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En circonscription au Brésil (1) – Sao Paulo / 4, 5 et 6 avril 2016

Sao Paulo, capitale économique du Brésil, fut la première étape d’un parcours qui m’a conduit à traverser cinq pays d’Amérique du sud.

L 12928180_10154252466218816_2613459462779565187_n(à droite de l’image) Coup de chapeau à Damien Loras, consul général de Sao Paulo, pour la qualité de sa présentation de la situation politique et économique du Brésil à mon arrivée. Sa maîtrise des techniques avancées de communication m’ont permis d’appréhender rapidement les défis auxquels le pays est confronté.

(à gauche) Chapeau bas à Denis Viala, conseiller à l’AFE pour l’Amérique latine et conseiller consulaire pour Sao Paulo, également impliqué dans la gestion de divers organismes : lycée français, Alliance française, Chambre de commerce, Société de Bienfaisance, Anefe… sans compter que Denis est conseiller du commerce extérieur (CCEF). Établi depuis 40 ans à Sao Paulo, il m’a accompagné lors de chacune de mes 15 visites ou réunions durant les trois jours passés dans sa ville.

Denis n’a pas son pareil pour aborder tous les sujets avec humour et Dieu sait qu’il en faut pour se confronter à la complexité du système brésilien. Ce fut un privilège d’être accompagné par un élu aussi exemplaire.

Communauté française

A 12963490_10154245020768816_6680071700000458472_nConsulat général de Sao Paulo

Toute première réunion au consulat marquée par une présentation passionnante de la situation économique et politique au Brésil par Damien Loras, consul général de Sao Paulo, suivie d’une visite des locaux pour échanger avec les responsables de services.

Après la « Brésil euphorie », le pays traverse une période tourmentée, mais il dispose de fondamentaux qui lui permettront de rebondir.

Les questions de sécurité sont une priorité pour le poste consulaire.

Au 25 septembre 2015, 11.364 Français étaient inscrits au Registre de la circonscription consulaire de Sao Paulo qui recouvre cinq états brésiliens. Une part importante, de l’ordre de 40%, représente les expatriés « temporaires ».

Parmi les non-inscrits figurent un nombre croissant d’étudiants séjournant au Brésil dans le cadre d’échanges universitaires pour un ou deux semestres généralement.

B 12512403_10154245600083816_6955442033296688170_nRésidence de France

Déjeuner à la Résidence. (g. à d.) : Denis Viala, conseiller consulaire de la circonscription de Sao Paulo et élu à l’AFE ; Olivier Cadic ; Anne-Marie Ballande-Romanelli, conseillère consulaire ; Sergio Coronado, député EELV ; Edmond Aparicio, conseiller consulaire ; Damien Loras, consul général de France

Anne-Marie m’a appris que 60% des enfants de couples binationaux résidant à Curitiba ne parlent pas français ! Cette nouvelle confirme ma conviction que notre système d’enseignement français à l’étranger a manqué une partie de sa cible.

D 1916258_10154247410613816_8662068774593551965_nUFE Sao Paulo

L’équipe UFE Sao Paulo m’a réservé un très charmant accueil, en compagnie des conseillers consulaires Anne-Marie Ballande-Romanelli et Denis Viala.

A l’image, assis à ma droite, on reconnait François Legleye, secrétaire de l’UFE.

Connaissant mon parcours d’entrepreneur, les organisateurs avaient choisi d’organiser la soirée au restaurant « Les 3 brasseurs », une enseigne française qui s’est développée au Canada et qui a pris pied au Brésil.

Enseignement

J WP_20160406_12_46_43_ProLycée français

David Tran, proviseur du lycée Louis Pasteur, m’a accueilli dans son établissement d’excellence, où 2 élèves ont obtenu plus de 20/20 de moyenne au bac, tandis que 5 autres affichaient plus de 19/20 de moyenne ! Sur 98% de réussite au bac, 80% des élèves ont obtenu une mention.

J 12963661_10154252448063816_8232766240509282814_nCet établissement qui a fêté ses 50 ans en 2014, compte 1175 élèves dont 670 en primaire. Ils sont à 75% français ou franco-brésiliens. Seuls 30% des bacheliers intègrent l’université dans l’hexagone. Comme ils sont dans le rythme sud, ils passent le bac en décembre. Entrer en université en octobre leur fait perdre neuf mois.

Ma visite a donné lieu à 3 réunions : proviseur et son équipe de direction ; représentants de l’APE (Association des parents d’élèves) et des élèves ; représentants des enseignants.

Je remercie chaleureusement chaque participant pour la qualité et l’intérêt des échanges.

Culture

IAlliance française

(g. à d.) Denis Viala, conseiller à l’AFE et vice-président de l’AF Sao Paulo ; Olivier Cadic ; Olivier Debray, directeur général de l’AF Sao Paulo

L’Alliance française de Sao Paulo compte 7 sites dans la ville et enregistre 10.000 inscriptions par an pour 6000 étudiants. L’AF fait passer 2000 certifications Delf-Dalf, chaque année.

Son directeur, Olivier Debray, confie que, dans 60% des cas, les Brésiliens faisaient le choix d’apprendre notre langue… uniquement pour le plaisir. Parler le français serait une marque de distinction et d’ouverture d’esprit !

H 12376632_10154250237798816_8685470682098128572_nAmbassadeurs en herbe

Au théâtre de l’Alliance française de Sao Paulo, j’ai assisté à la finale des débats des « ambassadeurs en herbe » pour l’Amérique latine, programme mené par l’Agence pour l’enseignement français à l’étranger.

Très belles joutes oratoires sur le thème du « vivre ensemble ».

Les 5 vainqueurs participeront à la finale mondiale à Paris au siège de l’Unesco, parrain de l’événement, et à l’Assemblée nationale.

H12923260_10154252456148816_6100165591460828328_nFélicitations à tous les participants.

Une réception à la Résidence été donnée par le consul général, Damien Loras, en l’honneur des lycéens « Ambassadeurs en herbe » venus à Sao Paulo des quatre coins d’Amérique latine pour concourir sur le thème du vivre ensemble et faire de superbes photos de groupe.

Relations commerciales

C 12512431_10154247309598816_2797877820286170607_nBusiness France

Visite de Business France Amérique latine, dont le siège est à Sao Paulo, notre opérateur public au service de l’internationalisation de l’économie française.

Accueillis par Benoit Trivulce, directeur de zone, Vincent Marinet et Marinette St.Vincent DePaul Store, nous avons assisté à une présentation détaillée des actions de promotion de l’offre de la France par tous les responsables de pôle, basés à Rio et Sao Paulo.

C 12963575_10154247309643816_5563071449906636592_nOn retiendra que de nombreux secteurs sont porteurs, malgré la crise. N’oublions pas que le Brésil représente 15 fois la taille de la France. Nos industriels peuvent saisir des opportunités en matière d’infrastructures, de construction durable et d’énergies renouvelables, notamment à Sao Paulo, état pionner dans l’économie durable. Les besoins sont immenses sur les marchés grand public (cosmétiques, spiritueux, formation, télécoms…). La classe moyenne représente déjà plus de 100 millions de consommateurs.

Outre le ralentissement économique, Business France ne dissimule pas les difficultés : bureaucratie pesante, fiscalité complexe et chère (85 taxes), manque de personnel qualifié, charges sociales doublant quasiment le coût salarial…

E 12512729_10154249449138816_6699273586054739154_nConseillers du commerce extérieur

Rencontre avec Frédéric Junk, président de la section brésilienne des conseillers du commerce extérieur de la France (CCEF), en compagnie de Denis Viala.

Nous avons évoqué des défis auxquels la France est confrontée en matière de commerce extérieur.

E 12923373_10154249449053816_55167646591964295_nFrédéric Junk connait parfaitement l’environnement des affaires au Brésil et il est un expert en communication.

Du reste, notre rendez-vous s’est déroulé dans les locaux de sa société de communication digitale, For Results, où 60 personnes travaillent au service de clients prestigieux dont de grandes enseignes françaises telles que Décathlon, Accor, AXA Assistance et Alcatel.

G 12936507_10154249485523816_8724852340250143598_nChambre de commerce

(g. à d.) Denis Viala, conseiller à l’AFE et membre du conseil exécutif de la CCFB ; Sueli Lartigue, directeur exécutif de la CCFB ; Olivier Cadic ; Roland de Bonadona, président de la chambre.

Contact d’affaires incontournable, la CCFB, Chambre de commerce France-Brésil, rassemble 800 entreprises établies au Brésil. Sueli et Roland m’ont révélé un impressionnant volume d’activité, puisque que la Chambre a organisé 200 événements sur la seule année 2015 !

F 12963527_10154249468323816_8327709748594291424_nHelo, la start-up pour voyager en jet ou hélicoptère

(g. à d.) Hadrien Royal CEO de Helo, Olivier Cadic et Denis Viala

La start-up Helo est une entreprise brésilienne digitale de transport aérien. J’ai adressé tous mes encouragements à Hadrien qui venait de lever des fonds auprès d’investisseurs allemands et de lancer l’application Flyhelo (http://flyhelo.com.br) permettant à ses utilisateurs de réserver en quelques clics des sièges dans des hélicoptères ou jets, tout comme de mutualiser les trajets en hélicoptère.

HEBDOLETTRE n°55 – Séisme en Equateur (édito) – Equateur : témoignage de Tannya Cerda-Bricard, conseillère consulaire – Brésil : Denis Viala, conseiller AFE, rejoint l’UDI – En circonscription en ALLEMAGNE / Francfort (11 mars 2016) – 1ère édition de la Journée des entreprises au Sénat, organisée par la DSAE – Question écrite sur le chaos calaisien de l’été 2015 – Permis de conduire : simplification insuffisante pour les Français de l’étranger – En bref, semaine du 28 mars au 01 avril 2016 – UDI Actualités – Médias

Lire : l’HEBDOLETTRE n°55 – 26 avril 2016Logo HebdoLettre bleu - Rond75

Edito de l’HebdoLettre n°55

Elle s’appelait Stéphanie. Elle avait un nom composé, l’un français, l’autre équatorien. Elle était binationale. Elle est décédée dans les décombres d’un centre commercial suite au tremblement de terre qui a dévasté la côte pacifique de l’Equateur, le 16 avril dernier.

« Ici, c’est vraiment une tragédie. Plus de 700 morts, 1500 disparus et 3000 blessés et tout à reconstruire dans la région de Manabi, quelle tristesse ! Sans parler des autres régions fortement touchées elles aussi », décrit Tannya Briquart-Cerda, conseillère consulaire UDI pour l’Equateur. Visuel HL55

Tannya s’est rendue à Manta (province de Manabi) pour être au plus proche des victimes, tout comme notre ambassadeur François Gauthier.

En l’absence de réseau internet, seul son téléphone portable lui permet de communiquer. Je l’ai donc appelée hier soir pour faire le point et la soutenir dans son action de terrain.

L’urgence commande de renouer avec tous nos compatriotes domiciliés dans les zones les plus fortement touchées… Lire la suite de l’édito et découvrir l’HebdoLettre n°55

 

Séisme en Equateur – Témoignage de Tannya Cerda-Bricard, conseillère consulaire UDI

Le 16 avril, un tremblement de terre a dévasté la côte pacifique de l’Equateur, notamment les provinces d’Esmeraldas et de Manabi, à 150 km de la capitale Quito.

avec Tannya Cerda-Bricard, conseillère consulaire UDI, lors de mon déplacement en Équateur du 26 au 29 avril 2015

avec Tannya Cerda-Bricard, conseillère consulaire UDI, lors de mon déplacement en Équateur du 26 au 29 avril 2015

J’ai adressé un message de solidarité et de soutien à Tannya Cerda-Bricard, conseillère consulaire UDI pour l’Équateur, et à notre ambassadeur François Gauthier pour qu’il le transmette aux autorités du pays confrontées à cette terrible épreuve.

Une semaine après le séisme qui a frappé tout le nord-ouest du pays, notamment les zones touristiques côtières, le bilan humain est lourd et la situation reste dramatique pour des dizaines de milliers de rescapés qui peinent encore à trouver de l’eau potable et de la nourriture.

J’ai appelé Tannya ce lundi soir. Elle se trouve à Manta tout comme notre ambassadeur pour être aux plus proches de nos compatriotes les plus affectés par la catastrophe. Certains ont tout perdu. Je vous livre ses quelques mots :

« Ici, c’est vraiment une tragédie. Plus de 700 morts, 1500 disparus et 3000 blessés et tout à reconstruire dans la région de Manabi, quelle tristesse ! Sans parler des autres régions fortement touchées elles aussi.

Je suis en contact avec plusieurs Français qui habitent Manta (province de Manabi), ils vont bien. Une fille franco-équatorienne est décédée dans les décombres d’un centre commercial. Nous sommes toujours sans nouvelles de certains compatriotes qui vivent dans certaines villes du littoral. Pour le moment, c’est le chaos. De plus il y a des répliques assez fortes, tout à l’heure encore, on se demande quand tout ça finira !!!

Voilà les nouvelles mon cher Olivier, je pensais ne jamais vivre une chose pareille et encore moins voir mon pays ainsi détruit et dans le désarroi le plus complet. »

Plus de 7000 bâtiments sont à terre et les dégâts ont déjà été estimés à trois milliards de dollars par le président équatorien, Rafael Correa. La reconstruction sera longue et demandera une solidarité internationale, aussi vaste espérons-le que la mobilisation observée lors des premiers secours, puisque 27 pays ont envoyé leurs secouristes.

À la demande d’assistance internationale adressée à l’Union européenne par les autorités équatoriennes, la France apporte une réponse centrée sur le traitement de l’eau dont les victimes du séisme ont un besoin urgent. Les équipes de l’ambassade de France à Quito et les experts français déployés sur le terrain sont pleinement mobilisés pour soutenir les efforts des autorités équatoriennes dans la prise en charge des victimes de ce séisme meurtrier.

En circonscription en Allemagne (Francfort – 11 mars 2016)

Après Berlin et Hambourg (en juin 2015), nouveau déplacement en Allemagne à Francfort, siège de la Banque centrale européenne et de la Bundesbank, où l’on trouve aussi la deuxième bourse européenne après Londres.

Si près de 120.000 Français vivent en Allemagne (inscrits au Registre), un bon tiers d’entre-eux a choisi de s’installer dans la circonscription de Francfort, ville la plus riche d’Allemagne en PIB par habitant. Pour le clin d’œil, l’étymologie de Francfort remonte à Charlemagne et signifie « le gué des Francs ».

Franck Ristori, consul général adjoint et Fabrice Fourmy, consul adjoint, se sont attachés à m’apporter des réponses concernant notre communauté sur un plan administratif et économique.

Daniel Ollagnier, ancien élu AFE, Jean-Marie Langlet, élu AFE et conseiller consulaire de la circonscription de Francfort, ainsi qu’Emmanuel Beaufils, délégué consulaire UDI Allemagne, m’ont m’accompagné dans mes visites pour me faire profiter de leur expérience.

Politique

12841177_10154152336908816_5809004075567335923_oRencontre avec Nicola Beer, FDP

Nicola Beer, brillante secrétaire générale du parti libéral allemand, le FDP (Freie Demokratische Partei) a partagé avec moi ses espoirs et ses inquiétudes sur la situation en Allemagne, la veille d’élections partielles (Bade-Wurtemberg et Rhénanie-Palatinat, deux Etats-régions voisins de la France, et aussi la Saxe-Anhalt dans l’ex-Allemagne de l’Est).

A dix-huit mois des futures élections législatives allemandes, prévues pour l’automne 2017, ce scrutin faisait office de test national de la politique migratoire d’Angela Merkel. On sait depuis que le nouveau parti d’extrême droite, Alternative pour l’Allemagne (AFD) a fait une entrée en force dans les trois parlements régionaux.

Relations commerciales

Fructueuse réunion avec Franck Ristori, consul général adjoint et Eric Guyot, président de la section Hesse/Rhénanie-Palatinat/Sarre des conseillers du commerce extérieur, au sujet des rapports commerciaux franco-allemands.

On le sait, aux yeux d’un Français l’Allemagne ressemble à une autre planète : un chômage divisé par deux en dix ans, un excédent budgétaire (12Mds€), un excédent commercial monstre (248Mds€), trois fois plus d’apprentis, quatre fois plus PME exportatrices…

Ce qui nous différencie ne doit pas nous séparer pour autant. D’une part, force est de reconnaitre que l’Allemagne n’attire pas les Français. Même les jeunes éligibles au Volontariat international en entreprises (VIE) font la moue, préférant des destinations plus exotiques.

Cependant, toutes les entreprises françaises installées à Francfort sont en phase de développement, souligne Eric Guyot et leur principal souci consiste à trouver de la main d’œuvre qualifiée, notamment des informaticiens. La meilleure façon de s’y implanter consiste à racheter une structure locale.

Cela peut sembler paradoxal, mais l’attractivité de la France passe aussi par la présence française en Allemagne, explique notre conseiller du commerce extérieur. Le potentiel existe. Un indice : il y a plus d’Allemands qui apprennent le français que de Français qui apprennent l’allemand.

Enseignement

HTCLycée français Victor Hugo

(g. à d.) : Emmanuel Beaufils, délégué consulaire UDI Allemagne ; Olivier Cadic ; Pascal Meyer, proviseur ; Vanessa Thirion, directrice des services administratifs et financiers ; Gilles Kleiser, directeur adjoint des services administratifs et financiers / responsable informatique.

Dans un quartier résidentiel et calme du nord-ouest de Francfort se dresse le lycée français Victor Hugo, où j’ai été accueilli son proviseur Pascal Meyer et son équipe.

Outre les élèves français (77% dont 45% de binationaux), l’établissement accueille des élèves allemands (15%) et des élèves francophones d’autres nationalités.

Signe évident de dynamisme le lycée a doublé de taille en 15 ans : en 2000, il comptait 550 élèves, il dépasse largement le millier. Après avoir changé plusieurs fois d’adresse, le lycée inaugurait ses locaux actuels, le 24 avril 2001.

WP_20160311_12_10_45_ProL’installation sur le site de la Gontardstrasse a marqué le début d’une nouvelle ère. Tout a commencé en 1961, lorsque des parents d’élèves réunis en association entreprennent de gérer une « école française » de quelques dizaines d’élèves. C’est seulement 38 ans plus tard, en 1999, que l’association passe le relais à l’AEFE qui exerce depuis une gestion directe (comme à Hambourg).

Depuis, les années se succèdent toujours plus riches en réussite scolaire et en manifestions que l’on récapitule dans « book year » époustouflant : conférences, lectures, rencontres, voyages, visites d’expositions, tournois sportifs et concours en tous genres.

Le contentement est général parmi tous les acteurs de la société civile, comme me l’a exprimé, Marc de la Fouchardière, président des parents d’élèves et membre du bureau UFE Hesse.

Néanmoins, l’augmentation importante des élèves n’est pas sans impact et l’on déplore une surpopulation dans les espaces récréatifs.

Le proviseur travaille sur un projet d’acquisition de deux terrains mitoyens au lycée dans le double but d’élargir l’espace de jeux et de bâtir une salle polyvalente destinée à des activités sportives et culturelles (spectacles), pouvant aussi se transformer en salle d’examen. Le financement pourra s’effectuer sur les fonds de réserve du lycée, sans pénaliser le budget de l’établissement.

WP_20160311_11_14_23_Pro(à l’image) J’ai eu le plaisir de revoir Daniel Ollagnier, avec qui j’ai siégé des années durant au sein de l’AFE, Assemblée des Français de l’étranger. Figure historique du lycée, expert du comité de pilotage, Daniel a beaucoup contribué, ainsi que sa femme Françoise, au développement de l’établissement depuis ses origines.

En hommage à leur travail remarquable, le proviseur Meyer a voulu baptiser de leurs deux noms la salle du conseil du lycée, où se tiennent notamment les conseils de classe.

Une heureuse initiative.

Culture française

12828395_10154152309868816_7154506030990437880_oVisite de Eloquia

(g. à d.) Ulrike Schemann-Bürger, manager language projects ; Jean-Marie Langlet,  conseiller consulaire de la circonscription de Francfort et élu AFE ; Olivier Cadic ; Emmanuel Beaufils, délégué consulaire UDI Allemagne ; Daniel Ollagnier.

Jean-Marie Langlet m’a conduit à visiter une institution qui a une histoire originale : Eloquia fut la réponse privée à la fermeture de l’Institut français de Francfort. Fruit d’une coopération publique-privée, puisque l’ambassade de France a joué tout son rôle, cette société a pérennisé l’enseignement du français à Francfort. Elle emploie 25 professeurs qui parlent notre langue.

Ses services s’étendent aux travaux de traduction ou d’interprétariat, notamment au profit des entreprises locales. Par ailleurs, Eloquia est un centre d’examen pour le DELF et DALF. Ainsi, 100 à 120 personnes y obtiennent leur diplôme chaque année.

Communauté française

Rencontre communauté / associations

Lors de ma rencontre avec les Français de Francfort, deux compatriotes ont particulièrement retenu mon attention par leur implication en faveur de notre communauté.

Christophe Braouet est un banquier installé en Allemagne et membre du conseil universitaire de l’Université franco-allemande (UFA). Unique en son genre, cette institution binationale promeut la coopération en matière d’enseignement et de recherche. L’UFA n’a pas de murs, mais représente un réseau 180 établissements supérieurs répartis entre la France et l’Allemagne, et accueille aux alentours de 5000 étudiants, toutes filières confondues.

Cette université est financée à parts égales par les États allemands et français. Christophe Braouet est très inquiet de la réduction des fonds amorcée par le MAEDI et notre ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche.

Marc Tempez a fondé Perspektiv, un cabinet de conseil en recrutement dédié aux entreprises françaises installées dans les pays germanophones. Il met aujourd’hui son expérience au service d’une association de droit allemand reconnue d’utilité publique, Athena e.V. Celle-ci gère le site www.emploi-allemagne.de qui favorise l’insertion professionnelle des Français résidant en Allemagne et de ceux désirant s’y installer.

Athena assure une véritable mission de service public depuis la fermeture, entre 2005 et 2009, des Comités consulaires pour l’emploi et la formation professionnelle (CCPEFP). Au fil des ans, l’association a vu sa subvention de fonctionnement versée par l’Etat français diminuer, au point d’être en péril. Nos conseillers consulaires réfléchissent à de nouvelles sources de revenus.

Ma question écrite : le gouvernement élude sa responsabilité dans le chaos calaisien de l’été 2015

Cela remonte au 16 juillet 2015 ! J’avais posé une question écrite au gouvernement sous le titre : « Conséquences du chaos calaisien pour les utilisateurs français et étrangers des moyens de transports transmanche » (question n°17361).

CalaisSans réponse après plusieurs mois, j’ai relancé officiellement le sujet, le 15 octobre.

Le 31 mars dernier, signe que notre démocratie fonctionne toujours, la réponse est tombée de la part du Secrétariat d’État, auprès du ministère de l’environnement, de l’énergie et de la mer.

Neuf mois d’attente, donc, pour une réponse… qui ne répond en rien à mes interrogations.

On se souvient que les employés de la société My Ferry Link avaient scandaleusement pris en otage les voyageurs et les transporteurs routiers, français et étrangers. L’État français avait été dans l’incapacité de venir en aide à ces milliers de personnes bloquées sur le bord des routes françaises, sans eau, sans nourriture, sans toilettes alors que, de l’autre côté de la Manche, la police et la Croix rouge britannique portaient assistance.

Ma question visait à connaître l’origine de cette défaillance des autorités françaises, ainsi que les mesures qui pourraient être mises en place pour pallier un tel dysfonctionnement.

Le Secrétariat d’État reconnait des « difficultés particulières » qui proviendraient de la « combinaison » du conflit social avec les problématiques migratoires. En fait les conséquences du mouvement social observées seraient donc en partie de la faute des migrants. Et en guise de solutions ? L’installation de clôtures et d’autres dispositifs de sûreté et la présence exceptionnelle 535 CRS et gendarmes mobiles.

On voit difficilement le rapport avec la question. Comme disait Coluche, les technocrates, c’est des mecs que, quand tu leur poses une question, une fois qu’ils ont fini de répondre, tu comprends plus la question que t’as posée ! »

Lire la question écrite n°17361 et la réponse

Photo Flick Andy Hay

Brésil : Denis Viala, conseiller AFE, rejoint l’UDI

Ingénieur civil et passionné d’informatique, il s’était promis de créer sa boîte avant d’avoir 30 ans.

Denis Viala : Conseiller consulaire de São Paulo et élu AFE pour la circonscription Amérique latine & Caraïbes

Denis Viala : Conseiller consulaire de São Paulo et élu AFE pour la circonscription Amérique latine & Caraïbes

Mais sans capital, dans la France de 1977, « il fallait soulever des montagnes administratives et financières », raconte Denis Viala. Il s’embarque alors pour le Nouveau monde et va devenir un pionnier de la CAO au Brésil. Marché vierge et souplesse administrative, le bonheur dure quinze ans jusqu’à l’embargo sur l’importation du matériel informatique.

Denis choisit de « rentrer dans le rang en étant recruté par Elf, puis Total », en tant que financier, avant de devenir CEO de la filiale chimique.

Ce remarquable parcours s’est toujours doublé d’activités associatives, puis politiques. Dans pratiquement toutes les organisations locales, Denis a passé plus de trente années à aider de 1001 manières ses compatriotes et œuvrer au rayonnement de la France. Et à 9.000 km de Paris, le moindre détail compte ! Par exemple, il se dit « fier d’avoir fait placer au lycée Pasteur une plaque commémorative aux Français de São Paulo morts pour la France, qui permet chaque année d’associer nos élèves au devoir de mémoire. »

Aujourd’hui, c’est nous qui sommes fiers à l’UDI Monde de son engagement à nos côtés. Il a trouvé dans notre organisation « un vent de liberté qui s’est éteint il y a longtemps dans les vieux partis, qui donnent plus d’importance à la discipline et ses sanctions qu’à la créativité et l’invention ». On ne saurait mieux dire.

Fonctions
– Elu AFE pour un 3eme mandat (2003, 2009, 2014)
– Vice-président du conseil consulaire de São Paulo
– CFO et membre du comité exécutif de la Chambre de Commerce France-Brésil.
– Administrateur de l’UFE São Paulo et ancien président
– Membre du conseil délibératif de la Fondation Pasteur qui administre le lycée Pasteur conventionné avec l’AEFE
– Membre du conseil de surveillance de la Société Française de Bienfaisance de Sao Paulo
– Vice-président de l’Alliance Française de São Paulo
– CFO de l’ANEFE présidée par André Ferrand.

Au Sénat – En Bref du 28 mars au 01 avril 2016

CAS : Prélèvement et greffe d’organes (30 mars)

Avec la commission des Affaires sociales, nous avons auditionné deux directeurs de l’Agence de la biomédecine : Anne Courrèges, directrice générale et Olivier Bastien, professeur et directeur de la direction Prélèvement greffe organes-tissus.

Quelques semaines après le débat sur la fin de vie, nous voulions faire le point sur les procédures applicables aux donneurs décédés après l’arrêt des thérapeutiques actives et les enjeux éthiques qu’ils soulèvent.

La France est un pays pionnier en matière de transplantation, a rappelé Anne Courrèges en se félicitant d’une excellente année 2015 : le prélèvement et la greffe ont progressé de 7 %, soit 400 greffes supplémentaires. L’objectif de 5.700 greffes par an fin 2016 a été atteint avec un an d’avance, précise-t-elle.

Bulgarie : réunion du groupe d’amitié (30 mars)

BulgarieLe groupe d’amitié France-Bulgarie du Sénat présidé par Loïc Hervé s’est réuni autour de l’ambassadeur de Bulgarie, Anguel Tcholakov. Celui-ci a pris ses fonctions à Paris en septembre 2013.

Comme je l’avais observé sur place il y a deux mois, le marché bulgare recèle de nombreuses opportunités et la France bénéficie d’un fort capital sympathie (lire : Déplacement en Bulgarie / Sofia – 17 et 18 janvier 2016). La Bulgarie se caractérise par un coût de la main d’œuvre parmi les moins élevés en Europe et par une faible fiscalité sur les entreprises (flat tax de 10 %).

L’ambassadeur Tcholakov nous a appelés à intensifier notre coopération dans les domaines politique, économique, éducatif et culturel.

Népal : entretien avec l’ambassadrice (30 mars)

nepal(à l’image) Conférence téléphonique : avec mon collègue Olivier Cigolotti et Jean-Noel Manet représentant du collectif de soutien à Renaud Meyssonnier, nous échangeons avec Ambika Devi Luintel, ambassadrice du Népal en France.

Nous avons fait le point sur le dossier de Renaud, emprisonné au Népal pour usage de fausse monnaie, ayant été abusé par un changeur. Le 21 mars, son jugement en appel n’a pas permis sa libération. Avec ses parents et ses proches, nous sommes dans l’espérance d’une grâce qui pourrait être obtenue lors de chaque grande fête népalaise.

Lire mon communiqué de presse : Le sénateur Cadic regrette que la justice népalaise n’ait pas vu en Renaud un «voyageur négligeant» plutôt qu’un «trafiquant de fausse monnaie» – 21 mars 2016

1ère Journée des entreprises au Sénat (31 mars)

journee(A l’image) : Elisabeth Lamure, présidente de la Délégation sénatoriale aux entreprises (DSAE) conduit les débats d’une journée qui fut une réussite complète.

Avec la DSAE, nous avons déjà effectué une douzaine de déplacements, en France et à Londres, pour rencontrer les entrepreneurs dans leurs entreprises. A leur tour, ils sont venus nous voir travailler au Sénat, dans le cadre d’une journée que nous avons organisée à leur intention.

Tous réclament un allègement des contraintes administratives et fiscales pour favoriser leur développement. Pourquoi ne respecte-t-on pas notre bonne foi, se demande Hélène Rouquette (IDD Biotech) à propos d’un contrôle fiscal sur un crédit impôt-recherche ? Pourquoi ne pas abandonner les seuils, laisse entendre Nicolas Aube (Céleste) qui justifie sa décision de limiter ses effectifs à 49. Pourquoi toujours passer par l’administration, s’interroge Hervé Lamorlette (EBM Thermique) soumis à l’autorisation des investissements des sociétés étrangères en France.

Lire la news : « Première édition de la Journée des entreprises au Sénat »

Première édition de la Journée des entreprises au Sénat

Le 31 mars 2016, la délégation sénatoriale aux entreprises (DSAE) a organisé au Sénat la première édition de la Journée des entreprises.

JESDepuis janvier 2015, notre délégation est allée à la rencontre des entrepreneurs dans une dizaine de départements, ainsi qu’à Londres. Nous les avons rencontrés sur leurs lieux de production, il est légitime qu’ils viennent en retour observer comment nous « fabriquons » la loi. Les entrepreneurs ne soupçonnent pas la complexité du processus législatif, à tous égards.

Pour leur offrir un environnement plus favorable à leur développement, le travail législatif gagnerait à être plus participatif. Nous avons besoin les uns des autres (voir ma vidéo, ci-dessous).

Séance d’ouverture

JES_LamureDevant près de 200 entrepreneurs, Élisabeth Lamure, sénateur du Rhône et présidente de la Délégation aux entreprises du Sénat a ouvert la journée en présentant nos initiatives en réponse à nos observations sur le terrain.

A la lumière des témoignages d’entrepreneurs présents, notre présidente a proposé, au nom de la DSAE, que les faibles montants ne soient plus soumis à l’autorisation des investissements des sociétés étrangères en France. En termes de simplification, Élisabeth Lamure préconise aussi que l’on ne transpose plus les règles européennes sans appliquer le principe du « one in, one out » (chaque nouvelle règle impose la suppression d’une règle existante). Du bon sens !

Table ronde sur la simplification pour les entreprises

JES_Simpli(g. à d.) avec mes collègue Serge Dassault et Élisabeth Lamure et l’ancien sénateur Jean-Vincent Placé, secrétaire d’État chargé de la réforme de l’État et de la simplification auprès du Premier ministre.

Jean-Vincent Placé a ouvert la table ronde sur la question de la simplification, dont les entreprises attendent toujours les effets concrets.

Le ministre a plaidé la bonne volonté du gouvernement et présenté quelques mesures en la matière, avant que plusieurs entrepreneurs ne réagissent sur le sujet.

Rencontre avec les entrepreneurs français installés à Londres

JES_Vaissie(à l’image) avec Arnaud Vaissié dirigeant de International SOS et président de CCIFI (Chambres de Commerce et d’Industrie Françaises à l’International).

Entre 12h45 – 14h45, un temps d’échanges fut réservé pour apprécier l’environnement propice au développement des entreprises outre-Manche, où j’ai eu le plaisir de guider notre délégation, il y a exactement un an.

Parmi les Français de Londres, j’ai revu avec plaisir Arnaud Vaissié, tout comme David blanc, entrepreneur et président de l’UFE Corporate GB, Patricia Connell, fondatrice du magazine en ligne FranceInLondon.com, Fabrice Beillevaire, directeur de la fromagerie Beillevaire et l’un des créateurs du Centre des jeunes dirigeants de Londres, Fabien Bénédicte Suant, partner du cabinet juridique Chaplin, Bénédicte & Co.

JES_BlancArnaud Vaissié a jugé que le Royaume-Uni a vaincu le chômage en ayant mis l’entreprise au centre de son développement. En France, dit-il, il faut encore convaincre l’administration, les politiques et aussi le pays que la création de richesses et l’emploi se font autour de l’entreprise. Dans un monde extrêmement concurrentiel, l’environnement des entreprises doit être une aide et non pas un frein. Il préconise à nos entrepreneurs de se doter au plus vite d’une stratégie à l’international.

(à l’image à la tribune) David Blanc, expatrié depuis 22 ans en Angleterre, a évoqué cette génération Eurostar qui représente déjà 400.000 Français. Il nous a parlé de la feuille de paie simplifiée et de la flexibilité au travail, « tout l’inverse de ce que demande la rue en France ».

Remise de prix

JES_PrixLa journée s’est terminée par une remise des prix à 17 entreprises par Gérard Larcher, président du Sénat, en présence d’Olivier Peyrat, DG du groupe AFNOR.

J’ai eu le plaisir de remettre une distinction à l’une de ces sociétés. Toutes sont entrées dans une démarche de management d’excellence, selon le modèle EFQM – European Foundation for Quality Management- distribué en France par l’AFNOR.

Discours de clôture

JES_ClotureEn écho aux chefs d’entreprise impatients de voir le carcan normatif se desserrer et réclamant qu’on leur fasse confiance, Gérard Larcher a déclaré : « la confiance n’est pas un slogan ! Elle ne se décrète pas mais elle se construit. Et je suis convaincu qu’elle doit être la matrice de notre action publique en faveur des entreprises, car elle est la clé de la croissance. »

Merci à Gérard Larcher d’avoir fait du Sénat la Maison des entreprises. Lire son discours : http://goo.gl/hzlnXN

Les enjeux de la journée des Entreprises – Olivier Cadic (Vidéo – 3:07)

En circo : le point sur la légalisation du cannabis en Uruguay

A l’heure où l’ONU acte l’échec général de la guerre contre la drogue, la position de l’Uruguay prend un relief particulier. En décembre  2013, l’Uruguay a été le premier état au monde à légaliser la production, la distribution et la consommation du cannabis dans le but d’en contrôler le marché et de le soustraire au crime organisé.

Afin de faire le point sur les effets de cette législation, j’ai rencontré le 19 avril à Montevideo Mme Andrea Rizzo, agent de liaison entre le ministère des Relations extérieures et la Commission nationale des drogues et Dra Esc. Stella Maris Justo, secrétaire technique de l’équipe de direction de l’IRCCA, Institut de régulation et de contrôle du cannabis.

Ircca

(g. à d.) : Andrea Rizzo, agent de liaison entre le ministère des Relations extérieures et la Commission nationale des drogues ; Olivier Cadic ; Dra Esc. Stella Maris Justo, secrétaire technique de l’équipe de direction de l’IRCCA ; Martin Biurrun, conseiller consulaire – Montevideo, avril 2016

La loi qui autorise la consommation de cannabis répond à deux objectifs. Le premier se fonde sur la liberté individuelle : chacun doit pouvoir consommer du cannabis, au même titre que de l’alcool ou du tabac. Le second objectif vise à renforcer la politique de santé publique et les actions de prévention en alertant sur les conséquences néfastes du cannabis.

Le consommateur uruguayen dispose de trois possibilités pour se procurer du cannabis.

1- Cultiver ses propres plans de cannabis dans la limite de 6 pour une consommation personnelle. Il suffit de se déclarer auprès de l’IRCCA. A ce jour, 4000 personnes l’ont fait. 320 déclarants ont été contrôlés et chacun respectait la limite autorisée. Le fichier des consommateurs est conservé à l’IRCCA de manière confidentielle.

2- Adhérer à un club de consommateurs. Ces associations ne peuvent dépasser 45 membres. Elles ne peuvent cultiver plus de 99 plans de cannabis. La limite de consommation est de 40 grammes par mois par personne, soit 480 grammes par an. A ce jour, 17 clubs ont été enregistrés et 15 autres clubs ont posé une demande d’enregistrement.

3- Obtenir le produit en pharmacie. La mise en place du réseau de distribution n’a pas encore démarré. Tout repose sur le volontariat des officines.

Mes deux interlocutrices m’ont expliqué que cette loi avait plusieurs effets positifs.

Tout d’abord, la fin de la répression permet de tarir le marché noir et de porter atteinte à l’économie parallèle. Ensuite, la qualité des produits est tracée et garantie : les trafiquants vendent souvent des substances dégradées amplifiant leur nocivité. Enfin, les autorités peuvent s’adresser directement aux consommateurs pour leur délivrer un message de prévention sanitaire et combattre plus efficacement l’idée que le cannabis serait une drogue sans risque.

A ma question sur la provenance des semences, il m’a été répondu qu’elles étaient achetées via internet en provenance… d’Europe !

Le 2 avril 2015, au Sénat, dans le cadre d’une proposition de loi, je me suis prononcé en faveur de l’usage contrôlé du cannabis. S’il faut ne pas relâcher nos efforts en matière de prévention et d’information sur la toxicomanie, il est temps de faire un constat lucide en matière de répression.
Lire mon discours : http://bit.ly/1SuPtuL
Lire la news : « Sortir de l’hypocrisie en matière de lutte contre le cannabis » du 03 avril, 2015

HEBDOLETTRE n°54 – Mariages forcés (édito) – En circonscription au GUATEMALA / Guatemala City (25 au 27 fév. 2016) – Asie du Sud / François Richier, notre ambassadeur en lutte contre la pédophilie ­– Tribune : Refondre le droit du travail par la recherche du consensus – En bref, semaine du 21 au 25 mars 2016 – Médias – UDI Actualités

Lire : l’HEBDOLETTRE n°54 – 18 avril 2016Logo HebdoLettre bleu - Rond75

Edito de l’HebdoLettre n°54

Tout ça pour ça…

Le mariage forcé est une ignominie qui défie notre époque.

Le poids des traditions broie chaque année 14 millions de destins, nous dit l’Unicef.

En France, patrie des droits de l’Homme, ce type de situation est juridiquement impossible, sauf que… de jeunes françaises d’origines très diverses sont menacées d’un voyage « au pays » en vue d’un mariage dont elles ne veulent pas.

Elles seraient plusieurs dizaines de milliers en France à être potentiellement en danger d’union forcée.

En application du droit européen et de nos engagements internationaux, la loi du 5 août 2013 a introduit en droit français une nouvelle infraction favorisant la lutte contre les mariages et unions forcés. Visuel HL51

La loi caractérise la contrainte, mais aussi les « manœuvres dolosives afin de déterminer la personne à quitter le territoire de la République », autrement dit ces promesses de jolies vacances sans billet retour.

Deux ans plus tard, la loi s’applique-t-elle ?

J’ai interrogé notre garde des Sceaux… Lire la suite de l’édito et découvrir l’HebdoLettre n°54

 

Au Sénat – En Bref du 21 au 25 mars 2016

Madagascar : rencontre avec Jean-Hervé Fraslin (21 mars)

JH_Fraslin2Réunion de travail au Sénat avec Jean-Hervé Fraslin, élu AFE et conseiller consulaire pour Madagascar. En sa qualité de représentant de l’AFE au conseil d’administration de l’AEFE, nous avons évoqué le coût de l’enseignement français à l’étranger. Un enfant français scolarisé hors de France coûte beaucoup moins cher à l’Etat, contrairement aux propos du ministre Matthias Fekl, le 17 mars, à l’AFE.

Comme l’a justement indiqué Jean-Hervé, si la scolarité coûte plus cher, ce n’est pas à l’Etat mais aux parents.

Suisse : rencontre avec Jean-François Liess (21 mars)

JF_LiessDélégué consulaire et Délégué UDI pour la Suisse, Jean-François Liess m’a permis d’évoquer les difficultés qui pèsent sur l’emploi transfrontalier, puisque les législations se chevauchent parfois.

Jean-François m’a donné son avis de praticien du droit du travail, puisqu’il est directeur des ressources humaines et juge des Prud’hommes à Genève. Entendre ses idées libérales à l’aune de la prospérité suisse est toujours rafraichissant.

 

Public Sénat rencontre les sénateurs (22 mars)

PublisSenatCASLors d’une réunion de groupe UDI-UC, nous avons accueilli l’équipe de Public Sénat emmenée par Emmanuel Kessler, Pdg en fonctions depuis le 1er juin 2015.

La chaine née en 2000 joue un rôle essentiel en relayant le travail du Sénat, à travers toute une gamme d’émissions dynamiques. Public Sénat se montre attaché à la promotion des territoires et apprécie de suivre l’action des élus dans leurs circonscriptions, jusqu’aux Pays-Bas et à Londres s’il le faut, comme ce fut mon cas !

Scrutin public : projet de loi constitutionnelle de protection de la Nation (22 mars)

VoteProtectionLe sénat a adopté le texte issu de ses débats sur le projet de loi de révision constitutionnelle, par 176 voix pour et 161 contre.

A retenir ces deux points clés : Le Sénat refuse de créer des apatrides en limitant la déchéance de nationalité aux seuls binationaux, par l’adoption de l’amendement présenté par Philippe Bas au nom de la commission des Lois. Ensuite, le Sénat veut que le Parlement puisse à tout moment mettre fin à l’état d’urgence par l’adoption d’une proposition de loi.

DSAE : réunion autour de Gérard Larcher (23 mars)

DSAENous étions autour du président du Sénat, quelques jours avant la 1ère édition de la Journée des Entreprises, organisée par la Délégation sénatoriale aux entreprises (DSAE), présidée par Elisabeth Lamure.

Ce fut l’occasion de faire un premier bilan de l’action de la DSAE, initiée par Gérard Larcher, en décembre 2014, afin que le Sénat travaille sur des préconisations pertinentes en faveur des entreprises.

CAS : Prévention des conflits d’intérêts (23 mars)

Cour1Nous avons accueilli, dans le cadre de la commission des Affaires sociales, Antoine Durrleman, président de la sixième chambre de la Cour des comptes et de l’enquête sur la prévention des conflits d’intérêts en matière d’expertise sanitaire.

On apprend qu’à l’ONIAM, Office national d’indemnisation des accidents médicaux, 8 administrateurs sur 34 n’ont toujours pas produit leur déclaration d’intérêts. Et pourtant, ils siègent. Cinq ans après le dispositif de transparence de la loi Bertrand, on se hâte lentement…

Israël : accueil d’une délégation de députés (23 mars)

IsraelLe groupe interparlementaire d’amitié France-Israël au Sénat, présidé par Philippe Dallier avait invité notre commission des Affaires sociales à rencontrer une délégation de députés israéliens, conduite par Elie Elalouf, président de la commission des Affaires sociales de la Knesset et président du groupe d’amitié France-Israël.

Nos échanges de vues ont évidemment porté sur nos politiques sociales.

Rencontre avec Christine Dugoin, CAPE (23 mars)  

C_DugoinAnalyste en géopolitique, Christine Dugoin travaille pour le Centre d’analyse de la politique étrangère (CAPE) en faveur de la promotion de l’Union européenne comme une « force qui compte dans les relations internationales ».

Le CAPE est un groupe de réflexion clairement pro-européen. Christine Dugoin s’est spécialisée sur la Russie, la CEI et les Balkans où elle se rend régulièrement sur le terrain.

Bretagne : Inauguration des locaux de Pros Consulte (24 mars)

Larmor01(à l’image) Entre Jean-Pierre Camard et France Hetier, fondateurs de Pros-Consulte, plateforme de consultation de psychologues (diplômés), accessible 24h sur 24 par les salariés des entreprises adhérentes. Déjà 70 entreprises, de la PME au grand groupe, permettent à leurs salariés d’exprimer leurs souffrances au travail en toute confidentialité.

J’ai inauguré les locaux de Pros-Consulte à Larmor Plage en compagnie de mon collègue Michel Canevet, sénateur du Finistère.

Mon ami Edouard Braine, ancien diplomate et ancien consul général à Londres, s’est déclaré heureux d’avoir « contribué au succès d’une entreprise créatrice d’emplois et répondant à un réel besoin social. »

La France à l’avant-garde de la lutte contre la pédophilie en Asie du Sud

Lors de mon déplacement en Inde, puis au Népal début janvier, François Richier, ambassadeur de France à New Dehli, m’a présenté une des priorités de son action diplomatique, à savoir l’aide aux Français victimes d’agression. Il m’a également alerté à propos la recrudescence des affaires de pédophilie dans cette région.

Aux côtés de François Richier, ambassadeur de France en Inde : "Les pédophiles français ne peuvent espérer aucune impunité du fait d'une solide coopération entre les polices françaises et les polices locales"

Aux côtés de François Richier, ambassadeur de France en Inde : « Les pédophiles français ne peuvent espérer aucune impunité du fait d’une solide coopération entre les polices françaises et les polices locales »

Le développement du tourisme a amplifié ce phénomène qui implique certains de nos compatriotes, m’a expliqué Fabrice Grossir, l’attaché de Sécurité intérieure de l’ambassade. En 2012, il a traité deux cas conjointement avec la Police judiciaire française. En 2015, ce sont une douzaine de situations qui ont été suivies !

Au terme d’enquêtes sensibles souvent longues, complexes et menées en toute discrétion, m’a expliqué Anne-Laure Desjonqueres, première conseillère de l’ambassade, certains de ces suspects ont été arrêtés en France, dont deux en 2015 (en avril et novembre).

La lutte contre la pédophilie est notre priorité, a souligné François Richier lors d’une déclaration commune avec les ambassadeurs de France au Sri Lanka et au Népal, fin d’année dernière. L’ambassadeur s’est employé à faire passer le message dans la presse française que les pédophiles ne pouvaient espérer aucune impunité, nos lois permettant de les poursuivre en France pour des actes commis à l’étranger.

François Richier explique le phénomène actuel par un changement de stratégie des pédophiles qui délaissent l’Asie du Sud-Est au profit de l’Asie du Sud (Inde, Népal et Sri Lanka), où ils espèrent être moins détectables. Ils profitent aussi des calamités naturelles au Népal pour approcher les enfants particulièrement vulnérables et démunis…

Je salue la démarche de sensibilisation de notre ambassadeur en Inde et le travail ardu de nos services, en coopération avec les pays concernés.

Elle met en lumière un autre aspect de notre action diplomatique qui fait honneur à notre pays.

En circonscription au Guatemala (Guatemala City – 25 au 27 février 2016)

Communaute_31defis(g. à d.) Olivier Cadic ; Jean-Hugues Simon-Michel, ambassadeur de France au Guatemala ; Alain Kahn, conseiller consulaire Guatemala et Salvador

Dernier pays sur ma feuille de route, le Guatemala. Alain Kahn m’a accompagné pour parachever mon passionnant déplacement en Amérique centrale (Mexique, Costa Rica, Honduras, Salvador).

Son Excellence Jean-Hugues Simon-Michel m’a remarquablement accueilli. Je lui suis extrêmement reconnaissant car il s’est également révélé être un guide précieux auprès des autorités politiques locales et de notre communauté établie dans ce pays jeune (70% des 16 millions d’habitants ont moins de 30 ans) et émergent : les transferts d’argent des émigrés guatémaltèques représentent 10% du PIB !

Mes diverses rencontres avec les autorités guatémaltèques m’ont offert l’opportunité de les sensibiliser à l’intérêt d’agir pour sortir le Guatemala de la courte liste des ETNC (Etats et territoires non coopératifs) en matière fiscale.

Politique

C_MartinezCarlos Ramiro Martinez, vice-ministre des Relations extérieures

(g. à d.) Alain Kahn, conseiller consulaire Guatemala et Salvador ; Olivier Cadic ; Carlos Ramiro Martinez, vice-ministre des Relations extérieures ; Jean-Hugues Simon-Michel, ambassadeur de France au Guatemala

Représentant permanent du Guatemala devant les Nations-Unies pendant 6 ans, puis ambassadeur au Paraguay et en Argentine, Carlos Ramiro Martinez est le ministre en charge des Relations extérieures de son pays. J’ai pris avantage de cette rencontre pour le remercier de l’implication du Guatemala pour contribuer au succès de la COP21 et le féliciter pour l’action exemplaire de son pays en matière de lutte contre la corruption.

Pour appuyer l’action de notre ambassadeur dans le domaine économique, nous avons mis en valeur des entreprises françaises susceptibles de contribuer à des projets d’infrastructure localement.

En matière fiscale, nous avons évoqué l’absence d’accord permettant la levée du secret bancaire à des fins d’échanges internationaux. J’ai déploré la lenteur des enquêtes concernant deux dossiers d’homicides qui ont frappé des compatriotes en lui demandant d’insister auprès des autorités judiciaires afin que tout soit entrepris pour retrouver les coupables.

Diplomate chevronné qui ne pratique pas la langue de bois, le ministre m’a répondu avec franchise sur les sujets les plus sensibles.

Congres3Au Congrès / Felipe Alejos Lorenzana, vice-président du Congrès

Le 14 janvier 2016, Jimmy Morales, ancien acteur de télévision, a été investi en tant que 50ème président de la République du Guatemala. Le nouveau président doit composer avec un congrès où il ne compte que très peu d’appuis : son parti n’a obtenu que 11 députés sur 158 sièges…

Le vice-président du Congrès, Felipe Alejos Lorenzana, qui m’a accueilli est un jeune député brillant promis à un bel avenir. Le parti Todos dont il est membre propose une synthèse entre la social-démocratie et le libéralisme.

Felipe Alejos Lorenzana s’est montré curieux de découvrir notre système de représentation parlementaire des Français à l’étranger. 2 des 16 millions de ses compatriotes vivent en dehors du Guatemala. Nous avons également évoqué les relations France-Guatemala et le travail législatif en cours au congrès.

presseL’attente du peuple est grande vis-à-vis de sa classe politique, car le pays demeure pauvre et inégalitaire. Même avec un taux de croissance de 4% (2015), plus de la moitié de la population vit au-dessous du seuil de pauvreté.

Les débats en cours portent sur la réforme de la loi électorale qui prévoit l’interdiction de changer de parti en cours de mandat ou encore sur quelques dispositifs de la loi sur la jeunesse, comme le droit à l’éducation sexuelle et l’accès à la contraception.

Sensible à l’intérêt des médias guatémaltèques désireux de recueillir mes impressions dès la sortie du Congrès, j’ai mis en avant l’action exemplaire de notre ambassadeur.

Alvarado2Au Parlacen / José Antonio Alvarado Correa, pdt du Parlacen

Né en 1991, le Parlement centroaméricain (Parlacen) est constitué de députés élus des états suivants : Guatemala, Salvador, Honduras, Nicaragua, Panama et République Dominicaine (20 députés par état). Son objectif est de réaliser l’intégration centraméricaine, afin qu’elle devienne une région de paix, de démocratie et de développement. Le Parlacen propose en ce sens des législations et des projets de traités.

J’ai rencontré son président, José Antonio Alvarado Correa, puisque le siège principal de ce regroupement régional parlementaire se trouve à Guatemala City. Avant de devenir député au Parlacen, soulignons qu’il a été successivement ministre de l’Intérieur, de l’Education, de la Défense et de la Santé de son pays, le Nicaragua.

Lors de ma visite, j’ai aussi eu le plaisir de rencontrer Julio César Grijalva, vice-président du Bureau et Mauricio Diaz, secrétaire du Bureau.

Relations commerciales

OrozcoRencontre avec Ezrra Israel Orozco, vice-ministre de l’Economie, chargé des PME

En charge des PME, le vice-ministre de l’Economie, Ezrra Israel Orozco, m’a présenté sa politique en faveur de l’entrepreneuriat qui doit notamment s’incarner dans la relance des échanges entre le Guatemala et l’Union européenne. En effet, en vertu d’un accord d’association entré en vigueur le 1er décembre 2013, les droits de douane ont été, selon les produits, supprimés ou en voie de diminution progressive.

Dans le cadre juridique stable de cet accord d’association, le ministre espère que les grandes marques françaises se projetteront en nombre sur le marché guatémaltèque (comme l’ont déjà fait Lactalis ou Vins & Spiritueux) ou viendront s’installer sur place, notamment à travers des franchises, suivant ainsi l’exemple de Célio, Naf-Naf, Habitat, Roche-Bobois… sur les deux dernières années.

La France est déjà le 5ème partenaire européen du Guatemala avec des échanges de 138M€ en 2015, année où les exportations françaises ont augmenté de 11%, tandis que les exportations guatémaltèques progressaient de 41%. Espérons que ce mouvement s’amplifie encore.

Lors de mon déplacement, j’ai eu une conversation plus axée sur les entrepreneurs français locaux avec Emmanuel Seidner, directeur général de la « Camara de Francia ».

Une trentaine d’entreprises françaises sont implantées sous forme de filiales commerciales dans les biens de consommation, les télécommunications, la pharmacie ou les services.

Par ailleurs, quelques chefs d’entreprises moyennes ou petites sont impliqués dans les secteurs du commerce, de l’hôtellerie-restauration et la confection.

Communauté française

ChaduteauServices consulaires

(g. à d.) Jean-Hugues Simon-Michel, ambassadeur de France ; Marie-José Chaduteau-Haro, consule-adjoint et Olivier Cadic

J’en avais parlé dans mes précédents billets, l’évolution de la carte consulaire décidée par le MAEDI impacte l’Amérique centrale : en juillet 2014, les 299 Français inscrits au Honduras ont été rattachés au Guatemala, précédant les 712 Français inscrits de Salvador et Belize qui y seront rattachés à l’été 2017.

L’ambassade du Guatemala dispose de locaux très spacieux qui accueillent la section consulaire. Un renfort d’effectifs est anticipé. L’avenir dira si cette rationalisation de l’organisation consulaire s’avère être une formule qui n’handicape pas nos compatriotes établis au Salvador et au Honduras.

CommunauteRéception à la Résidence

Afin de favoriser les échanges avec Alain Kahn et moi, notre ambassadeur nous a organisé une rencontre auprès de membres de notre communauté, dont 860 membres sont inscrits au Registre (60% sont double-nationaux). Les trois-quarts d’entre-eux résident dans la capitale. On évalue à 200 environ les Français non-inscrits (essentiellement les très anciens expatriés et les jeunes).

En nombre, la communauté française arrive loin derrière la communauté espagnole (10.300), allemande (près de 9000) et italienne (plus de 7000). Cependant, 30.000 touristes français visitent chaque année le Guatemala.

UFESoirée UFE Guatemala

Chaleureuse soirée qui s’est tenue chez Didier Castagné (à ma droite au premier plan), un brillant entrepreneur installé de longue date dans le pays.

L’UFE Guatemala, présidée par Jacques Rambert (tout à droite sur la photo), se démène dans tous les sens contre le fait que nos compatriotes fiscalement domiciliées dans ce pays se voient appliquer en France un taux d’imposition de 75% sur toutes les plus-values mobilières et immobilières réalisées en France.

Les Français sont victimes des « dommages collatéraux » de l’inscription du Guatemala sur la liste française des ETNC (Etats et territoires non coopératifs). Ainsi, lorsque des retraités s’y installent et demandent le versement de leur assurance-vie, ils apprennent que l’Etat leur retient 75% des intérêts accumulés sur toute une vie de travail en France…

Enseignement

LyceeJVVisite du lycée français Jules Verne

Le lycée français Jules Verne du Guatemala fête ses 50 ans !

Deux chiffres caractérisent l’établissement d’excellence du proviseur Richard Bringuier : 100% de réussite au bac et 90% de mentions !

L’établissement accueille presque un millier d’élèves, dont 10% de Français. J’ai demandé à Marie-José Chaduteau-Haro, consule-adjoint, des données sur les jeunes Français inscrits non-scolarisés à Jules Verne.

Le total des enfants encore scolarisables sur l’ensemble du pays est de 104. Le nombre d’enfants scolarisables vivant dans la capitale et ses alentours est de 52. Ils sont encore 21 dans ce cas à vivre à La Antigua.

« Cela montre qu’il y a presqu’autant d’enfants français non scolarisés à Jules Verne que d’enfants qui le sont. C’est un problème », a commenté notre ambassadeur, Jean-Hugues Simon-Michel. « En ce qui concerne Antigua, le chiffre est significatif aussi et il faut rapidement mettre en place un programme Flam », a-t-il suggéré.

LyceeJV2J’ai proposé d’impliquer l’Alliance française qui pourrait créer un partenariat avec une association Flam locale ou bien ouvrir elle-même ce programme dédié aux enfants, le samedi.

A titre d’exemple, au Royaume-Uni, nous avons désormais plus de 40 écoles flam qui reçoivent plus de 3000 enfants chaque week-end, soit autant que le lycée Charles de Gaulle de Londres.

(à l’image) J’ai eu l’honneur de signer le livre d’or du lycée

Culture française

AFGuatVisite de l’Alliance française

Fondée en 1920, l’Alliance Française de Guatemala est presque centenaire ! Depuis 2011, cet organisme est la tête de pont du réseau AF en Amérique centrale, lequel compte dix sièges dans six pays. En 2005, l’Alliance Française a été décorée par le gouvernement guatémaltèque de l’Ordre du Quetzal, au rang de Grand-croix.

En tant que centre d’enseignement de la langue française, l’Alliance reçoit chaque année près de 1500 étudiants dans ses murs et dans différents établissements extérieurs.

Sur un plan pédagogique, Marc Sagaert (tout à gauche de l’image), directeur général de l’AF, m’a parlé de son projet d’informatisation, puisque seulement 8 salles de cours sur 24 sont équipées de matériel permanent.

Cemca2Visite du Cemca

Hébergé par l’AF, le Centre d’études mexicaines et centraméricaines (Cemca) fait partie du réseau des Instituts français à l’étranger (IFRE). Il dépend du MAEDI et du CNRS.

Le CEMCA est une plate-forme scientifique de référence au Mexique et dans la zone centraméricaine, bien connue des universités, centres de recherche et chercheurs locaux, qui facilite le travail des chercheurs français et de leurs institutions. C’est aussi un bel outil et un espace de médiation pour établir et renforcer des liens entre chercheurs et institutions de recherche locales et françaises, que ce soit pour monter des projets, les pérenniser ou pour publier des résultats de recherche.

Sébastien Hardy, responsable de l’antenne Amérique centrale, coordonne depuis le Guatemala ses activités avec celles des services culturels et de coopération scientifique et universitaire de nos ambassades.

HEBDOLETTRE n°53 – Matthias Fekl / Enseignement français à l’étranger (édito) – Semaine de l’AFE (14-18 mars) – En circonscription au SALVADOR / San Salvador (23 au 25 février 2016) – 1er congrès UDI-Monde & congrès UDI à Versailles – Médias – UDI Actualités

Lire : l’HEBDOLETTRE n°53 – 31 mars 2016Logo HebdoLettre bleu - Rond75

Edito de l’HebdoLettre n°53

Matthias Fekl, notre secrétaire d’Etat chargé des Français de l’étranger, répète à l’envi qu’il a fréquenté un lycée français en Allemagne. C’est déjà ça, mais c’est un peu court pour justifier d’une capacité à intégrer les enjeux auxquels l’enseignement français à l’étranger est confronté.

Le ministre a en effet créé un profond malaise le 17 mars, devant les conseillers à l’Assemblée des Français de l’étranger, en déclarant que « les dépenses effectuées par élève à l’étranger sont plus élevées que les dépenses par élève en France ».

En 2014, l’Etat dépensait 99,7 milliards d’euros pour l’enseignement scolaire, soit une moyenne de 7760 euros par élèves. www.education.gouv.fr/cid57111/l-education-nationale-en-chiffres.html
Visuel HL51

A l’étranger, l’Etat engage 500 millions d’euros pour 336.000 élèves dont seulement un tiers (125.000) sont français, soit environ 1200 euros par enfant.

L’Etat dépense donc près de 7 fois plus pour un élève en France que pour un élève à l’étranger !

Elu des Français du Royaume-Uni, j’étais préoccupé du fait que, lors de la « journée Défense », 15% de nos jeunes ne parlaient pas français. Depuis mon élection au Sénat, j’ai observé que 50% des enfants français au Mexique étaient dans cette situation et les deux tiers au Honduras.

Quant à Annaba en Algérie, on atteint 80%… Lire la suite de l’édito et découvrir l’HebdoLettre n°53

 

1er congrès UDI-Monde & Congrès UDI à Versailles

Premier congrès UDI Monde (19 mars)

GroupeUDIMondeAvec Meyer Habib, député des Français de l’étranger, nous avons accueilli les délégués UDI-Monde au siège du parti en présence de Jean-Christophe Lagarde, président de l’UDI.

Animée par Maxime Duda, la réunion a porté sur quatre points : notre organisation (bilan d’activité, supports de communication…) ; ma réserve parlementaire (appel à projets 2017) ; la position de l’UDI-Monde vis-à-vis de la primaire ; nos priorités politiques.

Espagne : rencontre avec Carolina Punset, Ciudadanos (20 mars)

PuncetEn marge du congrès UDI, Jean-Christophe Lagarde s’est entretenu avec Carolina Punset porte-parole et députée européenne du parti espagnol Ciudadanos, venue participer à la table ronde du matin.

Pierre-Olivier Bousquet, conseiller consulaire UDI Espagne, a participé à cette réunion. Il avait organisé mes rencontres avec le parti centriste espagnol, lors de mes déplacements à Madrid et à Barcelone.

Ciudadanos appartient au même groupe que l’UDI au Parlement européen (ALDE) où il défend une vision pro-européenne et pro-entreprise.

Congrès UDI : table ronde sur l’Europe (20 mars)

TRonde(g. à d.) Carolina Punset, députée européenne Ciudadanos ; Dominique Riquet, député européen UDI ; Sarah Ludford, membre LibDem de la Chambre des Lords et Jean Arthuis, député européen UDI, président de l’Alliance centriste.

Lors de la table ronde sur l’Europe animée par Thierry Masson, délégué consulaire UDI Belgique, réunissant les députés européens, j’ai porté la contradiction à Dominique Riquet favorable au Brexit. Les Britanniques ont besoin de l’Union européenne et réciproquement. Le Royaume-Uni était le 2ème contributeur net de l’UE en 2013 et le 3ème en 2014.

Congrès UDI à Versailles (20 mars)

UDI_Versailles_1bisSur scène, toutes les composantes de l’UDI pour applaudir le discours conquérant de son président Jean-Christophe Lagarde en clôture du congrès (voir la vidéo).

Quelques heures plus tôt, mon collègue Jean-Léonce Dupont avait annoncé les résultats de la consultation interne : 66% des adhérents ont voté contre une participation à la primaire de la droite, en l’absence d’un accord avec Les Républicains (LR). Ils ont aussi donné mandat au bureau politique à 85% de « préparer le projet présidentiel et législatif ». Ainsi, les candidats aux législatives seront investis en juin.

24ème session plénière de l’AFE – 14 au 18 mars 2016 – Paris

Canada : Rencontre avec Marc Cormier (14 mars)

CormierSa circonscription consulaire, Ontario et Manitoba, fait 2,7 fois la superficie de la France… J’ai revu Marc Cormier, conseiller consulaire de Toronto, qui se montre toujours sourcilleux des intérêts de ses compatriotes.

Marc était également à Paris pour l’Assemblée générale de l’Union des Français de l’étranger, au titre de président de l’UFE-Toronto.

Dîner-débat sur Réserve citoyenne à l’international (14 mars)

JGMA l’occasion de la semaine de l’AFE réunissant les élus du monde entier, ma collègue Joëlle Garriaud-Maylam a invité les élus consulaires lors d’une soirée sur le thème de la « Défense et Réserve citoyenne à l’international » aux Invalides, dans les salons du gouverneur militaire de Paris, le général Bruno Le Ray.

Ce dîner-débat, co-présidé par le général Jean-Paul Palomeros, était le premier événement de l’Association internationale des Réservistes citoyens qu’ils viennent de créer.

AFE : audition sur l’avenir de l’enseignement français (15 mars)

AuditionAFEJ’ai été auditionné par la commission des Finances, du Budget et de la Fiscalité de l’AFE, présidée par Laure Pallez, pour livrer ma vision de l’avenir de l’enseignement français.

J’ai soutenu qu’il existait à la fois des solutions éprouvées (plan Ecole) et innovantes (chèque Education pour tous) pour permettre à 100% des enfants français vivant à l’étranger de suivre un enseignement dans « leur » langue (au lieu de 25% aujourd’hui).

AFE : les élus de la droite et du centre reçus au Sénat (15 mars)

FE1Réunis en session à Paris, les élus de l’AFE ont été invités au Sénat autour de son président Gérard Larcher, de François Zocchetto, pdt du groupe UDI-UC et de Bruno Retailleau, pdt du groupe LR.

Cette soirée a été organisée par le sénateur Louis Duvernois avec le concours de ses collègues UDI & LR des Français de l’étranger : Jean-Pierre Cantegrit ; Jacky Deromedi ; Robert Denis Del Picchia ; Christophe-André Frassa ; Joëlle Garriaud-Maylam ; Christiane Kammermann.

Déjeuner « Amérique latine » (16 mars)

AmLatineEn marge de la 24ème session de l’AFE, j’ai eu l’occasion de faire un point sur les attentes de la communauté française d’Amérique latine :

(g.à d.) Charles-Henry Chenut (Brésil), vice pdt du comité national des CCEF ; Geneviève Suberville, conseillère consulaire au Mexique et élue AFE, aux côtés de laquelle j’avais inauguré la place Barcelonnette à Valle de Bravo au Mexique, en février dernier ; Denis Viala, conseiller consulaire au Brésil et élu AFE.

Dîner de la sénatrice Kammermann dédié aux chrétiens d’Orient (16 mars)

KamLa situation des chrétiens d’Orient est dramatique. Ma collègue Christiane Kammermann (à l’image) a profité de la session de l’AFE pour débattre de ce sujet avec les élus et parlementaires lors d’un dîner au Sénat, en présence de Gérard Pélisson, pdt de l’UFE.

Parmi les intervenants, Roland Raad, conseiller consulaire Arabie Saoudite a déploré la complaisance des états occidentaux, dont la « diplomatie économique noie parfois la diplomatie éthique »…

AFE : échanges avec le ministre Fekl (17 mars)

AFE1Lors de la 24ème session plénière de l’AFE, Matthias Fekl, secrétaire d’État chargé du commerce extérieur, de la promotion du tourisme et des Français de l’étranger, a répondu aux préoccupations des élus dans les domaines qui relèvent de la vie quotidienne de nos compatriotes établis à l’étranger.

La première question émanait de Michèle Goupil, élue d’Argentine, qui s’inquiétait de la fermeture prochaine du consulat du Paraguay.

Je me réjouis que l’AFE ait adopté une formule qui privilégie l’échange spontané, plutôt que d’assister à un discours du ministre suivi d’une prise de position de chaque président de groupe.

Royaume-Uni : rencontre avec Patricia Connell (17 mars)

AFE_Connell Patricia Connell, déléguée consulaire Londres et directrice du magazine en ligne FranceInLondon.com, destiné aux Français établis au Royaume-Uni, était à Paris pour découvrir les travaux de l’AFE.

Venus suivre les débats avec le ministre Matthias Fekl, nous avons prolongé l’entretien au Sénat pour évoquer l’actualité des Français outre-Manche.

Israël : Rencontre avec élus AFE (17 mars)

AFE_IsraelPascale Mimouni et Gérard Benichou, sont les élus UDI à l’AFE pour Israël et les Territoires palestiniens. J’ai évoqué avec eux la perspective d’un prochain déplacement en Israël, en compagnie du député de la circonscription Meyer Habib qui réalise un travail remarquable.

 

AFE : réforme de la représentation des Français de l’étranger (17 mars)

BaignoireLa semaine de l’AFE m’a permis de réunir trois catégories d’élus pour débattre du futur de la représentation des Français de l’étranger.

Francis Huss, Jean-Louis Mainguy, Bruno Théret, élus AFE ; Benoit Mayrand et Roland Raad, conseillers consulaires et Patricia Connell, déléguée consulaire.

La réforme Conway a généré trois statuts d’élus à l’étranger, au lieu d’un seul précédemment. Chacun s’accorde à penser qu’il faudra réformer le mode d’élection à l’AFE pour y assurer la pleine participation de tous les élus consulaires.

AFE : le ministre du Budget Eckert pose un lapin ! (18 mars)

AFE_FinJ’ai assisté à la fin des travaux de la 24ème session plénière de l’AFE, mais pas à l’intervention de Christian Eckert, secrétaire d’État chargé du Budget, qui était aux abonnés absents !

Plus facile, semble-t-il, de créer une CSG-CRDS sur les revenus immobiliers des non-résidents que de se confronter à leurs représentants.

Au Sénat – En Bref du 14 au 20 mars 2016

Sénat : projet de loi constitutionnelle Protection de la Nation (16 mars)

Hemicycle« On ne devrait pas réviser la Constitution sous le coup de l’émotion », a dit mon collègue Jean-Marc Gabouty. Nous avons débattu sur les deux articles « état d’urgence » et « déchéance de nationalité » en question.

Gros point de divergence avec l’Assemblée nationale : « Notre responsabilité est de ne pas créer d’apatrides, ce serait une aberration au regard de notre tradition républicaine », a résumé François Zocchetto, pdt du groupe UDI-UC.

Royaume-Uni : rencontre avec Sir Julian King (18 mars)

RU_KingJ’ai fait la connaissance de Sir Julian King qui a succédé à Sir Peter Ricketts au poste d’ambassadeur de Grande-Bretagne en France, le 1er février dernier.

L’ambassadeur relaye l’action de David Cameron en faveur du maintien du Royaume-Uni au sein de l’UE. Je l’ai assuré que l’immense majorité des Français du Royaume-Uni soutenait cette démarche.

VIDEO – Débat sur Public Sénat (18 mars)

PublicSInvité de l’émission « Senat 360 » sur la chaine Public Sénat pour débattre du projet de loi de révision constitutionnelle avec le sénateur Jean-Yves Leconte et le juriste Guillaume Drago.

J’ai dit que la déchéance de nationalité n’était pas un moyen de combattre le terrorisme et mon exaspération devant toute cette énergie dissipée. J’ai aussi marqué ma satisfaction de voir le Sénat rassemblé autour d’une même position : notre République doit assumer ses criminels et ne pas créer d’apatride. LIEN VIDEO

VIDEO – Invité sur Public Sénat – Débat sur la révision constitutionnelle –

Invité de l’émission « Senat 360 » sur la chaine Public Sénat, le 18 mars dernier, pour débattre du projet de loi de révision constitutionnelle avec le sénateur Jean-Yves Leconte et le constitutionnaliste Guillaume Drago.

J’ai dit que la déchéance de nationalité n’était pas un moyen de combattre le terrorisme et mon exaspération devant toute cette énergie dissipée. J’ai aussi marqué ma satisfaction de voir le Sénat rassemblé autour d’une même position : notre République ne doit pas créer des apatrides.
DÉBUT DÉBAT : 01:32:50

En circonscription au Salvador (San Salvador – 23 au 25 février 2016)

Alain Kahn, conseiller consulaire pour le Salvador et le Guatemala, était venu m’exprimer au Sénat l’an dernier sa préoccupation face à la perspective de fermeture prochaine du consulat de San Salvador.

AccueilAlain avait souligné la dangerosité de la route que devraient emprunter les Français du Salvador pour se rendre au Guatemala, afin d’y accomplir prochainement leurs formalités. J’ai décidé de me rendre au Salvador, après avoir observé la situation au Honduras, pays dont l’antenne consulaire a déjà été transférée au Guatemala.

David Izzo, ambassadeur de France au Salvador, et son équipe ont partagé avec moi leur plan d’action destiné à ce que l’évolution de la carte consulaire affecte le moins possible nos compatriotes établis dans ce pays. Je leur exprime toute ma gratitude pour la qualité de leur accueil.

(g à d) : David Izzo, Olivier Cadic et Alain Kahn

Communauté française

Réunion : restructuration du poste consulaire de San Salvador

En 2014, le MAEDI a engagé un plan d’adaptation de ses réseaux diplomatiques et consulaires, faisant basculer 13 premiers pays sous format « PPD-FTA » (Postes de présence diplomatique à format très allégé), dont le Honduras.

L’extension de ce dispositif a été annoncée pour le Salvador en le rattachant au Guatemala, à l’horizon du printemps 2017. Notre ambassadeur David Izzo a pour mission de préparer cette transition. A partir de septembre 2017, il restera à ses côtés un agent expatrié, capable d’assurer l’urgence consulaire et de répondre aux questions de nos compatriotes.. Pour sa part, Alain Kahn fait un excellent travail de lanceur d’alerte afin de prévenir tout drame humain, tout en admettant les impératifs de rationalisation qui pèsent sur notre ministère (et sur tous les autres, d’ailleurs).

S’il est peu probable que l’Administration revienne sur sa décision, peut-elle ignorer « le principe de précaution », défendu par Alain Kahn?

Notre ambassadeur est à l’écoute. Pour rassurer chacun, il envisage des réunions d’information et une plaquette explicative sur ce changement. Afin de limiter les déplacements de nos compatriotes, notre consule basée au Guatemala fera le déplacement de Salvador plusieurs fois par an.

SanSalvadorRéunion : services consulaires

Lors d’un petit déjeuner de travail avec l’ambassadeur David Izzo et Alain Kahn, élu consulaire, nous avons fait un tour d’horizon de la situation de notre communauté qui compte 712 personnes enregistrées au Salvador.

La sécurité est le problème numéro 1. Au Salvador, le taux d’homicide est le plus élevé au monde après la Syrie (23 homicides/jour depuis le début de l’année).

ResidenceRéception à la Résidence de France

Notre ambassadeur m’a permis d’échanger avec la communauté française lors d’une réception vivante et enrichissante. Nos compatriotes ont mis en avant le décor naturel, la qualité de vie et le fait que le Salvador était le pays le plus industrialisé d’Amérique centrale.

Une vingtaine de retraités français sont astreints à remplir régulièrement un certificat de vie, tout en déplorant le manque de rigueur de certaines caisses qui ne tiennent pas compte des changements d’adresse ou qui expédient le formulaire après la date limite…

Tous se félicitent de la qualité de l’enseignement français, même si les droits de scolarité ne sont pas négligeables, puisqu’ils s’échelonnent entre 2880 et 3470 dollars au lycée français. A noter qu’en 2001, le Salvador a abandonné sa monnaie nationale pour adopter le dollar américain.

Développement touristique

TourismeRencontre avec le ministre du tourisme

(g à d) : David Izzo, ambassadeur de France ;   Lic. José Napoleón Duarte Durán, ministre du Tourisme et Olivier Cadic.

La Salvador a des atouts certains pour attirer les amoureux de la nature, les surfeurs ou les amateurs de vieilles pierres grâce aux ruines Mayas.

Nous avons eu une discussion passionnante sur les moyens de développer le flux touristique. Notre conversation a naturellement évoqué le thème de la sécurité des voyageurs et de la police touristique.

Commerce extérieur

CCEF_SalChambre de commerce franco-salvadorienne

(g à d) : Alain Kahn, élu consulaire ; Salvador Arce, directeur de la Chambre de commerce franco-salvadorienne ; Olivier Cadic ; Roland Despinoy, conseiller du commerce extérieur ; Emmanuel Pujol, représentant de Neoen au Salvador ; David Izzo, ambassadeur de France. J’ai également rencontré Réginald Baussan, CCEF.

Le pays possède de nombreuses perspectives, par exemple dans le textile, la pharmacie ou l’assemblage pour ne citer que ces trois secteurs. Nos entrepreneurs apprécient de travailler avec des hommes d’affaires salvadoriens généralement compétents et dynamiques.

Le Salvador souffre de la volatilité des prix des matières premières et des hydrocarbures, car ses ressources naturelles sont très limitées. La grande problématique du pays est de devenir moins dépendant de la conjoncture nord-américaine (45 % de ses exportations).

Cette volonté de diversification doit profiter à l’Union européenne, aujourd’hui troisième partenaire commercial du Salvador. Précisons qu’en 2014, les importations françaises depuis le Salvador ont pesé 11,5M€, contre 25,7M€ pour les exportations de la France vers le Salvador.

Enseignement

Lycee_Salvador 1Lycée français St-Exupéry

Accompagné de Pascale Baraghini, Première conseillère, nous nous sommes rendus au lycée français Antoine et Consuelo de Saint-Exupéry. Sur place, Régine Desroches, proviseure (au centre de l’image), nous a présenté son équipe et ses installations.

Créé en 1971, cet établissement d’excellence compte 1279 élèves, dont 113 Français (8.5%) et 226 non-salvadoriens.

En raison de la forte proportion d’élèves salvadoriens, tous les élèves de l’établissement passent à la fois le bac français et salvadorien. Pour ce denier, l’examen en espagnol consiste en une journée d’épreuves (25% de la note) et un contrôle continu (75%). Les résultats au bac français sont excellents : 100% de reçus à la session 2015, 88% de mentions, 22% de mentions très bien. L’an dernier, 68% des élèves ont poursuivi leurs études dans le supérieur français, dont trois reçus à Science-Po.

Lycee_Salvador 3L’AEFE prend à sa charge la rémunération de 10 expatriés. Elle assure en outre 50% du salaire de 23 résidents depuis janvier 2016. 62 enseignants de droit local (2/3 des personnels enseignants) complètent l’équipe.

Après avoir construit une nouvelle maternelle, ainsi qu’un bâtiment de trois étages pour le collège et le lycée, un autre projet est déjà à l’étude. Il s’agit cette fois de bâtir un vaste bâtiment à destination des élèves du primaire qui intégrera aussi deux nouveaux laboratoires.

Coût estimé des travaux : 3.300.000$. Régine Desroches poursuit une démarche innovante puisque l’établissement envisage de lever de l’argent via des obligations pour financer les 10% d’apport.

Culture française

AFSalvadorAlliance française

Nous avons été reçus par Max Vasseur, directeur (à gauche de l’image), qui a nous a donné des chiffres éloquents sur l’activité de l’Alianza Francesa de San Salvador.

1230 élèves ont fréquenté l’établissement en 2015, ce qui représente un volume de 16.625 heures de cours dispensées par 25 professeurs. Cours de langues en interne, mais aussi bon nombre de cours en externe (Union européenne, forces armées, Ecole d’enseignement supérieur…).

Sur un plan culturel, 125 événements ont été organisés en 2015 avec un budget de 22.000$. Ceux-ci ont permis d’accueillir plus de 12.000 personnes ! Enfin, il faut noter que 15 personnels administratifs font tourner cette belle maison au service de notre rayonnement culturel.

Agriculture Bio

Coope2La coopérative Canasta Campesina

Visite de la coopérative « Canasta Campesina », située dans les environs de San Salvador. Un projet cofinancé par l’Union européenne (480k€) et le Secours Populaire (200k€), dont j’ai rencontré les représentants Rémy Llinarès (en charge du suivi opérationnel pour la Commission européenne) et Jean-Michel Fouillade (permanent du S.P.F).

Les familles du village ont pu s’organiser pour développer une agriculture biologique variée et créer un circuit de distribution direct producteur-consommateur.

Afin de pallier l’absence de financement bancaire, les clients paient à l’avance 50% de leurs paniers de fruits, légumes et herbes aromatiques qui sont livrés 2 fois par semaine, afin de financer les semences.

CoopeRésultat : Les revenus des paysans sont passés, en l’espace de deux ans, de 70$/mois à 300$/mois (soit 3 fois le salaire minimum).

Au total 244 personnes participent au projet et 55 personnes (43 femmes et 12 jeunes) vivent exclusivement de la coopérative !

Le Salvador est le plus petit et le plus densément peuplé (6,3 millions) des états d’Amérique centrale. Les familles d’ouvriers agricoles ou de petits propriétaires pratiquent une agriculture de subsistance, tandis que les grands propriétaires terriens travaillent pour l’exportation (le café, notamment).

Canasta Campesina est une belle réussite à promouvoir et à reproduire.

HEBDOLETTRE n°52 – Hommage aux victimes de Bruxelles – Enseignement français et Renaud Meyssonnier (Népal) – Congrès UDI à Versailles et 1er congrès UDI Monde – En bref, semaine du 08 au 13 mars 2016 – En circonscription au Honduras / Tegucigalpa (22 au 23 février 2016) – Diner d’Etat en l’honneur du roi et de la reine des Pays-Bas – Maroc : Question écrite sur le respect des droits des salariés français

Lire : l’HEBDOLETTRE n°52 – 22 mars 2016Logo HebdoLettre bleu - Rond75

Edito de l’HebdoLettre n°52

Aujourd’hui le sénat vote un texte remanié de la réforme constitutionnelle. L’article 2 sur la déchéance de nationalité, réécrit par le Sénat, correspond exactement aux souhaits exprimés par le Président de la République lorsqu’il a réuni le congrès à Versailles le 16 novembre dernier. Pourtant les sénateurs socialistes ont voté unanimement contre. Allez comprendre.

L’Assemblée des Français de l’étranger (AFE) s’est réunie la semaine dernière pour sa 24ème session. Je remercie la Commission des Finances, du budget et de la fiscalité de l’AFE présidée par Laure Pallez de m’avoir invité pour expliquer ma vision destinée à créer un nouvel élan pour l’enseignement français à l’étranger. Développement dynamique du réseau international d’écoles françaises fondé sur des plans Ecoles locaux, financement par un chèque éducation…, le compte rendu vous parviendra dans une prochaine lettre.

Visuel HL51

L’approche dynamique des projets développés pour les Français de l’étranger par l’UDI Monde s’est concrétisée par les réussites, ce week-end, du premier congrès UDI-Monde à Paris, puis du congrès exceptionnel de l’UDI à Versailles. Vous en trouverez les premiers échos, ci-dessous.

Par contre, ce lundi j’ai appris avec tristesse que la Cour d’appel du Népal a confirmé la condamnation de Renaud Meyssonnier à un an de prison ferme. Lire la suite de l’édito et découvrir l’HebdoLettre n°52

 

  • HebdoLettre n°52 – 22 mars 2016