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En circonscription au Maroc (5/5) – Agadir (13-14 sept. 2019)

Cette semaine au Maroc qui m’aura conduit de Tanger à Agadir n’aurait pu se faire sans l’investissement personnel de Pascal Capdevielle, conseiller consulaire et vice-président de la Chambre Française de commerce et d’industrie au Maroc (CFCIM).

Sa connaissance approfondie des attentes de notre communauté au Maroc et son habileté dans la conduite des affaires en font un relais déterminant pour me permettre d’accomplir ma mission avec succès.

Communauté française 

Consulat

Dominique Doudet, consul général, a organisé deux rendez-vous avec la communauté française à la faveur de mon retour à Agadir, dernière étape de 2 jours d’un périple de 6 jours inoubliable au Maroc.

Tout d’abord, une rencontre au consulat avec une cinquantaine d’entrepreneurs français installés dans la région d’Agadir. J’ai félicité Dominique Doudet pour les remarquables améliorations apportées au consulat et aux jardins qui l’environnent, depuis son arrivée. +d’images

Associations

Le lendemain matin, un petit-déjeuner à la Résidence du consul général avec les représentants d’associations françaises : UFE Agadir ; ADFE ; Société française de bienfaisance, auquel a participé Catherine Tribouart-Rota, vice-présidente de l’UFE Agadir.

Avec 5300 inscrits, la population française référencée au consulat a doublé depuis 12 ans. Il faut ajouter les semi-résidents, qui ont une maison et font de nombreux aller-retour en France tout au long de l’année. Enfin, on doit également compter avec les 10 à 20.000 adeptes du camping-car. Ils passent jusqu’à 6 mois au Maroc et constituent de véritables petites villes en se rassemblant.

Lorsque l’on sait que 180.000 compatriotes sont venus en vacances en avion l’an dernier, il n’est finalement pas si surprenant d’apprendre que le consulat reçoive 12.000 visites par an.

Dominique Doudet m’a alerté sur une directive du ministère de l’Intérieur de janvier 2019, interdisant d’ouvrir un cercueil venant de l’étranger en vue d’une incinération.

Comme l’incinération est interdite au Maroc, les dernières volontés de deux compatriotes décédés dans le Royaume n’ont pu être respectées ces derniers mois. 

Il conviendrait que des aménagements soient apportés à cette directive pour les cercueils provenant des pays n’autorisant pas l’incinération.

Nous avons enfin évoqué la dangerosité des routes au Maroc. La veille de mon arrivée à Agadir, deux Français avaient succombé des suites d’un accident. +d’images

UFE

J’ai eu plaisir à retrouver l’UFE Agadir et ses adhérents qui m’ont toujours offert un accueil exceptionnel, trois ans après mon dernier passage. 

Merci à son président Jean-Claude Rozier de m’avoir permis d’échanger une nouvelle fois avec eux lors d’une soirée très conviviale, comme l’UFE Agadir en a le secret. Toute ma reconnaissance également à Catherine Tribouart-Rota, trésorière, dont l’implication dans l’animation de l’association est déterminante. 

Cette réception fut l’occasion d’aborder plusieurs thématiques, en particulier celle des certificats de vie pour nos compatriotes retraités et de la fiscalité, sujets sur lesquels je me suis beaucoup investi. 

Les efforts déployés par l’équipe de l’UFE Agadir sont si remarquables qu’ils en ont fait une des sections les plus importantes par le nombre d’adhérents de l’UFE Monde. +d’images

Entrepreneuriat 

Taroudannt – STEP Abdelmoumen (Vinci Construction)  

Visite duchantier de Vinci Construction (Step Abdelmoumen) situé à 70 kilomètres d’Agadir, en compagnie de Dominique Doudet, consul général, et de Pascal Capdevielle, conseiller consulaire. 

Accueilli par Stéphane Campedelli, nous avons pris la mesure de ce projet de réalisation d’une station de transfert d’énergie par pompage, où travaillent 550 personnes dont 40 expatriés.

Il a fallu tout d’abord créer 19 kilomètres de pistes dans les montagnes, avant de créer les 2 bassins qui stockeront l’eau, un kilomètre de souterrain pour les canalisations et plusieurs puits de prise d’eau.

J’ai été impressionné par l’étendue de ce chantier, superbe exemple du savoir-faire français à travers l’ingéniosité de ceux qui l’ont imaginé et le professionnalisme des ingénieurs qui le réalisent. +d’images

Bougra – Usine Gautier Semences  

Visite de l’usine Gautier Semences à Bougra située à 40 kilomètres d’Agadir en compagnie de Dominique Doudet, consul général.

Philippe Buissier nous a fait visiter les installations de cette société spécialisée dans la création de variétés de légumes par le croisement de plantes avec pour objectif de leur permettre de résister aux maladies et de conserver du goût.

Eyragues en Provence, société spécialisée dans les semences agricoles créée il y a 60 ans a fondé cette structure à Agadir profitant de son climat et sa proximité avec la France.

Une très belle réussite dont nous pouvons être fiers. +d’images

Enseignement français 

Ecole Française Internationale d’Agadir   

J’ai eu la joie de retrouver Christian Claverie, directeur de l’école française internationale d’Agadir en compagnie de Dominique Doudet, consul général pour découvrir les améliorations apportées à l’établissement depuis mon dernier passage.

Cette école du réseau OSUI accueille désormais 1300 élèves de la petite section de maternelle à la terminale.

Dès la petite section, les enfants apprennent en 3 langues : le français, l’anglais et l’arabe.

J’ai admiré la nouvelle garderie ouverte en 2016, la salle des professeurs qui est exceptionnelle et la BCD (bibliothèque centre documentaire) dont les ouvrages sont classés artistiquement.

Ouvertes à la rentrée de septembre 2019, ces deux nouveaux ajouts ont suscités l’enthousiasme.

L’extension d’un étage au bâtiment scolaire est prévue afin d’ajouter 11 salles de classes et un amphithéâtre. Encore de beaux projets en perspective ! +d’images

Universiapolis

Visite de l’université privée Universiapolis en compagnie de Dominique Doudet, consul général. Accueillis par Aziz Bouslikhane, président fondateur de l’université créée il y a 30 ans, nous avons visité le campus universitaire offrant des locaux modernes, des laboratoires ultra équipés, une bibliothèque internationale, une résidence universitaire, et un complexe sportif de haut niveau. 

Nous avons évoqué le réseau d’universités partenaires françaises offrant la possibilité de participer au programme d’échange d’étudiants, dont l’université de Metz depuis 1998.

J’ai été impressionné par l’enthousiasme des étudiants et le niveau de technicité atteint.

J’ai également été séduit par les programmes d’alphabétisation fonctionnelle et de réalisation d’activités génératrices de revenu au bénéfice de la population rurale afin d’améliorer son niveau de vie et de contribuer à son développement socio-économique. Ils ont alphabétisé 16.000 personnes.

J’ai félicité Aziz Bouslikhane pour cet extraordinaire accomplissement qui contribue à renforcer les liens d’amitié entre nos deux pays. +d’images

En circonscription au Maroc (4/5) – Marrakech (12 sept. 2019)

Marrakech fut la 4ème étape de mon déplacement au Maroc en compagnie de Pascal Capdevielle, conseiller consulaire. C’est aussi la 4ème fois que je m’y rendais depuis le début de mon mandat.

Grâce à l’énergie déployée par notre consul général Philippe Casenave (à l’image), j’ai pu accomplir ma mission éclair à Marrakech au service de nos compatriotes. Je lui en suis reconnaissant.

Communauté française

(g. à d.) Pascal Capdevielle ; Philippe Edern-Klein ; Geneviève Euloge ; Olivier Cadic ; Elisabeth Bauchet-Bouhlal ; Philippe Casenave

Consulat 

Afin de me permettre d’échanger sur les évolutions des attentes de notre communauté depuis mon précédent passage à Marrakech en août 2017, Philippe Casenave, consul général, avait organisé des rencontres en trois temps.

Un entretien d’accueil à mon arrivée au consulat, où il m’a reçu en présence d’Elisabeth Tesson, consule adjointe. J’avais déjà apprécié le professionnalisme d’Elisabeth alors en poste à Rome. J’ai constaté qu’elle n’avait rien perdu de sa capacité à décrire avec concision les principaux défis à relever par le poste pour une communauté qui compte 8000 inscrits. La Willaya les estime à 30.000.

Un déjeuner de travail où nous avons été rejoints par les conseillères consulaires Bérangère El Anbassi et Geneviève Euloge à l’hôtel Movenpick, dont la chaîne a été acquise récemment par le groupe Accor.

Enfin, une réunion à la Résidence avec les représentants de notre communauté à l’occasion de l’arrivée des nouveaux agents du réseau affectés à Marrakech.

Ce fût l’opportunité de croiser ou de retrouver de nombreuses personnalités comme les conseillers du commerce extérieur de la France Elisabeth Bauchet-Bouhlal et Jean Pozzo-di-Borgho.

J’ai été touché de revoir notre consul honoraire d’Essaouira. Georges Lapeyre est venu spécialement à Marrakech à cette occasion pour me donner des nouvelles de l’école pour laquelle je m’étais mobilisé suite à mon passage en 2017.

J’ai aussi été très sensible à la présence de Philippe Edern-Klein, président de la Chambre Française de Commerce et d’Industrie du Maroc (CFCIM), qui m’a accompagné pour cette nouvelle étape après Casablanca et Rabat. Cela m’a permis d’échanger avec Mounir Bouanani, délégué de la CFCIM pour Marrakech.

J’ai également revu Rémy Hallegouet, représentant de France Volontaires, qui m’a présenté deux jeunes volontaires : Jasmine Karimi-Detoc pour la fondation Club Med et Appoline Saurel de Dans le noir ? Maroc. +d’images

Enseignement français

Ecole Jacques Majorelle 

Visite de l’école Jacques Majorelle, en présence de Philippe Casenave, consul général, et de Marie-Pierre Leclere-Guillomo, Principale.

J’ai eu le plaisir de revoir Isabelle Marlinge, directrice du primaire, qui était précédemment en poste à Londres.

J’ai découvert cet établissement de l’OSUI qui offre de très belles infrastructures et enrichit l’offre d’enseignement français à Marrakech. +d’images

Groupe scolaire Renoir-Victor Hugo 

Retour au groupe scolaire Renoir-Victor Hugo, en présence de Philippe Casenave, consul général, de Serge Faure, proviseur, d’Amélie Libre, directrice du primaire et de Lilian Filipozzi, proviseur adjoint.

J’avais visité cet établissement en janvier 2015, lors de mon premier déplacement à Marrakech.

Avec près de 2000 élèves, cet établissement en gestion directe de l’AEFE, situé sur l’emplacement affecté précédemment à une caserne, dispose d’un potentiel de développement important.

Pour s’étendre, l’école a un projet immobilier en 2 phases. J’ai visité les bâtiments ouverts à la rentrée de septembre, issus de la phase 1 : un premier bâtiment pour la maternelle, et un second pour l’enseignement scientifique.

La phase 2 prévoit de reconstruire un bâtiment pour l’administratif et une médiathèque partagée avec l’Institut français.

J’ai découvert une équipe de direction très motivée par les perspectives offertes pour notre enseignement à Marrakech. +d’images

Culture française

Institut Français 

Visite de l’Institut français en présence de Christophe Chaillot, directeur de l’Institut et de Philippe Casenave, consul général.

Superbes décors, équipements audiovisuels de belle qualité, auditorium, espace en plein air pour des représentations artistiques… tout est là pour assurer un enseignement du français de qualité et offrir un point d’appui pour mettre en valeur la culture française au Maroc.

J’ai également rencontré l’équipe de Campus France. Les Marocains constituent la première communauté étrangère à fréquenter l’enseignement supérieur en France. +d’images

Riad Denise Masson

Visite du Riad Denise Masson, annexe de l’Institut français, en compagnie de Christophe Chaillot, directeur de l’Institut et de Philippe Casenave, consul général.

Accueilli par Sophia Tebbaa, responsable de la maison, j’ai découvert le lieu où a résidé Denise Masson, connue pour avoir traduit le Coran en français.

Baptisée la Maison du dialogue de Marrakech, elle correspond à la volonté de Denise Masson qui a légué à la France sa résidence située dans la Médina pour en faire un lieu favorisant le dialogue inter-religieux. +d’images

En circonscription au Maroc (3/5) – Casablanca (11 sept. 2019)

Troisième jour de mon déplacement au Maroc à Casablanca, capitale économique du royaume.

Toute ma gratitude à Serge Mucetti, consul général de France à Casablanca, pour son accueil à la Résidence et pour l’organisation d’une réception avec les représentants de notre communauté.

Tout juste arrivé en poste à Casablanca, notre consul a accompli un parcours exceptionnel durant sa carrière au service de notre diplomatie et des Français établis hors de France que j’ai tenu à saluer.

Entrepreneuriat

Chambre de commerce 

À l’invitation de Philippe Edern-Klein, président de la Chambre française de commerce et d’Industrie du Maroc (CFCIM), j’ai animé en sa compagnie un débat auprès des adhérents relatif à notre commerce extérieur et l’organisation de notre dispositif d’appui.

J’ai félicité le président et son équipe pour les performances de la CFCIM qui est la première chambre bilatérale de notre réseau mondial.

Lorsque Philippe a pris la présidence en 2016, la CFCIM comptait 3600 adhérents.
À la fin de l’année, terme de son mandat, elle en comptera 5000.

En présence de Serge Mucetti, j’ai conclu mon intervention en indiquant que cette Chambre était un modèle d’inspiration pour notre réseau.

Ce fût un honneur d’avoir été invité à rédiger un message sur le livre d’or chargé d’histoire de la CFCIM, où figure en première page un message du maréchal Lyautey. +d’images

Communauté française

Consulat

Visite du consulat général de France à Casablanca organisée par Serge Mucetti, en compagnie de Pascal Capdevielle, conseiller consulaire.

Nous avons échangé avec les agents du service des visas et discuté des aménagements à prévoir pour le consulat. En effet, Casablanca va bientôt centraliser toutes les demandes de visas qui sont traitées par nos consulats de Marrakech et Agadir.

L’expérience de notre consul général constitue un réel atout pour mener à bien une telle transformation. +d’images

Résidence

Dans la soirée, à l’occasion d’une réception à la Résidence de France en présence des conseillers consulaires, j’ai profité d’un moment d’échange privilégié avec les Français de Casablanca pour remettre une médaille du Sénat à Philippe Edern-Klein, président de la CFCIM.  J’ai voulu ainsi lui témoigner ma gratitude pour m’avoir aidé à accomplir ma mission au service des Français du Maroc. +d’images

Enseignement français

École Française Internationale (EFI)

Visite de la première école ouverte par le groupe Odyssey. Lancée à Casablanca, il y a tout juste deux ans, cette superbe école accueille déjà 1000 enfants de la maternelle à la quatrième.

Accueillis par Younes Slaoui, directeur général et Cyrille Loffroy, chef d’établissement, j’ai découvert des installations de haute qualité en compagnie de Serge Mucetti, Pascal Capdevielle, et Jean-Marc Pons, secrétaire général de la Chambre française de commerce et d’industrie du Maroc.

Le groupe Odyssey poursuit son développement en ouvrant ce mois-ci un établissement à Bruxelles et un autre à Bucarest.

J’éprouve beaucoup de plaisir à soutenir l’action de cette équipe très dynamique qui œuvre avec succès pour le développement de l’enseignement français à l’international. +d’images

Ecole Française des Affaires 

Visite de l’École supérieure des Affaires (EFA), en compagnie de Serge Mucetti et de Pascal Capdevielle.

Accueillis par Mounir Feram, directeur du campus et du centre de formation (CEFOR), nous avons visité les installations de cette école administrée par la CFCIM.

Depuis 1988, l’école forme les futurs cadres et entrepreneurs.

Cet établissement français de formation professionnelle prépare aux métiers du management, du commerce et de la distribution, permettant aussi la poursuite des études en France ou à l’étranger.

La mission principale de l’EFA est de former, éduquer, qualifier et fournir des ressources compétentes, responsables et opérationnelles pour travailler et évoluer en entreprise. +d’images

En circonscription au Maroc (2/5) – Rabat (10 sept. 2019)

Dès mon arrivée à Rabat pour le 2ème jour de mon déplacement au Maroc, je me suis rendu à l’ambassade pour un entretien avec Hélène Le Gal, ambassadrice de France au Maroc, en compagnie de Florence Causse-Tissier, consule générale à Rabat, et de Pascal Capdevielle, conseiller consulaire.

Après avoir débuté l’année 2019 à ses côtés à Tel Aviv, alors qu’elle était ambassadrice de France en Israël, j’ai été très heureux d’être le premier parlementaire à la rencontrer dans son nouveau poste quelques jours après son arrivée.

Première femme ambassadrice de France au Maroc, Hélène Le Gal entre dans l’histoire de nos relations bilatérales avec le Maroc. 

Nous avons évoqué mes priorités au Maroc et la satisfaction de notre communauté d’avoir été entendue par les autorités marocaines qui ont solutionné les problèmes liés au contrat de travail des étrangers (CTE) en faisant évoluer leur jurisprudence fin 2018.

Politique

Parlement

Rencontre au Parlement avec Neila Tazi, parlementaire à la Chambre des Conseillers, qui a été la première femme à occuper le poste de vice-président de cette Chambre.

Heureux d’avoir pu échanger avec une élue déterminée à dynamiser le secteur de la culture au Maroc en le structurant. Elle est convaincue que ce secteur peut être très créateur d’emplois et souhaite aussi favoriser le domaine du tourisme.

Chef d’entreprise dans l’événementiel, nous nous sommes découverts de nombreux points communs.

Vice-présidente du groupe d’amitié France-Maroc, Neila Tazi fait partie des personnalités qui consolident la relation bilatérale. +d’images

Entrepreneuriat

Chambre de commerce 

Visite de la délégation de Chambre de commerce franco-marocaine dirigée par Thibault Chatal.

Créée en 2009, cette délégation de la CFCIM connaît une progression du nombre d’adhérents de 40% par an.

J’ai félicité l’équipe au service des 300 adhérents de la délégation dans des secteurs d’activités les plus variés (industries automobile et management aéronautique, BTP, transport, services, agriculture, tourisme,…)

La délégation anime la vie associative en organisant 9 événements par an, en plus des after-works. +d’images

Entreprises françaises

Afin de me permettre d’évoquer les activités de nos entreprises françaises dans la circonscription, Florence Causse-Tissier, consule générale à Rabat, et Thibault Chatal, délégué régional de la Chambre de commerce (CFCIM) m’ont organisé plusieurs rencontres.

Je me suis rendu dans la filiale marocaine de la CEGEDIM (à l’image). Créée en 2008 avec 4 personnes, c’est désormais une équipe de 270 collaborateurs qui travaille pour ce groupe français de 4500 collaborateurs dédiés au développement de solutions informatiques pour les entreprises de la santé. 

Avec Olivier Idarreta et son équipe de ressources humaines, nous avons évoqué les fortes tensions sur le marché du travail au Maroc concernant les informaticiens.

Au Riad Dar Shaan, une superbe maison d’hôtes ouverte par un compatriote, il y a 18 mois dans la Médina, nous avons parlé du dynamisme des Français pour accompagner le développement économique du Maroc en compagnie de Philippe Edern-Klein, président de la CFCIM, et de conseillers économiques à l’ambassade. +d’images

Communauté française

(g. à d. ) Nicolas Arnulf, Florence Causse-Tissier, Olivier Cadic, Pascal Capdevielle, Karine Arnulf

Consulat 

Réception à la Résidence de France avec des représentants de la communauté française, organisée par Florence Causse-Tissier, consule générale de France à Rabat. 

Ce fût l’opportunité de retrouver des compatriotes rencontrés lors de mes précédents déplacements à Rabat, des représentants du monde économique et de saluer les présidents d’association comme Karine Arnulf, présidente de Rabat Accueil.

Les représentants de la Société française de Bienfaisance en charge de la maison de retraite m’ont présenté leurs projets de développement et de rénovation.

J’ai enfin salué l’engagement de Nicolas Arnulf pour faire évoluer le contrat de travail des étrangers au Maroc. +d’images

En circonscription au Maroc (1/5) – Tanger (9 sept. 2019)

Tanger, première des cinq villes visitées sur une semaine lors de ce 11ème déplacement au Maroc depuis le début de mon mandat, organisé par Pascal Capdevielle, conseiller consulaire à Fès (à droite sur la photo).

Je remercie Thierry Vallat, consul général de France (au centre sur la photo), pour son accueil et son aide dans la préparation des différentes rencontres qui ont jalonné mon étape à Tanger.

 

Politique

Wilaya de Tanger-Tétouan-Al Hoceima 

Entretien approfondi avec M. Mohammed Mhiddia, Wali de la région Tanger-Tétouan-Al Hoceima, en compagnie de Thierry Vallat, et de Pascal Capdevielle.

Seconde zone économique du pays, cette région fait preuve d’un grand dynamisme. Grâce à des infrastructures de premier plan (autoroute, train à grande vitesse, complexe portuaire, zone franche) et une main-d’œuvre compétitive, elle joue désormais les premiers rôles dans les domaines de l’automobile, de l’aéronautique, du textile et du fret en général.

Tanger a su tirer profit de sa position hautement stratégique, puisque ce sont plus de 100.000 bateaux qui traversent tous les ans le détroit de Gibraltar, en constituant le deuxième point de passage le plus fréquenté du commerce maritime mondial.

À l’image du détroit de la Manche entre le Kent et le Pas-de-Calais, la région de Tanger est soumise à la pression migratoire. Les défis auxquels sont confrontés les autorités de Tanger sont similaires à ceux rencontrés à Calais.

J’ai salué l’attention et l’intérêt que porte le Wali au développement de nos relations bilatérales. Ses propos ont été riches d’enseignements pour moi. +d’images

Entrepreneuriat

Zone Franche de Tanger – PME 

La zone franche située à Tanger offre de réelles opportunités de développement à des PME dirigées par des Français.

J’en ai visité 4 d’entre-elles en compagnie de Thierry Vallat, de Pascal Capdevielle, de Benoit Vaillant, délégué régional de la Chambre de Commerce et d’industrie au Maroc (CFCIM) pour Tanger, et d’Olivier Gattel, délégué adjoint.

Merci à la CFCIM d’avoir sélectionné ces entreprises aux profils divers pour me permettre de découvrir des compatriotes entrepreneurs bourrés de talent et d’énergie.

Medsofa

J’ai débuté ma visite par l’entreprise Medsofa, PME de 30 personnes dirigée par Kamel Bellahssan, qui conçoit et réalise des sofas sur mesure pour les entreprises.

Créée en 2015, elle va déménager pour s’agrandir.


ID2

Malik Derouiche, ancien de Framatome, m’a fait découvrir la filiale de l’entreprise marseillaise ID2 (IDCARRE), ID2 Manufacturing, dont il est le directeur général. Quand ID2 Enginneering réalise des prestations d’ingénierie dans ses bureaux à Marseille, ID2 Manufacturing réalise dans son usine de Tanger des équipements chaudrons ou mécano-soudés, des tuyauteries ou des machines spéciales selon les plans préétablis par le client. Les produits en-cours de fabrication étaient destinés à des usines nucléaires. Nous avons également visité le deuxième site qui va permettre à l’entreprise de poursuivre sa croissance dans la zone.

Lelma

Benoit Sentagnes, directeur, nous a ensuite présenté la filiale marocaine de Lelma, joint- venture entre 2 sociétés bordelaises pour faire du traitement de surface pour des pièces entrant dans la fabrication des avions, du nucléaire, de l’industrie ferroviaire ou maritime…

Myopla

Enfin, j’ai rencontré Denis Marsault, président-fondateur de Myopla qui emploie près de 700 collaborateurs dans ses centres d’appels et de BPO (front office et back office). Nous avons également visité l’immeuble où emménagera l’entreprise en fin de semaine. A fin 2019, plus de 1 000 collaborateurs travailleront au sein de Myopla. +d’images

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Communauté française

Consulat

J’ai été reçu au consulat par Thierry Vallat, consul général de France. L’entretien a été suivi d’un déjeuner à la Résidence de France en présence de Myriem Bennani, conseillère consulaire à Tanger, des proviseurs de l’école Berchet et de l’école du Détroit.

Près de 3500 Français résident dans cette circonscription. On constate une progression régulière de 5%/an, lié au développement de l’activité économique et à l’arrivée régulière de retraités.

Une forte demande d’enseignement français est constatée. L’école du Détroit envisage de déménager pour s’agrandir. Pour les uns, l’enseignement doit être la priorité pour le Maroc, où 80% des jeunes de 16 à 24 ans sont sans activité. Pour d’autres, c’est la santé qui doit être prioritaire. 

En effet, la santé publique semble manquer de moyens. Beaucoup d’espoirs sont placés dans la construction d’un CHU à l’entrée de Tanger, dont l’ouverture est prévue en 2020.

Un des participants a suggéré de développer la collaboration entre les conseils de l’ordre en France et au Maroc pour permettre des échanges réguliers de médecins entre nos deux pays. +d’images

Réception avec les Français de Tanger

En fin de journée, j’ai pu échanger avec des représentants de la communauté française de Tanger à la Résidence de France. Ce fut l’opportunité de découvrir des personnalités au profil varié.

J’ai notamment été très ému d’avoir rencontré Pierre Liagre, ancien combattant de la 2ème guerre mondiale, âgé aujourd’hui de 97 ans, doyen des Français de Tanger.

Déporté en Silésie, évadé pour rejoindre la Résistance, il a intégré l’armée française et combattu pour la libération de notre pays jusqu’en Allemagne. Il sera démobilisé le 11 août 1945 après 40 mois de service pour la défense de notre patrie.

Pierre Liagre m’a remis une copie d’un ouvrage dans lequel il partage ses souvenirs concernant une période sombre de notre histoire. J’ai été touché par son humilité et son parcours. +d’images

Médias

Journal de Tanger

« Visite du sénateur français Olivier Cadic à Tanger »

Merci au Journal de Tanger d’avoir rendu compte de toutes les étapes de mon déplacement.

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En circonscription au Royaume-Uni – Londres (12 octobre 2019)

Brexit

Mobilisation the3million

J’ai retrouvé Nicolas Hatton pour participer à la mobilisation de l’association The 3 Million et British in Europe afin de rappeler au Premier ministre Boris Johnson qu’il trahit ses promesses aux Européens pendant la campagne du Brexit.

À J-19 de l’échéance prévue pour la sortie du Royaume-Uni de l’UE, les participants sont venus avec un stock de bonne humeur pour lutter contre l’atmosphère anxiogène créée par le gouvernement britannique. +d’images

Communauté française

Salon FAFGB

Heureux d’avoir retrouvé à Baden Powell House de nombreux fidèles représentants des Français de Grande-Bretagne, dont les élus Olivier BertinRoch Miambanzila, conseillers consulaires et Patricia Connell, déléguée consulaire.

Ce fût l’occasion de rencontrer des nouveaux venus comme l’association des juristes Queen Mary Sorbonne ou de nouvelles activités comme celle qui a été lancée cette année par le Dispensaire français : l’espace santé jeunes Londres, où psychologues, médecins et spécialistes de santé accueillent gratuitement et confidentiellement les jeunes de 13-25 ans, chaque mercredi de 17h à 20h.

Présidée par Jean-François Le Gal, la Fédération des associations françaises de Grande-Bretagne a réuni 35 d’entre-elles pour la 7ème édition de leur forum rebaptisé cette année en « salon ».

L’Écho Magazine, Ici Londres, Londres Magazine ou encore le site Français à Londres ont assuré la couverture de l’événement qui a été ponctué d’interventions live de la part de Guillaume Bazard, consul général, et d’associations telles que Les Fauristes, Exchange Théâtre, la FFD UK.

J’ai félicité les organisateurs et bénévoles pour ce beau succès. +d’images

Enseignement français 

Soirée CFBL 

J’ai eu le plaisir de participer à la soirée de remise des diplômes du brevet du Collège Français Bilingue de Londres, soirée forte en émotions durant laquelle 70 élèves recevaient leurs diplômes du brevet et autres récompenses. Cette remise était précédée d’un cocktail et suivie d’un dîner, puis d’une soirée dansante réunissant élèves, parents et enseignants.

Ce fut un moment de joie intense lorsque François-Xavier Gabet, qui dirigeait l’établissement jusqu’à l’été dernier, les a félicités depuis Hong-Kong par un message vidéo.

Le CFBL affiche un taux de réussite de 100% pour les 70 élèves qui ont passé leur brevet. 60% des élèves poursuivent leur scolarité à Winston Churchill, et 10% au lycée Charles de Gaulle. 69 élèves sur 70 étaient présents à cette soirée.

Leurs joyeuses retrouvailles constituaient un bain de jouvence régénérateur pour les adultes présents.

Cette soirée m’a également offert l’opportunité d’échanger avec le nouveau chef d’établissement, Denis Bittmann.

Après 3 ans en qualité de chef d’établissement à Marrakech où je l’avais rencontré, il a ensuite pris la direction du Lycée Français de Jérusalem, poste qu’il a occupé jusqu’à son arrivée au CFBL à la rentrée de septembre 2019.

Je lui ai adressé tous mes vœux de réussite pour cette nouvelle mission au sein de cette école où l’harmonie et le bien-être sont désormais bien installés.

J’ai remercié Marie-Pierre Bouché, présidente de CFBL parents, et les membres de l’APE pour l’organisation de cet événement et leur formidable sens de l’accueil. +d’images

En circonscription au Royaume-Uni – Londres (8 octobre 2019)

Brexit 

Nicolas Hatton, Patricia Connell,
Gina Miller et Olivier Cadic

Soirée the3million

À l’invitation de Nicolas Hatton, président de the3millionet délégué consulaire, j’ai participé à la première partie de la soirée événementielle de levée de fonds en faveur de cette association qui protège les droits des 3 millions d’Européens vivant au Royaume-Uni. 

J’y ai retrouvé Patricia Connell, déléguée consulaire, engagée depuis la première heure du Brexit pour défendre les droits des Européens du Royaume-Uni. Elle apporte à the3milliontoute la force de son engagement.

La soirée a réuni de nombreuses personnalités, telles que Gina MillerAlberto CostaDavid SchneiderClaude Moraes ou Stuart McDonald.

La qualité des lots offerts aux enchères pour la circonstance fut à la hauteur de l’événement.

Félicitations à toute l’équipe de the3millionet toute notre reconnaissance aux parlementaires et personnalités britanniques qui ont contribué à cette soirée exceptionnelle. +d’image

Communauté française

Ambassade

Entretien privilégié avec Catherine Colonna, ambassadrice de France au Royaume-Uni, et ancienne ministre. 

J’ai présenté tous mes vœux de réussite à notre ambassadrice pour sa nouvelle mission, puisqu’elle est arrivée en poste à Londres le mois dernier, succédant à Jean-Pierre Jouyet.

Nous avons échangé nos regards sur le Brexit et sur les dernières déclarations du Premier ministre britannique. Devant l’incapacité de Boris Johnson à proposer une solution de sortie de l’UE réaliste et évitant la création d’une frontière en Irlande, nous nous dirigeons inéluctablement vers un « Brexit saison 3 », qui débutera le 1ernovembre 2019 et dont l’issue dépendra du résultat des élections générales à suivre.

J’ai fait part de ma préoccupation pour la sécurité de nos compatriotes dans un pays où les ultra-brexiters tiennent des propos de plus en plus agressifs à l’égard de l’Europe et des Européens.

En prélude à cette rencontre, j’ai eu deux réunions à l’ambassade en présence de François Revardeaux, premier conseiller.

D’abord, ma rencontre avec le contre-amiral Luc Pagès, attaché de Défense, m’a permis d’exprimer le souhait que les associations et les élus puissent accompagner les militaires au moment du dépôt de gerbe devant la statue du Maréchal Foch, le jour du 11 novembre. En effet, du fait de travaux autour de la statue, la cérémonie officielle se tiendra cette année exclusivement au cimetière de Brookwood.

J’ai ensuite eu le plaisir de revoir Lucia Da Silva, nouvelle attachée de coopération éducative, dont j’ai fait la connaissance à Madrid. Nous avons évoqué les mesures annoncées par le gouvernement en matière d’enseignement français à l’étranger qui doivent se retrouver dans les objectifs du plan Ecole du Royaume-Uni.

Le prochain comité de pilotage était prévu pour le 11/11/19. J’ai exprimé le vœu qu’il se tienne bien avant la fin de l’année.

En circonscription aux États-Unis / Californie (2/2) – Los Angeles (5 sept. 2019)

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Réception à la Résidence à l’initiative de Nathalie Roy-Soirat, consul générale adjointe, avec les conseillers consulaires Carole De la CruzHélène Demeestere-DujardinPatrick Caraco et Gérard Michon, et Véronique Maingard, pdte de Los Angeles Accueil ; Cynthia Hajjar, pdte de l’UFE Los Angeles et Bruno Paing, pdt de l’ADFE.

Dès mon arrivée à Los Angeles, dernière étape de mon déplacement aux États-Unis, Nathalie Roy-Soirat, consul générale adjointe, a organisé un dîner de travail à la Résidence avec les élus et les présidents d’association. Je la remercie de son assistance lors de ma première visite dans la cité des anges.

Économiquement, Los Angeles est la 2ème ville des États-Unis. L’État de Californie, 5ème puissance économique mondiale, devance la France. Mais il est à remarquer que notre pays y pointe au 3ème rang des investisseurs, derrière le Canada et la Grande-Bretagne.

La communauté française de la circonscription du consulat de Los Angeles (Californie du Sud, Nevada du Sud, Arizona, Colorado et Nouveau-Mexique) rassemble plus de 31.000 ressortissants français inscrits au registre consulaire. La population française réellement établie dans la circonscription est estimée : 60 000 à 70 000 personnes environ.

La région de Los Angeles et de San Diego rassemble plus de 80% de la communauté française de la circonscription.

Lorsqu’on discute avec les Français de Los Angeles on se rend compte qu’ils ont moins peur le ciel ne leur tombe sur la tête que le sol se dérobe sous leurs pieds. En effet, la Californie est l’état le plus sujet à de graves tremblements de terre : le risque de subir un séisme majeur dans les 30 prochaines années est réel. Le site du consulat affiche une longue page d’information sur ce sujet afin d’informer nos compatriotes de manière exhaustive.

Nous avons aussi longuement évoqué les annonces faites par notre ministre Jean-Yves Le Drian concernant l’enseignement français à l’étranger. Le coût de la scolarité aux États-Unis (20 à 40.000$/an et par enfant) constitue un sujet de discussion inépuisable.

J’adresse ma reconnaissance à David, le chef de la Résidence qui officie avec talent, professionnalisme et décontraction, en attendant la nomination du prochain consul général. + d’images

Entrepreneuriat

FACC et CCE

Déjeuner économique à la Résidence de France, avec Nathalie Roy-Soirat, consule générale adjointe et Christophe Barre, conseiller économique,  Samuel Loy, fondateur et président de la French American Chambre of Commerce de Los Angeles (FACC), Clarisse Berranger, directrice de la FACC, Laurent Levy, pdt de la section locale des CCE et Philippe Nodet, pdt d’une société de communication.

Los Angeles se révèle être l’éco-système qui se développe le plus vite aux USA et il ne le doit pas uniquement à Hollywood. La Tech qui se développe dans la zone située entre l’aéroport et la ville de Santa Monica a été baptisée la « Silicon Beach ».

La vie y est moins chère qu’à San Francisco. L’accès aux capitaux-risqueurs y serait tout aussi facile et on peut y trouver des bureaux facilement. Forte des plus grandes universités américaines, la ville offre de puissantes opportunités non seulement dans la Tech, mais également dans l’industrie de l’entertainment, dans l’aérospatial ou encore la mobilité urbaine.

En résumé, L.A. estime que ses atouts vont lui permettre de rivaliser avec la Silicon Valley.

La FACC compte 300 membres. Au mois de novembre, elle organisera une tournée de conférences en France pour permettre aux entrepreneurs de l’Hexagone de découvrir les potentialités offertes par la Californie du sud ! Notre Chambre a tout mon soutien. + d’images

Communauté française

Consulat

Visite du consulat et rencontre avec les agents.

La zone de compétence du consulat de Los Angeles couvre la moitié des États-Unis en matière d’état civil ! À l’inverse, le consulat ne s’occupe plus des demandes de visas qui sont désormais toutes centralisées sur le consulat de Washington. Cette organisation fait grincer des dents, car elle allonge les délais d’obtention.

Alors que notre Parlement est sur le point de débattre de la PMA (procréation médicalement assistée), il faut savoir que bon nombre de nos compatriotes font régulièrement appel à la GPA (gestation pour autrui) sur le sol des États-Unis. Forcément, les règles sont désormais bien établies dans nos consulats pour enregistrer les enfants issus d’une GPA selon des instructions très claires du procureur de la République. Face aux interdits, la liberté trouve toujours son chemin…

J’ai également échangé sur les questions sociales, comme les bourses scolaires dont nous allouons 2 millions d’euros chaque année, le sort des prisonniers dont certains subissent de lourdes peines et enfin le rapatriement des personnes en difficulté.

Notre consulat m’a indiqué que la légalisation du cannabis dans certains États est sans effet aucun sur la réglementation fédérale. Ainsi, bien que la vente et la consommation de cannabis soient autorisées dans le Colorado et en Californie, il est totalement interdit de voyager de l’un à l’autre avec des opiacées, même en faible quantité.

Il est également interdit de venir du Mexique en Californie avec du cannabis, même si le produit a initialement été acheté en Californie… + d’images

Enseignement

Lycée français 

Visite du lycée français de Los Angeles qui accueille 900 élèves de la maternelle à la terminale sur cinq campus, en compagnie de Nathalie Roy-Soirat, et d’Olivier Ngo, attaché de coopération éducative. 

Reçus par Clara-Lisa Kabbaz, présidente du lycée fondé par ses parents en 1964, en présence de toute l’équipe de direction, nous avons découvert de superbes installations et des enfants déjà bien en place, tout juste deux jours après la rentrée scolaire.

J’ai eu de nombreux échanges avec les élèves qui ont toujours fait preuve d’une grande vivacité.

Les résultats au baccalauréat sont de 100% de réussite et près de 80% de mentions.

A l’évidence, beaucoup d’enfants rêveraient d’étudier dans cet établissement. Les photos du lieu se passent de commentaire. + d’images

Culture française

Alliance française

Visite de l’Alliance Française de Los Angeles présidée par Isabelle Leroux depuis 15 ans, en compagnie de Nathalie Roy-Soirat, et d’Olivier Ngo

Ouverte 7 jours sur 7, au rez-de-chaussée de l’immeuble qui abrite le consulat de France, l’AF de Los Angeles dispose de 10 salles de cours, dont 2 sont dédiées aux enfants qui représentent un tiers des élèves.

Les cours de langue constituent 85 à 90% des revenus. Le complément est obtenu grâce à des levées de fonds dont l’essentiel provient d’un grand gala qui a lieu tous les deux ans.

L’objectif des candidats au centre d’examens et de certification DELF est soit d’obtenir la nationalité française, soit de pouvoir étudier en France ou au Canada.

Après 35 ans d’existence, l’Alliance de Los Angeles se voit comme une « petite maison France à l’autre bout du monde ». Leur plan stratégique prévoit que l’AF puisse acquérir ses propres locaux pour gagner en indépendance. + d’images

En circonscription aux États-Unis / Californie (1/2) – San Francisco & Oakland (3-4 sept. 2019)

Merci à notre consul général, Emmanuel Lebrun-Damiens, et à son équipe. Ils m’ont offert une vue d’ensemble de la situation des expatriés français dans la baie de San Francisco et de notre dispositif promotion du français et d’aide à la scolarité. Notre communauté fait surtout face aux difficultés liées au coût de la vie.

J’ai aussi constaté que notre Chambre de commerce était aussi innovante que ses membres. La série d’entretiens qui a été organisée chez Oracle a été l’occasion d’évoquer les questions de cybersécurité liées aux services offerts aux administrations publiques par Oracle, ainsi que les enjeux d’indépendance technologique vis-à-vis de la Chine.

Entrepreneuriat

Chambre de commerce

Rencontre avec Antoine Villata, président de la chambre de commerce franco-américaine à San Francisco, et Laurence Fabre, directrice exécutive, en compagnie d’Emmanuel Lebrun-Damiens, consul général, prolongée par un déjeuner économique avec des représentants du monde tricolore des affaires installés dans la baie.

Chaque année, la Chambre organise, en mai, les French-American Business Awards, selon un processus rigoureux destiné à mettre en avant des entreprises qui se distinguent aux États-Unis. La Chambre fait en effet preuve d’une activité événementielle importante pour promouvoir l’image de la France.

Ses membres ne se bornent pas à la Tech : gastronomie, vin, banque, retail, small business… 

Cela permet quelques initiatives croisées comme d’organiser des rencontres entre le monde de la Tech et du vin en liaison avec le « Grape Circle » qui réunit l’exécutif de la Napa Valley.

Autre initiative de la Chambre, le « Business booster » : pendant une semaine, la Chambre va aider l’entreprise intéressée par une implantation à San Francisco, en lui permettant d’évaluer tous les coûts.

La Chambre a également développé une activité recrutement. Sa « Job fair » de septembre 2019 constituera sa 2ème édition.

Lors du déjeuner, j’ai écouté les enseignements tirés par mes interlocuteurs, auxquels se sont joints Karim Chaiblaine, Faurecia, équipementier automobile, et Jean-Bernard Guerree, Euro Group, consultant pour les grands groupes en stratégie.

Tout d’abord, il faut avoir confiance en soi. Les Français peuvent parfaitement réussir à l’international et ils sont déjà nombreux à l’avoir démontré. Ensuite, il faut cultiver l’humilité. On peut être un grand groupe en France et s’entendre dire par Uber : « On ne vous connait pas, qui êtes-vous? ». Un conseil qui vaut autant pour trouver des sociétés potentiellement partenaires ou recruter des jeunes diplômés d’université.

Confiance en soi et humilité, voilà deux principes à cultiver qui n’ont rien de paradoxal et ne doivent pas être propres aux seuls entrepreneurs attirés par la Silicon Valley. Cette vision des affaires montre que mes interlocuteurs ont atteint un niveau de maturité entrepreneuriale qui justifie que l’on puisse s’appuyer sur eux pour se confronter à un éco-système unique au monde, dont beaucoup cherchent à s’inspirer. + d’images

Redwood Shores – Oracle

Pour l’entrepreneur qui a créé son entreprise à 20 ans en 1982 dans l’informatique, se rendre au siège d’Oracle, la société créée en 1977 par Lary Elison, constitue un moment mémorable.

Entré dans la légende de la révolution informatique des années 80 au même titre que Steve Jobs ou Bill Gates, Larry Ellison a construit sa réputation en s’appuyant sur un système de gestion de base de données devenu une référence mondiale.

Aussi, lorsque cette société mythique m’a contacté il y a quelques mois pour m’inviter à échanger sur les enjeux liés aux services clouds et à la protection des données, cela m’a paru une opportunité exceptionnelle pour favoriser l’accomplissement de ma mission sénatoriale liée à la cybersécurité.

Accompagné par Emmanuel Lebrun-Damiens, consul général, et Christophe Barre, conseiller économique, j’ai été accueilli par Prosser Stirling, directeur des relations publiques internationales, venu spécialement de Washington.

Pour les questions de cloud souverain, je me suis entretenu avec Luke Kowalski, vice Preesident Corporate Architecture. Pour les questions de 5G, de réseau internet et de collections des données émanant des téléphones portables, Christa Johnson, Strategic Development Analyst, et Andrew Rist, Interoperability Architect ont partagé quelques informations confidentielles.

Mes interlocuteurs ont conforté mes analyses sur les menaces qui nous guettent. Je remercie Oracle pour les informations qu’ils ont partagées avec nous. + d’images

Burlingame – UDELV

Visite de la société UDELV, fondée par Daniel Laury, en compagnie d’EmmanuelLebrun-Damiens, consul général, et de Christophe Barre, conseiller économique.

Ce start-upper a fait le choix de se lancer dans la voiture autonome destinée à livrer des produits.

Il délaisse le transport d’êtres humains qui exige des investissements pharaoniques pour tester à grande échelle la sécurité des véhicules autonomes. Ainsi, Google a investi 20 milliards de dollars pour acquérir 80.000 véhicules équipés. L’enjeu est de taille car il y a 40.000 morts sur les routes chaque année aux États-Unis. Cela représente un mort pour 86 millions de miles (1,6 km) parcourus. 

Le marché de la livraison sur lequel investit UDELV est un trajet qui commence à la boutique et se termine au domicile du client. Ce marché est énorme.

Les fourgonnettes autonomes d’UDELV sont dotées de casiers que les clients débloquent grâce à une application sur smartphone.

En Arizona, il est possible de mettre un véhicule sans chauffeur, sans autorisation et sans permis, sur la route. UDELV y a désormais effectué 12.000 livraisons pour la célèbre enseigne de la grande distribution, Walmart. 

Une belle illustration de l’ingéniosité de nos entrepreneurs de la baie de San Francisco. + d’images

Communauté française

Consulat

Réunion au consulat de France de San Francisco avec Emmanuel Lebrun-Damiens, consul général, et son équipe, suivie d’une réception à la Résidence de France avec les représentants de notre communauté.

Plus de 30.000 français sont enregistrés, un volume qui fait de SF l’un de nos 15 premiers consulats.

Ce fut un tour d’horizon des problématiques auxquelles sont confrontés nos compatriotes dans une ville où le coût de la vie est le plus élevé des États-Unis. La location d’un appartement avec une chambre coûte 3700$/mois. Il faut compter 20 à 35000$/an par enfant pour les frais de scolarité. Compte tenu de ces coûts vertigineux, il arrive que des familles repartent faute de pouvoir faire face financièrement.

Le montant des bourses scolaires pris en charge pour cette circonscription s’élève à 2 millions d’euros, du fait de la hauteur des frais de scolarité.

Des dizaines d’associations françaises ont été créées au fil des ans pour conserver un lien avec la France, malgré la distance et un décalage horaire de 9 heures.

500 entreprises de Tech françaises sont recensées. Cela démontre la vitalité entrepreneuriale des Français installés dans la Bay ! + d’images

UFE

Rencontre avec Laetitia de Mortillet, présidente de l’UFE San Francisco, Sophie Suberville, conseillère consulaire et Emmanuel de Maistre, entrepreneur.

L’occasion pour Sophie d’évoquer les attentes des Français de la circonscription, en soulignant l’importance de l’action sociale, car bien des mauvaises surprises attendent ceux qui ont sous-estimé le coût de la vie très conséquent dans la capitale mondiale de la Tech.

Parmi les différences culturelles, le concept de Credit score paraît très intrusif pour un Français, car il permet d’évaluer automatiquement votre qualité de payeur et de consommateur en consolidant votre activité bancaire.

Dans un pays où l’on pousse à la consommation et où il est de bon ton d’avoir un éventail de cartes de crédit, le propriétaire qui veut louer une maison ou un appartement pourra rechercher ce type d’information auprès des banques. Il est déterminant de prouver que l’on est un consommateur actif et régulier, mais capable de rembourser ses crédits à la consommation sans accroc !

Pour sa part, Emmanuel m’a décrit ses expériences réussies en matière de création de start-up en France, de levées de fonds, de cession à une entreprise américaine et de son rebond.

La magie de la Silicone Valley fait son effet.

Laetitia, arrivée en qualité de cadre dans la finance, a décidé de lancer son entreprise. + d’images

San Francisco Bay Area Accueil 

A la Résidence de France, en présence d’EmmanuelLebrun-Damiens, consul général, j’ai fait la connaissance de Sixtine Gontier, présidente de SFBA (San Francisco Bay Accueil) et des membres de son bureau, 

Il n’y a pas de quartier français dans la ville. La communauté française est assez éclatée dans la baie et peine à se retrouver, car le trafic accroît les distances. L’objectif de l’association qui réunit 250 à 300 familles est de rompre l’isolement, car la France est loin. Le coût de la vie amplifie le choc culturel.

Les cafés accueil sont donc organisés par des volontaires répartis par îlots. Aussi, pour faciliter l’intégration, SFBA a créé l’Opération « Back to business », pour aider le conjoint à trouver un emploi ou encore l’opération « Café franco-américain », afin de créer des binômes.

Pour se constituer un réseau local, l’astuce est de faire du bénévolat.

J’ai été très impressionné par l’engagement de la SFBA pour aider nos compatriotes à trouver leur place dans la ville la plus chère des États-Unis. + d’images

Enseignement

Lycée français 

Accueilli par Emmanuel Texier, proviseur du Lycée français, j’ai visité deux des trois campus de cet établissement conventionné avec l’AEFE, en compagnie d’Emmanuel Lebrun-Damiens, consul général.

Situé dans un quartier huppé de San Francisco, le campus Ashbury scolarise 400 enfants de la petite section de maternelle au CM2.

Lors de mon entretien avec l’équipe de direction et des membres du comité de gestion, j’ai mesuré l’impact du coût de la vie à San Francisco sur le niveau des frais de scolarité qui varie de 22.000$ à 31.000$ selon la classe…

Un tiers des élèves bénéficient de bourses, dont l’enveloppe s’élève à 2 millions de dollars. Un million vient des bourses de l’AEFE et l’autre million est payé par les parents d’élèves du lycée français.

Entrepreneur installé de longue date à San Francisco, le président du comité de gestion a pointé les défis auxquels les établissements scolaires de la baie sont confrontés : déplacement des familles vers des villes où l’immobilier est moins cher ; coût de maintenance des bâtiments…

Je me suis ensuite rendu sur le campus Ortega qui accueille 370 élèves dans le secondaire.

Situé dans l’ancien conservatoire de musique de San Francisco, l’établissement dispose d’un théâtre de 400 places. Le théâtre du lycée français offre une programmation de pièces en français qui rencontre un beau succès.

Les résultats suivent : le lycée affiche un taux de 100% de réussite au baccalauréat, dont un tiers de mention très bien. Plus du tiers des bacheliers choisit la France afin de poursuivre leurs études supérieures. + d’images

EFBA

Rencontre avec Nadia Bodin, responsable de la collection des livres FLAM (Francais langue maternelle) à l’EFBA (Education française Bay Area).

Cette association créée en 2009, propose d’envoyer des enseignants français dans les établissements scolaires américains de la baie de San Francisco. Ses résultats sont éloquents : l’association couvre 25 écoles, depuis Santa Rosa au Nord jusqu’à San José au sud. 4 700 heures de cours de français ont été dispensées cette année pour 734 enfants.

La collection Virgule des cahiers FLAM développée sous la direction de Nadia Bodin est un support pédagogique pour toute association FLAM (lien). Cette méthode d’enseignement de notre langue pour les enfants français vivant à l’étranger est structurée en 6 niveaux de la grande section de maternelle au CM2.

Une belle réussite !

Francophone Charter school / Oakland

Visite de la Francophone Charter school d’Oakland en présence de Farid Senna, directeur, Laurence Champomier, coordinatrice pédagogique et Emmanuel Lebrun-Damiens, consul général.

Créée il y a 4 ans à l’initiative de parents de la ville d’Oakland, cette école publique francophone gratuite est titulaire du label FrancEducation depuis cette année.  Approchant les 5 ans d’existence, elle doit obtenir le renouvellement de son autorisation de la part du district d’Okaland (la décision sera notifiée en décembre).

Ses effectifs augmentent de 50% cette année, passant de 223 élèves à 340 élèves, dont 30% de familles défavorisées. Un tiers des élèves sont français.

En contrepartie de la gratuité de la scolarité, il est demandé aux parents d’offrir des heures de volontariat pour contribuer à la bonne marche de l’établissement.

J’ai assisté à l’arrivée des élèves et observé l’efficacité de deux parents qui ouvraient les portes arrière aux enfants afin d’éviter au conducteur de descendre de voiture. Un véritable ballet qui évite la congestion que nous connaissons dans nos rues en France. Un bien bel esprit qui pourrait nous inspirer. + d’images

Culture française

Alliance française

Tom Aden, président de l’Alliance Française de San Francisco, m’a fait visiter son établissement en présence de notre consul général. 

L’Alliance fêtera ses 130 ans en octobre. Elle est composée d’un centre de langue, d’un centre culturel et d’un centre d’examen pour ceux qui veulent devenir professeurs de français.

Une salle de cinéma de 40 places leur permet de projeter des films en français chaque semaine. Le fonds d’ouvrages en français est si gigantesque qu’il tapisse les murs de chaque salle de classe ! + d’images

En circonscription aux États-Unis / Texas (2/2) – Austin (30 août 2019)

Avec Ruth R. Hughs, Secretary of State, au Capitole de l’État du Texas

Austin rivalise désormais avec San Francisco. Nombre d’entrepreneurs ou de développeurs migrent de la Silicon Valley vers la capitale du Texas, où le coût de la vie est plus léger.

Cette deuxième étape au Texas m’a permis d’observer que le premier état exportateur des États-Unis depuis 15 ans pourrait bien détrôner un jour la Californie aux Etats-Unis.

Politique

Secrétaire d’État

Entretien avec Ruth R. Hughs, Secretary of State, au Capitole de l’État du Texas, dans le bureau du gouverneur, en présence d’Alexis Andres, consul général et de Pascal Helwaser, conseiller économique.

Très dynamique, la Secrétaire d’État a mis en avant l’étendue des opportunités économiques offertes par le Texas. S’il était indépendant, son économie le placerait au 10ème rang mondial, devant le Canada ou l’Espagne ! Il pèse 1 fois et demie le PIB de la Russie.

L’énergie (pétrole, gaz, éolien, solaire) constitue le secteur phare de son économie. Aux USA, le Texas est également le premier producteur de coton et le premier en élevage. C’est d’ailleurs le centre mondial en matière de clonage animal.

Dans le domaine de la santé, le Centre médical de Houston avec ses 54 hôpitaux et son centre de recherche est le plus grand hôpital au monde, regroupant 106.000 employés.

Désormais, Austin est au cœur de la révolution high-tech en attirant les entreprises innovantes. Un centre de compétences pour la cyber-défense va être créé entre San Antonio et Austin.

Michael Treyger, conseiller du Gouverneur pour le développement économique à l’international, a mis en avant les extraordinaires facilités offertes aux entreprises étrangères qui s’implantent au Texas. + d’images

Entrepreneuriat

Capital Factory

Rencontre avec des acteurs français et américains impliqués dans la haute technologie, à l’initiative de Liz Wiley, consule honoraire.

J’ai ainsi découvert Capital Factory, dont la mission est de « fabriquer » des entrepreneurs aptes à changer le monde en s’appuyant sur la technologie.

Merci aux entrepreneurs français présents de la French Tech pour m’avoir fait partager généreusement et passionnément leur expérience. + d’images

Enseignement

Austin International School

Accueilli par le président du board, ainsi que par son directeur, Jacques Weberet Audrey Talarico, directrice of the French Academic, j’ai visité cette très belle école qui favorise l’apprentissage des langues étrangères dès la maternelle, en recourant à la langue des signes !

L’objectif est que les enfants parlent trois langues à l’issue du primaire !

Après cette visite, j’ai eu le plaisir de pouvoir m’entretenir avec les parents d’élèves qui m’ont exprimé unanimement leur satisfaction. + d’images

Communauté française

Austin Accueil

Merci à Sabine Douellou, présidente d’Austin Accueil, et à son mari, de m’avoir ouvert les portes de leur maison et ainsi permis de rencontrer une quarantaine de membres de leur association, en compagnie d’Alexis Andres, consul général.

Trois heures de riches échanges sont venus ponctuer une journée très instructive dans la capitale du Texas, avant de reprendre la route vers Houston.

Culture française

Alliance française

Visite de l’Alliance française d’Austin et rencontre avec Meri Krueger, présidente du Board.

Pour promouvoir la langue et la culture françaises dans une ville en plein essor, son équipe anime diverses activités, dont certaines sont clairement intitulées « Apéritifs » ou « Pétanque ».

Il y a cinq AF au Texas (Austin, Dallas, El Paso, Houston et San Antonio).

En circonscription aux États-Unis / Texas (1/2) – Houston (28-31 août 2019)

(g. à d) avec Alexis Andres, consul général, et Pierre Grosdidier, conseiller consulaire.

Pour mon 6ème déplacement aux États-Unis depuis le début de mon mandat, et ma première visite au Texas, j’ai été accueilli par Alexis Andres, notre consul général, qui m’a concocté un programme comprenant 20 événements sur 3 jours à Houston et Austin.

Le Texas est la deuxième économie des États-Unis après la Californie et le premier état exportateur du pays depuis 15 ans.

Relations bilatérales

Réunion d’accueil

Le soir de mon arrivée, dîner de présentation du Texas et des enjeux qu’il pouvait constituer pour la présence française. Notre consul avait invité : Jane Buckner, attachée Presse ; Marie Lozon de Cantelmi, attachée culturelle ; Eléonore Cluzel (Business France) ; Pascal Helwaser, conseiller économique ; Virginie Le Tallec, Adj. attachée culturelle ; Alain Mermet, attaché Sciences.

Entrepreneuriat

Chambre de commerce

Échange fructueux avec les membres de la Chambre de commerce franco-américaine.

Ils encensent la légèreté des procédures administratives au Texas et la facilité d’y créer une société.

Ils m’ont conseillé de sensibiliser les entreprises françaises au fait qu’il fallait améliorer leurs présentations produits et Corporate auprès des investisseurs américains. Justement, le système éducatif français leur paraît perfectible afin que les jeunes français soient parfaitement à l’aise pour les présentations en public.

Ces entrepreneurs regrettent que la culture française soit toujours fondée sur la crainte du risque, mais valorisent la couverture médicale publique dans l’Hexagone, tandis qu’elle fait défaut au Texas. + d’images

Greater Houston Partnership

Rencontre avec Bob Harvey, président, et Jeffrey Blair, directeur Europe, dans le but d’appréhender les orientations de la ville en matière économique. 4ème ville des USA derrière Los Angeles, New-York et Chicago, Houston affiche de grandes ambitions. Réputée pour sa production énergétique, la ville se voit désormais pionnière dans la transition énergétique et se projette en pointe vers les sciences de la vie.

Big is beautiful au Texas, où un « petit projet » est évalué à … un milliard de dollars. La puissance économique de cet état associée à sa situation géographique sont des atouts indéniables pour faire du Texas une porte d’entrée idéale vers le marché américain (Amérique du nord et Amérique latine) pour les entrepreneurs étrangers. + d’images

Total

Entretien au siège américain de Total avec Franck Trochet, CFO et président de Total American services Inc., et Ernst Wanten, Executive VP Total North & central America, en présence d’Alexis Andres, consul général et de Pascal Helwaser, conseiller économique.

Présente aux États-Unis depuis 1956, la firme pétrolière et gazière française emploie 7500 personnes dans 23 États américains, réparties sur 40 sites.

Lors des 4 dernières années, Total y a investi 6,5 milliards de dollars.

La découverte de Ballymore dans le golfe du Mexique, début 2018, démontre le savoir-faire du groupe en matière de forage en eaux profondes et conforte la nouvelle stratégie d’exploration mise en place depuis 2015.

Total fait constamment la démonstration qu’il sait mener des projets n’importe où dans le monde et tenir les délais.

Heureux d’avoir pu constater comment ce groupe, qui fait la fierté de notre pays à l’international, tire parti de sa position d’acteur majeur sur son marché pour assurer son développement.

Engie

Entretien avec Gwenaelle Avice-Huet, DG adjointe du groupe Engie et CEO Engie North America, en présence d’Alexis Andres, consul général et de Pascal Helwaser, conseiller économique.

Après avoir été en charge des énergies renouvelables pour Engie en France, Gwenaelle Avice-Huet assume désormais cette responsabilité pour le monde entier, en plus d’assurer la direction du groupe en Amérique du Nord !

Engie emploie 70.000 collaborateurs dans 70 pays.

Le groupe ne va pas réinvestir dans le nucléaire, mais il a aussi décidé de cesser toutes ses activités charbon et gaz pour se consacrer exclusivement au renouvelable.

Que ce soit en mode hydraulique, éolien ou solaire, Engie développe 3 GW/an, soit l’équivalent de 3 centrales nucléaires d’1GW/an.

Le Texas produit plus d’éolien que la France. Aujourd’hui, la demande impose de construire des unités plus petites, au plus proche du client. Et c’est bien le client qui est porteur de la transition énergétique aux USA en exigeant une énergie 100% renouvelable.

Considéré jusqu’à présent comme un vendeur d’énergie, Engie veut accompagner ses clients sur ce terrain en prévenant notamment leurs émissions carbone. La compagnie leur propose ainsi des contrats à long terme propres à rentabiliser les investissements nécessaires pour effectuer une transition vers le renouvelable, tout en optimisant leur consommation d’énergie.

Dans ce sens, Engie produit de l’hydrogène verte à partir de l’éolien ou du solaire, comme la compagnie sait remarquablement le faire au Chili.

En écoutant Gwenaelle détailler ses réalisations récentes en faveur de ses clients, on ne peut être qu’admiratif devant la stratégie de redéploiement des activités d’Engie vers le leadership mondial de l’énergie renouvelable.

Communauté française

Réception à la Résidence

Lors d’une réception organisée à la Résidence, j’ai pu rencontrer et échanger avec les membres de la communauté française à Houston, en présence de Pierre Grosdidier, conseiller consulaire, notamment avec les représentants de nombreuses associations : Houston Accueil ; Houston Expat Pro ; Amicale des anciens combattants ; Et voilà théâtre ; école FLAM…

J’ai eu le plaisir de retrouver Véronique Marie-Bévierre, vice-présidente de Houston Accueil, qui était précédemment conseillère consulaire pour l’Écosse. + d’images

Consulat

Mon entretien avec Alexis Andres, consul général, et Pierre Grosdidier, conseiller consulaire basé à Houston, fut suivi d’une visite du consulat. Ses équipes sont au service de 11.000 Français inscrits au Texas, dont plus de 50% à Houston (5700), devant Dallas et Austin.

Pierre Grosdidier est arrivé à Houston en 1986. Il estime que la communauté est partagée en trois catégories : les expatriés venus pour une durée limitée, les personnes installées à long terme disposant d’une carte verte et, enfin, un petit groupe très engagé pour animer et représenter la communauté française. + d’images

Houston Accueil

Merci à Véronique Marie-Bévierre, VP de Houston Accueil, pour avoir organisé une réunion avec les membres de son association, en présence d’Alexis Andres, consul général.

Véronique était conseillère consulaire pour l’Écosse, basée à Aberdeen, avant de venir s’installer à Houston.  Je suis heureux de constater qu’elle a conservé intacts son humour et sa sagacité, sans parler de son engagement au service d’autrui.

Présidée par Élodie Ricolfi, Houston Accueil s’affirme comme la première association française locale qui permet aux nouveaux arrivants de prendre pied dans leur nouvel univers.

Ultime rendez-vous de ce déplacement de trois jours au Texas, la soirée s’est révélée passionnante tant les parcours des personnes rencontrées étaient riches et variés. + d’images

Texan French Alliance

Entretien avec Karine Parker, directrice de la Texan French Alliance for the Arts (actions en milieu scolaire défavorisé, forte dimension de coopération franco-texane), en compagnie d’Alexis Andres, consul général.

Grâce à la plate-forme « Be the Peace – Be the Hope » (Soyons la Paix – Soyons l’Espoir) d’apprentissage social et émotionnel, il est possible de donner aux étudiants et enseignants dans les quartiers à risques, les outils pour développer le respect et la résilience, créer des environnements de vie plus sûrs, renforcer le sentiment d’appartenance ou encore favoriser la réussite scolaire.

www.BePeaceBeHope.org est une plate-forme collaborative créée par la Texan-French Alliance for the Arts, en collaboration avec des organisations éducatives internationales et texanes. Cette initiative affiche des résultats si encourageants que nous serions bien inspirés en France de recourir à ce type de programme.

Enseignement

Lycée international de Houston

Visite du lycée international de Houston accueilli par Catherine Prié Leray, proviseure, Marva Martinez, propriétaire, et Margaret Comb, Head of school.

Le LIH a ouvert ses portes en août 2017 pour offrir une option éducative supplémentaire aux familles francophones, de plus en plus nombreuses à s’installer à Houston.

Son programme bilingue unique concerne déjà 240 élèves.

J’espère que l’établissement sera homologué très prochainement par l’Éducation nationale, ce serait une belle récompense pour ce couple d’investisseurs originaires d’Égypte et du Mexique qui a choisi l’enseignement français dans une perspective d’excellence éducative. + d’images

Mark White elementary school

Accueilli par Lisa Hernandez, principale, j’ai visité la Mark White elementary school, une école publique américaine qui offre un enseignement bilingue : 50% en français, 50% en anglais.

L’établissement revendique une éducation par immersion pour apprendre à lire, écrire et communiquer efficacement en français. En parallèle, les enseignants sont très attachés à sensibiliser les élèves au respect de l’environnement.

Une belle alternative à l’enseignement privé en matière d’enseignement international. + d’images

Awty International School

L’Awty international school a été fondée en 1956, avant de fusionner en 1958 avec la French School of Houston.

Affiliée à la Mission laïque française (MLF), elle accueille 1700 élèves. 1000 élèves suivent le programme IB et 700 autres suivent le programme français.

Accueilli par Pierre Puget, proviseur, et Nadia Triki, proviseure adjointe, j’ai apprécié l’étendue du campus et les superbes infrastructures offertes aux élèves. + d’images

En circonscription en Russie – Kazan (21-22 juillet 2019)

De fervents supporteurs : Catherine Fabre, députée de Gironde ; Olivier Cadic ; Élisabeth Lamure, sénatrice du Rhône et pdte de la Délégation sénatoriale aux Entreprises

Une nouvelle fois, l’équipe de France des métiers a su démontrer l’excellence du savoir-faire français durant quatre jours de compétition de haut niveau à Kazan.

Au-delà de l’aventure humaine extraordinaire vécue par tous ces jeunes (moins de 23 ans), ces Olympiades contribuent à générer une autre image et une autre approche des métiers et de l’apprentissage.

1 – Cérémonie d’attribution

Le soir du 21 août, à l’issue d’un grand oral au cours duquel Muriel Pénicaud, ministre du Travail, est intervenue, la décision est tombée : La France organisera la 47èmeédition des WorldSkills à Lyon en 2023 ! (lire l’article)

Quelle émotion ! Le plus beau jour de mon mandat !

Félicitations au travail de WorldSkills France, présidé par Michel Guisemberg, qui a porté cette candidature pendant de longs mois.

Désigné ambassadeur de cette candidature pour le Sénat aux côtés de Catherine Fabre, députée LREM de Gironde pour l’Assemblée nationale, cette soirée a représenté l’aboutissement d’un chemin qui a débuté, en ce qui me concerne, il y a deux ans aux WorldSkills d’Abu Dhabi 2017 (lien). + d’images

2 – One School, One Country

Dans le cadre du programme « One School, One Country », nous avons visité le Lycée 9 qui pratique le français renforcé. Muriel Pénicaud a inauguré une maquette géante de la tour Eiffel réalisée par des apprentis chez les compagnons du Devoir de la maison de Baillargues, offerte au lycée par l’équipe de France des métiers.

L’objet a impressionné les élèves de Kazan, nous l’avons été, nous, par leur maitrise de la langue française !

« One School, One Country » reliait 57 écoles de la ville de Kazan pour aider les jeunes dans leur choix de carrière, à l’occasion des Olympiades.

J’ai accompagné la délégation française en compagnie de ma collègue Élisabeth Lamure, présidente de la Délégation sénatoriale aux entreprises, et de Catherine Fabre, députée.  + d’images

3 – Cérémonie d’ouverture

Pour aider nos champions à se surpasser, pas moins de 350 supporteurs français ont fait le voyage jusqu’en Russie !

Nous n’avons pas hésité à donner de la voix, notamment lors de la cérémonie d’ouverture où chaque nation a défilé en uniforme tout comme aux Jeux olympiques ! + d’images

Cérémonie d’ouverture en vidéo (30s) : lien

4 – Compétition

A l’issue de ces 45èmeWorldSkills, ce sont 27 récompenses qui ont été moissonnées par notre pays, dont une médaille d’or, quatre médailles d’argent et trois de bronze.

La France s’est classée à la 9e place mondiale, grâce au talent affirmé de nos 44 compétiteurs. Lorsqu’on doit se confronter aux meilleurs spécialistes de 63 nations, rien ne doit être laissé au hasard. C’est pourquoi nos champions tricolores ont suivi une série de préparations physiques et mentales, en plus des entrainements intensifs conduit par des experts métiers ! + d’images

RÉCOMPENSES

1 médaille d’or
Menuiserie : Alexis Nué

4 médailles d’argent
Arts graphiques et pré-presse : Corentin Echivard
Charpente : Baptiste Menestrello
Service en salle : Louis Cozette
Taille de pierre : Allan Bontemps

3 médailles de bronze
Peinture et décoration : Mathilde Mortier
Plâtrerie et constructions sèches : Samy Trabelsi
Tôlerie-Carrosserie : Arnaud Marandet

+ 19 médailles d’excellence

Voir aussi :
Plaquette illustrée de tous les résultats : LIEN
Page Facebook des WorldSkills 2019 : LIEN

En circonscription aux États-Unis (2/2) – Boston (16-17 juillet 2019)

Merci à Arnaud Mentre, consul général, qui m’a accueilli à la Résidence durant ce premier séjour à Boston depuis le début de mon mandat et qui m’a organisé un programme de rencontres très inspirant.

Très heureux aussi d’avoir fait la connaissance de Sandrine Hulot, conseillère consulaire, afin de parler des attentes de la communauté française dans sa circonscription.

Son parcours professionnel dans le domaine de la recherche médicale est passionnant et révélateur de l’attractivité du Massachusetts pour les chercheurs français.

Cybersécurité

Boston University

Deux rencontres très inspirantes pour parler de cybersécurité avec des experts universitaires du Massachusetts.

Tout d’abord, visite du « Center for Reliable Information Systems & Cyber Security » de la Boston University.

Accompagné de notre consul Arnaud Mentré et de Michael Vallée, chargé de mission universitaire, nous avons été reçus par Mayank Varia (co-directeur du centre), Azer Bestavros (directeur du Institute for Computing and Computational Science), Andrew Sellars (directeur du Technology Law Clinic), Harold Abelson et David Starobinski, tous deux professeurs.

Nous avons cerné les difficultés qui existaient lorsqu’on voulait faire cohabiter la loi et la technologie dans le droit américain.

Gros point d’achoppement : à qui appartiennent les données ?

Lorsqu’une personne commande un livre sur Amazon, ses données appartiennent-elles à Amazon, à l’éditeur, à l’auteur, ou bien au lecteur ?! Sur le plan du droit, rien n’est évident.

De la même manière, comment répondre aux exigences du gouvernement américain lorsqu’il demande accès aux emails gérés par les sociétés américaines… quelle que soit leur localisation dans le monde ? Peuvent-elles décrypter les mails pour le compte des services américains ?

Aujourd’hui, nous n’avons pas de procédé pour garantir la sécurité informatique, comme nous en avons établi pour assurer la sécurité aérienne.

La technologie évolue si vite que nous peinons à créer un droit adapté et efficace, sans qu’il ne soit un frein au progrès technique.

MIT, Harvard

Dans un second temps, notre consul général a organisé un dîner à la Résidence en présence d’Anne Puech, attachée scientifique et Adrien Abecassis, diplomate, avec des spécialistes en cyber-sécurité :

Hal Abelson, professeur d’informatique au MIT, directeur du Free Software Foundation ; James Waldo, professeur de Technology Policy à la Harvard Kennedy School et Chief Technology Officer de Harvard.

Le PII (Personal Identification Information) a fait partie des sujets dont nous avons largement débattu.

Même rendues anonymes, les données collectées à caractère personnel doivent être protégées. Des chercheurs du MIT ont en effet montré que les techniques d’anonymisation pouvaient être mises en doute.

En guise de démonstration, ils ont recoupé des données médicales anonymisées (hospitalisations, consultations médicales…) des employés de l’État du Massachusetts avec les listes électorales. En connaissant le code postal, le sexe et la date de naissance, ils ont pu ré-identifier 85% de la base, dont des données personnelles du gouverneur de l’État !

Une autre étude émanant du MIT a fait valoir que quatre points géolocalisés étaient suffisants pour identifier 95 % des individus dans une base de données téléphoniques de 1,5 million de personnes.

Mes interlocuteurs ont souligné l’importance de se préoccuper des dommages à réclamer si l’on est victime d’une mauvaise utilisation de ses données. Si chaque personne demandait réparation suite à la mauvaise utilisation d’informations présentes dans les bases de données Google ou les réseaux sociaux, les GAFA seraient exposés à des poursuites astronomiques. Un lobby intense est à l’œuvre pour éviter que de telles procédures judiciaires puissent être engagées.

Les deux professeurs ont un regard sévère sur l’action des parlementaires américains en matière de technologie : « Soit ils ne font rien, soit ils sur-réagissent ! »

Leurs commentaires démontrent que légiférer sur de nouvelles pratiques offertes par la technologie sans entraver le progrès constitue un art mal maîtrisé.

En matière de cybersécurité, nous avons aussi échangé sur l’importance de définir clairement les éléments constitutifs d’une cyber agression émanant d’un pays étranger, afin que les pays victimes puissent engager des réactions proportionnées.

Entrepreneuriat

FACCNE

Visite de la French American Chambre of Commerce of New England (FACCNE).

J’ai eu le plaisir de m’entretenir avec les responsables de la Chambre : Ludivine Wolczik, DG ; France Crespin, dir. développement ; Manon Debuire, Membership Management, ainsi qu’avec les membres du Board : Patrick Bian, président, (Watts Water Technology) ; Jean Schunemann ; Laure Berliner (FABS) ; Philippe Sauvage (Sanofi).

La FACCNE fêtera ses 35 ans en 2020. Elle compte plus de 400 membres. L’équipe de 5 personnes dirigée par Ludivine Wolczik réalise plus de 40 événements par an afin de générer un networking efficace et accroître la visibilité des entrepreneurs français de la Nouvelle Angleterre.

Nos discussions m’ont permis de mesurer l’influence de nos entreprises dans le nord-est des États-Unis.

Sanofi est le 1er employeur de la Pharma industrie au Massachusetts avec 5000 employés. Biotech, Cleantech, Medtech… le Massachusetts est un état qui compte autant de VC que la France.

La force des liens entre les universités américaines et le monde du venture capital (VC) créent les conditions d’un développement optimal des start-ups.

Entrepreneurs français

A la Résidence de France, notre consul général avait réuni une dizaine d’entrepreneurs français autour d’un café afin que je puisse m’imprégner du climat des affaires et identifier quelques pistes pour favoriser nos échanges commerciaux.

Dans un esprit d’amélioration continue, les participants à la réunion ont suggéré que des efforts soient portés sur les points suivants : l’intéressement fiscal des investisseurs en France ; l’accueil de l’aéroport à Paris ; restaurer une image positive de la France suite à l’épisode des gilets jaunes catastrophique pour le tourisme d’affaires ; simplifier l’investissement des VC, réduire l’omniprésence de la BPI ; améliorer les voyages d’exploration pour que nos PME n’abordent pas le marché américain comme elles procèdent en France ; professionnaliser la présentation des universités françaises pour attirer les meilleurs lycéens…

La liste des suggestions est longue et rappelle aussi l’importance de cultiver la confiance en soi chez les élèves dans le système éducatif français, afin de leur permettre de gagner en assurance.

Merci aux entrepreneurs français de Boston pour avoir partagé leurs regards et leur expérience, afin de nourrir mes réflexions et mes propositions : Patrick Bian, pdt CCI, Watts Water Technology ; Catherine Chaulet, pdte Global DMC Partners ; Anne Miller, dir. Corporate Affairs, Keolis North America ; Jean-Marc Pandraud, pdt Clean Membranes Inc.; Jean Manuel Sobarzo, fondateur et Pdg Lexington Biomedical ; Frederic Vieil, pdt Hexagone Boston ; Bernard Malfroy-Camine, fondateur MindSet Rx ; Steven Eichel, avocat d’entreprises ; Michael Audrainn, dir. du bureau de Boston de la Banque Transatlantique ; Anne-Lize Truntzer, expert-comptable Jade Fiducial ; Géraldine Guillermin, fondatrice de Education & Conseil

Communauté française

Consulat

Au consulat de Boston, Arnaud Mentre gère une équipe de 6 personnes, au service de 9311 compatriotes inscrits  au Registre.

Environ 90% des résidents de cette circonscription habitent à moins de 2 heures du consulat qui offre donc un service de proximité très apprécié. Sur place, un millier de passeports et 500 cartes nationales d’identité sont délivrés chaque année.

A la faveur du 14 juillet, nous avons évoqué les multiples événements propres à renforcer notre relation bilatérale, comme de la décoration de trois vétérans du D Day en Normandie.

Afin de financer ces festivités, 80.000$ ont été levés auprès des sponsors.

Notre consul général organise trois événements par semaine à la Résidence (à l’image). Il prépare notamment un forum transatlantique inter-universités pour l’égalité entre les femmes et les hommes qui aura lieu le 25 septembre. Cette initiative réunira des administrateurs et des professeurs de huit grandes universités et écoles :
– Pour Boston : MIT, Harvard University, Northeastern University et Brown University.
– Pour la France : Sciences Po, Université de Paris-Saclay, PSL, École Polytechnique.

En effet, il y a encore du chemin à faire dans ce domaine. Par exemple des études révèlent que s’il apparait légitime pour un jeune diplômé masculin de parler salaire lors de son entretien d’embauche, la même requête venant d’une jeune diplômée féminine pouvait être perçue défavorablement par un recruteur.

Le forum permettra de faire une approche contextuelle comparée, de travailler conjointement sur les normes et les standards internationaux. + d’images

Enseignement français

EFGB

Accueilli par Claudia Collin, directrice des admissions de l’école dirigée par Hervé Seux, j’ai visité le site de Cambridge de l’EFGB qui compte au total 9 sites.

L’Éducation Française Greater Boston, EFGB, a été homologuée pour la rentrée de septembre. Elle accueille une centaine d’élèves de la Petite section au CE1 sur les sites Cambridge et Watertown. Un 3ème site est envisagé à mi-chemin de ces deux sites pour accueillir le primaire.

L’EFGB a démarré son aventure avec des petites écoles FLAM réparties sur 9 sites dans les alentours de Boston. Son activité « Français Langue Maternelle » fédère 200 élèves par semaine depuis 2008.

A noter que l’école a été obligée d’ouvrir un niveau « apprenti bilingue » pour les enfants français qui ne parlent pour ainsi dire pas français.

Tous mes vœux de réussite accompagnent cette nouvelle école du réseau. + d’images

Culture française

Alliance française

Visite du Centre culturel français et de l’Alliance française de Boston en compagnie de Noah Ouellette, chargé de mission à l’ambassade.

Le Centre culturel français est une structure américaine indépendante, à l’image de la structure FIAF que j’ai visité précédemment à New-York.

Les États-Unis comptent 114 Alliance françaises !

Celle de Boston accueille 2300 membres pour un budget de fonctionnement de 2,7M$. Ces membres se divisent entre Français expatriés (30%) et Américains (70%).

Les cours de français sont suivis par 1200 étudiants.

Il est possible de suivre des cours de français dès l’âge d’un an, pour la catégorie des Poussins. La structure accueille également des «Summer Camps» en langue française. Pour l’anecdote, les enfants adorent apprendre à cuisiner en français !

Créé en 1945 en s’appuyant sur un fonds de 500 livres, l’Alliance Française de Boston dispose aujourd’hui de 32000 livres, ce qui représente la plus grande bibliothèque française des États-Unis après celle du FIAF à Ne.w York

La bibliothécaire a eu l’idée de mettre des mots-magnets sur les armoire pour que les visiteurs puissent composer librement des phrases… Voilà une manière originale de s’approprier notre langue et de s’essayer à la poésie.

Merci à Barbara Bouquegneau, directrice exécutive, et Elisabeth Karnoub, directrice des cours, (à l’image) pour leur formidable accueil. + d’images

En circonscription aux États-Unis (1/2) – New-York (13-15 juillet 2019)

Je me souviendrai longtemps de mon déplacement à NYC pour célébrer le Bastille Day. Je suis arrivé à l’hôtel pendant une panne d’électricité géante. Plus d’ascenseur, ni d’internet, ni de feux tricolores sur fond de sirènes de pompier.

Ce joyeux chaos ne m’a pas empêché de passer une excellente soirée avec le Dr Hayao Nakahara, ami de longue date et expert de la production mondiale de circuits imprimés. + d’images

Toute ma gratitude à Gérard Epelbaum (à l’image) pour m’avoir invité aux festivités du Bastille Day de New-York, ainsi que pour m’avoir accompagné à tous mes rendez-vous durant ces deux jours.

Conseiller consulaire, président du Comité des Associations françaises et de langue Française, président de l’UFE New-York, Gérard est un exemple de dévouement. Durant mon séjour, j’ai pu constater combien il est apprécié par nos compatriotes. Great job Gérard !

FIAF’s Bastille Day Celebration

Ouverture

Aux côtés d’Anne-Claire Legendre, consule générale de France à New-York, j’ai eu l’honneur et le plaisir d’ouvrir les festivités du 14 juillet organisées par le FIAF (French Institute – Alliance Française), dans la 60ème rue (entre 5eme et Lexington avenue).

Après le 11 juillet à Madrid, le 12 à Londres, ce 14 juillet à New-York fut ma 3ème occasion de célébrer notre fête nationale au milieu de mes compatriotes établis à l’étranger.

Dans mon discours, j’ai rappelé que le défilé sur les Champs Élysées avait renforcé notre image de « techno nation », en présentant diverses innovations en matière de Défense.

Le défilé a aussi reflété la dimension humaine et le sens de la fraternité de nos forces armées. L’hommage du Président de la République aux blessés a exprimé combien notre Nation était redevable du sacrifice de ses soldats.

Célébrer la fête nationale, c’est aussi célébrer les valeurs qui constitue notre devise républicaine. Quel beau symbole de se trouver à New-York pour l’occasion, cette ville si fière de sa statue, cadeau du peuple français, qui incarne la valeur la plus chère au cœur des Américains.

Merci à Carine Malausséna, Director of Special Events, pour avoir parfaitement orchestré la logistique et l’accueil. + d’images

Marché français

Visite des stands mettant en valeur les produits français ou la destination France, en compagnie d’Anne-Claire Legendre, consule générale et de Gérard Epelbaum, conseiller consulaire.

Nous avons ainsi déambulé dans la 60th Street, où est établi le FIAC, pour échanger avec nos compatriotes qui rivalisaient de bonne humeur et de produits de qualité : parfums, épicerie fine, vêtements « made in France » ou encore pâtisseries.

Alsaciens, Bretons, Provençaux… toutes nos régions étaient présentes rappelant que la France est riche de l’alliance de ses terroirs. Un événement qui a porté haut les couleurs de notre pays en ce jour de fête nationale. d’images

Réception

Superbe fête du 14 juillet co-organisée par le consulat général et le Comité des associations françaises de Gérard Epelbaum qui a réuni près de 1200 personnes au Loeb Boat House, au cœur de Central Park,

Le discours d’Anne-Claire Legendre a précédé une Marseillaise reprise à plein poumon.

Puis, ce fût l’opportunité de trinquer avec de nombreux représentants d’une communauté dont le trait commun est le goût de l’entrepreneuriat, à l’image de Guy Sorman, président de la revue France-Amerique ou Emmanuel Saint-Martin, directeur et fondateur du magazine en ligne French Morning.

J’ai aussi retrouvé Richard Ortoli, conseiller consulaire pour New York et conseiller AFE pour les États-Unis, que j’ai côtoyé à l’Assemblée des Français de l’Étranger de 2006 à 2014.

Bravo aux organisateurs et merci aux sponsors pour cet événement d’exception. + d’images

Entrepreneuriat

Cybersécurité

Anne-Claire Legendre, consule générale, m’a organisé un entretien au consulat avec Renaud Deraison, responsable de la technologie chez Tenable.

Avant de co-fonder Tenable, Renaud a redéfini le marché de la gestion des vulnérabilités en créant Nessus, le scanner de vulnérabilités le plus largement déployé au monde.

En 2019, SC Media a classé Renaud parmi les grands visionnaires de ces 30 dernières années.

Nous avons abordé de nombreux sujets sur lesquels je le remercie d’avoir partagé son expertise. Ce spécialiste fait le constat que les attaques exploitent une faille connue dans une version antérieure d’un logiciel. C’est la cause identifiée de la cyber attaque contre la plate-forme Ariane du MEAE. Mettre à jour ses systèmes est la première règle pour se protéger, rappelle Renaud.

Il y a dix ans, la sécurité était une sous-branche de l’informatique. Désormais, ce qu’on nomme cybersecurité est devenue un enjeu majeur, dont les conséquences peuvent être pénales pour les directeurs financiers si leur réseau d’entreprise est vulnérable.

Aujourd’hui, grâce au cloud public, tout individu peut disposer, au fond de son garage, d’une capacité de calcul équivalente à IBM.

S’ajoute que l’administration des serveurs n’a jamais été aussi complexe.

Dans le but d’optimiser leur productivité, les entreprises ont naturellement entrepris leur transformation digitale. Le souci est que divers systèmes ont été interconnectés, alors que certains avaient été conçus pour fonctionner seulement en réseau fermé. Les objets connectés viennent rajouter à la complexité ambiante, car ils sont reliés à des systèmes sans aucune considération de mise à jour ou de sécurité.

De ce fait, Renaud regrette l’absence d’un cyber guide, clair et pragmatique, avec des indicateurs à suivre et à partager avec le conseil d’administration.

La certification ISO Cybersecurité lui paraît adaptée pour des entreprises qui justifient d’un certain niveau de maturité, mais la démarche demeure trop lourde pour les PME. Aussi, faudrait-il imaginer plusieurs niveaux de certification ISO.

Nous avons enfin évoqué la loi américaine HIPPA (Health Insurance Portability and Accountability Act) qui exige de tous les établissements de santé des mesures de protection des données des patients. Les hôpitaux sont exposés à de fortes amendes si la confidentialité n’est pas suffisamment garantie.

Commerce extérieur

Business France

Avec Gérard Epelbaum, nous nous sommes rendus au siège de Business France pour un entretien avec Arnaud Leretour, directeur de BF Amérique du nord, une organisation qui comprend 110 collaborateurs en intégrant la zone USA-Canada.

Nous avons notamment évoqué les mesures d’économies envisagées pour réduire les coûts immobiliers, parfois prohibitifs, dans certaines villes d’Amérique du nord.

A horizon 2022, Arnaud a pour objectif d’économiser un million de dollars par an sur les coûts d’implantation, en établissant leurs bureaux dans des co-working spaces.

Business France a accompagné 1600 entreprises aux USA en 2018.

Marché viticole

La rencontre suivante a porté sur le marché sectoriel du vin avec Pamela Whitman, œnologue, consultante pour les viticulteurs français et les importateurs de vins aux États-Unis.Son agence de marketing et communication permet aux entreprises étrangères de marketer leur vin selon les critères du marché américain qui est le premier marché mondial. La compétition y fait rage.

L’agence réalise aussi des missions de mise sur le marché en trouvant des distributeurs.

Pamela s’interroge sur l’approche stratégique des régions françaises qui se font une concurrence directe, tandis que les italiens ont choisi une approche nationale. Ils vendent plus de vin que nous aux USA. A méditer.

Communauté française

Réunion consulaire

Réunion au consulat général de France avec les conseillers consulaires Gérard Epelbaum et Richard Ortoli, en présence de notre consule Anne-Claire Legendre et du chef de chancellerie.

Le doublement du taux de participation aux Européennes (18%), malgré un long week-end important a constitué une bonne surprise. Tout le monde attend évidemment le vote électronique pour nos prochains rendez-vous électoraux.

Nous avons abordé les missions du consulat de New-York qui évoluent sensiblement (visas externalisés, clôture prévue des activités notariales pour début 2020, arrêt de la signature des certificats d’existence…).

Le consulat établissait 50 certificats d’existence par semaine. La Sécurité sociale demande désormais aux retraités de se tourner vers les Public Notary. Mais la signature de tel document n’entre pas dans leur champ de compétence. Ceux-ci sont là pour vérifier la signature et non pas si quelqu’un est vivant ! Cette instruction émanant du ministère de la Santé peine à s’appliquer à New-York.

Nous avons également évoqué les questions fiscales (CSG-CRDS sur les revenus immobiliers en France, augmentation du prélèvement à la source, restriction pour l’obtention de la carte vitale…).

Si tous les sujets brûlants pour l’administration des Français de New-York ont été évoqués, je retiens avant tout l’extraordinaire dynamisme d’une communauté en forte croissance. + d’images

FIAF

Avec Gérard Epelbaum, nous avons rencontré l’équipe du FIAF (French Institute – Alliance française) et visité son summer camp : Edith Boncompain, VP of Education, Catherine Baumann, Senior Director of Development & Strategy et Carine Malausséna, directrice en charge de l’événementiel.

Le French Institute est une organisation totalement indépendante de l’Institut Français, propriétaire de l’immeuble.

45 permanents y travaillent en compagnie de 80 professeurs, tous vacataires. Ils enregistrent un véritable boom sur les programmes Enfants. Au total, ce sont près de 100.000 personnes qui passent par le FIAF chaque année ! On dénombre 10.000 adhérents, dont 6.000 suivent des cours de français.

Financièrement, l’organisation ne reçoit que 30.000$ de subventions (services culturels, Institut français), à comparer avec un budget de 11M$.

La mission du FIAF est de faire connaître la culture française auprès du public américain. Pour ce faire, des partenariats ont été instauré avec des régions et des villes française (Angoulême) pour son festival du film d’animation. La diffusion des films français est toujours en langue originale, sous-titrée en anglais.

Les humoristes français aiment venir se produire dans leur théâtre de 361 places.

Le Centre de langues Alliance française propose des cours à partir de l’âge d’un an, depuis longtemps ! Ils accueillent aussi 36 élèves sur 2 classes dans une Pre-school ouverte à partir de 2 ans et demi jusqu’à 4 ans.

L’apprentissage, lui, est proposé soit en « français langue étrangère », soit en « français langue maternelle » (FLAM), l’après-midi ou le samedi. Ils reçoivent entre 500 et 600 enfants !

Parmi toutes les Alliances française, l’AF de NY est la numéro 1 mondiale en termes de revenus. Son gigantesque gala annuel y contribue abondamment.

Très belle réussite au service de l’influence culturelle française en plein cœur de Manhattan. + d’images

En circonscription en Belgique – Bruxelles (08 juillet 2019)

(g. à d.) Jonathan Derai, directeur général du réseau scolaire Odyssey ; Olivier Cadic ; Raphaël Trannoy, consul général de France à Bruxelles.

Mon 10ème déplacement en Belgique a vu l’aboutissement de mon objectif prioritaire pour ce pays : le soutien à la création d’une nouvelle école française à Bruxelles, en l’occurrence l’Ecole Française Internationale de Bruxelles.

Cette démarche a été initiée par le groupe Odyssey qui va apporter, dès la rentrée prochaine, une réponse aux besoins des familles en s’inscrivant pleinement dans la volonté du gouvernement de développer l’enseignement français à l’étranger.

Enseignement français

EFI

L’École internationale française (EFI) va ouvrir dans les murs du château de Latour de Freins, à Uccle en septembre prochain. Jonathan Derai, directeur général du groupe Odyssey, m’a fait visiter les locaux en compagnie de Raphaël Trannoy, consul général.

Situés sur un parc de 9 hectares, les bâtiments de 6500 mètres carrés ont été pensés pour assurer le maximum de confort, d’accessibilité et de sécurité.

Pour sa première année d’existence, l’EFI Bruxelles accueillera 50 élèves de la maternelle au CM1. Elle vise une capacité de 200 élèves à terme sur ce site.

Je suis heureux de cette perspective qui répond à l’ambition annoncée par le président de la République : doubler le nombre d’élèves dans l’enseignement français à l’étranger à horizon de 2030. + d’images

Communauté française

Réunion consulaire

J’ai eu le plaisir de retrouver Caroline Laporte et Jérémy Michel, conseillers consulaires, en compagnie de Raphaël Trannoy, consul général et de Marc Egret, consul général adjoint.

La communauté française compte 123.000 inscrits au registre. Pourtant, les communes belges recensent 170.000 résidents français (sans compter les binationaux), auxquels s’ajoutent environ 20.000 compatriotes étudiants.

Nos élus m’ont sensibilisé au fait que notre administration fiscale continue à prélever indûment la CSG-CRDS sur les revenus de biens immobiliers situés en France, ce qui entretient une grande confusion chez les Français de Belgique.

Nous avons également évoqué les projets STAFE destinés à venir en soutien aux associations locales. Déjà, 8 associations ont déposé 9 dossiers d’aide qui seront soumis au conseil consulaire. + d’images

Consulat

Visite du consulat organisée par Raphaël Trannoy, consul général, et rencontre avec l’équipe qui œuvre au quotidien au sein de notre administration locale.

Comme au consulat de Luxembourg ou de Genève, visités quelques jours auparavant, les agents sont préoccupés par la réforme de l’état civil qui attribue à Nantes la transcription d’actes.

En effet, il est à prévoir un ralentissement du temps de transcription des actes et il est difficile d’évaluer si tous les cas de figure ont bien été pris en compte. Par ailleurs, l’envoi imposé de documents originaux par voie postale constitue un gros point d’interrogation sur la pertinence d’une telle procédure à l’international.

Au consulat, les effets du voisinage entre la France et la Belgique prennent un tour concret lorsque les autorités belges rapportent ce que les Français ont égaré : pas moins de 1500 CNI et passeports ont été déposés en 2018 !

La Belgique est le poste diplomatique où l’activité mémorielle est la plus importante : ce ne sont pas moins de 100 célébrations auxquelles les autorités françaises sont conviées chaque année !

J’ai achevé ma visite par un entretien à l’ambassade de France avec Sybille Mert, Première conseillère. Il m’a fallu simplement traverser le jardin mémoriel, financé par les dons des entreprises et particuliers à hauteur de 600.000€.

Cette rencontre fut l’occasion de témoigner ma reconnaissance à Claude-France Arnould, ambassadeur de France en Belgique, pour avoir exaucé ma demande d’intervention lors de mon passage à Bruxelles l’an dernier. Son soutien à la création de l’EFI de Bruxelles, par le biais d’une démarche participative de type plan École, aura contribué au développement harmonieux de l’offre scolaire en Belgique. + d’images

Entrepreneuriat

CCIFB

Retour à la CCI France-Belgique qui m’a permis de rencontrer son nouveau président François Pernot, à l’occasion d’une réunion organisée par Anne-Christine Genouville, en présence de plusieurs membres de la Chambre.

François Pernot succède ainsi à Renaud Bentegeat, élu fin juin à la présidence du réseau CCI France International.

La communauté d’affaires franco-belge est assez vibrionnante, en témoigne la diversité des activités des participants à notre réunion : finance, recherche, loisirs, hôtellerie, communication, co-working…

Si la Chambre est dans son rôle en permettant aux entreprises françaises de tirer parti des opportunités offertes par marché belge, nous avons imaginé qu’elle pourrait aider nos entreprises à se projeter à l’international depuis la Belgique.

En effet, les participants m’ont détaillé les spécificités linguistiques et culturelles du marché belge qui donnent la possibilité à un entrepreneur français de se tester véritablement à l’export, tout comme de trouver des partenaires locaux qui ont construit leur ADN sur leur volonté d’internationalisation.

Heureux d’avoir retrouvé Jean-Louis Dubrule, qui dirige une société de communication. a présenté un nouveau concept d’hôtel plutôt enthousiasmant dans lequel il a investi : des chambres à 8 lits, où les occupants s’en sortent pour 28€ la nuit. Comme quoi, même des business model éprouvés peuvent être réinventées.

Ce sont les compétences et les expériences à l’international des membres des CCI que je souhaiterais partager avec le plus grand nombre d’entrepreneurs français pour maximiser leurs chances de réussir hors frontière.

En circonscription en Suisse – Genève (04 juillet 2019)

Troisième déplacement à Genève depuis le début de mon mandat (lire aussi : CR Zurich – oct. 2018 + CR Genève & Lausanne – oct. 2015).

Je suis reconnaissant à Olivier Mauvisseau, consul général, de m’avoir organisé un programme me permettant de prendre en considération les attentes de nos compatriotes, les enjeux consulaires, tout comme les opportunités économiques de la Suisse, pays de forte culture internationale.

En effet, la Suisse est le seul pays européen qui a un excédent commercial avec la Chine !

Intéressant lorsque l’on sait que la France exporte autant vers la Suisse que vers la Chine…

Politique

ONU

Entretien avec François Rivasseau, ambassadeur, représentant permanent de la France à l’ONU.

J’ai souhaité prendre avantage de l’expérience de notre ambassadeur dans les enceintes multilatérales pour échanger sur plusieurs sujets :

– L’hydro-diplomatie : on compte actuellement 18 millions de migrants climatiques, surtout par pénurie d’eau. Ils seront 160 millions de réfugiés climatiques en 2050.

– Droits de l’homme : la Chine laisse penser que le retard en développement justifierait de placer les droits économiques et sociaux au-dessus des droits humains ! La France doit être en position de conquête pour défendre sa vision des droits de l’Homme.

– 5G : les normes en matière de 5G se discutent à l’ONU Genève. Des forces politiques qui méprisent les libertés publiques et le droit à une vie privée sont à l’œuvre. L’enjeu est de préserver l’intégrité de nos données par la maitrise de la technologie au niveau européen.

Entrepreneuriat

Chambre de commerce

Petit-déjeuner économique en présence Vincent Faysse, président CCI France Suisse, Romain Duriez, directeur CCI France Suisse, Ingrid Pliego-Rosich (Total), Marin Le Corre (Alma Capital) et Jean-François Liess, délégué consulaire.

La CCI France Suisse (CCIFS) vient de fêter son 125ème anniversaire. Elle constitue un atout solide pour soutenir le développement des entreprises françaises, non seulement dans ce pays mais également à l’international.

En effet, le territoire suisse est un terrain idéal à se confronter à l’exportation et ainsi tester ses capacités : il est situé à l’extérieur de l’UE, pratique 4 langues et est organisé en confédération de 26 cantons et 2212 communes.

A Genève, nous parlons la même langue qu’en France, mais ce n’est pas la même langue des affaires… Les centres de décision économiques français se sont beaucoup déplacés vers Zurich récemment. Genève a réagi en fixant son taux d’impôt société à 13,99% !

Par ailleurs, la chambre a ouvert un bureau à Bâle pour se tenir au plus près de certains adhérents

En Suisse, le perfectionnisme est de rigueur. On ne badine pas avec la qualité, la sécurité et les engagements pris. La CCIFS constate qu’il est fréquemment reproché aux entreprises françaises d’être adeptes du 90%, c’est à dire n’allant pas jusqu’au bout du contrat conclu. + d’images

Communauté française

Consulat

Visite des bureaux du consulat général à Genève qui, avec Londres et Bruxelles, fait partie des trois consulats les plus importants du réseau par le nombre d’inscrits.

En 2018, le consulat de Genève a dressé 6500 actes d’État civil. Le rapatriement du service d’État civil à Nantes implique 3 suppressions de postes, justifiées par la modification du périmètre des missions. Toutefois, le déménagement apparaît compliqué du point de vue logistique. Un allongement du délai de transcription depuis Nantes est anticipé.

En janvier 2020, il est prévu de réaménager les locaux en disposant les 10 guichets d’accueil sur un même niveau.

Pour sa part, le service social ne chôme pas. Il gère 250 prisonniers, soit 10% des Français incarcérés à l’étranger ! Ses responsables souhaiteraient que leurs relations avec l’administration pénitentiaire suisse s’améliorent…

Questions consulaires

Réunion sur les questions consulaires autour d’Olivier Mauvisseau, consul général et son équipe d’encadrement, en présence de Joachim Son-Forget, député des Français de l’étranger, Jean-François Liess, délégué consulaire, Linda Chevalier, présidente UFE Genève et Bernard Revol, président de l’Association de l’école primaire française de Genève.

Lors du déjeuner qui a suivi organisé par Jean-François Liess, Nicolas Ziegler, conseiller consulaire nous a rejoints.

La question des certificats de vie est d’actualité puisqu’une circulaire du ministère interdit désormais aux postes consulaires de signer ces documents. La Suisse compte 800 pensionnés qui reçoivent un total de 4 millions d’euros par an. Jusqu’à présent, le consulat signait 400 certificats d’existence chaque année.

Une pratique hétérogène qui dépend des cantons, voire des communes, justifie que le service social réclame quelques mois de recul pour déterminer si cette mesure de retrait est pertinente.

Et puis, les Suisses ne valident pas systématiquement les certificats d’existence français. Ils préfèrent émettre les leurs, ce qui pose des difficultés en retour avec certaines caisses de retraite en France. De plus, ce service souvent est facturé. + d’images

UFE Genève

Linda Chevalier, déléguée consulaire et présidente UFE Genève, a fait une entrée méritée et remarquée au conseil d’administration de l’UFE Monde, lors de la dernière assemblée générale, en mars dernier.

J’ai pris avantage de ce déplacement pour saluer son action déterminée et efficace au service de nos compatriotes établis en Suisse.

Devoir de mémoire

Volontaires suisses

A proximité du consulat général de France, en 1923, la France  a érigé un monument pour rendre hommage aux 2000 volontaires suisses qui ont fait le sacrifice de leur vie pour la France durant la 1ère guerre mondiale.

Celui-ci marque notre reconnaissance envers les 12.000 combattants suisses, engagés volontairement dans la Légion étrangère, afin de nous porter assistance lors du premier conflit mondial.

En circonscription au Royaume-Uni – Londres & Maidstone/Kent (12-13 juillet 2019)

Appelé à d’autres responsabilités, Jean-Pierre Jouyet, ambassadeur de France au Royaume-Uni, va quitter Londres.

La personnalité de notre ambassadeur, sa disponibilité et ses qualités humaines laisseront longtemps leur empreinte chez tous ceux qui l’auront côtoyé.

Je lui souhaite le meilleur pour la suite de sa carrière.

Communauté française

Fête nationale

L’après-midi du 12 juillet, Jean-Pierre Jouyet, ambassadeur de France à Londres, avait organisé, sous un soleil radieux, une réception pour célébrer notre fête nationale à la Résidence de France.

L’assistance été touché lorsqu’il a annoncé, ému, qu’il allait quitter Londres pour devenir ambassadeur de France à Paris auprès de l’OCDE.

Son discours fût un vibrant plaidoyer en faveur de l’amitié franco-britannique, dont il a souligné la force et la profondeur.

En écho, le ministre pour l’Europe et les Amériques, Sir Alan Duncan, a déclaré : « notre amitié avec la France est indéfectible, quoi qu’il arrive ! »

Très heureux d’avoir célébré ce 14ème « 14-juillet » d’affilée à Londres en ma qualité d’élu, en présence de nombreux représentants de notre communauté française. Ces échanges privilégiés constituent une source d’énergie qui me régénère et me motive. + d’images

Enseignement

Fête à la PEK !

Heureux d’avoir assisté à la fête de fin d’année de la Petite École Kentoise (PEK) de Maidstone, où j’ai pu féliciter toute l’équipe pour son engagement en faveur de l’enseignement du français auprès des enfants.

Dans son discours, Katia Bresso, directrice de l’école, nous a présenté son équipe de bénévoles qui fait un travail remarquable à ses côtés. Elle a particulièrement salué Claire, enseignante de la PEK, qui part enseigner au lycée français international de Singapour. Je lui adresse aussi tous mes vœux de réussite.

Pour sa part, Cinzia Beretta, directrice et trésorière de la PEK, a invité les parents à se mobiliser pour participer à la vie de l’association, tandis que François Reynier, directeur marketing, a annoncé le lancement de leur nouveau site internet : www.pekmaidstone.org.uk.

Quels progrès depuis 2008 lorsque Katia Bresso a fondé cette Petite École. Je suis fier de l’accompagner depuis cette époque. Le travail de Katia a inspiré d’autres mamans qui ont fait de même à Dartford ou Canterbury. Katia contribue également à l’animation du Parapluie FLAM, organisme qui fédère toutes les associations FLAM du Royaume-Uni.

Bravo à toute l’équipe pour son succès. + d’images

En circonscription en Espagne – Madrid (11 juillet 2019)

14ème déplacement en Espagne depuis le début de mon mandat !

Merci à Jean-Michel Casa, ambassadeur de France en Espagne, pour son invitation à participer, le 11 juillet, à la réception organisée à la Résidence de France de Madrid, à l’occasion de notre fête nationale.

J’ai assisté au discours de notre ambassadeur prônant « une Europe de progrès », en compagnie de Samantha Cazebonne, députée de la 5ème circonscription (Péninsule ibérique et Monaco) et des conseillers consulaires Joëlle See,  Jean-François Berthe et Francis Huss.

On ne pouvait être qu’impressionné par l’ampleur de l’assistance venue participer à cette célébration nationale, où les plus jeunes de nos compatriotes étaient particulièrement à l’honneur qu’ils soient lycéens, étudiants Erasmus ou volontaires internationaux.

Heureux d’avoir retrouvé de nombreuses personnalités, dont les dirigeants de la CCI France-Espagne et ceux de l’Alliance française de Malaga ou encore Stéphane Vojetta et Hugo Lopez, fidèles soutiens de Samantha Cazebonne.

Cette année, parmi les temps forts du défilé sur les Champs Élysées, nous avons vu manœuvrer 86 militaires espagnols du 3e régiment d’infanterie qui s’est illustré lors de sa participation à la Mission de formation de l’Union européenne au Mali, en 2019. + d’images

En circonscription en Islande – Reykjavik (13-14 juin 2019)

Premier déplacement en Islande, 89ème pays traversé depuis le début de mon mandat. J’adresse toute ma gratitude à Grahame Paul, notre ambassadeur de France, pour l’organisation de ce programme riche et dense qui a compté 16 événements sur 2 jours !

La réussite de cette visite doit beaucoup à la présence de Gérard Pignatel, conseiller consulaire pour la Norvège et l’Islande, qui a fait le déplacement depuis Oslo pour m’accompagner à chacune de mes étapes.

Enfin, j’adresse ma sincère reconnaissance à Damien Degeorges, français d’Islande et à mon collègue André Gattolin pour m’avoir apporté leur concours dans la préparation de mon 328ème déplacement.

Je suis rentré de Reykjavik avec une priorité d’action : la finalisation du projet de dictionnaire islandais-français Lexia, sur lequel travaille une équipe de linguistes au sein de l’université d’Islande depuis 2015. Projet actuellement à l’arrêt, faute du versement de la troisième et dernière tranche de subvention (40.000 euros) par notre ministère de la Culture. Lire ma question écrite au ministre de l’Europe et des Affaires étrangères (publiée le 04/07/2019).

Politique

Président du Parlement

Premier rendez-vous avec Steingrímur J. Sigfússon, président de l’Althing, le parlement d’Islande de 63 membres, fondé en 930 !

J’étais accompagné par Graham Paul, ambassadeur de France en Islande et de Gérard Pignatel, conseiller consulaire pour l’Islande et la Norvège.

J’ai pu observer que les parlementaires siègent dans une atmosphère très conviviale.

Présidente de la commission des Affaires étrangères

Lors de ma visite au Parlement, j’ai ensuite eu le plaisir de rencontrer Arna Áslaug, présidente de la commission des Affaires étrangères.

Nous avons en particulier évoqué les relations de son pays avec l’Union européenne.

J’ai salué le rôle exemplaire de l’Islande en faveur des droits de l’Homme, de l’environnement et de l’égalité des genres. + d’images

Ministre des Affaires étrangères

Dialogue fructeux avec Guðlaugur Thor Thordarson, ministre des Affaires étrangères, en présence de Graham Paul, notre ambassadeur, et Gérard Pignatel, conseiller consulaire.

Nous avons énoncé les bénéfices de l’Espace économique européen pour l’Islande, tout comme les difficultés rencontrées par le Royaume-Uni depuis le referendum sur le Brexit.

J’ai été rassuré par les propos déterminés du ministre pour contenir les velléités de certaines puissances émergentes, susceptibles de perturber les équilibres mondiaux. + d’images

Délégation de l’UE

Très honoré d’avoir été reçu par Michael Mann, chef de la délégation de l’Union européenne en Islande, en présence de Graham Paul et de Gérard Pignatel.

L’Islande est liée à l’Union par les accords de l’AELE, de l’Espace économique européen et de Schengen.

Près de la moitié des importations du pays (42,5%) proviennent de l’UE qui, en retour, absorbe les trois quarts (73,4%) des exportations islandaises.

Si 35% des Islandais déclarent souhaiter que leur pays rejoigne l’UE, 45% sont toutefois d’un avis contraire. Pourtant, une majorité d’Islandais veut que le pays adopte l’euro.

Cette contradiction prend sa source dans la conscience que le moindre choc peut affecter l’économie islandaise tant leur monnaie est fragile. Ainsi, il a suffi que la compagnie aérienne islandaise à bas coût, Wow, dépose son bilan pour que le tourisme soit sérieusement affecté et que couronne islandaise soit dévaluée.

L’ancienne génération islandaise est évidemment plus souverainiste et eurosceptique que les plus jeunes, dont 1 sur 10 a bénéficié du programme Erasmus !

L’adhésion à l’UE n’entraîne cependant pas une perte de souveraineté, mais favorise un partage de souveraineté seul capable de décupler la capacité d’un état à répondre aux défis imposés par la mondialisation.

Cette conversation avec un diplomate européen qui a tenu de hautes responsabilités au Service d’action extérieure européenne, dont trois ans à la tête des activités de communication auprès de Catherine Ashton, m’a renforcé dans ma conviction que l’UE doit poursuivre son chemin en encourageant l’Islande à la rejoindre. Ainsi, nous renforcerons mutuellement. + d’images

Défense et Sécurité

Je suis reconnaissant à notre ambassadeur Graham Paul, d’avoir organisé en sa Résidence une rencontre pour aborder les questions de défense et de sécurité avec d’éminents spécialistes :

Thorunn Hafstein, secrétaire général du Conseil de sécurité auprès du Premier ministre, Arnor Sigurjonsson, directeur général au ministère des Affaires étrangères et Thordur Aegir Oskarsson, ambassadeur, envoyé spécial sur le désarmement.

Mes interlocuteurs m’ont permis d’apprécier la vision islandaise en matière de sécurité.

Membre des Nations unies et de l’OTAN, ce pays de 357.000 habitants ne dispose pas d’armée.

Sa situation stratégique a toujours fait l’objet de convoitises de la part de pays qui s’intéressent à la route maritime qui passe par l’Arctique.

Nous avons évoqué les menaces en matière de cybersécurité et les moyens de combattre les fake news. + d’images

Relations économiques

Brexit

La fédération islandaise du commerce a organisé une conférence-débat dont j’avais suggéré le titre : « Brexit means Brexit : season 2 ».

Initiée par Damien Degeorges, un compatriote résidant en Islande, cette rencontre a été animée par Olafur Stephensen, secrétaire général de la fédération. Elle m’a permis d’échanger avec des diplomates européens en poste à Reykjavik sur les raisons qui justifient que je n’ai jamais cru à la concrétisation du Brexit.

J’ai indiqué que le Brexit était rejeté par la communauté d’affaires britannique.

Le Parti conservateur qui s’est enfermé dans une stratégie mortifère en matière économique a perdu beaucoup de crédit lorsque Boris Johnson a déclaré : « Fuck business » pour défendre une vision jusqu’au-boutiste du Brexit.

J’ai aussi cité Ken Clarke à propos de Boris Johnson : « Il ne dit pas toujours la même chose, notamment parce qu’il ne se souvient pas de ce qu’il a dit la veille. »

Il faut bien prendre de la distance avec les propos, parfois volontairement provocateurs, du favori des bookmakers au poste de Premier ministre. Je puise en partie mon optimisme dans sa capacité à changer d’avis…

CCIFI

Dans un second temps, lors d’un déjeuner à la brasserie française « le bistro », j’ai eu le loisir d’échanger avec des personnalités islandaises du monde des affaires, dont Sigrun Guobjartsdottir, directrice de la Chambre de commerce franco-islandaise.

La chambre compte 60 entreprises, françaises pour un tiers.

Les infrastructures constituent leur premier sujet d’intérêt.

Le premier secteur économique du pays est le tourisme (42 % des recettes d’exportations). Il était donc très intéressant d’écouter Lea Gayet, directrice de la communication Europe d’Icelandair, la compagnie aérienne qui le premier employeur du pays ou encore Sigurdur Sigurdsson, CEO Islande de Lagardère Travel retail, qui compte 160 employés à l’aéroport. + d’images

Centre de R&D Matis

Le centre de recherche et développement Matis tire les trois quarts de ses ressources de projets privés et bénéficie de crédits européens.

Il constitue un pont entre la recherche et l’industrie pour créer de la valeur afin d’assurer la sécurité alimentaire et la santé publique.

13% des personnes qui travaillent chez Matis sont françaises. J’ai d’ailleurs rencontré six jeunes chercheurs français, passionnés et passionnants : Pauline Bergsten, Cécile Dargentolle, Clara Jégousse, Justine Vanhalst, Pauline Vannier et Antoine Moenaert

Ceux-ci sont unanimes pour louer la confiance et la liberté d’action qu’on leur accorde et la variété des sujets étudiés. Ils font aussi l’éloge du mode de travail en équipe chez Matis.

Ils voudraient développer la connectivité entre les recherches islandaises et françaises, mais demeurent critiques envers la structure de recherche française qui manque de moyens et ne cherche pas à être plus attractive pour la jeune génération.

Ils vont formaliser des suggestions d’amélioration à l’attention de notre ministre de la Recherche. Je leur ai promis de lui transmettre. + d’images

Cluster Ocean

La pêche est le 3ème secteur économique du pays qui compte pour 16% des exportations.

Avec 1,25M de tonnes de captures, l’Islande figure en 3ème position en Europe après la Russie et la Norvège, mais loin devant la France.

Le fondateur du Cluster Océan a eu l’idée de passer d’une structure familiale de la pêche à une vision de filière. Les pêcheurs ne se connaissaient pas, mais ils ont appris à parler ensemble.

Le Cluster n’est pas une fédération professionnelle, mais il a pour objectif de coordonner les 60 entreprises qui le composent pour leur permettre de développer leurs savoir-faire. Et désormais les sociétés qui sont créées dans ce secteur le sont majoritairement par des femmes.

Point important, la chair du poisson n’est plus la seule source de revenus, car les entreprises sont parvenues à exploiter autrement le poisson en développant de nouveaux produits, comme l’extraction des protéines depuis la peau qui peut également permettre la création de vêtements en « cuir ». L’entreprise Feel Iceland développe, quant à elle, des produits cosmétiques (collagène pour la peau) et des compléments alimentaires à l’image de ces boissons énergisantes, alternative au Red Bull.

Le Cluster Océan collabore avec 4 clusters identiques localisés aux États-Unis et développe des relations avec la Norvège.

J’espère que la France saura créer un lien avec ce réseau d’intelligence et d’innovation, soucieux d’exploiter les produits de la mer de manière durable. + d’images

Centrale géothermique

Visite de la centrale géothermique de Hellisheidi et de CarbFix2, en compagnie de Graham Paul, Gérard Pignatel et Damien Desgeorges.

La production d’énergie islandaise est composée à 73% d’hydroélectricité et à 27% de géothermie. 90% du chauffage urbain est assuré par la géothermie.

Le projet Carbfix est destiné à développer une technologie qui capte le CO2 afin de le transformer en minéral sous la terre en moins de 2 ans !

Ce projet fondé en 2007 auquel le CNRS est partie prenante a reçu des fonds de l’Union européenne. + d’images

Communauté française

Afin de mieux appréhender les attentes des Français résidents, Grahame Paul, notre ambassadeur a organisé des rencontres en trois temps, auxquelles a participé Gérard Pignatel, conseiller consulaire

Remise de certificats de nationalité

Dans les locaux de l’Alliance française, j’ai eu l’honneur de remettre deux certificats de nationalité et d’accueillir ainsi deux nouvelles compatriotes au sein de notre communauté.

L’association Reykjavik Accueil montre beaucoup de vitalité à travers ses nombreuses activités pour accueillir les francophones et leur permettre de réussir leur implantation en Islande.

Ambassade et section consulaire

La communauté française en Islande compte 663 inscrits.

J’ai pu observer qu’en Islande, comme dans beaucoup de postes, un nouveau système de prises d’empreintes était attendu.

Nous avons évoqué le sujet des laissez-passer pour les touristes qui ont perdu leurs papiers pendant leur séjour. La réglementation nous permet de surtaxer l’attribution de laissez-passer en dehors des heures d’ouverture, mais nous avons déploré qu’il n’y ait pas de dispositif comptable qui permette d’encaisser l’argent !

Concernant les mariages, il serait opportun de dématérialiser la publication des bans. Il devient à la mode de se marier en Islande ! Le consulat transcrit un mariage par semaine.

Questions consulaires

Lors de nos discussions, on m’a fait remarquer que le nombre de certificats de vie établis est très modeste, puisqu’il est rare que nos compatriotes fassent le choix de l’Islande pour y passer leur retraite.

Il paraît toutefois paradoxal de demander au consulat de cesser d’établir des certificats de vie et d’exiger, en même temps, qu’il s’assure que les retraités soient toujours en vie pour mériter leur pension.

A ce propos, lire mon éditorial « Certificat d’existence : le désengagement permanent » (HebdoLettre n°122 du 24 juin 2019). + d’images

Culture française

Alliance française – Projet Lexia

La visite de l’Alliance française de Reykjavik m’a conduit à rencontrer l’association des parents d’enfants francophones qui organise des activités ludiques en français (cours d’arts plastiques en français, club ciné pour les ados…).

Leur subvention Flam n’a pas été reconduite, alors qu’elle leur permettait de financer des classes « non rentables » par manque d’effectif.

Il est nécessaire de défendre l’apprentissage du français, première langue non nordique enseignée, car elle perd du terrain au profit de l’espagnol.

Rosa enseigne le français à l’université d’Islande et travaille sur Lexia, un projet de dictionnaire français-islandais en ligne et gratuit. Le dernier dictionnaire date de 1950 !

Le budget fixé de 240.000 euros doit mettre à contribution égale chacun des deux pays. Jusqu’à présent la France n’a versé que 80.000 euros sur les 120.000 prévus.

Mon objectif prioritaire pour l’Islande sera d’aider à finaliser le projet Lexia, d’autant que c’est le seul projet de coopération bilatéral entre les gouvernements français et islandais !

Personne ne comprendrait qu’un pays comme la France ne respecte pas ses engagements et laisse ce projet remarquable inachevé pour un montant aussi modeste. + d’images

Devoir de mémoire

Hommage à Bobby Fisher (à Selfoss)

Je n’avais que 10 ans, mais la finale du championnat du monde d’échecs qui s’est tenue à Reykjavik, à l’été 1972, entre Boris Spassky, le tenant du titre soviétique, et Bobby Fisher, le challenger américain, restera à jamais gravée dans ma mémoire.

Mon oncle, joueur de club passionné m’avait transmis le virus des échecs. Je l’accompagnais pour acheter le journal, chaque jour, afin de rejouer les parties avec lui. Après chaque mouvement, nous tentions de deviner le coup suivant.

Grand maître international dès l’âge de 15 ans et demi, le champion américain était devenu une icône. Il était mon idole.

Le triomphe de Bobby Fisher face à Spassky mit un coup d’arrêt à la domination sans partage des Russes sur le monde des échecs.

A l’image d’un échiquier, Bobby a vécu en blanc et noir, sans connaître les nuances de gris. Il ne s’est jamais remis de sa victoire et s’est retiré. Ses déclarations outrancières, ses frasques, son errance et sa vie recluse ont témoigné de sa dérive.

Les Islandais lui ont offert leur nationalité pour lui permettre de se réfugier en 2005 sur le sol de son exploit, afin d’échapper à la justice américaine et à la promesse d’une fin sordide.

A sa mort, Gary Kasparov déclara que « Fischer peut tout simplement être considéré comme le fondateur des échecs professionnels et sa domination, bien que de très courte durée, a fait de lui le plus grand de tous les temps ».

Sa signature « Bobby Fisher » laissait transparaître un 64 en référence aux 64 cases de l’échiquier. Du reste, il est mort à 64 ans sur la latitude 64. + d’images

En circonscription en Cambodge – Phnom Penh (6-7 juin 2019)

Retour au Cambodge après ma venue en janvier 2018 (comptes rendus : Phnom Penh & Siem Reap) dans le but de participer au Forum Asean 2019 des CCEF.

Je suis redevable à Antoine Fontaine, président de la section Cambodge des conseillers du commerce extérieur, d’avoir pris l’initiative de m’inviter à ce forum.

Avec Antoine et ses collègues, j’ai pu évaluer, à dix-huit mois de distance, les changements observables sur un marché soumis à une pression intense de la Chine.

Entrepreneuriat

Forum CCEF

Le Forum Asean 2019 des CCEF, fut brillement animé par Isabelle Malivoir, rédactrice en chef et journaliste à TV5 Monde.

Eva Nguyen Binh, ambassadrice de France au Cambodge et Antoine Fontaine, président du comité Cambodge des conseillers du commerce extérieur de la France (CCEF), ont ouvert le forum en lançant la projection, en avant-première, du film « Le Cambodge sourit aux audacieux ! », révélant le dynamisme économique du Royaume.

La première session a débuté par un point d’avancement de la réforme Team France de la part de Christophe Lecourtier, DG de Business France, suivi par une présentation de notre stratégie régionale Asean par Christophe Bories, sous-directeur des relations économiques bilatérales à la DG du Trésor et par Frédéric Kaplan, chef du service économique régional.

Christophe Lecourtier a postulé que le changement d’image de la France depuis l’élection du Président Macron avait permis d’améliorer notre attractivité. La France occupe désormais la 2ème place européenne pour les investissements étrangers, avec 1323 projets d’investissements en 2018.

Il s’agit de la meilleure performance enregistrée depuis que nous disposons de ces statistiques. 60% des projets d’investissements enregistrés en France, en 2018, avaient été détectés par Business France.

L’objectif pour 2020 est de disposer d’un réseau à l’export constitué à 50% d’implantations publiques et à 50% d’implantations privées. + d’images

Commerce bilatéral

A l’occasion du forum des CCEF de l’Asean, Eva Nguyen Binh, ambassadrice de France, avait convié Soraka Pan, ministre cambodgien du Commerce, à s’adresser aux participants depuis la Résidence de France à l’occasion d’un cocktail dinatoire.

Moment très chaleureux, où le ministre a célébré la qualité et la profondeur de la relation bilatérale avec une parfaite maitrise du français.

J’ai eu l’honneur d’échanger avec Soraka Pan et lui témoigner de la satisfaction des entreprises françaises établies dans son pays.

J’ai prolongé la discussion avec Buon Saramony, secrétaire d’État auprès du ministre du Commerce qui m’a assuré de toute l’attention qu’il portait développement de nos entreprises au Cambodge et de son travail de facilitation.

Ambassadeurs Asean

Déjeuner économique à la Résidence de France réunissant les 10 ambassadeurs de France de la zone Asean, Thierry Mathou, directeur Asie, Jean-Baptiste Main de Boissière, chargé de mission Asean, Agnès Humruzian, sous-directrice Asie du Sud-Est, Christophe Lecourtier, DG Business France, Christophe Bories, sous-directeur des Relations éco à la DG Trésor, Martin Juilliard, directeur adjoint diplomatie économique, Pierre-Emmanuel Beluche, administrateur pour la France à la DG Trésor, Frédéric Kaplan, chef du service économique régional Asean, François Corbin, responsable Medef Asean.

Il est revenu à Christophe Lecourtier de rappeler les objectifs français en matière d’exportation vers l’Asean, tandis que François Corbin mettait en avant les « success stories » françaises dans cette région.

Chacun des ambassadeurs a partagé les réussites françaises et les défis qui nous attendent dans chacun des pays de la zone.

Un déjeuner riche d’enseignements qui m’a donné la mesure de l’engagement du corps diplomatique en faveur du développement de notre économie. + d’images

Chambre de commerce France-Cambodge

En marge du forum des CCEF de l’Asean, entretien avec Guillaume Massin, président de la CCIFC et Arnaud Darc, président d’EuroCham Cambodge,

La France est le premier investisseur européen au Cambodge, essentiellement du fait de la présence historique de nos groupes de l’acabit de Vinci, Total, Accor… et d’autres arrivés plus récemment comme Pernod Ricard, Bred banque, Peugeot, Décathlon. Ce dernier vient d’inaugurer sa première grande surface sportive, tandis que Conforama annonce l’ouverture prochaine de plusieurs magasins.

Les échanges bilatéraux ont dépassé le milliard d’euros pour la première fois en 2018.

La mission de la CCIFC est d’assurer la promotion des échanges commerciaux et des investissements entre la France et le Cambodge. Intégrée à la chambre de commerce européenne (EuroCham), elle lui délègue l’organisation des services aux entreprises.

Le Cambodge bénéficie du programme « Tout sauf les armes » (TSA) lancé par l’Union européenne, ce qui lui offre un libre accès au marché européen pour tous les produits autres que les armes et munitions. Toutefois, en février dernier, la Commission européenne a annoncé le lancement d’une procédure de retrait de ce programme. Cela peut arriver en cas de violation grave et systématique en matière de droits de l’Homme.

Une délégation de la Commission européenne était au même moment que moi à Phnom Penh pour étudier la situation avant de prendre une décision définitive. En cas de retrait du programme TSA, l’arrêt des préférences tarifaires interviendrait six mois plus tard. + d’images

Communauté française

Conseillers consulaires

Entretien au consulat avec nos trois conseillers consulaires pour le Cambodge : Theany Phal, Yves Remigi et Jean Lestienne, en compagnie d’Adrien Cavey, chef de la section consulaire.

Je les remercie pour cette réunion empreinte de convivialité et de bonne humeur.

La communauté française compte 5000 inscrits, ce qui en fait la 4ème communauté d’Asie.

Une partie de cette population cause des difficultés.

Le profil type est celui une personne indigente, qui va de guest house en guest house, avec des problèmes de santé et un visa expiré…

Quand on connait le coût de l’amende de 10$/ par jour pour frais de dépassement de séjour au Cambodge, on déduit aisément qu’ils ne peuvent pas payer leur billet de retour, pas plus que l’amende, ce qui les place dans une situation très compliquée.

Nous avons aussi longuement évoqué la question du certificat de vie. Nos élus, le consul et son équipe accompagnent nos compatriotes retraités avec pragmatisme et esprit de solidarité.

Leur grande préoccupation provient de cette catégorie de retraités qui bénéficient une petite pension et qui décident justement de s’installer au Cambodge pour améliorer leur pouvoir d’achat. Ces retraités négligent de disposer d’une assurance santé. Et lorsque la personne est hospitalisée, elle n’est pas soignée tant qu’elle n’a pas fait la preuve de sa capacité à assumer les coûts de traitement.

Ce phénomène est en augmentation et notre équipe consulaire craint que la situation n’empire avec le vieillissement de nos retraités qui ont fait le choix de s’installer sur le tard dans le pays.

On constate également que ces personnes sont parfois rattrapées par un coût de la vie qui augmente plus vite que leur modeste pension ! Cela les conduit dans un impasse totale, car ils ne peuvent plus faire marche arrière, c’est-à-dire rentrer en France. + d’images

Enseignement

Lycée français

Visite du lycée Français, René Descartes, organisée par Gilbert Vignal, proviseur, en présence de Christophe Gigaudaut, président du comité de gestion et de Valentine Gigaudaut, conseillère culturelle.

L’établissement créé en 1951, a compté la Reine mère parmi ses premiers élèves…

L’école a quadruplé ses effectifs en dix ans et dépassera 1200 élèves dès l’an prochain. On compte 684 enfants de la Petite section au CM2, dont 217 en maternelle. 60% des élèves sont français.

Les équipements sportifs divers et haut de gamme illustrent une volonté de créer un cadre attrayant en faisant participer les élèves.

J’ai eu l’opportunité de m’entretenir avec les représentants élus des élèves, dont le dynamisme et la vivacité sont le reflet de la qualité de l’enseignement. Le lycée a toujours développé une vision d’excellence qui fait de l’établissement une référence éducative, dont il faut féliciter l’encadrement et l’équipe pédagogique. + d’images