présidée par Enrique Garcia Loor, un neurochirurgien formé en France, l’Alliance est dirigée par Alba Quiroz et animée par des bénévoles qui éprouvent une passion pour la langue et la culture françaises.

Le président sait combien le plurilinguisme est favorable au développement intellectuel des enfants. Aussi l’AF de Porto Viejo accueille les enfants dès l’âge de 18 mois !

Vingt ans après sa création, le projet de l’AF est désormais est d’acheter un terrain et de construire un bâtiment plus conforme à ses besoins.

La ville de Porto Viejo a été meurtrie par le séisme de 2016.

Sur le mur « Souvenez-vous » de l’Alliance française figure 112 visages des personnes fréquentant l’Alliance qui ont perdu un proche.

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En circonscription au Panama – Panama city et Colon (21-22 février 2019)

Le Panama a représenté la première étape de ma quatrième tournée en Amérique latine, précédant l’Équateur, la Colombie et le Pérou.

Toute ma gratitude à Brice Roquefeuil, ambassadeur de France au Panama, qui m’a accueilli à la Résidence. Nous avions déjà eu l’occasion de nous rencontrer, en 2016, à Rio de Janeiro tandis qu’il était consul général.

Afin de consolider la présence française, je rejoins son engagement en faveur du lycée français de Panama, dont le déménagement constitue mon dossier prioritaire pour ce pays.

Politique

Vice-ministre des Affaires étrangères

Entretien avec Luis-Miguel Hincapie, vice-ministre des affaires étrangères et Nicole Wong, vice-ministre chargée des Relations extérieures par intérim.

Nous avons principalement échangé sur trois dossiers. D’abord, le Panama figure sur la liste noire de l’UE en matière de coopération financière. Mes interlocuteurs ont vivement regretté le manque de transparence de l’UE pour parvenir à cette décision et invoqué la nécessaire harmonisation entre les attentes des régulateurs internationaux.

Nous avons ensuite évoqué la crise au Venezuela qui impacte leur relation bilatérale, avant d’aborder la préoccupation des milieux d’affaires panaméens face aux appétits de la Chine. + d’images

Parlement latino-américain

Rencontre avec Elias Castille, président du Parlement latino-américain et des membres du conseil du Palatino, représentant plusieurs pays (Équateur, Chili, Cuba, Colombie…).

La situation au Venezuela est au cœur des inquiétudes avec l’espoir que le conflit se résolve d’une manière politique et pacifique. En attendant, les Vénézuéliens fuient leur pays : ils ont dépassé le million de réfugiés en Équateur ! + d’images

Parlement panaméen

Entretien passionnant avec José Antonio Dominguez, député panaméen au parlement.

Ancien ambassadeur et consul du Panama à Taïwan, il m’a confié son analyse géopolitique.

Je l’ai trouvé particulièrement clairvoyant concernant les ambitions chinoises qui se révèlent écrasantes en certains endroits du globe. Le Panama est aussi dans la ligne de mire de Pékin et la création d’un nouveau port chinois en eaux profondes intrigue, car celui-ci est situé à proximité de celui de Colon qui pourtant ne fait pas le plein… + d’images

La situation au Venezuela

Les Vénézuéliens vont bientôt tourner une nouvelle page de leur histoire. J’ai eu le plaisir de dialoguer avec Fabiola Zavarce, représentante au Panama de Juan Guaido, président du Venezuela par intérim, en présence de Brice Roquefeuil, ambassadeur de France.

Depuis mon passage à Caracas en avril 2015 (compte-rendu), j’ai suivi l’évolution préoccupante du Venezuela aux mains du régime de Maduro. Mais la liberté trouve toujours son chemin. J’ai assuré Fabiola de mon soutien dans son dur combat pour la restauration de la démocratie et la reconstruction économique.

Entrepreneuriat

Chambre de commerce (CCFP)

Heureux d’avoir rencontré les artisans de la jeune chambre de commerce franco-panaméenne, créée fin 2015, qui compte 60 membres. Elle bénéficie du soutien actif de notre ambassadeur, Brice Roquefeuil, qui m’accompagnait, ainsi que Pascal Carrere, chef du service économique de l’ambassade.

J’ai ainsi pu échanger avec Mirabelle Bergère, directrice et les membres du comité de gestion : Jean-Guy Canavaggio, président, Jonathan Grel Fredéric Sallio ; Emmanuel Besserve, tous les quatre étant aussi CCEF.

Près de 20 filiales de grands groupes français sont présentes au Panama.

Pays de service et de transit, le Panama est l’économie latino-américaine qui a connu la croissance la plus forte (6,5%/an) au cours des dix dernières années. Son centre bancaire international (100 banques/82 Mds$ d’actifs) et l’activité sur le canal (5% du trafic maritime mondial) participent à la notoriété du pays. + d’images

Le Pont Vinci (à Colon)

Visite mémorable d’un ouvrage exceptionnel. Accompagné par Chloée Foyer, Première conseillère à l’ambassade, je me suis rendu à Colon, ville située sur la façade Atlantique pour visiter le troisième pont construit sur le canal de Panama par l’entreprise Vinci.

Accueilli par Julien Crespy et Gonzalo Jaspe de Vinci, j’ai découvert un chantier gigantesque en voie d’achèvement : ce pont est long de 3,159 kilomètres et devrait entrer en service en juillet 2019.

Le pont offre une vue splendide sur le canal initié par Ferdinand de Lesseps, où les navires glissent majestueusement pour passer d’un niveau à l’autre des 3 écluses. + d’images

Entrepreneurs français : de la toque à la techno

Accompagné par Pascal Carrère, chef du service économique, et Jorge Sanchez, attaché économique, je me suis rendu au cœur de deux PME qui contribuent à façonner une image flatteuse de la France à l’étranger.

D’abord, visite de l’atelier nommé Un Toque francés, jeune entreprise française de restauration installée au Panama il y a un an, après un brillant succès en France. Christian et son épouse ont abandonné la Charente-Maritime pour séduire une nouvelle clientèle avec une cuisine française de qualité, mais sans la réserver à une élite.

Ensuite, visite de l’entreprise française Salva Mi Maquina (réparation de matériel informatique). Victor Manche et Quentin Abadie ont déjà créé deux boutiques à Panama City. Ils sont à la techno ce que les urgences sont à la santé, d’autant que les clients entretiennent un rapport affectif avec leurs téléphones portables, tablettes ou ordinateurs, m’ont-ils expliqué. + d’images

Enseignement français

Lycée français international de Panama

Dans le prolongement d’une réunion avec Alejandra Hofer, présidente du comité de gestion du lycée ; Jean-Patrick Canadas, proviseur ; Olivier Gaudel, directeur du primaire et Laurent Dupont, directeur des Affaires financières, j’ai visité le lycée français international, conventionné avec l’AEFE, qui accueille 420 élèves répartis sur deux bâtiments séparant le primaire du secondaire.

Mon action prioritaire pour le Panama consiste à soutenir le projet de déménagement de l’école qui doit répondre à deux contraintes impérieuses :
– Les bâtiments seront rasés en 2022, en a décidé le propriétaire
– La capacité d’accueil est saturée depuis deux ans

Le projet de déménagement fait consensus localement et le dossier de crédit devait obtenir la garantie de l’État par le biais de l’Anefe, en septembre 2018. Depuis, Bercy temporise.

Pour tenir l’objectif initial d’ouvrir en septembre 2020, il aurait fallu attaquer les fondations du nouveau bâtiment en début de saison sèche, soit décembre 2018.

A peine rentré à Paris, j’ai adressé un courrier résolu à Bruno Le Maire. Si la garantie leur est accordée prochainement, il faudra impérativement démarrer les travaux en septembre 2019, nonobstant les surcoûts liés à une période climatique moins favorable. + d’images

Communauté française

Consulat

Réunion au consulat, dans les locaux de l’ambassade, avec Emeline Javierre, consule, Blaisy Serrano et Emila Mitre, agents consulaires, et Sylvie Orlando, consule honoraire à Colon.

Tour d’horizon des attentes d’une communauté française qui compte 2000 inscrits et 35.000 compatriotes de passage annuellement. Ainsi, Sylvie rencontre près de 200 plaisanciers français par an qui mouillent à Colon, avant de traverser le canal du Panama pour se rendre en Polynésie.

Du reste, l’activité visas du consulat est essentiellement dévolue aux plaisanciers étrangers : afin de rester dans le délai de six mois avant expiration, ils demandent leur visa depuis le Panama avant de se s’élancer vers le Pacifique pour atteindre la Polynésie.

Heureux d’avoir revu Émeline Javiere qui était auparavant en poste à Edimbourg. + d’images

Devoir de mémoire

Cérémonie d’hommage aux Français qui ont donné leur vie pour la construction du canal de Panama, aux côtés de Brice Roquefeuil, ambassadeur de France au Panama, en présence des associations Panama accueil et La Fraternité.

Le dépôt de gerbe a été exécuté avec le concours du service du protocole des forces armées panaméennes et cette belle cérémonie a été suivie d’échanges avec les acteurs de notre communauté dans les locaux de l’ambassade.

Tout particulièrement merci aux membres de Panama accueil pour leurs multiples témoignages d’amitié et à Joëlle Baur pour ses belles photos. + d’images

Semaine de l’AFE du 11 au 15 mars 2019 – Compte-rendu

Comme à l’accoutumée, cette 30ème session plénière de l’Assemblée des Français de l’étranger m’a permis de retrouver les élus consulaires venus du monde entier.

Je remercie chaleureusement les élus qui se sont rendus à la soirée consacrée aux droits des femmes que j’ai organisée le 13 au soir.

Audition sur le déficit du commerce extérieur (11 mars)

Audition devant la Commission du commerce extérieur, du développement durable, de l’emploi et de la formation de l’AFE, présidée par Geneviève Beraud-Suberville.

Notre solde du commerce extérieur 2018 est le 4ème plus mauvais chiffre enregistré depuis ces 30 dernières années (-59,9Mds€) et, hors facture énergétique (-32,5 Mds€), c’est le 2ème pire résultat de notre histoire !

Le ministre s’en félicite, puisqu’il s’agit d’une amélioration par rapport à 2017 (36,2 Mds€) ! lire mon éditorial « L’éternelle détérioration encourageante » (HL n°116 du 12/02/2019).

Cela étant, j’ai rappelé que certains secteurs (aéronautique, spatial) justifiaient d’un bel excédent (27,1Mds€) et qu’une bonne part de nos exportations ne figurait pas dans les statistiques, lorsque nos entreprises font des affaires à l’international depuis un autre pays. D’où ma proposition, souvent réitérée d’un crédit d’impôt-export, qui soit un taux d’impôt-société réduit sur la part des ventes réalisées à l’export. Cela dispenserait beaucoup de nos PME de créer des filiales à l’étranger pour cause de compétition fiscale.

J’ai aussi prôné une rationalisation de nos dispositifs à l’export, à l’image de nos pays voisins qui n’ont pas une kyrielle d’organismes publics et privés qui poursuivent le même but.

Élus de Djibouti (11 mars)

J’ai retrouvé au Sénat les conseillers consulaires Vincent Sadèque et Bruno Dell’Aquila qui m’avaient accompagné lors ma visite à Djibouti, en janvier dernier (Compte-rendu).

Un déplacement qui a déjà porté ses fruits en marge de la visite officielle du président Emmanuel Macron à Djibouti, mi-mars, puisque des projets d’accompagnement franco-djiboutiens ont été décidés entre les deux ministres de l’Enseignement supérieur et de la Recherche : Nabil Mohamed Ahmed et Frédérique Vidal.

J’avais eu un échange avec Nabil Mohamed Ahmed, en présence de notre ambassadeur Christophe Guilhou, sur le renforcement de la coopération avec les universités françaises et l’accueil des étudiants djiboutiens en France.

Élu de Thaïlande (12 mars)

Petit-déjeuner avec Christian Chevrier, conseiller consulaire pour la Thaïlande-Birmanie et président de l’UFE Phuket.

Nous avons fait le suivi des actions engagées lors de mon déplacement en Thaïlande de janvier 2018 (compte-rendu Bangkok, Leam Chambang et Phuket), et en particulier le dossier concernant l’homologation de l’école Claude Berda de Phuket. Ce fut l’occasion pour Christian de me demander de partager cette sérieuse mise en garde à l’attention de nos compatriotes : la cigarette électronique est prohibée en Thaïlande. Utiliser ou posséder cet ustensile vous expose à des démêlés avec la justice.

Regards croisés (12 mars)

Je profite toujours des sessions de l’AFE pour réunir à la fois des membres de l’AFE, des conseillers consulaires et des délégués consulaires. Le but est d’échanger sur l’actualité de l’AFE et de faire de la prospective pour répondre aux besoins futurs de nos compatriotes établis à l’étranger.

(g à d) Véronique Cartoux (AFE-Roy.-Uni) ; François Gheysens ; Nicolas Bizel ; Martine Schoepner (VP AFE -Allemagne) ; Olivier Cadic Roland Raad (CC-Arabie saoudite) ; Marc-Albert Cormier (CC-Canada) et Jean-François Liess (DC-Suisse)

Soirée « Le génie au féminin » (13 mars)

Près d’une cinquantaine d’élus consulaires se sont rendus à la soirée intitulée « Le génie au féminin » que j’ai organisée au théâtre de l’Alliance française. Je les en remercie cordialement.

Nous avons été accueillis par Alain-Pierre Degenne, président de la Fondation Alliance française, élu quelques jours auparavant. Le président nous a présenté les objectifs de son réseau de 834 AF dans 132 pays : « un capital précieux à préserver ».

Ma collègue Annick Billon, présidente de la délégation aux droits des femmes et à l’égalité des chances entre les hommes et les femmes, est intervenue en particulier sur le droit à l’avortement, à la lumière de la légalisation de l’IVG en Irlande (lire le billet d’Annick Billon).  L’occasion de remettre la médaille d’honneur du Sénat à Laurence Helaili-Chapuis, conseillère consulaire Irlande, pour son engagement courageux en faveur de nos ressortissantes. Celle-ci a rappelé la vie des femmes en Irlande avant le référendum de 2018 : angoisses, drames et climat de suspicion généralisé (lire : Ce qu’une Française doit savoir sur l’Irlande, nov. 2015)

Le programme s’est poursuivi par le spectacle « Mademoiselle C. » qui retrace la vie de Camille Claudel, une sculptrice qui incarnait si parfaitement « le génie au féminin » que les préjugés de son époque ont méconnu. Une pièce remarquablement écrite et interprétée par Maude Sambuis.

Soirée Élus Amérique Latine (14 mars)

A la faveur du passage à Paris de Denis Viala, ancien conseiller consulaire à SaoPaulo, j’ai été heureux de réunir les élus d’Amérique latine, présents lors des travaux de l’AFE.

(g à d) Marie-Christine Haritcalde (Chili) ; Annie Viala ; Denis Viala ; Jacques Marie (ancien élu Haïti) ; Olivier Cadic Anne-Marie Ballande Romanelli (Curitiba au Brésil) ; Geneviève Beraud-Suberville (Mexique) et Guy Duffaud (Venezuela)/

Nous avons débuté la soirée par un point sur la situation au Venezuela par Guy Duffaud.

Élus des Pays-Bas (15 mars)

Petit déjeuner au Sénat avec Tanguy Le Breton, consultant interculturel et ancien conseiller consulaire des Pays-Bas, et Patrick Tezenas, conseiller consulaire.

Nous avons évoqué les attentes des Français au pays des tulipes, où je me suis rendu fin janvier pour le lancement du collège français d’Amsterdam, aux côtés de notre ambassadeur, Philippe Lalliot (compte-rendu).

Intervention du ministre (15 mars)

La réforme de l’AFE attendra… En effet, Jean-Baptiste Lemoyne a annoncé qu’il n’y aurait pas de changement concernant le mode d’élection des membres de l’AFE, d’ici la prochaine échéance en 2020.

En réponse à une question de Jeanne Dubard, présidente de la commission des Lois, le ministre a précisé qu’il n’y aurait pas, non plus, de modification du découpage des circonscriptions consulaires.

A moins d’une année d’une échéance électorale, il est de tradition de ne rien changer, a justifié le ministre Lemoyne.

Amitié France-États-Unis – Rencontre avec l’ambassadeur Jamie McCourt

A l’invitation de mon collègue Antoine Lefèvre, président du groupe interparlementaire d’amitié France-États-Unis, j’ai participé au déjeuner en l’honneur de Jamie McCourt, ambassadeur des États-Unis en France, ce 21 mars.

« La France a été notre premier allié et elle le restera », a-t-elle déclarée avec conviction.

L’attraction est mutuelle puisque 4 millions d’Américains visitent la France chaque année, tandis que 2 millions de touristes français font le voyage outre-Atlantique.

Après avoir loué la détermination de notre gouvernement à combattre l’antisémitisme, l’ambassadeur a souligné la menace que faisait peser l’équipementier chinois Huawei en matière de sécurité et de libertés, puisque « le comportement actuel de la Chine en fait un concurrent… un adversaire ».

Le tout est de savoir dans quel monde nous voulons vivre, ai-je commenté. Est-ce que notre futur s’incarnera dans une société de libertés ou, au contraire, dans une société où chaque citoyen sera placé sous contrôle de l’État, comme le préfigure déjà la Chine au moyen de technologies de plus en plus intrusives ?

Pourtant, Monaco a cédé aux sirènes de Huawei pour sa 5G, ce qui lui vaudra une visite prochaine du président chinois.

J’ai aussi été content d’indiquer à Jamie McCourt que j’avais reçu, le matin même, Isadora Zubillaga, représentante en France du président du Venezuela par intérim Juan Guaido. J’ai ainsi voulu savoir si les États-Unis allaient partager avec la France la liste des personnes du clan Maduro, dont nous devrions chercher à bloquer les avoirs à l’étranger.

Je remercie l’ambassadeur américain pour la franchise de ses propos sur la situation française et ses commentaires toujours teintés d’affection pour notre pays.

Sénat – Intervention au colloque « Brexit, le Jour d’après » – (vidéo 4m15)

Un passionnant colloque s’est déroulé au Sénat, le 20 mars, intitulé « Brexit, le jour d’après : impact sur la vie économique française ».

Une initiative que nous devons notamment à Catherine Fournier, particulièrement concernée par le Brexit en tant sénatrice du Pas-de-Calais et ancienne maire de Fréthun.

Notre président Gérard Larcher a ouvert les travaux en rappelant que l’hypothèse d’une sortie sans accord ne pouvait être exclue et qu’une telle solution serait une mauvaise nouvelle pour les Vingt-Sept, mais aussi et surtout pour le Royaume-Uni.

A l’issue de la première table ronde intitulée « Un séisme annoncé ? », j’ai pris la parole qui m’a été offerte par ma collègue Catherine Fournier, animatrice des débats, pour souligner que seul le « wait and see » prévalait aujourd’hui.

Toutefois, on ne peut s’empêcher de penser que la grève du zèle de nos « gilets bleus » nous donne un avant-goût de ce qui pourrait bien se passer à nos frontières… A Leeds, la semaine dernière, j’ai rencontré un industriel qui importe 6 tonnes de verre chaque semaine par camions réfrigérés. Il est à l’arrêt.

Enfin, comme à chaque occasion, j’ai appelé à la protection des droits des Européens au Royaume-Uni et des Britanniques en Europe

Jean-Baptiste Lemoyne, secrétaire d’État auprès du ministre de l’Europe et des Affaires étrangères, est venu brillamment conclure ce colloque en considérant que la sortie du Royaume-Uni sera « un choc qui va nous obliger à repenser la construction européenne » et en indiquant que son souci immédiat était « l’intérêt des citoyens européens, tout ne pouvant pas être accepté ». Je l’en remercie.

Vidéo

Les leçons du référendum en Colombie (vidéo 2m30)

Trois semaines après mon second déplacement en Colombie, j’ai eu l’occasion de retrouver les problématiques particulières de ce pays lors de l’audition de Daniel Pecaut devant notre commission des Affaires étrangères et de Défense, présidée par Christian Cambon.

Éminent spécialiste de la Colombie, M. Pecaut, directeur d’études à l’École des hautes études en sciences sociales (EHESS), a déclaré d’emblée que l’accord dit de La Havane était « en grand péril, en grand danger ». Après 52 ans d’un conflit armé qui a provoqué 250.000 morts, le gouvernement du président Santos a signé, en juin 2016, un accord de paix avec les FARC, après d’âpres négociations.

Cet accord de La Havane, très élaboré, fut salué unanimement et internationalement. Et ce fut une immense surprise lorsque les Colombiens l’ont rejeté par référendum, le 2 octobre 2016.

On peut en tirer quelques leçons, comme j’ai pu le faire à Medellin lorsque notre ambassadeur de France, Gautier Mignot, m’a présenté Gonzalo Restrepo, co-président du Comité stratégique franco-colombien et membre de délégation gouvernementale aux négociations de la paix de La Havane.

Vidéo

D’où ma question à Daniel Pecaut : Comment réunifier un pays ? Comme pour le Brexit, le référendum colombien a été utilisé à des fins politiciennes pour finir sur un résultat très serré et aboutir à une division totale du pays…

Relation France-Paraguay – Rencontre avec la ministre de l’Industrie et du Commerce extérieur

Invité par Bertrand Gayet, président de la Chambre de commerce paraguayo-française, j’ai rencontré Liz Cramer, ministre de l’Industrie et du Commerce extérieur du Paraguay, lors d’un déjeuner à la Maison de l’Amérique Latine.

La ministre se rendait en France en mission commerciale du 14 au 15 mars, accompagnée d’une délégation d’entrepreneurs paraguayens et de représentants de l’Union des industriels du Paraguay (UIP), ainsi que de membres de la CCI Paraguayo-Française.

Ces visiteurs voulaient offrir une vision rafraichie du Paraguay en tant que plateforme d’affaires régionale et porte d’entrée pour le MERCOSUR.

Diverses initiatives visant à la diversification économique du Paraguay, au moyen de la structuration de partenariats entre secteurs privés français et paraguayens, ont été présentées.

Le Paraguay a entamé plusieurs réformes depuis 2003 pour stabiliser son économie et améliorer l’environnement des affaires. Cela s’est traduit par une croissance moyenne annuelle de 5%, doublée d’une maîtrise de l’inflation et des déficits fiscaux.

Clairement avantageuse, la fiscalité est basée sur le système du « Triple 10 » : 10 % de TVA, 10% d’IR, 10% d’IS. Enfin, des lois incitatives pour les investissements étrangers, telles que le régime de maquilas ou des zones franches, font du pays une plateforme privilégiée pour desservir le MERCOSUR.

J’avais déjà accueilli le prédécesseur de Mme Cramer au Sénat, en mai 2016. Il s’agissait de Gustavo Leite que j’avais rencontré à Asunción le mois précédent lors de mon déplacement au Paraguay (compte-rendu).

En circonscription au Royaume-Uni – Leeds (15-16 mars 2019)

Brexit means Brexit, mais comment vous dire…?  A J-13, à Leeds comme partout ailleurs, on peine toujours à comprendre ce que cela signifie. Devant la communauté française, Henriette Mahamane, l’initiatrice de mon déplacement, a partagé son rêve : Que le Brexit n’aie jamais lieu. Puisse-t-elle être entendue.

Communauté française

Settled Status

J’ai rencontre la communauté française du Yorkshire sur le thème : « Settled Status : pourquoi en faire la demande et comment l’obtenir ? »

Une bonne centaine de personnes est venue s’informer sur la procédure administrative donnant droit de demeurer sur le sol britannique aux Européens, après la sortie de l’UE.

La réunion était animée par Henriette Mahamane et j’ai eu le plaisir d’intervenir en compagnie de Jérémy Burton, consul honoraire, et d’un solicitor.

L’association «Settled» vient juste d’être créée à Londres par les fondateurs de the3million, afin d’assister les personnes qui auraient des difficultés à concrétiser leur demande. + d’images

Enseignement français

Plan École

Réunion avec un groupe de parents porteur d’un projet de création d’école française à Leeds, tous désireux que leurs enfants soient parfaitement bilingues.

J’ai rappelé que l’objectif n°2 du plan École initial du Royaume-Uni visait à doubler le nombre d’écoles bilingues français-anglais.

L’objectif 3, quant à lui, incite justement les autorités locales à créer des écoles bilingues dans le prolongement des fameuses « petites écoles du samedi », relevant du programme FLAM (français langue maternelle). Je suis convaincu que les services culturels de l’ambassade faciliteront leurs démarches.

La Petite École

L’invitation de Henriette Mahamane et Rudolphe Solentini, tous les deux co-director de la Petite école de Leeds, m’a offert un véritable retour aux sources !

Je n’étais plus revenu dans cette Petite école depuis mon élection au Sénat en septembre 2014, alors que je m’y rendais auparavant chaque année en novembre, depuis sa création.

Fondée en 2005 par Patricia Lefèvre, Catherine Blain et Corinne Lapierre, la structure regroupe 120 élèves tous les samedis matin, répartis en neuf classes de niveaux différents (de la maternelle à la classe ado, équivalent de la 6ème) pour découvrir la langue française à travers diverses activités.

J’avais rencontré, en novembre 2013, lors de ma dernière visite, la seconde équipe dirigeante de l’école composée d’Olivia Neligan, Fabienne Harrigan et Céline Faure.

Et ce samedi 16 mars, je me suis rendu compte que les CM2 avaient consciencieusement préparé ma visite, en apprenant notamment la différence entre l’Assemblée nationale et le Sénat. Ces enfants m’ont dit qu’ils avaient fait leur propre sondage sur le Brexit : 90% étaient en faveur du maintien dans l’UE et 10%… ne savaient pas se prononcer.

J’ai ensuite eu le plaisir de faire un débat citoyen avec les ados de l’école. A l’issue de nos échanges, leur avis était unanime et affirmé : ils se prononcent à 100% en faveur d’un Royaume-Uni intégré à l’Union européenne.

Je me sens heureux de travailler dans le sens qu’ils souhaitent. + d’images (crédit photo : Daniel Higham, La Vue Photographique).

Commerce extérieur

Projet de CCI

Réunion autour du projet de création d’une chambre de commerce franco-nord de l’Angleterre, avec des compatriotes installés de longue date à Leeds, en présence de Jérémie Burton, consul honoraire à Leeds.

Dans un contexte qui relève du Brexit, il y a nécessité pour les entreprises de la région de développer leurs liens avec des entreprises et institutions françaises, mais aussi d’apporter du soutien à la présence française (entrepreneuriale) dans le nord de l’Angleterre.

Merci à Henriette Mahamane ; Leeds City Council ; Leeds Migration Support Coordinator ; Vivien Badaut (Driad) ; Meryem Benohoud (Kerecol), de m’avoir associé à leurs réflexions. + d’images

Gilets jaunes – Ma question au ministre de l’Intérieur + réponse (vidéos)

Ce 19 mars, j’ai demandé à Christophe Castaner quand comptait-il rétablir l’ordre républicain : une semaine, un mois, un an… ?

Notre ministre de l’intérieur a été auditionné par la commission des Lois du Sénat pour s’expliquer sur les actes de violence et de vandalisme commis à Paris, samedi 16 mars.

J’avais posé une question identique, il y a plus d’un moins, au nom du groupe Union centriste, lors d’une séance de questions au gouvernement (compte-rendu et vidéo).

Question (vidéo 50s)

Réponse (vidéo 2m)

HEBDOLETTRE n°117 – ÉDITO : La question (référendum) – QAG : Ma question sur les gilets jaunes – CONSEIL EUROPEEN : Mes questions à Nathalie Loiseau – PJL PACTE : Mes 11 interventions en vidéo – Question écrite : Quels sont les dossiers où l’intérêt national a prévalu sur l’INVESTISSEMENT ETRANGER ? – BREXIT : Conférence à Londres « Settled Status » & Conférence à Paris « Et maintenant ? » – En circonscription au PAYS-BAS – Amsterdam (29-30 janv. 2019) – REP. DOMINICAINE / Affaire Air Cocaïne : communiqué de Philippe Heneman – MEDIAS (Pacte et Brexit)

Lire : l’HEBDOLETTRE n°117 – 19 mars 2019Logo HebdoLettre bleu - Rond75

Edito de l’HebdoLettre n°117

La question

Le grand débat arrive à son terme. Une fois l’exercice terminé, certains annoncent que nous devrions nous acheminer vers un référendum… Ce serait à mon sens gênant, malhabile et risqué.

Gênant, parce qu’il demeurera dans notre inconscient collectif que les gilets jaunes et les violences extrêmes observées le 2 décembre 2018 sont la cause directe ou indirecte de cet épisode inédit de démocratie participative. Quand bien même, on imagine mal que cet exercice démocratique puisse calmer les séditieux qui ont mis feu et désolation sur les Champs Élysées, ce 16 mars.

Malhabile ensuite, car le référendum sur le traité constitutionnel européen de 2005 a laissé des traces. Beaucoup de Français sont amers face au compromis du traité de Lisbonne qui a suivi. Ils estiment que leur « non » n’a pas été respecté, oubliant qu’une majorité de peuples avaient voté l’inverse. Ils seront tentés de prendre à contre-pied les élites qui soumettront la prochaine question.

Risqué enfin, car les partis populistes se régalent d’avance de cette perspective tendue sur un plateau, tant ils excellent dans les situations où l’on peut cliver les Français.

« Un référendum ? Ma réponse est non. Au fait, quelle est la question ? », s’amuserait Woody Allen.

Justement, quelle est la question ? Aucune importance pour près des trois quarts des Français, d’après un institut de sondage. Ils sont favorables à un référendum sans avoir besoin de connaître la question…
Visuel HL110

Irréfléchie et brutale, la question sur l’appartenance du Royaume-Uni à l’Union européenne a conduit ce pays vers une impasse. A J-10 de l’échéance, personne ne sait ce que Brexit signifie et ce qu’il va vraiment en advenir.

Une décision cela ne se prend pas, cela se construit. Dans une démocratie, cela nécessite un débat qui s’exerce dans la sérénité et dans la durée.

Voilà pourquoi j’ai déclaré lors de la séance de questions au gouvernement du 14 février : l’agitation de rue doit cesser. S’ils veulent manifester, très bien ; mais selon les règles républicaines : pas n’importe où, pas n’importe comment. Le mandat d’Emmanuel Macron s’achèvera dans 166 semaines. Au train où vont les choses, peut-on imaginer qu’il y aura un « Acte 166 » des gilets jaunes ?

Et ma question au ministre de l’intérieur était simple : quand comptez-vous faire rétablir l’ordre républicain ? C’était il y a plus d’un mois ! Découvrir l’HebdoLettre n°117

Conseil européen – Mes questions à Nathalie Loiseau (Vidéo 8m)

Je suis intervenu, au nom du groupe Union Centriste, lors du « débat préalable au Conseil européen », pour interroger Nathalie Loiseau, ministre chargée des Affaires européennes.

J’ai ainsi voulu donner écho aux espoirs des associations de défense des citoyens européens, comme the3million et British in Europe ou inLimbo : La France soutiendra-t-elle la demande de sanctuarisation du Chapitre II de l’Accord de retrait en cas d’absence d’accord afin de protéger les droits de 5 millions de citoyens européens concernés par le Brexit ?

Ce fut l’occasion de saluer la rigueur et la clarté avec lesquelles Nathalie Loiseau a défendu les intérêts de l’Union européenne et de notre pays lors de multiples entretiens la semaine dernière à Londres, où je l’accompagnais.

Vidéo (8m)

A la lumière des derniers scrutins aux Communes, je lui ai demandé quelles seraient les raisons qui pourrait motiver l’accord de la France vis à vis d’une demande de report du Brexit pour le Royaume-Uni.

Nous sommes focalisés sur le Royaume-Uni depuis près de trois ans tandis que de nombreux peuples ne rêvent que d’intégrer l’Union européenne et s’astreignent à répondre à tous les critères d’entrée. J’ai donc demandé ce que notre notre gouvernement comptait faire pour faciliter l’accession des Balkans à l’UE ?

Ce débat préalable s’est tenu au Sénat le 14 mars 2019 devant la commission des Affaires européennes, présidée par mon collègue Jean Bizet.

Question écrite – Quels sont les dossiers où l’intérêt national a prévalu sur l’investissement étranger ?

Le décret dit « Montebourg » (2014), relatif aux investissements étrangers soumis à autorisation préalable, est-il mis en œuvre pour filtrer et repousser des investissements lorsque ceux-ci constituent un risque majeur pour notre souveraineté ? J’ai demandé au ministre de l’Économie un état statistique détaillé.

Tandis que la presse économique rapporte que ce décret n’aurait jamais été appliqué, la secrétaire d’État auprès du ministre de l’Économie et des Finances déclare, lors des débats sur le projet de loi PACTE que « le dispositif Montebourg est régulièrement utilisé chaque année ».

Lire ma question n°09362 (publiée le 14/03/2019)

Loi PACTE (11) – N’ajoutons pas de contraintes fiscales aux entreprises

Au cours des débats sur le projet de loi PACTE, nous discutions d’un amendement visant à interdire le versement de dividendes si l’entreprise a procédé à des licenciements économiques lors de l’exercice comptable écoulé, lorsque la discussion s’est portée sur une préconisation de Serge Dassault, à savoir une répartition en trois tiers des dividendes entre les salariés, les actionnaires et le réinvestissement dans l’entreprise.

Vidéo

Je suis alors intervenu pour rappeler que j’avais présenté en 2014, au Sénat, un amendement tendant à supprimer la règle des trois tiers, instaurée sous Nicolas Sarkozy, avec le soutien du gouvernement de François Hollande. En effet, depuis que ce système était entré en vigueur, l’intéressement ne fonctionnait plus : tout était entièrement bloqué.

Lire mon intervention sur l’art. 61quinq. (07 février 2019)