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En circonscription en Corée du Sud – Séoul & Daejon (19-23 avril 2019)

La réussite de ce premier voyage de cinq jours au pays du Matin calme doit beaucoup à Fabien Penone, ambassadeur de France en Corée du Sud, et à toute l’équipe du poste, avec une mention particulière pour Anne-Cécile Peltier, cheffe de la section consulaire, qui s’est rendue disponible pour m’accompagner tout au long de mon programme, soit 19 rendez-vous sur Séoul et Daejon.

Mes rencontres dans les milieux d’affaires m’ont révélé une société bouillonnante d’activité et résolument projetée vers l’avenir qui ne connait qu’un mot d’ordre : pali, pali (vite, vite) ! + d’images

SÉOUL

Enseignement français

Inauguration au lycée français : ‘Grandir ensemble’

J’ai eu l’honneur de participer à la cérémonie d’inauguration de l’extension du lycée français de Séoul, en compagnie de l’ambassadeur de France en Corée du Sud, Fabien Penone, du conseiller consulaire, Pierre Ory, du proviseur de l’établissement scolaire, Bruno Hirm-Martin, et du président de l’Association des parents d’élèves du LFS, Eric de Castelbajac.

423 élèves sont scolarisés sur le site de la maternelle à la terminale. Ce lycée conventionné avec l’AEFE affiche 100% de réussite au baccalauréat !

Confronté à une saturation de ses locaux, le comité de gestion a acquis un terrain mitoyen pour construire une extension permettant d’accroître la capacité d’accueil et d’améliorer les infrastructures : doublement des espaces sportifs, nouveau centre de documentation de 220 m2 (deux fois plus grand que l’actuel)…

David-Pierre Jalicon, architecte en charge de l’extension et également président de la Chambre de commerce et d’industrie franco-coréenne, a été plébiscité pour son travail.

Afin de réduire l’impact du coût d’investissement sur les frais de scolarité, l’association des parents d’élèves a levé plus d’un million d’euros auprès de sociétés, comme le groupe Hanwa-Total, Renault-RSM, Renault-RCI, BNP-Paribas et Arkema. L’AEFE a également accordé une subvention d’un million d’euros.

Le jour de l’inauguration a mobilisé des centaines de parents. Suite au remarquable spectacle musical qui associait des élèves avec des chanteurs d’opéra, Eric de Castelbajac a présenté le nouveau logo du lycée, accompagné de ce nouveau slogan prometteur : grandir ensemble. Félicitations à tous les artisans de ce beau succès ! + d’images

Lycée Xavier

Visite du lycée Xavier en compagnie d’Anne-Cécile Peltier, cheffe de la section consulaire en présence de Jérôme Pinot, directeur de l’établissement.

Après une rencontre avec les élèves de seconde et première pour une discussion sur mon action de sénateur, j’ai visité l’établissement avant d’échanger avec l’équipe de direction et des représentants des enseignants.

Fondé en 2002 par la communauté Saint François-Xavier, le lycée international Xavier (LIX) est établi à Gugi-dong, au nord-ouest de Séoul.

Affilié à la Mission laïque française, le LIX est seulement homologué du CP à la 6ème, alors qu’il accueille 203 élèves de la maternelle à la terminale.

L’idée originale de l’établissement était d’accueillir les Coréens francophones. Mais une loi de 2009 a limité le nombre de Coréens à 30% de la capacité maximale des écoles internationales. Le LIX doit donc pratiquer des tarifs ultra compétitifs envers la clientèle française pour attirer un pourcentage d’élèves non-coréens plus élevé.

Les infrastructures sont de très haute qualité. En découvrant l’auditorium, j’ai fait remarquer qu’il pourrait faire envie aux élèves du lycée Charles de Gaulle de Londres, tant il parait vaste. La salle d’art est décorée par les élèves eux-mêmes. Je n’ai pu m’empêcher de faire une photo panoramique pour graver cette image dans ma mémoire.

J’ai indiqué au directeur que je souhaitais que les critères d’homologation de nos écoles à l’étranger soient assouplis. L’identité religieuse de l’établissement devrait pouvoir être respectée dans nos critères.

Les 100% de réussite au bac du LIX, avec 58% de mention, démontrent la qualité du travail des enseignants. L’équipe pédagogique comprend au total 37 personnes. Aucun expatrié ou agent résident de l’AEFE n’y est détaché. + d’images

Politique

Groupe d’amitié

Prenant en compte mes qualités de membre du groupe d’amitié France-Corée du Sud et d’ambassadeur de la candidature de Worldskills Lyon 2023 pour le Sénat, Fabien Penone, notre ambassadeur, m’a organisé deux entretiens pour soutenir mon action en matière de diplomatie parlementaire.

Le premier s’est tenu à la Résidence de France avec Chung Sye Kyun, député, président du groupe d’amitié Corée du Sud-France, ancien président de l’Assemblée nationale. Nous avons évoqué l’excellence de nos relations bilatérales, et évoqué le souhait du président Sye Kyun de conduire son groupe d’amitié prochainement en France.

La discussion m’a permis de rappeler que la Corée du Sud n’a jamais ouvert son marché aux exportations de viande bovine française. Alors que l’Assemblée nationale a donné son accord, en mars, pour mettre fin à l’embargo sur les importations de viande bovine danoise ou néerlandaise, l’administration coréenne temporise pour la France. Chung Sye Kyun nous a promis de regarder le dossier.

Assemblée nationale (Worldskills)

Mon second entretien a eu lieu à l’Assemblée nationale avec Han Jeoungae, députée et vice-présidente de la commission en charge de l’environnement et du travail, en compagnie de David Peneau, conseiller politique.

La vice-présidente était présente comme moi lors des Worldskills 2017 à Abu Dhabi (compte-rendu). Elle suit la compétition entre la France et le Japon pour accueillir les Olympiades des métiers (Worldskills) en 2023. Je lui suis très reconnaissant d’avoir partagé avec moi son regard sur les forces et faiblesses des deux candidatures.

L’implication personnelle du président Emmanuel Macron pour porter ce dossier, et l’accompagnement du parlement pour défendre notre candidature jusqu’à Séoul auprès d’elle, démontrait à ses yeux l’engagement de notre pays envers les Worldskills, au plus haut niveau politique.

Ses remarques nous permettent d’améliorer encore notre dossier qui sera examiné à Kazan, en août prochain.

Lors de cette rencontre, j’ai eu le plaisir de découvrir l’hémicycle de l’Assemblée nationale sud-coréenne qui fonctionne en mode zéro papier. + d’images

Sécurité

INSS (Corée du Nord)

Dans le cadre de mes fonctions de président du « groupe d’études et de contact RPDC (Corée du Nord) », il m’a paru opportun de demander à rencontrer l’INSS (Institute for National Security Strategy). Ce think-tank, fondé en 1977, est chapeauté par le service de sécurité coréen et financé par les impôts des contribuables sud-coréens.

Mes interlocuteurs m’ont fait remarquer que c’était la première visite d’un parlementaire français à l’INSS. Ils m’ont présenté l’organisation de leurs travaux qui s’articule selon 5 thèmes : Le régime de la Corée du Nord / La stratégie d’unification pour la paix / La stratégie pour la politique extérieure / La nouvelle sécurité nationale (terrorisme – cyber sécurité – environnement) / La situation actuelle sur la péninsule.

Trois catégories de chercheurs travaillent à l’INSS : des experts en sécurité, des « élites défecteurs » qui ont quitté la Corée du Nord et, enfin, des retraités qui ont servi dans le service de renseignement. Tous développent une approche universitaire, mais en se fondant sur leur expérience de terrain. + d’images

MOFA – CYBERSÉCURITÉ

Ambassadeur pour la sécurité internationale du Ministère des Affaires étrangères (MOFA), Kim Gun, avait choisi l’Abri, un restaurant français de Séoul, pour m’inviter à déjeuner en compagnie de Thomas Biju-Duval, conseiller politique.

Mon objectif était de découvrir l’organisation de la Corée du Sud en matière de cyber-sécurité, afin de poursuivre mon travail de benchmarking et de recueil de bonnes pratiques en la matière.

Nous avons évoqué l’origine des cyber-attaques qui menacent régulièrement la Corée du Sud. Leur doctrine qui vise à ne pas nommer les attaquants est semblable à celle de la France. + d’images

Commerce extérieur

Communauté d’affaires

Fabien Penone a organisé deux diners à la Résidence : l’un pour me permettre de faire un tour d’horizon de notre relation bilatérale ; l’autre pour prendre la dimension économique avec la participation de chefs d’entreprise.

En 1953, la Corée du Sud était le 3ème pays le plus pauvre au monde… Elle fait désormais partie du G20 et pointe à la 12ème place. C’est aujourd’hui le premier pays à avoir mis en route la 5G et son duty free représente 7 fois celui de Dubaï.

Ce pays de 51,6 millions d’habitants, où l’espérance de vie est de 82,6 ans et dont la population se déclare sans religion à 57%, exerce une force d’attraction mondiale.

La Corée est néanmoins confrontée à de nouveaux défis.

Avec un indice de fécondité de 0,9, on prévoit qu’en 2070, la population coréenne sera divisée par deux ! Dès la maternelle, les enfants sont appelés à être compétitifs. Une jeunesse qui se déroule au rythme de double-journées : l’une à l’école publique, l’autre dans les cours privés.

La pression sociale les pousse à décrocher une université parmi les 4 meilleures. Pour ces jeunes, la Corée du Sud « c’est l’enfer », avouent-ils en rêvant d’ailleurs. Le malaise des jeunes coréens s’exprime clairement dans les Manwa (les mangas coréens). La Corée détient le record mondial du taux de suicide chez les adolescents et aussi chez les personnes âgées.

Le président Moon a réduit la durée maximale du travail à 52 heures/semaine (40 heures +12 heures supplémentaires) qui était précédemment de 68 heures. Un doublement du salaire minimum devrait l’amener au niveau de celui de la France, à la fin de son mandat.

Depuis l’entrée en vigueur de l’accord de libre-échange entre la Corée du Sud et l’UE en 2011, notre pays affiche un excédent commercial avec ce pays.

Le soir de mon arrivée, j’ai rencontré les chefs de service pour une réunion de cadrage.

Je remercie les participants : Michel Drobniak, chef du service économique ; Jean-Christophe Fleury, COCAC et directeur de l’Institut français de Corée ; Myriam Saint-Pierre, conseillère de presse et communication ; Thomas Biju-Duval, conseiller politique ; David Péneau, conseiller politique ; Jean-César Lammert, directeur du bureau Business France de Séoul ; Anne-Cécile Peltier, cheffe de la section consulaire.

Le second dîner fut axé sur notre commerce extérieur, avec la participation de chefs d’entreprise et acteurs économiques.

Je remercie les participants : David-Pierre Jalicon, président de la FKCCI, Philippe Li, président honoraire de la FKCCI, secrétaire général du Club Corée France ; Colette Rouches, conseillère du commerce extérieur ; Catherine Germier-Hamel, co-présidente du Cercle des entrepreneurs francophones en Corée ; Jérôme Chalansonnet, co-président du Cercle des entrepreneurs francophones en Corée ; Michel Drobniak, chef du service économique ; Jean-César Lammert, directeur du bureau Business France de Séoul. + d’images

Chambre de commerce (FKCCI)

En Corée, dire « je suis très occupé », signifie que tout va bien. J’ai constaté que la Chambre de commerce franco-coréenne allait très bien.

Accompagné par Michel Drobniak, chef du service économique, j’ai visité la FKCCI, présidée par David-Pierre Jalicon, qui dirige également un cabinet d’architecture employant 65 personnes et rayonnant sur toute l’Asie, jusqu’à Singapour.

La Chambre réunit 350 membres. Près de 200 entreprises françaises sont installées en Corée du Sud et y emploient 25000 salariés. Cependant, 5000 entreprises françaises ont un courant d’affaires avec ce pays. Les ventes sont estimées à 8Mds€ en cumulé.

La FKCCI présente la particularité d’être dirigée par un quatuor féminin.

Stella Yoon, directrice générale, encadre trois directrices de services :
Emmanuelle Sorel dirige le service Appui aux entreprises qui recense 470 services d’appui. 110 sociétés sont accompagnées ; 18 sont hébergées à la FKCCI ; 6 missions sont organisées en France pour les sociétés coréennes. De plus, la Chambre a constitué 4 comités sectoriels (luxe, gourmet, innovation, énergie).
Oriane Caitucoli dirige le service Évènement, à commencer par le gala annuel de la CCI qui regroupe 850 personnes ou encore la soirée du Bastille Day. Séminaires, conférences, déjeuners, tournoi de golf ou de tennis, les événements s’enchainent tout au long de l’année.
Orianne Lemaire dirige le service Communication. Avec 270.000 visites sur leur site et blog en 2017, la FKCCI affiche la meilleure visibilité de nos chambres internationales. + d’images

Groupe Total

Rencontre avec Jean-Marc Otero del Val, vice-président exécutif du joint-venture Hanwha-Total et conseiller du commerce extérieur (CCEF), en compagnie de Michel Drobniak, chef du service économique de l’ambassade.

Ce joint-venture fournit 10% du gaz (GNL) distribué en Corée. Créée en 2003, ce JV emploie 1600 personnes dont 4 expatriés français, des collaborateurs expérimentés de Total positionnés à des postes stratégiques. Son chiffre d’affaires représente de 7 milliards de dollars, pour un résultat net d’1 milliard. C’est la 14ème entreprise coréenne en taille.

Le plus important site pétrochimique du groupe Total se trouve en Corée à Daesan. Le groupe s’apprête à investir 3 Md$ pour étendre ce site, afin de poursuivre sa croissance liée à la demande de plastique, elle-même corrélée au développement économique, explique Jean-Marc.

Il n’y a pas que la Chine, la Corée du Sud est aussi l’usine du monde. La quantité et la qualité du travail chez les Coréens sont exceptionnelles. Avant les restrictions en termes de temps de travail, 15% des salariés réalisaient plus de 68 heures/semaine. Jean-Marc Otero del Val m’a raconté l’engagement d’un ingénieur qui mettait un point d’honneur à travailler 108 h/semaine. + d’images

Asiance – French Tech

Entretien avec Bosun Kim et Olivier Mouroux, co-fondateurs et co-directeurs d’Asiance, agence digitale créée il y a 15 ans et qui compte 60 employés.

La liste de leurs clients est impressionnante, en termes de références et de diversité. Leur maîtrise de l’environnement culturel des affaires, alliée à leur expertise technologique, leur permet de développer rapidement de leur clientèle en Asie.

Ces deux entrepreneurs font également partie des animateurs de la French Tech Seoul. Avec plus de 30.000 startups et 130 fonds de VCs, l’écosystème coréen a fait naître 6 licornes et de nombreuses réussites dans la haute technologie.

A titre d’exemple, Naver, le Google sud-coréen, est sollicité par 30 millions de visiteurs par jour, soit près de 14 millions de requêtes par heure. Ici, on n’achète pas les bannières au clic mais à l’heure !

La Corée ne manque pas d’ambition, puisqu’elle veut créer le plus grand incubateur du monde et dépasser notre Station F qui accueille plus de 1000 start-up et grandes sociétés technologiques, comme Microsoft, Facebook ou encore… Naver.

Voilà qui justifiait bien que l’une des 48 communautés French Tech du monde s’établisse à Séoul pour créer un pont technologique entre nos deux pays et faire naître les leaders économiques de demain.

Communauté française

Consulat

Afin de mesurer les attentes des Français établis en Corée du Sud, j’ai fait une visite du consulat qui m’a permis de m’entretenir avec l’équipe consulaire dirigée par Anne-Cécile Peltier.

Nous avons prolongé ce travail par le diner de clôture de mon séjour, en compagnie de Pierre Ory, conseiller consulaire pour la circonscription Corée du Sud & Taiwan.

Si 3058 ressortissants français sont inscrits au registre consulaire (dont 10% de franco-coréens), et 457 membres étrangers de leurs familles placés sur le registre de protection, les autorités coréennes ont recensé 6.540 résidents français au dernier semestre 2018.

Les Français forment le deuxième contingent européen, après celui des Britanniques (7554), et devant les Allemands (5319).

Le dynamisme de la communauté française est la résultante de la présence de plus en plus visible d’étudiants, première communauté d’étudiants européens en Corée, et de jeunes diplômés français.

Afin de pouvoir s’établir en Corée du Sud, certains compatriotes n’hésitent pas à se marier, quitte à divorcer les mois suivants. Il faut dire que certains supportent mal l’interventionnisme de leur belle famille coréenne.

A Séoul comme ailleurs, notre monde globalisé génère une explosion des flux touristiques et crée un impact sur l’activité consulaire. Il faut développer des activités chronophages pour répondre à nos compatriotes de plus en plus nombreux en situation de précarité économique, sociale, sanitaire, parfois psychologique. + d’images

DAEJON

Déplacement à Daejon, 5ème ville du pays.

Culture française

Centre culturel français

Visite du centre culturel français de Daejon, «L’entrepôt», dirigé par Jeon Chang-Son, président de l’Alliance française de Daejon.

Ce centre culturel est organisé autour d’un bistrot placé au sein d’une médiathèque qui compte 10000 supports.

L’établissement organise de nombreux événements culturels : Nuit de la lecture, festival Culinaire français, concert, conférences…

Le cadre est exceptionnel.  La richesse et la variété des objets qui décorent le centre constituent un bric-à-brac d’un charme fou.

Ce lieu original doit beaucoup à la personnalité de Jeon, diplômé d’un doctorat de littérature française et d’un DEA de La Sorbonne. Je lui suis reconnaissant de m’avoir accueilli chez lui pour un déjeuner coréen, en compagnie de Seunghye Sun, présidente du musée municipal de Daejon, d’Anne-Cécile Peltier, cheffe de la section consulaire et de Hervé Dematte, attaché de Coopération pour le français. + d’images

Alliance française

Fondée en 1985, l’Alliance française de Daejon est la 3ème Alliance française de Corée en termes d’étudiants différents.

Minji Kim, directrice de l’AF de Daejon, m’a accueilli en compagnie de Anne-Cécile Peltier, cheffe de la section consulaire et de Hervé Dematte, attaché de Coopération pour le français.

J’ai aussi profité d’un entretien décontracté avec des élèves et des professeurs de l’AF, suivi d’un échange avec la directrice sur les limites au développement de l’AF, liées à une législation nationale restrictive qui ne leur permet pas d’enseigner aux enfants. + d’images

En circonscription au Japon – Tokyo (16-18 avril 2019)

A ma descente d’avion à Tokyo, j’ai appris la dramatique nouvelle de l’incendie de Notre-Dame. J’ai constaté, à chaque rendez-vous, que l’émotion était aussi partagée par tous mes interlocuteurs japonais.

J’adresse un hommage particulier Laurent Pic, ambassadeur de France au Japon pour la qualité de son accueil et pour ses suggestions de rencontres qui ont enrichi ma mission.

Dès notre première rencontre, début 2015, lorsque Laurent Pic était ambassadeur de France aux Pays-Bas, puis directeur de cabinet du ministre des Affaires étrangères, Jean-Marc Ayrault, j’ai pu apprécier son engagement à défendre les intérêts de notre pays et son empathie envers nos compatriotes en difficulté à l’étranger.

Justement, l’un de ces compatriotes fait la une des médias, il s’agit de Carlos Ghosn. Ses conditions d’incarcération ternissent l’image du système judiciaire japonais. Le suivi de cette affaire constituera mon action prioritaire pour le Japon. Elle illustre l’insécurité juridique à laquelle sont confrontés de nombreux entrepreneurs et hommes d’affaires français à l’étranger. Notre pays peut et doit mieux faire pour les protéger.

Communauté française

Soirée d’accueil

Afin d’appréhender les défis auxquels sont confrontés nos élus consulaires au Japon, j’ai retrouvé, à l’ambassade, les membres du conseil consulaire des bourses, justement à l’issue d’une réunion consacrée aux bourses scolaires.

Les conseillers consulaires Evelyne Inuzuka, Thierry Consigny et François Roussel ; la Chef de section consulaire Marie-Hélène Teylouni, le proviseur du LFIT Philippe Exelmans et son adjointe Patricia Reynaud, ainsi que plusieurs responsables d’associations françaises locales m’ont fait l’honneur de participer au diner qui a suivi.

Nous sommes revenus les conséquences familiales des conflits parentaux qui représentent un tiers des dossiers d’entraide de l’OLES, structure présidée par Yves Alemany, ancien élu à l’AFE. Depuis 4 ans, l’OLES a aidé 108 personnes et découvert la face cachée de la communauté française.

Nous avons également évoqué la question de l’apprentissage de la langue française au Japon, qui est devenue un véritable challenge, puisque les Japonais privilégient l’apprentissage de leur langue maternelle combinée à celle l’anglais.

Merci à Thierry Consigny d’avoir organisé le dîner m’offrant ainsi une belle entrée en matière pour ce premier déplacement au Japon. + d’images

Consulat

Rencontre avec Marie-Hélène Teylouni, chef de la section consulaire, et sa dynamique équipe.

L’attrait de nos compatriotes pour le Japon se révèle en observant les statistiques. Nous sommes passés de 70.000 à 280.000 visiteurs français par an, en 5 ans. Le programme vacances-visa-travail fait le plein en atteignant le plafond prévu de 1500/an.

Avec 10.250 compatriotes inscrits au consulat, nous sommes dans un rapport de 1 à 30 entre le Français résident et le Français touriste.

Cette fréquentation en hausse engendre un surcroît de travail pour les agents, suite à des pertes ou vols de documents d’identité. Le service social est souvent appelé à intervenir par suite de décès, accidents, hospitalisations… Il dénombre 80 cas en difficulté par an.

Lors de conflits familiaux, la simple déclaration de la mère faisant état du caractère potentiellement violent du père peut justifier que ce dernier ne puisse plus revoir son enfant. Les cas sont nombreux et le désarroi des pères concernés est déchirant.

L’incarcération de Carlos Ghosn a révélé la possibilité de mettre une personne en garde à vue jusqu’à 23 jours au Japon. Dans le cas du président de Renault-Nissan, l’arrestation a même été renouvelée à plusieurs reprises pour permettre au Parquet de s’affranchir des limites légales de 23 jours. Cette détention ininterrompue constitue une violente atteinte aux droits de l’Homme qui nuit à l’image du pays.

Pour illustrer la dureté du système judiciaire, il m’a été révélé que des compatriotes sont restés plus de 3 semaines en prison, juste pour être sortis avec un sandwich de 3€ à la main sans l’avoir payé, ou pour avoir sélectionné par erreur un ‘café moyen’ après avoir payé un jeton ‘café court’…

La perspective de la coupe du monde de rugby et des JO au Japon fait craindre au consulat que certains comportements anodins en France puissent générer de douloureuses surprises.

Pour anticiper, la fiche Conseils aux voyageurs alerte opportunément sur l’inflexibilité du Japon par rapport aux actes d’incivilité ou de violence. + d’images

Conseillers consulaires

En clôture de mon premier déplacement au Japon, Laurent Pic, ambassadeur de France au Japon, a organisé un dîner à la Résidence en compagnie des conseillers consulaires Evelyne Inuzuka et Thierry Consigny, de la Chef de section consulaire Marie-Hélène Teylouni, ainsi que de Nicolas Bergeret, conseiller politique et d’Yves Alemany, ancien élu à l’AFE aux côtés duquel j’ai siégé durant 8 ans et président de l’OLES.

Nous avons eu l’opportunité d’échanger sur tous les aspects abordés lors de cette visite : diplomatique, économique, technologique, éducatif, culturel et sécurité.

Le volet judiciaire a mobilisé une part importante de nos échanges. L’affaire Carlos Ghosn évidemment ou encore la question du divorce qui mobilise nos élus consulaires au Japon depuis toujours. Toutefois, le 25/1/2011, une résolution avait été adoptée au Sénat, «tendant à permettre au parent français d’enfants franco-japonais de maintenir le lien familial en cas de séparation ou de divorce». Huit ans plus tard, l’inertie de la justice nippone empêche toujours des parents français d’approcher leurs enfants…

Entrepreneuriat

Chambre de commerce et CCEF

La réunion d’entrepreneurs français, présidée par le ministre conseiller, Jean-Baptiste Lesecq, en présence d’Olivier Ginepro, conseiller économique, a permis de rappeler que la présence économique française était ancienne et pérenne.

La CCI France-Japon a en effet fêté ses 100 ans, l’an dernier. Elle fut la première chambre indépendante au Japon en 1918 par autorisation du gouvernement et demeure aujourd’hui la plus importante chambre européenne a souligné son directeur général, Nicolas Bonnardel.

L’accord de libre-échange entre le Japon et l’Union européenne, en vigueur depuis le 1er février 2019, va favoriser nos échanges, puisqu’il vise notamment à une réduction conséquente des tarifs douaniers du Japon sur des produits agro-alimentaires, comme le vin, produit français phare.

Thales connaît une réussite emblématique au Pays du soleil levant, puisque sa présence remonte à 48 ans. Importation de composants, puis vente de systèmes d’armes (mortiers et munitions depuis 35 ans) et dernièrement accords bilatéraux, comme cette coopération signée en 2015 avec Mitsubishi pour le développement de sonars pour drones sous-marins, nous a raconté Cyrille Dupont, président de Thales Japan.

Notre relation commerciale se caractérise aussi par des investissements japonais en France où 500 filiales sont implantées. Des investissements, c’est à souligner, qui ont souvent un caractère manufacturier.

En écho à ma rencontre à la French Tech, Frédéric Nouel (3rdKind) nous a rappelé que le Japon prenait conscience qu’il n’était plus technologiquement en avance, ce qui allait multiplier les opportunités pour nos entreprises high-tech. Confortant cette idée, Adrien Pichon (WeAre Pacific) a relaté que des sociétés japonaises n’hésitaient plus à confier les clés de leur avenir à des managers étrangers de moins de trente ans. Signe des temps et de l’urgence de revenir dans la course. + d’images

French Tech Tokyo

La French Tech Tokyo a été lancée le 5 octobre 2015, en présence d’Emmanuel Macron, alors ministre de l’Économie, avec l’objectif d’aider au développement de start-up françaises innovantes au Japon.

Ce fut passionnant d’échanger avec ses membres, en présence de Nicolas Bergeret, conseiller politique de l’ambassade et Pauline Girot de Langlade, conseillère industrie et services de l’ambassade.

On retiendra des propos de nos jeunes aventuriers qu’il existe une véritable barrière culturelle au Japon. Ici, rien ne sert de parler anglais et rien de possible sans un partenaire japonais pour ouvrir les portes, notamment celle des investisseurs. Le présentiel est tout aussi fondamental. Il faut se rencontrer régulièrement et souvent avant de conclure une affaire. Les deux maîtres mots sont la patience et la confiance, a résumé Pauline.

Jusque-là, le Japon s’est toujours tourné vers les États-Unis, mais depuis cinq ans il se tourne vers l’Europe, notamment pour faire barrière à la Chine. La « case France » est associée à l’innovation et l’entrepreneuriat (beaucoup moins pour l’industriel). L’industrie 5.0 devra se faire avec nos technologies, s’enthousiasme l’équipe de la French Tech Tokyo.

Je remercie chaleureusement tous les intervenants pour leur contribution : Samir Bennefla (Place2B) ; Célia Boffo (WeAre Pacific) ; Lancelot Bosques (OrangeFab) ; Adrien Caron (RealCro) ; Frédéric Nouel (3rdKind) co-président de la French Tech Tokyo ; Adrien Pichon (Aerospace, WeAre Pacific). + d’images et d’information

Energy Pool Japan

Née en Savoie, Energy Pool est aujourd’hui un leader mondial de la modulation de consommation d’électricité (Demand Response). Son rôle est de créer l’équilibre entre la production et la consommation d’électricité, impossible à stocker.

En effet, une vague de froid peut soudainement générer une surconsommation, comme un vent fort peut créer une surproduction par le biais des éoliennes. Selon les cas, aléas météo et pannes de centrales, Energy Pool intervient pour diminuer ou stimuler la consommation en temps réel, nous ont expliqué Alain Dardy, COO et Guillaume Fernet, COO.

Accompagné de Nicolas Bergeret, conseiller à l’ambassade, nous avons ensuite découvert le centre de pilotage.

Le CEO de la filiale japonaise, Takeshi Ichimura, nous a décrit sa technologie très particulière qui permet aux industriels de réduire leur facture électrique en réduisant ou augmentant leur consommation pour « rendre service au réseau électrique ».

Ce type de régulation est possible après une modélisation des procédés industriels des usines clientes qui peuvent introduire une part de flexibilité dans leur production, dans le but de réduire leurs coûts. Une belle success-story ! + d’images

EuroManga

Frédéric Toutlemonde a réussi un pari fou : vendre du manga français aux Japonais. L’engouement pour Radiant, la série conçue et dessinée par Tony Valence, est tel que la chaîne de télé publique NHK a décidé de faire une version dessin animé de l’histoire de ce jeune sorcier évoluant dans un monde fantastique.

Tous mes encouragements à cet entrepreneur audacieux. + d’images

Enseignement français

Lycée français

Visite du lycée français de Tokyo créé en 1967, en compagnie du proviseur Philippe Exelmans et de son adjointe Patricia Reynaud.

Cet établissement conventionné de l’AEFE accueille 1376 élèves de la maternelle à la terminale. Les effectifs sont en augmentation de 5 à 8%/an. Avec la simple montée des cohortes, le proviseur anticipe des effectifs de 1600 élèves en 2024.

La capacité du site actuel étant de 1250 élèves, l’équipe de direction est en discussion avec la mairie pour acquérir une ancienne école primaire désaffectée, située à proximité. Ce projet immobilier de 6,2 M€ permettrait d’y localiser les cycle2 cycle3 du primaire.

68-70% des bacheliers du lycée rentrent en France pour leurs études supérieures, généralement pour intégrer des prépas ou des écoles d’ingénieur.

Une section internationale japonaise et une section internationale américaine ont été créées dans l’école à partir du lycée. L’extension de ces sections au primaire et au collège est en projet.

J’ai eu l’opportunité d’échanger avec les élèves de seconde pour comparer leurs projets numériques avec ce que nous apprenions au lycée lorsque je passais le baccalauréat informatique en 1980. Je leur ai offert un saut dans le passé vers la programmation en binaire et la carte perforée, autant dire un effet Jurassic park de l’informatique. + d’images

Ecole du juste Milieu

Ce sont les petites rivières qui font les grands fleuves.

Comment permettre aux jeunes enfants de grandir à Tokyo, tout en se familiarisant avec la langue française à moindre coût ? C’est le défi relevé par les époux Levet, sitôt débarqués de Corée pour lancer leur projet d’école, en janvier dernier.

J’ai visité cette école où quinze bambins sont déjà familiers des lieux.

Je salue et j’encourage ces initiatives privées qui contribuent au développement de l’enseignement français à l’étranger.

Culture française

Institut français

Visite de l’Institut Français de Tokyo dirigé par Xavier Guerard que j’ai connu en poste à Londres. Nous étions accompagnés par Emmanuel Martinez, secrétaire général adjoint et David Certhoux, directeur des cours.

Ce centre accueille 3000 étudiants en français par an, en incluant les 300 étudiants qui suivent les cours à distance. 78000 visiteurs fréquentent l’Institut Français de Tokyo chaque année.

Propriétaire de ses locaux, l’Institut français prévoit de construire un nouveau bâtiment de 1200m2 qui comprendra un nouveau restaurant et augmentera le nombre de salles de cours de 16 à 20. La création d’une nouvelle salle de conférence est également prévue. Le début des travaux est programmé en ce mois de juin dans la perspective d’une ouverture au cours de l’été 2020. + d’images

Politique

GRIPS & Ministère des Affaires étrangères

En ma qualité de président du groupe sénatorial d’étude et de contact avec la Corée du nord, j’ai pris avantage de ce déplacement à Tokyo pour évoquer l’évolution de la situation en Corée du nord avec des analystes japonais spécialistes de ce pays.

J’ai eu deux rendez-vous, au GRIPS puis au ministère des Affaires étrangères japonais.

Tout d’abord une rencontre avec Narushige Michishita, professeur et vice-président du National Graduate Instituteur for Policy Studies (Grips). M. Michishita a consacré un ouvrage sur la Corée du Nord. Il m’a livré son analyse qui peut se résumer en quatre scénarios et m’a décrit dans le détail les options qui se présentaient au président nord-coréen et la position extrêmement vigilante du Japon à portée de missile immédiate…

Ma visite au ministère des Affaires étrangères m’a permis de m’entretenir avec Atsushi Saito, coordinateur régional pour l’Asie du nord-est. Missiles, dénucléarisation et enlèvement des Japonais, constituent les trois principales préoccupations du gouvernement japonais vis-à-vis de la Corée du nord.

Les missiles nord-coréens peuvent atteindre le Japon en quelques minutes. La menace nucléaire ajoute à la tension dans un pays qui est le seul à avoir subi le traumatisme des effets de l’arme atomique.

Enfin, la question des Japonais enlevés par la Corée du nord est d’importance primordiale et donc une urgence pour Tokyo. La Corée du Nord a longtemps nié avoir enlevé des Japonais dans les années 1970 et 1980, jusqu’à ce que le dirigeant Kim Jong-il l’admette et s’en excuse auprès du Premier ministre Japonais Koizumi, lors du sommet Japon-Corée du Nord en septembre 2002. Seulement 5 des personnes enlevées sont retournées au Japon. Le ministère des Affaires étrangères m’a remis un dossier circonstancié pour soutenir sa démarche. + d’images

En circonscription en Tunisie – Tunis (12-13 avril 2019)

Un grand merci à Olivier Poivre d’Arvor, ambassadeur de France en Tunisie, à Madeleine Bennaceur et à Michel Zucchero, conseillers consulaires pour la Tunisie et la Libye (sur la photo), pour avoir favorisé la réussite de mon 4ème déplacement en Tunisie.

Ces élus m’ont permis de concrétiser différents échanges avec les milieux économiques locaux en marge du 5ème FOMA. J’ai ainsi pu optimiser ce retour à Tunis et repartir avec une meilleure appréciation de la situation locale.

Enseignement français

5ème FOMA

J’ai participé au 5ème FOMA, Forum mondial des anciens élèves des lycées du monde qui s’est tenu à Tunis du 12 au 14 avril.

L’Union-ALFM, présidée par Dominique Tchimbakala, fédère quelque 80 associations d’anciens élèves qui existent à travers le monde. L’association a lancé, fin 2017, un réseau social, associatif et professionnel : www.alfm.fr

Au programme de ce FOMA : rencontres, discussions, témoignages, table ronde…

Olivier Poivre d’Arvor, ambassadeur de France en Tunisie, a annoncé que son objectif pour la Tunisie était de passer de 12.500 élèves dans le réseau français à 25.000. Son volontarisme s’incarne dans un projet unique intitulé « Tunisie pilote » qui permettra l’ouverture de nouveaux établissements aux programmes français, répartis sur l’ensemble du territoire tunisien dans les années à venir.

Les trois présidents d’associations d’anciens élèves de Tunis (lycée Carnot, lycée Pierre Mendès-France et lycée Gustave Flaubert) étaient réunis sur scène pour témoigner de la vitalité de ce réseau. + d’images

Réception à  l’ambassade

À l’occasion du 5ème FOMA à Tunis, Olivier Poivre d’Arvor, ambassadeur de France en Tunisie, avait convié les participants à un cocktail à la Résidence de France à La Marsa.

J’y ai retrouvé plusieurs parlementaires à commencer par les députés Samantha Cazebonne et M’jid El Guerrab, mais aussi mes collègues sénateurs des Français de l’étranger, Claudine Lepage, Damien Regnard et Richard Yung.

Quatre conseillers consulaires de Tunisie étaient présents : Madeleine Bennaceur, Laurent Caizergues, Francis Gaetti et Michel Zucchero.

Madeleine a largement contribué à l’animation en lançant la musique pour accompagner ce verre de l’amitié partagé avec des participants venus des 4 coins du monde.

J’ai eu l’excellente surprise de retrouver Mylène Audirac, conseillère consulaire du Mexique, venue spécialement pour l’occasion depuis Mexico.

La soirée s’est poursuivie par un dîner organisé par M’jid El Guerrab, député de la 9ème circonscription des Français de l’étranger.

Merci à M’jid de nous avoir offert ce moment privilégié pour parler enseignement français à l’étranger, en compagnie notamment d’Olivier Brochet, nommé récemment directeur de l’AEFE, ou encore de la députée Samantha Cazebonne, auteure d’un rapport sur l’Enseignement français à l’étranger et François Normant, président de la FAPEE. + d’images

Entrepreneuriat

CCEF

Entretien à la Résidence de France avec Norbert de Guillebon, ancien président de la section Tunisie des CCEF et Pierre Beregovoy, DG de l’UBCI en compagnie de Michel Zucchero, conseiller consulaire.

La France demeure le premier partenaire commercial de la Tunisie et il convient de poursuivre nos efforts pour soutenir le développement de ce pays.

J’ai souhaité évoquer les conséquences pour les milieux économiques locaux du placement de la Tunisie sur la liste noire de l’UE des pays fortement exposés au blanchiment de capitaux et au financement du terrorisme. La Tunisie est également sur la liste noire du GAFI (Groupe d’action financière).

Les restrictions sur la détention de comptes bancaires en France par des Tunisiens, voire des compatriotes installés dans le pays se font ressentir.

La principale difficulté vient de la taille du business informel qu’il convient de circonscrire. La description du trafic d’hydrocarbure, venant de Lybie jusqu’à la frontière tunisienne, ressemble en tous points à ce qui m’a été décrit entre le Venezuela et la Colombie, le mois dernier.

La Tunisie n’a pas le choix. Mes interlocuteurs m’ont rassuré sur la prise de conscience de la situation par le gouvernement et les efforts entrepris pour en sortir le plus vite possible qui commencent à porter leurs fruits.

Pour l’illustrer, les transactions immobilières sont désormais plus étroitement contrôlées. Je remercie Michel Zucchero d’avoir organisé la réunion. + d’images

En circonscription au Liban – Beyrouth (10-11 avril 2019)

Retour à Beyrouth, deux ans après ma précédente participation à la Semaine de l’eau, conférence relative à l’hydro-diplomatie (compte-rendu). Merci au Dr Fadi Comair, directeur général du ministère de l’Énergie et de l’Eau du Liban, pour avoir renouvelé son invitation à venir au pays du cèdre, et plus largement pour sa contribution à la réussite de ma mission.

Ce 4ème passage au Liban (et 312ème déplacement depuis le début de mon mandat) fut l’occasion de constater que les dispositifs techniques du consulat avaient été améliorés.

Belle opportunité d’apprécier à nouveau l’efficacité de l’engagement de nos conseillers consulaires, Denise Revers-Haddad (Vice-Pdte)Jean-Louis MainguyCharles Kanaan, et Ghassan Ayoub, lors de nos rencontres.

Dans le prolongement de mon déplacement à Riyad, Roland Raad, conseiller consulaire pour l’Arabie-Saoudite, m’a accompagné également à Beyrouth pour me faire découvrir les endroits où il a grandi et rencontrer des entrepreneurs libanais qui réussissent à l’international.

Hydro-diplomatie

7ème semaine de l’Eau

Invité par le Dr Fadi Comair, directeur général du ministère de l’Énergie et de l’Eau du Liban, je suis intervenu en clôture des 3 jours de conférence réunissant ministres, diplomates et éminents experts internationaux du secteur.

Je suis revenu sur mon action prioritaire au Liban qui concernait le CIFME (Centre d’information et de formation aux métiers de l’eau) pour lequel j’ai obtenu la finalisation du financement de l’étude de faisabilité par l’AFD, grâce à l’appui du ministre de l’Économie de l’époque… un certain Emmanuel Macron. J’espère que le Président de la République posera la première pierre de cet édifice lorsqu’il viendra au Liban.

Initiateur du principe d’hydro-diplomatie, Fadi a co-organisé avec moi 4 conférences au Sénat sur les thèmes de l’Oronte, du Jourdain, du Nil, du Tigre & l’Euphrate (compte-rendu), afin d’inciter le monde politique à prendre conscience de l’importance de la gestion partagée de l’eau pour éviter les conflits. + d’images

Diplomatie parlementaire

Toujours à l’invitation du Dr Fadi Comair (au centre de la photo), je suis intervenu en ouverture de la rencontre consacrée à la convention sur l’Eau des Nations Unies, au palais du Grand Serail à Beyrouth, dans la salle du conseil des ministres du Liban.

J’ai partagé ma perception sur l’importance d’adhérer aux conventions internationales pour surmonter les situations conflictuelles entre pays traversés par un même fleuve. Je suis aussi revenu sur les réflexions issues des quatre conférences organisées sur l’hydro-diplomatie au Sénat.

Ce fut l’occasion de saluer l’action de l’UNECE (United Nation Economic Commission for Europe) pour répondre aux challenges globaux concernant l’eau. L’Union européenne finance l’UNECE, ce qui lui permet de fournir des conseils techniques ou juridiques, comme apporter un soutien politique pour résoudre des litiges entre états en matière d’eau.

De nombreux intervenants ont signifié que la maîtrise partagée de cette ressource indispensable à la vie est essentielle pour assurer la stabilité des pays à long terme.

Il est apparu déterminant pour un pays comme le Liban d’adhérer à la convention mondiale de l’eau de 1992, pour pouvoir rééquilibrer l’accord avec la Syrie pour l’Oronte. + d’images

Communauté française

Conseillers consulaires

De gauche à droite : Charles Kanaan, Denise Revers-Haddad (V-pdte), Ghassan Ayoub et Jean-Louis Mainguy.

Au consulat, j’ai retrouvé les quatre conseillers consulaires pour la circonscription de Beyrouth (Liban et Syrie), dans la foulée d’un entretien avec le consul général, Karim Ben Cheikh, le consul adjoint et le chef des visas.

La salle où les élus consulaires recoivent le public a été agencée et décorée par Jean-Louis Mainguy. C’est assurément la plus luxueuse et la plus élégante qu’il m’ait été permis d’observer.

Lors de mon passage précédent à Beyrouth, nous avions convenu avec Cécile Longé, consule générale de l’époque, et les conseillers consulaires que nous unirions nos forces pour que le ministère entreprenne de régler les problèmes de réseau du consulat.

Deux ans plus tard, les choses se sont considérablement améliorées.  La réactivation du système de Prise de rendez-vous a permis d’augmenter le nombre de titres délivrés, soit de passer de 4800 CNI et passeports en 2016 au nombre de 6800 en 2018.

Les conseillers ont souligné la difficile situation d’un Liban privé de gouvernement durant deux ans. S’ajoute à cela, le retour aux pays de familles franco-libanaises en provenance des EAU, d’Arabie Saoudite ou du Qatar. Ils ont souvent besoin d’aide et ne trouvent pas de travail.

Le budget des bourses s’élève à 6 M€ en année pleine et concerne environ 1300 enfants et 600 à 700 familles. La première commission des bourses nécessite 3 jours pleins d’études des demandes, avec la participation active et assidue des conseillers consulaires.

Le service social du consulat comprend deux agents qui assurent 4000 entretiens individuels et 250 visites à domicile par an.

Je remercie les élus consulaires pour leur accueil et l’esprit consensuel qui les anime pour servir l’intérêt général et notre communauté dans leur circonscription. + d’images

Réunion publique

Je remercie notre ancien ambassadeur, Marcel Laugel, d’avoir invité des personnes de tous horizon à l’occasion de ma venue.

Quatre ans après mon premier déplacement à Beyrouth, j’ai eu l’opportunité d’échanger avec des représentants de notre communauté dans une réunion ouverte à tous, en présence des conseillers consulaires : Denise Revers-Haddad et Jean-Louis Mainguy (Liban-Syrie) ; Roland Raad (Arabie-Saoudite).

Leur préoccupation dominante est la défense de la francophonie. Ce sujet est revenu à de nombreuses occasions. Cela m’a permis de partager ma vision du problème et des pistes que je propose pour financer l’apprentissage de notre langue aux générations de Français qui naissent à l’étranger.

Ma gratitude au Dr Fadi Comair pour ses suggestions dans l’organisation de cette réunion et pour avoir organisé, la veille, un dîner privé destiné à me permettre d’échanger avec des relais importants de notre communauté. + d’images

Jean-Louis Mainguy

J’ai rencontré Jean-Louis Mainguy pour la première fois, il y a près de 13 ans. Nous siégions alors ensemble dans le même groupe à l’AFE. Président de l’UFE Liban, la plus importante section des UFE à l’époque, il m’impressionnait déjà par sa manière d’aborder les difficultés sans jamais se départir de son calme.

Quand l’AFE s’enflammait sur un sujet, il partageait ses arguments avec une force tranquille, sans jamais élever la voix.

Passionné par l’action sociale, il s’est engagé avec constance et dévouement à la CFE, dont il fait partie des administrateurs.

Son indépendance d’esprit l’a toujours incité à rester à l’écart des partis politiques, et je l’ai toujours vu soucieux de ne jamais être instrumentalisé.

On pourrait penser que l’indépendance peut mener à l’isolement et représenter le poids politique d’une plume. Mais j’ai pu observer que cette plume est souvent déterminante pour faire pencher la balance dans le bon sens.

Avec le temps, et plus encore depuis que je suis élu au Sénat, j’ai eu de nombreuses occasions d’apprécier ses conseils, fruits de son expérience.

Malgré le temps passé en sa compagnie, je n’ai jamais prétendu connaître Jean-Louis, tant sa personnalité est riche et parfois empreinte d’un peu de mystère.

A la faveur de ce 4ème déplacement à Beyrouth, Jean-Louis m’a ouvert son bureau d’architecte et sa maison qui est un vrai musée. Découvrir son univers m’a aidé à comprendre comment il cultive cette forme de sagesse qui l’anime.

Merci Jean-Louis pour tout ce qui te rend unique dans ton engagement au service des autres. + d’images

Roland Raad

Conseiller consulaire pour la partie orientale de l’Arabie Saoudite (Riyad – Al Khobar) et Koweït, Roland Raad m’a accompagné lors de toutes les étapes de mon déplacement à Riyad.

Roland a prolongé ce déplacement en m’accompagnant également à Beyrouth et en me faisant rencontrer des entrepreneurs libanais qui démontrent que ce pays ne manque pas de ressources.

Comme j’ai pu l’expérimenter avec d’autres élus consulaires, ce travail en binôme « sénateur-conseiller consulaire » me permet à l’évidence de gagner en efficacité.

Merci à Roland d’avoir pleinement contribué à la réussite de ces deux déplacements. + d’images

En circonscription en Arabie Saoudite – Riyad (8-9 avril 2019)

(de gauche à droite : Mazen Hakki, Nadia Chaaya, François Gouyette, OC, Roland Raad) 

Retour en Arabie Saoudite, quatre ans après mon premier passage à Jeddah et Médine.

Mes remerciements à François Gouyette, ambassadeur de France en Arabie Saoudite, pour son remarquable accueil et l’organisation de rencontres qui m’ont permis de prendre la mesure des changements considérables en cours dans ce pays.

Je suis sincèrement reconnaissant envers Roland Raad, conseiller consulaire Arabie Saoudite II et Koweït,  à l’initiative de ce déplacement, qui m’a accompagné lors de chaque étape.

Très touché par la présence de Nadia Chaaya et de Mazen Hakki, conseillers consulaires Arabie Saoudite I, venus spécialement de Jeddah pour participer avec nous à la réception organisée par l’Ambassadeur avec la communauté française.  + d’images

Politique

Conseil de la Choura

Réunion au Majliss al Shura (Assemblée consultative), avec le Prince Khalid Al Saud, président du groupe d’amitié France-Arabie Saoudite et de nombreux membres du groupe d’amitié.

Ceux-ci ont partagé leur position sur de nombreux sujets de politique extérieure, afin de me permettre de comprendre leur perception des principaux enjeux régionaux. J’ai apprécié leurs nombreuses marques d’amitié envers la France qui démontrent une véritable volonté d’approfondir nos relations bilatérales.

Les membres de la Choura sont nommés par le Roi pour un mandat d’une durée de 4 ans. 20% des sièges sont attribués aux femmes.

A l’issue de l’entretien, Mme Hoda Abdulrahman Al-Helaissi, membre de la Choura, m’a permis de découvrir un aperçu du palais. Désireux de connaître l’origine de sa parfaite maîtrise de notre langue, celle-ci m’a confié qu’elle avait fait ses études au lycée Charles de Gaulle de Gaulle… de Londres. + d’images

Fondation Misk

Visite de la fondation Misk, créée en 2011 par le prince héritier Mohammed Ben Salmane, pour participer au développement culturel et intellectuel de la jeunesse saoudienne.

Dans la perspective du plan « vision 2030 », la fondation a pour objectif de sensibiliser les jeunes saoudiens à une culture d’entrepreneuriat et d’autonomisation.

Preuve de la féminisation en cours, j’ai été frappé de voir que dans la majorité des départements, ce sont de brillantes jeunes femmes qui m’ont décrit le champ des activités de leur équipe mixte. Une situation qui était inimaginable lors de ma précédente visite en 2015. + d’images

Entrepreneuriat 

Conseil d’affaires franco-saoudien

Mohammed Bin Laden, président du conseil d’affaires franco-saoudien m’a accueilli à son domicile pour un déjeuner, en compagnie de notre ambassadeur François Gouyette, du conseiller consulaire Roland Raad, de plusieurs conseillers de l’ambassade de France et de membres éminents de ce conseil d’affaires.

L’intégralité des discussions s’est tenue en français. Bien difficile de détecter le moindre accent chez nos interlocuteurs saoudiens, tant leur maîtrise de notre langue et de notre culture était affirmée.

Nous avons échangé sur l’actualité politique et économique. J’avoue avoir été circonspect en découvrant qu’ils semblaient parfois mieux avertis que nous sur certaines nominations à venir en France. + d’images

CCEF

Réunion de la section locale des conseillers du commerce extérieur français (CCEF), présidée par Antoine Toussant, en compagnie de Roland Raad, conseiller consulaire et de Alain Chouan, conseiller commercial pour échanger sur l’importante évolution observée dans le pays depuis 4 ans.

La grande « vision 2030 » pour sortir du « tout pétrole », soutenue par le leadership puissant et déterminé du prince héritier Mohammed Ben Salmane, est en train de transformer le pays.

Celui-ci combat l’organisation des ministères en silo en instaurant une action transversale. Il a ouvert le pays au tourisme non religieux et aux loisirs.

En introduisant plus de tolérance et en affichant le souci d’ouvrir la société aux jeunes, le Prince a obtenu une grande popularité. Cela se comprend : 70% de la population a moins de 30 ans. De plus, la féminisation gagne du terrain à tous les niveaux.

Le pays nécessite beaucoup de moyens financiers et humains pour un retour sur investissement parfois difficile à appréhender.

L’absence de transport en commun génère d’importants problèmes de trafic routier. Avec 9000 morts par an sur les routes pour 32 millions d’habitants, l’Arabie saoudite affiche un taux de mortalité routière 6 fois supérieur à la France. Le litre d’essence coûte désormais de 0,32 à 0,50 euro par litre, suite à une augmentation de 50% des prix.

Dans le cadre de la vision 2030, 40Mds euros sont prévus pour les transports en commun. Voilà un exemple, parmi tant d’autres, d’une opportunité sectorielle offerte par le pays à nos entreprises. + d’images

RATP Dev – projet de métro

Présentation du projet de métro de Riyad qui prévoit la construction de 5 lignes.

Les deux premières lignes de métro ont été confiées à la société française RATP Dev.

Un « Visitor Center » a été créé pour permettre d’évaluer la portée du plus grand chantier mondial actuel en matière de transport public.

Denis Guillois, general manager RATP Dev Saudi Arabia, m’a précisé que l’inauguration de la première ligne de métro était programmée le 21/1/2020, et que la seconde devait entrer en service en octobre 2020.

Les rames de métro pour ces lignes viendront de Siemens, sous-traitant de la société française pour ce contrat. + d’images

Bolloré – logistique

Rencontre avec Alexandre Joseph, CEO français de la Joint Venture entre Bolloré et Bahri, filiale d’Aramco. Créée le 1/1/18, BahriBolloré logistics est le bras logistique de la vision 2030 saoudienne.

Le savoir-faire de la société Bollorê a séduit les Saoudiens lors de l’appel d’offres qui visait à transporter tout ce qui relève du ministère de la Défense. Alexandre Joseph me confiait que 60% des sociétés étrangères qui s’installent en Arabie saoudite ont des problèmes logistiques. C’est donc une belle opportunité pour Bolloré de développer ses affaires.

Le manager prévoit d’accueillir, le mois prochain, 250 PME au palais royal à Riyad afin de les inciter à s’installer dans le pays. + d’images

Enseignement français

Lycée français

Visite du lycée français de Riyad  organisée par Yannick Ezequel, chef d’établissement.

Ce lycée qui accueille 1190 élèves de la maternelle à la terminale, enregistre 100% de réussite au baccalauréat.

J’ai apprécié le haut niveau de sécurité de l’établissement qui ne laisse rien au hasard, la qualité des infrastructures sportives et de l’auditorium qui pourrait avoir sa place au Senat.

Les représentants des élèves ont unanimement loué l’évolution positive du confort offert par le lycée dans les dernières années. J’ai félicité le président du comité de gestion pour ces résultats.

Pour finir, une réunion autour des représentants des parents, des enseignants, des élèves et du comité de gestion nous a permis de débattre de nos visions respectives de l’enseignement français à l’étranger. + d’images

Culture française

Alliance française

Visite de l’Alliance française de Riyad qui est l’une des 5 antennes AF en Arabie saoudite avec Jeddah, Al Khobar et La Mecque.

Près de 3000 étudiants ont fréquenté l’AF d’Arabie saoudite en 2018, et 1038 ont passé le DELF et le DALF l’année dernière.

Dans le cadre de la coopération éducative, le label CELF arabe (certificat d’établissement de langue française) a été mis en place en 2019. + d’images

En circonscription à Bahreïn (6-7 avril 2019)

Je remercie Cécile Longé, ambassadeur de France à Bahreïn, pour avoir facilité mes rencontres auprès des autorités et des acteurs de la communauté française, lors de ma première visite dans ce pays. Ce fut aussi un plaisir de rencontrer Rosiane Houngbo-Monteverde, conseillère consulaire, qui m’a accordé de son temps lors de divers rendez-vous et fait bénéficier de ses éclairages.

Véritable porte d’entrée sur le Golfe, Bahreïn se montre très accueillant vis-à-vis de partenaires commerciaux étrangers. Après ma réunion à la chambre de commerce, je suis reparti avec l’idée que les sociétés françaises spécialisées dans la cybersécurité avaient une belle carte à jouer dans ce pays. Favoriser la mise en relation de nos entrepreneurs du domaine cyber constituera ma priorité d’action pour ce pays.

Politique

Chambre haute du Parlement – Conseil de la Choura

Entretien avec Ali Bin Saleh Al-Saleh, président du conseil de la Choura, en présence de nombreux dignitaires de la Choura et en compagnie de Cécile Longé, ambassadeur de France à Bahreïn.

J’ai eu l’honneur d’assister à l’ouverture de la session du conseil de la Choura. Ce Conseil compte 40 membres nommés par le Roi de Bahreïn pour un mandat de 4 ans. Il assure un équilibre entre le gouvernement et l’Assemblée. + d’images

Réception

Afin de prolonger les échanges, Jamal Fakhro, vice-président du conseil de la Choura, et président de KPMG à Bahreïn, m’a fait l’amitié de m’inviter à dîner à son domicile en compagnie de plusieurs de ses collègues.

Leur grande convivialité m’a permis d’apprécier leur parfaite connaissance de la situation politique en Europe et leur tempérament empreint de tolérance et d’ouverture d’esprit.

Un des convives n’a pas manqué de faire rire toute l’assistance en confiant que Nathalie Loiseau, notre ministre aux Affaires européennes, avait baptisé son chat « Brexit », car il reste toujours indécis sur le pas de la porte, après avoir réclamé à sortir. + d’images

Entrepreneuriat

Chambre de commerce

Visite de la Chambre de commerce France-Bahrein, en compagnie de Jean-Philippe Fabregas, Premier conseiller, et Aurélien Neu, chef du service économique de l’ambassade.

Accueilli par Jean-Christophe Durand, président de la chambre et Rim Jalali, directrice, j’ai été ravi de pouvoir mesurer les progrès de cette jeune chambre bilatérale créée il y a tout juste 3 ans. L’objectif du président est de dépasser les 100 membres.

La facilité de créer des affaires à Bahreïn place le Royaume au premier rang de la région dans le classement international « Doing Business ».

C’est le lieu idéal pour tester des produits avant de s’attaquer aux marchés régionaux.

Le point fort de Bahreïn est son secteur de la finance. Nous avons détecté une véritable opportunité pour le secteur de la cyber-sécurité, susceptible d’offrir de nombreuses opportunités pour nos entreprises nationales. La mise en relation de la Chambre avec les sociétés françaises spécialisées dans la cyber constituera ma priorité pour ce pays.

Afin de compléter ma vision des opportunités économiques à Bahreïn, notre ambassadeur Cécile Longé a organisé un déjeuner avec des cadres de la grande distribution (Carrefour), du secteur du tourisme et des maisons de retraite, en présence des responsables du service économique de l’ambassade.

Le tourisme est un défi pour ce pays où les hôtels affichent un taux de remplissage de 45%. + d’images

Communauté française

Soirée à la Résidence

Merci à Cécile Longé, notre ambassadeur, pour la réception à la Résidence de France donnée à l’occasion de ma première visite à Bahreïn, 85ème pays traversé depuis le début de mon mandat.

Organisée dès mon arrivée, cette soirée m’a offert l’opportunité de rencontrer des représentants de notre communauté qui compte 1112 inscrits, et de faire la connaissance de Rosiane Houngbo-Monteverde, conseillère consulaire pour Bahreïn et le Qatar. + d’images

Consulat

Pour débuter une journée qui comptait neuf rendez-vous, Sophie Guégan, consule, avait organisé un petit-déjeuner en présence de Rosiane Houngbo-Monteverde, conseillère consulaire pour Bahreïn et le Qatar et de Jean de Tinguy, membre de l’UFE.

Composée surtout d’expatriés, la communauté française comprend majoritairement des personnes détenant une ou plusieurs autres nationalités (libanaise, bahreïnienne…). Bien intégrés dans la vie locale, la plupart des expatriés disposent de revenus relativement confortables. Certaines familles vivent à Bahreïn, tandis que l’époux travaille en Arabie Saoudite. Aucun Français en difficulté n’a été recensé à Bahreïn en 2018.

Rosiane a exposé un projet de création d’une plateforme d’accueil des compatriotes nouvellement arrivés à Bahreïn. Avocate, jeune maman, elle illustre à merveille une communauté française jeune et active. J’ai apprécié son tempérament constructif et indépendant pour relever les défis auxquels nos compatriotes sont confrontés.

Enseignement français

Lycée français

Visite du lycée français MLF de Bahreïn, en compagnie de Rosiane Houngbo-Monteverde, conseillère consulaire pour Bahreïn et le Qatar et de Dominique Chastres, conseiller de Coopération et d’Action culturelle.

Accueilli par Mr Mathis, conseiller principal d’éducation, et Mme Moschetta, agrégée de lettres classiques, j’ai découvert des locaux spacieux permettant de recevoir 721 élèves de la maternelle à la terminale S et ES. Depuis 2017, un nouveau bâtiment très bien équipé accueille le secondaire.

La concurrence d’écoles internationales en langue anglaise est très importante à Bahreïn. Celle-ci capte plus de 90% des enfants scolarisés sur ce créneau. 66% des parents qui choisissent le lycée français ont pour première motivation un «enseignement à la française». + d’images

Enseignement supérieur

Entretien avec Arnaud Lacheret, directeur de la French Arabian Business School, qui a créé un Master of Business Administration (MBA) en partenariat avec l’ESSEC.

Environ 25 élèves suivent ce cursus chaque année.

Le top 5 des écoles de commerce françaises constitue une référence mondialement reconnue qui participe au rayonnement de la France.

Culture française

Alliance Française

Visite de l’Alliance Française de Bahreïn qui fête son 50ème anniversaire en 2019, en compagnie de Dominique Chastres, conseiller de Coopération et d’Action culturelle et de Pierre-Yves Meunier, directeur adjoint de l’AF.

Dotée de superbes locaux et d’un auditorium moderne, cette Alliance a pour particularité d’accueillir une majorité de jeunes élèves. 60% des apprenants ont de 4 à 15 ans. Des parents ont même récemment demandé des cours particuliers pour leur enfant âgé de 3 ans.

Le responsable de la buvette de l’Alliance française est devenu un expert en crêpes. Il fait un tabac. Ce contexte juvénile participe à créer une atmosphère joyeuse et une identité particulièrement attachante au sein de cette AF. + d’images

En circonscription au Pérou (2/2) – Cusco & Arequipa (2-4 mars 2019)

Capitale de l’empire inca, Cusco, est le passage incontournable pour se rendre sur les hauteurs du Machu Picchu, ancienne cité pré-colombienne du XV siècle, désignée comme l’une des sept nouvelles merveilles du monde par la NewOpenWorld Foundation.

La ville d’Arequipa est la deuxième ville du pays qui se trouve à 1015 kilomètres au sud de Lima. Son maire m’a fait partager son projet de tramway, dans lequel la France (AFD) est engagée.

J’exprime ma reconnaissance aux deux consuls honoraires qui m’ont parfaitement aidé dans ma mission : Jean-Jacques Decoster à Cusco qui a contribué à l’organisation de deux rencontres conviviales auprès de la communauté française et Veronica Esteve à Arequipa qui m’a guidé tout au long de mon périple.

CUSCO

Communauté française

Réception

La population de Français et de Franco-péruviens à Cusco représente approximativement 200 inscrits à l’ambassade.

Installée à 3500 mètres d’altitude, nous avons une communauté bien placée pour aborder les problèmes avec hauteur !

Parmi les sujets discutés, il a été diversement question de l’enseignement français, l’accès aux soins, l’industrie du tourisme et son impact sur l’environnement, le changement climatique et aussi la centralisation des démarches consulaires sur Lima.

Belle rencontre avec Isabel, française naturalisée péruvienne, fondatrice de l’association Cusco Maki en 1987, qui a créé un centre d’accueil afin qu’aucun mineur ne soit obligé de dormir dans la rue. 20 à 30 adolescents y résident régulièrement. Cette association a aussi créé une bibliothèque de quartier pour enfants et adolescents. Son projet vise à offrir une éducation combinée avec les principes de liberté et de confiance. + d’images

Entrepreneuriat

Antipode, Le Soleil et Café-crème

Ce fut un plaisir de rencontrer des entrepreneurs français qui ont fait le pari de s’implanter dans ce haut lieu du tourisme mondial.

Olivier Farre et Thierry Campredon (à l’image) sont deux Tarnais qui ont créé, il y a 12 ans, Antipode, une agence de voyages dédiée au Pérou et à la Bolivie. Ils font le bonheur de 2000 touristes par an.

Pour sa part, Arthur Marcinkiewicz a créé Le Soleil, seul restaurant français du Pérou. Son aventure a commencé il y a 8 ans et le succès fut immédiat : il a obtenu par trois fois le prix du meilleur restaurant du Pérou !

J’ai également rencontré Emmanuel Maeder qui a installé, il y a six mois, une cafétéria au sein de l’Alliance française, baptisée Café-crème. Nul doute que sa sympathie et son tour de main seront les clés de sa prospérité. + d’images

Culture française

Alliance française

Le directeur de l’Alliance française de Cusco, Anthony Rohou, m’a fait découvrir ses installations en présence de Jean-Jacques Decoster, consul honoraire à Cusco.

Ce site possède de nombreux atouts pour favoriser son développement, dont une équipe de direction dynamique et imaginative.

La médiathèque, située au dernier étage, offre au visiteur une superbe perspective sur la ville de Cusco.

Un projet de création d’un ascenseur pour garantir l’accessibilité à tous constitue une des priorités de l’AF Cusco. + d’images

AREQUIPA

Politique

Mairie

Entretien avec Omar Candia Aguilar, maire d’Arequipa, en compagnie de Véronica Estève, consule honoraire à Arequipa, de Catherine Clémente, directrice de l’école Saint-Exupéry et de Pauline Poutrain, chargée de projets à l’AFD.

Le maire souhaite construire un tramway électrique à l’horizon 2021 pour lequel je l’ai assuré du soutien de la France, à la fois pour le financement (AFD) et la réalisation technique, rappelant l’expertise de nos entreprises et citant les expériences réussies à Medellin en Colombie (compte-rendu) ou Guayaquil en Équateur (compte-rendu).

Le projet de rénovation du système de transport de la ville doit permettre de relier l’aéroport au centre-ville et favoriser l’inclusion des quartiers populaires à la vie de la cité. + d’images

Communauté française

Consule honoraire

Veronica Esteve, consule honoraire pour Arequipa, m’a accompagné tout au long de ma journée dans sa ville natale.

Après avoir servi durant 22 ans l’ambassade du Pérou à Paris, elle est rentrée à Arequipa pour accompagner son mari français qui a créé une boutique-hôtel.

Si la communauté française d’Arequipa compte 150 inscrits, Veronica pense qu’il y a bien 500 compatriotes qui résident dans la ville sans être inscrits. Son superbe bureau situé dans l’enceinte de l’Alliance française lui permet de les accueillir notamment pour accomplir des formalités administratives. + d’images

Enseignement

Collège Saint-Exupéry

Heureux d’avoir visité ce collège le jour même de l’ouverture de ses locaux flambants neufs.

Accompagné de Veronica Esteve, consule honoraire, j’ai été accueilli par Annie Postigo Oillic, responsable de l’école et de Yves Martinon, directeur.

Mon arrivée me laissera un souvenir ému, puisque les élèves ont entonné avec entrain les hymnes péruviens, puis français, précédant un discours de bienvenue de la part de deux élèves de 6ème.

Créée en 2014 avec 60 élèves, l’école accueille actuellement 300 élèves, de la maternelle jusqu’à la 6ème et justifie du label France Éducation. L’école souhaite désormais obtenir l’homologation et pouvoir financer ses projets de développement.

Je suivrai avec beaucoup d’attention l’évolution du collège d’Arequipa qui présente une offre éducative alternative dans toute la région sud du Pérou, dont peuvent profiter les familles françaises, francophones ou francophiles. + d’images

Culture française

Alliance française

A l’occasion de ma venue, l’Alliance française d’Arequipa, dirigée par Frantz Benhayoun, a pris la peine d’organiser un cocktail réunissant une trentaine d’acteurs de la communauté française locale.

Aux côtés de Veronica Esteve, ce fut l’opportunité d’échanger avec quelques entrepreneurs, principalement dans l’industrie du tourisme, l’hôtellerie et la restauration, mais également dans le domaine des services informatiques.

En discutant avec Natacha Eduardo Villeneuve, gérante de l’agence Colores Arequipa et François Stimpfling, DG de Tours de l’Inka, j’ai pu vérifier que la capacité d’adaptation se conjuguait idéalement avec le goût d’entreprendre. + d’images

En circonscription au Pérou (1/2) – Lima (1er mars & 5 mars 2019)

Je suis reconnaissant envers Antoine Grassin, ambassadeur de France au Pérou, d’avoir organisé mon accueil et une réception à la Résidence pour me permettre d’échanger avec nos compatriotes.

J’ai suivi sa suggestion de ne pas me limiter à Lima, ce qui m’a permis d’appréhender les potentialités du pays au regard de nos intérêts économiques et culturels.

Ce déplacement m’a conduit de Lima à Cusco, puis à Arequipa. Je suis revenu avec l’intention d’accompagner les établissements scolaires français de Lima et d’Arequipa dans leurs projets immobiliers.

Politique

Congrès

Entretien au Congrès péruvien avec Paloma Noceda, présidente du groupe parlementaire d’amitié Colombie-France et le député Victor Andres Garcia Belaunde, en présence de Renaud Collard, Premier conseiller à l’ambassade.

La situation au Venezuela a largement dominé l’entretien. 2 à 3000 réfugiés vénézuéliens arrivent chaque jour à pied à leur frontière, souvent démunis, affamés et nécessitant des soins médicaux.

700.000 réfugiés sont officiellement enregistrés, mais leur nombre est évalué à un million. Il est évident que le Pérou ne peut faire face, seul, à cette vague migratoire qui submerge son territoire.

Des eurodéputés sont attendus à sa frontière commune avec l’Équateur pour évaluer la situation. Le député Garcia Belaunde m’a expliqué que l’affection du Pérou pour la France prenait sa source dans l’invasion de l’Espagne par Napoléon, une initiative qui avait eu pour effet d’affaiblir considérablement ce pays et de faire murir la conscience autonomiste au sein des pays d’Amérique latine, où soufflait déjà l’idée de liberté.

J’ai visité le congrès où siège le Parlement. Un superbe édifice, dont les lumineux vitraux du plafond proviennent de Bordeaux. + d’images

Entrepreneuriat

CCI France-Pérou

Entretien avec Ricardo Guevara Bringas, pdt de la CCI France-Pérou (à l’image), suivi d’une visite de la Chambre, en compagnie de Max Porras, directeur de la CCIFP, Gaëlle Dupuis, resp. commerciale et Philippe Autier, conseiller économique à l’ambassade.

Créée en 1945, la CCI France-Pérou est composée de 130 entreprises et offre un accès au programme Froxi : Obrias por Impuestos (chantier pour impôts) qui permet aux entreprises de payer 50% de leur impôt société en nature. Ce sont les entreprises privées qui financent ainsi directement des projets d’infrastructures sur leurs impôts dus.

Ainsi, les entreprises françaises habituées des marchés publics doivent apprendre de nouveaux réflexes, et grâce à ce programme, celles-ci justifient d’un volant d’affaires annuel de 300 millions d’euros.

La CCI a également lancé un programme « Créateurs de valeur » pour les entrepreneurs individuels ou les TPE. Elle peut accueillir dans ses locaux jusqu’à 5 entreprises, parmi lesquelles la société Hydro Leduc. A noter que c’est un VIE, Simon Hanff, installé à Lima depuis 18 mois, qui a ouvert le marché latino-américain pour cette PME. + d’images

CCEF

Philippe Autier, conseiller commercial, m’a organisé une rencontre à l’ambassade avec sept conseillers du commerce extérieur de la France au Pérou représentant les entreprises Engie, Vinci, Indeco (Nexans ex-Alcatel Cables), Thales, Legrand, Société Générale, Aranwa (Tourisme).

Malgré l’insécurité juridique, le pays offre de belles opportunités, d’autant que la croissance est soutenue, de l’ordre de 4%. Le pays est dépendant de la santé du secteur minier qui représente près de 60% des exportations en 2017 et qui produit plus particulièrement du cuivre.

Le poids de la Chine se renforce d’année en année en accueillant 26% des exportations du pays et représentant 22% des importations péruviennes.

Le poids excessif de l’économie informelle facilite l’écoulement des produits contrefaits venant de Chine. La société Legrand, réputée pour la qualité de ses matériels électriques, est une victime emblématique. On associe souvent la contrefaçon à l’industrie du luxe, mais cela peut-être également dévastateur dans le secteur du médicament, des pièces automobiles ou de matériels électriques connus pour provoquer de nombreux incendies au Pérou. + d’images

Communauté française

Réception à la résidence

Je suis heureux d’avoir pu retrouver Marie-France Cathelat, présidente de l’UFE Pérou et personnalité incontournable de la communauté française.

Cette communauté compte 3731 inscrits, dont 84% vivent à Lima. On estime le nombre des Français non-inscrits à un bon millier.

L’action de nos consuls honoraires porte essentiellement sur les besoins de nos touristes, dont le nombre s’élève à 100.000 par an. Un véritable engouement ! Du reste, les vols Air France d’affichent un taux de remplissage de plus de 90%.

Un point noir : le Pérou a la palme mondiale des d’accidents d’autobus. A ne jamais prendre de nuit. Le pays compte, en moyenne, deux accidents par mois impliquant des Français. + d’images

Enseignement

Lycée franco-péruvien

Visite du lycée organisée par le proviseur, Marcel Salvetat, en présence de Patrick Bosdure, conseiller culturel, suivie d’un déjeuner-rencontre avec l’équipe de direction, les représentants des parents et des enseignants.

Fondé en 1950, conventionné avec l’AEFE, l’établissement accueille 1080 élèves.

En juillet 2017, un rapport indiquait qu’un séisme menaçait les bâtiments du lycée. La mise en sécurité des élèves dans des constructions provisoires a été exécutée dans un temps record, précédant la démolition des bâtiments à risque.

A la rentrée de février 2018, 36 préfabriqués équipés de climatisation et de vidéoprojecteurs accueillaient les élèves.

J’ai félicité l’équipe de direction pour sa réactivité face aux événements et pour la qualité des installations temporaires. Le lycée est désormais engagé dans un ambitieux projet de reconstruction qui devrait commencer fin 2019. + d’images

Culture française

Alliance française

Découverte de l’Alliance française de Lima créée en 1890 ! C’est assurément la plus impressionnante de toutes celles que j’ai visitées.

Accueilli par son directeur Nicolas Mezzalira, en compagnie de la vice-présidente de l’AF de Lima et de Patrick Bosdure, conseiller culturel, j’ai pu expérimenter le musée virtuel « Microfolie » à l’aide de tablettes numériques.

Avec plus d’un million d’heures de cours par an, l’Alliance française de Lima se place en 1ère position du réseau pour l’apprentissage du français pour tous les âges. L’AF assure également la formation de professeurs et le suivi de l’enseignement du français dans 45 collèges (21.000 élèves).

Elle organise 350 activités culturelles par an, en mettant à profit son théâtre de 200 places et sa salle de cinéma. + d’images

En circonscription en Colombie – Bogota & Medellín (27-28 février 2019)

Mon second déplacement en Colombie de 36 heures, après celui de mai 2015 (compte-rendu), était principalement centré sur notre présence économique dans le pays.

Merci à notre ambassadeur de France, Gautier Mignot, pour son accueil et sa présence durant mes deux jours, et de m’avoir notamment organisé trois événements à la Résidence de France de Bogota auprès d’acteurs économiques.

A la rencontre de nos entrepreneurs je me suis rendu compte du climat des affaires en Colombie dans un contexte de sécurité renouvelé, où les entreprises françaises jouissent d’une excellente image, mais doivent affronter un contexte mondial de plus en plus concurrentiel.

BOGOTA

Entrepreneuriat

CCI France-Colombie (CCIFC)

Visite de la Chambre de commerce et d’industrie France-Colombie en présence Alexandre Toulemonde Lefebvre, président délégué et Pedro Valero, directeur exécutif

Lorsque j’étais venu à Bogota en 2015, la chambre comptait 125 membres, elle en compte désormais plus du double soit 260. Entre-temps, j’avais eu le plaisir de recevoir ses responsables au Sénat, le 21 juin 2017, pour célébrer le centenaire de la CCIFC dans le cadre de l’année France-Colombie (compte-rendu).

Les initiatives de la CCIFC sont aussi nombreuses que variées afin de dynamiser la communauté d’affaires franco-colombienne.

La Chambre cherche aussi à valoriser l’entrepreneuriat avec la mise en place d’une pépinière d’entreprises. Elle fournit ainsi des services aux jeunes pousses pendant 3 ans (35 entreprises en bénéficient) pour leur donner le temps d’éclore et… devenir membres à part entière de la CCIFC.

L’objectif immédiat de la Chambre est d’accroître sa surface de bureaux, tout en demeurant dans le même quartier d’affaires. + d’images

Entrepreneurs français

J’ai eu le plaisir de faire la rencontre de deux entrepreneurs qui portent haut nos couleurs à Bogota.

Éric Dupuy  (au centre de l’image) est responsable Amérique latine pour Valorem. Cette société de 200 collaborateurs, créée en 1994, est le 5ème producteur indépendant français d’énergie renouvelable.

Le parcours d’André Barreto est assez surprenant : après avoir fait Sciences-Po, il a repris une exploitation près de Bogota, Papa PachoLecheria, qui produit des fromages sur le modèle de ceux que nous trouvons en France.

Commerce extérieur

Notre ambassadeur m’a organisé un entretien à la Résidence avec le directeur de Business France et Thomas Marx, conseiller financier régional du service économique de l’ambassade, pour faire le point sur les forces et faiblesses de la 4ème économie d’Amérique latine.

En Colombie, la France est particulièrement bien placée : nos exportations ont augmenté de 33% en 2018, 220 filiales françaises sont présentes sur place, nos investissements s’élèvent à plus de 3 milliards de dollars et nous restons le premier employeur étranger du pays avec plus de 120.000 emplois directs.

Le soir même, j’ai aussi eu l’opportunité de m’entretenir avec de jeunes entrepreneurs français en Colombie qui affichaient tous un bel d’optimisme et encourageaient leurs compatriotes à venir constater sur place le potentiel d’affaires de la Colombie.

Communauté française

Ambassade de France

Gautier Mignot, ambassadeur de France, a réuni les acteurs de la coopération éducative et culturelle, ainsi que ceux du service politique et du consulat, pour m’offrir un tour d’horizon de notre relation bilatérale, en présence de Joël Doglioni, conseiller consulaire et administrateur de la Caisse des Français de l’étranger (CFE).

J’ai ainsi pris connaissance qu’un deuxième lycée ouvrirait ses portes à Bogota, à la rentrée de septembre prochain. + d’images

MEDELLIN

Politique

Comité stratégique franco-colombien

Le Comité stratégique franco-colombien (CSFC) a été institué par les deux présidents Hollande et Santos en janvier 2015, composé d’éminentes personnalités françaises et colombiennes de différents horizons (entreprises, culture, universitaires, société civile) et ayant vocation à renforcer la relation bilatérale.

Grâce à notre ambassadeur Gautier Mignot, j’ai fait la rencontre d’une brillante personnalité, Gonzalo Restrepo, co-président du CSFC, CCEF, ex-pdg d’Exito (filiale colombienne de Casino), ex-président du conseil d’administration d’Ecopetrol, membre de la délégation gouvernementale aux Négociations de la paix de la Havane, président de la fondation Casino.

Entrepreneuriat

Inauguration de la ligne M du Métrocable de Poma

Medellín est la première ville au monde à avoir mis en service, en 2004, un téléphérique pour le transport de voyageurs en milieu urbain. La ligne M est la 5ème ligne de télécabines à Medellin, installée par la société française Poma, destinée faire le lien avec le quartier populaire de Trece de Noviembre et le réseau de tramway, jouant ainsi un rôle majeur en matière d’inclusion sociale pour les habitants de ces zones défavorisées.

En compagnie de Gautier Mignot, ambassadeur, j’ai assisté à l’inauguration qui s’est déroulée dans une ambiance festive. Tous les officiels colombiens se sont félicités du soutien de la France au développement de la ville. En effet, cette 5ème ligne (Poma va en construire une 6ème) fait partie d’un vaste projet de rénovation urbaine financé par l’Agence française de développement à hauteur de 250 millions de dollars.

Kevin, un enfant à mobilité réduite du quartier qui est désormais relié à tout le réseau de transport urbain de la ville, s’est exclamé : « La ligne M, c’est le bonheur qui est arrivé ! ». Avec Kevin, ce sont 350.000 habitants qui sont impactés par cette ligne M. + d’images

Mane

Mane est une entreprise familiale et indépendante française, créée en 1871 près de Grasse.

Elle occupe le 6èmerang parmi les leaders mondiaux de l’industrie des saveurs et de flagrances. Plus de la moitié de ses ventes sont concentrées sur les saveurs pour l’industrie agro-alimentaire et les boissons.

L’entreprise emploie 5500 salariés dans le monde et 92% de ses ventes se font à l’international (CA consolidé de 1,3Mds€).

Reçu par Alejandro Henao, directeur général de la filiale Mane en Colombie, j’ai visité leur site de production en compagnie de Gautier Mignot, ambassadeur et de José Delcroix, consul honoraire de France à Medellín.

Cette usine de 9000 m2, inaugurée l’an dernier, est dédiée à la conception, la production et la vente de leurs produits. + d’images

Culture française

Alliance française

Visite de l’Alliance française de Medellín, dirigée par Violaine Dupic, toujours en compagnie de Gautier Mignot, ambassadeur et de José Delcroix, consul honoraire.

L’AF de Medellín a fêté ses 70 ans en novembre dernier.

3500 étudiants suivent des cours à l’AF dans l’un des trois sièges implantés dans les divers secteurs de la ville. Celui du « centro » est doté d’une salle de spectacles de 250 places, d’une médiathèque, d’un restaurant, d’une antenne Campus France et d’une galerie d’expositions tout juste rénovée. + d’images

En circonscription en Équateur (3/3) – Quito (26 février 2019)

Toute ma gratitude à Jean-Baptiste Chauvin, ambassadeur de France en Équateur, pour avoir facilité mon séjour à Quito et organisé une soirée à la Résidence de France, afin de me permettre de rencontrer les représentants de notre communauté.

A la lumière des problèmes soulevés par nos compatriotes de Manta, j’ai trouvé indispensable de rencontrer l’AFD pour discuter de la question des aides aux sinistrés français du tremblement de terre d’avril 2016.

Mes rendez-vous à caractère politique étaient tous imprégnés par la situation au Venezuela.

Politique

Ministère des relations extérieures

Entretien avec Andrés Teran Parral, vice-ministre des Relations extérieures et Mauricio Montalvo, directeur général de la Coopération internationale, en compagnie de Jean-Baptiste Chauvin, ambassadeur de France.

Comment ne pas évoquer la situation critique au Venezuela ? Le vice-ministre nous a annoncé le geste fort que son pays venait de faire en acceptant les lettres de créances du représentant de Juan Guaido, président vénézuélien par intérim.

300.000 Vénézuéliens se sont réfugiés en Équateur. Andrés Teran Parral a émis le souhait que l’UE leur ouvre l’espace Schengen sans visas pour les courts séjours. Je présenterai cette requête auprès de notre groupe d’amitié sénatorial. + d’images

Député équatorien

A la Résidence de France, je me suis entretenu avec Esteban Melo Garzón, député et président du groupe d’amitié parlementaire Équateur-France, en présence de Jean-Baptiste Chauvin, notre ambassadeur.

Le député est très soucieux de la possibilité d’un conflit armé au Venezuela qui serait provoqué par une intervention extérieure. D’autre part, il dénonce les réflexes xénophobes de la part de certains de ses compatriotes à l’égard des réfugiés. + d’images

Mairie

Alvaro Maldonado, directeur des Affaires économiques à la mairie de Quito, m’a exposé son plan de développement étalonné sur 10 ans.

La capitale équatorienne peut se flatter d’un aéroport flambant neuf entouré d’une zone franche, de l’arrivée du métro ou encore de l’ouverture d’un centre de convention. A noter qu’un tiers des universités du pays se trouvent à Quito.

Alvaro promeut des politiques publiques fondées sur la compétitivité, les partenariats public-privé, l’emploi et l’innovation. Voilà qui devrait plaire aux investisseurs étrangers.

Entrepreneuriat

Chambre de commerce

Heureux d’avoir répondu à l’invitation de Miguel Fuentes, président de la CCI franco-équatorienne, et aussi d’avoir revu Fabien Przypolski, rencontré il y a 4 ans à Quito comme directeur d’une revue œnologique et désormais directeur de la Chambre.

Forte de 55 membres, la Chambre fête ses 30 ans cette année, avec le sourire puisque les exportations françaises vers l’Équateur ont progressé de 30% en 2018.

A Quito, le salon du chocolat et la fête du Beaujolais nouveau se sont imposés comme des événements de référence. L’ouverture par Air France, en mai prochain, d’une ligne directe Paris-Quito fait espérer à nos entrepreneurs un fort regain des échanges bilatéraux. + d’images

Agence française de développement (AFD)

Suite au séisme qui a frappé le pays en 2016, l’Équateur a sollicité l’aide de la France qui s’est engagée, au travers de l’AFD, à soutenir des projets de reconstruction à moyen et long terme.

Je me suis rendu au siège de l’AFD en compagnie de Tannya Bricard, conseillère consulaire, pour y rencontrer Bruno Leclerc, directeur exécutif pour l’Amérique latine, Clotilde Boutrile, directrice Équateur et Alejandro Barreneche, chargé de projet.

Nous avons pointé la répartition des prêts administrés par l’AFD qui s’élèvent à plus de 100M$ : un volet ONG pour 1 M€ ; un volet de 65M$ pour des projets dans les secteurs de l’agriculture, tourisme, aquaculture et manufacture. Trois ans après le séisme, l’AFD a déjà décaissé 25M$ en faveur de 47 entreprises sur ce programme. Un dernier volet de 35M$ concerne une banque équatorienne qui finance des coopératives destinées à distribuer du micro-crédit immobilier.

Nous avons ensuite évoqué les dossiers de nos compatriotes-entrepreneurs, victimes du tremblement de terre qui n’ont eu aucun soutien de la France pour emprunter afin de se relancer.

Cette situation n’est pas satisfaisante. J’ai demandé à mes interlocuteurs de nous aider à imaginer une approche spécifique, afin que ces Français ne soient pas les grands oubliés de notre propre dispositif d’assistance financière. Ce sera ma priorité d’action pour l’Équateur.

Présente dans le pays depuis 2015, l’AFD a prêté 350M$ localement. C’est une performance à saluer. + d’images

Hilana

Visite de Hilana, société spécialisée dans le textile, créée par un Français venu en Équateur il y a 50 ans.

J’ai rencontré Moana Melet et Philippe Esquerré dans leur boutique à Quito pour juger sur pièce du savoir-faire qu’ils ont patiemment développé.

Leur usine, située dans la banlieue de Quito, occupe une vingtaine de salariés. + d’images

Antinea

Découverte de la splendide boutique-hôtel tenue par Catherine Cantié, en compagnie de Tannya Bricard.

Un lieu exceptionnel pour se reposer avant d’entamer la visite de la capitale…

Catherine a délicieusement restauré cet endroit qui abrite 8 appartements et 8 chambres spacieuses.

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Communauté française

Ambassade

De bon matin, notre ambassadeur, Jean-Baptiste Chauvin, m’a offert un tour d’horizon de notre relation bilatérale, en organisant un petit-déjeuner à la Résidence autour des chefs de service et divers opérateurs (AEFE, AFD, FRANCE Volontaires, IRD…).

Dans le domaine de l’enseignement, le lycée La Condamine a fêté ses 50 ans en 2018 et prévoit de dépasser les 1500 élèves à la rentrée de septembre ! Ses responsables portent un projet d’agrandissement ambitieux. Malheureusement, l’investissement de 11 M€ est bloqué du fait de la suspension des garanties de l’État pour les prêts immobiliers des écoles françaises à l’étranger.

Nous avons également évoqué la coopération culturelle, scientifique et technique entre nos deux pays. Ainsi, la France se place au 7ème rang des pays d’accueil des étudiants équatoriens (590 étudiants en 2017, contre 480 en 2013) et L’IRD (Institut de Recherche pour le développement) mène ses travaux sur les maladies tropicales et divers thèmes liés à l’environnement, comme la volcanologie ou le changement climatique. + d’images

Réception à la Résidence

Merci à Jean-Baptiste Chauvin pour la soirée organisée à la Résidence de France, afin de me permettre de rencontrer les représentants de notre communauté.

Avec Tannya, nous avons dialogué avec des représentantes de France Volontaires. Engagées dans le service civique, elles mènent une action de solidarité exemplaire qui fait honneur à notre pays.

A titre d’exemple, l’association franco-équatorienne Patou Solidarité a ouvert la première maison d’accueil de la province de Napo pour les femmes victimes de violences et leurs enfants. + d’images

Les Copains d’abord

Pour fêter mon retour à Quito après mon premier séjour au printemps 2015 (compte-rendu), Tannya Bricard, conseillère consulaire, a organisé, dès mon arrivée, une réception dans les murs de Cynthia Swanberg.

Quel bonheur de croiser tant de personnalités chaleureuses et de retrouver les amis, comme Yves qui dirigeait l’aéroport de Quito en 2015 et qui m’avait accueilli à la descente d’avion.

Ce fût évidemment l’opportunité de rencontrer de nouvelles personnes au parcours international toujours passionnant. + d’images

En circonscription en Équateur (2/3) – Guayaquil (25 février 2019)

Mon étape à Guyaquil m’a permis de constater, une nouvelle fois, que l’excellence française en matière industrielle s’exportait très bien.

Dans la capitale économique de l’Équateur, la société Poma, dont le siège est en Isère, réalise un téléphérique urbain qui force l’admiration, tandis que Veolia se distingue dans la gestion des eaux de la ville de Guayaquil.

A noter que ces chantiers aimantent d’autres prestataires nationaux disposant d’un savoir-faire particulier.

Entrepreneuriat

Poma

Accompagné par Thierry Souët, consul honoraire, j’ai visité le chantier d’un téléphérique urbain pour desservir les hauteurs de Guayaquil, construit par le joint-venture formé entre la société française Poma et le consortium Sofratesa, représenté par Jonathan Grel.

En mars 2020, cette ligne de « métro aérien » sera inaugurée à la faveur du bicentenaire de la ville. Elle comportera cinq stations et fonctionnera de 5h à 23h avec une capacité de 2600 personnes/heure. On souligne aussi sa faible empreinte écologique.

Ce projet, financé par l’AFD, bénéficie également à d’autres sociétés françaises, comme RATP Smart systems qui fournit le système de billetterie et Systra, cabinet d’ingénierie en mobilité. + d’images

Veolia

A Guayaquil, Veolia dispose d’une concession de service d’eau potable et d’assainissement depuis 2008 et son contrat court jusqu’en 2031.

Frédéric Certain, DG de interagua, opérée par Veolia, m’a reçu en compagnie de Thierry Souët. Ce manager m’a expliqué que le prix de l’eau s’échelonnait de 1 à 10 selon le niveau de consommation, ce qui permet au plus grand nombre d’y avoir accès.

En 2001, seulement 30% de la population disposait d’eau potable. Ce chiffre est passé à 96,3%, ce qui représente 2,5 millions de personnes. 

Par ailleurs, 76%, des eaux usées sont retraitées (contre 45% en 2001). Ce chiffre s’explique par la résistance des gens à se brancher pour ne pas être facturés. Frédéric Certain assure que Guayaquil sera la première ville en Équateur à retraiter ses eaux usées avant de les rejeter dans l’océan. + d’images

Mambo (à San Lorenzo)

Sur la route qui nous emmenait de l’aéroport de Guayaquil vers Manta, Tannya Bricard m’a invité à découvrir San Lorenzo, un village de pêcheurs. C’est dans ce lieu paradisiaque que Yohan Marson et sa compagne Diana Gonzalez ont choisi de s’installer.

Le Français issu des Hauts-de-France a créé Mambo, un éco-hôtel face à l’océan pacifique. Son gîte est destiné aux touristes qui cherchent le dépaysement et l’accord avec la nature. + d’images

Communauté française

Réception

Merci à Stéphane Richard, chef français, et son épouse qui m’ont reçu à leur domicile, en compagnie de Tannya Bricard, conseillère consulaire, et de Thierry Souët, consul honoraire, ainsi que plusieurs entrepreneurs installés localement.

Stéphane m’a confié qu’il avait fait son apprentissage au Sénat durant deux ans, dont une année au service du président Alain Poher !

Les mets et les vins qu’il nous a fait déguster étaient dignes des grandes tables françaises. Si vous passez par Guayaquil, je vous recommande d’aller découvrir sa cuisine au restaurant Bankers club. + d’images

Culture française

Alliances françaises

La ville de Guayaquil compte trois Alliances françaises. J’ai eu l’opportunité de visiter deux sites.

Tout d’abord, l’Alliance située à Samborondón, la banlieue huppée de Guayaquil. En 2009, la ville comptait 110.000 habitants contre 500.000 habitants désormais.

Construit il y a 14 ans, grâce à un Investment de 500k$, ce site a été restauré il y a 2 ans.

Avec sa médiathèque toute neuve, ses 16 salles de classe et son patio d’accueil, cette Alliance fait belle figure. 200 élèves y suivent des cours. Le président et la directrice m’ont présenté leur projet d’agrandissement qui implique de construire un auditorium et un salon multifonction au 2ème étage.

Je me suis rendu ensuite à l’Alliance située au centre-ville, sur le site de la maison de France qui abrite également le consulat. Cette AF dispose d’un charmant théâtre de 100 places et de 17 salles de classe. + d’images

Consul honoraire

Je salue Thierry Souët, entrepreneur-consul honoraire, qui m’a accompagné durant tout mon séjour à Guayaquil.

Installé dans cette ville depuis 1985, Thierry a commencé par diriger un laboratoire de crevettes, avant de devenir importateur de machines agricoles. Puis, en 2000, il créé une société de distribution de pièces détachées automobiles…

Consul honoraire depuis 22 ans, il est le relais d’une communauté qui compte 600 Français inscrits. Son antenne consulaire est ouverte 3 heures par jour, sauf le lundi, c’est dire tout son dévouement et sa disponibilité. + d’images

En circonscription en Équateur (1/3) – Manta / San Vicente / Porto Viejo (23-24 février 2019)

Merci à Tannya Bricard, conseillère consulaire, pour m’avoir accompagné tout au long de mon déplacement de quatre jours en Équateur. De Guayaquil à Manta, de Monte Viejo à Quito, je peine à recenser le nombre de réunions, visites et rencontres qu’elle a provoquées pour me permettre de réussir ma mission.

J’ai voulu, en premier lieu, faire un point sur la situation de nos compatriotes, trois ans après le tremblement de terre d’avril 2016. A l’époque, je rendais compte périodiquement des rapports et de témoignages que Tannya m’adressait.

Tannya vit à Manta (province de Manabi) au bord de l’océan Pacifique, où notre ambassadeur François Gauthier l’avait rejoint, pour être au plus proche des victimes et soutenir nos compatriotes les plus affectés par la catastrophe. C’est eux qui ont accueilli sur le tarmac les 35 sapeurs-pompiers du Secours civil français, venus avec des équipements de potabilisation d’eau.

MANTA

Communauté française

Ces Français oubliés par la France

Le tremblement de terre de 2016 aura fait plus de 1000 victimes. Il a notamment ravagé la ville de Manta.

Tous nos compatriotes déplorent que la France ne leur offre aucune assistance pour faciliter le redémarrage de leurs activités. Chacun témoigne que seule l’aide de la famille et des amis leur a permis de se relancer, le cas échéant.

On imagine le triste sentiment qu’ils éprouvent, celui de ne pas avoir été pris en compte, comme Thierry, capitaine de pêche thonier, qui nous a accueillis au El rincon de Tere, le restaurant de sa femme. Bien que durement frappé par le séisme, ce restaurant a servi gratuitement 300 à 350 repas par jour aux habitants qui avait tout perdu. Thierry fait observer que le restaurant péruvien situé à proximité a reçu une aide du Pérou pour redémarrer.

Il y aussi le cas de Martine, installée il y a 33 ans dans le pays de son mari, Omar, qu’elle a rencontré à Montpellier. Producteurs de crevettes, leurs bassins et diverses infrastructures s’étalaient sur 100 hectares. Tout a été dévasté. L’organisme CFN qui a recueilli les fonds de l’AFD leur a d’abord fait des promesses, avant de rejeter leur dossier. Ils ont redémarré, mais grâce aux amis et au prêt d’un client contre des prix de crevettes discountés.

Je citerai aussi Christian, marié en France avec une Équatorienne, qui a voulu prendre un nouveau départ en 2003. Ingénieur électronique chez PSA, il décide d’ouvrir un bar restaurant en Équateur. Après le séisme, il ne savait plus où habiter. Un mot encore sur Emilie qui a démarré une usine de purification d’eau, il y a un an, pour palier un problème sanitaire. Cette professeure de français, installée depuis 10 ans à Manta, fut directrice de l’Alliance Française de Porto Viejo.

Si tous ont observé et salué l’intervention de la France, notamment afin d’approvisionner en eau potable les villes de Chone et Porto Viejo, ils aimeraient savoir pourquoi, eux, ne peuvent prétendre aux aides apportées par l’AFD. + d’images

L’histoire de Leinen

Jean-Baptiste Leinen est un jeune boulanger-pâtissier qui s’est lancé à Manta en 2014.

Comme d’autres, il a tout perdu à cause du tremblement de terre. Pendant un an, il n’a pas pu travailler, passant son temps à remplir de la paperasse pour décrocher une aide du CFN ou un prêt bancaire. En vain. C’est grâce à sa famille et ses amis qu’il a pu investir dans du matériel haut de gamme pour refaire du pain et des pâtisseries dans une maison-atelier

Il a désormais ouvert une boutique en ville et un point de vente dans un nouveau centre commercial.

La notoriété de ses macarons sert l’image de marque de la France en Équateur. Jean-Baptiste se lève chaque matin à 3 heures et travaille 7 jours sur 7. Il est heureux de son sort et de pouvoir rembourser ses récents emprunts, comme ceux qu’il a contractés avant le séisme. Je lui souhaite le meilleur. + d’images

Politique

Préfet de la région

J’ai eu le privilège de rencontrer Mariano Zambrano Segovia, préfet de la région Manabi (où se situe Manta) et Mariano Zambrano Vera, député au Parlement équatorien, en compagnie de Tannya Bricard, conseillère consulaire.

Le préfet a remercié la France pour son soutien lors du tremblement de terre (sont intervenus : ambassade de France, Sécurité civile française (rattachée au ministère de l’Intérieur), IRD, Pompiers de l’urgence internationale, SOS Attitude, Interagua/Veolia, Alliance française de Quito et La Condamine pour les collectes de dons…).

On se souvient que notre ambassadeur de l’époque, François Gauthier , avait immédiatement rencontré le maire de Manta et le préfet de Manabi.

Le préfet Zambrano a relaté la difficile épreuve que constitue la reconstruction et souhaité que nous l’aidions à mettre en valeur sa région pour attirer des entreprises françaises. + d’images

SAN VINCENTE

Social

Fondation Futuro

Tannya tenait beaucoup à ce que je vienne jusqu’à San Vincente pour découvrir la ludothèque Nueva Esperanza qui avait bénéficié d’une réserve parlementaire en 2015.

J’ai retrouvé Martine Wallet-Hurtado, rencontrée la veille à Manta. Elle est à l’origine de cette initiative en faisant appel à la générosité de sa ville natale d’Amilly dans le Loiret ! C’est en effet, l’association Amilly-San Vicente qui a acheté le terrain et construit la ludothèque grâce à des bénévoles.

Félicitations à toutes les personnes qui ont concrétisé ce projet pour offrir la possibilité à des enfants de s’évader d’un univers parfois bien difficile. + d’images

PORTO VIEJO

Culture française

Alliance française

J’ai visité l’AF de Porto Viejo, en compagnie de Tannya Bricard. Présidée par Enrique Garcia Loor, un neurochirurgien formé en France, l’Alliance est dirigée par Alba Quiroz et animée par des bénévoles qui éprouvent une passion pour la langue et la culture françaises.

Le président sait combien le plurilinguisme est favorable au développement intellectuel des enfants. Aussi l’AF de Porto Viejo accueille les enfants dès l’âge de 18 mois !

Vingt ans après sa création, le projet de l’AF est désormais est d’acheter un terrain et de construire un bâtiment plus conforme à ses besoins.

La ville de Porto Viejo a été meurtrie par le séisme de 2016.

Sur le mur « Souvenez-vous » de l’Alliance française figure 112 visages des personnes fréquentant l’Alliance qui ont perdu un proche.

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En circonscription au Panama – Panama city et Colon (21-22 février 2019)

Le Panama a représenté la première étape de ma quatrième tournée en Amérique latine, précédant l’Équateur, la Colombie et le Pérou.

Toute ma gratitude à Brice Roquefeuil, ambassadeur de France au Panama, qui m’a accueilli à la Résidence. Nous avions déjà eu l’occasion de nous rencontrer, en 2016, à Rio de Janeiro tandis qu’il était consul général.

Afin de consolider la présence française, je rejoins son engagement en faveur du lycée français de Panama, dont le déménagement constitue mon dossier prioritaire pour ce pays.

Politique

Vice-ministre des Affaires étrangères

Entretien avec Luis-Miguel Hincapie, vice-ministre des affaires étrangères et Nicole Wong, vice-ministre chargée des Relations extérieures par intérim.

Nous avons principalement échangé sur trois dossiers. D’abord, le Panama figure sur la liste noire de l’UE en matière de coopération financière. Mes interlocuteurs ont vivement regretté le manque de transparence de l’UE pour parvenir à cette décision et invoqué la nécessaire harmonisation entre les attentes des régulateurs internationaux.

Nous avons ensuite évoqué la crise au Venezuela qui impacte leur relation bilatérale, avant d’aborder la préoccupation des milieux d’affaires panaméens face aux appétits de la Chine. + d’images

Parlement latino-américain

Rencontre avec Elias Castille, président du Parlement latino-américain et des membres du conseil du Palatino, représentant plusieurs pays (Équateur, Chili, Cuba, Colombie…).

La situation au Venezuela est au cœur des inquiétudes avec l’espoir que le conflit se résolve d’une manière politique et pacifique. En attendant, les Vénézuéliens fuient leur pays : ils ont dépassé le million de réfugiés en Équateur ! + d’images

Parlement panaméen

Entretien passionnant avec José Antonio Dominguez, député panaméen au parlement.

Ancien ambassadeur et consul du Panama à Taïwan, il m’a confié son analyse géopolitique.

Je l’ai trouvé particulièrement clairvoyant concernant les ambitions chinoises qui se révèlent écrasantes en certains endroits du globe. Le Panama est aussi dans la ligne de mire de Pékin et la création d’un nouveau port chinois en eaux profondes intrigue, car celui-ci est situé à proximité de celui de Colon qui pourtant ne fait pas le plein… + d’images

La situation au Venezuela

Les Vénézuéliens vont bientôt tourner une nouvelle page de leur histoire. J’ai eu le plaisir de dialoguer avec Fabiola Zavarce, représentante au Panama de Juan Guaido, président du Venezuela par intérim, en présence de Brice Roquefeuil, ambassadeur de France.

Depuis mon passage à Caracas en avril 2015 (compte-rendu), j’ai suivi l’évolution préoccupante du Venezuela aux mains du régime de Maduro. Mais la liberté trouve toujours son chemin. J’ai assuré Fabiola de mon soutien dans son dur combat pour la restauration de la démocratie et la reconstruction économique.

Entrepreneuriat

Chambre de commerce (CCFP)

Heureux d’avoir rencontré les artisans de la jeune chambre de commerce franco-panaméenne, créée fin 2015, qui compte 60 membres. Elle bénéficie du soutien actif de notre ambassadeur, Brice Roquefeuil, qui m’accompagnait, ainsi que Pascal Carrere, chef du service économique de l’ambassade.

J’ai ainsi pu échanger avec Mirabelle Bergère, directrice et les membres du comité de gestion : Jean-Guy Canavaggio, président, Jonathan Grel Fredéric Sallio ; Emmanuel Besserve, tous les quatre étant aussi CCEF.

Près de 20 filiales de grands groupes français sont présentes au Panama.

Pays de service et de transit, le Panama est l’économie latino-américaine qui a connu la croissance la plus forte (6,5%/an) au cours des dix dernières années. Son centre bancaire international (100 banques/82 Mds$ d’actifs) et l’activité sur le canal (5% du trafic maritime mondial) participent à la notoriété du pays. + d’images

Le Pont Vinci (à Colon)

Visite mémorable d’un ouvrage exceptionnel. Accompagné par Chloée Foyer, Première conseillère à l’ambassade, je me suis rendu à Colon, ville située sur la façade Atlantique pour visiter le troisième pont construit sur le canal de Panama par l’entreprise Vinci.

Accueilli par Julien Crespy et Gonzalo Jaspe de Vinci, j’ai découvert un chantier gigantesque en voie d’achèvement : ce pont est long de 3,159 kilomètres et devrait entrer en service en juillet 2019.

Le pont offre une vue splendide sur le canal initié par Ferdinand de Lesseps, où les navires glissent majestueusement pour passer d’un niveau à l’autre des 3 écluses. + d’images

Entrepreneurs français : de la toque à la techno

Accompagné par Pascal Carrère, chef du service économique, et Jorge Sanchez, attaché économique, je me suis rendu au cœur de deux PME qui contribuent à façonner une image flatteuse de la France à l’étranger.

D’abord, visite de l’atelier nommé Un Toque francés, jeune entreprise française de restauration installée au Panama il y a un an, après un brillant succès en France. Christian et son épouse ont abandonné la Charente-Maritime pour séduire une nouvelle clientèle avec une cuisine française de qualité, mais sans la réserver à une élite.

Ensuite, visite de l’entreprise française Salva Mi Maquina (réparation de matériel informatique). Victor Manche et Quentin Abadie ont déjà créé deux boutiques à Panama City. Ils sont à la techno ce que les urgences sont à la santé, d’autant que les clients entretiennent un rapport affectif avec leurs téléphones portables, tablettes ou ordinateurs, m’ont-ils expliqué. + d’images

Enseignement français

Lycée français international de Panama

Dans le prolongement d’une réunion avec Alejandra Hofer, présidente du comité de gestion du lycée ; Jean-Patrick Canadas, proviseur ; Olivier Gaudel, directeur du primaire et Laurent Dupont, directeur des Affaires financières, j’ai visité le lycée français international, conventionné avec l’AEFE, qui accueille 420 élèves répartis sur deux bâtiments séparant le primaire du secondaire.

Mon action prioritaire pour le Panama consiste à soutenir le projet de déménagement de l’école qui doit répondre à deux contraintes impérieuses :
– Les bâtiments seront rasés en 2022, en a décidé le propriétaire
– La capacité d’accueil est saturée depuis deux ans

Le projet de déménagement fait consensus localement et le dossier de crédit devait obtenir la garantie de l’État par le biais de l’Anefe, en septembre 2018. Depuis, Bercy temporise.

Pour tenir l’objectif initial d’ouvrir en septembre 2020, il aurait fallu attaquer les fondations du nouveau bâtiment en début de saison sèche, soit décembre 2018.

A peine rentré à Paris, j’ai adressé un courrier résolu à Bruno Le Maire. Si la garantie leur est accordée prochainement, il faudra impérativement démarrer les travaux en septembre 2019, nonobstant les surcoûts liés à une période climatique moins favorable. + d’images

Communauté française

Consulat

Réunion au consulat, dans les locaux de l’ambassade, avec Emeline Javierre, consule, Blaisy Serrano et Emila Mitre, agents consulaires, et Sylvie Orlando, consule honoraire à Colon.

Tour d’horizon des attentes d’une communauté française qui compte 2000 inscrits et 35.000 compatriotes de passage annuellement. Ainsi, Sylvie rencontre près de 200 plaisanciers français par an qui mouillent à Colon, avant de traverser le canal du Panama pour se rendre en Polynésie.

Du reste, l’activité visas du consulat est essentiellement dévolue aux plaisanciers étrangers : afin de rester dans le délai de six mois avant expiration, ils demandent leur visa depuis le Panama avant de se s’élancer vers le Pacifique pour atteindre la Polynésie.

Heureux d’avoir revu Émeline Javiere qui était auparavant en poste à Edimbourg. + d’images

Devoir de mémoire

Cérémonie d’hommage aux Français qui ont donné leur vie pour la construction du canal de Panama, aux côtés de Brice Roquefeuil, ambassadeur de France au Panama, en présence des associations Panama accueil et La Fraternité.

Le dépôt de gerbe a été exécuté avec le concours du service du protocole des forces armées panaméennes et cette belle cérémonie a été suivie d’échanges avec les acteurs de notre communauté dans les locaux de l’ambassade.

Tout particulièrement merci aux membres de Panama accueil pour leurs multiples témoignages d’amitié et à Joëlle Baur pour ses belles photos. + d’images

Brexit – Conférence à Londres « Settled Status : pourquoi en faire la demande et comment l’obtenir ? »

Le 17 février dernier, nous avons accueilli près de 300 personnes au Baden-Powell House venues s’enquérir sur leur futur statut de résident.

Je remercie chaleureusement Patricia Connell (déléguée consulaire) ; Anne-Laure Donskoy (the3Million) ; Ilda de Suza et Kim Vowden (avocats du cabinet Kingsley Napley) pour avoir animé cette conférence et essayé de répondre aux attentes de chacun.

Je veux aussi remercier tous les participants qui ont été les artisans d’un débat dynamique et de qualité. J’ai été surpris par la concision des questions et la diversité des situations personnelles.

Les inscriptions furent closes en trois jours et heureusement que l’organisation the3million avait relayé l’événement en direct sur Facebook. Voir la vidéo de la conférence (2h).

Que fallait-il retenir à J-40 de la date de sortie de l’UE ? Certes, nous ne savons toujours pas ce que Brexit va signifier, mais il vaut mieux ne pas attendre pour faire sa demande de settled status, nous ont prévenu les deux avocats spécialisés dans l’immigration.

Le plus tôt sera le mieux. La démarche a été ainsi décrite par London French Morning dans son excellent compte-rendu de la réunion :

Pour cela, rien de plus simple : télécharger l’application (seulement disponible sur Android) “EU Exit : ID Document Check” puis de scanner son passeport, prendre une photo de soi avec son téléphone, être muni(e) de sa carte bancaire (il faudra débourser £65 pour un adulte et £37.50 pour un enfant, des frais remboursés après le 30 mars sur demande) et de son National Insurance Number.

Les citoyens européens qui résident depuis plus de 5 ans doivent normalement obtenir leur settled status, les autres peuvent prétendre au pre-settled status. Un point reste en suspens : pour l’instant, il n’y a pas de procédure d’appel en cas de rejet.

La semaine suivante, on apprenait que the3million avait adressé, le 26 février, une lettre au président de la République, signée Nicolas Hatton, lui demandant de soutenir cette requête auprès du Conseil européen : « donner à la Commission le mandat d’adopter séparément le Chapitre II de l’Accord de retrait en vertu de l’Article 50. C’est maintenant la seule et unique façon de garantir nos droits en cas de non-accord car il serait alors juridiquement impossible d’atteindre le même niveau de protection ». Lire la lettre de the3million.

+ d’images sur la manifestation.

En circonscription aux Pays-Bas – Amsterdam (29-30 janvier 2019)

La situation de l’enseignement français à Amsterdam est en train de s’éclaircir : il se profile enfin une solution permettant le prolongement d’une scolarité en français après l’école élémentaire. Aujourd’hui, les enfants français et francophones doivent se rendre à La Haye au lycée Van Gogh ou bien à l’École Européenne de Bergen.

L’intérêt marqué de notre ambassadeur, Philippe Lalliot (à l’image), pour les questions d’éducation et son volontarisme ont fait éclore la réponse attendue par de nombreux parents d’élèves.

Enseignement français

Lancement du collège français d’Amsterdam : le rêve devient réalité !

Pour mon 300ème déplacement depuis le début de mon mandat, je suis revenu aux Pays-Bas (pour la 6ème fois) afin d’assister à la réunion d’information organisée par Philippe Lalliot, le représentant de notre diplomatie, et Franck Barro, directeur de l’école française d’Amsterdam, gérée par l’AEFE.

Lorsque Marie Cordonnier et Aurélie Rimasson m’ont rencontré au Sénat, en octobre 2017, pour me présenter leur projet de création d’un collège français à Amsterdam, je me suis immédiatement engagé à soutenir leur initiative. Leur projet est devenu ma priorité d’action pour ce pays.

Dans un premier temps, nous avons organisé en commun une réunion d’information auprès des parents d’élèves d’Amsterdam, le 1er décembre 2017 (compte-rendu).

14 mois plus tard et toujours au The Student Hotel, l’ambassadeur de France, Philippe Lalliot, nous a annoncé que le projet de collège français d’Amsterdam verrait le jour dès la rentrée 2019 !

Un plan d’action rassurant

Lors de mon déplacement de décembre 2017, j’avais apprécié l’analyse lucide de Franck Barro sur les besoins en scolarisation francophone à Amsterdam. Une vision pragmatique parfaitement en phase avec l’état d’esprit constructif des parents d’élèves.

Ce 29 janvier, le directeur nous a présenté un plan étalé sur les trois prochaines années : ouverture d’une classe de 6ème pour les 11 ans (rentrée 2019) ; ouverture d’une classe de 5ème pour les 12 ans (sept. 2020), puis relocalisation de l’école sur un nouveau site à l’horizon septembre 2021. Une démarche qui a convaincu et rassuré tous les participants. 

Réunion avec l’équipe projet

A l’issue de la réunion, en compagnie d’Anne Genoud, consule générale et Hélène Degryse, conseillère consulaire, j’ai partagé du temps avec l’équipe qui a initié le projet et nous réjouir de ce succès, à savoir : Aurélie Rimasson ; Sylvie Luisetti ; Marie Cordonnier et Nicolas Castanet.

Je veux saluer leur sens du bien commun et leur pugnacité. Comme Hélène l’a tweeté, c’est grâce à eux que le rêve est devenu réalité ! + d’images

Communauté française

Consulat

Notre administration s’est installée dans ses nouveaux locaux le 14 janvier dernier !

La nouvelle configuration du consulat français permet d’améliorer nettement la qualité d’accueil.

Lors de la visite des lieux organisée par Anne Genoud, consule générale, j’ai découvert le plateau rassemblant les services du consulat, aux côtés des bureaux de l’Institut français et de Business France. + d’images

Élus consulaires

Après avoir échangé avec l’équipe du consulat, nous avons eu une réunion avec les élus représentant nos compatriotes installés aux Pays-Bas, qui rassemblait les conseillers consulaires Hélène DegryseCatherine Libeaut et Richard Bennahmias.

Leur tâche ira grandissant puisque les autorités néerlandaises ont déjà enregistré une croissance de 7% du nombre de Français présents dans le pays. Pour l’anecdote, depuis les fenêtres du consulat, nous avons observé le chantier de construction du bâtiment qui abritera l’Agence européenne du médicament et ses 900 employés… dont 12% de Français.

Culture française

Alliance Française

Visite de la bibliothèque de l’Alliance française d’Amsterdam à J-2 de son inauguration !

J’étais en compagnie Anne Genoud, consule générale ; Anne-Emmanuelle Grossi, COCAC et directrice de l’IFPB ; Hélène Degryse, conseillère consulaire ; Carine Bougnague, directrice de l’AF d’Amsterdam.

Située au sein de la bibliothèque publique OBA (Openbare Bibliotheek Amsterdam), la bibliothèque de l’Alliance française en langue française constituera le fonds le plus important de la partie internationale, surtout après une récente acquisition de 400 ouvrages supplémentaires. Ouverte en 2007, OBA est la plus grande bibliothèque publique d’Europe !

L’Alliance française prend aussi avantage des salles de cours et des infrastructures de la bibliothèque OBA pour enseigner notre langue et faire rayonner la culture française en synergie avec l’Institut français. + d’images

En circonscription en Éthiopie – Addis Abeba (9-11 janv. 2019)

Première visite en Éthiopie qui se définit comme le pays qui a 13 mois de soleil !

Je remercie Frédéric Bontems, ambassadeur de France auprès de l’Éthiopie, qui m’a accueilli à la Résidence et facilité mon parcours.

Lors de mes rencontres avec les autorités, la construction du barrage géant, dit de la Renaissance, sur le Nil bleu fut régulièrement évoquée. Ce projet hydroélectrique est une source de crispations politiques avec certains pays traversés par les eaux du Nil.

Des problématiques qui me sont devenues familières après avoir co-organisé, avec Fadi Comair, président de Medurable, quatre éditions d’un colloque consacré à « l’hydro-diplomatie et le changement climatique pour la paix en Mésopotamie » : Oronte (2015), Jourdain (2016), Nil (2017) et Tigre & Euphrate (2018).

Politique

Ministre de l’eau

Rencontre avec Frehiwot Woldehanna, ministre de l’Eau, entouré d’une équipe d’experts de son ministère pour évoquer l’avancée des travaux du fameux barrage de la Renaissance. Ce projet est déterminant pour le développement du pays qui fonde ses ressources énergétiques sur l’hydroélectricité.

Ce barrage est source de tension avec l’Égypte qui craint la baisse du débit du Nil. La visite du Premier ministre Abiy Ali Ahmed au Caire en juin dernier, suivie d’une rencontre tripartite des ministres de l’Eau égyptien, éthiopien et soudanais, à Addis Abeba, le 25 septembre 2018 ont permis d’aplanir les dissensions : un accord sur le plan de remplissage du barrage entre les trois pays est sur la table, attendant l’accord de l’Égypte. + d’images

Ministère des Affaires étrangères

Entretien privilégié avec Hirut Zemene, secrétaire d’Etat au ministère des Affaires étrangères pour évoquer la politique étrangère d’Abiy Ali Ahmed, depuis sa prise de fonctions en avril 2018.

Il faut déjà mettre à l’actif du nouveau Premier ministre, âgé de 42 ans, un rapprochement historique avec l’Érythrée qui a conduit à signer un accord de paix.

Mme Zemene s’est réjouie de la perspective d’un déplacement du président Macron en Éthiopie, en mars prochain, saluant sa jeunesse et son volontarisme réformateur, des qualités se reflétant chez son Premier ministre. + d’images

Parlement

Réunion avec Mohammed Yusuf Omer, pdt du groupe d’amitié parlementaire Éthiopie-France, et Tesfaye Daba Wakjira, pdt de la commission des Affaires étrangères de l’Assemblée nationale éthiopienne.

Mes interlocuteurs se réjouissent de la pacification des rapports avec leurs voisins érythréens, mais toute leur attention se porte sur le déplacement de 3 millions d’habitants à l’intérieur du pays et aux frictions intérieures qui en découlent.

Nous avons évoqué le barrage de la Renaissance qui va être le plus grand barrage hydroélectrique d’Afrique. Une fierté nationale associée à un grand effort collectif : les parlementaires m’ont confié que chacun est tenu de contribuer à son financement. Dans leur cas, cela représente 5 mois de salaire…

Rappelons qu’en Éthiopie, le revenu par habitant est l’un des plus faibles du monde (174ème rang sur 187).

L’ambassade de France a organisé cette rencontre dans le restaurant-hôtel Le Louvre, tenu par un compatriote, point de ralliement de notre communauté lors de la dernière la coupe du monde de football. + d’images

Ambassadeur de l’Union européenne

L’ambassadeur de l’UE, Johan Borgstam, a souligné les avancées du pays en matière de démocratisation depuis le changement de régime. Le Premier ministre, Abiy Ali Ahmed, s’attelle aussi à libéraliser certains secteurs de son économie.

Cela étant, Johan Borgstam ne m’a pas caché les nombreuses fragilités de l’Éthiopie, à commencer par l’augmentation de sa dette publique, même au regard d’une croissance de 8% environ.

Classé parmi les pays les moins avancés (PMA), l’Éthiopie s’est fixé pour but de rejoindre le groupe des pays à revenus intermédiaires en 2025. + d’images

Entrepreneuriat

CAFE et CCEF

Une trentaine d’entreprises françaises sont présentes en Éthiopie. Elles y emploient près de 3000 personnes. J’ai rencontré les membres du bureau exécutif du CAFE (Club d’affaires franco-éthiopien) et quelques CCEF (Conseillers du commerce extérieur France).

Si leurs préoccupations sont liées au climat des affaires (le manque de devises, les contrôles fiscaux aux redressements vertigineux…), nos entrepreneurs s’entendent sur l’étendue des perspectives offertes par ce marché de 100 millions d’habitants.

Du reste, avec un solde commercial excédentaire pour la France (791,6 M€ en 2017), l’Éthiopie est devenue le 3ème marché de la France et son premier excédent commercial en Afrique subsaharienne.

Mais pour prétendre s’implanter avec succès, il faut être une PME de taille significative, a soutenu Olivier Poujade, fondateur du cabinet conseil Eastgate (14 personnes).

Par ailleurs, j’ai dîné avec dix VIE (Volontaires internationaux en entreprise) qui ont tous témoigné avec enthousiasme de leur expérience dans ce pays. + d’images

Ethiopian Airlines

Créée il y a plus de 70 ans, Ethiopian Airlines est devenue une véritable institution sur le continent africain. 315 vols décollent chaque jour de la capitale, aux allures d’un gigantesque hub. La compagnie a transporté 11 millions de passagers en 2018 et 400.000 tonnes de fret.

Henok Teffera, VP stratégie planning et alliances, m’a confié que sa flotte allait s’étoffer de 24 Airbus. 10 appareils ont déjà été livrés !

Après le siège social, j’ai visité le centre d’entraînement des pilotes, doté de simulateurs de vols correspondant à tous les types d’appareils en service chez Ethiopian Airlines. C’est là que j’ai eu le bonheur de piloter, comme en vrai, un Airbus 350 en le faisant décoller et atterrir sur l’aéroport d’Heathrow. Mémorable !

J’ai ponctué ma visite avec l’Académie de formation du personnel de bord qui accueille 4000 élèves par an. + d’images

Communauté française

Ambassade

En marge de ses missions, notre ambassadeur de France en Éthiopie, Frédéric Bontems, cherche des solutions pour entretenir et valoriser les 37 hectares de végétation de sa Résidence.

Le poste diplomatique serait en mesure de réaliser ses propres recettes en encaissant des loyers propres à financer l’entretien de ses espaces et à les valoriser pour conforter notre action, sans puiser dans les deniers publics. Mais cela nécessiterait de revenir sur les principes de la comptabilité publique… Mon dossier prioritaire en Ethiopie sera l’appui à l’Ambassade pour que l’exemple de la résidence d’Adis-Abeba serve à améliorer la gestion de notre parc immobilier à l’étranger (ambassades, résidences…), instrument de notre rayonnement.+ d’images

Consulat

Notre consul, Julien Riom, m’a fait visiter ses installations, en compagnie de Dominique Petit, conseiller consulaire qui réside à Addis Abeba.

Un millier de nos compatriotes sont enregistrés au consulat et 10.000 Français tout de même viennent chaque année visiter le pays. La haute altitude (2500 mètres pour la capitale) provoque parfois des crises cardiaques dans un contexte sanitaire assez éloigné de nos standards nationaux.

Le service des visas, lui, a doublé sa production en deux ans pour atteindre 5000 visas délivrés en 2018. Le taux moyen de refus s’élève à 25% et même 75% pour les demandes de regroupement familial. + d’images

Enseignement

Lycée Guebre-Mariam

Accueilli par Jean-Christophe Torres et l’équipe de direction, j’ai fait la visite du lycée franco-éthiopien Guebre-Mariam, géré par la MLF (Mission laïque française).

Créé en 1947, l’établissement accueille 1821 élèves de la maternelle au lycée.

C’est une immense fierté que le général de Gaulle soit venu deux fois sur place : en 1953, puis en 1966 lorsqu’il est devenu président de la République.

Ma visite a été suivie d’une rencontre-débat avec M. Groume, président de l’association des parents d’élèves et Mme Amakaletch, présidente de l’association des anciens élèves, ainsi que des représentants élus du personnel au conseil d’établissement.

Pour terminer, j’ai eu le plaisir de discuter avec les représentants des élèves. Ils m’ont dit que l’augmentation des frais universitaires en France, pour les étrangers, les incitaient à envisager d’autres destinations… + d’images

Culture

Alliance française

Alliance française d’Addis Abeba est l’une des plus belles du monde.

Présidée par Amde Akalework et dirigée par Christian Merer, elle attire 4000 étudiants en langue française. Une démarche d’apprentissage du français via le numérique a été engagée.

L’Alliance assure également un programme de formation des enseignants, à travers un diplôme universitaire « français langue étrangère ».

J’ai pu prendre la mesure de l’impact culturel de cette AF, puisqu’elle organisait, le soir de mon passage, un concert qui a réuni plus d’un millier de personnes. + d’images

Culture

Centre français des études éthiopiennes & Musée

Créée en 1955, la Mission archéologique en Éthiopie est devenue, en 1997, le Centre français des études éthiopiennes (CFEE). J’ai échangé avec l’équipe des chercheurs au sein de leur siège à Addis Abeba.

Le Dr Clément Menard, secrétaire scientifique et archéologue, m’a fait une visite guidée du musée national d’Éthiopie, en présence de Bertrand de Seissan de Matignon, Deuxième conseiller.

Le musée est réputé pour ses fossiles hominidés, comme Lucy ou Selam. Sur place, le CFEE a fait un remarquable travail de mise en valeur qui conduit tous les publics à être fasciné par ces fossiles.

Le monde entier connait Lucy dont le squelette, complet à 40%, est vieux de 3,2 millions d’années. Cette australopithèque a été découverte en 1974 sur le site de Hadar en Éthiopie. + d’images

En circonscription à Djibouti (05-08 janv. 2019)

Mon programme de travail à Djibouti s’est étalé sur 4 jours incluant 22 rendez-vous. Je suis reconnaissant à Christophe Guilhou (à l’image), ambassadeur de France auprès de la République de Djibouti, pour son implication et sa présence à mes côtés.

Il est le garant des enjeux de la diplomatie française dans la corne de l’Afrique où la coopération française en matière de sécurité et de lutte contre le terrorisme est fondamentale.

Je n’ai pas manqué de rencontrer nos Forces Françaises stationnées à Djibouti (FFDj) et souligner l’importance de leur rôle dans le contexte géopolitique actuel.

Au-delà de la présence de notre force de projection, la coopération française comprend aussi modernisation de l’outil de défense des forces armées djiboutiennes, notamment par le biais de dons d’équipements et de matériels militaires.

Ma visite à Djibouti a été facilitée et optimisée par le travail de préparation des conseillers consulaires Vincent Sadeque  et Bruno Dell’Aquila (à l’image) qui m’ont accompagné dans mes visites et offert leurs éclairages.

Défense

Forces françaises stationnées à Djibouti (FFDj)

Djibouti accueille le contingent français numériquement le plus important hors de nos frontières, soit près de 1500 militaires. À l’invitation du général Eric Gernez qui commande l’ensemble de nos forces, j’ai pu échanger avec les officiers présents lors d’un déjeuner à la résidence du COMFOR (Commandement des Forces françaises stationnées à Djibouti).

La journée s’est poursuivie par une présentation du 5ème RIAOM, dernier régiment interarmes de l’armée de terre française, avant de me rendre sur la base aérienne 188 Djibouti. Ce fut l’occasion de m’assoir aux commandes de l’un des quatre mirages 2000-5F et de rencontrer l’équipe chargée des secours en mer.

Ce tour exceptionnel s’est achevé par la visite du centre médico-chirurgical interarmées qui a ouvert ses portes le 1er juillet 2016. + d’images

Politique

Ministre de l’Enseignement Supérieur

Réunion avec Dr. Nabil Mohamed Ahmed, ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, en présence de notre ambassadeur Christophe Guilhou.

Lors ma visite de l’Université de Djibouti et du CERD, j’ai été séduit par la qualité des infrastructures et l’ambition des programmes d’enseignement et de recherche initiés à Djibouti.

Mes discussions avec le ministre ont porté sur l’amélioration de l’accueil des étudiants djiboutiens en France, au renforcement de la coopération avec les universités françaises, ainsi que la francophonie comme espace d’expression et d’échanges. + d’images

Ministère des Affaires étrangères

Rencontre avec le secrétaire général des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, Mohamed Ali Hassan, avec qui nous avons beaucoup parlé de la Chine.

En effet, la Chine a jeté son dévolu sur Djibouti et accentue inexorablement son emprise. Radio Chine international a été substituée à RFI pour émettre en français vers Djibouti. Par ailleurs, la Chine a fait cadeau d’un dispositif de 600 caméras, associé à un système de reconnaissance faciale, qui sera positionné auprès des forces de sécurité. Etonnante démarche quand on sait que le taux de résolution des crimes et délits est déjà de 97%…

Président de l’AN – VIDÉO (RTD2 TV)

Entretien privilégié avec Mohamed Ali Houmed, président de l’Assemblée nationale, en présence de Dileita Mohamed Dileita, ancien premier ministre, président du groupe interparlementaire d’amitié Djibouti-France et de Christophe Guilhou, ambassadeur de France à Djibouti.

Le président m’a annoncé son souhait d’organiser une visite en France à court terme. Il sera le bienvenu. LIEN vidéo.

Assemblée nationale

Je suis reconnaissant à Dileita Mohamed Dileita, ancien Premier ministre et président du groupe interparlementaire d’amitié Djibouti-France, pour m’avoir permis de découvrir les installations de l’Assemblée Nationale, puis de déjeuner avec six parlementaires membres du groupe d’amitié, dans le prolongement de notre rencontre avec le président de l’Assemblée nationale.

Entretien cordial qui nous a conduits à parler de l’organisation des débats parlementaires, de l’actualité politique et des enjeux économiques. J’ai exprimé toutes les difficultés rencontrées par nos entreprises, depuis quelques temps, pour remporter des marchés localement. + d’images

Entrepreneuriat

Chambre de commerce

En présence de notre ambassadeur, discussion des plus intéressantes avec le président de la chambre de commerce de Djibouti, Youssouf Moussa Dawaleh et les membres de son bureau : Magda Remon Coubeche, 1ère vice-présidente, André Massida, 3ème vice-président et Charmarke Adbourahman Ahmed, trésorier.

Les échanges ont porté sur divers sujets, comme l’apport de la France à travers l’Agence française de développement au profit du secteur privé, ainsi que l’amplification des relations d’affaires entre nos deux pays. La chambre travaille assidument sur les voies et les moyens de promouvoir la coopération économique.

Lire l’article « Le président de la CCD reçoit la visite d’un sénateur français » paru dans La Nation (Djibouti) du 09 janv. 2019

 

CCE & Groupe d’affaires 

Double rencontre avec les entrepreneurs français pour évaluer l’environnement des affaires à Djibouti, toujours accompagné par Christophe Guilhou :

Une réunion avec nos conseillers du commerce extérieur suivie d’un déjeuner avec le club d’affaires présidé par Mme Kadra Abdi.

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Entreprises françaises

Groupe Coubeche –  Avec Magda Rémon Coubeche, CEO du groupe Coubeche qui emploie 800 personnes à Djibouti, ce qui en fait le premier employeur privé du pays ! Il s’agit d’un acteur majeur dans la production des boissons (Coca-Cola…) et la distribution des produits alimentaires (Casino). + d’images

Rubis – Le directeur général de Rubis, Olivier Gasbarian, est à la tête d’une véritable success story à l’international. Rubis Énergie Djibouti a repris, en octobre 2015, les activités du groupe Total de distribution de carburants et de lubrifiants dans le pays, ainsi que le réseau de stations-service. + d’images

Café de la Gare – Incontournable, le café de la Gare, tenu par Mouna Musong et son époux Christian, est l’une des grandes adresses gastronomiques de la ville. Mouna tient ce restaurant français de ses grands-parents, à l’origine de l’aventure à la fin du 19ème siècle. La patronne compte bien transmettre la maison à sa fille, Sabat, personnifiant la 4ème génération !

Communauté française

Consulat

Visite du consulat et rencontre de l’équipe dirigée par le consul, Romuald Rouchon, en compagnie des conseillers consulaires Bruno Del Aquila et Vincent Sadeque.

La circonscription compte 3953 inscrits.

Il m’a été suggéré de considérer s’il était bien opportun d’établir des cartes nationales d’identité dans les consulats en dehors de l’Union européenne.

Réception

Christophe Guilhou, ambassadeur de France auprès de la République de Djibouti, a convié les représentants de la communauté française à une réception à la Résidence pour me permettre d’échanger avec le plus grand nombre de mes compatriotes.

Une belle opportunité de présenter nos vœux, entourés de nos trois conseillers consulaires : Vincent Sadeque, Bruno Dell’Aquila et Jean Meunier, et de rappeler l’engagement d’André Massida, entrepreneur dans la logistique à Djibouti, aux côtés duquel j’ai siégé pendant 8 ans à l’AFE. + d’images

Enseignement

Université de Djibouti

Visite passionnante de la superbe université de Djibouti, en compagnie de Vincent Sadeque, conseiller consulaire.

Présidée par le Dr Djama Mohamed Hassan, l’établissement ambitionne de devenir l’une des meilleures universités du continent, notamment dans certains secteurs clés, tel que le numérique ou la logistique. + d’images

Lycée Kessel & École Dolto

Visite du lycée français Joseph Kessel, en compagnie de Vincent Sadeque, conseiller consulaire et de Francine Meyer, conseillère à l’Action culturelle.

Accueillis par le proviseur Jean-Pierre Pasquiou et ses adjoints, nous avons également rencontré les parents d’élèves qui siègent au conseil d’établissement et au conseil d’administration, ainsi que les représentants des professeurs et des personnels.

Le collège-lycée Kessel est installé dans des préfabriqués qui datent de près de 30 ans, sur un terrain de 3,1 hectares. Un projet immobilier qui sommeillait dans les cartons depuis 2011 semble en voie d’aboutissement. Un concours d’architecture a conduit à sélectionner un projet d’une valeur de 5 millions d’euros. Si tout va bien, les travaux pourraient enfin débuter en octobre.

Pour sa part, l’école primaire François Dolto est proche du centre-ville et dispose de bâtiments en dur de qualité. L’ensemble des deux établissements scolarise 1467 élèves. + d’images

École de la Nativité

Visite de l’école de la Nativité dirigée par Rachid Tamchat en compagnie de Sœur Justine, Vincent Sadeque, conseiller consulaire et Francine Meyer, conseillère à l’Action culturelle.

Il s’agit de la plus ancienne école de Djibouti fondée en 1933. Elle est placée sous la tutelle des sœurs Franciscaines missionnaires de Notre Dame. Cette école catholique, homologuée AEFE, scolarise 1100 élèves de la maternelle à la troisième. Une école dont on met en avant son esprit de famille. + d’images

Culture

Institut français

L’Institut français de Djibouti est dirigé par Louis Estienne. Le centre de langues a été ouvert en 2017 afin de pallier la fermeture de l’Alliance française.

Les ressources sont au rendez-vous, notamment au travers de la médiathèque qui propose 25.426 ouvrages.

Un nouvel espace Campus France a été mis en place en octobre dernier. En effet, la France reste une destination privilégiée pour les Djiboutiens qui souhaitent faire des études universitaires. + d’images

En circonscription en Israël (3/3) – Beer Sheva (29 déc.-03 janv. 2019)

Beer-Sheva se rêve en capitale mondiale de la cybersécurité.

Dans le désert, à 90 minutes au sud de Tel Aviv, le gouvernement israélien a décidé de positionner ses infrastructures dédiées à la cybersécurité.

A noter qu’en 2011, Benyamin Nétanyahou a décidé que les enjeux liés à la cybersécurité devaient incomber aux services du Premier ministre.

Cybersécurité

INCD

Le dispositif israélien est assez comparable à celui de la France. Compte tenu de mon engagement sur ces questions au Sénat, il fut passionnant de confronter la vision française avec la doctrine d’Israël qui se veut être une nation leader en matière de cybersécurité. Pour les Israéliens, il est vital de garantir un réseau internet propre, au même titre qu’il faut offrir un réseau d’eau potable.

L’INCD emploie 300 personnes et s’articule en 3 unités : la Tech-Unit (R&D), la Robustness unit (service Qualité) et le CERT (Computer Emergency Response Team). Deux semaines avant notre rencontre, le CERT avait lancé un nouveau service opérationnel destiné à répondre à toutes questions urgentes concernant la cybersécurité.  En cas de problème cyber, les Israéliens peuvent désormais composer le 119, 24 heures sur 24, 7 jours sur 7.

J’ai apprécié l’agilité du dispositif israélien et sa philosophie globale. Israël place la sécurité au firmament de ses priorités et n’intègre pas autant de contraintes réglementaires liées au respect de la vie privée que la France. Cela n’empêche pas notre pays d’être doté d’un dispositif légal permettant à l’ANSSI de poser des sondes chez les opérateurs télécoms. Du reste, le législateur israélien pourrait reprendre cette idée… + d’images

Ecosystème 

A l’image de ce que la France entreprend à Rennes autour du Commandement de la cyberdéfense (COMCYBER), Israël a constitué un véritable éco-système autour du domaine de la cybersécurité au sein de la ville de Beer Sheva.

La ville constitue le trait d’union entre l’industrie (70 entreprises sur place), l’université Ben Gourion et les activités gouvernementales cyber. Sous peu, le commandement cyber de l’armée viendra également s’y établir.

J’ai pris la mesure de cette dynamique lors de ma visite chez un capital-risqueur, Jerusalem Venture Partner. L’associé, Gadi Porats, m’a présenté les dispositifs favorisant l’innovation et permis de rencontrer deux start-up, l’une opérant dans la block-chain (Valid Network) et l’autre dans la cybersécurité (Vicarius).

Je me suis ensuite rendu au Telekom Innovation Lab de la Ben-Gurion University, où Oleg Brody, directeur R&D, m’a permis de découvrir toute la latitude offerte aux étudiants pour stimuler leur esprit novateur. A titre d’exemple, un élève a réussi à faire passer une montre connectée pour une imprimante, ce qui lui permettait de récupérer une copie de tous les fichiers imprimés sur un réseau ! + d’images

En circonscription en Israël (2/3) – Tel Aviv (29 déc.-03 janv. 2019)-

Découvrir la « start-up nation » qui s’incarne à Tel Aviv attisait ma curiosité d’entrepreneur, d’autant que l’écosystème israélien ressemble à s’y méprendre à celui de la Silicon Valley.

La capitale économique du pays regroupe les plus importants fonds d’investissement et offre la plus forte densité de jeunes diplômés qui ne rêvent que de changer la donne dans la cybersécurité, l’intelligence artificielle, la blockchain ou bien encore la foodtech ou la healthtech…

Relations économiques

Chambre de commerce

En présence d’Hélène Le Gal, ambassadrice de France, j’ai évoqué nos relations économiques bilatérales avec Daniel Rouach, président de la Chambre de commerce franco-israélienne. Créée il y a 60 ans, celle-ci compte 120 membres en Israël. La French Tech Israel comptabilise 400 membres.

Start-up Nation Central

Vice-président de l’ONG Start-up Nation Central, Jérémie Kletzkine m’a décrit l’écosystème d’innovation du pays, en particulier dans le domaine cyber.

Start-up nation Central a fait la cartographie des 6000 start-up en Israël. 150 sociétés du Top500 de Forbes font partie de leurs clients. Et pour cause, Israël constitue un si petit marché qu’il est vital pour ses entreprises de se lancer au plus tôt vers l’international.

C’est impressionnant : 19% des investissements mondiaux dans le domaine de la cybersécurité s’effectuent en Israël. On y compte 443 sociétés dans ce secteur diffusant des produits toujours plus innovants. « Il y a deux sortes d’entreprises dit Jérémie, celles qui ont été hackées et celles qui ne savent pas qu’elles ont été hackées »… + d’images

Communauté française

Consulat de Tel Aviv

Accueilli par Jean-Pierre Septier, consul adjoint, j’ai débuté 2019 par une visite du consulat général de Tel Aviv qui compte 55.000 inscrits, dont 97% de binationaux !

L’activité du consulat est soutenue puisqu’il reçoit 35.000 visites par an. Lors de ma visite, j’ai discuté avec un compatriote venu renouveler ses papiers. Il m’a prié de faire savoir que « l’équipe du consulat est formidable ». + d’images

Vœux

Double rencontre avec des acteurs de la communauté française à l’occasion des vœux. Tout d’abord lors d’une réception offerte à la Résidence par Hélène Le Gal, ambassadrice de France en Israël, puis lors d’une conférence organisée par l’UFE Israël.

Auprès de notre communauté, j’ai rappelé mon soutien sans faille à la fermeté affichée par notre gouvernement face à la recrudescence d’actes antisémites répertoriés en France ces derniers mois.

Voir la VIDEO de mon intervention

Conférence UFE Israël

A l’invitation de son président Gérard Pomper, l’UFE Israël a organisé une conférence, en présence de Robert Feldmann, conseiller consulaire et élu AFE pour Israël.

Nous avons fait le bilan de la « Saison croisée » France-Israël 2018 qui a montré la vitalité de notre relation bilatérale dans les domaines culturels et scientifiques.

A travers plus de 400 événements répartis dans nos deux pays, cette Saison a été centrée sur l’innovation, la création et la jeunesse. Elle a encouragé de nouvelles coopérations et facilité des synergies entre la «Start up nation» et la «French Tech» ! + d’images

Culture

Institut français

Visite de l’Institut français et rencontre avec les équipes de Barbara Wolffer, directrice de l’Institut français d’Israël (Tel Aviv, Haïfa, Nazareth), où 1200 étudiants israéliens suivent des cours de français.

Près d’un israélien sur dix est considéré comme francophone. Hélas, le nombre d’apprenants de notre langue a drastiquement reculé dans l’enseignement secondaire au cours des vingt dernières années (40.000 élèves début 2000, contre 15.000 aujourd’hui).

Puisque les Français installés en Israël ne transmettent pas le français d’une génération à l’autre, on évalue à 80% le nombre de ces Français qui… ne parlent pas français. C’est pourquoi une attention particulière est portée à sept associations du programme FLAM (Francais langue maternelle) concernant les jeunes francophones de 6 à 15 ans.

Serge Borg, attaché de Coopération pour le français, s’est engagée de longue date dans la promotion de notre langue à l’étranger. Je soutiendrai son action pour relever le défi particulier de la situation en Israël. + d’images

En circonscription en Israël (1/3) – Jérusalem, Bethléem, Ramallah en Cisjordanie (29 déc.-03 janv. 2019)

Mon déplacement en Israël a constitué le 295ème déplacement depuis le début de mon mandat et le 80ème pays traversé.

Nulle part ailleurs, une ville ne fait le même effet que Jérusalem.

Ce lieu tient une place centrale dans les religions juive, chrétienne et musulmane.

Je suis heureux d’y avoir passé le Nouvel An.

Communauté française

Consulat de Jérusalem

Rencontre avec Pierre Cochard, consul général de France à Jérusalem, pour évoquer les attentes des 20.000 Français inscrits auprès de son poste. A souligner que les certificats de vie réclamés par les caisses de retraite représentent la moitié de la charge de travail de son consulat !

La circonscription de Pierre Cochard comprend les environs de Jérusalem, ainsi que la Cisjordanie et Gaza. C’est pourquoi, outre ses fonctions administratives, notre consulat assure les relations avec les représentants de l’Autorité palestinienne. + d’images

Lieux saints

La mission du consulat n’est pas dénuée de spiritualité, puisqu’il lui est dévolu la protection de certains lieux saints. Accompagné par Jean-Pierre Septier, consul adjoint, j’ai visité deux domaines administrés par la France :
– le Tombeau des rois pour lequel nous avons investi 1 million d’euros en 7 ans.
– L’Église Sainte Anne, bâtie par les Croisés à l’emplacement où Sainte Anne aurait donné naissance à la Vierge Marie. Juste à côté, se trouvent les vestiges de la piscine probatique où Jésus aurait guéri un paralytique. + d’images

Devoir de mémoire

Yad Vashem

Je me suis recueilli au mémorial de Yad Vashem consacré aux six millions de Juifs victimes de l’horreur nazie, dont un million et demi d’enfants. L’allée des Justes nous rappelle les vies épargnées grâce à l’héroïsme de citoyens ordinaires.

Je me suis aussi arrêté devant l’arbre planté en hommage à notre compatriote Alice Ferrieres.

Un récent sondage révélait que 10% des Français ignoraient ce qu’était la Shoah. Édouard Philippe a déploré, en novembre dernier, que les actes antisémites avaient progressé de 69% sur notre sol au cours des neuf premiers mois de 2018. Deux faits qui prouvent, s’il en était besoin, qu’il faut cultiver le devoir de mémoire et ne jamais baisser la garde. + d’images

Voyage au « centre du monde »

Devant l’une des entrées de la Vieille ville : un globe ouvert qui place Jérusalem au centre du monde !

Tombeau du roi David, mur des Lamentations, église du Saint Sépulcre, cénacle où le Christ a réuni ses disciples pour la Cène, dôme du Rocher ou bien esplanade des Mosquées… pas moins de 56 lieux saints sont répertoriés dans la ville ! + d’images

Cisjordanie –Ramallah

Toute ma gratitude à Shaddad Attili, ministre palestinien du département Négociations (à droite sur l’image) pour m’avoir organisé une journée en Cisjordanie, tout en me permettant, par sa présence, de visiter Jérusalem-Est, Ramallah et Bethleem.

Dr. Shaddad Attili fut précédemment ministre palestinien de l’Eau et chef de l’Autorité Palestinienne de l’Eau (PWA) de 2008 à 2014, reformant le secteur en profondeur. Avec Fadi Comair, nous avons eu le plaisir de l’accueillir au Sénat en qualité d’intervenant lors des quatre éditions de notre colloque sur l’hydro-diplomatie.

A Ramallah, capitale de l’Autorité palestinienne, nous avons rencontré le maire, Musa Hadid (au centre). Il m’a confié que sa ville était un lieu où régnait la joie de vivre, tout en dénonçant les restrictions à la liberté de circulation envers les Palestiniens émanant des Israéliens. Nous avons visité de nombreux points d’intérêt de la ville qui se révèle très attrayante. + d’images

Bethléem

A Bethleem, nous nous sommes rendus à la basilique de la Nativité, construite sur le lieu supposé de la naissance de Jésus-Christ, avant de faire escale à l’hôtel Walled Off. Etabli juste devant le mur de séparation, il est réputé pour sa décoration signée Banksy. + d’images