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Sénat – Maroc – Fête du Trône : une relation d’exception tournée vers l’avenir

Merci à Samira Sitaïl, ambassadrice de Sa Majesté le Roi du Maroc en France, et à Samir Addahre, ambassadeur, délégué permanent du Royaume du Maroc auprès de l’Unesco, pour leur invitation à la réception organisée, ce 30 juillet, à l’occasion du 27e anniversaire de l’intronisation de Sa Majesté le Roi Mohammed VI.

Comme chaque année, j’ai eu plaisir à participer à cette célébration aux côtés de Christian Cambon, président du groupe interparlementaire d’amitié France-Maroc du Sénat.

Les discours de Samira Sitaïl et d’Éléonore Caroit, ministre déléguée chargée de la Francophonie, des Partenariats internationaux et des Français de l’étranger, ont illustré la dynamique positive qui anime aujourd’hui la relation franco-marocaine.

La 15ᵉ Réunion de haut niveau franco-marocaine du 16 juillet dernier, présidée à Rabat par Sébastien Lecornu et Aziz Akhannouch, a confirmé le retour à une relation d’exception entre la France et le Maroc. Elle s’est traduite par la signature de quatorze accords de coopération et par l’annonce d’un traité bilatéral inédit, appelé à structurer durablement notre partenariat, une première entre la France et un État non membre de l’Union européenne.

J’ai félicité l’ambassadrice Samira Sitaïl pour son discours empreint des valeurs de tolérance et de respect de la pluralité qui caractérisent le Royaume. Son message résonne avec une force particulière dans un contexte international marqué par les tensions et les tentations du repli.

Outre Éléonore Caroit, la présence de nombreux membres du gouvernement français témoignait de l’excellence de la relation franco-marocaine : Nicolas Forissier, ministre délégué chargé du Commerce extérieur et de l’Attractivité ; Benjamin Haddad, ministre délégué chargé de l’Europe ; Anne Le Hénanff, ministre déléguée chargée de l’Intelligence artificielle et du Numérique ; ainsi que Naïma Moutchou, ministre des Outre-mer.

Cette réception m’a offert l’occasion de poursuivre mes échanges avec Éléonore Caroit et Martin Briens, secrétaire général du ministère de l’Europe et des Affaires étrangères, sur le projet de transfert contesté du consulat d’Agadir sur le site de l’Institut français. J’ai relayé les fortes préoccupations de nos conseillers des Français de l’étranger Claude Fontenoy et Nathalie Payre, très engagés sur ce dossier dans le prolongement de l’action de leurs prédécesseurs Jean-Claude Rozier et Nadia Fehmi Taghi.

J’ai également échangé avec le ministre Nicolas Forissier sur la nécessité de faire aboutir rapidement la convention fiscale bilatérale avec la République dominicaine, dont il mesure pleinement l’importance. Je demeure pleinement mobilisé sur ce dossier afin de soutenir les efforts de Nicolas Brehm, conseiller des Français de l’étranger, et de Charles-Henri Chenut, président de la commission Amérique latine des CCEF.

J’ai été heureux de retrouver Nacim Tourougui, chef de mission adjoint de l’ambassade du Maroc en France, qui avait récemment accompagné la délégation de parlementaires marocains au Sénat, ainsi que Sébastien Le Bonté, président de la Chambre française de commerce et d’industrie du Maroc, et Jean-Charles Damblin, son directeur général, dont l’action contribue chaque jour à donner un contenu économique concret à l’amitié franco-marocaine et à ouvrir de nouvelles perspectives à nos entreprises.

Plus que jamais, la relation entre la France et le Maroc s’appuie sur une histoire commune tout en se projetant vers l’avenir. Au bénéfice de nos deux pays, de nos entreprises et de nos citoyens, vive l’amitié franco-marocaine ! +d’images

Explosion du port de Beyrouth : le devoir de vérité

Six ans après l’explosion du port de Beyrouth, mes pensées les plus sincères vont aux victimes et à leurs familles.

Au fil des années, j’ai eu le privilège de rencontrer nombre d’entre elles. Derrière chaque nom, il y a un visage, une histoire, une vie brisée. Leur dignité dans l’épreuve et leur détermination à obtenir la vérité et la justice inspirent le plus profond respect.

Aucune nation ne peut se reconstruire durablement sans vérité ni sans justice. Puissent les responsables de cette tragédie enfin répondre de leurs actes.

Merci à Nadia Chaaya, conseillère des Français de l’étranger pour le Liban et la Syrie, pour son engagement sans relâche auprès des familles, afin que leur combat ne soit jamais oublié et que la justice passe enfin. +d’images

Sénat – Liban – Conférence de solidarité avec le Liban

À l’invitation de Gérard Larcher, président du Sénat, et de Youssef Raggi, ministre libanais des Affaires étrangères et des Émigrés, j’ai participé au Sénat, le 15 juillet, à la Conférence de solidarité avec le Liban : les collectivités territoriales au cœur du partenariat franco-libanais, , en présence de SEM Rabih El Chaer, ambassadeur du Liban en France..

J’ai été ravi de retrouver Youssef Raggi, ainsi que Ahmad Hajjar, ministre de l’Intérieur et des Municipalités, que j’avais rencontrés à Beyrouth en février dernier, aux côtés de Nadia Chaaya, conseillère des Français de l’étranger Liban, Syrie.

En ouvrant cette conférence, Gérard Larcher, qui s’est rendu 37 fois au Liban, a rappelé que son objectif était de « galvaniser les énergies ». Citant Jean-Paul II, il a également rappelé que « le Liban est plus qu’un pays, il est un message ».

Avec le ministre Youssef Raggi

Le discours de Youssef Raggi a porté une vision ambitieuse : reconstruire un Liban gouverné par des institutions fortes, maître de ses décisions et pleinement souverain, notamment à travers le désarmement du Hezbollah (lire le discours).

À l’heure où les équilibres géopolitiques se déplacent, le ministre a souligné que la Méditerranée redevient un centre, conférant à la France et au Liban une responsabilité particulière pour bâtir une région où les institutions prévalent sur les logiques de puissance.

Cette ambition passe par une redéfinition de l’État libanais : restaurer son autorité sur l’ensemble du territoire, mettre fin aux structures échappant à son contrôle, tout en rappelant que l’occupation d’une partie du territoire fragilise durablement les institutions.

Le ministre Ahmad Hajjar

Le ministre Ahmad Hajjar a, pour sa part, rappelé les avancées réalisées, notamment avec la tenue des élections municipales, et réaffirmé la volonté des autorités d’étendre progressivement l’autorité de l’État à l’ensemble du territoire.

La table ronde, animée par Christine Lavarde, présidente du groupe d’amitié France-Liban, a réuni a réuni Renaud Muselier, président du Conseil régional de Provence-Alpes-Côte d’Azur ; Joseph Maïla, sociologue et professeur d’université ; Zahi Chahine, directeur national de la cellule de gestion des catastrophes du Liban ; et Antoine Chaaya, directeur de Renzo Piano Building Workshop.

Éléonore Caroit, ministre déléguée chargée de la francophonie, des partenariats internationaux et des Français de l’étranger et Tanya Saadé Zeenny, présidente de la fondation CMA-CGM ont adressé un message vidéo pour la circonstance.

Les échanges ont illustré l’engagement des collectivités territoriales, des acteurs économiques et de la société civile aux côtés du Liban.

Dans une région en pleine recomposition, cette conférence a rappelé que la solidarité franco-libanaise ne consiste plus seulement à accompagner un pays en crise, mais à soutenir l’émergence d’un État pleinement souverain, capable d’assurer lui-même son avenir.

Sénat – Aix-En-Provence – Université d’été de l’internationalisation des entreprises – La France doit mieux s’appuyer sur ses réseaux à l’étranger

Les entreprises multinationales françaises réalisent désormais plus de la moitié de leur chiffre d’affaires hors de France (51%), d’après l’Insee.

En 2023, leurs filiales étrangères ont généré près de 1 800 milliards d’euros de chiffre d’affaires et emploient 7 millions de salariés à travers le monde.

Cela illustre combien la prospérité de notre économie dépend aussi de la réussite de nos entreprises à l’international.

Pour parvenir à ce résultat, la France possède un atout que beaucoup de pays nous envient : un réseau mondial d’entrepreneurs, d’experts et de relais économiques unique au monde. Encore faut-il savoir le mobiliser et le valoriser en mesurant tout ce qu’il apporte à l’Hexagone.

C’est le message que j’ai porté, le 3 juillet à Aix-en-Provence, lors de l’Université d’été de l’internationalisation des entreprises (UEIE), à l’occasion d’un atelier consacré à la mobilisation des écosystèmes français à l’étranger.

Aux côtés de Pedro Novo, CEO d’Axian Properties à Madagascar et conseiller du commerce extérieur de la France, et de Pierre-Jean Malgouyres, CEO d’Archetype Group, administrateur de CCI France International et président du Conseil France-Bangladesh de MEDEF International, nous avons confronté nos expériences de terrain devant des dirigeants d’entreprise et des acteurs de l’export.

J’ai rappelé que cette force collective repose sur les CCI France International, les Conseillers du commerce extérieur de la France, Business France, les entreprises françaises implantées à l’étranger, les conseillers des Français de l’étranger, mais aussi notre réseau diplomatique. Ensemble, ils constituent une véritable Team France mondiale.

À chacun de mes déplacements, je prends le temps de visiter les CCIFI et leurs membres, de rencontrer les CCEF et d’aller sur le terrain avec les élus des Français de l’étranger. Ils sont mes meilleurs capteurs des évolutions économiques, des opportunités de marché et des difficultés rencontrées par nos entreprises. Leurs retours nourrissent directement mon travail parlementaire.

Je me réjouis également de l’évolution engagée par l’Agence française de développement (AFD). En affirmant sa volonté de devenir un partenaire plus stratégique de nos entreprises, en complément de Team France Export, elle ouvre une nouvelle étape. C’est une orientation que j’ai toujours soutenue : notre politique de développement doit aussi renforcer l’influence économique de la France.

Face aux bouleversements géopolitiques, à l’essor de l’intelligence artificielle, aux défis de la cybersécurité et à une concurrence mondiale toujours plus intense, la performance ne dépendra plus seulement des entreprises, mais de la capacité de tout un écosystème à agir ensemble.

Les échanges, sans diapositives ni discours convenus, ont permis un dialogue franc et concret entre entrepreneurs et praticiens de l’international. Une formule particulièrement stimulante.

Merci à Charles Maridor, Stéphane Boulet et à La Fabrique de l’Exportation pour leur invitation et pour cette 8ᵉ édition de l’UEIE, qui contribue à diffuser une véritable culture de l’international.

La mondialisation n’est plus une question de distance. C’est une question de réseau. La France possède l’un des plus puissants au monde. Faisons-en un avantage compétitif.

Médias – “La France est trop en retard sur la cybersécurité, l’Europe l’attaque en justice” (Siècle Digital, 09/07/2026)

Dans son article, Nicolas Dubet explique les raisons qui ont conduit la Commission européenne à prendre la décision rare de saisir la Cour de Justice de l’Union européenne (CJUE) contre la France pour non-transposition de la directive NIS2 sur la cybersécurité en temps et en heure.

Extrait :

Le retard de la France n’est pas uniquement dû à des problèmes bureaucratiques. En effet, il est actuellement accentué par une véritable lutte autour d’un projet de loi, le 16 bis. Introduit par le sénateur centriste Olivier Cadic, cet article de loi interdit explicitement « les portes dérobées » dans les outils de chiffrement informatiques comme par exemple les applications de messagerie pour garantir le niveau de sécurité maximal.

Cependant le ministère de l’Intérieur et la DGSI (Direction générale de la surveillance internationale) ont une vision très différente du problème. En effet, pour les services de lutte contre le narcotrafic et le terrorisme, les applications chiffrées utilisées par les criminels sont un obstacles majeurs et considèrent qu’un accès technique contrôlé (comme la présence d’une porte dérobée) est essentielle pour les futures enquêtes à venir.

De toute évidence la norme NIS2 ne peut être transposée actuellement tant que la France ne s’est pas mise d’accord politiquement et c’est précisément cette impasse qui a poussé la Commission européenne à poursuivre la France en justice.

Lire l’article La France est trop en retard sur la cybersécurité, l’Europe l’attaque en justice sur le site de Siècle Digital

Médias – « On ne joue pas avec la cybersécurité » : Bruxelles attaque la France en justice pour son retard sur la directive NIS 2 (La Tribune, 08/07/2026)

La France s’expose à des sanctions financières, commente Bogdan Bodnar dans son article, puisque que la Commission a décidé de saisir la Cour de Justice de l’Union européenne pour retard de transposition de la directive NIS2. Il pointe que « la faute incombe à l’exécutif qui cherche à revenir sur un article ciblant le chiffrement des messageries, malgré les réticences de plusieurs élus. »

Extrait :

NIS 2 doit faire passer le nombre d’acteurs régulés en France de 500 à plus de 15 000 (PME, hôpitaux, administrations, collectivités territoriales). En repoussant l’échéance, la France maintient ses infrastructures critiques dans la fragilité, selon plusieurs élus. Les députés Éric Bothorel (majorité présidentielle) et Philippe Latombe (Modem), ainsi que le sénateur Olivier Cadic (Union centriste), ont chacun critiqué ce retard, qui incombe en réalité largement à l’exécutif.

L’article 16 bis demeure le point de blocage central. Introduit par les parlementaires, notamment Olivier Cadic, cet article interdit les « backdoors », ou portes dérobées, dans les outils de chiffrement comme les messageries, afin de garantir une sécurité informatique absolue. Le ministère de l’Intérieur, alors dirigé par Bruno Retailleau, et la DGSI (le renseignement intérieur), engagés dans la lutte contre le narcotrafic et le terrorisme, y voyaient au contraire l’opportunité de surveiller des applications également utilisées par des criminels.

Lire l’article du 08/07/2026 « On ne joue pas avec la cybersécurité » : Bruxelles attaque la France en justice pour son retard sur la directive NIS 2 sur le site de La Tribune

Sénat – Liban – Groupe d’amitié – Forces libanaises

Échange avec les Forces libanaises sur les défis de la souveraineté et de la stabilité régionale

Dans le cadre des travaux du groupe interparlementaire d’amitié France-Liban, présidé par ma collègue Christine Lavarde, j’ai participé, le 7 juillet, à l’audition de Georges Okais, député libanais et membre des Forces libanaises (FL), accompagné de Marwan Harb, délégué pour les affaires étrangères.

J’avais rencontré à Beyrouth, en juillet 2024, Samir Geagea, leader des Forces libanaises, en présence de Nadia Chaaya, conseillère des Français de l’étranger pour le Liban et la Syrie (compte-rendu).

Cette rencontre est intervenue à un moment crucial pour le Liban, confronté à de multiples défis politiques, économiques et sécuritaires, dans un environnement régional particulièrement instable.

Nos échanges ont porté sur la situation intérieure du pays, les perspectives de réformes attendues par les Libanais, ainsi que sur les conditions nécessaires au rétablissement durable de la souveraineté de l’État et de ses institutions.

Nous avons également évoqué les évolutions diplomatiques en cours.

Les Forces libanaises soutiennent une reprise des négociations visant à stabiliser durablement la frontière entre le Liban et Israël, dans le cadre de l’application des résolutions des Nations unies.

Elles défendent également le principe selon lequel le monopole de la force armée doit revenir à l’État libanais, ce qui implique le désarmement du Hezbollah et l’extension de l’autorité de l’armée libanaise sur l’ensemble du territoire. Elles considèrent que ces conditions sont indispensables au rétablissement de la pleine souveraineté du Liban et au retour de la confiance des partenaires internationaux.

J’ai rappelé que le Hezbollah avait engagé le Liban dans une guerre avec Israël sans mandat du gouvernement ni du Parlement. Agissant comme le principal relais de l’influence iranienne au Liban, il a fait prévaloir les intérêts stratégiques de Téhéran sur ceux de l’État libanais, au détriment de la sécurité et de la souveraineté du pays.

Dans ce contexte, j’ai salué la remarquable constance des Forces libanaises. Depuis des décennies, elles défendent une même ligne : un Liban libre, pleinement souverain, où l’État détient seul le monopole de la force, libéré de toutes les milices comme de toute tutelle ou ingérence étrangère. Les évolutions récentes montrent que cette vision, longtemps minoritaire, est aujourd’hui au cœur du débat sur l’avenir du Liban.

Je remercie chaleureusement Georges Okais pour la qualité de cet échange, qui témoigne de la vitalité des liens entre nos deux Parlements et de notre volonté commune d’œuvrer au renforcement de l’amitié franco-libanaise.

Médias – « Lecourtier veut une AFD plus stratégique, plus influente et plus rentable pour la France » (Le1, Maroc, 18/07/2026)

Le média marocain Le1 revient sur l’audition de Christophe Lecourtier au Sénat et souligne plusieurs propositions que je défends depuis plusieurs mois pour réorienter l’action de l’Agence française de développement (AFD).

Extrait :

Sous la direction de Christophe Lecourtier, l’Agence française de développement prépare un recentrage stratégique destiné à mieux articuler solidarité internationale, intérêts économiques et influence diplomatique. Le sénateur centriste Olivier Cadic revendique une part dans cette évolution, après avoir plaidé à plusieurs reprises pour la priorité au « mieux-disant », une meilleure coordination avec Team France Export et davantage de retombées pour les entreprises françaises.

L’Agence française de développement amorce une évolution de sa doctrine. Longtemps principalement présentée comme l’un des instruments de la solidarité internationale française, l’AFD est désormais appelée à assumer plus clairement sa contribution aux intérêts économiques et stratégiques de la France.

Cette orientation a été mise en avant par le sénateur UDI Olivier Cadic après l’audition, le 8 juillet, de Christophe Lecourtier devant la commission des Affaires étrangères, de la Défense et des Forces armées du Sénat. Trois mois après sa prise de fonctions à la tête du groupe AFD, le directeur général y a présenté les grandes lignes de sa feuille de route et du recentrage stratégique de l’Agence.

Au cœur de cette nouvelle doctrine figure le principe d’un « dividende pour la France ». Il doit permettre aux financements accordés par l’AFD de produire davantage de retombées pour les entreprises françaises, tout en maintenant les objectifs de développement poursuivis dans les pays bénéficiaires.

Sortir de la logique du prix le plus bas

La principale évolution concerne les modalités d’attribution des marchés financés par l’AFD. Selon Olivier Cadic, l’Agence entend désormais privilégier le « mieux-disant », fondé sur la qualité globale de l’offre, plutôt que le « moins-disant », centré sur le prix le plus bas.

Olivier Cadic défendait cette inflexion depuis plusieurs mois. Le 8 avril, lors de l’audition de Christophe Lecourtier dans le cadre de sa nomination, il l’avait interrogé sur la place des entreprises françaises dans les projets financés par l’Agence. Il était revenu sur le sujet le 26 mai, au cours du débat sénatorial consacré à l’aide publique au développement.

Le sénateur centriste estime que la prépondérance du critère financier peut favoriser des offres moins coûteuses sans nécessairement valoriser la qualité, l’innovation, la durabilité ou les intérêts stratégiques de la France.

Son argumentaire : les entreprises françaises participeraient à près de 60 % des appels d’offres internationaux de l’AFD et enregistreraient un taux de succès de 70 %. Elles ne remporteraient pourtant qu’environ 42 % de l’ensemble des marchés financés par l’Agence.

Olivier Cadic a donc demandé à Christophe Lecourtier quelles mesures permettraient de porter à 60 % la part des marchés remportés par les entreprises françaises.

Lire la suite de l’article Lecourtier veut une AFD plus stratégique, plus influente et plus rentable pour la France, publié le 18/07/2026 sur le site de Le1

Sénat – Bercy – Accès aux services bancaires des Français établis hors de France : donnez votre avis

Dans le prolongement de plusieurs initiatives du Sénat sur les difficultés d’accès aux services bancaires en France des Français établis hors de France, le ministre de l’Économie, des Finances et de la Souveraineté industrielle, énergétique et numérique, Roland Lescure, a confié, par lettre du 22 mai 2026, au Comité consultatif du secteur financier (CCSF) la mission d’établir un état des lieux objectif de ces difficultés et de formuler des propositions d’amélioration (en savoir +).

Avec ma collègue Olivia Richard, j’ai participé, le 29 juin, à la réunion de lancement du groupe de travail consacré à la bancarisation des Français de l’étranger.

Les difficultés rencontrées sont nombreuses : fermeture de comptes lors d’une expatriation, exigences de conformité (« KYC ») parfois disproportionnées, blocage de l’accès aux services bancaires ou impossibilité d’effectuer certaines démarches à distance.

À cette occasion, j’ai évoqué plusieurs situations dont j’ai été saisi, concernant notamment des entrepreneurs établis en Afrique ou jusqu’à l’île de Pâques, ainsi que le cas particulièrement révélateur d’une compatriote nonagénaire installée depuis de nombreuses années en Afrique.

Depuis 2021, ses avoirs sont bloqués parce qu’elle est dans l’impossibilité de se rendre dans son agence bancaire en France. Malgré son âge et son état de santé, aucune solution alternative — procuration, visioconférence, accès en ligne ou déplacement à domicile — ne lui a été proposée, malgré les interventions du consulat et des élus.

Afin d’alimenter ses travaux, le CCSF souhaite recueillir des témoignages concrets et lance un questionnaire anonyme destiné aux Français établis hors de France.

Je vous invite vivement à y répondre avant le 4 septembre 2026. En cinq à dix minutes, votre témoignage contribuera à mieux mesurer les difficultés rencontrées et à faire émerger des solutions concrètes.

➡️ Sondage du CCSF : Accès aux services bancaires des Français établis hors de France

Sénat – Ambassadeur du Koweït

Ce 1er juillet, j’ai eu le plaisir de recevoir au Sénat S.E. M. Abdullah AlShaheen, ambassadeur du Koweït en France, pour un déjeuner de travail, en ma qualité de président du groupe interparlementaire d’amitié France–Pays du Golfe.

Notre entretien est intervenu dans un contexte régional marqué par de très fortes tensions au Moyen-Orient, et d’attaques sur le Koweït venant d’Iran et de milices agissant pour le compte de ce pays depuis le sol irakien.

Nous avons évoqué la sécurité du Golfe, la liberté de navigation, ainsi que les perspectives d’une désescalade fondée sur le dialogue et le respect du droit international.

Nos échanges ont également porté sur le renforcement de la relation bilatérale entre la France et le Koweït. L’ambassadeur a souligné l’importance de développer les coopérations parlementaires, économiques, universitaires et culturelles, dans un esprit de confiance réciproque.

Le Koweït occupe une place singulière dans le Golfe. Son engagement constant en faveur du dialogue et de la stabilité régionale en fait un partenaire précieux pour la France.

Je me réjouis de poursuivre, avec les autorités koweïtiennes, le travail engagé afin de renforcer encore nos liens d’amitié.

Sénat – Quel rôle demain pour l’Agence française de développement ? (2/2) – Vidéo Q/R (7’40)

Ce 8 juillet, trois mois après sa prise de fonctions, Christophe Lecourtier, directeur général du groupe Agence française de développement (AFD), est venu présenter devant notre commission des Affaires étrangères, de la Défense et des Forces armées, que j’ai présidée, les grandes orientations de son action.

Sa mission est d’engager le recentrage stratégique de l’Agence et sa traduction dans un Contrat d’objectifs et de moyens (COM), attendu depuis quatre ans.

L’aide publique au développement connaît un recul historique : en 2025, elle a diminué de 23 % à l’échelle mondiale, une contraction sans précédent depuis la Seconde Guerre mondiale.

Christophe Lecourtier a rappelé que la France ne pouvait se résoudre à abandonner les pays les plus fragiles, notamment en Afrique. Soutenir leur développement économique, c’est aussi lutter contre les trafics, les conflits et le terrorisme, tout en contribuant à fixer les populations sur leur territoire.

J’ai salué les orientations du nouveau Contrat d’objectifs et de moyens de l’AFD qui reprend plusieurs propositions que j’avais appelées de mes vœux, comme privilégier le mieux-disant dans les appels d’offres ou mieux articuler l’action de l’AFD avec la Team France Export. J’ai demandé à M. Lecourtier quelles mesures permettraient d’atteindre l’objectif de 60 % de marchés remportés par les entreprises françaises.

VERBATIM de mon intervention

Pour ma part, je souhaite tout d’abord saluer le travail de concertation que vous avez mené déjà avec l’État pour aboutir à ce nouveau contrat d’objectifs et de moyens. Plusieurs avancées répondent à des préoccupations que nous avions exprimées devant cette commission : la synchronisation du COM de l’AFD avec celui d’Expertise France ; l’inscription d’une trajectoire budgétaire plus lisible, le renforcement du lien entre l’action de l’AFD et les intérêts de la France, ainsi que la clarification de la sortie de la Chine. Et je crois me souvenir d’interventions avec le président Cambon sur ce sujet ici. Cela ne peut que nous ravir. Merci pour les clarifications que vous avez apportées à mon collègue Patrice Joly.

Je vous remercie d’avoir pris en compte les attentes que j’ai eu l’occasion d’exprimer à la tribune du Sénat : ne pas sélectionner le moins disant, mais choisir le mieux disant. C’est déjà marquant dans une de vos premières interventions devant le conseil d’administration de l’AFD, auquel j’ai l’honneur de participer pour représenter le Sénat.

Le deuxième point, c’est la mise en place d’un système d’aide liée qui puisse accompagner nos ETI. Enfin !

Le COM renforce le soutien aux entreprises françaises, notamment grâce à de nouveaux indicateurs et à une meilleure articulation entre l’AFD, le Trésor et BPI France, vous l’avez mentionné.

Vous avez signé un accord de partenariat avec des acteurs de la Team France Export, les Conseillers du commerce extérieur de la France et puis les Chambres de commerce françaises à l’international, dont j’ai été le témoin.

Lors de votre audition précédente, nous avions évoqué les marchés remportés par les entreprises françaises. À l’époque, ils étaient affichés 70%, mais c’était 70% des 60% auxquels les entreprises françaises répondaient. Donc en fait, la réalité, c’était 42% de succès pour les appels d’offres. L’objectif défini dans le COM est de 60%, c’est-à-dire une progression de près de 50%. Donc, je voudrais savoir comment vous allez travailler avec les acteurs de la Team France Export pour parvenir à ce résultat, ce qui serait quand même un progrès significatif.

Comment voulez-vous sensibiliser les Français de l’étranger pour qu’ils puissent contribuer au progrès porté par l’AFD ? Merci

Voir l’intégralité de l’audition Quel rôle demain pour l’Agence française de développement ? du 08/07/2026 sur le site du Sénat

Sénat – L’AFD va privilégier le mieux-disant sur le moins-disant (1/2)

Voici une évolution majeure que j’appelais de mes vœux : les appels d’offres de l’AFD feront désormais primer le mieux-disant sur la logique du prix le plus bas.

Le 8 avril dernier, lors de l’audition de Christophe Lecourtier par notre commission des Affaires étrangères, de la Défense et des Forces armées, dans le cadre de sa nomination à la tête de l’Agence française de développement (AFD), je l’avais interrogé sur la place des entreprises françaises dans les projets financés par l’Agence (compte-rendu).

Si nos entreprises participent à près de 60 % des appels d’offres internationaux de l’AFD, avec un taux de succès de 70 %, elles ne remportent finalement qu’environ 42 % des marchés financés.

Le 26 mai, lors du débat consacré à l’aide publique au développement, j’avais également dénoncé les limites d’un système où le moins-disant financier demeure le principal critère d’attribution des marchés, au détriment de la qualité et de nos intérêts stratégiques (compte-rendu).

Trois mois après sa prise de fonctions, Christophe Lecourtier est revenu présenter sa feuille de route devant notre commission. J’ai eu la satisfaction de constater que ma préoccupation avait été entendue. Évoquant le nouveau « dividende pour la France », il a d’ailleurs rappelé, non sans humour, que « le sénateur Cadic est un peu complice de ce chapitre-là et pas le seul ».

Ainsi, le directeur général a annoncé une évolution majeure, déjà approuvée par le conseil d’administration de l’Agence : le prix ne sera plus le seul critère d’attribution des marchés. Comme il l’a souligné, « quand le seul critère est le prix, on voit bien qui gagne, notamment en Afrique ». Il est désormais acté que les appels d’offres seront également évalués au regard de critères de qualité, de durabilité et d’impact environnemental et social.

Je me réjouis de cette avancée. Une aide publique au développement performante doit répondre aux besoins des pays partenaires, mais aussi valoriser le savoir-faire de nos entreprises et ainsi contribuer à défendre les intérêts stratégiques de la France.


Vidéo (1’28) : Intervention de Christophe Lecourtier, directeur général du groupe AFD

Voir l’intégralité de l’audition Quel rôle demain pour l’Agence française de développement ? du 08/07/2026 sur le site du Sénat

Sénat – La relation franco-marocaine renforcée par le dialogue parlementaire

À l’invitation de notre collègue Christian Cambon, président du groupe d’amitié France-Maroc, j’ai eu le plaisir de participer à l’accueil au Sénat, ce 8 juillet, d’une délégation* de la Chambre des conseillers du Royaume du Maroc, conduite par M. Mohammed Zidouh, accompagnée par Nacim Tourougui, premier conseiller.

Cette visite de trois jours a illustré le rôle essentiel de la diplomatie parlementaire dans le renforcement de la relation d’exception qui unit la France et le Maroc.

J’ai eu l’occasion de partager avec nos hôtes un déjeuner dans les salons de Boffrand, avant d’assister à la séance publique au cours de laquelle le président Gérard Larcher a salué leur présence depuis la tribune d’honneur. Il a rappelé combien les groupes d’amitié des deux assemblées avaient contribué à restaurer la pleine confiance entre nos deux pays, tout en appelant de ses vœux une place accrue des Parlements dans le futur traité bilatéral en préparation.

Cette nouvelle dynamique s’inscrit dans le prolongement de la visite d’État du président Emmanuel Macron au Maroc en octobre 2024 et de la position désormais clairement affirmée par la France en faveur du plan d’autonomie sous souveraineté marocaine comme base de règlement de la question du Sahara.

Cette visite intervenait au lendemain d’une étape importante à Strasbourg, où la délégation marocaine avait échangé avec plusieurs responsables européens sur l’avenir des relations entre le Maroc et l’Union européenne. Depuis l’accord d’association entré en vigueur en 2000, le partenariat euro-marocain n’a cessé de se renforcer, tant sur les plans économique que politique.

La journée s’est achevée à la résidence de S.E. Mme Samira Sitail, ambassadrice de Sa Majesté le Roi du Maroc en France, où les échanges se sont poursuivis dans une atmosphère particulièrement chaleureuse.

Dans un contexte international marqué par de nombreuses incertitudes, cette visite a confirmé combien le dialogue entre parlementaires demeure un levier indispensable pour consolider une relation bilatérale fondée sur la confiance, l’amitié et une ambition commune au service de la Méditerranée.

*Composition de la délégation :
Dr. Mohamed ZIDOUH
Président du groupe d’amitié parlementaire Maroc-France de la Chambre des Conseillers, Parlement du Royaume Du Maroc (2021-2027)
Mme Hind GHAZALLI
Vice-Présidente du groupe d’amitié parlementaire Maroc-France de la Chambre des Conseillers, Parlement du Royaume Du Maroc (2021-2027)
M. Youssef ALAOUI
Rapporteur du groupe d’amitié parlementaire Maroc-France de la Chambre des Conseillers, Parlement du Royaume Du Maroc (2021-2027)
M. Noureddine SOULAIK
Rapporteur du groupe d’amitié parlementaire Maroc-France de la Chambre des Conseillers, Parlement du Royaume Du Maroc (2021-2027)
M. Abderrahman DRISSI
Membre du groupe d’amitié parlementaire Maroc-France de la Chambre des Conseillers, Parlement du Royaume Du Maroc (2021-2027)

Sénat – Mexique | Accueil d’une délégation de députés mexicains

Ce 9 juillet, j’ai participé à l’accueil au Sénat d’une délégation de parlementaires de la Chambre des députés du Mexique, conduite par Mme Alma Marina Vitela Rodríguez, présidente du groupe d’amitié Mexique-France, accompagnée de SEM Bianca Elena Jimenez Cisneros, ambassadrice du Mexique en France.

Cette délégation, composée de onze députés issus de plusieurs sensibilités politiques, effectuait une visite en France dans le cadre du bicentenaire des relations diplomatiques entre nos deux pays.

Sous la présidence de notre collègue Jean-Marc Vayssouze-Faure, nos échanges ont permis d’aborder les principaux enjeux de l’actualité mexicaine ainsi que les perspectives de renforcement de notre partenariat bilatéral.

Nous avons notamment évoqué l’évolution de la situation politique au Mexique depuis l’élection de Claudia Sheinbaum, première femme présidente de la République du Mexique.

Le Mexique est le premier investisseur latino-américain en France. La modernisation de l’accord entre l’Union européenne et le Mexique ouvre de nouvelles perspectives dans un contexte où le pays cherche à diversifier ses partenariats économiques.

J’ai également mis en avant plusieurs sujets portés par nos élus des Français de l’étranger, notamment l’importance de l’enseignement privé.

Notre conseillère des Français de l’étranger Mylène Audirac défend de longue date le développement du lycée franco-mexicain, véritable pilier de notre relation bilatérale, ainsi que le rôle essentiel de l’enseignement privé pour compléter l’offre d’enseignement public.

J’ai enfin évoqué le musée « Racines françaises au Mexique », créé à Mexico par Geneviève Beraud-Suberville, que j’ai eu le plaisir de visiter l’an dernier. J’ai invité nos interlocuteurs à promouvoir cette remarquable initiative, qui retrace l’histoire des générations de Français ayant contribué au développement du Mexique par leur apport industriel, commercial et culturel, tout en conservant un lien profond avec leurs racines.

À l’heure où nos deux pays célèbrent deux siècles de relations diplomatiques, ce dialogue parlementaire constitue un levier précieux pour approfondir une coopération fondée sur la confiance, les échanges humains et des intérêts communs.

Sénat – Pauline Carmona nommée directrice de cabinet du Quai d’Orsay

Avec Pauline Carmona et Olivia Richard, sénatrice des Français établis hors de France

Je tiens à adresser mes plus sincères félicitations à Pauline Carmona pour sa nomination comme directrice de cabinet du ministre de l’Europe et des Affaires étrangères.

Première femme à exercer cette responsabilité, elle inscrit son nom dans l’histoire du Quai d’Orsay. Je salue également le choix du ministre Jean-Noël Barrot, qui traduit une juste reconnaissance de ses qualités, de son expérience et de son sens du service de l’État.

À la tête de la direction des Français à l’étranger et de l’administration consulaire, elle a profondément marqué son passage par sa capacité à conduire des réformes ambitieuses.

La mise en œuvre de France Consulaire doit beaucoup à sa vision, à sa détermination et à la qualité de son leadership.

Les élus des Français établis hors de France garderont également le souvenir d’une haute fonctionnaire toujours à l’écoute, attachée au dialogue et respectueuse du rôle des représentants de nos compatriotes à l’étranger.

Je lui souhaite pleine réussite dans ses nouvelles fonctions, au service de la France, de sa diplomatie et de nos intérêts à travers le monde.

Sénat – Avec Patrick Sabatier (lycée Molière-Rio) – Faire évoluer l’enseignement français à l’étranger avec courage et pragmatisme

Ce 1er juillet, j’ai eu le plaisir de recevoir au Sénat Patrick Sabatier, directeur des relations institutionnelles de L’Oréal, établi à Rio de Janeiro.

Ancien président de la Chambre de commerce et d’industrie France-Brésil, Patrick Sabatier est également président de la Sociedade Francesa e Brasileira de Ensino (SFBE), association de droit brésilien qui administre le lycée Molière de Rio, établissement conventionné du réseau AEFE.

Notre échange a naturellement porté sur l’avenir de l’enseignement français à l’étranger et sur la réforme indispensable de l’AEFE.

L’Agence doit mieux prendre en compte les réalités économiques auxquelles sont confrontés les établissements conventionnés et partenaires.

Pour Patrick, “Il s’agit de construire avec courage, transparence, prévisibilité et dialogue une réforme ou bonne gestion de l’ensemble des acteurs, optimisation des ressources, vision plus décentralisée ou effort de formation devraient être priorisés!

J’avais eu le plaisir de visiter à nouveau le lycée Molière, aux côtés de Patrick Sabatier, lors de mon déplacement au Brésil, début juin 2025 (compte-rendu). J’avais salué son engagement au service de notre communauté, du rayonnement économique français au Brésil et de la pérennité de cet établissement emblématique.

Cette nouvelle rencontre a permis de poursuivre un dialogue fondé sur une même conviction : l’enseignement français à l’étranger doit évoluer avec courage, transparence et pragmatisme.

Sénat – GIA France-Pays du Golfe – Communiqué de presse (13 juillet 2026)

Décès de l’ancien émir du Qatar, Cheikh Hamad Ben Khalifa Al Thani : le groupe d’amitié France-Pays du Golfe fait part de son émotion

Au nom du groupe d’amitié France-Pays du Golfe, son président, Olivier Cadic, fait part de sa vive émotion à la suite du décès de l’ancien émir du Qatar, Cheikh Hamad Ben Khalifa Al Thani.

À la tête du Qatar de 1995 à 2013, Cheikh Hamad Ben Khalifa Al Thani a été le principal artisan de la transformation économique et du rayonnement international de son pays. Sous son règne, l’exploitation des importantes ressources gazières du Qatar a permis une modernisation rapide de l’émirat et l’affirmation de celui-ci comme un acteur important de l’économie mondiale.

Son action diplomatique, marquée par une politique de médiation dans plusieurs crises régionales, a contribué à faire de Doha une place incontournable du dialogue au Moyen-Orient.

« Cheikh Hamad Ben Khalifa Al Thani laissera l’image d’un dirigeant visionnaire, qui a profondément transformé son pays et lui a donné une place singulière sur la scène internationale », a déclaré Olivier Cadic.

Le président et les membres du groupe d’amitié adressent leurs plus sincères condoléances à Son Altesse Cheikh Tamim Ben Hamad Al Thani, émir de l’État du Qatar, à la famille Al Thani ainsi qu’au peuple qatari.

Dans ce moment de deuil, le groupe d’amitié tient également à rappeler la profondeur des liens d’amitié et de coopération qui unissent la France et le Qatar, où une délégation dudit groupe s’était rendue en avril 2025.

Lire le communiqué sur le site du Sénat – 13 juillet 2026

Création de la FEPEF : les établissements partenaires s’unissent pour développer l’enseignement français à l’étranger

Lors de l’assemblée générale de l’ANEFE, le 25 juin dernier, Éric Véteau, directeur général du Lycée français de Chicago et administrateur de l’ANEFE, a annoncé la création de la Fédération des Établissements Partenaires de l’Enseignement Français à l’Étranger (FEPEF).

Cette nouvelle fédération rassemble six acteurs majeurs du réseau : la Mission laïque française (MLF), AFSA-Partenaires (Amérique du Nord), Globeducate, la FEDIM (Maroc), l’AFLEC et Odyssey. À eux seuls, ils représentent déjà plus de 130 000 élèves, un chiffre appelé à croître rapidement avec l’arrivée de nombreux autres établissements.

Présidée par Éric Véteau, la FEPEF répond à une nécessité : permettre aux établissements partenaires de parler d’une seule voix afin de mieux défendre leurs intérêts, d’être pleinement associés aux décisions qui les concernent et de promouvoir des principes essentiels, tels que la liberté pédagogique, la confiance et une gouvernance plus équilibrée de l’enseignement français à l’étranger.

Je salue cette démarche de structuration. Un écosystème vivant est un écosystème qui s’organise, qui prend des initiatives et qui fait émerger des propositions pour renforcer l’ensemble du réseau.

Je me réjouis tout particulièrement qu’Éric Véteau, en sa qualité de membre du conseil d’administration de l’ANEFE, puisse partager au sein de notre association la vision et les attentes de cette nouvelle fédération. Son engagement contribuera à renforcer l’expression de l’ANEFE et à nourrir notre réflexion collective sur l’avenir de l’enseignement français à l’étranger.

À l’issue de cette assemblée générale, une réunion en visioconférence avec les représentants des membres fondateurs de la FEPEF, en présence de Michel Monsauret, secrétaire général de l’ANEFE, et de Françoise Hirzel, directrice de l’ANEFE, nous a permis d’échanger sur les premières actions à entreprendre. 

L’objectif est que l’ANEFE puisse accompagner et faciliter l’action de cette nouvelle fédération en faveur du développement de l’enseignement français à l’étranger, dans un esprit de dialogue, de complémentarité et d’intérêt général.

Je souhaite plein succès à l’ensemble des membres fondateurs de la FEPEF. Leur engagement constitue une contribution précieuse pour construire un réseau toujours plus dynamique, innovant et attractif, au service des élèves, des familles et du rayonnement de la France.

COMMUNIQUE DE PRESSE

Création de la FEPEFFédération des Établissements Partenaires de l’Enseignement Français à l’Étranger

Une nouvelle voix pour l’enseignement français à l’étranger

Les établissements scolaires partenaires(1) de l’enseignement français à l’étranger annoncent la création de la FEPEF. Cette nouvelle fédération(2) est destinée à représenter, fédérer et défendre les intérêts des acteurs qui assument aujourd’hui une part essentielle du développement du réseau français à l’international.

Dans un contexte de transformation profonde de l’éducation mondiale, les établissements partenaires ne veulent plus être de simples contributeurs du réseau : ils souhaitent désormais participer pleinement à sa gouvernance, à ses orientations stratégiques et à son avenir.

La création de la FEPEF répond à une réalité devenue incontournable : les établissements partenaires sont aujourd’hui un moteur de croissance, d’innovation et d’influence pour l’enseignement français à l’étranger.

Ouverture de nouveaux établissements, investissements éducatifs, innovation pédagogique, développement du plurilinguisme, adaptation aux réalités locales : partout dans le monde, les partenaires font vivre et progresser l’enseignement français au service de la réussite des élèves et de l’attractivité du modèle pour les familles et l’ensemble de la communauté éducative.

Les décisions récentes de l’AEFE, notamment les évolutions tarifaires de contribution des partenaires à l’Enseignement Français à l’Étranger (EFE) votées lors de son Conseil d’administration du 18 décembre, ont renforcé la nécessité pour les établissements partenaires de se structurer collectivement afin de porter une parole claire, indépendante et constructive.

Une fédération pour construire, défendre et proposer

La FEPEF portera une ambition simple :

● promouvoir la qualité éducative, l’excellence académique et le rayonnement international de
l’enseignement français ;
● mieux représenter les établissements partenaires auprès des pouvoirs publics à l’échelle
nationale et internationale ;
● défendre un modèle économique soutenable vecteur de croissance et d’emplois ;
● promouvoir une gouvernance plus équilibrée de l’EFE et représentative de toute sa diversité ;
● renforcer les coopérations entre les établissements quel que soit leur statut ;
● développer l’innovation pédagogique et la formation partout dans le monde.

La fédération défendra une vision moderne de l’enseignement français à l’étranger, fondée sur la confiance, la responsabilité, la transparence et la capacité d’innovation des acteurs du réseau.

Nos convictions

Les membres fondateurs de la FEPEF affirment plusieurs principes essentiels :
● pas d’augmentation des contributions des établissements partenaires sans réforme de
fond préalable ;
● transparence financière et lisibilité des contributions demandées ;
● clarification entre les missions de régulation et de gestion de l’AEFE ;
● reconnaissance pleine et entière du rôle stratégique des établissements partenaires ;
● liberté d’innovation pédagogique et de développement ;
● construction d’une véritable stratégie internationale pour l’enseignement français à l’étranger.

Une dynamique ouverte

La FEPEF a vocation à rassembler encore plus largement l’ensemble des établissements partenaires partageant l’ambition collective du développement de l’enseignement français dans le monde.
Parce que l’avenir de l’enseignement français à l’étranger ne pourra se construire sans ses partenaires.

À propos de la FEPEF

La FEPEF – Fédération des Établissements Partenaires de l’Enseignement Français à l’Étranger – représente plus de 130 établissements scolaires partenaires, présents dans plus de 40 pays, qui contribuent au développement du réseau français à l’international et ainsi au rayonnement culturel, linguistique et universitaire francophone dans le monde. La FEPEF fédère des acteurs éducatifs engagés pour une vision moderne et plus représentative dans sa diversité de l’enseignement français à l’étranger.
Ses membres fondateurs :

· Association des Écoles Françaises en Amérique du Nord (groupe des établissements
partenaires de l’AEFE)
· Association Franco Libanaise pour l’éducation et la culture (AFLEC)
· Fédération de l’Éducation Internationale au Maroc (FEDIM)
· International Education Group – Globeducate
· Réseau Mlfmonde – Mission Laïque Française
· Odyssey Education

Contact :
contact@fepef.org

(1) Un établissement partenaire de l’enseignement français à l’étranger est un établissement scolaire homologué par le ministère français de l’Éducation nationale, c’est-à-dire reconnu conforme aux programmes, aux exigences pédagogiques et aux principes de l’enseignement français. Il est partenaire de l’Agence pour l’enseignement français à l’étranger au titre du rôle d’animation, de coordination et d’accompagnement du réseau exercé par cet opérateur public de l’enseignement français à l’étranger.
(2) La FEPEF regroupe aujourd’hui plus de 130 établissements homologués dans le monde

Communiqué de presse en pdf : LIEN

Médias – “Plaidoyer pour une fiscalité plus juste et plus efficace” par Hervé Marseille et onze sénateurs du groupe Union Centriste (La Tribune, 04/07/2026)

Notre système fiscal doit encourager le travail, soutenir les classes moyennes et favoriser la croissance plutôt que pénaliser ceux qui créent de la richesse. C’est le sens de la tribune que j’ai cosignée avec Hervé Marseille et plusieurs de mes collègues du groupe Union Centriste dans La Tribune Dimanche >>>

Plaidoyer pour une fiscalité plus juste et plus efficace

Plusieurs sénateurs du groupe Union Centriste plaident pour une réforme fiscale de grande ampleur. Ils souhaitent alléger la fiscalité du travail, rééquilibrer la CSG, soutenir les classes moyennes et financer ces mesures par une hausse modérée de la TVA.

La France doit sortir de cette spirale destructrice qui consiste à laisser filer la dépense publique improductive tout en alourdissant la fiscalité des facteurs de production. Parmi les plus lourds d’Europe, notre système fiscal, par sa structure même, décourage l’activité économique, pénalise les classes moyennes et creuse les inégalités entre les générations. Il dévore l’avenir et épuise le présent.

Un rééquilibrage ambitieux de notre fiscalité s’impose, conciliant tout à la fois efficacité économique et équité sociale : nous proposons d’alléger la taxation du travail et de renforcer la taxation de la consommation ; nous proposons, par la même occasion, des recettes moins destructrices au service d’une plus grande équité entre actifs et inactifs.

Cette philosophie a guidé notre réflexion. En réorientant notre système d’imposition, nous le rendrons plus favorable à l’emploi, à l’activité et à la croissance – et, in fine, aux finances publiques. Nos propositions s’articulent autour de trois piliers.

Uniformiser la CSG pour réduire la pression sur les actifs

Premier pilier : une CSG uniformisée à 8,3 %. Aujourd’hui, la CSG repose sur une structure de taux très disparates, qui aboutit à surtaxer les actifs par rapport aux inactifs.

Les revenus d’activité sont ainsi soumis à un taux unique de 9,2 %, tandis que les revenus de remplacement (indemnités journalières en cas d’arrêt maladie, allocations chômage) et les pensions de retraite les plus élevées bénéficient de taux réduits dérogatoires, à hauteur respectivement de 6,2 % et de 8,3 %. Cette différence de traitement n’est pas justifiable.

Nous proposons d’uniformiser le taux de CSG à 8,3 % – soit le taux supérieur déjà appliqué aux pensions de retraite. Cette mesure restaure l’équité, notamment entre actifs et retraités, et redonne du pouvoir d’achat aux travailleurs, principaux moteurs de notre économie.

L’impact net de cette mesure pour les finances publiques, inférieur à 3 milliards d’euros, serait au moins en partie amorti par l’effet positif de la réforme sur l’offre de travail.

Lire la suite de la tribune Plaidoyer pour une fiscalité plus juste et plus efficace publiée sur le site de la Tribune ou en version PDF

Médias – “Transposition de la directive NIS 2 : l’examen du texte maintenant espéré pour septembre” – (ZDNet – 07/07/2026)

ZDNet : Ce projet de loi critique pour la cybersécurité française est toujours englué à l’Assemblée nationale.

Lire l’article de ZDNet : Transposition de la directive NIS 2 : l’examen du texte maintenant espéré pour septembre

Extrait :

Or l’un des amendements du projet de loi, le 16 bis, vise à sanctuariser le chiffrement. En l’état actuel, cet article, présenterait « un risque majeur pour la politique publique du renseignement », a alerté récemment la délégation parlementaire au renseignement.

Le dispositif envisagé « paraît aller au-delà des ambitions initiales de ses auteurs », écrivait cette structure. Menaçant ainsi l’emploi de techniques de renseignement visant à l’accès « non consenti » à des « données protégées ».

Poursuites

Des craintes peu du goût du sénateur à l’origine de l’article 16 bis, Olivier Cadic (Union centriste). Il y a un mois, ce dernier avait fustigé avec le député Philippe Latombe (Les démocrates) le retard pris dans la transposition.

« Son examen en hémicycle semblait une formalité qui allait permettre la mise en conformité de notre pays avec la réglementation européenne. Et puis, plus rien ! Ce texte, en dépit de nos alertes répétées, est sans cesse repoussé aux calendes », regrettaient les deux parlementaires.

Un retard également peu apprécié par la Commission européenne, qui s’apprêterait à poursuivre l’exécutif français devant la Cour de justice de l’Union européenne, avait dévoilé un peu plus tôt Politico. Cela pourrait « se concrétiser par une amende pouvant atteindre plusieurs dizaines millions d’euros », s’inquiétaient Olivier Cadic et Philippe Latombe.