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Brexit – Conférence à Londres « Settled Status : pourquoi en faire la demande et comment l’obtenir ? »

Le 17 février dernier, nous avons accueilli près de 300 personnes au Baden-Powell House venues s’enquérir sur leur futur statut de résident.

Je remercie chaleureusement Patricia Connell (déléguée consulaire) ; Anne-Laure Donskoy (the3Million) ; Ilda de Suza et Kim Vowden (avocats du cabinet Kingsley Napley) pour avoir animé cette conférence et essayé de répondre aux attentes de chacun.

Je veux aussi remercier tous les participants qui ont été les artisans d’un débat dynamique et de qualité. J’ai été surpris par la concision des questions et la diversité des situations personnelles.

Les inscriptions furent closes en trois jours et heureusement que l’organisation the3million avait relayé l’événement en direct sur Facebook. Voir la vidéo de la conférence (2h).

Que fallait-il retenir à J-40 de la date de sortie de l’UE ? Certes, nous ne savons toujours pas ce que Brexit va signifier, mais il vaut mieux ne pas attendre pour faire sa demande de settled status, nous ont prévenu les deux avocats spécialisés dans l’immigration.

Le plus tôt sera le mieux. La démarche a été ainsi décrite par London French Morning dans son excellent compte-rendu de la réunion :

Pour cela, rien de plus simple : télécharger l’application (seulement disponible sur Android) “EU Exit : ID Document Check” puis de scanner son passeport, prendre une photo de soi avec son téléphone, être muni(e) de sa carte bancaire (il faudra débourser £65 pour un adulte et £37.50 pour un enfant, des frais remboursés après le 30 mars sur demande) et de son National Insurance Number.

Les citoyens européens qui résident depuis plus de 5 ans doivent normalement obtenir leur settled status, les autres peuvent prétendre au pre-settled status. Un point reste en suspens : pour l’instant, il n’y a pas de procédure d’appel en cas de rejet.

La semaine suivante, on apprenait que the3million avait adressé, le 26 février, une lettre au président de la République, signée Nicolas Hatton, lui demandant de soutenir cette requête auprès du Conseil européen : « donner à la Commission le mandat d’adopter séparément le Chapitre II de l’Accord de retrait en vertu de l’Article 50. C’est maintenant la seule et unique façon de garantir nos droits en cas de non-accord car il serait alors juridiquement impossible d’atteindre le même niveau de protection ». Lire la lettre de the3million.

+ d’images sur la manifestation.

En circonscription aux Pays-Bas – Amsterdam (29-30 janvier 2019)

La situation de l’enseignement français à Amsterdam est en train de s’éclaircir : il se profile enfin une solution permettant le prolongement d’une scolarité en français après l’école élémentaire. Aujourd’hui, les enfants français et francophones doivent se rendre à La Haye au lycée Van Gogh ou bien à l’École Européenne de Bergen.

L’intérêt marqué de notre ambassadeur, Philippe Lalliot (à l’image), pour les questions d’éducation et son volontarisme ont fait éclore la réponse attendue par de nombreux parents d’élèves.

Enseignement français

Lancement du collège français d’Amsterdam : le rêve devient réalité !

Pour mon 300ème déplacement depuis le début de mon mandat, je suis revenu aux Pays-Bas (pour la 6ème fois) afin d’assister à la réunion d’information organisée par Philippe Lalliot, le représentant de notre diplomatie, et Franck Barro, directeur de l’école française d’Amsterdam, gérée par l’AEFE.

Lorsque Marie Cordonnier et Aurélie Rimasson m’ont rencontré au Sénat, en octobre 2017, pour me présenter leur projet de création d’un collège français à Amsterdam, je me suis immédiatement engagé à soutenir leur initiative. Leur projet est devenu ma priorité d’action pour ce pays.

Dans un premier temps, nous avons organisé en commun une réunion d’information auprès des parents d’élèves d’Amsterdam, le 1er décembre 2017 (compte-rendu).

14 mois plus tard et toujours au The Student Hotel, l’ambassadeur de France, Philippe Lalliot, nous a annoncé que le projet de collège français d’Amsterdam verrait le jour dès la rentrée 2019 !

Un plan d’action rassurant

Lors de mon déplacement de décembre 2017, j’avais apprécié l’analyse lucide de Franck Barro sur les besoins en scolarisation francophone à Amsterdam. Une vision pragmatique parfaitement en phase avec l’état d’esprit constructif des parents d’élèves.

Ce 29 janvier, le directeur nous a présenté un plan étalé sur les trois prochaines années : ouverture d’une classe de 6ème pour les 11 ans (rentrée 2019) ; ouverture d’une classe de 5ème pour les 12 ans (sept. 2020), puis relocalisation de l’école sur un nouveau site à l’horizon septembre 2021. Une démarche qui a convaincu et rassuré tous les participants. 

Réunion avec l’équipe projet

A l’issue de la réunion, en compagnie d’Anne Genoud, consule générale et Hélène Degryse, conseillère consulaire, j’ai partagé du temps avec l’équipe qui a initié le projet et nous réjouir de ce succès, à savoir : Aurélie Rimasson ; Sylvie Luisetti ; Marie Cordonnier et Nicolas Castanet.

Je veux saluer leur sens du bien commun et leur pugnacité. Comme Hélène l’a tweeté, c’est grâce à eux que le rêve est devenu réalité ! + d’images

Communauté française

Consulat

Notre administration s’est installée dans ses nouveaux locaux le 14 janvier dernier !

La nouvelle configuration du consulat français permet d’améliorer nettement la qualité d’accueil.

Lors de la visite des lieux organisée par Anne Genoud, consule générale, j’ai découvert le plateau rassemblant les services du consulat, aux côtés des bureaux de l’Institut français et de Business France. + d’images

Élus consulaires

Après avoir échangé avec l’équipe du consulat, nous avons eu une réunion avec les élus représentant nos compatriotes installés aux Pays-Bas, qui rassemblait les conseillers consulaires Hélène DegryseCatherine Libeaut et Richard Bennahmias.

Leur tâche ira grandissant puisque les autorités néerlandaises ont déjà enregistré une croissance de 7% du nombre de Français présents dans le pays. Pour l’anecdote, depuis les fenêtres du consulat, nous avons observé le chantier de construction du bâtiment qui abritera l’Agence européenne du médicament et ses 900 employés… dont 12% de Français.

Culture française

Alliance Française

Visite de la bibliothèque de l’Alliance française d’Amsterdam à J-2 de son inauguration !

J’étais en compagnie Anne Genoud, consule générale ; Anne-Emmanuelle Grossi, COCAC et directrice de l’IFPB ; Hélène Degryse, conseillère consulaire ; Carine Bougnague, directrice de l’AF d’Amsterdam.

Située au sein de la bibliothèque publique OBA (Openbare Bibliotheek Amsterdam), la bibliothèque de l’Alliance française en langue française constituera le fonds le plus important de la partie internationale, surtout après une récente acquisition de 400 ouvrages supplémentaires. Ouverte en 2007, OBA est la plus grande bibliothèque publique d’Europe !

L’Alliance française prend aussi avantage des salles de cours et des infrastructures de la bibliothèque OBA pour enseigner notre langue et faire rayonner la culture française en synergie avec l’Institut français. + d’images

En circonscription en Éthiopie – Addis Abeba (9-11 janv. 2019)

Première visite en Éthiopie qui se définit comme le pays qui a 13 mois de soleil !

Je remercie Frédéric Bontems, ambassadeur de France auprès de l’Éthiopie, qui m’a accueilli à la Résidence et facilité mon parcours.

Lors de mes rencontres avec les autorités, la construction du barrage géant, dit de la Renaissance, sur le Nil bleu fut régulièrement évoquée. Ce projet hydroélectrique est une source de crispations politiques avec certains pays traversés par les eaux du Nil.

Des problématiques qui me sont devenues familières après avoir co-organisé, avec Fadi Comair, président de Medurable, quatre éditions d’un colloque consacré à « l’hydro-diplomatie et le changement climatique pour la paix en Mésopotamie » : Oronte (2015), Jourdain (2016), Nil (2017) et Tigre & Euphrate (2018).

Politique

Ministre de l’eau

Rencontre avec Frehiwot Woldehanna, ministre de l’Eau, entouré d’une équipe d’experts de son ministère pour évoquer l’avancée des travaux du fameux barrage de la Renaissance. Ce projet est déterminant pour le développement du pays qui fonde ses ressources énergétiques sur l’hydroélectricité.

Ce barrage est source de tension avec l’Égypte qui craint la baisse du débit du Nil. La visite du Premier ministre Abiy Ali Ahmed au Caire en juin dernier, suivie d’une rencontre tripartite des ministres de l’Eau égyptien, éthiopien et soudanais, à Addis Abeba, le 25 septembre 2018 ont permis d’aplanir les dissensions : un accord sur le plan de remplissage du barrage entre les trois pays est sur la table, attendant l’accord de l’Égypte. + d’images

Ministère des Affaires étrangères

Entretien privilégié avec Hirut Zemene, secrétaire d’Etat au ministère des Affaires étrangères pour évoquer la politique étrangère d’Abiy Ali Ahmed, depuis sa prise de fonctions en avril 2018.

Il faut déjà mettre à l’actif du nouveau Premier ministre, âgé de 42 ans, un rapprochement historique avec l’Érythrée qui a conduit à signer un accord de paix.

Mme Zemene s’est réjouie de la perspective d’un déplacement du président Macron en Éthiopie, en mars prochain, saluant sa jeunesse et son volontarisme réformateur, des qualités se reflétant chez son Premier ministre. + d’images

Parlement

Réunion avec Mohammed Yusuf Omer, pdt du groupe d’amitié parlementaire Éthiopie-France, et Tesfaye Daba Wakjira, pdt de la commission des Affaires étrangères de l’Assemblée nationale éthiopienne.

Mes interlocuteurs se réjouissent de la pacification des rapports avec leurs voisins érythréens, mais toute leur attention se porte sur le déplacement de 3 millions d’habitants à l’intérieur du pays et aux frictions intérieures qui en découlent.

Nous avons évoqué le barrage de la Renaissance qui va être le plus grand barrage hydroélectrique d’Afrique. Une fierté nationale associée à un grand effort collectif : les parlementaires m’ont confié que chacun est tenu de contribuer à son financement. Dans leur cas, cela représente 5 mois de salaire…

Rappelons qu’en Éthiopie, le revenu par habitant est l’un des plus faibles du monde (174ème rang sur 187).

L’ambassade de France a organisé cette rencontre dans le restaurant-hôtel Le Louvre, tenu par un compatriote, point de ralliement de notre communauté lors de la dernière la coupe du monde de football. + d’images

Ambassadeur de l’Union européenne

L’ambassadeur de l’UE, Johan Borgstam, a souligné les avancées du pays en matière de démocratisation depuis le changement de régime. Le Premier ministre, Abiy Ali Ahmed, s’attelle aussi à libéraliser certains secteurs de son économie.

Cela étant, Johan Borgstam ne m’a pas caché les nombreuses fragilités de l’Éthiopie, à commencer par l’augmentation de sa dette publique, même au regard d’une croissance de 8% environ.

Classé parmi les pays les moins avancés (PMA), l’Éthiopie s’est fixé pour but de rejoindre le groupe des pays à revenus intermédiaires en 2025. + d’images

Entrepreneuriat

CAFE et CCEF

Une trentaine d’entreprises françaises sont présentes en Éthiopie. Elles y emploient près de 3000 personnes. J’ai rencontré les membres du bureau exécutif du CAFE (Club d’affaires franco-éthiopien) et quelques CCEF (Conseillers du commerce extérieur France).

Si leurs préoccupations sont liées au climat des affaires (le manque de devises, les contrôles fiscaux aux redressements vertigineux…), nos entrepreneurs s’entendent sur l’étendue des perspectives offertes par ce marché de 100 millions d’habitants.

Du reste, avec un solde commercial excédentaire pour la France (791,6 M€ en 2017), l’Éthiopie est devenue le 3ème marché de la France et son premier excédent commercial en Afrique subsaharienne.

Mais pour prétendre s’implanter avec succès, il faut être une PME de taille significative, a soutenu Olivier Poujade, fondateur du cabinet conseil Eastgate (14 personnes).

Par ailleurs, j’ai dîné avec dix VIE (Volontaires internationaux en entreprise) qui ont tous témoigné avec enthousiasme de leur expérience dans ce pays. + d’images

Ethiopian Airlines

Créée il y a plus de 70 ans, Ethiopian Airlines est devenue une véritable institution sur le continent africain. 315 vols décollent chaque jour de la capitale, aux allures d’un gigantesque hub. La compagnie a transporté 11 millions de passagers en 2018 et 400.000 tonnes de fret.

Henok Teffera, VP stratégie planning et alliances, m’a confié que sa flotte allait s’étoffer de 24 Airbus. 10 appareils ont déjà été livrés !

Après le siège social, j’ai visité le centre d’entraînement des pilotes, doté de simulateurs de vols correspondant à tous les types d’appareils en service chez Ethiopian Airlines. C’est là que j’ai eu le bonheur de piloter, comme en vrai, un Airbus 350 en le faisant décoller et atterrir sur l’aéroport d’Heathrow. Mémorable !

J’ai ponctué ma visite avec l’Académie de formation du personnel de bord qui accueille 4000 élèves par an. + d’images

Communauté française

Ambassade

En marge de ses missions, notre ambassadeur de France en Éthiopie, Frédéric Bontems, cherche des solutions pour entretenir et valoriser les 37 hectares de végétation de sa Résidence.

Le poste diplomatique serait en mesure de réaliser ses propres recettes en encaissant des loyers propres à financer l’entretien de ses espaces et à les valoriser pour conforter notre action, sans puiser dans les deniers publics. Mais cela nécessiterait de revenir sur les principes de la comptabilité publique… Mon dossier prioritaire en Ethiopie sera l’appui à l’Ambassade pour que l’exemple de la résidence d’Adis-Abeba serve à améliorer la gestion de notre parc immobilier à l’étranger (ambassades, résidences…), instrument de notre rayonnement.+ d’images

Consulat

Notre consul, Julien Riom, m’a fait visiter ses installations, en compagnie de Dominique Petit, conseiller consulaire qui réside à Addis Abeba.

Un millier de nos compatriotes sont enregistrés au consulat et 10.000 Français tout de même viennent chaque année visiter le pays. La haute altitude (2500 mètres pour la capitale) provoque parfois des crises cardiaques dans un contexte sanitaire assez éloigné de nos standards nationaux.

Le service des visas, lui, a doublé sa production en deux ans pour atteindre 5000 visas délivrés en 2018. Le taux moyen de refus s’élève à 25% et même 75% pour les demandes de regroupement familial. + d’images

Enseignement

Lycée Guebre-Mariam

Accueilli par Jean-Christophe Torres et l’équipe de direction, j’ai fait la visite du lycée franco-éthiopien Guebre-Mariam, géré par la MLF (Mission laïque française).

Créé en 1947, l’établissement accueille 1821 élèves de la maternelle au lycée.

C’est une immense fierté que le général de Gaulle soit venu deux fois sur place : en 1953, puis en 1966 lorsqu’il est devenu président de la République.

Ma visite a été suivie d’une rencontre-débat avec M. Groume, président de l’association des parents d’élèves et Mme Amakaletch, présidente de l’association des anciens élèves, ainsi que des représentants élus du personnel au conseil d’établissement.

Pour terminer, j’ai eu le plaisir de discuter avec les représentants des élèves. Ils m’ont dit que l’augmentation des frais universitaires en France, pour les étrangers, les incitaient à envisager d’autres destinations… + d’images

Culture

Alliance française

Alliance française d’Addis Abeba est l’une des plus belles du monde.

Présidée par Amde Akalework et dirigée par Christian Merer, elle attire 4000 étudiants en langue française. Une démarche d’apprentissage du français via le numérique a été engagée.

L’Alliance assure également un programme de formation des enseignants, à travers un diplôme universitaire « français langue étrangère ».

J’ai pu prendre la mesure de l’impact culturel de cette AF, puisqu’elle organisait, le soir de mon passage, un concert qui a réuni plus d’un millier de personnes. + d’images

Culture

Centre français des études éthiopiennes & Musée

Créée en 1955, la Mission archéologique en Éthiopie est devenue, en 1997, le Centre français des études éthiopiennes (CFEE). J’ai échangé avec l’équipe des chercheurs au sein de leur siège à Addis Abeba.

Le Dr Clément Menard, secrétaire scientifique et archéologue, m’a fait une visite guidée du musée national d’Éthiopie, en présence de Bertrand de Seissan de Matignon, Deuxième conseiller.

Le musée est réputé pour ses fossiles hominidés, comme Lucy ou Selam. Sur place, le CFEE a fait un remarquable travail de mise en valeur qui conduit tous les publics à être fasciné par ces fossiles.

Le monde entier connait Lucy dont le squelette, complet à 40%, est vieux de 3,2 millions d’années. Cette australopithèque a été découverte en 1974 sur le site de Hadar en Éthiopie. + d’images

En circonscription à Djibouti (05-08 janv. 2019)

Mon programme de travail à Djibouti s’est étalé sur 4 jours incluant 22 rendez-vous. Je suis reconnaissant à Christophe Guilhou (à l’image), ambassadeur de France auprès de la République de Djibouti, pour son implication et sa présence à mes côtés.

Il est le garant des enjeux de la diplomatie française dans la corne de l’Afrique où la coopération française en matière de sécurité et de lutte contre le terrorisme est fondamentale.

Je n’ai pas manqué de rencontrer nos Forces Françaises stationnées à Djibouti (FFDj) et souligner l’importance de leur rôle dans le contexte géopolitique actuel.

Au-delà de la présence de notre force de projection, la coopération française comprend aussi modernisation de l’outil de défense des forces armées djiboutiennes, notamment par le biais de dons d’équipements et de matériels militaires.

Ma visite à Djibouti a été facilitée et optimisée par le travail de préparation des conseillers consulaires Vincent Sadeque  et Bruno Dell’Aquila (à l’image) qui m’ont accompagné dans mes visites et offert leurs éclairages.

Défense

Forces françaises stationnées à Djibouti (FFDj)

Djibouti accueille le contingent français numériquement le plus important hors de nos frontières, soit près de 1500 militaires. À l’invitation du général Eric Gernez qui commande l’ensemble de nos forces, j’ai pu échanger avec les officiers présents lors d’un déjeuner à la résidence du COMFOR (Commandement des Forces françaises stationnées à Djibouti).

La journée s’est poursuivie par une présentation du 5ème RIAOM, dernier régiment interarmes de l’armée de terre française, avant de me rendre sur la base aérienne 188 Djibouti. Ce fut l’occasion de m’assoir aux commandes de l’un des quatre mirages 2000-5F et de rencontrer l’équipe chargée des secours en mer.

Ce tour exceptionnel s’est achevé par la visite du centre médico-chirurgical interarmées qui a ouvert ses portes le 1er juillet 2016. + d’images

Politique

Ministre de l’Enseignement Supérieur

Réunion avec Dr. Nabil Mohamed Ahmed, ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, en présence de notre ambassadeur Christophe Guilhou.

Lors ma visite de l’Université de Djibouti et du CERD, j’ai été séduit par la qualité des infrastructures et l’ambition des programmes d’enseignement et de recherche initiés à Djibouti.

Mes discussions avec le ministre ont porté sur l’amélioration de l’accueil des étudiants djiboutiens en France, au renforcement de la coopération avec les universités françaises, ainsi que la francophonie comme espace d’expression et d’échanges. + d’images

Ministère des Affaires étrangères

Rencontre avec le secrétaire général des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, Mohamed Ali Hassan, avec qui nous avons beaucoup parlé de la Chine.

En effet, la Chine a jeté son dévolu sur Djibouti et accentue inexorablement son emprise. Radio Chine international a été substituée à RFI pour émettre en français vers Djibouti. Par ailleurs, la Chine a fait cadeau d’un dispositif de 600 caméras, associé à un système de reconnaissance faciale, qui sera positionné auprès des forces de sécurité. Etonnante démarche quand on sait que le taux de résolution des crimes et délits est déjà de 97%…

Président de l’AN – VIDÉO (RTD2 TV)

Entretien privilégié avec Mohamed Ali Houmed, président de l’Assemblée nationale, en présence de Dileita Mohamed Dileita, ancien premier ministre, président du groupe interparlementaire d’amitié Djibouti-France et de Christophe Guilhou, ambassadeur de France à Djibouti.

Le président m’a annoncé son souhait d’organiser une visite en France à court terme. Il sera le bienvenu. LIEN vidéo.

Assemblée nationale

Je suis reconnaissant à Dileita Mohamed Dileita, ancien Premier ministre et président du groupe interparlementaire d’amitié Djibouti-France, pour m’avoir permis de découvrir les installations de l’Assemblée Nationale, puis de déjeuner avec six parlementaires membres du groupe d’amitié, dans le prolongement de notre rencontre avec le président de l’Assemblée nationale.

Entretien cordial qui nous a conduits à parler de l’organisation des débats parlementaires, de l’actualité politique et des enjeux économiques. J’ai exprimé toutes les difficultés rencontrées par nos entreprises, depuis quelques temps, pour remporter des marchés localement. + d’images

Entrepreneuriat

Chambre de commerce

En présence de notre ambassadeur, discussion des plus intéressantes avec le président de la chambre de commerce de Djibouti, Youssouf Moussa Dawaleh et les membres de son bureau : Magda Remon Coubeche, 1ère vice-présidente, André Massida, 3ème vice-président et Charmarke Adbourahman Ahmed, trésorier.

Les échanges ont porté sur divers sujets, comme l’apport de la France à travers l’Agence française de développement au profit du secteur privé, ainsi que l’amplification des relations d’affaires entre nos deux pays. La chambre travaille assidument sur les voies et les moyens de promouvoir la coopération économique.

Lire l’article « Le président de la CCD reçoit la visite d’un sénateur français » paru dans La Nation (Djibouti) du 09 janv. 2019

 

CCE & Groupe d’affaires 

Double rencontre avec les entrepreneurs français pour évaluer l’environnement des affaires à Djibouti, toujours accompagné par Christophe Guilhou :

Une réunion avec nos conseillers du commerce extérieur suivie d’un déjeuner avec le club d’affaires présidé par Mme Kadra Abdi.

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Entreprises françaises

Groupe Coubeche –  Avec Magda Rémon Coubeche, CEO du groupe Coubeche qui emploie 800 personnes à Djibouti, ce qui en fait le premier employeur privé du pays ! Il s’agit d’un acteur majeur dans la production des boissons (Coca-Cola…) et la distribution des produits alimentaires (Casino). + d’images

Rubis – Le directeur général de Rubis, Olivier Gasbarian, est à la tête d’une véritable success story à l’international. Rubis Énergie Djibouti a repris, en octobre 2015, les activités du groupe Total de distribution de carburants et de lubrifiants dans le pays, ainsi que le réseau de stations-service. + d’images

Café de la Gare – Incontournable, le café de la Gare, tenu par Mouna Musong et son époux Christian, est l’une des grandes adresses gastronomiques de la ville. Mouna tient ce restaurant français de ses grands-parents, à l’origine de l’aventure à la fin du 19ème siècle. La patronne compte bien transmettre la maison à sa fille, Sabat, personnifiant la 4ème génération !

Communauté française

Consulat

Visite du consulat et rencontre de l’équipe dirigée par le consul, Romuald Rouchon, en compagnie des conseillers consulaires Bruno Del Aquila et Vincent Sadeque.

La circonscription compte 3953 inscrits.

Il m’a été suggéré de considérer s’il était bien opportun d’établir des cartes nationales d’identité dans les consulats en dehors de l’Union européenne.

Réception

Christophe Guilhou, ambassadeur de France auprès de la République de Djibouti, a convié les représentants de la communauté française à une réception à la Résidence pour me permettre d’échanger avec le plus grand nombre de mes compatriotes.

Une belle opportunité de présenter nos vœux, entourés de nos trois conseillers consulaires : Vincent Sadeque, Bruno Dell’Aquila et Jean Meunier, et de rappeler l’engagement d’André Massida, entrepreneur dans la logistique à Djibouti, aux côtés duquel j’ai siégé pendant 8 ans à l’AFE. + d’images

Enseignement

Université de Djibouti

Visite passionnante de la superbe université de Djibouti, en compagnie de Vincent Sadeque, conseiller consulaire.

Présidée par le Dr Djama Mohamed Hassan, l’établissement ambitionne de devenir l’une des meilleures universités du continent, notamment dans certains secteurs clés, tel que le numérique ou la logistique. + d’images

Lycée Kessel & École Dolto

Visite du lycée français Joseph Kessel, en compagnie de Vincent Sadeque, conseiller consulaire et de Francine Meyer, conseillère à l’Action culturelle.

Accueillis par le proviseur Jean-Pierre Pasquiou et ses adjoints, nous avons également rencontré les parents d’élèves qui siègent au conseil d’établissement et au conseil d’administration, ainsi que les représentants des professeurs et des personnels.

Le collège-lycée Kessel est installé dans des préfabriqués qui datent de près de 30 ans, sur un terrain de 3,1 hectares. Un projet immobilier qui sommeillait dans les cartons depuis 2011 semble en voie d’aboutissement. Un concours d’architecture a conduit à sélectionner un projet d’une valeur de 5 millions d’euros. Si tout va bien, les travaux pourraient enfin débuter en octobre.

Pour sa part, l’école primaire François Dolto est proche du centre-ville et dispose de bâtiments en dur de qualité. L’ensemble des deux établissements scolarise 1467 élèves. + d’images

École de la Nativité

Visite de l’école de la Nativité dirigée par Rachid Tamchat en compagnie de Sœur Justine, Vincent Sadeque, conseiller consulaire et Francine Meyer, conseillère à l’Action culturelle.

Il s’agit de la plus ancienne école de Djibouti fondée en 1933. Elle est placée sous la tutelle des sœurs Franciscaines missionnaires de Notre Dame. Cette école catholique, homologuée AEFE, scolarise 1100 élèves de la maternelle à la troisième. Une école dont on met en avant son esprit de famille. + d’images

Culture

Institut français

L’Institut français de Djibouti est dirigé par Louis Estienne. Le centre de langues a été ouvert en 2017 afin de pallier la fermeture de l’Alliance française.

Les ressources sont au rendez-vous, notamment au travers de la médiathèque qui propose 25.426 ouvrages.

Un nouvel espace Campus France a été mis en place en octobre dernier. En effet, la France reste une destination privilégiée pour les Djiboutiens qui souhaitent faire des études universitaires. + d’images

En circonscription en Israël (3/3) – Beer Sheva (29 déc.-03 janv. 2019)

Beer-Sheva se rêve en capitale mondiale de la cybersécurité.

Dans le désert, à 90 minutes au sud de Tel Aviv, le gouvernement israélien a décidé de positionner ses infrastructures dédiées à la cybersécurité.

A noter qu’en 2011, Benyamin Nétanyahou a décidé que les enjeux liés à la cybersécurité devaient incomber aux services du Premier ministre.

Cybersécurité

INCD

Le dispositif israélien est assez comparable à celui de la France. Compte tenu de mon engagement sur ces questions au Sénat, il fut passionnant de confronter la vision française avec la doctrine d’Israël qui se veut être une nation leader en matière de cybersécurité. Pour les Israéliens, il est vital de garantir un réseau internet propre, au même titre qu’il faut offrir un réseau d’eau potable.

L’INCD emploie 300 personnes et s’articule en 3 unités : la Tech-Unit (R&D), la Robustness unit (service Qualité) et le CERT (Computer Emergency Response Team). Deux semaines avant notre rencontre, le CERT avait lancé un nouveau service opérationnel destiné à répondre à toutes questions urgentes concernant la cybersécurité.  En cas de problème cyber, les Israéliens peuvent désormais composer le 119, 24 heures sur 24, 7 jours sur 7.

J’ai apprécié l’agilité du dispositif israélien et sa philosophie globale. Israël place la sécurité au firmament de ses priorités et n’intègre pas autant de contraintes réglementaires liées au respect de la vie privée que la France. Cela n’empêche pas notre pays d’être doté d’un dispositif légal permettant à l’ANSSI de poser des sondes chez les opérateurs télécoms. Du reste, le législateur israélien pourrait reprendre cette idée… + d’images

Ecosystème 

A l’image de ce que la France entreprend à Rennes autour du Commandement de la cyberdéfense (COMCYBER), Israël a constitué un véritable éco-système autour du domaine de la cybersécurité au sein de la ville de Beer Sheva.

La ville constitue le trait d’union entre l’industrie (70 entreprises sur place), l’université Ben Gourion et les activités gouvernementales cyber. Sous peu, le commandement cyber de l’armée viendra également s’y établir.

J’ai pris la mesure de cette dynamique lors de ma visite chez un capital-risqueur, Jerusalem Venture Partner. L’associé, Gadi Porats, m’a présenté les dispositifs favorisant l’innovation et permis de rencontrer deux start-up, l’une opérant dans la block-chain (Valid Network) et l’autre dans la cybersécurité (Vicarius).

Je me suis ensuite rendu au Telekom Innovation Lab de la Ben-Gurion University, où Oleg Brody, directeur R&D, m’a permis de découvrir toute la latitude offerte aux étudiants pour stimuler leur esprit novateur. A titre d’exemple, un élève a réussi à faire passer une montre connectée pour une imprimante, ce qui lui permettait de récupérer une copie de tous les fichiers imprimés sur un réseau ! + d’images

En circonscription en Israël (2/3) – Tel Aviv (29 déc.-03 janv. 2019)-

Découvrir la « start-up nation » qui s’incarne à Tel Aviv attisait ma curiosité d’entrepreneur, d’autant que l’écosystème israélien ressemble à s’y méprendre à celui de la Silicon Valley.

La capitale économique du pays regroupe les plus importants fonds d’investissement et offre la plus forte densité de jeunes diplômés qui ne rêvent que de changer la donne dans la cybersécurité, l’intelligence artificielle, la blockchain ou bien encore la foodtech ou la healthtech…

Relations économiques

Chambre de commerce

En présence d’Hélène Le Gal, ambassadrice de France, j’ai évoqué nos relations économiques bilatérales avec Daniel Rouach, président de la Chambre de commerce franco-israélienne. Créée il y a 60 ans, celle-ci compte 120 membres en Israël. La French Tech Israel comptabilise 400 membres.

Start-up Nation Central

Vice-président de l’ONG Start-up Nation Central, Jérémie Kletzkine m’a décrit l’écosystème d’innovation du pays, en particulier dans le domaine cyber.

Start-up nation Central a fait la cartographie des 6000 start-up en Israël. 150 sociétés du Top500 de Forbes font partie de leurs clients. Et pour cause, Israël constitue un si petit marché qu’il est vital pour ses entreprises de se lancer au plus tôt vers l’international.

C’est impressionnant : 19% des investissements mondiaux dans le domaine de la cybersécurité s’effectuent en Israël. On y compte 443 sociétés dans ce secteur diffusant des produits toujours plus innovants. « Il y a deux sortes d’entreprises dit Jérémie, celles qui ont été hackées et celles qui ne savent pas qu’elles ont été hackées »… + d’images

Communauté française

Consulat de Tel Aviv

Accueilli par Jean-Pierre Septier, consul adjoint, j’ai débuté 2019 par une visite du consulat général de Tel Aviv qui compte 55.000 inscrits, dont 97% de binationaux !

L’activité du consulat est soutenue puisqu’il reçoit 35.000 visites par an. Lors de ma visite, j’ai discuté avec un compatriote venu renouveler ses papiers. Il m’a prié de faire savoir que « l’équipe du consulat est formidable ». + d’images

Vœux

Double rencontre avec des acteurs de la communauté française à l’occasion des vœux. Tout d’abord lors d’une réception offerte à la Résidence par Hélène Le Gal, ambassadrice de France en Israël, puis lors d’une conférence organisée par l’UFE Israël.

Auprès de notre communauté, j’ai rappelé mon soutien sans faille à la fermeté affichée par notre gouvernement face à la recrudescence d’actes antisémites répertoriés en France ces derniers mois.

Voir la VIDEO de mon intervention

Conférence UFE Israël

A l’invitation de son président Gérard Pomper, l’UFE Israël a organisé une conférence, en présence de Robert Feldmann, conseiller consulaire et élu AFE pour Israël.

Nous avons fait le bilan de la « Saison croisée » France-Israël 2018 qui a montré la vitalité de notre relation bilatérale dans les domaines culturels et scientifiques.

A travers plus de 400 événements répartis dans nos deux pays, cette Saison a été centrée sur l’innovation, la création et la jeunesse. Elle a encouragé de nouvelles coopérations et facilité des synergies entre la «Start up nation» et la «French Tech» ! + d’images

Culture

Institut français

Visite de l’Institut français et rencontre avec les équipes de Barbara Wolffer, directrice de l’Institut français d’Israël (Tel Aviv, Haïfa, Nazareth), où 1200 étudiants israéliens suivent des cours de français.

Près d’un israélien sur dix est considéré comme francophone. Hélas, le nombre d’apprenants de notre langue a drastiquement reculé dans l’enseignement secondaire au cours des vingt dernières années (40.000 élèves début 2000, contre 15.000 aujourd’hui).

Puisque les Français installés en Israël ne transmettent pas le français d’une génération à l’autre, on évalue à 80% le nombre de ces Français qui… ne parlent pas français. C’est pourquoi une attention particulière est portée à sept associations du programme FLAM (Francais langue maternelle) concernant les jeunes francophones de 6 à 15 ans.

Serge Borg, attaché de Coopération pour le français, s’est engagée de longue date dans la promotion de notre langue à l’étranger. Je soutiendrai son action pour relever le défi particulier de la situation en Israël. + d’images

En circonscription en Israël (1/3) – Jérusalem, Bethléem, Ramallah en Cisjordanie (29 déc.-03 janv. 2019)

Mon déplacement en Israël a constitué le 295ème déplacement depuis le début de mon mandat et le 80ème pays traversé.

Nulle part ailleurs, une ville ne fait le même effet que Jérusalem.

Ce lieu tient une place centrale dans les religions juive, chrétienne et musulmane.

Je suis heureux d’y avoir passé le Nouvel An.

Communauté française

Consulat de Jérusalem

Rencontre avec Pierre Cochard, consul général de France à Jérusalem, pour évoquer les attentes des 20.000 Français inscrits auprès de son poste. A souligner que les certificats de vie réclamés par les caisses de retraite représentent la moitié de la charge de travail de son consulat !

La circonscription de Pierre Cochard comprend les environs de Jérusalem, ainsi que la Cisjordanie et Gaza. C’est pourquoi, outre ses fonctions administratives, notre consulat assure les relations avec les représentants de l’Autorité palestinienne. + d’images

Lieux saints

La mission du consulat n’est pas dénuée de spiritualité, puisqu’il lui est dévolu la protection de certains lieux saints. Accompagné par Jean-Pierre Septier, consul adjoint, j’ai visité deux domaines administrés par la France :
– le Tombeau des rois pour lequel nous avons investi 1 million d’euros en 7 ans.
– L’Église Sainte Anne, bâtie par les Croisés à l’emplacement où Sainte Anne aurait donné naissance à la Vierge Marie. Juste à côté, se trouvent les vestiges de la piscine probatique où Jésus aurait guéri un paralytique. + d’images

Devoir de mémoire

Yad Vashem

Je me suis recueilli au mémorial de Yad Vashem consacré aux six millions de Juifs victimes de l’horreur nazie, dont un million et demi d’enfants. L’allée des Justes nous rappelle les vies épargnées grâce à l’héroïsme de citoyens ordinaires.

Je me suis aussi arrêté devant l’arbre planté en hommage à notre compatriote Alice Ferrieres.

Un récent sondage révélait que 10% des Français ignoraient ce qu’était la Shoah. Édouard Philippe a déploré, en novembre dernier, que les actes antisémites avaient progressé de 69% sur notre sol au cours des neuf premiers mois de 2018. Deux faits qui prouvent, s’il en était besoin, qu’il faut cultiver le devoir de mémoire et ne jamais baisser la garde. + d’images

Voyage au « centre du monde »

Devant l’une des entrées de la Vieille ville : un globe ouvert qui place Jérusalem au centre du monde !

Tombeau du roi David, mur des Lamentations, église du Saint Sépulcre, cénacle où le Christ a réuni ses disciples pour la Cène, dôme du Rocher ou bien esplanade des Mosquées… pas moins de 56 lieux saints sont répertoriés dans la ville ! + d’images

Cisjordanie –Ramallah

Toute ma gratitude à Shaddad Attili, ministre palestinien du département Négociations (à droite sur l’image) pour m’avoir organisé une journée en Cisjordanie, tout en me permettant, par sa présence, de visiter Jérusalem-Est, Ramallah et Bethleem.

Dr. Shaddad Attili fut précédemment ministre palestinien de l’Eau et chef de l’Autorité Palestinienne de l’Eau (PWA) de 2008 à 2014, reformant le secteur en profondeur. Avec Fadi Comair, nous avons eu le plaisir de l’accueillir au Sénat en qualité d’intervenant lors des quatre éditions de notre colloque sur l’hydro-diplomatie.

A Ramallah, capitale de l’Autorité palestinienne, nous avons rencontré le maire, Musa Hadid (au centre). Il m’a confié que sa ville était un lieu où régnait la joie de vivre, tout en dénonçant les restrictions à la liberté de circulation envers les Palestiniens émanant des Israéliens. Nous avons visité de nombreux points d’intérêt de la ville qui se révèle très attrayante. + d’images

Bethléem

A Bethleem, nous nous sommes rendus à la basilique de la Nativité, construite sur le lieu supposé de la naissance de Jésus-Christ, avant de faire escale à l’hôtel Walled Off. Etabli juste devant le mur de séparation, il est réputé pour sa décoration signée Banksy. + d’images

En circonscription aux États-Unis – Washington (6-7 décembre 2018)

Pour ce 290ème déplacement depuis le début de mon mandat, je suis retourné à Washington, où je me suis rendu en mai dernier (compte-rendu). Rapporteur du volet cyberdéfense au sein de la commission Affaires étrangères et Défense du Sénat, j’avais été reçu au Pentagone.

C’est le même sujet de la sécurité qui m’a reconduit dans la capitale américaine, invité par le Congressman, Robert Pittenger, à m’exprimer devant des parlementaires venant du monde entier, dont plusieurs anciens ministres de la Défense. Ce discours au Capitole restera l’un des moments les plus marquants de mon mandat.

Sécurité

12th Parliamentary Intelligence Security Forum

A l’invitation de Robert Pittenger, je me suis exprimé sur les risques liés aux investissements directs étrangers. 340 participants, venus de 80 pays, ont participé à ce forum parlementaire qui abordait divers aspects liés à la sécurité des États.

Ce fut l’opportunité de mettre en valeur les initiatives de la France, depuis 2005, pour protéger ses secteurs stratégiques contre toute prise de contrôle par des puissances étrangères. J’ai aussi évoqué l’action récente de l’Union européenne, pour établir un filtrage des investissements étrangers, notamment chinois, dans le but préserver les actifs stratégiques des États membres.

Si les investissements directs étrangers sont indispensables pour la croissance, l’emploi et l’innovation dans une économie mondialisée, ils ne doivent pas se transformer en cheval de Troie au profit de puissances qui ne partagent pas nos valeurs humanistes et démocratiques. C’est pourquoi, j’ai conclu mon discours sur cette injonction : together, let’s make the world free again ! + d’images

Lire mon éditorial concernant cette intervention (HL113, 13 déc. 2018)
Lire mon discours à Washington du 06 déc. 2018 (en version française)

Sécurité internationale

Le Congressman Robert Pittenger m’a proposé de rejoindre le Steering Committee en charge de la programmation des prochains forums parlementaires sur la sécurité internationale.

Ce comité est composé de parlementaires, de diplomates et de représentants d’entreprises internationales ayant un intérêt direct à lutter contre les activités illégales. Cybersécurité, financement du terrorisme, blanchiment d’argent, lutte contre les trafics en tous genres… les sujets ne manquent pas.

Le prochain forum aura lieu en janvier prochain à Asunción au Paraguay. A cette occasion, nous avons pointé une zone où converge trois frontières (Argentine, Brésil et Paraguay), plaque tournante d’un vaste trafic. + d’images

Échanges commerciaux

Réunion commerce extérieur

Renaud Lassus, conseiller économique à l’ambassade de France, a réuni une dizaine de conseillers du commerce extérieur pour débattre de notre relation économique bilatérale.

Tous estiment que l’orientation protectionniste des États-Unis s’est installée pour durer. Toujours est-il que 4800 filiales françaises font travailler près de 700.000 personnes aux USA, ce qui fait de la France le 3ème employeur étranger du pays ! En sens inverse, 4600 filiales américaines sont établies en France, employant 481.400 collaborateurs.

ll faut saluer le travail du service économique qui publie un rapport annuel pour mettre en valeur l’apport des entreprises françaises à l’économie américaine, état par état.

Les CCE ont souligné l’importance de notre politique en faveur de la francophonie, comme un outil d’influence pour favoriser les échanges commerciaux. + d’images

Communauté française

Ambassade

Entretien avec Gérard Araud, ambassadeur de France aux États-Unis, en présence de Michel Charbonnier, consul général de France à Washington.

L’ambassadeur m’a fait part de ses réflexions pour parvenir à l’objectif de 13% de réduction de la masse salariale assigné au poste diplomatique de Washington, à horizon de 2022. Il tient à concentrer ses moyens sur trois axes : l’activité diplomatique, les services aux Français et la coopération scientifique.

En effet, d’ici à 2022, le poste devrait compter 20 à 30 collaborateurs en moins. Un mouvement inexorable puisqu’en 1987 l’ambassade comptait 400 personnes, contre 260 actuellement.

J’ai bénéficié, en outre, de deux entretiens avec la Chancellerie et le service de Sécurité intérieure ce qui m’a permis d’aborder l’organisation américaine en matière de lutte contre la cybercriminalité. + d’images
Conseiller consulaire

Je me suis longuement entretenu avec Frédéric Badey, conseiller consulaire, et conseiller du commerce extérieur.

Parmi les nombreux sujets abordés, la fiscalité et en particulier la question des prélèvements CSG-CRDS sur les revenus immobiliers. Ils ne sont pas déductibles pour les Français établis États-Unis, comme c’est désormais le cas pour leurs compatriotes de l’Union européenne. En conséquence, de l’impôt est acquitté aux Etats-Unis, sur une somme prélevée par la France pour des cotisations sociales.

Enseignement / Culture

Réunion autour du consul

Déjeuner organisé par Michel Charbonnier, consul général, associant les conseillers consulaires Annie Boutin-King, Monique Curioni et Frédéric Badey, les services culturels de l’ambassade et du consulat, ainsi que des représentants du monde associatif (Alliance Française, UFE, FIAFE, ADFE-FDM) et politique (LREM, PS).

Nos discussions ont largement porté sur les questions d’éducation et sur l’avenir de l’enseignement français en Amérique du Nord, où le nombre d’élèves plafonne depuis plusieurs années. Le réseau des établissements homologués par l’Éducation nationale aux États-Unis comprend 47 écoles. Si l’éducation à la française devait perdre de son attrait, les écoles françaises pourraient se tourner vers l’IB (International Baccalauréat).

Cela dit, nous avons un signe très encourageant : les États-Unis offrent le premier réseau d’écoles publiques ayant obtenu le label France-Éducation. Depuis 2015, le nombre de ces établissements labellisés est passé de 11 à 46 !

Autre motif de satisfaction, la vitalité du réseau FLAM aux USA qui est le 2ème au monde après le Royaume-Uni : 15 associations sont actives sur une cinquantaine de sites, sous la bannière « Federation FLAM USA » pour rendre plus lisible leur action et mutualiser leurs actions de formation et certains services.

Enfin, Nelly Sadoun-Cohen, déléguée générale de l’Alliance française aux États-Unis, a rendu compte de l’action des 107 Alliances françaises réparties sur le territoire américain. La barre des 25.000 apprenants a été dépassée l’an dernier. + d’images

En circonscription en Lituanie – Vilnius (30 nov. – 02 déc. 2018)

Retour à Vilnius qui fut ma première destination en qualité de sénateur des Français établis hors de France (compte-rendu de nov. 2014).

J’ai été accueilli par notre ambassadrice de France en Lituanie, Claire Lignières-Counathe, en poste depuis septembre, mais qui fait déjà l’unanimité tant auprès de ses collègues que des représentants de notre communauté. Je lui exprime toute ma sympathie pour m’avoir assisté à toutes les étapes de mon second séjour à Vilnius. + d’images

Politique

Ministre des Affaires étrangères

Entretien avec Linas Linkevicius, ministre des Affaires étrangères, en compagnie de Claire Lignières-Counathe, ambassadrice de France.

Nous avons évoqué la question du Brexit, car 200.000 Lituaniens vivent au Royaume-Uni, c’est beaucoup si on considère la population totale de 2,8 millions d’habitants.

Concernant l’Europe de la Défense, nous avons discuté du projet de constitution d’une cyber-force, à réaction rapide, au sein de l’UE, dont la Lituanie revendique l’initiative ; puis, la mise en place d’un « Schengen militaire » pour garantir un déplacement plus fluide des forces militaires sur le territoire de l’Union.

Enfin, suite à l’interception des navires ukrainiens en mer d’Azov, nous avons considéré les possibilités de renforcement des sanctions à l’égard de la Russie. + d’images

Parlement

Heureux d’avoir retrouvé Arunas Gelunas, président du groupe d’amitié Lituanie-France, pour un entretien au Seimas, en présence de notre ambassadrice Claire Lignières-Counathe.

Arunas est francophone et francophile, c’est pourquoi le député lituanien est l’interlocuteur idéal pour comprendre l’approche diplomatique française, d’une part, et de nous faire partager la vision et les attentes de la Lituanie, d’autre part.

Le Parlement lituanien que j’ai visité incarne l’affranchissement du joug soviétique et l’indépendance retrouvée en 1990. Une Lituanie désormais membre de l’UE, n’en déplaise au voisin russe. + d’images

Entrepreneuriat

CCI franco-lituanienne / Soirée de gala

Philippe Berthaud, président de la CCI franco-lituanienne, m’a convié au gala annuel de la Chambre, où j’ai eu le plaisir de m’exprimer aux côtés de Claire Lignières-Counathe, notre ambassadrice et de Rojas Masiulis, ministre des Transports lituanien. Ce fut l’occasion de remettre à Philippe une médaille du Sénat pour son action de promotion de notre pays à l’international.

La CCI compte 70 membres et la soirée réunissait près de 200 convives.

Les fonds de charité récoltés seront destinés au projet de cinémathèque du lycée international français de Vilnius.

L’entreprise française Filorga était le sponsor principal de la soirée. Ce spécialiste du cosmétique a connu une expansion fulgurante à l’international, passant de 9 à 200 millions d’euros de CA en quelques années.

Pendant cette soirée, nous avons pu admirer le travail du designer Juozas Statkevičius qui a transformé le Palais des grands-ducs de Vilnius en ode à la mode et la beauté. + d’images

Décathlon

Visite du premier magasin Décathlon ouvert en Lituanie, juste une semaine avant mon arrivée. J’ai été reçu par Nicolas Fogola, directeur général, accompagné par Jean-Marie Sani, conseiller culturel et Philippe Berthaud, président de la CCI franco-lituanienne.

La Lituanie est le 50ème pays où l’enseigne française Décathlon s’est implantée. Le groupe pèse 12 milliards d’euros et emploie 90.000 personnes, réparties sur 1400 magasins.

Décathlon est l’une des sociétés des plus innovantes du monde. On ne compte plus ses produits cultes vendus sous ses propres marques, comme la tente « 2 secondes », les gants self heat ou le masque Easybreath avec tuba intégré.  Autre innovation technologique : les articles sont vendus sous étiquette RFID, ce qui automatise le passage en caisse et permet l’affichage d’un produit dérobé directement sur le smartphone du vigile…

Décathlon envisage d’ouvrir 4 à 6 magasins en Lituanie. + d’images

Communauté française

Trois réunions

La communauté française compte près de 500 inscrits au consulat, essentiellement installés dans la capitale.

Trois événements ont été organisés pour me permettre de rencontrer ses représentants.

Tout d’abord, un dîner à la Résidence de France organisé par notre ambassadrice, Claire Lignières-Counathe, le jour de mon arrivée ; puis, un déjeuner à dominante économique initié par Philippe Berthaud, président de la CCI France Lituanie ; et enfin un petit-déjeuner agencé par Geoffrey Party, conseiller consulaire, dans l’une des boulangeries de Thierry Lauvray, où nous avons longuement parlé de scolarité (à l’image).

Coup de chapeau à Thierry qui a créé un réseau de 13 boulangeries en Lituanie, 6 en Biélorussie et qui s’apprête à inaugurer sa première enseigne à Riga, au printemps prochain. + d’images

Éducation

Lycée français

Accueilli par Florence Llopis, proviseur et Thierry Lauvray, président du comité de gestion,

J’ai visité le lycée international français de Vilnius (LIFV), en compagnie de notre ambassadrice Claire Lignières-Counathe.

Créé en 1992, le LIFV accueille 505 élèves de la maternelle au lycée, dont 16% d’élèves français, boursiers pour plus de la moitié. L’établissement est sous convention avec l’AEFE.

Dans la perspective de soutenir sa croissance, l’objectif du lycée est de réunir ses deux sites sur un même lieu, à horizon 2020, afin d’atteindre une capacité de 700 élèves pour 2 classes par niveau. + d’images

Culture française

Institut français

Visite de l’Institut Français de Vilnius dirigé par Jean-Marie Sani, conseiller culturel.

La maison Franck que l’IF occupe avait été réquisitionnée par la Grande Armée lors de la retraite de Russie. Stendhal y aurait dormi, là même où se situe la médiathèque.

Équipée d’une salle d’exposition et d’une cinémathèque, l’Institut se finance à hauteur de 60% par ses cours de français.

Le souvenir de Romain Gary, natif de Vilnius, plane sur cet espace. Une statue le représentant enfant a été édifiée à l’endroit où il a vécu. Des admirateurs anonymes veillent à ce que ce monument soit toujours orné d’une fleur. + d’images

Devoir de mémoire

Grande Armée

Dépôt de gerbe au carré militaire français du cimetière d’Antakalnis devant le monument dressé à la mémoire des soldats de l’armée napoléonienne. J’étais accompagné par Claire Lignières-Counathe, ambassadrice, Geoffrey Party, conseiller consulaire, Stéphane Loechleiter, attachė de Défense et Fabrice Maïolino, Premier conseiller de l’ambassade.

L’un de mes ancêtres a participé à cette tragique épopée où s’inscrit l’épisode de la Berezina qui provoqua des milliers de morts. Il était revenu en France les pieds gelés, ce qui lui avait valu d’être démobilisé.

Au jour même de l’anniversaire du sacre de l’empereur Napoléon et de la bataille d’Austerlitz, j’ai voulu rendre hommage à tous ces soldats, dont le sacrifice appartient à notre mémoire collective. + d’images

En circonscription à Madagascar – Antananarivo (22-24 novembre 2018) (2/2)

Je suis revenu à Madagascar pour soutenir l’action de Véronique Vouland-Aneini, notre ambassadeur de France, face aux actes de grand banditisme qui provoquent un sentiment d’insécurité très marqué chez nos compatriotes, souvent pris pour cible (lire compte-rendu « Sécurité de nos compatriotes »).

A Antananarivo, je me suis également attaché à rencontrer nos entrepreneurs, les acteurs de l’enseignement français et de notre rayonnement culturel.

Entrepreneuriat

CJD International

Une vingtaine de participants ont participé à un petit-déjeuner débat organisé par Ingrid Génillon, présidente du CJD International (Centre des Jeunes Dirigeants).

Créé en 1938 par Jean Mersch, le CJD demeure le plus ancien mouvement patronal français.

Devant ce parterre de dirigeants, je suis intervenu sur ce thème : « comment un entrepreneur français peut-il développer du business à l’étranger ? »

CCE – Entrepreneurs

Déjeuner avec des représentants de la communauté d’affaires en présence de notre ambassadeur, des élus consulaires et de la présidente des CCE.

Pour mes interlocuteurs, le développement de Madagascar sera rural ou ne sera pas.

Le manque d’infrastructure constitue un handicap pour l’industrie, avec un coût d’électricité 4 fois supérieur à celui de l’Éthiopie ou du Bangladesh, par exemple. En outre, la désorganisation, aux allures de chaos, du port de Tamatave a ralenti les flux logistiques jusqu’à asphyxier les entreprises. L’un des participants à cette réunion a perdu de ce fait un demi-million de dollars.

Malgré la fragilité politique et économique du pays et une richesse par habitant qui a diminué d’un tiers, nos entrepreneurs restent déterminés à exploiter les nombreuses opportunités offertes par ce pays… imprévisible.

Éducation

École des Charmilles

J’ai visité l’école primaire française « D » Les Charmilles (EPFD), accueilli par Isabelle Cachat, directrice et Jamil Maleyrand, proviseur du LFT, en présence de Patrick Perez, Cocac.

Déplacée en septembre 2017 vers le quartier d’Ivandry, à proximité des résidences des ambassadeurs, cette école qui dépend du lycée français de Tananarive (LFT – établissement en gestion directe par l’AEFE ) a connu un succès fulgurant, car elle fait déjà le plein en accueillant 307 élèves de la petite section de maternelle au CM2.

J’ai particulièrement apprécié les jardins pédagogiques, dont le jardin à la française qui a demandé une grande application des élèves.

IECD – Programme Sesame

Depuis 1988, l’Institut européen de coopération et de développement (IECD) soutient le développement humain et économique de plusieurs pays par le biais de l’éducation et de la formation. Soutenu à Madagascar par l’AFD, l’IECD m’a présenté le programme Sesame (Soutien aux Études Supérieures et Accès à un Métier) destiné aux bacheliers en difficultés matérielles.

Après un échange avec les étudiants, j’ai visité le campus Sesame qui a ouvert ses portes en septembre 2016. Doté d’un internat, il accueille aujourd’hui 120 étudiants pour une remise à niveau afin de leur permettre d’intégrer un établissement supérieur.

Culture

Alliance française

Retour à l’Alliance française d’Antananarivo, accompagné par Patrick Perez, Cocac, un an après mon dernier passage (compte-rendu).

La première Alliance malgache a été créée en 1947 pour aboutir, aujourd’hui, à l’un des réseaux les plus importants au monde par son activité d’enseignement (près de 14.000 inscrits aux cours de français).

Ce réseau, présidé par Henri Razafints Alama, est composé de 29 établissements qui bénéficient d’une excellente image de marque dans tout le pays.

L’AF a organisé en juillet dernier la 2èmeédition du Carrefour de la formation, des métiers et de l’emploi, en soutien à l’insertion professionnelle et l’employabilité des jeunes. En deux jours, plus de 11.000 personnes de 17 à 25 ans sont venues à la rencontre d’une quarantaine d’exposants.

En circonscription à Madagascar – Sécurité de nos compatriotes (22-24 novembre 2018) (1/2)

Madagascar fait partie des cinq pays les plus pauvres du monde. Depuis plusieurs années, on constate une résurgence des actes criminels dont la nature est de plus en plus violente. En octobre, quelques jours avant mon retour à Antananarivo, un de nos compatriotes a été assassiné et trois autres enlevés.

La sécurité de nos compatriotes installés à Madagascar constitue la priorité de mon action pour ce pays depuis janvier 2016, date de mon premier voyage sur l’ile (compte-rendu).

Je suis en liaison régulière sur cette question avec Véronique Perdigon, présidente des CCEF à Madagascar et relais du CFOIM (Collectif des Français d’origine indienne de Madagascar), mais aussi en contact avec les conseillers consulaires Rachel Ducaud et Jean-Hervé Fraslin.

Ma venue en novembre avait pour but de soutenir la démarche de Véronique Vouland-Aneini, ambassadeur de France à Madagascar, qui vise à obtenir la nomination d’un magistrat référent malgache dédié aux enlèvements de Français et ainsi rassurer nos compatriotes sur la détermination des autorités à lutter contre cette criminalité en recrudescence.

SÉCURITÉ

Retour sur un parcours en 7 étapes et 10 réunions qui ont abouti à un entretien avec le Premier ministre, Christian Ntsay.

Étape 1 – Ambassade

Réunion de cadrage avec l’ambassadeur et son équipe : Bruno Asseray, Premier conseiller ; colonel Bruno Malet, attaché de Défense, colonel Bertrand Thouvenot, attaché de Sécurité intérieure, Alain Fortin, consul général ; Patrick Perez, conseiller de Coopération et d’Action culturelle ; Jean Boulange, conseiller économique adjoint.

La nomination d’un magistrat référent malgache dédié aux enlèvements de Français est une décision indispensable qui permettrait au vice-procureur près le TGI de Paris de se déplacer à Madagascar, afin de travailler de concert sur les dossiers.

Étape 2 – Consulat

Rencontre avec les chefs de service du consulat général de France.

Depuis mon premier passage en janvier 2016, 18 compatriotes ont été victimes d’homicides : 2016(9), 2017(5) et 2018(4).

En plus de ces meurtres, les enlèvements contre rançon sont un phénomène de plus en plus dramatique : on dénombre 20 enlèvements et 3 tentatives dont celui d’un d’enfant, signe que tous les membres d’une famille sont en insécurité.

Étape 3 – Conseillers consulaires

Réunion avec les élus consulaires Rachelle Ducaud, Jean-Hervé Fraslin et Jean-Daniel Chaoui, en présence de Mme l’Ambassadeur, M. le Consul général et M. le Premier conseiller.

La tendance du nombre d’inscrits au consulat est en baisse depuis 2013, passant de 18.607 à 17.622 inscrits.

22,6% de ces inscrits ont plus de 60 ans, ce qui génère une activité conséquente pour le service social. A noter que nos compatriotes sont nombreux à convoler avec une jeune malgache. On dénombrait 961 actes de mariage en 2017. Il arrive que ces maris français subissent un dépouillement progressif, jusqu’à l’abandon, voire l’élimination, lorsqu’ils tombent à court de ressources…

Étape 4 – CFOIM

Rencontre avec les représentants du Collectif des Français d’origine indienne de Madagascar, à leur siège à Antananarivo, en compagnie de Véronique Perdigon qui assure le lien entre cette organisation et moi-même depuis deux ans.

Les enlèvements avec demandes de rançon ciblent les Français d’origine indienne parce qu’ils sont les principaux acteurs économiques du pays.

Leur poids économique étant significatif, il serait regrettable pour le pays qu’ils se mettent à quitter l’île de guerre lasse.

Étape 5 – Victimes

A la Résidence de France, j’ai successivement rencontré la veuve d’un compatriote assassiné le mois dernier, deux personnes récemment enlevées et un parent d’une personne enlevée.

La force de caractère dont ils font preuve les honore. Je leur ai exprimé toute ma solidarité à l’écoute de leur témoignage, empreint de courage et de dignité.

Étape 6 – Communauté française

Face à la violence en hausse, la communauté française que j’ai rencontrée lors d’une réception a l’impression que l’ambassade et le consulat ne s’impliquent pas suffisamment auprès des autorités malgaches.

Cependant, le service de sécurité intérieure à l’ambassade a multiplié les interventions auprès des forces de police et de la gendarmerie malgache.

J’ai appelé chacun à faire bloc autour de notre ambassadeur et de la soutenir dans ses requêtes.

Étape 7 –Premier Ministre

Nommé Premier ministre le 6 juin 2018 pour assurer l’intérim jusqu’à l’élection du nouveau président de la République en décembre, Christian Ntsay, m’a reçu à la Primature en compagnie de notre ambassadeur Véronique Vouland-Aneini.

Je lui ai confié que notre communauté réclamait des mesures fortes pour mettre rapidement un terme aux pratiques quasi-industrielles d’extorsion de fonds affectant nos compatriotes.

Convaincu et positif sur la nomination d’un magistrat de liaison, le Premier ministre a proposé à notre ambassadeur de se rapprocher du ministre de la Justice dans les jours suivants.

Épilogue

Quelques jours seulement après mon passage, notre ambassadeur a obtenu la nomination du procureur tant attendue. Des arrestations ont été annoncées. Malheureusement, un nouvel enlèvement fût à déplorer.

 

En circonscription à Maurice – Port Louis (17-21 novembre 2018)

J’adresse toute ma gratitude à Catherine Dubreuil-Mitaine, pdte CCIFM qui a été à l’origine de ce déplacement pour me permettre de participer au gala de la Chambre et à notre ambassadeur Emmanuel Cohet pour le programme dense et riche proposé, tout en m’accompagnant sur mes rendez-vous.

Ce fut un grand plaisir de revoir Michèle Malivel, conseillère consulaire pour Maurice et conseillère AFE pour l’Océan Indien.

 

Michèle m’a fait rencontrer les binationaux qui travaillent à l’avenir de ce bout de terre au milieu de l’océan avec la même ardeur et opiniâtreté que leurs ancêtres français qui ont commencé à s’y établir au temps de Louis XIV. On leur doit l’attachement profond de ce territoire à notre langue.

J’ai dû annuler mon déplacement prévu à la Réunion pour participer aux Rencontres internationales du développement durable. L’île française était la proie d’émeutiers et de pillards, arborant un gilet jaune. La prolongation de mon séjour sur l’ile m’aura permis de visiter les cinq écoles françaises de Maurice.

Au retour de ce déplacement, ma priorité d’action sera de soutenir les initiatives visant au renforcement des liens commerciaux entre Maurice et la Réunion. Les deux iles auraient tout intérêt à développer des synergies, en jouant de leur proximité.

Politique

Vice-Premier ministre

J’ai eu l’honneur de m’entretenir avec Ivan Collendavelloo (à droite), vice-Premier Ministre, en présence de Emmanuel Cohet, ambassadeur de France à Maurice.

Maurice connaît une croissance économique de 3,7% cette année.

Parmi les sujets que nous avons successivement abordés : le développement de la relation bilatérale ; les questions de santé ; le développement durable et la gestion des déchets.

Entrepreneuriat

Chambre de commerce

Catherine Dubreuil-Mitaine, présidente de la Chambre de commerce France-Maurice (CCIFM), qui compte plus de 200 membres, m’a invité à un petit-déjeuner avec quelques acteurs significatifs du développement économique de l’île.

Responsable régionale des affaires commerciales pour l’Union Européenne, Anna Brzozowska, était présente à cette réunion.

Selon les acteurs locaux, Maurice constitue une porte d’entrée idéale vers l’Afrique, tandis que la Réunion constitue le point d’entrée vers l’Europe.

Les entrepreneurs français regrettent les difficultés incompréhensibles liées à la création d’entreprise à la Réunion, où il faudrait attendre environ dix mois pour avoir un certificat « Kbis » sans lequel on ne peut rien faire.

L’île Maurice apparaît en comparaison un lieu où il est très facile de faire des affaires… Mes interlocuteurs souhaitent aussi que tout soit entrepris pour favoriser des partenariats entre les deux îles. + d’images

Formation professionnelle

J’ai assisté à une passionnante remise de diplômes « Service à la française » à des personnels officiant dans des cuisines de restaurants ou d’hôtels à Maurice, en compagnie d’Emmanuel Cohet, ambassadeur de France.

Service à la française est une organisation qui vise à promouvoir à l’international le savoir-faire des meilleurs ouvriers de France (chef, pâtissier, boulanger, barman, sommelier, maître d’hôtel, fleuriste….).

Au cours de la soirée, Jacques Henrio, meilleur ouvrier de France, a adressé un mot d’encouragement personnalisé à chacun des lauréats stagiaires, puis un message collectif insistant sur la notion de rigueur dans les métiers de la restauration. + d’images

Section CCEF

Échange avec des représentants de la section locale des conseillers du commerce extérieur français, aux côtés d’Emmanuel Cohet.

La France est le premier partenaire économique de Maurice. 4ème fournisseur de Maurice (après l’Inde, la Chine et l’Afrique du sud), la France est son second client derrière le Royaume-Uni.

Les CCE soulignent que les coûts des transports aériens dans la région sont un frein conséquent au développement commercial. En effet, pour aller de Maurice à Mayotte, il faut compter deux jours de trajet pour un coût de 850 euros.

Comme divers interlocuteurs, les CCE m’ont fait remarquer que Maurice et la Réunion ont des difficultés à se positionner l’une par rapport à l’autre. + d’images

Gala de la CCIFM

A l’invitation de sa présidente, Catherine Dubreuil-Mitaine, j’ai eu l’honneur d’intervenir lors de la soirée de gala de la CCIFM, notamment sur l’attention qu’il faut accorder aux marchés de proximité pour optimiser son développement.

Créée depuis 12 ans, ce sont plus de 200 sociétés membres, représentant plus de 40 secteurs d’activité et 25.000 emplois, qui composent la CCIFM.

La CCIFM compte 4 commissions (Réseau communication et Affaires ; TIC ; Relations régionales ; Responsabilité sociétale des entreprises), auxquelles s’ajoute le club Entreprendre France-Maurice.

Au quotidien, la Chambre est animée par une équipe dirigée par Amaury Halgand. + d’images

Groupe ENL

Le président du groupe ENL, Hector Espitalier-Noel, m’a accueilli en compagnie d’Emmanuel Cohet, ambassadeur, au siège du groupe.

Sa famille a débarqué sur l’Ile en 1810 et la société a été créée en 1821.

Côté en bourse, le groupe emploie désormais 7200 personnes, génère entre 300 et 400M€ de ventes, compte 100 filiales et exploite 120 marques réparties sur 7 secteurs d’activité. ENL est également l’exploitant du plus grand centre commercial de l’île.

La responsabilité sociale et environnementale est une préoccupation majeure. Le groupe tend aussi la main aux start-up par le biais d’un fonds en capital-risque qui investit des tickets allant de 100.000 à 500.000€.

Expat.com

Rencontre avec Julien Faliou, fondateur du site expat.com, start-up de l’année à Maurice, installé sur l’île depuis 2007.

Son site communautaire est devenu une référence pour l’expatriation, puisqu’il a tissé un réseau de 2.500.000 membres situés dans 500 villes aux 4 coins du monde !

Logement, carrière, conseils… les affiliés échangent leurs bons plans en réseau.

Économie

AFD – Développement durable

Emmanuel Cohet, notre ambassadeur, m’a organisé dès mon arrivée deux rencontres sur le thème du développement et des énergies renouvelables.

A ce titre, j’ai visité la ferme solaire de Mont Choisy qui est le fruit d’un investissement de 3,6M$, financé par l’AFD, Agence française de développement.

Cette ferme a été inaugurée en janvier 2017 et comporte 6440 panneaux. L’objectif est d’augmenter la part du renouvelable dans la production énergétique nationale. + d’images

Développement économique

Entretien avec Charles Cartier, président de l’Economic Development Board (EDB) à Maurice, en compagnie de notre ambassadeur Emmanuel Cohet.

L’île Maurice est devenue une place stratégique régionale incontournable : en effet, plus de 40% des investissements en Afrique passent par elle !

Le volume global des échanges économiques entre la France et Maurice a progressé de 37,2% en 2017 par rapport à 2016. Charles Cartier regrette que l’île de la Réunion et celle de Maurice, qui ne sont qu’à 35 minutes d’avion, se considèrent comme des concurrentes, au lieu de coopérer à leur développement réciproque. Il suggère la création d’un plan de travail commun.

Communauté française

Ambassade

Réunion avec les chefs de service en poste à l’ambassade de France autour d’Emmanuel Cohet, ambassadeur.

Nous avons fait un tour d’horizon des activités du poste diplomatique.

A l’ordre du jour, la complémentarité de l’île de la Réunion avec l’île Maurice et toutes les synergies à développer au niveau économique, éducatif, sans oublier les objectifs de développement durable. + d’images

Communauté française

Michèle Malivel, conseillère consulaire pour Maurice et conseillère AFE pour l’Océan Indien, m’a ouvert sa maison pour me permettre de rencontrer ces binationaux qui font vivre l’esprit de la France à Maurice.

Ils cultivent l’attachement à la francophonie et un devoir de mémoire vis-à-vis des générations de compatriotes établis sur l’île depuis Louis XIV. + d’images

Enseignement

Lycée La Bourdonnais

Visite du lycée La Bourdonnais, conventionné avec l’AEFE, en compagnie de Michèle Malivel, conseillère consulaire et Dominique Vaysse, attachée de Coopération éducative, accueillis par Jean Stephan (à gauche), proviseur et son équipe de direction.

Premier établissement du réseau français à Maurice en nombre, soit 1650 élèves scolarisés de la maternelle au lycée, c’est également le plus ancien puisqu’il a été fondé en 1953.

J’ai eu le privilège de pouvoir m’entretenir avec Henri de Chazal (à droite), président de la compagnie La Bourdonnais et président du comité de gestion. Celui-ci s’étonne du manque de réaction française face à la progression du nombre d’écoles anglo-saxonnes. Henri souhaite que l’école assure une mixité sociale et ne soit pas réservée à une élite.  + d’images

École Paul et Virginie

Visite de l’école Paul et Virginie, dirigée par Sandra Rabier, en présence de Dominique Vaysse, attachée de Coopération éducative.

Cette école maternelle et primaire est située dans le sud de l’île, secteur qui connaît une croissance démographique liée à une amélioration du niveau de vie.

L’école accueille 400 élèves, dont 9 nécessitent un accompagnement personnalisé.

La directrice m’a indiqué que si l’école n’avait pas créé « Ulis » pour ces élèves, ceux-ci n’auraient pas pu être scolarisés. Mme Rabier regrette toutefois que le différentiel de frais de scolarité lié aux besoins spéciaux (500 euros) ne puisse pas être pris en charge par les bourses.

Je la remercie d’avoir attiré mon attention sur ce sujet afin que nous puissions faire évoluer ces règles. + d’images

École du Nord

Visite de l’école du Nord, établissement conventionné avec l’AEFE, en compagnie de Michèle Malivel, conseillère consulaire, et de Dominique Vaysse, attachée de Coopération éducative, en présence de Frédéric Waeber, président de l’association gestionnaire des parents d’élèves et de l’équipe de direction.

Située dans l’une des zones les plus touristiques de l’île, cette école compte 1281 élèves (850 au primaire et 440 au collège). 700 d’entre-eux utilisent chaque matin l’un des 60 bus reliant les différents points de l’île.

Les écoles anglo-saxonnes ouvrent aux alentours et viennent concurrencer le système français. Signe des temps, l’école du Nord a ouvert une section britannique.

J’ai été agréablement surpris par ses moyens numériques, soit un parc de 300 postes informatiques, 800 comptes utilisateurs, 40 vidéoprojecteurs et 45 tablettes numériques. La wifi couvre tout l’établissement qui affiche ostensiblement les consignes de sécurité numérique. + d’images

École du Centre

L’école du Centre-Collège Pierre Poivre, est un établissement partenaire de l’AEFE.

Fondée il y a 27 ans, elle compte 1062 élèves répartis de la maternelle au collège.

L’école s’inscrit dans le modèle éducatif français, tout en revendiquant son attachement au contexte mauricien : enseignement de l’anglais dès la maternelle, découverte de l’histoire du pays, enseignement des religions et des valeurs morales ou encore port de l’uniforme.

J’ai félicité les membres de l’équipe de direction pour leur engagement en faveur des élèves présentant des troubles de l’apprentissage, dans le cadre de plans d’accompagnement personnalisés. Cette démarche inclusive mérite d’être soulignée.

L’école du Centre se distingue en outre par la qualité de ses équipements sportifs, notamment la salle de gymnastique qui est l’une des plus belles que j’ai vues jusqu’à présent. + d’images

Lycée des Mascareignes

Visite du lycée des Mascareignes qui accueille 620 élèves de la seconde à la terminale.

Cet établissement en forte croissance est conventionné avec l’AEFE.

Situé dans la Smart City ENL, il scolarise les élèves qui sont issus de l’école du Nord et de l’école du Centre.

J’ai eu l’opportunité d’assister à une table ronde sur le thème de l’enseignement du français et le plurilinguisme. + d’images

Culture

Alliance française

Visite de l’Alliance française de Maurice créée en 1889.

Cette AF accueille plusieurs milliers d’élèves pour l’apprentissage du français chaque année, dans le cadre d’ateliers pour enfants, de cours de remise à niveau pour adulte ou de formations à visée professionnelle.

La salle d’exposition de la médiathèque, en forme de voilier, est superbe. Partout, j’ai remarqué le souci du détail visant à créer une atmosphère typiquement française. + d’images

Institut français

Visite de l’Institut français de Maurice en compagnie d’Emmanuel Cohet, ambassadeur, et de Jean-Marc Cassam-Chenai, conseiller culturel et directeur de l’IFM.

Lieu dédié à la culture et au savoir, l’IFM accueille 80.000 visiteurs par an. L’IFM enseigne notre langue à 400 apprenants.

Sa programmation annuelle dépasse la centaine d’événements artistiques et culturels. Afin d’entretenir la richesse de son offre, l’IFM s’appuie sur des financements privés.

J’ai d’ailleurs participé à un déjeuner organisé par notre ambassadeur à la Résidence à l’attention de mécènes pour leur présenter les temps forts de la saison culturelle 2019. Arts visuels, musique, débat d’idées, littérature, cinéma, spectacle vivant… il y en aura pour tous les goûts. + d’images

Devoir de mémoire

Guillaume Dufresne

Michèle Malivel, conseillère consulaire à Maurice, m’a servi de guide afin de retrouver les traces de Guillaume Dufresne, venu prendre possession de l’ile en 1715, pour le compte du roi Louis XIV. Elle fut alors baptisée l’ile de France.

Michèle a permis de restaurer des plaques gravées en mémoire de cet acte fondateur.

Un tableau représentant Guillaume Dufresne se trouve à l’ambassade de France à Maurice, pour le plus grand bonheur de son descendant du même nom, Guillaume Dufresne, président du centre Charles Péguy à Londres et du Centre d’échanges internationaux dédié à la mobilité internationale de jeunes.  + d’images

Cimetière

Michèle m’a fait visiter le cimetière où reposent tant de Franco-mauriciens arrivés dès le 18èmesiècle. Nombre de sépultures sont dégradées et leur restauration est un projet qui lui tient à cœur.

Si l’ensemble était remis en état, je suis convaincu que de nombreux visiteurs seraient captivés en lisant les stèles et, pour certains, émus d’y retrouver un lointain ancêtre.

 

En circonscription en Espagne – Madrid (8-9 octobre 2018)

Heureux d’avoir retrouvé Pierre-Olivier Bousquet, conseiller consulaire, qui m’a accueilli pour mon 12ème déplacement en Espagne.

Ce fut l’occasion d’échanger avec les autres élus consulaires et d’évoquer les problématiques spécifiques de notre communauté de près de 85.000 inscrits au Registre, installée de l’autre côté des Pyrénées.

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Communauté française

Conseillers consulaires

J’ai eu l’opportunité de faire le point sur l’évolution de notre réseau diplomatique dans le pays lors d’un entretien à la Résidence de France avec Gautier Lekens, ministre-conseiller de l’ambassade, Dimitri Demianenko, consul adjoint, ainsi que les élus consulaires Francis Huss, Joëlle See et Pierre Olivier Bousquet.

Stéphane Vojetta, suppléant de la députée Samantha Cazebonne, était également des nôtres.

Nous avons principalement évoqué les effets prévisibles d’une réduction de 13% de la masse salariale du poste diplomatique de Madrid, à horizon 2022.

Entrepreneuriat

April

A l’initiative de Pierre-Olivier, j’ai visité la société April en compagnie d’Axel Demenet, conseiller économique à l’ambassade et de Francis Huss, conseiller consulaire.

Le spécialiste français de services en assurance et leader des courtiers grossistes (santé-prévoyance, mobilité, protection juridique…) a ouvert en 2016 un centre de gestion dédié sur Madrid, April Technologies España, avec 5 personnes.

Deux ans plus tard, l’entreprise compte 180 collaborateurs, dont 50 recrutés lors des 3 derniers mois, grâce un processus collégial. Jean-Paul De Sousa nous a expliqué que le personnel travaillait en mode start-up dans un environnement qu’il qualifie ”d’entreprise libérée”, où les décisions se prennent collectivement.

L’entreprise dispose même d’un Chief Happiness Officer ! Il s’agit de Romane Laronze en charge du bien-être des salariés et de la coordination des tribus, nom donné aux groupes de travail à thème (solidarité, recrutement, handicap…).

Culture française

Institut français

Rencontre à l’Institut français d’Espagne avec (g à d) Jean-Paul Lefèvre, directeur général ; Anne Louyot, conseillère culturelle et Guylène Esnault, conseillère chargée des affaires scolaires.

Le réseau d’enseignement français en Espagne est le plus important d’Europe avec 21.752 élèves répartis dans 22 établissements homologués. 40% des élèves sont français ou franco-espagnols. Les établissements français sont confrontés au défi de préparer leurs élèves à l’enseignement supérieur espagnol, puisque c’est la voie choisie par 60% d’entre-eux.

Lorsque j’ai évoqué l’engagement du Président de la République de doubler le nombre d’élèves dans l’enseignement français à l’étranger d’ici à 2030, mes interlocuteurs m’ont confié qu’ils n’avaient pas de plan de croissance et que l’objectif est plutôt de stabiliser le réseau d’écoles plutôt que de le développer.

Cela dit, pour étendre le nombre d’élèves qui apprennent en français, Anne Louyot trouve préférable de s’appuyer sur les 300 sections bilingues que l’on rencontre dans le système scolaire espagnol. + d’images

Politique

ALDE Congress

J’ai rejoint Jean-Christophe Lagarde, président de l’UDI, Hervé Marseille, pdt du groupe Union centriste au Sénat et Christophe Naegelen, député des Vosges pour assister au congrès de ALDE et rencontrer des parlementaires européens.

Nous avons échangé avec Guy Verhofsdat, président du groupe ALDE et de nombreux parlementaires, tel que l’espagnol Luis Garicano, membre de Ciudadanos et vice-pdt de ALDE ou Sophie in‘t Veld, chef de file du parti néerlandais au Parlement européen.

Londres – Réunion annuelle des consuls honoraires

A la Résidence de France, j’ai participé, les 15 et 16 novembre, à la réunion annuelle des consuls honoraires du Royaume-Uni.

Ceux-ci ont été reçus par l’ambassadeur de France, Jean-Pierre Jouyet, qui avait convié aux travaux les consuls honoraires allemands du Royaume-Uni. Une initiative qui a permis de fructueux échanges de vues et d’évoquer des pistes de coopération.

Cette rencontre fut évidemment l’occasion d’aborder de la situation du Royaume-Uni qui doit désormais choisir entre l’incertitude et le chaos.

Les consuls honoraires sont venus en nombre, dont François Jean, consul honoraire de Brighton qui passera la main prochainement.

A leurs côtés, 9 conseillers consulaires sur 12 étaient présents, dont les 3 conseillers résidant en Écosse.

Notre ambassadeur Jean-Pierre Jouyet, lors du déjeuner de clôture, a salué l’engagement des consuls honoraires français et allemands qui nous ont fait l’honneur de leur présence.

J’ai également rendu hommage à leur engagement dans une période qui va devenir de plus en plus critique, à mesure que nous approchons de la sortie effective du Royaume-Uni de l’UE. + d’images

En circonscription au Royaume-Uni – Londres (22 octobre 2018)

Je remercie Jean-Pierre Jouyet, ambassadeur de France au Royaume-Uni, pour sa disponibilité et son écoute, lors de notre entretien à la Résidence.

Ce déplacement à Londres m’a permis de faire le point sur la situation de l’enseignement français au Royaume-Uni, en évoquant le plan Ecole avec notre ambassadeur et en visitant le CFBL, école qui a fait le choix du déconventionnement avec l’AEFE et qui s’en félicite.

Je suis reconnaissant à Guillaume Bazard, consul général, de m’avoir détaillé l’activité du poste consulaire de Londres.

Communauté française

Ambassade

Lors de ma rencontre avec Jean-Pierre Jouyet, nous avons plus particulièrement évoqué deux sujets :

D’abord, la situation de nos compatriotes établis dans le pays, toujours placés dans l’incertitude concernant leur avenir après le Brexit.

Ensuite, l’attente d’une relance du plan École, à commencer par la définition participative et consensuelle de nouveaux objectifs.

Consulat

Réunion au consulat autour du consul général, Guillaume Bazard, et de ses chefs de service.

La circonscription de Londres (Angleterre, Galles et Irlande du Nord) comptait 141.500 inscrits au 1erjanvier 2018. Celle d’Edimbourg affichait 6.000 inscrits.

Pour les élections européennes de mai 2019, il a été décidé de conserver le même dispositif que pour les élections de 2017, soit 3 fois plus de bureaux de vote que pour les européennes de 2014.

L’activité du consulat est toujours aussi soutenue : 33.000 mises à jour de dossier sur le registre par an (20 mn/dossier par agent, car ce n’est pas automatisé) ; 10.000 visas par mois ; 200 rdv/jour pour les passeports/CNI avec des pointes à 400 ; 600 actes d’état civil/mois ; 400 enfants boursiers (budget de 1,835 M€).

Il faut aussi absorber l’effet Brexit : 500 certificats de nationalité demandés en 2018, soit 5 fois plus qu’en 2016 !

Par ailleurs, 2.600 personnes viennent une à plusieurs fois par an pour obtenir un certificat d’existence afin de continuer à percevoir leur retraite.

Enfin, on relève 2500 demandes par an sur le standard du service social, en plus des demandes reçues en direct par chacun des trois agents du service… qui se chargent aussi d’une trentaine de rapatriements psychiatriques par an.

En réponse à la baisse des effectifs de 13% demandée par Paris à horizon 2022, le poste diplomatique de Londres devra choisir entre augmenter les délais de réponse aux usagers ou bien diminuer l’étendue de ses missions.

Enseignement

CFBL

Entretien avec Frédéric de la Borderie et Laurent Batut sur la situation du Collège français bilingue de Londres (CFBL), un an après la rupture de sa convention avec l’Agence pour l’enseignement français à l’étranger (AEFE).

Le CFBL a aujourd’hui gagné son pari. Déconventionnée depuis la rentrée 2017, l’école n’a pas eu à subir l’augmentation du prélèvement de l’AEFE sur ses revenus (l’Agence a augmenté unilatéralement, le 1/1/18, sa contribution de 50% en faisant passer le taux de 6 à 9%).

Les rémunérations des personnels résidents sont désormais alignés sur la même grille salariale que les autres personnels, ce qui a apaisé les tensions. Seuls deux enseignants résidents sur quinze ont quitté le collège depuis la rupture de la convention.

Le directeur de l’école n’est plus rémunéré par l’AEFE, mais il est resté à la tête de l’établissement, à la demande du comité de gestion. Du reste, le CFBL est devenu maître de tous ses recrutements. L’époque des nominations discrétionnaires de l’AEFE est révolue.

Élément gratifiant : l’inspection du ministère de l’Éducation britannique a élevé la classification du CFBL de « Bon avec réserves » à « Excellent », du fait de l’amélioration de sa gouvernance.

On ne peut que féliciter le comité de gestion du CFBL d’avoir fait un choix qui s’avère judicieux et qui pourrait bien inspirer d’autres écoles conventionnées, parfois en délicatesse avec l’AEFE.

Devoir de mémoire

Conférence au Foreign Office

A l’été 1918, les autorités britanniques anticipaient une fin du conflit en 1920… Mais tout s’accéléra, nous a expliqué Gary Sheffield professeur de l’université de Wolverhampton, lors de sa conférence sur les 100 derniers jours de la Première Guerre mondiale, organisée par Isabelle Gault, secrétaire exécutive de la Franco-British Society.

Nous avons été accueillis par les membres du Parlement Sir Alan Duncan et Dominic Grieve. J’étais accompagné de Guillaume Bazard, consul général et du colonel Armel Dirou, attaché de Défense adjoint Terre.  + d’images

 

Brexit : The Connexion rend compte de la journée de mobilisation au Parlement de Londres

Article paru le 6 novembre dans The Connexion, journal pour les Britanniques expatriés en France.

« Campaigners call for Brexit rights deal, not no-deal »

L’article revient sur mon intervention à Westminster où je me suis prononcé, en conclusion, en faveur d’un nouveau référendum sur le Brexit, où les citoyens européens du Royaume-Uni pourraient, cette fois-ci, avoir le droit de voter.

Cet événement intitulé « The Last Mile Citizens’ Lobby », réunissant des parlementaires britanniques de tous bords, a été organisé par The3million, British in Europe et Unison,

Les participants ont exhorté le gouvernement britannique à garantir les droits des citoyens européens résidant au Royaume-Uni, en estimant que le sujet doit être découplé des autres sujets en négociation (comme la frontière irlandaise). Il faut éviter le tout ou rien, en cas de no-deal.

Photo (g. à d.) Nicolas Hatton (the3million) ; Fiona Godfrey (Brexpats: Hear Our Voice) ; Olivier Cadic ; Kalba Meadows (RIFT) ; Christopher Chantrey (BCC).

Lire l’ARTICLE

Brexit – mon discours à Westminster

A l’invitation de l’organisation The3million, je suis intervenu dans l’enceinte du Parlement à Londres en faveur d’une sécurisation des droits des 5 millions d’Européens dans l’éventualité d’un Brexit sans accord (lire discours).

Je remercie les associations The3million, British in Europe et Unison de m’avoir offert cette opportunité, lors de leur journée de mobilisation intitulée « The Last Mile Citizens’ Lobby ».

865 jours après le référendum et à J-144 de l’échéance, nul ne sait encore ce que Brexit signifie.

Parmi les participants qui ont pris la parole, de nombreux parlementaires britanniques :

Joanna Cherry MP, SNP ; Dominic Grieve MP, Conservative ; Katia Widlak – Chair of the Board, the3million ; Ed Davey MP, Lib Dem ; Christine McAnea AGS, Unison ; Jane Golding, chair British in Europe ; Paul Blomfield MP, Labour ; Caroline Lucas MP, Green

Lire le DISCOURS

En circonscription en Suisse – Zurich (19-20 octobre 2018)

Mon second déplacement en Suisse a été motivé par l’Assemblée générale de l’Union des Français de Suisse (UFS) qui s’est déroulée à Zurich. J’avais déjà assisté de l’AG de Lausanne, il y a trois ans (lire). Cette édition fut un plein succès avec la présence de cinq sénateurs représentant les Français de l’étranger et celle de François Barry Delongchamps, président de l’UFE Monde.

(g à d) Les sénateurs Olivier CadicJacky Deromedi ; Ronan Le Gleut ; Joëlle Garriaud-Maylam ; Damien Regnard. Nous étions entourés de deux consuls généraux, Olivier Mauvisseau de Genève, Jean-Jacques Victor de Zurich, ainsi que le Premier conseiller de l’ambassade, Philippe Cerf.

Rappelons que la Suisse représente, en volume, la première communauté française à l’étranger avec 187.000 inscrits au registre (2017). Ses élus consulaires étaient présents, ce fut donc l’occasion pour les parlementaires de recueillir les attentes de Jean-Philippe Keil (AFE), Régine Mazloum-Martin et Isabelle Schmidt-Duvoisin.

Communauté française

AG de l’Union des Français de Suisse (UFS)

Pour la 70ème AG annuelle de l’Union des Français de Suisse (UFS), organisation faîtière des associations et sociétés françaises de Suisse, nous avons été formidablement été accueillis au Rathaus (hôtel de ville), superbe édifice du XVIIème siècle qui abrite le siège du canton de Zurich depuis 1803.

Mon intervention a porté sur deux points : la cybersécurité et mon soutien au comité de gestion du Lycée français de Zurich qui constituera ma priorité d’action pour la Suisse. En effet, j’avais consacré la journée précédente à rencontrer divers acteurs de notre communauté pour être parfaitement en phase avec ses attentes.

Cette tribune fut l’opportunité de saluer l’engagement des élus consulaires et des président(e)s d’association, mais également de rendre hommage à l’action de Claudine Schmid, ancienne députée des Français de Suisse et Liechtenstein que j’ai côtoyée à l’AFE de 2006 à 2012.

La séance a été remarquablement présidée par Nicole Pleines, assistée par Bertrand Picard dans le rôle du maitre des horloges « suisses » pour les temps de parole. L’an prochain, l’AG se tiendra à Berne le 19 octobre. + d’image

Pour voir le reportage de l’UFS : Assemblée générale de l’UFS –  Zurich, 20 octobre 2018

Activité consulaire / climat des affaires

Notre consul général a réuni plusieurs personnalités pour évoquer les problématiques de la communauté de française de Suisse, notamment les questions d’enseignement, et divers sujets comme la francophonie et les échanges commerciaux.

Je les remercie d’avoir partagé leur expérience (g à d) : Marin Le Corre, consultant ; Arthur Got, directeur commercial de la CCI France Suisse ; Jacky Deromedi, sénatrice ; Jean-Jacques Victor, consul général ; Olivier Cadic ; Michèle Alt, présidente de l’Alliance Française de Zurich ; Jean-Philippe Keil, conseiller consulaire ; Isabelle Schmidt-Duvoisin, conseillère consulaire ; Paul Savall, proviseur du Lycée français de Zurich. Nous avons également échangé avec Stéphane Schneider, président des conseillers du commerce extérieur.

Réception

A l’occasion de l’Assemblée générale de l’Union des Français de Suisse et de la venue de François Barry Delongchamps, président de l’UFE Monde, le consul général de France à Zurich, Jean-Jacques Victor, a convié à diner les élus (sénateurs, conseillers ou délégués consulaires), Olivier Mauvisseau son homologue de Genève et Philippe Cerf, Premier conseiller à l’ambassade. Un moment de partage privilégié en compagnie des responsables de l’UFS. + d’images

Commerce extérieur

Business France

Entretien au siège de Business France avec Cyril Mathern, directeur, en présence de ma collègue Jacky Deromedi.

2ème PIB mondial par habitant, la Suisse est le 9ème client de la France et pèse pratiquement autant que la Chine en chiffres d’exportation !

39.852 entreprises françaises exportent vers la Suisse et 318.000 travailleurs frontaliers viennent prêter main forte à ce pays qui affiche seulement 2,9% de taux de chômage.

La Suisse aussi contribue à dynamiser notre économie : selon l’Insee, 606 filiales helvètes installées dans l’hexagone emploient 140.051 personnes, soit 8% de l’effectif salarié de l’ensemble des entreprises sous contrôle étranger implantées en France. + d’images

Barry Callebaut

Visite de la société Barry Callebaut, dirigée par Antoine de Saint-Afrique, en compagnie de Jean-Philippe Keil, conseiller AFE pour la Suisse.

J’avais rencontré Antoine à Londres tandis qu’il occupait le poste de numéro 2 chez Unilever. Il est désormais en responsabilité chez un géant mondial du cacao (7Mds de CA en francs suisses) qui gère 25% de la production mondiale. Cette entreprise est le fruit de la fusion entre la société française Barry et la société belge Callebaut.

Nous avons évoqué les atouts de l’écosystème suisse pour favoriser les ETI et les entreprises familiales : 0% sur les droits de succession et les plus-values. Une mesure que j’ai préconisée dans mon rapport sénatorial « Pour une France libre d’entreprendre ».  + d’images

Enseignement

Lycée français

Visite du lycée français de Zurich en compagnie de ma collègue Jacky Deromedi et du consul général Jean-Jacques Victor.

Nous avons été accueillis par Sébastien Ricout, président du comité de gestion depuis neuf ans, Paul Savall, proviseur et toute l’équipe de direction au sein de cette école qui scolarise 1023 élèves de la maternelle à la terminale.

Si les classes apparaissent si vastes et lumineuses, c’est que la législation locale impose 2,5m² par élève et une surface vitrée minimale.

Les effectifs ont progressé de 50% lors des 5 dernières années et l’établissement affichera bientôt complet. Le lycée est cependant en mesure doubler ses effectifs à horizon 2030. La première étape serait la création d’un collège de 400 élèves et la seconde, un projet immobilier de l’autre côté du lac.

Pour y parvenir, le comité de gestion doit avoir une vision claire de ce que peuvent apporter les partenaires du lycée, à l’heure où l’AEFE doit faire face à une situation financière contrainte. Une réflexion est en cours pour déterminer si la convention qui lie le comité de gestion avec l’AEFE doit être maintenue.

J’ai indiqué à Sébastien Ricout que son projet constituera ma priorité d’action pour la Suisse et que l’expérience de Londres pourrait enrichir son approche dans le but de trouver les ressources nécessaires.

Culture française

Alliance Française

Visite de l’Alliance française présidée par Michèle Alt-Mestraletti, en compagnie de ma collègue Jacky Deromedi, elle-même présidente de l’Alliance française de Singapour.

Installée dans un appartement de 100 mètres carrés au cœur de Zurich, cette AF accueille 400 apprenants chaque année. Nous avons échangé avec les enseignants, dont Véronique Martin-Weber, sur les profils des apprenants et l’apport des nouvelles technologies pour soutenir l’action pédagogique.

La bibliothèque propose gratuitement à ses 500 membres plus de 13.000 ouvrages. + d’images

En circonscription en Ukraine – Kiev (11-12 octobre 2018)

Mon premier déplacement en Ukraine a été motivé par l’invitation des organisateurs de la conférence Hackit et de la société Powerfarm, à m’exprimer sur le sujet de la cybersécurité à Kiev.

Je remercie notre ambassadrice de France en Ukraine, Isabelle Dumont, et Marin Le Corre, consultant et administrateur délégué de la BERD (à gauche de l’image avec l’équipe Powerfarm) pour leur contribution à la réussite de ce déplacement.

Comme au sein de nombreux pays de l’Est, l’Ukraine s’est engagée sur le chemin de l’adhésion à l’Union européenne en s’astreignant à de lourdes réformes. La Russie fait pression sur son voisin pour limiter ses velléités d’émancipation de son influence.

Souhaitons que la venue prochaine de notre ministre Jean-Baptiste Lemoyne dans le cadre de la commission mixte gouvernementale (qui ne s’est pas réunie depuis 2010) puisse enclencher une nouvelle dynamique de nos relations bilatérales.

Cybersécurité

Conférence Hackit

Je suis intervenu en ouverture de la journée de conférences consacrées à l’action défensive en matière de cybersécurité.

A quelques mois des élections en Ukraine (présidentielles en mars + législatives en novembre), j’ai souligné la nécessité de lutter contre les « fake news » susceptibles de perturber les scrutins. Une semaine auparavant, les Pays-Bas avaient pointé du doigt la Russie, dont les services secrets avaient été pris la main dans le sac à La Haye. + d’images

Politique

Vice-première ministre

Entretien avec Ivanna Klympush-Tsintsadze, vice-Première ministre chargée de l’Intégration européenne et euro-Atlantique.

Son discours franc et sincère m’a conforté dans l’idée que l’Ukraine disposait de personnalités déterminées qui lui permettront de rejoindre à terme l’UE et l’OTAN.

Mais le train de réformes doit encore se poursuivre et les menaces extérieures sont pesantes, comme l’occupation d’une partie du territoire national par la Russie ou bien l’hostilité de la Hongrie qui veut empêcher l’accès de l’Ukraine à l’OTAN.

Très sensible sur le sujet de la guerre informationnelle, Ivanna Klympush-Tsintsadze souhaite se pencher sur les dispositifs français contre les informations malveillantes, dans la perspective des élections.

Vice-Premier ministre

Entretien avec Gennadiy Zubko, vice-Premier ministre, en charge du développement régional, du logement et des collectivités locales.

Celui-ci conduit la réforme de la décentralisation qui doit faciliter l’unité du pays et lui permettre de lutter contre la corruption.

Kiev veut s’inspirer des meilleurs modèles en Europe pour progresser : l’Estonie pour sa gouvernance électronique ; la Suisse pour le fonctionnement des communes ; la France pour l’organisation de sa fonction publique.

Délivrant une activité tous azimuts Gennadiy Zubko m’a présenté son tableau de bord de progression dans le cadre des directives imposées par l’UE. Le vice-premier ministre s’attèle actuellement à l’indépendance énergétique de l’Ukraine.

Ministre des Infrastructures

Lors de la conférence Hackit, j’ai eu le plaisir de rencontrer Volodymyr Omelyan, ministre ukrainien des Infrastructures.

Nous avons échangé sur la prise de conscience croissante des états européens face aux dangers de la guerre hybride qui compromet l’avenir de nos démocraties. A l’heure où les autorités européennes ont aussi décidé de durcir le ton, j’ai exposé à Volodymyr Omelyan les mesures prises par la France, dans le cadre de sa récente loi de programmation militaire.

Ministre de l’Éducation et des Sciences

Rencontre avec Lilia Grynevytch, ministre de l’Éducation et des Sciences, en compagnie d’Isabelle Dumont, ambassadrice de France.

La ministre poursuit l’objectif que tous les Ukrainiens parlent ukrainien. Face à des populations qui ne parlent parfois que russe ou hongrois, il lui faut de l’abnégation pour imposer sa réforme.

Cela étant, Lilia Grynevytch est soucieuse de développer le plurilinguisme auprès des élèves. C’est ainsi qu’elle a lancé « l’année de la langue française 2018-2019 ». A ce titre, l’Ukraine et ses partenaires francophones organiseront des centaines d’événements dans tout le pays (culture, éducation, sport, et économie).

Notons qu’il existe 49 écoles publiques spécialisées en français en Ukraine, c’est-à-dire qu’elles enseignent de nombreuses matières dans notre langue. + d’images

Parlement

Entretien à la Rada avec (g à d) Anna Gopko, présidente de la commission des Affaires étrangères ; Maria Ionova, vice-présidente de la commission à l’Intégration européenne.

Lauréate du Democracy Award, attribuée par la National Democratic Institute (USA), Anna Gopko a joué un rôle important dans la révolution de Maiden.

Je remercie, Isabelle Dumont, notre ambassadrice pour avoir participé à nos échanges.

Ces deux parlementaires dénoncent avec véhémence l’occupation russe en Crimée et dans le Donbass, région où le conflit continue à faire des victimes et des prise d’otages : Crimée (60 personnes) ; Russie (20) ; Donbass (100). Elles souhaitent que l’ONU protège les 400 kilomètres de frontière avec la Russie et que leur pays rejoigne l’OTAN.

Victor Orban y fait obstacle. Pis, on a surpris le consul de Hongrie distribuer discrètement des passeports hongrois aux communautés magyarophones de l’ouest du pays, alors que la double nationalité est interdite en Ukraine. Ce document leur permet de circuler librement dans l’UE et de voter aux élections hongroises ! + d’images

Échanges commerciaux

BERD

Entretien avec (g à d) Marin Le Corre, administrateur délégué de la BERD et Francis Malige, DG de la BERD pour l’Europe de l’Est et le Caucase.

Depuis fin 2017, on assiste à un retour marqué des investisseurs qui démontrent un intérêt retrouvé pour l’Ukraine.

La France n’est que le 5ème partenaire économique de l’Ukraine, mais la présence de BNP-Paribas et du Crédit agricole est un facteur positif pour susciter l’implantation d’entreprises françaises.

Le point faible du pays demeure l’état de droit. En attestent les démêlés judiciaires de certaines entreprises qui peinent à convaincre de leur bon droit des juges locaux… au train de vie ostentatoire.

Chambre de commerce

Afin d’appréhender l’environnement des affaires, j’ai rencontré Gennadiy Chyzhykov, président de la CCI France-Ukraine et consul honoraire de Donetsk au Donbass.

Cette chambre bilatérale compte 125 entreprises, dont un tiers relève de l’agriculture ou de l’agro-alimentaire. En ce moment, la CCI recense 70 demandes d’information pour des projets qu’elle juge aboutis.

Gennadiy était accompagné de Tetiana Chevrolet, son épouse et dirigeante de Global distribution qui représente avec succès la marque L’Occitane.

Selon le témoignage de nos entrepreneurs réunis lors d’un déjeuner, l’Ukraine est un pays qui mérite d’être soutenu et qui offre de belles perspectives. Je salue Marie Bruant (directrice de la CCI), Philippe Dumel (BNP), Romain Desthieux (Mas seeds), Guilhem Granier (Sanofi), Augustin Roncin (Engie), François Mariotte (Renault), Bertrand Barrier (Jeantet) et enfin Vincent Pringault, chef du service économique de l’ambassade.

Communauté française

GPA

La communauté française installée en Ukraine compte 800 personnes, dont les 2/3 sont présents depuis plus de 5 ans.

Avec Aurélie Monet, consule, nous avons plus particulièrement évoqué la gestation pour autrui, puisque le consulat de Kiev a enregistré 60 enfants nés d’une GPA en 2017 et nous en sommes à 40 mi-octobre 2018. En effet, depuis l’automne 2017, le consulat est autorisé à enregistrer ces enfants en mentionnant seulement le père sur l’acte de naissance (on note bien le nom de la « mère d’intention » mais celle-ci n’est pas reconnue par la France).

Avec les Etats-Unis et la Grèce, l’Ukraine est l’une des destinations favorites pour les Français désireux d’avoir un enfant par GPA et financièrement aisés. Mais notre consule anticipe une démocratisation de cette pratique. + d’images

Éducation

Lycée Anne de Kiev

Visite de la partie primaire et maternelle de l’école qui compte 440 élèves et affiche complet. Conventionné avec l’AEFE, l’établissement est distribué sur 4 sites différents.

La directrice Daisy Oddon, Florian Cossa, directeur du primaire et Fabrice Peutot, attaché de coopération pour le français, m’ont confié que cela fait douze ans que le lycée Anne de Kiev cherche un nouveau site, afin de pouvoir se développer. + d’images

Médias

Interview sur Direct TV

La chaîne Direct TV était désireuse de recueillir mon point de vue sur les menaces informationnelles que faisait peser la Russie sur l’Ukraine avec l’intention de perturber le bon déroulement des élections de 2019.

J’ai ensuite échangé avec Walid Arfush, chef du développement d’Euronews pour le territoire comprenant les anciennes républiques de l’Union soviétique. + d’images

En circonscription en Hongrie – Budapest (27-28 septembre 2018)

Mon retour en Hongrie, presque deux ans après mon premier passage (lire le CR), a été principalement motivé par les EuroSkills 2018 qui se sont déroulés à Budapest.

(à l’image) Pascale Andréani, ambassadeur de France en Hongrie, a reçu les officiels français qui accompagnaient nos champions, dont Michel Guisembert, président de WorldSkills France.

J’ai évidemment profité de ce déplacement pour rencontrer nos conseillers consulaires, nos entrepreneurs et quelques acteurs politiques hongrois.

Evénement

EuroSkills 2018

(à l’image) Aux EuroSkills de Budapest. Visite conduite par Michel Guisembert, président de WorldSkills France, en compagnie de Catherine Fabre, députée de la Gironde et Carine Chevrier, déléguée générale à l’Emploi et la Formation professionnelle.

Cette compétition a rassemblé les meilleurs jeunes européens (-23 ans) autour de 37 métiers artisanaux, industriels et numériques.

Parmi eux, 27 compétiteurs français étaient engagés dans 25 métiers. Ils ont fait parler la poudre ! L’Équipe de France a décroché 22 médailles, dont 3 en or ! Soit 4 médailles de plus qu’à Göteborg en 2016 (voir le détail du palmarès). La France figure en 3ème position des meilleures nations, derrière la Russie et l’Autriche.

Lors de la réception à la Résidence, notre ambassadrice a saisi l’opportunité pour rappeler que le Président Emmanuel Macron soutenait la candidature de la France aux WorldSkills 2023. Cet été, j’ai accepté l’offre de Michel Guisembert de devenir l’ambassadeur de cette candidature à l’international et de l’aider ainsi à mobiliser toutes les énergies. + d’images

Communauté française

Conseil consulaire

Entretien au consulat avec Fleur Mesnier, consul adjointe, en présence de Benjamin Mege et Franck Lefebvre, conseillers consulaires. Le nombre d’inscrits au consulat, en légère augmentation, s’établit à 2616 personnes.

Lors de cette réunion, nous avons évoqué plus particulièrement la question scolaire et particulièrement les frais de scolarité. En effet, les parents subissent une pression à la hausse et s’interrogent sur leur capacité à financer les études de leurs enfants. Certaines familles ont même jeté l’éponge par manque de moyens corrélé à des attributions de bourses insuffisantes.

Le lycée fait cependant le plein. Une centaine d’élèves est même refusée chaque année par manque de place. Un projet existe pour porter la capacité de l’établissement de 700 à 770 élèves.

Politique

Momentum

Rencontre avec les représentants du nouveau parti hongrois Momentum qui a rejoint le mouvement européen ALDE.

En novembre prochain, au congrès ALDE de Madrid, je retrouverai avec plaisir Anna-Julia Donath, Miklos Hajnal et Daniel Berg. Nul doute qu’ils contribueront à enrichir le projet européen que nous porterons ensemble en 2019.

Fondé en 2017, ce parti centriste défend les valeurs européennes et démocratiques largement malmenées par Viktor Orban. Momentum incarne cette nouvelle génération de Hongrois ayant vécu à l’étranger et qui sont rentrés au pays pour s’opposer aux dérives d’un pouvoir confisqué au profit d’un homme et de ses obligés. Par exemple, si un député du Fidesz (parti de Viktor Orban) ne vote pas en faveur d’un texte présenté par son parti, il doit s’acquitter d’une amende de 3000 euros…

Commerce Extérieur

Chambre de commerce

Près de deux ans après mon précédent passage à Budapest, j’ai voulu faire le point sur l’évolution de notre activité économique dans ce pays.

Je remercie Philippe Bravard, conseiller économique à l’ambassade, de m’avoir organisé deux rendez-vous de nature économique.

J’ai ainsi échangé avec Agnès Ducrot, directrice de la CCI France Hongrie et Ingrid Lamblin, vice-présidente de cette chambre qui compte 230 membres.

CCE

J’ai également eu le plaisir rencontrer Peter Bosznay, président du comité Hongrie des conseillers du commerce extérieur.

L’intérêt des entreprises françaises pour la Hongrie s’étiole. Pourtant, les indicateurs économiques (croissance, chômage) sont au vert. Le point noir est le manque criant de main d’œuvre disponible, d’autant que l’expatriation demeure persistante. Le gouvernement impose une augmentation des salaires pour tenter d’endiguer le flot des départs et ainsi augmenter le pouvoir d’achat.

Ceci dit, la productivité n’est pas au rendez-vous et les coûts d’exploitation explosent. Certains commencent à se retirer du marché.