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En circonscription en Australie (3) – Canberra (12 au 13 sept. 2017)

Mon premier séjour en Australie d’une durée de sept jours a débuté à Melbourne en compagnie de Julie Duhaut-Bedos et s’est achevé à Canberra, toujours en sa présence.

Je suis sincèrement reconnaissant à la Première conseillère de l’ambassade de France d’avoir pris part à de nombreux rendez-vous, parmi les 33 événements organisés pour mon déplacement. Ses éclairages sur la politique australienne m’ont été très précieux.

Je remercie également Christophe Penot, notre ambassadeur de France en Australie, qui a inspiré et favorisé ce déplacement.

Politique

Sénat australien

Rencontre avec Ian Macdonald, membre du Sénat. Il est aussi le représentant de l’État du Queensland pour le parti libéral et le président du groupe d’amitié sénatorial Australie-France. Je fais partie du groupe d’amitié équivalent au Sénat français.

Nous avons échangé principalement sur les évolutions politiques en France depuis la victoire d’Emmanuel Macron. Ian Macdonald s’est montré aussi très intéressé par l’évolution de la situation des Européens au Royaume-Uni, suite au Brexit.

Enseignement

Lycée franco-australien

Accueillis par la principale Kerrie Blain et le proviseur David Binan, nous avons visité avec Bertrand Pous, conseiller de coopération et d’action culturelle, Telopea Park School, un établissement public binational.

Homologué partenaire de l’AEFE, l’établissement scolarise 770 élèves de la grande section de maternelle à la terminale. Il dispose d’une équipe pédagogique et administrative de 31 personnes pour la partie française.

Ce programme français en place au sein d’un établissement public australien, constitue l’exemple le plus abouti en matière de coopération éducative dans le pays.

Il faudrait pouvoir créer davantage de places, car la demande est forte. Pour y parvenir, un nouveau bâtiment devra être construit. Il nécessitera la création d’une fondation pour le financer.

Ecole maternelle franco-australienne

Fondée en 1969, la French Australian Pre-School (FAPS) est un établissement privé homologué partenaire de l’AEFE.

Elle dénombre 128 élèves de 3 à 5 ans, répartis en 5 classes entre les petites et moyennes sections. Son sort est lié à celui l’école de Telopea Park School qui accueille, elle, les enfants à partir de la grande section de maternelle. Si Telopea pouvait accueillir plus d’enfants, alors la FAPS pourrait doubler sa capacité d’accueil. En effet, chaque année, elle doit refuser plus de 50 élèves.

La directrice Véronique Danjou m’a confié que l’école maternelle lève actuellement des fonds pour améliorer ses infrastructures. Les donateurs verront leur nom gravé sur une brique et seront ainsi mis à l’honneur dans l’entrée.

Culture française

Alliance française de Canberra

Toujours accompagné de Bertrand Pous, Cocac, j’ai fait la rencontre de Patrice Gilles, directeur de l’AF Canberra et représentant de la fondation Alliance française en Australie.

Fondée en 1943, l’Alliance de Canberra enregistre 2000 inscriptions annuelles à ses cours qui sont fréquentés à 70% par des femmes !

L’an dernier, 40 événements culturels organisés dans la capitale fédérale ont attiré 20.000 spectateurs.

La 28eme édition du « Alliance Française French Film Festival », projet phare du réseau, a battu un nouveau record en 2017 avec une progression dans toutes les villes capitales et plus de 175.000 spectateurs au final. Il s’agit du festival français du film le plus important après celui de Cannes !

En parallèle, un « Festival du Film classique » est né en septembre 2016, une manière de garder la dynamique tout au long de l’année. Une rétrospective Belmondo a été programmé en 2017.

Réseau australien des AF

Le réseau australien des Alliances françaises est constitué des AF capitales d’une part – Sydney, Melbourne, Canberra, Brisbane, Adelaïde et Perth – et des Alliances françaises régionales d’autre part, au nombre de 24, réparties dans 5 états – Nouvelle Galles du Sud, Queensland, Victoria, Territoire du Nord, Tasmanie.

Si les Alliances capitales sont des structures linguistiques et culturelles professionnalisées, propres à porter les objectifs de l’ambassade, les Alliances régionales sont, elles, directement pilotées par leurs comités et ne comportent pas ou peu de personnel professionnel, hormis leurs enseignants. Elles constituent néanmoins des relais efficaces du rayonnement de l’AF et, au-delà, de la France.

Culture australienne

National Gallery

Je suis reconnaissant au Dr Gérard Vaughan, directeur de la National Gallery of Australia, de m’avoir accordé une visite privée pour découvrir le plus grand musée d’art du pays.

Avec passion et détermination, Gérard Vaughan a parcouru le monde pour étoffer les galeries du musée qui abrite aujourd’hui plus de 160.000 œuvres, dont une collection d’art aborigène la plus riche du monde.

La National Gallery possède également des œuvres traditionnelles et modernes provenant de toute l’Asie, des statues et des peintures de maîtres américains et européens, dont un Monnet, ainsi que des œuvres australiennes de l’époque coloniale à nos jours.

Devoir de mémoire

Cérémonie du Dernier appel

Brendan Nelson, directeur de l’Australian War Memorial (AWM) depuis près de cinq ans, a été successivement député, ministre de l’Éducation en 2001, ministre de la Défense en 2006, puis ambassadeur. J’ai été honoré que M. Nelson me fasse découvrir ce lieu de mémoire, où repose le soldat inconnu australien.

J’ai eu l’honneur de participer à la cérémonie du Dernier appel (The Last Post) qui se tient tous les jours en hommage aux soldats du Commonwealth. Le tableau d’honneur dresse les noms de plus de 102.000 Australiens qui sont tombés au combat depuis plus d’un siècle. Lors de chaque cérémonie, on fait le récit de la vie de l’un de ces combattants, en présence de sa famille.

Puis, après l’hymne national, les visiteurs sont invités à déposer des fleurs et des couronnes au pied du «bassin de réflexions» (Pool of Remembrance). Toutes les écoles d’Australie envoient leurs élèves sur place pour cultiver le devoir de mémoire, dès le plus jeune âge. Vidéo de mon hommage : LIEN 

En circonscription en Australie (2) – Sydney (8 au 11 sept. 2017)

Je remercie Nicolas Croizer, consul général, pour la qualité du programme proposé lors de mon séjour de quatre jours passés à Sydney.

Il m’a permis de rencontrer nos entrepreneurs et les acteurs de notre communauté, dont il doit gérer tous les besoins administratifs depuis Sydney, non pas à l’échelle d’un pays mais à celle d’un continent.

Il peut heureusement s’appuyer sur un réseau de consuls honoraires dévoués à leur mission.

Peuplée de près de 5 millions d’habitants, Sydney est l’emblème de l’Australie, une des dernières régions du monde à entretenir le mythe de l’Eldorado…

Relations commerciales

Entrepreneurs

Petit-déjeuner économique organisé par Nicolas Croizer, consul général, en présence d’entrepreneurs français installés à Sydney.

Claire Kasses, directrice de la FACCI (Chambre de commerce franco-australienne) a résumé le décalage entre nos deux pays par cette formule : « pour un Français, un voyage en Australie est le voyage d’une vie ; pour un Australien, un voyage lointain est habituel ».
(à l’image) Frédéric Leforestier a d’abord réussi en affaires au Royaume-Uni avant de s’installer à Sydney, il y a sept ans. Il est Business Angel auprès de diverses start-ups qu’il conseille aussi dans leur développement. Il a rappelé que le marché australien était étroit, car composé seulement de 24 millions de consommateurs. Il faut donc le voir comme une rampe de lancement vers la Chine et ses 1,3 milliards d’habitants.
Corinne Blot, fondatrice et CEO de la société Polyglot, investie dans le consulting et l’externalisation des RH, estime également que c’est le bon pays pour tester ses produits avant de se lancer en Asie. Elle a remarqué de grands changements depuis 30 ans en Australie. Les JO de Sydney ont incontestablement bonifié la vision que les Australiens avaient d’eux-mêmes en leur redonnant confiance.
Florence Edmond, manager chez Pierre Fabre, a fait progresser ses ventes de 5M$ à 30M$, tout en déplorant que vu de France on puisse croire que le succès en Australie est facile. Il faut travailler dur et rien n’est jamais acquis, comme dans tous les pays anglo-saxons.
François Romanet, CEO de Safran Pacific a salué l’action de « l’équipe France » qui a travaillé de concert dans le cadre du contrat historique signé entre la France et l’Australie pour la fourniture de sous-marins par la DCNS. Tous les Français d’Australie ont eu l’impression d’avoir gagné ! L’idée de modéliser la démarche mise en oeuvre par la DCNS devrait faire son chemin…
Christophe Hoarreau, CCEF, a vanté la qualité de la vie au pays du kangourou où le taux de chômage est de 5%, une donne favorable à l’employé sur le marché du travail.

Et cette prospérité pousse les Australiens à consommer, d’autant qu’ils ont un tempérament de « early adopters », toujours friands d’innovation.

Neoen

Visite de la société Neoen, en présence de Nicolas Croizer, consul général.

Neoen est le premier acteur français indépendant dans le domaine de l’énergie. Créée en 2008, la société emploie 150 personnes dont 25 en Australie, où elle est implantée depuis 2013 pour vendre son savoir-faire en gestion de projet.

Damien Bonnamy, CFO, m’a exposé le détail de ses réalisations, comme la ferme solaire Degrussa dans l’ouest du pays ou le parc éolien de Hornsdale dans le sud, à 200 kilomètres d’Adélaïde.

Initialement venue en Australie pour faire du solaire, Neoen effectue désormais le gros de son activité dans l’éolien. Notre brillante PME vient de remporter avec Tesla un appel d’offres lancé par l’Etat d’Australie-Méridionale pour installer un système de stockage d’électricité sur une batterie lithium-ion d’une capacité de 100 mégawatts, la plus grande du monde ! Ce système sera couplé aux fermes éoliennes de Neoen à Hornsdale.

Atout France

Visite des bureaux d’Atout France dirigés par Christophe Bories.

Malgré l’éloignement, 1,2 millions de touristes australiens se rendent en France chaque année, soit 10 fois plus que les Français en sens inverse. On peut parler d’un véritable engouement, car ce chiffre représente 5% de la population australienne !

Une réussite à laquelle Atout France n’est pas étranger par son action assidue sur les réseaux sociaux et auprès des professionnels pour valoriser notre offre touristique. L’organisation s’appuie aussi sur des événements de prestige associant les grandes marques tricolores.

Pour relancer notre tourisme affecté par les attentats, des stars australiennes ont bénévolement participé à « J’aime Paris », un film promotionnel où elles déclarent leur flamme pour notre capitale.

Accor

Ouverture à la rentrée d’un second Sofitel à Sydney, situé juste à côté d’un Novotel et d’un Ibis.

Cet investissement illustre la santé éclatante du groupe Accor, leader sur le marché australien de l’hôtellerie.

Communauté française

Consulat

(à l’image) Au sein du conseil consulaire, les élus Bernard Le Boursicot et Sébastien Vallerie portent, depuis Sydney, les attentes d’une population qui s’élève à 27.654 personnes inscrites au consulat. On estime toutefois que nos compatriotes représentent entre 50 à 70.000 résidents. 40% d’entre-eux vivent à Sydney ou ses environs..

Notre consul général, Nicolas Croizer, m’a présenté les locaux du consulat et permis de rencontrer son équipe.

Le taille du territoire australien constitue un défi pour nos services consulaires basés à Sydney. Paris a pourtant décidé d’élargir la circonscription du poste en incluant la Papouasie Nouvelle-Guinée, les îles Salomon, les Fidji et 4 autres pays d’Océanie…

Le rêve australien est toujours vivace auprès de nos jeunes, d’autant que cette attractivité repose sur des faits incontestables, comme la qualité de la vie, la croissance de l’économie ou les grands espaces.

Élus consulaires et responsables associatifs

Un déjeuner avec les élus consulaires et les responsables d’association a été organisé par Nicolas Croizer, consul général de France.

Les élus consulaires d’Australie m’ont fait l’honneur de participer à cette rencontre : Bernard Le Boursicot, vice-pdt du conseil consulaire, Sébastien Vallerie et Jean-Philippe Grange, conseillers consulaires et Pierre Elias, délégué consulaire venu de Brisbane.

J’ai retrouvé avec joie John Mac Coll, avec lequel j’ai siégé pendant 8 ans à l’AFE.

Éducation, soutien aux jeunes, action sociale ou anciens combattants… les motifs d’échanger n’ont pas manqué avec nos compatriotes de Sydney, ville où se concentre près de la moitié de notre communauté.

Enseignement français

Lycée Condorcet

Accueilli par Philippe Courjault, proviseur, j’ai visité le lycée Condorcet en compagnie de notre consul général.

Il s’agit d’un établissement conventionné avec l’AEFE regroupant 870 élèves de la maternelle à la terminale. Un projet d’envergure baptisé Condorcet 2020 a été lancé pour accroitre les capacités d’accueil du lycée jusqu’à 1300 élèves d’ici 5 ans. Toute la stratégie du lycée est axée sur les besoins de la communauté française.

Pour situer le niveau de Condorcet, c’est 100% de réussite au baccalauréat 2017 + 100% avec mention (dont 63% de mentions très bien) ! Félicitations au proviseur et à toute l’équipe pédagogique.

(Re)vue Condorcet

Trois élèves de terminale ES, Léa Marill, Clémentine Rigaudie et David Dubau, m’ont accueilli au studio de leur web radio pour une interview.

Ce fut l’occasion de commenter l’actualité française et internationale, tout comme de répondre aux questions des représentants des parents d’élèves et des enseignants.

Cet interview a été publiée sur le blog « (Re)vue Condorcet » des élèves du lycée. Écouter le podcast.

Kilarney Heights

L’école publique bilingue de Kilarney Heights est située dans la partie nord de Sydney.

Elle a reçu le label France Éducation en 2013 qui lui a été renouvelé en 2015.

Kilarney Heights comptait 251 élèves francophones en 2016. Dans le cadre de 25 classes bilingues, son programme est le fruit d’un partenariat avec l’Association francophone du North Shore (FANS) qui emploie 14 enseignants francophones.

Merci à sa directrice Christine Gandon pour son accueil et à toute l’équipe de direction pour son enthousiasme envers l’enseignement bilingue.

Culture française

Alliance française

Visite de l’Alliance française de Sydney en compagnie de sa présidente Lyn Tuit et de Laurie-Anne Pecqueux, directrice adjointe.

Avec 3700 cours de français vendus en 2016, l’Alliance peut se targuer d’une activité soutenue dans le domaine de l’apprentissage du français.

Les foules se déplacent aussi pour le « French film festival » des Alliances en Australie qui a séduit dernièrement 768.017 spectateurs, dont 48.879 pour la seule ville de Sydney !

Sur place, j’ai retrouvé Philippe Osterman, tout nouveau directeur de l’AF de Sydney. Précédemment directeur général de Dargaud, maison d’édition de bandes dessinées, il ne manquera pas d’idées pour enrichir la programmation et étonner les Sydnéens.

Devoir de mémoire

Musée La Pérouse

En chemin pour son exécution, on dit que Louis XVI aurait demandé : «a-t-on des nouvelles de monsieur de La Pérouse ?» Le roi s’était passionné pour la préparation de cette expédition qui se termina en 1788 par une nuit de tempête.

Le destin des deux navires engagés, l’Astrolabe et la Boussole, comme celui d’éventuels survivants conserve toujours sa part de mystère et de controverses.

Le musée La Pérouse est situé dans la baie qui a vu arriver les explorateurs, le 26 janvier 1788. Nicole Forrest Green, présidente des Amis du musée (fondé par Pierre Roussel, un ancien élu des Français d’Australie) et les membres du Board m’ont fait l’amitié d’ouvrir le musée à la faveur de ma venue avec Nicolas Croizer, notre consul et Sébastien Vallerie, conseiller consulaire.

Hébergé dans le bâtiment historique des télécommunications, reliant autrefois l’Australie au reste du monde, le musée raconte l’expédition à travers divers objets et documents. Il tient également lieu de rassemblement pour les cérémonies du 14 juillet.

Figure de notre mémoire collective, le comte de La Pérouse n’avait d’autre « objet en décrivant les peuples nouveaux que de compléter l’histoire de l’homme », comme il le note dans son journal de bord, le 30 mai 1786, au large d’Hawaï.

En circonscription en Australie (1) – Melbourne (5 au 7 sept. 2017)

Je dois à Myriam Boisbouvier-Wylie, consule honoraire de France à Melbourne, capitale de l’État du Victoria, d’avoir bénéficié d’un programme riche et varié pour la première de mes trois étapes prévues en Australie, 61ème pays traversé depuis le début de mon mandat.

Je salue son engagement bénévole en faveur de nos compatriotes. Par le biais de Myriam, le consulat dispose d’un appréciable relais de proximité pour son action consulaire.

J’adresse également ma gratitude à Danièle Kemp, conseillère consulaire établie à Melbourne, qui fut à mes côtés le plus souvent possible pour m’apporter toutes précisions concernant les attentes de nos compatriotes.

Avec son mari Rod, qui a été sénateur australien pendant 18 ans et membre du gouvernement fédéral pendant 10 ans, ils m’ont rapporté de nombreuses anecdotes sur la vie politique locale. Grâce à leur aide, ma première escale australienne a été particulièrement réussie.

Revue de Presse

Courrier Australien : « Oliver Cadic, sénateur-entrepreneur pour la première fois en Australie »

Entretien publié dans le Courrier Australien, du 09.09.2017 :

« Je me suis fixé une priorité d’action par pays, explique-t-il. En Australie, je vais auprès des Français, je les observe, je les écoute. J’ai prévu de revoir l’ambassadeur en novembre à Paris pour que nous passions en revue ses objectifs et que je voie comment l’aider. »
(…)
« A Singapour ou au Paraguay, ils ont une vision à 30 ans. En France, on est toujours sur le court terme et on se retrouve dos au mur à dépenser de l’argent public qui diminue et qui nous coûte cher. Il faut penser les choses autrement, en privilégiant le consensus, c’est le bon moment. » Lire l’article.

Radio SBS : « La France peut devenir la porte d’entrée dans l’Union européenne pour l’Australie »

Interviewé par Christophe Mallet, producteur exécutif, pour SBS radio :

« Mon déplacement vise aussi à accompagner nos entreprises pour qu’elles se renforcent à l’international. (…) Elles ne pourront gagner que si elles font gagner leurs partenaires là où elle s’installent. C’est du win-win ».
(…)
« Il existe un lien privilégié et historique avec l’Australie : l’an prochain nous fêterons les 100 ans de la relation franco-australienne ». Ecoutez le podcast.

Politique

Victorian Legislative Assembly – Colin Brookes

Entretien très cordial avec Colin Brookes, « speaker », soit le président de l’Assemblée législative du Victoria, comprenant 88 membres élus pour 4 ans. M. Brookes est aussi le président de la commission du Règlement.

Nous avons essentiellement évoqué le développement des échanges économiques entre nos deux pays.

Victorian Legislative Council – Bruce Atkinson

Lors de ma visite, tandis que je suivais les débats dans la Chambre Haute du parlement de Victoria, son président, Bruce Atkinson, a interrompu la séance pour saluer ma présence à l’Assemblée, ainsi que celle de Julie Duhaut-Bedos, Première conseillère à l’ambassade et de Myriam Boisbouvier-Wylie, consule honoraire.

Je lui ai exprimé toute ma reconnaissance pour ses mots très chaleureux envers la France.

Entrepreneuriat

Chambre franco-australienne

La directrice générale de la Chambre de commerce franco-australienne, Estelle Pages, m’a invité à participer à une soirée réunissant des V.I.E, arrivés depuis peu à Melbourne.

Le Volontariat International en Entreprises (V.I.E), instauré par la loi du 14 mars 2000, permet aux entreprises françaises de confier des missions d’ordre scientifique, technique ou commercial à des jeunes désireux d’une expérience internationale.

Cette soirée fut une excellente opportunité pour ces volontaires d’échanger sur leurs premières impressions en entreprise, étant confrontés à un environnement professionnel très différent de celui qu’ils ont connu en France. Racontés avec beaucoup de spontanéité et de fraicheur, leurs retours d’expérience s’apparentent à un véritable choc culturel !

Transdev

(g. à d.) Myriam Boibouvier-Wylie, consule honoraire à Melbourne ; Julie Duhaut-Bedos, Première conseillère à l’ambassade ; Olivier Cadic ; René Lalande, pdg de Transdev Australasia.

En compagnie de Danièle Kemp, conseillère consulaire, nous nous sommes rendus chez Transdev Australasia, acteur majeur du transport public en Australie et en Nouvelle-Zélande. Filiale de la Caisse des dépôts (70%) et de Veolia (30%), Transdev Australasia transporte 145 millions de passagers par an, à l’aide d’une flotte de 2050 véhicules (bus/cars/bateaux/trains de banlieue) et de 5760 employés.

Melbourne et Sydney prévoient une croissance de 25% dans les 10 ans. A Melbourne, où Transdev gère déjà 30% du réseau des bus (500 véhicules), un nouveau métro et une nouvelle autoroute sont programmés.

Transdev peut donc voir l’avenir en rose et imaginer des solutions de « transport collectif à la demande », chainon manquant entre le taxi et les transports en commun classiques.

Engie

(g. à d.) Myriam Boibouvier-Wylie, consule honoraire ; Greg Billman, directeur de la stratégie chez Engie ; Olivier Cadic

Responsable des opérations stratégie chez Engie (ex-GDF Suez), fournisseur de gaz naturel et d’électricité verte, Greg Billman nous a exposé son plan de développement pour consolider son rôle d’acteur énergétique majeur en Australie.

Nous avons abordé en détail le plan de démantèlement de l’usine d’Hazelwood, arrivée en fin de vie et devenue très polluante. 750 personnes y produisaient 5% de l’électricité du pays. Elles ont toutes été accompagnées dans leur reconversion professionnelle. Saluons l’approche socialement responsable de Engie qui investit lourdement dans le respect de l’environnement.

Yarra Trams

(g. à d.) Julie Duhaut-Bedos, Première conseillère à l’ambassade ; Nicolas Gindt, pdg ; Olivier Cadic.

Depuis janvier 2016, Nicolas Gindt est le directeur général de KD Victoria, l’exploitant de Yarra Trams à Melbourne, le plus important réseau de tramways au monde, avec plus de 250km de double-voies et 2200 salariés.

Par son haut niveau de service, Yarra Trams contribue de manière significative à l’image que veut produire Melbourne (« the most liveable city in the world ») et revendique 180 millions de voyages chaque année sur son réseau.

Chez Philippe

L’art culinaire français est dignement représenté à Melbourne en la personne de Philippe Mouchel qui propose une cuisine lyonnaise raffinée et inspirée, sous l’enseigne Chez Philippe.

Philippe Mouchel avait été envoyé en Australie par Paul Bocuse pour y passer une année. 25 ans plus tard, il est toujours sur place pour le grand bonheur des amateurs de notre terroir qui ne se limitent pas aux Melbourniens, loin s’en faut !

Communauté française

Consulat honoraire

Notre consule honoraire, Myriam Boisbouvier-Wylie, a convié les représentants de la communauté française de Melbourne à me rencontrer autour d’un déjeuner, dans des locaux qu’elle met personnellement à disposition du consulat honoraire.

Spacieux et élégant, l’endroit accueille le public français de Melbourne, lui évitant un déplacement à Sydney. Myriam a eu l’idée de créer une page Facebook nommée «Passeports perdus à Melbourne» qui permet de retrouver les étourdis et leur évite de refaire un passeport.

Avec Daniele Kemp, conseillère consulaire, nous avons répondu aux questions relatives à l’action des élus. Ce fut l’occasion de valoriser le travail des acteurs de notre communauté, comme l’action sociale de French Assist notamment pour certains jeunes qui débarquent avec une désarmante insouciance, ou bien les démarches des parents de l’école française de Melbourne et les activités initiées par Melbourne Accueil ou bien encore le devoir de mémoire de nos anciens combattants.

Lors de cette réunion, j’ai eu le plaisir de retrouver Jeannine Sandmayer (en veste bleue à ma gauche sur l’image), ancienne conseillère élue à l’AFE pour l’Australie, aux côtés de laquelle j’ai siégé pendant 8 ans à l’AFE. J’ai souligné combien son engagement avait été déterminant en matière de mobilité professionnelle.

Enseignement

Caulfield Junior College

Accueilli par Caroline Pommier, directrice de la section française, j’ai visité cet établissement homologué AEFE en compagnie de Danièle Kemp, conseillère consulaire pour l’Australie, Myriam Boisbouvier-Wylie, consule honoraire et Julie Duhaut-Bedos, Première conseillère à l’ambassade de France.

L’établissement comprend 13 classes de la grande section de maternelle à la 6ème, soit 288 élèves et une équipe pédagogique de 18 personnes.

A Melbourne, l’enseignement du français repose, en grande part, sur un réseau de 5 établissements à programmes français homologués, dont Caulfield. Ce réseau scolarise actuellement 2056 élèves et puise son originalité dans les sections franco-australiennes au sein des établissements publics australiens.

Ecole franco-australienne de Geelong

Nous avons rencontré Noémie Ruffo de l’école franco-australienne de Geelong, deuxième ville du Victoria. La « petite école » accueille 35 élèves qui suivent un programme pédagogique proche de l’école maternelle française.

Noémie m’a exposé son projet de développer un enseignement bilingue dans une école publique, avec un modèle intégré qui suivrait à la fois le programme d’enseignement français et australien.

Noémie estime que ce type de scolarité est plus complet pour les élèves et facilite leur retour en France, par rapport à l’idée d’une classe bilingue suivant uniquement le programme australien (option que préférerait l’AEFE). Ce programme intégré permettrait en outre de désengorger Caufield Junior College, école qui a dû refuser des admissions à 25 familles lors de la dernière rentrée.

Pour amorcer ce projet, il faut commencer par susciter localement l’intérêt d’une l’école publique australienne.

Glen Eira College

Accueillis par Sheereen Kindler, principal et Loveena Narayjayneen, responsable du département des langues, nous avons visité cette école publique bilingue qui offre une scolarité de la 6ème à la seconde.

L’école dispose d’une convention avec le CNED international pour les programmes français et bénéficie du Label FranceEducation pour les programmes basés sur le curriculum australien.

Au printemps dernier, l’école a remporté le concours « dis-moi dix mots », organisé par le ministère de la Culture. Elle a envoyé trois représentants à Paris pour recevoir le premier prix au sein de l’Académie française !

Trois élèves de classe de 5ème m’ont présenté la vidéo de la remise des prix, en me racontant comment ils avaient remporté cette compétition internationale de sensibilisation à la langue française.

Auburn High School

Ma visite d’Auburn High School a été conduite par sa directrice, Geneviève Papon, également coordinatrice de la section française. Cette découverte a été ponctuée par un déjeuner avec des enseignants et des parents d’élèves français.

Cet établissement public australien offre un programme binational, créé en 2014, destiné aux classes de collège (6ème à 3ème) qui a été homologué par l’AEFE en 2016.

Un nouveau niveau (2nde à terminale) est prévu, s’étalant de 2017 à 2019. Mais pour y parvenir il faudra attirer davantage d’élèves, ce qui n’est pas gagné vis à vis des parents australiens. Autant par tradition que pour leur image sociale, ceux-ci préfèrent inscrire leurs enfants dans une école privée (80% des cas) qui leur coûte facilement l’équivalent de 20.000€ par an.

Culture

Alliance française

Nichée dans une résidence victorienne, l’Alliance française de Melbourne (AFM) ne manque pas de cachet.

La directrice adjointe, Françoise Libotte, nous a présenté les lieux, notamment la galerie d’exposition mettant en valeur le travail de Caroline Bouquet, artiste française installée en Australie.

A noter que la médiathèque permet aux visiteurs de l’Alliance de découvrir les programmes de Canalsat diffusés en Australie.

Fondée en 1890, l’AFM est la plus grande école d’apprentissage du français dans l’État de Victoria avec une moyenne de 3000 étudiants par an et l’unique centre d’examen accrédité pour passer les diplômes délivrés par le ministère de l’Éducation (DELF, DALF, TFC..)

En circonscription à Singapour (01-05 septembre 2017)

J’exprime ma gratitude à ma collègue sénatrice Jacky Deromedi pour ses multiples attentions afin de me permettre de réussir mon déplacement à Singapour, 60ème pays traversé depuis le début de mon mandat.

Nous avons été élus ensemble, alors que nous figurions sur la même liste aux sénatoriales 2014. Depuis trois ans, j’ai le plaisir et le privilège de travailler à ses côtés sur de nombreux thèmes.

A Singapour, plus qu’ailleurs, on est fasciné par le dynamisme économique de cette ville-état qui constitue une source inaltérable d’opportunités pour nos entreprises. A condition qu’elles sachent se distinguer, notamment par une offre innovante.

Relations bilatérales

2018 : année de l’innovation France-Singapour

Faire de la diplomatie économique représente la grande priorité de Marc Abensour, notre ambassadeur de France à Singapour, avec une attention particulière à l’innovation. Singapour sacralise véritablement l’innovation en lui affectant 12 milliards d’euros de fonds publics par an !

2018 sera l’année de « l’innovation France-Singapour ». L’objectif est d’approfondir l’écosystème d’innovation franco-singapourien et de renforcer les synergies entre recherche, milieu académique, monde des affaires et entrepreneurs, explique l’ambassade qui lance à ce titre un appel à contributions. Vos suggestions et projets présentant une dimension bilatérale pourraient ainsi bénéficier d’un coup de projecteur : innovation2018.singapour-amba@diplomatie.gouv.fr

Quatre secteurs sont prioritaires : les smart cities, la santé (accompagnement du vieillissement), l’industrie 4.0 et les Fintechs.

Pour aider à faire de la France le référent européen de Singapour en matière d’innovation, Marc Abensour a initié un « French Tech hub » qui a vocation à fédérer les 800 filiales de grands groupes français avec des structures de R&D, tout comme les 350 entrepreneurs français présents à Singapour!

Entrepreneuriat

Déjeuner chez la sénatrice Deromedi

Ma collègue Jacky Deromedi a organisé un déjeuner à son domicile pour discuter de l’environnement économique des entreprises.

Les entrepreneurs présents ont loué la facilité de s’installer à Singapour. Le climat des affaires est excellent, car la sécurité juridique est totale et la société civile constamment associée à l’amélioration des règles. De plus, le gouvernement paie ses factures rubis sur l’ongle.

Pour ceux qui réussissent, Singapour devient un marché prescripteur pour toute l’Asie. C’est donc, l’endroit idéal pour rayonner sur ce continent.

Au rang des difficultés, la vie est très chère (logement, frais médicaux…) et puis il devient de plus en plus difficile d’obtenir un permis de résidence permanente. Le gouvernement singapourien a mis un frein à l’immigration depuis trois ans. Pour prétendre travailler à Singapour, il faut justifier, au minimum, d’un revenu mensuel de 4 à 5000 dollars singapouriens (environ 3000 euros).

Diner à la Résidence avec les acteurs économiques

Notre ambassadeur Marc Abensour a réuni pour un dîner à la Résidence des entrepreneurs installés localement, dont le savoir-faire est remarqué dans divers secteurs d’activité.

Ceux-ci profitent d’une dynamique économique qui ne doit rien au hasard : la cité-État voit grand. Un plan d’urbanisme à 30 ans prévoit que le port de commerce (second port de conteneurs du monde) aura doublé de taille d’ici à 20 ans. De son côté, l’aéroport qui peut accueillir 75 millions de passagers par an sera agrandi pour en recevoir 120 millions !

D’ici à la fin de l’année, Bolloré mettra en service l’Autolib à Singapour. La société va déployer 1000 véhicules à terme, ce qui fera de Singapour son 2ème réseau après Paris !

International SOS

Après avoir visité le siège français de Levallois-Perret et les installations de Londres avec la Délégation sénatoriale aux entreprises (DSAE), j’ai eu le plaisir de découvrir International SOS à Singapour.

Leader mondial dans la gestion du risque pour les entreprises, cette société emploie 22.000 collaborateurs dans le monde. Elle a été cofondée il y a trente ans par Arnaud Vaissié, l’actuel président du réseau CCI France International qui fédère 120 chambres de commerce.

Accident, attentat, catastrophe naturelle, maladie… International SOS reçoit un appel toutes les 2 secondes et procède à une évacuation toutes les 30 minutes quelque part dans le monde. La société dispose même de 900 « cliniques portables » en Algeco, avec médecins et médicaments, au service des entreprises qui opèrent dans des régions lointaines (construction de barrage, extraction minière, exploitation pétrolière…).

Les managers de la société qui sont principalement des docteurs et parfois des anciens militaires peuvent tous témoigner d’un monde VUCA (volatility, uncertainty, complexity and ambiguity).

Sûreté et la Santé au travail

21ème congrès mondial

A l’invitation de la fondation International SOS et en présence d’Anne Genetet, députée de la 11ème circonscription des Français de l’étranger, j’ai assisté au congrès mondial 2017 sur la Sûreté et la Santé au travail.

Une édition qui fera date puisque 200 responsables internationaux, dont le ministre du Travail singapourien et le président de l’Organisation mondiale du travail, sont venus pour l’occasion signer un document qui répertorie les bonnes pratiques en matière de sûreté, santé et sécurité.

Depuis 2001, notre Cour de cassation considère que tout accident survenu au cours d’une mission professionnelle, en France ou à l’étranger, est présumé être un accident du travail, qu’il soit survenu à l’occasion d’un acte professionnel ou d’un acte de la vie courante.

On comprend que les entreprises françaises du CAC 40 soient toutes dotées d’un directeur de la Sécurité. Charge à lui d’identifier les risques inhérents au pays d’accueil de ses expatriés et mettre en place des actions de prévention et de sensibilisation des salariés. « La prévention est cruciale », a prévenu Laurent Sabourin, directeur exécutif de la fondation International SOS, au cours de son intervention.

Communauté française

Conseil consulaire

(g. à d.) Hugues Nagy, consul ; Laurence Huret, conseillère consulaire ; Olivier Cadic ; Arianne Trichon, Première conseillère ; Mathias Assante di Panzillo, conseiller consulaire. La visite du consulat fut l’occasion échanger avec les agents des divers services consulaires.

On dénombre 14.293 Français inscrits au Registre. Notre communauté a plus que doublé en 8 ans (6 438 inscrits en 2008) et quadruplé en moins de 15 ans… Plutôt jeunes et affairés, nos compatriotes savent aussi se réserver une vie privée puisqu’on compte 2000 familles d’au moins un enfant. Du reste, l’implantation devient de plus en plus durable : 62% sont résidents depuis plus de 5 ans, contre 13% seulement en 1997.

Paradoxalement, les élus soulignent une envolée des divorces. En cause, le statut DP (dependant pass) du conjoint qui ne travaille pas et des enfants, une sorte de tutorat qui les rattache au visa de travail de l’autre conjoint. Les séparations donnent parfois lieu à des déplacements illicites d’enfants dont le traitement est complexe, car Singapour n’a pas encore signé la convention de la Haye, comme l’Union européenne l’incite à le faire.

A noter qu’un seul de nos compatriote est emprisonné sur place. Il purge une peine de 3 mois pour … outrage à agents. On ne badine pas avec la force publique à Singapour.

Enseignement français

Lycée français de Singapour (LFS)

(g. à d) Christian Soulard, proviseur ; Olivier Cadic ; Laurence Huret, conseillère consulaire ; Laurence Lochu, conseillère de Coopération et d’Action culturelle.

Le jour de rentrée des classes, lundi 4 septembre, nous avons été accueillis par Christian Soulard, le proviseur tout nouvellement affecté à Singapour.

Le lycée français de Singapour (LFS), conventionné avec l’AEFE, scolarise 2766 élèves des classes de maternelles à la terminale. Entre 2007 et 2015, les effectifs ont progressé de plus de 1400 élèves, essentiellement français. Un projet d’agrandissement vise à porter la capacité à 4400 élèves d’ici à 2022 !

Lors de cette rentrée 2017, pour marquer ses 50 ans, le LFS a ouvert une section appelée ‘Passerelle’, destinée à l’accueil des élèves non francophones et une toute petite section. Le contexte culturel, concurrentiel et financier de Singapour avait déjà conduit l’établissement à créer une section européenne de langue anglaise, de la 6ème à la terminale.

Singapour est l’un des fleurons du réseau : 100% de réussite au baccalauréat avec 90% de mentions, dont 51% de mentions très bien. Tout aussi impressionnant, les infrastructures et la modernité du campus : deux stades, deux piscines semi-olympiques, trois gymnases, un vaste auditorium…

Culture française

Alliance française de Singapour

(g. à d) Laurence Lochu, Cocac ; Olivier Cadic ; Anne-Garance Primel, directrice de l’AF ; Laurence Huret, conseillère consulaire.

Présidée par ma collègue Jacky Deromedi, l’Alliance française de Singapour existe depuis 1949 et occupe de somptueux locaux, dont elle est propriétaire depuis 22 ans.

L’espace accueille notamment une médiathèque, une galerie et un centre de langue qui bénéficie, à lui-seul, de 23 salles de cours rénovées, dont 16 sont équipées de tableaux blancs interactifs. Deux salles sont dédiées aux enfants, puisque l’Alliance propose un apprentissage du français dès l’âge de 12 mois. Le succès est au rendez-vous, d’autant que les vacances scolaires n’existent pas pour les petits singapouriens…

La stratégie culturelle de l’Alliance est orientée vers le cinéma, la photographie et la bande dessinée. En 2016, plus de 120 événements ont attiré 16.000 personnes grâce au travail remarquable d’une équipe dévouée de 24 personnes.

Insertion sociale

Association Passerelles numériques

(g. à d) Michel Cantet, trésorier ; Laurence Huret, conseillère consulaire ; Olivier Cadic ; Benoit Genuini, président de Passerelles numériques.

Laurence a eu l’excellente idée de me présenter Passerelles numériques, une organisation qui permet à des jeunes très défavorisés de la zone Cambodge, Vietnam et Philippines, d’accéder à une formation dans le numérique afin de leur construire une employabilité.

En dix ans d’existence, 1389 étudiants ont suivi une formation longue de technicien informatique. 90% ont trouvé un emploi dans les deux mois qui ont suivi leur diplôme. C’est d’autant plus formidable qu’ils reversent une part de leur salaire permettant à leurs petits frères et sœurs d’aller à l’école.

L’association est financée pour un tiers par des entreprises et pour les 2/3 par des mécènes privés. Pour les soutenir : www.passerellesnumeriques.org

En circonscription au Maroc – Marrakech et Essaouira (5 au 17 août 2017)

A la faveur de mon 10ème déplacement au Maroc depuis le début de mon mandat, j’ai eu le plaisir de retrouver (à l’image) les conseillers consulaires Geneviève Euloge (Marrakech) et Pascal Capdevielle (Fès) à Marrakech, pour évoquer les préoccupations de la communauté française.

Grand plaisir de revoir Robert Ruiz (ci-dessous), délégué régional de la Chambre française de commerce et d’industrie du Maroc (CFCIM) et vice-président de l’UFE Marrakech.

Notre dernière rencontre remontait à novembre 2016, lors de la Cop 22 à Marrakech.

Nos discussions ont évidemment porté sur le monde des affaires et le développement des opportunités économiques bilatérales. En février dernier, au Sénat, j’avais facilité la tenue d’un colloque de promotion économique du Maroc, organisé par la CFCIM et Business France, en présence de Chakib Benmoussa, ambassadeur du Maroc en France.

Nous avons évoqué l’avenir de l’enseignement francophone à Essaouira qui repose aujourd’hui sur l’école Éric Tabarly, seul établissement de la région à offrir une scolarité suivant le programme français. Ils m’ont incité à rencontrer les Français d’Essaouira pour en discuter.

Enseignement

Classe maintenue à l’école française Eric Tabarly !

A l’image : Réunion au Jardin des Douars (par ordre alphabétique) : Grégoire Aubron (parent) Marie Deflandre (représentante parent d’élève) ; Noureddine El Magouri (parent d’élève et notaire) ; Stéphanie Ernst (parent d’élève) ; Adeline Garisson (enseignante) ; Georges Lapeyre (consul honoraire) ; Sabine Luciani (représentante parent d’élève) ; Tarik Otmani (parent d’élève et membre du conseil municipal).

Le 15 août, j’ai rencontré des parents élèves de l’école Eric Tabarly (réseau Osui) inquiets et mobilisés. Réunis par Grégoire Aubron, lui-même parent, dans son complexe hôtelier, ils m’ont expliqué à quel point ils étaient préoccupés par l’annonce de la fermeture de de la classe de Moyenne Section de maternelle à partir de l’année scolaire 2017/2018.

Leur émoi était fondé parce que cette annonce faisait suite à la fermeture, l’an dernier, des classes de Toute Petite Section et Petite Section de maternelle, ainsi que des classes de Seconde, Première et Terminale.

Sachant l’école en déficit chronique, les parents craignent à terme pour la scolarité de la centaine d’élèves que compte l’école depuis des années.

En cette période estivale, Jean-Christophe Deberre, directeur général de la Mission laïque française, était au bureau et j’ai eu le plaisir de m’entretenir avec lui. Après examen de la situation, il m’a écrit qu’il allait admettre les 5 élèves déjà inscrits en MS à l’école française d’Essaouira, au grand soulagement de tous les parents.

Je remercie chaleureusement M. Deberre pour sa décision. Il n’en reste pas moins qu’il faut trouver une solution pour rétablir l’équilibre des comptes de cette école. La construction d’un projet d’école à Essaouira par les autorités locales destinée à accueillir l’école de l’OSUI pourrait permettre de voir l’avenir plus sereinement. Pour y parvenir, il faut compter sur l’appui de parents d’élèves positifs et dynamiques, suivis par les enseignants, et le soutien des pouvoirs publics marocains et français.

Je veux aussi saluer Georges Lapeyre, consul honoraire de France à Essaouira, pour son action déterminée et précieuse au service de nos compatriotes.

Entrepreneuriat

Ocean Vagabond

Essaouira est devenue depuis quelques années une destination de choix pour la pratique et l’apprentissage du kitesurf, l’univers de Marie Deflandre. Un vent puissant balaye la baie d’avril à octobre et offre une aire de jeu exceptionnelle à tous les amateurs de sensations.

Ocean Vagabond est la seule école au Maroc certifiée IKO.

Le Jardin des Douars

Le Jardin des Douars, dont Grégoire Aubron et Stéphanie Ernst sont les gérants, est un magnifique Ksar (palais) d’hôtes dédié aux amoureux de nature, de jardins luxurieux et d’authenticité, puisqu’il a été construit dans le respect des traditions et matériaux marocains.

Stéphanie et Grégoire bénéficient de l’essor touristique considérable que connait la ville.

Atmosphère d’Arganeraie

Architectes d’intérieur et décorateurs, Sabine et Philippe Luciani (à l’image lors de la réunion au Jardin des Douars) se sont installés au Maroc forts d’une expérience acquise pendant plus de 30 ans.

Leur cabinet Atmosphère d’Arganeraie multiplie les réalisations originales au Maroc (Marrakech, Essaouira, Tanger …) dans le cadre de projets très divers, allant de l’habitation à la maison d’hôtes, en passant par le bateau.

Communauté française

Père Jean-Claude Gons

Le Père Jean-Claude Gons est le prêtre de la paroisse d’Essaouira où il officie depuis exactement 30 ans. Son église est la seule du Maroc à faire retentir ses cloches.

Alors si vous passez par Essaouira, passez lui dire bonjour. Il vous vantera l’endroit comme personne et sa conversation vous enchantera.

En circonscription en Tunisie – Tunis (7-10 juillet 2017)

Mes remerciements à Olivier Poivre d’Arvor, ambassadeur de France, pour l’entretien qu’il m’a accordé à la faveur de mon second passage en Tunisie.

Son dynamisme et son charisme ont séduit tout autant les Tunisiens que la communauté française. Notre ambassadeur est extrêmement attentif à toutes les évolutions en faveur de la démocratisation et du progrès des libertés en Tunisie.

Le 7 juillet, Olivier Poivre d’Arvor a donné une conférence de presse intitulée « Je m’exprime en français ». Il s’agit d’une démarche destinée à renforcer l’usage de la langue française dans les médias tunisiens. Ce programme bénéficiera d’un fonds de soutien de 300.000 euros de la part du MEAE.

Politique

Parlement tunisien

Rencontre enthousiasmante avec cinq parlementaires de l’Assemblée des représentants du peuple, tous élus par les Tunisiens établis en France.

(g à d) : Karima Taggaz, Marouan Felfel, Olivier Cadic, Khawla Ben Aicha, Houcine Jaziri, Nejla Ben Abdelhafidh.

Sympathiques, brillants et positifs, ils n’aspirent qu’à servir l’intérêt de tous les Tunisiens qui, à travers eux, ont soif de démocratie et d’avenir. Aussi, ces jeunes parlementaires partagent-ils le vif sentiment d’écrire une nouvelle page de l’histoire de leur pays.

L’Assemblée des représentants du peuple réunissant 217 députés a été élue le 26 octobre 2014, c’est donc sa première législature. Les Tunisiens résidant à l’étranger y sont représentés.

Pour contribuer à lever les freins à la compétitivité de la Tunisie, les cinq députés ont été sensibles à ma suggestion de recevoir nos élus consulaires et nos conseillers du commerce extérieur, en présence des représentants de notre ambassade.

Entrepreneuriat

Chambre tuniso-française

Entretien très enrichissant avec Khaled Zribi, secrétaire général de la CTFCI (Chambre Tuniso-française de commerce et d’industrie). Ancien président de la Bourse de Tunis, Khaled est le directeur général de CGF, intermédiaire en bourse.

La Chambre compte 2200 membres. Elle étudie actuellement 3 projets d’envergure : un parc industriel à l’image de celui de Casablanca au travers de la CFCIM ; une école de commerce et un club d’affaires.

80% des échanges commerciaux de la Tunisie sont liés à l’Union européenne.

Aussi, avons-nous évoqué l’importance des négociations entre la Tunisie et l’UE autour du projet ALECA (Accord de Libre Echange Complet et Approfondi) qui vise à faciliter le développement économique tunisien.

Rencontre avec les CCEF

Je remercie Sarra Ben Attia et Sanâa Tahir du service économique régional d’avoir organisé un déjeuner avec les conseillers du commerce extérieur français.

J’ai ainsi pu échanger avec  Alexandre Ratle, président du comité Tunisie des CCEF, Pierre Héry et Michel Zucchero, en présence de Zohra Saddok (Business France) sur les berges du Lac.

Nos CCEF militent pour le principe de réciprocité, soit un environnement des affaires pour les entrepreneurs français identique à celui que nous offrons aux entrepreneurs tunisiens en France.

L’instabilité fiscale est dénoncée. Une taxe rétroactive de 7,5% sur les bénéfices de l’année antérieure passe mal. Et cette instabilité n’est pas sans conséquence : 80% des investissements sont constitués d’extension. Autre point noir pour le pays, l’organisation du port de Rades : les navires peuvent attendre jusqu’à 18 jours en rade avant de décharger (avec une perte évaluée à 10.000$/jour).

Bonne nouvelle, le tourisme repart en Tunisie suite à d’importants efforts en matière de sécurité.

Cofivet

Sur la proposition de Michel Zucchero, conseiller consulaire Tunisie, j’ai pu visiter le site industriel de Cofivet. Ce fut l’occasion de rencontrer notre compatriote Olivier Zolne, directeur général de cette PME textile de 250 personnes, dont 75% ont plus de 15 ans d’ancienneté.

Cofivet sert principalement le marché français et se positionne sur les uniformes haut de gamme, par exemple pour les employés du Crillon, la compagnie Air Caraïbes ou l’école hôtelière Ferrandi.

Le 15

Le 15 septembre 2017 sera inauguré ‘Le 15’, un bâtiment destiné à accueillir des start-ups au cœur de la capitale tunisienne. Le lieu a été choisi par l’accélérateur de start-ups Flat 6 Labs qui s’est déjà distingué au Caire, à Jeddah, Abu Dhabi et Beyrouth. Ainsi, 1200 m2 sur 4 niveaux seront consacrés aux projets innovants et au travail collaboratif. Cela représente un investissement de 13 millions de dollars pour déclencher une « révolution start-up » en Tunisie.

Flat 6 Labs prévoit deux cycles de sélection par an pour choisir 6 à 8 sociétés. 20 à 30.000$ seront investis dans chaque projet, contre 10 à 15% des actions. Un programme d’investissement au travers d’obligations convertibles pour 50 à 200.000$ accompagnera le développement des jeunes pousses les plus prometteuses.

Merci à Zakaria Belkhoja, franco-tunisien de Meninx Holding, qui m’a invité à découvrir ce projet et à Tarek Chelsifa et à Olfa Chehoane de Flat 6 Labs pour leur accueil et leur entrain.

Communauté française

Conseillers consulaires

Merci aux conseillers consulaires Madeleine Berger Ben Naceur et Michel Zucchero pour leur implication dans la préparation de mon déplacement et leurs suggestions de rencontres. Se dévouant sans compter pour les Français de Tunisie, ils sont au fait de toutes problématiques que nous avons brassées ensemble : sécurité, enseignement, vie culturelle, services consulaires ou actions de coopération.

Consulat

La visite du consulat général de France, ainsi que divers échanges avec les chefs de service, m’ont donné la mesure de l’action consulaire au service des 22.558 Français officiellement enregistrés fin décembre 2016, dont 80% de binationaux.

La moitié des effectifs du consulat travaille au service des visas : le nombre de visas délivrés aux Tunisiens voulant se rendre en France a atteint l’an dernier un niveau record de 120.276.

Côté tourisme, si 2016 fut un point bas avec seulement 310.000 voyageurs venant de France, on en attend 500.000 en 2017, soit un niveau équivalent à 2015, encore loin hélas des 900.000 touristes de 2012.

Réunion Sécurité

J’ai demandé la tenue d’une réunion Sécurité, en format de conseil consulaire, compte tenu des menaces persistantes des réseaux terroristes djihadistes, notamment à l’encontre des intérêts français.

Je remercie nos élus Madeleine Ben Naceur, Laurent Caizergues et Michel Zucchero d’avoir bien voulu y participer, en compagnie de Jorge-Paul Fragoso, consul général adjoint.

Philippe Ott, attaché de Sécurité intérieure, a témoigné de la prise de conscience des autorités locales après l’attentat de Sousse et des efforts entrepris. Les Tunisiens ont même développé une expertise concernant la prévention de la radicalisation et la déradicalisation.

Nous avons revu ensemble la fiche « Conseil aux voyageurs » en Tunisie sur le site www.diplomatie.gouv.fr.

Elus et acteurs associatifs

En plein cœur de la Médina, déjeuner convivial en présence des conseillers consulaires (Madeleine, Laurent et Michel), ainsi que Michel Delattre, président de la Société française d’entraide et de bienfaisance, Mourad Dellech, président de « l’UFE Côtes de Carthage », Jean Baptiste Leclère, fonctionnaire de l’Assemblée nationale et actuellement conseiller résident de jumelage à l’Assemblée des représentants du peuple tunisien et Céline Place, conseillère politique à l’ambassade.

Il faut saluer la fonction sociale de l’Entraide qui vient au secours, chaque année, de quelque 200 compatriotes, parfois en très grande difficulté.

Les conseillers consulaires ont souligné la nécessité de faire respecter l’accord franco-tunisien portant sur les travailleurs salariés afin de protéger les salariés français expatriés.

UFE Tunisie

Il existe trois sections UFE en Tunisie ! Avec un total de 700 adhérents, ce pays est l’un des plus dynamiques du réseau. J’ai voulu rendre hommage à l’implication de tous ces membres au service de nos compatriotes.

La plus grande et la plus ancienne section baptisée « UFE Tunisie » est présidée par Paule Badra. Absente lors de mon passage, j’ai eu l’opportunité de retrouver Martine Valensa, administratrice de l’UFE Monde.

En compagnie de Rafik Lamine, trésorier de l’UFE Tunisie et de son épouse, nous avons évoqué la préparation d’un événement UFE à la faveur de mon prochain déplacement en Tunisie prévu en 2018.

Devoir de mémoire

Musée du Bardo

Émouvante visite au musée du Bardo afin de me recueillir devant la stèle aux victimes. Quatre de nos compatriotes ont perdu la vie lors de l’attentat du Bardo, le 18 mars 2015.

Je remercie les députés Najia Ben Abdelafidh et Marouan Felfel de m’avoir accompagné en cette circonstance.

Le musée regorge de trésors et j’ai admiré en particulier la statuaire de la salle de Carthage, objet d’une campagne de restauration menée par le musée du Louvre en partenariat avec le musée national du Bardo et l’Institut du patrimoine tunisien, tout en bénéficiant du soutien de l’Institut français de Tunisie.

Il faut mettre à l’honneur Total et l’UBCI (filiale BNP Paribas), deux mécènes français qui ont apporté leur contribution à cette initiative.

Enseignement français

Réunion sur l’offre éducative

Joëlle Féral, adjointe au conseiller de coopération et d’action culturelle, chargée de l’enseignement scolaire en Tunisie et en Libye et coordonnatrice AEFE m’a reçu en compagnie de Michel Zucchero. Nous avons fait un point sur l’offre éducative en langue française en Tunisie.

Signe de bonne santé et de notoriété : les 13 écoles françaises en Tunisie affichent complet. 6 nouvelles écoles primaires vont ouvrir à la rentrée de septembre : 2 à Tunis, 3 à Sfax et 1 à Djerba. En 2018, 2 de plus sont prévus à Sousse et Monastir.

Culture

Institut français de Tunisie

Visite de l’Institut Français de Tunisie avec Patrick Flot, directeur de l’IFT

Lors de ma précédente visite, en janvier 2015, l’Institut était encore en travaux. C’est devenu un superbe écrin au service de la promotion de notre culture, comme de la construction démocratique tunisienne, car c’est un lieu où l’on vient échanger.

Depuis 2011, 250 projets ont pu voir le jour aux quatre coins du pays, appuyés par notre Institut pour un montant global de 7 millions d’euros.

En circonscription au Monténégro – Podgorica (22-25 juin 2017)

J’ai eu le plaisir de retrouver Christine Toudic, ambassadrice de France au Monténégro. Nous avions travaillé ensemble lorsqu’elle occupait son précédent poste à Madrid, en qualité de consule générale. Je lui suis reconnaissant d’avoir bâti mon programme de rencontres et de visites.

L’ambassadrice ne me garantit pas qu’un feu d’artifice conclura chacune de mes visites comme cette fois-ci, mais la double perspective de créer une école française à Podgorica et un club d’affaires bilatéral constitueraient de bonnes raisons de revenir.

Ce premier déplacement au Monténégro marque le 59ème pays traversé depuis le début de mon mandat.

Enseignement

Projet d’école française

(à l’image) Avec Christine Toudic, ambassadrice de France au Monténégro et Jean-Jacques Forté, Premier conseiller.

Podgorica est la seule capitale des pays des Balkans occidentaux à ne pas offrir d’école française (ouverture au Kosovo en sept. 2017).

Notre ambassadrice a fait appel à moi pour l’aider à créer une école française à Podgorica (primaire-collège), ce qui constituerait un fort vecteur d’influence, notamment à travers l’implantation d’entreprises françaises et de candidatures francophones dans les institutions internationales (UE, OSCE, ONU…).

Je suis donc venu lui apporter mon soutien à ce projet essentiel qu’elle porte avec son Premier conseiller, Jean-Jacques Forté.

Quelques heures avant nos discussions, Christine Toudic avait présidé la réunion fondatrice de l’association « Les amis de l’école française de Podgorica », dont le prince Nikola Petrović-Njegoš, actuel héritier du trône de Monténégro, compte parmi les membres fondateurs.

Dans un courrier, le Prince assure l’ambassadrice de son soutien au nom du « développement des liens entre la France et le Monténégro, ainsi qu’au rayonnement de la francophonie ».

Politique

Ministre des Affaires européennes

Entretien avec Aleksandar Andrija Pejovic, ministre des Affaires européennes du Monténégro, en compagnie de Christine Toudic, ambassadrice de France.

En 2008, à peine deux ans après avoir retrouvé son indépendance, le Monténégro a entamé le processus d’adhésion à l’Union européenne, pendant la présidence française assurée par Nicolas Sarkozy. Une adhésion est probable à l’horizon 2022, puisque les négociations avec Bruxelles sont très avancées (28 chapitres ouverts sur 35).

Dans ce but, le ministre Aleksandar Andrija Pejovic m’a dit recherchait l’aide de la France dans ce processus d’intégration. En effet, comme tout nouveau candidat, son pays aura besoin de l’accord de la France qui peut intervenir par référendum ou le vote des 2/3 de sa représentation parlementaire. J’ai assuré le ministre de mon appui.

Puis, nous avons évoqué divers projets de coopération bilatérale, concernant notamment la formation des hauts fonctionnaires monténégrins et le développement économique, d’autant que leur marché domestique est étroit avec un peu plus de 600.000 habitants.

Président du Parlement

Entretien avec Ivan Brajovic, président du Parlement, en présence de Christine Toudic

Le président a témoigné sa reconnaissance envers la France qui a soutenu l’adhésion du Monténégro à l’OTAN, en avril dernier. Il se félicite par ailleurs de la qualité des relations entre nos deux pays et des opportunités de développement commercial.

Le Parlement monténégrin a créé un groupe d’amitié Monténégro-France. Ivan Brajovic souhaite apporter son concours pour faciliter le projet de l’école française de Podgorica.

Ministre de l’Economie

Entretien avec Dragica Sekulic, ministre de l’Economie du Monténégro, en présence de Christine Toudic.

La ministre a souligné que le Monténégro se réformait pour offrir un cadre attractif aux affaires. Le taux d’impôt société est de 9%.

Si la création d’une école française contribuerait à augmenter l’attractivité du Monténégro pour les entreprises françaises, nous avons aussi évoqué la création d’un club d’affaires pouvant déboucher sur la création d’une chambre de commerce bilatérale. Dragica Sekulic souhaite en effet favoriser les contacts entre les entreprises françaises et monténégrines.

Cette initiative aura pour objectif d’amplifier nos échanges économiques, limités essentiellement actuellement à l’exportation de véhicules et composants automobiles à destination du Monténégro.

Le secteur du tourisme connaît lui aussi une forte impulsion : le nombre de touristes français a dépassé 50.000 en 2016, soit 3% de la fréquentation étrangère. L’ouverture d’une ligne directe Paris-Tivat en 2017 par Transavia (compagnie low cost d’Air France-KLM), offrant 16.000 sièges supplémentaires, devrait raffermir encore cette tendance.

Economie

Entrepreneuriat

(à l’image) Déjeuner avec des représentants du monde économique.

Parmi les success-stories françaises au Monténégro, signalons la Société Générale qui, au milieu de 15 compétiteurs bancaires, compte pour 15,2% de parts de marché.

Les représentants économiques monténégrins regrettent que les investissements français ne pèsent que 1 à 2 % du total des investissements étrangers !

Le secteur du tourisme, à lui seul, constitue un potentiel d’investissements non négligeable : en 2016, le pays a accueilli 1,8 millions de touristes (et 11 millions de visites). Idem pour l’agroalimentaire : les vins du Monténégro, par exemple, sont appréciés dans une soixantaine de pays, où ils ont remporté de nombreux prix. Voilà tout un secteur à exploiter.

Les agences de communication seraient les bienvenues. Les Monténégrins sont encore peu habitués à faire appel à des compétences extérieures pour valoriser leurs produits.

Investissement à Skadar Lake

Un Français amoureux du Monténégro, Lionel Sonigo, est à l’origine de ce projet ambitieux.

Il s’agit d’un projet d’Eco Resort dans le parc national de Skadar Lake. Cet investissement de 150 millions d’euros vise à créer un complexe hôtelier, comprenant des villas haut de gamme (80 à 50m2).

Dans un pays où le taux de chômage s’élève à 20%, dont 40% chez les Jeunes, la perspective de cette station touristique enchante les autorités locales !

Culture

Institut français

Présentation des installations de l’Institut français par son directeur Jean-Jacques Forté, également Premier conseiller à l’ambassade.

Seul institut culturel du pays, notre représentation à Podgorica compte 600 inscrits, dont 80 enfants de 4 à 14 ans.

La programmation 2017 ambitionne de faire vivre la francophonie dans tout le pays, de Berane à Herceg Novi, en passant par Niksic, grâce à des partenaires engagés et motivés (Renault, Société générale, Sanofi…)

Diplomatie

Independance Day

A l’invitation de l’ambassadeur des Etats-Unis, Margaret A. Uyehara (à l’image), j’ai eu l’honneur de célébrer le 241ème anniversaire de la Déclaration d’indépendance,  dans les jardins de l’ambassade américaine, le 22 juin dernier.

Comme chacun sait, l’Independance Day a lieu le 4 juillet.

On sourit devant la décontraction de nos amis américains qui peuvent organiser leur fête nationale à la date de leur choix. J’imagine le tollé si un ambassadeur de France fêtait la prise de la Bastille un 1er juillet !

Lors de cette réception, j’ai eu l’opportunité de m’entretenir avec plusieurs membres du gouvernement monténégrin et de rencontrer divers diplomates européens.

Chacun a apprécié l’événement, un grand show à l’américaine avec une tonalité hawaïenne !

En Bref – 5 au 11 juin 2017

Législatives 2017 : vote par correspondance à l’étranger (7 juin)

Sollicité par les élus consulaires d’Australie, de Fidji et de Papouasie-Nouvelle-Guinée, j’ai relayé auprès de Jean-Yves Le Drian, ministre de l’Europe et des Affaires étrangères, leur préoccupation concernant l’impossibilité pour une partie de nos compatriotes établis hors de France d’exercer leur droit de vote par correspondance, lors du premier tour des élections législatives du 4 juin (lire la lettre).

Lire aussi : « Législatives 2017 (1er tour) : heurs et malheurs du vote par correspondance »

Elections générales britanniques (8 juin)

Invité par lord Edward Llewellyn, ambassadeur de Grande-Bretagne en France, j’ai assisté à la soirée électorale en sa Résidence à Paris. Ces élections anticipées visaient à renouveler les 650 sièges de la Chambre des communes. Désillusion pour Theresa May puisque les conservateurs ont perdu leur majorité (42%) face à la progression du Parti travailliste de Jeremy Corbyn (40%).

A Canterbury où je réside, le député tory pro-brexit a dû abandonner le siège que son parti détenait depuis 80 ans dans cette circonscription au profit du Labour !

Ces élections fragilisent évidemment le Premier ministre britannique à l’heure où s’ouvrent les négociations de sortie de l’UE.

 Alix Carnot – Expat Communication (9 juin)

Rencontre avec Alix Carnot qui a vécu les désappointements typiques du conjoint expatrié. Anglophone et diplômée HEC, Alix pensait bien trouver une opportunité de carrière en Australie… Partant de son expérience, elle a décidé d’aider les expatriés à gérer diverses problématiques, ce qui l’a conduite à fonder PonteVia! lorsqu’elle habitait Rome. Puis, Alix a rédigé deux ouvrages de référence : « Chéri(e) on s’expatrie » et « L’essentiel de l’expatriation ».

Elle est aujourd’hui directrice associée de Expat Communication qui aide les candidats au départ à valoriser leurs compétences et qui fédère des communautés (comme à travers FemmExpat.com)

Ingrid Therwath – Courrier Expat (9 juin)

Quelques jours après avoir visité son stand à Forum Expat (compte-rendu), j’ai revu Ingrid Therwath, responsable de « Courrier Expat » au sein de Courrier International. Il s’agit d’un site qui offre un contenu enrichi chaque jour sur une sélection de 21 pays.

Ce service vous apporte aussi un regard sur la France depuis l’étranger, notamment à travers les médias internationaux.

L’adhésion au Club Courrier Expat vous donne accès à des informations privilégiées, tout comme il vous fait bénéficier de conseils personnalisés de la part d’experts et d’avantages chez des partenaires.

Hydro-diplomatie avec Léna Salamé (9 juin)

Depuis plus de dix ans, Léna Salamé est engagée dans le domaine de la gestion des eaux transfrontalières. Elle a conçu et mené le programme de l’UNESCO consacré à cette problématique, depuis son lancement jusqu’en septembre dernier.

Cet entretien participait à la préparation de notre prochaine conférence sur l’Hydro diplomatie avec Fadi Comair, directeur au ministère libanais de l’Eau. La troisième édition de cet événement aura lieu au Sénat, le 11 décembre prochain, sur le thème du Nil.

En circonscription en Turquie (2) – Ankara (14-15 juin 2017)

J’adresse toute ma reconnaissance à Charles Fries, ambassadeur de France en Turquie, pour la qualité de l’agenda dont j’ai profité à Istanbul, puis à Ankara.

Ce fut l’opportunité d’apprécier les diverses facettes de notre action consulaire en faveur de nos compatriotes et les nombreuses coopérations bilatérales engagées par notre diplomatie.

Mes échanges avec les parlementaires turcs m’ont apporté une vision nuancée et contextualisée de la situation intérieure du pays par rapport aux informations qui nous parviennent à travers la loupe grossissante des médias.

Rappelons que la Turquie héberge 3 millions de migrants qui sont traités par le système de Santé sur un pied d’égalité avec la population turque.

La Turquie fut le 58ème pays que j’ai visité au cours de mon mandat.

Communauté française

Ambassade

Les équipes d’Ankara et d’Istanbul sous l’autorité de notre ambassadeur de France, Charles Fries, m’ont préparé un programme de haute facture permettant de brasser tous les sujets d’importance.

Des responsables de l’ambassade m’ont accompagné lors de mes 19 visites, entretiens ou réunions de travail, durant ces quatre journées passées en Turquie, pays complexe et passionnant, situé à la charnière de l’Europe et de l’Asie.

Consulat

L’antenne consulaire est située dans l’enceinte de l’ambassade de France à Ankara. J’ai visité les lieux en compagnie de Christophe Hemmings, consul, qui m’a présenté « l’équipe visas », constituée de 16 personnes.

Le nombre de Français inscrits sur le registre consulaire a bondi de 2000 à 3100 en 2016. Cette brusque augmentation est la conséquence du coup d’état de l’an dernier. Les binationaux rentrés en Turquie ont senti la nécessité de s’enregistrer. Cette tendance prudentielle se poursuit.

Le consulat est également amené à travailler sur les dossiers des « revenants de Syrie » qui sont emprisonnés ou placés en rétention administrative lors de leur passage en Turquie. L’excellente coopération avec les autorités turques nous permet de préparer les conditions de leur retour en France, afin qu’ils soient présentés à la justice dès leur arrivée sur notre territoire.

L’équipe consulaire est également en charge du traitement des demandes d’asile des réfugiés. Ainsi, la France a facilité l’accès à son territoire de 816 réfugiés syriens depuis mai 2016. Nous sommes le troisième pays d’accueil après l’Allemagne (4200), les Pays-Bas (1200) et devant la Finlande (400).

Politique

Rencontre avec trois parlementaires

A la faveur de mon premier déplacement dans la capitale turque, j’ai eu trois entretiens privilégiés avec des députés appartenant à l’AKP (parti du président Erdogan) et de l’opposition, en compagnie de Marc Ivarra, premier secrétaire à l’ambassade.

Le premier entretien avec Mme Gülsün Bilgehan, députée CHP (centre gauche) s’est tenu à l’ambassade de France.

Les suivants se sont déroulés à la Grande Assemblée nationale de Turquie avec Mme Serap Yasar, députée AKP d’Istanbul et présidente du groupe d’amitié France-Turquie, puis avec M. Mehmet Kasim Gülpinar, député AKP, président de la commission d’harmonisation UE-Turquie.

A l’heure où l’emprise du président Erdogan sur le pays se fait chaque jour un peu plus pesante, il était opportun d’échanger avec les parlementaires.

Aucun ne souhaite abandonner la perspective de faire adhérer son pays à l’UE.

Les partisans du président déclarent que l’UE ne voudrait pas recevoir la Turquie en son sein. Ils déplorent le comportement de certains pays européens suite au coup d’état et le fait que nous ne prenions pas suffisamment en compte la lutte contre le PKK.

Lorsque j’ai indiqué que l’évolution politique du pays proposée par M. Erdogan me paraissait en contradiction avec l’idéal démocratique européen, ses partisans m’ont rétorqué que c’était lié à des malentendus et des incompréhensions.

Pourtant, le 14 juin, Enis Berberoglu, député du CHP a été condamné à 25 ans de prison pour espionnage parce qu’il aurait été à la source d’un article divulguant une vidéo sensée prouver l’acheminement d’armes en Syrie par les services de renseignement turcs en janvier 2014.

Ce sont les choix de la Turquie qui déterminent si elle s’éloigne ou se rapproche de l’UE.

Ma démarche se voulait positive, car je crois que l’UE et la Turquie ont besoin réciproquement l’un de l’autre. Nous détourner de la Turquie renforcerait dans leurs convictions les personnalités turques qui prônent le repli du pays sur soi.

Il y a une grande part de la population qui est démocrate et progressiste. Les purges qui ont suivi le coup d’état créent un malaise palpable au sein de la population et nous ne pouvons ignorer ou minimiser cette situation. Mais nous devrions également être plus attentifs et mieux exprimer notre solidarité lorsque les Turcs sont victimes d’attentats.

Il nous faut reconnaître et saluer l’action positive de la Turquie à l’égard des réfugiés syriens. Une politique qui a permis de fixer sur son sol quelque trois millions d’entre-eux qui sont traités avec une grande humanité.

Nous devons aussi nous féliciter de l’excellente collaboration des autorités turques avec nos services de sécurité en matière de lutte contre le terrorisme.

Si notre enjeu est de vivre dans un monde en paix, nous ne retrouverons pas la paix au Moyen-Orient sans la participation active de la Turquie.

Ces entretiens m’ont convaincu que nos deux pays ont, plus que jamais, besoin de se parler et de cultiver un respect mutuel. C’était l’état d’esprit des députés que j’ai rencontrés. Je leur exprime toute ma gratitude.

Migrants

Le WGSS

Visite du centre communautaire WGSS « Women and Girls Safe Spaces », financé par le Fonds des Nations Unies pour la Population, ainsi que par l’Union Européenne.

Dédié à l’accueil des femmes réfugiées, principalement en provenance de Syrie ou d’Irak, le centre dépend du ministère turque de la Santé et accorde exactement les mêmes services que ceux qui sont offerts aux femmes turques. Les échanges se font en arabe pour dépasser la barrière de la langue.

Une assistance psychologique est prévue pour les femmes ayant souffert de violence physique, sexuelle, psychologique ou de privation arbitraire de liberté. Les prestations de santé concernent également la maternité, la sexualité ou l’accès gratuit à la contraception.

Il y existe trois centres équivalents situés à Ankara. La Turquie accueille trois millions de réfugiés syriens. Seuls 10% des réfugiés vivent dans des camps.

Un plan prévoit la mise en place de 700 centres médicaux dans tout le pays, afin d’éviter l’éloignement pour l’accès aux soins.

Une représentante du ministère de la Santé a répondu à mes interrogations, aux côtés du représentant des Nations Unies, en soulignant que tous les services étaient gratuits. Un point qui est partout rappelé pour inciter les femmes à venir librement et en toute confiance.

J’ai été impressionné par la qualité de l’offre proposée et la méthodologie employée pour que les réfugiés soient intégrés au système de santé local, sans faire de différence avec la population turque.

Enseignement

Lycée Charles de Gaulle

Le lycée français Charles de Gaulle, établissement en gestion directe de l’AEFE, fait le plein avec 900 élèves.

Doté d’infrastructures récentes, l’établissement travaille avec constance pour faire face aux problématiques de sécurité.

Les résultats au baccalauréat, oscillant entre 95 et 100%, reflètent l’excellence pédagogique recherchée par les parents.

Une fois n’est pas coutume, j’ai découvert dans la cour de récréation, un jeu d’échec géant financé par les parents d’élèves.

Je remercie le proviseur Joël Hardeman d’avoir organisé une réunion avec son équipe de direction, des représentants des parents d’élèves et des enseignants. Ils forment un groupe soudé prêt à relever tous les défis pour le plus grand bienfait des enfants.

Culture française

Institut français d’Ankara

L’Institut français d’Ankara a fait peau neuve et brille désormais dans son nouvel écrin de design et de lumière sur 1600 mètres carrés, au cœur du quartier de Yıldız. Nous devons cette métamorphose aux talents conjugués de Gül Güven, remarquable architecte turque qui a dessiné le bâtiment et de Constance Guisset, jeune designer française, déjà très reconnue, qui a conçu le mobilier de l’espace d’accueil, de la boutique et du restaurant.

J’ai visité l’espace en compagnie de François-Xavier Adam, directeur adjoint, et rencontré l’équipe de la médiathèque qui gère un fonds enrichi.

L’Institut organise en moyenne une quarantaine de manifestations par an dans le domaine du spectacle vivant et des arts visuels. Il travaille depuis de nombreuses années avec des partenaires incontournables de la vie culturelle, universitaire et associative ankariote.

À la programmation hors les murs viennent s’ajouter des rendez-vous culturels hebdomadaires in situ à Yıldız.

L’offre de cours, très variée et destinée à tous les publics, se décline dans six salles de classe, toutes spacieuses, équipées en outils multimédia et baptisées chacune du nom d’un écrivain français.

Les étudiants sont également accueillis dans l’antenne de Kızılay qui comprend 8 salles de classe.

En circonscription en Turquie (1) – Istanbul (12-13 juin 2017)


200ème déplacement depuis le début de mon mandat, j’ai été accueilli à Istanbul par Bertrand Buchwalter, consul général. 

Je le remercie vivement d’avoir organisé ou facilité mes rencontres auprès des acteurs de notre communauté qui représente 10.000 inscrits sur le Registre, dont 70% de binationaux.

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Communauté française

Réunion Elus consulaires

(g. à d.) Bernard Burgarella et Florence Ogutgen, conseillers consulaires pour la Turquie ; Bertrand Buchwalter, consul général ; Olivier Cadic

Réunion de travail au consulat avec nos deux élus, Florence et Bertrand, qui jugent que les deux sujets prioritaires concernent la scolarité en français et la sécurité.

Il faut relever le défi de l’amélioration des infrastructures du lycée français Pierre-Loti, établissement du réseau AEFE. Défi toujours exposé, puis reporté. Quant à la sécurité, tout se résume au seul mot de terrorisme, menace omniprésente frappant à l’aveugle.

Réunion Services consulaires

La seconde réunion de travail au consulat a réuni les chefs de services autour du consul général.

Le poste d’Istanbul est l’un des plus importants en termes d’attribution de visas. En 2016, le consulat en a délivré 105.000 (sur les 116.000 demandés) !

Les demandes d’acquisition de la nationalité française sont en forte hausse. Sur les 400 actes de mariage délivrés chaque année, un tiers font l’objet d’entretiens d’évaluation.

Migrants

On estime que 3 millions de réfugiés syriens sont présents en Turquie, dont 700.000 installés à Istanbul et ses environs.

Suite à la fermeture de notre ambassade en Syrie, en 2012, la France a détaché un agent à Istanbul chargé de suivre au plus près les évolutions politiques de ce pays. Dans cette perspective, les Britanniques, eux, ont déployé une équipe de 20 personnes.

Palais de France

Le palais de France, où réside le consul général à Istanbul, s’inscrit dans une longue tradition, puisqu’il est situé sur l’emplacement même de la première ambassade de France voulue par… François Ier.

Héraut de Renaissance, le souverain tenait absolument à disposer d’un ambassadeur permanent auprès de Soliman le Magnifique.

Dîner de gala

A l’occasion de la rupture du jeûne, le palais de France a accueilli, le 13 juin, près de 300 convives de tous milieux, de toutes religions et non croyants, hommes d’affaires, étudiants, artistes ou journalistes.

Dans son discours, le consul général Bertrand Buchwalter a souligné sa fierté d’ouvrir les portes du palais pour la quatrième fois consécutive pour un moment de fraternité dans le contexte du Ramadan : « La France est un pays laïque. Mais la laïcité est parfois mal comprise. La laïcité n’est pas hostile aux religions. Bien au contraire, la laïcité définit un cadre pour le respect et la coexistence des religions et croyances », a-t-il énoncé.

Associations françaises

(g. à d.) Evelyne Luneau, Bertrand Buchwalter, Julide Yagar, Virginie Liang, Stéphanie Maillet, Florence Ogütgen, Olivier Cadic, Valérie Caglar

Déjeuner avec les associations françaises établies à Istanbul, organisé au palais de France par notre consul général, en présence de Florence Ogütgen, conseillère consulaire et de Virginie Liang, consule adjointe.

Evelyne Luneau représente l’Union française, la plus ancienne association française établie à Istanbul depuis plus d’un siècle. http://unionfrancaise-istanbul.org
Valérie Caglar préside La Passerelle, une association créée en 1995 pour représenter les couples binationaux. http://www.passerellefrancoturque.com/
Julide Yagar préside Trait d’union, association qui vise à représenter, rassembler et défendre les citoyens double nationaux franco-turcs vivant en Turquie et ayant grandi en France. www.facebook.com/francoturcsistanbul/
Stéphanie Maillet préside Istanbul Accueil, association francophone d’entraide qui organise des rencontres culturelles et des actions caritatives. http://istanbulaccueil.org/

Commerce extérieur

Entrepreneurs français

Diner au palais de France organisé par Bertrand Buchwalter, consul général, réunissant les représentants de la communauté économique française en Turquie.

En janvier 2014, François Hollande avait fixé un objectif de 20 milliards d’euros d’échanges commerciaux. Nous en sommes à 14 milliards, répartis de manière équilibrée avec 7 milliards de chaque côté.

Depuis 18 mois, les investissements français ont considérablement chuté et les visites de prospections d’entreprises françaises se font rares, au grand regret de Raphaël Esposito, directeur de la CCI France-Turquie.

Le secteur du tourisme est en difficulté. Les professionnels placent tous leurs espoirs dans le retour des Russes. Les professions règlementées comme les assurances sont également sous pression avec une limitation des prix pour plaire à la clientèle.

Mais le marché turc révèle également de belles opportunités. L’exemple de Renault le démontre. L’usine de Bursa, située à deux heures d’Istanbul, fête ses 50 ans et produit 350.000 véhicules par an, dont 80 % sont exportés.

Avec une croissance de 5% sur le dernier trimestre, les chiffres de la croissance turque ont agréablement surpris au regard du contexte général.

Enseignement

Lycée Pierre Loti

Visite du lycée Pierre Loti à Tarrabya, situé dans un superbe parc sur les rives du Bosphore.

L’établissement du réseau AEFE dirigé par Mme Dominique Cornil accueille sur ce site les classes allant du CM1 à la terminale. Pour le cursus allant de la maternelle jusqu’au CE2, l’école se trouve à proximité du palais de France dans le centre d’Istanbul.

Les constructions temporaires de Tarabya accueillant les élèves nécessitent d’être transformées. C’est une priorité partagée par tous.

En croissance continue ces dernières années, les effectifs de l’école sont restés stables à 1359 élèves suite à la tentative de coup d’État.

J’ai eu une rencontre avec les représentants des enseignants et un échange avec les enfants qui ont expérimenté cette année l’enseignement sans note. Ils n’ont pas paru convaincu de l’intérêt de la méthode…

Lycée de Galatasaray

Visite du lycée de Galatasaray en compagnie de Bertrand Buchwalter, consul général et de Caroline Lux.

Invité en France en 1867 par Napoléon III, le sultan Abdelaziz fut impressionné par le système d’éducation en place dans les lycées français. Il fut alors décidé de créer à Istanbul un lycée sur un schéma similaire, où les matières scientifiques seraient enseignées par des professeurs français et les autres matières en langue turque.

En 1968, pour le centenaire du lycée, le général de Gaulle adressa un discours aux enseignants et aux anciens du lycée. Dans la même salle de conférence, les présidents François Mitterrand et Turgut Ozal ont ratifié un accord de coopération en 1992 qui a permis de créer l’université de Galatasaray.

J’ai eu le plaisir de visiter cet établissement emblématique de la coopération éducative franco-turque qui a vu passer en son sein une grande partie de l’élite turque. En effet, ce lycée public accueille chaque année 150 nouveaux élèves, sélectionnés parmi les 500 premiers du concours des lycées sélectifs passé par 1.300.000 candidats.

Je remercie vivement Mme Meral Mercan, première proviseur féminine dans l’histoire de cet établissement, pour le temps qu’elle m’a consacré. A noter que 29 professeurs français enseignent dans ce lycée.

Depuis deux ans, les échanges d’élèves avec la France ont été interrompus par notre pays pour des raisons de sécurité. Il est temps de recréer ce lien essentiel sans attendre.

Lycée français Saint-Benoit

Reçu par Pierre Gentric, directeur, j’ai découvert cet établissement ouvert il y a… 235 ans.

J’étais accompagné dans cette visite du lycée français Saint Benoit par Aurélien Maillet, consul général adjoint.

Ce lieu accueille actuellement 920 élèves pour leur délivrer un enseignement bilingue franco-turc. Saint-Benoit est l’un des 6 établissements de la fédération des écoles françaises bilingues de Turquie, baptisé « les saints », qui compte 3835 élèves.

Bénéficiant du label FrancEducation, il scolarise essentiellement des enfants turcs reçus sur concours. Etablissement privé, ce type d’école ne bénéficie d’aucune aide publique française ou turque.

Bon signe, de plus en plus d’élèves demandent à faire leurs études supérieures en France. L’an dernier, ils étaient 33 sur 180 à avoir fait le choix de rejoindre notre pays à la sortie du lycée.

Culture française

Institut français

Visite de l’Institut français d’Istanbul en compagnie de son directeur, Matthieu Bardiaux.

L’enseignement du français représente près de 80% des recettes de l’Institut.

Afin d’éviter de longs déplacements aux élèves et augmenter le potentiel de clients, un accord vient d’être passé avec l’école St-Joseph pour y donner des cours de français le weekend.

Situé dans l’environnement immédiat du consulat, des dispositions conséquentes ont été entreprises pour sécuriser l’accès à l’Institut. La qualité de la programmation culturelle offerte et le cadre branché du café permettent de surmonter l’obstacle d’une accessibilité très contrôlée.

En circonscription en Irlande – Dublin (25 au 26 mai 2017)

J’ai tenu à effectuer un quatrième déplacement en Irlande juste avant le départ de notre ambassadeur, Jean-Pierre Thebault, appelé à d’autres fonctions fin juin à Paris. Une manière de lui exprimer ma gratitude pour m’avoir permis de travailler dans les meilleures conditions à chacun de mes passages.

(à l’image) Je suis aussi reconnaissant envers Laurence Helaili, conseillère consulaire Irlande, pour m’avoir assisté lors de ce séjour et pour l’excellence des rendez-vous qu’elle m’a organisés sur place.

Communauté française

Ambassade

Avec l’ambassadeur, Jean-Pierre Thebault, nous avons repris quelques dossiers sur lesquels nous avions déjà réfléchi et travaillé ensemble, notamment l’évolution du contexte politique irlandais, le projet de plan Ecole pour l’Irlande ou bien l’information sur l’avortement qui est délivrée à nos compatriotes.

J’ai poursuivi par une réunion « LFI 2020 » avec Martial Fabre, président du comité de gestion du Lycée français d’Irlande (LFI). Il s’agissait de réaliser le suivi d’une précédente réunion, organisée par Jean-Pierre Thébault, le 17 octobre dernier, au sujet des perspectives de ce lycée (lire : Vers un plan Ecole Irlande).

Mes remerciements à Isabelle Cohen, conseillère politique et Lionel Paradisi-Coulouma, Premier conseiller, pour leur présence lors de mes divers entretiens et la rédaction de notes de synthèse.

Echanges bilatéraux

(à l’image) Entre Jean-Pierre Thébault, ambassadeur de France et Pierre Mongrué, chef du Service économique.

L’entretien que m’a accordé notre ambassadeur a été ensuite élargi à son responsable des affaires économiques, Pierre Mongrué, pour aborder le développement de nos échanges commerciaux avec l’Irlande.

De source irlandaise, nous serions excédentaires de 3,5 milliards d’euros. Selon les calculs français, notre pays serait déficitaire pour un montant équivalent… Il faut dire que nombre de nos exportations vers l’Irlande transitent par le RU. Nos douanes les intègrent dans l’excédent avec le RU, alors que l’Irlande référence l’origine des produits livrés sur son sol.

Enseignement

Centre VLC

Situé à Dun Laoghaire au sud de Dublin, j’ai visité le VLC « viensVoir Language Centre », un centre de langues / bibliothèque, fondé et animé par Selena Arteaga.

Selena organise des cours de français et d’espagnol pour les enfants de 5 à 12 ans des environs et des stages linguistiques pour les vacances.

Son dynamisme est communicatif et son engagement pour donner envie d’apprendre notre langue est particulièrement méritoire.

Politique

Parlement

J’ai retrouvé le sénateur Neale Richmond au Parlement à Leinster House (lire : rapport Dublin / 05 septembre 2016). Depuis notre rencontre en septembre dernier, le sénateur est devenu président de la commission du Sénat chargée du Brexit et président du groupe interparlementaire d’amitié Irlande-France.

Nous avons plus particulièrement évoqué les rapport de l’Irlande avec son voisin britannique dans la perspective du Brexit. Il n’y a aucune ambiguïté au pays du Trèfle : 88% des citoyens irlandais se déclarent attachés à l’Union européenne.

La Grande-Bretagne :

Neale Richmond m’a présenté une brochure réalisée par le gouvernement irlandais qui définit les priorités du pays vis-à-vis du Royaume-Uni. Leurs économies sont très imbriquées : 86% des camions arrivant en Irlande proviennent de Grande-Bretagne ; 80% de la consommation d’énergie irlandaise est aujourd’hui produite chez le voisin anglais.

Le sénateur s’est déclaré satisfait de la prise en compte par les 27 pays de l’UE des attentes de son pays lors du conseil européen extraordinaire du 29 avril, fixant le processus qui doit conduire à la sortie du Royaume-Uni de l’UE.

A l’avenir et le Brexit aidant, Neale prévoit un renforcement des liaisons maritimes entre la France et l’Irlande. Nous avons aussi évoqué un projet d’interconnexion électrique sous-marine entre la Bretagne et l’Irlande (« celtic interconnector ») !

L’Irlande de nord :

On relève 300 points de passage entre l’Eire et l’Irlande du nord, sans compter tous les points informels… Chaque mois, près de 2 millions de véhicules circulent entre le nord et le sud de l’ile.

L’ombre du Brexit plane et l’idée de rétablir une frontière fait désormais frémir, tant la coopération est solide et les échanges sont denses entre les deux parties du territoire.

Droit à l’avortement

Les Françaises qui s’installent en Irlande doivent être informées des divers dangers d’une grossesse sur place. L’avortement y est toujours interdit, sauf mise en danger de la vie de la mère (pas la santé).

Lors de notre précédente rencontre, le sénateur Neale Richmond m’avait confié que la majorité politique envisageait une évolution du droit, mais sans diviser la population.

Une « Assemblée citoyenne » vient de rendre son rapport, incarnant une démarche de démocratie participative aussi originale que prudente. Lire l’article dédié : Irlande : vers un référendum pour réformer le droit à l’avortement… en 2018 ?

J’ai revu Mme Maeve Taylor, directrice chargée de la promotion et de la communication à l’Irish Family Planning Association pour discuter des résultats de cette consultation. Je l’avais rencontrée à Dublin le 5 septembre dernier. Lire l’article

Relations commerciales

Entrepreneuriat

Le Dublin BIC (Business Innovation Centre), dirigé par Eamonn Sayers, propose une gamme de services pour les jeunes pousses, incluant l’incubateur GEC (Guiness Enterprise Centre).

Sur place, j’ai eu le plaisir de rencontrer cinq entrepreneurs français et de retrouver Mathieu Vincent, fondateur de Powertiz, et son équipe qui ont également fait le choix de s’y installer.

A noter que l’agence gouvernementale Entreprise Ireland propose deux programmes de soutien aux entrepreneurs. Dans les deux cas, il faut justifier de l’objectif de recruter 10 personnes à horizon de 3 ans et atteindre 1 million d’euros de chiffre d’affaires.
– Le CSF (Competitive Start Fund) consiste en un apport de 50 k€ contre 10% des actions de la société.
– Le HPS (High Potential Sector program) apporte 250 k€ contre 8-10% de la société, si les créateurs trouvent un investisseur prêt à investir aux mêmes conditions.

En 2016, l’Agence a délivré 130 CSF et 100 HPS pour un budget de 30 millions d’euros. Sur ces 230 projets, 33 ont été initiés par des entrepreneurs venus de l’étranger.

Irlande : vers un référendum pour réformer le droit à l’avortement… en 2018 ?

En Irlande un avortement s’appelle un infanticide, passible de 14 ans de prison. Les médecins peuvent déroger à la loi dans le seul cas où la vie de la femme (pas sa santé) est en danger. Cette pratique très restrictive de l’IVG fait parfois courir des risques à nos jeunes compatriotes. A chacun de mes déplacements, je soutiens les efforts des personnes engagées en faveur d’une amélioration de la législation pour mieux respecter les droits des femmes. Cela constitue mon action prioritaire en Irlande.

Comme il est illégal d’avorter en cas de malformation de l’enfant, les femmes ne sont même pas tenues informées du résultat des échographies, me racontait Laurence Hélaili, conseillère consulaire en Irlande.

Les Irlandaises peuvent disposer de leurs corps, mais à l’étranger seulement et… à condition d’avoir les moyens. On estime qu’elles sont plus de 4000 par an à quitter leur ile pour réaliser une IVG.

(g à d) Annick Billon, sénatrice de la Vendée, Olivier Cadic, Laurence Hélaili, Claire Nevin et Chantal Jouanno, sénatrice de Paris et présidente de délégation aux Droits des femmes du Sénat – 28 octobre 2015

Le 28 octobre 2015, j’avais présenté Claire Nevin auprès de la délégation aux Droits des femmes du Sénat, présidée par Chantal Jouanno. Militante de l’association ROSA, Claire plaçait ses espérances dans les législatives irlandaises de mars 2016 (lire l’article). Le nouveau gouvernement a répondu à l’attente en constituant six mois après sa prise de fonctions une « Assemblée citoyenne » pour plancher sur la délicate question de l’interruption volontaire de grossesse.

Et pour cause, une question si délicate qu’aucun parti politique n’ose l’endosser.

Les représentants du peuple irlandais ont donc préféré s’en remettre au peuple lui-même, en l’occurrence 99 citoyens tirés au sort sur listes électorales. Il serait pourtant abusif de dire que l’esprit de Ponce Pilate plane sur cette expérience de démocratie participative, puisque cette « Assemblée citoyenne » ne décide de rien. Elle n’est que le mécanisme déclencheur d’une longue et (très) précautionneuse procédure (voir encadré).

Suite à mes entretiens du 5 septembre 2016 avec l’Irish Family Planning Association, puis avec le sénateur Neale Richmond (à l’image), je suis revenu à Dublin le 26 mai dernier pour discuter avec ces interlocuteurs des résultats de la concertation. L' »Assemblée citoyenne » venait de se prononcer à 87 % en faveur d’une modification de la constitution irlandaise, préalable à toute réforme du législateur. Une écrasante majorité, donc.

Après cinq week-ends de travail consacrés à l’examen des systèmes de santé européens et l’audition de personnalités issues du monde médical ou académique, l’Assemblée a étonné l’opinion publique par ses prises de position très libérales.

Parmi les plus transgressives : l’ouverture du droit à l’avortement pour des « raisons socio-économiques » (72% des suffrages) ou l’accès à l’avortement « sans restrictions s’agissant des motifs » (64% des votes). Dans les situations de viol, d’anomalie fœtale ou encore de risques réels de suicide, on est proche de l’unanimité. Précisons enfin que, dans tous les cas de figure, les citoyens ont proposé des marqueurs en termes de nombre de semaines de grossesse.

La balle est revenue, pour un temps, dans le camp des élus (encadré ci-dessous). En dépit de ce signal fort et clair émanant de la société civile, l’ensemble de classe politique irlandaise souhaite que ce débat de société ne soit pas politisé.

Neale Richmond anticipe que, même en cas de référendum, les partis politiques s’abstiendront de donner la moindre consigne de vote…

Avortement en Irlande : étapes du processus de démocratie participative
1. Création d’une « Assemblée citoyenne » de 99 membres tirés au sort sur listes électorales (oct. 2016) >>>
2. L’Assemblée citoyenne remet son rapport au Parlement irlandais (juin 2017) >>>
3. Le Parlement réunit une commission spéciale de 20 députés >>>
4. La commission spéciale présente ses recommandations au gouvernement et au parlement (d’ici fin 2017) >>>
5. Le gouvernement irlandais organise, le cas échéant, un référendum (2018 ?) >>>
6. Les électeurs décident par référendum de modifier ou non la constitution >>>
7. Le cas échéant, le législateur a constitutionnellement la possibilité d’assouplir les conditions d’accès à l’IVG.

En circonscription en République tchèque – Prague (21 au 23 mai 2017)

(à l’image) Mes remerciements particuliers à Guillaume Eloy, conseiller consulaire pour la République tchèque et élu à l’AFE pour l’Europe de l’est.

Guillaume anime avec talent la communauté française et il m’a accompagné à Prague lors de tous mes rendez-vous. J’ai découvert une capitale où le chômage est inexistant. Les opportunités abondent pour les affaires et les carrières, dans un environnement où il fait bon vivre.

Ce premier déplacement en République tchèque constitue mon 194ème déplacement et le 57ème pays traversé.

Entrepreneuriat

Chambre de commerce franco-tchèque

(à l’image, g. à d.) Jaroslav Hubata-Vacek, directeur ; Olivier Cadic ; Guillaume Eloy

Visite de la CCFT, chambre de commerce franco-tchèque, dirigée depuis 17 ans par Jaroslav Hubata-Vacek. L’institution a fêté ses 20 ans l’an dernier et compte plus de 300 membres. Le directeur regrette que les entreprises françaises soient si frileuses à l’export alors que des marchés leur tendent les bras.

Jaroslav compare les initiatives réussies des Italiens pour promouvoir leur vin ou leur mécanique au salon de Brno avec ses difficultés pour mobiliser les Français sur ces mêmes sujets. La République Tchèque est un marché de proximité que nous aurions tort de négliger !

En 2016, l’incubateur PME de la CCFT a toutefois franchi les 100 entreprises clientes.

Entrepreneurs français

Guillaume Eloy, lui-même spécialiste de l’immobilier, m’a organisé un petit déjeuner avec quelques entrepreneurs français installés à Prague.

Si l’enthousiasme communicatif représentait un indéniable point commun, les profils étaient des plus variés : Nicolas Marty, dirigeant d’agence d’évènementiel qui organise plus de 300 manifestations par an, Christian Moreaux, distributeur de montres et de bijoux, Franck Le Bris, fournisseur de matériaux de construction écologiques … et Sylvain Bernolle, fondateur de la filiale tchèque de Devoteam, success story française dans le domaine du conseil technologique en informatique. Cette société prévoit un chiffre d’affaires de 1 milliard d’euros à l’horizon 2020 !

Parmi les participants, j’ai été ému par un étudiant Erasmus de 22 ans qui avait terminé ses études le jour même et qui souhaitait créer, sans attendre, son activité dans le vélo-cargo.

Ces entrepreneurs m’ont demandé de diffuser ce message altruiste et roboratif : à Prague, la qualité de la vie est remarquable et il y a du travail pour tous !

En effet, la capitale tchèque arbore un taux de chômage de 0,8% (3,8% dans le pays). A une heure d’avion de la France, les opportunités de carrières foisonnent et les salaires grimpent en flèche, puisque les augmentations sont parfois accordées deux fois par an.

Guillaume va proposer à l’UFE de mettre en avant la destination Prague pour sensibiliser les jeunes entrepreneurs et toute personne en recherche d’emploi.

Hôtellerie

Aux quatre coins du monde, le groupe Accor valorise l’image de la France.

Après avoir travaillé pour le groupe hôtelier au Royaume-Uni et en Indonésie, Cyril Vourc’h-Papon a posé ses valises à Prague, il y a juste un an, pour transformer un hôtel Mercure en hôtel MGallery, catégorie créée par Sofitel (Accor).

L’investissement s’est élevé à 4,4 millions d’euros. Dans une ville où le parc hôtelier fait partie des plus denses de la planète, Cyril dispose d’un atout maitre : l’art du « savoir recevoir à la française ».

De plus, l’hôtel MGallery est un lieu est chargé d’histoire, puisque l’immeuble abritait la compagnie d’assurance où Franz Kafka a travaillé durant 12 ans ! Une vitrine-musée est là pour honorer l’illustre écrivain et faire ressentir aux hôtes l’atmosphère de son l’époque.

Mobilité internationale

Heureux d’avoir retrouvé Bruno Allary à Prague en compagnie de Benoit Mayrand, candidat UDI en campagne pour les législatives.

L’été dernier, Bruno m’avait annoncé sa décision de quitter la Grande-Bretagne suite au Brexit. Son choix s’est porté sur Prague et il en est ravi.

Ce témoignage valorise la mobilité professionnelle au sein de l’UE et la liberté d’entreprendre.

Communauté française

Ambassadeur de France

Entretien privilégié avec Roland Galharague, ambassadeur de France en République tchèque.

Notre discussion a porté sur cette priorité partagée : mettre en valeur les opportunités d’emplois à Prague, notamment en faveur de nos jeunes compatriotes.

Notre pays devrait davantage souligner les bénéfices de la mobilité professionnelle, comme perspective d’embauche et comme expérience internationale qualifiante.

Nous avons par ailleurs évoqué les questions de scolarité et l’actualité politique tchèque plutôt mouvementée à l’approche des élections générales.

Réunion consulaire

(à l’image, g. à d.) Les conseillers consulaires : Hélène Briard, Vassili Le Moigne et Guillaume Eloy (aussi élu AFE pour l’Europe de l’est), Clarisse Levasseur, consule générale, Olivier Cadic.

Ma venue à Prague m’a permis de retrouver Clarisse Levasseur, consule générale, qui officiait pour le ministère à l’AFE lorsque que je représentais les Français du Royaume-Uni en 2006. Celle-ci a réuni nos trois conseillers consulaires représentant 4553 inscrits, dont le nombre a progressé de 50% ces 3 dernières années !

Au trois-quarts, nos compatriotes vivent dans la capitale. Si la moyenne d’âge se situe entre 35-40 ans, on observe de plus en plus de seniors qui font le choix de la République tchèque pour prendre leur retraite.

Enseignement français

Lycée français

(à l’image, g. à d.) avec Gilles Martinez, proviseur, dans un échange avec les représentantes de parents d’élèves.

Le 3 avril 1997, le président Chirac avait posé la première pierre du Lycée français de Prague, établissement en gestion directe de l’AEFE qui scolarise environ 860 élèves, dont 40% de Français, 40% de Tchèques et 20% de tierce nationalité. L’excellence est de mise avec 94% de réussite au bac et 84% de diplômes avec mention.

Le lycée a engagé un programme immobilier de 3 millions d’euros pour agrandir et améliorer les bâtiments scolaires et administratifs.

Les parents d’élèves sont préoccupés par les couts de scolarité (8000€ environ) par rapport aux revenus locaux. Si les frais sont 50% plus élevés que ceux l’école allemande à Prague, on constate, en revanche, qu’ils sont 2 à 3 fois inférieurs à ceux des établissements équivalents en langue anglaise.

Ici comme ailleurs, il me semble nécessaire que le lycée évolue vers une gestion parentale.

Culture française

Institut français

L’institut français de Prague (IFP) est un pôle culturel multidisciplinaire, valorisé par une application internet très réussie. J’ai tenu à en féliciter Antoine Derr, secrétaire général et Clara Woelfinger, chef du pôle markéting et communication.

Seule grande école de langue à Prague spécialisée dans l’enseignement du français, son offre de cours est adaptée à tous les publics, dès l’âge de 4 ans.

30 enseignants se relaient dans le bâtiment équipé de 13 salles de cours et fréquenté annuellement par 2800 élèves. Le français est la 4eme langue étrangère apprise en République tchèque après l’anglais, l’allemand et le russe.

Le Kino 35, situé dans l’IFP, est une véritable salle de cinéma commerciale de 203 places qui accueille plus de 18.000 spectateurs par an. Une fréquentation proche de la médiathèque avec 15.000 visiteurs/an ce qui représente un flux de 57.000 emprunts. Le café et la librairie françaises viennent compléter la gamme de services de l’Institut.

En circonscription au Maroc – Tanger (19 au 21 mai 2017)

Je suis retourné à Tanger trois mois après mon dernier passage à la faveur de la célébration du centenaire de l’école Adrien Berchet.

En mars dernier, après avoir visité la zone franche où sont installées des entreprises de taille internationale, j’ai eu la conviction que Tanger serait bientôt à l’Afrique ce que Rotterdam ou Hambourg sont à l’Europe (rapport).

Cette fois, j’ai saisi l’occasion de visiter l’exceptionnelle usine Renault, en retrouvant sur place Pascal Capdevielle, conseiller consulaire UDI de Fès et Olivier Gattel, délégué régional de la CFCIM et délégué UDI Tanger.

Evénement

Gala du centenaire de l’Ecole Berchet

La fête a été exceptionnelle, ce 20 mai au soir. Et pour cause, on n’a pas tous les jours 100 ans !

Pour la circonstance, Rémy Cruz, directeur de l’école, arborait ses plus belles chaussures rouges. Son discours a célébré 100 ans de rayonnement français à travers cette école primaire qui donne aussi toute sa place à la culture marocaine. Adrien Berchet était le nom de l’un de ses instituteurs, aviateur héroïque, mort au combat pendant la Première guerre.

Cette joyeuses soirée m’a permis d’échanger avec des anciens élèves venus en nombre, comme les personnels et professionnels de cet établissement du réseau AEFE.

Entrepreneuriat

Usine Renault Tanger

L’usine Renault est implantée dans une zone franche de 300 hectares que l’on peut admirer en arrivant en avion. Il ne manque qu’un losange sur le toit…

(à l’image) Jean-François Gal, directeur de l’usine, m’a permis de visiter, en compagnie de Pascal Capdevielle, ce superbe outil industriel adapté à la gamme Dacia et prêt à répondre au décollage de l’Afrique.

Depuis la signature du protocole avec le Maroc, il aura tout juste fallu 10 ans à Renault pour atteindre le million de véhicules produits. Les 8000 employés (moyenne d’âge : 29 ans) fabriquent un véhicule chaque minute ! 95% des véhicules sont destinés à l’exportation dont 10-15% vers la France.

L’usine est « verte » affichant zéro émission carbone, puisqu’elle fonctionne avec 100% d’énergie éolienne et dispose d’une impressionnante chaudière biomasse.

La responsabilité sociale de l’entreprise se caractérise par deux objectifs : la lutte contre l’abandon scolaire des enfants vivant éloignés d’une école et la sécurité routière avec des outils pédagogiques adaptés aux enfants de 9-13 ans

Notons enfin que Renault a lancé à Tanger le premier institut de formation du Maroc aux métiers de l’automobile. 11.000 étudiants y ont déjà été formés. Un bac professionnel filière « Maintenance industrielle » a été créé.

Entrepreneurs français

Philippe Azoulay est le chef du restaurant ‘Le parcours des sens’, une maison renommée située au Kenzi Solazur Hotel. Son itinéraire international lui a permis d’élaborer une carte où la variété des mets est une invitation au voyage.

Nawal Sarehane est une architecte diplômée de l’Ecole d’architecture de Paris La Villette. Avec Olivier Richard, son mari également du métier, ils ont créé un atelier d’architecture et d’urbanisme. Après 10 ans de présence à Tanger, ils justifient d’une longue liste de clients et de 60 000 mètres carrés de bâtiments construits.

Enseignement

Ecole Adrien Berchet

Avant la soirée de gala qui a célébré le centenaire de l’école, j’ai eu le loisir de découvrir cette véritable institution à Tanger.

482 élèves fréquentent l’école Berchet, dont 110 inscrits à la maternelle.

L’enseignement bilingue est prodigué en français et en arabe.

Fait éloquent : l’école reçoit 5 fois plus de demandes que ce qu’elle peut offrir de places.

Lycée Regnault

Le lycée Regnault est lui aussi centenaire, puisqu’il a été fondé en 1913.

Les élèves viennent essentiellement et naturellement de l’école Berchet.

Ce superbe bâtiment du réseau Aefe scolarise 530 élèves, de la 6eme à la terminale, et affiche un taux de réussite au bac de 95%. Du reste, lors de mon passage, les élèves étaient en période d’examens pour décrocher leur sésame vers les études supérieures.

Statistiquement, deux tiers des élèves poursuivent leurs études en France.

Culture française

Institut français

La directrice des cours de l’Institut français de Tanger, Pascale Martin, m’a guidé à travers ses installations. 8000 élèves viennent y suivre des cours de français. Cette activité permet d’autofinancer l’Institut à hauteur de 80%. En termes de certification, on devait atteindre 600 DELF et 450 TCF en 2017.

Si la médiathèque a récemment été rafraichie avec habilité, le bâtiment vieillissant qui abrite les cours invite à quelques investissements pour retrouver son lustre d’antan.

Par ailleurs, Pascale compte 500 élèves en ateliers d’art plastique et, toujours pleine d’initiatives et de dynamisme, elle adapte actuellement des cours « Entreprises » pour les sociétés implantées en zone franche.

Je me suis également rendu sur l’autre site de l’IF en centre-ville, où se tenait une exposition photos dans la galerie Delacroix.

Communauté française

Diner-débat

J’ai assisté à un diner-débat centré sur la politique française, organisé par Pascal Capdevielle, conseiller consulaire UDI de Fès et Olivier Gattel, délégué UDI Tanger.

Pascal a répondu positivement à la main tendue par Emmanuel Macron auprès des élus du centre-droit pour faire réussir une majorité présidentielle et plurielle. Cette décision a été perçue positivement par nos compatriotes tangérois.

Médias

Le Journal de Tanger

Entretien privilégié avec Abdelhak Bakhat, directeur général du Journal de Tanger.

M. Bakhat fut maire de Tanger pendant 35 ans, à savoir 5 mandats consécutifs !

Une longévité au pouvoir qui lui a valu le surnom de « 20th Century Fox » pour son sens tactique et une habilité dignes d’un renard…

Abdelhak Bakhat est évidemment un observateur assidu et un fin connaisseur de la politique française.

En circonscription en Grèce – Athènes (30 avril au 04 mai 2017)

Ce premier passage à Athènes constituait mon 190ème déplacement et le 56ème pays traversé depuis le début de mon mandat.

Crises de l’Euro ou des migrants, GPA… sur tous ces dossiers, la Grèce impose à l’Europe une réflexion sur son fonctionnement.  A l’issue de ce périple de 4 jours, je suis reparti avec le sentiment que la Grèce est le laboratoire de la construction européenne.

(A l’image) Christophe Chantepy, ambassadeur de France en Grèce, m’a organisé plusieurs réunions auprès de ses conseillers pour me fournir une vision complète et précise de la situation de notre communauté en Grèce.

Politique

Relations parlementaires

Au sein de l’ambassade de France, j’ai eu un entretien privilégié avec Niki K. Kerameus, députée du parti Nouvelle Démocratie, en présence de Pinelopi Nikole, directrice des affaires bilatérales européennes et des groupes d’amitié du parlement.

Diplômée de Harvard Law School et de Paris II Panthéon-Assas, Niki Kerameus est avocate et membre du Barreau d’Athènes et de New-York. Elue depuis janvier 2015 à l’âge de 34 ans, elle est dans l’opposition au gouvernement d’extrême gauche d’Alexis Tsipras.

Dans un portrait sans concession de l’action du gouvernement depuis l’arrivée aux affaires de Syriza en janvier 2015, elle m’a décrit le quotidien très pénible de ses concitoyens. 94Mds d’euros sont dus à l’Etat par les contribuables grecs… dans l’impossibilité de payer.

500.000 jeunes grecs ont quitté le pays depuis le début de la crise. Les professions libérales ont écopé d’une augmentation de 80% de leurs impôts et cotisations sociales ! Dès lors, beaucoup se sont évaporés à l’étranger ou ont arrêté de faire des déclarations. Par ailleurs, rien qu’en 2016, des milliers d’entreprises grecques se seraient relocalisées en Bulgarie.

La Grèce a cependant connu un regain du nombre de touristes l’an dernier. Dans le même temps, les revenus du tourisme ont chuté de 6% en 2016. Cherchez l’erreur !

Que faire pour redresser la situation ? Niki Kerameus est convaincue qu’il faut baisser les impôts et, en parallèle, diminuer les dépenses publiques de 2Mds€. Elle assure de la nécessité de faire des réformes structurelles pour améliorer la performance de l’Etat, ce qui passerait aussi par une évaluation des fonctionnaires.

Un échange passionnant qui m’a éclairé sur les options économiques de la Grèce et ses perspectives politiques : de l’avis général, le gouvernement Tsipras n’ira pas au bout de son mandat en 2019. Des législatives anticipées sont prévues à l’automne 2018, avant que de nouvelles mesures d’austérité ne soient décidées.

Europe

Laboratoire de la construction européenne

La veille de mon entretien avec Jean-Pierre Philippe, chef du service économique, la Grèce signait un accord préliminaire avec ses créanciers afin d’éviter une nouvelle crise de l’euro… en échange de mesures d’austérité complémentaires (nouvelle baisse des pensions ou du seuil d’imposition à horizon 2019).

La Grèce est championne d’Europe du chômage avec un taux de 23,4%.

Même si l’on observe quelques signaux économiques encourageants, on peine à imaginer que ce pays puisse rembourser une dette gigantesque, soit 180% du PIB pour l’instant. Même le FMI tique et invite les créanciers à transiger. Mais l’Allemagne en campagne électorale fait la sourde oreille.

Entrepreneuriat

Chambre de commerce (CCIFH)

Rendez-vous à la Chambre de commerce et d’industrie franco-hellénique (g. à d.) : Catherine Manali, directrice ; Nelly Muller, conseillère consulaire ; Olivier Cadic ; Christophe Hadzopoulos, vice-président ; Didier Cochet (Sanofi) et Gisèle Urquia (ALD Automotive), conseillers du commerce extérieur.

La CCIFH compte 450 membres et existe depuis 130 ans.

Les entrepreneurs attendent stoïquement la fin de la crise, en restant dubitatifs face aux vagues d’augmentations d’impôts du gouvernement Tsipras. A revenu égal, les salariés grecs paient trois fois plus d’impôt que les Français. Comme le crédit à la consommation s’est effondré, il est impossible d’emprunter pour acheter une voiture neuve. En conséquence, la Grèce dispose du plus vieux parc automobile d’Europe…

Pour les entreprises, il s’ajoute une instabilité réglementaire permanente. Elles subissent parfois des mesures rétroactives sur des exercices déjà clos ! Et ne parlons pas de la lenteur de la justice.

Quelques points positifs tout de même. Il existe toujours un fort potentiel économique pour certaines activités, le niveau de formation de la population est élevé avec une bonne connaissance de l’anglais et puis les solidarités s’organisent : les chambres de commerce bilatérales européennes ont créé une association afin de faire passer des messages aux autorités européennes et mettre l’accent sur les exportations dans le but de soutenir les entreprises grecques.

Teleperformance

Visite de la société Teleperformance, entreprise française, numéro 1 mondiale des centres d’appels, dont mon collègue Philippe Dominati est un des administrateurs.

Accueilli par Costas Tzekakis, directeur, et Triantafillos Alexopoulos, DRH, j’ai découvert cette remarquable société qui emploie 5000 personnes en Grèce et en Albanie.

91 nationalités, 35 langues et dialectes parlés, 137 marchés servis ! La société se développe continuellement malgré la crise. Pourquoi ? Simplement parce que 83% de son volume d’affaires provient de l’étranger.

On dénombre 189 Français chez Teleperformance, où 250 postes sont offerts à des francophones chaque année.

Thalès / à Koropi

Visite d’entreprise avec Cyrille Dupont, président de Thales Grèce, avec son équipe de direction dans la banlieue d’Athènes.

Cyrille est arrivé en Grèce en 2008, suite à la signature d’une lettre d’intention du gouvernement grec pour l’achat d’avions Rafale. La crise est passée par là et, depuis 2010, le marché militaire grec a disparu.

Thalès a décidé se réorienter vers des équipements civils, ouverts au financement public. C’est ainsi qu’ils ont décroché divers contrats, comme la signalisation d’une ligne de chemin de fer ou bien la modernisation du centre de contrôle de l’espace aérien grec.

Communauté française

Conseil consulaire

Rencontre avec les quatre conseillers consulaires pour Athènes (g. à d.) : Nelly Muller, Chantal Picharles, Basile Delivorias et Hervé Leboucher.

Les conseillers m’ont fait partager leur regard sur la situation de nos compatriotes dans le pays. Après avoir connu une forte baisse démographique depuis 2010 (-10%), la communauté française s’est stabilisée en 2016 à hauteur 10105 ressortissants. Précisons que 80% d’entre eux sont installés en Grèce depuis plus de 5 ans.

La crise qui affecte la Grèce rejaillit évidemment sur nos compatriotes. Nos élus consulaires jouent un rôle essentiel par leur action de soutien aux plus fragiles et de cohésion au sein de notre communauté, notamment en appuyant les initiatives des associations françaises locales.

Services consulaires

L’action de Céline Pendariés, consule, est relayée par un réseau de 17 consuls honoraires (deux fois plus que nos partenaires allemands) qui jouent un rôle irremplaçable d’assistance, tant pour les Français de passage que pour nos compatriotes résidents.

La consule m’a confié que sa section consulaire ouvrait 2000 dossiers d’assistance par an pour des Français en difficulté, essentiellement des compatriotes de passage.

GPA

Parmi les dossiers délicats, figure celui de la GPA (Gestation pour Autrui). La Grèce autorise la GPA pour raisons médicales graves. Des cliniques spécialisées ont fleuri dans le pays avec des antennes de commercialisation… en France.

La France a été condamnée en Grèce après un refus de délivrance de passeport biométrique à un enfant né d’une GPA. Contrainte de se plier à l’injonction du tribunal, ce précédent ouvre une brèche à de nouvelles requêtes.

Migrations

La réunion avec Valérie Brisset-Hautchamp, Première conseillère à l’ambassade, en présence de l’attaché de sécurité de l’ambassade, m’a permis de faire le point sur la situation des migrants.

La lutte contre les organisations criminelles faisant passer clandestinement les réfugiés bat son plein. L’Europe finance la protection de ses frontières en territoire grec, par l’intermédiaire de Frontex, le surnom de l’agence européenne, lancée en octobre 2016, pour aider les États membres à gérer leurs frontières extérieures.

Association française d’Entraide

J’ai tenu à rencontrer Lena Spengos-Fotis pour saluer son dévouement exemplaire au service de nos compatriotes les plus défavorisés.

Lena préside l’Association française d’Entraide, créée en 1922 suite à la catastrophe d’Asie mineure. Son action se traduit par des aides financières en situation d’urgence : épicerie sociale, frais médicaux, logement ; ou par un accompagnement personnalisé : formalités administratives, aide à la réinsertion professionnelle, aide au retour…

Afin de se financer, l’association mise sur deux évènements annuels qu’elle organise : le gala annuel de juin et la fête du Beaujolais. Par ailleurs, la « galette des associations françaises d’Athènes » est organisée à leur profit, dans les locaux de l’ambassade de France.

Enseignement

Lycée franco-hellénique Eugène Delacroix

Brigitte Renn, proviseure, m’a fait visiter le lycée en compagnie de Nelly Muller, conseillère consulaire pour la Grèce.

Cet établissement conventionné de l’AEFE compte 1672 élèves, dont le quart est scolarisé dans la « section grecque ».

Une rencontre avec quelques enseignants, parents d’élèves et membres du conseil d’établissement a révélé les défis typiques auxquels l’enseignement français à l’étranger est confronté.

Certains professeurs détachés par l’AEFE se voient refuser le renouvellement de leur détachement par l’Éducation nationale. Un cas de figure fréquent dans le réseau. Cette année, les élections aidant, le ministère est revenu en arrière. Est-ce un simple sursis pour ces enseignants?

Je partage les conclusions de la Cour des Comptes qui rappelle que notre système est à la croisée des chemins (rapport). Le contribuable français peine à financer l’extension internationale de notre réseau. En comparaison, le système anglo-saxon se développe à grande vitesse à l’étranger sans que les contribuables américains ou britanniques ne soient sollicités.

Culture française

Institut français d’Athènes

Visite de l’Institut français de Grèce en compagnie de Yahia Tnina, son secrétaire général.

Autofinancé à 80%, l’IFG a la particularité de tirer l’essentiel de ses revenus des examens. En effet, 25000 personnes passent chaque année le DELF-DALF. J’ai vu un lot impressionnant de valises prêtes à partir vers les 50 centres d’examen disséminés dans le pays ! Sur ce créneau, seule l’Allemagne fait mieux que la Grèce au sein du réseau mondial des Instituts français !

La vue sur l’Acropole depuis la médiathèque est superbe. Un bien bel institut.

En circonscription en Italie – Rome (27 avril au 30 avril 2017)

ROME – (à l’image) Merci à Elisabeth Tesson, chef de la section consulaire à l’ambassade de France à Rome, pour avoir organisé mon déplacement et facilité mes rencontres dans le domaine éducatif et économique.

A fortiori à Rome, la beauté des lieux et la résurgence de l’Histoire nous feraient oublier que l’Italie est un partenaire commercial stratégique pour notre économie : nous sommes le deuxième client et le deuxième fournisseur de la péninsule. Un rang qui n’a rien d’anecdotique et qui prouve que nos liens d’affaires sont d’une force généralement insoupçonnée des deux côtés des Alpes.

Économie – Rome

Mobilité professionnelle

Rencontre avec les représentants de l’association PonteVia, accompagné par Jean-Claude Calisesi, conseiller consulaire à Rome.

Cristel Thiriat, VP de l’association, Sophie Conrad et Catherine Turcaud m’ont décrit la variété des actions de l’association qui compte 120 membres et se définit comme un regroupement de talents : bilan de compétences, coaching, CV, ateliers de motivation, incubation de nouvelles entreprises, opération networking, conférences…

Leur formidable engagement aide de nombreuses personnes à trouver un emploi ou bien à lancer leur propre activité.

Commerce extérieur

(à l’image) Les Affaires économiques de l’ambassade ont vue sur le palais Farnese qui abrite l’ambassade de France.

Après avoir rencontré Nicolas Dhiers, CCEF à Milan, j’ai poursuivi mes échanges à Rome auprès de Françoise-Marie Plantade, présidente des CCEF Italie (conseillers du commerce extérieur de la France), puis Paul Hunsinger, ministre conseiller pour les affaires économiques.

Au fait, pourquoi les exportations transalpines sont-elles au beau fixe (excédent commercial de 51,5Mds€ en 2016) ? Parce que les Italiens n’attendent rien de l’État !

C’est l’équivalent du Medef qui, en Italie, s’occupe d’aider ses PME adhérentes. Cette organisation patronale est parfaitement structurée par secteur et par territoire.

1.600 filiales d’entreprises françaises sont présentes en Italie employant plus de 230.000 salariés, ce qui fait de la France le premier investisseur en Italie. Aux côtés de nos plus grandes entreprises, on rencontre une myriade de petits entrepreneurs qui tentent de percer dans la péninsule, comme Catherine Turcaud (voir ci-dessous).

Entrepreneuriat

J’ai rencontré Catherine Turcaud, entrepreneur et fondatrice de « Dire et d’Aujourd’hui », une start-up qui crée du lien entre les seniors.

Son rôle est de faciliter et animer des conférences téléphoniques hebdomadaires entre des groupes de 6 seniors (www.direetdaujourdhui.fr)

Transport

Je me suis rendu de Milan à Rome par le train à grande vitesse, inaugurée en 2009, qui relie la capitale économique à la capitale politique en moins de 3 heures et dans un grand confort.

On observe que les autorités italiennes ont mis en place un contrôle d’accès dans les gares et filtrent l’entrée sur les quais aux seuls titulaires d’un titre de transport.

Communauté française – Rome

Section consulaire

Après un entretien privilégié avec Jean-Claude Calisesi,  conseiller consulaire (à l’image), Élisabeth Tesson, chef de la section consulaire, m’a permis d’appréhender l’intense activité de ses services.

Puisqu’il n’y a pas de consulat général à Rome, la section consulaire à l’ambassade de France est en charge de l’état civil pour toute l’Italie ! Cela représente par exemple 600 certificats de capacité à mariage chaque année (et tout autant de mariages à transcrire), 1600 actes d’état civil, 150 bourses scolaires, sans compter le volume des passeports d’urgence et de laissez-passer pour nos compatriotes dont les papiers ont été volés ou perdus…

Par ailleurs, Mme Tesson s’est félicitée du travail collaboratif entrepris avec les élus consulaires de Rome et du développement de certaines initiatives, comme le Forum des associations françaises qui s’est tenu pour la première fois à Rome, en octobre dernier.

Enseignement – Rome

Lycée français Chateaubriand

Visite du site de Strohl Fern, l’un des 3 établissements du lycée Chateaubriand à Rome, établissement à gestion directe (EGD) de l’AEFE.

Implanté dans le parc extraordinaire de la Villa Borghèse d’une superficie de 7 hectares, le site accueille 1140 élèves de la maternelle à la quatrième.

Un projet de réhabilitation du site de 10 millions d’euros a été voté par le CA de l’AEFE en 2012 : 5M€ pour le projet Casone, le plus grand bâtiment du site (1500 m²) ; 3M€ pour les autres pavillons et 2M€ pour le parc.

Avec 100% de réussite au bac depuis deux ans, dont 82,8% de mentions, Chateaubriand justifie sa réputation d’excellence dans le réseau d’enseignement français.

Je remercie Isabelle Lebret Di Fiore, directrice de l’école primaire, de m’avoir permis de découvrir cet établissement hors du commun, pendant la période de congés.

Institut Saint Dominique

Visite de l’Institut Saint Dominique, établissement homologué AEFE, qui accueille 350 élèves de la maternelle au baccalauréat.

Bertrand Villette, proviseur, Silvana Abenavoli, directrice du primaire et Sœur Marie-Théo Manaud m’ont présenté leurs installations, en présence d’Élisabeth Tesson, chef de la section consulaire à Rome.

L’inscription des familles implique évidemment l’adhésion aux caractéristiques de l’enseignement catholique, pédagogie dispensée par les sœurs de la Congrégation romaine de Saint-Dominique depuis la création de l’école en 1959. In corpore sano : l’école bénéficie de remarquables infrastructures sportives qui expliquent certainement ses résultats élogieux dans les joutes inter-écoles.

Située à une petite demi-heure du centre de Rome, j’ai tenu à me rendre dans cette école pour témoigner de l’importance de la diversité pour notre offre d’enseignement français.

Culture française – Rome

Institut français

Averti du soutien qu’il porte à l’association Ponte Via (mobilité professionnelle), j’ai tenu à rencontrer Olivier Jacquot, conseiller culturel de l’ambassade de France auprès du Saint-Siège et directeur de l’Institut Français / Centre Saint-Louis.

J’ai ainsi découvert à Rome, l’un de nos cinq instituts français installés en Italie.

Les élèves qui veuillent étudier le français ne manquent pas. Il s’agit d’une clientèle plutôt professionnelle que de nombreux chemins ont conduit à Rome. Ils apprécient en outre la richesse de la médiathèque, la qualité de la programmation des spectacles, ainsi que de nombreuses initiatives culturelles qui s’incarnent dans un bâtiment ancestral offert à la France par Catherine de Médicis !

En circonscription en Italie – Milan (26 avril au 27 avril 2017)

MILAN – Retour à Milan où je m’étais rendu en juin 2015 en compagnie de Jean-Christophe Lagarde, président de l’UDI, et Meyer Habib, député de la circonscription, pour y rencontrer nos compatriotes.

(à l’image) Je remercie Inès Cavayé-Ninu et Alexandre Bezardin, conseillers consulaires de Milan, pour leur éclairage et leur présence lors de mes visites.

Je salue Olivier Brochet, notre consul général, pour l’organisation remarquable de mon déplacement à Milan, en dépit de son absence sur place.

Communauté française – Milan

Réunion consulaire

Comme lors de chacun de mes déplacements, je propose une rencontre avec les conseillers consulaires pour évoquer les attentes de nos compatriotes. A Milan, nous avons plus particulièrement abordé ces thèmes : scolarité, services consulaires, accompagnement de nos entreprises, mobilité professionnelle et soutien aux structures locales de bienfaisance pour l’assistance aux plus démunis.

Consulat

Le consulat de France a accueilli 8822 visiteurs en 2016.

Les agents du consulat m’ont réservé le meilleur accueil. Dans les services, j’ai pu constater que la liaison informatique avec Paris présentait des dysfonctionnements réguliers. Un cas que j’ai malheureusement rencontré bien des fois, lors de mes divers déplacements en circonscription.

Perte de temps, frustration des agents et exaspération de nos compatriotes qui ne comprennent pas que le système fonctionne de manière aléatoire lors de la prise des empreintes biométriques. Il devient plus que nécessaire de constituer une cellule interministérielle (Intérieur / MAEDI) pour offrir un outil fiable et fonctionnel.

Entrepreneuriat – Milan

Chambre de commerce France-Italie

A la faveur de ce second déplacement à Milan, j’ai eu le plaisir de retourner à la Chambre de commerce France-Italie pour évoquer l’essor de la capitale économique de l’Italie.

Reçu par Annie Rea, membre du comité exécutif de la Chambre et par Nicolas Diers, vice-président, en compagnie de Inès Cavayé-Ninu et Alexandre Bezardin, conseillers consulaires pour Milan, j’ai pu apprécier l’éventail des services offerts aux entreprises françaises qui veulent prendre pied sur le marché italien, notamment en trouvant des partenaires.

Du reste, le service de domiciliation et l’accueil des entreprises nécessiterait de devoir pousser les murs de la Chambre… C’est donc avec un sentiment d’urgence qui l’on projette de bâtir un véritable business center propre à héberger un nombre croissant d’entreprises.

Pour animer les relations d’affaires franco-italiennes, la CCI France-Italie a institué des clubs thématiques : start-ups ; femmes entrepreneurs ; top managers…

Notons que l’Italie a toujours été résolument tournée vers l’export. Le pays affiche un excédent commercial de 65 milliards d’euros, de quoi nous laisser rêveurs…

Enseignement – Milan

Lycée Stendhal

Xavier Bocquel, proviseur du lycée Stendhal de Milan, doit faire face à une montée mécanique des cohortes d’élèves qui lui impose de trouver des solutions immédiates, s’il ne veut pas se retrouver dans une impasse à la rentrée 2018.

L’école passera le cap des 1200 élèves à la rentrée prochaine, ce qui signifie la saturation pour cet établissement en gestion directe de l’AEFE.

Empêché de recruter tout personnel local, même si ceux-ci ne coûtent rien à l’Etat français, le proviseur se trouve dans une situation contradictoire : répondre à une demande de scolarisation croissante tout en gelant sa structure.

A contrario, le lycée de Turin situé à 1h30 de celui de Milan ne fait pas le plein.

J’ai suggéré de bâtir un plan Ecole pour la région, afin que les parents d’élèves associés aux représentants des entreprises soient inclus dans une réflexion sur le long terme, en même temps que les élus consulaires et l’administration.

Milan est une métropole à une vocation internationale. La nature ayant horreur du vide, si notre offre ne sait pas grandir de manière dynamique et équilibrée, les familles se tourneront vers des enseignements alternatifs.

Culture française – Milan

Institut français

Visite de l’Institut français de Milan en compagnie de Thierry Viallet, secrétaire général.

Ce qui surprend en arrivant, c’est de pénétrer dans un endroit spacieux… mais assez impersonnel, puisque le bâtiment est partagé par différents organismes, dont Business France.

Avouons-le, difficile d’identifier cet endroit avec un centre culturel… Cela étant, les animateurs de l’IF Milan font avec les moyens du bord et incarnent le sérieux budgétaire, puisque leur institut vit de ses propres ressources (cours de français), sans rien coûter au contribuable !

La galerie d’exposition abrite actuellement une exposition « No Taste for Bad taste » mettant en valeur le « French design », prévue pour faire le tour du monde. Plus d’un millier de visiteurs ont pu admirer l’art de vivre à la française dans une scénographie poétique de Jean-Charles Castelbajac.

SECOND TOUR – Appel de 125 élus des Français de l’étranger à voter contre Marine Le Pen

Appel publié par LePetitJournal.com, le 4 mai 2017

Chers Collègues,

Dans quelques jours nous aurons à voter pour le second tour de l’élection présidentielle.

Le choix qui s’offre à nous est peut être différent de celui que vous auriez souhaité. Cependant les 6 et 7 mai, selon que nous soyons sur le continent américain ou partout ailleurs dans le monde, nous devrons choisir entre deux candidats qui portent deux visions totalement opposées de la France.

C’est la défense de nos valeurs républicaines de liberté, d’égalité et de fraternité qui est en jeu.

Dans ces circonstances nous ne pouvons nous satisfaire ni de l’abstention ni du vote blanc.

Français de l’étranger nous ne pouvons partager le programme de Marine Le Pen, projet xénophobe, anti-européen qui va à l’encontre de l’esprit d’ouverture vers le monde qui est le nôtre.

C’est pourquoi, au delà de nos différentes sensibilités nous, Conseillers et Délégués Consulaires, devons voter et appeler à voter Emmanuel Macron, et le faire savoir largement autour de nous.

Les législatives, ‘’troisième et quatrième tours’’ de l’élection présidentielle seront alors l’occasion pour chacun d’entre nous de défendre ses choix et de soutenir les candidats qui les portent dans une France dont nous n’aurons pas à rougir.

LES SIGNATAIRES

Parlementaires : Olivier Cadic, Sénateur des Français de l’étranger, Robert Del Picchia, Sénateur des Français de l’étranger, Pierre Yves Le Borgn, Député des Français de l’étranger (7ème circonscription), Jean Yves Leconte, Sénateur des Français de l’étranger, Claudine Lepage, Sénatrice des Français de l’étranger, Richard Yung, Sénateur des Français de l’étranger

Conseillers et délégués consulaires : Christian Albuisson (Ecosse CC), Mathias Assante (Singapour CC), Pascal Badache (Danemark CC), Franck Barthelemy (Bangalore CC), Hervé Belliot (Thailande CC), Myriem Benami (Tanger-Maroc CC), Gérard Bénichou (Israël et Territoires Palestiniens, Alexandra Berbain (Pays-Bas CC), CC-AFE), Olivier Bertin (Londres CC-AFE), Jean Marc Besnier (Santiago CC), Carole Biot-Stuart (Luxembourg CC), Martin Biurrun (Uruguay CC), Agathe Blanquart (Royaume-Uni CC), Franck Bondrille (Etats Unis 5éme Circo CC), Fabrice Boraschi (Londres DC), Natacha-Juliette Boroukhoff (Berlin CC), Anne Boulo (Vietnam CC-AFE), Pascal Bourdon (Espagne CC), Dan Brignoli (Toronto CC), Rosy Burstin (Jérusalem CC), Christian Caldara (Nairobi-Afrique de l’Est CC), Pascal Capdevielle (Fes, Maroc CC), Xavier Capdevielle (5éme circo USA CC), Patrick Caraco (Los Angeles CC), Marie-José Caron (Copenhague-Europe du Nord CC-AFE), Jean-Daniel Chaoui (Madagascar CC-AFE), Alexandre Château-Ducos (Luxembourg CC-AFE), Linda Chevalier (Genève CC), , Patricia Connell (Londres CC), Thierry Consigny (Japon CC-AFE  Président de la commission des affaires sociales et des anciens combattants), Marc Cormier (Toronto CC), Georges Cumbo (Vanuatu CC), Franck Danjou (Cameroun CC), Hélène Degryse (Pays-Bas CC), Bruno Dell’Aquila (Djibouti CC-AFE, Président de la commission Sécurité de l’AFE), Karim Dendène (Afrique du Nord CC-AFE), Laure Desmonts (Canton CC), Daniel Duffaud (Caracas-Vénézuela CC), Thierry Dupleix (Cameroun-Guinée Equatoriale CC), Pierre Ellias (Australie DC), Marie Christine Escalle (Pays-Bas CC), Cédric Etlicher (Moscou CC), Julien Finlay (Montréal CC), Jean-Hervé Fraslin (Madagascar CC-AFE, Représentant AFE au CA de l’AEFE), Francis Gaetti (Tunisie-Lybie CC), Elizabeth Garreault (Israël et Territoires Palestiniens CC), Nathalie de Gaulle (Emirats Arabes Unis-Oman DC), Jean-Louis Gibault (Belgique DC), Yves Giraud (Maurice-Seychelles CC), Claude Girault (Los Angeles-USA CC), Thomas Grenot (Allemagne 3éme Circo CC), Edith Grunberg (Lausanne CC), Ruphine Guibordeau (Tchad CC), Marie Claire Guilbaud (Australie Papouasie CC), Djamal Hammoutene (Alger DC), Laurence Heilali-Chapuis (Dublin CC), Ahmed Henni (Oran CC), Cindy Ho Dubruel (Corée du Sud-Taiwan CC), Laurence Huret (Singapour CC), Marc Jamin (Argentine CC), Alexandre Joly (Tokyo CC), Karim Khouider (Corée du Sud -Taiwan CC), Marie-Rose Koro (Turquie CC), Françoise L’Etang (Burkina Faso CC), Nadia Lahlouh (Alger CC), Solange Lahlou Bouflet (Casablanca, Maroc, CC), Jean-Marie Langlet (Allemagne-Francfort CC-AFE), Perrine Ledan (Benelux CC), Laurence Ledger (Jordanie et Irak CC), Ronan Le Gleut (Allemagne CC-AFE), Frédéric Le Vouédec-Guéganno (Autriche-Slovaquie-Slovénie CC), Hervé Leboucher (Grèce CC), Claude Levy (Tel Aviv, Israël CC), Elie Levy (Israël et Territoires Palestiniens CC),Thierry Masson (Belgique DC), Benoit Mayram (Europe Centrale-Russie), Zoubeida Mecheri (Annaba CC), Nicolas Megrelis (Moscou CC), Guy Melki (Israël CC), Michel Menini (Argentine CC), Yves Merer (Asie Centrale CC), Roch Miambanzila (Londres CC), Jérémy Michel (Belgique CC), Djaouad Mzé (Comores CC), Sylvette Nicolini (Chicago CC), Francis Nizet (Pékin CC), Florence Ogutgen (Turquie CC), Pierre Ory (Séoul CC), Ousmane Ouedraogo (Ouagadougou CC-AFE), Mohamed Oulkhouir (Afrique du Nord CC), Bertrand Pelletier (Etats Unis 3ème Circo CC), Dominique Petit (Ethiopie CC), Bruno Pludermacher (Munich CC), Daphna Poznanski (Tel Aviv, Israël CC-AFE), Sandrine Quéré (Montréal-Moncton-Halifax CC), Radya Rahal (Alger CC-AFE), Catherine Rioux (Allemagne CC), Carole Rogers (Londres CC), Sophie Routier (Londres CC), Nicolas Russelo (Europe du Sud-Italie CC), Vincent Sadèque (Djibouti CC), Michèle Salomon-Sylla (Guinée CC), Emmanuelle Savarit (Londres DC), Martine Schoeppner (Allemagne CC-AFE, Vice-Présidente de l’AFE), Grégoire Schwebig (Kenya CC), Stéphane Sicard (Suisse CC), Jérome Spaggiari (Canada 3ème Circo CC), Jean Sublon (Brésil 1ère Circo CC), Geneviève Tadjer-Farajallah (Madagascar CC), Alain Thévenot (Emirats Arabes Unis-Oman CC), Pierre Touzel (Vancouver CC-AFE), Marianick Urvoy (Egypte CC), Joëlle Valéri (Gabon CC), Catherine de Vallois (Belgique CC-AFE), Eric Veron (Italie 2ème Circo CC), Marc Villard (Vietnam CC-AFE Président de l’AFE), Martine Voron (Burkina Faso CC), Francine Watkins (Ontario et Manitoba CC), Jean-Claude Zambelli (San Francisco-USA CC-AFE).

Lien vers la page du LePetitJournal

En circonscription au Maroc – Rabat / Casablanca (11 au 13 avril 2017)

(à l’image) Je remercie les consulaires Marie Patier (Rabat) et Pascal Capdevielle (Fès) pour leur participation active lors de mes rencontres. L’élu consulaire Gilles d’Agescy est également venu de Casablanca pour être des nôtres.

Pascal est le candidat investi par l’UDI pour les législatives dans la 9ème circonscription des Français établis hors de France. Français né au Maroc, entrepreneur talentueux et élu dévoué, il incarne remarquablement la nouvelle génération voulue par l’UDI pour représenter nos compatriotes au Parlement.

Pascal aura beaucoup facilité l’organisation de mon 8ème déplacement au Maroc depuis le début de mon mandat.

Relations commerciales

Rencontre avec Mohamed Abbou

Il y a tout juste deux mois, Mohamed Abbou, ministre RNI du Commerce extérieur du précédent gouvernement m’avait fait l’honneur de me recevoir à son domicile, la veille de ma visite à Tanger pour y découvrir la zone franche (lire).

Ce nouveau déplacement à Rabat m’a permis de retrouver l’ancien ministre. Nous avons partagé un regard optimiste sur les synergies existantes ou potentielles, mais toujours nombreuses, entre le Maroc et la France.

Je suis convaincu que le développement mutuel de nos échanges commerciaux doit reposer sur une stratégie bâtie en concertation avec les membres de la CFCIM. Rappelons que la CFCIM est la plus importante chambre de commerce bilatérale à l’étranger en réunissant 3300 membres.

Entrepreneuriat

Contrat de travail d’étranger (CTE)

Entretien avec Abdeslam Seddiki, ministre de l’Emploi et des Affaires sociales dans le précédent gouvernement de sa Majesté Mohammed VI.

Cette rencontre fût l’opportunité pour moi de remercier M. Seddiki pour avoir pris à cœur le dossier du CTE et contribué à faire progresser la protection des salariés français.

L’affaire du contrat de travail d’étranger constitue ma priorité pour le Maroc. J’ai posé une question écrite au Garde des Sceaux sur ce sujet, le 23 février dernier (lire).

Le problème vient du fait qu’un salarié français ne peut jamais être titulaire d’un CDI au Maroc, contrairement au salarié marocain. Tout vient du fait que l’autorisation de travail délivrée au Maroc doit être formalisée par un visa à durée limitée apposé sur le contrat de travail. Cette précarité entretenue concerne près de 3000 Français au Maroc.

Nous avons évoqué ce dossier avec Jean-François Girault, notre ambassadeur au Maroc et Florence Caussé-Tissier, consule générale de France à Rabat.

Je salue Caroline Traverse et Nicolas Arnulf, respectivement présidente et vice-président de l’Association de défense des travailleurs français et européens résidant au Maroc (ADFEM) qui travaillent avec ardeur et talent sur cette problématique du CTE (lire).

Rabat

Nicolas Arnulf, délégué UDI Rabat, a organisé une rencontre auprès de mes compatriotes entrepreneurs. L’occasion d’un échange passionnant au cours d’un dîner avec des représentants de tous secteurs d’activité : bâtiment, transport, aéronautique, agroalimentaire, restauration, textile, tourisme, téléphonie… La seule présence de tous ces centres d’intérêts économiques témoigne de la vitalité de l’économie marocaine.

A noter que les Français de Rabat offrent des structures d’accueil pour tous les goûts et budgets : du somptueux Sofitel, dirigé par Hassan Barguach, avec son jardin des 3000 roses au Riad El Maâti, tenu par Laurence Er Rarhiol Kerdad, niché dans la Médina.

Casablanca

Lors d’une réunion à Casablanca facilitée par Franck Dautria, administrateur à la CFCIM, j’ai eu un échange privilégié avec Amine Souhail, DG délégué de Sopriam, importateur et distributeur de PSA au Maroc et Guillaume Hotelin, DGA d’industriels français au Maroc.

Ce fut l’opportunité de discuter de la future usine de PSA qui sera implantée à Kénitra.

Enseignement français

Lycée Descartes de Rabat

Accueilli par le proviseur de l’établissement, Gilles Joseph, j’ai découvert le collège-lycée, homologué AEFE, qui accueille 2500 élèves, dont 48% d’élèves français. 500 d’entre eux passent le bac chaque année avec un taux de réussite de 98%.

L’établissement offre également des classes préparatoires aux grandes écoles de commerce.

Le proviseur m’a présenté le projet ambitieux de rénovation immobilière du site. La première tranche qui débutera en septembre 2017 mobilise un investissement de 3,8 millions d’euros.

A noter enfin que la zone Maroc de l’AEFE comporte 36 établissements (22 en gestion directe et 14 partenaires) et scolarise plus de 30.000 élèves.

Santé / Solidarité

Maison de retraite de Souissi

Deux mois seulement après ma visite de la maison de retraite de Souissi, j’étais de retour pour participer à l’inauguration d’un nouveau bâtiment dédié à l’accueil de jour thérapeutique.

(à l’image) Lors de cette cérémonie, j’étais entouré des élus consulaires Pascal Capdevielle (Fès) et Gilles d’Agescy (Casablanca) qui avaient fait spécialement le déplacement pour se joindre à leurs homologues de Rabat.

Administrée par l’Association française d’entraide et de bienfaisance de Rabat-Salé, la maison de retraite développe un centre de gériatrie d’excellence qui inclut une résidence sécurisée, un club sénior et un accueil de jour thérapeutique.

J’ai chaleureusement félicité Sylvie Belakbir, directrice de l’établissement et Raymond Fabre, président du comité d’administration pour cette merveilleuse réalisation. La création d’un réseau de maisons de retraite françaises à l’étranger constitue un défi majeur pour les années à venir.

En circonscription en Allemagne – Hambourg / 7-8 avril 2017

Troisième déplacement à Hambourg où m’attendait Henri Zeller, délégué UDI pour l’Allemagne du nord.

Je le remercie pour avoir eu l’idée de me faire revenir à Hambourg, notamment à l’occasion du bal annuel de charité de l’association « Hambourg Accueil ».

Sur place, Henri a facilité mes entretiens auprès d’Allemands désireux d’investir en France.

Économie

Hambourg ou la globalisation réussie

Avec Laurent Toulouse, consul général de France, nous avons évoqué l’écosystème de Hambourg, à la fois, première ville et première région économique d’Allemagne.

Il n’y a pas de hasard : ses responsables politiques et économiques réfléchissent à un horizon de 30 ans.

Faute d’information, les entreprises françaises n’appréhendent pas Hambourg comme le hub qu’il constitue pour internationaliser une offre. Pourtant, plus de 500 entreprises chinoises y sont déjà implantées (lire : Mon déplacement à Hambourg, capitale économique de l’Allemagne de 15 juillet 2015).

Enseignement

Lycée français de Hambourg (LFH)

Rencontre avec les représentants du comité de gestion du lycée français de Hambourg (LFH) : Antoinette Zornig, présidente, Georges Brox et Henri Zeller.

Le lycée est généreusement subventionné par la mairie de Hambourg pour encourager les enfants à passer l’AbiBac (contraction de Abitur, le bac allemand, et de notre baccalauréat).

Une manne a pour effet de limiter les frais de scolarité à moins de 200 euros par mois (140€/ mois max. cette année – https://lfh.de/fr/tarifs/). Lors de mon précédent passage (en juin 2015), il était question de mettre en place des tarifs différenciés, plus chers pour ceux qui ne suivaient pas le cursus AbiBac. L’AEFE a refusé cette perspective. La mairie de Hambourg a décidé de reprendre la main en proposant la création d’un Lycée Franco-Allemand (LFA) impliquant le transfert de la partie collège-lycée sur un autre site qui serait sous son contrôle.

La décision fait polémique, car les parents de fratrie seraient écartelés entre deux sites assez éloignés. Le LFH se transformerait alors en simple école primaire (maternelle-élémentaire).

En l’absence de plan École à Hambourg, on retrouve les difficultés habituelles et inhérentes à l’absence de concertation préalable. Cette situation plonge les parents dans une grande inquiétude, renforcée par une communication plutôt réduite sur le projet.

Futur Lycée Franco-Allemand (LFA)

En compagnie de Henri, je me suis rendu sur le site proche de l’Elbe destiné à accueillir le futur « LFA » en 2020.

Le maire de Hambourg souhaite réhabiliter le quartier en s’appuyant sur un nouveau lycée international accessible par les transports en commun… au nez et à la barbe de la statue de Bismarck (à l’image). Je me suis demandé ce qu’il penserait d’une telle perspective…

Culture

Institut français

J’ai visité l’Institut français dirigé par le consul général Laurent Toulouse, en présence de Chantal Junot, attachée de coopération pour le français, et Jean-Pierre Ostertas, directeur adjoint.

J’ai constaté avec plaisir qu’ils avaient insufflé une nouvelle dynamique depuis mon dernier passage.

Rencontre avec Claire Fuchs

Claire Fuchs est éditrice et membre du Vorstand du CAFA, le Club d’Affaires France-Allemagne. Elle travaille actuellement sur un guide dédié aux Français à Hambourg et du nord de l’Allemagne, dont la parution est prévue au printemps 2017. Il s’agit d’une initiative très attendue au sein de notre communauté.

Nos discussions ont notamment porté sur le tandem franco-allemand en matière culturelle et éducative.

Communauté française

After-work avec des jeunes Français expatriés

Rencontre auprès des Français établis à Hambourg, toujours en compagnie de Henri Zeller, délégué UDI pour l’Allemagne du nord. Nos compatriotes apprécient beaucoup leur ville d’accueil pour le choix et la qualité des opportunités professionnelles et des distractions.

Les discussions ont notamment porté sur le bien fondé de déménager le collège-lycée français vers un lieu éloigné de l’école primaire demeurant au LFH. Évidemment, les incertitudes liées à la prochaine élection présidentielle ont occupé plusieurs discussions.

Bal de l’amitié franco-allemande

(g. à d.) Laurent Toulouse, consul général ; Marie-Christine Leneveu, présidente de Hambourg Accueil ; Olivier Cadic ; Marie-Christine Kliess, conseillère consulaire.

Rendez-vous annuel de l’association Hambourg Accueil qui facilite l’installation de nouveaux arrivants et encourage notre rayonnement culturel. Cette soirée de gala avait pour objectif de réunir des fonds afin de contribuer à l’acquisition d’un équipement médical permettant de faire des analyses sanguines sur des prématurés, sans prélèvement de sang.

Marie-Christine Leneveu, présidente de l’association et Laurent Toulouse, consul général, se sont succédés devant 200 convives pour célébrer l’amitié franco-allemande en ouverture du bal.

J’ai eu le plaisir de retrouver Marie-Christine Kliess, conseillère consulaire pour Berlin-Hambourg et présidente d’honneur de Hambourg Accueil.