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En circonscription en Côte d’Ivoire – Abidjan (2-3 mars. 2017)

Mon second déplacement en Côte d’ivoire constitue le 179ème déplacement en circonscription. En début d’année, des mutineries de militaires réclamant des primes avaient laissé craindre que la situation pourrait être à risque. Dans la foulée de mon passage au Gabon, j’ai voulu faire le point à Abidjan pour voir les progrès enregistrés depuis mon précédent passage en novembre 2015.

Je remercie Philippe Truquet, consul général de France en Côte d’Ivoire pour avoir organisé un déjeuner avec les élus et les responsables d’association. Sa disponibilité m’a permis de multiplier les rencontres.

Politique

Rencontre avec le ministre d’Etat

J’ai été reçu à Abidjan par Jeannot Kouadio Ahoussou, ancien premier ministre de la République de Côte d’ivoire, ministre d’État chargé du dialogue politique et des relations avec les institutions.

M. Ahoussou est pressenti pour devenir le premier président du Sénat ivoirien. En effet, le 3 avril prochain, l’Assemblée nationale devrait voter la loi organique permettant la création d’un Sénat, conformément à la réforme constitutionnelle adoptée l’an dernier.

Jeannot Kouadio Ahoussou veut associer cette Haute assemblée à la reconstruction de la paix dans son pays : « Le Sénat doit incarner la sagesse et la tempérance ». Fidèle à l’esprit du président Houphouët Boigny, il estime que la vie en société, « c’est la vie du compromis qui ensuite devient complicité ».

Une heure de conversation exquise avec un esprit brillant et pénétrant.

Entrepreneuriat

Centre Carrefour

Visite du premier centre commercial en Afrique issu d’un joint-venture entre Carrefour et CFAO qui a ouvert en décembre 2015. J’avais rencontré Jean-Paul Denoix, DG de Carrefour, lors de mon premier passage à Abidjan quelques jours avant l’ouverture.

J’avais promis de visiter l’endroit. Quelle belle réussite ! En 2016, 3,6 millions de visiteurs se sont pressés au centre commercial, contre 2,6 millions attendus. A noter que 520 emplois directs ont été créés chez Carrefour et 800 emplois indirects.

Le prochain centre Carrefour ouvrira en mai prochain. 4 autres sites ont été identifiés et déjà acquis. La grande distribution croit beaucoup au marché ivoirien : Auchan va également ouvrir un établissement le mois prochain.

Communauté française

Consulat

Philippe Truquet, consul général de France, m’a fait visiter le consulat qui administre 17.400 Français inscrits en Côte d’ivoire et 45 autres au Liberia.

A cette occasion, nous avons eu une longue réunion avec les divers chefs de service. Chacun s’est montré rassurant au sujet de la sécurité suite aux incidents du début d’année.

Le sujet le plus préoccupant est le caractère particulièrement imaginatif des fraudes à la personne. Le site du consulat affiche, chaque année, un « best of » des arnaques, des plus subtiles aux plus courantes.

Réunion UFE

Échange avec les représentants de l’UFE Côte d’ivoire qui m’ont assuré de leur confiance dans l’avenir du pays.

La prospérité économique demeure la clé de la stabilité et il faut se féliciter qu’une classe moyenne soit en train d’émerger. Pour y appartenir, il faut gagner environ 300€/mois.

Toutefois, la sécurité reste une priorité. En 2016, le consulat a effectué 5 envois groupés de sms vers la communauté française, dont 3 en mars lors de l’attentat terroriste à Grand Bassam.

Enseignement

Lycée Blaise Pascal

Rencontre avec Maître Jean-François Chauveau qui préside l’AGBP, Association gestionnaire de Blaise Pascal, une association de droit ivoirien.

L’association avait été créée en novembre 2007 pour la réouverture du Lycée Blaise Pascal (collège, lycée) et de l’Ecole Jacques Prévert (primaire bilingue). La réussite de ce projet englobe aujourd’hui près de 2500 élèves.

Depuis septembre 2008, l’association dispose de la responsabilité financière et juridique du lycée qu’elle gère, en étroite relation avec l’Agence pour l’enseignement Français à l’étranger (AEFE).

L’école Prévert tourne à pleine capacité et le lycée affiche un taux de succès au bac de 98%. Un gymnase est en cours de construction, il devra être « le plus beau d’Afrique de l’Ouest », m’a dit Jean-François.

Culture française

Institut français

Visite du superbe Institut français d’Abidjan en compagnie de son directeur Nicolas Frelot.

De magnifiques installations sont désormais disponibles, suite à des travaux de réhabilitation qui ont duré deux ans pour un budget d’un million d’euros.

Bravo à toute l’équipe qui anime cet Institut et qui affiche des résultats encourageants. J’ai eu l’opportunité d’apprécier le travail de Marie Denise Dohoura, bibliothécaire, qui met en valeur un espace, où les étudiants se retrouvent pour lire dans le calme.

En circonscription au Gabon (2/2) – Port-Gentil (1er mars 2017)

Je suis reconnaissant à Pascal Pangelo, vice-consul de France à Port-Gentil, et à Hugues Nordi, Premier conseiller, de m’avoir accompagné pour me faire découvrir la capitale économique du pays qui abrite notamment le terminal pétrolier de Total Gabon.

Ils sont 2400 compatriotes à résider dans ce lieu enclavé, accessible uniquement par air ou par mer ! La présence d’une antenne consulaire est donc bien justifiée (à l’image).

Politique

Rencontres institutionnelles

(à gauche) avec Patrice Ontina gouverneur de la province d’Ogooué-Maritime ; (à droite) Robert Ndzoghan avec premier adjoint au maire de la commune de Port-Gentil.

La crise du secteur pétrolier a frappé de plein fouet cette ville de 160.000 habitants. Nos échanges ont donc porté sur les meilleures opportunités de diversification pour relancer l’économie, à savoir la pêche, l’agro-industrie ou le tourisme.

La priorité affichée de Port-Gentil est la concrétisation d’un vaste projet d’assainissement financé par l’Agence française de développement (AFD) pour éviter les inondations lors des fortes précipitations.

Médias

L’Union : « Coopération Gabon-France / Olivier Cadic s’entretient avec Patrice Ontina. La relance de l’économie locale au menu » (4 mars 2017). Lien

Entrepreneuriat

Crise pétrolière

La chute du prix du pétrole a impacté violemment Port Gentil.

En cédant ses actifs gabonais à un fonds de pension américain, Shell a déstabilisé le secteur par l’octroi de conditions d’accompagnement très généreuses, afin de boucler le dossier au plus vite.

Total Gabon, pour sa part, a annoncé fin février la cession d’une partie de ses activités à Perenco.

Quant à Maurel & Prom, cotée au second marché, elle vient de faire l’objet d’une OPA de la part d’une société indienne, ce qui a valu à Christophe Blanc, son directeur général au Gabon, d’être bousculé par des syndicalistes désireux d’en tirer des avantages financiers.

Hydro Oil & Gas Training

La société Hydro Oil & Gas Training, filiale gabonaise du groupe grenoblois Hydrokarst, spécialisé en travaux sur cordes, subaquatiques et en milieux confiné, propose des stages de formation contre les incendies. J’ai pu assister à quelques exercices tout à fait impressionnants !

Forts de leur expérience de marins-pompiers, Luc Pasquio, directeur, et Philippe Gregori, responsable du centre de formation, encadrent l’action pédagogique et les interventions sur le terrain, par exemple pour éteindre des incendies sur les plateformes pétrolières.

EIT groupe

Visite de EIT groupe, PME gabonaise créée il y a dix ans par Jean-Jacques Ferri à Port-Gentil. Ses filles Muriel et Nadège m’ont présenté leurs activités d’équipementier en électricité, instrumentation et télécommunication.

La crise du secteur pétrolier impose aux entrepreneurs d’adapter leurs structures afin de surmonter la conjoncture. J’ai admiré le sang-froid et le pragmatisme de tous les entrepreneurs avec qui j’ai échangé au Gabon.

Enseignement français

Lycée français Victor Hugo

Accueilli par Patrick Julienne, proviseur, et Dante Bertelli, président de l’Association des parents d’élèves (APE), j’ai découvert le lycée français Victor Hugo, conventionné avec l’AEFE.

Cet établissement qui compte 331 élèves de la sixième à la terminale, affiche un taux de 93,55% de réussite au baccalauréat.

La montée progressive des cohortes d’élèves représentera une croissance des effectifs de près de 20% à horizon de 2018 et la mise en place de trois classes par niveau dès 2021.

En circonscription au Gabon (1/2) – Libreville (26-28 fév. 2017)

Lors de cette première visite au Gabon, mon objectif était double. Tout d’abord, me faire ma propre idée sur la situation politique du pays, six mois après une élection présidentielle controversée. Ensuite, analyser les opportunités offertes par le Gabon pour favoriser nos échanges commerciaux.

J’ai eu l’honneur et le privilège d’être reçu par le président de la République, Ali Bongo Ondimba. J’ai également rencontré Jean Ping, son principal rival lors de l’élection présidentielle.

Ce fut très intéressant d’entendre la volonté manifeste du président de rassembler chacun pour progresser pacifiquement vers davantage de transparence et de démocratie. Cette approche est partagée par le président du Sénat, Lucie Milebou-Aubusson, et par Faustin Boukoubi, secrétaire général du Parti Démocratique Gabonais (PDG). Mais Jean Ping s’y refuse absolument, craignant de légitimer ainsi un pouvoir qu’il conteste.

Avec Lucie Milebou-Aubusson, président du Sénat et notre ambassadeur Dominique Renaux

Par ailleurs, j’ai rencontré bon nombre d’entrepreneurs français à Libreville et à Port-Gentil. Leur réussite est exemplaire. Mais ils subissent une conjoncture générale morose. La chute des cours du pétrole oblige l’économie gabonaise à trouver des chemins de diversification. J’ai suggéré la création d’une chambre de commerce bilatérale pour faciliter l’implantation de nos PME sur ce marché.

Je remercie notre ambassadeur Dominique Renaux pour m’avoir aidé à faire mon programme et d’avoir facilité ce déplacement.

Politique

Rencontre avec le président de la République

Le président de la République, Ali Bongo Ondimba, m’a  reçu en audience le 28 février. Nous avons évoqué la coopération entre le Gabon et la France et les divers défis auxquels est confronté son pays, comme la diversification de l’économie dépendante du pétrole ou la transformation des matières premières.

Nous avons évidemment abordé les suites de l’élection présidentielle, ainsi que la préparation des législatives de juillet 2017. Pour sortir du blocage politique, le président m’a exposé son projet de dialogue national ouvert à tous, dans le but de préserver la paix civile et la cohésion nationale. A terme, c’est tout le processus électoral, dont le financement des partis, qui doit être révisé. Déjà, 50 partis sur 54 ont  accepté d’y participer, auxquels s’ajoutent des ONG.

Comme l’a résumé Infos Gabon j’ai « salué la volonté du président gabonais d’organiser un dialogue politique inclusif et sans tabou qui permettra à tous les Gabonais, sans exclusive, d’échanger sur la marche du pays ».

Médias :

– L’Union : Activités présidentielles : Olivier Cadic échange avec Ali Bongo Ondimba. Lien
– Dworaczek Bendom : Le sénateur français Olivier Cadic reçu par M. Ali Bongo Ondimba. Lien
– Gabon Mediatime : Ali Bongo reçoit Olivier Cadic, sénateur des Français de l’extérieur. Lien
– Infos Gabon : Dialogue politique au Gabon : Olivier Cadic soutient Ali Bongo. Lien

Rencontre avec le chef de l’opposition

Jean Ping est un homme de grande qualité. Il a accompli un remarquable parcours et exercé des grandes responsabilités nationales et internationales.

Il s’estime spolié de sa victoire à la présidentielle d’août dernier et n’a aucune intention de dialoguer avec le président dont il ne reconnaît pas la légitimité.

Les recours légaux étant épuisés, M. Ping défend la perspective d’un bras de fer entre le pouvoir et le peuple gabonais. Il pense que dialoguer serait trahir ses militants. J’ai entendu sa frustration et respecte son choix.

Rencontre avec le président du Sénat

Au Sénat (à l’image) rencontre avec son président, Lucie Milebou-Aubusson, épouse Mboussou, le 28 février dernier.

Le président a manifesté une volonté sans faille de faire aboutir le dialogue politique national avec l’objectif de rassembler tous les Gabonais qui maitrisent chacun l’art de la palabre, rappelle-t-il. A cette occasion, il serait aussi souhaitable de limiter le nombre et la durée des mandats. Le pays doit préparer des prochaines législatives incontestablement transparentes, soutient Mme Milebou-Aubusson.

Nous avons également considéré nos échanges commerciaux bilatéraux, second objet de mon déplacement.

Médias :

VIDEO – Reportage de aLibrevilleTV (Journal de 20h) : rencontre avec Lucie Milebou-Aubusson, président du Sénat. Lien

 

Rencontre avec le Parti démocratique

Entretien avec Faustin Boukoubi, secrétaire général du Parti Démocratique Gabonais (PDG). L’élection présidentielle a fait apparaître un pays divisé et il faut absolument apaiser le climat, estime-t-il. Afin de sortir de l’impasse politique, chacun s’accorde à penser que le cadre institutionnel doit être rapidement réformé.

Pour y parvenir pacifiquement, il va falloir faire preuve de responsabilité et de pragmatisme. M. Boukoubi analyse la situation avec beaucoup de sagesse et souhaite que le pays se rassemble pour surmonter ses difficultés par le dialogue et le consensus, sans influence extérieure.

Le prochain objectif doit être la tenue d’élections législatives dont le résultat soit clair.

Entrepreneuriat

Réunion d’entrepreneurs

Dans un contexte de chute des prix du pétrole qui a induit une détérioration des conditions macroéconomiques du pays et la diminution des échanges commerciaux, notre balance commerciale reste néanmoins excédentaire.

Le chiffre d’affaires des entreprises françaises au Gabon est aussi élevé qu’en Côte d’Ivoire, ce qui est un bon critère de référence et démontre les potentialités du pays. La montée en puissance des entreprises chinoises et indiennes représente un défi pour les années à venir.

Au quotidien, la principale difficulté est le niveau d’impayés qui menace parfois l’existence des entreprises. Le respect des engagements financiers de l’Etat gabonais est réclamé pour éviter de fragiliser les sociétés qui ont investi et travaillent dans le pays.

Communauté française

Consulat général

Jacqueline Lorelle, consule générale, m’a présenté son équipe et exposé les services offerts à nos 10.568 compatriotes inscrits à fin 2016.

On relève traditionnellement deux catégories de Français installés au Gabon : ceux qui sont employés par nos grandes entreprises et les entrepreneurs, généralement installés de longue date.

En parallèle, une nouvelle catégorie d’expatriés estampillés « internet » se développe rapidement. Pas question de geek, mais plutôt de retraités qui ont trouvé une (jeune) compagne sur les réseaux sociaux et décident de vivre avec elle au Gabon.

Réception à l’ambassade

Dominique Renaux, notre ambassadeur, a organisé une soirée réunissant notre communauté. J’ai eu le plaisir d’y rencontrer Joëlle Valeri, conseillère consulaire Gabon, pour qui les affaires sociales restent une priorité. Ce médecin veille à ce qu’aucun compatriote ne soit oublié.

Face au climat de tension et aux difficultés économiques, nos compatriotes ressentent que « des gens sont à bout », mais aussi qu’ils ne croient à pas un homme salutaire pour les conduire vers la prospérité et la sécurité.

Enseignement français

Lycée Blaise Pascal

A Libreville, le collège-lycée Blaise Pascal accueille 1213 élèves. Cet établissement conventionné avec l’AEFE s’étend sur une superficie de 23.000 mètres carrés sur lesquels sont construits cinq bâtiments, une cafétéria, des espaces sportifs et un gymnase.

Le proviseur Jean-Luc Vidal se félicite que les résultats au baccalauréat ne cessent de s’améliorer. En 2016, le taux de réussite était de 97%.

Culture française

Institut français de Libreville

L’Institut français du Gabon (IFG), dirigé par Bénédicte Deschamps, parvient à maintenir une offre culturelle remarquable et un débat d’idées riche, malgré la baisse de sa subvention.

Ses chiffres de fréquentation parlent d’eux-mêmes : + de 5000 visiteurs supplémentaires en 2016 par rapport à 2015 (pour un total de 31000). Des résultats encourageants, d’autant que l’IFG n’avait pas pu programmer le moindre événement pendant plus de deux mois, du fait du contexte électoral gabonais.

Soulignons enfin l’importance accordée au jeune public dans la programmation.

En circonscription à Gibraltar (18 fév. 2017)

35 minutes suffisent pour traverser en ferry les 14 kilomètres du détroit de Gibraltar qui relie la ville de Tanger au Maroc à celle de Tarifa en Espagne.

Un jour viendra où les deux continents seront reliés par un pont ou un tunnel !

Ce territoire d’une superficie de 6,8 km² est une possession du Royaume-Uni depuis 1704.

Tarifa-Gibraltar

Pour accéder à Gibraltar, on est surpris de voir les gens traverser, à pied ou en voiture, une piste d’atterrissage… C’est pourtant le seul point de passage pour se rendre dans l’enclave britannique depuis l’Espagne.

L’Espagne qui d’ailleurs conteste toujours aux Britanniques la souveraineté de ce minuscule territoire.

Soulignons que Gibraltar a voté à hauteur de 96% en faveur du « Remain » du Royaume-Uni dans l’Union européenne !

Consul honoraire

Merci à Pierre Fayaud, consul honoraire de France, d’avoir organisé mon premier déplacement à Gibraltar.

Si tous les symboles de l’appartenance à la Couronne britannique sont présents, hormis le fait que l’on roule à droite, les habitants se sentent avant tout… Gibraltariens ! Ceux-ci jouissent d’une relative autonomie qui s’incarne dans un Parlement composé de 17 membres élus.

Communauté française

Pierre Fayaud, m’a organisé une rencontre auprès de quelques acteurs de la communauté française.

Ces échanges m’ont permis de découvrir les attentes de la centaine de mes compatriotes installés sur ce territoire qui compte près de 30.000 habitants.

Nous avons évidemment débattu des effets induits du Brexit pour eux. Ils sont préoccupés à divers titres, notamment par le franchissement des frontières. Si les contrôles devaient se renforcer, une fois le Brexit en place, cela présagerait de nombreuses complications administratives et de délais à rallonge.

En circonscription au Royaume-Uni – Spécial Brexit (fév. 2017)

The3Million mobilise devant le Parlement (20 fév.)

A l’appel de The3Million, un mouvement lancé par Nicolas Hatton (à l’image), délégué consulaire, plus de 2000 personnes se sont réunies pour un « Mass lobby in Parliament ».

Avec Patricia Connell, élue consulaire UDI Londres, j’étais aux côtés de nombreux Français dans une foule de toutes nationalités réclamant une clarification immédiate de leur statut, notamment à propos de leur droit de résidence au Royaume-Uni.

Les trois millions de citoyens européens estiment qu’ils n’ont pas démérité de la Couronne par leur présence parfois de très longue date. Pourquoi doivent-ils être réduits à être une monnaie d’échange et vivre dans l’anxiété tandis que vont s’ouvrir les tractations de sortie de l’UE ?

Réunion à Westminster (20 fév.)

(g. à d.) Patricia Connell, Olivier Cadic, Nick Clegg (ancien vice-Premier ministre du gouvernement Cameron), et Baroness Janke (Chambre des Lords)

Dans le prolongement de la manifestation The3Million, j’ai accompagné à Westminster une délégation de 50 personnes conduite par Nicolas Hatton, toujours en présence de Patricia Connell.
Nous avons été reçus par la Baroness Janke au moment même où le débat débutait à la Chambre des Lords sur le projet de loi devant autoriser le gouvernement à déclencher l’article 50 du traité de Lisbonne.

Nick Clegg est venu répondre aux questions de la délégation et entendre divers témoignages. Il fut étonné de découvrir que la discrimination en matière d’emploi vis-à-vis des Européens était déjà devenue une triste réalité au Royaume-Uni. En effet, plus aucun employeur ne prend le risque de signer un CDI dans ce contexte d’expectative générale.

TF1 – Journal de 20 heures « Brexit : les expatriés dans le doute » (20 fév.)

Dans un reportage diffusé le soir même sur TF1 de la manifestation devant Westminster, je m’exprime sur quelques images enregistrées une semaine auparavant.

Journal de 20 heures de TF1 (20.02.2017) : « Depuis l’annonce du Brexit, les expatriés sont dans l’incertitude. Pour la première fois, certains d’entre eux ont manifesté dans les rues de Londres. Les trois millions d’Européens vont-ils devoir quitter le pays ? Demander un visa ? Le gouvernement laisse planer le doute quant à leur sort. »

Question d’actualité au gouvernement – Ma question sur le statut des Européens au Royaume-Uni (23 fev.).

Trois jours après la manifestation, j’ai interrogé, au nom du groupe UDI-UC, Harlem Désir, secrétaire d’Etat chargé des Affaires Européennes sur le statut des Européens résidant outre-Manche. Dans un esprit pro-actif, j’ai suggéré que l’on accorde aux Britanniques installés dans l’Union européenne, immédiatement et sans contrepartie, la continuité de leur statut de citoyen européen. Lire le texte.

La Chambre des Lords veut protéger les résidents européens (1er mars)

C’est une première victoire pour les citoyens européens. Le 1er mars dernier, à l’occasion du débat sur le déclenchement de l’article 50, la Chambre des Lords a voté un amendement obligeant le gouvernement à autoriser les trois millions de citoyens européens vivant au Royaume-Uni à y résider tant qu’ils le veulent.

La balle est désormais dans le camp de la Chambre des Communes : les députés décideront prochainement du sort à réserver à l’amendement des Lords.

En circonscription au Maroc – Casablanca / Rabat / Tanger (15 au 17 fév. 2017)

Pascal Capdevielle, conseiller consulaire UDI Fès et Philippe-Edern Klein, président de la Chambre française de commerce et d’industrie du Maroc (CFCIM) ont organisé avec brio mon 7ème déplacement au Maroc qui est le 175ème déplacement en circonscription depuis le début de mon mandat.

Ce déplacement s’est effectué en trois étapes (Casablanca, Rabat puis Tanger) avec l’objectif de soutenir nos échanges commerciaux bilatéraux dans le prolongement d’un colloque qui s’est déroulé au Sénat quinze jours auparavant.  Intitulé « Le Maroc, marché porteur et hub eurafricain », cet événement a été organisé par la CFCIM et Business France. J’ai été heureux d’avoir joué les facilitateurs dans cette opération de valorisation qui a été honorée de la présence de Chakib Benmoussa, ambassadeur du Maroc en France.

Casablanca

Chambre de commerce / Casablanca

Accueillis par le bureau de la (CFCIM) et son président Philippe-Edern Klein, nous avons préparé mes visites à Rabat et Tanger, puis tiré un bilan très positif du colloque qui s’est tenu le 3 février dernier au Sénat.

(g. à d.) les membres de la CFCIM : Philippe Confais, DG ; Georges Benhaïm, 1er vice-pdt ; Philippe Klein, président ; Olivier Cadic ; Bernard Digoit, ex-président ; Franck Dautria, vice-pdt ; Pascal Capdevielle, délégué régional ; Khalid Idrissi, directeur.

Elément13 / Casablanca

(g. à d.) Xavier Guy-Moyat, délégué UDI Casablanca ; Olivier Cadic ; Didier Gambino, DG de Élément13 ; Pascal Capdevielle, conseiller consulaire UDI Fès,

Didier Gambino dirige la société Élément13, une PME de 100 personnes qu’il a fondée à Casablanca il y a 17 ans.

Les produits de ce façadier aluminium habillent l’extérieur d’hôtels ou de résidences de luxe. Une très belle réussite.

Réunions Contrat de travail étranger (CTE) / Casablanca – Rabat

Rencontre à Casablanca avec Caroline Traverse, avocate, puis à Rabat avec Nicolas Arnulf, délégué UDI Rabat, qui travaillent tous deux sur le problème épineux du CTE (Contrat de travail des étrangers).

La jurisprudence assimile le CTE à un CDD puisque sa durée dépend de la validité du visa. Tout vient du fait que l’autorisation de travail délivrée au Maroc doit être formalisée par un visa apposé sur le contrat de travail.

De ce fait, un salarié français ne peut jamais être titulaire d’un CDI au Maroc, contrairement à un salarié marocain. Il risque donc de perdre son emploi, sans préavis ni indemnité, dès l’échéance du visa.

J’avais déjà alerté le gouvernement sur le sujet, par une question écrite du 16 juillet 2015. Suite à ces dernières rencontres, j’ai déposé une nouvelle question écrite n°25215 du 23 février 2017 pour demander au Garde des Sceaux « des informations quant aux échanges qui ont été menés et sont envisagés au niveau du ministère de la justice et savoir dans quelle mesure la délégation de l’Union européenne à Rabat sera associée aux démarches ».

Soirée communauté / Casablanca

Discussions passionnantes lors de la soirée organisée par Xavier Guy-Moyat, délégué UDI Casablanca.

On s’en doute, les péripéties de la campagne présidentielle en France suscitent un fort émoi. Les Français de l’étranger sont également très attentifs aux programmes des divers candidats, puisque certaines mesures ou visions du monde peuvent directement les impacter.

Rabat

Ministre du commerce extérieur / Rabat

Entretien privilégié avec Mohamed Abbou, ministre du Commerce extérieur, organisé par Pascal Capdevielle.

Dans la perspective du prochain gouvernement, nous avons échangé sur les positions du parti RNI (Rassemblement national des Indépendants) et sur le parcours exceptionnel de son nouveau président, Aziz Akhannouch.

Entrepreneur dans l’agro-industrie, député depuis 1997, ministre de sa Majesté Mohammed VI roi du Maroc, à deux reprises, Mohamed Abbou expose avec simplicité des analyses riches d’enseignements pour expliquer le rayonnement international du Maroc.

Maison de retraite / Rabat

Visite de la maison de retraite de la Société française de Bienfaisance, organisé par Nicolas Arnulf .

Avec Pascal et Nicolas, nous avons félicité Sylvie Belakbir, directrice de l’établissement et Raymond Fabre, président du comité d’administration, pour faire vivre ce bel exemple de solidarité entre Français du Maroc.

Un nouveau bâtiment vient d’être construit pour accueillir six résidents supplémentaires et offrir des infrastructures pour une trentaine de seniors vivant chez eux. Cet investissement a été soutenu par la SFB de Casablanca.

Réunion au consulat / Rabat

Entretien avec la consule générale de Rabat, Florence Caussé-Tissier, sur les sujets intéressant la communauté française.

J’ai évoqué le cas d’un compatriote, dont le sort est entre les mains de la Cour d’appel de Rabat. Ce Français a été condamné à six ans de prison pour « soutien financier » au terrorisme (pour 70€ environ).  Il déclare qu’il a signé sans comprendre un procès-verbal rédigé en arabe reconnaissant son allégeance à l’État islamique .

Rabat Accueil / Rabat

Karine Arnulf, présidente de Rabat Accueil, une association compte 300 familles adhérentes.

Karine m’a offert un exemplaire du guide pratique de Rabat que l’association vient de publier. Il s’agit d’une mine d’informations de plus de 200 pages avec un plan intégré ! Cet ouvrage époustouflant, réalisé par une équipe de 20 bénévoles, témoigne de l’implication sous toutes ses formes de Rabat Accueil auprès de notre communauté.

Tanger

Rencontre avec le Wali / Tanger

Réception chez Mohamed El Yacoubi, Wali de Tanger-Tetouan-Al Hoceima, qui m’a exposé sa vision d’un avenir économique radieux pour Tanger, trait d’union entre deux continents.

(g. à d.) Olivier Gatel, délégué régional suppléant de la CFCIM, Philippe Confais, directeur général de la CFCIM, Philippe-Edern Klein, président de la CFCIM, Mohamed El Yacoubi, Wali de la région Tanger-Tétouan-Al Hoceima, Olivier Cadic, sénateur, Muriel Soret, consule générale de France à Tanger, Pascal Capdevielle, délégué régional de la CFCIM, Franck Dautria, vice-pdt délégué aux Relations institutionnelles de la CFCIM, Khalid Idrissi Kaitouni, directeur de l’Appui aux Investisseurs et à la Création d’Entreprise de la CFCIM et Omar Chraibi, rirecteur du Centre régional d’investissement de Tanger.

Rencontre avec le gouverneur / Tanger

Entretien prolongé avec Abdelkhaleq Merzouki, gouverneur de la Province Fahs Anjra.

Nous avons exploré les opportunités de développement des affaires pour les entreprises françaises avec nos interlocuteurs.

Réunion économique / Tanger

Tanger sera bientôt à l’Afrique ce que Rotterdam ou Hambourg sont à l’Europe. Je suis reparti avec cette conviction forgée au gré de mes rencontres et de mes observations sur le terrain.

Nous avons diné avec Omar Moro (à ma droite), sénateur et président de la Chambre de commerce, d’industrie et de services de la Région de Tanger-Tetouan-Al Hoceima.

Zone franche industrielle / Tanger

Le Maroc souhaite de faire de Tanger son second pôle industriel, en complément de Casablanca.

Olivier Gattel, délégué régional suppléant Tanger de la CFCIM, m’a accueilli avec Pascal sur la zone franche de 400 hectares, où sont installées des entreprises de taille internationale, notamment dans les domaines de l’automobile, l’aéronautique ou le textile.

Tout à côté, une zone franche de 300 hectares est spécifiquement dédiée à Renault, où le constructeur a créé la plus grande usine automobile d’Afrique !

Consulat / Tanger

Muriel Soret, consule générale m’a accueilli au consulat général de France à Tanger, en compagnie des membres du bureau de la CFCIM.

Le consulat occupe un bâtiment prestigieux qui permet d’organiser des conférences ou des expositions. C’est un puissant outil d’influence pour soutenir les entreprises françaises qui souhaitent se faire connaître.

En circonscription aux États-Unis – Atlanta (22-24 janv. 2017)

Je remercie Louis de Corail, notre consul général à Atlanta pour m’avoir assisté tout au long de ce déplacement. Il m’a permis de découvrir le National Center for Civil and Human Rights ouvert récemment qui rend hommage au mouvement américain des droits civiques, dans la ville même où est né Martin Luther King.

Capitale du sud-est des États-Unis, Atlanta a triplé sa population en 25 ans (2 à 6 millions) et dispose du 1er aéroport du monde avec un trafic de plus de 100 millions de passagers par an ! Cette ville où siègent Coca Cola et CNN est en plein boom économique.

Politique

État de Géorgie

(g. à d) Olivier Cadic : le Commissioner, Pat Wilson ; Louis de Corail, consul général.

Nommé en novembre 2016 par le gouverneur de l’État de Georgie, Pat Wilson dirige l’agence en charge de la création des emplois et des opportunités d’investissements.

En charge du commerce international, du tourisme, des arts, cinéma et musique, Pat a mis en avant les atouts et l’environnement économique de la Georgie qu’il juge très compétitifs.

Deux chiffres méritent d’être mis en exergue : la France est le 8ème investisseur dans la capitale de Géorgie. Ses entreprises y emploient plus de 10.000 personnes.

Municipalité d’Atlanta

Entretien avec Claire Angelle, directrice des Relations internationales de la mairie d’Atlanta.

Le 12 octobre dernier, Kasim Reed, maire d’Atlanta, a inauguré la 7ème édition de France-Atlanta, une programmation d’événements culturels et scientifiques. Un événement créé par notre consulat et le Georgia Institute of Technology.

Entrepreneuriat

Présence française

(g. à d.) Louis de Corail, consul général ; Olivier Cadic ; Iwan Streichenberger, pdt des CCEF ; Dominique Lemoine, conseiller consulaire ; Robert Blumel, Business France. Etait également présent David Aferiat, pdt de la chambre commerce franco-américaine d’Atlanta.

Emblème de notre présence, la chambre de commerce franco-américaine, forte de ses 150 membres, tire avantage d’être installée sur le même site que notre consulat et Business France.

Les entrepreneurs français d’Atlanta sont unanimes : si vous envisagez de vous implanter aux États-Unis, omettre d’étudier la destination d’Atlanta serait une erreur. Les Allemands, quant à eux, sont présents en force.

En effet, Atlanta est un pôle économique majeur. C’est la capitale de la cyber-sécurité et des procédés de paiement, on y trouve la Fintech Valley. La ville est un gigantesque centre de logistique (UPS, Fedex). Moins chère que Los Angeles, on y tourne plus de film qu’à Hollywood ! Précisons également que c’est le siège de Delta Airways, partenaire d’Air France.

Gravotech – réussite française

Visite de la société Gravotech, une PME française qui a son siège à Rieu-la-pape, près de Lyon.

Leader mondial dans les solutions de marquage, gravure et de découpe, la société compte près de 1000 collaborateurs, dont 155 à Atlanta.

Frédéric Lallemand, directeur de Gravotech pour l’Amérique du nord et l’Australie, m’a fait découvrir les différentes facettes de cette belle réussite française à l’international.

Asselin inc. – les artisans de l’Hermione

A la Résidence de France à Atlanta, j’ai eu le plaisir de rencontrer Alexis Boutrolle, directeur des opérations d’Asselin inc, Cette filiale de la PME, dirigée par François Asselin, également président de la CGPME, est présente à Atlanta depuis 20 ans.

Artisan spécialisé dans la charpente et la menuiserie haut de gamme, Asselin a acquis une forte notoriété aux États-Unis en construisant une réplique de l’Hermione, le navire emprunté par La Fayette !

Communauté française

Consulat général

Ouvert en 1989, le consulat de France à Atlanta est compétent pour six États du sud-est américain. Il administre ainsi plus de 7000 Français.

Présentation de l’équipe consulaire et réunion sur les actions du consulat général (communauté française, volet culturel, linguistique et scientifique). Notre consul a poursuivi l’évolution entamée en matière de diplomatie économique, notamment par le biais de divers événements et de rencontres régulières avec nos conseillers du commerce extérieur.

Réception à la Résidence

(g. à d.) Dominique Lemoine ; Olivier Cadic ; Elisabeth Marchal ; Michèle Olivères.

La réception de la communauté française d’Atlanta, organisée par le consul général Louis de Corail , fût l’occasion de retrouver le conseiller consulaire LR, Dominique Lemoine, personnalité engagée de longue date au service des entrepreneurs qui s’installent dans l’Etat de Géorgie.

Il était accompagné de sa colistière Elisabeth Marchal, également élue au conseil consulaire. Michèle Olivères, élue consulaire de gauche s’est jointe aux deux élus de droite pour faire l’unanimité sur les deux priorités des Français d’Atlanta : l’éducation et la fiscalité des non-résidents.

Enseignement

Atlanta International School

Visite de l’Atlanta international School, en compagnie du consul général et du directeur Serge Petitpre, suivi d’un entretien avec Kevin Glass, headmaster.

L’école homologuée par l’AEFE pour la partie primaire accueille 1200 élèves de la maternelle au baccalauréat. Les enfants choisissent l’une des trois filières bilingues proposées (anglais + français ou allemand ou espagnol). A partir de 2018, une filière bilingue anglais-mandarin ouvrira pour les maternelles.

Puisque l’école compte 97 nationalités différentes, il a également été mis en place des cours de soutien dans de très nombreuses langues, afin que les enfants puissent retrouver leur langue maternelle à l’école. La section française est complète !

Little Da Vinci School

(g. à d.) Thomas Tugulescu, attaché de coopération ; Soraya Rouchdi, directrice ; Olivier Cadic ; Louis de Corail

Visite de la Little Da Vinci School, maternelle bilingue, fondée et dirigée par Soraya Rouchdi.

Née en 2009, cette école homologuée accueille 102 élèves de la maternelle au CE2. En septembre prochain, l’école ouvrira un CM1-CM2.

L’objectif de Soraya est de poursuivre sa croissance pour couvrir à terme toute la scolarité jusqu’à la terminale. Elle souhaite allier la solidité académique et la créativité française à l’approche optimiste de la méthode américaine et son intérêt porté au développement personnel de l’enfant.

VIDEO – TF1 – Journal de 20 heures « Brexit : les expatriés dans le doute » (20 février 2017)

Journal de 20 heures (20.02.2017) : « Depuis l’annonce du Brexit, les expatriés sont dans l’incertitude. Pour la première fois, certains d’entre eux ont manifesté dans les rues de Londres. Les trois millions d’Européens vont-ils devoir quitter le pays ? Demander un visa ? Le gouvernement laisse planer le doute quant à leur sort. »

Le reportage a été diffusé le soir même d’une manifestation devant Westminster à l’appel de The3Million, un mouvement lancé par Nicolas Hatton, délégué consulaire.

Avec Patricia Connell, élue consulaire UDI Londres, j’étais aux côtés de nombreux Français dans une foule d’Européens réclamant une clarification immédiate de leur statut, notamment au sujet de leur droit de résidence au Royaume-Uni.

Lien : http://www.lci.fr/international/brexit-les-expatries-dans-le-doute-2026729.html

En circonscription au Nicaragua – Managua / Granada / Matagalpa / San Juan del Sur (18-21 janv. 2017)

170ème déplacement et 54ème pays visité depuis le début de mon mandat, le Nicaragua est considéré comme l’un des pays le plus sûr d’Amérique centrale, même s’il est également le plus pauvre.

Le survol d’un volcan en activité m’a rappelé que le pays est situé dans une zone sismique et volcanique très active.

(A l’image) Claire et Clément Ponçon dans leur ferme de Matagalpa produisent du café, du cacao et du bois précieux.

Je remercie Claire Ponçon, conseillère consulaire Nicaragua, et son mari pour avoir organisé mes déplacements à Granada, Matagalpa et San Juan del Sur. Ils m’ont permis de découvrir des personnalités formidables et des entrepreneurs talentueux.

Tout au long de mon parcours, j’ai pu compter sur la présence de notre ambassadeur de France au Nicaragua, Philippe Létrilliart.

Ses précieux éclairages sur la situation politique locale et sur les enjeux pour développer notre présence économique se sont avérés déterminants, notamment à l’Assemblée nationale et devant les médias (à l’image).

Politique

Rencontre avec le ministre des Relations extérieures

Avec Denis Moncada, ministre des Relations extérieures du Nicaragua, nous avons évoqué le renforcement de la présence économique de la France au Nicaragua, notamment grâce à la création récente de la Chambre de commerce franco-nicaraguayenne.

J’ai illustré notre volonté de développer nos échanges en soutenant en particulier des projets dans le domaine des énergies renouvelables, des infrastructures et de l’eau-assainissement. Par ailleurs, nous avons également abordé le renforcement de notre coopération éducative et notre soutien à l’expansion du lycée Victor Hugo.

Visite à l’Assemblée nationale

Rencontre avec quatre députées de l’assemblée nationale nicaraguayenne, en présence de notre ambassadeur, Philippe Létrilliart. A ma droite, Marie Manuela Sacasa, présidente du groupe d’amitié parlementaire France-Nicaragua. A ma gauche, Martiza Espinales (en jaune) et Jenny Martinez, secrétaire du groupe d’amitié et plus jeune député du parlement.

Ces parlementaires invitent les Français à visiter le Nicaragua et même à y prendre leur retraite. Les élues ont souligné que l’Union européenne réalisait un apport économique essentiel en faveur de l’Amérique latine. Toutes souhaitaient donc fortifier leurs accords avec l’UE.

VIDEO – Accueil à l’Assemblée par Marie Manuela Sacasa la présidente du groupe d’amitié France-Nicaragua. LIEN

REVUE DE PRESSE – La voz del sandinismo ; Asamblea Nacional ; La Prensa ; Bolsa de Noticias   LIEN

Communauté française

Réception à la Résidence

(g à d) Claire Ponçon, conseillère consulaire Nicaragua : Olivier Cadic ; Philippe Létrilliart, ambassadeur de France

Plus d’une centaine de compatriotes se sont rendus à la cérémonie des vœux de l’ambassadeur en sa Résidence. Cela m’a permis d’échanger avec divers représentants de notre communauté au profil particulièrement dynamique.

790 Français sont inscrits au Nicaragua (+15% en 3 ans), et plus de 10.000 Français viennent visiter le pays chaque année (+49% en 5 ans).

Visite de l’ambassade

Dans la même journée se sont succédés un petit déjeuner de travail avec l’équipe de l’ambassade, une visite des divers services du poste diplomatique et une réunion consulaire pour évoquer les attentes des Français du Nicaragua.

Au 1er mars 2017, la section consulaire de l’ambassade sera fermée et transférée au Costa Rica. L’ambassadeur a annoncé qu’il prévoyait la création d’un poste de consul honoraire à Granada pour offrir des services consulaires de proximité. Une initiative bienvenue qui mériterait d’être reproduite ailleurs.

Union européenne

Action de l’UE

Rencontre avec Kenny Bell, ambassadeur de l’Union européenne au Nicaragua, en compagnie de notre ambassadeur, Philippe Létrilliart.

L’UE est le premier contributeur d’aide au Nicaragua avec un budget de 204M€ pour la période 2014-2020. Les 3 priorités définies sont l’appui au secteur productif, l’enseignement professionnel et l’adaptation au changement climatique.

Écossais et européen fervent, Kenny Bell  coordonne l’action des divers ambassadeurs représentant les pays de l’Union.

Relations commerciales

Les CCEF et la Chambre de commerce

Rencontre avec les Conseillers du commerce extérieur de la France (CCEF) et plusieurs membres de la Chambre de commerce franco-nicaraguayenne, en compagnie de Claire Ponçon, conseillère consulaire et Philippe Létrilliart, ambassadeur.

Présidée par José Enrique Solorzano et dirigée par Helena Rodriguez, la Chambre rassemble déjà 30 membres en tout juste un an d’existence, un chiffre remarquable si on le compare avec les 45 membres la Chambre de commerce allemande ouverte depuis… 25 ans.

Encore méconnu par les entreprises françaises, le Nicaragua dispose pourtant d’un cadre incitatif et des opportunités de marché certaines, notamment dans les secteurs des énergies renouvelables, des infrastructures, de l’eau-assainissement, de l’agro-industrie et du tourisme.

Afin de partager sur les atouts de ce marché et de lever les freins au développement commercial, toutes les chambres de commerce de l’Union européenne se réunissent chaque mois au siège de la délégation.

Secteur touristique à Granada

Située à une quarantaine de kilomètres de Managua, la ville de Granada est un site touristique incontournable, en bordure du lac Nicaragua.

C’est dans cet écrin naturel au décor colonial préservé que de nombreux Français ont fait le choix de vivre. Ils travaillent essentiellement dans le tourisme.

J’adresse mon souvenir amical à toutes les personnes qui m’ont accueilli ou accompagné à Granada : Eric Maunier de la Esprelia, Etienne Vanoye (Hôtel Colonial), Jean-Philippe Hildebrandt (Eurofumigacion) avec une mention spéciale à Pascal Picot (directeur général de l’hôtel Estrada) pour son implication personnelle dans la réussite de cette visite.

Succès story à Matagalpa

Visite de la propriété (finca) « La Cumplida », fondée et dirigée par Claire et Clément Ponçon à Matagalpa dans le centre du pays. Cette gigantesque ferme, modèle de développement durable, produit du café, du cacao et du bois précieux pour l’ameublement.

… et à San Juan del Sur

Sur la côte Pacifique, à la frontière avec le Costa Rica, les époux Ponçon ont créé une autre ferme qui comprend un complexe touristique haut de gamme pour une clientèle essentiellement nord-américaine. Situé sur une plage paradisiaque isolée, ils l’ont appelé Morgan’s Rock, du nom de ce sénateur américain qui s’était opposé à la création d’un canal qui aurait traversé le Nicaragua pour relier l’Atlantique au Pacifique.

La réussite commerciale du couple est hors du commun. Elle repose sur la capacité d’innovation de l’entreprise, nourrie de partenariats dans la recherche et d’interactions avec la communauté environnante.

Enseignement français

Lycée Victor Hugo

Toujours en présence de Philippe Létrilliart et de Claire Ponçon, j’ai visité le lycée franco-nicaraguayen, puis la maternelle qui vient d’ouvrir ses portes dans un quartier résidentiel de Managua, en pleine expansion.

Le directeur du lycée, Philippe Séverac, nous a présenté son établissement qui affiche 100% de réussite au bac depuis 2007, dont 85% de mentions ! Créé en 1971, le lycée, homologué jusqu’à la terminale S, accueille 322 élèves dont un tiers de Français. L’objectif de M. Séverac est de doubler ses effectifs d’ici 10 ans !

Culture française

Alliance française de Managua

Présentation de l’Alliance française de Managua par Juan Francisco Bonil, son directeur et rencontre avec les membres du comité.

Créée en 1951, cette Alliance accueille un millier d’étudiants. Elle a fait passer le DELF à 208 d’entre eux, l’an dernier. Ses excellentes infrastructures contribuent assurément au rayonnement culturel français : 118 évènements culturels en 2016 pour 7500 visiteurs.

En circonscription à Madagascar (3/3) – Antsirabe (4-5 janv. 2017)

Entrepreneuriat

Étape « Au rendez-vous des pêcheurs » à Ambatolampy sur la RN7, en route pour Antsirabe. Cet établissement existe depuis 1951. Ses spécialités fleurent bon la France : cuisses de grenouilles, foie gras ou écrevisses.

La maison est tenue depuis 8 ans par Gilbert Cezerac, un « serial entrepreneur » qui se définît comme d’abord comme un vendeur. Il a d’ailleurs écrit un livre de techniques de ventes, intitulé « La crise, connais pas… »

Usine Socota

La vision d’un atelier où s’affairent 1900 employés sous le même toit est impressionnante. Il s’agit de l’usine textile du groupe Socota qui travaille pour les grands noms mondiaux du prêt-à-porter.

A l’invitation de Julien Leraille, directeur financier, nous avons découvert un site où la productivité des équipes est constamment stimulée et récompensée. On comprend mieux pourquoi Antsirabe est la 3ème ville industrielle du pays.

Socolait

Dirigée par Philippe Penouty, Socolait est une PME de 308 employés produisant des produits laitiers : yaourts, lait, fromage…

L’entreprise livre 6111 points de vente, équipés froid, chaque semaine !

Une superbe réussite industrielle de nos compatriotes, fondée sur la poursuite minutieuse de l’excellence qualité.

Association Fert

Fert est une association française de coopération internationale créée il y 30 ans par des céréaliers. Elle favorise le développement de l’agriculture dans les pays en développement par la formation et l’accompagnement. Avec Jean-Hervé, j’ai rencontré Solange Rajaonah, leur représentante à Madagascar et Philippe Henry, conseiller technique.

L’agri-agence accompagne des jeunes agriculteurs dans leur insertion professionnelle à Madagascar. 95% des jeunes formés sont orientés vers l’agriculture. 38% des jeunes disposent de leur propre exploitation.

Communauté française

Réunion publique

Réunion publique avec les Français d’Antsirabe à la résidence des Hauts plateaux, avec Jean-Hervé Fraslin, conseiller consulaire.

Soirée prolongée par un merveilleux buffet réalisé par l’équipe de la résidence et poursuivi par un diner organisé par Robert Michel, consul honoraire pour Antsirabe et son épouse. Moments conviviaux et chaleureux destiné à découvrir l’histoire des Français de la « Vichy » malgache et saisir leurs préoccupations.

Enseignement français

Collège Jules Verne

Nous avons été accueillis par le principal, David Brigot, et les représentants du comité de gestion pour une visite du collège français Jules Verne.

L’établissement accueille 303 élèves de la maternelle à la troisième, dont 56% de Français et 40% de Malgaches.

L’APE qui gère l’école est composée de 194 familles. Jules Verne dispose d’une convention avec l’AEFE.

Culture française

Alliance française d’Antsirabe

En 2016, l’Alliance française d’Antsirabe a soufflé ses 50 bougies.

Sonia Rottermann, directrice, m’a présenté avec fierté son nouveau bâtiment comprenant une grande médiathèque avec un espace cyber-multimédia, trois nouvelles salles de classes et trois espaces polyvalents.

Toute l’équipe de l’AF s’est impliquée dans la définition du projet architectural, confié à une architecte française, résidente à Antsirabe, Léa Hippolyte. Magnifique !

Social

La résidence sociale d’Antsirabe

C’est un lieu chargé d’histoire, ouvert en 1934, pour accueillir les colons français dans leurs vieux jours. Un musée a même été créé en 2004 pour en conserver le témoignage.

Transformée partiellement en hôtel, la résidence sociale d’Antsirabe n’héberge plus que 11 pensionnaires relevant de l’action sociale.

J’ai tenu une réunion avec le comité de gestion. Il fut notamment question des besoins en formation du personnel et des baisses du montant des aides sociales accordées par le Ministère.

En circonscription à Madagascar (2/3) – Fort Dauphin (30 déc. 2016 – 2 janv. 2017)

Située au sud de l’île, la ville de Fort-Dauphin est la plus ancienne cité de Madagascar. Le bastion, bâti en 1642, a été nommé Fort-Dauphin en l’honneur de Louis XIV.

Politique

Rencontre avec la ministre des Affaires étrangères

Lors du vol à destination de Fort Dauphin, j’ai eu le plaisir d’échanger une première fois avec Béatrice Atallah, ministre des Affaires étrangères avant de la retrouver lors du réveillon pour lui présenter mes vœux en compagnie de Jean-Hervé Fraslin.

Nous nous sommes félicités de l’excellence de nos relations bilatérales. La France est non seulement le premier partenaire économique de la Grande île, mais aussi son plus proche voisin dans l’Océan Indien, à travers La Réunion et Mayotte.

J’ai découvert une magistrate qui fait de la politique avec rigueur. La ministre aborde 2017 avec confiance du fait des succès diplomatiques de Madagascar à l’international (Francophonie, Conférences des bailleurs de fonds).

Autorités locales

Rencontre avec la municipalité

Accompagné par Jean-Hervé Fraslin, conseiller consulaire Madagascar et de Gérard Schoumacher, consul honoraire de Fort-Dauphin, nous avons été accueillis par Georges-Mamy Randrianaina, le maire de la ville et son équipe. Nous avons ensuite rencontré Fafah Israël Rahovelson, chef de la région Anosy et Tsimbazafy Abdon Ravelonandro, préfet de région.

Preuve de son dynamisme, la ville portuaire comptait 2452 entreprises en 2014, contre 50 seulement en 2005.

Jumelée avec Oissel (Normandie), Fort-Dauphin a conservé des relations étroites avec la France et, sur place, des associations françaises participent à son développement : Espoir, APIC (La Réunion), Pompiers France-Fort-Dauphin, MadaCoeur France… .

Visite des pompiers de Fort-Dauphin

A l’image avec le lieutenant Judicaël Natolojanahary, commandant d’unité de la Protection civile à Fort-Dauphin.

Les véhicules rutilants offerts à Fort-Dauphin par divers départements français portent toujours leurs plaques d’immatriculation d’origine !

En discutant avec ces hommes qui n’hésitent pas à risquer leur vie pour secourir les autres, j’ai eu une pensée particulière pour nos sapeurs-pompiers de Paris et ceux de Rio Bravo au Chili que j’ai rencontrés en 2016.

Entrepreneuriat

Rencontre avec les entrepreneurs français

Toujours en compagnie de Jean-Hervé Fraslin, j’ai fait la connaissance de Bernard (à gauche de l’image), retraité actif à l’accent marseillais, qui est restaurateur. Et pour bien manifester son sens de l’accueil, il a baptisé son établissement : « Chez Bernard ». Il propose de la cuisine du sud.

Philippe de Heaulme, lui, est natif de Fort-Dauphin. Sa famille est installée sur place depuis plusieurs générations. Il dirige une exploitation de sisal (plante dont les fibres sont tressées ou tissées) et plusieurs hôtels, dont « Le Dauphin », où nous avons rencontré la communauté française.

Visite de Martin Pêcheur

A Madagascar, plusieurs sociétés se sont spécialisées dans la filière langoustière, une production majoritairement destinée à l’exportation, dont Le Martin-pêcheur.

Installé depuis 1998 à Madagascar, Gérard Schoumacher, notre consul honoraire, est directeur technique de cette entreprise dirigée par un Français qui fournit l’Europe en langoustes.

Communauté française

Réunion publique

La réunion organisée par Jean-Hervé Fraslin, élu consulaire, m’a permis de dialoguer avec une cinquantaine de nos compatriotes, installés dans cette ville côtière du sud de l’île.

Ce fût l’occasion pour Jean-Hervé de relayer l’action du conseil consulaire qui les représente. Pour ma part, j’ai pu faire valoir comment, depuis le Parlement, notre action était complémentaire.

J’ai salué lors du diner Raymonde Grayon et Yves Barijaon qui font vivre l’action sociale au service de nos compatriotes les plus démunis de Fort-Dauphin.

Enseignement français

L’école française de Fort-Dauphin

L’école française de Fort-Dauphin accueille 90 élèves en maternelle et primaire, une chance pour cette région enclavée d’offrir une éducation en langue française.

Gérée financièrement par le comité de gestion de l’association des parents d’élèves, l’école ne dispose plus d’aucune aide de l’AEFE : un vrai challenge à relever pour ces bénévoles. Faire vivre une école avec les surcoûts induits par l’homologation est un défi face à la concurrence des écoles d’expression française.

Culture française

Alliance française de Fort Dauphin

Ici, l’Alliance française a ouvert ses portes il y a tout juste 40 ans. J’y ai rencontré Annie Sevrin Razafiarisoa, présidente et Coline Lorang, directrice.

Plébiscitée par ses 1300 adhérents, l’AF a décidé de se relocaliser, car le bâtiment est désormais trop vétuste. Reste à trouver un terrain propice pour projeter la construction d’un bâtiment, intégrant les meilleures installations.

En circonscription à Madagascar (1/3) – Antananarivo (30 déc.-7 janv. 2017)

Madagascar est le 53ème pays traversé depuis le début de mon mandat. Ce 168 ème déplacement est le premier dans l’Océan indien.  

Notre ambassadeur de France à Madagascar, Véronique Vouland-Aneini, m’a accueilli dès mon arrivée et reçu avant mon départ. De bout en bout, elle a facilité mes déplacements dans le pays et mes rencontres.

Durant dix jours, Jean-Hervé Fraslin m’a accompagné lors de tous mes rendez-vous. Conseiller à l’AFE, conseiller consulaire des Français de Madagascar et représentant de l’AFE au conseil d’administration de l’AEFE, j’ai pu observer ses nombreux talents et son engagement total au service de notre communauté.

Grâce à ces deux personnalités auxquelles j’exprime ma sincère gratitude, j’ai pu rencontrer les plus hautes autorités du pays, faire 3 réunions publiques avec les Français de Madagascar, visiter de nombreux sites et multiplier les rencontres avec nos compatriotes. Le nombre des rendez-vous m’impose de diviser le compte-rendu selon les destinations visitées: Antananarivo, Fort-Dauphin et Antsirabe.

Selon le FMI, Madagascar est l’un des 5 pays les plus pauvres du monde. Mais le pays est en phase positive. Après la récente période de crise (2009-2014) qui a désorganisé tous les pans de la société, un président a été élu. Je remercie Jean-Hervé de m’avoir permis de le rencontrer.

Politique

Rencontre avec le Président de la République

Entretien exceptionnel de 90 minutes avec Hery Rajaonarimampianina, Président de la République de Madagascar au palais d’État d’Iavoloha, en compagnie de Véronique Vouland-Aneini, ambassadeur de France à Madagascar et de Jean-Hervé Fraslin, conseiller consulaire pour Madagascar.

Nous avons d’abord présenté nos vœux 2017 au président. L’occasion de le féliciter pour la réussite du XVIe Sommet de la Francophonie à Madagascar, en novembre dernier, et aussi pour le succès de la Conférence des bailleurs de fonds et investisseurs (CBI) à Paris, en décembre. En effet, le pays a obtenu plus de 6 milliards de dollars de promesses de financements sur 4 ans pour dynamiser sa croissance par le biais de nombreux projets structurants.

Hery Rajaonarimampianina est un ancien expert-comptable et commissaire aux comptes qui connait donc parfaitement le milieu entrepreneurial. Ses qualités d’homme de terrain et de gestionnaire l’inclinent vers une vision à long terme pour relever les immenses défis auxquels son pays est confronté.

Le Président s’est montré très attentif lorsque nous lui avons rendu compte des satisfactions et des attentes exprimées par nos compatriotes, lors de nos réunions publiques organisées à Antananarivo, Antsirabe et Fort-Dauphin. Du reste, il s’est montré un fin connaisseur de la situation politique en France (Notre rencontre dans la presse).

Rencontre avec le Premier ministre

J’ai eu l’honneur de rencontrer Olivier Mahafaly Solonandrasana, Premier ministre de Madagascar, toujours en présence de Véronique Vouland-Aneini, ambassadeur et de Jean-Hervé Fraslin.

Nous sommes évidemment revenus sur les récents succès diplomatiques du pays (Sommet de la Francophonie, Conférence des bailleurs de fonds), avant d’évoquer nos relations bilatérales. La France est non seulement le premier partenaire économique de la Grande île, mais aussi son « voisin » dans l’Océan Indien, à travers La Réunion et Mayotte.

Le Premier ministre m’a assuré que l’amélioration du climat des affaires dans le pays était sa priorité et la condition pour attirer les investissements privés (Notre rencontre dans la presse).

Rencontre avec le président du Sénat

(g. à d.) Véronique Vouland-Aneini, ambassadeur de France ; Olivier Cadic ; Honoré Rakotomanana, président du Sénat ; Laurent Roger Kolo Christophe, vice-président du Sénat et ancien Premier ministre ; Zo Rakotoseheno, président de la Commission sociale, culturelle et communication ; Pierrot Jocelyn Rajaonarivelo, président de la Commission des relations internationales.

Ce fut un plaisir de se rencontrer en toute complicité entre sénateurs du bout du monde. Honoré Rakotomanana a souligné l’effort de Madagascar vers la bonne gouvernance et la sécurité, afin que les investissements profitent au mieux-être du peuple malgache (Notre rencontre dans la presse).

Rencontre avec le ministre de l’Industrie

Avec le ministre de l’Industrie et du Développement du secteur privé, Nourdine Chabani, qui est également un jeune entrepreneur, nous partageons la conviction que l’essor économique est toujours le résultat d’une politique pérenne et patiente. C’est dans cet esprit qu’il attend avec optimisme la concrétisation des engagements pris lors de la CBI, à Paris.

Nous avons évoqué les moyens de favoriser les partenariats entre entreprises malgaches et françaises. Aujourd’hui, la France est le premier partenaire commercial de Madagascar et aussi le deuxième fournisseur : 10,3% de part de marché, derrière la Chine avec 24,8%. (Notre rencontre dans la presse)

Priorités de notre ambassadeur

A mon arrivée, Véronique Vouland-Aneini m’a confié ses trois priorités afin de me permettre de soutenir son action : d’abord, favoriser la stabilité politique liée aux nécessaires progrès de l’administration (sécurité juridique, anticorruption…) ;  ensuite, accompagner l’essor économique dont nos entrepreneurs doivent être partie prenante (ponts, routes, barrages, centrales solaires, travaux d’assainissement…) ; enfin, consolider les excellentes relations entre la France et Madagascar.

Revue de presse

14 titres de la presse quotidienne nationale en langue française ou malgache ont couvert mes rencontres avec le Premier ministre, Olivier Mahafaly (13 articles, dont 3 en malgache), le président du Sénat, Honoré Rakotomanana (9 articles, dont 3 en malgache), le ministre de l’Industrie et du Développement du secteur privé, Nourdine Chabani (1 article) et enfin l’inauguration des nouveaux locaux de l’incubateur d’entreprises « Incubons » (7 articles).

La Gazette de la grande Ile / La ligne de Mire / La Dépêche de Madagascar / La Vérité / Le Madagascar Laza / L’Express de Madagascar / L’Observateur / Le Citoyen / Les Nouvelles / Gazetiko / Madagascar Matin / Midi Madagasikara / Taratra / Tia Tanindrazana.  Lien vers la REVUE de PRESSE >>>

Communauté française

Réunion publique

(g. à d.) Jean-Hervé Fraslin, Olivier Cadic, Véronique Vouland-Aneini, ambassadeur de France et Jean-Daniel Chaoui, conseiller à l’AFE.

Notre ambassadeur a organisé une réception à la Résidence de France, où j’ai pu rencontrer une centaine de représentants de la communauté française qui compte près de 18.000 membres.

L’intégration et la qualité de la vie ne sont jamais en cause, mais les Français restent préoccupés par l’insécurité au quotidien, alimentée par la pauvreté et le manque de moyens des forces de l’ordre. Le consulat a récemment édité une série de dépliants remarquablement bien conçus, intitulés « Votre sécurité au quotidien », « Se protéger en cas d’agression », etc.

Consulat : réunion des conseillers consulaires

Réunion autour de Étienne Léandre, consul général, en présence des élus consulaires Jean-Hervé Fraslin et Jean-Daniel Chaoui.

Nous avons passé en revue les aspects statistiques et parfois problématiques de l’activité administrative du consulat : la délivrance des visas pour les entreprises ou les études ; la gestion des certificats de nationalité française (CNF) ; l’établissement des CCM (Certificat de capacité à mariage) après entretien pour détecter les mariages blancs ; l’organisation des tournées consulaires…

Nos services sont particulièrement vigilants dans la lutte contre l’usurpation d’identité ou la fraude documentaire. A noter que 2/3 des actes d’Etat civil présentés au consulat, souvent de la part de gens de bonne foi, ne sont pas valables.

Entrepreneuriat

Inauguration de « Incubons »

Les jeunes pousses malgaches sont chez elles à la maison Jean Laborde.

Ce Français, aventurier et industriel du XIXème, a merveilleusement réussi à Madagascar, au point d’y être nommé consul de France par Napoléon III. Grand acteur du développement de l’Ile et de l’amitié franco-malgache, il est devenu une légende locale.

Plutôt que de transformer sa maison en musée, Véronique Vouland-Aneini, ambassadeur de France, a décidé d’en faire un espace collaboratif pour entrepreneurs en herbe. Belle idée ! Je la remercie d’avoir choisi un « sénateur-entrepreneur » pour l’inaugurer. (Cette inauguration dans la presse).

Rencontre avec les CCEF et la CCIFM

Le service économique de l’ambassade m’a permis de rencontrer des Conseillers du commerce extérieur de la France (CCEF) et des responsables de la Chambre de commerce et d’industrie France-Madagascar (CCIFM) qui compte 460 membres !

La CCFIM est la première chambre bilatérale du pays. On lui doit la Foire internationale de Madagascar qui aide nos entreprises à s’implanter sur ce marché.

Une vingtaine d’entreprises françaises étaient représentées lors de cette réunion. Leurs dirigeants ont tous vanté la liberté d’entreprendre et m’ont suggéré d’inciter nos jeunes diplômés à tenter leur chance dans ce pays, où des positions très enviables peuvent d’emblée leur être proposées.

Afin de contribuer à l’amélioration de la sécurité juridique et du climat des affaires, Véronique Perdigon, présidente de la section CCE Madagascar, a soumis le projet au gouvernement malgache de rejoindre l’OHADA (Organisation pour l’harmonisation en Afrique du droit des affaires). Cette engagement créerait un troisième niveau de juridiction, avec une possibilité de recours en cassation devant la CCJA à Abidjan.

Réunion d’entrepreneurs

Pour clore mon périple, Jean-Hervé a réuni chez lui un groupe d’entrepreneurs et de cadres d’entreprises. Tous les secteurs d’activité étaient représentés.

Le pays est doté d’immenses ressources.

Nos entrepreneurs souhaitent remettre Madagascar sous les feux des projecteurs. Bruno Massez, pdg de BFV-Société Générale Madagascar, a bataillé ferme pour sortir l’Ile de la liste des pays sous alerte et il espère « que cette bonification de la note-pays par la Société Générale sera virale vers les banquiers internationaux et autres assureurs, dont la Coface ».

La confiance retrouvée du pays auprès des organismes internationaux, comme à Paris en décembre, leur permet d’imaginer un avenir de plus en plus prometteur. Ils ont tous déclaré, chacun à sa manière : il fait bon être entrepreneur à Madagascar !

Enseignement français

La Clairefontaine d’Ambodivoanjo

Visite de l’établissement homologué La Clairefontaine d’Ambodivoanjo, dirigé par Henri Radavidra.

L’école a été créée en 1982 pour accueillir 13 élèves par son épouse Gabrielle, disparue prématurément l’an dernier. La Clairefontaine scolarise désormais 1310 élèves sur 5 sites à travers le pays !

En 2016, tous les élèves de la Clairefontaine ont obtenu leur bac, avec 78% de mentions !

L’objectif poursuivi par Henri Radavidra est l’obtention de l’homologation pour la partie lycée de l’établissement de Fort-Dauphin.

L’inquiétude du chef d’établissement est d’obtenir des professeurs détachés de la part de l’AEFE pour remplacer ceux dont la mission s’achèvera en juin prochain, sinon il lui sera difficile de respecter les critères d’homologation.

Dans cette école qui accueille 14 nationalités, le projet d’établissement vise à préparer de « futurs citoyens du monde », en accordant un rôle essentiel à la culture littéraire, artistique et numérique.

Lycée français de Tananarive

(g. à d.) Jacques Flipo, Beryl Dabezies, Léa Metz, Jade Bersia, Alizée Frachet, … , Olivier Cadic, Jean-Hervé Fraslin, Jamil Maleyran, … , Pierre Thourigny.

Le lycée français de Tananarive (LFT) est assurément un des plus beaux établissements du réseau de l’AEFE. Il scolarise environ 3000 élèves sur plusieurs sites de la capitale malgache.

Accueilli par le proviseur Jamil Maleyran, j’ai visité la partie lycée en compagnie de Jean-Hervé Fraslin, élus consulaire et, rappelons-le, représentant de l’AFE au conseil d’administration de l’AEFE.

Après avoir découvert l’internat flambant neuf, nous avons effectué un tour des différentes salles pour apprécier l’excellence des équipements mis à disposition des élèves.

Afin de me permettre d’avoir un éclairage complet sur le fonctionnement de l’établissement, je remercie le proviseur d’avoir organisé une succession de réunions auprès de divers publics : comité de direction, représentants des EEMCP2, parents d’élèves, professeurs et élèves.

Pour conclure ma visite, un déjeuner m’a permis d’apprécier le niveau gastronomique de l’école qui joue tout son rôle dans sa réputation d’excellence.

Je vous invite à regarder la vidéo de présentation du lycée français de Tananarive réalisé à l’occasion du 25ème anniversaire de l’AEFE en cliquant sur ce LIEN.

Culture Française

Alliance française d’Antananarivo

Le réseau de l’Alliance française de Madagascar, 3ème au monde (en 2013) par son activité d’enseignement, est aujourd’hui composé de 29 établissements. Cette organisation bénéficie d’une grande reconnaissance auprès du public, des artistes, des médias et des autorités locales.

Merci à Henri Razafintsalama, président de l’AF d’Antananarivo et à Emmanuelle Lehembre, adjointe au délégué général, de m’avoir conduit à travers les dédales du vaisseau amiral du réseau malgache.

Soucieuses d’être à la pointe de l’innovation, les Alliances françaises de Madagascar ont désormais à leur disposition un site web bilingue (www.delfdalfmadagascar.com) au service de toute personne désireuse de faire valider son niveau de français par l’obtention d’une certification DELF, DALF à valeur internationale. Le 22 novembre dernier, l’AF d’Antananarivo inaugurait ce site en présence des présidents et directeurs des 27 AF centres d’examen et de leurs partenaires institutionnels et éducatifs.

Institut français de Madagascar

Denis Bisson, directeur adjoint et attaché culturel de l’IFM, nous a reçus avec Jean-Hervé.

L’Institut français de Madagascar (IFM) est l’acteur incontournable de la vie culturelle de la capitale malgache, comme de l’ensemble du pays, en collaboration étroite avec le réseau des Alliances françaises.

L’IFM est un espace d’accueil pour la coopération culturelle, universitaire et scientifique, ainsi que pour la promotion de la francophonie.

Ce lieu dispose de la plus belle salle de cinéma de la ville !

L’Institut est structuré en deux pôles : un pôle de diffusion et de coopération culturelle qui invite artistes et intellectuels ; un pôle de coopération universitaire qui assume la diffusion de la culture scientifique à travers des conférences, des expositions ou débats d’idées.

Social

Rencontre avec le père Pedro

Pour l’ultime étape de mon séjour à Madagascar, Jean-Hervé Fraslin m’a permis de rencontrer le père Pedro Opeka. Ce prêtre lazariste d’un immense charisme m’a confié que son action était un cri contre la pauvreté.

En 1989, le père Pedro s’installe sur l’immense décharge d’Antananarivo. Son père lui ayant appris le métier de maçon dès son plus jeune âge, il promet aux miséreux qui trient les détritus : « Ensemble, on va s’en sortir ».

Il veut les aider sans les assister. Alors, depuis 27 ans, son association Akamasoa (« les vrais amis » en malgache) a construit 18 villages et secouru 300.000 personnes. 25.000 personnes disposent désormais d’une maison construite sur les collines environnantes grâce son action.

Son mouvement a pris une dimension internationale, relayé en France par l’association des Amis de Père Pedro (www.perepedro.com).

Santé

Contre le paludisme

En 2015, l’OMS a enregistré 429.000 décès dus au paludisme, dont les deux tiers (70%) surviennent chez les enfants de moins de 5 ans.

La composante principale des médicaments antipaludiques est l’artémisinine qui provient d’une plante dénommée Artémisia. Le seul pays africain qui produise l’Artémisia à grande échelle est Madagascar.

Sur place, j’ai rencontré Charles Giblain qui a créé Bionexx afin de produire des principes actifs dérivés de plantes. Son produit phare (80% du chiffre d’affaires) est l’artémisinine, marché sur lequel il est devenu l’un des principaux fournisseurs mondiaux. La plante lui est fournie par 10.000 petits agriculteurs sous contrat.

Infolettre aux Français du Royaume-Uni n°36 – vœux et rubriques : Agenda, Brexit, Français du Royaume-Uni, Au Sénat, Revue de presse

Lire : l’INFOLETTRE n°36 – Janvier 2017Logo InfoLettre - Rond75

Edito de l’Infolettre aux Français du Royaume-Uni n°36

Je vous souhaite une chaleureuse année 2017, pleine d’énergie et de ressources nouvelles.

Lors des vœux de 2016, personne ne parlait du Brexit. Et pourtant…

Selon l’analyse de la majorité des observateurs, le référendum n’a pas porté sur l’Union européenne mais sur l’immigration. La préoccupation visait essentiellement les migrants en provenance des pays de l’Union européenne, dont nous faisons partie. Pourtant notre nombre est inférieur à celui des autres pays.

Pour tous ceux d’entre nous qui ont pu apprécier les valeurs de tolérance du Royaume-Uni, la plus grande surprise fût la xénophobie qui s’est réveillée lors de la campagne. Beaucoup d’entre vous m’ont témoigné leur malaise face à des situations où on leur faisait comprendre qu’ils n’étaient plus les bienvenus.

L’annonce du Premier ministre Theresa May d’un retrait du Royaume du marché unique rompt avec le principe de liberté de circulation cher aux artisans de l’Union européenne.

D’ici deux ans, le Royaume-Uni ouvert sur le monde tel que nous l’avons connu aura donc vécu.

Depuis l’annonce du Brexit, avec les élus UDI du Royaume-Uni, nous avons agi avec deux objectifs : vous informer et faire respecter les droits des Européens installés au Royaume-Uni. Avec Patricia Connell, nous avons organisé deux « Brexit Tour ». Ces conférences ont réuni plus de 2500 d’entre vous (lire ci-après).
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De son côté, Nicolas Hatton a lancé le mouvement « The 3 Million » avec le succès qu’on sait dans la foulée de notre conférence à Bristol de juillet dernier. Ces deux délégués consulaires UDI incarnent la nouvelle génération qui fait de la politique autrement et ne se résigne jamais. Nous poursuivrons ces missions en 2017.

Nous engagerons également de grandes initiatives, avec le concours de plusieurs pays européens, pour faciliter le départ de ceux qui voudront profiter des derniers mois d’absence de restriction et jouir de la liberté de circulation au sein de l’Union européenne.

Ainsi, nous œuvrerons à la fois en faveur de ceux qui espèrent le meilleur et de ceux qui se préparent au pire. Découvrir l’Infolettre aux Français du Royaume-Uni n°36

En circonscription en Espagne – Madrid et Villanueva (18-19 nov. 2016)

Francophonie

Déjeuner de travail (Madrid)

J’ai eu le plaisir d’organiser un déjeuner avant le lancement des États généraux des Alliances françaises d’Europe, en compagnie de Jérôme Clément, président de la fondation Alliance française et de Bertrand Commelin, secrétaire général.

La réunion de Madrid a ressemblé 133 représentants des AF de 25 pays d’Europe pour s’interroger sur la recomposition de leur offre dans un monde qui change : numérisation, concurrence, attentes des publics, contraintes budgétaires…

Lors du déjeuner, sept directeurs d’AF (Dublin, Manchester, Katowice, Turin, Kiev, Coimbra et La Haye) ont rebondi sur mes propositions pour relever cet ambitieux défi d’apprendre le français à tous les Français qui naissent à l’étranger.

Francis Huss et Pierre-Olivier Bousquet, conseillers consulaires, Marc Boudin, délégué général de l’UFE Monde, Nicolas Kassianides, conseiller culturel et DG de l’Institut français d’Espagne, et Lucia Da Silva, conseillère culturelle adjointe, participaient à cette réflexion.

Je remercie Pierre-Olivier Bousquet d’avoir facilité cette rencontre.

2èmes États généraux des Alliances Françaises d’Europe

(g. à d.) Yves Saint-Geours, ambassadeur de France en Espagne ; Juan Luna, président des AF d’Espagne et de l’AF de Madrid ; Jérôme Clément, président de la Fondation Alliance française.

L’Europe représente près de la moitié  de la population mondiale francophone. Au service de cette francophonie, nous comptons 237 Alliances dans 32 pays. 2600 collaborateurs, dont 1850 enseignants, se dévouent auprès de 100.000 apprenants. Ces Alliances génèrent un chiffre d’affaires de 48 millions d’euros.

A la tribune, Jérôme Clément, président de la Fondation Alliance française, a rappelé que dans un monde où menace la xénophobie, « la culture n’était pas un divertissement, mais un avertissement ».

Le président a cerné 4 défis à relever pour son réseau : la crise économique, le recul du multilinguisme lié au repli identitaire, l’irruption du numérique auquel il faut adapter les méthodes et les profils et, enfin, la concurrence au point qu’on parle désormais du marché des langues.

M. Clément a signalé que ma présence signifiait à ses yeux que « le Parlement était attentif à ses préoccupations et soucieux d’un rayonnement vivant et actif ».

Enseignement français

Lycée Molière (Villanueva)

En compagnie de Pierre-Olivier Bousquet, conseiller consulaire, visite du lycée Molière, établissement de la MLF (Mission laïque française) situé à Villanueva, à 35 kilomètres de Madrid.

Le lycée accueille 800 élèves de la petite section de maternelle à la terminale. Les parents se montrent satisfaits d’un établissement où le nombre moyen d’élèves par classe est inférieur à 24.

La proportion d’élèves français (y compris binationaux) lors de la rentrée 2016 est de 46,06%, celle d’espagnols de 48,6%. Les étrangers tiers ne représentent que 5,34%.

Le proviseur Dominique Javel avait organisé deux réunions avec les enseignants, puis les parents d’élèves, dont il salue la collaboration constructive. Mes interlocuteurs se sont montrés préoccupés par les conclusions du rapport de la Cour des comptes sur l’AEFE qui a mis en lumière les enjeux auxquels notre réseau est confronté (lire : AEFE : mon intervention lors de l’audition de la Cour de comptes – Vidéo du 29 octobre 2016).

Si l’établissement possède des atouts indéniables, il veille à progresser continuellement vers des objectifs bien définis, tels qu’attirer davantage d’élèves, développer l’utilisation du numérique à tous les niveaux de classes, renforcer la politique de langues ou encore multiplier les partenariats culturels…

Communauté française

Soirée des associations

Évènement convivial par excellence et merveilleux prétexte pour se retrouver entre Français dans tous les coins du monde : l’arrivée du Beaujolais nouveau !

A l’image, aux côtés du consul général Cédric Prieto, la présidente de Madrid Accueil, Nathalie Toulet, a rappelé les circonstances qui ont fait la réputation de ce vin primeur.

Le 18 novembre au soir, le consulat accueillait cette célébration à l’initiative conjointe de ces associations : l’Union des Français de l’Etranger, de Français du Monde ADFE, de Madrid Accueil, des Franc-Risqueurs et de La France ô Si!.

Les produits (vins, charcuteries, fromages) ont été offerts par Vinofilia, Saveurs de France et la Tasca de Artagnan. La Banque Transatlantique et LePetitJournal étaient partenaires de l’événement.

Réunion UFE Espagne

(g. à d.) Francis Huss, conseiller à l’AFE pour la péninsule ibérique, conseiller consulaire pour Madrid et président de l’UFE Espagne ; Olivier Cadic ; Pierre-Olivier Bousquet, conseiller consulaire Espagne, vice-président de l’UFE Espagne, président de l’UFE Catalogne, Baléares et Aragon, délégué UDI pour l’Espagne et candidat UDI aux législatives ; Marc Boudin, délégué général de l’UFE-Monde

En présence du délégué général de l’UFE Monde, Marc Boudin, nous avons fait le point sur les actions particulièrement dynamiques et créatives qui ont été entreprises en Espagne par l’UFE.

En circonscription au Royaume-Uni – Londres (2-3 déc.) & Reigate (10 déc. 2016)

Communauté française

Noël des Français de Londres de l’UFE GB (2 déc.)

(g à d) Carole Rogers, présidente de l’UFE Grande-Bretagne et déléguée consulaire UDI Londres ; Patricia Connell, déléguée consulaire UDI Londres ; Sylvaine Carta-Levert, consule générale ; Brigitte Williams, déléguée Grande-Bretagne de la fondation de la France Libre, Olivier Cadic ; Roch Miambanzila, conseiller consulaire Londres et directeur administratif de Parapluie Flam.

Grâce à l’UFE GB, il est devenu de tradition de réunir notre communauté à Londres, en amorce des fêtes de fin d’année.

Notre consule, Sylvaine Carta-Levert, nous a fait l’honneur de participer à ce Noël des Français de Londres au pub Hoop and Toy à South Kensington. L’occasion de retrouver des amis autour d’un buffet gastronomique et de faire de nouvelles connaissances.

Rappelons que l’UFE, fondée en 1927, compte 170 représentations dans une centaine de pays. Celles-ci sont animées par des bénévoles dans un souci d’entraide, de convivialité et de rayonnement français.

Plan Ecole

Les Crocodiles (Londres) – Spectacle de Noël (3 déc.)

A droite de l’image, Sonia Marguin, trésorière des Crocodiles, qui m’a convié au spectacle de Noël des enfants de l’école.

Appartenant au Parapluie FLAM, le réseau d’écoles FLAM (Français Langue Maternelle) du Royaume-Uni, les Crocodiles ont été créés en 2009 à l’initiative de mamans francophones qui se rencontraient tous les dimanches à Hackney, dans le nord-est de Londres.

Réunissant une quinzaine d’enfants à l’origine, cette « petite école du samedi » accueille aujourd’hui 190 élèves pour leur offrir un apprentissage du français, tout en les distrayant.

Trois types de classes existent en fonction de l’âge des enfants. Celles des « minis » reçoit des bambins dès l’âge de 6 mois et quelle que soit leur langue maternelle !

Chez les Crocodiles, on est aussi très fier de posséder une bibliothèque représentant un choix de plus de 1.000 livres et magazines en français. Une bibliothèque qui est aussi accessible en ligne ! L’occasion d’encourager la lecture en français à tous les âges.

Félicitations à Lucie, Makila, Sonia, Stéphanie et Renée, toute cette équipe de femmes passionnées et merci aux parents pour la chaleur de leur accueil.

Magic Nicolas ! (3 déc.)

Connaissez-vous le point commun entre le Prince Charles, David Cameron, Kate Moss, Naomi Cambell, Kate Winslet, Lakshmi Mittal et l’équipe de football de Chelsea ?

Tous ont fait appel aux services du magicien français Nicolas Clément pour animer leurs événements.

C’est lors de ma visite à la Petite école des Crocodiles que j’ai découvert son art de subjuguer le public. Son spectacle est un panel moderne et varié de la magie de proximité (ou close up), Nicolas est aussi mentaliste et pickpocket.

Initialement installé à Londres où il a forgé sa réputation, notre magicien a fait le choix de s’établir à Ashford dans le Kent.

Petite école de Reigate (Surrey) – Spectacle de Noël (10 déc.)

Tout juste arrivé de Budapest, j’ai répondu à l’invitation de Pascale Sidall de la petite école de Reigate. Créée il y a moins de trois ans, à Pâques 2014, cette école accueille chaque samedi une centaine d’enfants dans le cadre du programme Flam.

Après avoir visité les lieux, j’ai assisté au superbe spectacle de Noël cumulant une dizaine de tableaux pour s’achever en apothéose avec tous les enfants sur scène.

Un grand Bravo à Pascale, Baya, Solène, Bénédicte, Donia, Anne-Luce, Krystel, Myriam et Nadia !

L’équipe qui anime l’école déborde d’énergie positive. Les parents s’investissent également bénévolement et j’ai eu le plaisir d’échanger avec eux lors du pot de l’amitié. Pour tous, ce spectacle sonnait comme un accomplissement et j’ai constaté que les enfants étaient très fiers de s’exprimer dans notre langue !

Incontestablement, la Petite école de Reigate se range parmi les belles réussites de l’enseignement du français au Royaume-Uni.

En circonscription en Hongrie – Budapest (8 au 10 déc. 2016)

Je remercie Eric Fournier, ambassadeur de France en Hongrie depuis septembre 2015, pour le temps qu’il m’a consacré lors de mon déplacement à Budapest. Sa parfaite connaissance de l’Europe continentale et son expérience diplomatique en font un interlocuteur privilégié pour les esprits soucieux de comprendre certains ressorts géostratégiques.

La présence à mes côtés des conseillers consulaires Jeanne Dubard et Benjamin Mege pour l’organisation des rencontres avec les Français UFE de Hongrie et les entrepreneurs m’a été précieuse et je les en remercie.

Au gré de mes rencontres avec les entrepreneurs locaux, tous en quête de main d’oeuvre, je suis reparti conforté dans l’idée que la mobilité professionnelle internationale était une solution à développer pour résoudre le chômage de nos jeunes.

Politique

Au Parlement hongrois

J’ai eu le loisir d’échanger avec trois parlementaires hongrois dans le cadre du groupe d’amitié France-Hongrie dont je fais partie : Katalin Csöbör (membre du Fidesz, parti du Premier ministre Orban), Monika Bartos (Chrétienne démocrate) et Dr Istvan Jozsa (Socialiste).

A plusieurs reprises lors du déjeuner, une forte tension s’est manifestée entre mes homologues. La politique controversée de Victor Orban semble exacerber les ressentiments de ses adversaires.

La représentante du Fidesz m’a dit qu’elle souhaitait une Europe où les décisions ne relèvent pas uniquement des pays fondateurs. Malgré mon insistance, je n’ai pas entendu de proposition concrète de sa part pour améliorer le fonctionnement de nos institutions européennes.

Communauté française

Entretien avec notre consule et nos élus consulaires

(A l’image) Lors d’un petit déjeuner de travail, nous avons le point sur notre communauté avec les conseillers consulaires Jeanne Dubard et Benjamin Mege, élus pour la circonscription de Hongrie.

Le nombre de compatriotes installés en Hongrie est estimé entre 4 et 5000. Un tiers de la communauté enregistrée au consulat (2538 personnes) est binationale. A noter que les moins de 18 ans comptent pour un tiers des inscrits.

D’après notre consule, Marie Vandevalle, ses difficultés viennent essentiellement des Français de passage qui sont 450.000 par an à visiter Budapest.

Pour les conseillers consulaires une préoccupation domine les autres. Le lycée français est actuellement au maximum de sa capacité d’accueil. Jeanne Dubard et Benjamin Mege sont des entrepreneurs qui ont naturellement le sens de la gestion prévisionnelle.

Est-ce qu’une seule école peut suffire à court et moyen terme ? Leur expérience et leur volontarisme doivent permettre d’animer une réflexion pour faire émerger la meilleure solution.

Entrepreneuriat

CCI France-Hongrie

Visite de la chambre de commerce France-Hongrie fondée il y a 25 ans et qui compte 221 membres.

Présidée par Miklos Marothy (Renault Hongrie) et dirigée par Agnès Ducrot, la Chambre accompagne et conseille des entreprises de tous secteurs et organise une cinquantaine d’événements par an, toujours très fédérateurs.

Cette rencontre m’a permis d’échanger aussi avec trois administrateurs de la CCI : Marianna Nagy, DRH et Communication (Magyar Lapterjesztő Zrt.), Jérôme Cadiou, DG (Capgemini Hongrie) et Karoly Stefani (avocat).

La première préoccupation des entrepreneurs en Hongrie est le manque criant de main d’œuvre !

Au rang des solutions, des annonces de baisses à l’horizon 2017-2018 : TVA, charges sociales à 20%, impôt société à 9%, le tout pour compenser l’inflation des salaires avec ce double objectif : freiner l’émigration de la jeune génération et faciliter le retour des expatriés.

Entrepreneurs français

Pour clore ma première visite en Hongrie, notre ambassadeur avait organisé un diner à la Résidence de France avec dix entrepreneurs français, chacun à la tête d’une TPE ou PME. Nous les avons accueillis en présence de Marie Vandevalle, consule, Benjamin Mege, conseiller consulaire et des responsables économiques de l’ambassade.

Nos entrepreneurs mettent en avant la facilité de trouver un emploi en Hongrie et de faire une carrière. Ils sont unanimes pour inciter les jeunes français sans emploi à venir tenter leur chance.

Sur un plan économique, le revers de la médaille est la persistance d’une insécurité juridique.

Enseignement

Lycée français de Budapest

Visite du lycée français Gustave Eiffel en présence d’Eric Fournier, ambassadeur de France et des conseillers consulaires Jeanne Dubard et Franck Lefebvre.

Le proviseur Joël Flouder nous a présenté son établissement qui accueille 715 élèves de la maternelle à la terminale, véritable élite francophile en gestation, dont la moitié est de nationalité hongroise.

Fait remarquable, le lycée s’est lancé dans une dynamique de partenariats auprès d’établissements hongrois dotés d’une section bilingue franco-hongroise. Gustave Eiffel dispose de salles de langues haut de gamme, ce qui constitue un solide atout dans son offre.

Et des atouts, l’école n’en manque pas, comme ses équipements sportifs de pointe.

Des bourses ont été attribuées pour l’année scolaire 2016/2017 à 72 enfants français, représentant une enveloppe de 321.500€.

Culture

Institut français

L’Institut français de Budapest est situé sur les bords du Danube avec une vue splendide sur le parlement hongrois.

Accueilli par Claire Garand, directrice adjointe de l’Institut, j’ai apprécié les nombreuses installations de qualité mises au service de la francophonie dans la capitale hongroise.

L’arrivée prochaine des services consulaires va faire de ces locaux une véritable Maison de France, où l’on trouve déjà des produits de nos terroirs, une librairie française, un restaurant, une médiathèque, une salle de spectacle polyvalente et des salles de cours.

Comme dans tous les Instituts français, l’argent public se raréfie. A Budapest, le budget a été divisé par quatre entre 2008 et 2015 et il avoisine désormais 100.000€. Il est temps de réinventer le « business model » de ces structures si importantes pour leur permettre de dégager beaucoup plus de revenus propres.

En circonscription au Maroc (COP22) – Casablanca et Marrakech (7 au 9 nov. 2016)

accueilSixième déplacement au Maroc de mon mandat ! L’objet de ma venue au Maroc était de participer à la COP22 à Marrakech, un rendez-vous international essentiel, où j’ai retrouvé Sophie Auconie, gouverneure au Conseil mondial de l’eau. Je remercie Pascal Capdevielle, conseiller consulaire UDI de Fès, pour avoir organisé mon déplacement.

Casablanca

consulEntretien avec le consul général

J’ai eu le plaisir de revoir Arnaud de Sury, consul général de France à Casablanca, qui m’a reçu en compagnie de Pascal Capdevielle, conseiller consulaire UDI de Fès.

Cette circonscription compte désormais 22.000 Français inscrits. La stabilité du pays, le climat des affaires et le ciel bleu attirent de plus en plus de mes compatriotes.

Ce n’est pas un hasard si la France est le premier partenaire économique et financier du Maroc, ainsi que le premier investisseur. Le Royaume représente un débouché économique sérieux :  en 2014, nos exportations à destination du Maroc s’élevaient à 3,8Mds€.

Pour répondre à l’afflux des Français, on dénombre déjà 36 établissements scolaires au Maroc en gestion directe ou en partenariat avec l’Agence pour l’Enseignement français à l’étranger (AEFE).

Au rang des problèmes récurrents, le consul m’a alerté sur le fait qu’il signait entre 10 et 20 oppositions à mariages arrangés par semaine !

elu2Elus consulaires et représentants de la CFCIM

Déjeuner aux « Provinces de France », avec les élus consulaires de Casablanca : Gilles d’Agescy, Solange Lahlou et Guy Savery et des administrateurs de la Chambre française de commerce et d’industrie du Maroc : Bernard Digoit, Philippe Klein et Franck Dotriat.

Cette réunion fut l’opportunité d’échanger sur des problématiques économiques et la primaire de la droite et du centre.

udi-casaDélégués UDI Maroc

Réunion autour de Pascal Capdevielle, notre candidat à l’élection législative pour la 9ème circonscription des Français de l’étranger qui comprend 16 pays du Maghreb et de l’Afrique de l’Ouest.

Ce fut l’occasion de retrouver Nicolas Arnulf et Xavier Guy-Moyat, nouveaux délégués UDI, respectivement pour les circonscriptions de Rabat et de Casablanca.

Merci à eux pour leur confiance et leur engagement sur le terrain au service des Français du Maroc.

Marrakech : la COP22

Dans le prolongement des accords de Paris, la communauté internationale a réaffirmé sa détermination à lutter contre le changement climatique, lors de la COP22 à Marrakech.

cop22_hlNous avons vécu un événement dans l’événement : une journée spécifiquement dédiée à l’eau. « Un signal politique fort que chaque acteur devra rendre pérenne lors des prochaines COP », s’est félicitée Sophie Auconie, gouverneure au Conseil mondial de l’eau et présidente du Cercle français de l’eau.

Comment pourrait-il en être autrement alors le réchauffement de la planète provoque le dérèglement du cycle de l’eau ? « L’eau est même le marqueur le plus évident du changement climatique », souligne Giulietta Gamberini dans son article (La Tribune du 9.11.2016).

Si l’eau est une ressource à respecter, il faut aussi savoir la partager. En certains endroit du globe, sa rareté participe aux tensions géopolitiques. Pour traiter de ces questions, je présiderai au Sénat, le 13 décembre prochain, la 2ème édition d’un colloque intitulé : « Hydro-diplomatie et changement climatique pour la paix au Moyen-Orient : cas du bassin du Jourdain » (Vidéos des interventions de l’édition 2015).

Ce qui est rare est précieux. Pour autant, on sait que sous l’effet de la démographie et du développement économique, la demande d’eau ira toujours croissant. C’est un dilemme, un de plus qui s’ajoute aux autres défis environnementaux.

hakima_hlHakima El Haïté

« Quand on parle de l’eau, on parle de la vie, du travail, de la dignité, de l’avenir et des femmes ! » Les paroles de Hakima El Haïté, ministre marocaine de l’environnement, ont résonné haut et fort lors de cette première « Journée d’action de l’Eau » à la COP22, le 10 novembre dernier.

Véritable championne du climat, Mme El Haïté a souligné les incidences particulières et souvent négligées d’une absence de politique de l’eau : « les femmes et jeunes filles africaines passent 1,4 millions d’heures à aller chercher de l’eau, au détriment notamment de la scolarité ».

J’ai eu le plaisir d’échanger avec la ministre lors d’un diner au palais Donab, organisé par Marc Teyssier d’Orfeuil.

sophie_hlRéseau International des Parlementaires pour l’Eau

Sophie Auconie a annoncé le lancement du « Réseau International des Parlementaires pour l’Eau » lors de la COP22 ! J’ai été heureux d’avoir assisté à ce moment historique et de faire désormais partie de ce réseau qui compte, pour l’instant, 70 parlementaires issus de 40 pays.

Ce réseau servira à échanger nos bonnes pratiques en matière de politique de l’eau.

Félicitations à Sophie pour cette une belle avancée qu’elle a rendue possible après plusieurs de mois de travail en qualité de gouverneure au Conseil mondial de l’eau.

 waterforafrica_hlWater for Africa

Ministre déléguée en charge de l’eau au Maroc, Charafat Afailal, a annoncé à Marrakech le lancement de l’opération « Water for Africa ».

Cette initiative lancée par le Royaume du Maroc et soutenue par la Banque africaine de développement est destinée à engager d’urgence des actions d’assainissement et de gestion de l’eau en faveur des Africains les plus affectées par le changement climatique.

« De l’Eau pour l’Afrique » mobilisera différents partenaires politiques, financiers et institutionnels internationaux.

papa_hlMedina Bike

En marge de la COP22, j’ai rencontré Hélène Papa, directrice marketing et communication de Smoove, une PME basée à Montpellier qui propose aux municipalités un système de vélos en libre-service.

Sa société vient de remporter un contrat avec la ville de Marrakech qui, dans une démarche écologique, va mettre 300 vélos « Medina Bike » à disposition de ses habitants. J’aurai vu les premiers vélos en libre-service d’Afrique !

beldi_hlCommunauté française

Soirée conviviale au Beldi Country club de Marrakech. (g à d.) : Jean Pozzo Di Borgo, délégué UDI Marrakech ; Sophie Auconie, gouverneur au Conseil mondial de l’eau ; Geneviève Euloge, conseillère consulaire (Marrakech) ; Sarah Robin, chargée de mission au Cercle français de l’Eau ; Olivier Cadic ; Pascal Capdevielle, conseiller consulaire (Fès) ; Robert Ruiz, délégué de la Chambre française de commerce et d’industrie du Maroc (CFCIM).

Max Georgandelis conseiller consulaire (Marrakech) était également parmi nous.

Lors de cette COP22, on a pu observer des approches contrastées et des initiatives de tous ordres, mais tous les participants partageaient une volonté claire et résolue de lutter contre le climato-scepticisme, récemment attisé par Donald Trump.

En Circonscription au Sénégal – Dakar et Saly (4 au 6 nov. 2016)

En provenance du Burkina Faso, j’ai bénéficié d’un exceptionnel programme de rencontres au Sénégal qui m’a conduit de Dakar à Saly, en passant par l’île de Gorée ou la réserve de Bandia.

J’adresse ma sincère reconnaissance à Olivier Serot Almeras, consul général, à Véronique Brigaud et Nicolas Soyere de l’UFE Sénégal qui m’ont accompagné durant mes déplacements.

Communauté française

ufe2UFE-Sénégal

Forte de plus de 400 membres, la section Sénégal de l’UFE Monde fait partie des belles représentations du réseau.

Je remercie très sincèrement le bureau de l’UFE qui m’a organisé un programme de rencontres inoubliable : soirée avec les adhérents à Dakar, déplacement à Saly et déjeuner dans la réserve animalière de Bandia, puis excursion le dimanche sur l’île de Gorée qui a vu partir pour les Amériques, pendant plus de trois siècles, les Africains réduits en esclavage.

Classée au patrimoine mondial de l’Unesco, Gorée est jumelée avec la ville de Drancy dont le maire est Jean-Christophe Lagarde, président de l’UDI !

ufe1Mon grand regret est d’avoir manqué Alain Floriet, président de l’UFE Sénégal. Il s’était beaucoup investi pour organiser mon déplacement, mais il a retenu par un deuil familial.

A Nicolas, Véronique, Philippe, Leslie, Alain, Lou et sans oublier Gérard Senac (pdg d’Eiffage Sénégal), un grand merci pour votre amicale présence.

senegal_ambRéunion à l’ambassade

Petit-déjeuner avec l’ambassadeur Christophe Bigot (à l’image), le général Pascal Facon, commandant des éléments français du Sénégal (EFS) et des chefs de service. Nos entretiens ont porté sur le développement de nos relations économiques bilatérales avec le Sénégal. La France est un partenaire économique majeur à travers son aide publique au développement et ses entreprises.

reunionRéunion du conseil consulaire

Réunion consulaire au consulat autour du consul général Olivier Serot Almeras en compagnie des élus consulaires Gérard Senac (AFE), Balkis Kaouk, Hassan Bahsoun et Jean-Charles Pretet.

Afin de compléter le tour de table pour commenter les attentes d’une population comprenant 25.000 inscrits dont 50% de binationaux, diverses associations étaient représentées dont l’UFE Sénégal par Véronique Brigaud et Nicolas Soyere.

Le consulat reçoit chaque année 50.000 personnes dont 5.000 au service social. Chacun s’accorde à reconnaître que la langue française est en perte de vitesse et qu’il faut réagir.

Gérard Sénac a pointé l’importance de se donner les moyens de lutter face à la pression des entreprises chinoises. La France doit offrir des moyens financiers pour permettre à ses entreprises de se battre à armes égales.

Face aux sollicitations de toutes sortes (aide à la scolarité, aides sociales…), les participants réclament que l’on fasse confiance aux acteurs de terrain, alors que l’habitude veut que l’on cherche à tout gérer depuis Paris.

def2Journée Défense et Citoyenneté

A l’image avec le capitaine de vaisseau Eric Lavault, commandant du « Dixmude ».

En présence d’Olivier Serot Almeras, consul général, j’ai eu le plaisir d’introduire la Journée de défense et citoyenneté (JDC) devant de jeunes compatriotes âgés de 16 ans.

L’événement s’est déroulé à bord du Dixmude, bâtiment de projection et de commandement (BPC) de type Mistral de la Marine nationale française.

Nous avons, ensemble, rendu hommage au maréchal des logis Fabien Jacques, décédé en opération au Mali, quelques jours auparavant.

Nos forces armées agissent chaque jour pour servir la liberté. La JDC est une journée qui permet de rappeler aux jeunes adultes que cette liberté a un prix.

Cette rencontre fut l’opportunité d’échanger avec le capitaine de vaisseau Eric Lavault sur les missions de notre Marine française en Afrique de l’Ouest.

ch2Christian, consul honoraire à Saly

Visite de l’agence consulaire de Saly, compagnie de Véronique Brigaud, secrétaire générale de l’UFE Sénégal et de Nicolas Soyere, trésorier de l’association.

Nous avons été reçus par Christian Langlois, consul honoraire (au centre de l’image), qui est un entrepreneur breton spécialisé dans la pêche.

Christian a construit à ses frais son agence consulaire. 30 à 40 personnes s’y pressent à chaque permanence. Quatre bénévoles aident Christian à répondre aux situations les plus diverses, depuis les touristes en perdition par suite d’annulation de vol jusqu’aux cas sociaux lourds.

Christian est à l’image de tous les consuls honoraires qui font honneur à notre pays, car ils donnent tout sans rien attendre en retour.

ch3Relais bénévoles de l’Administration, les consuls honoraires participent au maillage de la présence française dans près d’une centaine de pays et parfois dans des zones très isolées.

Cette année encore le gouvernement a rogné leur maigre budget de fonctionnement.

Christian m’a raconté qu’il devait apporter de la glace deux fois par jour pour maintenir les corps de nos compatriotes décédés, avant leur rapatriement. Lassé, il a décidé de financer la morgue de Mbour pour la remettre en état.

Il faut avoir l’esprit entrepreneur et philanthrope pour tenir ce poste.

Entrepreneuriat

eiffageEiffage

Dirigé au Sénégal par Gérard Sénac conseiller consulaire et AFE, le groupe Eiffage a obtenu la construction et la concession d’une autoroute à péage entre Dakar et Diamniadio, ouverte en 2013.

Superbe réussite qui témoigne d’un savoir-faire français, non seulement dans la construction mais également dans l’exploitation pour permettre aux usagers de se déplacer en toute sécurité.

350 personnes travaillent à l’entretien de l’infrastructure. Cette autoroute a permis un véritable déplacement de la population qui a construit et déménagé à l’extérieur de Dakar. Le trafic dépasse déjà toutes les prévisions. Un seul problème, les gens n’adaptent pas leur conduite à l’autoroute. On compte 60 accidents et 450 pannes par mois sur le tronçon de 60 kilomètres géré par Eiffage.

clos1Clos des Baobabs

Entrepreneur dans le secteur informatique, président tout aussi entreprenant du comité de gestion du lycée français Jacques Prévert, François Normant avait besoin d’un challenge supplémentaire : la culture de la vigne.

Prudent et méticuleux, il a commencé par planter différents cépages afin d’observer comment ils s’adaptaient au climat local, assez éloigné de celui de la France. Au résultat, c’est le Grenache qui offre les meilleures perspectives et qui donne un vin rouge puissant et généreux.

Le clos des Baobabs est né. C’est le premier vignoble d’Afrique de l’Ouest !

neti2Neticoa

Chez Neticoa (g. à d.) : Anaïs Gueye, service économique de l’ambassade ; Papa Birame Sene, directeur général franco-sénégalais ; Olivier Cadic ; Malick Gueye, directeur du développement

Visite de la société Neticoa qui se présente comme un « industriel du numérique », spécialiste du développement d’applications logicielles.

Les deux directeurs que nous avons rencontrés partagent un enthousiasme et une fraicheur qui sont souvent le propre des start-up. Papa Birame Sene et Malick Gueye se flattent d’avoir fait leur études en France et de promouvoir nos entreprises au Sénégal.

Neticoa Sénégal est une filiale d’Evoa, groupe franco-africain créé en 2009 et basé à Rennes, qui accompagne et promeut tout projet d’entreprise créateur d’emplois et de valeur ajoutée en Afrique de l’ouest et en France dans un esprit de co-développement.

Malik Gueye est également le relais local de Bretagne Commerce International, une association d’entreprises mobilisées à l’international.

sene1Senemeca

Senemeca est une PME de 80 personnes dirigée par Bruno Paret (à gauche sur l’image).

Réputée sur le marché de la mécanique de précision, on peut faire appel à Senemeca pour réparer un crochet de traction d’avion, un arbre treuil de navire de pêche, une poulie ou encore lui demander de fabriquer un élément à partir d’un plan.

Senemeca réalise 50% de son chiffre à l’export et travaille aussi bien pour les entreprises que les particuliers.

sene2Bruno et moi avons au moins un point commun : nous avons créé notre entreprise en 1982.

Bruno est l’archétype du battant. Il juge ses compatriotes de métropole un peu trop casaniers, voire trop gâtés par un marché intérieur qui freine leur appétit de conquête de marchés étrangers. Et pourtant, les opportunités existent… même si personne ne vous attend évidemment. Pour aider les entrepreneurs qui font le pas, Bruno préside le réseau des CCE Sénégal (Conseillers du commerce extérieur).

Culture française

if7Institut français

En plein centre de Dakar, l’Institut français est un lieu de référence pour les événements culturels.

L’endroit se distingue aussi par une superbe médiathèque.

A l’image, la scène du théâtre modulable pour permettre tous types de représentations.

Dotée de plusieurs salles de cours, l’Institut français n’oublie pas sa mission de développement de la francophonie.

Enseignement français

aime3École Aimé Césaire (Dakar)

Visite de l’école Aimé Césaire en compagnie de Balkis Kaouk, conseillère consulaire (à l’image), qui accueille les élèves de la maternelle à la primaire.

Cette école a la particularité d’être bilingue français-anglais. Elle attire naturellement une clientèle internationale, dont les enfants parlent déjà l’anglais.

aime4Malheureusement, les élèves ne peuvent plus poursuivre leurs études bilingues au lycée Jean Mermoz de Dakar, établissement en gestion directe de l’AEFE, puisque celui-ci renoncé au bilinguisme en 2014 pour des raisons de coût…

Il existe cependant une solution alternative à Dakar, grâce à une école internationale non homologuée qui propose un enseignement secondaire bilingue.

J’ai félicité la directrice de l’école Aimé Césaire pour son choix stratégique d’offrir un enseignement bilingue, gage d’avenir pour les enfants.

cobe7École Alloys Cobé (Dakar)

Visite de l’école Alloys Cobé, dirigée par Mme MF Senghor, qui accueille les enfants de la maternelle jusqu’en classe de 3ème.

Les « Filles du Saint-Cœur-de-Marie » de Dakar est la première congrégation autochtone d’Afrique Subsaharienne, fondée par Monseigneur Alloys Kobes (1849-1872).

L’école ambitionne de former des citoyens en phase avec les réalités du monde et profiter de la diversité des horizons géographiques et culturels des élèves pour leur apprendre à vivre ensemble.

Une deuxième classe de 6ème a été ouverte à la rentrée. La montée des cohortes nécessitera l’ouverture d’une nouvelle classe de 5ème l’an prochain et ainsi de suite.

cobe5Cet établissement en pleine croissance a déjà entrepris des travaux d’agrandissement sur un terrain d’un hectare.

J’ai été charmé par de jolies tables en bois, avec casiers intégrés, alignées dans certaines classes. Il m’a été répondu qu’elles avaient été fabriquées sur place, mais que l’inspecteur pédagogique exigeait que les tables des élèves soient désormais importées afin de satisfaire aux critères d’homologation…

Je ne fais pas de commentaires mais je n’en pense pas moins !

jp5Lycée français Jacques Prévert (Saly)

Visite du lycée français Jacques Prévert de Saly qui accueille plus de 300 élèves de la maternelle à la terminale.

J’ai été accueilli par Quentin Duvauchelle, proviseur et François Normant, président du comité de gestion. Ils m’ont présenté leur école qui affiche complet.

jp2La salle informatique et la salle des serveurs révèlent parfaitement que l’établissement scolaire dispose d’infrastructures de premier plan.

L’école est localisée à Saly, une station balnéaire située à 70 kilomètres au sud de Dakar et à 30 kms du futur aéroport international de la capitale.

Les demandes d’inscriptions devraient progresser en même temps que la population française attendue au cours de ces prochaines années.

En circonscription au Burkina Faso – Ouagadougou et Kokologo (1er au 3 nov. 2016)

bf_martine2Le Burkina Faso constitue le 50ème pays visité depuis le début de mon mandat. Reçu par le président de la République, le Premier ministre et les ministres des Affaires étrangères et de l’Agriculture, je suis reparti avec l’objectif d’aider le gouvernement burkinabé en organisant un événement au sénat en marge de la conférence de Paris pour le financement du Plan national de développement économique et social (PNDES).

Je remercie chaleureusement pour leur présence à mes côtés Xavier Lapeyre de Cabanes, ambassadeur de France, Jean-Marie Grosbois, président de la Chambre de commerce franco-marocaine (CCFM), ainsi que Martine Voron, conseillère consulaire pour le Burkina Faso (à l’image).

Politique

bf_roch_kabore_bisRoch M.C. Kaboré, Président de la République

A Ouagadougou, j’ai eu le privilège d’être reçu par Roch M.C. Kaboré, président de la République du Burkina Faso. J’étais accompagné par Xavier Lapeyre de Cabanes, ambassadeur de France au Burkina Faso et de Jean-Marie Grosbois, président de la Chambre de commerce franco-marocaine (CCFM).

Nos échanges ont porté principalement sur le développement de l’agriculture. J’ai assuré le Président de mon soutien lors du Forum des partenaires pour le financement du Plan national de développement économique et social (PNDES), prévu les 7 et 8 décembre 2016, à Paris.

La mobilisation des bailleurs de fonds pour aider au développement économique du Burkina Faso ne peut que favoriser nos relations bilatérales, dans un rapport gagnant-gagnant puisqu’elle facilitera l’accès et le développement des entreprises françaises sur le marché burkinabé.

J’ai fait un compte-rendu au Président de mes rencontres, en lui offrant une charrue en miniature, fabriquée à Kokologo par des jeunes en réinsertion du centre de formation aux métiers de l’agriculture (voir ci-après).

logo-ouagaLire le Compte-rendu de ma visite au Président sur le site aouaga.com

 

bf_pk_thieba2Paul Kaba Thieba, Premier ministre

Rencontre avec le Premier ministre du Burkina Faso, Paul Kaba Thieba, en sa résidence en compagnie de Xavier Lapeyre de Cabanes, ambassadeur (à droite de l’image) et Jean-Marie Grosbois, pdt de la CCFM (à gauche).

Le Premier ministre a exprimé la nécessité de développer le rendement de l’agriculture et de l’élevage. Elever le niveau de formation de la population rurale est, précise-t-il, la condition première pour augmenter la productivité.

L’enjeu concerne 80% de la population burkinabé qui travaille selon un savoir-faire traditionnel. A ce jour, moins d’1% de la population dispose d’un accès à l’internet. On comprend l’importance que Paul Kaba Thieba porte à tout investissement en faveur de la formation des jeunes.

Durant 1h30 d’entretien, j’ai découvert une personnalité qui a muri une réelle vision pour son pays. Ancien banquier, il détaille avec précision les atouts de son pays et ses faiblesses. Son challenge consiste à faire sortir son pays de la pauvreté par une industrialisation des activités liées à l’élevage et à l’agriculture. Le Premier ministre m’a fait remarquer qu’en 1960, la Corée du Sud était moins riche que la Côte d’Ivoire.

Les 7 et 8 décembre prochains, il sera à Paris avec plusieurs membres du gouvernement. Il présidera une table ronde où seront conviés des bailleurs de fonds internationaux.

Son objectif est de lever 8,5 milliards d’euros pour boucler le financement du Plan national de développement économique et social (PNDES), dont le coût est estimé à 23,5 milliards d’euros d’ici à 2020.

bf_a_barryAlpha Barry, ministre des Affaires étrangères

Entretien avec Alpha Barry, ministre des Affaires étrangères du Burkina Faso, toujours en présence de Xavier Lapeyre de Cabanes (à l’image) et de Jean-Marie Grosbois.

Au rang de ses préoccupations, le ministre regrette que les populations traversent trop facilement la frontière entre le Burkina Faso et le Mali. Il préconise le déplacement d’un bataillon burkinabé en opération au Mali pour le disposer en premier rideau devant la frontière. Alpha Barry cite l’exemple du Niger qui a procédé de cette façon pour protéger sa frontière.

Nous avons aussi évoqué le terrorisme qui a endeuillé Ouagadougou le 15 janvier 2016 par un attentat provoquant 30 morts. Le ministre des Affaires étrangères a déploré l’apparition de ce dramatique phénomène qui continue de se généraliser partout dans le monde.

j_ouedraogoJacob Ouedraogo, ministre de l’Agriculture

Réunion avec Jacob Ouedraogo, ministre de l’Agriculture et des aménagements hydrauliques.

Son action impacte le quotidien de 80% de la population, soit près de 14 millions d’habitants, qui dépendent d’un secteur agricole qui pèse 35% du PIB du pays.

La production agricole est dominée par les céréales (sorgho, mil, maïs et riz) et la culture du coton, une filière bien structurée et stratégique car elle contribue au quart des recettes d’exportation. L’élevage, troisième poste d’exportation, se fait sous forme de livraison de troupeaux aux pays voisins (Côte d’Ivoire, Bénin, Ghana), faute d’abattoirs.

En lutte contre la malnutrition, le ministre soutient les démarches entrepreneuriales qui conduisent à la modernisation des procédés agricoles. Il s’est ainsi montré particulièrement sensible au travail accompli par le Centre de formation professionnelle de Kokologo.

Relations commerciales

bf_api2Promotion des investissements

A l’image avec Bintou Diallo, directrice générale de l’API-BF, Agence de promotion des investissements au Burkina Faso, un organisme rattaché à la présidence de la République.

Cette rencontre est intervenue immédiatement après l’audience qui m’a été accordée par Roch M.C. Kabore, président de la République.

Avec Bintou Diallo et Mahamady Koussoube, chef de département de l’API-BF nous avons préparé une rencontre au Sénat avec des partenaires commerciaux français en marge de la conférence des investisseurs prévue en décembre à Paris.

cceRéunion avec les CCEF

Échanges passionnants avec les acteurs économiques de notre communauté et les Conseillers du commerce extérieur français (CCEF) au Burkina Faso.

Je veux remercier pour leur disponibilité et leurs éclairages Nicolas de Lesguern, président des CCEF ; Michel Dhé, chef du service économique à l’ambassade ; Tanguy Denieul, directeur de l’AFD (Agence française de développement) ; Patrice Chevalier, administrateur de PPI ; Vincent Viret, DG adjoint de IS Leroy Somer.

Ces entrepreneurs ont mis en relief les opportunités d’affaires offertes par un pays qui affiche un taux de croissance supérieur à 5%.

Et ces opportunités sont multiples, c’est pourquoi la présence économique française au Burkina Faso est diversifiée. On dénombre environ 45 filiales d’entreprises françaises présentes dans la plupart des secteurs de l’économie : agriculture (coton), agro-alimentaire, industries de transformation, BTP, logistique et transports, ainsi que le tertiaire (services, banque, assurance).

En données 2013, le Burkina Faso était le 85ème client de la France (332 M€ d’exportations françaises) dans le monde et son 150ème fournisseur (10 M€ d’importations françaises).

Entrepreneuriat

bf_o_yougo_bsLa boulange d’Oumar

Avec Jean-Marie Grosbois, nous avons été accueillis dès notre arrivée à Ouagadougou par Oumar Yougo, entrepreneur franco-burkinabé talentueux.

Celui-ci dirige une chaîne de boulangerie qui emploie 7000 personnes ! Par ailleurs, Oumar préside une société de BTP dont le siège est situé en Côte d’ivoire.

Oumar Yougo était présent à nos côtés lorsque nous avons rencontré Paul Kaba Thieba, Premier ministre.

bistrot_lyonnaisLe Bistrot lyonnais

Un vrai bistrot lyonnais en plein cœur de Ouaga’, ce n’est pas une blague ! Saluons Norbert, un entrepreneur emblématique par son audace et sa réussite locale.

Dans un décor lounge avec piscine, le Bistrot lyonnais célèbre la gastronomie française aux portes du Sahel. L’endroit est un point de rendez-vous pour notre communauté.

Enseignement

bf_stex6terLycée français

Visite du lycée St Exupéry de Ouagadougou et son école primaire, en compagnie de Martine Voron, conseillère consulaire pour le Burkina Faso. Les deux établissements comptent chacun plus de 500 élèves.

J’ai été accueilli par Fabrice Avenel, président de l’APE, Yannick Le Roux, conseiller de coopération et d’action culturelle et Nathalie Biez, directrice.

bf_stex5L’établissement est conventionné avec l’Agence pour l’enseignement français à l’étranger (AEFE).

D’importants projets immobiliers ont été réalisés depuis quatre ans. A la rentrée 2016, c’est un nouveau bâtiment de quatre grandes salles de classe, toutes équipées de matériel informatique pédagogique, qui a été mis à disposition des lycéens. Construit sur pilotis, ce bâtiment accueille aussi des activités sportives, comme le ping-pong.

Culture Française

bf_if4Institut français de Ouagadougou

(g. à d.) Yannick Le Roux, Cocac ; Martine Voron, conseillère consulaire ; Olivier Cadic ; Marine Leloup, directrice adjointe de l’institut

Marine Leloup nous a accueillis dans le très bel Institut français, situé en plein cœur de Ouagadougou, acteur majeur de notre coopération culturelle avec le Burkina Faso.

bf_if3Cet organisme offre une riche programmation qui fait la part belle à la création contemporaine burkinabé et française dans tous les domaines artistiques. Plus de 80% des événements sont gratuits.

L’institut dispose d’infrastructures et d’équipements de grande qualité pour accueillir son public : salles de spectacle et d’exposition, salle de cinéma, studio de répétition et d’enregistrement…

bf_if6Les visiteurs peuvent également s’évader à travers les différents espaces de la médiathèque (livres, BD, presse, DVD, CD) ou utiliser la trentaine d’ordinateurs connectés à internet et à la Culturethèque, la bibliothèque numérique de l’Institut français.

La directrice a toutefois regretté de ne disposer que d’une seule salle de classe pour enseigner le français. Nul doute que l’Institut saura trouver les ressources pour améliorer son offre.

Communauté française

consulatConsulat

Réunion au consulat de France de Ouagadougou autour du consul général Jean Chanson et de son équipe.

J’ai pu échanger sur de nombreux sujets avec les élus consulaires Martine Voron, Françoise l’Etang Yaméogo et Ousmane Ouédraogo, ainsi que des représentants d’associations françaises.

bf_residenceSoirée à la Résidence

Notre ambassadeur Xavier Lapeyre de Cabanes m’a offert l’opportunité de rencontrer des acteurs de notre communauté au Burkina Faso, qui compte 3500 compatriotes, en présence des conseillers consulaires Martine Voron et Ousmane Ouedraogo.

Cette soirée fut l’occasion de dialoguer avec Jean-Luc Fradin, ancien représentant d’Air France au Burkina et aujourd’hui directeur de l’agence de voyage Overseas. J’ai également revu un ami entrepreneur Jean-François Conte, représentant de Motul en Afrique de l’Ouest (Dakota Transport et logistique).

UFE Burkina Faso

J’ai aussi retrouvé avec plaisir Didier Ricci, président de l’UFE Burkina Faso et ancien élu à l’AFE.

Solidarité

bf_adesaf1Centre de formation professionnelle à Kokologo

Je me suis rendu avec Martine Voron au Centre de formation professionnelle et de production agro-mécanique Kokologo, situé à une cinquantaine de kilomètres de Ouagadougou.

Nous avons été accueillis par Bila Sawadogo, directeur du centre, entouré du maire Pascal Sampebre, du chef du village, d’élèves et de leurs parents.

bf_adesaf4Il y a quelques mois, l’Association pour le développement économique et social en Afrique (Adesaf) m’avait soumis un projet qui a pour objectif de favoriser l’insertion de 60 jeunes déscolarisés issus du milieu rural.

Ce projet a pour objectif de favoriser l’insertion de 60 jeunes déscolarisés issus du milieu rural. Ils recevront à Kokologo une formation aux métiers de la forge, de la soudure et de l’agro-mécanique.

Durant leur formation, les apprentis du centre suivent une formation théorique de 3 mois, suivie d’une formation pratique de 3 mois où ils produisent des outils agricoles, avant d’effectuer une période 6 mois de stage dans une entreprise locale.

Une année expérimentale accueillant 10 jeunes entre octobre 2015 et octobre 2016 a permis de préparer ce projet. C’est sur la base de cette expérience pilote réussie que l’Adesaf a décidé de passer à 60 jeunes.

bf_adesaf3Si ce projet constitue une innovation sociale, il s’inscrit dans le cadre d’une démarche technique tout aussi innovante, puisque le centre réalise des outils conformes aux principes de l’agro-écologie et adaptés aux productions locales. C’est d’ailleurs la vente, la location et la réparation de ces outils qui assure la pérennité économique du centre.

J’ai félicité et encouragé les acteurs de cette institution unique en son genre au Burkina Faso.

Santé

bf_cmi1Centre Médical International

Avec Martine Voron, nous sommes allés saluer l’équipe du Centre Médical International (CMI) : Clémence Garnier Konate, médecin-chef en charge du centre, Adama Ouédraogo, responsable administratif et financier et Patrick de Lalande, président du conseil d’administration.

J’ai rendu hommage à leur travail remarquable au service de la santé publique et de la préservation des vies, comme ce fut le cas lors des attentats de janvier dernier.

bf_cmi2Le Centre Médical International (ex Centre Médico-Social français ou CMS) est un établissement de soins autonome à but non lucratif. Il est ouvert à tous les ressortissants étrangers résidents ou de passage au Burkina Faso et à leurs ayants-droits.

Depuis avril 2007, le CMI est géré par une association de droit burkinabè, l’AIS (Association internationale de santé). Le bureau de cette association a établi un plan d’avenir qui s’articule autour de divers objectifs de qualité, de disponibilité et d’accompagnement des patients, incluant la création d’un plateau technique autonome d’hospitalisation permettant une observation, des soins intensifs ou une stabilisation avant une évacuation sanitaire.

En circonscription en Estonie – Tallinn / 24 oct. 2016

esto_amb1Je remercie Claudia Delmas-Scherer, ambassadrice de France en Estonie depuis quelques semaines seulement, d’avoir facilité mon déplacement et permis de rencontrer des parlementaires estoniens.

L’adhésion de l’Estonie à l’UE en 2004 et son adoption de l’euro en 2011 ont accéléré le rapprochement entre nos deux pays. 265 compatriotes ont fait le choix de vivre dans ce pays qui se trouve à la même latitude que l’Alaska.

Les finances publiques de l’Estonie sont exemplaires. En 2015, l’Estonie affichait un taux d’endettement public de 9,7% et dégageait un excédent budgétaire de 0,4%. Le taux de chômage s’établit à 6,2%.

La vieille ville de Tallinn, aux anciens remparts remarquablement conservés, a conclu un jumelage avec la ville de Carcassonne, qui s’incarne à travers des  activités de coopération culturelle et par un volet dédié à la formation professionnelle (métiers de l’hôtellerie).

Politique

esto_dinerhlDîner parlementaire (Russie et Brexit)

Notre ambassadrice, Claudia Delmas-Scherer, a organisé un diner pour me permettre d’échanger avec des parlementaires estoniens, notamment sur ces deux sujets d’actualité : les sanctions économiques de l’UE envers la Russie et la position de l’Estonie au sujet du Brexit.

A cette occasion, j’ai eu l’opportunité d’échanger longuement avec Anne Sulling, ancienne ministre du Commerce extérieur de l’Estonie, membre du Parti de la réforme (centre droit libéral).

Son parti dirige une grande coalition gouvernementale réunissant les sociaux-démocrates et le parti conservateur Union Pro Patria et Res Publica (IRL). Les élus du Parti de la réforme siègent au sein de l’ADLE avec l’UDI au parlement européen.

Tout comme Andres Herkel, président du Parti libre (conservateurs – groupe PPE au parlement européen), Anne Sulling réclame un renforcement des sanctions de l’UE envers la Russie pour imposer la fin du conflit en Ukraine. Jeune femme brillante et parfaitement francophone, elle affiche également sa solidarité avec la position européenne sur le Brexit : pas question de transiger avec les Britanniques pour leur offrir un accord qui aurait pour effet de restreindre la liberté de circulation, tout en leur permettant d’accéder au Marché unique.

A contrario, la représentante du Parti du centre, mené par le russophone Edgar Savisaar, affichait sa proximité avec Russie Unie, le parti de Vladimir Poutine. Elle a développé des positions européennes de repli très proches de celles des nationalistes. Ce parti positionné au centre-gauche s’appuie sur l’électorat russophone (25% de la population). Isolé sur la scène estonienne, le Parti du centre est tenu à l’écart de toute participation au gouvernement de coalition. Tout comme le Parti de la Réforme, il siège aussi au sein de l’ALDE avec l’UDI au parlement européen.

Economie

esto_num1e-Estonia Showroom

(g. à d.) Olivier Cadic ; Indrek Onnik, project manager ; Jennifer Lacoste, consule de France en Estonie.

En compagnie de notre consule Jennifer Lacoste, j’ai découvert les innovations proposées par l’administration estonienne, exposées à l’e-Estonia showroom.

Dans ce centre de démonstration, Indrek Onnik nous a fait une présentation complète de la simplicité des démarches et des fonctionnalités de la carte d’identité numérique.

En 2014, l’Estonie a été le premier pays au monde à offrir une « e-résidence » aux ressortissants de pays tiers. Ceux-ci ont dès lors accès à certains services en ligne, comme s’ils étaient des citoyens estoniens (création d’entreprises, opérations bancaires, signature numérique sécurisée, etc…).

esto_num2L’Etat estonien a pour objectif d’enregistrer 10 millions d’e-Estoniens à horizon 2025 (soit près de 8 fois sa population actuelle). Il compte déjà 13.000 e-résidents.

Pour les entreprises, le pays offre des conditions fiscales avantageuses : flat tax de 20% depuis le 1/1/2015, considérant que l’impôt sur les sociétés ne doit taxer que les dividendes et non pas les bénéfices ! 940 entreprises ont été déjà créé des sociétés virtuelles afin de faire des affaires dans l’UE… sans résider en Estonie.

A ce titre et en prévision du Brexit, une page d’information dédiée aux entrepreneurs britanniques explique comment faire en sorte que leur entreprise bénéficie de l’environnement virtuel offert par l’Estonie pour commercer dans l’UE, tout en demeurant au Royaume-Uni.

Entrepreneuriat

esto_cci2Chambre de commerce

(g. à d.) Jennifer Lacoste, consule de France ; Olivier Cadic ; Jean Michel Enard vice-président et cofondateur de la Chambre de commerce franco-estonienne ; Pascal Millard. chargé d’études économiques à l’ambassade

Arrivé en Estonie en 2012, Jean-Michel Enard a rêvé de rassembler les entrepreneurs français installés en Estonie au sein d’une chambre de commerce. Ce rêve s’est transformé en réalité l’été dernier lorsque la Chambre de commerce suédoise a appuyé son initiative et l’a accueilli en son sein.

Une personnalité hors du commun l’a soutenu dans sa démarche : Anders Edman, président de la Chambre suédoise et de la Fédération des chambres suédoises à l’étranger. Anders est devenu président de la nouvelle Chambre franco-estonienne. Ce suédois parle 11 langues, dont le français.

esto_cci1Jean-Michel a également pour modèle la réussite de la Chambre de commerce franco-lituanienne et il compte s’inspirer de l’action efficace du conseiller consulaire Geoffrey Party, installé à Vilnius.

Lui-même importateur de vins français en Estonie, Jean-Michel se réjouit de compter déjà JC Decaux et Vini food parmi les membres de la Chambre. Il a recensé et contacté toute une liste de membres potentiels de l’acabit de Renault, St Gobain, Paul Ricard ou Schneider…

Longue vie à la Chambre de commerce franco-estonienne !

esto_eo2Société française Eolane

Créé en 1992, le groupe Eolane, leader sur le marché des services industriels en électronique, compte parmi les (trop) rares success-stories françaises du secteur électronique. Il emploie 3500 personnes dans le monde, dont plus de 2000 en France.

Eolane a racheté en 2012 une unité de production du finlandais Elcoteq, afin d’accompagner localement la demande de ses clients.

esto_eo1Philippe Jego est arrivé l’an dernier pour diriger cette unité de production qui assemble des composants électroniques pour des clients prestigieux comme Airbus.

La principale difficulté rencontrée en Estonie est la carence de main d’œuvre. Un phénomène qui s’explique diversement : un taux de chômage peu élevé ;  l’attractivité des pays voisins, comme la Finlande, qui offrent de meilleurs salaires ; et l’attrait de tous les cieux qui semblent plus cléments sur un plan météorologique…

Culture française

esto_if2Visite de l’Institut français d’Estonie

L’Institut français de Tallinn est situé dans le cœur historique de la capitale estonienne.

Anne Chounet, directrice de l’Institut depuis un an, a commencé par redresser les finances d’une structure alors en difficulté, contrainte de fermer sa médiathèque à l’été 2015.

esto_if1Celle-ci se fixe comme priorité le développement de l’enseignement précoce du français. Déjà, l’Institut accueille l’Association des petits francophones de Tallinn créée il y a 5 ans. Cette structure rassemble 46 enfants de 3 à 14 ans chaque semaine, un effectif qui progresse chaque année.

La rentrée scolaire 2013-2014 a été marquée par l’ouverture de la première classe d’enseignement en français en Estonie, une classe de maternelle au sein de l’école européenne de Tallinn.

L’Institut français affiche 1000 inscriptions cette année pour suivre des cours de français. Le défi n’est pas mince puisque le français est la 4ème langue enseignée en Estonie après l’anglais, le russe et l’allemand.