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En circonscription en Macédoine – Skopje (6-8 septembre 2018)

Le 30 septembre 2018, les électeurs macédoniens auront à se prononcer sur la question suivante : « soutenez-vous l’adhésion à l’Otan et à l’UE en acceptant l’accord entre la Macédoine et la Grèce ? ».

Présenté par les autorités comme « la mère des batailles », je souhaite ardemment que ce référendum autorise la République de Macédoine à poursuivre sa marche en avant pour nous rejoindre au sein de l’UE. L’agenda des réformes doit évidemment être maintenu.

Je suis très reconnaissant à notre ambassadeur de France, Christian Thimonier, pour m’avoir assisté de ses conseils et de sa présence lors de mes rencontres avec les autorités et les élus.

Politique

Premier ministre

Très honoré d’avoir été reçu par Zoran Zaev, Premier ministre de la République de Macédoine, en présence de notre ambassadeur de France, Christian Thimonier.

Le référendum du 30 septembre permettra d’ouvrir la voie aux négociations d’adhésion à l’Otan et l’Union européenne. Sur un plan pratique, le gouvernement va demander aux électeurs d’approuver le nouveau nom de « Macédoine du Nord » en vertu de l’accord passé avec la Grèce, en juin dernier.

Je salue l’action résolue de Zoran Zaev qui participe à faire avancer l’histoire de l’Union européenne.

Ministre des Affaires étrangère

Échange avec Nikola Dimitrov, ministre des Affaires étrangères, qui aborde le référendum avec beaucoup d’espérance. L’enjeu est la poursuite de l’accession de son pays vers l’UE et l’ouverture des négociations d’adhésion en juin 2019, si les progrès en matière de réformes sont constatés par la Commission.

Le ministre Dimitrov préfère des institutions fortes à un homme fort pour diriger un pays.

J’ai noté que pour accélérer les passages à la frontière entre la Macédoine et la Serbie, il est envisagé que les postes frontières fusionnent, ce qui impliquerait un seul contrôle des personnes au lieu de deux.

Assemblée nationale

Au sein de l’Assemblée nationale macédonienne, j’ai eu le plaisir de rencontrer les députés du groupe d’amitié Macédoine-France.

Je me suis également entretenu avec Talat Xhaferi, président de l’Assemblée nationale et Nikola Poposki, député et président du Conseil national pour l’Intégration européenne.

En fin de journée, je suis retourné dans ce même lieu pour participer à la réception offerte par son président Xhaferi, à l’occasion de la fête nationale du pays. + d’images

Europe

UE-OTAN

Entretien avec Bujar Osmani, vice-Premier ministre pour l’Intégration européenne.

Le cheminement de la Macédoine pour intégrer l’Otan et l’UE semble irréversible.

Le référendum du 30 septembre n’est qu’une première étape, parce que divers progrès devront être accomplis, comme des réformes constitutionnelles. Bujar Osmani fixe ses priorités avec détermination et veut démontrer par les faits que les choses changent.

Je suis ravi de ce volontarisme qui conforte ceux qui souhaitent voir la Macédoine rejoindre l’Union européenne au plus tôt.

Entrepreneuriat

Réunion d’entrepreneurs français

En présence de notre ambassadeur, Christian Thimonier, j’ai déjeuné avec des entrepreneurs qui ont partagé leur expérience et décrit les opportunités du marché local.

Jacques Nassieu-Maupasa a introduit sur le marché macédonien diverses entreprises réputées, telles que Thales. J’ai découvert l’existence de Fame, une société d’animation et production musicale, dirigée par Aude et Laurent, un couple de jeunes compatriotes qui a bâti sa réussite internationale depuis Skopje. De son côté, Olivier Dalongeville conseille les entreprises européennes désireuses de s’installer en Macédoine, où le succès est souvent au rendez-vous comme en attestent Irina Gapic, directrice de Freyssinet et Goce Markov, directeur de Mr Bricolage. + d’images

Enseignement

École française

Visite de l’EFIS, École française internationale de Skopje. Créé en 1999, l’établissement accueille les enfants depuis la petite section de maternelle jusqu’au CM2, mais peut accompagner les élèves au niveau du collège en s’appuyant sur le Cned.

Près de 80 enfants fréquentent l’école présidée par Jean-François Le Roch, homme d’affaires français, déjà gestionnaire d’autres établissements scolaires (Sarajevo, Tirana, Odessa…).

L’EFIS a signé une convention avec la Mission laïque française et ses enseignements sont reconnus conformes aux programmes français. + d’images

Culture française

Institut Français

Visite de l’Institut français de Skopje créé en 1974, conduite par Branko Cobanov, attaché culturel. L’Institut a pour priorité le renforcement de l’enseignement de la langue française dans le monde scolaire, universitaire et professionnel.

En Macédoine, l’Institut offre, tout au long de l’année, un programme culturel varié dont les points forts sont le cinéma, l’art contemporain et le débat d’idées sur des sujets d’actualité.

Merci à la sympathique équipe de l’Institut pour le temps passé à échanger sur leurs multiples activités francophones en Macédoine. + d’images

Communauté française

Réception à la Résidence

Mes vifs remerciements à notre ambassadeur, Christian Thimonier, pour avoir organisé une rencontre avec les représentants de notre communauté de Macédoine, qui compte 241 inscrits.

La tendance est à la hausse des effectifs puisqu’on note une augmentation annuelle proche de 10% sur les trois dernières années.  Évidemment, la proportion de fonctionnaires ou assimilés reste importante et le pourcentage des bi-nationaux est élevé (58%). + d’images

Skopje by night

Mes entretiens se sont terminés par un diner organisé par notre ambassadeur, Christian Thimonier, dans un restaurant de Skopje, en présence de Goran Cekov, directeur de la Direction pour les relations bilatérales avec les pays européens ; Lidija Tasevska, députée francophone et membre du groupe d’amitié ; Jordan Plevnes, directeur de l’Université ESRA et ancien ambassadeur à Paris.

Le centre-ville de Skopje est superbe et c’est un argument supplémentaire pour vous inciter à découvrir ce pays si attachant. + d’images

Devoir de mémoire

Cimetière militaire français

Au cimetière militaire français de Skopje, j’ai visité la Maison du souvenir et déposé une gerbe au pied du monument en hommage à nos soldats morts pour la France sur le territoire macédonien au cours de la Première guerre mondiale.

Leur sacrifice sur le front d’Orient nous fait réaliser que la paix en Europe est notre bien le plus précieux.

Ce cimetière comporte un ossuaire contenant environ 3000 corps et 900 tombes identifiées. + d’images

Médias

VIDÉO – Mon interview sur Kanal 5

Mon passage à Skopje a fait l’objet de plus de 50 dépêches dans la presse nationale et d’une interview sur la chaine de télévision Kanal 5.

Je suis sincèrement heureux de cette marque d’intérêt pour notre pays. Selon les observateurs présents, j’ai bénéficié d’une meilleure couverture média que le chancelier autrichien lors de son passage à Skopje le même jour… Voir la vidéo.

PRESSE

Zaev-Cadic: Presim sukses në referendumin e 30 shtatorit
Telegrafi – 07.09.2018
Kryeministri i Maqedonisë, Zoran Zaev sot takoi senatorin e Francës dhe përfaqësuesin e shtetasve francez jashtë Republikës së Francës, Olivier Cadic, në shoqërim të ambasadorit francez në Maqedoni, Christian Thimonier. Lien

Osmani: Integrimi në BE, interes i përbashkët për Evropë më stabile
Lajm – 07.09.2018
Zëvendëskryeministri për çështje evropiane i Qeverisë së Maqedonisë, Bujar Osmani realizoi takim me Olivier Cadic, senator në Senatin francez dhe përfaqesues i shtetasve francez që jetojnë jashtë Francës, përcjell Telegrafi Maqedoni. Lien

Kryetari i Kuvendit, Talat Xhaferi u takua me senatorin në Senatin francez, Olivje Kadik
Portalb – 07.09.2018
Kryetari i Kuvendit të Republikës së Maqedonisë, Talat Xhaferi, sot realizoi takim me Olivje Kadik, senator francez dhe përfaqësues i shtetasve të Francës që jetojnë jashtë vendit, transmeton Portalb.mk. Lien

– Cadic: Shpresoj që vullneti i qytetarëve të jetë “pro” BE-së dhe NATO-s (Telegrafi – 07.09.2018)
– Osmаni: Integrimi në BE paraqet interes të përbashkët për një evropë më stabile, më të fuqishme dhe më të sigurtë (Tetova Sot – 07.09.2018)
– Olivier Cadic për vizitë në Kuvendin e Maqedoninë (Telegrafi – 07.09.2018)
– Osmani: Integrimi në BE, interes i përbashkët për Evropë më stabile (Telegrafi – 07.09.2018)
– Kadik: Shpresoj se vullneti i qytetarëve në referendum do të jetë për anëtarësim në NATO dhe BE (Idividi – 07.09.2018)
– Olivier Cadic për vizitë në Kuvendin e Maqedoninë (Lajm – 07.09.2018)
– Senatori francez Kadik për vizitë në Maqedoni (Tetova Sot – 06.09.2018)
– Cadic: Shpresoj që vullneti i qytetarëve të jetë “pro” BE-së dhe NATO-s (Lajm – 07.09.2018)
– Olivier Cadic për vizitë në Kuvendin e Maqedoninë (Botasot – 07.09.201)
– Senatori francez Kadik për vizitë në Maqedoni (Medial – 06.09.2018)
– Cadic: Shpresoj që vullneti i qytetarëve të jetë “pro” BE-së dhe NATO-s (Botasot – 07.09.2018)
– Senatori francez Kadik për vizitë në Maqedoni (Flaka – 06.09.2018)
– Kadik: Shpresoj se vullneti i qytetarëve në referendum do të jetë për anëtarësim në NATO dhe BE (Tetova Sot – 07.09.2018)
– Senatori Oliver Kadik për vizitë në Kuvendin e Maqedonisë (Medial – 07.09.2018)
– Kadik: Shpresoj se vullneti i qytetarëve në referendum do të jetë për anëtarësim në NATO dhe BE (Flaka – 07.09.2018)
– Senatori francez Oliver Kadik për vizitë në Parlamentin e Maqedonisë (Idividi – 07.09.2018)
– Kadik: Shpresoj se vullneti i qytetarëve në referendum do të jetë për anëtarësim në NATO dhe BE (Medial – 07.09.2018)

En circonscription en Albanie – Tirana & Korça (3-5 septembre 2018)

Première visite en Albanie, accueilli par Christina Vasak, ambassadeur de France, que je remercie vivement pour la qualité du programme qui m’a été proposé.

A Tirana, comme pour les cinq pays des Balkans traversés lors de ma tournée de deux semaines, les deux axes principaux de mes visites étaient le soutien au processus d’intégration dans l’Union européenne et le renforcement de la présence des entreprises françaises.

Dans la capitale et à Korça, au sud-est du pays, j’ai transmis aux autorités tous mes encouragements pour la poursuite des réformes, afin de favoriser l’ouverture des négociations d’adhésion de l’Albanie en juin 2019.

TIRANA

Politique

Premier ministre

Entretien avec le Premier ministre, Edi Rama, à la Primature. M. Rama estime que son pays a la capacité de soutenir sa croissance actuelle de 4%, grâce à des potentiels immenses dans les domaines du tourisme et de l’énergie

Le Premier ministre invite la France à renforcer sa présence en Albanie et plus largement dans les Balkans.

Ministère des Affaires étrangères

Au ministère des Affaires étrangères, rencontre avec Gent Cakaj, vice-ministre de l’Europe et des Affaires étrangères, chargé de l’intégration européenne, en compagnie d’Isabelle Le Guellec, Première conseillère.

L’objectif de l’Albanie est l’ouverture des négociations d’adhésion à l’Union européenne en juin 2019. Je soutiens cette démarche et je me suis réjoui des progrès du pays, notamment en matière de réforme de la justice.

Parlement

Plusieurs entretiens m’ont été accordés au Parlement albanais, en présence de Christina Vasak, ambassadeur de France et Isabelle Le Guellec, Première conseillère.

J’ai d’abord rencontré la présidente de la commission des Affaires étrangères, Mimi Kodheli (PS), ex-ministre de la Défense et Klajda Gjosha, sa vice-présidente (LSI), ex-ministre de l’Intégration europénne. Ensuite, j’ai échangé avec Elisa Spiropali, VP du groupe socialiste (majorité), avant de rencontrer Tritan Shehu, président du groupe d’amitié Albanie-France et membre fondateur du parti démocrate (opposition).

Beaucoup de discernement et d’intelligence chez ces parlementaires nés dans un pays qui n’a jamais fait la guerre à ses voisins. Ces élus se sentent européens depuis toujours. En les écoutant, je n’ai remarqué aucune différence avec mes propres convictions sur la façon d’envisager un futur commun, bâti sur la paix et la prospérité de notre continent. + d’images

Europe

Délégation de l’UE

Entretien avec Monika Bylaite, numéro 2 de la Délégation de l’Union européenne qui a souligné les avancées en matière de réforme de la justice albanaise.

Pour l’Albanie, comme pour la Macédoine, la Commission européenne a proposé d’ouvrir les négociations d’adhésion en juin 2019, mais c’est une décision qui se fonde sur les « progrès réalisés par ces deux pays ». Parmi les réformes réclamées par l’UE, l’Albanie doit particulièrement agir dans la lutte contre le crime organisé et la corruption.

Banque européenne

Entretien riche d’enseignements avec Matteo Colangeli, représentant permanent de la Banque européenne pour la reconstruction et le développement (Berd) en Albanie.

Nous avons profité des éclairages de Marin Le Corre, conseiller, qui a analysé les forces et faiblesses de l’Albanie, pays qui affiche actuellement une belle croissance.

Entrepreneuriat

Chambre de commerce

Rencontre avec les responsables de la Chambre de commerce et d’industrie France-Albanie : Julien Roche, président ; Elisabeth Gnoji, vice-présidente et Bierina Kazhani, directrice.

Forte d’une centaine de membres, la CCI France-Albanie, créée en 2014, est la 2ème Chambre bilatérale du pays.

Mes interlocuteurs ont mis en avant un pays très dynamique, où les jeunes parlent souvent deux ou trois langues et sont bien préparés au monde du travail par un système d’éducatif performant.

Idemia

Visite de l’entreprise française Idemia, dirigée par Jean-Alain Jouan, en présence de Etjen Xhafaj, vice-ministre pour l’Europe et les Affaires étrangères et de notre ambassadeur Christina Vasak.

Idemia est une entreprise française de sécurité numérique spécialisée dans la biométrie, l’identification et l’authentification. Elle a produit plus de 3,8 millions de cartes d’identité et 3,6 millions de passeports albanais depuis 10 ans.

L’Albanie est l’un des cinq pays au monde dont les papiers d’identité sont considérés comme les plus sécurisés. + d’images

Port de Tirana

Visite du port de Durrës qui reçoit 85% du trafic commercial maritime de l’Albanie.

Nous avons été accueillis par Afrim Bakaj, directeur de l’Autorité portuaire de Durrës et Ermir Maliqati, directeur général de CMA CGM Albania.

Le port projette de nouveaux quais, afin d’augmenter le trafic des bateaux de croisière. + d’images

CMA CGM

Ermir Maliqati, directeur général de CMA CGM Albania, m’a présenté son équipe et ses installations sur le port de Tirana.

La CMA-CGM, compagnie française, est le numéro 3 mondial du transport maritime par conteneurs. Elle joue un rôle de premier plan en Albanie.

Basé à Marseille, le groupe CMA CGM rayonne sur 160 pays et emploie plus de 30.000 personnes dans le monde (dont 4.500 en France). Rappelons que le transport maritime représente 90% des échanges économiques mondiaux. Ainsi, CMA CGM est le premier vecteur d’exportation du made in France. + d’images

Entrepreneurs français

Nous comptons 196 compatriotes inscrits au Registre. Parmi eux de nombreux entrepreneurs avec lesquels j’ai pris beaucoup de plaisir à échanger, comme les responsables de Idemia et de CMA CGM.

J’ai aussi dialogué avec Patrick Pascal, conseiller consulaire pour la région sud Balkans, DG de Selenice Bitume, une société qui extrait du minerai.

J’ai dégusté un remarquable Paris-Brest chez Marie-Therese Marchal, qui a ouvert un salon de thé-pâtisserie française, en plein centre de Tirana, il y a plus de vingt ans.

Avec Béranger Thibaut, nous avons parlé tourisme. Il se consacre aux milliers de Français qui veulent découvrir l’Albanie chaque année.

Enfin, Ludovic Laventure, véritable serial entrepreneur, qui a commencé par exporter des grenouilles albanaises vivantes vers la France ! Il est désormais dans les télécommunications, après avoir investi dans l’immobilier… + d’images

Enseignement

École française

Découverte de l’École française de Tirana en compagnie de Christina Vasak, ambassadeur de France, Isabelle Le Guellec, Première conseillère et Rose-Anne Bisiaux, conseillère de coopération et d’action culturelle.

L’école entame l’année scolaire dotée d’un second bâtiment qui lui permettra d’accueillir un nombre croissant d’élèves (90), dont plus de la moitié en maternelle. Elle appartient au réseau de l’association Scolae mundi dirigé par Jean-François Le Roch  + d’images

KORÇA

Autorités

Mairie de Korça

Entretien avec Sotiraq Filo, maire de Korça. Cette ville de 50.000 habitants, située à 180 km de Tirana, cultive une relation amicale et historique avec la France.

Ce lien durable remonte à la présence de nos soldats, lors de la Première guerre. A l’automne 1916, les Français rejoignent les Italiens à Korça. La ville devient le « petit Paris des Balkans » et le centre d’une république autonome albanaise sous protectorat français jusqu’en 1920. Nos soldats ont laissé derrière eux une école française. La ville abrite un cimetière militaire français où je me suis recueilli.

J’ai remercié M. le maire qui met des locaux municipaux gracieusement à disposition de l’Alliance française.

La ville de Korça réalise des efforts considérables pour développer son attractivité touristique, comme en témoigne son somptueux musée des icônes ou les travaux de préservation du centre-ville historique. + d’images

Devoir de mémoire

Cimetière militaire français

Visite du cimetière militaire français du Front d’Orient et dépose d’une gerbe en compagnie de Ilia Skendi, consul honoraire, et de Hélène Ben Moussa Marchal, chef de section consulaire.

La nécropole nationale de Korça contient les dépouilles des soldats morts pour la France en 1916-1918 en Albanie. Ce lieu de mémoire, aménagé en 1938, abrite les corps de 640 soldats français de l’infanterie coloniale de l’armée d’Orient.

Durant la Première guerre, les Balkans constituaient un théâtre d’opérations périphériques, souvent minimisé. Pourtant 300.000 soldats ont combattu sur ce front. + d’images

Communauté française

Réunion de francophones

Après la visite de l’Alliance française de Korça, présidée par Ilia Skendi (une des 5 Alliance françaises d’Albanie), une rencontre-débat a été organisée auprès de la communauté francophone et francophile de la ville, en présence du maire Sotiraq Filo.

De nombreuses questions ont jailli visant à comprendre pourquoi la France semblait moins présente que par le passé : interruption de partenariats économiques, retrait de postes d’enseignants du français…

Du reste, aucun sénateur français ne s’était rendu à Korça depuis 2007.

Afin d’exprimer ma gratitude envers cette communauté qui entretient avec ferveur son envie de France, je leur ai offert le verre de l’amitié et exprimé le souhait que nos compatriotes se fassent plus présents à l’avenir. + d’images

Médias Albanie 

Le Sénateur Olivier Cadic en Albanie
Radio Tirana International
Lors de son séjour en Albanie, il a rencontré le Premier Ministre Edi Rama et il a aussi eu un entretien avec Mme Mimi Kodheli, Présidente de la Commission parlementaire des Affaires étrangères. Lien

Senatori francez Olivier Cadic viziton portin e Durrësit
Ata
Drejtori i përgjithshëm Ekzekutiv i Autoritetit Portual Durrës (APD), Afrim Bakaj priti në një takim Senatorin francez Olivier Cadic. Lien

HEBDOLETTRE n°107 – ÉDITO : Candidature française aux Olympiades des métiers 2023 – ENQUÊTE : exprimez-vous sur l’avenir de l’Enseignement français à l’étranger – Emmanuel Macron veut que les FRANÇAIS de l’ÉTRANGER participent pleinement à « un nouveau rayonnement de la France » – Airbus à l’heure du BREXIT – Le CENTRE DE CRISE et de soutien a célébré ses 10 ans – Visite d’État au DANEMARK avec le Pdt de la République : Copenhague (28 au 29 août 2018) – En circonscription en GRÈCE : Rhodes (13 au 18 août 2018).

Lire : l’HEBDOLETTRE n°107 – 18 sept 2018Logo HebdoLettre bleu - Rond75

Edito de l’HebdoLettre n°107

« Nous serons la vitrine de cette excellence des métiers et de l’engagement que portent les jeunes au quotidien ». Cette ambition affichée par le président Emmanuel Macron, lors de la conférence des Ambassadeurs, pourrait paraitre bien sibylline à celui qui n’a jamais entendu parler des « Olympiades des métiers » ou WorldSkills Competition (WSC) dans son appellation internationale.

La WSC a lieu tous les deux ans et rassemble les meilleurs jeunes (< 23 ans) issus de près de 80 pays pour s’affronter dans 50 catégories de métiers artisanaux, industriels et numériques.

La France est candidate à l’organisation des WorldSkills 2023. C’est en Russie que l’été prochain, le 20 août précisément, 79 pays voteront pour choisir le pays hôte. J’espère bien qu’il échoira au nôtre de devenir, quatre jours durant, cette « vitrine de l’excellence des métiers », dont a parlé le Président de la République. Visuel HL101

C’est donc avec joie que j’ai accepté d’endosser le rôle d’ambassadeur WSC2023 que m’a proposé Michel Guisembert, président de WorldSkills France. Cet événement est plus qu’une compétition, selon lui, c’est un enjeu politique, économique et social.

Notre pays sait former les plus grands talents. Je m’en suis rendu compte aux Worldskills 2017, à Abu Dhabi, où notre formidable « Équipe de France des métiers » a remporté 12 médailles, dont 5 d’or. Nous avons mis à l’honneur nos champions avec Élisabeth Lamure, présidente de la Délégation sénatoriale aux entreprises, lors de la 3ème Journée des entreprises au Sénat, en mars dernier.

Notre excellence est ce qui s’exporte le mieux. Les Français de l’étranger sont bien placés pour le savoir. Emmanuel Macron a vu juste en mobilisant nos ambassadeurs pour appuyer cette candidature.

Je souhaite à chacun d’entre vous une rentrée vivifiante et conquérante. Découvrir l’HebdoLettre n°107


 

Emmanuel Macron veut que les Français de l’étranger participent pleinement à « un nouveau rayonnement de la France »

« Nos communautés françaises à l’étranger sont une richesse, une force. Nos réformes doivent leur être expliquées et elles doivent aussi être portées par elles (…) Les Françaises et les Français de l’étranger doivent participer pleinement de ce nouveau rayonnement de la France. »

29 aout, j’étais invité à l’Élysée pour assister au discours du président Emmanuel Macron en ouverture de la Conférence des Ambassadeurs et Ambassadrices.

Le thème de cette 26ème édition était « Alliances, valeurs et intérêts dans le monde d’aujourd’hui ».

Le Président a débuté son discours en mettant en avant l’importance des Français de l’étranger : « un atout pour la France ».

Dans la foulée, il a promis, dès cet automne, une réforme de l’enseignement français à l’étranger fondée sur une « réflexion en profondeur ». Nous savons que la députée Samantha Cazebonne a reçu la responsabilité de préparer un rapport sur le sujet.

Par ailleurs, Emmanuel Macron a prévu d’aller « au bout des simplifications attendues par nos concitoyens, en termes de démarches administratives et de vote en ligne ».

J’ai également pris acte que « La France sera candidate pour accueillir les Olympiades des métiers en 2023. » Je m’en réjouis car les responsables du comité d’organisation m’ont demandé d’être l’ambassadeur de cette candidature dans mes déplacements internationaux.

Cet événement planétaire (77 pays représentés aux derniers Worldskills à Abu Dhabi) permettra de valoriser le savoir-faire de nos filières professionnelles à travers nos jeunes talents (moins de 23 ans). Le président a incité le corps diplomatique à porter cette belle initiative.

Lire le discours d’Emmanuel Macron – Conférence des ambassadeurs et des ambassadrices – (Paris, 27/08/2018)

Visite d’État au Danemark – Copenhague (28-29 août 2018)

J’adresse toute ma gratitude au Président de la République, Emmanuel Macron, pour m’avoir invité à l’accompagner durant toutes les étapes de son voyage d’État au Danemark. La première visite d’un président français dans ce pays depuis 1982.

Ce fut un honneur d’avoir été présenté à S.M. Magrethe II, reine du Danemark, entourée de la famille royale. + d’images

Un déplacement mémorable.

Cérémonies officielles

Citadelle

A la Citadelle (Kastellet), le Président de la République et Mme Macron ont été accueillis par LL.AA.RR. Frederik et Mary de Danemark.

Emmanuel Macron a entamé sa visite d’État par un dépôt de gerbe au monument aux morts des opérations extérieures danoises depuis 1948.

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Château de Christiansborg

Dîner d’État offert par S.M. la Reine Margrethe II en l’honneur du Président de la République et de son épouse.

La cérémonie de présentation des convives permet à chaque invité de saluer la Reine, la famille royale et les officiels.

Le château de Christiansborg était l’écrin idéal pour cette soirée solennelle et marquante. + d’images

Théâtre Royal

Réception de retour offerte par notre Président de la République en l’honneur de S.M. Magrethe II, reine de Danemark.

L’occasion pour le Président de la République d’adresser un hommage appuyé à notre ambassadeur François Zimeray, en poste pendant cinq ans à Copenhague.

Une véritable ovation lui a fait écho. + d’images

Ministre de l’Enfance et des Affaires sociales

Au Théâtre Royal, j’ai eu le plaisir retrouver Mai Mercado, ministre de l’Enfance et des Affaires sociales, lors de la réception offerte par notre Président en l’honneur de la reine du Danemark.

J’ai eu le privilège d’échanger avec Mai Mercado durant le diner d’État, la veille au château de Christiansborg, puisqu’elle était ma voisine de table.
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Politique

Parlement

Le Folketing, Parlement danois, a arboré le drapeau tricolore pour la venue du président Emmanuel Macron qui s’est entretenu avec les chefs des partis, dans les bureaux de Pia Kjaersgaard, présidente du Parlement.

Lors de ses discours, Emmanuel Macron a aimé rappeler que certaines réformes qu’il souhaite engager ont été mises en pratique, depuis longtemps, au Danemark…

Notre rencontre avec le groupe parlementaire d’amitié France-Danemark a donné lieu à de fructueux échanges sur le futur de l’Europe et les défis auxquels nos deux pays sont confrontés. + d’images

Consultation citoyenne

Accompagné par Lars Løkke Rasmussen, Premier ministre du Danemark, notre chef de l’Etat a participé à des « Consultations citoyennes » auprès du public danois, en partenariat avec l’Université de Copenhague.

Le débat avec les étudiants a été modéré par Lykke Friis, vice-doyenne de l’Université de Copenhague.

En diverses occasions, Emmanuel Macron a rappelé les valeurs qui fondent l’Union européennes et cherché à partager une vision propre à créer un nouvel élan. Il a reçu à chaque fois un accueil enthousiaste. + d’images

Relations commerciales

Conférence économique

La conférence économique, au siège de Dansk Industrie, a été clôturée par le président Macron.

Avec 450 entreprises danoises implantées en France qui emploient 55.000 salariés, le Danemark est un pays qui compte pour notre économie.

Les chefs d’entreprises européennes ont participé à une table ronde pour signifier que l’Europe devait constituer une force et donc devenir plus imbriquée, notamment en unifiant son marché du numérique ou de l’énergie.

Le Président Macron a rappelé les réformes engagées depuis un an en France visaient à flexibiliser le marché du travail et favoriser l’innovation. Des réformes inspirées par le modèle danois. + d’images

Culture

Musée

Après la conférence économique, notre délégation française s’est rendue au musée Ny Carlsberg Glyptotek pour une rencontre avec des figures de la culture danoise.

Originellement, c’est le fils du fondateur de la brasserie Carlsberg qui a offert ses collections et laissé son nom au musée.

On peut y découvrir les tableaux des plus grands noms de la peinture française impressionniste et post-impressionniste, comme des antiquités égyptiennes, grecques et romaines.

La précédente visite d’un chef d’État français dans ce musée remontait à 1906… + d’images

Communauté française

Acteurs français

Au Théâtre Royal, Emmanuel Macron a fait une allocution pour remercier ses hôtes, en présence de nos compatriotes vivant au Danemark.

Parmi ceux-ci, j’ai été heureux de retrouver Marie-José Caron, conseillère AFE pour l’Europe du Nord et Pascal Badache, VP du conseil consulaire pour le Danemark. Marie-José m’a présenté divers acteurs de la communauté française de Copenhague. J’ai ainsi eu le plaisir de faire la connaissance d’Anaïs Lora, designer urbain, et de Dominic Bouche, professeur et spécialiste du Danemark.

Le Danemark est le pays où les gens sont les plus heureux, selon une étude internationale. Voilà un bel objectif pour la France ! + d’images

En circonscription en Grèce – Rhodes (13-18 août 2018)

Pour mon second déplacement en Grèce depuis le début de mon mandat (CR Athènes – mai 2017), je me suis rendu sur l’île de Rhodes dans le Dodécanèse.

La région Égée du sud sera la capitale gastronomique de l’Europe en 2019. Une belle occasion de faire partager ses produits d’appellation contrôlée. Préalablement, la région exposera pour la seconde fois au salon de l’alimentation SIAL à Villepinte, en octobre prochain.

A cette occasion, j’ai invité les exposants à se rendre au Sénat, ainsi que Aliki Moschis-Gauguet, consule honoraire, afin de promouvoir les échanges entre leur région et notre pays.

Autorités locales

Mairie de Rhodes

Entretien avec Fotis Chatzidiakos, maire de Rhodes, en compagnie d’Aliki Moschis-Gauguet, consule honoraire.

Le tourisme florissant de Rhodes a permis à la ville de ne pas ressentir la crise des huit dernières années aussi intensément que le reste du pays. Du reste, j’ai été frappé par la maitrise de l’anglais du personnel des hôtels et des taxis. Le maire m’a expliqué que des cours intensifs de langues étrangères étaient offerts aux habitants, pendant quatre mois d’hiver, grâce à une structure financée par la Région et la mairie.

Fotis Chatzidiakossouhaite que les entreprises françaises soient davantage présentes pour répondre aux appels d’offre de la municipalité : construction et gestion de parkings ou marinas, système d’incinération des déchets et de multiples projets de développement. + d’images

Conseil régional Égée du Sud

Accueilli par Filimonas Zannetidis, responsable Gastronomie et du secteur Primeur au conseil régional, en compagnie de Sotrillis Thomas, vice-gouverneur et de Heidi Lazani, directrice du cabinet du gouverneur, George Hatzimarkos.

Nous avons évoqué les défis auxquels la région Égée du sud qui comprend le Dodécanèse était confrontée avec un territoire éclaté en 49 îles !

La région sera capitale gastronomique de l’Europe en 2019. + d’images

Europe

Au cours de mes rencontres avec des interlocuteurs les plus divers, nous nous sommes mutuellement réjouis de la sortie de la Grèce du mémorandum, suite à la crise de la dette publique.

Si on compte les îles, la Grèce dispose de la ligne côtière la plus étendue d’Europe. Son message à l’Union européenne est que les îles sont chères à gérer. Les Grecs font preuve de solidarité avec l’Europe, en participent à la protection des frontières de l’UE. En 2016, l’île de Rhodes a accueilli 32.000 migrants. Personne n’en a parlé.

Chacun est convaincu que seule une approche collective permettra à l’Europe de répondre à ses défis.

Entrepreneuriat

Chambre de commerce

Réunion à la Chambre de commerce du Dodecanese avec Ioannis Pappou, président ; Nikolaos Papastamatiou, 1er vice-pdt ; Fedra Spanou, secrétaire générale ; Andonis Cambourakis, pdt de l’association des hôteliers de Rhodes.

La Chambre représente les 25.000 entreprises établies dans le Dodécanèse qui vivent directement ou indirectement du tourisme. A l’origine, ce sont les Français et les francophones qui ont été les premiers touristes sur l’île.

Il y a désormais 600 hôtels à Rhodes, sans compter les Bed & Breakfast ou les chambres louées sur internet. On estime le nombre de lits disponibles à 170.000. Mais désormais, les touristes français ne pointent plus qu’en 5ème position derrière les Allemands, les Anglais, les Scandinaves et les Russes.

Signe des temps, j’ai remarqué qu’il n’y avait plus aucun écriteau rédigé en français dans les ascenseurs des hôtels, au profit de l’anglais, l’allemand et le russe… + d’images

L’Éternel

Matthias Verdier et Alexandre Ronné ont ouvert, en juin 2018, un piano-bar baptisé l’Éternel disposant d’une terrasse d’où l’on peut contempler les toits de la vieille ville et le port qui abritait le fameux Colosse.

Ces deux entrepreneurs participent au rayonnement de la France en proposant des produits de nos terroirs : vins, fromages et charcuterie. Ils sont aussi des artistes, car ils interprètent chaque soir un répertoire musical varié.  Je leur adresse tous mes vœux de réussite. + d’images

Communauté française

Consule honoraire

Accueilli par Aliki Moschis-Gauguet, consule honoraire depuis 2006 pour le Dodécanèse et l’Égée du sud, j’ai découvert l’Auberge de France, ce lieu historique construit en 1492 dans la rue des Chevaliers. Après l’avoir rachetée aux Turcs en 1912, l’ambassadeur de France Maurice Bompard en fit don à la France. C’est donc dans le seul bâtiment restant de l’époque franque que la consule honoraire a choisi d’installer son bureau !

Comme tous les consuls honoraires, Aliki exerce ses responsabilités bénévolement auprès de 420 résidents permanents et 200.000 touristes français de passage chaque année pour faciliter leur séjour, les informer sur l’histoire de l’ile et, le cas échéant, les secourir.

Aliki Moschis-Gauguet a été élue par le Parlement européen en 2004 « Femme de l’Europe » pour sa contribution à la promotion du dialogue entre les différentes cultures de la Méditerranée. Elle est aussi Chevalier dans l’Ordre National du Mérite (2009). + d’images

Airbus à l’heure du Brexit

Alors que le Japonais Panasonic vient d’annoncer le transfert de son siège européen du Royaume-Uni vers les Pays-Bas, toutes les entreprises internationales installées outre-Manche s’interrogent sur la conduite à tenir face à un Brexit qui paraît désormais inéluctable.

Le constructeur aéronautique européen Airbus n’échappe pas à cette règle.

J’ai eu le plaisir de recevoir ses responsables, le 26 juillet au Sénat (à l’image:) Philippe Coq, secrétaire permanent des Affaires publiques, Annick Perrimond-du-Breuil, directeur des relations avec le Parlement et Bruno du Pradel, VP des Affaires publiques.

Notre entretien a porté sur l’impact du Brexit pour Airbus. Depuis quelques jours, la presse se faisait l’écho de « graves perturbations » prévisibles pour le groupe si le Royaume-Uni devait sortir brutalement de l’Union européenne (no deal). Les dirigeants m’ont confirmé que, dans tous les cas de figure, le Brexit obligera Airbus à repenser sa stratégie au Royaume-Uni et que, dès à présent, tout nouvel investissement sur place est examiné de manière très attentive.

Airbus compte 14.000 salariés outre-Manche, où il fabrique les ailes de ses avions. Un dicton britannique dit que « sans le Royaume-Uni, Airbus s’appellerait Bus ».

Fabriquer des ailes, c’est assembler une pluie de pièces détachées qui viennent du continent et c’est aussi un va-et-vient de salariés de l’ordre de 80.000 traversées de frontière par an. Demain, tout pourrait devenir un festival de surcoûts et de casse-têtes douaniers, réglementaires ou sociaux (que vont devenir les 1900 expatriés ?).

Pour résoudre ce type de problème dans l’industrie, il ne suffit pas de démonter une usine pour la remonter ailleurs, car il faut le temps de recréer tout un écosystème alentour.

J’ai été rassuré par les propos de Philippe Coq et Bruno du Pradel. Les industriels n’ont pas le choix. Ils prendront toutes les dispositions pour préserver leurs intérêts, même si c’est à regret. Un message clair pour les autorités britanniques.

Le Centre de crise et de soutien a célébré ses 10 ans

Incendies en Grèce, Séisme en Indonésie, catastrophe de Gênes, cet été le démontre encore, les drames ne prennent pas de vacances.

En juillet 2008, à l’initiative de Bernard Kouchner, le ministère de l’Europe et des Affaires étrangères s’est doté d’un outil pour répondre aux crises devenues de plus en plus fréquentes (sécuritaires, climatiques, humanitaires, politiques, sanitaires…).

Les trois derniers directeurs du CDCS venu témoigner d’une décennie de diplomatie de l’urgence : (g à d) Serge Mostura, Didier Le Bret et Patrice Paoli.

D’abord baptisée Centre de Crise, cette direction est née de la fusion de deux services : le premier en charge de la sécurité des Français de l’étranger, le second de l’action humanitaire.

Lorsque ses missions ont été élargies en 2014 vers l’accompagnement à la sortie de crise, son nom est devenu Centre de crise et de soutien (CDCS).

Lors de la journée anniversaire, le 10 juillet, j’ai été invité à la matinée de témoignages et de tables rondes. Il était émouvant d’entendre les trois directeurs successifs de ce centre atypique que Patrice Paoli nomme « l’urgentiste de la sécurité pour les Français de l’étranger », rappelant qu’il agit ensuite pour « la stabilisation afin d’aider à la sortie de crise ». Tout ceci avec un budget d’une vingtaine de millions d’euros seulement.

M. Paoli m’avait fait visiter ses installations en février 2017 et décrit les moyens dont il disposait pour donner assistance à nos compatriotes en détresse, partout dans le monde.

Le ministre Jean-Yves Le Drian a détaillé sur les deux grandes missions du centre : assurer la sécurité de nos ressortissants à l’étranger et répondre aux crises humanitaires.

J’avais noté que le CDCS était la seule administration certifiée Iso 9001 du MEAE ! Un fait qui pour moi n’a rien d’étonnant : c’est justement lorsqu’on est face à l’inconnu, l’imprévu et toujours en première ligne qu’il faut des procédures d’assurance-qualité exigeantes pour savoir quoi faire immédiatement. Ce qui n’exclut pas une adaptabilité de tous les instants.

Ce 10 juillet 2018 fut un jour d’hommage particulier pour les femmes et les hommes au service de l’urgence humanitaire. Patrice Paoli nous a révélé, à la tribune, que la crise qui avait le plus marqué au CDCS était 13 novembre 2015 : « un moment de fraternité extrêmement intense qui reste gravée dans nos mémoires… cela m’a changé ».

Ce centre est l’honneur et la grandeur du service public, a souligné en substance le secrétaire d’Etat, Jean-Baptiste Lemoyne, dans son discours de clôture en rappelant le travail réalisé depuis une décennie (2008-2018) avec « humanité et professionnalisme ».

« 10 ans au Centre de crise et de soutien » VIDEO du Ministère de l’Europe et des Affaires étrangères – 10/07/2018 (6:17). Didier Le Bret, Serge Mostura et Patrice Paoli, les trois directeurs successifs du CDCS témoignent.

HEBDOLETTRE n°106 – ÉDITO : Benalla tralala – Mon intervention sur l’accord franco-autrichien relatif aux personnes en situation irrégulière : Vidéo (6:50) – Routes de la soie : peut-on croire au gagnant-gagnant avec la Chine ? – Edouard Philippe confie une mission à Samantha Cazebonne sur l’avenir de l’enseignement français à l’étranger – Groupe de suivi Brexit : le rapport du Sénat pointe un sérieux risque de « no deal » // les propositions du Sénat pour protéger les résidents européens // pourquoi je crois que le Brexit n’aura pas lieu – L’écho des CIRCOS : Juin 2018 + Juillet 2018 – En circonscription au ROYAUME-UNI : Bristol (16 juillet 2018) – En circonscription au PAYS DE GALLES (RU) : Cardiff (15 au 16 juillet 2018) – En circonscription en BELGIQUE : Bruxelles (14 juillet 2018) – En circonscription au ROYAUME-UNI : Londres (12 juillet 2018) – En circonscription en IRLANDE du NORD : Belfast (2-3 juillet 2018) – En circonscription en RÉPUBLIQUE d’Irlande : Dublin + Slane + Cavan (2 juillet 2018) – En circonscription en ITALIE : Rome (04 juin 2018)

Lire : l’HEBDOLETTRE n°106 – 02 août 2018Logo HebdoLettre bleu - Rond75

Edito de l’HebdoLettre n°106

Benalla tralala

En 2014, l’un des chauffeurs d’Emmanuel Macron s’est fait retirer son permis de conduire. Voulait-il faire du zèle auprès de son patron, fraichement nommé ministre de l’Économie ? Toujours est-il qu’il fut contrôlé à plus de 200 km/h sur l’autoroute, alors qu’il devait rejoindre le ministre en province. Le chauffeur est reparti à pied, tandis qu’Emmanuel Macron rentra à Paris grâce à une voiture de la Préfecture. Une affaire qui paraissait bien « embarrassante » pour le ministre, raillait alors le Parisien.

Solidaires, les collègues du chauffeur demandèrent au ministre Macron d’intervenir pour mettre un terme à la procédure de suspension de permis. Sa réponse a fusé : « ce chauffeur est un justiciable comme un autre et les consignes sont extrêmement claires : le Code la route doit être respecté ».

Cet excès de vitesse était révélateur de dysfonctionnements que connaissait le service des transports du secrétariat général de Bercy. Un audit sur l’organisation du travail des chauffeurs fut commandité, afin que le cas ne se reproduise plus.

Le comportement d’Emmanuel Macron marquait une nouvelle époque. Il tranchait avec les habitudes de son prédécesseur, Arnaud Montebourg, filmé en train de griller 12 feux rouges en trois minutes par le magazine Auto plus. Ce même ministre avait été pris en flagrant délit d’excès de vitesse en plein reportage, en octobre 2012, juste pour vanter un modèle de voiture « made in France ».

L’affaire Alexandre Benalla, révélée par Le Monde, illustre à son tour des dysfonctionnements au sein des services de l’Élysée. A un moment où l’opposition parlementaire se sentait politiquement anémiée, il était tentant pour elle d’exploiter cette faille qui laissait passer la lumière crue d’un évident manquement.

Deux commissions d’enquête parlementaire, deux motions de censure ! Mais surtout, on aura tout vu et tout entendu !
Visuel HL101
Parmi ceux qui parlent haut et fort, nous avons Marine Le Pen. Gardienne patentée de la morale républicaine, elle s’est exclamée que  » cette affaire Benalla révélait le projet d’une police parallèle qui dépend exclusivement du Président de la République « . Rien que ça ! C’est vrai qu’elle s’y connait en guise d’organisation sécuritaire, puisqu’elle a déclaré son garde du corps en qualité d’assistant parlementaire, ce qui leur vaut d’être mis en examen, tous les deux.

Autre saillie drolatique de la reine héritière du FN : le fonctionnement de la commission d’enquête de l’Assemblée nationale, présidée par LREM, lui donne l’impression d’être en Corée du Nord. Faux. La Corée du Nord est bien mieux disciplinée : personne ne dépose de motion pour censurer Kim Yong Un. On gagne du temps.

Il y a un an, deux tiers des Français ont pensé que la France méritait mieux que Mme Le Pen. Grâce à Emmanuel Macron, l’image de notre pays a été transformée à l’international. On peut même parler d’un véritable engouement, tout récemment conforté par la victoire des Bleus.

Cette image de cohésion retrouvée demeure friable, on l’a vu ces derniers jours, à l’heure où nous avons un besoin vital d’ambition et d’espérance collective.

Je vous souhaite à chacune et chacun un bel été. Découvrir l’HebdoLettre n°106

L’écho des circos / Juillet 2018

Argentine – Chine – Brésil – Égypte – États-Unis – Finlande – Liban – Macédoine – Madagascar – Nouvelle-Zélande et Monde

FINLANDE

Chambre de commerce (5 juillet)

A l’invitation de notre groupe d’amitié, présidé par Jean-François HussonPatrice Dano, président de la CCI franco-finlandaise a fait un point sur l’évolution des relations commerciales entre nos deux pays.
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MONDE

ANEFE (5 juillet)

Entretien au Sénat avec André Ferrand, ancien sénateur des Français de l’étranger et président de l’ANEFE (Association nationale des écoles françaises de l’étranger) pour évoquer sa contribution à l’avenir de l’enseignement français à l’étranger.
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ÉTATS-UNIS

Congressman Pittenger (6 juillet)

Robert Pittenger est membre du Congrès, où il préside le groupe de travail consacré au terrorisme et à la guerre non conventionnelle. J’ai partagé ma vision en matière de cyberdéfense. Il m’a invité à intervenir au Parliamentary Intelligence-Security Forum à Washington, en fin d’année.
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MONDE

FAPEE : Assemblée Générale (6 juillet)

Participation à l’AG de la fédération des associations de parents d’élèves à l’étranger qui a élu François Normant à sa présidence. Échanges sur la politique éducative dans l’enseignement français à l’étranger (langues, réformes du lycée et du baccalauréat). Table ronde sur l’avenir du réseau de l’enseignement français.

NOUVELLE-ZÉLANDE

Nouvelle ambassadrice de France (10 Juillet)

Présidé par Jean-Marie Vanlerenberghe, le groupe d’amitié France-NZ a reçu la nouvelle ambassadrice de France à Wellington, Sylvaine Carta-Le-Vert, succédant à Florence Jeanblanc-Risler. Opportunité d’exprimer ma gratitude à Mme Carta-Le-Vert pour son action en qualité de consule générale à Londres.

CHINE

UFE Chine (10 juillet)

Venu de Chengdu, j’ai reçu Jean-Pierre Palier, président de l’UFE Chengdu. Nous avons parlé de la communauté française, de l’importance de son expérience au service de l’UFE pour aider nos compatriotes à s’implanter dans une ville en plein essor.
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MONDE

Mémorial en hommage à nos soldats morts en Opex (10 juillet)

Lors de la réunion du groupe d’études « Sénateurs anciens combattants et de la mémoire combattante », Geneviève Darrieussecq, secrétaire d’État auprès de la ministre des Armées, a annoncé la création d’un mémorial aux militaires tombés en opérations extérieures depuis 1963. Ce monument portera près de 600 noms et sera prochainement érigé au parc André Citroën à Paris.

BRÉSIL

Un pays en crise (11 juillet)

Rencontre au Sénat avec Anne-Marie Ballande, conseillère consulaire de Sao Paulo, établie à Curitiba dans le sud du Brésil. La situation des Français vivant au Brésil est délicate entre crise économique et crise politique, mais ils sont devenus très résilients ! Et Anne-Marie est toujours aussi enthousiasmante.
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ÉGYPTE

Amitié France-Égypte (17 juillet)

Participation au diner organisé pour le groupe d’amitié France-Égypte présidé par Catherine Morin-Desailly avec Ehab Badawy, ambassadeur d’Égypte. Il s’est exprimé sur la situation politique de son pays depuis la réélection du président Abdel Fattah al-Sissi.
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MACÉDOINE

Pays rebaptisé (18 juillet)

La nouvelle ambassadrice de Macédoine en France, Jadranka Chaushevska Dimov, a été reçue par notre groupe d’amitié France-Balkans occidentaux, présidé par Marta de Cidrac. Un accord a été conclu avec la Grèce pour changer le nom du pays en « République de Macédoine » qui sera soumis à référendum fin septembre. Un préalable pour pouvoir prétendre intégrer l’Union Européenne.

LIBAN

Enseignement français (19 juillet)

Le groupe d’amitié France-Liban a auditionné Jean-Christophe Deberre, directeur général de la Mission laïque française. Échange sur la crise dans les établissements scolaires français au Liban contraints d’accroitre leurs tarifs de 25 à 30% suite à l’adoption d’une loi par le Parlement libanais imposant une augmentation des salaires de 70%.

ARABIE SAOUDITE

Relations commerciales (19 juillet)

Conseiller consulaire, président de l’UFE Al Khobar et aussi conseiller du commerce extérieur de la France, Roland Raad m’apporte toujours un regard précieux sur les réussites et les difficultés de nos entrepreneurs au Moyen-Orient.
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MADAGASCAR

Relations commerciales (25 juillet)

Nous avons assisté à une présentation captivante de Rémi Maréchaux, directeur Afrique et Océanie au MEAE, invité par le GIA France-Madagascar. Les considérations économiques ont aussi laissé place à l’inquiétude face au phénomène galopant de kidnapping dont sont victimes les ressortissants franco-malgaches d’origine indienne.

MONDE

FedEx de nuit (25 juillet)

Visite nocturne du hub de FedEx, situé en bout de pistes à Roissy, qui emploie 2500 personnes. Avec 50 vols quotidiens, 1200 tonnes de fret quotidien, et 400.000 colis traités par jour, le transporteur américain indique qu’il contribue à hauteur de 2,6 milliards d’euros au PIB annuel de la France. Roissy, un autre exemple de la France qui gagne à l’international.

ARGENTINE

Conseiller consulaire (26 juillet)

Rencontre avec le passionné Michel Menini qui vient régulièrement échanger avec les parlementaires représentant les Français établis hors de France. Il évoque la difficulté de travailler à distance avec certaines administrations.

L’écho des circos / Juin 2018

Australie – Botswana – Cambodge – Corée du Nord – Corée du Sud – États-Unis – Irlande – Mozambique – Royaume-Uni – Singapour – Slovaquie – Suède

SUÈDE

Fête nationale (6 juin)

Grand succès pour la réception organisée à Paris par l’ambassadeur de Suède, Veronika Wand-Danielsson, à l’occasion de la fête nationale suédoise (à l’image avec ma collègue Elisabeth Doineau).

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IRLANDE

Droit à l’avortement (6 juin)

À l’ambassade de Suède pour la fête nationale, heureux d’avoir pu féliciter Patricia O’Brien, ambassadrice d’Irlande en France, pour le résultat du référendum qui ouvre la voix au droit à l’avortement en Irlande.

 

ROYAUME-UNI

70 ans du CEI (8 juin)

Préfacé par le président Macron, un superbe ouvrage illustré «Ouvrir le monde aux jeunes / 1947-2017» retrace toute l’aventure du Centre d’échanges internationaux (CEI), dirigé par Guillaume Dufresne. Fier d’avoir apporté mon témoignage à ce projet.

 

AUSTRALIE

Délégation de parlementaires (12 juin)

Échanges avec Scott Ryan, président du Sénat australien, conduisant une délégation de parlementaires, à l’invitation de mon collègue Marc Daunis, président du groupe d’amitié France-Australie. Scott a succédé à Rod Kemp. J’ai rencontré Rod à Melbourne, puis à Paris. Il est le mari de Danièle Kemp, élue AFE..

 

CORÉE du SUD

Relations avec la Corée du Nord (12 juin)

Au Sénat avec Jong-Moon Choi, ambassadeur de la république de Corée. Notre entretien a porté sur le mur qui sépare les deux Corées, dernier vestige de la guerre froide. Les Coréens sont fatigués par cette séparation qui les use.

 

ROYAUME-UNI

Délégation de francophones (12 juin)

Accueil au Senat d’un groupe de Britanniques francophones, conduit par Marie Blanche Camps, déléguée consulaire Londres. L’occasion de découvrir les acarnes du Sénat, haut lieu de la République et palais historique.

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ÉTATS-UNIS

AmCham (14 juin)

Présentation de mon rapport sur le cycle de vie de l’entreprise « Pour une France libre d’entreprendre » lors d’une réunion organisée par l’American Chamber of Commerce, à l’invitation de Jérémie Gallon, directeur et de Stéphanie Barreau, présidente.

 

ASIE

Corée du Nord (15 juin)

Entretien avec Thierry Mathou, directeur Asie au MEAE, pour évoquer l’évolution de la relation entre les USA et la Corée du Nord (RPDC). La France pourrait jouer un rôle sur la vérification de la dénucléarisation de la RPDC.

 

SINGAPOUR

Colloque Business France (15 juin)

Table ronde : « L’année de l’innovation France-Singapour : une chance pour l’ASEAN ? ». J’estime que Singapour offre à nos PME innovantes un environnement juridique sécurisant, des partenaires de haut niveau et bon accès au marché chinois.

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CORÉE du NORD

Audition historique de Kim Yong-Il (19 juin)

Au Sénat, en qualité de président du groupe d’études France/Corée du Nord, j’ai interrogé Kim Yong-Il, délégué général de la République populaire démocratique de Corée, notamment sur la dénucléarisation de la péninsule coréenne (compte-rendu et vidéo).

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ROYAUME-UNI

Délégation UFE Corporate (21 juin)

Avec ma collègue Joëlle Garriaud-Maylam, accueil d’une délégation de l’UFE Corporate conduite par Stéphane Rambosson, conseiller consulaire et Carole Rogers, pdte UFE GB et délégué consulaire. Discussions sur le Brexit et le train de réformes depuis un an.

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MOZAMBIQUE

Lancement de la CCI (22 juin)

La chambre de commerce France-Mozambique est née ! Avec ma collègue Nassimah Dindar nous avons accueilli son pdt Laurent Thong-Vanh et sa directrice Audrey Gortana-Vallet pour fêter ce qui était ma priorité pour ce pays (compte-rendu).

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MONDE

Booster nos PME (25 juin)

Autour d’Arnaud Vaissié, pdt de CCI_France International et 19 présidents de CCI dans le monde, j’ai organisé un déjeuner de travail sur le thème « Quelles solutions originales pour favoriser le développement international de nos PME ? » Beaucoup d’idées neuves et de bonnes pratiques partagées ! (compte-rendu)

BOTSWANA

Développement bilatéral (26 juin)

Pierre Voillery, notre ambassadeur au Botswana (2 millions hab.) a été invité au Sénat par le GIA France-Botswana. Le développement économique est l’enjeu majeur : 40% des jeunes sont sans-emploi. Le pays dispose toutefois de finances solides et offre de belles opportunités d’affaires.

CAMBODGE

Diner pour la création d’une AF (26 juin)

Soutien à l’ouverture d’une Alliance française à Siem Reap à l’initiative de l’entrepreneur Arnaud Darc et la relance du chantier de restauration du temple du Mébon à Angkor, conduit par l’EFEO. Merci à mes collègues présents Jacky Deromedi et Vincent Eblé. (compte-rendu)

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SLOVAQUIE

Relations commerciales (27 juin)

Avec Martina Malakova, pdte de la CCI franco-slovaque. La Slovaquie fait face à une pénurie de main d’œuvre spécialisée (personnel de santé, informaticiens…) et une surchauffe des salaires. Martina a initié un « Industry Innovation Cluster » associant les grands groupes français.

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ROYAUME-UNI

Audition de l’ambassadeur du RU (27 juin)

J’ai demandé à Edward Llewellyn, ambassadeur du RU en France : Quand disposerons-nous d’une évaluation de l’impact économique du Brexit ? Est-il prêt à consulter de nouveau les Britanniques lorsqu’ils auront pleinement connaissance des conséquences du Brexit ? (compte-rendu)

En circonscription en Irlande du Nord – Belfast (2-3 juillet 2018)

Après plusieurs auditions en République d’Irlande, notre délégation composée de membres de la commission Brexit de l’Assemblée nationale et du groupe de suivi Brexit du Sénat s’est rendue à Belfast.

Pour parvenir à la paix, Républicains et Unionistes ont dû faire des concessions. En 1998, Ils ont choisi un destin différent pour les futures générations que celui dont ils avaient hérité, fait de larmes et de sang.

L’appartenance à l’Union européenne permet aux Irlandais, aux Britanniques et aux binationaux de créer un trait d’union pour outrepasser leurs différences.

Mais au Parlement, nous avons rencontré des Brexiters résolus qui veulent tourner le dos à l’UE en niant toute conséquence négative. Je crains que ces exaltés ne prennent le risque de ramener le chaos en Irlande, en guise de perspective à long terme.

Politique / Brexit

20 ans de paix

Nous avons profité d’une visite guidée des « Peace Lines », ces murs qui séparent les communautés dans certaines parties de Belfast.

A 18h30, certains axes deviennent fermés à la circulation. Ces images de grilles, de murs et de barbelés que l’on croirait appartenir à un temps révolu, perdurent. Elles démontrent que la paix en Ulster demeure fragile et que tout le monde n’est pas encore prêt à vivre ensemble.

Certains Britanniques ont voté Brexit en aspirant à une image mythifiée du Royaume-Uni d’antan… pas sûr que cette perspective suscite l’emballement en Irlande du Nord. + d’images

Parlement

Depuis 500 jours, les Irlandais du Nord n’ont plus de gouvernement…

Notre délégation de députés/sénateurs s’est rendue au Parlement d’Irlande du Nord (Stormont) pour trois entretiens avec des parlementaires représentant les principales sensibilités irlandaises.

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Parlement – L’option Backstop

(g. à d.) Rencontre avec Mairtin Muilleoir (Sinn Fein), Colum Eastwood, président du SDLP (Social Democrat Liberal Party, 3ème parti nord-irlandais)

Les partis du Sinn Fein et du SDLP se montrent pragmatiques en défendent la proposition d’un Backstop de l’UE qui permettrait à l’île de constituer une zone économique unique au sein de l’union douanière, pendant un certain temps.

Parlement -L’option hard Brexit

Échanges avec Simon Hamilton (n°2 du DUP, ancien ministre de l’Économie d’Irlande du Nord). Le DUP demeure strictement aligné sur Londres, en justifiant que 75-80% des produits partant de Belfast sont destinés à la Grande Bretagne.

J’ai demandé à Simon Hamilton s’il accepterait qu’un référendum soit organisé pour donner le choix aux Irlandais du Nord entre le rétablissement d’une frontière sur l’ile ou bien le maintien d’une libre circulation des biens et des personnes en appliquant le backstop. Le responsable du DUP refuse cette perspective en arguant que l’Irlande du Nord peut être en dehors de l’Union sans créer de frontières en dur, tout en sachant que cette position est totalement inacceptable pour l’UE…

A ma question de savoir si le DUP respectera les accords du « Vendredi saint » de 1998 qui ont permis de faire la paix sur l’île grâce à l’UE (et avec son soutien financier), Simon Hamilton a fait valoir qu’il appréciait le fait que les débats se fassent désormais dans l’enceinte du Parlement plutôt que par l’épreuve de force dans la rue. Le parlementaire a toutefois rappelé les raisons qui ont amené le DUP à ne pas souscrire aux accords.

Comme tous les partisans de la sortie de l’UE, M. Hamilton fait le pari que les Britanniques verront les effets positifs du Brexit à long terme.

En circonscription en République d’Irlande – Dublin & Slane et Cavan (2 juillet 2018)

Une série d’auditions en Irlande a été organisée conjointement par la commission Brexit de l’Assemblée nationale et par notre groupe de suivi «sur le retrait du Royaume-Uni et la refondation de l’Union européenne». Au Sénat, ce groupe de suivi « Brexit » est co-présidé par mes collègues Jean Bizet et Christian Cambon.

Lors de ce déplacement, j’ai eu le plaisir d’être accompagné par trois autres parlementaires représentant les Français établis hors de France : les députés Pieyre-Alexandre Anglade et Alexandre Holroyd et mon collègue Ronan Le Gleut.

Nous avons commencé notre périple par un diner de cadrage de la visite avec Stéphane Crouzat, ambassadeur de France en Irlande.

Politique/Brexit

Gouvernement (Dublin)

Députés et sénateurs français travaillant sur le Brexit ont été invités à un déjeuner de travail dans les locaux du gouvernement, en présence de (g. à d):

. Elizabeth McCullough, directrice des questions européennes chez le Premier ministre,
. Aidan O’Hara, directeur chargé de l’Europe occidentale et du futur de l’Europe au ministère irlandais des Affaires étrangères et du Commerce (DFAT)
. Ronan Gargan, directeur chargé des relations UE/Royaume-Uni au DFAT

L’impact négatif du Brexit pour la croissance irlandaise est estimé entre -2,8% et -7%. Nous nous sommes rendus compte que plus personne n’est en mesure d’exposer une seule conséquence positive du Brexit ! + d’images

Parlement (Dublin) – Sinn Fein

Tout d’abord, une rencontre avec Mary-Lou McDonald, députée et leader du Sinn Fein, accompagnée par Sean Crowe, député Sinn Fein, président de la commission interparlementaire chargée du suivi de l’Accord du Vendredi saint.

Dans le pays, on sent l’anxiété monter face au chaos prévisible en cas d’absence d’accord (« no deal »). Nous avons évoqué la vaste entreprise de désinformation que fut la campagne menée en faveur de la sortie de l’Union, avant le référendum.

Parlement (Dublin) – Groupe Brexit

Ensuite, débat avec des parlementaires irlandais présidé par Neale Richmond, sénateur, président du groupe de travail sur le Brexit au parlement irlandais et président du groupe d’amitié Irlande-France.

Aujourd’hui 92% des Irlandais sont en faveur de leur appartenance à l’Union européenne ! Surtout, personne ne veut du rétablissement d’une frontière en dur qui couperait l’île en deux…

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Comté de Meath – Slane

De l’autre côté de la frontière, un récent sondage a indiqué que les Nord-Irlandais voteraient « Remain » à 65% aujourd’hui. Ils étaient 56% à vouloir rester dans l’UE, il y a deux ans.

Certaines industries seront très exposées aux conséquences d’un Brexit, par exemple l’agriculture irlandaise qui fait la moitié de ses affaires avec le Royaume-Uni.

Recréer une frontière qui scinderait l’île en deux ne peut être une option respectueuse des accords de paix conclus il y a vingt ans exactement et de la volonté des citoyens. + d’images

Comté de Meath – Secrétaire d’Etat

Rencontre avec Helen McEntee, secrétaire d’État aux Affaires européennes, dans la circonscription où elle a été élue députée.

Réputée proche du Premier ministre, Léo Varadkar, Helen été désignée chef de file du dialogue citoyen irlandais sur le futur de l’Union Européenne.

La Secrétaire d’Etat estime que la solidarité des 27 pays de l’Union a été très forte en faveur de l’Irlande. Comme chaque citoyen, elle craint tout type de retour en arrière vers les années noires de l’Irlande

Comté de Cavan – Elus locaux

Accueillis par la maire de Cavan, ville située à 15 kms de l’Irlande du Nord, notre délégation a rencontré des parlementaires irlandais et des chefs d’entreprises, auprès de qui nous avons pris la mesure de l’impact négatif du Brexit dans une région où le commerce transfrontalier est vital (« Brexit is purely negative for business »).

Aussi, dans ce village on connait le prix de la paix.

Nous avons ensuite eu un entretien avec Brendan Smith, député, président de la commission interparlementaire des Affaires étrangères, du Commerce et de la Défense, élu de cette circonscription frontalière et ancien ministre de l’Agriculture. + d’images

Comté de Cavan – Frontière nord-irlandaise

A la frontière avec l’Irlande du Nord, je me suis souvenu des paroles de Jean Monnet : « There is no future for the people of Europe other than in union ».

Heureux de constater que rien n’entrave la liberté de circulation entre les deux parties de l’Irlande.

Pourvu que ça dure !

En circonscription en Belgique – Bruxelles (14 juillet 2018)

Réception très réussie au palais des Beaux-Arts de Bruxelles pour notre fête nationale, avec Claude-France Arnould, ambassadeur de France auprès du Royaume de Belgique dans le rôle de maître de cérémonie.

Le Président de la République se rendra en Belgique en novembre prochain, un voyage d’État qui n’était pas arrivé chez notre proche voisin depuis François Mitterrand !

Cette soirée fut une opportunité de retrouver de nombreuses personnes, croisées lors de mes huit précédents déplacements en Belgique, et d’échanger avec Anne Monseux, conseillère consulaire pour la Belgique.

J’ai indiqué à l’ambassadeur que j’envisageais de revenir vers la fin de l’année pour soutenir un projet de création d’une nouvelle école française à Bruxelles, dont l’ouverture est prévue en 2019. + d’images

En circonscription au Royaume-Uni – Londres (12 juillet 2018)

Comme chaque année à l’occasion de notre fête nationale, les acteurs des communautés françaises et britanniques ont été conviés à la Résidence de France à Londres.

Ce fut un 12 juillet pour des raisons de sécurité, le président américain, Donald Trump, étant attendu au même moment par Theresa May.

Notre ambassadeur Jean-Pierre Jouyet a prononcé un discours, en deux langues, particulièrement émouvant, fédérateur et chaleureux, selon l’avis unanime des participants. Je le souligne d’autant que j’ai manqué son allocution, puisque mon Eurostar avait pris des libertés avec son horaire d’arrivée à Londres.

Mais j’ai eu le plaisir d’échanger avec de nombreux interlocuteurs, dont Xavier Bertrand (à l’image avec Thibault Dufresne, directeur du centre Charles Péguy de Londres et Guillaume Dufresne, directeur général du groupe CEI). 

Avec opiniâtreté, patience et discrétion, le président du conseil régional des Hauts-de-France arpente le terrain dans l’idée d’attirer dans sa région les entreprises du Royaume-Uni soucieuses d’une future implantation au sein de l’Union européenne.

Avec Thibault et Guillaume, il fut évidement question de mobilité professionnelle, autre sujet d’importance pour Xavier Bertrand. + d’images

Mon intervention sur l’accord franco-autrichien relatif aux personnes en situation irrégulière – Vidéo (6:50)

Le 26 juillet, je suis intervenu en discussion générale, au nom du groupe UC, sur le projet de loi autorisant l’approbation de l’accord entre la France et l’Autriche.

Cet accord a été signé en 2007, puis actualisé en 2014. Il oblige chaque partie à réadmettre ses propres ressortissants qui se trouveraient en situation irrégulière sur le territoire de l’autre partie. Deuxième cas de figure, l’accord permet à la France et à l’Autriche de réadmettre des ressortissants de pays tiers (hors Schengen), lorsqu’ils ont séjourné ou transité par leur territoire avant de se rendre sur le territoire de l’autre partie.

Dans ce second cas, depuis 2015, la France a saisi l’Autriche d’une quarantaine de demandes de réadmission par an en moyenne, nous a expliqué le ministre Jean-Baptiste Lemoyne.

Cette intervention m’a permis de rappeler le contexte sensible des migrations en soulignant deux idées fortes : d’une part, le refus d’une immigration irréfléchie ; d’autre part, la réaffirmation franche de notre soutien au droit d’asile.

Les solutions ne peuvent l’être qu’à l’échelle de l’Union européenne et l’émergence de gouvernements xénophobes ne doit pas remettre en cause le droit d’asile inspiré par les pères fondateurs de l’Europe.

Voir la VIDEO (6:50)

Infolettre aux Français du Royaume-Uni n°39 – Spécial Brexit -Et si le Brexit n’avait pas lieu ? (édito) – Groupe de suivi Brexit : le rapport du Sénat pointe un sérieux risque de « no deal » / les propositions du Sénat pour protéger les résidents européens / pourquoi je crois que le Brexit n’aura pas lieu – Le mouvement the3million auditionné par le groupe de suivi Brexit du Sénat – Le point sur le statut des Européens par Nicolas Hatton – L’ambassadeur du RU veut prévenir nos inquiétudes – En circonscription à CARDIFF (15 au 16 juillet 2018) – En circonscription à BRISTOL (16 juillet 2018) – Conférence ALDE à Sofia : L’idéal européen sort renforcé par le Brexit – Ma question sur le statut des Européens du Royaume-Uni & réponse de la ministre. (Vidéo) – Londres : Conférence Brexit « Should I stay or should I go » (Vidéos) – « In Limbo », livre témoignages sur le Brexit

Lire : l’INFOLETTRE n°39 – Juillet 2018Logo InfoLettre - Rond75

Edito de l’Infolettre aux Français du Royaume-Uni n°39

Et si le Brexit n’avait pas lieu ?

J’ai le plaisir de vous adresser cette infolettre exclusivement consacrée au Brexit.

Le groupe de « suivi Brexit » du Sénat vient de publier un rapport alarmant intitulé « Brexit : Une course contre la montre », pointant le risque d’un no-deal avec l’UE, fin octobre. Un travail salué par Alexandre Holroyd, député des Français d’Europe du Nord.

Ce rapport interpelle en outre le gouvernement britannique sur le sort des résidents européens, lui demandant notamment de se prononcer sur les 150 questions émanant des associations.

Une démarche inspirée par les membres de « the3million » reçus à ma demande en audition au Sénat. Je souhaite rendre hommage à Anne-Laure Donskoy, Véronique Martin et Sylvie Jacubin. Elles ont témoigné, avec émotion et conviction, des problématiques auxquelles les Européens sont désormais confrontés et qui tournent parfois au drame.

Leurs propos ont fait écho à l’audition de notre ambassadeur à Londres, Jean-Pierre Jouyet, qui a révélé son empathie constante et sans réserve vis à vis de notre communauté.

Visuel HL34 effet2Plus de deux ans après le référendum, la situation reste très confuse. Les négociateurs britanniques et européens nous incitent désormais à nous préparer à l’éventualité d’une sortie sans accord.

Dans cette perspective, je vais demander à notre gouvernement de préparer un plan ambitieux destiné à nos compatriotes qui se verraient contraints de quitter le Royaume-Uni.

Je souhaite qu’ils puissent alors être accueillis dans les meilleures conditions et rebondir au plus vite.

Mais le pire n’est jamais sûr. L’option permettant aux Britanniques de changer d’avis est toujours sur la table. Un récent sondage indique que 66% des nord-irlandais se prononceraient désormais en faveur d’un maintien dans l’UE, contre 56% lors du référendum.

Je reste optimiste, et vous livre ma conviction dans l’article ci-dessous : « pourquoi je crois que le Brexit n’aura pas lieu ». Découvrir l’Infolettre aux Français du Royaume-Uni n°39

Routes de la soie : peut-on croire au gagnant-gagnant avec la Chine ?

L’expression « routes de la soie » frappe notre imaginaire collectif et c’était bien l’intention du président Xi Jinping lorsqu’il a lancé, en 2013, ce projet de relier la Chine à l’Europe et à l’Afrique orientale, en développant des lignes de communication routières, ferroviaires, maritimes et électroniques.

En octobre 2017, la commission des Affaires étrangères, de la Défense et des Forces armées a constitué un groupe de travail consacré à ces nouvelles routes de la soie. Le 30 mai dernier, notre commission a entendu les conclusions de ce groupe de travail, coprésidé par mes collègues Gisèle Jourda et Pascal Allizard (à l’image).

Leurs observations et recommandations figurent dans un rapport intitulé : Pour la France, les nouvelles routes de la soie : simple label économique ou nouvel ordre mondial ?. La question se pose âprement puisqu’aujourd’hui 80 % des trains arrivés chargés de produits chinois en France en repartent vides…

Il faut reconnaitre à la Chine l’art de la patience et la vertu du travail à long terme. Les routes ne s’achèveront qu’en 2049, pour le centenaire de la fondation de la République populaire de Chine.

Il est légitime que la Chine veuille s’affirmer comme une grande puissance mondiale, mais elle trace son chemin largement à l’écart des règles du jeu occidentales, fondées sur la réciprocité des échanges, la transparence commerciale et la probité juridique. Ne parlons même pas de valeurs démocratiques ou de libertés publiques.

Alors, la France peut-elle s’engager sous sa propre bannière sur les routes de la soie ? Je ne le crois pas. Seule l’Union Européenne a la taille critique pour contrebalancer l’émergence de cette puissance aux aspirations dominatrices.

Je suis intervenu en ces termes :

Extrait du rapport (p.138) M. Olivier Cadic. – Les nouvelles routes de la soie vont faire de la Chine la première puissance mondiale du XXIe siècle. Je ne suis pas sûr que la Chine se soucie d’ailleurs réellement d’obtenir le remboursement de ses prêts. On pourrait presque assimiler ces prêts à de nouvelles formes de « subprime » international : pour rembourser les pays devront céder leurs infrastructures ou une partie de leur territoire. La Chine est un pays indépendant qui assure son indépendance en cherchant à rendre les autres pays dépendants d’elle-même.

Certains investissements sont d’ailleurs remboursés. C’est le cas dans l’Union européenne. L’Europe finance de grands travaux opérés par des entreprises chinoises avec des personnels chinois, je le vois notamment au Monténégro ou en Serbie.

En Nouvelle-Zélande, l’année dernière, 350 diplomates chinois étaient déployés à Wellington. C’est par l’apprentissage du chinois que la Chine étend là son influence. Des enseignants de langue chinois sont mis à disposition des écoles gratuitement.

Les routes « cyber » de la soie et le développement de champions nationaux tels qu’Alibaba posent également des questions. La Chine paraît construire un monde orwellien au service d’une unité chinoise dans un espace clos par une « muraille de Chine cyber ».

Je suis, à titre personnel, très réservé sur la recommandation tendant à ce que la France entre dans ces nouvelles routes de la soie. Le fondement de l’Union européenne est son union commerciale qui en a fait la première puissance commerciale du monde. Et la Chine, vous l’avez évoqué, cherche à diviser l’Union européenne et d’une manière générale les organisations multilatérales, en mettant en place des accords bilatéraux. Je trouve donc compliqué de recommander d’engager un approfondissement de notre relation bilatérale avec la Chine dans le cadre des nouvelles routes de la soie. Nous sommes trop petits pour faire face à cette organisation.

Vous avez évoqué le groupe Quad, sans mentionner le concept de «bouclier de la liberté». Il me semble que ce qui est en jeu c’est un monde orwellien face à un monde démocratique. Le Japon, l’Inde, l’Australie et les États-Unis sont des pays démocratiques qui appliquent les règles de protection commerciale auxquelles nous sommes habitués. Le géant Alibaba attire toute l’industrie cosmétique et on peut se demander quel sera l’avenir des brevets des molécules cosmétiques. Il nous faut avoir une stratégie pour défendre l’Union européenne qui est un espace de droit.

Source : « Pour la France, les nouvelles routes de la soie : simple label économique ou nouvel ordre mondial ? » Rapport d’information fait au nom de la commission des Affaires étrangères, de la Défense et des Forces armées par le groupe de travail sur les nouvelles routes de la soie par Pascal Allizard, Gisèle Jourda, co-présidents ; Édouard Courtial et Jean-Noël Guérini, sénateurs

Crédit photo : Par Lommes — Travail personnel, CC BY-SA 4.0, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=58884083

En circonscription au Royaume-Uni – Bristol (16 juillet 2018)

Dans le prolongement du déplacement de Cardiff, où Nicolas Hattondélégué consulaire pour le R.U. et co-fondateur du mouvement the3million, m’a accompagné, j’ai eu le plaisir d’animer un meeting organisé par son mouvement à Bristol. Mon précédent passage à Bristol remonte au 14 mars 2017, dans le cadre d’une « tournée Brexit » (compte-rendu).

(g à d) Anne-Laure Donskoy, Olivier Cadic, Nicolas Hatton, Véronique David-Martin

Plus d’un an après, rien n’a été réglé, ni clarifié sur le sort des résidents européens. Nous l’avons souligné avec Anne-Laure Donskoy, co-cofondatrice et co-présidente de the3million et Véronique David-Martin, auteure de InLimbo, livre de témoignages sur le Brexit.

Cependant, un grand pas a été accompli en France. En effet, Anne-Laure et Véronique étaient venues témoigner au Sénat, accompagnées de Sylvie Jacubin, le 30 mai dernier, devant notre groupe de suivi Brexit. Grâce à cette audition et à leur talent, les sénateurs ont pris toute la mesure du sort pénible et incertain des trois millions de citoyens européens résidant au Royaume-Uni, angoissés à l’idée de ne pas obtenir un droit à résidence et atterrés par le climat ambiant de xénophobie (Lire le compte-rendu et voir la vidéo du Sénat).

Le 12 juillet, notre groupe de suivi « sur le retrait du Royaume-Uni et la refondation de l’Union européenne », présidé par mes collègues Christian Cambon et Jean Bizet, a publié un rapport reprenant les aspirations portées par des associations, telles que the3millions. Ce rapport s’intitule « Brexit : Une course contre la montre ».

C’est ainsi que le Sénat « appelle le gouvernement britannique à répondre aux 150 questions adressées par les associations représentant les citoyens européens sur leur statut » et « juge qu’une définition de leurs droits par la loi, et donc par le Parlement britannique, offrirait davantage de stabilité aux résidents européens » (En savoir plus : Groupe de suivi Brexit (2/3) : les propositions du Sénat pour protéger les résidents européens)

Les derniers jours à Westminster ont prouvé qu’il est difficile de s’en remettre à la bienveillance des responsables politiques britanniques pour garantir les droits des citoyens européens au-delà du 29 mars 2019. Nous devons donc continuer à nous battre et nous mobiliser.

« Légalement, nous sommes toujours dans les limbes », résume Véronique David-Martin.

Et deux ans après le référendum, personne n’a la moindre idée de ce que signifie le Brexit ! Pas étonnant qu’aucun accord entre le RU et l’Union européenne ne se profile à l’horizon (lire : Groupe de suivi Brexit (1/3) : le rapport du Sénat pointe un sérieux risque de « no deal »).

Le Royaume-Uni a tissé des fils de toute nature avec l’Union européenne depuis 1973. Quels sont les fils qu’il faut dénouer ? Faut-il plutôt trancher d’un coup ce nœud gordien ? Personne n’est d’accord outre-Manche et les enjeux défient l’entendement. Si le Brexit devait être susceptible de mener au chaos, celui-ci ne peut pas avoir lieu (lire : Groupe de suivi Brexit (3/3) : Pourquoi je crois que le Brexit n’aura pas lieu).

Aujourd’hui, le Sénat français tire la sonnette d’alarme et interpelle le gouvernement britannique. Pour sa part, Mark Drakeford, membre du gouvernement gallois, a assuré à Nicolas Hatton qu’une législation galloise serait adoptée si nécessaire en cas de Brexit pour permettre aux citoyens européens de conserver leur droit de vote aux élections locales. Ce sont deux beaux exemples de soutien officiel aux actions de « The 3 million ». Gageons qu’il y en aura de plus en plus.

En circonscription au RU – Pays de Galles – Cardiff (15 au 16 juillet 2018)

Je n’oublierai pas le jour où la France a gagné sa deuxième étoile : j’étais à Cardiff, entouré de la communauté française.

Merci à Marie Navarro-Brousseau, consule honoraire, pour l’excellente organisation de ce déplacement, dont ma rencontre avec Mark Drakeford, ministre des Finances. Beaucoup voient en lui le prochain Premier ministre du Pays de Galles.

Sur un plan politique, je retiendrai aussi le principe du « Well being of Future Generations Act » qui sert de ligne directrice pour le travail législatif des Gallois.

Merci à Nicolas Hatton, fondateur de the3million, de m’avoir accompagné lors de tous mes rendez-vous

Politique / Brexit

Ministre des Finances

Rencontre avec Mark Drakeford, ministre des Finances, également en charge du dossier Brexit.

Celui-ci regrette que Theresa May n’ait jamais cherché à trouver un compromis avec l’Union européenne, ni répondu aux quatre invitations du Parlement européen à venir exprimer ses intentions.

Ce membre du Labour observe aussi que la Première ministre n’a pas de majorité au Parlement pour approuver une forme ou une autre de Brexit.

Selon le ministre, la seule alternative serait la tenue de nouvelles élections générales. Et si le Labour l’emportait, Mark pense qu’une demande de prolongation du délai de sortie serait demandée.

J’ai apprécié son souci de prendre en compte les attentes des citoyens européens du Pays de Galles, en cherchant à garantir leur participation aux élections locales après le Brexit.

J’étais accompagné de Marie Brousso-Navarro, consule honoraire de Cardiff et de Nicolas Hatton, responsable du mouvement the3million et délégué consulaire pour le Royaume-Uni. + d’images

Bureau du Premier ministre

Réunion avec Desmond Clifford, directeur du bureau du Premier ministre, pour évoquer le retrait du Royaume-Uni de l’Union européenne.

Alors que le Premier ministre gallois était au même moment à Bruxelles pour rencontrer Michel Barnier, Desmond m’a confié que le Pays de Galles serait en faveur d’un maintien du Royaume-Uni dans l’union douanière, comprenant un accès complet au marché unique, avec une vision positive de la liberté de circulation.

Du reste, dès septembre, les autorités du Pays de Galles vont ouvrir un bureau à Paris pour approfondir la relation directe entre leur État et la France qui représente 15% de leurs exportations. L’économie galloise dépend davantage de l’UE que du Royaume-Uni !

(à l’image) lors de cet entretien, j’étais également accompagné de Marie et de Nicolas+ d’images

Opinion publique et Brexit

Rencontre avec Roger Scully de l’université de Cardiff, où il est professeur de sciences politiques et de relations internationales.

Nous avons discuté de l’état de l’opinion britannique dans le climat actuel. Le professeur a mis en évidence la perte de confiance de la population liée à la manière dont les négociations du Brexit sont conduites par le gouvernement britannique.

Le pays demeure très divisé, a souligné Roger, et personne n’est aujourd’hui capable de se projeter après une sortie de l’UE.

Cardiff For Europe

Soirée avec l’association Cardiff For Europe qui milite en faveur d’un second référendum sur le maintien ou non dans l’Union européenne.

Tout comme les personnalités officielles précédemment rencontrées, ses militants pensent que le Brexit pourrait avoir des conséquences fâcheuses sur l’unité du Royaume-Uni.

Chaque mois, ces Européens convaincus rendent hommage à un pays de l’Union. Ils ont bien choisi leur jour pour mettre la France en valeur : celui de la finale de la coupe du monde de football. Leur enthousiasme est bien revigorant ! + d’images

Générations futures

Rencontre avec l’équipe de Sophie Howe qui veille sur la mise en œuvre de la loi de 2015 concernant le bien-être des générations futures.

Chaque loi votée au pays de Galles doit se conformer simultanément à sept objectifs de bien-être, tels qu’ils ont été définis dans le Well being of Future Generations Act.

Ces objectifs d’amélioration représentent une sorte de politique d’assurance qualité sur un plan social, économique, environnemental ou culturel. Ils contraignent ainsi les ministères à adopter une approche à long terme, à collaborer avec les citoyens et les communautés et forcément à prévenir les problèmes. + d’images

Communauté française

Champions du monde !

Du pur bonheur ! Le rêve devenu réalité ! Bravo à notre équipe de France porteuse de talents, de cohésion et d’ambition ! Nous avons tant besoin d’espérance collective.

J’ai vécu ce moment inoubliable en présence de Marie Navarro-Brousseau, consule honoraire, et les Français de Cardiff.

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Culture

National Museum

En marge de nos rencontres, notamment auprès du gouvernement gallois, Marie m’a donné l’occasion de visiter le national Museum of Cardiff qui possède une remarquable collection de toiles impressionnistes françaises et de superbes œuvres de Rodin, tel que le buste de Victor Hugo.

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Médias

BBC Wales

J’ai eu le plaisir d’intervenir sur la BBC pour donner mes impressions suite à la victoire des Bleus en Russie.

Un bonheur que j’ai partagé sans modération au micro du média britannique.