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Premier anniversaire des attentats de Copenhague

COMMUNIQUE – Un peu plus d’un mois après l’attentat contre Charlie Hebdo, le 14 février 2015, le centre culturel Krudttonden de Copenhague essuyait une attaque terroriste.

La fusillade a interrompu une conférence publique sur le thème « Art, blasphème et liberté d’expression », organisée en hommage aux victimes de Charlie.

L’ambassadeur de France au Danemark, François Zimeray, était l’invité d’honneur du centre culturel. Les rafales d’arme automatique ont débuté au moment où Inna Shevchenko, chef des Femen, prenait la parole. On comptera un mort et trois policiers blessés.

Le lendemain, un islamiste de 22 ans sera abattu par la Police, quelques heures après avoir tué une autre personne à la grande synagogue de Copenhague.

En ce 14 février, j’ai une pensée émue à l’attention des victimes, de leurs familles et du peuple danois.

VIDEO – Reportage Public Sénat – « 48h avec le sénateur Cadic » (25.01.2016) – Pays-Bas (La Haye, Amsterdam) et Royaume-Uni (Londres)

Le reportage « 48h avec le sénateur Olivier Cadic » a été réalisé par Louis Sibille, sur une idée de Perrine Tarneaud. L’équipe de Public Sénat a suivi mes pas lors d’un déplacement aux Pays-Bas, puis à Londres (21 et 22 janvier 2016).

Le reportage a illustré l’émission « Sénat 360 » sur Public Sénat, le 25 janvier 2016, où j’étais l’invité de Michaël Szames et Alex Darmon.

A l’initiative de Tanguy Le Breton, conseiller consulaire, je me suis rendu à La Haye pour rencontrer notre communauté, puis à Amsterdam pour échanger avec nos entrepreneurs. J’ai été accueilli par Laurent Pic, ambassadeur de France et Christina Vasak, consule générale. Lire le compte-rendu : Déplacement aux Pays-Bas (La Haye et Amsterdam – 21 et 22 janvier 2016).

Je me suis rendu à Londres pour fêter le 5ème anniversaire de l’école bilingue Les Petites Etoiles, le 22.01.2016, accueilli par Olivier Bertin, directeur de l’école et élu AFE Europe du Nord.

VIDEO : 3m28s

Au Sénat – En Bref du 25 au 29 janvier 2016

Colombie : visite de Joël Doglioni (25 janv.)

J_Doglioni_pictoRavi d’avoir échangé, au Sénat, avec Joël Doglioni, conseiller consulaire de Colombie, venu à Paris pour siéger au conseil d’administration de la Caisse des Français de l’étranger (CFE).

Ce conseil d’administration a élu à l’unanimité Alain-Pierre Mignon, conseiller AFE Asie et Océanie, aux fonctions de président pour succéder à mon collègue Jean-Pierre Cantegrit.

 

Népal : rencontre avec Yves Carmona, ambassadeur (25 janv.)

Y-CarmonaJ’ai fait la rencontre de Yves Carmona, nouvel ambassadeur de France au Népal, pays où j’étais en début d’année, principalement pour faciliter le dénouement de l’affaire Renaud Meyssonnier (lire : Déplacement au Népal – Katmandou – 6, 7, 8 janvier 2016).

Yves Carmona a succédé, au 1er février, à Martine Bassereau, dont je salue à nouveau l’efficacité et l’abnégation au service de ses compatriotes, parfois en perdition au pied de l’Himalaya.

Au moment où j’écris ces lignes, M. Carmora a hardiment repris le flambeau pour éclairer les Népalais sur le dossier Renaud Meyssonnier afin d’accélérer sa libération.

Public Sénat : reportage « 48h avec le sénateur Cadic » (25 janv.)

PublicSenat_O_CadicLe 25 janvier, j’étais l’invité de Michael Szames sur le plateau Public Sénat, dans le cadre de l’émission ‪Sénat360, sur le thème : connaissez-vous vos sénateurs ?

Préalablement aux questions, j’ai découvert le reportage qui m’a été consacré lors d’un déplacement aux Pays-Bas, puis à Londres (21 et 22 janvier 2015) puisqu’une équipe de Public Sénat avait suivi mes pas.

Voir le reportage : vidéo (début:07:00)

Entreprises : autour de Richard Thiriet, président du CJD (26 janv.)

R_ThirietA l’invitation du club « 12 pour l’entreprise », nous nous sommes réunis autour de Richard Thiriet, président du Centre des jeunes dirigeants (CJD), venu rappeler aux parlementaires le « besoin d’oxygène des entreprises face à un cadre légal contraignant ». Pour le président, il est urgent « de penser autrement et d’imaginer de nouveaux modèles ».

Richard Thiriet soutient que notre économie fonctionne encore sur des bases de l’après-guerre et qu’il est douteux que les syndicats défendent les entreprises et l’emploi. Il pointe du doigt le paritarisme, mais aussi la faiblesse de nos entreprises à l’international, certainement liée à leur taille modeste et au fait que leurs clients sont en France.

Au-delà des exonérations de charges, le CJD réclame depuis toujours, au nom de ses 4500 adhérents, un droit à l’expérimentation, afin que les nouvelles législations soient adaptées au développement des entreprises. En d’autres termes, le Centre attend avant tout que le gouvernement « passe de la défiance à la confiance », exprime Richard Thiriet.

Droit du travail : autour de François Asselin, président de la CGPME (27 janv.)

F_Asselin_Picto« C’est le moment d’être audacieux ! », nous a lancé François Asselin, président de la Confédération générale des petites et moyennes entreprises (CGPME), lors d’un petit déjeuner de travail au Sénat.

François Asselin prône l’audace, parce qu’il est lassé des « réformettes » qui laissent le droit social figé et otage des syndicats qui, d’ailleurs, n’existent plus que par la loi. Quel intérêt de faire un paradis social s’il devient un désert économique, s’interroge-t-il avant de rappeler que seulement 4% des PME ont une présence syndicale ! Et pourtant, le dialogue social y est très vivant, car les relations sont directes, dit-il, et je ne peux qu’abonder dans ce sens. Ce fait concerne 1.650.000 entreprises de 1 à 20 personnes que défend la CGPME.

Soucieux de redonner toute sa place à l’accord d’entreprise et de simplifier les règles, le président en a aussi appelé au simple bon sens sur certains thèmes, comme le coût du travail qui ne doit pas rendre le salarié moins attractif que le non-salarié.

Canada : réception à l’ambassade (27 janv.)

L-CannonJ’ai revu avec grand plaisir Lawrence Cannon, ambassadeur du Canada en France.

Nous formons le vœu que l’Accord économique et commercial global (AECG), signé le 26 septembre 2014 entre le Canada et l’Union européenne, soit bientôt ratifié par les 28 états membres et les dix provinces canadiennes !

Ce traité libéralise notre relation économique bilatérale : plus de droit de douane, ouverture aux marchés publics canadiens, reconnaissance mutuelle (qualifications professionnelles, propriété intellectuelle…).

Lors de mon déplacement à Montréal en janvier 2015, Bruno Clerc, notre consul général m’avait dit que l’accord devrait accroitre le commerce entre la France et le Canada de plus d’un milliard d’euros (lire : Montréal – Un accord de libre-échange qui devrait profiter aux entreprises françaises du 14 mars, 2015)

Norvège : accueil d’une délégation de députés norvégiens (28 janv.)

NorvegeNous avons eu le plaisir d’accueillir nos homologues norvégiens, dont la délégation de huit députés était conduite par Arve Kambe. Pas de sénateur, puisque le parlement norvégien est monocaméral et comprend 169 députés.

J’ai été particulièrement intéressé par les propos d’Arve Kambe en sa qualité de président de la commission des Affaires sociales et du Travail, puisque je m’étais rendu dans son pays, en septembre dernier, pour y observer les conditions du dialogue social (lire : Déplacement en Norvège – Oslo – 2 & 3 septembre 2015).

M. Kambe a confirmé mes constatations concernant la qualité du dialogue social mis en place en 1939 et qui s’applique à tous les aspects du droit social (salaires, conditions de travail, pensions…) au niveau des branches professionnelles. Les accords collectifs sont attentifs à la compétitivité des entreprises et, c’est certainement lié, le pays se tient sous la barre des 5% de chômage. L’Etat n’a pas lieu d’intervenir pour fixer un salaire minimum et il n’y a pas de grèves. La Norvège, c’est bien loin de chez nous…

Stefan Heggelund a caractérisé deux marges de progression : le taux d’emploi actuellement de 69% (soit le rapport entre ceux qui ont un emploi et ceux en âge de travailler. Il est de 63.8% en France) et la performance du système éducatif, seulement classé dans la moyenne européenne.

Royaume-Uni : visite de Stéphane Rambosson (28 janv.)

S_Rambosson_O_CadicStéphane Rambosson, conseiller consulaire de Londres, est venu me rencontrer au Sénat et il en a profité pour me présenter un ouvrage très particulier.

Lire l’article du blog : 140 idées pour la France, par les anciens de Sciences-Po du 01 février, 2016

 

 

Plan Ecole du Royaume-Uni (29 janv.)

Vendredi 29 janvier, à Londres, j’entamai la première partie de mon audit du plan Ecole par une visite d’établissements : Petites Etoiles, NewVlc College, CFBL, EIFA, Jacques Prévert. J’ai réalisé la plupart de ces visites en compagnie de Lorène Lemor, conseillère culturelle adjointe de l’ambassade, et les élus consulaires Sophie Routier, Olivier Bertin et Roch Miambanzila.

Je vous ferai le compte-rendu de ce déplacement dédié au « plan Ecole du Royaume-Uni » dans une prochaine hebdolettre.

Déplacement aux Pays-Bas (La Haye et Amsterdam – 21 et 22 janvier 2016)

Résidence 3A l’initiative de Tanguy Le Breton, conseiller consulaire, j’ai effectué mon troisième déplacement aux Pays-Bas, en 17 mois de mandat. Je suis très reconnaissant envers Laurent Pic, ambassadeur de France, (à gauche sur l’image) et Christina Vasak, consule générale. Ils m’ont une nouvelle fois organisé un excellent accueil et permis de faire les rencontres nécessaires à l’exercice de mon mandat.

Je remercie les élus consulaires Tanguy Le Breton (PB), à l’initiative de cette visite à laquelle se sont joints Maryse Imbault (PB) et Caroline Laporte (Bel.), mais aussi Hélène Degryse (PB) et Catherine Libeaut (PB) pour leur participation aux rencontres officielles. Je souhaite enfin saluer en particulier Georges Goyon , conseiller Politique intérieure et Presse, et Bernard Boidin, chef de la section économique de l’ambassade, pour leur implication et leurs éclaircissements afin de favoriser la réussite de mon déplacement.

Après ma rencontre avec la communauté française à La Haye, mes rendez-vous à Amsterdam avaient tous un objectif économique et entrepreneurial dans un pays qui se positionne comme la « porte de l’Europe », accueillant en effet 51% des centres de distribution européens.

Les 17 millions de Néerlandais compensent leur géographie étriquée par une mentalité ouverte et pragmatique qui se traduit dans le monde des affaires par une forte culture du commerce, une réglementation légère et un esprit pionnier, pourrait-on résumer de mes échanges à Amsterdam.

Communauté française

Residence 2Soirée citoyenne – La Haye

Photo : Conformément à l’engagement pris de partager le mandat entre colistiers, Maryse Imbault, élue AFE Benelux, a laissé son siège à Tanguy Le Breton, en ces termes : « C’est avec une confiance absolue que je te passe le relais, sachant combien tu as à cœur de défendre la cause de nos compatriotes ».

La soirée « Soirée citoyenne » s’est déroulée à la Résidence de La Haye, capitale administrative, où résident le gouvernement, la famille royale et de nombreuses ambassades.

Cet événement était placé sous le patronage de Laurent PIC, ambassadeur de France aux Pays-Bas en présence de Christina Vasak, consule générale de France et sous le parrainage de l’UFE Pays-Bas, représentée par son président, Henry Her.

residence(g. à d.) Olivier Cadic ; Maryse Imbault, conseillère consulaire Pays-Bas ; Laurent Pic, ambassadeur de France ; Caroline Laporte, conseillère consulaire Belgique (UDI) ; Tanguy Le Breton, conseiller AFE Benelux.

Thème de la soirée: Quels sont les rôles respectifs de nos élus à l’étranger?
Devant une centaine de compatriotes, nous avons pu expliquer la différence entre le rôle d’un ambassadeur, d’un consul général, et celui des élus des Français de l’étranger, sénateur, conseiller à l’AFE, conseiller consulaire ou président d’une association reconnue d’utilité publique comme l’UFE.

Relations commerciales

CCI2Réunion à la CCI France Pays-Bas – Amsterdam

Photo : Sous l’objectif de Public Sénat, (g. à d.) : Bernard Boidin, chef de la section économique de l’ambassade ; Olivier Cadic ; Patricia Schneiders, directeur de la Chambre

Depuis 1979, la CCI France Pays-Bas favorise les échanges commerciaux entre nos deux pays et son catalogue de services est particulièrement fourni à l’attention de nos entreprises, qu’il s’agisse pour elles de s’informer, s’implanter, prospecter ou bien communiquer.

Force de soutien commercial, je souligne que la chambre est une fondation qui s’autofinance grâce aux cotisations de ses 200 membres et la vente de ses services.

Patricia Schneiders, directeur de la CCI, se félicite de la dynamique de coopération entre la France et les Pays-Bas. On récence près de 400 filiales françaises sur place et 650 filiales néerlandaises implantées en France (répertoire www.cfci.nl)

CCI1La France est le 7ème fournisseur (surtout appareils et combustibles) et le 3ème client des Pays-Bas. Inversement, les Pays-Bas sont le 8ème fournisseur et le 7ème client.

Les entreprises françaises apprécient la politique fiscale favorable aux investisseurs, tout autant que l’excellence des firmes néerlandaises qu’elles n’hésitent pas à racheter. Parmi les opérations les plus médiatiques, citons : Air France et KLM, Danone et Domico (produits bébé) ou Pierre & Vacances et Center parcs.

Les Pays-Bas se distinguent dans le secteur Transport et logistique par la combinaison des ports et de l’aéroport de Schiphol (3ème aéroport européen en termes de fret). Les Néerlandais ont aussi une expérience séculaire de la gestion de l’eau et les fleurs (n°1 européen ; 35% du total de leurs exportations)

Les investisseurs et les créateurs français prennent en compte que les Pays-Bas font partie des pays les plus avancés dans la haute technologie (lithographie, appareils médicaux…), la chimie, la santé ou les énergies renouvelables.

Entrepreneuriat

C_VasakRencontre avec nos entrepreneurs – Amsterdam

J’ai beaucoup apprécié que Christina Vasak, consul général (débout à l’image), réunisse des entrepreneurs français au consulat pour partager leur expérience de terrain.

Ils nous ont expliqué que l’environnement fiscal et social était conçu pour être propice à l’éclosion des entreprises. Cela peut sembler des détails, mais mis bout à bout, ceux-ci changent la donne pour un entrepreneur venu de France. Par exemple, les contributions à divers organismes sont centralisées : un seul paiement, une seule échéance.

Dans le même esprit, les statuts d’auto-entrepreneur ou de travailleur à temps partiel (un employé sur deux !) ne sont pas considérés comme des sous-catégories contingentes du salariat, mais valorisés en tant que tels, y compris par l’Administration.

HelenePhoto : Hélène Degryse, conseillère consulaire Pays-Bas, convertie au mode de circulation préféré des Amstellodamois, nous rejoignant au consulat français d’Amsterdam.

Faire des affaires aux Pays-Bas est assez plaisant, m’ont expliqué mes compatriotes. Généralement, les relations avec les clients et fournisseurs hollandais sont sobres et très respectueuses de la parole donnée. C’est l’effet d’une éducation portée sur le sens de la responsabilité individuelle.

Il est relativement aisé de faire connaitre ses produits et services sur un marché donné, puisque les entreprises néerlandaises sont des organisations principalement horizontales, où les relations de travail sont plutôt informelles.

AmsterdaminbusinessVisite de Amsterdam in Business

(g. à d.) Maryse Imbault conseillère consulaire Pays-Bas ; Reiniera van Pallandt, directrice de Amsterdam In Business ; Olivier Cadic et Tanguy Le Breton, conseiller AFE Benelux

Pour faire foisonner les innovations et les investissements, il faut mettre en place tout un écosystème pour attirer les créateurs de start-up, en leur assurant qu’ils seront choyés et stimulés par un climat permissif vers la réalisation leurs rêves. Amsterdam in Business leur délivre ce véritable message d’amour, jusqu’à offrir sur son site une cartographie du millier de jeunes pousses déjà implantés à Amsterdam.

Sa directrice, Reiniera van Pallandt, nous a décrit l’écosystème d’Amsterdam qui reflète l’esprit d’aventure et de résilience de cette ville : incubateurs, accélérateurs, entreprises partenaires, universités, fonds d’investissement… et administration locale qui joue pleinement son rôle dans cette démarche public/privé.

Reiniera n’a aucune crainte dans l’avenir, elle a pour mission de le dessiner.

HEBDOLETTRE n°47 – Parrainage des candidats à la présidentielle par les conseillers consulaires – En circonscription en Bulgarie / Sofia (17 et 18 janvier 2016) – 10eme Rencontres sur la sécurité des entreprises françaises à l’étranger – UDI Actualités et Médias

Lire : l’HEBDOLETTRE n°47 – 03 février 2016Logo HebdoLettre bleu - Rond75

Edito de l’HebdoLettre n°47

Le 20 mars prochain, il reviendra aux adhérents de l’UDI de dire s’ils veulent porter un projet devant les Français en 2017 ou bien se rallier au vainqueur de la primaire LR, en participant à la joute ou pas d’ailleurs.

Je ferai mienne la décision des militants et je la défendrai vaillamment. Ce même esprit démocratique me conduit à saluer la démarche initiée par Martine Schoeppner(UDI). La vice-présidente de l’AFE et conseillère consulaire à Munich souhaite que les conseillers consulaires soient habilités à parrainer un candidat à la présidentielle.Visuel HL47 Martine ne comprend pas que ces Français élus par le vaste peuple des expatriés ne disposent pas de cette prérogative républicaine, pourtant reconnue à nombre d’élus de l’Hexagone.

C’est donc bien à travers le prisme du respect de la fonction de conseiller consulaire – et à travers eux, les 1,6 millions de Français inscrits au registre mondial qu’ils représentent – que je veux amender en ce sens la proposition de loi relative à la « modernisation des règles applicables à l’élection présidentielle ». Lire la suite et découvrir l’HebdoLettre n°47

 

Colloque Hydro-diplomatie au Sénat : vidéos de toutes les interventions

ColloqueHydro

Olivier Cadic, Arthur Nazarian et Fadi Comair

Vous pouvez désormais visualiser toutes les vidéos des interventions du colloque que j’ai eu l’honneur de coprésider, le 1er décembre au Sénat, avec Arthur Nazarian, ministre de l’Energie et de L’Eau du Liban, intitulé : L’hydro-diplomatie et le changement climatique pour la paix au Moyen-Orient.

L’hydro-diplomatie est un concept qui a été forgé par Fadi Comair, directeur général des Ressources Hydrauliques et Electriques au ministère de l’Energie et de l’Eau au Liban.

Lorsqu’une eau est abondante, de qualité et pérenne, elle devient un vecteur de paix entre les peuples. On peut alors parler d’hydro-diplomatie.

Lire l’article : Colloque au Sénat : l’hydro-diplomatie ou le partage équitable de l’eau et son utilisation raisonnable, au service de la paix, du 28 décembre 2015.

1 – Programme du colloque

Voir le programme

2 – Intervenants au colloque

Découvrir les profils des intervenants

3 – Album photos de la journée

Album: https://flic.kr/s/aHskrdeDGW

4 – Vidéos des interventions

Voir les vidéos

Déplacement en Bulgarie (Sofia – 17 et 18 janvier 2016)

BenoitMon premier voyage en Bulgarie restera associé au chaleureux lancement d’une représentation UFE à Sofia, à l’initiative de Benoit Mayrand (à l’image), conseiller consulaire UDI (Roumanie-Moldavie) et lui-même fondateur et président de l’UFE Bulgarie. Je le remercie de m’avoir accompagné lors de ce déplacement.

L’absence de l’ambassadeur de France, Xavier Lapeyre de Cabanes, retenu à Skopje fût relative. Mes interlocuteurs bulgares ont unanimement loué son rôle positif sur les relations franco-bulgares. Je remercie Dominique Waag, première conseillère, pour  son accueil et toute l’équipe de l’ambassade qui m’a guidé lors de ce séjour.

A Sofia, notre pays affronte une vive concurrence de la part d’autres pays européens. En effet, même si Victor Hugo fût l’un des premiers intellectuels à souhaiter que la Bulgarie s’émancipe de la domination Ottomane, d’autres pays européens à l’image de l’Allemagne ont développé historiquement des relations plus étroites avec la Bulgarie.

Politique

D_GlavchevRencontre avec le député Dimitar Glavtchev

J’ai visité l’Assemblée nationale bulgare en compagnie de son vice-président, Dimitar Glavtchev, député de Sofia (membre du parti GuERB).

Nous avons évoqué les priorités de leur travail parlementaire : réforme judiciaire, loi anti-corruption et stabilité institutionnelle. Un vaste programme. En effet, les Bulgares veulent « simplement » que leurs dirigeants appliquent enfin les principes adoptés après la chute du communisme et plus encore après l’adhésion à l’UE, à savoir ceux de la démocratie libérale

Dimitar Glavchev exprime sa reconnaissance envers l’Europe et la France pour leur aide et il exhorte nos entrepreneurs à s’intéresser à la Bulgarie pour y investir.

Relations commerciales

Residence_SofiaServices économiques et chambre de commerce

Photo : Préparation de la réunion économique à la Résidence de l’ambassade : (de face) Dominique Grancher, conseiller économique ; Benoit Mayrand, conseiller consulaire UDI ; Dominique Waag, première conseillère ; Isabelle Vernice-Engelke, consule de France ; Claude Girard, premier secrétaire.

J’ai eu l’opportunité de rencontrer le milieu d’affaires français à Sofia, en deux temps. D’abord, un déjeuner à la Résidence avec des personnalités du secteur économique, organisé par Dominique Grancher, conseiller économique de l’ambassade ; ensuite, lors d’une rencontre avec des membres de la CCI France Bulgarie, organisation dirigée par Vessela Todorova-Mosettig et présidée par Stéphane Delaye qui justifie d’une remarquable connaissance du pays liée à ses relations professionnelles développées au sein de l’Agence Havas.

La CCIFB et l’agence Business France de Sofia, dirigée par Igor Chlapak, conjuguent leurs efforts pour promouvoir le savoir-faire français et accompagner nos industriels dans leurs démarches.

Nos solutions rencontrent beaucoup d’intérêt en matière d’environnement sur des sujets aussi variés que l’efficacité énergétique des bâtiments, le traitement de l’eau, la bonne gestion des déchets ou les transports écologiques, dans le sillage de quatre grandes entreprises implantées en Bulgarie : Véolia, Schneider Electric, Saint Gobain et Renault.

Nos entreprises du secteur des TIC, notamment les jeux vidéo et la téléphonie, sont les bienvenues pour accompagner les initiatives bulgares en faveur de l’innovation. A cet effet, on peut utilement entrer en contact avec le nouveau Sofia Tech Park. A noter que deux institutions françaises clés en matière de promotion des sciences et du numérique sont implantées en Bulgarie : la Cité des sciences et de l’industrie et la Gaité lyrique.

VesselaPhoto : Vessela Todorova-Mosettig, directrice et Stéphane Delaye, président, lors de la soirée fêtant le 200ème adhérent de la CCI France Bulgarie.

Nous avons aussi évoqué la coopération dans le domaine de la recherche en agronomie (avec l’INRA) et les opportunités de marché de la filière animale (importation de races d’élevage, par exemple). Le secteur de la construction n’est pas en reste, comme me l’a expliqué Patrick Favre qui a une entreprise de bâtiment depuis 23 ans sur place. Cet entrepreneur à succès est aussi président d’honneur de la CCIFB.

Enfin, comme d’autres pays de l’Est, la Bulgarie offre des solutions de sous-traitance de qualité à bas coûts (électronique, textile, mécanique..) permettant de rivaliser avec les pays émergents. Les entreprises sont soumises à une flat tax de 10%.

Entreprendre en Bulgarie c’est aussi intégrer les particularités de l’économie bulgare. Je remercie les entrepreneurs ou managers, issus de tous secteurs d’activité qui ont partagé leur expérience :
Aurore Breton (imprimerie), Jean-François Cheveux (automobile), Marc Ducos (photographie), Vincent Dujardin (hôtellerie), Benoit Garbolino (imprimerie), Cédric Gaypellier (transport), Arnaud Leclerc (banque), Christophe Lemaire (tourisme), Sophie Pellerin (mode), Veselin Penchev (titres de service).

Communauté française

Consulat_SofiaVisite du consulat

Isabelle Vernice-Engelke, consule de France, m’a présenté ses services qui se déploient au service de 1477 Français officiellement inscrits au Registre des Français établis hors de France. Ce chiffre représente 778 familles et il inclut 509 binationaux. A noter aussi que 74% sont enregistrés à Sofia, la capitale bulgare.

Nous avons balisé les difficultés que peuvent rencontrer nos compatriotes, notamment auprès de l’administration et de la justice locale. Nous avons ensuite librement évoqué l’évolution du réseau consulaire et les solutions alternatives aux pratiques actuelles, en recourant notamment aux nouvelles technologies.

UFE 1Lancement de l’UFE Bulgarie

Photo : Benoit Mayrand, conseiller consulaire Roumanie-Moldavie et président de l’UFE Bulgarie.

Devant une salle pleine à craquer, j’ai eu le plaisir de participer à la soirée de lancement de l’UFE Bulgarie.

L’Union des Français de l’étranger (UFE) a été créée en 1927 ! Cette association, reconnue d’utilité publique en 1936, est active dans une centaine de pays dans le but de maintenir un contact étroit entre les Français de l’étranger et la France, ainsi que de défendre leurs intérêts moraux et matériels.

UFE_Sofia2 A cette occasion, j’ai rencontré de nombreux acteurs de la communauté française qui ont assisté à la conférence, puis à la réception de la CCIFB qui a suivi pour fêter cette nouvelle représentation.

Mes vives félicitations à Benoit, initiateur de cette démarche à Sofia.

Education

Lycée 1Visite du lycée français Victor Hugo

Accueilli par le proviseur Pascal Moureau, j’ai découvert le lycée français de Sofia, conventionnée AEFE, fréquenté par 737 élèves. Particularité : 2/3 des élèves sont bulgares.

Pour répondre à la demande, Victor Hugo ouvrira une 3ème classe de sixième l’an prochain et travaille sur un projet d’extension de 5M€. Les parents d’élèves s’en félicitent, mais ils s’inquiètent tout autant de voir le nombre d’élèves français se diluer un peu plus chaque année.

Selon le président du comité de gestion, Marc Bolard, les expatriés souhaitent des écoles françaises où les enfants français sont majoritaires pour conserver leurs repères en passant d’un pays à l’autre. L’enjeu, comme on le voit à Sofia, est de disposer de suffisamment de professeurs français et de gérer le niveau de qualité les ressources humaines locales. Une préoccupation pleinement partagée par les parents bulgares.

Lycée 2Cette difficulté est exacerbée par le refus de l’AEFE de créer un poste supplémentaire de résident.

Sur un plan pédagogique, l’établissement se distingue par un stage d’observation en milieu professionnel, au cours de la Seconde, suivant les goûts de l’élève qui peut ainsi se retrouver auprès d’un chirurgien, d’un avocat ou un manager.

Pour entrer à l’université bulgare, il faut passer un examen. Obstacle plutôt rédhibitoire, puisque 95% des élèves partent à l’étranger pour faire leurs études supérieures : 2/3 en France et 1/3 au Royaume-Uni, en Suisse ou au Canada.

Culture française

Institut_Sofia1Visite de l’Institut français

Le bâtiment de l’Institut a été rénové entre 2011 et 2013 dans le respect des critères locaux (feuilles d’or dans la salle polyvalente…). Un investissement de 2M€ nécessaire au confort, tout autant qu’à l’image de la France. Ce dernier point préoccupe vivement Guillaume Robert, directeur de l’Institut français, qui lutte contre l’érosion continue de l’apprentissage de notre langue, liée à un déficit d’imaginaire pour la France.

Notre influence dans la mode, le luxe, le vin ou la culture n’est pas contestée, mais elle ne suffit plus aux yeux des Bulgares qui sont avides d’opportunités et se tournent vers des pays qui semblent plus ouverts et entreprenants dans la construction de leur futur.

Institut_Sofia2A tous égards, la France est challengée par les pays anglo-saxons, mais tout autant par la Pologne, la Tchécoslovaquie ou encore le Brésil. Et puis, les Bulgares sentent que les Français ne leur portent pas une affection particulière. Rien d’étonnant qu’ils privilégient l’anglais dans leur choix de langues et qu’ils partent étudier en Allemagne ou en Autriche (8000 étudiants bulgares chacun), plutôt qu’en France (2000 étudiants).

Mais Guillaume Robert se bat d’arrache-pied. Il n’hésite pas à déplacer les personnalités locales à Paris. Il multiplie des initiatives pour promouvoir le français et renforcer notre attractivité auprès des étudiants : arrivée de 10 lecteurs de FLE (Français langue étrangère) pour enseigner dans les sections bilingues de 7 villes et 3 universités (45.000 euros/an coût pour la part française) ; développement des formations en français dans les universités ; réédition du salon Etudes et carrières ; développement du programme « 1 école, 1 entreprise »…

Au Sénat – En Bref du 19 au 21 janvier 2016

Présidentielle 2017 : Bureau exécutif de l’UDI (19 janv.)

Burex1Le bureau exécutif de l’UDI a engagé la discussion sur la stratégie à adopter aux présidentielles et aux législatives 2017. Le débat sera désormais porté au sein même des fédérations dans la perspective du congrès du 20 mars prochain où les adhérents feront un choix entre diverses options, comme présenter notre candidat UDI, participer aux primaires ou s’en tenir à négocier avec le candidat LR sortant.

Le président Jean-Christophe Lagarde va discuter des conditions dans lesquelles un candidat UDI (ou plusieurs) pourra participer à la primaire afin d’éclairer chacun des enjeux de notre réflexion.

Une chose est déjà acquise : le choix du 20 mars sera hautement décisif pour l’avenir de notre mouvement.

Déjeuner annuel de l’institut Jean Lecanuet (20 janv.)

Institu_LecanuetC’est désormais une tradition aussi agréable qu’instructive : l’institut Jean Lecanuet réuni son cercle chaque année pour un déjeuner annuel.

Espace international, espace de démocratie, l’institut est présidé par Yves Pozzo di Borgo, sénateur de Paris que je remercie de cette invitation.

A la tribune, Yves s’est une nouvelle fois illustré comme un véritable pédagogue de la mondialisation.

Simplification : la DSAE reçoit Clotilde Valter (20 janv.)

Clotilde ValterEn titre, Clotilde Valter est secrétaire d’Etat auprès du Premier ministre, chargé de la réforme de l’Etat et de la Simplification. Ce dernier mot a suscité tout l’intérêt de la Délégation sénatoriale aux entreprises (DSAE) qui rencontre constamment des chefs d’entreprises accablés par la complexité administrative de notre pays.

Clotilde Valter (à droite sur l’image) a répondu favorablement à la proposition de notre présidente, Elisabeth Lamure, d’aborder avec les sénateurs les enjeux et la mise en œuvre de la simplification en faveur des entreprises.

La « transformation numérique de l’Etat », le « service public du XXIème siècle » au service la compétitivité de nos entreprises et de l’attractivité de notre territoire, ces concepts ont fait l’objet d’une communication en conseil des ministres, une semaine plus tard.

L’intention est parfaitement louable, la mise en œuvre manque de bon sens, à mon avis.

Par exemple, pourquoi modifier une procédure dès lors qu’on pourrait la supprimer ? Ou bien encore : pourquoi n’existe-t-il pas une procédure… pour la création de procédure ? Afin de vérifier que toute nouvelle procédure soit simple, fluide, non redondante et… absolument indispensable.

Je reviendrai prochainement sur cette question.

Les vœux 2016 de Gérard Larcher (20 janv.)

Voeux_Larcher(g à d) Annick Billon, sénatrice de la Vendée ; Gérard Larcher, président du Sénat ; Olivier Cadic

Gérard Larcher nous a présenté ses vœux institutionnels « après une année qui aura été bien rude pour notre pays ». On peut retenir trois mots du discours du président : Courage, Espérance et Confiance.

10e Rencontre sur la sécurité des entreprises françaises à l’étranger (21 janv.)

Paoli_PatriceDiscours de clôture de Patrice Paoli, directeur Centre de Crise et de Sécurité : « Dans les entreprises françaises à l’étranger, une culture du risque doit se développer, notamment par la formation et l’anticipation. »

Lire le compte rendu de cette matinée au MAEDI

* * *

Ce jeudi 21 janvier, je me suis rendu à La Haye (Pays-Bas) pour retrouver Maryse Imbault et Hélène Degryse, conseillères consulaires Pays-Bas et Tanguy Le Breton, conseiller AFE Bénélux, en présence de Caroline Laporte, conseillère consulaire Belgique. Je vous ferai le compte-rendu de ce déplacement en circonscription dans la prochaine hebdolettre.

140 idées pour la France, par les anciens de Sciences-Po

S_Rambosson_O_CadicStéphane Rambosson, conseiller consulaire Londres, est venu me rendre visite au Sénat et il en a profité pour me présenter un ouvrage intitulé « 140 idées pour la France », dont les auteurs sont 140 anciens élèves de Sciences-Po, dont lui-même.

« Ce sont les idées qui mènent le monde », proclamait Ernest Renan, un des pères fondateurs de Sciences-Po.

Pourquoi 140 idées ? Parce que l’Association des anciens élèves de l’école fête son 140ème anniversaire par la publication de ce recueil de propositions de tout acabit, dont les plus iconoclastes fonctionnent pourtant ailleurs…comme celle de Stéphane qui suggère de « mesurer l’ethnicité pour gérer positivement la diversité »

Qu’ils soient devenus chef d’entreprise, banquier, élu, artiste, diplomate, sportif ou prof, tous témoignent d’une forte envie de secouer le cocotier ! Une riche initiative disponible aux éditions Temporis

Idée n°93 – Mesurer l’ethnicité pour gérer positivement la diversité

Lorsque vous rejoignez un groupe britannique, vous remplissez un formulaire de recensement ethnique. Je suis « white caucasian ». Comme l’a montré le Cercle d’Outre Manche dans son rapport Immigration et Travail, les autorités britanniques se doivent de mesurer l’origine ethnique, ce qui leur permet de mieux gérer la diversité. Ces statistiques précieuses permettraient à la France de mieux se connaitre, de mettre en place des mesures appropriées pour déminer les tensions ethniques et améliorer formation et taux d’emploi, aussi bien dans la fonction publique que dans le monde de l’entreprise. L’argument selon lequel la France est une terre universelle d’intégration et le Royaume-Uni communautariste ne tient pas. Ce qui ne se mesure pas ne se gère pas ! Soyons pratiques et pragmatiques à l’anglo-saxonne ! Et n’attendons pas pour effectuer un changement constitutionnel qui nous permettrait d’être plus intelligents… Ou doit-on attendre d’avoir un président d’origine non-européenne caucasienne pour cela ? – Stéphane Rambosson – associé gérant à DHR International et conseiller consulaire à Londres – Sciences Po promo 92

10emes Rencontres sur la sécurité des entreprises françaises à l’étranger

Les 10èmes Rencontres sur la sécurité des entreprises françaises à l’étranger au ministère des Affaires étrangères du 21 janvier dernier ont été l’occasion d’annoncer un nouvel onglet conseils aux « voyageurs d’affaires » sur la page « conseils aux voyageurs » pour compléter le dispositif d’information et d’alerte. Il n’échappe à personne que les déplacements d’affaires obéissent à des impératifs différents de ceux des voyages d’agrément, comme les délais et les modalités d’obtention des visas.

La table ronde "10 ans de partenariat entre le Centre de crise et de soutien (CDCS) et les entreprises". (g à d) Patrice Paoli, directeur Centre de Crise et de Sécurité ; Alain Juillet, président du club des directeurs de sécurité des entreprises ; Jean Pautrot, président du conseil Magellan de l'international ; Laurent Mereyde, président de la commission sûreté internationale du Cindex

La table ronde « 10 ans de partenariat entre le Centre de crise et de soutien (CDCS) et les entreprises ». (g à d) Patrice Paoli, directeur Centre de Crise et de Sécurité ; Alain Juillet, président du club des directeurs de sécurité des entreprises ; Jean Pautrot, président du conseil Magellan de l’international ; Laurent Mereyde, président de la commission sûreté internationale du Cindex

Dix ans déjà que le MAEDI, par le biais du Centre de crise et de soutien (CDCS), travaille en partenariat avec les entreprises. Un partenariat que Jean Pautrot, président du conseil Magellan de l’international, nous a caractérisé en 5 mots : « anticipation, pragmatisme, réactivité, communication et écoute ».

C’est malheureusement devenu une lapalissade de dire que entreprises françaises installées à l’étranger doivent être de plus en plus vigilantes en matière de sécurité. Alain Juillet, président du club des directeurs de sécurité des entreprises, a rappelé que le « chef d’entreprise est juridiquement responsable de la sécurité de ses salariés à l’étranger ».

Sur le terrain, une solidarité s’instaure naturellement : « on peut être concurrents, mais on partage les informations qui touchent à la sécurité », relève Laurent Mereyde, président de la commission sûreté internationale du Cindex.

Voyages_Affaires_Maedi

Présentation du nouvel onglet « Voyages d’affaires » du site MAEDI

Cette solidarité, précise-t-il encore, s’étend à « l’ensemble des personnels qui travaillent pour nos entreprises, quelle que soit leur nationalité ». En effet, face au danger, le Centre de crise n’est jamais intervenu en faisant un distinguo entre les salariés français et les autres.

Après trois tables rondes consacrées aux 10 ans de partenariat, à la cartographie des risques industriels, puis leur prévention, Patrice Paoli, directeur du Centre de crise et de sécurité, a conclu ces 10ème Rencontres par un appel à l’intelligence collective : « dans les entreprises françaises à l’étranger, une culture du risque doit se développer, notamment par la formation et l’anticipation. »

HEBDOLETTRE n°46 – Le réseau consulaire sous pression – Le plan de l’administration des Douanes en faveur des entreprises / rencontre avec la Délégation sénatoriale aux entreprises – PPL « Expérimentation territoriale visant à faire disparaître le chômage de longue durée » – En circonscription au NEPAL / Katmandou (6, 7, 8 janvier 2016) – UDI Actualités et Médias

Lire : l’HEBDOLETTRE n°46 – 27 janvier 2016Logo HebdoLettre bleu - Rond75

Edito de l’HebdoLettre n°46

Frappées par la contrainte budgétaire, certaines ambassades voient disparaître leur consulat.

Nos compatriotes doivent alors franchir des frontières et effectuer de longs trajets pour renouveler leurs passeports, voire rentrer directement en France munis d’un laissez-passer, dans le cas d’une perte ou d’un vol.

Peut-on prétendre offrir un service de qualité aux Français de l’étranger et, dans le même temps, réduire le nombre de consulats ?

Le défi de campagne n°20 de notre liste sénatoriale apporte une réponse. Il vise à permettre à nos compatriotes de faire une demande de passeport ou de carte d’identité auprès de nos consuls honoraires, en nous inspirant ainsi du système allemand. Ces consuls honoraires seraient donc habilités à saisir les empreintes biométriques, moyennant rémunération. Visuel HL46

Nous parlons des Français vivant à l’étranger, mais le problème se pose tout autant pour nos compatriotes en voyage.

En rencontrant Martine Bassereau, notre ambassadrice au Népal, j’ai constaté qu’elle allait bien au-delà de sa mission diplomatique, tout comme sa formidable équipe. Lire la suite et découvrir l’HebdoLettre n°46

 

PPL « Expérimentation territoriale visant à faire disparaître le chômage de longue durée » : l’illusion, c’est maintenant !

J’ai un point d’accord avec la déclaration de Myriam El Khomri, la ministre du Travail et de l’Emploi qui prend le contre-pied de François Mitterrand : nous n’avons pas tout essayé contre le chômage !

Nous pourrions essayer la réforme du marché du travail ou la réforme de l’investissement productif, comme l’a souligné mon collègue Jean-Marie Vanlerenberghe, afin que la croissance et la conquête de nouveaux marchés résorbent naturellement notre chômage.

expeAu lieu de cela, , la ministre a soutenu au Sénat, ce 13 janvier, une proposition de loi socialiste intitulée « expérimentation territoriale visant à faire disparaître le chômage de longue durée »…

Une expérimentation d’une durée de cinq ans dans dix territoires « de petite taille » qui concernera 2000 chômeurs de longue durée (sur un total de 2,5 millions dans ce cas…) que l’on veut recaser dans le secteur social et solidaire.

Un sénateur socialiste de La Réunion, se présentant comme entrepreneur, a contesté avec véhémence mes objections au motif qu’il habitait « une île où l’on compte 30 % de chômeurs ».

Je lui ai répondu que, comme lui, je vivais sur une île, où le taux de chômage était non pas de 30%, mais de 5% seulement. J’ai ajouté que d’autres politiques économiques étaient donc possibles et que d’autres organisations du travail permettaient d’obtenir de tels résultats. C’est cette efficacité que je voudrais apporter à mon pays.

Nous en sommes à voter des lois pour 2000 personnes et nous nous donnons 5 ans pour valider s’il est possible de réaffecter les dépenses liées au chômage vers un « fonds d’expérimentation » qui financera en partie les embauches…

Vis-à-vis de l’opinion, les parlementaires socialistes veulent entretenir l’illusion qu’ils luttent contre le chômage.

Texte de mon intervention en explication de vote :

Éradiquer le chômage de longue durée, rien de moins !

Vous n’arrivez pas à inverser la courbe du chômage et, pour mieux masquer cet échec, vous lancez une expérimentation de résorption du chômage de longue durée. On en évaluerait le résultat à la fin de 2019 ou au début de 2020, c’est-à-dire au milieu du mandat du prochain Président de la République, qui sera élu en 2017. Qui peut croire que c’est avec une telle loi que disparaîtra le chômage de longue durée ?

Faire une loi, pour faire une expérimentation, cela ne choque personne !

Encore une loi ! Où est le pacte de simplification ? Quelle loi supprimons-nous pour compenser cette nouvelle loi ?

La rapporteur a reconnu que de nombreux points restaient à éclaircir quant au fonctionnement et au financement de cette expérimentation. D’autres s’en chargeront donc, la belle affaire !

Je souhaiterais que l’état d’urgence soit déclaré pour lutter contre le chômage.

Tout le monde semble se réjouir de cette loi qui sera évaluée en 2019 et ne s’appliquera qu’à dix territoires ; les autres attendront 2021. Les électeurs, eux, vous évalueront en 2017, et je crains qu’ils n’aient pas votre patience. En ce qui me concerne, je n’ai pas cette patience et je ne voterai pas ce texte qui laisse tant de chômeurs sur le bas-côté !

Lire les débats

Photo Flick : Clement127

Infolettre aux Français du Royaume-Uni n°34 – Janvier 2016 : Vœux – Attentats du 13 novembre 2015 – CSG-CRDS des non-résidents – Mes déplacements : Brookwood, Bristol, Cardiff, Londres – Santé : ce qu’une Française doit savoir sur l’Irlande – Enseignement français

Lire : l’INFOLETTRE n°34 – Janvier 2016Logo InfoLettre - Rond75

Edito de l’Infolettre aux Français du Royaume-Uni n°34

Je souhaite à chacun d’entre vous, ainsi qu’à vos proches, de beaux projets, de belles réussites et une excellente santé.

A l’aube de 2016, je veux que vous, Français du Royaume-Uni, sachiez que mon élection au Sénat pour représenter les 2 millions et demi de nos compatriotes établis hors de nos frontières n’a pas diminué mon engagement à votre endroit.

Ma participation au 5ème anniversaire de l’école « Les Petites étoiles » à Londres, le 22/1/16, marque mon 50ème déplacement au Royaume-Uni depuis mon élection en septembre 2014.

Si j’ai passé 40% de mon temps en France pour siéger au Sénat en 2015, j’ai effectué une trentaine de déplacements au Royaume-Uni où je réside toujours, auxquels s’ajoutent 44 déplacements dans 27 pays.

Le souvenir des victimes des lâches attentats qui ont frappé notre pays en 2015 marquera à jamais nos esprits.
Visuel HL34 effet2
Suite au 13 novembre, je comptais sur le climat ambiant propice à la convergence et à l’intelligence collective pour créer les conditions d’un sursaut. Il n’en a rien été. En fin d’année, le gouvernement et sa majorité ont décidé de faire passer en force, en seconde lecture, le projet de loi de Finances et celui de la Sécurité sociale sans tenir compte des réserves et des propositions votées par le Sénat. Lire la suite de l’édito et découvrir l’Infolettre aux Français du Royaume-Uni n°34

Déplacement au Népal (Katmandou – 6, 7, 8 janvier 2016)

Je me suis rendu au Népal dans l’objectif d’accélérer la libération de Renaud Meyssonnier (à l’image) un Français de 27 ans, condamné à une année de prison, parce qu’il était en possession de 160 faux dollars, tout en ignorant qu’ils étaient faux.

renaud_200Pour avoir été abusé par un escroc, le jeune homme est derrière les barreaux, sans avoir eu d’interprète pendant l’enquête de police, ni lors du jugement du tribunal où il a été condamné pour fausse monnaie ! Il a fait appel.

Mon collègue Olivier Cigolotti, sénateur de Haute-Loire, où est situé Monistrol-sur-Loire, le village des parents de Renaud, m’a alerté sur ce dossier.

Avant même mon départ à Katmandou, Olivier Cigolotti et moi-même avons rencontré, à l’ambassade du Népal à Paris, le 10 décembre dernier, Ambika Devi Luintel, ambassadrice du Népal en France et Ram Babu Dhakal, le chef de mission de l’ambassade.

Comme je l’ai déclaré à la presse française, mobilisée par le comité de soutien de Renaud, ce dossier est emblématique de la réorganisation de nos services à l’étranger. Nous comptons de plus en plus de touristes français, mais nous disposons de moins en moins de structures pour les accompagner. Partout dans le monde, le gouvernement décide de fermer des consulats. C’est ce que l’on a fait au Népal. Pourtant 30 000 compatriotes décident de visiter chaque année ce pays pour voir de près l’Himalaya… avec tous les risques que cela comporte.

L’affaire Renaud Meyssonnier

Ministere_interieurAu ministère de l’intérieur népalais

Le 7 janvier, au ministère de l’intérieur, Martine Bassereau, ambassadrice de France au Népal, et moi-même, avons été reçus par Chakra Bahadur Budha, Joint Secretary Home Ministry.

Celui-ci a porté un intérêt évident pour cette affaire, en prenant en compte le caractère involontaire de la possession des faux billets qui avaient été remis à Renaud en Birmanie en échange de ses euros. M. Bahadur Budha a promis qu’il partagerait ces informations auprès de sa hiérarchie, ainsi que mon appel à l’indulgence, en prévision de la procédure d’appel.

L’entretien s’est tenu en présence de Achyut Raj Bhattarai, Section Officer du ministère qui nous a fait un point complet et précis sur les possibilités de recours offerts dans le cas de Renaud.

O-Cadic_M-Bassereau_S-Das-BairagiLa visite en prison suivie par la rencontre avec le Foreign Secretary

(g. à d.) Olivier Cadic ; Martine Bassereau, ambassadrice de France au Népal ; Shankar Das Bairagi, Foreign Secretary du ministère des Affaires étrangères.

Le 8 janvier, j’ai pu rencontrer Renaud Meyssonnier dans sa prison de Sundhara, en compagnie de notre ambassadrice.

Renaud m’a paru en forme et confiant. C’est déjà beaucoup. Il nous a indiqué que, malgré ses appréhensions, son transfert de la prison de Bhairawa (située près de la frontière avec l’Inde) à celle de Katmandou présentait quelques avantages. Si l’hygiène y est moindre, les 2 500 prisonniers sont libres d’aller et venir au sein de la prison. Les gardiens se limitent à garder l’enceinte pour empêcher les évasions.

Après avoir pris congé de Renaud, nous sommes allés à la rencontre de Shankar Das Bairagi, Foreign Secretary du ministère des Affaires étrangères népalais. En notre présence, il a appelé le ministre au téléphone pour évoquer le cas de Renaud. Le ministre a promis de prendre contact avec le ministère de l’Intérieur népalais et de revenir ensuite vers notre ambassadrice.

Sunil Bahadur Thapa TexteRencontre avec des personnalités népalaises

J’ai tenté de sensibiliser plusieurs hautes personnalités népalaises durant mon séjour. Je veux les citer et les remercier pour leur précieux concours. Je commencerai par Sunil Bahadur Thapa, ancien ministre du Commerce et fils de l’ancien premier ministre Surya Bahadur Thapa 

Narayan Khadka TexteToute ma gratitude au Dr Narayan Khadka, membre du Parlement et ancien ministre du Développement urbain, ainsi qu’au Dr Rambhakta Thakur, commissaire aux élections, francophone et francophile et à Rajendra K. Khetan, dynamique homme d’affaires et vice-président de l’Alliance française de Katmandou.

Il faut souligner que l’engagement de notre ambassadrice, saluée par les autorités locales, est intervenue dans le cadre d’une mission qui relève normalement de l’action consulaire. Elle a donc pallié le transfert de notre consulat de Katmandou à New Delhi…

Parents MeyssonnierRencontre avec Nadine et René Meyssonnier

Renaud a cette chance d’avoir des parents exceptionnels. J’ai fait la connaissance de Nadine et René à Katmandou (à l’image).

Je leur ai fait une synthèse de mes rendez-vous auprès des autorités locales et des personnalités politiques, organisés en un temps record par notre ambassadrice Martine Bassereau.

Nadine et René étaient sur place au Népal pour préparer les détails de la procédure d’appel, tout en apportant confort et réconfort à Renaud. Le jugement d’appel devrait intervenir fin mars, dans le meilleur des cas. Ils ont décidé de rester au Népal en se relayant pour aider leur fils à traverser cette épreuve.

Revue de presse

– 16-01-2016 – La Montagne – Renaud, emprisonné au Népal, et ses parents gardent espoir. Lien
– 16-01-2016 – France3 Auvergne – Monistrol-sur-Loire : les parents et amis de Renaud Meyssonnier attendent son procès en appel au Népal. Lien
– 14-01-2016 – Le Petit Journal – Renaud Meyssonnier – Quand un tour du monde se transforme en cauchemar. Lien
– 08-01-2016 – Le Figaro – Le combat d’un jeune Français emprisonné au Népal. Lien
– 06-01-2016 – Le Progrès – « Nous ne partirons pas de Katmandou sans Renaud » (Nadine et René Meyssonnier). Lien

Communauté française

AF-Veronique_BecchiaAlliance française de Katmandou

Véronique Becchia est la nouvelle directrice de l’Alliance française de Katmandou, en poste depuis mi-novembre dernier. Cette brillante jeune femme de 27 ans a déjà fait ses preuves, trois ans durant, à l’Alliance française de Brisbane en Australie.

Tout juste arrivée, elle a mis en place un cours de français pour les guides de trek népalais, dont le module débutant est déjà complet. Elle a également lancé des cours de népalais pour les expatriés et prévoit enfin un cours de culture népalaise, sur le modèle mis en place par l’ONU pour ses personnels.

Confrontée à la nécessité de déménager avant la fin 2016, l’Alliance pourra compter sur l’énergie et l’esprit d’initiative de Véronique. L’idéal serait de devenir propriétaire d’un bâtiment, hélas la législation népalaise ne le permet pas.

J’ai évoqué ce sujet avec tous mes interlocuteurs népalais francophiles. Chacun d’entre eux aime l’idée d’une Alliance française qui serait « chez elle » à Katmandou pour se consacrer exclusivement aux questions culturelles et linguistiques.

Le jour où ce rêve s’accomplira, nous dirons qu’impossible n’est pas népalais.

NepalCommunauteRencontre avec la communauté française

Seulement 300 Français sont inscrits au Registre.

Dans les locaux de l’Alliance française, j’ai eu le plaisir d’échanger avec mes compatriotes du bout du monde. Un moment convivial et enrichissant à l’écoute des parcours de chacun. Le Népal est un pays qui fascine les amoureux des grands espaces et des sommets vertigineux, quitte à adopter un style de vie simple et rustique.

Ambassade_Katmandou 1Ambassade de France à Katmandou

Je souhaite rendre un hommage appuyé à l’équipe qui constitue notre ambassade à Katmandou.

Si le consulat français au Népal a été déplacé à New Delhi pour des raisons budgétaires, les problèmes, eux, ne se sont pas déplacés.

Il y a d’abord les catastrophes naturelles : deux tremblements de terre en 2015, suivis de dizaines de répliques et de glissements de terrain. Une dizaine de nos compatriotes ont perdu la vie. Ensuite, il y a le phénomène touristique : chaque année 30.000 Français assouvissent leur goût de l’aventure sur les pistes de l’Himalaya. Parmi ceux qui s’essaient au trek, vous en trouvez toujours qui ont la mauvaise idée de s’égarer, sans parler de cas difficiles…

Malgré les pannes d’électricité récurrentes ou le rationnement d’essence, cette équipe fait front au quotidien de manière exemplaire, à l’image de notre ambassadrice Martine Bassereau.

Je salue leur sens de l’intérêt général qui les conduit à aller bien au-delà du cadre de leur mission.

La DSAE se rend aux Douanes et à la fondation Entreprendre

Ce 14 janvier, la Délégation sénatoriale aux entreprises (DSAE) s’est déplacée auprès de l’administration des Douanes à Montreuil, puis elle a rejoint la fondation Entreprendre, pépinière d’associations de soutien à l’entrepreneuriat.

Aux Douanes, (g. à d.) Serge Puccetti, chef du bureau de l'information et de la communication ; les sénateurs Michel Canevet, Jacky Deromedi, Annick Billon et Olivier Cadic

Aux Douanes, (g. à d.) Serge Puccetti, chef du bureau de l’information et de la communication ; les sénateurs Michel Canevet, Annick Billon, Jacky Deromedi  et Olivier Cadic

Direction générale des Douanes et Droits indirects du ministère des Finances

Nous avons été accueillis par Hélène Crocquevieille, directrice générale des Douanes, pour un échange avec les responsables de divers services. A cette occasion, la directrice nous a présenté le plan « Dédouanez en France – 40 mesures concrètes en faveur des entreprises » (téléchargez le plan)

A travers ce lot de mesures, l’administration des Douanes veut accompagner nos entreprises, notamment à l’international, et faciliter leurs opérations de dédouanement.

Douanes2On ne peut qu’apprécier cette volonté de mettre l’entreprise « au cœur de leurs priorités » qui se traduit par l’organisation du « Tour de France des experts de la Douane », réunions d’information et ateliers pratiques à destination des entreprises. Ainsi, au cours de ce premier trimestre, les villes de Lyon, Lille, Rouen et Bordeaux bénéficieront de cette démarche projective.

Hélène Crocquevieille nous dit que chacun de ces événements rassemblera près de 300 entreprises qui apprendront comment gagner en maitrise des risques, en réduction de coûts et en fluidité des échanges dans le commerce mondial.

La DSAE, conduite par Elisabeth Lamure (à droite de l'image), a visité la Filature, lieu atypique dédié l'entrepreneuriat

La DSAE, conduite par Elisabeth Lamure (à droite de l’image), a visité la Filature, lieu atypique dédié l’entrepreneuriat

Fondation Entreprendre

En fin de matinée, les membres de la DSAE se sont rendus à la Filature, bâtiment situé à Paris 10ème, qui nous a été présenté par Xavier Delattre, directeur général de la fondation Entreprendre, et Laurence Balas, membre du conseil d’administration.

La fondation Entreprendre a été créée en 2008 par André Mulliez, décédé en 2010, dont le mantra était : pour créer de l’emploi, il faut créer des employeurs.

Visite très rafraichissante de cette Filature qui accueille huit associations destinées à développer l’esprit d’entreprendre « parce que l’entreprise profite à tous ».

Nous avons rencontré les représentants des associations suivantes : Entreprendre pour apprendre ; 100 000 entrepreneurs ; Les entrepreneuriales ; Réseau Entreprendre Paris.

Chacune s’adresse sur un public particulier, toutes déploient des actions concrètes d’information et d’accompagnement avec l’objectif commun de promouvoir l’entrepreneuriat.

Rencontre avec de jeunes et brillants entrepreneurs qui mettent en avant le travail en réseau pour favoriser la réussite.

Rencontre avec de jeunes et brillants entrepreneurs qui mettent en avant le travail en réseau pour favoriser la réussite.

Au Sénat – En Bref du 12 au 13 janvier 2016

Réunion des commissaires sociaux UDI-UC (12 janv.)

ReunionChomage12janvRentrée des classes pour les sénateurs. A l’agenda, la commission mixte paritaire sur le projet de loi « Droits des malades et des personnes en fin de vie » et l’examen du projet intitulé : « Expérimentation territoriale visant à faire disparaitre le chômage de longue durée ».

Tandis que le pays compte 6 millions de chômeurs réels, le gouvernement, lui, lance une expérimentation pour quelques chômeurs de longue durée dont les résultats seront évalués au mieux fin 2019 !

Pas de quoi emballer le groupe UDI-UC.

Argentine : visite de Form’Oser (12 janv.)

FormOser-12janvAu Sénat, avec Pauline Accard et Benoît Arrachart de Form’Oser

L’association française Form’Oser agit en Argentine dans la province de Formosa, à la frontière du Paraguay. Pauline et Benoît sont les coordinateurs énergiques d’un programme régional de lutte contre la toxicomanie des jeunes, ainsi que d’un programme de micro-crédit qui permet aux familles pauvres d’accéder à l’autonomie financière en développant des projets entreprenants.

L’action généreuse de Form’Oser m’avait été signalée par Michel Menini, conseiller consulaire UDI à Buenos Aires.

Maroc : visite des représentants de la CFCIM (12 janv.)

J’ai revu avec plaisir Jean-Marie Grosbois, président de la Chambre française de commerce et d’industrie du Maroc (CFCIM), puisque nous nous étions déjà rencontrés en novembre dernier, toujours au Sénat, mais également à Casablanca, il y a près d’un an (Maroc – Casablanca ou la douceur du climat… des affaires, du 27 février 2015).

Ce 12 janvier, le président m’a présenté Faiza Hachkar, responsable du bureau de la CFCIM à Paris. Nous avançons tous sur un projet qui vise à développer les relations commerciales franco-marocaines et qui se déroulera au printemps à Paris.

Réunion des parlementaires UDI (12 janv.)

UDI1_12janvPremier rendez-vous des députés et sénateurs UDI pour évoquer l’élection présidentielle de 2017, autour de notre président Jean-Christophe Lagarde.

Nous nous sommes réunis pour préparer le congrès UDI du 20 mars prochain qui déterminera si notre mouvement doit participer aux primaires ou bien s’il est préférable de présenter notre propre candidat à la présidentielle. Un enjeu clair, mais lourd de conséquences.

Népal : réception de l’ambassadrice, Ambika Devi Luintel (13 janv.)

Devi Luintel_13janvJe remercie Ambika Devi Luintel, ambassadrice du Népal en France, d’avoir pris la peine de venir au Sénat pour faire le point sur l’affaire Renaud Meyssonnier, en présence de mon collègue Olivier Cigolotti qui m’avait alerté sur ce cas .

L’ambassadrice s’est montrée très sensible au sort du jeune Français emprisonné à Katmandou, victime d’un escroc, d’autant qu’elle a un fils du même âge.

Avec Olivier Cigolotti, nous avions déjà rencontré Ambika Devi Luintel, le 11 décembre dernier, dans son ambassade à Paris, avant mon déplacement pour le Népal, où j’ai visité Renaud dans sa prison. Il était bien traité et préparait son jugement d’appel, en présence de ses parents, Nadine et René (lire : Déplacement au Népal / Katmandou – 6, 7, 8 janvier 2016)

L’engagement de l’ambassadrice du Népal de faire tout son possible pour faciliter la libération de Renaud a raffermi nos espoirs et nous l’en remercions.

Par ailleurs, nous avons évoqué toutes les pistes d’amélioration de la relation franco-népalaise.

Cérémonie des voeux de l’UDI (13 janv.)

JCLagarde2_13janvAutour du président Jean-Christophe Lagarde, (de g. à d.) les sénateurs Sylvie Goy-Chavent, Oliver Cadic, Chantal Jouanno, Annick Billon, Jean-François Longeot, Pierre Medevielle, Hervé Marseille et Vincent Capo-Canellas.

Je faisais partie des nombreux parlementaires venus entendre, au siège de l’UDI, les vœux du président, à l’aube d’une année charnière pour le parti centriste : « Pour 2016, nous, responsables et militants, avons à proposer aux Français un nouveau modèle », a-t-il averti.

Les idées du centre-droit ont, plus que jamais, leur légitimité exprime Jean-Christophe Largarde : « Depuis 1981, les Français ont choisi 8 alternances nationales. Le résultat ? Rien ne s’est amélioré (…) L’idée même de fédéralisme européen a reculé sous les renoncements, les démagogies et les lâchetés de ceux qui ont gouverné »

Inde : réunion du groupe d’amitié France-Inde (13 janv.)

GIA01Présidé par François Marc, sénateur du Finistère, le groupe interparlementaire d’amitié France-Inde a eu le plaisir d’accueillir deux invités : Michel Testard, consultant international en stratégie et auteur d’un remarquable ouvrage « Pourquoi l’Inde? » qui s’appuie sur son expérience de quinze années de la vie des affaires en Inde ; Elizabeth Pastore-Reiss, pionnière du « marketing durable », DG déléguée de Greenflex, convaincue que le développement durable est un formidable levier de créativité et d’innovation pour les entreprises.

Cette réunion fut une belle occasion de me replonger dans les enjeux économiques de l’Inde, une semaine seulement après mon déplacement à New Delhi (lire : Déplacement en Inde / New Delhi – 3, 4, 5 janvier 2016)

Le groupe d’amitié était dans l’expectative de l’achat par le gouvernement indien de 36 Rafale. La signature pourrait intervenir le 26 janvier lors du voyage de notre chef de l’Etat

Moyen-Orient : rencontre avec Félix Bogliolo de Via Marina (13 janv.)

ViaFélix Bogliolo est venu m’informer de différents projets qu’il poursuit en Méditerranée (Maroc, Tunisie, Égypte, Gaza…) pour le transport d’eau en grandes quantités par le moyen d’un tuyau flexible sous-marin. Sa société d’ingénierie, Via Marina, est détenue par le groupe français Vinci.

Ses projets doivent déboucher sur un important développement économique et social. Ils sont dans la droite ligne des thèses défendues lors du récent colloque sur l’hydro-diplomatie, initié par Fadi Comair et que j’ai coprésidé avec Arthur Nazarian, ministre de l’Energie et de L’Eau du Liban (lire : Colloque au Sénat : l’hydro-diplomatie ou le partage équitable de l’eau et son utilisation raisonnable, au service de la paix).

HEBDOLETTRE n°45 – Ma dotation d’actions parlementaires 2016 (Réserve parlementaire) – Déplacement en Inde (New Delhi – 3, 4, 5 janv. 2016) – Colloque sur l’hydro-diplomatie – 30 ans d’Adiflor – Jean-François Liess rejoint l’UDI – UDI actualités

Lire : l’HEBDOLETTRE n°45 – 19 janvier 2016Logo HebdoLettre bleu - Rond75

Edito de l’HebdoLettre n°45

En ce début d’année 2016, j’ai plaisir à vous annoncer que la dotation d’actions parlementaires 2016 (plus connue sous le nom de « réserve parlementaire ») a été officiellement accordée.

Pour la part qui m’a été attribuée, les responsables des structures bénéficiaires viennent d’en être avisés. Tout a été mis en œuvre auprès de l’administration centrale pour que les versements correspondants puissent être effectifs au plus tard avant l’été.

Ce résultat est l’aboutissement d’un processus de « sélection collégiale » que j’ai mis en place en juillet dernier pour m’affranchir de toute décision discrétionnaire en matière de distribution d’argent public.

Les 32 élus UDI-Monde ont été sollicités pour étudier les 44 demandes de subvention reçues. Chacun a classé 20 projets par ordre de préférence. Je me suis réjoui de leur choix varié et équilibré. Visuel HL45A l’arrivée, l’enveloppe de 150.000 euros confiée à ma responsabilité se répartit en cinq grands postes budgétaires (voir ci-dessous).

Je félicite les 27 lauréats dont le projet a été sélectionné par le jury. Ceux ayant remporté le plus grand nombre de points seront mis en avant dans l’hebdo-lettre. Comme l’an dernier, le tableau détaillé des projets subventionnés sera publié sur mon site internet.

J’ai demandé à chacun d’eux de mettre en avant le soutien du peuple français à leur initiative dans leur communication, plutôt que de citer mon nom pour justifier de la provenance de la subvention. Lire la suite et découvrir l’HebdoLettre n°45

Répartition de ma dotation d’actions parlementaires 2016

– Offre d’un service public de qualité aux Français à l’étranger : 40.000 euros
– Coopération bilatérale d’aide publique au développement : 39.800 euros
– Actions de co-développement : 24.500 euros
– Coopération culturelle et promotion du français : 36.200 euros
– Agence pour l’Enseignement français à l’étranger : 9.500 euros

Les premiers lauréats du Jury

1 – Association Chrétienne des Institutions Sociales et de Santé (Mouscron – Belgique) – Matériel pour la création d’un potager thérapeutique pour les malades d’Alzheimer.
2 – Fondation Kangourou (Bogota – Colombie) – Programme de formation pour lutter contre la mortalité infantile.
3 – Association Hayati (Agadir – Maroc) – Equipements et travaux pour un espace d’accueil d’enfants de de 0 à 6 ans, réservé aux mamans seules ou en difficultés afin de leur permettre de travailler.

Déplacement en Inde (New Delhi – 3, 4, 5 janvier 2016)

J’ai commencé l’année par mon premier déplacement en Inde, la plus grande démocratie du monde et une puissance destinée à devenir l’une des quatre premières économies mondiales d’ici 20 ans, au moment où sa population devrait dépasser celle de la Chine…

J’ai découvert New Delhi, capitale de ce pays-continent de 1,3 milliard d’habitants et ville la plus polluée de la planète, au moment où elle mettait en place la circulation alternée.

SaviJe remercie chaleureusement Prédibane Siva (à l’image), conseiller à l’AFE pour l’Asie et l’Océanie, conseiller consulaire pour la circonscription de Pondichery, ville d’où il est venu tout spécialement pour m’accompagner lors de mes déplacements à New Delhi.

Prédibane est aussi président de l’UFE Pondichéry qu’il anime en compagnie de Christine, son épouse. Tous deux font preuve d’un dévouement exemplaire au service de nos compatriotes. Leur regard et leur retour d’expérience m’ont été très précieux.
Je suis également reconnaissant Chantal Forler, conseillère consulaire pour la circonscription de New Delhi et établie à Bombay, pour ses conseils avisés dans la préparation de ce déplacement.

Accueil officiel

F_RichierRencontre avec François Richier, ambassadeur

« L’Inde c’est le PNB de l’Italie avec la population de l’Afrique ! » François Richier, ambassadeur de France en Inde, a le sens de la formule.

Je le remercie de m’avoir exprimé ses points de vue avertis et décapants sur le développement économique de la France en Inde et de m’avoir incité à visiter la société VFS, pour effectuer un benchmark des procédures internationales de demandes de visas (lire ci-après).

Politique

Tarun VijayRencontre avec le sénateur Tarun Vijay

Entretien avec mon homologue Tarun Vijay, membre de la chambre haute (Rajya Sabna) du parlement indien. Il est aussi journaliste, écrivain, photographe et fondateur d’une association de protection de l’enfance.

Reçu à son domicile, j’ai apprécié sa hauteur de vue et sa tolérance, empreintes de spiritualité indoue, sur des sujets qui secouent notre monde contemporain et, d’une façon générale, son érudition. Sur un plan économique, nous avons évoqué la signature imminente d’un contrat de 36 avions Rafale par le gouvernement indien, ainsi que les moyens de développer les investissements français en Inde. Ce dernier point est jugé capital par Tarun Vijay qui souhaite, à l’image du premier ministre indien Narendra Modi, donner une forte impulsion à l’activité économique pour contribuer à l’essor de son pays.

Relations commerciales

Ces vingt dernières années, les progrès de l’Inde ont été impressionnants dans tous les domaines. Son économie se cale progressivement sur les critères internationaux en cherchant à renoncer au protectionnisme et au clientélisme. Le versant lumineux de l’Inde, c’est une matière grise inépuisable. Elle forme des ingénieurs et des informaticiens par centaines de milliers chaque année. La moitié de sa population a moins de 25 ans.

Résidence IndeExporter en Inde

Réunion avec les services économiques de l’ambassade (en partant de la gauche) : Mathieu Jouve-Villard, directeur de Wedge consulting India et CCEF ; Dominique Frachon, directeur investissement (Business France Inde) ; Thibault Fabre, directeur Inde & Asie du Sud (Business France Inde) ; Anne-Laure Desjonqueres, première conseillère et chef du service de presse (Ambassade) ; Prédibane Siva, conseiller AFE Asie et l’Océanie ; Olivier Cadic

Il existe une culture des affaires en Inde et l’ignorer serait faire preuve d’un amateurisme préjudiciable. Thibaut Fabre pointe la nécessité pour nos exportateurs d’être accompagnés, d’autant que la Chambre de commerce France Inde (http://www.ifcci.org.in) et une cinquantaine de conseillers du commerce extérieur (CCEF) sont à leur disposition. Une présence locale est également indispensable. On peut utilement recourir au système du Volontariat international en entreprises (VIE) dont le quota a été augmenté suite à la visite en France l’an dernier du premier ministre de la République de l’Inde. On dénombre déjà une centaine de jeunes (-28 ans) qui sont opérationnels en Inde sous le statut VIE.

Le marché indien, si ardu soit-il, peut devenir une terre de prédilection. CAP Gemini Inde est ainsi passé de 150 à 100.000 employés entre 2000 et 2015. L’entreprise a déclaré qu’elle n’aurait jamais pu maintenir 20.000 emplois en France, sans sa structure indienne…

N_RibolletInvestir en Inde

Ma rencontre avec Nicolas Ribollet, membre du conseil d’administration du réseau CCI France International et président de la CCI France Inde a été des plus intéressantes. En sa qualité de d’associé & responsable du bureau français de Mazars en Inde, il partage son temps entre New Delhi, Paris et Londres.

Nicolas m’a remis un guide pratique « Investir en Inde », publié par Medef International et Mazars. Cet ouvrage est une mine de renseignements pour déceler des opportunités, secteur par secteur. En outre, il parcourt les montages juridiques possibles pour s’implanter en Inde et offre des conseils interculturels pour comprendre l’environnement indien des affaires.

TaxiResponsabilité sociétale en Inde

Mathieu Jouve-Villard, CCEF et directeur de Wedge consulting India, m’a apporté un éclairage social sur l’Inde.

Le « Companies Act 2013 » contraint les entreprises indiennes à investir 2% de leurs profits dans des activités philanthropiques (à partir de 800K€ de profit). L’Inde compte 3 millions d’ONG ou d’associations caritatives. En les finançant directement, beaucoup de firmes y trouvent leur compte, par exemple en termes de motivation du personnel ou de communication… C’est cette vision « rentable » de la RSE que le gouvernement indien cherche à valoriser.

En s’installant en Inde, nos entreprises contribuent intentionnellement au progrès social, souligne Mathieu : Carrefour offre des conditions de travail décentes et n’emploie pas d’enfant ; Essilor organise des tournées dans les villages pour satisfaire les personnes âgées en lunettes.

Développement touristique

Visa 4Visite de VFS Global – Visa Application Center

VFS Global à Delhi se présente comme le plus grand spécialiste au monde de l’externalisation des missions diplomatiques, puisqu’il travaille au service de 48 gouvernements, à travers un réseau de 1901 centres de visa. Autre chiffre époustouflant, VFS a traité 110 millions de demandes de visa depuis sa création en 2001.

De la distribution de formulaires de demande de visa au retour des demandes une fois traitées, ainsi que tous les services connexes, VFS Global offre une gamme de services ultra-sécurisés, qu’il s’agisse de la saisie de données biométriques, de solutions de paiement ou de gestion des données personnelles en général.

Visa 1Ses locaux de New Delhi sont dimensionnés pour recevoir jusqu’à 4500 personnes par jour. En fonction de leur destination, les demandeurs s’orientent selon des codes couleurs. A noter que 60% des visas sont délivrés sur une période de 4 mois.

Pour l’anecdote, Singapour et Dubaï, deux pays qui n’exigent pas de données biométriques, ont adopté une solution on-line : une application mobile qui collecte votre photo en mode « selfie », ainsi que vos données de paiement.

Communauté française

Reunion_SecuriteQuestions de sécurité

Réunion à la résidence de France (en partant de la gauche) : Gaëlle Rivas, responsable du bureau d’aide aux victimes ; Fabrice Grossir, attaché de sécurité intérieure (Ambassade) ; Dimitri Demianenko, consul général ; Anne-Laure Desjonqueres, première conseillère et chef du service de presse (Ambassade) ; Thibault Fabre, directeur Inde & Asie du Sud (Business France Inde) ; Dominique Frachon, directeur investissement (Business France Inde) ; Mathieu Jouve-Villard, directeur de Wedge consulting India ; Prédibane Siva, conseiller AFE Asie et l’Océanie ; Olivier Cadic

Si l’Inde compte un peu moins de 10.000 Français inscrits au consulat, elle accueille 250.000 touristes français par an. Nous avons largement évoqué leur cas, lors de notre réunion autour du consul Dimitri Demianenko.

Fabrice Grossir a mis en avant la progression préoccupante des affaires de pédophilie impliquant nos compatriotes, à la faveur du développement touristique. On compte 15 affaires en 2015, contre 2 dossiers seulement en 2012 (je reviendrai spécifiquement sur cette question dans un prochain billet).

Cette préoccupation vient s’ajouter au traditionnel trafic de drogue et au nouveau marché de la fraude aux médicaments. En effet, l’Inde est devenue le premier producteur et exportateur de médicaments génériques du monde.

Autre sujet d’inquiétude en Inde, le nombre de viols et d’agressions sexuelles a connu une recrudescence à trois chiffres, ces trois dernières années.

La situation est telle qu’un poste d’aide aux victimes a été créé au sein de l’ambassade à l’initiative de notre ambassadeur. Ce poste est tenu bénévolement par Gaëlle Rivas, juriste pénaliste. Elle assure une permanence chaque semaine pour soutenir les Français qui ont subi un préjudice (physique, matériel, psychologique). Il n’est pas nécessaire qu’une plainte ait été déposée.

Cette initiative va faire l’objet d’un bilan qui mérite d’être largement partagé. Je me suis entretenu avec Christophe Bouchard, directeur des Français à l’étranger, à ce sujet pour l’inciter à l’expérimenter dans d’autres pays où nos compatriotes sont menacés par la criminalité. Je proposerai à la délégation aux droits des femmes du Sénat d’auditionner Gaëlle à son retour en France, cet été.

Je veux enfin remercier les personnes de l’ambassade pour leur obligeance : Françoise Gruson, consul adjointe, chef du service des visas ; Benjamin Weisz , deuxième conseiller, Atul Srivastav, responsable des Affaires sociales et Thierry Morel.

Enseignement

LycéeDelhiVisite du lycée français de Delhi

Jean-Pierre Faou, proviseur, m’a permis de découvrir lycée français de Delhi, en compagnie de Jean Yves Coquelin, adjoint du conseiller de coopération d’action culturelle.

Une fois n’est pas coutume, cette école française du réseau AEFE ne doit pas faire face à une inflation de la demande, mais plutôt à une baisse continue des inscriptions. En l’espace de trois rentrées scolaires, les effectifs sont passés de 500 à 400 élèves. Cette tendance est également observée chez les écoles britanniques et allemandes de Delhi. En cause, la qualité de l’air est difficilement respirable. Le lycée a équipé chaque classe d’un purificateur d’atmosphère.

LycéeDelhi2Les rangs clairsemés ont des conséquences sur le niveau des frais de scolarité. Ils devraient augmenter de 30% à la rentrée 2016-17. Ils sont actuellement de 4000 euros pour les maternelles et de 7000 euros en secondaire.

Le comité de gestion parental, présidé par Nicolas Sokoloff, mérite tous nos encouragements. Sa vision responsable et ses décisions courageuses en matière de maîtrise des coûts méritent d’être accompagnés. Pour aider l’établissement à traverser cette période délicate, l’Etat français pourrait suspendre temporairement la perception du loyer.

Culture française

AFDelhiVisite de l’Alliance française de Delhi

(g. à d.) Jean Yves Coquelin, conseiller culturel adjoint ; Pierre-Yves Meunier, directeur adjoint et directeur des cours de l’AF Delhi ; Olivier Cadic ; Jawahar Lal Sarin, président de l’AF ; Prédibane Siva, conseiller AFE Asie et l’Océanie

Fait d’importance, l’Alliance est propriétaire d’un site magnifique, idéalement situé au coeur de la ville. L’enseignement du français poursuit sa croissance de manière encourageante, puisque le cap des 500.000 heures vendues a été franchi cette année.

La médiathèque française dispose du plus grand fonds de documents français, en libre-accès, de toute l’Inde, constitué de 30.000 références (romans, BD, films, magazines…). Près de 80.000 visiteurs ont franchi les portes de la médiathèque, lors du dernier exercice. L’Alliance représente une fenêtre grande ouverte sur la France, à l’attention d’un public composé d’indiens à plus de 80% !

HEBDOLETTRE n°44 – Vœux 2016 – Déplacement à Barcelone (14 déc. 2015) – Affaire Renaud Meyssonnier (Népal) – Quartet tunisien pour le dialogue social – Actualités UDI

Lire : l’HEBDOLETTRE n°44 – 11 janvier 2016Logo HebdoLettre bleu - Rond75

Edito de l’HebdoLettre n°44

Pour cette première hebdolettre de l’année, je souhaite à chacun d’entre vous ainsi qu’à vos proches de beaux projets, de belles réussites et une excellente santé.

A l’aube de 2016, je veux que les Français de l’étranger sachent que je garde en tête mes engagements de campagne, consignés dans les 31 défis, afin d’en relever le plus grand nombre.Visuel HL44

Avec le soutien de nos élus consulaires, je ferai inlassablement des observations et des propositions sur tous les dossiers qui peuvent les concerner pour obtenir des résultats.

Je pense à l’amélioration de leur quotidien et le respect de leurs droits, qu’il s’agisse de protection consulaire, d’informatisation des procédures administratives, d’accès à l’enseignement français, de mobilité professionnelle, de fiscalité non discriminatoire, de protection des enfants placés en famille d’accueil, pour ne citer que ces quelques exemples. Lire la suite et découvrir l’HebdoLettre n°44

 

Suisse : Jean-François Liess, délégué consulaire, rejoint l’UDI.

Jean-François Liess, délégué consulaire Suisse, succède à Marie-Françoise de Tassigny à la tête de la délégation UDI Genève. De nationalité franco-suisse, il réside sur les bords du lac Léman, depuis son mariage en 1982.

JF_LiessLors de mon déplacement sur place, en octobre dernier, Jean-François Liess m’a offert avec malice le code du travail suisse, épais d’une centaine de pages seulement ! Son outil de travail en fait, puisqu’il est directeur des ressources humaines dans son entreprise familiale de 300 personnes et aussi juge des Prud’hommes.

Au quotidien, il est le dépositaire d’une autre vision du droit social, une vision libérale, définit-il, qui libère sans mettre en opposition l’homme et l’entreprise, à l’image de la confédération helvétique qui « offre une qualité de vie et de travail inégalée en Europe ». Si l’herbe du voisin semble plus verte, pourquoi ne pas s’en assurer ? Jean-François estime que l’élu consulaire doit se faire un devoir de diffuser les recettes qui fonctionnent à l’étranger auprès des politiques français.

Il s’y emploie avec un zèle de missionnaire en multipliant les relais et en finançant des think-tanks français, tel que l’Ifrap ou l’Institut des libertés. « Les idées vraiment libérales n’ont jamais été mises en application en France, notamment dans le lutte contre le chômage », déplore-t-il. Pour sortir d’un modèle économique périmé et retrouver « un chômage du niveau de 1974 », Jean-François Liess a rédigé un mode d’emploi au titre sans compromission : Révolution libérale.

A n’en pas douter, son enthousiasme et ses propositions auront toute leur part dans les réflexions de l’UDI.