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Rencontre avec l’ambassadeur du Qatar en France

Ce 14 janvier, j’ai eu le plaisir d’être reçu par son excellence Ali bin Jassim Al Thani, ambassadeur du Qatar en France, à l’occasion de ma nomination en qualité de président du groupe d’amitié France-Pays du Golfe au Sénat (lire), succédant ainsi à Jean-Marie Bockel.

Ce premier entretien de courtoisie a permis de faire un tour d’horizon sur l’actualité diplomatique  et d’évoquer les moyens d’approfondir notre coopération bilatérale.

Nous avons partagé l’idée qu’un pas important est sur le point de s’accomplir avec la conclusion d’un accord bilatéral portant sur reconnaissance réciproque et l’échange des permis de conduire.

Cet accord va effet va faciliter la mobilité de quelque 4700 Français établis au Qatar, puisqu’ils doivent actuellement solliciter des permis temporaires pour circuler.

J’avais été alerté sur ce sujet par Rosiane Houngbo Monteverde, conseillère des Français de l’étranger et notre consul général à Doha, Jean-Jacques Maizaud, lors de ma visite au Qatar, en février dernier (compte-rendu).

J’ai soutenu ce texte, en octobre dernier, en qualité de rapporteur pour le compte de la commission des Affaires étrangères, présidée par Christian Cambon (compte-rendu). A ce titre, le 26 octobre au Sénat, j’avais reçu l’assurance du Cheikh Ali bin Jassim Al-Thani qu’aucun frein administratif ne viendrait contrarier la bonne exécution de notre convention.

Nous n’attendons plus que l’examen du projet de loi à l’Assemblée nationale, dont la rapporteur sera la députée des Français de l’étranger Amélia Lakrafi, qui devrait entériner le vote du Sénat.

Je suis ravi de cette rapide progression vers l’objectif prioritaire que je m’étais fixé suite à ma visite au Qatar et je remercie chaleureusement le Cheikh Ali bin Jassim Al-Thani pour son importante contribution.

Antoine Bueno signe « Futur »

« L’avenir est la seule chose qui m’intéresse, car je compte bien y passer mes prochaines années », a dit Woody Allen.

Le livre « Futur » n’usurpe pas son titre, tant son auteur Antoine Bueno envoie loin la balle, parfois fort loin. Rêve-petits et âmes frileuses s’abstenir. « La seule chose dont nous pouvons être certains c’est que le monde actuel, notre monde, va être balayé. Soit par la crise environnementale, soit par la révolution technologique, soit par les deux », prévient-il d’emblée.

L’ouvrage se présente sous la forme d’un abécédaire de 40 mots clés, allant de 1984 à Zoonoses, qui étudie chaque thématique à l’aune du progrès humain et scientifique ou… de nos renoncements.

Notre civilisation va-t-elle s’effondrer ? La croissance peut-elle être durable ? Le travail va-t-il disparaître ? L’IA va-t-elle nous remplacer ? À quoi ressembleront l’art et le sexe de demain ? Serons-nous immortels ?

Pour tout vous dire, Antoine Bueno est de la « maison » : il suit les travaux de la délégation à la Prospective et de la commission du Développement durable du Sénat.

Si vous avez le goût du futur, son livre est chaleureusement recommandé.


Enseignement : rencontre avec le président de la FAPÉE

Entretien au Sénat avec François Normant, partisan enthousiaste du développement de l’enseignement français à l’étranger et dont l’action dynamique contribue au nouvel élan souhaité par Emmanuel Macron pour doubler le nombre d’élèves dans le réseau AEFE d’ici 2030.

Le président de la Fapée, Fédération des associations de parents d’élèves des établissements d’enseignement français à l’étranger, est l’archétype de ces parents qui se dévouent bénévolement pour faire vivre nos écoles à travers le monde.

Nous avons brassé divers sujets parmi lesquels les retards dans le versement des bourses scolaires à certains établissements ; la situation de l’Anefe ; l’attente de l’arrêté de Bercy pour instruire les dossiers de garantie de l’Etat sur les prêts immobiliers des écoles françaises à l’étranger ; la gouvernance de l’AEFE…

CyberSécurité à l’heure de la Covid : mon entretien dans GSMag

Entretien paru dans la revue Global Security Mag n°53, magazine consacré à la cybersécurité dirigé par Marc Jacob, intitulé « la France s’accorde des moyens en hausse face à une menace cyber qui explose !»

J’ai rappelé que la menace cyber ne cessait de se développer sous diverses formes et à grande échelle. La cybercriminalité s’est aussi beaucoup professionnalisée, je dirais même industrialisée. Heureusement, nous avons accompli des progrès considérables depuis dix ans sous l’égide de l’Agence nationale de la sécurité des systèmes d’information (ANSSI) en termes de cybersécurité.

Un tableau est joint à l’article qui répertorie le nombre d’incidents traités par l’ANSSI, consécutifs à des attaques informatiques contre nos ministères.

On se réjouit de l’augmentation des crédits, dont je suis le co-rapporteur avec Mickaël Vallet au Sénat, ce qui est le signe que cet enjeu de souveraineté nationale est bien pris en compte par le Gouvernement (lire : PLF2021 / DG – Direction de l’action du Gouvernement – Cybermenaces du 28 nov. 2020).

La crise sanitaire aura, en effet, révélé que la guerre de la communication entretenue par certaines puissances étrangères – manipulations, désinformation, propagande – est de plus en plus utilisée pour affaiblir nos démocraties.

C’est pourquoi mon récent rapport, co-réalisé pour le Sénat avec mon collègue Rachel Mazuir, a placé la désinformation au premier plan de nos 5 recommandations essentielles (lire : Désinformation, cyberattaques, cybermalveillance : l’autre guerre du COVID-19 du 16 avril 2020).

L’article de GS Mag m’a également permis de revenir sur la commercialisation des offres 5G en France qui est imminente. Là aussi, gardons-nous de toute naiveté vis-à-vis de certains équipementiers soumis aux lois de leurs pays et aux pressions de leurs gouvernants.

Heureusement, l’ANSSI veille : toutes les décisions de refus et toutes les autorisations pour des durées réduites d’installations ont concerné les équipements de l’opérateur des télécoms chinois, Huawei.

2021 sera une grande année, puisque l’ANSSI rejoindra le Campus Cyber dans le quartier de la Défense, et installera une antenne à Rennes dans le cadre de la constitution d’un pôle de compétences en cyberdéfense, où est présent le ministère des Armées, à l’image de ce que j’ai pu observer à Beer Sheva en Israël (compte-rendu – janv. 2019).

Nous aurons accompli un grand pas vers un « écosystème français » qui place la France en pointe en matière cyber.

Lire l’entretien La France s’accorde des moyens en hausse face à une menace cyber qui explose ! – Global Security Mag n°53

Marielle de Sarnez, figure du centrisme, est décédée

«Marielle de Sarnez a été de tous les combats du Centre; sa disparition crée un grand vide et une immense douleur pour sa famille et tous ses amis.» a déclaré Hervé Marseille, président du groupe Union Centriste.

Marielle de Sarnez avait été élue au Parlement européen en 2014 dans la circonscription d’Ile de France et Francais de l’étranger.

Alors tête de liste UDI-MODEM, nous l’avions reçu à Londres durant la campagne.

Sa force de conviction, sa détermination et sa décontraction m’ont marqué. Elle nous manquera.

Je présente mes sincères condoléances à sa famille, ses proches et à ses amis du Modem.

Que faire dans une situation dramatique à l’étranger ?

Prudence est mère de sureté. Le gouvernement recommande, avant un départ à l’étranger, de lire les Conseils aux voyageurs et de se signaler sur Ariane (voyage ou mission de moins de 6 mois). Et, quelle que soit la destination, ce n’est pas être trop précautionneux de télécharger le Guide des victimes françaises à l’étranger sur le site du ministère des Affaires étrangères. Il convient de saluer sa qualité à l’occasion de sa mise à jour.

Ce guide liste les « premiers réflexes » à avoir lorsque nos compatriotes sont plongés dans une situation traumatisante.

Que faire si l’un de vos proches décède à l’étranger ? Que faire si vous êtes victime d’une agression, d’un accident de la circulation ou d’une catastrophe naturelle ? Ou encore : que faire en cas de menace de mariage forcé à l’étranger ?

Le guide se présente sous la forme de fiches thématiques, détaillant les démarches à accomplir par les victimes ou leurs familles et les orientant vers des structures d’accompagnement à l’étranger (notamment nos services consulaires), puis au retour en France.

Parfois, nos compatriotes oublient qu’ils n’emmènent pas la législation française dans leur valise et qu’ils seront soumis à la législation locale.

Le guide met bien en garde le lecteur sur le sujet : « Informez-vous sur les usages locaux et la ou les religions pratiquées dans le pays de destination : ils impliquent des attitudes ou des règles vestimentaires ou alimentaires qu’il convient de respecter.

Vous devez vous informer et vous conformer scrupuleusement aux lois locales, en particulier à celles relatives à l’alcool et aux stupéfiants (importation, achat et consommation), aux mœurs (certains pays réprimant l’homosexualité), à la circulation routière et au respect des croyances. Les peines encourues peuvent être élevées dans certains pays : des amendes, de l’emprisonnement pouvant aller jusqu’à la réclusion à perpétuité, voire la peine de mort (par exemple, pour trafic de stupéfiants). »

Malheureusement, la page « Conseils aux voyageurs » réagit parfois à posteriori, après qu’un compatriote ait tenté d’être innovant dans la transgression d’une loi locale. Il serait donc utile que le guide s’enrichisse d’une page : Que faire si un de vos proches est incarcéré à l’étranger ? 

Page Victimes à l’étranger du MEAE

 

Sahel : quelle stratégie militaire, quelle solution politique ?

Après le décès de cinq soldats français en une semaine au Mali, un article de Simon Barbarit, publié par Public Sénat le 4 janvier, interroge sur l’issue de l’opération Barkhane, lancée depuis 2014, pour combattre le terrorisme dans la région.

J’estime que nous devons d’abord saluer les succès déterminants de nos soldats contre L’État islamique. L’heure est certainement à l’évaluation de nouveaux objectifs à atteindre collectivement avec nos alliés au Sahel. Redéployer : pourquoi pas ? Reculer : certainement pas !

Extrait de l’article :
Au moment où la ministre des Armées ouvre la porte à des négociations avec des groupes qui ont « déposé les armes et qui ne sont pas motivés par une idéologie radicale et criminelle », le vice-président centriste de la commission de la Défense du Sénat, Olivier Cadic, met en garde contre « toutes décisions prises sous le coup de l’émotion et dans la précipitation ». « Nous avons besoin d’un nouveau sommet avec le G5 Sahel. Nous devons redéfinir nos objectifs sur place de façon collective. Nous avons en face de nous deux groupes terroristes Al-Qaida et l’Etat islamique qui sont en concurrence. Un retrait précipité de nos troupes serait dramatique notamment pour les Français qui vivent dans la région ».

La ministre des Armées Florence Parly sera auditionnée au Sénat le 20 janvier, avant un débat en séance publique le 9 février.

Lire l’article de Public Sénat (4 janv. 2021) : «Nous n’obtiendrons pas de victoire militaire» estime Christian Cambon
Lire aussi mon billet : En circonscription au Tchad : « Barkhane » N’Djamena & Faya-Largeau (10 au 11 déc. 2020)


Covid-19 : le Secours occasionnel de solidarité est reconduit au premier semestre 2021

Excellente nouvelle pour les Français de l’étranger affectés durement par la crise économique liée à la pandémie : le dispositif « secours occasionnel de solidarité » est reconduit pour le premier semestre de l’année 2021.

Je me réjouis de la décision du gouvernement de prolonger le mécanisme mis en place en 2020 pour soutenir nos compatriotes de l’étranger qui connaissent une perte ou une diminution conséquente de revenus du fait de la crise de la Covid-19. C’est le fruit de nouvelles négociations du ministre Jean-Baptiste Lemoyne avec les services de Bercy pour obtenir le report des crédits non dépensés.

Les modalités restent identiques : l’aide est ponctuelle (il ne s’agit pas d’une allocation mensuelle), mais vous pouvez toutefois solliciter le renouvellement de cette aide jusqu’à 5 fois (soit un total de 6 versements pour le premier semestre 2021).

Si vous êtes de nationalité française, ainsi que vos enfants, l’inscription au registre mondial des Français établis hors de France demeure un pré-requis.

Comment déposer une demande d’aide ?

Si vous pensez être financièrement éligible, connectez-vous au site de votre consulat pour télécharger le formulaire et prendre connaissance des pièces justificatives. Le dossier sera ensuite examiné par vos services consulaires (deux exemples : consulat général de Francfort et ambassade de Santiago).

Si vous avez déjà bénéficié de l’aide en 2020, il faudra fournir un nouveau dossier de demande, avec des justificatifs récents attestant de votre situation financière.

On se souvient que les modalités d’affectation de ce « secours occasionnel de solidarité » avaient déjà été repensées en cours de route. Suite à mon interpellation du ministre Jean-Yves le Drian, en juillet dernier, afin de provoquer une réunion, les conditions étaient devenues plus flexibles, puis les demandeurs avaient pu profiter de trois autres versements (octobre, novembre et décembre) en produisant simplement une attestation sur l’honneur que leur situation demeurait identique (lire le billet).

« Programme FLAM : petites écoles devenues grandes » par Hélène Degryse (Les Francais.press)

Félicitations à Hélène Degryse, conseillère des Français de l’étranger aux Pays-Bas, qui a signé un bel article intitulé Programme FLAM : petites écoles devenues grandes qui met en valeur le programme FLAM et souligne l’importance de son développement, en particulier au Royaume-Uni au travers du Parapluie FLAM présidé par Joëlle Simpson.

Sommaire :

. Le Flam, rappel historique et quelques chiffres

. Les aides FLAM disponibles à ce jour

. Portrait d’En famille, association FLAM des Pays-Bas

. Parapluie FLAM et Joëlle Simpson : l’exemple parfait d’une FLAM réussie

. Cadic et Cazebonne : deux parlementaires au chevet du FLAM

Olivier Cadic :
– La recette parapluie
– Constat édifiant pour l’apprentissage du français
– Un chèque éducation : un moyen de vraiment faire vivre le français
– Chiffres AEFE : un budget FLAM infime
– Chèque FLAM : remède financier à la pandémie

Samantha Cazebonne :
– Un colloque virtuel mais bien réel !
– Des défis multiples
– La pandémie au cœur des préoccupations
– Des pistes pour l’AEFE

Lire l’article d’Hélène Degryse Programme FLAM : petites écoles devenues grandes, publié le 3 janvier 2020 sur le site LesFrancais.press

Mon année 2020 en revue

Mon année 2020 vue par l’intelligence artificielle de mon iPhone.

À la veille de mon retour au Sénat pour débuter 2021, mon téléphone m’a invité à revenir en images sur cette année qui débute à Londres avec Nicolas Hatton et Gina Miller pour finir dans les embouteillages du Kent devant le tunnel sous la Manche comme pour boucler la boucle.

J’y vois une belle façon de tourner la page 2020.

Je remercie donc mon téléphone pour sa sélection et tous ceux qui apparaissent en images car ils m’offrent de très bons souvenirs.

TO ALL OUR EUROPEAN BRITISH FRIENDS

We wish you a Happy New Year with the rock version of the European anthem.

As we say in France, this isn’t adieu, this is only au revoir.

We hope future British generations will sing it with us again.

LIEN

Ode to Joy / European Union Anthem (Rock Version) 3’00

VŒUX 2021

Inspiré par cette remarquable fresque réalisée par les élèves du lycée Savio à Douala,

je vous souhaite

CRÉATIVITÉ,

CONFIANCE

et AMOUR

pour traverser 2021 !

INFOLETTRE n°143 – Édito : « Le chaos de Noël du père Boris » – HOMMAGE à Valéry Giscard d’Estaing – ACTU > Olivier Cadic et son « geste de solidarité vers la Francophonie » (LPJ) – FRANÇAIS DE L’ÉTRANGER > Santé > Vaccination des FDE / La CFE fait un geste supplémentaire – Sécurité > Quid des chefs d’îlots ? – Enseignement > l’AEFE se substitue à l’ANEFE – Entreprises > Assurance-crédit publique aux filiales étrangères – EN CIRCONSCRIPTION > Tchad (9-12 déc. 2020) : « Barkhane » (Faya-Largeau) & N’Djamena – BREXIT > J-23 de la fin de la période de transition – AFFAIRES ÉTRANGÈRES > Venezuela : audition de Juan Guaido par le Sénat / La force tranquille Guaido résiste à la farce électorale de Maduro / Présidence du groupe d’amitié France-Pays du Golfe / Relations bilatérales : Algérie, Brésil, Chili / Hydrodiplomatie (Himalaya) – DÉFENSE / BITD > Solution de reprise pour Photonis

Lire : l’INFOLETTRE n°143 – 29 décembre 2020Logo HebdoLettre bleu - Rond75

Edito de l’InfoLettre n°143

Le chaos de Noël du père Boris

« Nous voyons la lumière au bout du tunnel », a dit Boris Johnson le 22 novembre dernier, annonçant le début du déconfinement du Royaume-Uni à compter du 2 décembre.

Moins de trois semaines plus tard, le Premier ministre britannique alléguait l’apparition d’une nouvelle souche du Covid, pourtant identifiée depuis plusieurs semaines, pour justifier un revirement visant à reconfiner Londres et le sud-est de l’Angleterre.

Apparaissant devant les caméras les cheveux en bataille et le regard ombrageux, rappelant un peu le Grinch, ce personnage imaginaire qui voulait gâcher Noël, le Premier ministre anglais aura réussi la performance de créer une panique mondiale.

Le sauve-qui peut qui a suivi nous a montré avec quelle merveilleuse facilité le Global Britain pouvait mettre en pratique « la théorie du bordel ambiant », élaborée par Roland Moreno, inventeur français de la carte à puce. Visuel HL125

Car, si on peut s’accommoder d’une visio-conférence pour travailler, c’est moins évident pour réveillonner. Dans nos sociétés occidentales, Noël est un fait de civilisation. Une tranche de paix, une trêve consacrée, une occasion rare de retrouvailles. Ce Noël pas comme les autres, en mode restreint, peine à dissiper un mal-être ressenti par beaucoup, alors que tant de familles sont endeuillées et que tant de foyers vivent dans une sourde inquiétude sur l’avenir.

À Noël, comme beaucoup je pense à « cette petite fille de rien du tout », dont nous parle Charles Péguy. Cette « enfant qui n’aurait pas la force de marcher sur le chemin montant, sablonneux, malaisé ». Et pourtant, c’est elle « qui fait marcher tout le monde », car cette petite fille s’appelle Espérance.

Aussi ce 24 décembre, à la faveur de l’annonce de l’accord parvenu sur le Brexit entre le Royaume-Uni et l’UE, lorsque Boris Johnson a déclaré : « Je pense que cet accord signifie une nouvelle stabilité et une nouvelle certitude dans ce qui était une relation parfois acrimonieuse et difficile… nous serons votre ami, votre allié, votre soutien, et ne l’oublions pas votre premier marché », j’ai cru entendre la petite fille de rien du tout me souffler : pourvu qu’il ne change pas d’avis ! Découvrir l’InfoLettre n°143

La CFE fait un geste supplémentaire pour ses adhérents bloqués en France

Au-delà de six mois de séjour en France, la Caisse des Français de l’Étranger (CFE) ne peut maintenir l’affiliation de ses adhérents, même s’ils demeurent dans l’impossibilité de retourner dans leur pays de résidence du fait de la pandémie.

Dans un premier temps et en réponse à la lettre du sénateur Robert del Picchia que j’avais cosignée, le directeur général de la caisse, Eric Pavy, avait indiqué que les Français qui voulaient ré-adhérer à la CFE, lors de leur retour, ne subiraient aucun délai de carence et conserveraient même leur « bonus fidélité » éventuel, soit un rabais de cotisation (compte-rendu).

Le directeur vient d’annoncer, en complément, que les personnes qui seraient radiées du fait de leur séjour contraint et prolongé pourront ré-adhérer à la CFE en bénéficiant du tarif de leur ancien produit (désormais non commercialisé), si la démarche intervient avant le 1er septembre 2021.

Saluons cette nouvelle mesure prise par le Bureau du conseil d’administration, en date du 1er décembre 2020, qui répond à l’inquiétude des clients concernés face aux conséquences de la rupture de leur affiliation.

Lettre du directeur de la CFE


Florence Parly annonce que l’Etat travaille à une solution alternative de reprise de Photonis

Cette décision concernant Photonis est majeure et fera date.

Une solution de reprise nationale est possible.

La France fait le choix de protéger ses intérêts sur le long terme. C’est rassurant.

Félicitations à notre ministre des Armées, Florence Parly.

COMMUNIQUÉ DE PRESSE DU MINISTÈRE DES ARMÉES
Paris, le 18 décembre 2020

Souveraineté des entreprises stratégiques : Florence Parly annonce que l’Etat travaille à une solution alternative de reprise de Photonis

> Florence Parly, ministre des Armées, annonce que l’Etat travaille avec des acteurs industriels et financiers français à une solution de reprise nationale permettant de préserver la souveraineté de Photonis, entreprise essentielle aux opérations militaires françaises.
> L’offre de rachat de Photonis par l’industriel Teledyne n’a pas fait l’objet d’un agrément au titre de la réglementation relative aux investissements étrangers en France.
> Cette décision s’inscrit dans une volonté de protection des intérêts stratégiques de la France, dont Photonis fait partie, tout en assurant la pérennité de cette entreprise d’excellence.

Photonis est une entreprise spécialisée dans les technologies optroniques, notamment pour les jumelles à vision nocturne à destination des forces armées françaises. Elle détient également des activités dans le domaine nucléaire. Ces technologies de classe mondiale garantissent l’excellence industrielle et la capacité opérationnelle de la France.

Comme l’a indiqué la société Teledyne, son projet de rachat de Photonis n’a pas fait l’objet d’un agrément au titre de la réglementation relative aux investissements étrangers en France. Le ministère des Armées réaffirme toute sa confiance envers la société Teledyne qui, avec plus de 850 emplois en France, est un partenaire important.

La décision de l’Etat a été motivée par la volonté forte du gouvernement français de protéger et garantir la souveraineté économique et industrielle française de défense. En l’occurrence, les conditions de reprise de l’entreprise Photonis ne répondaient pas à ces impératifs.

Le ministère des Armées travaille désormais à une solution alternative de rachat avec des acteurs industriels et financiers français actifs dans le secteur de l’optronique. (fichier pdf)

Lire aussi mon dernier billet Photonis : une solution française est préférable au baroud d’honneur Teledyne, du 26 octobre 2020

France-Pays du Golfe : présidence du groupe d’amitié

Le 8 décembre, j’ai réuni l’assemblée générale constitutive du groupe d’amitié France-Pays du Golfe que j’ai l’honneur de présider. Ce groupe compte 42 sénateurs de tous bords politiques.

J’ai d’abord rendu hommage au précédent président, Jean-Marie Bockel, pour son dynamisme. Je souhaite entretenir les bonnes relations impulsées par le groupe avec les différents pays du Golfe et de poursuivre les diverses activités menées au cours des dernières années.

J’ai partagé quelques mots sur l’actualité des dernières semaines dans les Pays du Golfe :
– Tout d’abord, l’impact sévère de la deuxième vague de l’épidémie de Covid 19, notamment en Arabie saoudite, justifiant d’importants plans de relance nationaux dans la région ;
– La normalisation des relations entre Israël et les pays arabes ;
– L’attentisme à la suite du scrutin présidentiel aux États-Unis ;
– J’ai souligné les progrès dans la crise du Golfe, qui oppose depuis plus de trois ans le Qatar à l’Arabie saoudite, les Émirats arabes unis, Bahreïn et l’Égypte ;
– Enfin, j’ai rappelé l’adoption par le Sénat en novembre dernier du projet de loi portant reconnaissance mutuelle des permis de conduire entre la France et le Qatar, renforçant ainsi notre relation bilatérale avec ce pays.

Le bureau du groupe d’amitié a été reconstitué et comprend notamment cinq présidents délégués pour les différents pays du Golfe :
Nathalie Delattre, présidente déléguée pour l’Arabie Saoudite ;
Laurent Duplomb, président délégué pour le Qatar ;
Joëlle Garriaud-Maylam, présidente déléguée pour les Émirats Arabes Unis ;
Hervé Maurey, président délégué pour le Sultanat d’Oman ;
Dany Wattebled, président délégué pour le Koweït ;
Remy Pointereau, président délégué pour le Bahreïn.

Covid19 : la vaccination des Français de l’étranger à l’étude

La campagne de vaccination en France (non obligatoire et gratuite) est sur le point de débuter. On sait qu’elle s’articulera en trois phases, en commençant dès janvier par les Ehpad, les personnels soignants et les sujets à risques, avant de s’étendre progressivement à toute la population à partir du printemps.

Quelle sera la stratégie vaccinale contre le coronavirus adoptée par le gouvernement pour les Français établis hors de France ?

Jean-Baptiste Lemoyne a mis le problème sur la table en réunissant les parlementaires des Français de l’étranger, ce 11 décembre, pour recueillir leurs avis et poser les principes d’action de son ministère.

Considérant que la situation sera forcément différente d’un pays à l’autre, le Quai d’Orsay a choisi une approche pragmatique et adaptée au cas par cas. Si le processus de vaccination de nos compatriotes sera « imbriqué dans les stratégies locales », ce schéma ne saurait s’affranchir de certains principes, comme l’équité de traitement entre Français, ce qui impliquera une aide pour nos compatriotes en difficulté.

Le ministère veillera à consulter la Caisse des Français de l’étranger (CFE) pour discuter d’une coopération internationale, comme ce fut le cas lors de la grippe H1N1 en 2009 pour les pays qui ne vaccinaient pas les ressortissants étrangers. A ce sujet, il fut rappelé que 62.800 personnes avaient été vaccinées contre le H1N1 sur le 1,4 million de Français vivant à l’étranger à l’époque, soit seulement 4,5%…

Dans l’immédiat, Jean-Baptiste Lemoyne compte réaliser un audit pays par pays à partir de questionnaires envoyés aux postes diplomatiques et consulaires, dont les résultats seront connus d’ici les premiers mois de l’année 2021.

Grace aux informations collectées, le MEAE pourra commencer à répondre aux questions de tous ordres qui se bousculent, sans oublier le choix du produit, nos compatriotes pouvant se montrer dubitatifs face à un vaccin russe ou chinois.

Si nos expatriés dans l’Union européenne devraient être pris en charge sans souci majeur, le responsable de la « task force » coronavirus, Axel Cruau, a néanmoins annoncé le lancement d’une coordination européenne avec l’objectif d’être « plus intelligents ensemble ».

Un nouveau point de situation se tiendra mi-janvier, a conclu le ministre.

Algérie : relation bilatérale et priorités de notre communauté

Ce 7 décembre, rencontre avec le nouvel Ambassadeur d’Algérie en France, Mohamed-Antar Daoud, en poste à Paris depuis octobre dernier.

Arrivé tout droit de Libreville où M. Daoud a officié pendant cinq ans comme ambassadeur d’Algérie en République Gabonaise, concomitamment en Guinée équatoriale et auprès de la Communauté des Etats de l’Afrique Centrale (CEEAC).

Diplômé en sciences de l’Information à Université Paris II Panthéon-Assas, puis à l’Université Paris I Panthéon-Sorbonne, Paris n’a pas de secrets pour lui.

M. Daoud a commencé sa carrière comme journaliste à la télévision algérienne avant de devenir diplomate.

Avec Mohamed-Antar Daoud pour l’Algérie et François Gouyette pour la France, les deux pays ont pour point commun de disposer de diplomates chevronnés pour consolider la relation bilatérale.

J’ai remercié l’ambassadeur pour sa remarquable intervention à Lyon lors des obsèques de Mgr Henri Teissier, ancien archevêque d’Alger, véritable trait d’union entre catholiques et musulmans. Mohamed-Antar Daoud m’a confié le respect qu’il portait à cette personnalité qui avait fait le choix de rester en Algérie durant la décennie noire.

Nous avons évoqué mon dernier passage à Alger en février dernier (compte-rendu) et ma volonté de soutenir nos échanges économiques bilatéraux au travers de la CCIFA présidée par Michel Bisac.

Je lui ai parlé des start-upers algériens que j’ai rencontré à cette occasion et du projet d’accueillir plusieurs d’entre-eux au Sénat, en sa présence, à la faveur de la prochaine édition de Vivatech.

Je me suis fait ensuite le relais de nos conseillers des Français de l’étranger en Algérie, Radya Rahal (Alger) Sabri Mele (Annaba) Ahmed Henni (Oran) et Yolande Mateo (Oran).

Les élus souhaitaient attirer l’attention de l’ambassadeur sur deux points prioritaires pour notre communauté en Algérie.

1 – Faciliter le retour en Algérie des Français bloqués en France en raison de la pandémie ;

2 – Permettre le transfert des retraites des Français ayant cotisé au régime de la CASNOS (Caisse des non salariés) pendant leurs années d’activité en Algérie ;

L’ambassadeur m’a demandé de lui procurer une note sur ces deux sujets afin de lui permettre d’évaluer ce qu’il pourrait faire pour nous aider.

Je lui suis sincèrement reconnaissant de m’avoir consacré un temps d’échange significatif pour faire connaissance.

J’ai présenté à l’ambassadeur Daoud tous mes voeux de réussite dans sa mission.

Brésil-France : construire un modèle de coopération transfrontalière pour l’Amérique latine

Entretien privilégié sur notre relation bilatérale avec Luis Fernando Serra, ambassadeur du Brésil en France et l’équipe diplomatique à la Résidence de l’ambassadeur, le 3 décembre 2020.

Cette rencontre faisait suite à notre entretien de la semaine précédente avec les ambassadeurs du groupe de Lima (compte-rendu). Le lendemain, j’avais déclaré à la tribune du Sénat :
« Pourquoi l’Amérique latine semble absente du radar du Ministère de l’Europe et des Affaires étrangères alors que la France est le seul pays européen à être physiquement présent sur ce continent et que tous nos voisins nous réclament ? »

La réponse de Jean-Yves Le Drian, ministre de l’Europe et des Affaires étrangères avait permis de mettre sur le devant de la scène la perception de l’Amérique latine et de ses enjeux par le gouvernement (compte-rendu).

L’ambassadeur est déterminé à amplifier la relation bilatérale. Il a dressé un panorama de l’étendue des champs de coopération potentiels entre nos deux pays à commencer par l’importance des échanges économiques :

– L’investissement de la France au Brésil s’élève à 37Mds d’euros, soit plus que les 31Mds investis en Chine.
– A titre d’illustration, la société Carrefour a créé 100 000 emplois au Brésil en n’employant que 5 à 6 Français.
– La CCI France-Brésil célèbre les 120 ans des chambres de Rio et de Sao Paulo.

Le Brésil est le pays qui a la plus grande frontière terrestre avec notre pays : 730 kilomètres entre le département de Guyane et l’État d’Amapà. La coopération transfrontalière souligne l’importance de l’intégration et de l’exploitation durable des ressources de cette région. Elle pourrait constituer un modèle de coopération transfrontalière pour l’Amérique latine.

Nous avons parlé d’un projet d’hôpital pour la ville d’Oiapoque, qui pourrait constituer un nouveau progrès de collaboration concrète.

Nous avons abordé nos relations diplomatiques de Défense. La coopération éducative et culturelle a également fait l’objet de notre conversation.

Nous avons bien évidemment évoqué la situation au Venezuela et l’importance de trouver une issue à cette crise humanitaire qui a entrainé un exode de plus de 5,1 millions de Vénézuéliens, ce qui déstabilise tout le continent sud-américain.

Je remercie François Cessieux et Anne-Marie Ballande, conseillers des Français de l’étranger, pour leurs précieux renseignements qui m’ont permis de préparer cet entretien.

PLF2021 / Débats – Amendement pour ouvrir le dispositif d’assurance-crédit public aux filiales étrangères des entreprises françaises – Vidéo (1’25)

Face à la crise actuelle, j’ai défendu un amendement que j’avais déjà proposé en juillet dans le cadre du PLFR3. Il visait à étendre le dispositif public de réassurance crédit aux entreprises ayant souscrit leur contrat d’assurance en France, mais qui ne seraient pas situées en France.

En effet, les emplois situés en France dépendent souvent des ventes réalisées par les filiales étrangères de ces entreprises françaises.

L’amendement était destiné à permettre aux filiales de sociétés établies en France de bénéficier du dispositif de soutien public d’assurance crédit à l’export.

Le ministre chargé des comptes publics, Olivier Dussopt, m’a proposé de retirer l’amendement en ouvrant la voie pour trouver une formule qui permettrait d’atteindre l’objectif visé en s’appuyant sur Business France, ce dont je l’ai remercié.