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HEBDOLETTRE n°123 – ÉDITO : Programme Flam. // SENAT : WorldSkills 2023 (Élysée) – La coopération franco-britannique de Défense – Les sénateurs au salon du Bourget – Débat post-Conseil européen – Albanie : président Moisiu – Rép. de Serbie : Ana Brnabić, PM – Question écrite : projet franco-islandais Lexia. // TRIBUNES : Certificats de vie – Féminicides – abandons d’animaux // CYBERSECURITE : 5G – Forum parlementaire – FIC // COMMERCE EXTERIEUR : Océan Indien – Asean – Réseau CCI FI (au Sénat, AG, Trophées). // En circonscription : ISLANDE – Reykjavik (13-14 juin 2019) / CAMBODGE – Phnom Penh (6-7 juin 2019) / THAILANDE – Bangkok (4-5 juin 2019) / ROYAUME-UNI – Londres & Canterbury (28-29 juin 2019) / Kent (17 juin 2019). // MEDIAS (RMC – Public Sénat – Entreprendre à l’international)

Lire : l’HEBDOLETTRE n°123 – 11 juillet 2019Logo HebdoLettre bleu - Rond75

Edito de l’HebdoLettre n°123

« La langue de la République est le français » (art. 2 de la Constitution)

Dans certains pays, plus de la moitié des Français nés à l’étranger ne maîtrise pas notre langue ; cette proportion atteint parfois les deux tiers en Amérique latine, voire 80% comme estimé en Israël.

Nos grandes déclarations sur l’importance de la francophonie masquent notre difficulté à enseigner le français à nos enfants établis hors de France.

Il n’est pas rare de voir arriver des étrangers dans des consulats ayant réussi un test de langue française pour obtenir notre nationalité, tandis que leurs conjoints, eux français, ne maîtrisent pas un traitre mot de la langue de Molière.

Le réseau AEFE scolarise moins de 25% des enfants français résidant à l’étranger.

Quant aux autres, ils disposent d’une solution d’apprentissage de notre langue à travers le programme FLAM, Français langue maternelle, initié en 2001 par le ministère de l’Europe et des Affaires étrangères. Concrètement, des associations, généralement créées à l’initiative de parents, permettent aux enfants de se familiariser avec la langue française sur un mode ludique et dans un contexte extrascolaire.

Le développement de ce réseau est l’objectif 3 du plan École au Royaume-Uni. En 10 ans, nous sommes passés dans ce pays de 12 associations FLAM à 52. Celles-ci accueillent près de 4000 enfants chaque semaine.

En assistant récemment au 10ème anniversaire de la petite école de Canterbury, j’ai admiré l’engagement et la ténacité de parents qui se sont donné la mission d’enseigner notre langue au plus grand nombre.

Tandis que l’AEFE reçoit près de 500 millions d’argent public, elle rétrocède juste quelque 200.000€ pour l’apprentissage du français au travers du programme FLAM. Pourtant, le public potentiel est composé de 75% de nos jeunes compatriotes établis à l’étranger.

Administrateur de l’AEFE de 2009 à 2012, j’avais dénoncé la volonté de l’AEFE de réduire ce budget de subvention dès que l’Agence en a eu la charge en 2009. Il était alors de 600.000 euros. J’avais à l’époque toutes les peines du monde à obtenir la transparence sur les attributions de subvention (lire « Programme Flam : le changement c’est on ne sait plus qui est subventionné ! » – avril 2013).

Dans son rapport sur l’enseignement français à l’étranger, la députée Samantha Cazebonne a souligné la valeur ajoutée de ce réseau et formulé plusieurs recommandations pour le développer.

Le 27 juin dernier, la députée a justement demandé au conseil d’administration de l’Agence quel serait le budget alloué par l’AEFE aux associations FLAM en 2019. « Certainement supérieur à celui de 2018 (210.000 euros) », lui a-t-on répondu.
Visuel HL122

Après 10 ans de gestion par l’AEFE, le réseau est composé de seulement 163 associations localisées dans 40 pays, dont le tiers est lié au plan École du Royaume-Uni.

Il est grand temps de changer de gestionnaire pour soutenir la dynamique des associations FLAM et leur rendre les 2/3 d’un budget qui participe aujourd’hui au fonctionnement de l’AEFE.

Pour y parvenir, j’ai proposé en décembre dernier lors du débat budgétaire que la gestion du programme FLAM soit transférée de l’AEFE vers l’Institut français.

L’Institut français travaille en étroite relation avec le réseau culturel français à l’étranger constitué de 98 instituts français et de 850 Alliances Françaises, dont la vocation est d’assurer la promotion de la langue française.

En nous appuyant sur le maillage de ces réseaux, nous pourrons plus facilement développer des solutions économiques locales de soutien aux associations FLAM et nous fixer l’objectif commun qu’un jour tous les enfants français parlent … français ! Découvrir l’HebdoLettre n°123


 

Débat CyberCercle : « sécurité numérique, sécurité économique »

Le 11 juillet, à l’invitation de Bénédicte Pilliet, j’ai eu le plaisir d’intervenir dans le cadre du 80ème petit-déjeuner débat du Cybercercle sur le thème «Sécurité numérique – sécurité économique», aux côtés d’Alain Juillet, spécialiste des questions de cybersécurité et d’intelligence économique.

J’ai exprimé mes vives inquiétudes face au déploiement des équipements 5G fournis par Huawei à Monaco, aux portes du territoire français.

L’Union européenne doit prendre ses responsabilités et défendre sa souveraineté numérique, une démarche qui se heurte à une certaine dispersion de ses membres sur ce sujet pourtant crucial.

De plus, force est de constater que les États européens n’ont pas tous les mêmes capacités technologiques en matière de cybersécurité.

En écho aux recommandations formulées dans un rapport intitulé « Cyberattaque contre Ariane : une expérience qui doit nous servir » du 6 fév. 2019 (Lire), que j’ai coécrit avec mon collègue Rachel Mazuir, j’ai notamment appelé de mes vœux la publication d’un document périodique répertoriant et classant les actes de cybermalveillance les plus fréquemment commis vis à vis nos compatriotes et nos organisations.

Lire aussi :
Mes 3 cyber-priorités pour 2019 – PDJ CyberCercle (janvier 2019)
Soirée débat : cybersécurité, tous concernés – semaine AFE (octobre 2018)
Invité du CyberCercle au sujet de la revue stratégique de cyberdéfense (mars 2018)

Ma désignation au poste de secrétaire de la commission des Affaires étrangères

Heureux et fier d’avoir été, ce 10 juillet, désigné secrétaire de la commission des Affaires étrangères, de la Défense et des Forces armées.

Merci à mes collègues pour leur confiance.

A la faveur du renouvellement sénatorial de 2017, j’avais quitté la commission des Affaires sociales pour rejoindre la commission présidée par Christian Cambon.

En rapport avec mes thèmes de prédilection, j’avais été désigné, dès le 11 octobre, rapporteur du programme 129 pour le projet de loi de finances «Coordination du travail gouvernemental» (gestion de crises, cyberdéfense, renseignement).

Réception de parlementaires centristes à Matignon

Le 9 juillet, j’ai été invité à l’hôtel Matignon avec mes collègues du groupe Union Centriste, à participer à une réception organisée par le Premier ministre.

Il m’apparait qu’Edouard Philippe fonctionne en mode d’amélioration continue.

Il demeure concentré sur l’action réformatrice de son gouvernement dans la perspective tracée par le Président, tout en veillant à élargir la base de ses soutiens parlementaires.

Après ses deux premières années d’exercice, on le sent plus volontiers attentif aux opinions diverses dans le but préparer des textes d’une manière plus consensuelle.

Très heureux de cette soirée qui m’a offert l’opportunité de dialoguer avec plusieurs ministres et de mieux connaître les parlementaires des groupes de la majorité présidentielle à l’Assemblée nationale. + d’images

La FAPEE s’interroge sur l’avenir de l’enseignement français à l’étranger

Dans le cadre de l’assemblée générale de la FAPEE (Fédération des associations de Parents d’élèves à l’étranger) présidée par François Normant, nous avons pu assister à un débat intitulé : Enseignement français à l’étranger (EFE) : où en sommes-nous ?

Les protagonistes étaient Samantha Cazebonne, députée ; Olivier Brochet, directeur de l’AEFE ; Jean-Christophe Deberre, directeur de la Mission laïque française ; Dominique Depriester, représentant du ministère.

On retiendra l’intervention percutante de Samantha Cazebonne qui a présenté les défis auxquels l’EFE est confronté, en commentant son rapport remis au Premier ministre (Lire le rapport).

J’ai pu observer que certains élus socialistes continuaient à idéaliser le service public d’enseignement, synonyme d’un niveau de qualité qui ne pourrait rivaliser avec l’enseignement privé (lire aussi mon éditorial : « Le gang des postures » (09 avril 2019 – HL n°105)

Le clou du spectacle, si on peut dire, aura été l’attaque d’un conseiller consulaire contre la privatisation de l’EGD de Saint-Pétersbourg qui, selon lui, ne mériterait même plus d’être homologué ! Absolument injuste lorsqu’on connaît l’énergie et les compétences déployées par le repreneur qui, par exemple, veille à s’entourer de titulaires de l’Éducation nationale.

La meilleure réponse à ces outrances m’a paru celle de Jean-Christophe Deberre, qui a décrit l’EFE comme un gigantesque « PPP » (partenariat public-privé).

J’espère qu’un jour nous pourrons dépasser certains échanges dignes de Don Camillo et Peppone.

Samantha Cazebonne, députée des Français établis hors de France

Pendant ce temps, l’enseignement anglo-saxon se développe à toute vitesse, diluant chaque jour davantage l’enseignement français (lire aussi mon éditorial : « EGD Business : stop ou encore ? » – 11 juillet 2018 – HL n°105)

Voilà pourquoi, de mon point de vue, il faut s’engager sans délai dans l’atteinte de l’objectif fixé par Emmanuel Macron, à savoir doubler le nombre de places dans l’EFE avant 2030 (lire aussi mon éditorial : « Pour un avenir radieux de l’enseignement français à l’étranger » – 10 avril 2018 – HL n°101)

Félicitations aux animateurs de la FAPEE qui ont offert, les 5-6 juillet, un riche programme de rencontres, durant trois demi-journées au Sénat. + d’images

Féminicides : cosignature de la tribune de la sénatrice Annick Billon

Depuis le début de l’année, 75 femmes ont été tuées par leur conjoint ou ex-conjoint. « C’est la grande cause du quinquennat. Sans moyens, nous n’y arriverons pas », dit ma collègue Annick Billon, présidente de la délégation aux Droits des femmes au Sénat, qui a initié une tribune que j’ai cosignée avec 151 sénateurs de tous bords.

Nous appellons l’Etat à investir plus de ressources financières et humaines pour « enrayer le fléau » des violences conjugales en offrant un secours pratique et immédiat aux femmes en danger, avant qu’il soit trop tard.

Lire la tribune (dans Libération – 05/07/2019)

L’appel de 240 parlementaires contre les abandons d’animaux

Un être sensible ne se jette pas ! Et pourtant, un chien ou chat est abandonné toutes les 5 minutes en France. Accablant. Triste record d’Europe devant lequel il ne faut pas se résigner. J’ai cosigné cet appel avec de nombreux parlementaires.

La Fondation 30 Millions d’Amis rapporte que chaque année 60.000 chiens et chats sont abandonnés sur la route des vacances et qu’il s’agit d’un crime puni de 2 ans d’emprisonnement et de 30 000 € d’amende.

Lire la tribune (dans le JDD – 29/06/2019)

3ème déjeuner-débat des présidents de CCI FI au Sénat

Je remercie les 42 responsables de CCI françaises à l’international (*) qui ont répondu à mon invitation à débattre, autour de leur président sortant Arnaud Vaissié, le 24 juin dernier au Sénat.

Une 3ème édition avec des présidents de chambre venus des cinq continents, la veille de leur AG et de la soirée des Trophées CCI FI.

Comme les deux années précédentes, chacun a pu s’exprimer sur les enjeux auxquels est confronté le réseau CCI FI et, à travers lui, ses acteurs qui sont les interlocuteurs privilégiés des entrepreneurs français à l’étranger

Au moment où le nouveau dispositif Team France Export se met en ordre de marche, il était nécessaire rappeler que CCI FI n’était pas un acteur public, à l’instar de Business France, CCI en France et la BPI, mais un acteur privé et indépendant. Juridiquement, aucun lien, mais en pratique, les responsables du réseau CCI FI sont requis pour tous les travaux et écoutés attentivement, pourrait-on résumer de l’expérience personnelle d’Arnaud Vaissié.

Cet esprit d’indépendance vis-à-vis des pouvoirs publics est important à cultiver de l’avis d’Arnaud : « si nous sommes devenus incontournables pour le Quai d’Orsay, nous demeurons indépendants des ambassades, sauf de façon opportune mais pas structurellement », a-t-il répondu à un responsable de chambre qui l’interrogeait sur le bien-fondé d’être hébergé au sein d’une ambassade.

Sur ce thème de l’indépendance, l’essor du réseau French Tech a suscité des commentaires tranchés et contradictoires. Si personne ne conteste la valeur du label, marqué générationnellement par un esprit start-up, certains se demandent à quoi sert French Tech, d’autres louent son impact contre le french bashing, quand je m’inquiète qu’il ne constitue un « troisième réseau » français à l’international.

Bravo et merci Arnaud

Ce serait évidemment regrettable à l’heure du rapprochement bien amorcé et de la recherche de synergies entre les organisations vouées à faire réussir la marque France à l’étranger. J’ai ainsi émis l’idée de faire travailler en pool les chambres de commerce bilatérales d’une même région. Lorsque le constructeur grenoblois Poma va inaugurer son téléphérique urbain à Guayaquil (Équateur) en mars 2020, pourquoi ne pas faire créer un mini-salon, vitrine du savoir-faire français, en faisant appel, pour le moins, à nos compatriotes implantés en Colombie et au Pérou, ai-je suggéré ?

Dans les tablettes de l’organisation CCI FI figure, en effet, un projet de plateforme mondiale des membres et donc de mise en relation des communautés d’affaires françaises à l’étranger, localement et sur un plan global.

En cette matière aussi, « il faut trouver la bonne équation », a dit Arnaud à l’heure de passer le flambeau de la présidence des CCI FI, après six années de mandat. Il confie aussi à la nouvelle équipe, conduite par Renaud Bentageat, le soin de « saisir des fonds européens » qui pourraient légitimement aider à financer le réseau.

Cet événement fut l’occasion de rendre hommage au travail accompli par Arnaud. Entrepreneur à succès (International Sos), je l’ai vu consacrer beaucoup de temps et d’énergie au service du commerce extérieur français en qualité de président des CCE au Royaume-Uni, puis de président de la chambre de commerce française en Grande-Bretagne et, enfin, dans son rôle de président du réseau CCI FI.

Après le déjeuner-débat, visite du Sénat… puis réunion en salle Monory.

En prenant un peu de hauteur, chacun sait que la vitalité déployée par nos chambres de commerce en France ou à l’international ne peut compenser certains handicaps structurels de notre pays. Par exemple, notre fragilité à l’export est intimement liée à la hauteur de nos dépenses publiques. « Notre taux de marge est de 9 points inférieur à celui de nos voisins allemands ou espagnols », a rappelé Arnaud.

Assurément, nos autorités ont impulsé un nouvel élan qui a pris corps avec la Team France Export. Je considère sincèrement que tout va dans le bon sens. Toutefois, est-ce que cela sera suffisant pour redresser notre balance commerciale ?

(*) Liste des pays représentés : Algérie, Allemagne, Belgique, Bulgarie, Cambodge, Canada, Chili, Corée du Sud, Croatie, Cuba, EAU, Équateur, États-Unis, Finlande, France, Ghana, Grèce, Inde, Indonésie, Israël, Italie, Kazakhstan, Kenya, Luxembourg, Maroc, Paraguay, Pays-Bas, Pérou, Portugal, RD Congo, République Tchèque, Royaume-Uni, Roumanie, Slovaquie, Suisse, Thaïlande.

Lire aussi :
– 2èmeédition – 25 juin 2018 : Export : les solutions des présidents de CCI françaises à l’international pour booster nos PME
– 1èreédition – 27 juin 2017 : CCI France International, l’art de changer tout en restant soi-même

Asean : la stratégie économique française

Il y a près d’un an, le groupe d’amitié France-Asean présidé par ma collègue Jacky Deromedi, organisait un colloque au Sénat intitulé « L’Asean : un grand marché tourné vers l’innovation ». L’objectif était de lancer un appel à investir et à s’installer en Asie du Sud-Est, une zone en plein essor.

Avec la DG du Trésor : Christophe Bories, sous-directeur Relations économiques bilatérales ; OC ; Nicolas Séjour, conseiller parlementaire ; Arnaud Tripet, adjoint au chef de bureau Asie et Océanie.

Effectivement : essor démographique (650 millions d’habitants et une classe moyenne significative) et essor économique (+5% de croissance depuis 2000).

Lors du colloque, j’avais partagé mon expérience de chef d’entreprise d’une PME en électronique. Dès le début des années 1990, j’avais ouvert un bureau à Pékin, pour réaliser après quelque temps, qu’en Chine, une PME française qui s’installe ne compte pas. Tandis qu’en Asie du Sud-Est, j’avais trouvé des partenaires potentiels qui s’intéressent sincèrement à vous, et plus encore si vous êtes innovant (compte-rendu).

Proposer notre expertise dans la zone Asean (*) et y promouvoir nos innovations, pourrait résumer d’une phrase le plaidoyer de Christophe Bories et Arnaud Tripet de la direction générale du Trésor. J’ai eu le plaisir de les rencontrer au Sénat, le 28 mai, grâce à Nicolas Séjour, en charge des liens avec les parlementaires.

On imagine plus volontiers la direction du Trésor en train d’élaborer des prévisions de croissance ou gérer la trésorerie de l’État plutôt que d’accompagner l’internationalisation des entreprises françaises. C’est pourtant le cas, en liaison avec les divers opérateurs de l’État, dont elle assure la coordination (Business France, Bpifrance, Agence française de Développement).

Dans le cadre de cette mission de soutien, le Trésor peut témoigner de l’intérêt marqué des PME françaises pour la région Asean : plus de 7500 entreprises françaises disposent en 2019 d’un contrat d’assurance-prospection sur au moins un des dix pays de l’Asean. Une zone néanmoins hétérogène qui n’est pas (encore) un marché unique.

Le meilleur point d’entrée ? Singapour demeure incontournable comme hub régional. Cela dit, Christophe Bories et Arnaud Tripet n’ont aucun parti-pris puisqu’ils prônent une « approche par rebond », autrement dit s’installer quelque part, puis rayonner.

Si dans le contexte asiatique on pense spontanément à l’agroalimentaire, à la santé ou au luxe, les besoins en infrastructures sont immenses, assure M. Bories. Les investissements sont estimés à plus de 200 milliards de dollars par an jusqu’à 2030 (données BAsD). Nous avons notre carte à jouer : services urbains, énergie renouvelable, gestion des aéroports… Il faut aussi venir avec des offres de financement (AFD, Trésor…), comme le font le Japon, la Chine ou la Corée qui écument économiquement la région depuis longtemps…

Afin de m’aider à préparer mon déplacement au Forum Asean 2019 des CCEF à Phnom Penh, quelques jours après notre réunion, ils ont partagé avec moi la stratégie économique de la France en Asean pour y consolider notre présence. (compte-rendu du forum).

(*) Asean / pays signataires : Birmanie ; Brunei ; Cambodge ; Indonésie ; Laos ; Malaisie ; Philippines ; Singapour ; Viêt Nam ; Thaïlande

Certificats de vie : démarche conjointe des 12 sénateurs représentant les Français établis hors de France

Les 12 sénateurs représentant les Français établis hors de France ont écrit aux ministres Jean-Yves Le Drian et Agnès Buzyn, ainsi qu’aux directeurs de la CNAV et du GIP Union Retraite à propos des certificats de vie (lire la lettre.

Nous alertons ces responsables sur les difficultés de nos compatriotes retraités résidant dans certains pays à produire et transmettre leurs certificats de vie et sur les retards pris concernant la dématérialisation et la mutualisation de ces documents.

Nous demandons donc « un engagement de mise en œuvre effective de la dématérialisation à l’automne 2019. Encore une fois, il s’agit d’une question d’humanité et non pas seulement de technicité ».

Il est invraisemblable que certains de nos ainés puissent vivre en permanence dans l’angoisse qu’on leur coupe leur pension, parce qu’ils sont en perte d’autonomie ou bien géographiquement isolés.

Cette lettre commune a été initiée par ma collègue ma collègue Jacky Deromedi. Tous, nous ne cessons de tirer la sonnette d’alarme depuis de nombreuses années.

J’avais ainsi réuni aux Sénat les organismes concernés, en décembre 2017, ainsi que mes collègues sénateurs (lire : « Certificat de vie : bientôt le bout du tunnel ? »). L’espoir pointait.

Contre toute attente, il y a quelques semaines, la direction de la sécurité sociale a émis une circulaire consternante qui dégrade encore la situation. Elle demande aux consulats de nombreux pays de cesser de signer les certificats de vie et d’orienter les usagers exclusivement vers les autorités locales.

A ce sujet, lire mon éditorial « Certificat d’existence : le désengagement permanent » (24 juin 2019 – HL122)

 

Ma question écrite afin finaliser le projet Lexia, dictionnaire franco-islandais

« Le français ne sera jamais une langue hégémonique, parce que c’est une langue de combat et d’intranquilité, parce qu’il continuera à être une langue de traduction et d’étymologie et parce qu’on aura beau écrire des dictionnaires, il faudra continuer à les refaire ».

Ces mots ont été prononcés par le président Macron, le 20 mars 2018, à l’Institut de France.

Comment défendre l’apprentissage du français en Islande, première langue non nordique enseignée, lorsque le seul dictionnaire islandais-français a été imprimé en 1950 ?!

Je suis rentré de Reykjavik, mi-juin, avec une priorité d’action : l’achèvement du projet Lexia, un dictionnaire en ligne et gratuit, sur lequel travaille une équipe d’universitaires depuis 2015 (compte-rendu du déplacement).

Un projet actuellement à l’arrêt, faute du versement de la troisième et dernière tranche de subvention (soit 40.000 euros) par notre ministère de la Culture !

J’en ai appelé au ministre de l’Europe et des Affaires étrangères, défenseur de la francophonie. Lire ma question écrite  (publiée le 04/07/2019).

Public Sénat : défense de l’accord UE/Mercosur (vidéo)

Au micro de Delphine Girard dans l’émission 360 sur Public Sénat, j’ai participé à un débat consacré au traité entre l’UE et la zone Mercosur pour en défendre le bien fondé.

L’Union européenne, première puissance commerciale au monde, sera la première puissance à signer un accord de libre-échange avec le Mercosur (Argentine, Brésil, Paraguay, Uruguay).

Au-delà des intérêts de grandes multinationales, cet accord bénéficiera aussi et surtout aux PME européennes et françaises qui pourront exporter des produits à haute valeur ajoutée vers toute l’Amérique latine.

L’enjeu commercial est donc de taille pour l’Union.

Voir la vidéo de l’émission (se rendre à la 20èmeminute)

La coopération franco-britannique de Défense à l’heure du Brexit

Le 18 juin, jour anniversaire de l’appel du général de Gaulle, parlementaires français et britanniques se sont retrouvés au Sénat pour évoquer notre avenir commun en matière de Défense, tandis que plane l’ombre du Brexit.

Une réunion qui s’est tenue dans le cadre des accords bilatéraux de Lancaster House, coopération exemplaire fondée sur un traité signé en 2010.

Les parlementaires de chaque côté de la Manche ont eu à cœur d’affirmer le caractère pérenne de notre coopération de Défense. Tous membres de commissions chargées des questions de Défense, nous savons qu’il ne peut en être autrement entre les deux seuls pays européens dotés de la dissuasion nucléaire. De plus, la France et le Royaume-Uni coopèrent activement sur les théâtres d’opérations extérieures.

Et pour l’instant, le Royaume-Uni est toujours pleinement intégré à la Coopération structurée permanente (PESCO), ainsi qu’à l’Initiative européenne d’intervention (IEI) qui est venue compléter cette dernière en juin 2018.

Le programme de drones de combat FCAS (actuellement à l’arrêt), le projet FMAN/FMC (Futur Missile Anti Navire / Futur Missile de Croisière) porté par MBDA ou l’initiative MMCM (Maritime-Mine Counter Measure) dans le domaine de la guerre des mines, à laquelle Thales UK est partie prenante, constituent autant d’exemples emblématiques du dynamisme de la relation bilatérale d’armement avec le Royaume-Uni.

A ce titre, l’audition d’Antoine Bouvier, Pdg d’Airbus après plusieurs années passées à la tête du missilier franco-britannique MBDA, a offert un éclairage précieux sur les nouveaux enjeux liés au Brexit en matière d’industrie de Défense.

Si le Brexit ne menace pas directement la coopération de Défense franco-britannique, son impact économique ne doit pas être minimisé. Aussi, une sortie sans accord pourrait rendre nécessaire la conclusion d’un nouveau traité, notamment pour permettre aux entreprises britanniques de continuer à bénéficier des crédits du Fonds européen de Défense.

AG des conseillers du Commerce extérieur

Le cadre du prestigieux collège des Bernardins avait été choisi pour accueillir, le 28 juin, cette nouvelle édition l’assemblée générale conseillers du Commerce extérieur de la France (CCEF), présidée par Alain Bentéjac. Ma présence fut l’opportunité de retrouver de nombreux CCE croisés lors de mes déplacements à l’étranger.

Ils sont près de 4500 conseillers à mettre bénévolement leur expérience au service du développement de nos entreprises à l’international. Ils sont présents dans plus de 150 pays.

Féminisation du réseau, refondation de la mission Appui aux entreprises, présentation de la conférence Routes de la soie (à Marseille en décembre) ont fait partie des thèmes traités.

Le 7ème Grand Prix de l’International des CCE a distingué des jeunes diplômés dans plusieurs catégories pour avoir accompli leur première mission à l’international avec succès.

Le président a également remis la médaille des CCE à plusieurs d’entre eux en remerciement de leur contribution au service de l’intérêt général.

Très heureux d’avoir retrouvé Sandrine Weisz, journaliste à Entreprendre à l’international au CCEF, qui avait couvert le comité régional des CCEF de l’océan indien. + d’images

50ème Anniversaire Mission Apollo 11 – Ambassade des États-Unis

« Un petit pas pour l’homme, mais un pas de géant pour l’humanité » – Neil Armstrong (31/07/1969)

A l’occasion du 243ème anniversaire de l’Indépendance des États-Unis d’Amérique, l’ambassadeur Madame Jamie D. Mc Court a organisé une magnifique réception dans les jardins de sa Résidence, à proximité de l’Élysée.

Un évènement placé sous le signe des premiers pas de l’Homme sur la Lune, il y a 50 ans. L’anniversaire du succès de la mission Apollo 11 s’est incarné à travers une double exposition intitulée : « Nous avons décroché la lune pour vous ! »

Pour la circonstance, les équipes de Disneyland Paris ont mis en scène un show avec le professionnalisme qu’on leur connait.

Lors de son discours, Jamie D. Mc Court était aux côtés de Sophie Cluzel, secrétaire d’État auprès du Premier ministre, chargée des personnes handicapées. Celle-ci a mis l’honneur Thomas Pesquet, spationaute français, en diffusant son message enregistré pour la circonstance.

Les élèves de l’école de cuisine et hôtelière, Ferrandi, ont assuré le service pour la soirée… comme des professionnels accomplis.

Cette manifestation m’a offert l’opportunité de retrouver Diane Fauconnier, qui a brillamment œuvré au service social du consulat général de France au Royaume-Uni, à l’époque j’étais conseiller à l’AFE.

Diane m’avait aidé à régler mon premier dossier. Il s’agissait d’un cas de suspension de versement de pension à une retraitée pour défaut de certificat de vie… C’était en 2007.

Je lui ai confié que 12 ans plus tard les difficultés administratives générées par les caisses de retraite étaient récurrentes et que c’était d’ailleurs le sujet de mon dernier éditorial (lien).

J’espère que la sécurité sociale dématérialisera ses certificats d’existence avant que l’Homme ne marche sur Mars ! + d’images

Lire aussi: Amitié France-États-Unis – Rencontre avec l’ambassadeur Jamie McCourt (21 mars 2019)

Agora du Forum International sur la Cybersécurité (FIC)

A l’invitation du général de gendarmerie, Marc Watin Augouard, je suis intervenu le 27 juin dans le cadre de la VIIIème Agor@ du Forum International sur la Cybersécurité sur le thème « 50 milliards d’objets connectés en 2020 ».

Lors d’une table-ronde consacrée aux défis juridiques que posent aux objets connectés, j’étais aux côtés de ma collègue sénatrice Catherine Morin-Desailly, présidente de la commission de la Culture et de l’Education ; Lucien Castex, secrétaire général d’Internet Society France ; Gwendal Le Grand, secrétaire général de la CNIL.

A l’heure où la Chine cherche à étendre sa mainmise technologique au-delà de ses frontières – comme c’est déjà le cas à Djibouti et à Maurice, où 4000 caméras intelligentes conçues par Huawei sont en cours d’installation – seule une réponse européenne organisée nous permettra d’atteindre la taille critique pour rivaliser technologiquement et ainsi protéger nos valeurs.

Au-delà de notre capacité à élaborer toujours de nouvelles réglementations, nous devons aussi être en mesure de les faire appliquer !

J’ai également appelé de mes vœux la création d’une « cyberforce » capable d’intervenir d’urgence au secours des victimes de cyberattaques.

Déjeuner-Débat Corne de l’Afrique / Océan indien

Je remercie les représentants de la communauté d’affaires française de la zone Océan Indien / Corne de l’Afrique d’avoir enrichi de leurs contributions un déjeuner de travail que j’ai organisé au Sénat à propos du développement de nos entreprises dans la région :

(de gauche à droite) Olivier Poujade, vice-président du Club d’Affaires Franco-Éthipien ; Jean-Pascal Naud, président de la CCI France-Kenya ; Olivier Cadic ; Véronique Perdigon, présidente de la section CCEF Madagascar ; Laurent Thong-Vanh, ex-président de la CCI France-Mozambique.

Au fil de nos échanges, nous avons pu aborder des thématiques spécifiques aux pays de la zone, telles que les promesses d’exploitation gazière au Mozambique, la connectivité aérienne avec la Réunion, le contexte sécuritaire en Éthiopie ou encore le mode de production agricole à Madagascar.

Cybersécurité : développement de la 5G – Mon intervention (vidéo 3m)

Afin de garantir un déploiement des réseaux de communication 5G, tout en préservant les intérêts de la défense et de la sécurité nationale de la France, le Sénat a débattu d’une proposition de loi visant à soumettre l’utilisation de certains équipements à une autorisation préalable du Premier ministre.

Cette autorisation concerne les opérateurs d’importance vitale (OIV). Ce régime d’autorisation pourrait donc permettre d’écarter, comme d’autres pays l’ont fait, des fournisseurs comme Huawei.

Je suis intervenu pour rappeler que les premières inquiétudes au sujet de Huawei datent de l’administration Obama et qu’il y a sept ans déjà le rapport de mon collègue Jean-Marie Bockel nous révélait que la société chinoise avait reconnu qu’elle « analysait » les flux de communication de ses clients.

J’ai une nouvelle fois souligné les dangers de laisser le champ libre au régime chinois en matière de technologie, d’autant qu’il dédaigne nos valeurs démocratiques et qu’il n’offre pas de réciprocité commerciale.

Débat post-Conseil Européen – République de Macédoine du Nord et Albanie (vidéo 4m)

Ce 25 juin, je suis intervenu au nom du groupe UC, devant Amélie de Montchalin, secrétaire d’État chargée des Affaires européennes, pour prôner un élargissement rapide de l’Union européenne vis-à-vis des Balkans occidentaux, parce que c’est une évidence historique, culturelle et une nécessité politique.

J’ai rappelé que j’ai eu l’honneur de recevoir au Sénat, le 19 juin dernier, Alfred Moisiu, ancien président de la République Albanaise. Je lui ai fait part de mon inquiétude de voir la jeunesse de son pays quitter l’Albanie, si elle ne rejoignait pas à court terme l’UE.

Il est désormais temps pour l’Union d’adopter une position claire envers les pays des Balkans occidentaux et de répondre à l’espérance de leurs peuples.

Je remercie madame la ministre de sa réponse. J’ai été sensible à sa prise en compte des préoccupations que j’ai exprimées et à son engagement à soutenir l’économie des pays des Balkans ouest, candidats à l’intégration.

Public Sénat – Sécurité nationale et réseau 5G (vidéo 4m)

Invité à m’exprimer au micro de Public Sénat, le 27 juin, lors du débat sur une proposition de loi concernant la sécurisation du déploiement de la 5G, j’ai rappelé que le fournisseur de réseau mobile de nouvelle génération, Huawei, représentait une menace avérée pour notre sécurité et nos intérêts fondamentaux de par ses liens avec le gouvernement chinois.

Dans un rapport publié il y a sept ans déjà, mon collègue Jean-Marie Bockel avait pointé le fait que l’entreprise chinoise ne présentait aucune garantie en matière de protection des données, selon nos critères. Par ailleurs, le régime de Pékin ne respecte pas le principe de réciprocité vis-à-vis de nos industriels. Offrir une ouverture sur nos marchés à son champion technologique est à la fois dangereux et inéquitable.

Vidéo (4m)