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QAG – Affaire Ghosn : ma question au gouvernement (vidéo 2m)

J’ai interpellé notre ministre sur le sort de notre compatriote Carlos Ghosn, retenu au Japon depuis sept mois, en lui posant trois questions.

Que comptez-vous faire auprès de vos homologues japonais pour que les droits de la défense de M. Ghosn soient respectés, en lui permettant notamment, au bout de 7 mois, d’accéder à son dossier ?!

Que comptez-vous faire pour améliorer ses conditions de vie, notamment pour lui permettre de voir ses proches ?

Que comptez-vous faire pour que notre diplomatie se donne les moyens de défendre nos entrepreneurs lorsqu’ils sont pris dans les griffes d’une « justice de l’otage » pour reprendre l’expression des défenseurs des droits de l’Homme …et de l’ONU ?

Il ne me semble pas avoir obtenu de réponse à mes questions…

Réponse de Sibeth Ndiaye, secrétaire d’État auprès du Premier ministre, porte-parole du gouvernement (vidéo).

En circonscription au Royaume-Uni – Londres (3 juin 2019) – Décoration

Moment privilégié à la Résidence de France avec la remise de décoration par Jean-Pierre Jouyet, ambassadeur de France au Royaume-Uni, à deux figures de la communauté française de Londres.

Cécile d’Angelin a été faite chevalier de l’ordre des Palmes académiques, récompensant ainsi près de vingt ans de dévouement dans des activités caritatives, au service de l’enseignement supérieur et secondaire.

J’ai personnellement apprécié sa détermination dans le cadre du plan École en représentante des parents d’élèves et animatrice de l’association Friends of the Lycée.

Olivier Morel a été fait chevalier dans l’ordre de la Légion d’honneur.

Président du comité UK des Conseillers du commerce extérieur de la France, vice-président de la French Chamber of Great Britain, Olivier est un avocat que je connais depuis 1998 et dont j’apprécie l’engagement au service des relations économiques bilatérales.

J’ai toujours goûté ses propos emprunts de sobriété et teintés d’humour afin de décrire des contextes parfois complexes.

Ce fut un honneur d’avoir pu assister à la célébration de leur parcours entourés de leurs proches.

Sincères et chaleureuses félicitations à Cécile et Olivier. + d’images

En circonscription au Royaume-Uni – Londres (3 juin 2019) – Plan École

Nouvelle réunion du comité de pilotage du plan École de Londres, autour de notre ambassadeur Jean-Pierre Jouyet, en présence d’Alexandre Holroyd, député, des conseillers consulaires, des présidents et des directeurs d’écoles, ainsi que des représentants des parents d’élèves et des enseignants.

Enseignement français

Objectif 1 : Développement du réseau français au RU

Ce réseau de 14 écoles françaises du Royaume-Uni compte 6325 élèves, un chiffre en léger recul (de 101 élèves) par rapport à l’année précédente.

A noter que le réseau est composé à 78,87% d’élèves français, 11% de britanniques et 10% d’étrangers tiers.

Lancé en 2008, le plan École avait pour premier objectif de créer 1500 places dans l’enseignement français à Londres dans le but de décongestionner le lycée CDG et éponger les listes d’attente de demandes non satisfaites, soit plusieurs centaines d’enfants chaque année.

Objectif dépassé puisque plus de 2500 places ont été créées grâce à l’ouverture de 4 nouvelles écoles : CFBL, Wembley, EIFA et Jeanine Manuel.

Il convient désormais de fixer un nouvel objectif pour les 5 années à venir, afin de nous inscrire dans la perspective visionnaire du Président de la République qui veut doubler le nombre d’élèves dans les écoles françaises à l’étranger d’ici à 2030.

Claudine Ripert-Landler, conseillère culturelle, nous a annoncé que ce serait l’objet d’une réflexion qui s’engagera à la rentrée de septembre.

J’ai émis le vœu que nous aboutissions à la définition d’un nouvel objectif avant la fin de l’année, en précisant qu’il faudrait d’abord se concentrer sur le remplissage des établissements créés les plus récemment, tel que Winston Churchill afin de lui permettre d’atteindre les 1100 élèves au plus vite.

Autre point de préoccupation, le différentiel de frais de scolarité de 40% entre le lycée CDG (subventionné par le contribuable français) et les établissements privés, dont les parents d’élèves assument l’intégralité des frais de scolarité. Cette situation crée forcément des tensions.

J’ai demandé au représentant de l’AEFE que la transparence soit faite sur le montant net de l’aide publique accordée à l’établissement en gestion directe.  Cela nous permettrait d’analyser les marges de manœuvre dont nous pourrions disposer afin d’atténuer ces écarts de prix en répartissant l’aide de manière plus équitable.

Objectif 2 : Développement d’une filière bilingue dans l’enseignement britannique

En 2018, pour la première fois au Royaume-Uni, une école primaire britannique de Londres a obtenu le label France Éducation (Shaftesbury Park Primary School), suivie d’une deuxième école dans le grand Londres (St Jéröme bilingual school).

Objectif 3 : Réseau des écoles FLAM

À la création du plan École, le Royaume-Uni ne comptait que 12 associations FLAM qui visent à apprendre le français, généralement le samedi.

Aujourd’hui, avec 55 petites écoles, accueillant 4300 enfants chaque samedi matin aux quatre coins du pays, le Royaume-Uni représente le plus grand réseau FLAM du monde !

Afin de leur permettre de s’organiser et de s’améliorer, la fédération Parapluie FLAM organise des journées de formation. Ainsi, la formation sur la protection de l’enfance a accueilli 200 des 500 enseignants du réseau.

J’ai formé le vœu que les aides au fonctionnement soient prolongées dans le temps, lorsque cela s’avérait nécessaire.

Merci à Jean-Pierre Jouyet d’avoir renoué avec cet exercice du comité de pilotage du plan École pour raviver l’esprit collectif et consensuel qui nous a tellement réussi par le passé. + d’images

Question écrite : souffrance animale et élevage des poulets

En matière d’élevage intensif des poulets, ce serait un euphémisme de parler de bien-être animal, du moins pouvons-nous atténuer leur souffrance, au nom du respect que nous devons à toute forme de vie.

A travers une question écrite, j’ai attiré l’attention du ministre de l’Agriculture et de l’Alimentation sur le mode d’élevage des poulets dans la filière « volaille de chair ».

Concrètement, je demande au gouvernement quelles sont les dispositions qu’il entend mettre en œuvre pour soutenir des modes de production visant à atténuer les souffrances de ces animaux, notamment le remplacement de l’usage de souches à croissance rapide par l’utilisation de souches qui répondent aux critères du protocole d’évaluation du bien-être des poulets de l’organisation britannique RSPCA. Lire la question écrite.

Aujourd’hui, neuf Français sur dix sont attachés à la cause animale. L’association L214 a montré les conditions de vie, de transport et de mort des animaux créant un choc dans l’opinion.

Brexit : accueil d’une délégation de la Chambre des Lords (vidéo 6m)

Ce 12 juin, notre groupe de suivi « Retrait du Royaume-Uni et refondation de l’UE » a eu l’honneur d’accueillir au Sénat une délégation de la Chambre des Lords, composée de la Baroness Kishwer Falkner, des Lords Charles Hay et Robin Terverson.

Après avoir formulé le vœu que le Royaume-Uni sorte de l’ornière du Brexit en retrouvant son unité et sa grandeur, j’ai orienté mes questions auprès nos collègues britanniques sur le sort des Européens résidant au Royaume-Uni.

En premier lieu, une enquête publique est-elle envisageable après que de nombreux Européens ont déclaré avoir été empêchés de voter aux Européennes ?

Puis, au sujet des effets du Brexit, j’ai demandé si l’amendement dit Costa voté aux Communes en février allait être suivi d’effet (il impose au Premier ministre de rechercher « le plus rapidement possible » un engagement commun entre l’UE et le RU concernant les droits des citoyens européens).

Enfin, reprenant les revendications de the3million, pourquoi la procédure d’acquisition du Settled Status n’est-elle pas un simple enregistrement, au lieu d’être une demande conditionnelle ? De plus, ceux qui obtiennent le statut ne disposent que d’un certificat virtuel : pourquoi ne pas leur donner un justificatif papier qu’ils seraient en capacité de produire en diverses occasions (recherche de logement, d’emploi…) ?

Voir les réponses des Lords : LIEN

En fin d’audition, notre coprésident, Jean Bizet, a clairement résumé l’état d’esprit de notre groupe de suivi en déclarant que « nous avons tourné la page du Brexit, car nous ne voulons plus perdre de temps et nous devons nous préparer à la nouvelle Union européenne ». A ce propos, je m’associe sans réserve à son injonction de « donner des réponses » aux six pays des Balkans qui frappent à la porte de l’UE, « loin d’avoir atteint les acquis communautaires, mais bien sous l’influence de la Chine, de la Russie, de la Turquie ou encore de l’Arabie Saoudite ».

 

Taxe sur les services numériques – Mes 4 interventions (vidéos)

Nous avons débattu au Sénat, le 21 mai 2019, sur le projet de loi portant création d’une taxe sur les services numériques, défendu par le ministre Bruno Le Maire dans notre hémicycle.

Mes interventions se sont concentrées sur les quatre points suivants.

Intervention 1

Après la french tech, voici donc la french tax.

J’ai défendu un amendement visant à reporter d’un an l’entrée en vigueur d’une taxe improprement baptisée taxe Gafa qui sera, en l’état, une absurdité juridique et économique.

A nouveau, la France introduit seule dans son coin un dispositif fiscal, nouvelle illustration de notre génie en la matière…

Intervention 2

Le président de la République voulait faire de la France une « start-up nation », nous sommes en train d’en faire une « start-tax nation ».

Je suis intervenu pour explication de vote afin de souligner que l’effet rétroactif de la « taxe Gafa » déstabilisera une nouvelle fois nos entrepreneurs et confirmera l’image d’instabilité fiscale de notre pays.

Intervention 3

J’ai voulu atténuer les conséquences dommageables de la taxe dit Gafa pour nos entreprises, en proposant d’exclure du champ des services taxables les services des interfaces numériques permettant à des utilisateurs d’entrer en contact avec d’autres utilisateurs en vue de la livraison de biens directement entre ces utilisateurs.

En effet, dans sa mouture actuelle la taxe pénalisera les circuits courts de distribution par rapport aux circuits longs, dans lesquels vient s’interposer une grande enseigne entre le petit fournisseur et le consommateur final.

Intervention 4

Ne craignons pas les baisses d’impôts !

Dans le cadre du projet de loi dit « taxe Gafa », nous avons débattu de la « modification de la trajectoire de baisse de l’impôt sur les sociétés ».

Si l’état veut augmenter ses recettes fiscales, j’ai proposé à notre ministre, Bruno Le Maire, de diminuer les taux d’imposition les plus élevés, en commençant par l’impôt sur les sociétés.

L’exemple britannique a montré que les recettes de l’impôt sur les sociétés ont augmenté à mesure que les taux baissaient. Ainsi, en passant son taux d’IS de 28% à 19%, le Royaume-Uni a pourtant augmenté ses recettes de 55%.

Politique spatiale du Luxembourg – Ma question (vidéo 30s)

Le Luxembourg a fait de l’espace une priorité au même titre que la finance. En effet, le Grand-Duché est le premier pays européen à offrir un cadre juridique reconnaissant que les ressources spatiales peuvent être utilisées.

Revenu fin mai du Luxembourg (compte-rendu), j’ai eu le plaisir d’auditionner, avec ma commission des Affaires étrangères et de Défense, Jean-Yves Le Gall, président du Centre national d’études spatiales sur la politique des lanceurs spatiaux.

Je lui ai demandé ce que lui inspirait le tout récent accord de coopération spatiale entre les États-Unis et le Luxembourg.

Le président Le Gall m’a répondu en saluant la politique ambitieuse et visionnaire du Luxembourg, tout en rappelant les propres coopérations du Cnes avec la Nasa.
Sa réponse en vidéo LIEN.

Au cours de cette audition du 22 mai 2019 au Sénat, nous avons également eu le plaisir d’interroger André-Hubert Roussel, président exécutif d’ArianeGroup.

En circonscription au Grand-Duché de Luxembourg – Luxembourg (20-21 mai 2019)

Après une visite en décembre 2015 (compte-rendu), et à quelques jours de l’élection européenne, mon second déplacement au Luxembourg fut organisé de main de maitre par Bruno Théret, conseiller consulaire pour le Luxembourg.

Son engagement européen dépasse les querelles politiciennes. Sur place, son leadership et son sens de l’animation m’ont permis de multiplier les rencontres portant sur le futur de l’UE, les start-up, l’enseignement français et la communauté française.

Politique

Chambre des députés

En compagnie de Bruno Théret, j’ai été heureux d’échanger sur la politique européenne avec Fernand Etgen (DP),  président de la Chambre des députés,  Claude Wiseler ( CSV), vice-président et Marc Angel (LSAP), président de la commission des Affaires étrangères.

J’ai été très intéressé de recueillir leur perception au sujet de notre projet de loi destiné à créer un taxe sur les services numériques, en visant les GAFA. Mes interlocuteurs ont appuyé l’idée de taxer les majors de l’internet, mais ils considèrent que cette taxe devrait s’appliquer et être collectée à l’échelon européen. Il ne faut donc pas s’attendre à ce que le Luxembourg se précipite sur le même chemin que la France.

J’ai particulièrement apprécié leur approche consensuelle et positive vis-à-vis de chaque sujet relatif à l’Europe. + d’images

Hôtel de ville

Rencontre avec Isabelle Wiseler-Luma, Échevine de la ville du Luxembourg, présidente de la CCCI de la VDL, tête de liste CSV aux élections européennes.

Nous avons parlé de la capacité d’intégration de la ville qui compte plus de 70% d’étrangers, ce qui explique son dynamisme.

Nous avons également évoqué la présence de la communauté française qui est la plus nombreuse et représente un dixième des expatriés présents. + d’images

Maison de l’Europe

Inimaginable de passer au Luxembourg sans s’arrêter à la maison de l’Europe qui abrite la représentation de la délégation européenne, où Jean-Claude Junker, président de la Commission européenne, dispose d’un bureau.

Une jeune équipe renseigne les visiteurs sur les travaux de l’Union européenne et offre des documentations qui mettent en valeur les nombreuses avancées permises par l’UE.

Merci pour son accueil à Yuriko Backes, à la tête de cette Maison. + d’images

Regards croisés sur l’Europe

A six jours de l’élection européenne, j’ai animé une conférence avec Charles Goerens, ancien ministre et l’une des figures du parlement européen, puisqu’il y est élu depuis 1994. Tête de liste pour le DP (Parti démocratique), Charles Goerens a séduit l’auditoire par sa maitrise des dossiers. Le DP tout comme l’UDI sont membres de l’ALDE (Alliance des Libéraux et Démocrates Européens).

L’opportunité de partager ma vision sur les principaux défis qui attendent l’Europe et la nécessité impérieuse d’intégrer les états des Balkans occidentaux à l’UE au plus vite.

Maison natale de Robert Schuman

Accueilli à Clausen, un faubourg de la Ville de Luxembourg, par Jean-Marie Majérus, directeur du centre d’études et de recherche européennes Robert Schuman, j’ai visité la maison natale du père fondateur de l’Europe.

Ce site est devenu un lieu de mémoire de l’histoire de l’unification européenne.

Conférence « Refondation de l’Europe »

Bernard Moreau, président du club Luxembourg-Economie et Bruno Theret, VP fondateur du club, m’ont invité à intervenir sur le thème : « Refondation de l’Europe avec ou sans Brexit. Débat initié avec le concours du mouvement « Le Citoyen au centre » devant une assistance portée par l’idéal européen dans chacune de ses interventions.

Communauté française

Ambassade de France

A l’ambassade avec Bruno Perdu, ambassadeur de France au Luxembourg, Pascale Gay-Gressin, Première conseillère et Johan Godin, consul.

Dans un pays cofondateur de l’UE et voisin de la France, l’ambassade joue un rôle essentiel. L’importance de nos relations transfrontalières et de notre diplomatie économique justifie que l’on trouve les moyens de consolider notre présence diplomatique sur place.

53 000 Français résident dans le Grand Duché. Ils représentent 7,6 % de l’ensemble de la population luxembourgeoise après les Portugais (15,6 %).

L’effet de proximité avec la France laisse à penser à certains que l’on pourrait réduire la taille de ce poste diplomatique sans difficulté. Ainsi, le poste vient de subir la perte d’un agent, alors que les frontaliers français se rendent au consulat pour obtenir leur carte d’identité ou leur passeport, car le délai d’obtention est plus réduit au travers du MEAE que dans leur mairie.

Enseignement français

École et lycée français du Luxembourg

Visite du Lycée Vauban en compagnie de Bruno Théret, organisée par Evelyne Regniez, proviseur, Bruno Lorrain, directeur exécutif et Pierre Cochet, directeur de l’école primaire.

Depuis septembre 2018, l’école primaire et le lycée ont été rassemblés sur le même site dans un établissement flambant neuf aux infrastructures d’excellent niveau. Le budget de 140 M€ pour construire cet établissement a été financé à 80% par le Grand-Duché qui prend également en charge 40% des frais de scolarité des élèves.

275 personnels accueillent 2380 élèves qui viennent de multiples horizons puisque 39 nationalités y sont représentées. Avec 99,4% de réussite au baccalauréat pour la session 2018, dont 83% de mentions, le lycée frôle donc la perfection en matière de résultats.

Le lycée Vauban à l’image du Luxembourg est un lycée du réseau AEFE ouvert au monde.

L’importance de l’apprentissage des langues étrangères se manifeste dès la petite section de maternelle avec 2,5 heures d’allemand obligatoires. Puis, en grande section de maternelle et en primaire, les enfants suivent un enseignement obligatoire et hebdomadaire de 2 heures d’anglais et 3 heures d’allemand.

Répondant à l’attente des parents en matière d’internationalisation, les sections internationales allemandes et britanniques seront déployées dès le CM1 en septembre 2019. + d’images

Entrepreneuriat

House of Start-up

Fondée par la Chambre de commerce, la House of Start-up a été ouverte le 1er juin 2018. Lors de ma visite, j’ai rencontré plusieurs entrepreneurs formant un véritable communauté d’innovateurs à qui on a dédié une superficie de 6000 m2, répartis sur 5 étages.

J’ai longuement échangé Martin Guerin, CEO du Luxembourg City incubator. Le Luxembourg, « petit pays aux grandes idées », selon son ministre de l’Economie, s’imagine devenir une mégalopole technologique : la Grande région qui intègre les régions transfrontalières d’Allemagne, de Belgique et de l’est de la France compte déjà 1500 start-ups.

Paris va accueillir le prochain « Parliamentary Intelligence Security Forum » (vidéo 4m)

Avec Robert Pittenger, président du Forum

A l’initiative de Sonia Krimi, remarquable membre de la commission des Affaires étrangères à l’Assemblée nationale, les salons de l’Assemblée nationale accueilleront le 20 juin prochain la 14ème édition du « Parliamentary Intelligence Security Forum » (voir le programme).

Ce forum, internationalement réputé sur la sécurité et le renseignement, se déplace d’une capitale mondiale à l’autre pour réunir des parlementaires de tous pays, autour des meilleurs experts.

Grâce au travail patient et dévoué de Robert Pittenger, ancien parlementaire de Caroline de Nord, ce forum est devenu incontournable au fil des ans  pour les parlementaires qui suivent ces questions de sécurité internationale. 140 délégués représentant une quarantaine de nations sont déjà inscrits.

A Washington, le 06 déc. 2018

Cette édition parisienne sera plus particulièrement axée sur les aspects financiers de la lutte contre le terrorisme.

En première partie, un point sera fait sur l’évolution des menaces et sur notre processus d’amélioration continue dans la lutte contre le terrorisme. La deuxième partie sera consacrée à la stratégie internationale, notamment à travers le renforcement de nos cadres juridiques et l’identification des transactions financières anonymes.

Lors de la 12èmeédition à Washington, j’avais été invité à m’exprimer au sein du Congrès sur les risques liés aux investissements directs étrangers. (Lire mon discours du 06 déc. 2018 ou mon éditorial dans la HL113).

Robert Pittenger m’a demandé de siéger ensuite au Steering Committee en charge d’organiser ces forums parlementaires.

Lors de sa visite préparatoire à Paris, en mai dernier, Robert a souhaité réaliser une vidéo (ci-dessous) pour annoncer l’événement.

Dans cet enregistrement, nous parlons essentiellement de la Chine qui affiche publiquement son ambition de dominer le monde à l’horizon 2050. Le pays domine déjà sa population avec des moyens de plus en plus sophistiqués de contrôle social. Devons-nous laisser le champ libre à Huawai qui pourrait bien agir comme cheval de Troie au sein de nos démocraties ?

Vidéo (4m)

Réponse évasive du gouvernement sur le contrôle des investissements étrangers

Le décret dit « Montebourg » (2014), relatif aux investissements étrangers soumis à autorisation préalable, est-il mis en œuvre pour filtrer et repousser des investissements lorsque ceux-ci constituent un risque majeur pour notre souveraineté ?

C’est la question que j’ai soulevée lors des débats sur le projet de loi PACTE, en mars dernier, parce qu’à ma connaissance il n’existe aucun élément statistique prouvant que notre pays prend la peine de se défendre face à l’expansionnisme économique de certaines nations qui, elles, barricadent l’accès à leur marché et leur savoir-faire (lire : « Loi PACTE (6) – Applique-t-on le décret Montebourg face à certains investissements étrangers ? & vidéo 40s »).

Dans l’hémicycle, Agnès Pannier-Runacher, secrétaire d’État auprès du ministre de l’Économie et des Finances, m’a affirmé que « le dispositif Montebourg est régulièrement utilisé chaque année » sans fournir le moindre chiffre pour étayer sa réponse.

Dans le cadre d’une question écrite au gouvernement, j’ai donc souhaité obtenir un état statistique, depuis novembre 2014, du nombre de refus et d’autorisations (sans condition ou sous condition). Le cas échéant, je demandais quelques précisions : types de services et d’industries en jeu, origine des investisseurs…

L’objectif était d’avoir des données objectives pour évaluer la performance du dispositif Montebourg, d’autant qu’il a été renforcé par le décret n° 2018-1057 du 29 novembre 2018, qui étend la procédure de contrôle des investissements étrangers à certains secteurs technologiques (cybersécurité, l’intelligence artificielle, la robotique, la fabrication additive, semi-conducteurs…).

Le 30 mai dernier, le ministère de l’Économie et des Finances m’a répondu que le décret du 14 mai 2014, dit « Montebourg », avait été « pleinement été mis en œuvre par la direction générale du Trésor, placée sous l’autorité du ministre chargé de l’économie ».

Il ne l’assortit toujours d’aucun chiffre tout en promettant d’en communiquer dans le futur.

Il est bien difficile de contrôler l’action du gouvernement avec de telles réponses.

LIRE la question écrite (« État statistique de la mise en œuvre du décret relatif aux investissements étrangers en France ») et la réponse du ministère de l’Économie et des Finances du 30/05/2019.

HEBDOLETTRE n°121 – ÉDITO : Les massacrés de Tiananmen – VENEZUELA – Audition de Lorent Saleh – Débat sur le CANNABIS thérapeutique – Cybersécurité : parution de mon rapport « Cyberattaque contre ARIANE : une expérience qui doit nous servir » – Cybersécurité : « Les relais de l’ANSSI au Parlement » (Lettre A) – La Commission Défense du Sénat à Cherbourg : Remorqueur d’urgence & Programme BARRACUDA (SNA) – La Chambre de commerce franco-norvégienne fête ses 100 ANS ! – Océan indien : Rencontre régionale des CCEF à La Réunion (10-12 mai 2019) – Madagascar – La MODERNITÉ au pouvoir – En circonscription à MADAGASCAR : Antananarivo (8-9 mai 2019) / en Espagne : Séville (2-3 mai 2019) / au PORTUGAL : Région Algarve (1-2 mai 2019)

Lire : l’HEBDOLETTRE n°121 – 03 juin 2019Logo HebdoLettre bleu - Rond75

Edito de l’HebdoLettre n°121

Les massacrés de Tiananmen

Je remercie les agents du ministère de l’Europe et des Affaires étrangères pour l’organisation des élections européennes à l’étranger, les bénévoles qui ont offert leur dimanche pour faire vivre la démocratie représentative et les électeurs qui se sont déplacés pour voter.

Nous pouvons nous réjouir de la progression de la participation à ces élections. Elle passe de 11,04% en 2014 à 18,36% en 2019.

Les 40,4% d’Emmanuel Macron du 1er tour de la Présidentielle se retrouvent dans les 40,21% du cumul des listes Renaissance (36,84%) et Les Européens (3,37%). Désormais Europe Écologie pointe en seconde position avec plus de 20% (14,74% en 2014).

Alain Lamassoure, qui conduisait la liste UMP en 2014, a quitté Les Républicains. Il n’est pas le seul. La liste conduite par François-Xavier Bellamy, figure de la tendance droite ultra-conservatrice perd 2/3 des électeurs de 2014 (8,33%). Enfin, le RN (ex-FN) recule également à l’étranger (7,1% contre 8,94% en 2014), même si l’extrême droite est placée en tête par les électeurs de Thaïlande à Pattaya (48,88%) et Phuket (45,72%) ou encore au sud du Portugal dans l’Algarve (33,71%).

Après avoir tellement abimé l’image de la France à l’étranger, les gilets jaunes se sont évaporés dans les urnes. Ces soi-disant adeptes de la démocratie participative ne participent pas à la démocratie. Comprenne qui pourra.

Assesseur du bureau de vote à Ashford, dans le Kent, ce dimanche d’élection m’a offert l’opportunité de voir la démocratie à l’œuvre, 15 heures durant, comme un grand cérémonial citoyen.

Pour combien de temps encore, allons-nous pouvoir poursuivre son exercice ? En effet, la Chine qui affirme vouloir dominer le monde d’ici à 2050, ne reconnait pas la démocratie et les droits de l’Homme comme valeurs universelles.

Dans la nuit du 3 au 4 juin 1989, il y a trente ans exactement, le pouvoir chinois massacrait ses étudiants sur la place Tiananmen parce qu’ils réclamaient l’instauration de la démocratie.
Visuel HL120

C’est pour le même motif que Liu Xiabo, leader modéré de Tiananmen, faisait signer la « charte 08 » par 303 intellectuels en 2008. prix Nobel de la Paix 2010, il est mort en détention il y a moins de deux ans.

Définie par sa constitution comme un « État socialiste de dictature démocratique populaire », la Chine compte plusieurs dizaines de milliers de prisonniers politiques et un million de musulmans détenu dans des camps au Xinjiang.

Sa maîtrise de la technologie lui a permis de créer un cyber-mur pour imposer un contrôle social de sa population en combinant réseaux sociaux, caméras à reconnaissance faciale et intelligence artificielle.

Cette dictature 2.0 utilise ses Routes de la soie pour tenter de prendre subrepticement le contrôle de pays en liant son aide à la signature de contrats d’équipements technologiques.

Après Djibouti, la Chine aura installé 10.000 caméras à Maurice, d’ici fin juin…

La révolte des diplômés chinois de la tech, qui protestent contre la norme 996, autrement dit, une journée de travail allant de 9 heures du matin à 9 heures du soir, 6 jours par semaine, ne devrait donc pas aller très loin. Ali Baba et Huaweï, tenants du « 996 », ont l’intention de prendre définitivement l’ascendant sur Amazon, Google et Microsoft, praticiens du « 955 » (9 heures à 17 heures, 5 jours par semaine).

A Singapour, lors de la conférence internationale sur la sécurité indopacifique, Florence Parly a rappelé avec raison que la France voulait « promouvoir le multilatéralisme, la démocratie et le respect du droit ».

La Chine pratique très exactement l’inverse. Le souvenir des massacrés de Tiananmen nous le rappelle. Découvrir l’HebdoLettre n°121

Venezuela – Audition de Lorent Saleh – Mon intervention (vidéo 3m)

Le président de notre commission des Affaires étrangères, Christian Cambon, a invité Lorent Saleh, co-récipidaire du prix Sakharof 2017 pour la liberté de l’esprit, à s’exprimer sur la situation au Venezuela.

Arrêté de façon arbitraire en 2014, Lorent a passé quatre ans dans un lieu souterrain et glacial de Caracas, surnommé la tombe. Torturé par les services de renseignements, il a survécu à des conditions effroyables.

« J’attends toujours mon procès… », a-t-il commencé, se présentant comme un simple « défenseur des droits humains », sans aucune affiliation politique.

Lorent Saleh a témoigné de « l’état permanent de terreur » instauré par le régime de Maduro. Personne ne sait combien il y a de prisonniers politiques, ni combien ont été assassinés. Pourtant, « si les gens sont dans la rue, ce n’est pas par idéologie, mais parce qu’ils n’ont pas d’eau et rien à manger », souligne-t-il.

J’ai salué son courage et sa dignité, en l’assurant de notre plein soutien. Le régime vénézuélien est une véritable organisation criminelle. A ce titre, j’ai proposé que le Sénat adopte une résolution pour demander le gel des avoirs des personnes qui bénéficient de ce réseau criminel d’état alimenté par le narcotrafic et la contrebande. + d’images

« La France continuera à œuvrer, notamment au sein du groupe de contact international, pour l’ouverture de couloirs humanitaires, pour la médiation en vue d’une solution politique, et pour que la Cour Pénale Internationale puisse œuvrer pour que les crimes commis au Venezuela ne restent pas impunis », a déclaré Christian Cambon.

Après son témoignage poignant j’ai eu le plaisir de faire visiter le Sénat, puis déjeuner avec Lorent Saleh et quelques personnes qui l’accompagnaient, dont Isadora Zubillaga, représentante officielle de Juan Guaidó, président par intérim du Venezuela et reconnu comme tel par une part importante de la communauté internationale, dont la France.

M. Guaidó incarne l’espérance face à la crise politique, économique, sociale sans précédent qui s’est abattue le pays.

La liberté trouve toujours son chemin, n’en doutons pas.

Je salue la dignité et le courage admirable de Lorent Saleh, défenseur des droits humains. Voir son audition en vidéo : LIEN

Vidéo 3m

Océan Indien – Rencontre régionale des CCEF à La Réunion (10-12 mai 2019)

Durant trois jours, j’ai participé à la réunion régionale réunissant les CCEF de la Réunion, Mayotte, Madagascar, Maurice et Kenya.

Sur le chemin de Madagascar, le 8 mai, j’ai fait une étape pour un déjeuner avec Bruno Millot, président de la section locale des CCEF (conseillers du commerce extérieur de la France) et président de Stor data center, ainsi que Véronique Lagrèze, vice-présidente des CCEF et présidente de Avéliance conseil.

Ces deux chefs d’entreprise sont à l’origine de ma venue. Ils m’ont dressé un panorama des forces et faiblesses de l’île: « La Réunion, c’est l’Europe au cœur de l’Océan indien », résument-ils.

Nous avons préparé mes interventions programmées à l’occasion de la Réunion régionale des CCEF de l’Océan indien (10-11 mai).

Entrepreneuriat

Réunion régionale des CCEF de l’Océan indien

Journée 1

Lors de la première journée, je suis intervenu à trois reprises.

Ma première intervention (15m) avait pour objet « L’intelligence économique : quels enjeux pour la zone Océan Indien et pour les entreprises. »

Bruno Millot, président des CCEF de la Réunion, m’a demandé de faire une synthèse de la matinée des travaux. Résumer en 10 minutes, 12 interventions passionnantes et 2 tables rondes, sur les thèmes « développons nos réseaux d’influence » et « focus sur les nouvelles technologies et la cybersécurité », ne fût pas l’exercice le plus facile. D’autant que les experts se sont toujours montrés pertinents dans leurs analyses respectives.

J’ai été heureux de retrouver Emmanuel Cohet, ambassadeur de France à Maurice, venu rappeler les synergies à exploiter entre la Réunion et Maurice pour rayonner dans l’Océan indien et sur le continent africain.

J’ai rappelé mon soutien à cette démarche visant à rapprocher économiquement les deux îles voisines qui constitue ma priorité d’action pour Maurice.

Enfin, le soir, j’ai animé une conférence-débat d’une heure intitulée : « Comment développer son entreprise à l’international : quelle stratégie privilégier pour une meilleure efficacité économique ? Les nouveaux concepts et modèles économiques en fonction de sa zone géographique et de son environnement. Focus : le développement des hubs régionaux. »

L’échange avec les CCEF s’est révélé passionnant.

Journée 2

Cet échange s’est poursuivi le lendemain matin lors d’une réunion de 2 heures.

J’ai prévu plusieurs actions à suivre pour tirer parti de leurs réflexions.

L’insuffisance du réseau de liaisons aériennes dans la zone constitue le principal frein aux échanges, mais il est loin d’être le seul : complexité d’obtention des visas pour venir à la Réunion, lenteur des transferts financiers, lourdeurs administratives et fiscalité confiscatoire à La Réunion constituent les principaux handicaps pour développement international de l’ile.

Dommage, car La Réunion dispose d’atouts incontestables : un tissu de start-up plein de promesses, une riche offre « santé », une sécurité des biens et des personnes qui permet de travailler dans la sérénité.

J’ai remis la médaille du Sénat à Véronique Perdigon, présidente des CCEF Madagascar, en hommage à son action en faveur de la sécurité des entrepreneurs français de Madagascar. Je lui suis reconnaissant de m’avoir permis depuis plus de deux ans de travailler efficacement sur ce thème de la sécurité qui constitue ma priorité pour Madagascar. + d’images

Nouvelle route du littoral

Organisée par les CCEF de La Réunion, visite passionnante du plus grand viaduc actuellement en chantier en France.

La nouvelle route est éloignée de la falaise et se trouve donc hors d’atteinte des houles cycloniques exceptionnelles.

Ce chantier a été lancé en 2013 et devrait s’achever en 2023. Au total 19 marchés ont été attribués pour un montant de 1,66 milliards d’euros.

Les entreprises concernées aménagent une route en mer, longue de 12,5 kms portée, d’une part, sur un ensemble de digues de 7kms et, d’autre part, un gigantesque viaduc de 5,5kms soutenu par 48 piles, avec voies de circulation surplombant la mer de 20 à 30 mètres de haut, une voie dédiée aux transports en commun et une piste cyclable. + d’images

Débat sur le cannabis thérapeutique – Mon intervention (vidéo 4m)

Je suis intervenu au nom du groupe UC dans le débat intitulé « Le cannabis, un enjeu majeur de santé publique » pour donner mon regard d’élu des Français de l’étranger, soit un regard extérieur.

Il y a quelques jours, j’étais au Luxembourg qui va devenir le premier pays européen à légaliser la culture, le commerce et la consommation du cannabis. Le Luxembourg emboite ainsi le pas au Canada ou encore à la moitié des états américains.

Plusieurs pays ont compris que poursuivre une politique de répression, c’était courir après une chimère. Couteuse et inutile comme chez nous : la consommation de cannabis en France est au plus haut niveau depuis 25 ans.

Tant que le cannabis sera interdit, il fera la fortune des narcotrafiquants qui s’incarnent parfois jusque dans des états, à l’image de ce qu’on observe au Venezuela.

Vidéo 4m

La Chambre de commerce franco-norvégienne fête ses 100 ans !

La célébration du centenaire de la Chambre de commerce franco-norvégienne (CCFN) s’est déroulée en deux temps, d’abord à la Résidence de Norvège, puis au Sénat.

Le 23 mai, Oda Helen Sletnes, ambassadrice de Norvège avait organisé une réception en sa Résidence à Paris, en présence de Rikard Gaarder Knutsen, secrétaire d’État au ministère norvégien du Pétrole et de l’Énergie.

J’ai assisté à l’événement en compagnie de mon collègue André Gattolin, président du groupe d’amitié France-Europe du Nord. + d’images

Le lendemain s’est déroulé un colloque au Sénat toujours dans le contexte du centenaire de la Chambre d’Oslo. La proposition du lieu, m’avait été faite par Gérard Pignatel, président de cette chambre franco-norvégienne.

Afin de faciliter la démarche de Gérard, également conseiller consulaire en Norvège, je m’étais fixé comme objectif prioritaire pour ce pays de soutenir l’action de la CCFN. Aussi, je remercie mon collègue André Gattolin d’avoir bien voulu accueillir la CCFN dans le cadre d’un colloque dédié à la « croissance bleue durable ».

Fin connaisseur des pays de la zone et des enjeux auxquels ils sont confrontés, André Gattolin a ouvert le colloque, aux côtés de Rikard Gaarder Knutsen, Secrétaire d’État au ministère du Pétrole et de l’Énergie norvégien, de Sindre Walderhaug, président de la CCFN, et Frédéric Moncany de Saint-Aignan, président du Cluster maritime français.

Les participants ont échangé sur les technologies existantes et les innovations en préparation afin de rendre les océans plus propres. Il fut aussi question du financement de la croissance bleue durable et plus globalement de nos énergies du futur.

Une table ronde a été consacrée à la coopération franco-norvégienne en matière de stockage des émissions industrielles de CO2, via des solutions maritimes dans la ligne de l’Accord de Paris.

Ce colloque enrichissant s’est achevé sur une « pitch battle » durant laquelle 6 start-ups innovantes, françaises et norvégiennes, ont challengé leurs projets nécessitant des levées des fonds. On ne peut que louer l’esprit d’entreprise et l’audace de ces jeunes pousses.

La signature d’accords bilatéraux de coopération et la dégustation de produits de la mer norvégiens, préparés par le chef Alan Geaam, ont constitué le merveilleux épilogue de cet événement résolument tourné vers l’avenir. + d’images

Mes chaleureuses félicitations aux organisateurs.

Madagascar – La modernité au pouvoir

En marge de la visite officielle en France de Andry Rajoelina, président de la République de Madagascar, j’ai eu l’honneur d’accueillir au Sénat, Naina Andriantsitohaina, son ministre des Affaires étrangères, en compagnie de Véronique Vouland-Aneini, ambassadeur de France à Madagascar.

J’ai eu le privilège de faire découvrir le palais du Luxembourg au ministre-entrepreneur Andriantsitohaina et de prolonger l’entretien par un dîner en présence de notre ambassadeur.

Cette rencontre m’a permis d’exprimer au ministre toute ma reconnaissance au nom de la communauté française de Madagascar pour l’action exemplaire du gouvernement malgache en matière de sécurité, depuis ma rencontre avec Christian Ntsay, Premier ministre en novembre dernier à Antananarivo (compte-rendu).

L’élection de Andry Rajoelina à la présidence de la République de Madagascar a été suivie d’une action déterminée et efficace pour mettre hors d’état de nuire des organisations criminelles qui agissaient dans le pays.

Lors de mon 3ème passage à Antananarivo le mois dernier, j’ai pu constater que les enlèvements de nos compatriotes avaient cessé.

La modernité du président Andry Rajoelina apporte un souffle nouveau pour son pays.

En usant des techniques de management participatif pour animer l’action du gouvernement, le président Rajoelina a imposé un système de prise de décision qui se construit dans la transparence.

Je souhaite que les bailleurs de fonds internationaux prennent en compte les besoins immenses de Madagascar et qu’ils fassent confiance au nouveau président en soutenant ses projets de développement.

Il faut l’accompagner en lui donnant les moyens nécessaires afin qu’il puisse répondre sans délai à l’attente du peuple malgache.

En circonscription à Madagascar – Antananarivo (8-9 mai 2019)

Retour à Madagascar pour mon 3ème déplacement à Antananarivo.

A chacun de ces déplacements, j’ai eu l’opportunité d’apprécier le sens de la diplomatie de notre ambassadeur, Véronique Vouland-Aneini, pour renforcer les liens qui unissent nos deux pays. Arrivée en poste à Madagascar dans un contexte de tension diplomatique, celle-ci quittera Tananarive cet été, laissant notre relation bilatérale au beau fixe.

En novembre dernier, durant l’entre deux tours de l’élection présidentielle locale, alors que chacun de ses gestes ou prises de parole étaient scrutés pour déceler une marque de soutien de la France à l’un des candidats, Véronique Vouland-Aneini a adopté sans fléchir une neutralité respectueuse de la démocratie malgache.

J’ai aussi pu observer la justesse de ses analyses politiques a posteriori.

Je lui suis sincèrement reconnaissant pour son action au service de notre pays, ainsi que pour m’avoir permis d’accomplir mon mandat dans des conditions idéales à Madagascar.

Communauté française

Sécurité : réunion CFOIM

La sécurité de nos compatriotes installés à Madagascar constitue la priorité d’action pour ce pays depuis janvier 2017, date de mon premier voyage sur l’ile (compte-rendu).

J’étais revenu en novembre 2018, alors que nous déplorions 4 assassinats et 8 enlèvements de compatriotes depuis le début de l’année 2018 (compte-rendu).

Le Premier ministre, Christian Ntsay, m’avait reçu à la Primature en compagnie de notre ambassadeur Véronique Vouland-Aneini. Je lui avais confié que notre communauté réclamait des mesures fortes pour mettre rapidement un terme aux pratiques quasi-industrielles d’extorsion de fonds affectant nos compatriotes.

Six mois plus tard, nous pouvons constater que les efforts entrepris par le nouveau gouvernement, suite à l’élection de André Rajoelina à la présidence de la République, au mois de janvier dernier, ont stoppé net cette spirale infernale.

Ce déplacement avait donc pour premier objectif de remercier les autorités malgaches pour ces premiers résultats encourageants et de saluer la clairvoyance de notre ambassadeur qui avait su garder la tête froide au plus fort de la crise.

Lors de la réunion auprès du CFOIM (Collectif français d’origine indienne de Madagascar), j’ai apprécié la pertinence de l’action concertée de ses membres et de nos attachés de sécurité pour appuyer l’enquête des policiers et gendarmes malgaches.

Bien sûr, comme l’ont souligné les participants, rien n’est définitivement acquis.

La cinquantaine d’arrestations enregistrée ne concerne que des opérationnels de l’enlèvement, dont quelques policiers et gendarmes… Pour que la sérénité revienne définitivement, il faut un plan d’action qui cible les commanditaires de ces enlèvements pour les mette hors d’état de nuire.

Je remercie Véronique Perdigon, présidente de la section CCEF Madagascar, d’avoir été une nouvelle fois à l’origine de cette réunion en présence de Véronique Vouland-Aneini, ambassadeur ; Alain Fortin, consul général ; Jean-Hervé Fraslin, conseiller consulaire ; Hassanein Hiridjee, Riaz Hassim et d’autres membres du CFOIM. + d’images

Sécurité : conseil consulaire

J’avais souhaité, une nouvelle fois, rencontrer publiquement les Français de Madagascar pour rendre compte des progrès observés en matière de sécurité depuis mon passage en novembre dernier, alors que les menaces étaient à leur paroxysme.

À quelques jours de l’élection européenne, la période de réserve observée par l’administration a rendu impossible cette réunion publique.

Toutefois, Véronique Vouland-Aneini, ambassadeur, a organisé un déjeuner de travail pour faire un point sécurité en présence d’Alain Fortin, consul général et Jean-Yves Le Clech, commandant de police, avec les conseiller consulaires, représentants élus de notre communauté : Rachelle Rasamoely Ducaux ; Jean-Daniel Chaoui et Jean-Hervé Fraslin.

J’ai remercié notre ambassadeur pour la démarche qu’elle avait adoptée lors de la crise sécuritaire subie en 2018. Avec beaucoup d’abnégation, sans jamais céder aux sirènes l’invitant à prendre des positions martiales qui auraient pu se retourner contre la France, l’histoire a démontré qu’elle avait eu raison de faire confiance aux autorités malgaches.

Sa stratégie s’est révélée payante. Tout le monde a reconnu que l’élection du nouveau Président de la République a été déterminante.

S’il reste du chemin à accomplir pour atteindre une situation sécuritaire satisfaisante, chacun a convenu que nous étions désormais sur la bonne voie.

Je souhaite exprimer ma gratitude envers les conseillers consulaires, et spécialement à ceux qui sont venus de loin pour cette réunion, à l’image de Rachelle (12 heures de route depuis Majjunga !) ou Jean-Hervé (en avion depuis Fort-Dauphin). Ils font preuve d’un engagement total au service de nos compatriotes. J’admire leur dévouement. + d’images

Consulat

Réunion de travail à la résidence du consul général, avec Alain Fortin, consul général et les chefs de service du consulat.

Six mois après mon précédent passage, nous avons fait un tour d’horizon complet sur l’actualité concernant les Français de Madagascar.

Parmi les 16.695 Français inscrits au 1/1/19 sur le registre des Français établis à Madagascar, 54% sont domiciliés dans la capitale.

Excellente initiative du consul général en faveur des 46% établis en province : il cherche à obtenir du gouvernement malgache la possibilité de faire renouveler leur carte de résident et leur visa sans avoir à venir sur la capitale Antananarivo, ce qui représenterait une économie substantielle pour eux. Beaucoup de Français de Madagascar se trouvent dans une situation modeste voire précaire.

Avec près de 5000 consultations par an, le centre médico-social de Tananarive est un partenaire essentiel du service social.

Le montant des bourses scolaires (2017/2018) était de 5.419.079€ et concernait 2028 boursiers.

Nous avons évoqué le comportement inacceptable de Français qui font des enfants à des jeunes femmes malgaches et les abandonnent ensuite pour rentrer seul en France. Ils refusent de prendre leur part financière à l’éducation de leur(s) enfant(s), laissant cette charge en partie à la collectivité. Ce n’est pas le seul pays où j’observe ce phénomène. Nous devons créer les outils législatifs afin que ces retours en France ne leur permettent pas de s’exonérer de leurs responsabilités. + d’images

En circonscription en Espagne – Séville (2-3 mai 2019)

Ce 13ème déplacement en Espagne et 4ème en Andalousie depuis le début de mon mandat m’a permis de découvrir Séville.

Une page se tourne : lorsqu’il quittera son poste cet été, Didier Maze, aura été l’ultime consul général à Séville et le bâtiment du consulat sera cédé.

Je le remercie sincèrement de m’avoir permis d’accomplir ma mission dans les meilleures conditions.

Je suis aussi reconnaissant à tous participants pour leurs nombreux éclairages et pour m’avoir transmis leur passion pour cette région.

Communauté française

l’adieu au consulat

La restructuration du réseau consulaire a conduit l’Administration des Français de l’étranger à réorienter l’activité consulaire de Séville vers Madrid.

Situé au cœur de la vieille ville, le bâtiment sera mis en vente par la France.

J’ai visité le consulat et rencontré les agents en compagnie de Didier Maze, consul général à Séville et de Cédric Prieto, consul général à Madrid.

Réunion communauté française

Un petit-déjeuner, organisé par notre consul général, auprès des représentants de notre communauté m’a permis d’appréhender les attentes des Français établis en Andalousie.

10.000 Français sont inscrits au registre consulaire en Andalousie, mais on estime leur présence à près de 40.000. Il y a 85.000 inscrits au total en Espagne, mais on sait que 10 à 12 millions de touristes français y passent chaque année.

Le soleil, la culture, la sécurité et une excellente offre sanitaire sont les ingrédients justifiant l’attrait de la région pour nos retraités.

Leur présence a pour conséquence de faire croître les prix de l’immobilier qui atteignent 5000€/m2 dans le centre de Séville.

Je remercie les participants à la réunion Communauté française : Cédric Prieto, consul général de France à Madrid ; Monique Guyard, pdte de l’Association des Français de Séville et de la Société française de Bienfaisance de Séville ; Isabelle Steiner de l’Association des Français de Séville – représentante Hispalica Propiedades ; Julia Rozet de Sevilla a la Carta (tourisme) ; Marie-Josée Cassignard, ép. Desruelle de l’Association des Français de Séville ; Yves de Boujadoux, musicien ; Olivier Rust, directeur de ventes et marketing Hôtel Alphonse XIII. + d’images

Francophonie

Dans le prolongement de cette visite, j’ai eu un entretien avec Marie-Christine Rivière, attachée culturelle et de coopération et directrice déléguée de l’Institut français et Julie Quesnel, attachée de coopération linguistique.

L’attachement à la langue française est solide dans cette région, la seule en Espagne à respecter les recommandations de l’UE en faveur de l’enseignement de 2 langues étrangères au primaire. Le français est la seconde langue vivante enseignée après l’anglais.

A noter que 20 ans après avoir lancé des classes bilingues, l’Andalousie en compte 1200, dont seulement 60 classes bilingues espagnol/français. Cela devrait nous interroger.

Ajoutons que l’Institut français de Séville a fermé ses portes, il y a 11 ans.

Marie-Christine estime que le vide de projet se comble de nostalgie et que nous devrions avoir un discours clair sur nos intentions futures, expliquer nos priorités et définir nos moyens.

Je partage cette approche qui appelle une vision tournée vers l’avenir, plutôt que de s’enfermer dans un discours grandiloquent sur la francophonie chargé de songes creux. + d’images

Entrepreneuriat

Réunion économique

Dès mon arrivée, en provenance de Faro, Didier Maze, consul général à Séville, m’a organisé un dîner économique avec des représentants d’entreprises.

L’Andalousie est frappée par un chômage endémique : 22,5% contre 14,5% en moyenne en Espagne. Pire, le taux s’élève à 45% pour les jeunes en Andalousie.

25% des salariés sont dans l’administration et 50% des entreprises ne comptent qu’un seul salarié…

C’est dans cette région que Renault a implanté sa plus grande usine de boîtes de vitesse automobile. Elle en produit 1,1 millions par an.

Je remercie les participants à la réunion économique : Christophe Sougey (délégué chambre de commerce franco-espagnole – société Arevalo) ; Carlos Ginel (société Targo Bank – Crédit Mutuel) ; Thierry Jean (ancien délégué du commerce extérieur – société Primorfruits) ; Thierry Corot (pdt Cercle Eiffel – ex-cadre société Iturri) ; Martine Cam, directrice hôtel Palacio de Villapanes. + d’images

Parc scientifique et technologique

La légende raconte que c’est sur l’île de la Cartuja que Christophe Colomb a préparé son voyage vers… les Indes.

Rencontre avec Luis Perez Diaz, directeur Innovation et Projets de la Cartuja (Parc scientifique et technologique de Séville) en compagnie de Didier Maza, consul général de Séville.

Les infrastructures de l’Exposition universelle de 1992 ont été utilisées pour contribuer à la modernisation de l’Andalousie.

Le parc technologique occupe désormais toute l’île de la Cartuja. Il accueille 459 structures et ses 17.389 employés génèrent 2,2 milliards d’euros de chiffre d’affaires par an. Pas mal, quand on pense que l’investissement du gouvernement espagnol ne s’est élevé qu’à 900 millions d’euros en 1990.

30% des infrastructures sont réservées aux universités pour créer l’éco-système favorable à l’innovation. Premier servi, le parc s’est fixé pour objectif zéro émission carbone d’ici à 5 ans, avec 100% d’énergie renouvelable (solaire). Cela représente un investissement de 100 M€. + d’images

Orange

Voici une success-story qui donne des couleurs françaises à l’Espagne.

Visite de la société Orange et rencontre avec Hector Cansino, directeur territorial et responsable des clients VIP.

Au 5ème étage de la tour Sevilla, premier gratte-ciel de Séville situé sur l’île de la Cartuja, Orange a établi une structure pour être au plus proche de ses clients basés en Andalousie. Ici, 70% du personnel a fait le choix du télétravail le vendredi.

A son arrivée en Espagne, Orange occupait la 3ème position derrière Telefonica et Vodafone. En 2017, notre opérateur est passée devant les Allemands et cherche désormais à consolider sa deuxième place derrière le leader national. Orange lancera des services financiers au 1er trimestre 2020. + d’images

PME & Tourisme

Les Français sont la première clientèle touristique de Séville.

Juste avant de repartir pour Paris, mon emploi du temps ne m’aura laissé que deux heures pour découvrir la ville. Cela m’aura suffi pour comprendre pourquoi des millions de touristes français se pressent à Séville, chaque année.

Les tours opérateurs rivalisent d’offres pour faire découvrir la capitale de l’Andalousie, où est enterré Christophe Colomb.

Parmi les professionnels du tourisme, j’ai rencontré Julie Rosset, représentante de « Séville à la carte », une société qui offre des circuits culturels personnalisés.

Si vous souhaitez, par exemple, connaître les anecdotes qui émaillent la venue à Séville de Joseph Bonaparte, propulsé roi d’Espagne par son frère l’Empereur Napoléon, la société permet de découvrir Séville de manière originale.

Les représentants des Français de Séville m’ont recommandé cette entreprise qui travaille avec les scolaires. www.sevillealacarte.com  + d’images

Enseignement

Lycée français international (MLF)

Bravo à toute l’équipe qui anime le lycée français parce qu’elle a su l’imposer dans le paysage éducatif local et réussi à dégager des ressources pour voir plus grand.

Visite du lycée français de Séville, membre du réseau de la Mission laïque française (MLF) en présence de Joseph Hadjadj, proviseur, Didier Maze, consul général de Séville, Marie-Christine Rivière, conseillère culturelle, et Julie Quesnel, attachée de coopération linguistique.

Le lycée français a 10 ans. Initialement ouvert comme école d’entreprise pour accompagner l’installation d’Airbus, l’école s’est progressivement ouverte aux enfants espagnols de Séville, qui la composent désormais aux 2/3.

L’école accueille 230 élèves et en prévoit déjà 260 pour la rentrée de septembre.

Un déménagement est devenu impératif pour permettre à l’école de grandir. La décision est prise de construire un établissement sur un nouveau site.

Pour obtenir le soutien des autorités locales afin de trouver le site idéal susceptible d’accueillir le nouveau lycée, il est nécessaire de montrer que l’état français soutient cette démarche.

Dans une ville qui compte un établissement allemand de 1000 élèves, la vision d’un lycée français qui aurait uniquement 500 élèves pour objectif de capacité serait susceptible de donner l’impression de manquer d’ambition.

L’idée serait d’avoir la possibilité d’ouvrir en parallèle un auditorium et des locaux pour faciliter la présence d’une antenne de la chambre de commerce et du service culturel. Faire du futur lieu, une sorte de maison de France.

La France doit non seulement soutenir ce projet de développement mais également l’étoffer et présenter une vision ambitieuse pour récompenser les parents qui choisissent le système français pour leurs enfants. + d’images

En circonscription au Portugal – Région Algarve (1-2 mai 2019)

Merci à Véronique Cartoux pour m’avoir organisé 24 heures en Algarve à la rencontre de nos compatriotes.

Son sens de l’organisation et de l’animation ont fait merveille.

Toujours de bonne humeur, elle cherche avant tout à se rendre utile pour faciliter la vie des Français de l’étranger…. et elle y réussit remarquablement.

Communauté française

Réunion à Vilamoura

Véronique Cartoux a initié une rencontre auprès d’une cinquantaine de mes compatriotes qui ont fait le choix de s’installer en Algarve. Ils sont très majoritairement retraités.

La conversation a essentiellement porté sur les tracasseries administratives de tous ordres qui entravent, de fait, la mobilité des citoyens au sein de l’Union européenne. + d’images

UFE Algarve

Présidée par Patrick Mangin, la section UFE Algarve réunit 1300 membres, ce qui en fait la plus importante section de l’UFE (Union des Français de l’Étranger) !

Les activités sont multiples et variées.

Après avoir réussi un très bel événement en obtenant que l’Hermione fasse escale en Algarve, l’UFE Algarve se lance un nouveau défi : organiser un festival du théâtre français.

Lors du déjeuner organisé avec le bureau de l’association, Alain Guille, en charge de la communication pour l’UFE Algarve m’a présenté leur plan qui est de faire jouer 4 pièces sur 2 ans et 2 villes. Les représentations se feront à Faro et Portimao. Lancement prévu le 22 juin 2019 avec «La Fayette Ballet», un formidable hommage à un personnage désireux plus que tout du bien-être des hommes, des droits de l’Homme et de la liberté en toutes terres.

Félicitations à Patrick Mangin et à toute l’équipe pour la réussite de cette section de l’UFE qui fédère avec succès les Français de l’Algarve.

Entrepreneuriat

Paris Si (Quarteira)

Alicia a conseillé pendant dix-huit ans le fonds d’investissement Blackstone jusqu’au jour où elle s’est décidée à investir pour son propre compte. Avec son compagnon Marius, ils ont décidé de construire un laboratoire de 600 mètres carrés à Vilamoura pour faire des produits de boulangerie et de pâtisserie française.

En complément, ils ont jeté leur dévolu sur une boutique en bord de mer à Quarteira, où les touristes et les habitants des environs peuvent goûter à ce qui se fait de mieux en matière de pâtisserie, viennoiseries et boulangerie française. Je le confirme après avoir goûté une brioche exceptionnelle.

Alicia m’a confié que pour offrir des produits de qualité qui correspondent à nos traditions, elle avait été contrainte de faire traduire les directives européennes qui concernaient ses procédés de fabrication et de faire de la pédagogie auprès des autorités locales.

Un autre point mérite la vigilance des investisseurs c’est le coût élevé de l’électricité au Portugal.

Pour leur boulangerie, le besoin en électricité relève du niveau industriel dans l’Algarve. Tous mes vœux de réussite à Alicia et Marius. + d’images

Diplomatico (Quarteira)

Margot sillonnait l’Australie avec Gauthier, son compagnon, lorsqu’elle a appris que son père souhaitait s’établir dans l’Algarve pour y lancer un restaurant.

Philippe a attendu leur retour et leur choix s’est porté sur une jolie hacienda pour ouvrir le restaurant Diplomatico, un 3 avril 2017.

Depuis plus de deux ans, Gauthier y prépare une cuisine « French touch ».

Une belle manière de se faire une place au soleil en faisant rayonner l’art culinaire français.

Enseignement français

Alliance française (Faro)

Visite de l’Alliance Française d’Algarve, installée à Faro en compagnie de Véronique Cartoux. Le remarquable tableau qui orne l’entrée de l’Alliance a été réalisé par la sœur de Simone de Beauvoir.

Accueillis par Antonio Bernardes, président, et Aurélie Quintanilha Martins, directrice, j’ai découvert une AF qui vendait davantage de cours de portugais que de cours de français, ce qui la distingue des neuf autres AF du Portugal ! Phénomène qui s’explique par l’importante communauté française de retraités installée localement qui commande des cours d’initiation au portugais, par module de 40 heures.

Équipée d’une médiathèque réunissant plus de 1000 livres, DVD et CD pour ses élèves et ses membres, l’AF Algarve organise tout au long de l’année différentes activités culturelles : film français du mois, fête du cinéma français, fête de la musique, concerts…. + d’images

La Commission Défense à Cherbourg (2/2) : Programme Barracuda

Suite de notre déplacement à Cherbourg par la visite du chantier Barracuda, programme du sous-marin nucléaire d’attaque (SNA) de nouvelle génération type Suffren.

Après une présentation de l’organisation du programme, des nouvelles capacités opérationnelles des SNA Barracuda et de l’avancement de leur réalisation, nous avons visité le chantier d’assemblage et d’intégration des sous-marins.

Très impressionnant également, la découverte des activités de formage et de soudage des coques.

La description de la construction modulaire permet de comprendre le génie industriel déployé pour concrétiser ce programme indispensable à notre force de dissuasion.

La livraison du Suffren, 1er sous-marin, est attendue pour 2020.

Le 6ème sous-marin du programme a été commandé cette année pour une livraison prévue en 2029.

Ces bâtiments embarqueront des équipages de 63 personnes.

Ils sont prévus pour une durée de déploiement de 40 ans. + d’images