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HEBDOLETTRE n°73 – PLF2017 – François Hollande renonce (édito) – Primaire 2ème tour : vote des Français de l’étranger – En Bref du 01 au 13 nov. 2016 – CSG-CRDS non résidents : le gouvernement campe sur ses positions – En circonscription : ESTONIE – Tallinn (24 oct. 2016) – En circonscription : FINLANDE – Helsinki (20-22 oct. 2016)

Lire : l’HEBDOLETTRE n°73 – 02 décembre 2016Logo HebdoLettre bleu - Rond75

Edito de l’HebdoLettre n°73

Le Sénat a décidé de rejeter en bloc le projet de loi de Finances pour 2017.

Après deux mois d’examen en commission, des centaines d’heures de travail et la publication d’une trentaine de rapports, le constat est sans appel : jamais depuis l’entrée en vigueur de la LOLF un budget n’a été aussi insincère. Jamais les artifices comptables n’ont été aussi nombreux. Jamais les dépenses n’ont été sous-évaluées à ce point (lire : PLF 2017 : un budget électoraliste plein d’artifices comptables).

Le gouvernement mise sur une reprise économique l’année prochaine pour trouver des recettes imaginaires.

Bilan des opérations : Bercy omet d’inscrire 20 milliards d’euros supplémentaires, les impôts continuent d’augmenter et les dépenses ne sont toujours pas maitrisées. Cette manœuvre rend le budget illisible et nuit profondément à la sincérité des débats.

Le gouvernement reste sourd aux critiques et aux propositions du Sénat pour corriger sa copie.

Visuel HL55 La Haute Assemblée a ainsi collectivement estimé qu’il était nécessaire de tirer la sonnette d’alarme et d’envoyer un signal fort pour conclure ce quinquennat qui aura tant mis les finances de nos territoires, de nos entreprises et de nos familles à mal sans aucun résultat économique sur le front de l’emploi et de la croissance.

Cet échec économique et politique est patent. Hier soir, le président de la République, François Hollande, a finalement pris une mesure qui s’imposait : il a renoncé à briguer un second mandat. Découvrir l’HebdoLettre n°73

CSG et CRDS non résidents : le gouvernement campe sur ses positions (vidéos)

Dans le cadre des débats sur le Financement de la Sécurité sociale en 2017 (PLFSS), nous sommes revenus avec ma collègue Jacky Deromedi sur l’épineuse question des prélèvements sociaux sur les revenus immobiliers.

L’amendement déposé par Christophe Frassa et défendu par Jacky visait à mettre le droit français en conformité avec la jurisprudence européenne (arrêt de Ruyter). Voir la vidéo >>>

 

En effet, le gouvernement a limité les effets de cette jurisprudence aux seules personnes affiliées à un régime de Sécurité sociale d’un autre État membre de l’Union européenne ou de l’Espace économique européen. Au nom du principe de non-discrimination, Jacky a proposé de ne pas assujettir à ces prélèvements les personnes non affiliées au régime obligatoire français de sécurité sociale, indépendamment de leur résidence fiscale en France ou hors de France (lire son intervention).

J’ai souligné que la question n’intéressait pas uniquement les Français de l’étranger, mais l’ensemble des non-résidents. J’ai aussi redit à Christian Eckert, secrétaire d’État au budget, que le dispositif du gouvernement mis en place depuis cette année constituait un contournement flagrant de la décision de la CJUE (soit flécher les prélèvements sociaux vers le Fonds de solidarité vieillesse FSV).

Pour certains Français de l’étranger, cette acrobatie fiscale a eu un effet dramatique, puisque ceux-ci doivent également payer des impôts sur leurs revenus du patrimoine dans le pays où ils sont domiciliés.

Depuis 2012, 50.000 réclamations ont été déposées en vue d’obtenir le remboursement des prélèvements sociaux indûment versés (période 2012–2015) ! A ce jour, seulement la moitié des dossiers a pu être traitée et 130 millions d’euros déjà remboursés, de l’aveu de M. Eckert.

En cohérence avec la proposition de Christophe Frassa, mon amendement visait à supprimer cette cotisation sur les revenus des non-résidents qui a durement affecté en particulier les ménages les plus modestes (lire les débats).

Le débat m’a permis de constater que la liberté d’expression du ministre Eckert peinait parfois à trouver ses limites. Ma victoire fût la reconnaissance publique du ministre et du Rapporteur que la double imposition était constatée. Cela démontre que certains pays voient bien ce prélèvement comme une cotisation sociale et non comme un impôt.

Les recours contentieux ne sont pas prêts de se tarir et ils conduiront inévitablement à de nouvelles condamnations de la France. C’est le cadeau des socialistes au prochain gouvernement. L’an dernier, le Sénat avait voté nos amendements. L’Assemblée nationale avait ensuite rétabli la taxe.

Les amendements de Christophe, comme le mien, n’ont pas été adoptés en séance. Le Sénat a jeté l’éponge cette année car il savait qu’il n’aurait pas le dernier mot.

J’ai conclu en annonçant au ministre que ce seront les électeurs qui arbitreront cette question entre nous l’an prochain!

En Bref – du 31 oct. au 13 nov. 2016

En Circo au Burkina Faso – Ouagadougou et Kokologo (1 au 3 nov.)

burkina_bref(A l’image) Rencontre avec Roch M.C. Kaboré, président de la République du Burkina Faso. J’étais accompagné par Xavier Lapeyre de Cabanes, ambassadeur de France et de Jean-Marie Grosbois, pdt de la chambre de commerce franco-marocaine (CCFM).

– Autres rencontres : Paul Kaba Thieba, Premier ministre ; Alpha Barry, ministre des Affaires étrangères, Jacob Ouedraogo, ministre de l’Agriculture.
– Visites : centre de formation professionnelle agro-mécanique de Kokologo ; lycée St Exupéry ; Institut français ; API-BF (agence de promotion des investissements) ; Centre Médical International.  <Rapport à suivre>

En Circo au Sénégal – Dakar et Saly (4 au 6 nov.)

senegal_bref(A l’image) Avec le capitaine de vaisseau Eric Lavault, lors de la Journée de défense et citoyenneté pour nos jeunes compatriotes de 16 ans à bord du Dixmude, bâtiment de la marine nationale.

Au programme :
– Réunion avec les conseillers consulaires autour du consul général Olivier Serot Almeras
– Entreprises visitées : Neticoa ; Senemeca ; Le clos des baobabs ; Eiffage.
– Ecoles visitées : lycée français Jacques Prévert de Saly ; école Aimé Césaire ; école Alloys Cobé
– Visites d’organisations : Institut français ; Agence consulaire de Saly ; section Sénégal de l’UFE
<Rapport à suivre>

En Circo au Maroc – Casablanca et Agadir (7 au 9 nov.)

sophie(A l’image) A la COP22, Sophie Auconie, gouverneure au Conseil mondial de l’eau, a annoncé le lancement du « Réseau International des Parlementaires pour l’Eau ».

Casablanca :
– Entretien avec Arnaud de Sury, consul général
– Déjeuner avec les élus consulaires et représentants de la Chambre de commerce franco-marocaine
– Réunion délégués UDI Maroc autour de Pascal Capdevielle
Agadir :
– COP22 avec Hakima El Haïté, ministre marocaine de l’Environnement
– Communauté française au Beldi Country club
<Rapport à suivre>

En Circo au Royaume-Uni – Londres (10 au 13 nov.)

11noveb(A l’image) A Londres, devant la statue du Maréchal Foch, discours du Lord Mayor of Westminster, en présence Sylvie Bernann, notre ambassadeur.

Au programme :
– Meeting de soutien à Alain Juppé
– Cérémonie du 11 Novembre et remise de décoration aux vétérans britanniques du Débarquement
– Culte du souvenir
– Journée pédagogique Parapluie Flam
<Rapport à suivre>

Couverture Santé : l’offre spéciale de la CFE (jusqu’au 28 fév.)

Lors des travaux de l’AFE, le 7 octobre dernier, Alain-Pierre Mignon, président de la CFE, Caisse des Français de l’étranger, avait annoncé la suspension durant une période de 3 mois du paiement de la rétroactivité (2 ans de cotisations).

Alain-Pierre Mignon, président de la CFE

Alain-Pierre Mignon, président de la CFE

Il s’agit d’une mesure exceptionnelle destinée à faciliter l’accès à une protection sociale française aux expatriés de plus de 35 ans.

Le conseil d’administration de la CFE a décidé de suspendre l’application du principe de rétroactivité à toute demande d’adhésion formulée entre le 01 Décembre 2016 et le 28 Février 2017. Toutefois, le délai de carence de 3 à 6 mois selon l’âge reste maintenu.

Saluons cette belle initiative qui débute aujourd’hui.

Pour toute information concernant cette offre spéciale et temporaire : www.cfe.fr

En circonscription en Estonie – Tallinn / 24 oct. 2016

esto_amb1Je remercie Claudia Delmas-Scherer, ambassadrice de France en Estonie depuis quelques semaines seulement, d’avoir facilité mon déplacement et permis de rencontrer des parlementaires estoniens.

L’adhésion de l’Estonie à l’UE en 2004 et son adoption de l’euro en 2011 ont accéléré le rapprochement entre nos deux pays. 265 compatriotes ont fait le choix de vivre dans ce pays qui se trouve à la même latitude que l’Alaska.

Les finances publiques de l’Estonie sont exemplaires. En 2015, l’Estonie affichait un taux d’endettement public de 9,7% et dégageait un excédent budgétaire de 0,4%. Le taux de chômage s’établit à 6,2%.

La vieille ville de Tallinn, aux anciens remparts remarquablement conservés, a conclu un jumelage avec la ville de Carcassonne, qui s’incarne à travers des  activités de coopération culturelle et par un volet dédié à la formation professionnelle (métiers de l’hôtellerie).

Politique

esto_dinerhlDîner parlementaire (Russie et Brexit)

Notre ambassadrice, Claudia Delmas-Scherer, a organisé un diner pour me permettre d’échanger avec des parlementaires estoniens, notamment sur ces deux sujets d’actualité : les sanctions économiques de l’UE envers la Russie et la position de l’Estonie au sujet du Brexit.

A cette occasion, j’ai eu l’opportunité d’échanger longuement avec Anne Sulling, ancienne ministre du Commerce extérieur de l’Estonie, membre du Parti de la réforme (centre droit libéral).

Son parti dirige une grande coalition gouvernementale réunissant les sociaux-démocrates et le parti conservateur Union Pro Patria et Res Publica (IRL). Les élus du Parti de la réforme siègent au sein de l’ADLE avec l’UDI au parlement européen.

Tout comme Andres Herkel, président du Parti libre (conservateurs – groupe PPE au parlement européen), Anne Sulling réclame un renforcement des sanctions de l’UE envers la Russie pour imposer la fin du conflit en Ukraine. Jeune femme brillante et parfaitement francophone, elle affiche également sa solidarité avec la position européenne sur le Brexit : pas question de transiger avec les Britanniques pour leur offrir un accord qui aurait pour effet de restreindre la liberté de circulation, tout en leur permettant d’accéder au Marché unique.

A contrario, la représentante du Parti du centre, mené par le russophone Edgar Savisaar, affichait sa proximité avec Russie Unie, le parti de Vladimir Poutine. Elle a développé des positions européennes de repli très proches de celles des nationalistes. Ce parti positionné au centre-gauche s’appuie sur l’électorat russophone (25% de la population). Isolé sur la scène estonienne, le Parti du centre est tenu à l’écart de toute participation au gouvernement de coalition. Tout comme le Parti de la Réforme, il siège aussi au sein de l’ALDE avec l’UDI au parlement européen.

Economie

esto_num1e-Estonia Showroom

(g. à d.) Olivier Cadic ; Indrek Onnik, project manager ; Jennifer Lacoste, consule de France en Estonie.

En compagnie de notre consule Jennifer Lacoste, j’ai découvert les innovations proposées par l’administration estonienne, exposées à l’e-Estonia showroom.

Dans ce centre de démonstration, Indrek Onnik nous a fait une présentation complète de la simplicité des démarches et des fonctionnalités de la carte d’identité numérique.

En 2014, l’Estonie a été le premier pays au monde à offrir une « e-résidence » aux ressortissants de pays tiers. Ceux-ci ont dès lors accès à certains services en ligne, comme s’ils étaient des citoyens estoniens (création d’entreprises, opérations bancaires, signature numérique sécurisée, etc…).

esto_num2L’Etat estonien a pour objectif d’enregistrer 10 millions d’e-Estoniens à horizon 2025 (soit près de 8 fois sa population actuelle). Il compte déjà 13.000 e-résidents.

Pour les entreprises, le pays offre des conditions fiscales avantageuses : flat tax de 20% depuis le 1/1/2015, considérant que l’impôt sur les sociétés ne doit taxer que les dividendes et non pas les bénéfices ! 940 entreprises ont été déjà créé des sociétés virtuelles afin de faire des affaires dans l’UE… sans résider en Estonie.

A ce titre et en prévision du Brexit, une page d’information dédiée aux entrepreneurs britanniques explique comment faire en sorte que leur entreprise bénéficie de l’environnement virtuel offert par l’Estonie pour commercer dans l’UE, tout en demeurant au Royaume-Uni.

Entrepreneuriat

esto_cci2Chambre de commerce

(g. à d.) Jennifer Lacoste, consule de France ; Olivier Cadic ; Jean Michel Enard vice-président et cofondateur de la Chambre de commerce franco-estonienne ; Pascal Millard. chargé d’études économiques à l’ambassade

Arrivé en Estonie en 2012, Jean-Michel Enard a rêvé de rassembler les entrepreneurs français installés en Estonie au sein d’une chambre de commerce. Ce rêve s’est transformé en réalité l’été dernier lorsque la Chambre de commerce suédoise a appuyé son initiative et l’a accueilli en son sein.

Une personnalité hors du commun l’a soutenu dans sa démarche : Anders Edman, président de la Chambre suédoise et de la Fédération des chambres suédoises à l’étranger. Anders est devenu président de la nouvelle Chambre franco-estonienne. Ce suédois parle 11 langues, dont le français.

esto_cci1Jean-Michel a également pour modèle la réussite de la Chambre de commerce franco-lituanienne et il compte s’inspirer de l’action efficace du conseiller consulaire Geoffrey Party, installé à Vilnius.

Lui-même importateur de vins français en Estonie, Jean-Michel se réjouit de compter déjà JC Decaux et Vini food parmi les membres de la Chambre. Il a recensé et contacté toute une liste de membres potentiels de l’acabit de Renault, St Gobain, Paul Ricard ou Schneider…

Longue vie à la Chambre de commerce franco-estonienne !

esto_eo2Société française Eolane

Créé en 1992, le groupe Eolane, leader sur le marché des services industriels en électronique, compte parmi les (trop) rares success-stories françaises du secteur électronique. Il emploie 3500 personnes dans le monde, dont plus de 2000 en France.

Eolane a racheté en 2012 une unité de production du finlandais Elcoteq, afin d’accompagner localement la demande de ses clients.

esto_eo1Philippe Jego est arrivé l’an dernier pour diriger cette unité de production qui assemble des composants électroniques pour des clients prestigieux comme Airbus.

La principale difficulté rencontrée en Estonie est la carence de main d’œuvre. Un phénomène qui s’explique diversement : un taux de chômage peu élevé ;  l’attractivité des pays voisins, comme la Finlande, qui offrent de meilleurs salaires ; et l’attrait de tous les cieux qui semblent plus cléments sur un plan météorologique…

Culture française

esto_if2Visite de l’Institut français d’Estonie

L’Institut français de Tallinn est situé dans le cœur historique de la capitale estonienne.

Anne Chounet, directrice de l’Institut depuis un an, a commencé par redresser les finances d’une structure alors en difficulté, contrainte de fermer sa médiathèque à l’été 2015.

esto_if1Celle-ci se fixe comme priorité le développement de l’enseignement précoce du français. Déjà, l’Institut accueille l’Association des petits francophones de Tallinn créée il y a 5 ans. Cette structure rassemble 46 enfants de 3 à 14 ans chaque semaine, un effectif qui progresse chaque année.

La rentrée scolaire 2013-2014 a été marquée par l’ouverture de la première classe d’enseignement en français en Estonie, une classe de maternelle au sein de l’école européenne de Tallinn.

L’Institut français affiche 1000 inscriptions cette année pour suivre des cours de français. Le défi n’est pas mince puisque le français est la 4ème langue enseignée en Estonie après l’anglais, le russe et l’allemand.

Primaire de la droite / Résultats du 2ème tour : Vote des Français de l’étranger

Toutes les circonscriptions – votants : 49500

resultats_2etour

Par circonscription :

1ère – Amérique du Nord – votants : 7223
Alain Juppé (52.6%) / François Fillon (47.4%)
Député LR sortant : Frédéric Lefebvre

2ème – Amérique latine – votants : 1783
François Fillon (53.7%) / Alain Juppé (46.3%)
Candidat UDI / Législatives : Charles-Henry Chenut – VP des CCEF

3ème – Europe du Nord – votants : 5437
François Fillon (55%) / Alain Juppé (45%)
Candidate UDI / Législatives : Patricia Connell – déléguée consulaire Londres

4ème – Benelux – votants : 6728
Alain Juppé (51.8%) / François Fillon (48.2%)
Candidate UDI / Législatives : Caroline Laporte – Conseillère consulaire Belgique

5ème – Péninsule Ibérique – votants : 2332
François Fillon (56.2%) / Alain Juppé(43.8%)
Candidat UDI / Législatives : Pierre-Olivier Bousquet – Conseiller consulaire Barcelone

6ème – Suisse et Liechtenstein – votants : 6187
François Fillon (59.1%) / Alain Juppé (40.9%)
Députée LR sortante : Claudine Schmid

7ème – Europe de l’Est – votants : 4452
Alain Juppé (55.8%) / François Fillon (44.2%)
Candidat UDI / Législatives : Benoit Mayrand – Conseiller consulaire Bucarest

8ème – Europe du Sud – votants : 1342
François Fillon (54.4%) / Alain Juppé (45.6%)
Député UDI sortant : Meyer Habib

9ème – Afrique du Nord – votants : 3043
Alain Juppé (51.5%) / François Fillon (48.5%)
Candidat UDI / Législatives : Pascal Capdevielle – Conseiller consulaire Fès

10ème – Afrique et Moyen-Orient – votants : 4222
François Fillon (56.5%) / Alain Juppé(43.5%)
Député LR sortant : Alain Marsaud

11ème – Asie et Océanie – votants : 6751
François Fillon (55.8%) / Alain Juppé(44.2%)
Député LR sortant : Thierry Mariani

Les résultats pays par pays : LIEN

En circonscription en Finlande – Helsinki / 20-22 oct. 2016

Premier déplacement en Finlande, ce pays fêtera l’an prochain le centenaire de son indépendance. Pour un territoire qui fait les 2/3 de la France (couvert de forêts à 75%), le pays ne compte que 5,5 millions d’habitants.

fin-ac1bisJe suis reconnaissant à Serge Mostura, notre ambassadeur de France en Finlande, de m’avoir permis de rencontrer les représentants de notre communauté à l’ambassade et pour le tour d’horizon des opportunités économiques pour nos entreprises.

La France est le 11ème client et le 6ème fournisseur de la Finlande. L’amélioration de notre déficit commercial bilatéral, constaté ces dernières années, provient principalement de la livraison d’Airbus à la compagnie Finnair.

Membre de l’Union européenne depuis 1995, la Finlande est le seul pays nordique à faire partie de la zone euro. Du fait de sa non-appartenance à l’OTAN et de ses 1300km de frontière avec la Russie, la Finlande est un fervent défenseur de la politique de sécurité et de défense commune, à laquelle elle contribue activement.

Politique

fin-parl2bisParlement finlandais

Visite au parlement finlandais en compagnie de Serge Mostura, notre ambassadeur de France et d’Antoine Gosset, Premier conseiller.

(A l’image) Avec Tuula Haatainen, députée et présidente de la Commission des Affaires sociales du parlement. Membre du Parti social-démocrate de Finlande (SDP), elle fut jusqu’en 2007 ministre des Affaires sociales et de la Santé.

J’ai aussi eu le plaisir d’échanger avec une autre parlementaire, Anne-Mari Virolainen, présidente de la Commission des affaires européennes et du groupe d’amitié France-Finlande.

fin-parl1Ce fut l’opportunité de discuter de la mise en œuvre de leur réforme des retraites qui prendra effet au 1er janvier 2017 (65 ans avec une évolution vers 68). Par ailleurs, j’ai découvert les modalités de la mise en place expérimentale du revenu universel en Finlande : 2000 personnes en âge de travailler seront tirées au sort et bénéficieront d’une enveloppe mensuelle de 560 euros, destinée à remplacer toutes les aides sociales perçues. Le but poursuivi est double : encourager les gens à trouver un travail et simplifier le système des prestations sociales.

Concernant le Brexit, mes interlocutrices sont déterminées à faire respecter la liberté de circulation pour prétendre accéder au marché unique. Ce n’est donc pas du côté de la Finlande que les Britanniques pourront chercher à obtenir un passe-droit sur ce sujet.

 Communauté française

fin-ac2bisSection consulaire

(g. à d.) Kristina Haataja, agent chargé de l’accueil et de l’information du public ; Olivier Lubin, agent chargé des affaires diverses de chancellerie et des visas ; Sylvie Nicolaiew, consule-adjointe ; Olivier Cadic ; Claude Anttila, conseillère consulaire

A l’occasion de la visite de la section consulaire, j’ai retrouvé Claude Anttila, élue consulaire à Helsinki en compagnie de Geoffrey Party, conseiller consulaire installé à Vilnius. Claude est également présidente de l’AMOPA Finlande et fut professeure de français. Elle a trouvé sa vocation dans l’amour et la préservation de notre langue.

Sylvie Nicolaiew, consule-adjointe a partagé les derniers chiffres en termes d’inscription au registre des Français établis hors de France. La communauté française installée en Finlande compte 2577 inscrits, dont près de la moitié a moins de 25 ans.

56% des Français vivent dans le grand Helsinki, incluant les villes limitrophes d’Espoo et Vantaa. Il n’y aura donc qu’un seul bureau de vote à Helsinki ouvert pour les élections de 2017.

Enseignement

fin_ecole1École française d’Helsinki

(g. à d.) Olivier Cadic ; Marie-Laure Lions-Olivieri, attachée de coopération éducative ; Véronique Kauraniemi, adjointe de direction

Visite de l’école française Jules Verne d’Helsinki, fondée en 1976, qui propose un cursus scolaire français, tout en permettant de découvrir la culture finlandaise et la langue finnoise.

Il s’agit d’un établissement sous convention avec l’AEFE qui accueille environ 150 élèves, de la maternelle jusqu’au CM2.

Grâce à un partenariat, les élèves en âge d’intégrer le collège effectuent leur scolarité dans la section française de l’Ecole européenne d’Helsinki (EEH) , située seulement à quelques centaines de mètres de l’école Jules Verne. Ils bénéficient toujours d’un accès aux demandes de bourses françaises délivrées par l’AEFE.

fin_ecole2Enseignement bilingue

En plus de l’école française Jules Verne à Helsinki et de l’Ecole européenne d’Helsinki, il faut souligner que la Finlande dispose de filières bilingues francophones dynamiques.

Structures originales au sein du système scolaire finlandais, les filières bilingues finnois-français correspondent au désir d’ouverture internationale de trois villes importantes de Finlande : Helsinki (792 élèves), Tampere (177) et Turku (187).

Celles-ci bénéficient du soutien des autorités éducatives finlandaises, mais aussi de l’appui de notre ambassade et de l’Institut français de Finlande. Au total, 1.156 élèves suivent un cursus bilingue francophone. Un exemple très instructif.

Culture et francophonie

j_b_finlandehl70Institut français de Finlande

Visite de l’institut français de Finlande qui a emménagé le mois dernier dans des bureaux fonctionnels en plein cœur d’Helsinki.

J’ai eu le plaisir de retrouver Jeannette Bougrab que j’avais rencontrée il y a cinq ans, lorsqu’elle occupait le poste de secrétaire d’Etat à la Jeunesse et à la Vie associative.

Devenue conseillère culturelle, l’ancienne ministre dirige l’Institut français de Finlande avec beaucoup d’enthousiasme.

Elle est entourée d’une équipe tout aussi motivée pour animer l’action culturelle de la France. La direction des cours de français a été confiée à Marie-Laure Lions-Olivieri, ancienne entrepreneure devenue attachée de coopération linguistique.

fin_if1bisQu’ils soient extensifs ou intensifs, personnalisés ou en ligne, les cours offerts sont adaptés à tous les niveaux (www.france.fi). L’Institut est aussi le seul centre de passation en Finlande des certifications de type TCF, DELF et DALF. Approuvées par l’Education nationale, ces certifications connaissent une forte croissance avec 849 candidats enregistrés en 2015, contre 666 en 2010.

Avec plus de 21.000 apprenants dans le système éducatif finlandais (pour env. 563.000 élèves au total), la langue française conserve son rang de 3e langue étrangère dans le pays après l’anglais et l’allemand, sauf à Helsinki où elle figure au 2e rang, devant le russe et l’espagnol.

Commerce extérieur

Chambre de Commerce franco-finlandaise

A l’ambassade, j’ai eu le plaisir de m’entretenir avec Sébastien Cailliau, administrateur de la Chambre de commerce franco-finlandaise (CCFF). Account manager chez Selmic (composants électroniques), il fait profiter la communauté d’affaires française, francophone et francophile de ses 15 années d’expérience en Finlande et de son dynamisme.

La CCFF (www.ccff.fr) est considérée par ses membres comme un outil très efficace pour découvrir des opportunités et multiplier les contacts. Sébastien souhaiterait que la Chambre développe ses services à l’attention des jeunes entrepreneurs qui ont des besoins parfois différents de leurs ainés.

Les moteurs de croissance traditionnels (électronique, bois) en Finlande peinent à trouver nouveau souffle, tandis que le tourisme et l’agro-alimentaire souffrent des sanctions à l’égard de Russie.

Pour redonner du dynamisme économique au pays, un « pacte de compétitivité » a été signé entre partenaires sociaux pour réduire le coût du travail. En Finlande, les bas salaires dépassent le SMIC français.

HEBDOLETTRE n°72 – Primaire de la droite et du centre (édito) – Le programme d’Alain Juppé pour les Français de l’étranger – Solidarité internationale / Journée mondiale des Toilettes : 12 parlementaires français interpellent le gouvernement – Médias : mon article sur l’avenir du travail dans France Forum n°63 (« Think local, act global. 3e révolution industrielle »)

Lire : l’HEBDOLETTRE n°72 – 24 novembre 2016Logo HebdoLettre bleu - Rond75

Edito de l’HebdoLettre n°72

Dimanche dernier, nous avons assisté à plusieurs surprises.

D’abord, l’élimination directe de l’ancien président de la République Nicolas Sarkozy. Ensuite, le score élevé de François Fillon qui a changé l’affiche du second tour anticipée depuis des mois.

Enfin, une forte mobilisation des électeurs pour la primaire de la droite et du centre. A l’étranger, nous avons enregistré 53.084 votants. La dynamique est incontestable et le vote par internet est devenu incontournable.

Je remercie les électeurs établis hors de France. Alain Juppé recueille en effet 45.5%, devant François Fillon (37.3%), tandis que Nicolas Sarkozy est complètement marginalisé (8.7%).

C’est presque le grand chelem : dans 10 circonscriptions sur 11, Alain Juppé se place en tête du vote des Français de l’étranger. Ses scores oscillent entre 40% et 52.4% !

Sur tous les continents, les élus UDI-Monde se sont investis aux côtés des élus du parti Les Républicains pour soutenir le candidat qui avait su les rassembler. Au second tour, Alain Juppé pourra encore compter sur leur détermination et leur mobilisation.

Au tiers de mon mandat, j’ai effectué 161 déplacements auprès des communautés françaises dans le monde. Je connais par le détail vos attentes, vos préoccupations et vos colères, aussi. Dans un document qui vous concerne spécifiquement, Alain Juppé apporte nombreuses réponses et préconise « une véritable politique globale en faveur des Français de l’étranger » qui pourrait même aboutir à la création d’un « statut des Français de l’étranger » (lire mon éditorial de l’infolettre n°70).

Cette partie de son programme s’intitule « Les Français de l’étranger : un atout pour une France retrouvée », Un titre qui résume la lettre et l’esprit des engagements d’Alain Juppé qui fut, rappelons-le, un Français résident au Canada.

Visuel HL55 Désormais, le débat doit se concentrer sur les projets, programme contre programme.

Pour ma part, Alain Juppé me paraît être la personnalité la plus rassembleuse pour l’emporter en mai prochain face à la gauche et l’extrême-droite afin de garantir l’alternance.

Comme nous l’avons vu au cours de ce premier tour, le vent peut brusquement tourner en quelques jours.

« Dimanche prochain, si vous le voulez, sera une autre surprise », nous a dit Alain Juppé. Découvrir l’HebdoLettre n°72

Journée Mondiale des Toilettes : douze parlementaires français interpellent le gouvernement

Une manisfestation en Inde à Katra Sahadatgunj en aout 2014 / Prakash Singh/AFP

Une manisfestation en Inde à Katra Sahadatgunj en aout 2014 / Prakash Singh/AFP

2,4 milliards de personnes n’ont pas accès aux toilettes. Cela engendre le décès d’environ 1000 enfants par jour.

J’ai cosigné avec douze autres parlementaires une tribune pour inciter la France à prendre sa part pour agir contre ce fléau.

Je vous incite à lire l’article de La Croix, du 19.11.2016, intitulé : Un tiers de l’humanité n’a pas accès à l’assainissement : que fait la France ?

« Il existe une Journée Mondiale des Toilettes, le 19 novembre, pour mettre en lumière une réalité taboue et crue : plus d’un tiers de la population mondiale vit sans toilettes. A cette occasion, nous, parlementaires (1), interpellons le gouvernement sur le rôle de la France pour lutter contre ce fléau. Négligé depuis trop longtemps, l’accès à l’assainissement doit devenir une priorité de la politique de développement et de solidarité internationale, avec des modes d’intervention adaptés aux enjeux… » Lire la suite

Primaire de la droite / Résultats du 1er tour : Vote des Français de l’étranger

Toutes les circonscriptions – votants : 53084

resultats-fe

Par circonscription :

1ère – Amérique du Nord – votants : 7871
Alain Juppé (47.4%) / François Fillon (33.4%) / Nicolas Sarkozy (9.2%) / Nathalie Kosciusko-Morizet (6.7%) / Bruno Le Maire (2%) / Jean-Frédéric Poisson (1.1%) / Jean-François Copé (0.2%)
Député LR sortant : Frédéric Lefebvre

2ème – Amérique latine – votants : 1965
Alain Juppé (44.3%) – François Fillon (37.8%) – Nicolas Sarkozy (10.2%) / Nathalie Kosciusko-Morizet (4.4%) / Bruno Le Maire (1.8%) / Jean-Frédéric Poisson (1.3%) / Jean-François Copé (0.3%)
Candidat UDI / Législatives : Charles-Henry Chenut – VP des CCEF

3ème – Europe du Nord – votants : 5877
Alain Juppé (42.9%) / François Fillon (42.4%) / Nathalie Kosciusko-Morizet (5.6%) / Nicolas Sarkozy (5.3%) / Bruno Le Maire (2.1%) / Jean-Frédéric Poisson (1.5%) / Jean-François Copé (0.2%)
Candidate UDI / Législatives : Patricia Connell – déléguée consulaire Londres

4ème – Benelux – votants : 7139
Alain Juppé (48.2%) / François Fillon (35.6%) / Nicolas Sarkozy (7.1%) / Nathalie Kosciusko-Morizet (5.6%) / Jean-Frédéric Poisson (1.7%) / Bruno Le Maire (1.6%) / Jean-François Copé (0.2%)
Candidate UDI / Législatives : Caroline Laporte – Conseillère consulaire Belgique

5ème – Péninsule Ibérique – votants : 2462
Alain Juppé (41.4%) / François Fillon (36.8%) / Nicolas Sarkozy (13.9%) / Nathalie Kosciusko-Morizet (4.5%) / Bruno Le Maire (1.8%) / Jean-Frédéric Poisson (1.2%) / Jean-François Copé (0.4%)
Candidat UDI / Législatives : Pierre-Olivier Bousquet – Conseiller consulaire Barcelone

6ème – Suisse et Liechtenstein – votants : 6509
François Fillon (42.5%) / Alain Juppé (40%) / Nicolas Sarkozy (8.7%) / Nathalie Kosciusko-Morizet (4.9%) / Bruno Le Maire (2.2%) / Jean-Frédéric Poisson (1.4%) / Jean-François Copé (0.2%)
Députée LR sortante : Claudine Schmid

7ème – Europe de l’Est – votants : 4810
Alain Juppé (52.4%) / François Fillon (31.5%) / Nathalie Kosciusko-Morizet (6.6%) / Nicolas Sarkozy (5.9%) / Bruno Le Maire (1.9%) / Jean-Frédéric Poisson (1.6%) / Jean-François Copé (0.1%)
Candidat UDI / Législatives : Benoit Mayrand – Conseiller consulaire Bucarest

8ème – Europe du Sud – votants : 1470
Alain Juppé (41%) / François Fillon (35.9%) / Nicolas Sarkozy (14.2%) / Nathalie Kosciusko-Morizet (5%) / Bruno Le Maire (1.9%) / Jean-Frédéric Poisson (1.7%) / Jean-François Copé (0.2%)
Député UDI sortant : Meyer Habib

9ème – Afrique du Nord – votants : 3227
Alain Juppé (51.1%) / François Fillon (32%) / Nicolas Sarkozy (12.6%) / Nathalie Kosciusko-Morizet (2%) / Jean-Frédéric Poisson (1.1%) / Bruno Le Maire (1.1%) / Jean-François Copé (0%)
Candidat UDI / Législatives : Pascal Capdevielle – Conseiller consulaire Fès

10ème – Afrique et Moyen-Orient – votants : 4575
Alain Juppé (45.7%) / François Fillon (36.2%) / Nicolas Sarkozy (11.3%) / Bruno Le Maire (2.6%) / Nathalie Kosciusko-Morizet (2.5%) / Jean-Frédéric Poisson (1.6%) / Jean-François Copé (0.2%)
Député LR sortant : Alain Marsaud

11ème – Asie et Océanie – votants : 7179
Alain Juppé (43.3%) / François Fillon (41.8%) / Nicolas Sarkozy (7.6%) / Nathalie Kosciusko-Morizet (4.3%) / Bruno Le Maire (1.6%) / Jean-Frédéric Poisson (1.3%) / Jean-François Copé (0.2%)
Député LR sortant : Thierry Mariani

Les résultats pays par pays : LIEN

France Forum n°36 : mon article sur l’avenir du travail et la troisième révolution industrielle

France Forum (n°63 – nov 2016), la revue de l’Institut Jean Lecanuet, présidé par mon collègue Yves Pozzo di Borgo, m’a demandé mon point de vue sur l’évolution du monde du travail.

franceforum63Think local, act global. 3e révolution industrielle : (par Olivier Cadic)

Le 27 août dernier, la presse française se faisait l’écho d’une nouvelle ébouriffante : six taxis électriques et sans chauffeur tournaient désormais dans les rues de Singapour ! Cette grande première, signée de la start-up nuTonomy, préfigure l’aboutissement de projets similaires partout à travers le monde. Cette innovation est emblématique de cette troisième révolution industrielle qui ne fait que commencer. Et le terme de révolution n’est pas usurpé.

Une lame de fond pointe à l’horizon qui va bouleverser nos rapports aux autres, à notre environnement et à nous-même. Alors, bienvenue dans un monde merveilleux où clignotent, comme autant de promesses, les biotech, nanotech, medtech ou cleantech !

Le bon sens, dit-on, est la chose la mieux partagée du monde. Qu’en est-il du goût du futur ? Lors de la Belle Epoque, dont l’Exposition universelle fut l’apothéose parisienne, on vouait un véritable culte au progrès. Pensez donc : on pouvait enfin voler, éclairer la nuit ou bien converser avec l’autre bout de la France !

De nos jours, l’état d’esprit s’est assombri. Les médias parlent plus volontiers de « manipulation génétique » que de génie génétique, alors que nous sommes déjà aux portes de l’immortalité ! C’est un fait que le progrès inspire à chacun cette sourde angoisse : que deviendrons-nous quand des androïdes dopés à l’intelligence artificielle nous auront piqué nos boulots ? Lire la suite de l’article

HEBDOLETTRE n°71 – Primaire de la droite et du centre (édito) – Primaire : les élus UDI appellent à voter Juppé – Le programme d’Alain Juppé pour les Français de l’étranger – En Bref du 25 au 28 oct. 2016 – Simplification des normes : la DSAE s’inspire de la Suède et de l’Allemagne – Royaume-Uni : les consuls honoraires à l’honneur – En circonscription : SLOVAQUIE – Bratislava (20-21 sept. 2016) – En circonscription : IRLANDE – Dublin (17 oct. 2016) – Paraguay : Sébastien Lahaie rejoint l’UDI-Monde (Portrait)

Lire : l’HEBDOLETTRE n°71 – 17 novembre 2016Logo HebdoLettre bleu - Rond75

Edito de l’HebdoLettre n°71

Vous avez été 58.472 à vous inscrire pour voter, par internet, à la primaire de la droite et du centre. C’est près de dix fois plus que pour la primaire de la gauche en 2012 (7000 participants).

Il vous revient, dès dimanche, de créer les conditions de l’alternance politique, selon vos propres choix.

Quatre ans après sa fondation par Jean-Louis Borloo, l’UDI parti de centre-droit présidé par Jean-Christophe Lagarde représente la troisième force politique du pays, en nombre de parlementaires.

Comme 46 parlementaires et 600 élus UDI, j’ai cosigné une tribune pour appeler à voter en faveur d’Alain Juppé.

Dans son document « Les Français de l’étranger : un atout pour une France retrouvée« , Alain Juppé dépasse les listes de bonnes recettes. Il préconise « une véritable politique globale en faveur des Français de l’étranger » qui pourrait même aboutir à la création d’un « statut des Français de l’étranger » (lire mon éditorial de l’infolettre n°70).

Lundi soir, au Zénith de Paris, Jean-Christophe Lagarde a salué à la tribune la « vision d’une France à dix ans » d’Alain Juppé. Une vision qui nous sortira enfin d’une politique rafistolée au jour le jour, tout « en refilant les factures à nos enfants ».

Visuel HL55 Dans son discours, Alain Juppé a expliqué comment il allait « réconcilier les Français avec leur avenir » et pourquoi il était « résolument optimiste » (vidéo du meeting)

Il apparaît à beaucoup de nos compatriotes comme la seule personnalité susceptible de l’emporter face aux candidats qui ont choisi l’illusion, l’affrontement et le chacun pour soi pour parvenir au pouvoir.

Le maire de Bordeaux rassemble la droite, le centre et les déçus de la gauche.

En votant ou en faisant voter dimanche, la mobilisation de chacun permettra d’enclencher une nouvelle dynamique positive dont notre pays a tant besoin. Découvrir l’HebdoLettre n°71

En circonscription en Irlande – Dublin / 17 octobre 2016

A l’invitation de Jean-Pierre Thebault, ambassadeur de France en Irlande, j’ai participé à la première réunion de concertation sur l’avenir de l’enseignement du français en Irlande.

L’expérience du succès du plan Ecole du Royaume-Uni et la proximité de ce territoire avec l’Irlande m’ont permis d’apporter une contribution à la réflexion.

Puis, grâce à Laurence Helaili, conseillère consulaire en Irlande, j’ai découvert les nouveaux atours de Alliance française et j’ai fait la rencontre de plusieurs entrepreneurs français, sachant que l’Irlande aimante ceux qui ont l’esprit d’entreprise.

Enseignement

pe2_dVers un plan Ecole Irlande

(A l’image) A côté de Jean-Pierre Thebault, ambassadeur de France en Irlande. Avec ma collègue Joëlle Garriaud-Maylam, nous avons eu le plaisir d’échanger avec Martial Fabre, président du board du Lycée français d’Irlande, Olivier Melennec, président des CCEF Irlande, Cliona McGowan, directrice de la Chambre de commerce franco-irlandaise, ainsi que des responsables du poste diplomatique.

A l’invitation de Jean-Pierre Thebault, ambassadeur de France en Irlande, j’ai participé à la première réunion de concertation sur l’avenir de l’enseignement du français en Irlande.

Notre ambassadeur a souligné l’importance de la francophonie en Irlande en rappelant les actions pour appuyer l’apprentissage du français dans l’ensemble du pays auprès des 967 écoles qui l’ont inscrit à leur programme et qui implique 3000 professeurs.

En effet, 60% des collégiens apprennent le français dans le secondaire, ce qui en fait la première langue étrangère devant l’allemand et l’espagnol.

Par ailleurs, en mars dernier, 30 d’événements culturels avaient été programmés pour célébrer la diversité de la francophonie dans toute l’Irlande.

Sur ce même thème, nous avons ensuite évoqué le développement des initiatives locales dans le cadre du programme Flam. Aujourd’hui, 6 écoles Flam familiarisent les jeunes enfants à la langue française dans un contexte ludique.

pe1(g. à d.) Les conseillers consulaires Marie-Hélène Poudevigne ; Laurence Helaili ; Henry Leperlier et Martial Fabre, pdt du board du Lycée français de Dublin

Puis, les discussions ont porté sur l’avenir du Lycée français d’Irlande (LFI) avec en ligne de mire son projet LFI 2020. Un cabinet conseil étudie actuellement les options de développement qui s’offrent à cet établissement.

Dans un précédent rapport, je vous avais présenté l’offre pédagogique de ce lycée qui accueille aujourd’hui 475 élèves de la maternelle à la terminale (lire : Déplacement en Irlande – Dublin / 7,8,9 septembre 2015)

Notre rencontre pourrait bien faire date si elle devait conduire à la création d’un plan Ecole pour l’Irlande, à l’image de celui du Royaume-Uni. Nous lui souhaitons en tous cas le même succès (lire : Audit du plan Ecole – 22, 29 janvier & 4 février 2016) !

A la fin de la réunion, j’ai senti à quel point chacun se trouvait satisfait de cette matinée de réflexion collective, organisée sur un mode participatif par notre ambassadeur.

Culture Française

af2_dAlliance française

Philippe Milloux, directeur de l’Alliance française de Dublin, m’a présenté sa médiathèque flambante neuve, après des travaux de réfection d’un montant de 180.000€.

Avec Laurence Helaili, conseillère consulaire en Irlande, j’ai découvert un espace fonctionnel qui permet passer en quelques instants de la médiathèque à une salle de cinéma ou une belle salle de conférence.

af3_dDublin est la troisième plus grande Alliance en Europe. Elle enregistre 6600 inscriptions par an et offre plus d’une centaine de manifestations culturelles.

L’institution est également fière d’abriter la plus grande bibliothèque francophone d’Irlande.

Entrepreneuriat

ent3L’atelier de costumes

Visite de l’atelier de confection de Denise Assas qui réalise des costumes pour le cinéma, le théâtre et les festivals d’opéra.

Installée à Dublin depuis plus de 30 ans, son grand talent ne lui donne pas de répit, d’autant que la fiscalité irlandaise est propice aux tournages de films.

Denise prépare actuellement les costumes d’un film dont les personnages principaux sont Mel Gibson et Sean Penn.

ent4L’agence de traduction

Rencontre épatante avec Jean-Bertrand de Villeneuve, directeur de Quid, une agence de traduction et d’interprétariat créée en 1977.

Quid est l’interlocuteur de choix d’un très grand nombre d’organismes gouvernementaux et de grandes entreprises.

Jean-Bertrand est un pilier de la communauté française d’Irlande. Ce fut l’occasion pour lui de m’éclairer sur les attentes et les inquiétudes de mes compatriotes.

J’ai ensuite rencontré la nouvelle génération d’entrepreneurs installée à Dublin.

ent2_dL’atelier de français

Caroline Arnoult a lancé « Rendez-vous français », tout juste deux semaines avant notre arrivée ! Elle recense déjà 15 clients désireux d’apprendre notre langue.

Située à Navan, à proximité de Dublin, cette entreprise propose une offre linguistique à destination des enfants, adolescents et adultes, du niveau débutant au niveau avancé, ainsi que des cours de préparation aux examens.

Outre les cours, Rendez-vous français va bientôt proposer des ateliers culturels et des soirées à thèmes : dégustation de vins, petits déjeuners français, soirées de jeux de société …

ent1L’agence immobilière

Quelle est la plus grande difficulté pour un nouvel arrivant à Dublin ? Trouver un logement. Pour relever ce défi, Matt, un Français a créé un site internet : Power Tiz.

Tatiana, la directrice de projet, nous a présenté cette plateforme qui aide à trouver chaussure à son pied, à tous les prix, en prenant en compte le besoin de garanties du propriétaire.

Ceux qui ont une propriété à vendre, louer ou partager peuvent passer une annonce gratuitement et venir étoffer un catalogue déjà bien dense. Les développeurs du site s’attachent à créer une expérience utilisateur particulière.

Paraguay : Sébastien Lahaie rejoint l’UDI-Monde

« Je suis arrivé par hasard au Paraguay, en 2006 », allègue Sébastien Lahaie. Certes, mais un hasard qui est né de la conjonction de trois facteurs.

Sébastien Lahaie, délégué UDI-Assomption

Sébastien Lahaie, délégué UDI-Assomption

D’abord, une compétence bancaire forgée par dix ans de fusions-acquisitions en Asie et aux Etats-Unis. Ensuite, un collègue qui a absolument besoin de lui pour développer la banque Sudameris qu’il vient d’acheter au Paraguay, avant de lancer un fonds d’investissement. Et enfin, un boom des matières premières qui a contribué à la forte croissance de l’économie paraguayenne, ininterrompue depuis 2004.

On pourrait caractériser la personnalité de Sébastien par son « attirance pour l’humain et le concret », comme il le formule. Alliance parfaite qui profite à nos ressortissants. Ainsi, suite à la fermeture du consulat de France à Assomption, en juin 2016, notre banquier a permis au consulat de Buenos Aires de pérenniser les aides sociales versées aux Français du Paraguay, en ouvrant un compte pour chaque récipiendaire à la banque Sudameris et en facilitant les transferts financiers.

Autre fierté personnelle : avoir fait « sortir le Paraguay de l’ombre » en qualité d’unique conseiller du commerce extérieur de la France (CCEF) du pays, nommé en 2014.

Sébastien se montre tout aussi décisif sur le terrain de l’enseignement, au sein du conseil d’administration du lycée français Marcel Pagnol d’Assomption. Depuis le début de son engagement en 2012, « les finances ont été redressées, ce qui a permis de nous lancer dans un programme immobilier très ambitieux : le doublement de la taille de l’école ! ». Les efforts entrepris sont salués par l’ANEFE qui vient d’accorder au lycée un prêt de 1,5M€ pour finaliser son projet.

Pour développer des « relations humaines sincères qui conduisent à des changements positifs », Sébastien se défie de toute idéologie : « au contraire, je préconise le pragmatisme sur tous les sujets et c’est cette ouverture d’esprit qui m’a attiré vers l’UDI ».

Cette ligne de conduite humaniste et pragmatique est un immense atout dans les mains de Sébastien pour tenir son nouveau rôle délégué UDI-Assomption. Son cap personnel est tout aussi clair : « parti de France il y a plus de vingt ans, j’ambitionne toujours de faire rayonner mon pays et d’apporter ma petite pierre au changement dont il a terriblement besoin ».

Simplification des normes : la DSAE s’inspire de la Suède et de l’Allemagne

En deux ans d’existence, la Délégation sénatoriale aux entreprises (DSAE), présidée par Élisabeth Lamure, a rencontré de très nombreux entrepreneurs. Leur première attente concerne toujours la simplification des procédures.

Lors de son déplacement à Londres en avril 2015 (rapport), la Délégation a été frappée par la démarche volontariste du Royaume-Uni en matière de simplification. Quelques mois plus tard, les membres de la Délégation déposaient une proposition de loi constitutionnelle sur le principe du « un pour un » : toute charge supplémentaire pour les entreprises doit impliquer la suppression d’une charge équivalente.

La Délégation a aussi commandé une étude, aux services du Sénat, sur les démarches de simplification en œuvre dans d’autres États européens (Allemagne, Pays-Bas et Suède). Initiative préalable à une matinée d’études de droit comparé, organisée le 12 mai 2016 au Sénat (compte-rendu).

Dès l’automne, la DSAE a poursuivi ses travaux par un déplacement en Suède et en Allemagne, en tentant toujours de répondre à ces deux questions : quoi simplifier ? comment simplifier ?

SUEDE – Stockholm – 28 sept. 2016

dsae_suede3Nous avons pu échanger avec Jennie Nilsson, présidente de la Commission des affaires économiques du parlement suédois, Jörgen Warborn et Johan Nissinen, membres de la commission. Il faut aussi remercier M. Johansson, secrétaire d’Etat au ministère de l’Economie en charge des entreprises.

Depuis plus de dix ans, la Suède poursuit une politique nationale de simplification (délais de procédure, allègement des charges administratives, numérisation), guidée par une structure administrative unique et indépendante, le Regelradet.

Il revient à cet organisme de contrôler la qualité des études d’impact réalisées par le gouvernement lorsque celui-ci envisage une nouvelle norme. Existe-t-il des solutions alternatives ? Est-ce conforme au droit européen ? Quel est le coût administratif ?

dsae_suede-ent(A l’image) Résidence de France à Stockholm autour de Jacques Lapouge, notre ambassadeur, avec des acteurs de la communauté d’affaires française en Suède.

Par ailleurs, l’ensemble des administrations partage un portail commun d’information en ligne. Il leur incombe de se coordonner entre-elles et de s’adapter à ce guichet unique, et non les entreprises.

La Suède a réussi, selon son patronat, à faire économiser aux entreprises 750M€ de coûts administratifs par an, entre 2006 et 2012. En termes d’attractivité, la Suède est passée au 8ème rang mondial (sur 189 pays) du classement « Doing business 2016 ».

ALLEMAGNE – Berlin – 29 sept. 2016

dsae_berlin3(A l’image) Berlin – Ils tentent d’abattre le mur de la complexité administrative : les sénateurs Olivier Cadic, Élisabeth Lamure et Guy-Dominique Kennel.

De l’avis unanime, l’efficacité actuelle de la politique de simplification allemande tient d’abord à la création en 2006 du Conseil de contrôle des normes (Normenkonrtollrat ou NKR). Nous avons été reçus par son président, Johannes Ludewig,

Organe indépendant (comme le Regelradet suédois), le NKR discute de l’impact financier de chaque projet de loi avec le ministère concerné, en amont de leur présentation en conseil des ministres.

Autre acteur de l’efficacité allemande, le Destatis, équivalent allemand de l’INSEE, qui est en charge de calculer les coûts d’un projet, en liaison avec les divers ministères et le NKR.

A noter que tous les projets qui engendrent des coûts bureaucratiques supérieurs à un million d’euros font l’objet d’une nouvelle évaluation entre 3 et 5 ans après l’entrée en vigueur de la loi. Ceci doit créer un cercle vertueux (voir schéma).

En parallèle, les organisations patronales et syndicales sont régulièrement sollicitées pour apporter leur retour d’expérience.

Quatre ans seulement après la création du NKR, la vérification de la qualité des projets de loi a permis de dégager 14 milliards d’euros d’économies pour les entreprises !

Un nouvel élan a été donné à la politique de simplification l’an dernier : l’objectif de réduction des coûts englobe non seulement les coûts strictement administratifs, mais aussi ces coûts de mise en conformité.

C’est dans ce nouveau contexte que l’Allemagne a adopté le principe du « one in, one out » depuis le 1er juillet 2015, sous contrôle du NKR. Au bout d’un an, ce nouveau principe a permis aux entreprises d’économiser un milliard supplémentaire.

dsae2Nous avons toutefois été prévenus des limites de la simplification qui butte sur l’autonomie des Länder ou bien le fait que 50% de la législation allemande vient de Bruxelles. A ce propos, les études d’impact produites par la Commission européenne ne sont pas détaillées pays par pays…

Justement, la DSAE ira murir sa réflexion très prochainement à Bruxelles, puis à La Haye.

En conclusion, il nous apparait que le « choc de simplification » promis par le Président de la République ne pourra jamais voir le jour sans la création d’un organe indépendant, de type NKR ou Regelradet, en lien avec les ministères. Seule cette instance pourrait préfigurer un véritable changement de culture.

En Bref – du 25 au 28 octobre 2016

Réunion des parlementaires autour d’Alain Juppé (25 oct.)

aj_reunion
Alain Juppé
réunit chaque semaine les parlementaires qui le soutiennent dans sa campagne afin de partager informations et attentes.

J’ai participé à cette réunion de cohésion au siège de campagne du candidat. Objectif : mobiliser les électeurs pour favoriser une large participation à la primaire.

Maroc : notre groupe d’amitié invité par l’ambassadeur (26 oct.)

maroc2-hl71(g. à d.) Chabib Benmoussa, ambassadeur du Maroc en France et Christian Cambon, président du groupe d’amitié France-Maroc

Le groupe d’amitié sénatorial France-Maroc a été convié à la Résidence du Maroc en France. L’ambassadeur Chabib Benmoussa nous a fait un compte-rendu de la situation de son pays, rappelant les propos de sa Majesté : « Le Maroc condamne le terrorisme et invite tous les croyants à se mobiliser contre la haine. »

L’ambassadeur a ensuite commenté le résultat des élections législatives qui ont confirmé l’arrivée en tête des islamistes modérés du Parti justice et développement (PJD), devant le Parti authenticité et modernité (PAM),

Chabib Benmoussa a également fait le point sur les enjeux de la COP22 qui se tiendra à Marrakech. Sur place, j’y retrouverai Christian Cambon, président du groupe d’amitié, accompagné d’une délégation à cette occasion.

Andorre : rencontre avec l’ambassadrice (27 oct.)

J’ai eu le plaisir de recevoir Cristina Rodriguez, ambassadrice d’Andorre en France, pour un déjeuner de travail en compagnie de mon collègue Pierre Medevielle. Notre entretien faisait suite à mon déplacement en Principauté, fin août, où j’ai eu l’honneur d’être reçu par le ministre des Affaires étrangères, Gilbert Soboya (lire le rapport).

Nous avons évoqué les possibilités de coopération et divers projets susceptibles de développer les échanges économiques bilatéraux entre la France et Andorre.

Réunion avec Laurent Hénart (27 oct.)

l_henart_o_cadicMaire de Nancy et président du Parti radical (UDI), Laurent Hénart, m’a fait le plaisir de venir me rencontrer au Sénat pour évoquer les attentes des Français de l’étranger.

Successeur de Jean-Louis Borloo à la tête du Parti Radical, ancien-secrétaire d’État à l’Insertion professionnelle des jeunes, son expérience et son jugement nous sont des plus profitables au sein de l’UDI. Laurent participera au prochain congrès de l’UDI-Monde prévu le 17/12/16 à Paris.

Londres : réunion des consuls honoraires (28 oct.)

ch-londres-4Ils jouent un rôle fondamental auprès des expatriés français dans tous les pays : nos consuls honoraires sont le relais de l’administration, avec un dévouement sans faille et à titre bénévole.

Notre ambassadeur à Londres, Sylvie Bermann, a réuni les consuls honoraires venus des quatre coins du Royaume-Uni. Nous avons discuté de nombreux thèmes, tels que les conséquences du Brexit, les questions de Défense, les relations économiques ou encore la coopération culturelle et scientifique franco-britannique. Lire l’article « Royaume-Uni : les consuls honoraires à l’honneur« .

Londres : Wandsworth for Europe (28 oct.)

mele(g. à d.) Florence Mele (Wandsworth4eu) ; Olivier Cadic ; Patricia Connell, délégué consulaire Londres

Wandsworth est une ville de la banlieue sud de Londres située dans le district éponyme de Wandsworth qui a voté à 75% pour le maintien dans l’UE. Un certain nombre de ses habitants, pro-européens, se sont regroupés pour contester l’idée du repli sur soi.

En circonscription en Slovaquie – Bratislava / 20-21 sept. 2016

s_cleonzi_2J’ai « accueilli » Christophe Léonzi, le jour même de sa prise de fonction d’ambassadeur de France auprès de la République slovaque. Il remplaçait Didier Lopinot appelé à d’autres fonctions.

Tout juste arrivé à Bratislava, notre ambassadeur avait organisé sa première rencontre avec la communauté française établie en Slovaquie. J’ai partagé sa priorité déclarée qui est de soutenir le projet de demande d’homologation pour l’ouverture de classes de seconde, première et terminale au sein du l’École française internationale de Bratislava.

Relations commerciales

s_seco_1Service économique de l’ambassade

Nous avons suivi avec un grand intérêt la présentation de la situation macroéconomique de la Slovaquie par le chef du service économique, Emmanuelle Ivanov-Durand.

La Slovaquie est le premier producteur mondial automobile par tête d’habitant ! L’automobile est le secteur clé de son économie (43% de la production industrielle) générant 17Mds€ d’export.

Emboitant le pas à Volkswagen, Kia ou PSA déjà implantés en Slovaquie, Jaguar-Land Rover s’apprête à y installer sa première ligne de production en dehors du Royaume-Uni. Le salaire moyen slovaque était de 883€ en 2015.

Ce petit pays de 5,4 millions d’habitants se porte bien économiquement avec une croissance de 3,6% en 2016 et des projections optimistes sur les prochaines années.

Jusqu’en décembre, le pays préside le conseil de l’Union européenne. A Bratislava, être européen est la plus sûre promesse d’avenir, d’autant que la Slovaquie est le second bénéficiaire de fonds européens par habitant derrière l’Estonie. Le pays va recevoir 15,3Mds de fonds sur la période 2014-2020. Ces fonds sont affectés par programmes : qualité de l’environnement, R&D, infrastructures, RH, administration publique…

En 2015, les exportations françaises vers la Slovaquie s’établissent à 2,5Mds€, tandis que nous importons pour une valeur de 3,5Mds€. Ces deux chiffres sont en augmentation de plus de 10% par rapport à 2014. Nos échanges bilatéraux sont donc très dynamiques.

Lors de ma rencontre avec le service économique, j’ai eu le plaisir de prolonger mes entretiens sur le thème de l’entrepreneuriat auprès de Martina Malakova, présidente de la Chambre de commerce franco-slovaque et de Zuzana Desvergnes, sa directrice générale.

s_veolia_1Veolia

Découverte de la chaufferie de cogénération de Veolia en compagnie d’Olivier Valette, directeur technique, et de Martina Olejnikova, directrice des affaires publiques.

J’ai découvert avec beaucoup de curiosité cette belle réussite française en Slovaquie qui plaide pour notre savoir-faire en matière de services collectifs.

Veolia Slovaquie assure la fourniture de chauffage et d’eau chaude à 40.000 foyers de Petrzalka, un quartier d’immeubles de Bratislava.

Enseignement

s_ecole_1École internationale française

Visite de l’École internationale française de Bratislava, inaugurée en mai dernier, en compagnie de Jean-Pierre Jarjanette. conseiller de coopération d’action culturelle, et de Emmanuelle Daill, attachée de coopération pour le français.

Cette école du réseau AEFE permet de scolariser les enfants de la maternelle au collège. Elle offre un enseignement d’excellence, fondé sur un cursus individualisé, le plurilinguisme, le sport comme élément de développement personnel et une ouverture sur le monde.

s_ecole_4Les Français et les Franco-Slovaques représentent un bon tiers des effectifs qui ont progressé de près de 10% à la rentrée 2016 pour atteindre 223 élèves.

L’école ambitionne désormais d’ouvrir des classes de lycée. Premier bénéfice pour les collégiens : ne plus être obligés de se rendre à Vienne pour finir leurs études secondaires !

J’appuie ce projet qui, on s’en doute, correspond à un souhait empressé des parents d’élèves.

s_mod_2Ecole de mode MOD’SPE

Visite de la MOD’SPE Paris Fashion Business School, Central Europe.

L’école de mode fondée à Paris, en 1993, par la Fédération française du prêt à porter a ouvert en septembre dernier cette filiale en plein centre de Bratislava.

Son offre s’adresse aux étudiants d’Europe centrale et elle peut se compléter par des cours de français, appliqués au secteur de la mode, dispensés par l’Institut français !

s_mod_1L’école française accueille déjà 12 étudiants.

Jana Lalova, membre du Board, a pris la peine de faire découvrir cet espace de création et de pédagogie, symbole de notre savoir-faire dans la mode, réputé mondialement.

 

Communauté française

s_cleonzi_2-2Visite du consulat & Réception

Comptant 834 inscrits, la communauté française en Slovaquie est le reflet d’une population majoritairement jeune (80% ont moins de 45 ans) et masculine (2/3 sont des hommes). Nos expatriés sont principalement domiciliés à Bratislava et sa proche banlieue. Pour 80% d’entre-eux, ils sont sur place depuis moins de 10 ans.

Il est toutefois délicat d’évaluer le nombre de Français, puisque la proximité avec la France et l’environnement sûr n’incite pas nos compatriotes à se faire connaitre du poste.

C’est le secteur automobile qui draine la ressource humaine française vers la Slovaquie et principalement l’usine Peugeot. C’est pourquoi notre communauté est majoritairement constituée de familles expatriés sur contrat.

Je remercie notre ambassadeur Christophe Léonzi d’avoir organisé cette réception dès son arrivée avec la communauté française et les participants à la mission nucléaire.

Médias

s_interview_1Radio Slovaquie International

Interview réalisée par Jacques Hoflack, journaliste à la rédaction française de Radio Slovaquie International.

J’ai exposé les motifs de ma visite en Slovaquie, après mon étape à Vienne.

L’idée qu’un parlementaire puisse représenter ses compatriotes à l’étranger parait surprenante de premier abord dans de nombreux pays. Mes interlocuteurs finissent toujours par trouver qu’un tel mandat est judicieux.

Royaume-Uni : les consuls honoraires à l’honneur

J’étais aux côtés de Sylvie Bermann, ambassadeur de France, et de Sylvaine Carta Le Vert, consule générale, pour recevoir le 28 octobre, à la Résidence, les consuls honoraires du Royaume-Uni, ainsi que les élus consulaires de Londres et d’Edimbourg.

ch-londres-1Relais de l’Administration, les consuls honoraires sont répartis en agences,  participant ainsi au maillage de la présence française dans près d’une centaine de pays. Ils sont autorisés à délivrer des documents administratifs, comme des passeports, ou encore tenir des bureaux de vote.

Nos consuls honoraires ont aussi pour mission d’assister les Français en difficulté ou de concourir à notre rayonnement culturel. Soulignons enfin qu’ils travaillent à titre bénévole.

Edouard Braine, consul général à Londres jusqu’en 2012, avait récompensé leur dévouement à notre République par la remise d’une médaille distinctive (lire : « Consuls honoraires : la médaille et son revers » du 05 novembre 2012) .

Venus de Leeds, Liverpool, Birmingham, Brighton, Bristol, Cardiff, Plymouth, Jersey, Guernesey ou encore Gibraltar, nos consuls honoraires ont partagé chacun leur point de vue sur les conséquences du Brexit, premier point à l’ordre du jour de la réunion (liste des consuls honoraires du RU).

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Notre objectif demeure de préserver la qualité de nos relations bilatérales. C’est important pour notre sécurité et celle des Britanniques.

Au rang des satisfactions françaises, citons la construction de 2 EPR sur le site nucléaire d’Hinkley Point. Dans une toute autre mesure, la France a remis une décoration à tous les Britanniques engagés lors de la Seconde guerre mondiale pour leur contribution à la libération de la France. Ainsi, plus de 4000 vétérans ont reçu la Légion d’honneur au nom du devoir de mémoire. Dans ce domaine, même le Daily Mail approuve notre action ! C’est tellement rare que cela méritait d’être souligné.

HEBDOLETTRE n°70 – Programme d’Alain Juppé : « Les Français de l’étranger, un atout pour une France retrouvée » (édito) – En Bref du 18 au 21 oct. 2016 – Sénat : Rapport de la Commission d’enquête « Chômage » – Sénat : Rapport de la Cour de comptes sur l’AEFE (vidéo) – En circonscription : AUTRICHE – Vienne (20-22 sept. 2016) – UDI : Primaire & Agenda – Médias

Lire : l’HEBDOLETTRE n°70 – 07 novembre 2016Logo HebdoLettre bleu - Rond75

Edito de l’HebdoLettre n°70

« Les Français, qui sont de plus en plus nombreux à s’établir hors de France, sont au diapason de cette mondialisation quoiqu’on en dise ». Oui, quoiqu’on en dise. Alain Juppé fait mouche d’emblée dans son programme pour les Français de l’étranger.

Celui qui fut deux fois ministre des Affaires étrangères et professeur à Montréal parle avec une belle conviction de ces Français qu’il a souvent vus s’accomplir avec courage et esprit d’entreprise, rappelant que lorsqu’ils réussissent, c’est la France qui réussit.

En retour, il est conscient que ceux-ci ont « ardemment besoin d’être fiers de leur pays, d’avoir le sentiment qu’il tient son rang ».

Articulé autour de quatre chapitres, le programme d’Alain Juppé formule une analyse critique de la situation suivie d’une somme de mesures à l’échelle des problèmes. Des solutions parfois drastiques qui donnent bien le ton de la réforme : suppression de « l’invraisemblable certificat de vie », suppression de l’imposition des prélèvements sociaux sur les revenus du patrimoine des non-résidents, une « inadmissible autant qu’injustifiée discrimination ». Voilà qui donnerait de l’air autant aux personnes concernées qu’à nos administrations consulaires et fiscales.
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Pour autant ce programme n’est pas réductible à une liste de bonnes recettes, il sous-tend une ambition tout à fait nouvelle : « Le particularisme de la vie hors de France, fait valoir Alain Juppé, justifie l’élaboration d’une politique globale en faveur des Français de l’étranger ».

Cette politique globale, charpente de la réforme…. Lire la suite de l’édito et découvrir l’HebdoLettre n°70

Chômage : ces pays qui privilégient la reprise d’activité sous toutes ses formes (Rapport de la Commission d’enquête sénatoriale)

ce-berlin(à l’image) A Berlin, avec mes collègues Anne Emery-Dumas, présidente de la commission d’enquête sénatoriale et Philippe Dallier, rapporteur de cette commission.

Comment mesurer, comprendre et combattre le chômage en France et quels enseignements tirer des exemples européens ? C’est pour répondre à cette question qu’une commission d’enquête a été constituée au Sénat, le 28 avril 2016. Après avoir entendu 32 personnalités et effectué trois déplacements (Londres, Rome et Berlin), nous avons remis notre rapport au président Gérard Larcher, le 4 octobre dernier.

La première partie du document concerne la mesure du chômage en France. En résumé, les statistiques produites par l’Insee, qui répondent à des critères fixés au  niveau  international, constituent l’outil le plus pertinent, malgré quelques limites (publication trimestrielle, enquête réalisée à partir d’un échantillon…).

En termes de lutte contre le chômage, la commission d’enquête a concentré ses travaux sur trois pays européens qui se distinguent par leurs progrès en matière de création d’emplois : l’Allemagne, le Royaume-Uni et l’Italie. Précisons que les marchés du travail allemand et britannique affichent aujourd’hui des taux de chômage respectivement de 4,2% et 5%.

Du reste, tous les pays qui ont obtenu les meilleurs résultats au sein de l’Union européenne sont aussi ceux qui ont conduit des réformes structurelles de leur marché du travail, sans redouter d’aller vers « une flexibilisation accrue ».

Si la commission conclue qu’il n’existe pas de modèle unique et transposable d’un pays à l’autre, elle a pris soin de relever quelques « grandes lignes de convergence » : amélioration de la fluidité du marché du travail ; amélioration de l’accompagnement des chômeurs ; développement de la formation ; renforcement des droits et devoirs des demandeurs d’emploi ; conditions d’indemnisation plus strictes… »

Au rang des réformes globales qui ont produit leurs effets sur l’emploi, citons les lois Hartz en Allemagne, les programmes Welfare to work et Work Programme au Royaume-Uni et le Jobs Act et la loi Fornero en Italie.

Au sein des pays qui sont parvenus à réduire fortement leur taux de chômage, les gouvernements ont fait un choix politique, celui « de privilégier la reprise d’activité, sous toutes ses formes ». Tout plutôt que l’inactivité, même en contrepartie d’un haut niveau d’indemnisation.