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En circonscription en Italie – Rome (04 juin 2018)

Retour à Rome pour un 4èmedéplacement en Italie depuis le début de mon mandat, sous le signe de l’emploi.

L’appui à la mobilité professionnelle constitue mon action prioritaire en Italie.

(g. à d) Christian Masset, ambassadeur de France en Italie et Alix Carnot, fondatrice de l’association Ponte Via qui aide les francophones à trouver un emploi dans la région de Rome ou bien à créer leur entreprise.

Mobilité professionnelle

Journée de l’Emploi et de la Formation professionnelle

Organisée conjointement par l’ambassade de France à Rome et par l’association Ponte Via, j’ai participé à la Journée de l’Emploi au centre Saint Louis des Français de Rome.

Ce fut l’occasion de retrouver Elisabeth Tesson, consule, au cours de ce mini salon qui offrait beaucoup d’informations à travers divers stands : Pôle emploi international, Eures, Région de Rome, CCI France Italie, entreprises…

Les conférences portaient sur les meilleures techniques pour trouver un emploi en Italie. J’ai découvert qu’un CV pouvait faire 10 pages, mais aussi que 45% des CVs étaient truffés de mensonges !

Il faut souhaiter que cette action puisse inspirer d’autres postes diplomatiques. + d’images

CCI France-Italie

Lors de la journée de l’Emploi et de la Formation professionnelle, entretien avec Annie Rea, conseillère déléguée et Maura Coradduzza, chargée de gestion RH à la CCI.

La Chambre de commerce France-Italie offre un service RH pour les PME françaises qui s’implantent dans la Péninsule et gère actuellement 90 feuilles de paye. De son côté, Business France accueille 255 VIE dans le pays.

Cinquième anniversaire de Ponte Via

(g. à d.) Fondée par Alix Carnot et présidée par Sophie Conrad, l’association Ponte Via, compte 140 membres et se définit comme un regroupement de talents pour faciliter l’accès à l’emploi des francophones et italophones à Rome et alentours : bilan de compétences, coaching, CV, ateliers de motivation, incubation de nouvelles entreprises, opération networking, conférences…

Pour célébrer son 5ème anniversaire, l’association avait organisé l’attribution du Prix « Ponti Talenti Via ». Signe des temps, les candidats étaient exclusivement des candidates. Elles avaient chacune 90 secondes pour présenter leur profil ou leur projet d’entreprise et nous ont offert un florilège d’allocutions pleines d’énergie et de brio. + d’images

Remise du prix « Ponti Talenti Via »

« Chercher un emploi est un métier qui ne s’apprend pas à l’école », a lancé Alix Carnot, lors de la remise du Prix  » Ponti Talenti Via  » au cœur du palais Farnese.

Pour cette cérémonie, Christian Masset, ambassadeur de France en Italie, a ouvert les portes du prestigieux palais Farnèse à son organisateur, l’association Ponte Via

A l’issue de mon intervention destinée à soutenir l’association, j’ai rendu hommage à Alix en lui remettant une médaille du Sénat.

Ayant vécu les désappointements typiques du conjoint expatrié, Alix a décidé d’aider ses compatriotes à gérer les multiples problématiques qui se posent à tout expatrié, ce qui l’a conduite à fonder cette association. C’était il y a cinq ans, lorsqu’elle habitait Rome. Revenue en France, elle a publié deux ouvrages de référence : « Chéri(e) on s’expatrie » et « L’essentiel de l’expatriation ». Ponte Via est aujourd’hui présidée par Sophie Conrad.

De plus, Alix Carnot est devenue directrice associée de Expat Communication qui aide les candidats au départ à valoriser leurs compétences et qui fédère des communautés (comme à travers FemmExpat.com) + d’images

LePetitJournal Rome :

« Journée de l’emploi et 5 ans de Ponte Via »

Article qui rend compte de l’événement au palais Farnèse, le 4 juin 2018HL

Lien :  https://t.co/k3ygJVYBzq

Ambassade de France

Toute ma gratitude à Christian Masset pour son invitation à participer à la réception donnée en l’honneur de l’association Ponte Via.

Notre ambassadeur m’a offert le privilège d’un entretien dans son prestigieux bureau au premier étage du Palais Farnèse.

Un lieu construit par un cardinal qui allait devenir Pape et qui se prêtait donc parfaitement à nos échanges sur l’actualité politique italienne si mouvementée. + d’images du fabuleux palais

En circonscription au Canada (2/2) – Toronto (10 au 12 mai 2018)

Toronto fut la dernière étape de mon déplacement en Amérique du Nord, après New York, Washington et Montréal.

Mes remerciements à Marc Trouillet, consul général, qui m’a organisé divers rendez-vous dès mon arrivée, ainsi qu’une visite de ses services. Le consul connait parfaitement la situation de notre communauté à Toronto, où il a été nommé en 2015.

L’occasion de préciser que nos compatriotes ne sont pas focalisés sur la ville Montréal, car chaque année plus 150.000 Français font escale à Toronto, à titre divers.

Basé dans cette ville, Marc Albert Cormier, conseiller consulaire, fait honneur à tous les élus consulaires par son implication sur le terrain et son sens de l’intérêt général.

Avec sa bonne humeur coutumière, Marc Albert m’a accompagné tout au long de mon parcours. Il m’avait calibré un programme sur mesure pour m’aider à progresser sur mon objectif prioritaire au Canada : contribuer au développement de la chambre de commerce française pour l’Ontario.

Article de l’Express « La droite progressiste a toujours une place dans la politique française avec l’UDI » qui rend compte de ma visite (publié le 29 mai 2018 – Lina Fourneau) Lire

Politique

John Tory, maire

J’ai eu le privilège d’échanger avec John Tory, maire de Toronto, élu en 2014, accompagné de Marc Albert Cormier, conseiller consulaire et Yann Le Borgne, attaché de presse au consulat.

Le maire est une personnalité étonnante, fruit de plusieurs vies : avocat, homme d’affaires, politicien…

John Tory dirige la capitale économique et financière du Canada. La ville dispose de l’un des aéroports les plus importants d’Amérique du Nord (4ème en volume). Sur les 500 plus importantes sociétés canadiennes, 166 ont leur siège à Toronto. + d’images

Michael Thompson (dév. éco)

Rencontre avec le conseiller de la ville de Toronto, Michael Thomson, président de la commission du Développement économique et culturel.

Après diverses considérations de nature économique, Michael Thomson nous a fait part de son attachement à la francophonie et de son désir de voir éclore un quartier français dans sa ville, à l’image du quartier chinois, grec ou italien.

Cette réunion fut l’occasion de découvrir la superbe salle de délibération, toute informatisée, de l’hôtel de ville de Toronto. + d’images

Entrepreneuriat

Chambre de commerce

Il y a quelques semaines, Dominique Brunin, délégué général de CCI France International, m’avait proposé de contribuer à la relance de la chambre de commerce France-Canada/Ontario. J’en ai fait ma priorité d’action pour le Canada.

Après avoir vu ses activités interrompues, la Chambre s’est relancée grâce à l’impulsion de Sanjay Tugnait, président de Cap Gemini Canada, et le soutien de Riva Walia, directrice.

Les premiers événements ont porté sur le CETA et les « smart cities ». Afin d’accélérer le développement des start-up qui rejoignent la Chambre, il est fait appel à un partenariat avec le Block Chain Group.

En quatre mois, Sanjay a réussi à attirer 40 membres. Son plan de développement prévoit d’atteindre 200 membres d’ici 2020. Imprégné de l’efficacité des méthodes de Cap Gemini, Sanjay a créé un élan que je vais m’employer à soutenir. + d’images

Canada21TV s’est fait l’écho de mon déplacement à Toronto et notamment de ma rencontre avec les acteurs de la nouvelle chambre de commerce France-Canada/Ontario : Sanjay et Riva. Voir la vidéo

Ontario Investment

Afin de mesurer les opportunités représentées par le marché de l’Ontario pour les entreprises françaises, Marc Albert Cormier, appuyé par le consulat général représenté par Yann Le Borgne, m’a organisé deux rendez-vous passionnants.

Tout d’abord après d’Alan O’Dette, Chief investment officer, à l’Ontario Investment Office du gouvernement de l’Ontario.

Cette province est considérée comme le 2ème meilleur endroit au monde pour créer une entreprise !

L’Ontario est le plus important producteur d’automobiles en Amérique du Nord. Il surpasse Detroit, le Royaume-Uni ou bien la France dans ce domaine. Cette superbe région en bordure des Grands Lacs et des États-Unis est aussi une terre d’innovation (insuline, chaise roulante électrique, Blackberry…) qui cherche à attirer de multiples talents.

Word Trade Center – Ontario Region

Deuxième rendez-vous organisé par Marc Albert au sein la chambre de commerce de la Région de Toronto avec Leigh Smout, directeur exécutif.

Son action s’articule en 3 programmes d’assistance et de formation pour les entreprises désireuses d’exporter :
– TRADE : Programme de formation aux opportunités offertes par l’exportation.
– TAP (Trade Accelerator Program) : Programme de coaching de 6 semaines pour développer un plan stratégique à l’export.
– MAP (Market Activation Program) : Programme d’accompagnement à l’export.

PME française

Rencontre avec Damien Véran, président et fondateur de la PME SlimCut Media et conseiller du commerce extérieur.

A la fois basée à Paris (10 salariés) et Toronto (16 collaborateurs), SlimCut Media est une société spécialisée dans la vidéo publicitaire qui offre des solutions aux éditeurs de contenu pour monétiser leurs pages éditoriales.

Les principaux médias en Ontario intègrent dans leurs articles des vidéos de SlimCut. Une belle réussite qui témoigne de la vitalité des entreprises technologiques françaises.

Communauté française

Consulat

Au consulat de Toronto, j’étais accompagné de ma collègue Hélène Conway-Mouret et des conseillers consulaires Francine Watkins et Marc Albert Cormier et pour une visite des lieux, conduite par Marc Trouillet, consul général.

En 2017, près de 13.000 compatriotes étaient inscrits sur le Registre de Toronto qui couvre l’Ontario et le Manitoba. Mais nos services consulaires estiment la population française est deux fois plus nombreuse, notamment si l’on compte les étudiants et les titulaires d’un visa PVT (programme-vacance-travail).

Deux chiffres ont marqué l’année écoulée : le consulat a enregistré une croissance de 60% du nombre de passeports délivrés et il y a eu 35 demandes d’enregistrement d’enfants nés d’une GPA. + d’images

Soirée conviviale

Marc Albert Cormier, conseiller consulaire, a réuni les Français de Toronto pour échanger librement sur les sujets de leur choix.

Ainsi, pendant deux heures, nous avons abordé des questions très diverses : représentation, fiscalité, développement des affaires, mobilité professionnelle, certificats d’existence…

Je les remercie pour leur accueil et les félicite pour leur dynamisme.

Enseignement

Lycée français

Découverte du lycée français de Toronto et discussions avec les membres du conseil d’administration, l’association des parents d’élèves et les représentants des enseignants.

J’ai eu le plaisir de revoir Jean-Pierre Faou, proviseur, que j’avais précédemment rencontré, en janvier 2015, dans son établissement de New Delhi. Pour cette visite, j’étais accompagné de ma collègue, la sénatrice Hélène Conway-Mouret et de Marc Albert Cormier, conseiller consulaire.

Créé en 1995, le lycée français de Toronto accueille 520 élèves de la maternelle à la terminale.

L’établissement est conventionné avec l’AEFE. Le conseil d’administration reproche aujourd’hui à l’Agence de ne pas avoir de position claire sur l’avenir du réseau. Un article inclus dans la convention impose un préavis d’un an avant tout changement budgétaire. Il empêche donc l’AEFE de prélever 9% (au lieu de 6%) sur les frais de scolarité dès janvier 2018 comme cela est pratiqué pour les autres établissements. + d’images

En circonscription au Canada (1/2) – Montréal (08 au 10 mai 2018)

(à l’image) Entre Marion Dehais, consule générale adjointe et Catherine Feuillet, consule générale. Je suis très reconnaissant à leur égard de m’avoir bâti un programme dans la ligne de mes aspirations, lors de ce retour à Montréal après un passage en janvier 2015 (compte-rendu).

Au cours de mes rencontres avec les milieux d’affaires, il fut systématiquement question du CETA. Ce traité de libre-échange entre l’Union européenne et le Canada  est partiellement en vigueur depuis le 21 septembre dernier et à titre provisoire, le temps que tous les états membres le ratifient.

Rappelons que le CETA supprime tous les droits de douane, donne un accès réciproque aux marchés publics, libéralise la circulation de la main-d’œuvre ou encore vise à faire converger les normes (si essentiel pour tant d’industries : pharmacie, automobile…).

Politique

Fête de l’Europe

A l’invitation de Roland Lescure, député LREM de la 1ère circonscription des Français établis hors de France, j’ai participé à un débat, le 9 mai, jour de la fête de l’Europe, organisé par la section LREM Montréal au Goethe Institute.

Avec Roland Lescure et Frédéric Merand, directeur du centre d’études et de recherches internationales de l’Université de Montréal, nous avons échangé avec une quarantaine de participants très motivés.

Aujourd’hui, un nationalisme de mauvais augure est alimenté par des partis qui considèrent l’Europe comme une simple coalition d’états qui, individuellement, n’ont pourtant pas la taille critique pour se confronter aux défis de la mondialisation. Face aux tentations de repli identitaire, j’ai rappelé la formule de Jean Monnet : “Nous ne coalisons pas des États, nous unissons des hommes”.

Entrepreneuriat

Chambre de commerce

La CCI France-Canada est la principale structure d’appui aux entreprises françaises désireuses de se développer au Québec, au Canada ou, par extension, en Amérique du Nord depuis Montréal.

La Chambre a été créée en 1886 ! Elle compte 850 entreprises et 1500 membres.

Dirigée par Véronique Loiseau, la CCI France-Canada constitue une aide précieuse, à travers le conseil et l’information, aux entreprises souhaitant s’internationaliser. L’hébergement est possible pour les nouvelles structures, ainsi que le portage salarial.

Nos entrepreneurs implantés localement déplorent principalement deux obstacles : tout d’abord, la complexification des critères d’immigration et même un blocage à l’entrée pour divers spécialistes qui est l’œuvre des Ordres professionnels.

Outre cette entrave à la liberté de circulation des compétences, ils regrettent le poids des normes locales pour démontrer l’innocuité des produits français, même lorsque ceux-ci sont déjà commercialisés dans l’Union européenne ! Les démarches pour obtenir un agrément génèrent des coûts conséquents.

Autant dire que les entrepreneurs français aux Canada sont tous pro-CETA (Comprehensive Economic and Trade Agreement). Libérer la circulation des biens et des personnes entre le Canada et l’UE, sera forcément profitable, des deux côtés de l’Atlantique, assurent-ils.

Altios International

Au consulat, conversation très intéressante avec Patrick Ferron, cofondateur d’Altios International et Isabelle Combe, directrice de leur bureau de Montréal.

Ils se présentent comme un « accélérateur de développement international », métier qu’ils exercent depuis 1991 grâce à des collaborateurs présents sur les 20 premiers marchés mondiaux.

Dédiée aux PME-ETI, cette société de conseil en implantation internationale, dont le siège est à Nantes, a accompagné 550 projets dans le monde en 2017 et 5000 entreprises depuis sa création.

UBI soft

Visite d’UBI Soft Montréal conduite par Francis Baillet, vice-président Affaires Corporate, en présence de Thomas Dubuis, attaché économique auprès du consulat.

On ne présente plus cette PME française devenue un géant mondial. Sur les 4500 employés d’Ubi Soft au Canada, 3200 travaillent à Montréal dans l’un des six bâtiments de la firme. Francis prévoit qu’ils seront 1000 de plus d’ici à 2025. Toujours plus d’hommes et de matériels : on ne développe plus un nouveau jeu vidéo à moins de 200 millions de dollars.

La croissance de la société repose sur une stratégie de partenariats pour répondre à trois impératifs : le recrutement en lien avec les écoles qui font de la programmation ; la recherche en lien avec des chercheurs en université (réunis au labo La Forge) ; l’innovation en soutenant les start-ups (mentorat, capital-risque, partenariat…). + d’images

Naos

Naos, c’est l’écobiologie au service de la dermatologie. Le groupe est propriétaire des marques Bioderma et Esthederm

Avec Catherine Feuillet, consule générale, nous avons été reçus par David Durand, DG de Naos Amérique du Nord et tout nouveau président de la section locale des conseillers du commerce extérieur (CCE).

David nous a décrit la course d’obstacles pour obtenir une homologation pour ses produits sur le marché canadien. Il attend beaucoup de l’accord CETA qui va surtout faciliter la vie des PME et ETI. + d’images

Communauté française

Consulat

Avec 74.000 inscrits, Montréal est le 4ème poste consulaire au monde, derrière Genève, Londres et Bruxelles (et le plus important hors d’Europe).

J’ai passé un moment auprès de chaque service du consulat pour prendre en compte des suggestions susceptibles d’améliorer le service à nos compatriotes.

L’externalisation des visas par le biais du prestataire VFS semble connaître quelques ratés au démarrage. C’est dommage car le service Visas est animé d’un vif esprit de service, étant conscient que ce document constitue le premier contact avec notre pays pour un étranger.

Rencontre avec les élus consulaires

Le déjeuner organisé autour des conseillers consulaires François Lubrina et Philippe Molitor, m’a permis d’aborder le manque de place dans l’enseignement français à Montréal, les pistes pour améliorer la participation aux élections à l’étranger et, enfin, la procédure Stafe, coup de pouce financier aux associations françaises à l’étranger.

Clinique juridique

Parmi les rendez-vous organisés par Catherine Feuillet, consule générale, auprès des acteurs remarquables notre communauté, j’ai rencontré Karine Jolicoeur-Delvolvé à la faculté de droit de l’université de Montréal.

Présidente de l’UFE Montréal, Karine dirige la « clinique juridique ». Il s’agit d’un service gratuit, rendu par des étudiants, à l’attention des immigrants qui rencontrent des difficultés pour faire reconnaître leurs diplômes ou leur expérience professionnelle au Canada.

Mobilité professionnelle

Sur les 150-200 visiteurs reçus chaque année par la Clinique juridique, une moitié est admise à exercer un métier au Canada, tandis que l’autre moitié est orientée pour un complément de formation. Forte de cette expérience, Karine a monté un cours de mobilité professionnelle.

La rencontre avec le Dr Gérard Charpentier, VP de l’UFE Montréal, psychanalyste et sociologue, a eu justement pour thème les problématiques d’intégration des expatriés, mais nous avons également abordé la francophonie.

Enseignement

Collège Marie de France

Reçu par Eric Galice-Pacot, proviseur directeur général, j’ai fait la découverte du Collège international Marie de France, en compagnie de Marion Dehais, consule générale adjointe.

Le collège accueille 1850 élèves de la maternelle à la terminale et affiche un taux de 99% de réussite au bac, dont 80% de mentions. Toutefois, sur les 130 bacheliers de 2017, un seul s’est rendu en France pour y suivre des études supérieures… + d’images

Culture

Musée des Beaux-arts

Au musée des Beaux-arts de Montréal, en compagnie de notre consule générale, Catherine Feuillet, j’ai assisté au lancement de l’exposition « D’Afrique aux Amériques, Picasso en face à face d’hier à aujourd’hui », réalisée en coopération avec le musée du Quai Branly.

J’ai également eu le privilège de visiter une exposition époustouflante consacrée à Napoléon Ier, en compagnie de Sylvain Cordier, commissaire de l’exposition.

Grâce à un travail de recherche exceptionnel, Sylvain a réuni des pièces qui n’avaient parfois jamais quitté le domicile de certains collectionneurs ! Il m’a offert une expérience unique que nos compatriotes pourront vivre (en partie seulement) lorsque l’exposition sera présentée à Fontainebleau. + d’images

En circonscription aux États-Unis (2/2) – Washington (04 au 07 mai 2018)

Mes remerciements à Gérard Araud, ambassadeur de France aux Etats-Unis, qui m’a reçu à la Résidence afin de préparer mon entretien au Pentagone et d’évoquer les dossiers intéressant nos compatriotes.

Nous avons évoqué l’ambition d’Emmanuel Macron de doubler le nombre d’élèves dans les écoles françaises à l’étranger d’ici à 2025 et esquissé le plan à mettre en place pour y parvenir aux États-Unis. Cela pourrait constituer ma priorité d’action pour ce pays.

Nous nous sommes également entretenus des opportunités commerciales offertes par l’immense marché américain et l’habilité de nos entreprises à saisir les opportunités dans ce monde pourtant hyperconcurrentiel.

Cyberdéfense

Au Pentagone

En charge du volet cyberdéfense au sein de la commission Affaires étrangères et Défense du Sénat, j’ai souhaité échanger avec des responsables du Pentagone pour préparer mon rapport dans le cadre de la loi de programmation militaire (Lire : ‘La LPM consacre l’importance de la cyberdéfense‘).

J’ai été reçu au Pentagone par Theresa Whelan, Principal Deputy Assistant, Secretary of Defense for Homeland Defense and Global Security, en présence de Simond de Galbert, conseiller pour les Affaires stratégiques et de Sécurité à l’ambassade.

Pour les responsables du Département de la Défense, les fake news sont clairement la principale menace en termes de guerre hybride.

Nous avons successivement évoqué la lutte contre les fausses informations (sujet abordé par le Congrès américain) ; l’organisation de la chaîne de commandement ; la stratégie de dissuasion et l’organisation budgétaire.

En une heure et quart, Theresa a totalement répondu à mes attentes et apporté une expertise qui a enrichi mes travaux. Il est appréciable de bénéficier de ce niveau de relationnel auprès de responsables américains de la Défense, lorsque l’on doit lutter contre des États qui menacent délibérément et quotidiennement notre intégrité dans le cyberespace. + d’images

ONG / Cybersécurité

Entretien avec Bern Szoka, président de Techfreedom, une ONG qui œuvre dans le secteur des télécoms pour la protection des consommateurs sur internet. Elle agit notamment pour faire évoluer le droit de l’internet et pour défendre les libertés civiles.

Techfreedom lutte également contre les fake news qui ébranlent les fondements de nos démocraties.

 

Entrepreneuriat

Chambre de Commerce

Réunion organisée à l’ambassade par Denis Chazelle, directeur de la chambre de commerce franco-américaine, avec le concours du consul général, Michel Charbonnier, et des membres du département économique de l’ambassade, Christophe Bonneau et Laure Pallez.

Nos discussions furent centrées sur l’état de la relation commerciale franco-américaine et le contexte économique dans lequel évoluent les entreprises françaises aux États-Unis.

Si les États-Unis sont le premier investisseur étranger en France, notre pays est le 6ème investisseur aux États-Unis et la 3ème source d’emploi étranger du pays ! Les participants se sont donc félicités de la qualité de notre relation bilatérale, d’autant que la valeur des échanges a progressé de 20% en 2017.

Nos entrepreneurs se réjouissent aussi de la réforme fiscale américaine qui prévoit une baisse du taux d’impôt société de 34 à 21%.

J’ai été ravi d’apprendre que les entreprises Paul (11 boutiques, dont 8 à Washington) et Ladurée (9 boutiques) s’allient sur le marché américain, afin de créer une synergie et optimiser leurs coûts. + d’images

Je remercie chaleureusement les responsables des entreprises présentes pour leur éclairage enrichissant :

Alexandra Byrne (AccorHotels) ; Jean-François Orsini (DeskPup) ; Marc Trost (Jade Fiducial) ; Anne Dedet-Dutray (Paul USA) ; Jason Dodier (Schneider Electric) ; Romain Souyris (Maison Kayser USA) ; Joseph Sanchez (EDF) ; Nicolas Dreyer (Ladurée) ; Laura Taffin-Gomez.

Key Bridge

Le chantier de rénovation du Key Bridge est l’archétype du savoir-faire français qui s’exporte avec succès sur le marché américain.

80 employés sont à l’œuvre sur ce chantier depuis deux ans pour le compte de la société française Technopref, filiale américaine du groupe Demathieu Bard, 6eme groupe français de BTP (CA 1,3 Md€).

Cette société se positionne sur l’énorme marché d’environ 500.000 ponts existants, dont environ 70.000 exigent une réfection. Elle emploiera 150 personnes à l’été et prévoit un chiffre d’affaires de 35M$ en 2018.

Accueilli par Dorian Beaudouin, directeur des opérations et le directeur de projet, Mathieu Delanoë, j’ai découvert l’avancée des travaux sur un pont emblématique de la capitale américaine en compagnie de Denis Chazelle, directeur de la chambre de commerce franco-américaine à Washington DC. + d’images

Questel, PME française

Visite de la société Questel, en compagnie de Denis Chazelle, directeur de la Chambre, Miguel Iglesias, COO et Benjamin Dez, directeur des ventes

La société, dont le siège est installé à Sophia Antipolis, est experte en bases de données de propriété industrielle. Elle emploie 200 personnes et enregistre 60% de ses ventes aux États-Unis.

Assurément, un fleuron de notre industrie qui mériterait d’être mieux connu, puisque la valeur des entreprises est, de plus en plus, fondée sur l’actif immatériel. Questel aide ses clients à protéger leurs actifs et ainsi leur capacité d’invention. + d’images

Communauté française

Consulat

Visite du consulat et rencontre avec les agents en poste dans les différents services. Si on enregistre 17000 inscrits, notre consul général Michel Charbonnier estime le nombre de nos compatriotes à 25.000.

L’instruction des visas pour les États-Unis est centralisée sur Washington qui traite actuellement 17.000 visas par an. L’objectif est d’atteindre 55.000 unités.

En observant, posée sur une table, la nouvelle station mobile de saisie des empreintes biométriques, j’ai découvert qu’elle était hors d’usage du fait d’un dysfonctionnement provenant du ministère. Ainsi, la tournée prévue à Philadelphie venait d’être annulée et 40 personnes devront patienter… On voit sur mes images que cette valise est équipée d’un dispositif photographique, ce que ne prévoit pas la procédure. On comprend mal l’intérêt d’acheter des fonctionnalités sans utilité pour nos agents.

Une des spécificités du poste de Washington est le montant élevé des frais de scolarité, il faut dire que les États-Unis absorbent 15% de l’enveloppe mondiale des bourses.

Enfin, le poste est également en charge d’enregistrer les enfants nés d’une GPA. Ainsi, 96 dossiers GPA ont été traités en 2017. + d’images

Rencontre avec les élus

Mes remerciements à Michel Charbonnier, consul général, pour avoir réuni les acteurs de notre communauté pour prendre connaissance des attentes de mes compatriotes relevant du consulat de Washington.

J’ai ainsi échangé avec Frédéric Badey (ci-dessous) et Olivier Piton, conseillers consulaires, Christiane Ciccone, présidente ADFE Washington, Alexandre Cournol, président de l’UFE Washington, Yahne Miorini, présidente du Comité tricolore, Bruno Eldin, attaché de Coopération éducative, et Pierre-Olivier Pollet, attaché fiscal.

Échanges passionnants sur divers sujets, comme l’attractivité économique, la mobilité internationale ou les prochaines échéances européennes, mais les deux thèmes émergents furent la fiscalité et le système éducatif.

Le curriculum qui amène au bac français est devenu anecdotique aux USA : 400 baccalauréats délivrés, contre 85.000 IB (International Baccalauréat). Seuls 12% de nos bacheliers outre-Atlantique poursuivent leurs études supérieures en France. L’annonce de nouvelles modalités d’organisation du bac, à horizon 2021, représenterait de possibles opportunités pour l’offre éducative en français en Amérique du Nord. + d’images

UFE

A l’invitation d’Alexandre Cournol, président de la section UFE de Washington, j’ai retrouvé les membres de l’association dans un salon de thé Ladurée.

Ce fut l’opportunité d’échanger dans la bonne humeur sur les thèmes qui préoccupent prioritairement notre communauté, à commencer par les questions de fiscalité. + d’images

Enseignement

Lycée Rochambeau

Le lycée Rochambeau est l’un des deux seuls établissements scolaires aux États-Unis qui dispose d’une convention avec l’AEFE.

Accueilli par Catherine Lévy, proviseure et François Legros, président du conseil d’administration, j’ai bénéficié d’une présentation de l’école et de fructueux échanges en présence de représentants des parents, du personnel et des élèves.

L’école, créée en 1955, compte 1100 élèves et prévoit une progression de 30 à 50 élèves lors de la rentrée prochaine. Répartie sur 3 campus (maternelle, primaire et secondaire), Rochambeau pourrait prochainement réunir la maternelle et le primaire sur un campus unique. + d’images

En circonscription aux États-Unis (1/2) – New York (02 au 03 mai 2018)

Je remercie chaleureusement notre conseiller consulaire pour la circonscription de New-York, Gérard Epelbaum, l’homme incontournable d’une communauté française estimée à 80.000 personnes !

Par ailleurs, président de la section UFE New-York, Gérard est sur tous les fronts. Son engagement assidu au service de nos compatriotes est remarquable et remarqué, et pas seulement parce qu’il organise le bal du 14 juillet !

Je veux aussi saluer notre consule générale, Anne-Claire Legendre, qui au délà de ses attributions s’est montrée très soucieuse de nos intérêts commerciaux en facilitant mes rencontres auprès de divers acteurs économiques : Chambre de commerce, Business France, French Founders…

Entrepreneuriat

Business France

Échange avec Henri Baisas, directeur de Business France pour l’Amérique du Nord et visite de ses bureaux à New-York.

L’effet Macron a été spectaculaire aux États-Unis. Les décisions d’investissement en France se sont accélérées : le nombre de projets aboutis est passé de 66 en 2016 à 113 en 2017, essentiellement concrétisés au second semestre.

A New York, l’action de Business France consiste aussi à guider nos PME pour trouver des débouchés sur le marché américain, où environ 20.000 entreprises françaises opèrent déjà.

Lors de ma visite, j’ai échangé avec Michel Ohruh, directeur de New Live, entreprise alsacienne implantée à Betschdorf qui fabrique des fauteuils roulants capables de monter les escaliers ! Cette société innovante est venue sans complexe prospecter le marché américain, en s’appuyant sur l’expertise du pôle Santé de BF.

Chambre de commerce

Présentation de la Chambre de commerce franco-américaine par Johanne Home, Chief of Staff au consulat.

Martin Bischoff, directeur général de la Chambre, m’a détaillé les activités offertes à ses 1005 membres. Dans son rôle de « guichet unique » pour l’implantation des entreprises françaises aux États-Unis, la chambre multiplie les événements au profit de ses membres et met à leur disposition un espace de co-working.

La chambre traite environ 1000 visas par an en matière de stages. + d’images

Club d’affaires French Founders

Entretien avec Benoît Burridant, co-fondateur de French Founders, en compagnie de Johanne Homes du consulat.

Ce club d’entreprises dédié à la communauté française compte 3000 membres et possède 10 bureaux dans le monde.

French Founders incite ses membres à travailler de manière collective, c’est-à-dire trouver des synergies plutôt que de se faire concurrence. Une belle initiative qui mérite d’être rejointe par les entrepreneurs désirant être présents à l’international.

Communauté française

Consulat

Petit-déjeuner autour de Anne-Claire Legendre, consule générale, en présence des conseillers consulaires Richard Ortoli et Gérard Epelbaum, et des responsables de services.

La communauté inscrite au registre s’élève à 32.000 personnes. Majoritairement de niveau bac et d’un âge inférieur à 40 ans, cette communauté est particulièrement dynamique.

Le consulat crée près de 200 événements par an pour animer cette communauté et mettre en valeur les opportunités de marché en France aux yeux de potentiels investisseurs américains. + d’images

UFE New York

A peine descendu de l’avion , je me suis rendu à la réception de l’UFE, organisée par Gérard Epelbaum, conseiller consulaire pour New-York et président de la section locale de l’UFE. Une vingtaine de participants se sont déplacés au restaurant le Bistro Vendôme, tenu par Véronique Petiteau.

Nous avons échangé sur de nombreux sujets, à commencer par l’annulation du vote électronique, puis la réforme constitutionnelle en passant par la perspective d’une réduction du nombre des parlementaires.

Je remercie Gérard, son vice-président Thomas Vandenabeele et le comité directeur de l’UFE New-York pour m’avoir permis d’entrer immédiatement dans le vif du sujet et de découvrir les préoccupations des Français habitant Manhattan et ses environs.

Enseignement

Lycée français

Visite du lycée français de New York avec Nicolas Lhotellier, proviseur adjoint, Isabelle Milkoff, chef du département de français et Pascale Richard, directrice des événements culturels et suppléante du député Roland Lescure.

Créé en 1935, le lycée français a emménagé en 2003 dans l’un des plus beaux immeubles éducatifs de Manhattan qui inclut un auditorium de 350 places et diverses salles dédiées aux disciplines artistiques.

Dans cette école qui suit le programme français, 70% des professeurs viennent de France. Parmi les 1365 élèves, 61% sont français dont 37% de binationaux.

Avec 100% de réussite au baccalauréat, le lycée français de New York affiche 91% de mention. On regrette que seulement un élève sur dix décide de suivre un enseignement supérieur en France. + d’images

EINY

Visite de l’École internationale New-York (EINY), avec Yves Rivaud, directeur, et Fabrice Jaumont du service culturel de l’ambassade.

Créée en 2009 par un couple de Français travaillant dans la finance, cette école privée, située à Manhattan, accueille 200 élèves de 3 à 13 ans.

60% des cours sont dispensés en français, contre 40% en anglais, mais le mandarin devient obligatoire en fin de primaire. Au collège, les élèves choisissent entre le mandarin et l’espagnol. + d’images

Lyceum Kennedy

En compagnie de Fabrice Jaumont du service culturel de l’ambassade, j’ai découvert le Lyceum Kennedy accompagné de toute l’équipe de direction de cette école, créée en 1964 à Manhattan.

J’ai visité les deux sites de Kennedy qui compte 270 élèves de la maternelle à la terminale.

Merci à Dr Myung Sonoda, présidente, et à Dr Claude Bryant, proviseure, ainsi qu’à tous leurs collaborateurs pour la qualité de leur accueil qui en dit long sur leur passion pour la pédagogie et leur ambition de faire de l’école Kennedy une référence en matière d’enseignement bilingue. + d’images

Référendum autorisant l’avortement en Irlande : YES !

Résultat historique : 66,4% des Irlandais ont voté pour l’abrogation du 8ème amendement qui interdisait l’avortement.

(g. à d.) Leo Varadkar, Premier ministre et ex-ministre de la Santé d’Irlande , Géraldine Byrne Nason, ex-ambassadrice d’Irlande en France, et Laurence Helaili-Chapuis, conseillère consulaire d’Irlande (16 mars 2017 à la St Patrick)

Les Together4yes ont fait une campagne exemplaire. Rien n’aurait été possible sans le courage politique et la recherche du consensus du Premier ministre Leo Varadkar.

Sollicité le 7 septembre 2015 par Claire Nevin, pdte du mouvement ROSA (Reproductive Rights against Oppression, Sexism & Austerity), je me suis engagé à ses côtés en compagnie de Laurence Helaili, conseillère consulaire, pour faire évoluer la législation irlandaise sur l’avortement.

Dès le 28 octobre 2015, nous lancions la mobilisation par une conférence de presse au Sénat, trois ans jour pour jour après le décès tragique de Savita Halappanavar, qui s’est vue refuser un avortement alors qu’elle était en train de faire une fausse couche. Lire : Ce qu’une Française doit savoir sur l’Irlande (11/11/15)

Je remercie toutes les personnes qui nous ont apporté leur concours, leur soutien ou leur écoute :
Les sénatrices Annick Billon et Chantal Jouanno, pdtes de la délégation sénatoriale aux droits des Femmes ; Françoise Laborde, pdte du GIA France Irlande ; Le sénateur Neale Richmond, vice-pdt du groupe d’amitié Irlande-France ; les ambassadrices d’Irlande en France Patricia O’Brien et Géraldine Byrne Nason ; les ambassadeurs de France en Irlande Stéphane Crouzat et Jean-Pierre Thébault ; la section française d’Amnesty International et la section irlandaise dirigée par Colm O’Gorman ; la directrice de la communication de l’Irish Family planning Association, Maeve Taylor

Comme Simone Weil en son temps pour la France, Léo Varadkar offre une nouvelle victoire, retentissante, pour l’Irlande dans ce combat engagé à l’international en faveur du droit des femmes.

En circonscription en Irlande – Dublin (17 au 18 mai 2018)

(à l’image) Mes remerciements à Stéphane Crouzat, ambassadeur de France en Irlande, pour son accueil et la réunion qu’il a organisée à l’ambassade dans le contexte du référendum.

Je suis arrivé à Dublin, pour mon 5ème déplacement en Irlande depuis le début de mon mandat, à J-7 du référendum relatif à l’avortement. Ce sujet constitue mon dossier prioritaire pour ce pays depuis 2015, lorsque Laurence Helaili, conseillère consulaire, m’a alerté sur les messages de Françaises qui racontaient, sur les forums, leur détresse face à une législation qui leur dénie tout droit. Je remercie Laurence pour avoir une nouvelle fois facilité mon travail et réuni notre communauté à l’occasion de ma venue.

LE SAVIEZ-VOUS ? Juridiquement, le 8ème amendement de la Constitution irlandaise, voté en 1983, bloque tout recours à l’avortement, sauf si la vie de la femme est en jeu. Faut-il permettre au législateur d’assouplir les conditions d’accès à l’IVG ? Il reviendra aux 3,5 millions d’électeurs irlandais d’en décider par référendum, le 25 mai 2018. Si le oui l’emporte, l’article 40 de la Constitution sera ainsi rédigé : « l’interruption de grossesse peut être déterminée par la loi ». Et le débat parlementaire pourra s’ouvrir…

Référendum

Information aux Françaises

(à l’image) Avec Laurence Helaili, conseillère consulaire Irlande et Claire Nevin, une Irlandaise francophone qui milite opiniâtrement en faveur du droit à l’avortement, aujourd’hui un crime passible de 14 ans d’enfermement.

Depuis trois ans, mon objectif vise à informer les Françaises qui veulent s’installer en Irlande, ou bien qui y vivent déjà, des risques qu’elles encourent en cas de grossesse. Elles vont d’abord s’apercevoir d’un climat de suspicion généralisé à l’égard des femmes, se voir refuser certains examens médicaux (test de trisomie 21…) ou être obligées de mener à terme une grossesse même si les chances de survie de l’enfant sont nulles.

Le 28 octobre 2015, j’ai eu le plaisir de présenter Claire Nevin auprès de la délégation aux Droits des femmes du Sénat, présidée à l’époque par Chantal Jouanno et aujourd’hui par Annick Billon. Son témoignage fut saisissant (Lire : « Ce qu’une Française doit savoir sur l’Irlande »).

Depuis trois ans, avec Claire et Laurence, nous avons multiplié les actions de sensibilisation. A quelques jours d’un scrutin historique, j’ai voulu être à leurs côtés dans la dernière ligne droite.

Amnesty International Irlande

Rencontre avec Colm O’Gorman, directeur exécutif d’Amnesty International Irlande en présence de Franz Coïdan, deuxième conseiller de l’Ambassade.

Amnesty International France avait marqué de sa présence la conférence de presse sur le sujet que j’avais organisée, en octobre 2015, lors de la venue de Claire Neuvin au Sénat.

Amnesty souhaite évidemment une législation qui instaure la liberté de choix. Et la liberté qui trouve toujours son chemin : Colm O’Gorman m’a signifié que, statistiquement, 12 Irlandaises avortaient chaque jour. Pour y parvenir, 9 d’entre-elles partaient au Royaume-Uni, comme le faisaient les Françaises dans les années 60. La pilule abortive est la solution pour 3 autres d’entre-elles, commandée à l’étranger sur internet, pour une cinquantaine d’euros.

Rencontre avec des sénateurs

Après notre rencontre en mai, l’an dernier, heureux d’avoir retrouvé le sénateur Neale Richmond, vice-président du groupe d’amitié France-Irlande, ardent partisan de l’abrogation du 8ème amendement (Lire : “Vers un référendum en 2018 ?”).

Si le oui l’emporte, Neale Richmond, membre du Fine Gael, parti du Premier ministre, Leo Varadkar, m’a confié que le projet de loi était déjà prêt à être soumis au Parlement. Ce projet prévoit d’autoriser l’avortement jusqu’à 12 semaines, date au-delà de laquelle deux avis médicaux seront nécessaires (anomalie fœtale, risque pour la vie de la mère…). La liberté de conscience des médecins sera respectée.

J’ai également eu le loisir d’échanger avec le sénateur indépendant, Ronan Mullen, adversaire résolu de tout progrès du droit des femmes en la matière. J’ai entendu ses arguments et je lui ai exposé les témoignages douloureux de Françaises confrontées au strict interdit du 8ème amendement.

Réunion à l’ambassade

Afin d’évoquer les effets de la législation irlandaise sur la vie des Françaises établies en Irlande, notre ambassadeur Stéphane Crouzat a invité, à la Résidence, le Dr Mary Short, directrice du pôle Santé féminine du Irish Collège of General Practionners, qui propose les normes en matière de protocole médical auprès du gouvernement et le Dr Connor Maguire, médecin référent de l’ambassade.

Étaient également présents Pauline Tanchoux-Janin, vice-consule ; Franz Coidan, deuxième conseiller et Frédérique Tarride, conseillère de coopération et d’action culturelle.

Selon les deux médecins, l’avortement existe de fait en Irlande. A leurs yeux, l’enjeu du scrutin est plutôt de favoriser la santé des femmes qui est menacée par les limites imposées aux médecins par le 8ème amendement.

Communauté française

Réunion d’information

(à l’image) Rencontre avec la communauté française organisée par Laurence Helaili, dans les locaux de l’Alliance française de Dublin, en présence de Franz Coïdan, deuxième conseiller, que je remercie de sa présence à mes côtés lors de tous mes rendez-vous.

En Irlande, notre communauté a quadruplé en vingt ans et dépasse les 10.000 inscrits au Registre en 2016. On estime toutefois que la présence française est deux à trois fois supérieure, sans compter nos jeunes compatriotes soucieux de peaufiner leur anglais ‘au pair’ ou dans le cadre d’Erasmus. Notons enfin un flux annuel de 500.000 touristes français.

J’ai détaillé mon action sur le dossier de l’avortement à l’attention de notre jeune communauté. Un travail qui est suivi de près et soutenu par ma collègue Annick Billon, en qualité de présidente de la délégation aux Droits des femmes du Sénat.

Par ailleurs, nous avons parlé du prix des logement à Dublin qui atteint un seuil critique et du prix de la vie en général. Les autres thèmes ont concerné le fonctionnement du système de santé irlandais, la fiscalité et le Brexit. L’éducation en Irlande est apparue comme un point positif. + d’images.

Merci au Petit Journal d’avoir fait le compte-rendu de cette soirée : « Rencontre avec le sénateur des Français établis hors de France » par Jean Dubas, publié le 21/05/2018.

(…) « A une semaine du referendum tant attendu, la question du droit à l’avortement taraude les Irlandais bien sûr, mais aussi leurs homologues français présents sur l’île. Olivier Cadic, qui se fait la passerelle entre le Sénat et les Français de l‘étranger… »

En circonscription en Bulgarie – Sofia (26 au 28 avril 2018)

Mon troisième déplacement en Bulgarie a été placé sous l’angle de l’Union européenne et du commerce extérieur, au travers de nos entrepreneurs implantés localement.

Cette visite m’a permis de faire la connaissance d’Eric Lebédel, ambassadeur de France en Bulgarie. Lors de notre entretien à la Résidence, nous avons évoqué les initiatives de la présidence bulgare de l’Union européenne afin de dynamiser le processus d’adhésion des états des Balkans, candidats à l’adhésion.

Politique

Diplomatie parlementaire

Heureux d’avoir revu Dragomir Stoynev, député et président du groupe d’amitié parlementaire Bulgarie-France, que j’avais rencontré au Sénat à Paris, tandis qu’il conduisait une délégation parlementaire.

Il incarne la ferme volonté de son pays de rejoindre l’euro, ainsi que l’espace Schengen. L’écart entre Sofia (capitale d’un niveau de vie comparable aux autres capitales européennes) et la province reste un challenge à relever. Depuis la chute du mur de Berlin, on estime que le pays a perdu un tiers de sa population qui est partie chercher une vie meilleure à l’ouest.

Alde Party Council

Après le congrès ALDE à Amsterdam (déc. 2017), j’ai conduit à nouveau la délégation UDI composée de (g. à d.) Quentin Delarue, assistant parlementaire de Patricia Lalonde, députée européenne UDI ; Nicolas Bizel, délégué UDI Serbie ; Olivier Cadic ; Nathalie Robcis, conseillère départementale des Ardennes ; David Hartlapp, responsable FDP France ; Benoit Mayrand, conseiller consulaire pour la Roumanie.

Rappelons que l’UDI est membre du parti international ALDE (Alliance des libéraux et démocrates européens). Ce conseil, réuni à Sofia, fut un rendez-vous important pour préparer le congrès de Madrid, en novembre prochain, où nous voterons le ‘Manifesto’, qui sera le projet européen que nous porterons aux élections européennes du printemps 2019. L’équipe qui coordonne la préparation du projet ALDE est conduite par Taavi Roivas, Premier ministre estonien.

Il y a huit Premiers ministres ALDE au Conseil européen et 5 commissaires ALDE qui siègent à la Commission. Ajoutons que le groupe ALDE est le 4ème groupe du parlement européen.

J’ai eu le plaisir de retrouver Ilhan Kyuchyuk, député européen pour la Bulgarie, qui m’avait invité à participer à une conférence sur le Brexit, quinze jours auparavant (compte-rendu).

Celui-ci a animé une table ronde pour débattre de la question de l’élargissement de l’UE aux Balkans.  + d’images

Entrepreneuriat

Entrepreneurs français

Notre ambassadeur, Eric Lebédel, m’a organisé une rencontre avec des chefs d’entreprise et directeurs de filiale de grands groupes installés en Bulgarie pour faire un point sur les opportunités du marché local. Je remercie de leur contribution Stéphane Delahaye (Havas ; Pdt CCI France Bulgarie) ; Christophe Deroo (BNP Paribas) ; Arnaud Leclair (Société Générale) ; Pascal Derache ( ACT Logistics) ; Arnaud Valleteau (Veolia) ; Xavier Fougeras (Total) et Xavier Marcenac (Telus International).

Surfant sur une croissance de 4%, près de 6800 entreprises françaises exportent vers la Bulgarie. Sur place la présence française progresse et s’incarne à travers plus de 200 entreprises, employant près de 16000 personnes.

Le dernier arrivant, en mars 2018, est le groupe aéronautique Latécoère qui a ouvert sa première usine dans le pays, en investissant 15 millions d’euros et en recrutant 200 personnes.

Nos discussions n’ont pas occulté les difficultés, telle que la corruption. Un rapport de la Commission européenne sur l’environnement des affaires en Bulgarie a souligné les dysfonctionnements et retards en matière d’institutions, d’infrastructures ou d’innovations.

CCI France Bulgarie

J’ai participé, pour la deuxième fois, à la remise de l’annuaire de la CCI France-Bulgarie, événement qui se tenait au siège de la Société générale à Sofia, dirigée par Arnaud Leclair.

La soirée s’est déroulée en présence de Lachezar Borisov, vice-ministre de l’Économie ; Dragomir Stoynev, député de Bulgarie et Eric Lebédel, ambassadeur de France en Bulgarie.

Mon discours a salué l’action de Stéphane Delahaye (Havas Bulgarie) en sa qualité de président de la CCI, car le nombre d’adhérents a progressé d’un tiers depuis mon dernier passage en 2016 ! La CCI compte désormais 240 membres (contre 180 en 2016).

Le dynamisme de notre communauté d’affaires a permis de faire progresser les échanges économiques entre nos deux pays de 50% en l’espace de 10 ans. + d’images

Veolia

Visite de la station de traitement d’eau potable, à l’invitation d’Arnaud Valleteau, directeur exécutif de Veolia Bulgarie.

Veolia est en charge de la gestion des eaux de la ville de Sofia et d’une partie du réseau de chauffage urbain de la ville de Varna.

Le groupe emploie 1300 personnes dans le pays, dont 1130 à Sofia, où il investit 20 millions d’euros par an depuis 2010. C’est le plus important investisseur du secteur de l’eau en Bulgarie et le seul acteur privé du pays. + d’images

Telus International

Rencontre avec Xavier Marcenac, vice-président du Board de Telus international, un groupe canadien spécialisé dans les centres d’appels, employant 35.000 personnes, auquel il a revendu sa société.

En Bulgarie, Telus International emploie 3000 salariés. Entre 80 et 100 Français y travaillent. La société analyse 3000 CVs par mois et recrute 150 personnes mensuellement.

Les jeunes aiment la mobilité et certains d’entre-eux, m’a expliqué Xavier, choisissent de passer d’un centre d’appels à l’autre dans le but découvrir plusieurs villes d’Europe. + d’images

« L’étranger »

PME sympathique et seul restaurant français de Sofia, « L’étranger » a été fondé par Olivier Roche, venu tout droit d’Arcachon, et par Mimi sa compagne bulgare. Deux cordons bleus qui font la promotion de la « cuvée Partage », un vin vendu au profit de la fondation Antoine de Saint Exupéry qui œuvre pour l’éducation de la jeunesse dans le monde (www.fasej.org).

Généreuse idée que cette cuvée que j’ai partagée avec Benoît Mayrand, conseiller consulaire en Roumanie, la veille du Alde Party Council. + d’images

En circonscription en Roumanie – Bucarest (24 au 25 avril 2018)

Mes remerciements à Michelle Ramis, ambassadrice de France en Roumanie, pour avoir beaucoup facilité mes rencontres auprès de la communauté française, notamment sur la question scolaire. En effet, ma priorité de travail pour ce pays est la création d’une école franco-roumaine à Bucarest, à horizon septembre 2019.

Ce troisième déplacement en Roumanie m’a offert l’opportunité de retrouver, à deux reprises, nos trois élus consulaires Dana Gruia-Dufaut, Christian Lemaître et Benoît Mayrand.

Comme à chaque fois, Benoît Mayrand, a initié mes visites auprès d’entreprises remarquables, comme Romcarton. N’oublions pas qu’il est lui-même un chef d’entreprise à succès. Si créer de l’emploi est une belle manière d’aider l’autre, il lui faut davantage. Alors, Benoit est devenu le catalyseur de la communauté française : il est celui qui porte la parole avec conviction et éloquence pour protéger l’intérêt collectif.

Je le remercie d’avoir réuni les Français de Bucarest, lors d’une superbe soirée qui m’a permis de prendre le pouls de leurs satisfactions et problématiques.

Enseignement

École française (projet)

Rencontre avec Jonathan Derai, porteur du projet de création d’une école franco-roumaine à Bucarest. J’ai visité, en compagnie de Michel Monsauret, l’un des sites potentiels pour accueillir, dans un premier temps, une école maternelle et primaire. Un cycle de scolarité qui irait jusqu’au CE2 dans sa première année, puis qui progresserait d’une classe chaque année. + d’images

Plan École

Il y a dix ans, Michel Monsauret arrivait à Londres en qualité de conseiller culturel adjoint. Ensemble, nous avons créé le premier tableau de bord pour l’enseignement français au Royaume-Uni. Ces indicateurs furent les premières fondations d’un plan École dont la dynamique se poursuit. Heureux d’avoir retrouvé Michel qui œuvre avec le même professionnalisme et enthousiasme au service de la relation bilatérale avec la Roumanie.

Réunion Enseignement français

Michelle Ramis, ambassadrice de France, a réuni tous les acteurs concernés par l’enseignement français en Roumanie. Un consensus s’est exprimé sur la nécessité de développer l’offre éducative en français. Nous avons également débattu du projet de Jonathan Derai.

Les participants étaient Mehmet Meydan, consul ; Pierre Rannou, Deuxième conseiller; Dana Gruia-Dufaut, Christian Lemaître et Benoît Mayrand, nos trois conseillers consulaires ; Michel Monsauret, attaché de coopération éducative ; Carole Soulagnes, proviseure du lycée Anna de Noailles ; Frédéric Lamy, président de la fondation Anna de Noailles ; Richard Sentkar, BNP Paribas (fondation Anna de Noailles) ; Jonathan Derai, Odyssey Education ; Younès, directeur de l’École Odyssey Education. + d’images

Communauté française

Conseillers consulaires

(g. à d.) Christian Lemaître, CC ; Dana Gruia-Dufaut, CC ; Olivier Cadic ; Michelle Ramis, ambassadrice de France ; Mehmet Meydan, consul ; Benoît Mayrand, CC

Lors d’une réunion organisée par notre consul, Mehmet Meydan, nous avons évoqué la croissance du nombre de Français installés dans le pays. Si on recense 4150 inscrits sur la liste électorale, on estime notre communauté à 10.000 individus, dont 2000 étudiants.

Nous avons évoqué le Stafe, tout récemment mis en place pour subventionner les associations en remplacement de la réserve parlementaire. Un dispositif qui n’est pas sans contrainte, ni critère. Il fut également question de la non-déductibilité des pensions alimentaires des revenus français des non-résidents. Un point de fiscalité française dénoncé comme injuste.

Enfin, nos trois élus consulaires, tous installés de longue date en Roumanie, ont regretté le recul de la francophonie. Un nouvel élan de l’offre éducative en français constituerait le meilleur remède à long terme.

Politique

Sénat

Rencontre avec Liviu Marian Pop, président de la commission de l’Enseignement, la Science, la Jeunesse et le Sport au Sénat de Roumanie.

Accompagné par Michel Monsauret, conseiller à la Coopération éducative, et de Pierre Rannou, Deuxième conseiller à l’ambassade, notre entretien fut très enrichissant avec le sénateur Pop, ancien ministre de l’Éducation nationale.

Ce fut l’occasion de découvrir le palais du Parlement, où siègent le Sénat roumain et la Chambre des députés. Peu de parlementaires au monde disposent d’autant de place : hérité de l’ère Ceausescu, il s’agit du plus grand bâtiment administratif au monde après le Pentagone… + d’images

Entrepreneuriat

Romcarton

Je suis ravi d’avoir découvert une remarquable entreprise française qui est devenue le premier groupe indépendant en Europe et en Afrique sur le marché de l’emballage carton.

Il s’agit d’une ETI familiale créée en 1922 en Alsace, dirigée par Bernard Rossmann, fils du fondateur, depuis 1966. La société réalise 15% de ses ventes en Roumanie.

J’ai visité Romcarton, filiale du groupe français Rossmann, toute nouvelle usine ultra automatisée, en compagnie de Benoit Mayrand, et Pierre Rannou. Le directeur technique, Guillaume Grandviennot, nous a présenté la chaîne de production qui peut traiter 6000 tonnes de carton par mois, soit 250 mètres à la minute.

L’usine qui emploie 230 personnes sera officiellement inaugurée le 17 mai 2018. + d’images

CCEF

Entretien avec Bruno Leroy, président des conseillers du commerce extérieur pour la Roumanie depuis neuf ans.

En deux mots, la présence économique française est dynamique et forte. La France est le troisième investisseur en Roumanie, après l’Allemagne et l’Autriche. A noter que la moitié des investissements français est réalisée au travers de sociétés établies aux Pays-Bas.

Concernant nos entrepreneurs, la chambre de commerce compte plus de 500 membres. Elle se distingue par ses semaines à thème et ses formations courtes.

Brexit : le point sur le statut des Européens par Nicolas Hatton

Je remercie Nicolas Hatton de nous apporter les éclaircissements suivants sur l’évolution de la situation concernant les ressortissants européens au Royaume-Uni.

Nicolas est l’initiateur du mouvement the3million et délégué consulaire (Bristol).

Où en sommes-nous avec le ‘settled status’ ?

Nicolas Hatton – La situation est très tendue en ce moment à cause du scandale des résidents du Commonwealth, ciblés par le Home Office après avoir passé plus de 40 ans au Royaume Uni.

Nombreux sont les Français et les Françaises du Royaume-Uni qui s’inquiètent par rapport à leur statut futur et qui n’ont pas du tout confiance dans la procédure envisagée par le gouvernement britannique. A cela s’ajoute à une inquiétude liée à la détérioration du climat social envers tous les étrangers résidant au Royaume-Uni.

Que faire concrètement ?

L’association the3million a identifié 128 questions (classées en 14 catégories) relatives au ‘settled status’ et, lors d’une rencontre avec la ministre Caroline Nokes, nous avons obtenu la promesse que ces 128 questions recevront une réponse écrite dans les mois qui viennent…

C’est important, car nous avons besoin de certitudes et non pas de simples paroles, si rassurantes soient-elles, de la part des hauts fonctionnaires du Home Office, comme ce fut le cas lors de la réunion du 23 avril (*).

Quel genre de certitudes ?

Par exemple, quelles sont les garanties pour les ressortissants européens de pouvoir continuer à vivre sans souci dans 10 ans, 20 ans ou 50 ans, sachant que le gouvernement britannique a œuvré pour disqualifier de la Cour européenne de Justice et obtenu que celle-ci protège nos droits seulement pendant 8 ans !

Aussi, la procédure de ‘settled status’ n’est pas un enregistrement, mais une demande de statut. Elle peut donc vous être refusée.

Considérant le taux d’erreur affiché de 10% du Home Office, comment peut-on avoir confiance dans le système ? D’autant que le gouvernement n’est pas clair lui-même sur les critères d’obtention de ce fameux statut.

Ajoutons que la loi sur la protection des données (Data Protection Bill) incorpore un paragraphe qui permet au Home Office d’exempter les citoyens d’avoir accès à leurs propres données. C’est tout simplement hallucinant dans un contexte où trois millions de personnes qui vont devoir faire une demande et auront bien besoin d’accéder à leurs données en cas de refus.

Que conseiller à nos compatriotes ?

En attendant que le Home Office se prononce sur nos 128 questions, the3million a publié une liste de documents à conserver ou à obtenir pour satisfaire aux exigences possibles du Home Office, lors d’une demande de ‘settled status’ (checklist)

En conclusion ?

Nous avons absolument besoin de clarté et de visibilité, près de 700 jours après l’annonce du résultat du référendum ! C’est notre futur et celui de nos familles qui est en jeu.

Les membres de l’association the3million font un travail remarquable et je vous engage à les soutenir et pourquoi pas les rejoindre (join us).

(*) Compte-rendu de la réunion du 23 avril réalisé par LePetitJournal sous le titre : Brexit: “les expatriés français font partie du tissu de notre société ».

Les expatriés français étaient conviés au Foreign and Commonwealth Office, en présence de Robin Walker, député et sous-secrétaire d’Etat du Department for Exiting the EU et Edward Llewellyn, ambassadeur du Royaume-Uni en France.

 

En circonscription en Tunisie – La Marsa & Tunis (19 au 21 avril 2018)

Deux inaugurations (LGE et AUF) et un anniversaire (lycée français) au planning de ma journée du 20 avril, en plus d’un chaleureux déjeuner organisé par notre consul général, Christian Reigneaud, réunissant les cinq conseillers consulaires et les représentants des principales associations. Un déplacement réjouissant et empli de fierté, tant notre communauté dissipe l’enthousiasme et la créativité.

Ce fut un plaisir de revoir Olivier Poivre d’Arvor, ambassadeur, qui incarne à merveille la voix et l’esprit de la France lors de ce genre d’évènements.

Entrepreneuriat

Laser Game Évolution (La Marsa)

J’ai inauguré le 105ème centre LGE, Laser Game Évolution, en compagnie d’Olivier Poivre d’Arvor, ambassadeur de France en Tunisie, les conseillers consulaires Madeleine Ben Naceur, Laurent Caizergues, Michel Zucchero, ainsi que les présidentes de l’UFE Tunis, Paule Badra, et de l’UFE Sousse, Roselyne Cordin.

On doit le premier centre Laser Game Évolution installé sur le continent africain à Faouze Barkati, compositeur et producteur musical, qui a décidé d’investir dans une franchise de la PME française, leader du jeu 100% laser en Europe.

Ce fut l’occasion de remettre la médaille du Sénat à Patrick Fournier, fondateur de LGE. Cette ouverture marque un nouveau pas en avant pour la PME grenobloise, créée en 1996, qui constitue une formidable success-story.

Dans son discours, Olivier Poivre d’Arvor a rappelé que cette implantation répondait à l’invitation d’Emmanuel Macron adressée aux PME françaises pour qu’elles joignent leurs efforts à ceux des Tunisiens en faveur de l’essor économique du pays.

Pour finir, toutes mes félicitations à Moore, directeur général du groupe, pour son immense contribution à la mise en valeur de l’excellence technologique française à l’international. + d’images

Enseignement

Lycée Gustave Flaubert (La Marsa)

70 ans, c’est un bel âge pour un établissement scolaire français à l’étranger. Quelques anciens élèves, témoins des touts débuts de l’école, ont raconté l’atmosphère qui régnait alors et l’idéal qui animait son fondateur Maurice Cailloux.

J’ai eu le plaisir d’assister aux cérémonies, à l’invitation du proviseur, Jean-Jacques Moiroud, en compagnie d’Olivier Poivre d’Arvor, ambassadeur, de Christophe Bouchard, directeur de l’AEFE, des cinq conseillers consulaires, dont Madeleine Ben Naceur qui fut enseignante pendant 30 années au lycée Gustave Flaubert.

J’y ai retrouvé Erwan Davoux qui a étudié dans cet établissement, où son père a longtemps enseigné. + d’images

Maison de l’AUF (Tunis)

Inauguration de la Maison de l’AUF (Agence universitaire de la Francophonie) à Tunis en compagnie d’Olivier Poivre-d’Arvor.

Après le discours de Jean-Paul de Gaudemar, recteur de l’AUF, Slim Khalbous, ministre tunisien de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique a rappelé l’importance de la francophonie en mentionnant la récente visite d’Emmanuel Macron à Tunis et son appui déclaré au développement des Alliances françaises en Tunisie (lire ci-dessous).

L’AUF regroupe plus de 800 institutions universitaires utilisant la langue française dans plus de 100 pays. Elle est l’une des plus importantes associations d’institutions d’enseignement supérieur et de recherche au monde. Son siège est installé à Montréal et ses services centraux se répartissent entre Montréal et Paris. J’ai été ravi de pouvoir témoigner de l’action efficace de nos amis québécois et tunisiens au service de la francophonie. + d’images

Communauté française

Consulat (La Marsa)

Christian Reigneaud, consul général de France en Tunisie, a été l’heureux initiateur d’un déjeuner convivial qui a réuni les 5 conseillers consulaires de Tunisie : Madeleine Ben Naceur, Laurent Caizergues, Francis Gaetti, Martine Vautrin-Djedidi et Michel Zucchero, ainsi que les représentants des principales associations de Français.

Nous avons évoqué le lancement du Stafe (Soutien au tissu associatif des Français à l’étranger). Ce fonds remplace désormais la réserve parlementaire.

Si chacun se félicite d’un système plus participatif dans l’attribution des subventions aux associations, le diable se cache toujours dans les détails, selon les dires des participants. Ils regrettent ainsi une certaine lourdeur dans le processus d’instruction, comme l’obligation d’un an d’existence pour l’association ou encore la limitation à hauteur de 50% du financement du projet qui fait craindre l’élimination de projets intéressants.

Culture française

Alliance Française (Tunis)

Visite de l’Alliance Française de Tunis en présence de Mohamed Aissaoui, co-président et de Merlem Abdelmalek, directrice.

Inaugurée par Emmanuel Macron, le 1er février 2018, cette Alliance française constitue la tête de pont d’un nouveau réseau de 6 Alliances en Tunisie : Kairouan et Djerba ont ouvert au même moment que Tunis ; Gafsa devrait être inaugurée d’ici un ou deux mois ; enfin les sites de Bizerte et Gabès sont programmés pour la fin de l’année 2018.

Mohammed Assaoui a formé la vision de redresser l’apprentissage du français en Tunisie à horizon de 10-15 ans, car notre langue a beaucoup reculé dans le pays lors de la dernière décennie. + d’images

En circonscription en Arménie – Erevan & Goris (12 au 16 avril 2018)

Toute ma reconnaissance à Jonathan Lacôte, ambassadeur de France en République d’Arménie, qui, par sa présence et le concours de son équipe, m’a donné l’opportunité de découvrir les multiples facettes de l’Arménie pendant quatre jours.

Ma priorité d’action au retour d’Erevan consistera à soutenir la démarche portée par notre ambassadeur en vue de relocaliser l’Université française en Arménie (UFAR), ainsi que l’école Anatole France sur un nouveau site chacune.

Politique

Président de la République

Quatrième Président de la République élu d’Arménie, Armen Sarkissian, m’a accordé un entretien, une semaine seulement après avoir été investi. J’ai été très honoré de ce rendez-vous qui s’est déroulé en présence de Jonathan Lacôte, ambassadeur de France et de Claire Le Flécher, Première conseillère de l’Ambassade.

Le président est un fin connaisseur des relations internationales, puisqu’il justifie d’une longue carrière de diplomate, notamment au Royaume-Uni. Nous avons fait un tour d’horizon sur les dossiers qui alimentent notre relation bilatérale et discuté du prochain sommet d’Erevan sur la francophonie, prévu en octobre prochain, qui sera précédé d’une visite d’État de notre Président Emmanuel Macron.

Par ailleurs, la diaspora arménienne n’ayant pas de représentation au sein de son Parlement, le Président Sarkissian m’a écouté avec intérêt expliquer notre principe de représentation des Français établis hors de France. + d’images

Ministre des Affaires étrangères

Entretien privilégié avec Edward Nalbandian, ministre des Affaires étrangères de la République d’Arménie, en présence de Jonathan Lacôte,

Ambassadeur d’Arménie en France de 1999 à 2008, M. Nalbandian a tissé les liens privilégiés et durables avec notre pays, une situation qui favorise la qualité et la profondeur de nos rapports bilatéraux.  Son aisance à parler notre langue (il est polyglotte) l’a conduit à représenter son pays au sein de l’Organisation internationale de la Francophonie, jusqu’en 2008, date où il devint ministre des Affaires étrangères.

Il m’a exprimé combien l’Arménie était honorée par la confiance que lui ont témoignée les chefs d’Etats et de gouvernement en lui confiant l’organisation du XVIIème Sommet de la Francophonie (11 et 12 oct. 2018).

Relations commerciales

Veolia

Visite du siège de Veolia Djur, filiale du groupe français Veolia, pour laquelle travaillent 3000 personnes. Accompagné par Jonathan Lacôte, ambassadeur de France, j’ai découvert l’historique des activités de Veolia en Arménie par l’intermédiaire de Chahine Boutouila et Gor Grigoryan.

Après une expérience réussie auprès de la municipalité d’Erevan, la société est devenue l’unique opérateur de gestion de l’eau en Arménie.

Son contrat recouvre la production et la distribution d’eau potable, ainsi que la gestion du réseau d’assainissement sur l’ensemble du territoire arménien excepté 579 villages. La société se positionne également sur la gestion des déchets et la décontamination des sols miniers. + d’images

Chambre de commerce

Rencontre avec Hayk Abgaryan, directeur exécutif de la CCI France Arménie, qui se charge plus particulièrement d’organiser des réunions mensuelles pour ses membres.

Les secteurs les plus porteurs sont la restauration, les produits pour enfants et les services à l’export : sait-on que 70% des dessins des cartes à puce est réalisé en Arménie ?

Carrefour

En compagnie de l’ambassadeur Jonathan Lacôte, j’ai visité le premier supermarché Carrefour d’Armenie qui compte parmi les 30 membres de la CCI. Cet établissement contribue pour 1 million d’euros par an au commerce extérieur de la France.

Vatché Arsène, directeur général du supermarché, nous a annoncé l’ouverture prochaine d’un second établissement pour la rentrée de septembre. + d’images

Communauté française

Conseil consulaire

Pour mon premier passage en Arménie, j’ai participé au premier conseil consulaire consacré aux bourses scolaires 2018/2019.

Le conseil s’est tenu sous la présidence de Jonathan Lacôte, ambassadeur de France en Arménie, en présence de Lusine Bardon, conseillère consulaire, et Rodolphe Courpied-Rollet, chef de la section consulaire, qui nous a présenté les points caractéristiques de la communauté française en Arménie.

Nous comptons 543 ressortissants qui sont pour moitié des binationaux. Ceux-ci sont essentiellement venus du temps de l’Arménie soviétique, vers la fin des années 40, ainsi que leurs descendants.

La très grande majorité d’entre eux n’est pas francophone. Ce sont parfois les enfants qui remplissent les dossiers de bourse lorsque leurs parents ne maîtrisent pas le français. + d’images

Protection consulaire

J’ai reçu notre compatriote Robin Oskanian à l’ambassade en compagnie de Jonathan Lacôte, ambassadeur, et Lusine Bardon, conseillère consulaire.

En procès depuis cinq ans pour une affaire au civil (un prêt à taux usurier), M. Oskanian est interdit de quitter le territoire depuis cinq ans. J’ai transmis aux autorités notre inquiétude sur ce procès dont on ne voit pas l’issue.

Conseillère consulaire

Lusine Bardon est conseillère consulaire pour l’Arménie et la Géorgie. Tout au long de mon déplacement, je n’ai entendu que des commentaires élogieux sur son travail d’élue de proximité et sur la force de son engagement.

Je veux saluer le service inestimable qu’elle rend à nos compatriotes, grâce à son altruisme et son sens aigu de l’intérêt général.

Enseignement

UFAR – Enseignement supérieur

Accueilli par le recteur, Jean-Marc Lavest, j’ai découvert l’Université française en Arménie (UFAR) créée en 1998 et délivrant des doubles diplômes avec l’université Jean Moulin Lyon III.

De la licence au doctorat, 1150 étudiants se répartissent en 4 filières : droit, gestion, finances et marketing. Une 5ème filière « informatique et mathématique appliquée » ouvrira en septembre 2018.

Le développement remarquable et la gestion rigoureuse de l’UFAR lui permettent de déployer une politique d’aide à la scolarité des étudiants (212 bourses sur critères académiques et sociaux en 2016-2017).

CEPFA – Enseignement professionnel

Visite du centre d’enseignement professionnel franco-arménien (CEPFA), établissement qui dispense de la formation en coiffure, cuisine, couture et prothèse dentaire.

Créé en juin 2000, avec l’appui de la Société d’enseignement professionnel du Rhône (SEPR), de la ville de Lyon et du conseil général du Rhône, le Centre a formé environ 2000 jeunes en français.

Un programme d’accueil d’étudiants syriens est également conduit avec le Haut-Commissariat des Nations Unies aux réfugiés.

La directrice Gohar Grigoryan qui m’a reçu en compagnie d’Alex Bortolan, conseiller culturel, m’a indiqué qu’une nouvelle offre de formation, la gestion de l’eau, allait être ouverte à la rentrée de septembre, suite à un accord avec la fondation Veolia en Arménie.

Dans ce cadre, deux groupes de 20 stagiaires seront constitués pour les fonctions d’agent relations-clients / releveur de compteurs et celles de plombier / canalisateur. + d’images

Tumo – Arts & Technologies

Accueilli par Marie Lou Papazian, directrice, je suis tombé sous le charme du centre Tumo (Centre pour les technologies créatives) créé en 2011 à Erevan par un couple de mécènes arméno-américains du nom de Simonyan. Les ados de 11 à 18 ans y sont accueillis tous les jours après l’école, gratuitement.

L’art et la technologie sont conjugués autour de 4 grandes thématiques : la robotique, les jeux vidéo, la vidéo et la musique. Il est impressionnant de voir cette jeunesse se presser pour venir étudier après l’école.

Les Parisiens découvriront bientôt ce concept hybride entre une école d’art et une école de codage informatique, puisqu’un centre Tumo ouvrira à Paris, aux Halles, en septembre 2018 ! + d’images

École française

Visite de l’école Anatole France en compagnie de Jonathan Lacôte, ambassadeur, et de Alex Bortolan, conseiller de coopération et d’action culturelle à l’ambassade.

Dirigé par Martin Becker depuis 2011, cet établissement est homologué pour la maternelle et le primaire. Il accueille 182 élèves de la maternelle à la terminale.

J’ai voulu saluer l’engagement de l’équipe de 49 personnes, dont 28 professeurs, au service de la réussite des élèves (100% de réussite au baccalauréat avec mentions, idem au brevet).

La relocalisation de l’école s’avère indispensable pour lui permettre de se développer et d’accompagner la progression de ses effectifs. Il s’agit d’une priorité pour notre ambassadeur qui peut compter sur mon plein soutien dans cette démarche.

J’ai déploré, une nouvelle fois, que tous les moyens votés par le Parlement en faveur du réseau d’écoles à l’étranger soient cannibalisés par les établissements en gestion directe de l’AEFE, ce qui ne laisse rien aux écoles partenaires comme Anatole France. Cela n’en rend que plus méritoire le travail accompli par Martin Becker et le conseil d’administration de l’école.

Je leur ai exprimé toutes mes félicitations pour leur action et ma reconnaissance pour leur engagement au service de la francophonie. + d’images

Coopération médicale

CCFA – Maladies cardio-vasculaires (Goris)

Visite du Centre français cardio-vasculaire de Goris (CCFA), en compagnie de Jonathan Lacôte, ambassadeur de France en Arménie, et en présence de Aruch Aruchanyan, maire de Goris.

Sur place, nous avons été accueillis par le Dr Avedis Matikian, cardiologue à l’Hôpital européen de Marseille, fondateur du CCFA et le Dr Karen Hambardzumyan, cardiologue en chef du CCFA. Nous avons aussi rencontré les équipes, composées chacune de 4 médecins et 9 infirmières, puis discuté avec des patients et découvert les installations de pointe du centre.

Créé en 2013 grâce au soutien du sénateur Jean-Noël Guerini et du conseil départemental des Bouches du Rhône, le centre cardio-vasculaire de Goris a déjà permis de sauver 1500 vies.

En effet, l’institution a étendu la couverture médicale du pays, car la ville de Goris est située à 4 heures de route de la capitale Erevan, où se trouvent des compétences et des équipements équivalents.

La centre a été récompensé pour sa gestion en 2017 par le prix de la Confiance nationale, seul établissement de santé à recevoir cette distinction.

Depuis 2014, le CCFA a délivré plus de 10.000 consultations, 1474 coronographies et angioplasties, ainsi que 1200 actes en laboratoire.

En signe d’hommage et de gratitude, j’ai remis une médaille du Sénat au Dr Avedis Matikian. + d’images

Culture française

CCF – Francophonie (Goris)

Découverte du centre culturel francophone de Goris, fondé en 2007, sous la conduite de sa responsable, Carmen Apounts. Goris est la ville la plus francophone d’Arménie. Elle a institué l’apprentissage du français dès l’école maternelle à partir de la rentrée prochaine.

Jumelée avec la ville de Vienne dans l’Isère, le centre culturel a été rénové en 2017, grâce à un chantier jeunesse mobilisant 5 Viennois et 6 Arméniens. Il dispose d’une riche bibliothèque.

J’ai eu le plaisir d’apprécier le bon niveau de français des enfants qui se sont entretenus avec nous. + d’images

Amitié franco-arménienne

Hommage aux sénateurs français

Je dois saluer l’action au long cours en Arménie de mes collègues sénateurs, en particulier Jean-Noël Guerini vis-à-vis du Centre de cardiologie de Goris qui a sauvé des centaines de vies depuis sa création en 2013 ; Gérard Collomb qui a accompagné le travail du Centre d’enseignement professionnel franco-arménien (CEPFA) et de l’UFAR générateurs de milliers d’étudiants en langue française ; Hervé Marseille et André Santini (ancien député, maire d’Issy les Moulineaux) pour leur soutien indéfectible à la communauté arménienne qui m’a été vanté par Edward Nalbandian, ministre des Affaires étrangères.

A l’instant du départ, en regardant le mont Ararat vu d’Erevan, je me suis senti fier d’avoir marché sur leurs traces pour conforter l’amitié franco-arménienne.

 

En circonscription en Bulgarie – Sofia (03 au 04 avril 2018)

Il y a un peu plus de deux ans, ma première visite à Sofia était associée au lancement de l’UFE-Bulgarie à l’initiative de Benoit Mayrand (lire). Cette fois-ci, le point d’orgue fut ma participation à une conférence organisée par Alde et intitulée :  L’Union européenne à la recherche de sens (à l’image).

Sur deux jours, ce fut l’occasion de faire le point sur nos services consulaires en Bulgarie en rencontrant notre consule, Séverine Le Tutour, puis de prendre la mesure de notre rayonnement pédagogique et culturel en visitant le lycée Victor Hugo, ainsi que l’Institut français.

Politique

Conférence ALDE (Alliance of Liberals and Democrats for Europe)

A l’invitation d’Ilhan Kyuchyuk (au centre de l’image), député européen bulgare et vice-président de Alde, j’ai participé à une conférence sur l’avenir de l’Union européenne et particulièrement à la table ronde « Brexit : défi ou opportunité pour l’UE ? ».

Aux côtés de Dr Julie Smith (Baroness Smith of Newnham et membre de la chambre des Lords) et Melisa Rodriguez (membre du parlement espagnol), je me suis efforcé de démontrer que l’idéal européen sortirait renforcé par le Brexit.

Si le Brexit a représenté une victoire aussi éclatante qu’inespérée pour les certaines puissances qui œuvrent à l’affaiblissement de l’Union, celui-ci vient s’ajouter à tout un lot de crises qui ont provoqué une brusque maturité de l’UE et le réveil de ses idéaux. Lire le compte-rendu.

Communauté française

Ambassade

J’ai eu le loisir de m’entretenir dans le bâtiment de l’ambassade avec Séverine Le Tutour, consule, et Dominique Waag, chargée d’affaires. Nous avons évoqué la situation économique favorable du pays, au moment où la Bulgarie préside le Conseil de l’Union européenne.

Étonnant renversement de l’histoire : on commence à voir arriver des couples français qui ont la trentaine dans le but de trouver à Sofia le travail qu’ils désespèrent de trouver en France. Aujourd’hui 1479 français sont inscrits au consulat. 565 d’entre-eux bénéficient de la double nationalité.

Pays candidat à l’entrée dans l’euro, la Bulgarie est soutenue par la France dans sa démarche.

Enseignement

Lycée français

Ma seconde visite du lycée français Victor Hugo, en compagnie de Fabien Flori, conseiller culturel, et conduite par le proviseur Pascal Moureau. J’ai également rencontré Julie Vidal et Edouard Loigerot, parents d’élèves membres du conseil de gestion, présidé par Philippe Cotinaut.

L’établissement accueille près de 800 élèves, dont 80% sont bulgares. On tombe sous le charme quand ils s’expriment avec tant d’aisance dans la langue de Molière. L’enjeu actuel pour l’école est de trouver un nouveau site pour grandir et devenir propriétaire de son bâtiment.  + d’images

Culture française

Institut français

Visite de l’institut français de Sofia dirigé par Fabien Flori. L’établissement délivre des cours à 2000 élèves chaque année.

J’ai découvert l’exposition photo « Ma Lisa » de Nikola, portant sur un sujet bien particulier : les visiteurs du Louvre en train de faire des selfies devant le portrait de la Joconde ! Une idée singulière mais qui met en valeur notre musée national.

Lors de notre entretien, nous avons eu la visite surprise de Xavier Lapeyre de Cabanes, précédent ambassadeur de France en Bulgarie, venu passer quelques jours de congés.

Désormais en poste à Ouagadougou, nous avons évoqué l’attaque terroriste contre l’ambassade en début d’année.

Francophonie

Mes félicitations à son Exc. Zakia El Midaoui, ambassadrice du Maroc en Bulgarie, qui a pris l’initiative de réunir les ambassadeurs francophones à Sofia pour dynamiser la francophonie.

Conférence ALDE à Sofia – L’idéal européen sort renforcé par le Brexit

Le 4 avril dernier, à l’invitation d’Ilhan Kyuchyuk, membre bulgare du Parlement européen, vice-président de ALDE (Alliance of Liberals and Democrats for Europe), j’ai participé à la conférence intitulée :  L’Union européenne à la recherche de sens.

Participants à la conférence « L’UE à la recherche de sens » – Sofia, le 4 avril 2018

Pour cerner la question, deux tables rondes furent organisées. La première portait sur l’intégration ou la désintégration de l’UE à la lumière des crises. J’ai participé à la seconde, en compagnie de Dr Julie Smith (Baroness Smith of Newnham et membre de la chambre des Lords) et Melisa Rodriguez (membre du parlement espagnol) sur le thème du Brexit : défi ou opportunité pour l’UE ?

Lors de ce débat, modéré par Zinaida Zlatanova, ancienne vice-ministre-présidente et ministre de la Justice bulgare, j’ai saisi l’occasion de dire que, contrairement à ce que certains laissent accroire, le Brexit ne démontre pas que l’UE a échoué. J’ai alors développé les points qui suivent.

Fondée pour garantir la paix sur le continent, l’Europe n’a plus connu d’épisode guerrier depuis 70 ans, à l’exception de la dislocation douloureuse de la Yougoslavie. Paix et prospérité sont liées. La Communauté économique européenne (CEE) a réussi à constituer rien moins que la première puissance commerciale mondiale, tout en facilitant l’essor de ses pays membres.

La jeunesse européenne ne rêve plus d’Amérique, comme la génération précédente. La génération Erasmus s’emballe à l’idée de pouvoir étudier partout dans l’Union et de s’enrichir de ses diverses cultures.

Avec Ilhan Kyuchyuk, membre bulgare du Parlement européen, vice-président de ALDE

Et puis, le Brexit nous est tombé dessus. Il nous impose un tas de défis qui s’étirent en accordéon.

Tout d’abord, il faut reconsidérer le statut des 3 millions d’Européens qui résident au Royaume-Uni et celui du million et demi de Britanniques vivant sur le continent. Pour l’instant, rien n’est formellement réglé et tout est déclaration d’intention.

Ensuite, la question épineuse de l’Irlande. Les bons offices de l’UE ont contribué à mettre fin au conflit qui déchirait l’île, ce qui a rendu europhile une majorité d’Irlandais. A mon arrivée à Londres, au milieu des années 90, l’IRA avait rompu le cessez-le-feu. Je n’oublierai jamais l’état d’un bâtiment dans les Docklands qui avait été soufflé par une bombe. Aujourd’hui, personne ne veut un retour funeste au passé, ni envisager une île coupée en deux par une frontière « en dur ».

Mon troisième point avait trait aux grandes puissances, dont certaines sont prêtes à tout pour contrecarrer la suprématie commerciale de l’UE.

Ces États, souvent grands comme des continents, se sentent concrètement menacés par nos valeurs démocratiques qui heurtent de front leur modèle autoritaire, pour ne pas dire totalitaire. Utilisant les moyens les plus insidieux, ces puissances cherchent à déstabiliser l’Union et ses états membres. Les populistes, nationalistes et sécessionnistes de tout crin font leur jeu et sont donc soutenus en sous-main.

Table ronde sur le thème : « Brexit : défi ou opportunité pour l’UE ? »

Le Brexit a représenté une victoire aussi éclatante qu’inespérée pour les États qui œuvrent à l’affaiblissement de l’Union. Contrairement à ce que pensaient les Euro-sceptiques, la perspective de retrait du Royaume-Uni a paradoxalement renforcé la cohésion entre les autres États de l’UE. Mais la perte serait patente pour l’UE, autant que pour le Royaume-Uni qui serait durablement divisé, si le processus de sortie devait aller à son terme…

Le Brexit vient s’ajouter à tout un lot de crises récentes. Ces tribulations ont apporté à l’Europe une brusque maturité, une compréhension que ses forces et ses fiertés, comme l’humanisme, le pacifisme ou bien l’ouverture économique, pouvaient être perçues comme de la candeur exploitable sans vergogne par des pays tiers.

Certains États nous ont déclaré une véritable cyber-guerre pour saper les fondements de nos démocraties. Ainsi, à coup de fake news, Bruxelles ou le parlement européen sont constamment discrédités dans les médias sociaux.

Heureusement la prise de conscience a eu lieu au sein de l’Union et la volonté de ne pas se laisser faire se raffermit chaque jour.

« Nous ne coalisons pas des Etats, nous unissons des hommes », disait Jean Monnet. Soixante-quinze ans plus tard, 512 millions d’habitants sont « unis dans la diversité ». De nombreux Britanniques, dont certains ont voté « Leave », s’empressent désormais de prendre une double nationalité pour conserver leur appartenance à l’UE.

En définitive, le Brexit a réveillé l’Europe !

 

En circonscription au Botswana – Gaborone (01 au 03 mars 2018)

70ème pays traversé depuis le début de mon mandat et dernière étape de mon périple en Afrique Australe, le Botswana, après l’Afrique du sud (Johannesburg et Le Cap) et le Mozambique (Maputo).

Je suis reparti de Gaborone avec l’objectif d’accompagner notre ambassadeur, Pierre Voillery, dans ses efforts pour faciliter la création d’une ambassade du Botswana en France. Il s’agit de faciliter une volonté ferme des autorités botswanaises qui va dans le sens du renforcement nos relations bilatérales.

Je remercie Pierre Voillery pour son accueil qui m’a permis d’évaluer les potentialités économiques du pays, grâce à des visites passionnantes et des rencontres essentielles qu’il a organisées à la Résidence de France.

Politique

Ministre des Affaires étrangères

Lors de notre rencontre, Pelonomi Venson-Moitoi, ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, m’a appris une nouvelle formidable : le Botswana voulait ouvrir une ambassade en France dans les prochains mois. Avec Pierre Voillery, notre ambassadeur, nous avons salué cette décision historique qui va favoriser le rapprochement de nos deux pays.

En effet, le Botswana ne dispose que de trois ambassades en Europe : Bruxelles, Berlin et Londres.

Mes collègues sénateurs Antoine Lefèvre et Rachel Mazuir étaient venus pour participer au Botswana France Business Forum en mai 2017. Moins d’un an plus tard, je poursuis le travail engagé en marquant l’attachement du Sénat au développement de nos relations croisées. Une dynamique très appréciée par la ministre. + d’images

Assemblée nationale

Entretien avec Kaglio Patrick Molatlhegi, vice-président de l’Assemblée nationale du Botswana, en compagnie de Pierre Voillery, ambassadeur de France, suivi d’une visite de l’Assemblée nationale.

Nous avons évoqué le projet de l’AN du Botswana de lancer une étude comparative sur le fonctionnement respectif de nos deux parlements, comme cela avait été envisagé lors du déplacement de mes deux collègues, l’an dernier. Un document de cadrage devrait nous parvenir prochainement. + d’images

Assemblée des Chefs

Le lendemain, j’ai rencontré Kgosi Puso Gaborone, président de l’Assemblée des Chefs, lui aussi, partisan résolu de l’ouverture d’une ambassade du Botswana en France.

Lorsque le Botswana a accédé à l’indépendance en 1966, il a préservé ses traditions, notamment la présence de chefs locaux qui dirigent les communautés. Ceux-ci constituent un lien fondamental entre le peuple et le gouvernement avec lequel ils fonctionnent main dans la main.

Le président Gaborone est aussi le représentant de son pays auprès de l’Unesco.

Coopération scientifique

Botswana Vaccination Institute

La visite du Botswana Vaccination Institute (BVI) en compagnie de notre ambassadeur m’a permis de découvrir une entreprise qui doit son excellence à son processus d’amélioration continue.

Merial, créé par l’Institut Mérieux et dont le siège est à Lyon, est un leader mondial en matière de santé animale. Merial licencie l’entreprise nationale BVI pour distribuer des vaccins animaliers dans toute l’Afrique australe.

Un exemple réussi de transfert de technologie : BVI est devenu le laboratoire le plus développé en termes de qualité pour l’Afrique australe, si ce n’est pour toute l’Afrique… Il est en effet le seul laboratoire africain certifié BSL3, ce qui signifie qu’il est entièrement confiné au niveau viral et donc tous les effluents sont traités en confinement.

Notons que Merial est passé sous giron allemand en 2017, les technologies et l’encadrement restent français. + d’images

Entrepreneuriat

Business Club

La communauté française du Botswana est modeste par le nombre, mais influente par l’esprit d’initiative et la solidarité de ses membres.

Je m’en suis rendu compte en découvrant les activités du France-Botswana Business Club à travers son président, Fabrice Gaussen (directeur de Camusat) et son vice-président, Patrick Benon (directeur d’Orange Botswana). Depuis la réunion de mai 2017, les effectifs de ce Club n’ont fait que s’étoffer.

Entrepreneurs français

Je garderai un vif souvenir du déjeuner avec les principaux acteurs économiques français, auquel se sont joints nos diplomates en poste à Gaborone. J’étais entouré de Patrick Benon (directeur Orange), Ishmael Nshaka (directeur Peugeot), Fabrice Gaussen (directeur Camusat), Cyril Anderson (représentant de Bolloré), Alexander Baum (ambassadeur U.E), Ralf Breth (ambassadeur d’Allemagne), Diego Mtshali (représentant de Total), Mbako MBO (BDC), Keletsotsitse Olebile (CEO du BITC), Thapelo Tsheole (CEO de Botswana Stock Exchange).

Nous avons fait un tour d’horizon des potentialités du Botswana, un des pays les plus prospères du continent grâce à la bonne gestion de son sous-sol riche en diamants (3ème producteur mondial), en minéraux (cuivre, nickel), mais aussi en charbon et pétrole. Transparency International classe régulièrement le Botswana comme le pays le moins corrompu d’Afrique.

L’après-midi, nous avons poursuivi ces entretiens économiques avec Guido Giachetti, ressortissant franco-italien et résident au Botswana, l’un des plus importants hommes d’affaires du pays.

Communauté française

Réception

Pour finir la journée des rendez-vous économiques à la Résidence, l’ambassadeur de France, Pierre Voillery, m’a organisé une réception, où une trentaine d’acteurs de la communauté française m’a fait l’honneur de participer.

Il m’a été demandé d’envisager la création d’une école française. Un objectif ambitieux, mais qui serait assurément complémentaire de l’action culturelle et linguistique de l’Alliance française de Gaborone.

Culture française

Alliance française

J’ai visité l’Alliance Française de Gaborone, dont le site actuel fait apparaître des fresques de toute beauté, avant de me rendre sur le futur site (à l’image), en construction, en compagnie de notre ambassadeur.

Ce nouvel endroit permettra à l’AF d’élargir sa superficie et d’attirer les étudiants de l’université de Gaborone, située à proximité.

Les travaux ont pu commencer grâce à des fonds issus de la dotation d’action parlementaire (réserve) du Sénat, dans le prolongement de la mission sénatoriale de mai 2017. J’ai pu juger de l’avancement de l’ouvrage et constater que la perspective d’un centre culturel français de qualité était impatiemment attendue. + d’images

En circonscription au Mozambique – Maputo (28 fév. au 1er mars 2018)

A l’invitation de Bruno Clerc, ambassadeur de France, je me suis rendu pour la première fois au Mozambique, un déplacement principalement centré sur les questions économiques.

Point important, les Français constituent la 2ème communauté d’affaires européenne après le Portugal. Mon objectif pour le Mozambique est d’appuyer l’action de notre ambassadeur et de nos entrepreneurs pour transformer le Club d’affaires en Chambre de commerce franco-mozambicaine, membre du réseau CCI France-International, puis de participer à sa promotion.

Politique

Parlement 

En présence de Bruno Clerc, ambassadeur, j’ai eu le plaisir de rencontrer trois députés : Mohamad da Costa Ali Yassine, vice-président de la commission des Relations internationales et de la Coopération ; Antonio Rosario Niquice, rapporteur de cette commission ; Joana Muchanga Mondiane, présidente du groupe d’amitié Mozambique-France.

Nos discussions ont porté sur 3 thèmes principaux. D’abord, le développement du commerce bilatéral.  Mes interlocuteurs se sont réjouis de la perspective de voir apparaitre une chambre de commerce franco-mozambicaine. Ils envisagent d’être présents ou représentés lors d’une réunion que je suis susceptible d’organiser au Sénat pour le lancement, en juin.

Ensuite, il fut question de la réforme constitutionnelle en cours, un processus que nous avons actuellement en commun !

Enfin, je me suis enquis des avancées de l’enquête de l’affaire Gilles Cestac. Les députés m’ont signifié qu’ils étaient particulièrement affectés par l’assassinat de l’avocat franco-mozambicain qui a beaucoup contribué à l’évolution juridique du pays. Les parlementaires m’ont assuré qu’ils allaient interroger la Procureure générale à l’occasion de la présentation de son rapport d’activité 2017 au Parlement.

Après l’entretien, j’ai eu l’opportunité d’assister à une séance du parlement, où siègent 250 députés. J’ai exprimé mon admiration envers mes interlocuteurs parlementaires pour leur aisance à parler dans notre langue. + d’images.

Relations bilatérales

AFD

Entretien avec Julien Darpoux, directeur local de l’AFD, Agence française du développement, en compagnie de Dietmar Petrausch, premier conseiller, puis rencontre avec l’équipe de l’agence.

Après 30 ans d’activité au Mozambique, l’AFD a apporté 1 milliard d’euros de financement, dont 300 millions de dons.

Cette somme a permis de financer les infrastructures du pays (eau, électricité, transport), son secteur social (ONG, santé, agriculture, développement rural) et la construction de deux hôpitaux, ainsi que la préservation de l’environnement grâce à un appui aux principaux parcs et réserves.

Entrepreneuriat

Club d’affaires

Au siège du Club d’affaires, Audrey Gortana-Vallet, directrice générale et Mélanie Vendeville, vice-présidente, m’ont présenté leurs activités.

Nos conversations ont surtout porté sur la transformation du Club en chambre de commerce dans le but de rejoindre le réseau CCI France-International, présidé par Arnaud Vaissié, qui se prononcera sur la candidature du Club en juin prochain. Le processus est en bonne voie et je les ai assuré de mon soutien tout au long de cette démarche.

Créé en 2015, le Club compte aujourd’hui 59 entreprises et 14 membres individuels. Partenaire de Business France, celui-ci est localisé dans l’immeuble occupé par la Société Générale à Maputo, seule banque européenne du pays, m’a confié son Pdg, Laurent Thong-Vahn, également président de la section locale des CCEF.

Rencontre avec nos entrepreneurs et CCEF

Lors du déjeuner organisé par le service économique de l’ambassade, présidé par Bruno Clerc, j’ai pris conscience auprès des directeurs de sociétés françaises établies localement (Société générale, Total Distribution, Bolloré, Transprojets, Altea Resources) que l’on ne mesure pas suffisamment l’énorme potentiel de croissance de ce pays : couloir logistique, terres arables, gaz, métaux… + d’images.

Partenaires du club d’affaires

J’ai assisté à la cérémonie de lancement du programme de collaboration du Club d’affaires avec ses partenaires mozambicains : la chambre de commerce du Mozambique, l’institut de promotion des petites et moyennes entreprises (IPEME) et l’Association des jeunes entrepreneurs (ANJE).

Dans le cadre de cette collaboration, trente heures d’atelier seront offertes par six sociétés françaises membres du Club pour prodiguer leurs conseils à 25 sociétés mozambicaines.

En marge de cet événement, j’ai eu une discussion des plus intéressantes avec Juliao Dimande, président de la Chambre de commerce du Mozambique, en présence de Bruno Clerc. + d’images.

Communauté française

Ambassade

Ma première journée dans la capitale du Mozambique a débuté par une réunion de cadrage à l’ambassade, puis au consulat pour prendre connaissance de l’environnement politique et économique du pays.

Ce pays dispose du 2ème plus grand barrage d’Afrique et des plus grandes réserves mondiales de graphite (minéral utilisé dans les voitures électriques et l’énergie renouvelable). Sa situation financière est néanmoins difficile suite à la suspension du programme FMI à cause de la crise de la dette cachée (5 emprunts entre 2010 et 2016 non déclarés au FMI).

Consulat

Avec près de 600 ressortissants français résidant au Mozambique, notre pays est le 3ème pays européen le plus présent, après les Portugais (60.000) et les Italiens (700).

Mais nous demeurons bien loin des Asiatiques (Chinois et Indiens en particulier)…

La présence française est liée aux grands investissements étrangers dans les industries extractives (Bolloré, CIS, AMT-Necotrans, Bureau Veritas…).

Réception

Merci à Bruno Clerc, notre ambassadeur, d’avoir organisé une réception en sa Résidence pour échanger avec une centaine de nos compatriotes installés au Mozambique.

Préalablement un entretien spécifique avait été organisé avec notre conseillère consulaire Isabelle Ciret et des compatriotes sur les questions de fiscalité et de protection sociale. Ils m’ont sollicité pour rappeler aux autorités que le 3 mars marquait les trois ans de l’assassinat de notre compatriote Gilles Cistac, et qu’ils étaient sans information sur les avancées de l’enquête.

Enseignement

Lycée français

Après une rencontre avec les représentants des enseignants qui avaient souhaité me rencontrer au sujet de l’avenir de l’AEFE, en compagnie d’Isabelle Ciret, conseillère consulaire, j’ai effectué une visite du lycée français Gustave Eiffel.

Le directeur Pierre Guenais m’a présenté un établissement qui compte 445 élèves, âgés de 2 à 17 ans. 40% sont de nationalité mozambicaine, 30% de nationalité française et 30% d’autres nationalités. Les nouveaux locaux du secondaire ont été ouverts en 2016.

J’ai félicité les parents d’élèves pour leur engagement bénévole en faveur de cette superbe école. + d’images.

Culture française

Centre culturel franco-mozambicain

Accueilli par Marc Brébant, directeur et Monica David, secrétaire générale, j’ai découvert, en présence de notre ambassadeur Bruno Clerc, le superbe centre culturel franco-mozambicain (CCFM).

En 2015, le centre a fêté ses 20 ans. Sa gouvernance est partagée avec le ministère mozambicain de la Culture et du Tourisme. C’est assurément un fleuron de notre présence culturelle à l’étranger.

Fort de deux salles d’exposition et deux salles de spectacle, le CCFM organise en permanence des événements, tout en étant opérateur pour l’enseignement du français et centre d’examen pour le DELF. + d’images.

 

En circonscription au Royaume-Uni – Londres (25 juin)

A l’invitation du pasteur Stéphane Desmarais et de Carole de Saint Afrique, présidente du Consistoire, j’ai eu l’honneur de participer, dimanche, au 125eme anniversaire du service dans le temple protestant de Soho Square, en présence de Jean-Pierre Jouyet, ambassadeur de France au Royaume-Uni, d’Alexandre Holroyd, député et de Sylvaine Carta-Levert, consule générale.

Le temple était empli de fidèles pour l’occasion.

Nous avons été ravis d’apprendre que la levée de fonds, lancée l’année dernière, pour restaurer le temple avait atteint la somme de 750,000£. Il reste encore 410,000£ à trouver puisque le montant visé est de 1,160,000£.


 

Législatives 8 & 22 avril 2018 – Mon soutien à Samantha Cazebonne – Vidéo (2m)

Dans quelques jours (8 et 22 avril), les Français de la 5ème circonscription (Andorre, Espagne, Monaco, Portugal) choisiront leur représentant à l’Assemblée nationale.

Je suis allé à Porto, le 26 mars, soutenir Samantha Cazebonne, candidate LREM, pendant sa campagne électorale pour sa réélection au siège de député. J’ai voulu témoigner de ses qualités personnelles et de son engagement au service de l’intérêt général dans un esprit de tolérance et de rassemblement.

Je souhaite à Samantha d’être élue aussi largement qu’en juin 2017.

Voir la vidéo (2m)

Londres – Conférence Brexit (« Should I stay or should I go ») – Vidéo (11m)

Lundi 19 mars, j’ai participé à la journée de conférence sur le Brexit organisée par Patricia Connell (France in London), au Queen Elizabeth II Centre, situé juste en face de Westminster.

Lieu symbolique pour faire résonner les voix réclamant une prise en compte de la situation – parfois inextricable – dans laquelle sont placés nombre d’Européens résidant au Royaume-Uni, tout autant que les Britanniques installés sur le continent.

Ma première intervention a pris la forme d’un duo avec Alexandre Holroyd, député de la 3ème circonscription des Français de l’étranger, sur le thème des actions mises en place par les pays de l’UE pour attirer les entreprises britanniques.

En fin de journée, j’ai participé à une table ronde animée par Eric Albert, correspondant du Monde, en compagnie de Anne-Laude Donskoy (The 3 Million), Niccolo Milanese (European Alternatives) et Roger Casales (The New Europeans).

Ce fut l’opportunité de rappeler le rôle joué par Patricia Connell et Nicolas Hatton, à mes côtés, pour animer une série de conférences aux quatre coins du pays depuis le vote du Brexit, afin de faire valoir les droits des Européens.

Toute cette journée, j’ai eu le loisir d’échanger avec de nombreux compatriotes. L’inquiétude reste palpable, comme l’atteste Véronique David-Martin qui a publié un recueil de témoignages très émouvants sur la manière dont les Européens intériorisaient cette situation. Intitulé « In Limbo », je souhaite que ce livre soit diffusé le plus largement possible. + d’images

Vidéo de mon intervention (11m)

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Vidéo de la conférence en résumé (2m30)

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Article dans LePetitJournal.com : « Le Brexit vu par Alexandre Holroyd et Olivier Cadic »

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Royaume-Uni – Diner de gala du CFBL (17 mars 2018)

Le dîner de gala du CFBL a réuni près de 200 convives pour récolter des fonds en faveur du collège français bilingue de Londres.

La présidente de CFBL Parents, Roseline Louis-Charles Carels, m’a demandé de prononcer un petit discours en compagnie de Sylvaine Carta-Levert, consule générale, et de François-Xavier Gabet, proviseur.

L’occasion pour moi de rappeler les grands moments du plan École, dont l’un des plus beaux fruits fut l’ouverture du collège en septembre 2011. Rappelons que nous n’avions pas créé de nouveau collège à Londres depuis 1915.

Les enfants entrés en 6eme à cette occasion passeront leur bac en juin.

Plus de 40.000€ ont été récoltés lors des enchères durant la soirée. Ces fonds iront aux projets culturels et éducatifs des enfants et à FSF (French Scholarship Foundation) qui aide financièrement les familles confrontées à des difficultés financières. Félicitations aux organisateurs et aux participants.

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