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En circonscription en Nouvelle Zélande (2) – Auckland (15-16 sept. 2017)

Seconde étape en Nouvelle Zélande à Auckland, où j’ai vu les All Blacks jouer dans leur antre et y broyer les Springboks d’Afrique du sud par un score de 57-0 !

Le 9 juin prochain, ce sera au tour des Français de venir à Eden Park pour affronter les meilleurs rugbymen du monde, en test match.

Ceux-ci nous avaient dominé 38-8, le 1er janvier 1906, dans l’ancien Parc des Princes, pour ce qui sera le premier match officiel de l’équipe de France de rugby à XV, devant 3.000 spectateurs. Les All Blacks étaient déjà vêtus tout en noir, parce qu’ils portent le deuil de leurs adversaires…

Entrepreneuriat

Chambre de commerce

(g. à d.) Thibault Beaujot, VP ; Olivier Cadic ; Madeleine Colombie, VP ; Nadine Plet, présidente de la chambre de commerce France-Nouvelle-Zélande.

Nadine Plet, conseillère consulaire pour la Nouvelle-Zélande et présidente de la chambre a réuni les entrepreneurs français d’Auckland à la faveur de ma venue.

Ce fut l’opportunité de découvrir des entreprises installées avec succès, comme Eurofins, représentée par Jean-Eudes Lepelletier, qui est un laboratoire d’analyses (aliments, terre, eau…) ou Stéphane Monni qui démontre, pour sa part, que les capsules Nespresso ont toute leur place chez les Kiwis. Pour ne citer qu’eux, car tous réalisent un parcours brillant et exemplaire.

J’ai apprécié le dynamisme de Nadine et celui de ses deux vice-présidents. Comptant sur eux et son comité, la chambre de commerce qui réunit 106 membres ne peut que grandir.

Transdev

La société Transdev Nouvelle-Zélande (Filiale de la Caisse des dépôts et Veolia), administre le réseau de trains de la ville d’Auckland. Je m’y suis rendu avec Thibault Beaujot, VP de la Chambre de commerce franco-néo-zélandaise.

Le directeur général de Transdev, Michel Ladrak, nous a présenté les installations qui lui permettent de transporter 20 millions de passagers par an.

Tous les 4 à 5 mois, il enregistre une croissance d’un million de passagers supplémentaires ! Auckland est en pleine expansion et les infrastructures doivent suivre un rythme effréné. Au centre-ville, un tunnel se construit qui permettra de doubler le flux de trains au départ de la gare, par ailleurs interconnectée avec des liaisons par ferries.

Communauté française

Consul honoraire

Ma rencontre avec Etienne Moly, consul honoraire à Auckland, m’a permis de mieux connaître les attentes de nos compatriotes, très majoritairement installés dans cette ville.

En tous lieux, l’action de nos consuls honoraires est méritoire, car elle signifie se mettre au service de nos compatriotes sans contrepartie. Ainsi, Etienne signe une douzaine de certificats de vie par mois à nos retraités.

Ici, comme dans de nombreux pays, la machine mobile de prise d’empreintes biométriques a des dysfonctionnements répétés, un état de fait que m’avait signalé le consul à Wellington.

A Auckland, les Français multiplient les restaurants. J’ai pu en tester trois qui savent admirablement tirer profit de nos terroirs : Le Touquet, Le Chef et le Garde-manger.

Enseignement

Enseignement bilingue

Visite des trois écoles bilingues en compagnie de Nadia Stubbs, présidente de l’association Frenz.

Cette association de parents bénévoles a pour mission, depuis plus de 20 ans, d’organiser et soutenir l’enseignement bilingue francophone au sein du système scolaire public néo-zélandais.

Frenz travaille en partenariat avec trois écoles élémentaires publiques (pour les élèves de 5 à 11 ans), ce qui a permis à un grand nombre de familles expatriées d’inscrire leurs enfants dans une section bilingue francophone offrant, selon les classes, entre 60 à 100% de cours en français.

Les deux établissements qui sont situés à Auckland ont reçu le LabelFrancÉducation. Le troisième établissement, localisé à Christchurch, vient tout juste d’ouvrir sa section bilingue.

Pour les plus petits (3 à 5 ans), l’association a ouvert une Petite Ecole à Auckland en immersion francophone.

Cette année, au total, plus de 140 enfants sont inscrits dans les sections bilingues et plus de 70 enfants suivent les cours à la Petite Ecole !

Je n’oublierai jamais ces enfants de toutes nationalités chantant la Marseillaise, à tue tête et sans faute, à la Richmond school ! Félicitations aux parents et aux enseignants pour leur détermination à propager notre langue dans le cadre de l’enseignement local.

Culture française

Alliance française d’Auckland

A l’occasion du café/croissants hebdomadaire, j’ai été accueilli par Rob Verkerk, président de l’Alliance française d’Auckland (à gauche de l’image) et José-Marie Cortès, directeur (à droite, en chemise).

Cette Alliance a été créée en 1896 ! 600 étudiants fréquentent ses cours chaque année. Leur moyenne d’âge est de 42 ans.

Autre produit phare : le festival du Film français créé par l’Alliance française s’est imposé comme le 2ème festival de cinéma du pays ! Il a accueilli 36.000 spectateurs cette année sur 3 semaines. Prochain rendez-vous en mars 2018.

Les initiatives foisonnent pour faire découvrir la France et son art de vivre : cours d’œnologie, journée du goût, découverte des régions de France ou immersion linguistique…

French Festival

Épaulé par Aliénor Courtois, le directeur du restaurant Le Chef, Edouard Le Goff, est le créateur du French Festival d’Auckland. Pour sa première édition, le festival a réuni 40 exposants et attiré 14.000 visiteurs sur une journée !

L’an prochain, le duo d’entrepreneurs a prévu de doubler la surface et l’événement aura lieu sur deux jours, plus précisément durant le week-end du match All Blacks-France à Auckland, les 9 et 10 juin 2018. Ambiance garantie.

Aliénor et Edouard cherchent à rassembler toutes les bonnes volontés françaises et francophiles d’Auckland pour assurer de la réussite et la pérennité du French Festival.

En circonscription en Nouvelle Zélande (1) – Wellington (13-14 sept. 2017)

Wellington, capitale de la Nouvelle-Zélande, 62ème pays traversé depuis le début de mon mandat qui marque mon 210ème déplacement, en 2 étapes avec Auckland.

Florence Jeanblanc-Risler, ambassadeur de France en Nouvelle Zélande, m’a reçu à la Résidence en présence de Rodolphe Sambou, Premier conseiller (à droite de l’image), et Sébastien Lallement, consul.

On dénombre 4600 compatriotes enregistrés dans ce territoire, auxquels il convient d’ajouter environ 10.000 jeunes qui viennent chaque année en formule Visa Vacances Travail. Comme en Australie, c’est auprès de cette population parfois mal préparée que le consulat doit régulièrement intervenir…

Relations bilatérales NZ/UE

Rapports diplomatiques NL/UE

Réunion avec Rob Taylor, directeur et Rohan Murphy, Policy Officer de la division Europe au ministère des Affaires étrangères néo-zélandais.

A l’heure où la Chine devient de plus en plus omniprésente dans le Pacifique, un désengagement de l’Union européenne de cette zone serait susceptible d’inquiéter la Nouvelle-Zélande. Les Néo-Zélandais comptent sur notre présence à proximité, grâce à la Nouvelle-Calédonie, pour rester engagés sur cette région. En outre, ils devront ajuster leur stratégie aux conséquences du Brexit.

Les autorités locales estiment qu’il faut envisager le projet d’accord de libre-échange entre la Nouvelle-Zélande et l’UE sous l’angle des opportunités, plutôt que celui des risques. J’approuve cette vision qui nous permet d’aborder l’avenir avec une perspective gagnant-gagnant.

Relations bilatérales NZ/FR

Promotion de la Nouvelle Calédonie

Le pays le plus proche de la Nouvelle-Zélande est… la France ! Au travers de la Nouvelle Calédonie, bien sûr.

La Nouvelle-Calédonie possède le troisième PIB par habitant (29.400 €, 2015) de la région Pacifique, après l’Australie et la Nouvelle-Zélande !

En matière de coopération régionale, la Nouvelle-Calédonie, membre d’une douzaine d’organisations régionales et/ou internationales, est devenue membre à part entière du Forum des îles du Pacifique (FIP), lors du 47ème sommet de Pohnpei (7-11 sept. 2016).

En matière de relations commerciales bilatérales avec la Nouvelle-Zélande, un plan de coopération économique a été signé le 10 septembre 2016, en marge du sommet du FIP à Pohnpei. Dès novembre, la Nouvelle-Calédonie a ouvert sa première « représentation diplomatique » à l’étranger, hébergée au sein de l’ambassade de France à Wellington.

Le Dr Yves Lafoy (à l’image) est le représentant officiel de cette délégation qui vise à soutenir les entreprises de Nouvelle-Calédonie dans leurs démarches de prospection du marché néo-zélandais et développer des « joint-ventures », sans oublier le volet promotion touristique au bénéfice de notre collectivité.

Entrepreneuriat

Le Cordon bleu de Nouvelle-Zélande

Visite de l’école Le Cordon Bleu et ses installations de standing par Sébastien Lambert, directeur technique.

L’enseigne Cordon Bleu fédère un réseau international d’écoles de cuisine qui fait rayonner l’art culinaire français partout dans le monde.

110 élèves suivent les cours du Cordon Bleu à Wellington. Ceux-ci viennent à 95% de l’étranger. Ces élèves de tous horizons sont gérés en tenant compte de leurs différences culturelles.

Il faut compter 9 mois pour obtenir un diplôme de Cuisine ou de Pâtisserie. L’addition de ces 2 diplômes permet d’obtenir le « grand diplôme » après 18 mois de cours. Toutefois, des sessions de quelques semaines permettent d’obtenir des certificats (basiques, intermédiaires ou supérieurs).

Au sein de l’école, il règne une discipline quasi-militaire, où la ponctualité et le soin porté à sa tenue sont des vertus cardinales.

Coopération scientifique

Le GNS

Visite de l’Institute of Geological and Nuclear Science (GNS) en compagnie de Jessica Roche, conseillère scientifique de l’ambassade. Plusieurs experts français en séismologie, volcanologie et géophysique marine travaillent au GNS de Wellington.

J’ai été accueilli par Caroline François-Holden, sismologue et une équipe de chercheurs français. Pour se rendre compte de la nécessité de leur travail, disons qu’une année calme en Nouvelle-Zélande recense quelque 2000 tremblements de terre !

Le 24 novembre prochain, les scientifiques français de Nouvelle-Zélande vont lancer l’association FAST destinée à renforcer les relations bilatérales scientifiques.

Culture française

Alliance française de Wellington

Visite de l’AF de Wellington dirigée par Nathalie Buckrell, en compagnie de Rodolphe Sambou, Premier conseiller.

Nathalie se réjouit de voir que les demandes de certification DELF ont été multipliées par 10 cette année ! Rappelons que les élèves justifiant d’un niveau DELF B2 peuvent entrer dans les universités françaises sans avoir à passer de test d’entrée en français.

Autre motif de satisfaction pour la directrice : l’engouement des enfants pour les cours de français qui affichent complet ! De ce fait, Nathalie est à la recherche de solutions auprès des écoles locales pour élargir sa capacité d’accueil, tout en offrant des locaux plus adaptés à leur jeune âge.

Devoir de mémoire

National War Memorial

Le National War Memorial a été construit initialement en hommage aux 18.050 soldats néo-zélandais tombés durant la Première guerre mondiale, en Europe. Il abrite désormais le registre de tous les soldats néo-zélandais disparus lors de tous les conflits.

La France prévoit d’ériger sur ce site un mémorial qui figurera aux côtés de ceux du Royaume-Uni et d’Australie. La réalisation de l’ouvrage devrait intervenir en 2018.

Déclaration politique du groupe de l’Union centriste au Sénat

Cette déclaration politique a été remise par Hervé Marseille, président du groupe Union Centriste, à la présidence du Sénat le 3 octobre 2017 :

En quelques semaines, au printemps 2017, les Français ont témoigné de leur aspiration à une refondation de l’espace politique. Renouvellement des hommes, renouvellement des pratiques, renouvellement des idées.

Les Centristes, inspirés pour beaucoup d’entre eux par l’action réformatrice de Valéry Giscard d’Estaing, ne peuvent être que sensibles à l’appel à ce qu’il y a de meilleur dans la tradition française : humanisme et libéralisme économique, conviction que la France métropolitaine comme ultra-marine restera d’autant plus entendue dans le monde que l’Europe sera unie et forte, confiance envers les structures les plus proches des citoyens par les voies de la décentralisation, de la déconcentration et de la subsidiarité.

En ce début de mandat présidentiel et législatif, le Groupe centriste du Sénat, sorti largement renforcé du scrutin de septembre 2017, souhaite que les cinq prochaines années soient enfin celles des réformes indispensables si longtemps différées, réformes accomplies avec le double souci de l’efficacité et de la justice, quitte à être innovantes et à nous écarter des sentiers rebattus.

Les tabous qui ont hypnotisé nos dirigeants, y compris nous-mêmes, par frilosité coupable, n’en sont plus pour une majorité de Français. À nous de saisir et faire fructifier cet état d’esprit, cette volonté de cultiver le côté positif des opportunités de notre monde plutôt que de s’inquiéter ou de se résigner face aux changements inéluctables de notre environnement. La France est forte quand elle est visionnaire et conquérante. Elle est faible quand elle est passéiste et défensive.

Les sénateurs centristes, issus d’horizons et de territoires divers, considèrent ainsi qu’ils ont vocation à accompagner une action gouvernementale ambitieuse. Ce quinquennat doit réussir. Les six millions de Français sans emploi, le drame du potentiel inexploité de notre pays ne peuvent supporter cinq nouvelles années de procrastination.

Dans un pareil contexte, le Groupe centriste du Sénat défendra ses options historiques dans le cadre d’un respect mutuel des différentes sensibilités soutenant toute démarche réformatrice et européenne.

Notre attitude sera celle d’un soutien sans tergiversation stérile, mais aussi celui d’un soutien exigeant. Les sujets les plus compliqués doivent être explorés. Nous y contribuerons. Nous donnerons le meilleur de nous-mêmes pour rencontrer le message optimiste, pragmatique et volontaire envoyé par les Français.

Nous défendrons pour autant la conviction qu’aucune technostructure n’a le monopole du savoir. La trame et l’avenir de nos collectivités territoriales ne peuvent ainsi être définis par une vision jacobine inopérante. Nous serons à cet égard particulièrement vigilants. La démocratie à la française ne peut vivre sans sa pierre angulaire, la commune.

Le Groupe « Union Centriste », héritier du Groupe UDI-UC, est membre de la majorité sénatoriale depuis octobre 2014. Il a co-construit les réformes internes impulsées par le Président du Sénat et l’approche globale « d’opposition constructive » de l’époque. L’image du Sénat rénové, force de propositions, en a été notablement améliorée. Son apport législatif aurait pu être très appréciable si l’Assemblée nationale ne s’était progressivement enfermée dans une logique doctrinaire.

Cette double démarche, réformatrice et constructive, sied à l’esprit du Sénat et de notre équilibre institutionnel Elle donne un sens profond au bicamérisme dont nous pensons qu’il est un gage substantiel de stabilité pour notre pays. Elle conduit le Groupe « Union Centriste » à souhaiter poursuivre sur ces deux axes.

HEBDOLETTRE n°91 – Emmanuel Macron devant l’AFE (édito) – Hommage à Hervé Leboucher, conseiller consulaire Grèce – Sénatoriales 2017 : progression du groupe centriste – Refondation européenne – Mon communiqué sur les ordonnances réformant le droit du travail – Sécurité : réponse à ma question écrite sur la vérification d’identité à l’embarquement – Rapport 2017 sur la situation des Français établis hors de France – En circonscription à SINGAPOUR / 1 au 5 sept. 2017 – En circonscription en AUSTRALIE – Melbourne, Sydney & Canberra / 5 au 13 sept. 2017 – En Bref du 28 août au 3 sept. 2017 (Sénat – Circo).

Lire : l’HEBDOLETTRE n°91 – 03 octobre 2017Logo HebdoLettre bleu - Rond75

Edito de l’HebdoLettre n°91

Historique. Hier, le président de la République est venu s’adresser à l’Assemblée des Français de l’étranger (AFE).

Si la seule présence d’Emmanuel Macron a provoqué une ébullition dans les travées, nous retiendrons un discours de circonstance qui a veillé à concilier hauteurs de vue et cadres d’action à l’attention de ses ministres : Jean-Yves Le Drian et Jean-Baptiste Lemoyne.

Il leur a demandé, sous les applaudissements, de réfléchir à un dispositif d’accompagnement du tissu associatif des Français de l’étranger, afin de palier la suppression de la réserve parlementaire. Il leur a aussi enjoint de garantir le vote électronique lors des prochaines élections consulaires de 2020 et des législatives de 2022, parce que « si nous ne sommes pas en capacité de nous organiser pour avoir un système de vote étanche à toute attaque, ça ne s’appelle plus la France, notre pays ! »

Visuel HL91 Charge à eux, enfin, d’engager une concertation avec les élus des Français de l’étranger et « l’ensemble aussi des forces vives présentes sur le terrain » afin de lui livrer leurs recommandations. Deux principaux sujets permettront de retrouver le sens de l’engagement collectif : la modernisation des services consulaires et la vitalité démocratique des communautés françaises.

Le chef de l’Etat nous a permis à tous de reprendre une dose de confiance. Confiance dans le fait que les réformes seront accomplies… Lire la suite et découvrir l’HebdoLettre n°91

Communiqué – Signature des ordonnances relatives à la réforme du droit du Travail : le sénateur Cadic adresse ses encouragements au gouvernement

COMMUNIQUE

Le Président de la République a signé les ordonnances réformant le droit du travail. L’engagement pris lors de la campagne présidentielle et le calendrier fixé dès le début de l’été ont donc été respectés.

Le groupe de l’Union centriste se félicite du volontarisme du gouvernement, et salue les progrès que constituent ces ordonnances pour les salariés et les entreprises.

Mais il ne s’agit que d’une étape.

Ces ordonnances ne créeront pas à elles-seules de l’emploi, elles ne rempliront pas les carnets de commande. En revanche, elles créeront un environnement juridique plus favorable pour permettre aux entreprises de recruter.

Ce sera le cas en centrant sur l’entreprise et la branche le droit du travail et en leur permettant d’adapter une grande partie des règles à leur activité.

Elles pourront ainsi plus facilement résister aux aléas, s’adapter pour emporter de nouveaux marchés. Les conditions du dialogue social seront elles-aussi améliorées avec la création d’une instance de représentation unique dans les entreprises.

C’est une évolution nécessaire et incontournable si l’on veut favoriser la création d’emploi.

La réforme ne sera complète que lorsque le Gouvernement se sera attelé à la transformation de la formation professionnelle et à la modernisation de l’assurance chômage.  

Rome ne s’est pas faite en un jour, il reste encore beaucoup à faire. Les difficultés seront nombreuses, à commencer par l’immobilisme et l’hostilité de certaines organisations syndicales et formations politiques, prêtes à prendre en otage le pays.

Lors du vote des lois d’habilitation, le groupe de l’Union centriste avait donné au Gouvernement une vision, un objectif. Celui d’un droit du travail simple, lisible et compréhensible de tous. Celui d’une formation professionnelle adaptée aux besoins des entreprises. Celui d’une assurance chômage adaptée aux nouvelles trajectoires de la vie professionnelle.

C’est aujourd’hui le temps des encouragements, à poursuivre le train des réformes et à maintenir la pression, dans l’intérêt du pays, afin d’en finir une bonne fois pour toute avec le chômage de masse.

Communiqué en pdf

En circonscription en Australie (3) – Canberra (12 au 13 sept. 2017)

Mon premier séjour en Australie d’une durée de sept jours a débuté à Melbourne en compagnie de Julie Duhaut-Bedos et s’est achevé à Canberra, toujours en sa présence.

Je suis sincèrement reconnaissant à la Première conseillère de l’ambassade de France d’avoir pris part à de nombreux rendez-vous, parmi les 33 événements organisés pour mon déplacement. Ses éclairages sur la politique australienne m’ont été très précieux.

Je remercie également Christophe Penot, notre ambassadeur de France en Australie, qui a inspiré et favorisé ce déplacement.

Politique

Sénat australien

Rencontre avec Ian Macdonald, membre du Sénat. Il est aussi le représentant de l’État du Queensland pour le parti libéral et le président du groupe d’amitié sénatorial Australie-France. Je fais partie du groupe d’amitié équivalent au Sénat français.

Nous avons échangé principalement sur les évolutions politiques en France depuis la victoire d’Emmanuel Macron. Ian Macdonald s’est montré aussi très intéressé par l’évolution de la situation des Européens au Royaume-Uni, suite au Brexit.

Enseignement

Lycée franco-australien

Accueillis par la principale Kerrie Blain et le proviseur David Binan, nous avons visité avec Bertrand Pous, conseiller de coopération et d’action culturelle, Telopea Park School, un établissement public binational.

Homologué partenaire de l’AEFE, l’établissement scolarise 770 élèves de la grande section de maternelle à la terminale. Il dispose d’une équipe pédagogique et administrative de 31 personnes pour la partie française.

Ce programme français en place au sein d’un établissement public australien, constitue l’exemple le plus abouti en matière de coopération éducative dans le pays.

Il faudrait pouvoir créer davantage de places, car la demande est forte. Pour y parvenir, un nouveau bâtiment devra être construit. Il nécessitera la création d’une fondation pour le financer.

Ecole maternelle franco-australienne

Fondée en 1969, la French Australian Pre-School (FAPS) est un établissement privé homologué partenaire de l’AEFE.

Elle dénombre 128 élèves de 3 à 5 ans, répartis en 5 classes entre les petites et moyennes sections. Son sort est lié à celui l’école de Telopea Park School qui accueille, elle, les enfants à partir de la grande section de maternelle. Si Telopea pouvait accueillir plus d’enfants, alors la FAPS pourrait doubler sa capacité d’accueil. En effet, chaque année, elle doit refuser plus de 50 élèves.

La directrice Véronique Danjou m’a confié que l’école maternelle lève actuellement des fonds pour améliorer ses infrastructures. Les donateurs verront leur nom gravé sur une brique et seront ainsi mis à l’honneur dans l’entrée.

Culture française

Alliance française de Canberra

Toujours accompagné de Bertrand Pous, Cocac, j’ai fait la rencontre de Patrice Gilles, directeur de l’AF Canberra et représentant de la fondation Alliance française en Australie.

Fondée en 1943, l’Alliance de Canberra enregistre 2000 inscriptions annuelles à ses cours qui sont fréquentés à 70% par des femmes !

L’an dernier, 40 événements culturels organisés dans la capitale fédérale ont attiré 20.000 spectateurs.

La 28eme édition du « Alliance Française French Film Festival », projet phare du réseau, a battu un nouveau record en 2017 avec une progression dans toutes les villes capitales et plus de 175.000 spectateurs au final. Il s’agit du festival français du film le plus important après celui de Cannes !

En parallèle, un « Festival du Film classique » est né en septembre 2016, une manière de garder la dynamique tout au long de l’année. Une rétrospective Belmondo a été programmé en 2017.

Réseau australien des AF

Le réseau australien des Alliances françaises est constitué des AF capitales d’une part – Sydney, Melbourne, Canberra, Brisbane, Adelaïde et Perth – et des Alliances françaises régionales d’autre part, au nombre de 24, réparties dans 5 états – Nouvelle Galles du Sud, Queensland, Victoria, Territoire du Nord, Tasmanie.

Si les Alliances capitales sont des structures linguistiques et culturelles professionnalisées, propres à porter les objectifs de l’ambassade, les Alliances régionales sont, elles, directement pilotées par leurs comités et ne comportent pas ou peu de personnel professionnel, hormis leurs enseignants. Elles constituent néanmoins des relais efficaces du rayonnement de l’AF et, au-delà, de la France.

Culture australienne

National Gallery

Je suis reconnaissant au Dr Gérard Vaughan, directeur de la National Gallery of Australia, de m’avoir accordé une visite privée pour découvrir le plus grand musée d’art du pays.

Avec passion et détermination, Gérard Vaughan a parcouru le monde pour étoffer les galeries du musée qui abrite aujourd’hui plus de 160.000 œuvres, dont une collection d’art aborigène la plus riche du monde.

La National Gallery possède également des œuvres traditionnelles et modernes provenant de toute l’Asie, des statues et des peintures de maîtres américains et européens, dont un Monnet, ainsi que des œuvres australiennes de l’époque coloniale à nos jours.

Devoir de mémoire

Cérémonie du Dernier appel

Brendan Nelson, directeur de l’Australian War Memorial (AWM) depuis près de cinq ans, a été successivement député, ministre de l’Éducation en 2001, ministre de la Défense en 2006, puis ambassadeur. J’ai été honoré que M. Nelson me fasse découvrir ce lieu de mémoire, où repose le soldat inconnu australien.

J’ai eu l’honneur de participer à la cérémonie du Dernier appel (The Last Post) qui se tient tous les jours en hommage aux soldats du Commonwealth. Le tableau d’honneur dresse les noms de plus de 102.000 Australiens qui sont tombés au combat depuis plus d’un siècle. Lors de chaque cérémonie, on fait le récit de la vie de l’un de ces combattants, en présence de sa famille.

Puis, après l’hymne national, les visiteurs sont invités à déposer des fleurs et des couronnes au pied du «bassin de réflexions» (Pool of Remembrance). Toutes les écoles d’Australie envoient leurs élèves sur place pour cultiver le devoir de mémoire, dès le plus jeune âge. Vidéo de mon hommage : LIEN 

Sécurité : réponse à ma question écrite sur la vérification d’identité à l’embarquement

Voici plus de deux ans, par le biais d’une question écrite déposée le 30 juin 2015, j’avais dénoncé une faille sécuritaire dans les aéroports français lors de l’embarquement pour tous les vols internationaux à destination de pays situés en dehors de l’espace Schengen (question).

Dans un contexte terroriste, je trouvais incroyable que les compagnies aériennes ne procèdent pas à un contrôle systématique de concordance du nom du passager entre sa carte d’embarquement et sa pièce d’identité.

Lors du crash de Germanwings, les autorités ont été incapables, pendant presque 96 heures, de confirmer que les passagers listés par la compagnie aérienne étaient bien ceux montés à bord.

J’ai déposé plusieurs fois ma question, faute de réponse, tout dernièrement le 13 juillet. Enfin, le 07 septembre dernier, le ministre de l’Intérieur m’a répondu que cette obligation de vérification a été remise en vigueur et récemment prolongée par un arrêté interministériel en date du 26 février 2016 (réponse).

Le projet de loi « renforçant la sécurité intérieure et la lutte contre le terrorisme » adopté en première lecture par le Sénat le 18 juillet 2017, vient renforcer les impératifs de sécurité publique, sans remettre en cause le principe de libre circulation des personnes.

En circonscription en Australie (2) – Sydney (8 au 11 sept. 2017)

Je remercie Nicolas Croizer, consul général, pour la qualité du programme proposé lors de mon séjour de quatre jours passés à Sydney.

Il m’a permis de rencontrer nos entrepreneurs et les acteurs de notre communauté, dont il doit gérer tous les besoins administratifs depuis Sydney, non pas à l’échelle d’un pays mais à celle d’un continent.

Il peut heureusement s’appuyer sur un réseau de consuls honoraires dévoués à leur mission.

Peuplée de près de 5 millions d’habitants, Sydney est l’emblème de l’Australie, une des dernières régions du monde à entretenir le mythe de l’Eldorado…

Relations commerciales

Entrepreneurs

Petit-déjeuner économique organisé par Nicolas Croizer, consul général, en présence d’entrepreneurs français installés à Sydney.

Claire Kasses, directrice de la FACCI (Chambre de commerce franco-australienne) a résumé le décalage entre nos deux pays par cette formule : « pour un Français, un voyage en Australie est le voyage d’une vie ; pour un Australien, un voyage lointain est habituel ».
(à l’image) Frédéric Leforestier a d’abord réussi en affaires au Royaume-Uni avant de s’installer à Sydney, il y a sept ans. Il est Business Angel auprès de diverses start-ups qu’il conseille aussi dans leur développement. Il a rappelé que le marché australien était étroit, car composé seulement de 24 millions de consommateurs. Il faut donc le voir comme une rampe de lancement vers la Chine et ses 1,3 milliards d’habitants.
Corinne Blot, fondatrice et CEO de la société Polyglot, investie dans le consulting et l’externalisation des RH, estime également que c’est le bon pays pour tester ses produits avant de se lancer en Asie. Elle a remarqué de grands changements depuis 30 ans en Australie. Les JO de Sydney ont incontestablement bonifié la vision que les Australiens avaient d’eux-mêmes en leur redonnant confiance.
Florence Edmond, manager chez Pierre Fabre, a fait progresser ses ventes de 5M$ à 30M$, tout en déplorant que vu de France on puisse croire que le succès en Australie est facile. Il faut travailler dur et rien n’est jamais acquis, comme dans tous les pays anglo-saxons.
François Romanet, CEO de Safran Pacific a salué l’action de « l’équipe France » qui a travaillé de concert dans le cadre du contrat historique signé entre la France et l’Australie pour la fourniture de sous-marins par la DCNS. Tous les Français d’Australie ont eu l’impression d’avoir gagné ! L’idée de modéliser la démarche mise en oeuvre par la DCNS devrait faire son chemin…
Christophe Hoarreau, CCEF, a vanté la qualité de la vie au pays du kangourou où le taux de chômage est de 5%, une donne favorable à l’employé sur le marché du travail.

Et cette prospérité pousse les Australiens à consommer, d’autant qu’ils ont un tempérament de « early adopters », toujours friands d’innovation.

Neoen

Visite de la société Neoen, en présence de Nicolas Croizer, consul général.

Neoen est le premier acteur français indépendant dans le domaine de l’énergie. Créée en 2008, la société emploie 150 personnes dont 25 en Australie, où elle est implantée depuis 2013 pour vendre son savoir-faire en gestion de projet.

Damien Bonnamy, CFO, m’a exposé le détail de ses réalisations, comme la ferme solaire Degrussa dans l’ouest du pays ou le parc éolien de Hornsdale dans le sud, à 200 kilomètres d’Adélaïde.

Initialement venue en Australie pour faire du solaire, Neoen effectue désormais le gros de son activité dans l’éolien. Notre brillante PME vient de remporter avec Tesla un appel d’offres lancé par l’Etat d’Australie-Méridionale pour installer un système de stockage d’électricité sur une batterie lithium-ion d’une capacité de 100 mégawatts, la plus grande du monde ! Ce système sera couplé aux fermes éoliennes de Neoen à Hornsdale.

Atout France

Visite des bureaux d’Atout France dirigés par Christophe Bories.

Malgré l’éloignement, 1,2 millions de touristes australiens se rendent en France chaque année, soit 10 fois plus que les Français en sens inverse. On peut parler d’un véritable engouement, car ce chiffre représente 5% de la population australienne !

Une réussite à laquelle Atout France n’est pas étranger par son action assidue sur les réseaux sociaux et auprès des professionnels pour valoriser notre offre touristique. L’organisation s’appuie aussi sur des événements de prestige associant les grandes marques tricolores.

Pour relancer notre tourisme affecté par les attentats, des stars australiennes ont bénévolement participé à « J’aime Paris », un film promotionnel où elles déclarent leur flamme pour notre capitale.

Accor

Ouverture à la rentrée d’un second Sofitel à Sydney, situé juste à côté d’un Novotel et d’un Ibis.

Cet investissement illustre la santé éclatante du groupe Accor, leader sur le marché australien de l’hôtellerie.

Communauté française

Consulat

(à l’image) Au sein du conseil consulaire, les élus Bernard Le Boursicot et Sébastien Vallerie portent, depuis Sydney, les attentes d’une population qui s’élève à 27.654 personnes inscrites au consulat. On estime toutefois que nos compatriotes représentent entre 50 à 70.000 résidents. 40% d’entre-eux vivent à Sydney ou ses environs..

Notre consul général, Nicolas Croizer, m’a présenté les locaux du consulat et permis de rencontrer son équipe.

Le taille du territoire australien constitue un défi pour nos services consulaires basés à Sydney. Paris a pourtant décidé d’élargir la circonscription du poste en incluant la Papouasie Nouvelle-Guinée, les îles Salomon, les Fidji et 4 autres pays d’Océanie…

Le rêve australien est toujours vivace auprès de nos jeunes, d’autant que cette attractivité repose sur des faits incontestables, comme la qualité de la vie, la croissance de l’économie ou les grands espaces.

Élus consulaires et responsables associatifs

Un déjeuner avec les élus consulaires et les responsables d’association a été organisé par Nicolas Croizer, consul général de France.

Les élus consulaires d’Australie m’ont fait l’honneur de participer à cette rencontre : Bernard Le Boursicot, vice-pdt du conseil consulaire, Sébastien Vallerie et Jean-Philippe Grange, conseillers consulaires et Pierre Elias, délégué consulaire venu de Brisbane.

J’ai retrouvé avec joie John Mac Coll, avec lequel j’ai siégé pendant 8 ans à l’AFE.

Éducation, soutien aux jeunes, action sociale ou anciens combattants… les motifs d’échanger n’ont pas manqué avec nos compatriotes de Sydney, ville où se concentre près de la moitié de notre communauté.

Enseignement français

Lycée Condorcet

Accueilli par Philippe Courjault, proviseur, j’ai visité le lycée Condorcet en compagnie de notre consul général.

Il s’agit d’un établissement conventionné avec l’AEFE regroupant 870 élèves de la maternelle à la terminale. Un projet d’envergure baptisé Condorcet 2020 a été lancé pour accroitre les capacités d’accueil du lycée jusqu’à 1300 élèves d’ici 5 ans. Toute la stratégie du lycée est axée sur les besoins de la communauté française.

Pour situer le niveau de Condorcet, c’est 100% de réussite au baccalauréat 2017 + 100% avec mention (dont 63% de mentions très bien) ! Félicitations au proviseur et à toute l’équipe pédagogique.

(Re)vue Condorcet

Trois élèves de terminale ES, Léa Marill, Clémentine Rigaudie et David Dubau, m’ont accueilli au studio de leur web radio pour une interview.

Ce fut l’occasion de commenter l’actualité française et internationale, tout comme de répondre aux questions des représentants des parents d’élèves et des enseignants.

Cet interview a été publiée sur le blog « (Re)vue Condorcet » des élèves du lycée. Écouter le podcast.

Kilarney Heights

L’école publique bilingue de Kilarney Heights est située dans la partie nord de Sydney.

Elle a reçu le label France Éducation en 2013 qui lui a été renouvelé en 2015.

Kilarney Heights comptait 251 élèves francophones en 2016. Dans le cadre de 25 classes bilingues, son programme est le fruit d’un partenariat avec l’Association francophone du North Shore (FANS) qui emploie 14 enseignants francophones.

Merci à sa directrice Christine Gandon pour son accueil et à toute l’équipe de direction pour son enthousiasme envers l’enseignement bilingue.

Culture française

Alliance française

Visite de l’Alliance française de Sydney en compagnie de sa présidente Lyn Tuit et de Laurie-Anne Pecqueux, directrice adjointe.

Avec 3700 cours de français vendus en 2016, l’Alliance peut se targuer d’une activité soutenue dans le domaine de l’apprentissage du français.

Les foules se déplacent aussi pour le « French film festival » des Alliances en Australie qui a séduit dernièrement 768.017 spectateurs, dont 48.879 pour la seule ville de Sydney !

Sur place, j’ai retrouvé Philippe Osterman, tout nouveau directeur de l’AF de Sydney. Précédemment directeur général de Dargaud, maison d’édition de bandes dessinées, il ne manquera pas d’idées pour enrichir la programmation et étonner les Sydnéens.

Devoir de mémoire

Musée La Pérouse

En chemin pour son exécution, on dit que Louis XVI aurait demandé : «a-t-on des nouvelles de monsieur de La Pérouse ?» Le roi s’était passionné pour la préparation de cette expédition qui se termina en 1788 par une nuit de tempête.

Le destin des deux navires engagés, l’Astrolabe et la Boussole, comme celui d’éventuels survivants conserve toujours sa part de mystère et de controverses.

Le musée La Pérouse est situé dans la baie qui a vu arriver les explorateurs, le 26 janvier 1788. Nicole Forrest Green, présidente des Amis du musée (fondé par Pierre Roussel, un ancien élu des Français d’Australie) et les membres du Board m’ont fait l’amitié d’ouvrir le musée à la faveur de ma venue avec Nicolas Croizer, notre consul et Sébastien Vallerie, conseiller consulaire.

Hébergé dans le bâtiment historique des télécommunications, reliant autrefois l’Australie au reste du monde, le musée raconte l’expédition à travers divers objets et documents. Il tient également lieu de rassemblement pour les cérémonies du 14 juillet.

Figure de notre mémoire collective, le comte de La Pérouse n’avait d’autre « objet en décrivant les peuples nouveaux que de compléter l’histoire de l’homme », comme il le note dans son journal de bord, le 30 mai 1786, au large d’Hawaï.

En circonscription en Australie (1) – Melbourne (5 au 7 sept. 2017)

Je dois à Myriam Boisbouvier-Wylie, consule honoraire de France à Melbourne, capitale de l’État du Victoria, d’avoir bénéficié d’un programme riche et varié pour la première de mes trois étapes prévues en Australie, 61ème pays traversé depuis le début de mon mandat.

Je salue son engagement bénévole en faveur de nos compatriotes. Par le biais de Myriam, le consulat dispose d’un appréciable relais de proximité pour son action consulaire.

J’adresse également ma gratitude à Danièle Kemp, conseillère consulaire établie à Melbourne, qui fut à mes côtés le plus souvent possible pour m’apporter toutes précisions concernant les attentes de nos compatriotes.

Avec son mari Rod, qui a été sénateur australien pendant 18 ans et membre du gouvernement fédéral pendant 10 ans, ils m’ont rapporté de nombreuses anecdotes sur la vie politique locale. Grâce à leur aide, ma première escale australienne a été particulièrement réussie.

Revue de Presse

Courrier Australien : « Oliver Cadic, sénateur-entrepreneur pour la première fois en Australie »

Entretien publié dans le Courrier Australien, du 09.09.2017 :

« Je me suis fixé une priorité d’action par pays, explique-t-il. En Australie, je vais auprès des Français, je les observe, je les écoute. J’ai prévu de revoir l’ambassadeur en novembre à Paris pour que nous passions en revue ses objectifs et que je voie comment l’aider. »
(…)
« A Singapour ou au Paraguay, ils ont une vision à 30 ans. En France, on est toujours sur le court terme et on se retrouve dos au mur à dépenser de l’argent public qui diminue et qui nous coûte cher. Il faut penser les choses autrement, en privilégiant le consensus, c’est le bon moment. » Lire l’article.

Radio SBS : « La France peut devenir la porte d’entrée dans l’Union européenne pour l’Australie »

Interviewé par Christophe Mallet, producteur exécutif, pour SBS radio :

« Mon déplacement vise aussi à accompagner nos entreprises pour qu’elles se renforcent à l’international. (…) Elles ne pourront gagner que si elles font gagner leurs partenaires là où elle s’installent. C’est du win-win ».
(…)
« Il existe un lien privilégié et historique avec l’Australie : l’an prochain nous fêterons les 100 ans de la relation franco-australienne ». Ecoutez le podcast.

Politique

Victorian Legislative Assembly – Colin Brookes

Entretien très cordial avec Colin Brookes, « speaker », soit le président de l’Assemblée législative du Victoria, comprenant 88 membres élus pour 4 ans. M. Brookes est aussi le président de la commission du Règlement.

Nous avons essentiellement évoqué le développement des échanges économiques entre nos deux pays.

Victorian Legislative Council – Bruce Atkinson

Lors de ma visite, tandis que je suivais les débats dans la Chambre Haute du parlement de Victoria, son président, Bruce Atkinson, a interrompu la séance pour saluer ma présence à l’Assemblée, ainsi que celle de Julie Duhaut-Bedos, Première conseillère à l’ambassade et de Myriam Boisbouvier-Wylie, consule honoraire.

Je lui ai exprimé toute ma reconnaissance pour ses mots très chaleureux envers la France.

Entrepreneuriat

Chambre franco-australienne

La directrice générale de la Chambre de commerce franco-australienne, Estelle Pages, m’a invité à participer à une soirée réunissant des V.I.E, arrivés depuis peu à Melbourne.

Le Volontariat International en Entreprises (V.I.E), instauré par la loi du 14 mars 2000, permet aux entreprises françaises de confier des missions d’ordre scientifique, technique ou commercial à des jeunes désireux d’une expérience internationale.

Cette soirée fut une excellente opportunité pour ces volontaires d’échanger sur leurs premières impressions en entreprise, étant confrontés à un environnement professionnel très différent de celui qu’ils ont connu en France. Racontés avec beaucoup de spontanéité et de fraicheur, leurs retours d’expérience s’apparentent à un véritable choc culturel !

Transdev

(g. à d.) Myriam Boibouvier-Wylie, consule honoraire à Melbourne ; Julie Duhaut-Bedos, Première conseillère à l’ambassade ; Olivier Cadic ; René Lalande, pdg de Transdev Australasia.

En compagnie de Danièle Kemp, conseillère consulaire, nous nous sommes rendus chez Transdev Australasia, acteur majeur du transport public en Australie et en Nouvelle-Zélande. Filiale de la Caisse des dépôts (70%) et de Veolia (30%), Transdev Australasia transporte 145 millions de passagers par an, à l’aide d’une flotte de 2050 véhicules (bus/cars/bateaux/trains de banlieue) et de 5760 employés.

Melbourne et Sydney prévoient une croissance de 25% dans les 10 ans. A Melbourne, où Transdev gère déjà 30% du réseau des bus (500 véhicules), un nouveau métro et une nouvelle autoroute sont programmés.

Transdev peut donc voir l’avenir en rose et imaginer des solutions de « transport collectif à la demande », chainon manquant entre le taxi et les transports en commun classiques.

Engie

(g. à d.) Myriam Boibouvier-Wylie, consule honoraire ; Greg Billman, directeur de la stratégie chez Engie ; Olivier Cadic

Responsable des opérations stratégie chez Engie (ex-GDF Suez), fournisseur de gaz naturel et d’électricité verte, Greg Billman nous a exposé son plan de développement pour consolider son rôle d’acteur énergétique majeur en Australie.

Nous avons abordé en détail le plan de démantèlement de l’usine d’Hazelwood, arrivée en fin de vie et devenue très polluante. 750 personnes y produisaient 5% de l’électricité du pays. Elles ont toutes été accompagnées dans leur reconversion professionnelle. Saluons l’approche socialement responsable de Engie qui investit lourdement dans le respect de l’environnement.

Yarra Trams

(g. à d.) Julie Duhaut-Bedos, Première conseillère à l’ambassade ; Nicolas Gindt, pdg ; Olivier Cadic.

Depuis janvier 2016, Nicolas Gindt est le directeur général de KD Victoria, l’exploitant de Yarra Trams à Melbourne, le plus important réseau de tramways au monde, avec plus de 250km de double-voies et 2200 salariés.

Par son haut niveau de service, Yarra Trams contribue de manière significative à l’image que veut produire Melbourne (« the most liveable city in the world ») et revendique 180 millions de voyages chaque année sur son réseau.

Chez Philippe

L’art culinaire français est dignement représenté à Melbourne en la personne de Philippe Mouchel qui propose une cuisine lyonnaise raffinée et inspirée, sous l’enseigne Chez Philippe.

Philippe Mouchel avait été envoyé en Australie par Paul Bocuse pour y passer une année. 25 ans plus tard, il est toujours sur place pour le grand bonheur des amateurs de notre terroir qui ne se limitent pas aux Melbourniens, loin s’en faut !

Communauté française

Consulat honoraire

Notre consule honoraire, Myriam Boisbouvier-Wylie, a convié les représentants de la communauté française de Melbourne à me rencontrer autour d’un déjeuner, dans des locaux qu’elle met personnellement à disposition du consulat honoraire.

Spacieux et élégant, l’endroit accueille le public français de Melbourne, lui évitant un déplacement à Sydney. Myriam a eu l’idée de créer une page Facebook nommée «Passeports perdus à Melbourne» qui permet de retrouver les étourdis et leur évite de refaire un passeport.

Avec Daniele Kemp, conseillère consulaire, nous avons répondu aux questions relatives à l’action des élus. Ce fut l’occasion de valoriser le travail des acteurs de notre communauté, comme l’action sociale de French Assist notamment pour certains jeunes qui débarquent avec une désarmante insouciance, ou bien les démarches des parents de l’école française de Melbourne et les activités initiées par Melbourne Accueil ou bien encore le devoir de mémoire de nos anciens combattants.

Lors de cette réunion, j’ai eu le plaisir de retrouver Jeannine Sandmayer (en veste bleue à ma gauche sur l’image), ancienne conseillère élue à l’AFE pour l’Australie, aux côtés de laquelle j’ai siégé pendant 8 ans à l’AFE. J’ai souligné combien son engagement avait été déterminant en matière de mobilité professionnelle.

Enseignement

Caulfield Junior College

Accueilli par Caroline Pommier, directrice de la section française, j’ai visité cet établissement homologué AEFE en compagnie de Danièle Kemp, conseillère consulaire pour l’Australie, Myriam Boisbouvier-Wylie, consule honoraire et Julie Duhaut-Bedos, Première conseillère à l’ambassade de France.

L’établissement comprend 13 classes de la grande section de maternelle à la 6ème, soit 288 élèves et une équipe pédagogique de 18 personnes.

A Melbourne, l’enseignement du français repose, en grande part, sur un réseau de 5 établissements à programmes français homologués, dont Caulfield. Ce réseau scolarise actuellement 2056 élèves et puise son originalité dans les sections franco-australiennes au sein des établissements publics australiens.

Ecole franco-australienne de Geelong

Nous avons rencontré Noémie Ruffo de l’école franco-australienne de Geelong, deuxième ville du Victoria. La « petite école » accueille 35 élèves qui suivent un programme pédagogique proche de l’école maternelle française.

Noémie m’a exposé son projet de développer un enseignement bilingue dans une école publique, avec un modèle intégré qui suivrait à la fois le programme d’enseignement français et australien.

Noémie estime que ce type de scolarité est plus complet pour les élèves et facilite leur retour en France, par rapport à l’idée d’une classe bilingue suivant uniquement le programme australien (option que préférerait l’AEFE). Ce programme intégré permettrait en outre de désengorger Caufield Junior College, école qui a dû refuser des admissions à 25 familles lors de la dernière rentrée.

Pour amorcer ce projet, il faut commencer par susciter localement l’intérêt d’une l’école publique australienne.

Glen Eira College

Accueillis par Sheereen Kindler, principal et Loveena Narayjayneen, responsable du département des langues, nous avons visité cette école publique bilingue qui offre une scolarité de la 6ème à la seconde.

L’école dispose d’une convention avec le CNED international pour les programmes français et bénéficie du Label FranceEducation pour les programmes basés sur le curriculum australien.

Au printemps dernier, l’école a remporté le concours « dis-moi dix mots », organisé par le ministère de la Culture. Elle a envoyé trois représentants à Paris pour recevoir le premier prix au sein de l’Académie française !

Trois élèves de classe de 5ème m’ont présenté la vidéo de la remise des prix, en me racontant comment ils avaient remporté cette compétition internationale de sensibilisation à la langue française.

Auburn High School

Ma visite d’Auburn High School a été conduite par sa directrice, Geneviève Papon, également coordinatrice de la section française. Cette découverte a été ponctuée par un déjeuner avec des enseignants et des parents d’élèves français.

Cet établissement public australien offre un programme binational, créé en 2014, destiné aux classes de collège (6ème à 3ème) qui a été homologué par l’AEFE en 2016.

Un nouveau niveau (2nde à terminale) est prévu, s’étalant de 2017 à 2019. Mais pour y parvenir il faudra attirer davantage d’élèves, ce qui n’est pas gagné vis à vis des parents australiens. Autant par tradition que pour leur image sociale, ceux-ci préfèrent inscrire leurs enfants dans une école privée (80% des cas) qui leur coûte facilement l’équivalent de 20.000€ par an.

Culture

Alliance française

Nichée dans une résidence victorienne, l’Alliance française de Melbourne (AFM) ne manque pas de cachet.

La directrice adjointe, Françoise Libotte, nous a présenté les lieux, notamment la galerie d’exposition mettant en valeur le travail de Caroline Bouquet, artiste française installée en Australie.

A noter que la médiathèque permet aux visiteurs de l’Alliance de découvrir les programmes de Canalsat diffusés en Australie.

Fondée en 1890, l’AFM est la plus grande école d’apprentissage du français dans l’État de Victoria avec une moyenne de 3000 étudiants par an et l’unique centre d’examen accrédité pour passer les diplômes délivrés par le ministère de l’Éducation (DELF, DALF, TFC..)

En Bref – 28 août au 03 sept. 2017

Madagascar : sécurité des Franco-malgaches d’origine indienne (29 août)

Suite à mon déplacement à Antananarivo en janvier dernier, Véronique Perdigon, est venue à Paris pour m’alerter sur l’aggravation du phénomène de grand banditisme dont sont victimes, à Madagascar, des citoyens Français.

Les ressortissants franco-malgaches d’origine indienne, au nombre de 7000 personnes, constituent une cible de prédilection pour les malfrats du fait de leur prospérité, fruit de leur enracinement sur plusieurs générations. Lire l’article.

Semaine des ambassadeurs : allocution du président de la République (29 août)

L’édition 2017 de la Semaine des ambassadeurs s’est tenue sur le thème : « Renouveler notre action dans un monde de ruptures ».

Dans son discours à l’Élysée, Emmanuel Macron nous a ménagé une grande première : il viendra s’exprimer, début octobre, devant l’AFE, Assemblée des Français de l’étranger. Le président a souligné toute l’importance de notre diplomatie économique. Lire le compte-rendu.

France-Slovaquie : développement du commerce bilatéral (29 août)

Martina Malakova est la dynamique présidente de la CCI Franco-slovaque créée en 1994, mais héritière la CCI Franco-tchécoslovaque dont les origines remontent à 1915 ! L’association compte 135 membres.

Elle est venue m’exposer son projet d’organiser à Paris, en novembre prochain, une journée entreprises France-Slovaquie. Le but est d’approfondir notre coopération bilatérale à travers des partenariats et des investissements croisés, tout comme de chercher des synergies en matière d’innovation. Je l’ai assurée de mon soutien, notamment pour accueillir les entrepreneurs au palais du Luxembourg.

Semaine des ambassadeurs : réunion des représentants des Français de l’étranger (29 août)

Au Quai d’Orsay, à l’invitation du ministre Jean-Baptiste Lemoyne, j’ai eu le privilège d’introduire le débat sur le thème de la « modernisation des services consulaires » en proposant cinq pistes de travail qui servent toutes cette ambition : « Offrir un service public de qualité aux Français de l’étranger », intitulé même de l’action n°1 du programme 151 du budget de l’action extérieure de l’État. Lire le compte-rendu et l’édito de mon hebdolettre n°90.

Semaine des ambassadeurs : travaux (30 août)

Atelier « Fragilités et crises » : le ministre Jean-Baptiste Lemoyne a animé cet atelier en insistant sur la notion de pragmatisme lorsqu’il faut passer à l’action dans un monde instable. Franck Bousquet, de la Banque mondiale, nous a démontré que la prévention était « rentable », tandis que Patrice Paoli a décrit la mission du Centre de crise et de soutien (CDCS), « urgentiste de la sécurité pour les Français de l’étranger en cas de crise », caractérise son directeur. En savoir plus.

Sigmar Gabriel, ministre des Affaires étrangères d’Allemagne avec un discours pro-européen et lucide : « l’objectif initial de l’Union européenne était de créer la prospérité et la paix à l’intérieur de ses frontières. Mais être un acteur sur la scène internationale, ce rôle-là n’avait pas été prévu. Si nos enfants et nos petits-enfants veulent faire entendre leur voix dans le monde de demain, il faudra que ce soit une voix européenne et commune ». En savoir plus.

Rencontre avec notre ambassadeur en Australie : ma rencontre avec Christophe Penot, ambassadeur de France en Australie nommé en juin dernier, m’a permis d’affiner la préparation de mon prochain déplacement en circonscription Asie-Pacifique, notamment en Australie (5-13 septembre). Nos relations bilatérales avec l’Australie sont excellentes, comme l’a rappelé notre ministre, Jean-Yves Le Drian, lors de la Semaine des ambassadeur. En savoir plus.

Brésil : la question scolaire à São Paulo (30 août)

Conseiller consulaire à São Paulo, ville où il est également vice-président de l’UFE et délégué UDI, François Cessieux m’a entretenu d’un problème qui se profile gravement à São Paulo : le manque de places disponibles dans le réseau d’enseignement français, autant pour les élèves français que brésiliens.

Christophe Nerrand, nouveau proviseur du lycée Pasteur de São Paulo que j’avais rencontré à Oslo, en sept. 2015, lorsqu’il dirigeait le lycée français René Cassin (compte-rendu) lui a parlé du plan Ecole du Royaume-Uni. François veut adapter à São Paulo le mécanisme de ce plan, véritable big bang qui a permis de créer plus de 2000 places en 8 ans à Londres.

Semaine des ambassadeurs : le Premier ministre à la Station F (31 août)

J’ai assisté au discours d’Edouard Philippe qui a requis que nos entreprises devaient faire mieux à l’export. « Il y a deux fois moins d’entreprises exportatrices en France qu’en Italie », s’est-il alarmé, encadré de ses ministres Jean-Yves Le Drian et Jean-Baptiste Lemoyne.

Pour favoriser notre commerce extérieur, l’État « s’assurera de la parfaite coordination des services sous l’autorité de l’ambassadeur, dont le rôle économique sera conforté », a défendu le Premier ministre. En savoir plus.

Déplacement à Singapour (1er septembre)

Mon passage de 4 jours à Singapour constitue mon 208ème   déplacement et le 60ème pays traversé depuis le début de mon mandat. Lire le billet.

Après Singapour, mon programme me conduira en Australie (Melbourne / Sydney/ Canberra), Nouvelle-Zélande (Wellington / Auckland) et Chine (Hong Kong / Canton).

En circonscription à Singapour (01-05 septembre 2017)

J’exprime ma gratitude à ma collègue sénatrice Jacky Deromedi pour ses multiples attentions afin de me permettre de réussir mon déplacement à Singapour, 60ème pays traversé depuis le début de mon mandat.

Nous avons été élus ensemble, alors que nous figurions sur la même liste aux sénatoriales 2014. Depuis trois ans, j’ai le plaisir et le privilège de travailler à ses côtés sur de nombreux thèmes.

A Singapour, plus qu’ailleurs, on est fasciné par le dynamisme économique de cette ville-état qui constitue une source inaltérable d’opportunités pour nos entreprises. A condition qu’elles sachent se distinguer, notamment par une offre innovante.

Relations bilatérales

2018 : année de l’innovation France-Singapour

Faire de la diplomatie économique représente la grande priorité de Marc Abensour, notre ambassadeur de France à Singapour, avec une attention particulière à l’innovation. Singapour sacralise véritablement l’innovation en lui affectant 12 milliards d’euros de fonds publics par an !

2018 sera l’année de « l’innovation France-Singapour ». L’objectif est d’approfondir l’écosystème d’innovation franco-singapourien et de renforcer les synergies entre recherche, milieu académique, monde des affaires et entrepreneurs, explique l’ambassade qui lance à ce titre un appel à contributions. Vos suggestions et projets présentant une dimension bilatérale pourraient ainsi bénéficier d’un coup de projecteur : innovation2018.singapour-amba@diplomatie.gouv.fr

Quatre secteurs sont prioritaires : les smart cities, la santé (accompagnement du vieillissement), l’industrie 4.0 et les Fintechs.

Pour aider à faire de la France le référent européen de Singapour en matière d’innovation, Marc Abensour a initié un « French Tech hub » qui a vocation à fédérer les 800 filiales de grands groupes français avec des structures de R&D, tout comme les 350 entrepreneurs français présents à Singapour!

Entrepreneuriat

Déjeuner chez la sénatrice Deromedi

Ma collègue Jacky Deromedi a organisé un déjeuner à son domicile pour discuter de l’environnement économique des entreprises.

Les entrepreneurs présents ont loué la facilité de s’installer à Singapour. Le climat des affaires est excellent, car la sécurité juridique est totale et la société civile constamment associée à l’amélioration des règles. De plus, le gouvernement paie ses factures rubis sur l’ongle.

Pour ceux qui réussissent, Singapour devient un marché prescripteur pour toute l’Asie. C’est donc, l’endroit idéal pour rayonner sur ce continent.

Au rang des difficultés, la vie est très chère (logement, frais médicaux…) et puis il devient de plus en plus difficile d’obtenir un permis de résidence permanente. Le gouvernement singapourien a mis un frein à l’immigration depuis trois ans. Pour prétendre travailler à Singapour, il faut justifier, au minimum, d’un revenu mensuel de 4 à 5000 dollars singapouriens (environ 3000 euros).

Diner à la Résidence avec les acteurs économiques

Notre ambassadeur Marc Abensour a réuni pour un dîner à la Résidence des entrepreneurs installés localement, dont le savoir-faire est remarqué dans divers secteurs d’activité.

Ceux-ci profitent d’une dynamique économique qui ne doit rien au hasard : la cité-État voit grand. Un plan d’urbanisme à 30 ans prévoit que le port de commerce (second port de conteneurs du monde) aura doublé de taille d’ici à 20 ans. De son côté, l’aéroport qui peut accueillir 75 millions de passagers par an sera agrandi pour en recevoir 120 millions !

D’ici à la fin de l’année, Bolloré mettra en service l’Autolib à Singapour. La société va déployer 1000 véhicules à terme, ce qui fera de Singapour son 2ème réseau après Paris !

International SOS

Après avoir visité le siège français de Levallois-Perret et les installations de Londres avec la Délégation sénatoriale aux entreprises (DSAE), j’ai eu le plaisir de découvrir International SOS à Singapour.

Leader mondial dans la gestion du risque pour les entreprises, cette société emploie 22.000 collaborateurs dans le monde. Elle a été cofondée il y a trente ans par Arnaud Vaissié, l’actuel président du réseau CCI France International qui fédère 120 chambres de commerce.

Accident, attentat, catastrophe naturelle, maladie… International SOS reçoit un appel toutes les 2 secondes et procède à une évacuation toutes les 30 minutes quelque part dans le monde. La société dispose même de 900 « cliniques portables » en Algeco, avec médecins et médicaments, au service des entreprises qui opèrent dans des régions lointaines (construction de barrage, extraction minière, exploitation pétrolière…).

Les managers de la société qui sont principalement des docteurs et parfois des anciens militaires peuvent tous témoigner d’un monde VUCA (volatility, uncertainty, complexity and ambiguity).

Sûreté et la Santé au travail

21ème congrès mondial

A l’invitation de la fondation International SOS et en présence d’Anne Genetet, députée de la 11ème circonscription des Français de l’étranger, j’ai assisté au congrès mondial 2017 sur la Sûreté et la Santé au travail.

Une édition qui fera date puisque 200 responsables internationaux, dont le ministre du Travail singapourien et le président de l’Organisation mondiale du travail, sont venus pour l’occasion signer un document qui répertorie les bonnes pratiques en matière de sûreté, santé et sécurité.

Depuis 2001, notre Cour de cassation considère que tout accident survenu au cours d’une mission professionnelle, en France ou à l’étranger, est présumé être un accident du travail, qu’il soit survenu à l’occasion d’un acte professionnel ou d’un acte de la vie courante.

On comprend que les entreprises françaises du CAC 40 soient toutes dotées d’un directeur de la Sécurité. Charge à lui d’identifier les risques inhérents au pays d’accueil de ses expatriés et mettre en place des actions de prévention et de sensibilisation des salariés. « La prévention est cruciale », a prévenu Laurent Sabourin, directeur exécutif de la fondation International SOS, au cours de son intervention.

Communauté française

Conseil consulaire

(g. à d.) Hugues Nagy, consul ; Laurence Huret, conseillère consulaire ; Olivier Cadic ; Arianne Trichon, Première conseillère ; Mathias Assante di Panzillo, conseiller consulaire. La visite du consulat fut l’occasion échanger avec les agents des divers services consulaires.

On dénombre 14.293 Français inscrits au Registre. Notre communauté a plus que doublé en 8 ans (6 438 inscrits en 2008) et quadruplé en moins de 15 ans… Plutôt jeunes et affairés, nos compatriotes savent aussi se réserver une vie privée puisqu’on compte 2000 familles d’au moins un enfant. Du reste, l’implantation devient de plus en plus durable : 62% sont résidents depuis plus de 5 ans, contre 13% seulement en 1997.

Paradoxalement, les élus soulignent une envolée des divorces. En cause, le statut DP (dependant pass) du conjoint qui ne travaille pas et des enfants, une sorte de tutorat qui les rattache au visa de travail de l’autre conjoint. Les séparations donnent parfois lieu à des déplacements illicites d’enfants dont le traitement est complexe, car Singapour n’a pas encore signé la convention de la Haye, comme l’Union européenne l’incite à le faire.

A noter qu’un seul de nos compatriote est emprisonné sur place. Il purge une peine de 3 mois pour … outrage à agents. On ne badine pas avec la force publique à Singapour.

Enseignement français

Lycée français de Singapour (LFS)

(g. à d) Christian Soulard, proviseur ; Olivier Cadic ; Laurence Huret, conseillère consulaire ; Laurence Lochu, conseillère de Coopération et d’Action culturelle.

Le jour de rentrée des classes, lundi 4 septembre, nous avons été accueillis par Christian Soulard, le proviseur tout nouvellement affecté à Singapour.

Le lycée français de Singapour (LFS), conventionné avec l’AEFE, scolarise 2766 élèves des classes de maternelles à la terminale. Entre 2007 et 2015, les effectifs ont progressé de plus de 1400 élèves, essentiellement français. Un projet d’agrandissement vise à porter la capacité à 4400 élèves d’ici à 2022 !

Lors de cette rentrée 2017, pour marquer ses 50 ans, le LFS a ouvert une section appelée ‘Passerelle’, destinée à l’accueil des élèves non francophones et une toute petite section. Le contexte culturel, concurrentiel et financier de Singapour avait déjà conduit l’établissement à créer une section européenne de langue anglaise, de la 6ème à la terminale.

Singapour est l’un des fleurons du réseau : 100% de réussite au baccalauréat avec 90% de mentions, dont 51% de mentions très bien. Tout aussi impressionnant, les infrastructures et la modernité du campus : deux stades, deux piscines semi-olympiques, trois gymnases, un vaste auditorium…

Culture française

Alliance française de Singapour

(g. à d) Laurence Lochu, Cocac ; Olivier Cadic ; Anne-Garance Primel, directrice de l’AF ; Laurence Huret, conseillère consulaire.

Présidée par ma collègue Jacky Deromedi, l’Alliance française de Singapour existe depuis 1949 et occupe de somptueux locaux, dont elle est propriétaire depuis 22 ans.

L’espace accueille notamment une médiathèque, une galerie et un centre de langue qui bénéficie, à lui-seul, de 23 salles de cours rénovées, dont 16 sont équipées de tableaux blancs interactifs. Deux salles sont dédiées aux enfants, puisque l’Alliance propose un apprentissage du français dès l’âge de 12 mois. Le succès est au rendez-vous, d’autant que les vacances scolaires n’existent pas pour les petits singapouriens…

La stratégie culturelle de l’Alliance est orientée vers le cinéma, la photographie et la bande dessinée. En 2016, plus de 120 événements ont attiré 16.000 personnes grâce au travail remarquable d’une équipe dévouée de 24 personnes.

Insertion sociale

Association Passerelles numériques

(g. à d) Michel Cantet, trésorier ; Laurence Huret, conseillère consulaire ; Olivier Cadic ; Benoit Genuini, président de Passerelles numériques.

Laurence a eu l’excellente idée de me présenter Passerelles numériques, une organisation qui permet à des jeunes très défavorisés de la zone Cambodge, Vietnam et Philippines, d’accéder à une formation dans le numérique afin de leur construire une employabilité.

En dix ans d’existence, 1389 étudiants ont suivi une formation longue de technicien informatique. 90% ont trouvé un emploi dans les deux mois qui ont suivi leur diplôme. C’est d’autant plus formidable qu’ils reversent une part de leur salaire permettant à leurs petits frères et sœurs d’aller à l’école.

L’association est financée pour un tiers par des entreprises et pour les 2/3 par des mécènes privés. Pour les soutenir : www.passerellesnumeriques.org

HEBDOLETTRE n°90 – Un système Qualité pour l’amélioration continue de nos services consulaires ? (édito) – L’été meurtrier : violence du climat et celle des hommes – Sénatoriales 2017 : l’UDI soutient Ronan Le Gleut et la liste « Agir ensemble pour les Français de l’étranger » – Semaine des ambassadeurs : mes 5 propositions pour moderniser les services consulaires + compte-rendu des événements – Madagascar : insécurité chez les Franco-malgaches d’origine indienne – Enquête : aidez le centre des impôts des non-résidents à améliorer son accueil – En circonscription au MAROC – Marrakech & Essaouira / 5 au 17 août 2017 – En Bref du 17 au 31 juillet 2017 (Sénat – Circo).

Lire : l’HEBDOLETTRE n°90 – 13 septembre 2017Logo HebdoLettre bleu - Rond75

Edito de l’HebdoLettre n°90

Edwin Land, inventeur du Polaroïd et auteur de 535 brevets, avait cette heureuse formule : « innover, ce n’est pas avoir une nouvelle idée, c’est arrêter d‘en avoir une vieille. »

Notre nouveau ministre, Jean-Baptiste Lemoyne, pourrait se saisir du flambeau de la modernité́ pour repenser l’offre de services consulaires. Etre disruptif pourrait-il devenir une option ? Je l’ai pensé car le ministre m’a demandé d’introduire le débat sur le thème de la « modernisation des services consulaires », lors d’un diner au Quai d’Orsay pendant la Semaine des ambassadeurs. J’ai proposé 5 pistes de travail (lire l’article).

Tout le monde est d’accord pour « faire autrement », d’autant que scintille l’effet ciseau : de plus en plus d’expatriés, de moins en moins de moyens. Mais dématérialiser, est-ce faire autrement ? On transforme bien souvent la contrainte papier en contrainte fichier (que l’on finit par imprimer, d’ailleurs). Par exemple, ne pourrait-on supprimer les certificats de vie, au lieu de les dématérialiser ? Il existe des armes bien plus efficace contre la fraude, comme l’ont démontré nos voisins allemands.

Le mot numérisation flotte sur toutes les lèvres comme un mantra, mais qui se soucie de mesurer la fiabilité du matériel installé ou des passeports délivrés ? Combien de temps les technologies nouvelles restent-elles nouvelles ? Depuis combien d’années promettons-nous un système de demandes de visas en ligne ou un système Itinera fiables ? Je ne compte plus les consulats au bord de la crise de nerfs, lorsqu’ils essaient de se connecter à Paris sur le système géré par le ministère de l’Intérieur.

Visuel HL90 Mesurer ses performances, c’est savoir quand on a le droit d’être satisfait. Adepte du « référentiel Marianne », le consulat de Londres observe à la loupe tous les paramètres de son accueil au sens large (prise de rv, information, courtoisie, jusqu’au confort de la salle d’attente). Une démarche qui valorise les efforts de chaque agent et tout en cadrant avec l’obligation du programme 151 : « offrir un service public de qualité aux Français de l’étranger » (*). C’est un vrai progrès qu’il faut encourager. Mais faire de la qualité ne saurait se limiter à évaluer l’accueil du client.

J’aimerais convaincre notre ministre de déployer un « système qualité » dans tous nos consulats afin de les certifier Iso d’ici 2020, en associant les élus consulaires et les consuls honoraires. Je préfèrerais que nous misions sur une démarche d’amélioration continue des services consulaires en faisant appel à l’intelligence collective, plutôt que d’imaginer des solutions entièrement concoctées à Paris, ce qui frustre naturellement les agents sur le terrain.

Rien d’impossible au Quai d’Orsay, comme l’a prouvé son Centre de crise et de soutien, dirigé par Patrice Paoli, qui est certifié Iso 9001 !
Découvrir l’HebdoLettre n°90

(*) L’action n°1 du programme 151 du budget de l’action extérieure de l’État est intitulée : « Offrir un service public de qualité aux Français de l’étranger ».

Enquête : aidez le centre des impôts des non-résidents à améliorer son accueil

Depuis le 4 septembre, la DRESG (*) a adopté une dénomination plus simple et explicite pour ses usagers étrangers : Direction des impôts des non-résidents (DINR).

Ce changement ouvre la voie à un renforcement progressif des moyens humains et informatiques, nous dit la directrice Agnès Arcier. L’objectif étant évidemment d’améliorer la réactivité du centre dans la gestion des dossiers et l’accueil des contribuables.

Pour accompagner cette évolution, les Français non-résidents sont invités à faire part de leurs observations concernant l’accueil des contribuables, à travers un questionnaire ouvert en ligne jusqu’au 31 octobre 2017 (sur impot.gouv, rubrique International/particulier : lien).

Cette enquête dure moins de 3 minutes et elle est totalement anonyme, nous précise l’administration qu’il faut féliciter pour cette heureuse initiative.

 (*) Direction des résidents à étranger et services généraux

En circonscription au Maroc – Marrakech et Essaouira (5 au 17 août 2017)

A la faveur de mon 10ème déplacement au Maroc depuis le début de mon mandat, j’ai eu le plaisir de retrouver (à l’image) les conseillers consulaires Geneviève Euloge (Marrakech) et Pascal Capdevielle (Fès) à Marrakech, pour évoquer les préoccupations de la communauté française.

Grand plaisir de revoir Robert Ruiz (ci-dessous), délégué régional de la Chambre française de commerce et d’industrie du Maroc (CFCIM) et vice-président de l’UFE Marrakech.

Notre dernière rencontre remontait à novembre 2016, lors de la Cop 22 à Marrakech.

Nos discussions ont évidemment porté sur le monde des affaires et le développement des opportunités économiques bilatérales. En février dernier, au Sénat, j’avais facilité la tenue d’un colloque de promotion économique du Maroc, organisé par la CFCIM et Business France, en présence de Chakib Benmoussa, ambassadeur du Maroc en France.

Nous avons évoqué l’avenir de l’enseignement francophone à Essaouira qui repose aujourd’hui sur l’école Éric Tabarly, seul établissement de la région à offrir une scolarité suivant le programme français. Ils m’ont incité à rencontrer les Français d’Essaouira pour en discuter.

Enseignement

Classe maintenue à l’école française Eric Tabarly !

A l’image : Réunion au Jardin des Douars (par ordre alphabétique) : Grégoire Aubron (parent) Marie Deflandre (représentante parent d’élève) ; Noureddine El Magouri (parent d’élève et notaire) ; Stéphanie Ernst (parent d’élève) ; Adeline Garisson (enseignante) ; Georges Lapeyre (consul honoraire) ; Sabine Luciani (représentante parent d’élève) ; Tarik Otmani (parent d’élève et membre du conseil municipal).

Le 15 août, j’ai rencontré des parents élèves de l’école Eric Tabarly (réseau Osui) inquiets et mobilisés. Réunis par Grégoire Aubron, lui-même parent, dans son complexe hôtelier, ils m’ont expliqué à quel point ils étaient préoccupés par l’annonce de la fermeture de de la classe de Moyenne Section de maternelle à partir de l’année scolaire 2017/2018.

Leur émoi était fondé parce que cette annonce faisait suite à la fermeture, l’an dernier, des classes de Toute Petite Section et Petite Section de maternelle, ainsi que des classes de Seconde, Première et Terminale.

Sachant l’école en déficit chronique, les parents craignent à terme pour la scolarité de la centaine d’élèves que compte l’école depuis des années.

En cette période estivale, Jean-Christophe Deberre, directeur général de la Mission laïque française, était au bureau et j’ai eu le plaisir de m’entretenir avec lui. Après examen de la situation, il m’a écrit qu’il allait admettre les 5 élèves déjà inscrits en MS à l’école française d’Essaouira, au grand soulagement de tous les parents.

Je remercie chaleureusement M. Deberre pour sa décision. Il n’en reste pas moins qu’il faut trouver une solution pour rétablir l’équilibre des comptes de cette école. La construction d’un projet d’école à Essaouira par les autorités locales destinée à accueillir l’école de l’OSUI pourrait permettre de voir l’avenir plus sereinement. Pour y parvenir, il faut compter sur l’appui de parents d’élèves positifs et dynamiques, suivis par les enseignants, et le soutien des pouvoirs publics marocains et français.

Je veux aussi saluer Georges Lapeyre, consul honoraire de France à Essaouira, pour son action déterminée et précieuse au service de nos compatriotes.

Entrepreneuriat

Ocean Vagabond

Essaouira est devenue depuis quelques années une destination de choix pour la pratique et l’apprentissage du kitesurf, l’univers de Marie Deflandre. Un vent puissant balaye la baie d’avril à octobre et offre une aire de jeu exceptionnelle à tous les amateurs de sensations.

Ocean Vagabond est la seule école au Maroc certifiée IKO.

Le Jardin des Douars

Le Jardin des Douars, dont Grégoire Aubron et Stéphanie Ernst sont les gérants, est un magnifique Ksar (palais) d’hôtes dédié aux amoureux de nature, de jardins luxurieux et d’authenticité, puisqu’il a été construit dans le respect des traditions et matériaux marocains.

Stéphanie et Grégoire bénéficient de l’essor touristique considérable que connait la ville.

Atmosphère d’Arganeraie

Architectes d’intérieur et décorateurs, Sabine et Philippe Luciani (à l’image lors de la réunion au Jardin des Douars) se sont installés au Maroc forts d’une expérience acquise pendant plus de 30 ans.

Leur cabinet Atmosphère d’Arganeraie multiplie les réalisations originales au Maroc (Marrakech, Essaouira, Tanger …) dans le cadre de projets très divers, allant de l’habitation à la maison d’hôtes, en passant par le bateau.

Communauté française

Père Jean-Claude Gons

Le Père Jean-Claude Gons est le prêtre de la paroisse d’Essaouira où il officie depuis exactement 30 ans. Son église est la seule du Maroc à faire retentir ses cloches.

Alors si vous passez par Essaouira, passez lui dire bonjour. Il vous vantera l’endroit comme personne et sa conversation vous enchantera.

Compte-rendu de la Semaine des ambassadeurs – 28 août au 31 août 2017

La Semaine des ambassadeurs est un temps fort de notre vie diplomatique. Depuis 1993, le gouvernement réunit nos diplomates pour leur donner des orientations de travail. En retour, chacun peut profiter de leurs retours d’expérience puisque des sessions sont ouvertes au public.

A travers le programme de débats, on appréhende la diversité des leviers de l’action extérieure de notre pays : diplomatie économique, diplomatie culturelle, lutte contre le dérèglement climatique, politique de développement, gestion de crise…

L’édition 2017 s’est tenue sur le thème : « Renouveler notre action dans un monde de ruptures ». Deux ruptures doivent retenir notre attention, a prévenu Jean-Yves Le Drian : d’abord, le développement des crises internationales qui ont lieu à nos portes avec des effets directs (migrations, terrorisme) ; puis, la seconde rupture concerne l’organisation de l’économie mondiale. En cette matière « pour faire entendre sa voix et défendre ses intérêts, l’Europe doit encore intégrer une culture du rapport de forces qui lui a trop souvent fait défaut », prône le chef de notre diplomatie.

Allocution du président de la République (29 août)

Dans son discours à l’Élysée, le Emmanuel Macron nous a ménagé une grande première : il viendra s’exprimer, début octobre, devant l’AFE, Assemblée des Français de l’étranger.

Le président a souligné toute l’importance de notre diplomatie économique. Celle-ci doit appeler nos ambassadeurs à aider nos PME à s’implanter dans chaque pays où ils représentent la France. Dans cet esprit, il présentera en 2018 un plan pour la promotion de la langue française, cette langue qui nous permet de nous rapprocher des pays d’Afrique qui doivent devenir nos grands partenaires. En matière de développement, le président a décidé d’investir 0,55% de notre revenu national pour l’aide publique au développement d’ici à 2022.

Le chef de l’État a rappelé que la lutte contre le terrorisme « islamiste » était la priorité de notre politique étrangère et que nos concitoyens vivant à l’étranger étaient en droit qu’on garantisse leur sécurité.

Palais de l’Élysée (29 août)

En attendant le discours du président de la République, une photo rare car réunissant 4 acteurs du « plan Ecole » du Royaume-Uni de 2007 à 2014 qui ont contribué à édifier deux nouveaux établissements secondaires à Londres : le CFBL et le lycée Winston Churchill.

(g. à d.) Bernard Emié, directeur de la DGSE et ambassadeur de France au Royaume-Uni de 2011 à 2014 ; Maurice Gourdault-Montagne, secrétaire général du ministère de l’Europe et des Affaires étrangères et ambassadeur de France au Royaume-Uni de 2007 à 2011 ; Arnaud Vaissié, président de la CCI France International et Olivier Cadic.

Réunion des représentants des FE (29 août)

Au Quai d’Orsay, à l’invitation du ministre Jean-Baptiste Lemoyne, j’ai eu le privilège d’introduire le débat sur le thème de la « modernisation des services consulaires » en proposant quelques pistes de travail qui servent toutes cette ambition : « Offrir un service public de qualité aux Français de l’étranger », intitulé même de l’action n°1 du programme 151 du budget de l’action extérieure de l’État. Lire Lire l’article.

En résumé :

Piste 1 : supprimer toutes les démarches dont on peut se dispenser.
Piste 2 : constituer une cellule interministérielle (ministère de l’Intérieur et celui de Affaires étrangères) dans le but d’équiper les consuls honoraires d’outils de saisie d’empreintes biométriques.
Piste 3 : développer une stratégie de paiement à l’acte
Piste 4 : garantir un outil informatique fiable et fonctionnel dans chaque consulat ce qui nécessite que le MEAE prenne la main : budget identifié + un responsable en liaison avec le ministère de l’Intérieur
Piste 5 : déployer rapidement et obligatoirement un système qualité auprès de tous les consulats, en associant les élus consulaires et les consuls honoraires, afin de les certifier ISO d’ici 2020.

Atelier Fragilités et crises (30 août)

(g. à d.) Jean-Baptiste Lemoyne, ministre, Franck Bousquet (Banque mondiale) et Patrice Paoli (CDCS).

Le ministre Jean-Baptiste Lemoyne a animé l’atelier intitulé « Fragilités et crises ». Il a insisté sur la notion de pragmatisme lorsqu’il faut passer à l’action dans un monde instable, tout en plaidant pour une approche mieux coordonnée entre défenseurs de la paix et de la démocratie.

Le règlement de la crise terroriste dans la bande sahélienne est une priorité qui s’inscrit dans l’accompagnement de la croissance du continent africain. L’aide publique au développement doit se recouper avec les investissements privés pour faire de l’Afrique le nouvel atelier du monde. La prospérité est le plus sûr moyen de stopper le terrorisme et l’immigration illégale, tout en servant de relais de croissance à nos entreprises.

« La prévention est rentable », nous a expliqué Franck Bousquet de la Banque mondiale parce que 1€ investi en prévention = 6€ économisés en gestion de conflits.

J’ai eu le plaisir de revoir Patrice Paoli, directeur du Centre de crise et de soutien (CDCS), qui m’a fait visiter son organisme en février dernier. « Le CDCS est l’urgentiste de la sécurité pour les Français de l’étranger en cas de crise, a caractérisé M. Paoli. Il agit ensuite pour la stabilisation afin d’aider à la sortie de crise. On développe une cartographie du risque en Afrique pour anticiper les crises. » Ce centre est la seule administration certifiée Iso9001 du MAEDI !

Intervention de Sigmar Gabriel (30 août)

Jean-Yves le Drian avait invité Sigmar Gabriel, ministre des Affaires étrangères d’Allemagne depuis janvier 2017, à venir échanger avec les ambassadeurs français dans le cadre de la Semaine des ambassadeurs 2017.

Auparavant, Sigmar Gabriel, membre du SPD, était ministre allemand de l’économie depuis 2013. Il nous a gratifié d’un discours enthousiasmant et lucide : « l’objectif initial de l’Union européenne était de créer la prospérité et la paix à l’intérieur de ses frontières. Mais être un acteur sur la scène internationale, ce rôle-là n’avait pas été prévu. Si nos enfants et nos petits-enfants veulent faire entendre leur voix dans le monde de demain, il faudra que ce soit une voix européenne et commune ».

Nous avons senti qu’une véritable diplomatie européenne était en train de naitre à Paris. Une nouvelle page de l’histoire de l’UE s’écrit certainement en ce moment.

Rencontre avec notre ambassadeur en Australie (30 août)

Ma rencontre avec Christophe Penot, ambassadeur de France en Australie nommé en juin dernier, n’avait rien de fortuit, puisqu’il m’a aidé à préparer mon prochain déplacement en circonscription Asie-Pacifique, notamment en Australie où je serai du 5 au 13 septembre. Je ferai successivement étape à Melbourne, Sydney et Canberra pour rencontrer notre communauté à travers ses acteurs économiques, associatifs, scolaires ou culturels.

Nos relations bilatérales avec l’Australie sont excellentes. Lors de la Semaine des ambassadeur, Jean-Yves Le Drian a illustré les liens « créateurs de partenariats dynamiques » par le cas de l’Inde et de l’Australie. A l’époque ministre de la Défense, il s’était personnellement investi pour que la DCNS remporte, en avril 2016, le marché australien de 12 sous-marins océaniques, qualifié de « contrat du siècle ».

Le Premier ministre à la Station F (31 août)

Pour la première fois, la Semaine des ambassadeurs a organisé une séance de travail en dehors du ministère, à la Station F en l’occurrence, plus grand campus de startups au monde.

J’ai assisté au discours d’Edouard Philippe qui, au sein de cette immense pépinière, a requis que nos entreprises devaient faire mieux à l’export. « Il y a deux fois moins d’entreprises exportatrices en France qu’en Italie », s’est alarmé le Premier ministre rappelant que les résultats du commerce extérieur étaient de moins en moins bons.

Estimant que notre dispositif de soutien à l’export n’a pas « encore trouvé son point d’équilibre », le chef du gouvernement souhaite « repenser le schéma général qui doit être opérationnel d’ici la fin de l’année ». C’est une mission qu’il a confiée au ministre du MEAE Jean-Yves Le Drian avec le soutien de ses collègues Jean-Baptiste Lemoyne et Bruno Lemaire.

Dans cet esprit, l’État « s’assurera de la parfaite coordination des services sous l’autorité de l’ambassadeur, dont le rôle économique sera conforté ».

Le chef du gouvernement a enfin ajouté qu’il souhaitait lancer une « réflexion sur la simplification et le renforcement de nos financement à l’export », tout en concluant qu’il fallait « diffuser davantage un réflexe international dans les administrations ».

Madagascar : vif sentiment d’insécurité chez les Franco-malgaches d’origine indienne

La situation devient dramatique, mais nul n’en parle : elle ne concerne qu’une poignée de Français vivant à l’autre bout du monde.

Suite à mon déplacement à Antananarivo en janvier dernier, Véronique Perdigon, est venue à Paris pour m’alerter sur l’aggravation du phénomène de grand banditisme dont sont victimes, à Madagascar, des citoyens Français.

Les ressortissants franco-malgaches d’origine indienne, au nombre de 7000 personnes, constituent une cible de prédilection pour les malfrats du fait de leur prospérité, fruit de leur enracinement sur plusieurs générations.

Ils doivent vivre dans la peur du kidnapping ou du vol avec violence de la part de bandes de plus en plus organisées, sans parler des actes de petite délinquance. Depuis 2009, le contexte sécuritaire de l’île n’a fait que s’aggraver face à l’impuissance des autorités malgaches, explique Véronique. Un sentiment de quasi-impunité incite les criminels à développer de nouvelles exactions, comme le rapt d’enfants.

Les conséquences économiques sont fâcheuses pour l’île : expatriation, investissements privés en berne, fréquentation touristique en baisse. Une situation à laquelle Véronique est particulièrement sensible en sa qualité de présidente du Comité des conseillers du commerce extérieur de la France (CCEF) à Madagascar.

La société civile tente de s’organiser. Ainsi, en 2016, un Collectif des Français d’Origine Indienne de Madagascar (CFOIM) a été créé pour dialoguer avec les pouvoirs publics, porter assistance aux victimes et se faire entendre auprès des autorités françaises et des parlementaires.

Les actions juridiques conduites par le CFOIM le sont tant à Madagascar qu’en France, où les institutions judiciaires sont régulièrement saisies via Me William Bourdon, avocat parisien et via notre ambassade de France à Madagascar.

Toutefois, Véronique Perdigon fait le constat lucide que la pérennité de ces actions dépendra d’une franche volonté politique des autorités locales dans l’éradication du grand banditisme.

Lors de mon déplacement à Madagascar en janvier 2017, j’avais été sensibilisé à cette situation par le conseiller consulaire Jean-Hervé Fraslin. Je l’avais évoquée lors de mon entretien avec Hery Rajaonarimampianina, président de la République de Madagascar au palais d’Etat d’Iavoloha.

Semaine des ambassadeurs : mes propositions pour moderniser les services consulaires

Dans le cadre de la Semaine des ambassadeurs, le ministre Jean-Baptiste Lemoyne a réuni les parlementaires représentant les Français de l’étranger, le 29 août au Quai d’Orsay.

Semaine des ambassadeurs : intervention du ministre Jean-Baptiste Lemoyne

J’ai eu le privilège d’introduire le débat sur le thème de la « modernisation des services consulaires » en proposant quelques pistes de travail qui servent toutes cette ambition : « Offrir un service public de qualité aux Français de l’étranger », l’intitulé même de l’action n°1 du programme 151 du budget de l’action extérieure de l’État.

Nous avons de plus en plus d’expatriés, mais de moins en moins de moyens, c’est le fameux effet ciseaux. Seul le défi de la modernisation des services permettra d’améliorer, ou pour le moins de maintenir, notre niveau de service.

Pour ce faire, il existe un excellent moyen de commencer et c’est ma piste de travail numéro 1 : supprimer toutes les démarches dont on peut se dispenser.

Au lieu de repenser une démarche à l’aune des nouvelles technologies, on peut parfois déplorer un manque d’imagination qui conduit à reproduire les choses à l’identique… mais sous forme numérique !

Prenons l’exemple du certificat de vie, véritable cauchemar des retraités expatriés. Nous nous réjouissons de sa dématérialisation l’an prochain, décidée par le Parlement. Supprimons ce document qui encombre les consulats !

Les Allemands, eux, se passent bien de certificat puisqu’ils ont décidé de s’interfacer avec les systèmes étrangers pour savoir si un pensionné vient à décéder.

Le 21 août dernier, les parlementaires ont reçu un courrier du MEAE se félicitant qu’à l’horizon 2020, les Français expatriés « ne soient contraints de venir au consulat qu’une fois tous les dix ans, pour donner leurs empreintes biométriques lors du renouvellement de leur passeport, sauf démarche spécifique » (lire la lettre).

Une fois tous les dix ans ? Il ne faut pas être parent. Les enfants ne viennent pas seuls et leur passeport n’est valable que cinq ans. Ensuite, quel est le brillant esprit qui a découvert que nos empreintes digitales changeaient tous les 10 ans, au point qu’il faille nécessairement les ressaisir ?

Chez les Britanniques, les données ne sont saisies qu’une fois et le renouvellement de passeport se fait par voie postale.

Les Allemands, encore eux, ont décidé de s’en remettre à leurs consuls honoraires pour les prises d’empreintes biométriques au lieu de plomber leurs consulats, ce qui nous conduit à ma piste numéro 2 : constituer une cellule interministérielle (ministère de l’Intérieur et celui de Affaires étrangères) dans le but d’équiper les consuls honoraires d’outils de saisie d’empreintes biométriques.

La France dispose d’un réseau exceptionnel de plus de 500 consuls honoraires, épris de bien public et bénévoles. Afin de contribuer au financement des prestations fournies, piste numéro 3 : développer une stratégie de paiement à l’acte

En effet, les Allemands d’Ecosse vont chez leur consul honoraire à Edimbourg ou Aberdeen et paient 60€ par passeport. Les Français d’Ecosse, eux, doivent aller au consulat de Londres, distant de 600 km.

On associe spontanément et à juste titre la modernisation aux nouvelles technologies. Au fait, combien de temps restent-elles nouvelles ?

Sur le terrain, je ne compte plus les consulats qui se plaignent de leur outil informatique et de leur liaison aléatoire avec Paris lorsqu’ils utilisent le système TES (Titre électronique sécurisé). De Milan à Santiago, la frustrations des agents se conjugue à l’exaspération des usagers. Le consulat de Beyrouth refuse désormais de recevoir sur RV, car il ne peut garantir que le système va fonctionner..

Piste numéro 4 : garantir un outil informatique fiable et fonctionnel dans chaque consulat ce qui nécessite que le MEAE prenne la main : budget identifié + un responsable en liaison avec le ministère de l’Intérieur

J’ai rappelé en introduction que notre mission était d’offrir un service public de qualité, comme c’est défini dans le programme 151.

Le référentiel Marianne a été inventé à cet effet.

Semaine des ambassadeurs : Pascal Paoli, directeur du Centre de crise et de soutien, s’exprimant devant le ministre Jean-Baptiste Lemoyne et Franck Bousquet (Banque mondiale)

Depuis 2014, le consulat de Londres est un poste pilote dans cette démarche, véritable décalque des systèmes d’assurance-qualité en vigueur dans les entreprises. Et pour cause, pour gérer un volume 250 RV/jour et 400 visiteurs/jour, cela exige une organisation « quasi-industrielle », souligne Sylvaine Carta-Le Vert, consule générale à Londres.

Ses équipes ont démontré que mesurer régulièrement la satisfaction des usagers et améliorer constamment la qualité de service (prise de rv, information, courtoisie, jusqu’au confort de la salle d’attente) n’était pas « du travail en plus », mais une manière de valoriser le travail de chaque agent.

Aussi, plutôt que de postuler qu’en 2020 tout sera numérisé, je me sentirais plus à l’aise si nous affichions cette ambition qui constitue ma piste de travail numéro 5 : déployer rapidement et obligatoirement un système qualité auprès de tous les consulats, en associant les élus consulaires et les consuls honoraires, afin de les certifier ISO d’ici 2020.

Pour y parvenir, il existe un brillant exemple au sein même du Quai d’Orsay sur qui peut aussi s’étalonner : le Centre de crise et de soutien. Dirigé par Patrice Paoli, le centre est certifié Iso 9001 ! Un modèle de service public d’excellence au service de la sécurité des Français de l’étranger.

En Bref – 24 au 31 juillet 2017

PJL Dialogue social : discussion générale (24 juillet)

Je suis intervenu au nom du groupe centriste, en présence de Muriel Pénicaud, ministre du Travail, lors de la discussion générale sur le projet de loi habilitant le gouvernement à prendre par ordonnances les mesures pour le renforcement du dialogue social. Vidéo.

J’avais proposé une inversion de la hiérarchie des normes voici deux ans, en modifiant l’article L-1 du code du travail. Que n’ai-je entendu alors ! L’an dernier, le rapport de Jean-Denis Combrexelle a fait admettre la nécessité de cette inversion que la loi El Khomri a initiée. Si le ministre de l’époque Emmanuel Macron avait fait adopter mon amendement, nous aurions gagné du temps…

PJL Dialogue social : débats (25 juillet)

Projet de loi Dialogue social – Mes interventions lors des débats du 25 juillet 2017 en vidéo (2m env. chacune) :

Convention collective : Un jour viendra où les TPE et PME de notre pays auront la liberté d’adhérer ou pas à une convention collective. Vidéo.

Syndicats : Il faut revoir le rôle et le fonctionnement des organisations syndicales et notamment clarifier leur financement. Est-il légitime de prélever une cotisation patronale pour les financer ? Si les syndicats développaient des services, comme dans d’autres pays, ils y gagneraient en adhérents et en représentativité. Vidéo.

Handicap : Dans certains pays, lorsqu’une entreprise n’est pas accessible aux personnes à mobilité réduite, elle ne peut plus recruter, car on pourrait facilement prouver la discrimination. Vidéo.

Souplesse : Nos TPE-PME ont besoin d’un droit du travail assoupli, car leurs clients peuvent passer les frontières pour travailler avec d’autres. Vidéo.

Egypte : fête nationale (25 juillet)

(à l’image) Avec Ehab Badawy, ambassadeur d’Égypte en France et ma collègue Catherine Morin-Desailly, présidente du groupe d’amitié parlementaire France-Égypte, à Paris, à l’occasion du 65ème anniversaire de la Révolution du 23 juillet.

Les ministres des Affaires étrangères Sameh Choukry pour l’Égypte et Jean-Yves Le Drian pour la France ont souligné l’amitié qui lie nos deux peuples et l’admiration que chacun porte à la culture de l’autre, tout en abordant notre engagement commun dans la lutte contre le terrorisme.

Australie : visite de Sébastien Vallerie (26 juillet)

Rencontre au Sénat avec Sébastien Vallerie, conseiller consulaire, dont l’engagement est connu et reconnu par les parlementaires représentant les Français de l’étranger.

Depuis Sydney où il habite, Sébastien sert une circonscription qui s’étend aux iles Fidji et la Papouasie-Nouvelle-Guinée. Nous avons parlé de mon programme de visite puisque je me rendrai en Australie du 5 au 13 septembre.

La communauté française installée en Australie est estimée à 75.000 personnes (dont 55.000 non-inscrits). En juin dernier, je suis intervenu auprès du ministre Jean-Yves Le Drian au sujet de cette circonscription, puisque certains de nos compatriotes n’avaient pas pu exercer leur droit de vote par correspondance, lors du premier tour des élections législatives du 4 juin (lire la lettre).

PJL Dialogue social : débats (26 juillet)

Projet de loi Dialogue social – Mes interventions lors des débats du 26 juillet 2017 en vidéo (2m env. chacune) :

Instances représentatives : Soutien à la ministre, Muriel Pénicaud, qui propose une structure unique fusionnant les compétences de trois instances (DP, CE, CSHCT). Vidéo.

Indemnités aux Prud’hommes : 30% des licenciements pour motif personnel font l’objet d’un recours. Les indemnités oscillent dans un rapport de 1 à 620. Les entreprises ont besoin d’un barème pour lever l’insécurité juridique. Vidéo.

Médecine de travail : On ne peut pas avoir une médecine du travail uniforme pour toutes les entreprises. Le suivi d’un pilote d’avion et celui d’une secrétaire sont différents. Vidéo.

Diffusion du droit : InitiaDroit est une association regroupant des avocats bénévoles qui vont dans les écoles sensibiliser les jeunes aux principes du droit. Vidéo.

PJL Dialogue social : débats (27 juillet)

Projet de loi Dialogue social – Mes interventions lors des débats du 27 juillet 2017 en vidéo (2m env. chacune) :

Périmètre des conventions collectives : Il faut permettre aux entreprises de s’opposer à l’extension des accords de branche, lorsqu’elles n’adhèrent pas pleinement aux conventions collectives négociées. Vidéo

Pénibilité : Au lieu déterminer le degré de pénibilité par tâche et par salarié, essayons d’améliorer les conditions de travail, la prévention ou le reclassement. C’est le choix de l’Allemagne et des pays scandinaves. Vidéo.

Encouragements à Muriel Pénicaud : Le groupe UC vous apporte sa confiance. Ne reculez pas face aux dogmatismes et aux résistances. Agissez vite, nous le devons aux entreprises et aux chômeurs. Bon courage. Vidéo.

Maroc : fête du Trône (31 juillet)

(médaillon:) avec Jean-Yves Le Drian, ministre de l’Europe et des Affaires étrangères et mon collègue Christian Cambon, président du groupe d’amitié parlementaire France-Maroc.

18ème anniversaire de l’intronisation de Sa Majesté le roi Mohammed VI à l’ambassade. Lors de leurs allocutions, Chakib Benmoussa, ambassadeur du Maroc en France et Jean-Yves Le Drian, se sont félicités de la qualité de la relation bilatérale entre nos deux pays, par le biais de diverses coopérations : lutte contre le terrorisme, défi environnemental, échanges culturels, enseignement ou encore sécurité en Afrique.

Chakib Benmoussa a salué la visite du président Macron au Roi, en juin dernier, comme un geste d’amitié grandement apprécié par le peuple marocain.

En Bref – 17 au 23 juillet 2017

CAS : audition de Muriel Pénicaud (18 juillet)

Avant l’ouverture des débats en séance sur le projet de loi Dialogue social, j’ai eu l’opportunité d’échanger avec Muriel Pénicaud en commission des Affaires sociales.

Lui annonçant que je partageais ses orientations et le recours aux ordonnances par souci de célérité, j’ai interpellé la ministre sur trois points : pourquoi nécessairement dialoguer avec des délégués syndicaux (qui ne sont que 4% dans les entreprises de moins de 50 salariés) ? pourquoi l’adhésion à une convention collective ne serait-elle pas facultative ? pourquoi impose-t-on aux entreprises une « médecine du travail », alors même que l’Éducation nationale n’en dispose pas ?

En conclusion, je me suis déclaré prêt à faire « un chèque en blanc » à Mme Pénicaud, parce qu’il est urgent de libéraliser notre droit du travail. Vidéo de l’intervention.

CAS : PJL Dialogue social (19 juillet)

(à l’image) Alain Milon, président de la commission et rapporteur du texte.

La commission des Affaires sociales (CAS) a adopté une trentaine d’amendements au projet de loi Dialogue social destiné à habiliter le gouvernement à légiférer par ordonnances. Ces enrichissements apportés par notre commission visaient à apporter davantage de flexibilité et de simplicité dans notre législation du travail.

Faisons crédit au nouveau gouvernement qui veut adapter le code du travail à notre environnement économique, notamment par la voie du dialogue social.

Argentine : visite de Michel Menini (19 juillet)

Conseiller consulaire pour l’Argentine, Michel Menini a un sens très poussé de sa mission. Pour faire vivre les préoccupations de ses compatriotes, il n’hésite jamais à ferrailler avec l’administration afin que les élus de proximité, AFE ou non, soient davantage informés et consultés au sein de nos instances consulaires et diplomatiques.

Il nomme cette incitation à plus de collégialité : « travailler en équipe de France ». Comment faire autrement lorsque l’on aborde, par exemple, l’avenir éducatif offert à nos familles françaises, illustre Michel ?

PJL Dialogue social : RV au ministère du Travail (19 juillet)

Quelques jours avant mon intervention au nom du groupe UDI lors de la discussion générale sur le projet de loi Dialogue social, je me suis rendu avec François Zocchetto, notre président de groupe, au ministère du Travail.

Muriel Pénicaud nous avait invités à présenter nos priorités pour renforcer le dialogue social et, au final, lever divers freins à l’emploi. Une discussion constructive et confiante qui a placé le groupe centriste dans les meilleures dispositions avant l’ouverture des débats de lundi.

Brésil : visite de Anne-Marie Ballande (19 juillet)

Rencontre au Sénat avec Anne-Marie Ballande, conseillère consulaire de Sao Paulo, établie à Curitiba dans le sud du Brésil.

Nous avons évoqué les difficultés de certains compatriotes confrontés aux conséquences de la crise économique qui frappe le Brésil.

Anne-Marie me tient régulièrement informé de la réalité du terrain. Nous nous étions vus en juin dernier à Paris et à Sao Paulo en avril 2016.

PME-TPE : mandataires et administrateurs judiciaires (20 juillet)

Réunion avec les représentants du Conseil national des administrateurs et mandataires judiciaires, Bernard Baujet (président) et Christophe Thevenot (vice-président).

S’ils exercent leurs missions dans un contexte sensible, ils contribuent aussi au réemploi efficace des ressources humaines et économiques dont ils ont la charge.

Les administrateurs judiciaires déplorent de voir beaucoup d’entreprises mourir faute de ne pas pouvoir juridiquement mettre en place un plan social rapide. L’évolution attendue du droit des affaires nous donnera certainement matière à travailler conjointement.

HEBDOLETTRE n°89 – « Dialogue social : démanteler le monopole syndical ne se fera pas en une fois » (édito) – PJL Ordonnances Dialogue social : mes interventions en discussion générale et lors des débats (vidéos) – Hommage à Serge Dassault – Colloque : comment sortir de l’enfer réglementaire ? – En circonscription en TUNISIE – Tunis / 7 au 10 juillet 2017 – En Bref du 10 au 16 juillet 2017

Lire : l’HEBDOLETTRE n°89 – 28 juillet 2017Logo HebdoLettre bleu - Rond75

Edito de l’HebdoLettre n°89

En avril 2015, lors de l’examen du projet de loi Macron, j’avais posé un amendement pour modifier l’article 1 du code du travail afin d’inverser la hiérarchie des normes.

Dans l’Hémicycle, Nicole Bricq m’avait accusé de vouloir « brûler le code du travail ». Rien que ça ! Seuls Michel Canevet et moi avions voté cet amendement, « pour l’Histoire », avais-je commenté.

Il me parait de bon sens de permettre à ceux qui travaillent ensemble de déterminer ce qui est le mieux pour eux. Nul besoin de passer par le filtre d’un monopole syndical pour signer un accord.

Plutôt que d’avoir un code du travail pléthorique qui cherche à tout prévoir, on peut confier l’évolution du droit du travail aux entreprises et aux branches. Le législateur ne s’occuperait alors que des grands principes auxquels nul ne peut déroger.

Visuel HL85 L’an dernier, le rapport signé Jean-Denis Combrexelle a fait admettre la nécessité de cette inversion. La loi El Khomri a initié ce retournement. Aujourd’hui, Emmanuel Macron semble vouloir mettre en œuvre ce principe en favorisant des avancées significatives.

Lorsque ma vision sera concrétisée, les TPE et PME de notre pays auront la liberté d’adhérer ou pas à une convention collective !

Durant les quatre jours de débats, j’ai soutenu la démarche de la ministre Muriel Pénicaud, car elle va dans le bon sens… Lire la suite et découvrir l’HebdoLettre n°89