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En circonscription aux États-Unis (1/2) – New-York (13-15 juillet 2019)

Je me souviendrai longtemps de mon déplacement à NYC pour célébrer le Bastille Day. Je suis arrivé à l’hôtel pendant une panne d’électricité géante. Plus d’ascenseur, ni d’internet, ni de feux tricolores sur fond de sirènes de pompier.

Ce joyeux chaos ne m’a pas empêché de passer une excellente soirée avec le Dr Hayao Nakahara, ami de longue date et expert de la production mondiale de circuits imprimés. + d’images

Toute ma gratitude à Gérard Epelbaum (à l’image) pour m’avoir invité aux festivités du Bastille Day de New-York, ainsi que pour m’avoir accompagné à tous mes rendez-vous durant ces deux jours.

Conseiller consulaire, président du Comité des Associations françaises et de langue Française, président de l’UFE New-York, Gérard est un exemple de dévouement. Durant mon séjour, j’ai pu constater combien il est apprécié par nos compatriotes. Great job Gérard !

FIAF’s Bastille Day Celebration

Ouverture

Aux côtés d’Anne-Claire Legendre, consule générale de France à New-York, j’ai eu l’honneur et le plaisir d’ouvrir les festivités du 14 juillet organisées par le FIAF (French Institute – Alliance Française), dans la 60ème rue (entre 5eme et Lexington avenue).

Après le 11 juillet à Madrid, le 12 à Londres, ce 14 juillet à New-York fut ma 3ème occasion de célébrer notre fête nationale au milieu de mes compatriotes établis à l’étranger.

Dans mon discours, j’ai rappelé que le défilé sur les Champs Élysées avait renforcé notre image de « techno nation », en présentant diverses innovations en matière de Défense.

Le défilé a aussi reflété la dimension humaine et le sens de la fraternité de nos forces armées. L’hommage du Président de la République aux blessés a exprimé combien notre Nation était redevable du sacrifice de ses soldats.

Célébrer la fête nationale, c’est aussi célébrer les valeurs qui constitue notre devise républicaine. Quel beau symbole de se trouver à New-York pour l’occasion, cette ville si fière de sa statue, cadeau du peuple français, qui incarne la valeur la plus chère au cœur des Américains.

Merci à Carine Malausséna, Director of Special Events, pour avoir parfaitement orchestré la logistique et l’accueil. + d’images

Marché français

Visite des stands mettant en valeur les produits français ou la destination France, en compagnie d’Anne-Claire Legendre, consule générale et de Gérard Epelbaum, conseiller consulaire.

Nous avons ainsi déambulé dans la 60th Street, où est établi le FIAC, pour échanger avec nos compatriotes qui rivalisaient de bonne humeur et de produits de qualité : parfums, épicerie fine, vêtements « made in France » ou encore pâtisseries.

Alsaciens, Bretons, Provençaux… toutes nos régions étaient présentes rappelant que la France est riche de l’alliance de ses terroirs. Un événement qui a porté haut les couleurs de notre pays en ce jour de fête nationale. d’images

Réception

Superbe fête du 14 juillet co-organisée par le consulat général et le Comité des associations françaises de Gérard Epelbaum qui a réuni près de 1200 personnes au Loeb Boat House, au cœur de Central Park,

Le discours d’Anne-Claire Legendre a précédé une Marseillaise reprise à plein poumon.

Puis, ce fût l’opportunité de trinquer avec de nombreux représentants d’une communauté dont le trait commun est le goût de l’entrepreneuriat, à l’image de Guy Sorman, président de la revue France-Amerique ou Emmanuel Saint-Martin, directeur et fondateur du magazine en ligne French Morning.

J’ai aussi retrouvé Richard Ortoli, conseiller consulaire pour New York et conseiller AFE pour les États-Unis, que j’ai côtoyé à l’Assemblée des Français de l’Étranger de 2006 à 2014.

Bravo aux organisateurs et merci aux sponsors pour cet événement d’exception. + d’images

Entrepreneuriat

Cybersécurité

Anne-Claire Legendre, consule générale, m’a organisé un entretien au consulat avec Renaud Deraison, responsable de la technologie chez Tenable.

Avant de co-fonder Tenable, Renaud a redéfini le marché de la gestion des vulnérabilités en créant Nessus, le scanner de vulnérabilités le plus largement déployé au monde.

En 2019, SC Media a classé Renaud parmi les grands visionnaires de ces 30 dernières années.

Nous avons abordé de nombreux sujets sur lesquels je le remercie d’avoir partagé son expertise. Ce spécialiste fait le constat que les attaques exploitent une faille connue dans une version antérieure d’un logiciel. C’est la cause identifiée de la cyber attaque contre la plate-forme Ariane du MEAE. Mettre à jour ses systèmes est la première règle pour se protéger, rappelle Renaud.

Il y a dix ans, la sécurité était une sous-branche de l’informatique. Désormais, ce qu’on nomme cybersecurité est devenue un enjeu majeur, dont les conséquences peuvent être pénales pour les directeurs financiers si leur réseau d’entreprise est vulnérable.

Aujourd’hui, grâce au cloud public, tout individu peut disposer, au fond de son garage, d’une capacité de calcul équivalente à IBM.

S’ajoute que l’administration des serveurs n’a jamais été aussi complexe.

Dans le but d’optimiser leur productivité, les entreprises ont naturellement entrepris leur transformation digitale. Le souci est que divers systèmes ont été interconnectés, alors que certains avaient été conçus pour fonctionner seulement en réseau fermé. Les objets connectés viennent rajouter à la complexité ambiante, car ils sont reliés à des systèmes sans aucune considération de mise à jour ou de sécurité.

De ce fait, Renaud regrette l’absence d’un cyber guide, clair et pragmatique, avec des indicateurs à suivre et à partager avec le conseil d’administration.

La certification ISO Cybersecurité lui paraît adaptée pour des entreprises qui justifient d’un certain niveau de maturité, mais la démarche demeure trop lourde pour les PME. Aussi, faudrait-il imaginer plusieurs niveaux de certification ISO.

Nous avons enfin évoqué la loi américaine HIPPA (Health Insurance Portability and Accountability Act) qui exige de tous les établissements de santé des mesures de protection des données des patients. Les hôpitaux sont exposés à de fortes amendes si la confidentialité n’est pas suffisamment garantie.

Commerce extérieur

Business France

Avec Gérard Epelbaum, nous nous sommes rendus au siège de Business France pour un entretien avec Arnaud Leretour, directeur de BF Amérique du nord, une organisation qui comprend 110 collaborateurs en intégrant la zone USA-Canada.

Nous avons notamment évoqué les mesures d’économies envisagées pour réduire les coûts immobiliers, parfois prohibitifs, dans certaines villes d’Amérique du nord.

A horizon 2022, Arnaud a pour objectif d’économiser un million de dollars par an sur les coûts d’implantation, en établissant leurs bureaux dans des co-working spaces.

Business France a accompagné 1600 entreprises aux USA en 2018.

Marché viticole

La rencontre suivante a porté sur le marché sectoriel du vin avec Pamela Whitman, œnologue, consultante pour les viticulteurs français et les importateurs de vins aux États-Unis.Son agence de marketing et communication permet aux entreprises étrangères de marketer leur vin selon les critères du marché américain qui est le premier marché mondial. La compétition y fait rage.

L’agence réalise aussi des missions de mise sur le marché en trouvant des distributeurs.

Pamela s’interroge sur l’approche stratégique des régions françaises qui se font une concurrence directe, tandis que les italiens ont choisi une approche nationale. Ils vendent plus de vin que nous aux USA. A méditer.

Communauté française

Réunion consulaire

Réunion au consulat général de France avec les conseillers consulaires Gérard Epelbaum et Richard Ortoli, en présence de notre consule Anne-Claire Legendre et du chef de chancellerie.

Le doublement du taux de participation aux Européennes (18%), malgré un long week-end important a constitué une bonne surprise. Tout le monde attend évidemment le vote électronique pour nos prochains rendez-vous électoraux.

Nous avons abordé les missions du consulat de New-York qui évoluent sensiblement (visas externalisés, clôture prévue des activités notariales pour début 2020, arrêt de la signature des certificats d’existence…).

Le consulat établissait 50 certificats d’existence par semaine. La Sécurité sociale demande désormais aux retraités de se tourner vers les Public Notary. Mais la signature de tel document n’entre pas dans leur champ de compétence. Ceux-ci sont là pour vérifier la signature et non pas si quelqu’un est vivant ! Cette instruction émanant du ministère de la Santé peine à s’appliquer à New-York.

Nous avons également évoqué les questions fiscales (CSG-CRDS sur les revenus immobiliers en France, augmentation du prélèvement à la source, restriction pour l’obtention de la carte vitale…).

Si tous les sujets brûlants pour l’administration des Français de New-York ont été évoqués, je retiens avant tout l’extraordinaire dynamisme d’une communauté en forte croissance. + d’images

FIAF

Avec Gérard Epelbaum, nous avons rencontré l’équipe du FIAF (French Institute – Alliance française) et visité son summer camp : Edith Boncompain, VP of Education, Catherine Baumann, Senior Director of Development & Strategy et Carine Malausséna, directrice en charge de l’événementiel.

Le French Institute est une organisation totalement indépendante de l’Institut Français, propriétaire de l’immeuble.

45 permanents y travaillent en compagnie de 80 professeurs, tous vacataires. Ils enregistrent un véritable boom sur les programmes Enfants. Au total, ce sont près de 100.000 personnes qui passent par le FIAF chaque année ! On dénombre 10.000 adhérents, dont 6.000 suivent des cours de français.

Financièrement, l’organisation ne reçoit que 30.000$ de subventions (services culturels, Institut français), à comparer avec un budget de 11M$.

La mission du FIAF est de faire connaître la culture française auprès du public américain. Pour ce faire, des partenariats ont été instauré avec des régions et des villes française (Angoulême) pour son festival du film d’animation. La diffusion des films français est toujours en langue originale, sous-titrée en anglais.

Les humoristes français aiment venir se produire dans leur théâtre de 361 places.

Le Centre de langues Alliance française propose des cours à partir de l’âge d’un an, depuis longtemps ! Ils accueillent aussi 36 élèves sur 2 classes dans une Pre-school ouverte à partir de 2 ans et demi jusqu’à 4 ans.

L’apprentissage, lui, est proposé soit en « français langue étrangère », soit en « français langue maternelle » (FLAM), l’après-midi ou le samedi. Ils reçoivent entre 500 et 600 enfants !

Parmi toutes les Alliances française, l’AF de NY est la numéro 1 mondiale en termes de revenus. Son gigantesque gala annuel y contribue abondamment.

Très belle réussite au service de l’influence culturelle française en plein cœur de Manhattan. + d’images

En circonscription en Belgique – Bruxelles (08 juillet 2019)

(g. à d.) Jonathan Derai, directeur général du réseau scolaire Odyssey ; Olivier Cadic ; Raphaël Trannoy, consul général de France à Bruxelles.

Mon 10ème déplacement en Belgique a vu l’aboutissement de mon objectif prioritaire pour ce pays : le soutien à la création d’une nouvelle école française à Bruxelles, en l’occurrence l’Ecole Française Internationale de Bruxelles.

Cette démarche a été initiée par le groupe Odyssey qui va apporter, dès la rentrée prochaine, une réponse aux besoins des familles en s’inscrivant pleinement dans la volonté du gouvernement de développer l’enseignement français à l’étranger.

Enseignement français

EFI

L’École internationale française (EFI) va ouvrir dans les murs du château de Latour de Freins, à Uccle en septembre prochain. Jonathan Derai, directeur général du groupe Odyssey, m’a fait visiter les locaux en compagnie de Raphaël Trannoy, consul général.

Situés sur un parc de 9 hectares, les bâtiments de 6500 mètres carrés ont été pensés pour assurer le maximum de confort, d’accessibilité et de sécurité.

Pour sa première année d’existence, l’EFI Bruxelles accueillera 50 élèves de la maternelle au CM1. Elle vise une capacité de 200 élèves à terme sur ce site.

Je suis heureux de cette perspective qui répond à l’ambition annoncée par le président de la République : doubler le nombre d’élèves dans l’enseignement français à l’étranger à horizon de 2030. + d’images

Communauté française

Réunion consulaire

J’ai eu le plaisir de retrouver Caroline Laporte et Jérémy Michel, conseillers consulaires, en compagnie de Raphaël Trannoy, consul général et de Marc Egret, consul général adjoint.

La communauté française compte 123.000 inscrits au registre. Pourtant, les communes belges recensent 170.000 résidents français (sans compter les binationaux), auxquels s’ajoutent environ 20.000 compatriotes étudiants.

Nos élus m’ont sensibilisé au fait que notre administration fiscale continue à prélever indûment la CSG-CRDS sur les revenus de biens immobiliers situés en France, ce qui entretient une grande confusion chez les Français de Belgique.

Nous avons également évoqué les projets STAFE destinés à venir en soutien aux associations locales. Déjà, 8 associations ont déposé 9 dossiers d’aide qui seront soumis au conseil consulaire. + d’images

Consulat

Visite du consulat organisée par Raphaël Trannoy, consul général, et rencontre avec l’équipe qui œuvre au quotidien au sein de notre administration locale.

Comme au consulat de Luxembourg ou de Genève, visités quelques jours auparavant, les agents sont préoccupés par la réforme de l’état civil qui attribue à Nantes la transcription d’actes.

En effet, il est à prévoir un ralentissement du temps de transcription des actes et il est difficile d’évaluer si tous les cas de figure ont bien été pris en compte. Par ailleurs, l’envoi imposé de documents originaux par voie postale constitue un gros point d’interrogation sur la pertinence d’une telle procédure à l’international.

Au consulat, les effets du voisinage entre la France et la Belgique prennent un tour concret lorsque les autorités belges rapportent ce que les Français ont égaré : pas moins de 1500 CNI et passeports ont été déposés en 2018 !

La Belgique est le poste diplomatique où l’activité mémorielle est la plus importante : ce ne sont pas moins de 100 célébrations auxquelles les autorités françaises sont conviées chaque année !

J’ai achevé ma visite par un entretien à l’ambassade de France avec Sybille Mert, Première conseillère. Il m’a fallu simplement traverser le jardin mémoriel, financé par les dons des entreprises et particuliers à hauteur de 600.000€.

Cette rencontre fut l’occasion de témoigner ma reconnaissance à Claude-France Arnould, ambassadeur de France en Belgique, pour avoir exaucé ma demande d’intervention lors de mon passage à Bruxelles l’an dernier. Son soutien à la création de l’EFI de Bruxelles, par le biais d’une démarche participative de type plan École, aura contribué au développement harmonieux de l’offre scolaire en Belgique. + d’images

Entrepreneuriat

CCIFB

Retour à la CCI France-Belgique qui m’a permis de rencontrer son nouveau président François Pernot, à l’occasion d’une réunion organisée par Anne-Christine Genouville, en présence de plusieurs membres de la Chambre.

François Pernot succède ainsi à Renaud Bentegeat, élu fin juin à la présidence du réseau CCI France International.

La communauté d’affaires franco-belge est assez vibrionnante, en témoigne la diversité des activités des participants à notre réunion : finance, recherche, loisirs, hôtellerie, communication, co-working…

Si la Chambre est dans son rôle en permettant aux entreprises françaises de tirer parti des opportunités offertes par marché belge, nous avons imaginé qu’elle pourrait aider nos entreprises à se projeter à l’international depuis la Belgique.

En effet, les participants m’ont détaillé les spécificités linguistiques et culturelles du marché belge qui donnent la possibilité à un entrepreneur français de se tester véritablement à l’export, tout comme de trouver des partenaires locaux qui ont construit leur ADN sur leur volonté d’internationalisation.

Heureux d’avoir retrouvé Jean-Louis Dubrule, qui dirige une société de communication. a présenté un nouveau concept d’hôtel plutôt enthousiasmant dans lequel il a investi : des chambres à 8 lits, où les occupants s’en sortent pour 28€ la nuit. Comme quoi, même des business model éprouvés peuvent être réinventées.

Ce sont les compétences et les expériences à l’international des membres des CCI que je souhaiterais partager avec le plus grand nombre d’entrepreneurs français pour maximiser leurs chances de réussir hors frontière.

En circonscription en Suisse – Genève (04 juillet 2019)

Troisième déplacement à Genève depuis le début de mon mandat (lire aussi : CR Zurich – oct. 2018 + CR Genève & Lausanne – oct. 2015).

Je suis reconnaissant à Olivier Mauvisseau, consul général, de m’avoir organisé un programme me permettant de prendre en considération les attentes de nos compatriotes, les enjeux consulaires, tout comme les opportunités économiques de la Suisse, pays de forte culture internationale.

En effet, la Suisse est le seul pays européen qui a un excédent commercial avec la Chine !

Intéressant lorsque l’on sait que la France exporte autant vers la Suisse que vers la Chine…

Politique

ONU

Entretien avec François Rivasseau, ambassadeur, représentant permanent de la France à l’ONU.

J’ai souhaité prendre avantage de l’expérience de notre ambassadeur dans les enceintes multilatérales pour échanger sur plusieurs sujets :

– L’hydro-diplomatie : on compte actuellement 18 millions de migrants climatiques, surtout par pénurie d’eau. Ils seront 160 millions de réfugiés climatiques en 2050.

– Droits de l’homme : la Chine laisse penser que le retard en développement justifierait de placer les droits économiques et sociaux au-dessus des droits humains ! La France doit être en position de conquête pour défendre sa vision des droits de l’Homme.

– 5G : les normes en matière de 5G se discutent à l’ONU Genève. Des forces politiques qui méprisent les libertés publiques et le droit à une vie privée sont à l’œuvre. L’enjeu est de préserver l’intégrité de nos données par la maitrise de la technologie au niveau européen.

Entrepreneuriat

Chambre de commerce

Petit-déjeuner économique en présence Vincent Faysse, président CCI France Suisse, Romain Duriez, directeur CCI France Suisse, Ingrid Pliego-Rosich (Total), Marin Le Corre (Alma Capital) et Jean-François Liess, délégué consulaire.

La CCI France Suisse (CCIFS) vient de fêter son 125ème anniversaire. Elle constitue un atout solide pour soutenir le développement des entreprises françaises, non seulement dans ce pays mais également à l’international.

En effet, le territoire suisse est un terrain idéal à se confronter à l’exportation et ainsi tester ses capacités : il est situé à l’extérieur de l’UE, pratique 4 langues et est organisé en confédération de 26 cantons et 2212 communes.

A Genève, nous parlons la même langue qu’en France, mais ce n’est pas la même langue des affaires… Les centres de décision économiques français se sont beaucoup déplacés vers Zurich récemment. Genève a réagi en fixant son taux d’impôt société à 13,99% !

Par ailleurs, la chambre a ouvert un bureau à Bâle pour se tenir au plus près de certains adhérents

En Suisse, le perfectionnisme est de rigueur. On ne badine pas avec la qualité, la sécurité et les engagements pris. La CCIFS constate qu’il est fréquemment reproché aux entreprises françaises d’être adeptes du 90%, c’est à dire n’allant pas jusqu’au bout du contrat conclu. + d’images

Communauté française

Consulat

Visite des bureaux du consulat général à Genève qui, avec Londres et Bruxelles, fait partie des trois consulats les plus importants du réseau par le nombre d’inscrits.

En 2018, le consulat de Genève a dressé 6500 actes d’État civil. Le rapatriement du service d’État civil à Nantes implique 3 suppressions de postes, justifiées par la modification du périmètre des missions. Toutefois, le déménagement apparaît compliqué du point de vue logistique. Un allongement du délai de transcription depuis Nantes est anticipé.

En janvier 2020, il est prévu de réaménager les locaux en disposant les 10 guichets d’accueil sur un même niveau.

Pour sa part, le service social ne chôme pas. Il gère 250 prisonniers, soit 10% des Français incarcérés à l’étranger ! Ses responsables souhaiteraient que leurs relations avec l’administration pénitentiaire suisse s’améliorent…

Questions consulaires

Réunion sur les questions consulaires autour d’Olivier Mauvisseau, consul général et son équipe d’encadrement, en présence de Joachim Son-Forget, député des Français de l’étranger, Jean-François Liess, délégué consulaire, Linda Chevalier, présidente UFE Genève et Bernard Revol, président de l’Association de l’école primaire française de Genève.

Lors du déjeuner qui a suivi organisé par Jean-François Liess, Nicolas Ziegler, conseiller consulaire nous a rejoints.

La question des certificats de vie est d’actualité puisqu’une circulaire du ministère interdit désormais aux postes consulaires de signer ces documents. La Suisse compte 800 pensionnés qui reçoivent un total de 4 millions d’euros par an. Jusqu’à présent, le consulat signait 400 certificats d’existence chaque année.

Une pratique hétérogène qui dépend des cantons, voire des communes, justifie que le service social réclame quelques mois de recul pour déterminer si cette mesure de retrait est pertinente.

Et puis, les Suisses ne valident pas systématiquement les certificats d’existence français. Ils préfèrent émettre les leurs, ce qui pose des difficultés en retour avec certaines caisses de retraite en France. De plus, ce service souvent est facturé. + d’images

UFE Genève

Linda Chevalier, déléguée consulaire et présidente UFE Genève, a fait une entrée méritée et remarquée au conseil d’administration de l’UFE Monde, lors de la dernière assemblée générale, en mars dernier.

J’ai pris avantage de ce déplacement pour saluer son action déterminée et efficace au service de nos compatriotes établis en Suisse.

Devoir de mémoire

Volontaires suisses

A proximité du consulat général de France, en 1923, la France  a érigé un monument pour rendre hommage aux 2000 volontaires suisses qui ont fait le sacrifice de leur vie pour la France durant la 1ère guerre mondiale.

Celui-ci marque notre reconnaissance envers les 12.000 combattants suisses, engagés volontairement dans la Légion étrangère, afin de nous porter assistance lors du premier conflit mondial.

En circonscription au Royaume-Uni – Londres & Maidstone/Kent (12-13 juillet 2019)

Appelé à d’autres responsabilités, Jean-Pierre Jouyet, ambassadeur de France au Royaume-Uni, va quitter Londres.

La personnalité de notre ambassadeur, sa disponibilité et ses qualités humaines laisseront longtemps leur empreinte chez tous ceux qui l’auront côtoyé.

Je lui souhaite le meilleur pour la suite de sa carrière.

Communauté française

Fête nationale

L’après-midi du 12 juillet, Jean-Pierre Jouyet, ambassadeur de France à Londres, avait organisé, sous un soleil radieux, une réception pour célébrer notre fête nationale à la Résidence de France.

L’assistance été touché lorsqu’il a annoncé, ému, qu’il allait quitter Londres pour devenir ambassadeur de France à Paris auprès de l’OCDE.

Son discours fût un vibrant plaidoyer en faveur de l’amitié franco-britannique, dont il a souligné la force et la profondeur.

En écho, le parlementaire Sir Alan Duncan a déclaré : « notre amitié avec la France est indéfectible, quoi qu’il arrive ! »

Très heureux d’avoir célébré ce 14ème « 14-juillet » d’affilée à Londres en ma qualité d’élu, en présence de nombreux représentants de notre communauté française. Ces échanges privilégiés constituent une source d’énergie qui me régénère et me motive. + d’images

Enseignement

Fête à la PEK !

Heureux d’avoir assisté à la fête de fin d’année de la Petite École Kentoise (PEK) de Maidstone, où j’ai pu féliciter toute l’équipe pour son engagement en faveur de l’enseignement du français auprès des enfants.

Dans son discours, Katia Bresso, directrice de l’école, nous a présenté son équipe de bénévoles qui fait un travail remarquable à ses côtés. Elle a particulièrement salué Claire, enseignante de la PEK, qui part enseigner au lycée français international de Singapour. Je lui adresse aussi tous mes vœux de réussite.

Pour sa part, Cinzia Beretta, directrice et trésorière de la PEK, a invité les parents à se mobiliser pour participer à la vie de l’association, tandis que François Reynier, directeur marketing, a annoncé le lancement de leur nouveau site internet : www.pekmaidstone.org.uk.

Quels progrès depuis 2008 lorsque Katia Bresso a fondé cette Petite École. Je suis fier de l’accompagner depuis cette époque. Le travail de Katia a inspiré d’autres mamans qui ont fait de même à Dartford ou Canterbury. Katia contribue également à l’animation du Parapluie FLAM, organisme qui fédère toutes les associations FLAM du Royaume-Uni.

Bravo à toute l’équipe pour son succès. + d’images

En circonscription en Espagne – Madrid (11 juillet 2019)

14ème déplacement en Espagne depuis le début de mon mandat !

Merci à Jean-Michel Casa, ambassadeur de France en Espagne, pour son invitation à participer, le 11 juillet, à la réception organisée à la Résidence de France de Madrid, à l’occasion de notre fête nationale.

J’ai assisté au discours de notre ambassadeur prônant « une Europe de progrès », en compagnie de Samantha Cazebonne, députée de la 5ème circonscription (Péninsule ibérique et Monaco) et des conseillers consulaires Joëlle See,  Jean-François Berthe et Francis Huss.

On ne pouvait être qu’impressionné par l’ampleur de l’assistance venue participer à cette célébration nationale, où les plus jeunes de nos compatriotes étaient particulièrement à l’honneur qu’ils soient lycéens, étudiants Erasmus ou volontaires internationaux.

Heureux d’avoir retrouvé de nombreuses personnalités, dont les dirigeants de la CCI France-Espagne et ceux de l’Alliance française de Malaga ou encore Stéphane Vojetta et Hugo Lopez, fidèles soutiens de Samantha Cazebonne.

Cette année, parmi les temps forts du défilé sur les Champs Élysées, nous avons vu manœuvrer 86 militaires espagnols du 3e régiment d’infanterie qui s’est illustré lors de sa participation à la Mission de formation de l’Union européenne au Mali, en 2019. + d’images

HEBDOLETTRE n°123 – ÉDITO : Programme Flam. // SENAT : WorldSkills 2023 (Élysée) – La coopération franco-britannique de Défense – Les sénateurs au salon du Bourget – Débat post-Conseil européen – Albanie : président Moisiu – Rép. de Serbie : Ana Brnabić, PM – Question écrite : projet franco-islandais Lexia. // TRIBUNES : Certificats de vie – Féminicides – abandons d’animaux // CYBERSECURITE : 5G – Forum parlementaire – FIC // COMMERCE EXTERIEUR : Océan Indien – Asean – Réseau CCI FI (au Sénat, AG, Trophées). // En circonscription : ISLANDE – Reykjavik (13-14 juin 2019) / CAMBODGE – Phnom Penh (6-7 juin 2019) / THAILANDE – Bangkok (4-5 juin 2019) / ROYAUME-UNI – Londres & Canterbury (28-29 juin 2019) / Kent (17 juin 2019). // MEDIAS (RMC – Public Sénat – Entreprendre à l’international)

Lire : l’HEBDOLETTRE n°123 – 11 juillet 2019Logo HebdoLettre bleu - Rond75

Edito de l’HebdoLettre n°123

« La langue de la République est le français » (art. 2 de la Constitution)

Dans certains pays, plus de la moitié des Français nés à l’étranger ne maîtrise pas notre langue ; cette proportion atteint parfois les deux tiers en Amérique latine, voire 80% comme estimé en Israël.

Nos grandes déclarations sur l’importance de la francophonie masquent notre difficulté à enseigner le français à nos enfants établis hors de France.

Il n’est pas rare de voir arriver des étrangers dans des consulats ayant réussi un test de langue française pour obtenir notre nationalité, tandis que leurs conjoints, eux français, ne maîtrisent pas un traitre mot de la langue de Molière.

Le réseau AEFE scolarise moins de 25% des enfants français résidant à l’étranger.

Quant aux autres, ils disposent d’une solution d’apprentissage de notre langue à travers le programme FLAM, Français langue maternelle, initié en 2001 par le ministère de l’Europe et des Affaires étrangères. Concrètement, des associations, généralement créées à l’initiative de parents, permettent aux enfants de se familiariser avec la langue française sur un mode ludique et dans un contexte extrascolaire.

Le développement de ce réseau est l’objectif 3 du plan École au Royaume-Uni. En 10 ans, nous sommes passés dans ce pays de 12 associations FLAM à 52. Celles-ci accueillent près de 4000 enfants chaque semaine.

En assistant récemment au 10ème anniversaire de la petite école de Canterbury, j’ai admiré l’engagement et la ténacité de parents qui se sont donné la mission d’enseigner notre langue au plus grand nombre.

Tandis que l’AEFE reçoit près de 500 millions d’argent public, elle rétrocède juste quelque 200.000€ pour l’apprentissage du français au travers du programme FLAM. Pourtant, le public potentiel est composé de 75% de nos jeunes compatriotes établis à l’étranger.

Administrateur de l’AEFE de 2009 à 2012, j’avais dénoncé la volonté de l’AEFE de réduire ce budget de subvention dès que l’Agence en a eu la charge en 2009. Il était alors de 600.000 euros. J’avais à l’époque toutes les peines du monde à obtenir la transparence sur les attributions de subvention (lire « Programme Flam : le changement c’est on ne sait plus qui est subventionné ! » – avril 2013).

Dans son rapport sur l’enseignement français à l’étranger, la députée Samantha Cazebonne a souligné la valeur ajoutée de ce réseau et formulé plusieurs recommandations pour le développer.

Le 27 juin dernier, la députée a justement demandé au conseil d’administration de l’Agence quel serait le budget alloué par l’AEFE aux associations FLAM en 2019. « Certainement supérieur à celui de 2018 (210.000 euros) », lui a-t-on répondu.
Visuel HL122

Après 10 ans de gestion par l’AEFE, le réseau est composé de seulement 163 associations localisées dans 40 pays, dont le tiers est lié au plan École du Royaume-Uni.

Il est grand temps de changer de gestionnaire pour soutenir la dynamique des associations FLAM et leur rendre les 2/3 d’un budget qui participe aujourd’hui au fonctionnement de l’AEFE.

Pour y parvenir, j’ai proposé en décembre dernier lors du débat budgétaire que la gestion du programme FLAM soit transférée de l’AEFE vers l’Institut français.

L’Institut français travaille en étroite relation avec le réseau culturel français à l’étranger constitué de 98 instituts français et de 850 Alliances Françaises, dont la vocation est d’assurer la promotion de la langue française.

En nous appuyant sur le maillage de ces réseaux, nous pourrons plus facilement développer des solutions économiques locales de soutien aux associations FLAM et nous fixer l’objectif commun qu’un jour tous les enfants français parlent … français ! Découvrir l’HebdoLettre n°123


 

Débat CyberCercle : « sécurité numérique, sécurité économique »

Le 11 juillet, à l’invitation de Bénédicte Pilliet, j’ai eu le plaisir d’intervenir dans le cadre du 80ème petit-déjeuner débat du Cybercercle sur le thème «Sécurité numérique – sécurité économique», aux côtés d’Alain Juillet, spécialiste des questions de cybersécurité et d’intelligence économique.

J’ai exprimé mes vives inquiétudes face au déploiement des équipements 5G fournis par Huawei à Monaco, aux portes du territoire français.

L’Union européenne doit prendre ses responsabilités et défendre sa souveraineté numérique, une démarche qui se heurte à une certaine dispersion de ses membres sur ce sujet pourtant crucial.

De plus, force est de constater que les États européens n’ont pas tous les mêmes capacités technologiques en matière de cybersécurité.

En écho aux recommandations formulées dans un rapport intitulé « Cyberattaque contre Ariane : une expérience qui doit nous servir » du 6 fév. 2019 (Lire), que j’ai coécrit avec mon collègue Rachel Mazuir, j’ai notamment appelé de mes vœux la publication d’un document périodique répertoriant et classant les actes de cybermalveillance les plus fréquemment commis vis à vis nos compatriotes et nos organisations.

Lire aussi :
Mes 3 cyber-priorités pour 2019 – PDJ CyberCercle (janvier 2019)
Soirée débat : cybersécurité, tous concernés – semaine AFE (octobre 2018)
Invité du CyberCercle au sujet de la revue stratégique de cyberdéfense (mars 2018)

Ma désignation au poste de secrétaire de la commission des Affaires étrangères

Heureux et fier d’avoir été, ce 10 juillet, désigné secrétaire de la commission des Affaires étrangères, de la Défense et des Forces armées.

Merci à mes collègues pour leur confiance.

A la faveur du renouvellement sénatorial de 2017, j’avais quitté la commission des Affaires sociales pour rejoindre la commission présidée par Christian Cambon.

En rapport avec mes thèmes de prédilection, j’avais été désigné, dès le 11 octobre, rapporteur du programme 129 pour le projet de loi de finances «Coordination du travail gouvernemental» (gestion de crises, cyberdéfense, renseignement).

Réception de parlementaires centristes à Matignon

Le 9 juillet, j’ai été invité à l’hôtel Matignon avec mes collègues du groupe Union Centriste, à participer à une réception organisée par le Premier ministre.

Il m’apparait qu’Edouard Philippe fonctionne en mode d’amélioration continue.

Il demeure concentré sur l’action réformatrice de son gouvernement dans la perspective tracée par le Président, tout en veillant à élargir la base de ses soutiens parlementaires.

Après ses deux premières années d’exercice, on le sent plus volontiers attentif aux opinions diverses dans le but préparer des textes d’une manière plus consensuelle.

Très heureux de cette soirée qui m’a offert l’opportunité de dialoguer avec plusieurs ministres et de mieux connaître les parlementaires des groupes de la majorité présidentielle à l’Assemblée nationale. + d’images

La FAPEE s’interroge sur l’avenir de l’enseignement français à l’étranger

Dans le cadre de l’assemblée générale de la FAPEE (Fédération des associations de Parents d’élèves à l’étranger) présidée par François Normant, nous avons pu assister à un débat intitulé : Enseignement français à l’étranger (EFE) : où en sommes-nous ?

Les protagonistes étaient Samantha Cazebonne, députée ; Olivier Brochet, directeur de l’AEFE ; Jean-Christophe Deberre, directeur de la Mission laïque française ; Dominique Depriester, représentant du ministère.

On retiendra l’intervention percutante de Samantha Cazebonne qui a présenté les défis auxquels l’EFE est confronté, en commentant son rapport remis au Premier ministre (Lire le rapport).

J’ai pu observer que certains élus socialistes continuaient à idéaliser le service public d’enseignement, synonyme d’un niveau de qualité qui ne pourrait rivaliser avec l’enseignement privé (lire aussi mon éditorial : « Le gang des postures » (09 avril 2019 – HL n°105)

Le clou du spectacle, si on peut dire, aura été l’attaque d’un conseiller consulaire contre la privatisation de l’EGD de Saint-Pétersbourg qui, selon lui, ne mériterait même plus d’être homologué ! Absolument injuste lorsqu’on connaît l’énergie et les compétences déployées par le repreneur qui, par exemple, veille à s’entourer de titulaires de l’Éducation nationale.

La meilleure réponse à ces outrances m’a paru celle de Jean-Christophe Deberre, qui a décrit l’EFE comme un gigantesque « PPP » (partenariat public-privé).

J’espère qu’un jour nous pourrons dépasser certains échanges dignes de Don Camillo et Peppone.

Samantha Cazebonne, députée des Français établis hors de France

Pendant ce temps, l’enseignement anglo-saxon se développe à toute vitesse, diluant chaque jour davantage l’enseignement français (lire aussi mon éditorial : « EGD Business : stop ou encore ? » – 11 juillet 2018 – HL n°105)

Voilà pourquoi, de mon point de vue, il faut s’engager sans délai dans l’atteinte de l’objectif fixé par Emmanuel Macron, à savoir doubler le nombre de places dans l’EFE avant 2030 (lire aussi mon éditorial : « Pour un avenir radieux de l’enseignement français à l’étranger » – 10 avril 2018 – HL n°101)

Félicitations aux animateurs de la FAPEE qui ont offert, les 5-6 juillet, un riche programme de rencontres, durant trois demi-journées au Sénat. + d’images

Féminicides : cosignature de la tribune de la sénatrice Annick Billon

Depuis le début de l’année, 75 femmes ont été tuées par leur conjoint ou ex-conjoint. « C’est la grande cause du quinquennat. Sans moyens, nous n’y arriverons pas », dit ma collègue Annick Billon, présidente de la délégation aux Droits des femmes au Sénat, qui a initié une tribune que j’ai cosignée avec 151 sénateurs de tous bords.

Nous appellons l’Etat à investir plus de ressources financières et humaines pour « enrayer le fléau » des violences conjugales en offrant un secours pratique et immédiat aux femmes en danger, avant qu’il soit trop tard.

Lire la tribune (dans Libération – 05/07/2019)

L’appel de 240 parlementaires contre les abandons d’animaux

Un être sensible ne se jette pas ! Et pourtant, un chien ou chat est abandonné toutes les 5 minutes en France. Accablant. Triste record d’Europe devant lequel il ne faut pas se résigner. J’ai cosigné cet appel avec de nombreux parlementaires.

La Fondation 30 Millions d’Amis rapporte que chaque année 60.000 chiens et chats sont abandonnés sur la route des vacances et qu’il s’agit d’un crime puni de 2 ans d’emprisonnement et de 30 000 € d’amende.

Lire la tribune (dans le JDD – 29/06/2019)

3ème déjeuner-débat des présidents de CCI FI au Sénat

Je remercie les 42 responsables de CCI françaises à l’international (*) qui ont répondu à mon invitation à débattre, autour de leur président sortant Arnaud Vaissié, le 24 juin dernier au Sénat.

Une 3ème édition avec des présidents de chambre venus des cinq continents, la veille de leur AG et de la soirée des Trophées CCI FI.

Comme les deux années précédentes, chacun a pu s’exprimer sur les enjeux auxquels est confronté le réseau CCI FI et, à travers lui, ses acteurs qui sont les interlocuteurs privilégiés des entrepreneurs français à l’étranger

Au moment où le nouveau dispositif Team France Export se met en ordre de marche, il était nécessaire rappeler que CCI FI n’était pas un acteur public, à l’instar de Business France, CCI en France et la BPI, mais un acteur privé et indépendant. Juridiquement, aucun lien, mais en pratique, les responsables du réseau CCI FI sont requis pour tous les travaux et écoutés attentivement, pourrait-on résumer de l’expérience personnelle d’Arnaud Vaissié.

Cet esprit d’indépendance vis-à-vis des pouvoirs publics est important à cultiver de l’avis d’Arnaud : « si nous sommes devenus incontournables pour le Quai d’Orsay, nous demeurons indépendants des ambassades, sauf de façon opportune mais pas structurellement », a-t-il répondu à un responsable de chambre qui l’interrogeait sur le bien-fondé d’être hébergé au sein d’une ambassade.

Sur ce thème de l’indépendance, l’essor du réseau French Tech a suscité des commentaires tranchés et contradictoires. Si personne ne conteste la valeur du label, marqué générationnellement par un esprit start-up, certains se demandent à quoi sert French Tech, d’autres louent son impact contre le french bashing, quand je m’inquiète qu’il ne constitue un « troisième réseau » français à l’international.

Bravo et merci Arnaud

Ce serait évidemment regrettable à l’heure du rapprochement bien amorcé et de la recherche de synergies entre les organisations vouées à faire réussir la marque France à l’étranger. J’ai ainsi émis l’idée de faire travailler en pool les chambres de commerce bilatérales d’une même région. Lorsque le constructeur grenoblois Poma va inaugurer son téléphérique urbain à Guayaquil (Équateur) en mars 2020, pourquoi ne pas faire créer un mini-salon, vitrine du savoir-faire français, en faisant appel, pour le moins, à nos compatriotes implantés en Colombie et au Pérou, ai-je suggéré ?

Dans les tablettes de l’organisation CCI FI figure, en effet, un projet de plateforme mondiale des membres et donc de mise en relation des communautés d’affaires françaises à l’étranger, localement et sur un plan global.

En cette matière aussi, « il faut trouver la bonne équation », a dit Arnaud à l’heure de passer le flambeau de la présidence des CCI FI, après six années de mandat. Il confie aussi à la nouvelle équipe, conduite par Renaud Bentageat, le soin de « saisir des fonds européens » qui pourraient légitimement aider à financer le réseau.

Cet événement fut l’occasion de rendre hommage au travail accompli par Arnaud. Entrepreneur à succès (International Sos), je l’ai vu consacrer beaucoup de temps et d’énergie au service du commerce extérieur français en qualité de président des CCE au Royaume-Uni, puis de président de la chambre de commerce française en Grande-Bretagne et, enfin, dans son rôle de président du réseau CCI FI.

Après le déjeuner-débat, visite du Sénat… puis réunion en salle Monory.

En prenant un peu de hauteur, chacun sait que la vitalité déployée par nos chambres de commerce en France ou à l’international ne peut compenser certains handicaps structurels de notre pays. Par exemple, notre fragilité à l’export est intimement liée à la hauteur de nos dépenses publiques. « Notre taux de marge est de 9 points inférieur à celui de nos voisins allemands ou espagnols », a rappelé Arnaud.

Assurément, nos autorités ont impulsé un nouvel élan qui a pris corps avec la Team France Export. Je considère sincèrement que tout va dans le bon sens. Toutefois, est-ce que cela sera suffisant pour redresser notre balance commerciale ?

(*) Liste des pays représentés : Algérie, Allemagne, Belgique, Bulgarie, Cambodge, Canada, Chili, Corée du Sud, Croatie, Cuba, EAU, Équateur, États-Unis, Finlande, France, Ghana, Grèce, Inde, Indonésie, Israël, Italie, Kazakhstan, Kenya, Luxembourg, Maroc, Paraguay, Pays-Bas, Pérou, Portugal, RD Congo, République Tchèque, Royaume-Uni, Roumanie, Slovaquie, Suisse, Thaïlande.

Lire aussi :
– 2èmeédition – 25 juin 2018 : Export : les solutions des présidents de CCI françaises à l’international pour booster nos PME
– 1èreédition – 27 juin 2017 : CCI France International, l’art de changer tout en restant soi-même

Asean : la stratégie économique française

Il y a près d’un an, le groupe d’amitié France-Asean présidé par ma collègue Jacky Deromedi, organisait un colloque au Sénat intitulé « L’Asean : un grand marché tourné vers l’innovation ». L’objectif était de lancer un appel à investir et à s’installer en Asie du Sud-Est, une zone en plein essor.

Avec la DG du Trésor : Christophe Bories, sous-directeur Relations économiques bilatérales ; OC ; Nicolas Séjour, conseiller parlementaire ; Arnaud Tripet, adjoint au chef de bureau Asie et Océanie.

Effectivement : essor démographique (650 millions d’habitants et une classe moyenne significative) et essor économique (+5% de croissance depuis 2000).

Lors du colloque, j’avais partagé mon expérience de chef d’entreprise d’une PME en électronique. Dès le début des années 1990, j’avais ouvert un bureau à Pékin, pour réaliser après quelque temps, qu’en Chine, une PME française qui s’installe ne compte pas. Tandis qu’en Asie du Sud-Est, j’avais trouvé des partenaires potentiels qui s’intéressent sincèrement à vous, et plus encore si vous êtes innovant (compte-rendu).

Proposer notre expertise dans la zone Asean (*) et y promouvoir nos innovations, pourrait résumer d’une phrase le plaidoyer de Christophe Bories et Arnaud Tripet de la direction générale du Trésor. J’ai eu le plaisir de les rencontrer au Sénat, le 28 mai, grâce à Nicolas Séjour, en charge des liens avec les parlementaires.

On imagine plus volontiers la direction du Trésor en train d’élaborer des prévisions de croissance ou gérer la trésorerie de l’État plutôt que d’accompagner l’internationalisation des entreprises françaises. C’est pourtant le cas, en liaison avec les divers opérateurs de l’État, dont elle assure la coordination (Business France, Bpifrance, Agence française de Développement).

Dans le cadre de cette mission de soutien, le Trésor peut témoigner de l’intérêt marqué des PME françaises pour la région Asean : plus de 7500 entreprises françaises disposent en 2019 d’un contrat d’assurance-prospection sur au moins un des dix pays de l’Asean. Une zone néanmoins hétérogène qui n’est pas (encore) un marché unique.

Le meilleur point d’entrée ? Singapour demeure incontournable comme hub régional. Cela dit, Christophe Bories et Arnaud Tripet n’ont aucun parti-pris puisqu’ils prônent une « approche par rebond », autrement dit s’installer quelque part, puis rayonner.

Si dans le contexte asiatique on pense spontanément à l’agroalimentaire, à la santé ou au luxe, les besoins en infrastructures sont immenses, assure M. Bories. Les investissements sont estimés à plus de 200 milliards de dollars par an jusqu’à 2030 (données BAsD). Nous avons notre carte à jouer : services urbains, énergie renouvelable, gestion des aéroports… Il faut aussi venir avec des offres de financement (AFD, Trésor…), comme le font le Japon, la Chine ou la Corée qui écument économiquement la région depuis longtemps…

Afin de m’aider à préparer mon déplacement au Forum Asean 2019 des CCEF à Phnom Penh, quelques jours après notre réunion, ils ont partagé avec moi la stratégie économique de la France en Asean pour y consolider notre présence. (compte-rendu du forum).

(*) Asean / pays signataires : Birmanie ; Brunei ; Cambodge ; Indonésie ; Laos ; Malaisie ; Philippines ; Singapour ; Viêt Nam ; Thaïlande

Certificats de vie : démarche conjointe des 12 sénateurs représentant les Français établis hors de France

Les 12 sénateurs représentant les Français établis hors de France ont écrit aux ministres Jean-Yves Le Drian et Agnès Buzyn, ainsi qu’aux directeurs de la CNAV et du GIP Union Retraite à propos des certificats de vie (lire la lettre.

Nous alertons ces responsables sur les difficultés de nos compatriotes retraités résidant dans certains pays à produire et transmettre leurs certificats de vie et sur les retards pris concernant la dématérialisation et la mutualisation de ces documents.

Nous demandons donc « un engagement de mise en œuvre effective de la dématérialisation à l’automne 2019. Encore une fois, il s’agit d’une question d’humanité et non pas seulement de technicité ».

Il est invraisemblable que certains de nos ainés puissent vivre en permanence dans l’angoisse qu’on leur coupe leur pension, parce qu’ils sont en perte d’autonomie ou bien géographiquement isolés.

Cette lettre commune a été initiée par ma collègue ma collègue Jacky Deromedi. Tous, nous ne cessons de tirer la sonnette d’alarme depuis de nombreuses années.

J’avais ainsi réuni aux Sénat les organismes concernés, en décembre 2017, ainsi que mes collègues sénateurs (lire : « Certificat de vie : bientôt le bout du tunnel ? »). L’espoir pointait.

Contre toute attente, il y a quelques semaines, la direction de la sécurité sociale a émis une circulaire consternante qui dégrade encore la situation. Elle demande aux consulats de nombreux pays de cesser de signer les certificats de vie et d’orienter les usagers exclusivement vers les autorités locales.

A ce sujet, lire mon éditorial « Certificat d’existence : le désengagement permanent » (24 juin 2019 – HL122)

 

Ma question écrite afin finaliser le projet Lexia, dictionnaire franco-islandais

« Le français ne sera jamais une langue hégémonique, parce que c’est une langue de combat et d’intranquilité, parce qu’il continuera à être une langue de traduction et d’étymologie et parce qu’on aura beau écrire des dictionnaires, il faudra continuer à les refaire ».

Ces mots ont été prononcés par le président Macron, le 20 mars 2018, à l’Institut de France.

Comment défendre l’apprentissage du français en Islande, première langue non nordique enseignée, lorsque le seul dictionnaire islandais-français a été imprimé en 1950 ?!

Je suis rentré de Reykjavik, mi-juin, avec une priorité d’action : l’achèvement du projet Lexia, un dictionnaire en ligne et gratuit, sur lequel travaille une équipe d’universitaires depuis 2015 (compte-rendu du déplacement).

Un projet actuellement à l’arrêt, faute du versement de la troisième et dernière tranche de subvention (soit 40.000 euros) par notre ministère de la Culture !

J’en ai appelé au ministre de l’Europe et des Affaires étrangères, défenseur de la francophonie. Lire ma question écrite  (publiée le 04/07/2019).

Public Sénat : défense de l’accord UE/Mercosur (vidéo)

Au micro de Delphine Girard dans l’émission 360 sur Public Sénat, j’ai participé à un débat consacré au traité entre l’UE et la zone Mercosur pour en défendre le bien fondé.

L’Union européenne, première puissance commerciale au monde, sera la première puissance à signer un accord de libre-échange avec le Mercosur (Argentine, Brésil, Paraguay, Uruguay).

Au-delà des intérêts de grandes multinationales, cet accord bénéficiera aussi et surtout aux PME européennes et françaises qui pourront exporter des produits à haute valeur ajoutée vers toute l’Amérique latine.

L’enjeu commercial est donc de taille pour l’Union.

Voir la vidéo de l’émission (se rendre à la 20èmeminute)

En circonscription en Islande – Reykjavik (13-14 juin 2019)

Premier déplacement en Islande, 89ème pays traversé depuis le début de mon mandat. J’adresse toute ma gratitude à Grahame Paul, notre ambassadeur de France, pour l’organisation de ce programme riche et dense qui a compté 16 événements sur 2 jours !

La réussite de cette visite doit beaucoup à la présence de Gérard Pignatel, conseiller consulaire pour la Norvège et l’Islande, qui a fait le déplacement depuis Oslo pour m’accompagner à chacune de mes étapes.

Enfin, j’adresse ma sincère reconnaissance à Damien Degeorges, français d’Islande et à mon collègue André Gattolin pour m’avoir apporté leur concours dans la préparation de mon 328ème déplacement.

Je suis rentré de Reykjavik avec une priorité d’action : la finalisation du projet de dictionnaire islandais-français Lexia, sur lequel travaille une équipe de linguistes au sein de l’université d’Islande depuis 2015. Projet actuellement à l’arrêt, faute du versement de la troisième et dernière tranche de subvention (40.000 euros) par notre ministère de la Culture. Lire ma question écrite au ministre de l’Europe et des Affaires étrangères (publiée le 04/07/2019).

Politique

Président du Parlement

Premier rendez-vous avec Steingrímur J. Sigfússon, président de l’Althing, le parlement d’Islande de 63 membres, fondé en 930 !

J’étais accompagné par Graham Paul, ambassadeur de France en Islande et de Gérard Pignatel, conseiller consulaire pour l’Islande et la Norvège.

J’ai pu observer que les parlementaires siègent dans une atmosphère très conviviale.

Présidente de la commission des Affaires étrangères

Lors de ma visite au Parlement, j’ai ensuite eu le plaisir de rencontrer Arna Áslaug, présidente de la commission des Affaires étrangères.

Nous avons en particulier évoqué les relations de son pays avec l’Union européenne.

J’ai salué le rôle exemplaire de l’Islande en faveur des droits de l’Homme, de l’environnement et de l’égalité des genres. + d’images

Ministre des Affaires étrangères

Dialogue fructeux avec Guðlaugur Thor Thordarson, ministre des Affaires étrangères, en présence de Graham Paul, notre ambassadeur, et Gérard Pignatel, conseiller consulaire.

Nous avons énoncé les bénéfices de l’Espace économique européen pour l’Islande, tout comme les difficultés rencontrées par le Royaume-Uni depuis le referendum sur le Brexit.

J’ai été rassuré par les propos déterminés du ministre pour contenir les velléités de certaines puissances émergentes, susceptibles de perturber les équilibres mondiaux. + d’images

Délégation de l’UE

Très honoré d’avoir été reçu par Michael Mann, chef de la délégation de l’Union européenne en Islande, en présence de Graham Paul et de Gérard Pignatel.

L’Islande est liée à l’Union par les accords de l’AELE, de l’Espace économique européen et de Schengen.

Près de la moitié des importations du pays (42,5%) proviennent de l’UE qui, en retour, absorbe les trois quarts (73,4%) des exportations islandaises.

Si 35% des Islandais déclarent souhaiter que leur pays rejoigne l’UE, 45% sont toutefois d’un avis contraire. Pourtant, une majorité d’Islandais veut que le pays adopte l’euro.

Cette contradiction prend sa source dans la conscience que le moindre choc peut affecter l’économie islandaise tant leur monnaie est fragile. Ainsi, il a suffi que la compagnie aérienne islandaise à bas coût, Wow, dépose son bilan pour que le tourisme soit sérieusement affecté et que couronne islandaise soit dévaluée.

L’ancienne génération islandaise est évidemment plus souverainiste et eurosceptique que les plus jeunes, dont 1 sur 10 a bénéficié du programme Erasmus !

L’adhésion à l’UE n’entraîne cependant pas une perte de souveraineté, mais favorise un partage de souveraineté seul capable de décupler la capacité d’un état à répondre aux défis imposés par la mondialisation.

Cette conversation avec un diplomate européen qui a tenu de hautes responsabilités au Service d’action extérieure européenne, dont trois ans à la tête des activités de communication auprès de Catherine Ashton, m’a renforcé dans ma conviction que l’UE doit poursuivre son chemin en encourageant l’Islande à la rejoindre. Ainsi, nous renforcerons mutuellement. + d’images

Défense et Sécurité

Je suis reconnaissant à notre ambassadeur Graham Paul, d’avoir organisé en sa Résidence une rencontre pour aborder les questions de défense et de sécurité avec d’éminents spécialistes :

Thorunn Hafstein, secrétaire général du Conseil de sécurité auprès du Premier ministre, Arnor Sigurjonsson, directeur général au ministère des Affaires étrangères et Thordur Aegir Oskarsson, ambassadeur, envoyé spécial sur le désarmement.

Mes interlocuteurs m’ont permis d’apprécier la vision islandaise en matière de sécurité.

Membre des Nations unies et de l’OTAN, ce pays de 357.000 habitants ne dispose pas d’armée.

Sa situation stratégique a toujours fait l’objet de convoitises de la part de pays qui s’intéressent à la route maritime qui passe par l’Arctique.

Nous avons évoqué les menaces en matière de cybersécurité et les moyens de combattre les fake news. + d’images

Relations économiques

Brexit

La fédération islandaise du commerce a organisé une conférence-débat dont j’avais suggéré le titre : « Brexit means Brexit : season 2 ».

Initiée par Damien Degeorges, un compatriote résidant en Islande, cette rencontre a été animée par Olafur Stephensen, secrétaire général de la fédération. Elle m’a permis d’échanger avec des diplomates européens en poste à Reykjavik sur les raisons qui justifient que je n’ai jamais cru à la concrétisation du Brexit.

J’ai indiqué que le Brexit était rejeté par la communauté d’affaires britannique.

Le Parti conservateur qui s’est enfermé dans une stratégie mortifère en matière économique a perdu beaucoup de crédit lorsque Boris Johnson a déclaré : « Fuck business » pour défendre une vision jusqu’au-boutiste du Brexit.

J’ai aussi cité Ken Clarke à propos de Boris Johnson : « Il ne dit pas toujours la même chose, notamment parce qu’il ne se souvient pas de ce qu’il a dit la veille. »

Il faut bien prendre de la distance avec les propos, parfois volontairement provocateurs, du favori des bookmakers au poste de Premier ministre. Je puise en partie mon optimisme dans sa capacité à changer d’avis…

CCIFI

Dans un second temps, lors d’un déjeuner à la brasserie française « le bistro », j’ai eu le loisir d’échanger avec des personnalités islandaises du monde des affaires, dont Sigrun Guobjartsdottir, directrice de la Chambre de commerce franco-islandaise.

La chambre compte 60 entreprises, françaises pour un tiers.

Les infrastructures constituent leur premier sujet d’intérêt.

Le premier secteur économique du pays est le tourisme (42 % des recettes d’exportations). Il était donc très intéressant d’écouter Lea Gayet, directrice de la communication Europe d’Icelandair, la compagnie aérienne qui le premier employeur du pays ou encore Sigurdur Sigurdsson, CEO Islande de Lagardère Travel retail, qui compte 160 employés à l’aéroport. + d’images

Centre de R&D Matis

Le centre de recherche et développement Matis tire les trois quarts de ses ressources de projets privés et bénéficie de crédits européens.

Il constitue un pont entre la recherche et l’industrie pour créer de la valeur afin d’assurer la sécurité alimentaire et la santé publique.

13% des personnes qui travaillent chez Matis sont françaises. J’ai d’ailleurs rencontré six jeunes chercheurs français, passionnés et passionnants : Pauline Bergsten, Cécile Dargentolle, Clara Jégousse, Justine Vanhalst, Pauline Vannier et Antoine Moenaert

Ceux-ci sont unanimes pour louer la confiance et la liberté d’action qu’on leur accorde et la variété des sujets étudiés. Ils font aussi l’éloge du mode de travail en équipe chez Matis.

Ils voudraient développer la connectivité entre les recherches islandaises et françaises, mais demeurent critiques envers la structure de recherche française qui manque de moyens et ne cherche pas à être plus attractive pour la jeune génération.

Ils vont formaliser des suggestions d’amélioration à l’attention de notre ministre de la Recherche. Je leur ai promis de lui transmettre. + d’images

Cluster Ocean

La pêche est le 3ème secteur économique du pays qui compte pour 16% des exportations.

Avec 1,25M de tonnes de captures, l’Islande figure en 3ème position en Europe après la Russie et la Norvège, mais loin devant la France.

Le fondateur du Cluster Océan a eu l’idée de passer d’une structure familiale de la pêche à une vision de filière. Les pêcheurs ne se connaissaient pas, mais ils ont appris à parler ensemble.

Le Cluster n’est pas une fédération professionnelle, mais il a pour objectif de coordonner les 60 entreprises qui le composent pour leur permettre de développer leurs savoir-faire. Et désormais les sociétés qui sont créées dans ce secteur le sont majoritairement par des femmes.

Point important, la chair du poisson n’est plus la seule source de revenus, car les entreprises sont parvenues à exploiter autrement le poisson en développant de nouveaux produits, comme l’extraction des protéines depuis la peau qui peut également permettre la création de vêtements en « cuir ». L’entreprise Feel Iceland développe, quant à elle, des produits cosmétiques (collagène pour la peau) et des compléments alimentaires à l’image de ces boissons énergisantes, alternative au Red Bull.

Le Cluster Océan collabore avec 4 clusters identiques localisés aux États-Unis et développe des relations avec la Norvège.

J’espère que la France saura créer un lien avec ce réseau d’intelligence et d’innovation, soucieux d’exploiter les produits de la mer de manière durable. + d’images

Centrale géothermique

Visite de la centrale géothermique de Hellisheidi et de CarbFix2, en compagnie de Graham Paul, Gérard Pignatel et Damien Desgeorges.

La production d’énergie islandaise est composée à 73% d’hydroélectricité et à 27% de géothermie. 90% du chauffage urbain est assuré par la géothermie.

Le projet Carbfix est destiné à développer une technologie qui capte le CO2 afin de le transformer en minéral sous la terre en moins de 2 ans !

Ce projet fondé en 2007 auquel le CNRS est partie prenante a reçu des fonds de l’Union européenne. + d’images

Communauté française

Afin de mieux appréhender les attentes des Français résidents, Grahame Paul, notre ambassadeur a organisé des rencontres en trois temps, auxquelles a participé Gérard Pignatel, conseiller consulaire

Remise de certificats de nationalité

Dans les locaux de l’Alliance française, j’ai eu l’honneur de remettre deux certificats de nationalité et d’accueillir ainsi deux nouvelles compatriotes au sein de notre communauté.

L’association Reykjavik Accueil montre beaucoup de vitalité à travers ses nombreuses activités pour accueillir les francophones et leur permettre de réussir leur implantation en Islande.

Ambassade et section consulaire

La communauté française en Islande compte 663 inscrits.

J’ai pu observer qu’en Islande, comme dans beaucoup de postes, un nouveau système de prises d’empreintes était attendu.

Nous avons évoqué le sujet des laissez-passer pour les touristes qui ont perdu leurs papiers pendant leur séjour. La réglementation nous permet de surtaxer l’attribution de laissez-passer en dehors des heures d’ouverture, mais nous avons déploré qu’il n’y ait pas de dispositif comptable qui permette d’encaisser l’argent !

Concernant les mariages, il serait opportun de dématérialiser la publication des bans. Il devient à la mode de se marier en Islande ! Le consulat transcrit un mariage par semaine.

Questions consulaires

Lors de nos discussions, on m’a fait remarquer que le nombre de certificats de vie établis est très modeste, puisqu’il est rare que nos compatriotes fassent le choix de l’Islande pour y passer leur retraite.

Il paraît toutefois paradoxal de demander au consulat de cesser d’établir des certificats de vie et d’exiger, en même temps, qu’il s’assure que les retraités soient toujours en vie pour mériter leur pension.

A ce propos, lire mon éditorial « Certificat d’existence : le désengagement permanent » (HebdoLettre n°122 du 24 juin 2019). + d’images

Culture française

Alliance française – Projet Lexia

La visite de l’Alliance française de Reykjavik m’a conduit à rencontrer l’association des parents d’enfants francophones qui organise des activités ludiques en français (cours d’arts plastiques en français, club ciné pour les ados…).

Leur subvention Flam n’a pas été reconduite, alors qu’elle leur permettait de financer des classes « non rentables » par manque d’effectif.

Il est nécessaire de défendre l’apprentissage du français, première langue non nordique enseignée, car elle perd du terrain au profit de l’espagnol.

Rosa enseigne le français à l’université d’Islande et travaille sur Lexia, un projet de dictionnaire français-islandais en ligne et gratuit. Le dernier dictionnaire date de 1950 !

Le budget fixé de 240.000 euros doit mettre à contribution égale chacun des deux pays. Jusqu’à présent la France n’a versé que 80.000 euros sur les 120.000 prévus.

Mon objectif prioritaire pour l’Islande sera d’aider à finaliser le projet Lexia, d’autant que c’est le seul projet de coopération bilatéral entre les gouvernements français et islandais !

Personne ne comprendrait qu’un pays comme la France ne respecte pas ses engagements et laisse ce projet remarquable inachevé pour un montant aussi modeste. + d’images

Devoir de mémoire

Hommage à Bobby Fisher (à Selfoss)

Je n’avais que 10 ans, mais la finale du championnat du monde d’échecs qui s’est tenue à Reykjavik, à l’été 1972, entre Boris Spassky, le tenant du titre soviétique, et Bobby Fisher, le challenger américain, restera à jamais gravée dans ma mémoire.

Mon oncle, joueur de club passionné m’avait transmis le virus des échecs. Je l’accompagnais pour acheter le journal, chaque jour, afin de rejouer les parties avec lui. Après chaque mouvement, nous tentions de deviner le coup suivant.

Grand maître international dès l’âge de 15 ans et demi, le champion américain était devenu une icône. Il était mon idole.

Le triomphe de Bobby Fisher face à Spassky mit un coup d’arrêt à la domination sans partage des Russes sur le monde des échecs.

A l’image d’un échiquier, Bobby a vécu en blanc et noir, sans connaître les nuances de gris. Il ne s’est jamais remis de sa victoire et s’est retiré. Ses déclarations outrancières, ses frasques, son errance et sa vie recluse ont témoigné de sa dérive.

Les Islandais lui ont offert leur nationalité pour lui permettre de se réfugier en 2005 sur le sol de son exploit, afin d’échapper à la justice américaine et à la promesse d’une fin sordide.

A sa mort, Gary Kasparov déclara que « Fischer peut tout simplement être considéré comme le fondateur des échecs professionnels et sa domination, bien que de très courte durée, a fait de lui le plus grand de tous les temps ».

Sa signature « Bobby Fisher » laissait transparaître un 64 en référence aux 64 cases de l’échiquier. Du reste, il est mort à 64 ans sur la latitude 64. + d’images

La coopération franco-britannique de Défense à l’heure du Brexit

Le 18 juin, jour anniversaire de l’appel du général de Gaulle, parlementaires français et britanniques se sont retrouvés au Sénat pour évoquer notre avenir commun en matière de Défense, tandis que plane l’ombre du Brexit.

Une réunion qui s’est tenue dans le cadre des accords bilatéraux de Lancaster House, coopération exemplaire fondée sur un traité signé en 2010.

Les parlementaires de chaque côté de la Manche ont eu à cœur d’affirmer le caractère pérenne de notre coopération de Défense. Tous membres de commissions chargées des questions de Défense, nous savons qu’il ne peut en être autrement entre les deux seuls pays européens dotés de la dissuasion nucléaire. De plus, la France et le Royaume-Uni coopèrent activement sur les théâtres d’opérations extérieures.

Et pour l’instant, le Royaume-Uni est toujours pleinement intégré à la Coopération structurée permanente (PESCO), ainsi qu’à l’Initiative européenne d’intervention (IEI) qui est venue compléter cette dernière en juin 2018.

Le programme de drones de combat FCAS (actuellement à l’arrêt), le projet FMAN/FMC (Futur Missile Anti Navire / Futur Missile de Croisière) porté par MBDA ou l’initiative MMCM (Maritime-Mine Counter Measure) dans le domaine de la guerre des mines, à laquelle Thales UK est partie prenante, constituent autant d’exemples emblématiques du dynamisme de la relation bilatérale d’armement avec le Royaume-Uni.

A ce titre, l’audition d’Antoine Bouvier, Pdg d’Airbus après plusieurs années passées à la tête du missilier franco-britannique MBDA, a offert un éclairage précieux sur les nouveaux enjeux liés au Brexit en matière d’industrie de Défense.

Si le Brexit ne menace pas directement la coopération de Défense franco-britannique, son impact économique ne doit pas être minimisé. Aussi, une sortie sans accord pourrait rendre nécessaire la conclusion d’un nouveau traité, notamment pour permettre aux entreprises britanniques de continuer à bénéficier des crédits du Fonds européen de Défense.

En circonscription en Cambodge – Phnom Penh (6-7 juin 2019)

Retour au Cambodge après ma venue en janvier 2018 (comptes rendus : Phnom Penh & Siem Reap) dans le but de participer au Forum Asean 2019 des CCEF.

Je suis redevable à Antoine Fontaine, président de la section Cambodge des conseillers du commerce extérieur, d’avoir pris l’initiative de m’inviter à ce forum.

Avec Antoine et ses collègues, j’ai pu évaluer, à dix-huit mois de distance, les changements observables sur un marché soumis à une pression intense de la Chine.

Entrepreneuriat

Forum CCEF

Le Forum Asean 2019 des CCEF, fut brillement animé par Isabelle Malivoir, rédactrice en chef et journaliste à TV5 Monde.

Eva Nguyen Binh, ambassadrice de France au Cambodge et Antoine Fontaine, président du comité Cambodge des conseillers du commerce extérieur de la France (CCEF), ont ouvert le forum en lançant la projection, en avant-première, du film « Le Cambodge sourit aux audacieux ! », révélant le dynamisme économique du Royaume.

La première session a débuté par un point d’avancement de la réforme Team France de la part de Christophe Lecourtier, DG de Business France, suivi par une présentation de notre stratégie régionale Asean par Christophe Bories, sous-directeur des relations économiques bilatérales à la DG du Trésor et par Frédéric Kaplan, chef du service économique régional.

Christophe Lecourtier a postulé que le changement d’image de la France depuis l’élection du Président Macron avait permis d’améliorer notre attractivité. La France occupe désormais la 2ème place européenne pour les investissements étrangers, avec 1323 projets d’investissements en 2018.

Il s’agit de la meilleure performance enregistrée depuis que nous disposons de ces statistiques. 60% des projets d’investissements enregistrés en France, en 2018, avaient été détectés par Business France.

L’objectif pour 2020 est de disposer d’un réseau à l’export constitué à 50% d’implantations publiques et à 50% d’implantations privées. + d’images

Commerce bilatéral

A l’occasion du forum des CCEF de l’Asean, Eva Nguyen Binh, ambassadrice de France, avait convié Soraka Pan, ministre cambodgien du Commerce, à s’adresser aux participants depuis la Résidence de France à l’occasion d’un cocktail dinatoire.

Moment très chaleureux, où le ministre a célébré la qualité et la profondeur de la relation bilatérale avec une parfaite maitrise du français.

J’ai eu l’honneur d’échanger avec Soraka Pan et lui témoigner de la satisfaction des entreprises françaises établies dans son pays.

J’ai prolongé la discussion avec Buon Saramony, secrétaire d’État auprès du ministre du Commerce qui m’a assuré de toute l’attention qu’il portait développement de nos entreprises au Cambodge et de son travail de facilitation.

Ambassadeurs Asean

Déjeuner économique à la Résidence de France réunissant les 10 ambassadeurs de France de la zone Asean, Thierry Mathou, directeur Asie, Jean-Baptiste Main de Boissière, chargé de mission Asean, Agnès Humruzian, sous-directrice Asie du Sud-Est, Christophe Lecourtier, DG Business France, Christophe Bories, sous-directeur des Relations éco à la DG Trésor, Martin Juilliard, directeur adjoint diplomatie économique, Pierre-Emmanuel Beluche, administrateur pour la France à la DG Trésor, Frédéric Kaplan, chef du service économique régional Asean, François Corbin, responsable Medef Asean.

Il est revenu à Christophe Lecourtier de rappeler les objectifs français en matière d’exportation vers l’Asean, tandis que François Corbin mettait en avant les « success stories » françaises dans cette région.

Chacun des ambassadeurs a partagé les réussites françaises et les défis qui nous attendent dans chacun des pays de la zone.

Un déjeuner riche d’enseignements qui m’a donné la mesure de l’engagement du corps diplomatique en faveur du développement de notre économie. + d’images

Chambre de commerce France-Cambodge

En marge du forum des CCEF de l’Asean, entretien avec Guillaume Massin, président de la CCIFC et Arnaud Darc, président d’EuroCham Cambodge,

La France est le premier investisseur européen au Cambodge, essentiellement du fait de la présence historique de nos groupes de l’acabit de Vinci, Total, Accor… et d’autres arrivés plus récemment comme Pernod Ricard, Bred banque, Peugeot, Décathlon. Ce dernier vient d’inaugurer sa première grande surface sportive, tandis que Conforama annonce l’ouverture prochaine de plusieurs magasins.

Les échanges bilatéraux ont dépassé le milliard d’euros pour la première fois en 2018.

La mission de la CCIFC est d’assurer la promotion des échanges commerciaux et des investissements entre la France et le Cambodge. Intégrée à la chambre de commerce européenne (EuroCham), elle lui délègue l’organisation des services aux entreprises.

Le Cambodge bénéficie du programme « Tout sauf les armes » (TSA) lancé par l’Union européenne, ce qui lui offre un libre accès au marché européen pour tous les produits autres que les armes et munitions. Toutefois, en février dernier, la Commission européenne a annoncé le lancement d’une procédure de retrait de ce programme. Cela peut arriver en cas de violation grave et systématique en matière de droits de l’Homme.

Une délégation de la Commission européenne était au même moment que moi à Phnom Penh pour étudier la situation avant de prendre une décision définitive. En cas de retrait du programme TSA, l’arrêt des préférences tarifaires interviendrait six mois plus tard. + d’images

Communauté française

Conseillers consulaires

Entretien au consulat avec nos trois conseillers consulaires pour le Cambodge : Theany Phal, Yves Remigi et Jean Lestienne, en compagnie d’Adrien Cavey, chef de la section consulaire.

Je les remercie pour cette réunion empreinte de convivialité et de bonne humeur.

La communauté française compte 5000 inscrits, ce qui en fait la 4ème communauté d’Asie.

Une partie de cette population cause des difficultés.

Le profil type est celui une personne indigente, qui va de guest house en guest house, avec des problèmes de santé et un visa expiré…

Quand on connait le coût de l’amende de 10$/ par jour pour frais de dépassement de séjour au Cambodge, on déduit aisément qu’ils ne peuvent pas payer leur billet de retour, pas plus que l’amende, ce qui les place dans une situation très compliquée.

Nous avons aussi longuement évoqué la question du certificat de vie. Nos élus, le consul et son équipe accompagnent nos compatriotes retraités avec pragmatisme et esprit de solidarité.

Leur grande préoccupation provient de cette catégorie de retraités qui bénéficient une petite pension et qui décident justement de s’installer au Cambodge pour améliorer leur pouvoir d’achat. Ces retraités négligent de disposer d’une assurance santé. Et lorsque la personne est hospitalisée, elle n’est pas soignée tant qu’elle n’a pas fait la preuve de sa capacité à assumer les coûts de traitement.

Ce phénomène est en augmentation et notre équipe consulaire craint que la situation n’empire avec le vieillissement de nos retraités qui ont fait le choix de s’installer sur le tard dans le pays.

On constate également que ces personnes sont parfois rattrapées par un coût de la vie qui augmente plus vite que leur modeste pension ! Cela les conduit dans un impasse totale, car ils ne peuvent plus faire marche arrière, c’est-à-dire rentrer en France. + d’images

Enseignement

Lycée français

Visite du lycée Français, René Descartes, organisée par Gilbert Vignal, proviseur, en présence de Christophe Gigaudaut, président du comité de gestion et de Valentine Gigaudaut, conseillère culturelle.

L’établissement créé en 1951, a compté la Reine mère parmi ses premiers élèves…

L’école a quadruplé ses effectifs en dix ans et dépassera 1200 élèves dès l’an prochain. On compte 684 enfants de la Petite section au CM2, dont 217 en maternelle. 60% des élèves sont français.

Les équipements sportifs divers et haut de gamme illustrent une volonté de créer un cadre attrayant en faisant participer les élèves.

J’ai eu l’opportunité de m’entretenir avec les représentants élus des élèves, dont le dynamisme et la vivacité sont le reflet de la qualité de l’enseignement. Le lycée a toujours développé une vision d’excellence qui fait de l’établissement une référence éducative, dont il faut féliciter l’encadrement et l’équipe pédagogique. + d’images