Elections consulaires : Lettre de candidature

Madame, Monsieur, chères et chers compatriotes de la circonscription de Londres,

Le 25 mai prochain, vous serez appelés à élire 9 conseillers consulaires. Ils succèderont à vos 6 conseillers à l’AFE.

Soutenu par l’UDI et l’UMP, les deux partis de la droite et du centre représentés au Parlement mais aussi par l’UFE, association apolitique reconnue d’utilité publique, je conduirai la liste intitulée : « L’union des Français du Royaume-Uni, rassemblement de la droite et du centre ».

Depuis 2006, j’accomplis mon mandat sans esprit partisan, vous rendant compte chaque jour des avancées obtenues sur mon blog, tout en cherchant à apporter une réponse individualisée à vos sollicitations.

La création d’un plan Ecole était l’engagement phare de ma profession de foi en 2006 ! Il a été conduit selon des techniques de management participatif mobilisant toutes les parties prenantes de la communauté scolaire vers un succès sans précédent : création du CFBL, second collège à Londres, création de l’EIFA et bientôt d’un troisième collège et d’un second lycée à Wembley. Par ailleurs, le plan Ecole a permis l’ouverture de plusieurs dizaines de petites écoles FLAM aux quatre coins du Royaume-Uni désormais coordonnées par une Fédération gérée par les parents d’élèves.

Plusieurs défis se posent à nous dans le domaine de l’enseignement, dans celui des services consulaires ou pour vous protéger en matière de fiscalité.

Notre liste est constituée par des personnes dévouées qui ont fait leurs preuves au service de nos compatriotes au Royaume-Uni. Forts de notre expérience, nous vous proposerons dans les prochains jours un projet innovant d’action locale au service de tous.

Notre ambition est de faire de la circonscription de Londres un exemple d’amélioration du service public pour les Français vivant hors de France.

Les conseillers consulaires que vous élirez le 25 mai 2014 seront les grands électeurs des sénateurs des Français de l’étranger.

En apportant un soutien massif à notre liste, vous contribuerez à changer la majorité au Sénat en septembre prochain

Fidèlement,

Olivier Cadic
Conseiller à l’Assemblée des Français de l’étranger pour le Royaume-Uni
Délégué national UDI aux Français établis hors de France
Membre fondateur de l’UDI
Président de l’Union des Français de l’Etranger en Grande-Bretagne (UFE GB)

Elections consulaires 2014 : présentation de la liste « L’union des Français du Royaume-Uni, rassemblement de la droite et du centre »

Election des conseillers consulairesTrois logos liste conseillers 2014
Scrutin du 25 mai 2014
Circonscription consulaire de Londres


L’Union des Français du Royaume-Uni,
rassemblement de la droite et du centre

1 – Olivier Cadic   Conseiller élu sortant a l’AFE
51 ans,  Canterbury (Kent). Chef d’entreprise, éditeur de BD, délégué national UDI aux Français établis hors de France, président de l’UFE GB, ex-administrateur de l’AEFE, fondateur de la France Libre d’Entreprendre, chevalier de l’ordre national du Mérite. Né à Clichy (Hauts de Seine).

2 – Véronique Cartoux
51 ans,  Consultante, présidente de l’Association française pour les élèves précoces des écoles françaises, ex-responsable syndicale. Droite sociale. Née à Livry-Gargan (Seine st Denis).

3 - Stéphane Rambosson
43 ans, Londres. UMP GB. Chef d’entreprise et administrateur de sociétés, conseiller du Commerce extérieur de la France au Royaume-Uni, président d’honneur des Sciences-Po Alumni UK. Administrateur de l’UFE GB, conseiller de la Chambre de commerce française en Grande-Bretagne, membre du Cercle d’Outre-Manche. Né à  Bruxelles (Belgique).

4 – Sophie Routier
43 ans, administratrice et représentante de l’UFE GB au comité de pilotage du plan École, ex-administratrice du collège français bilingue de Londres (CFBL) et fondatrice FS Foundation. Née à Paris.

5 – Roch Miambanzila
48 ans,  Chislehurst (Kent). Professeur de sciences économiques et sociales, président de l’école Flam la Marelle à Dartford, administrateur de l’association Parapluie Flam. Né à Brazzaville (Congo).

6 - Agathe Blanquart
33 ans, Londres. Responsable marketing dans un groupe énergétique. Née à Deauville (Calvados).

7 - Philippe Chalon
37 ans, Londres. Directeur des affaires extérieures d’un groupe international. Né à La Roche sur Yon (Vendée). 

8 - Carole Rogers
42 ans, Londres. Avocate, vice-présidente de l’UFE GB, ex-présidente de la Fédération des associations françaises de Grande-Bretagne. Née à Neuilly-sur-Seine (Hauts-de-Seine).

9 - Nicolas Hatton
44 ans, Bristol. Responsable marketing, membre du comité de gestion de l’Ecole française de Bristol. Né à Angers (Maine-et-Loire).

10 – Patricia Connell
53 ans, Londres. Chef d’entreprise. Née à Saint-Denis (Seine-St-Denis).

11 - Thibault Lavergne
41 ans, Ware (Hertfordshire). Chef d’entreprise. Trustee d’une association caritative. Né à Rochefort (Charente-Maritime). 

12 - Joanna Chérès
35 ans, Londres. Contrôleur financier, expert comptable. Née à Paris.

13 - Artus Galiay
26 ans, Londres. Economiste, délégué jeunes UMP GB. Né à Bommayapalayam (Inde).

14 - Bénédicte Yue
43 ans, Drayton (Oxon). Conseil en gestions d’actifs, governor d’une école anglaise multilingue, promotion du bilinguisme au sein du plan École. Née  à Evreux (Eure).

15 - Loic Dumas
34 ans, Londres. Responsable clientèle, fondateur des Apéro-Entrepreneurs à Londres. Né à Arles (Bouches-du-Rhône).

16 – Jeanne Monchovet
42 ans, Londres. Entrepreneur. Née à Ermont (Val d’Oise).

17 - Jean-Hugues de Pradel de Lamaze
48 ans, Londres. Dirigeant de société. Né à  Paris.

18 - Alexandra Saper
27 ans, Londres. Chargée de communication. Née à Villeurbanne (Rhône)

19 - Pierre-Olivier Sevestre
40 ans, Londres. Chef d’entreprise. Né à Paris.

20 - Gabrielle Mulas
51 ans,  Londres. Chargée de projet dans l’environnement. Ex-présidente de l’association des Corses du Royaume-Uni Pasquale Paoli. Née à Orange (Vaucluse).

21 - Eric Assandri
51 ans,  Leeds (West Yorkshire). Enseignant, professeur de danse à la Northern School of Contemporary Dance à Leeds, examinateur à la Royal Academy of Dance à Londres. Né à Nice (Alpes-Maritimes).

22 - Anne Claydon
42 ans, Colchester (Essex). Consultante en développement commercial. Fondatrice de l’école Flam « Les Alouettes » de Colchester. Née à Cholet (Maine et Loire).

23 - Eric Simon
65 ans, Londres. Conseiller principal d’éducation, retraité, écrivain. Vice-président de l’Union des Français de GB. Chevalier dans l’ordre des Palmes académiques. Né  à Limoges (Haute-Vienne).

24 - Anne Vigouroux
38 ans, Londres, Directrice marketing. Vice-présidente de l’UFE GB. Née à Marseille (Bouches-du-Rhône).

25 - Emmanuel du Chaffaut
45 ans, Londres. Courtier. Responsable de la délégation UMP GB. Né à Marseille (Bouches-du-Rhône).

Le Petit Journal.com présente les idées de l’UDI pour les Français de l’étranger

UDI Besoin davenir GrenouilleLes élections des conseillers consulaires approchent.

Hervé Heyraud fondateur du Petit Journal.com, m’a interrogé au sujet des objectifs et du programme de l’UDI (Union des Démocrates et Indépendants), où j’ai la responsabilité d’organiser le réseau UDI à l’étranger, ce qui correspond à un bon million d’électeurs sur les cinq continents.

J’ai le plaisir de vous reproduire, ci-dessous, une part de notre entretien :

PROGRAMME DE L’UDI – 3 questions à Olivier Cadic, conseiller élu à l’AFE

Alors que les élections des conseillers consulaires approchent, Olivier Cadic, conseiller élu à l’Assemblée des Français de l’étranger pour le Royaume-Uni, revient sur les objectifs actuels de l’UDI (Union des Démocrates et Indépendants), le parti de Jean-Louis Borloo.

Quelle est votre structuration à l’UDI ? Vous parlez de « club », de quoi s’agit-il ?

L’UDI a pour ambition de réveiller la politique. Meyer Habib, député, Hervé Marseille, sénateur et moi avons été désignés délégués nationaux UDI aux Français établis hors de France. Notre organisation à l’étranger est fondée sur des clubs-pays en cohérence avec les circonscriptions consulaires pour permettre aux gens de débattre ensemble des idées. La Révolution française a été impulsée par des clubs politiques qui ont préparé les états généraux de 1789. Ils sont à l’origine de l’idée républicaine. Il y a une symbolique qui mérite d’être rappelée et qui est propre à réveiller la politique.  Cela permet d’avoir une organisation très souple autour d’un délégué dans laquelle celui qui agit peut être mis en responsabilité. Il faut accepter que chacun puisse suggérer des solutions en veillant à ce que les jeunes générations soient pleinement impliquées pour apporter des idées neuves. Notre ambition est de présenter un projet de renouveau pour les Français de l’étranger en vue des élections de 2017.

Quelles sont les priorités dans le programme de l’UDI ?

Notre priorité est l’enseignement. Nous voulons augmenter les places dans les établissements français à l’étranger. Aujourd’hui l’enseignement à l’étranger repose sur un système élitiste et la mixité sociale tend à disparaître. Il y a 75 % des enfants français de l’étranger qui n’ont pas accès aux écoles françaises. 15 % des enfants binationaux ne parlent pas le français. L’objectif est d’offrir une solution d’apprentissage en français à 100 % des enfants au lieu de 25 %.

Nous voulons également développer l’enseignement bilingue dans les écoles locales. Les députés des Français de l’étranger ne sont pas un levier pour cela, ils sont des représentants politiques au niveau national. La coopération éducative gérée par l’ambassade montre également ses limites. Il faut s’appuyer sur nos conseillers consulaires pour faire du lobbying auprès des autorités locales.

En dehors de l’éducation, quels sont vos objectifs ?

Nous avons pour objectif de supprimer toute discrimination vis-à-vis des Français de l’étranger et de parvenir à une meilleure gestion des services consulaires. L’UDI souhaite un Etat économe des deniers publics. Or dans plusieurs domaines le système est inefficace et coûte cher. Meyer Habib a alerté sur les démarches à faire pour obtenir un passeport, un véritable calvaire pour certains compatriotes vivant éloignés d’un consulat. Il va falloir regarder attentivement le programme 151 du ministère des Affaires étrangères et européennes (relatif aux Français à l’étranger et affaires consulaires), en faisant la transparence sur la majorité des dépenses correspondant aux rémunérations du personnel consulaire.

Quel est votre regard sur la réforme mise en place l’année dernière (loi relative à la réforme de l’AFE) ? Je vous invite à lire la suite de l’article en suivant ce lien : « Programme de l’UDI – 3 questions à Olivier Cadic, conseiller élu à l’AFE« , paru dans LePetitJournal du 26 mars 2014.

Je remercie l’équipe du site lepetitjournal.com de son intérêt pour notre action, conduite par Jean-Louis Borloo, président de l’UDI.

Lire aussi sur ce blog : : « Le gouvernement va éradiquer la mixité sociale dans les écoles françaises à l’étranger » du 12 mars 2014

Une semaine de la francophonie sous le signe de l’inventivité lexicale

A l’occasion de la Semaine de la langue française et de la Francophonie, notre ambassadeur, Bernard Emié, a réuni ses homologues des pays francophones le 20 mars dernier, à l’Institut français, pour « célébrer ensemble notre amour de la langue et de la culture françaises ».

Bernard Emié a aussi convié un immense ambassadeur de la langue française : l’humour.

Bernard Emié, ambassadeur de France au Royaume-Uni, s'est prêté au jeu « Dis-moi dix mots »

Bernard Emié, ambassadeur de France au Royaume-Uni, s’est prêté au jeu « Dis-moi dix mots »

Il a pratiqué un petit exercice de style en écho à l’opération « Dis-moi dix mots ». Le jeu consiste à s’approprier dix mots imposés et donner libre cours à sa créativité à travers toute production intellectuelle ou artistique. L’occasion était trop belle pour un esprit espiègle de ne pas chambarder un peu une allocution officielle en la parsemant de mots aussi improbables que ouf, zigzag, tohu-bohu, timbré ou faribole.

Cette trouvaille de notre ambassadeur pour « ambiancer » la soirée a joliment servi l’esprit de la francophonie, si inhérent à l’inventivité lexicale. Dans son discours, il a égrené diverses initiatives et mis à l’honneur ses contributeurs, comme le bureau Wallonie, auteur d’un questionnaire Vive la Francophonie  à destination de tous les établissements du second cycle en Angleterre et au Pays de Galles.

En évoquant la capacité d’initiative de l’Institut français, Bernard Emié a parlé du projet de restauration de sa bibliothèque de style Art déco, patrimoine classé, qui « participe pleinement au rayonnement de la francophonie ».  Les nouvelles sont bonnes puisque la première phase des travaux a été lancée mi-janvier, grâce au concours de généreux mécènes. Au cœur de cette campagne de levée de fonds, l’ambassadeur a salué l’« implication » décisive de Marc Mourre, président du Trust des Amis de l’Institut.

En effet, £800.000 ont déjà été récoltés qui permettront de rendre sa décoration d’origine à la salle de lecture de l’Institut (parquets, vitraux, boiseries) qui est la plus grande bibliothèque française à l’étranger. Il ne s’agit que d’une première étape, comme nous l’avait expliqué Laurent Burin des Roziers qui dirige l’Institut (lire : « L’Institut français de Londres sollicite votre participation pour rénover sa médiathèque » du 09 juin 2013). Afin de créer un « pôle étude et création » ou agrandir la bibliothèque pour enfants, des fonds supplémentaires sont nécessaires. Merci d’adresser vos dons en vous rendant sur cette page internet dédiée chez BigGive.

Puisque cette superbe bibliothèque demeure ouverte au public pendant sa rénovation, l’ambassadeur n’a pas manqué d’inviter tout un chacun à venir « s’enlivrer » en pareil endroit !

En guise d’attraction, Laurent Burin des Roziers et son équipe avaient organisé des joutes d’improvisation entre 2 équipes de 5 comédiens, impressionnants de facilité dans l’imagination et le jeu collectif. Certains venaient de France et d’autres de beaucoup plus loin : Canadiens, Québécois, Belges, Suisses ou Libanais, mais tous partagent la même ambition de faire fructifier un héritage commun : la langue de Molière. Et pour cause, les matches d’improvisation sont une création spécifiquement francophone : la Ligue nationale d’improvisation est née au Québec en 1977 !

J’ai eu l’honneur d’assister à ce spectacle assis aux côtés de l’ambassadrice du Liban, Inaam Osseiran, qui est diplômée de droit français. Nous avons échangé quelques mots lors du cocktail auquel l’ambassadeur nous avait convié à boire à « tire-larigot », trouvant là matière à placer le dernier mot de sa liste, en cette fin de journée internationale de la francophonie effervescente et fraternelle.

Cérémonie à Carlton Gardens, vendredi 28 mars à 16h00, en présence du général Georgelin

L’Ordre national du Mérite fête ses 50 ans. Il s’agit d’un jalon important dans l’histoire de notre Vème République. Le temps passe mais la valeur honorifique et le lien intergénérationnel caractérisent plus que jamais cette décoration créée par le général de Gaulle le 3 décembre 1963.

La Poste a émis un timbre spécial pour l’occasion et la Monnaie de Paris a frappé une médaille commémorative, comme je l’ai évoqué il y a quelques semaines (lire : « L’Ordre national du Mérite fête ses 50 ans à Londres » du 11 décembre 2013).

Statue de Gaulle Carlton GardensLe général Georgelin, Grand Chancelier de l’Ordre de la Légion d’honneur et du Mérite, se rendra à Londres pour déposer une gerbe devant la statue du général de Gaulle, dans le cadre du 50eme anniversaire de cette distinction.

J’invite tous les Français de Londres, ou de passage à Londres, à assister à ce geste symbolique et fédérateur de nos valeurs citoyennes :

Cérémonie devant la statue du Général de Gaulle
Vendredi 28 mars 2014 à 16h00
(merci d’être présent dès 15h45)
Carlton Gardens, St James SW1, Londres

Merci de mobiliser votre réseau pour assister à cet évènement dans quelques jours.

Crédit photo : ChrisO

Handicap : Le gouvernement français veut renoncer à ses obligations

« Ne pas pouvoir se rendre dans une boulangerie, ni aller au cinéma ou à l’école, ni prendre le bus… c’est le quotidien de millions de personnes en situation de handicap en France, faute d’équipements garantissant l’accessibilité pour tous. »

Philippe Croizon soutient la campagne de l'Association des Paralysés de France, : "Accessibilité : la liberté d'aller et de venir ne peut pas attendre 10 ans de plus !"

Philippe Croizon soutient la campagne de l’Association des Paralysés de France, : « Accessibilité : la liberté d’aller et de venir ne peut pas attendre 10 ans de plus ! »

Les mots de Philippe Croizon, amputé des quatre membres, nous ramènent à une triste réalité, à une exception française même : il ne fait pas bon vivre chez nous lorsque l’on est physiquement diminué. En accordant un droit à l’accessibilité à chacun, comme celui de pouvoir acheter sa baguette de pain en fauteuil roulant, la République restaure l’égalité de dignité entre ses citoyens. On parle de 9,6 millions de personnes, selon l’Insee, en comptant au sens large la population handicapée, au-delà des deux millions de travailleurs bénéficiant d’une reconnaissance administrative du handicap.

Il y a neuf ans, Jacques Chirac, alors Président de la République, avait fait voter la loi du 11 février 2005 « pour l’égalité des droits et des chances, la participation et la citoyenneté des personnes handicapées », dite loi Handicap.

L’adoption de cette loi traduisait, entre autres, la volonté des pouvoirs publics d’offrir une accessibilité généralisée dans tous les domaines de la vie sociale (éducation, emploi, cadre bâti, transports…) dans un délai de 10 ans.

Le gouvernement de Jean-Marc Ayrault vient de nous informer qu’il pourrait retarder de 10 ans l’application de la loi prévoyant l’obligation d’accessibilité pour 2025 au lieu de 2015.

Pour éviter d’être hors la loi, le gouvernement veut simplement changer la loi !

Je vous invite à lire un texte que m’a adressé Edouard Braine, ancien consul général de France à Londres. Il déclare ainsi : « Depuis Londres, j’avais estimé notre retard sur les britanniques à 35 ans. Ce délai est celui qui sépare l’adoption de la loi principale sur le sujet, votée par le parlement de Westminster, en 1970, tandis que la loi française date de 2005. Mon estimation était hélas optimiste, car, si les obligations d’accessibilité prévues dans notre loi étaient remises en cause, notre handicap par rapport aux anglais dépasserait alors 50 ans, piètre performance, alors que notre système social est cité en exemple. » Lire : Lettre d’Edouard Braine sur l’accessibilité.

Philippe Croizon et l’Association des Paralysés de France demandent au Premier ministre, Jean-Marc Ayrault, de ne pas retarder l’application de la loi sur l’accessibilité pour les personnes en situation de handicap.

Ils ont besoin de votre soutien. Je vous invite à signer leur pétition.

Lire aussi : : « Le consul Edouard Braine valorise les bonnes pratiques britanniques en matière de handicap » du 17 décembre 2011.

crédit photo : Philippe Huguen / AFP

L’Ecole bilingue de Londres fête ses 10 ans

Lorsqu’une organisation fête ses 10 ans, on peut discuter de savoir si c’est déjà beaucoup ou encore peu, mais pas du fait qu’il s’agisse d’un accomplissement. Dix bougies marquent aussi un pan de vie pour ses fondateurs, signe de leur passion et gage de leur bonne conduite des affaires.

Alors on trinque ! On trinque pour conjurer définitivement les petites misères qui restent loin derrière et savourer le bonheur d’entreprendre, ce bonheur si particulier d’avoir fait œuvre utile à la société, comme celui d’ouvrir une école.

« L’enfant est au centre de nos préoccupations et quel bonheur de constater, au quotidien, que nos élèves s’épanouissent et progressent dans la joie », résume Véronique Ferreira, directrice pédagogique et fondatrice de l’école avec Franck Laurans qui occupe le rôle de directeur administratif.

Véronique Ferreira, directrice pédagogique et cofondatrice de l'Ecole bilingue de Londres, et Olivier Cadic

Véronique Ferreira, directrice pédagogique et cofondatrice de l’Ecole bilingue de Londres, et Olivier Cadic

Le 21 janvier dernier, ils ont tenu à célébrer une décennie d’efforts en faveur de l’enseignement franco-anglais à Londres. L’anniversaire de l’école aura administrativement lieu en septembre prochain. Parents d’élèves et collègues sont venus congratuler Véronique et Franck, dans leurs locaux à deux pas de la gare de Paddington, en présence de nombreux officiels, dont le consul général Olivier Chambard.

L’institution accueille 120 enfants, de la maternelle au primaire, alternant un enseignement en langue française et anglaise qui a fait l’objet d’une procédure d’homologation en 2006, attestant de sa conformité aux programmes et aux objectifs pédagogiques de l’Education nationale. L’Ecole bilingue est l’une des 11 écoles à être dans ce cas à Londres.

Se conformer aux règles applicables en France ne signifie pas être conformiste, puisque l’esprit d’innovation a toujours soufflé sur l’établissement, au point que les mots « atypique ou unique  sont le plus souvent employés pour décrire l’école », se flatte Véronique.

On ne réussit pas tout seul : Véronique et Franck ont salué leur équipe d’une vingtaine de personnes pour leur implication sans faille et leur contribution éclairée dans cette aventure. De plus, les  fondateurs disent s’être toujours sentis encouragés par les parents et les institutions officielles (ambassade, Education nationale…), tout comme ils ont pu compter sur leur propre famille, notamment pour contribuer aux travaux de l’établissement…

Cette réception est aussi un clin d’œil à ceux qui dirigent une école homologuée à Londres, d’autant plus s’ils ont accompli ce chemin initiatique de la création d’entreprise. Comme le dit si bien Véronique: « Naïveté, courage, innovation, ambition, intuition, volonté, inconscience, énergie, acharnement… il nous aura fallu un peu de tout cela pour construire doucement mais surement, cette petite école dont nous sommes si fiers aujourd’hui. » (voir la liste des établissements londoniens).

Véronique et Franck vous donnent rendez-vous le 28 mai prochain pour la fête de l’école qui réunira les élèves et anciens élèves, ainsi que leurs parents, autour d’ateliers ludiques. Une mosaïque, en cours de réalisation, sera alors révélée !

Max Cartoux, un londonien sacré meilleur espoir aux trophées 2014 des Français de l’étranger

Aux âmes bien nées, la valeur n’attend pas le nombre des années.

Le 6 mars dernier, sous les lambris du Quai d’Orsay, en présence de la ministre déléguée chargée des Français de l’étranger Hélène Conway-Mouret, et devant un parterre d’élus et de journalistes, le jeune Max Cartoux a remporté le Trophée des Français de l’étranger dans la catégorie Meilleur Espoir.

Max Cartoux est DJ à Londres et le troisième français de Londres à recevoir une distinction, dans le cadre des Trophées des Français de l’étranger, une cérémonie imaginée par Hervé Heyraud, fondateur des éditions lepetitjournal.com, dont c’était la seconde édition (lire : « Deux Français de Londres reçoivent un trophée des Français de l’étranger » du 14 mars 2013).

Max fait envie parce qu’il a une véritable passion, la musique. Lorsque l’on a une passion, on ne se pose plus de question existentielle, on suit son étoile. Rien d’autre ne compte : Max a brulé ses vaisseaux et quitté le lycée Charles de Gaulle en terminale. Faut-il y voir un signe : Mika, le célèbre chanteur-compositeur pop a, lui aussi, fréquenté les bancs du lycée londonien avant de prendre la tangente vers son propre destin ?

Il est libre, Max. Il mixe, il compose, il catalyse son propre univers et le fait partager sous les spotlights dans un tourbillon échevelé et triomphal. Notre DJ tient le bon bout : il devient de plus en plus populaire, il se produira au Festival « Miami Music Week », fin mars.

Véronique, Max, Olivier Cadic et Thierry Cartoux (Trophées 2014 des Français de l’étranger)

Véronique, Max, Olivier Cadic et Philippe Cartoux (Trophées 2014 des Français de l’étranger)

A 17 ans, il voit déjà loin parce qu’il a du talent et parce qu’il n’a jamais été brimé par son entourage. Le plus jeune lauréat des Trophée des Français de l’étranger a remercié ses parents, Véronique et Philippe, d’accepter ses choix et de lui permettre de réaliser son rêve. Je vous encourage à lire son portrait, réalisé par Cindy Jaury : « Max Cartoux, 17 ans, DJ et producteur de musique électro à Londres » dans Le Petit Journal du 6 mars 2014.

Au cours de cette soirée de gala, sept lauréats, venus des quatre coins du monde, ont été mis à l’honneur pour leurs mérites dans des domaines variés (Trophée Entrepreneur,  Environnement, Art de vivre…), mais surtout parce qu’ils « contribuent à la réussite de la France à l’international et concourent mieux que personne à la diffusion d’une image positive et moderne de notre pays », a commenté Hervé Heyraud.

En effet, tous ces lauréats ne manquent jamais de signifier leur attachement à leur pays, c’est pourquoi je pense comme Hervé Heyraud qu’ils représentent « des formidables relais partout dans le monde pour la France » et que je les félicite chaleureusement. Pour les découvrir, je vous propose de lire l’article de Bénédicte Buisson : « Trophées 2014 – Les sept lauréats récompensés au Quai d’Orsay » dans Le Petit Journal du 7 mars 2014.

Le gouvernement va éradiquer la mixité sociale dans les écoles françaises à l’étranger

Les Français ont opté pour « le changement » il y a bientôt deux ans. Tout comme leurs compatriotes restés en métropole, Les Français de l’étranger en ressentent douloureusement les effets.

La réforme des bourses décidée par le gouvernement a conduit à une chute de 42% du montant des bourses versé en 2013 aux parents des élèves du lycée Charles de Gaulle de Londres ! On sait que cette politique restrictive va s’amplifier en 2014.

HandprintLa réforme des bourses va éconduire les familles économiquement fragiles du système de l’AEFE, Agence pour l’enseignement français à l’étranger. La Gauche instaure clairement la sélection par l’argent. Je pose la question : est-il normal qu’une institution dotée de plus de 500 millions d’euros de subventions ne s’attache pas à garantir la mixité sociale au sein de ses établissements?!

En effet, en 2011, la subvention du ministère des Affaires étrangères destinée à l’AEFE s’élevait à 420,8M€, tandis que l’aide à la scolarité s’établissait à 119M€. Le total du budget consacré à l’enseignement à l’étranger représentait donc 539,8M€.

Au Royaume-Uni, une vague d’indignation enfle parmi les parents d’élèves qui ont besoin d’une bourse pour financer, tout ou partie, des frais de scolarité de leurs enfants. Mais cette vague d’amertume s’étend à presque tous les parents après l’annonce d’une hausse annuelle d’environ 8% des frais de scolarité. Le coût est d’autant plus rude pour le budget familial que vous avez plusieurs enfants scolarisés.

Quelle est la finalité poursuivie par le gouvernement à l’horizon des deux prochaines années ?

La réponse se trouve, en filigrane, dans le projet de loi de finances 2014 (PAP 2014 Action extérieure de l’Etat – page 100), où l’on peut lire : « les prévisions pour 2014 et 2015 sont établies pour rapprocher les écolages versés par les familles du coût réel complet de la scolarisation des élèves dans les EGD (Etablissement en gestion directe) »

En termes clairs, les parents d’élèves vont, à terme, assumer l’intégralité des coûts de la scolarité française à l’étranger. Ils en assument déjà 60%.

Cette politique se traduira par un accroissement substantiel des frais de scolarité au lycée Charles de Gaulle.

En effet, en page 14 du même document, nous découvrons que la subvention destinée à l’AEFE sera de 416,5M€, tandis que l’aide à la scolarité s’élèvera à 118,8M€, soit un total de 535,3M€ en 2014. Pour information, le budget était de 539,8M€ en 2011.

L’engagement de l’Etat en 2014 est donc inférieur à celui de 2011 !

Mais, dans le même temps, les frais ont augmenté de plus de 38% au lycée Charles de Gaulle !

L’Etat fait supporter aux parents d’élèves non seulement 100% de l’augmentation des coûts du lycée, mais également 100% des coûts de son administration centrale !

Afin que les parents puissent déterminer s’ils seront en mesure de supporter financièrement une scolarisation de leurs enfants au lycée dans la durée (soit 12 années, du cours préparatoire à la terminale), j’ai demandé au proviseur Olivier Rauch de nous indiquer son anticipation du taux annuel d’augmentation pour les cinq prochaines années.

Actuellement, l’AEFE n’offre aucune visibilité à moyen ou long terme. L’Agence est incapable de se projeter au-delà de trois ans, ne pouvant garantir la part de subvention consacrée aux salaires des enseignants d’une année sur l’autre… Par conséquent, Olivier Rauch m’a honnêtement répondu qu’il était tout à fait illusoire de réaliser une anticipation sur cinq ans.

La réforme des bourses, alliée à une volonté de faire assumer l’intégralité des coûts de scolarité à l’étranger par les familles, va accentuer le phénomène de retrait d’enfants issus des classes moyennes.

La démarche du gouvernement est paradoxale : subventionner largement une organisation étatique en charge de gérer un réseau d’écoles… financé à terme exclusivement par les familles !

Nul besoin d’être prospectiviste pour comprendre que cette politique affligeante et partiale éradiquera, à terme, la mixité sociale au sein des établissements du réseau AEFE.

L’attitude du gouvernement socialiste porte gravement atteinte à l’idée que je me fais du pacte républicain !

C’est pourquoi j’ai demandé, lors de la dernière réunion du plan Ecole et du conseil d’établissement du lycée, qu’un indicateur soit mis en place pour mesurer la mixité sociale au sein des établissements de l’AEFE.

Photo Flickr de Pekka Nikrus

Christiane Barstow, résistante franco-britannique, nous raconte sa guerre

Christiane Barstow

Christiane Barstow, à la Libération de Paris en 1944

Née d’un père britannique et d’une mère française, Christiane Barstow (née Podmore) vit à Londres en septembre 1940 lorsque s’abattent les premières bombes allemandes sur l’Angleterre.

Deux ans plus tard, elle fait le choix des Forces françaises libres. Elle n’a que dix-neuf et ne sait comment se rendre utile, on lui apprend alors le métier de conductrice.

Florian Hurard s’est rendu dans l’East Sussex à la rencontre de cette résistante franco-britannique qui a mis en suspend ses rêves de jeune fille pour convoyer des blessés sur tous les fronts. Puis, avec l’aide de sa compagne, Chloé, Florian a réalisé un documentaire, captivant et richement illustré : « Une résistante française, une résistance britannique » (durée : 20m).

Un coup de cœur pour notre écrivain-historien, Eric Simon :

Il y a quelque temps, quelqu’un m’a dit : « Ne pensez-vous pas que trop d’attention à été donné aux Français Libres ?  »

Et moi de répondre : « Chère madame, comment osez-vous dire ça ?  »

Nous avons un devoir de mémoire et ce devoir doit continuer à nous animer tous, jusqu’au bout de notre existence.

Comme le montre mon ami Florian Hurard, professeur d’histoire et membre de « l’Association des Gaullistes de France », dont le but de faire mieux connaître le général de Gaulle et de défendre son œuvre, dans son film sur Madame Barstow, tout est encore exemple pour les jeunes générations.

En 1940, on ne venait pas à Londres faire du shopping, mais rejoindre cet homme qui, dans le sillage d’un discours à la BBC, symbolisait le refus, la lutte, la liberté et l’espoir en une France nouvelle.

Madame Barstow avait juste dix-neuf ans et elle refusait les nazis et la France de Pétain. Oui, elle sortait juste de l’adolescence, et ce qu’elle allait vivre en s’engageant dans les Forces Françaises Libres la hante encore.

À vous de l’écouter devant la caméra de Florian et Chloé, sa compagne. Deux jeunes gens qui ont considéré sans doute que filmer une ancienne « Demoiselle de Gaulle » n’était pas du temps perdu, mais surtout que de l’épopée de la France Libre, on n’en avait pas encore fait assez ! Merci à tous les deux de la part d’un autre passionné.

Éric Simon
Auteur de « Londres, au fil de la France Libre » et fier d’avoir eu le privilège d’avoir eu Florian et Chloé comme collègues au Lycée Français.

Lutter contre l’érosion de l’apprentissage du Français au Royaume-Uni

Oui, j’ai une patrie : la langue française, écrivait Camus.

Le français est la 10ème langue la plus parlée en Angleterre si l’on inclut toutes les communautés présentes. C’est la langue la mieux connue par la population anglaise: 15% de la population anglaise se dit capable de tenir une conversation en français loin devant les autres langues.

Toutefois, la pratique du français semble refluer inexorablement du sol britannique. Le français perd du terrain en raison du déclin général des langues mais aussi face à la concurrence d’autres langues comme l’espagnol et le mandarin. Certains membres de notre communauté s’en alarment.

Les chiffres parlent d’eux-mêmes : Si le français reste la langue dominante dans les écoles primaires anglaises (74% des écoles offrent le français, loin devant l’espagnol 16% et l’allemand 4%), le nombre d’étudiants choisissant le français en GCSE a baissé de 56% en 9 ans.

La baisse est également notable en A level, puisque le nombre de candidats possédant un A level en français a diminué de moitié entre 1996 et 2012 ! Ils sont passés de 22.000 à 11.000!

Comment, dans un tel contexte insuffler le développement des Free schools bilingues, objectif n°2 du plan Ecole ? (lire : « Créer une free school bilingue: pourquoi pas vous ? par Bénédicte Yue » du 20 septembre 2013). De nombreux acteurs tentent de remédier à cette situation.

« Il y a en Angleterre un vrai paradoxe. Alors que le pays et notamment Londres sont très multiculturels, l’Angleterre souffre d’un déficit croissant dans l’apprentissage des langues étrangères. Selon l’Eurobarometer 2012, 60% de la population anglaise ne parlerait aucune autre langue » souligne Benedicte Yue qui vient de participer à une table ronde organisée sur le sujet dans le cadre du plan Ecole à l’Institut français aux côtés de Laurent Batut et Yves Letournel. .

Table ronde à l’Institut français le 10 décembre 2013 - (g. à d.) : Teresa Tinsley, Bernadette Holmes, Gaby Meier, Neil Jones, Kathy Wicksteed, Roberto Filippi

Table ronde à l’Institut français le 10 décembre 2013 – (g. à d.) : Teresa Tinsley, Bernadette Holmes, Gaby Meier, Neil Jones, Kathy Wicksteed, Roberto Filippi

Des chercheurs, parmi lesquels Gaby Meier, Jim Anderson et Roberto Filippi ont entrepris de coordonner leurs travaux afin de mettre en avant les nombreux avantages liés au plurilinguisme : fonctions cognitives, cohésion sociale, ouverture au monde, apports du CLIL, etc.

Leur expertise et le fruit de leurs travaux peuvent favoriser l’atteinte de l’objectif 2 du plan Ecole qui vise à promouvoir l’intégration du français dans le système éducatif britannique, par trois moyens possibles : la création d’écoles bilingues (dont les Free schools), la création de sections bilingues et la mise en place de CLIL (Content & Language Integrated Learning) à des degrés divers. (lire : « Le plan Ecole va permettre de doubler le nombre d’écoles bilingues ! » du 31 mai 2013).

Pour plus d’informations, vous trouverez une excellente synthèse rédigée par Bénédicte Yue à votre intention : Situation des langues en Angleterre Janvier 2014 B.YUE – Bilan, freins et perspectives – pdf

Merci de m’adresser vos coordonnées si vous souhaitez contribuer, d’une manière ou d’une autre, aux travaux de l’objectif n°2 du plan Ecole. Vous pouvez également prendre contact avec Yves Letournel, Attaché de coopération pour le français au service culturel de l’Ambassade, email : yves.letournel@diplomatie.gouv.fr

Deux guides remarquables pour découvrir Londres

Chaque année, plusieurs milliers de Français s’installent à Londres. Ils ne rêvent que de se familiariser avec leur nouvel environnement.

Reporter pour l’agence « The Associated Press » depuis 13 ans, Samuel Pétrequin est installé à Londres où il couvre l’actualité sportive. Fort de son expérience de journaliste et de néo-Londonien, il a entrepris de rédiger un guide simplement intitulé « S’installer à Londres » et publié par l’éditeur Héliopoles.

Samuel Pétrequin présente "S'installer à Londres" aux côtés de Laure et Robert Zaigue à la French Bookshop

Samuel Pétrequin présente « S’installer à Londres » aux côtés de Laure et Robert Zaigue à la French Bookshop

Samuel  explore tous les recoins de la capitale britannique et le quotidien de ses habitants afin de partager cette richesse avec ceux qui, comme lui, vivent sur place. Mais ce guide pratique est également destiné aux Français qui projettent de s’y installer ou simplement d’y séjourner.

Sa démarche recoupe des préoccupations économiques puisqu’il présente les avantages et les difficultés que les entrepreneurs rencontrent à Londres, par le biais de quelques portraits emblématiques et exemplaires.

C’est la raison pour laquelle Samuel m’a contacté et qu’il a détaillé mon parcours dans la partie de l’ouvrage : « Ils entreprennent à Londres ». Je le remercie de cet hommage et de son intérêt pour mes activités.

Signe de distinction éminent, Samuel a été invité à faire le lancement de son livre à la French Book Shop de Laure et Robert Zaigue, que l’on ne présente plus. Au cœur de South Kensington, ce couple de libraires passionnés et passionnants multiplie les opérations de signatures pour promouvoir les talents littéraires qui couvent à Londres. Ils sont nombreux, affirment-ils. Pour connaitre leur histoire, je vous invite à lire « A la découverte de Laure et The French Bookshop », un bel article signé Cindy Jaury dans le Petit Journal du 14 février 2014.

guide Partir en famille - Londres

Le guide « Partir en famille – Londres » : ce sont les enfants qui vont trainer leurs parents…

A propos de guides pratiques sur Londres, il m’est impossible de ne pas évoquer un autre ouvrage exceptionnel, publié il y a quelques mois et intitulé « Partir en famille – Londres » aux éditions En Voyage. C’est un outil idéal à glisser dans sa poche, surtout lorsque les petits neveux et nièces débarquent, puisqu’il se donne pour finalité d’amuser et d’intéresser les enfants. Pour relever cette gageure, les auteurs se sont mis à la portée des juniors : une cartographie fun, des jeux de pistes, des endroits pour goûter ou encore des anecdotes historiques dont ils raffolent.

Eve Milner, co-auteur du livre, a apporté à Loïc Chauvin son expérience de guide professionnel à Londres depuis 25 ans. Soulignons que l’illustratrice, Lilibé, est une Française vivant à Londres et qu’elle révèle quotidiennement son talent sur son blog de dessins humoristiques : www.130cartons.com

FundRaising 2014 : les parents d’élèves du lycée CDG vous convient à leur dîner de gala du 28 mars 2014

On se désole que les années passent trop vite, mais on y trouve avantage chaque fois que réapparait un événement qui nous tient à cœur. Le diner de gala de l’APL en fait partie. Chaque année, l’association des parents d’élèves du lycée Charles de Gaulle nous offre un moment d’exception pour servir la cause de 4000 élèves francophones en améliorant leurs conditions de travail.

APL Appeal 2014Dîner de gala

Champagne, diner, soirée dansante
Vendredi 28 mars 2014
Park Lane Hotel, Piccadilly
(£110 par personne)

Toute notre communauté est invitée à se retrouver et à se découvrir autour d’un diner gastronomique et diverses animations à vocation caritative, autrement dit à s’accorder une parenthèse enchantée dans cette vie trépidante.

Le FundRaising 2014 sera-t-il plus prolifique que l’an dernier ? En 2013, le diner a permis de lever 122.000£ ! Un résultat exceptionnel que nous devons à la générosité de particuliers et d’entreprises. Rien de tout cela ne serait possible sans l’extraordinaire implication du comité APL et de leurs présidentes Florence Quattrochi et Virginie Royer qui lui a succédé cette année.

Nous comptons sur vous de toutes les manières possibles : réserver une ou plusieurs places à table, adresser un don aux associations, apporter des lots pour la tombola ou encore sponsoriser l’événement à travers votre organisation.

Rappelons que les profits du dîner de Gala seront distribués de manière égale entre deux associations : « Friends of the Lycée » et « APL Welfare Fund ». Par ailleurs, Friends of the Lycée bénéficiera des profits des ventes aux enchères, tandis que APL Welfare Fund recevra les profits de la tombola. Vos dons, eux, seront répartis selon vos souhaits.

Grâce à l’APL Welfare Fund, en 2013, 54.000£ de dons ont permis à 37 familles de compléter le financement de la scolarité de leurs enfants.

L’association Friends of the Lycée, quant à elle, subvient au financement d’équipements scolaires et de la rénovation de locaux, en participant à des bourses et à des projets éducatifs. Ainsi, en 2013, plus de 100.000£ ont permis d’aider à la rénovation du gymnase Victor Hugo, de la salle Churchill et de la piscine de Paddington, tout en soutenant divers projets pour chacune des écoles primaires.

J’espère vivement avoir le plaisir de retrouver bon nombre d’entre-vous et aussi d’accueillir de nouveaux parents pour cette fête du bon goût et du bon sens en faveur des enfants.

La brochure APL Appeal 2014 (fichier pdf), ci-jointe, vous permettra d’effectuer votre réservation et de connaitre les détails pratiques, ainsi que la brochure Corportate : APL Corporate Brochure 2014  (fichier pdf).

Pour toute question ou information, Karin Gilles ou Camilla Koudriaev sont à votre entière disposition. Réservations:gala@apl-cdg.org.uk ; Sponsorship et dons:fundraising@apl-cdg.org.uk

CSG sur les revenus immobiliers des non-résidents: Le directeur du centre des Impôts des non-résidents contredit la ministre Hélène Conway

L’histoire est édifiante. Philippe, un Français du Royaume-Uni, voulait savoir si l’introduction de la CSG et CRDS (15.5% d’impôts supplémentaires) sur les revenus fonciers en France pour des non-résidents français donnait droit à crédit d’impôt au Royaume-Uni.

Il s’est adressé au centre des impôts des non-résidents, sans succès (multiples tentatives d’appel, emails sans réponse….). Il m’a alors contacté avec son souci de clarification afin de pouvoir finaliser sa déclaration d’impôt britannique. Pour lui, il serait logique que ces prélèvements donnent droit à crédit d’impôt en Angleterre puisqu’il ne bénéficie d’aucune prestation sociale en France en tant que non-résident.

puzzleAyant déjà posé cette question en 2012 à notre ministre déléguée des Français de l’étranger, Hélène Conway, je lui ai transmis sa réponse (lire : Reponse de Helene Conway). En résumé, la ministre nous dit que cette CSG/CRDS ne doit pas donner lieu à double imposition, puisque la convention fiscale franco-britannique réserve « l’imposition des revenus immobiliser à l’Etat où se situe le bien ».

La réponse d’Hélène Conway m’avait paru quelque peu osée. De mon point de vue, seule l’Administration fiscale britannique pouvait dire si elle acceptait ou non que l’application de la CSG soit déduite. Or, son courrier ne faisait nullement référence à un accord du HMRC…

Pour aider Philippe à obtenir une réponse de la part de l’administration fiscale française, nous nous sommes adressés à Jean-Paul Hardoin, directeur de la Direction des Résidents à l’étranger et des Services généraux (D.R.E.S.G.)

Le directeur confirme, contrairement aux termes de la ministre, que « la détermination de l’impôt britannique, serait-ce par la prise en compte de l’imputation de l’impôt français exigible en tant que crédit d’impôt selon les dispositions de l’article 24.1 précité, relève de l’appréciation souveraine des autorités de cet Etat, vis à vis de laquelle la France ne saurait interférer ».

Le commentaire final de Jean-Paul Hardoin fera l’effet d’une douche froide pour tous ceux qui avaient porté foi à la position de notre ministre : il estime que « la CSG et la CRDS sont visées par la convention fiscale, mais ne le seraient cependant pas au titre de l’élimination de la double imposition au Royaume-Uni ».

Ses propos viennent  donc légitimer mes inquiétudes, développées dans ma lettre ouverte remise à Hélène Conway, lors de sa venue à Londres le 10 juillet 2012 (lire : « Prélèvement social sur les revenus immobiliers des non-résidents : Lettre ouverte à Hélène Conway-Mouret » du 12 juillet 2012).

Comme l’indique justement Jean-Paul Hardoin, il faut désormais attendre la réponse des autorités britanniques pour savoir si les non-résidents seront soumis à une double imposition, suite à ce nouveau prélèvement décidé par le gouvernement de Jean-Marc Ayrault.

Je remercie le directeur pour la limpidité de sa réponse et la célérité de son intervention (lire : Demande à JP Hardoin et sa réponse sur la deductibilite CSG CRDS – janv 2014)

En conclusion, j’invite chaque Français du Royaume-Uni qui a déduit la CSG/CRDS de ses revenus français déclarés au HMRC sur la foi de la lettre de la ministre Hélène Conway à se rapprocher de son comptable ou du HMRC.

Dans mon courrier du 10 juillet 2012, je mettais en avant que ce nouveau prélèvement décidé par le gouvernement de Jean-Marc Ayrault faisait courir le risque de double imposition et qu’il mettrait notre pays en contradiction avec le règlement européen entrainant inévitablement des recours contentieux auprès de la Cour européenne de justice à Luxembourg.

Près de deux ans plus tard, l’histoire justifie mes craintes dans les deux cas !

Photo Flickr de Steve Hopson

Un banc à la mémoire de Pasquale Paoli, à St Pancras

Nouvelle initiative de l’Association des Corses du Royaume-Uni en hommage à Pasquale Paoli, dont l’association porte le nom : un banc lui est désormais dédié, à proximité l’église de St Pancras.

Une plaque mémorielle, fixée sur le banc, atteste de l’hommage de tout un peuple à son héros qui a fait de la Corse un Etat indépendant en 1755, en dotant l’Ile d’une constitution moderne et démocratique qui a autant inspiré la République française que les Etats-Unis d’Amérique, trente ans plus tard (lire : « A quand une avenue Paoli à Paris ? » du 07 février 2013).

Gabrielle Mulas-Thorogood, présidente de l’association et Line Playfair, présidente d’honneur, se sont félicitées de cette reconnaissance officielle qui a donné lieu à une cérémonie de bénédiction du banc, à l’entrée du cimetière de St Pancras, deux jours après l’hommage annuel en la cathédrale de Westminster que rendent les Corses du Royaume-Uni à Paoli (lire : « Les Corses célèbrent Pasquale Paoli à Westminster » du 11 février 2012).

Une trentaine de personnes avait fait le déplacement, dont j’étais, dimanche dernier, pour participer à cette bénédiction, ainsi qu’à la messe célébrée dans la petite église de St Pancras, près de laquelle Paoli fut enterré initialement. Ses cendres ont ensuite été transférées en Corse en 1889 dans sa maison natale à Morosaglia.

Le père James ; Line Playfair, présidente honoraire de l'ACRUPP ; Anne Faure, présidente de la Fédération des associations françaises de Grande Bretagne ; Bernard Mabille, un descendant de Paoli ; Olivier Cadic ; Gabrielle Mulas-Thorogood, présidente ; Dominique Tramoni, ex-président de l'ACRU et le chanteur Xinarca avec sa fille

Le père James ; Line Playfair, présidente honoraire de l’ACRUPP ; Anne Faure, présidente de la Fédération des associations françaises de Grande Bretagne ; Bernard Mabille, un descendant de Paoli ; Olivier Cadic ; Gabrielle Mulas-Thorogood, présidente ; Dominique Tramoni, ex-président de l’ACRU et le chanteur Xinarca avec sa fille

Ce fut un bonheur de retrouver cette communauté qui me fait l’honneur de m’inviter chaque année à ses commémorations. On se souviendra du chanteur Xinarca qui nous a offert un merveilleux Dio Vi Salve Regina. Après la bénédiction, ce fut pour chacun un devoir d’être pris en photo, assis sur l’auguste « pusatoghju di Pasquale ».

La cérémonie s’est ponctuée autour d’un excellent buffet composé de produits corses, il va sans dire.

Florence Gomez décorée de l’ordre national du Mérite

Chez Florence Gomez, on ne saurait dire ce qui relève de la conquête ou de la grâce, mais elle devenue The right woman at the right place, comprenez la directrice générale de la Chambre de commerce française de Grande Bretagne.

Florence Gomez, directrice générale de la Chambre de commerce française de Grande Bretagne

Florence Gomez, directrice générale de la Chambre de commerce française de Grande Bretagne

Lorsqu’on a pensé à elle pour tenir la maison, en 2007, Florence vivait bien loin des bords de la Tamise. Le président d’alors, Arnaud Vaissié, est allé la débaucher en Chine ! Nous tenons l’anecdote du discours de Bernard Emié, ambassadeur de France à Londres, quelques instants avant d’élever Florence au rang de chevalier dans l’ordre national du Mérite, le 10 janvier dernier, au milieu de sa famille, ses amis et collaborateurs.

L’ambassadeur a salué son « rôle majeur pour intensifier, élargir et professionnaliser les activités de la Chambre de commerce », en ajoutant que la directrice générale de cette vénérable institution de 130 ans était « ainsi devenue un des rouages essentiels de la communauté d’affaires française du Royaume-Uni ».

Depuis 2007, Florence Gomez a clairement apporté une « nouvelle impulsion », souligne-t-il, en multipliant les opportunités d’affaires pour ses 600 membres au travers d’une quarantaine d’événements par an déclinés sur tous les tons, du petit déjeuner thématique à la soirée de gala, en passant par les rencontres interculturelles.

La directrice générale s’est focalisée, ces cinq dernières années, sur la création de services dédiés aux PME et aux entrepreneurs, dont un service de recrutement, tout dernièrement. Ceux-ci représentent 2/3 des membres et ils ont souvent besoin d’accompagnement à chaque étape de leur projet d’implantation ou d’exportation. Un fait illustre cette nécessité pratique défendue par Florence Gomez : la Chambre gère aujourd’hui la comptabilité et les feuilles de salaire de 115 PME françaises au Royaume-Uni !

Cette attention, pour ne pas dire cette affection, que Florence porte à ces petites structures qui jouent d’audace, à ces aventuriers de l’entreprenariat, trouve sa source dans ses propres tribulations d’une Française en Chine. Si, sur place, elle a tenu les rênes de la Chambre de commerce à Pékin de 2001 à 2007, elle aura préalablement dirigé les éditions du Vidal et concomitamment ouvert son bar à vin, le « Bistrot de Pékin », un endroit qui a gagné les faveurs des diplomates français, s’est plu à préciser notre ambassadeur.

En quittant l’Empire du Milieu, Florence a refermé un long épisode de sa vie, qui avait étrangement commencé avec les images de la place Tian’anmen. Les émeutes eurent un effet déclencheur sur l’étudiante qu’elle était alors, inscrite aux cours de chinois de la fac de Jussieu. Le ministère des Affaires étrangères accorda une bourse à cette jeune femme douée et motivée pour qu’elle s’inscrive à l’université de Pékin, A partir de ce dépaysement total, elle a construit sa carrière et sa famille, présente à la remise de décoration à travers son mari Robinson et son fils Diego.

De retour sur notre continent, cette femme de caractère a relevé un nouveau challenge, au point de mériter les honneurs de la République, celui de rendre la Chambre de commerce française de Grande Bretagne encore « plus incontournable pour toutes les sociétés françaises et britanniques qui travaillent à l’expansion de nos relations bilatérales », conclut Bernard Emié.

Jamais à court d’idées, ni d’énergie Florence Gomez continue à faire fructifier les talents économiques français, en coordination avec les pouvoirs publics et la confiance du président de la Chambre, Arnaud Bamberger, ainsi que le soutien indéfectible d’Arnaud Vaissié, désormais président de l’UCCIFE.

Je vous confie enfin que, dans le privé, c’est une femme altruiste, humaniste et amie des arts.

Je lui adresse mes plus cordiales félicitations.

Je vous invite à lire l’entretien que Florence Gomez a accordé à Simon Gleize du Petit Journal : « CCFGB -  « La Chambre : un acteur incontournable pour qui veut développer son business au UK ! » du 23 avril 2013

Le métro transmanche, un projet toujours à quai.

Pourquoi le projet du métro transmanche n’avance-t-il pas ? Pourquoi une espérance si largement partagée, regroupant citoyens, entreprises, élus, et orientée vers le bien commun peine-t-elle à éclore ? Pourquoi les décideurs ne nous paient que de mots ? Parce que la démocratie, le pouvoir par le peuple, s’est laissée obscurcir par la technocratie, serait-on tenté de conclure dans un moment de découragement…

Richard Honvault, Olivier Cadic et Catherine Fournier au café Citoyen de Boulogne sur Mer

Richard Honvault, Olivier Cadic et Catherine Fournier au café citoyen de Boulogne sur Mer

Richard Honvault, lui, ne se décourage jamais. Candidat à la mairie de Boulogne sur Mer, dont il est conseiller municipal, il a organisé vendredi dernier un café citoyen sur le thème « comment sortir les Boulonnais du tunnel ? ». Richard m’a invité à cette rencontre, ce que j’ai accepté avec d’autant plus plaisir que je retrouvais Catherine Fournier, maire de Frethun et porte-étendard de ce combat pour le métro transmanche. L’enjeu est de taille, puisque ce nouveau moyen de transport ne peut que booster la performance sociale et économique de la côte d’Opale.

De quoi s’agit-il ? Il s’agit de créer une catégorie de travailleurs transfrontaliers entre la France et l’Angleterre, plus précisément entre le Kent qui manque de main d’oeuvre et le Nord Pas-de-Calais qui se débat avec un taux de chômage très élevé atteignant des pics supérieurs à 15% à Boulogne/Mer et Calais.

Les travailleurs transfrontaliers présentent la particularité de traverser une frontière le matin, pour aller travailler, et le soir, pour rentrer chez eux. L’Allemagne, la Suisse ou la Belgique, par exemple, accueillent journellement un flot de Français.

Entre le Kent et la côte d’Opale, séparés par quelques kilomètres d’eau salée, aucun phénomène de ce type. Le moyen est cependant à portée de main : le tunnel sous la Manche. Le tunnel et non pas l’Eurostar, de toute façon hors de prix pour jouer les navettes entre Calais et Ashford. Voilà l’astuce : le tunnel n’est utilisé qu’à 52% de ses capacités, une marge suffisante pour ajouter quelques trains régionaux , afin de transporter des travailleurs transfrontaliers, à prix modique et en 30 minutes.

Par ailleurs, les résidents du Kent se réjouiraient de pouvoir se rendre en France aussi simplement qu’ils se rendent à Londres. Cette navette multiplierait les échanges et dynamiserait le commerce local des deux cotés de la Manche.

J’ai souligné à Boulogne sur Mer que la volonté des élus et des acteurs économiques n’avait pas faibli et que le bien-fondé du projet n’avait fait que se renforcer. Mais le temps a filé ! Il y a deux ans déjà, les médias s’emparaient avec enthousiasme du dossier, pour ne citer que la Voix du Nord (« Le métro Transmanche sur de bons rails ? », le 14 décembre 2011) et France 3 (lire : « Le métro transmanche s’invite sur France 3″ du 23 novembre 2011).

Deux ans déjà que notre sénatrice des Français établis hors de France, Joëlle Garriaud-Maylam, avait obtenu du ministre des Transports, Thierry Mariani, « un avis extrêmement favorable » ainsi que « de précieux encouragements aux porteurs du projet » (lire : « Le gouvernement acquiesce au projet de métro transmanche » du 14 décembre 2011).

A l’époque, on osait espérer notre métro pour les Jeux olympiques de Londres ! Et puis, rien de bien concret. En mai dernier, Edouard Braine, notre ancien consul général de Londres a rappelé qu’avant de devenir un projet économique, ce projet est éminemment politique (lire : « Emploi : Un métro transmanche nommé désir ! » du 21 mai 2013)

L’élan observé en fin d’année 2011 pour le métro transmanche s’est frigorifié au contact du conservatisme de gauche conforté en 2012, combiné à l’apathie du ministre chargé des Transports, Frédéric Cuvillier. Il s’était fait représenter par un sous-préfet pour débattre avec moi sur la question en mai 2013. On comprend que de nombreux élus de gauche freinent des quatre fers plutôt que de faciliter ce projet. Alors ministre du gouvernement Jospin, Martine Aubry, maire de Lille, déclarait « qu’il valait mieux être chômeur en France que travailleur en Angleterre ».

L’espoir doit vivre. Richard Honvault ne se résigne pas à voir sa ville passer à 45% de logements sociaux alors que les forces vives commencent à déserter et que la population décline. En soutenant cette idée de transfrontalité au service de l’économie locale et de l’emploi, Richard Honvault est un élu visionnaire et volontariste en matière d’action publique.

En défendant avec énergie l’idée du métro transmanche et en œuvrant pour une mobilisation populaire en faveur de ce projet, Richard Honvault multiplie les propositions économiques pour rendre son lustre d’antan à Boulogne/mer. Cela n’a pas échappé à la Voix du Nord qui décrit: « Démographie en berne, perte d’attractivité du centre-ville, crise économique et entreprises en difficultés, déclin du port, mauvaises relations avec la CCI… la liste est longue. Aux électeurs de lui faire confiance en mars prochain s’ils veulent retrouver fierté et panache ».

Voilà pourquoi j’appelle les habitants de Boulogne-sur-Mer à voter en faveur de Richard Honvault lors des prochaines élections municipales.

Mon Infolettre n°21 de janvier est disponible

Infolettre n°21J’ai eu plaisir d’adresser à un grand nombre d’entre-vous mon Infolettre n°21 qui liste les articles publiés en fin d’année 2013 et début 2014, regroupés par rubriques.

A l’attention des non-abonnés, je vous reproduis, ci-après, l’éditorial.

Madame, monsieur, chers compatriotes,

A l’aube de cette nouvelle année, je vous présente mes meilleurs vœux de bonheur, de santé et de réussite, pour vous-même et tous ceux qui vous sont chers. A toutes et à tous, une très belle année 2014 !

Centenaire de la Première guerre, 70ème anniversaire du Débarquement, 25ème anniversaire de la chute du mur de Berlin, l’année 2014 va raviver notre devoir de mémoire. Le 11 novembre dernier, notre ambassadeur Bernard Emié nous a invité à réfléchir à ces paroles de Winston Churchill : « Un peuple qui oublie son passé se condamne à le revivre».

A chacune de mes réunions publiques en dehors de Londres, les participants se plaignent de la difficulté à renouveler un passeport. Ils illustrent tout le bien-fondé du combat du député Meyer Habib, en faveur d’un « choc de simplification », notamment au sujet des passeports. De son côté, la sénatrice Joëlle Garriaud-Maylam a interrogé le Gouvernement sur les modalités de mise en œuvre du dispositif « Itinera » de recueil à distance des données biométriques destiné aux Français souhaitant renouveler leur passeport et ne pouvant se rendre au consulat en raison de l’éloignement. Et pour cause. Les deux valises Itinera reçues à Londres en 2011 et 2012 étaient défectueuses ! Celle reçue en novembre 2013 sera testée en janvier. Je souhaite que la patience de tous ceux qui attendent ce système mobile soit récompensée dès février.

De la patience, il en faudra aux non-résidents qui acquittent une CSG (contribution sociale généralisée) de 15,5% sur les revenus du capital de source française (revenus fonciers et plus-values immobilières). La Commission Européenne a ouvert une procédure d’infraction contre la France à ce sujet mais le Conseil d’Etat a saisi la Cour de justice de l’Union européenne afin de l’interroger sur l’application du Règlement (CEE) sur les prélèvements sociaux. L’action de la commission est donc suspendue dans l’attente du jugement de la Cour Européenne.

Protectrice de ses concitoyens, l’Union européenne a reçu le prix Nobel fin 2012 pour avoir fait avancer la paix, la réconciliation, la démocratie et les droits de l’homme en Europe. Elle nous donne rendez-vous le dimanche 25 mai 2014 pour l’élection des députés français au Parlement européen. Le même jour auront lieu les élections consulaires. Olivier Chambard et Pierre-Alain Coffinier, consuls généraux de Londres et d’Edimbourg auront besoin d’un grand nombre de volontaires pour faire fonctionner les bureaux de vote. Nous comptons sur vous.

Fidèlement, Olivier Cadic

Accédez à l’infolettre n°21 (décembre 2013 – janvier 2014)

Photo Flickr de Leo Reynolds

Rencontre avec Yves Jego à Londres : L’UDI, une certaine idée de l’Europe

Chers compatriotes, chers amis,

Le Club UDI de Londres a le plaisir de vous convier à une rencontre avec Yves Jégo, délégué général de l’UDI, député-maire de Montereau et ancien ministre

Le thème abordé sera le suivant :

L’UDI, une certaine idée de l’Europe
Evénement reporté à une date ultérieure avec toutes nos excuses
Université de Westminster, Marylebone Campus, Wood lecture Theatre,
35 Marylebone Road,  London NW1 5LS (Métro : Baker Street)
(entrée située en face du musée de Mme Tussaud)

Yves Jégo

Yves Jégo

L’UDI, la nouvelle formation politique qui rassemble la famille centriste, est la plus populaire aux yeux des Français selon un récent sondage BVA (lire : « L’UDI organise son réseau à l’étranger et lance le club UDI-Royaume-Uni » du 02 novembre 2013).

Refonder une Europe plus intégrée et fédérée, protectrice de ses concitoyens et mieux armée dans la compétition internationale est la première priorité de l’UDI.

A moins de quatre mois de l’élection européenne, cette rencontre avec Yves Jégo sera l’occasion d’échanger sur les enjeux de cette grande échéance pour la France et l’avenir de l’Europe.

La rencontre sera suivie du verre de l’amitié.

Les portes ouvriront dès 18h00 pour une séance dédicace du livre d’Yves Jego : « La Campagne de France 1814 ».

L’entrée est libre, mais nous vous remercions de bien vouloir nous informer de votre présence par e-mail : clubroyaumeuni@parti-udi.fr

Eddy Hasson, Français libre, nous a quittés

Il aurait eu 100 ans, le 4 septembre prochain.

Eddy Hasson et Olivier Cadic

Eddy Hasson et Olivier Cadic

Eddy Hasson venait d’être nommé chevalier de l’ordre national du Mérite, lors de la toute dernière promotion. Trop juste pour recevoir sa décoration des mains d’un représentant de la République. Eddy était rompu à cet exercice puisqu’il collectionnait les distinctions, avec cette particularité d’avoir gagné ses premières médailles au feu de l’ennemi. Eddy a rejoint les Forces françaises libres à Londres le 1er juillet 1940, soit moins de deux semaines après l’appel du Général de Gaulle sur les ondes de la BBC. Eddy était un héros de guerre.

Né en Turquie, il a bourlingué avant de s’établir en Angleterre auprès de son épouse Gwen et de devenir un membre actif et singulier de notre communauté française. Chaleureux, drôle, attentif à tous, l’homme savait donner de la saveur à chaque instant, comme ceux qui ont survécu aux bourrasques de l’Histoire.

Derrière l’homme, c’est le soldat qui s’incarnait lors de chaque cérémonie officielle. Ces rendez-vous étaient importants pour Eddy. Pas pour lui-même, pas pour la gloriole, loin de là, mais importants pour la France d’aujourd’hui, pour les copains d’hier, pour le devoir de mémoire, en somme.

Eddy était un personnage, comme on dit. Brigitte Williams, déléguée de la « Fondation de la France Libre » m’a confié que le 14 décembre 2013, au matin du jour de son départ, il lança avec un large sourire à l’infirmière : « Vous avez de beaux yeux ! ». Il laisse ici-bas un grand vide et des amis emplis de tristesse.

Plusieurs pages lui sont consacrées dans le livre d’Eric Simon « Londres, au fil de la France Libre ». Sous le coup de la nouvelle, l’auteur m’a adressé ces quelques lignes en hommage à Eddy :

Eddy Hasson, notre légionnaire

À chaque commémoration, Eddy, coiffé de son képi blanc portait le drapeau des anciens combattants, arborant avec fierté son insigne de la France Libre au revers de son veston. Eddy était un personnage droit, discret. Sa vie, c’était celle d’un jeune immigré qui avait découvert notre pays en 1919 et qui lui donna beaucoup. Des sables du désert, en passant par les plages de Narwick, jusqu’à sa petite maison d’Ealing, il devait se donner sans cesse à sa communauté. Chez lui, sur les murs, on pouvait voir des témoignages signés par le général de Gaulle, des décorations gagnées au combat. Eddy Hasson Légionnaire

Eddy remontait notre moral à grands coups de bonne humeur et d’humour. Son dernier combat aura été pour Gwen, son épouse malade. Homme de devoir, volontaire déterminé, Eddy passa les dernières années de la guerre à aider à déterrer les cadavres des victimes des bombardements. Nul ne l’a jamais entendu gémir ou se plaindre; nul ne l’a jamais entendu se vanter. Pauvre Eddy, soldat, légionnaire, chanteur d’opéra, artiste, tu nous as quittés au moment même où la France venait de te faire chevalier de l’ordre du Mérite ! Tu nous as quittés dans la discrétion, sans qu’un drapeau tricolore orne ton cercueil et c’est dommage. Merci de nous avoir considérés comme tes amis !

Éric Simon

Photo : Eddy Hasson, entouré d’Eric Simon et Brigitte Williams, déléguée de la Fondation de la France Libre

Pour en connaitre davantage sur la vie d’Eddy, je vous invite à lire son portrait réalisé par Julie Philippe, l’an dernier, et publié dans Lepetitjournal : « Eddy, combattant poète de la seconde Guerre mondiale » du 28 juin 2012