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En circonscription en Allemagne – Hambourg / 7-8 avril 2017

Troisième déplacement à Hambourg où m’attendait Henri Zeller, délégué UDI pour l’Allemagne du nord.

Je le remercie pour avoir eu l’idée de me faire revenir à Hambourg, notamment à l’occasion du bal annuel de charité de l’association « Hambourg Accueil ».

Sur place, Henri a facilité mes entretiens auprès d’Allemands désireux d’investir en France.

Économie

Hambourg ou la globalisation réussie

Avec Laurent Toulouse, consul général de France, nous avons évoqué l’écosystème de Hambourg, à la fois, première ville et première région économique d’Allemagne.

Il n’y a pas de hasard : ses responsables politiques et économiques réfléchissent à un horizon de 30 ans.

Faute d’information, les entreprises françaises n’appréhendent pas Hambourg comme le hub qu’il constitue pour internationaliser une offre. Pourtant, plus de 500 entreprises chinoises y sont déjà implantées (lire : Mon déplacement à Hambourg, capitale économique de l’Allemagne de 15 juillet 2015).

Enseignement

Lycée français de Hambourg (LFH)

Rencontre avec les représentants du comité de gestion du lycée français de Hambourg (LFH) : Antoinette Zornig, présidente, Georges Brox et Henri Zeller.

Le lycée est généreusement subventionné par la mairie de Hambourg pour encourager les enfants à passer l’AbiBac (contraction de Abitur, le bac allemand, et de notre baccalauréat).

Une manne a pour effet de limiter les frais de scolarité à moins de 200 euros par mois (140€/ mois max. cette année – https://lfh.de/fr/tarifs/). Lors de mon précédent passage (en juin 2015), il était question de mettre en place des tarifs différenciés, plus chers pour ceux qui ne suivaient pas le cursus AbiBac. L’AEFE a refusé cette perspective. La mairie de Hambourg a décidé de reprendre la main en proposant la création d’un Lycée Franco-Allemand (LFA) impliquant le transfert de la partie collège-lycée sur un autre site qui serait sous son contrôle.

La décision fait polémique, car les parents de fratrie seraient écartelés entre deux sites assez éloignés. Le LFH se transformerait alors en simple école primaire (maternelle-élémentaire).

En l’absence de plan École à Hambourg, on retrouve les difficultés habituelles et inhérentes à l’absence de concertation préalable. Cette situation plonge les parents dans une grande inquiétude, renforcée par une communication plutôt réduite sur le projet.

Futur Lycée Franco-Allemand (LFA)

En compagnie de Henri, je me suis rendu sur le site proche de l’Elbe destiné à accueillir le futur « LFA » en 2020.

Le maire de Hambourg souhaite réhabiliter le quartier en s’appuyant sur un nouveau lycée international accessible par les transports en commun… au nez et à la barbe de la statue de Bismarck (à l’image). Je me suis demandé ce qu’il penserait d’une telle perspective…

Culture

Institut français

J’ai visité l’Institut français dirigé par le consul général Laurent Toulouse, en présence de Chantal Junot, attachée de coopération pour le français, et Jean-Pierre Ostertas, directeur adjoint.

J’ai constaté avec plaisir qu’ils avaient insufflé une nouvelle dynamique depuis mon dernier passage.

Rencontre avec Claire Fuchs

Claire Fuchs est éditrice et membre du Vorstand du CAFA, le Club d’Affaires France-Allemagne. Elle travaille actuellement sur un guide dédié aux Français à Hambourg et du nord de l’Allemagne, dont la parution est prévue au printemps 2017. Il s’agit d’une initiative très attendue au sein de notre communauté.

Nos discussions ont notamment porté sur le tandem franco-allemand en matière culturelle et éducative.

Communauté française

After-work avec des jeunes Français expatriés

Rencontre auprès des Français établis à Hambourg, toujours en compagnie de Henri Zeller, délégué UDI pour l’Allemagne du nord. Nos compatriotes apprécient beaucoup leur ville d’accueil pour le choix et la qualité des opportunités professionnelles et des distractions.

Les discussions ont notamment porté sur le bien fondé de déménager le collège-lycée français vers un lieu éloigné de l’école primaire demeurant au LFH. Évidemment, les incertitudes liées à la prochaine élection présidentielle ont occupé plusieurs discussions.

Bal de l’amitié franco-allemande

(g. à d.) Laurent Toulouse, consul général ; Marie-Christine Leneveu, présidente de Hambourg Accueil ; Olivier Cadic ; Marie-Christine Kliess, conseillère consulaire.

Rendez-vous annuel de l’association Hambourg Accueil qui facilite l’installation de nouveaux arrivants et encourage notre rayonnement culturel. Cette soirée de gala avait pour objectif de réunir des fonds afin de contribuer à l’acquisition d’un équipement médical permettant de faire des analyses sanguines sur des prématurés, sans prélèvement de sang.

Marie-Christine Leneveu, présidente de l’association et Laurent Toulouse, consul général, se sont succédés devant 200 convives pour célébrer l’amitié franco-allemande en ouverture du bal.

J’ai eu le plaisir de retrouver Marie-Christine Kliess, conseillère consulaire pour Berlin-Hambourg et présidente d’honneur de Hambourg Accueil.

Intervention lors de la Journée « Osez l’international » en Vendée

A l’invitation de ma collègue UDI, Annick Billon, sénatrice de Vendée, j‘ai été heureux d’apporter ma contribution à la conférence intitulée « Embarquement International », organisée par la CCI Vendée à la Roche sur Yon, le 4 avril dernier.

Devant un parterre de chefs d’entreprise et de cadres, j’ai témoigné de mon expérience d’entrepreneur à l’international pour illustrer ce sujet ô combien prometteur : « Entreprises : réussir sans frontière ». Je me suis tout autant appuyé sur les belles réussites françaises que j’ai rencontrées partout dans le monde, en qualité de sénateur cette fois.

Mon premier objectif était de donner envie ! Puis, associer de la confiance à cette envie de déployer ses ailes, en proposant des objectifs de proximité et graduels. Il faut veiller à cueillir les pommes à portée de main, avant de se coltiner une échelle.

Avec le président de la CCI Vendée, Arnaud Ringeard, et ma collègue sénatrice de Vendée, Annick Billon.

Par ailleurs, j’ai voulu transmettre un message qui a pris de plus en plus de consistance à mesure que je visitais les communautés françaises à travers le monde (55 pays en deux ans et demi de mandat) : l’entrepreneur français n’est pas seul. Il existe, par exemple, des chambres de commerce françaises dans presque tous les pays. Ce sont autant de points d’appui pour soulever le monde !

Internationaliser son offre, ce n’est pas être soi-même partout à la fois. On peut chercher à se placer « au centre du monde », choisir les endroits stratégiques et créer un hub pour être vendu partout sans effort.

Même avec un produit génial, chacun sait qu’on ne vous attend nulle part. Et dès que la réussite sera au rendez-vous, les bonnes idées seront copiées et adaptées par les concurrents. J’ai donc conclu par la formule magique du succès à l’international qui se résume en trois mots : vite, vite, vite !

Voir mes slides

En circonscription en Roumanie – Bucarest / 30 mars – 1er avril 2017

En septembre 2015, je m’étais rendu à Bucarest, puis à Cluj-Napoca à la rencontre de jeunes français venus étudier la médecine. Pour ce second déplacement, je m’en suis à nouveau remis à Benoit Mayrand pour un parcours passionnant à travers quelques belles réussites entrepreneuriales.

(à l’image) avec Henri Zeller, délégué UDI pour la circonscription d’Allemagne du nord et Benoit Mayrand, conseiller consulaire UDI Roumanie-Moldavie.

Entrepreneuriat

Telus (centre d’appels)

Grégoire Vigroux a créé Call point en 2007 à Bucarest, une société de vente par téléphone, avec Yann Bidan.

Cinq ans plus tard, les deux français employaient 900 salariés ! Ils ont alors cédé leur entreprise à Telus, une société canadienne spécialisée dans les centres d’appel.

La structure a continué de progresser et compte désormais 3500 personnes réparties sur la Roumanie et la Bulgarie.

Grégoire a cherché à idéaliser l’environnement de travail, notamment en offrant salles de détente très imaginatives.

UBI Soft (jeux vidéo)

J’ai découvert la société UBI Soft Roumanie dirigée par Sébastien Delen. Cette PME créée en 1986 par les frères Guillemot est devenue un géant mondial de l’industrie du jeu vidéo (1,5 Mds€ de CA – 11.000 salariés).

La filiale roumaine emploie 1500 personnes dont 1% de Français. Sébastien loue la qualité de la formation des ingénieurs roumains. Mais la concurrence, venue des sociétés d’informatique qui envahissent la place, rend la chasse aux bon profils de plus en plus difficile.

Alors, on porte une extrême attention au confort des collaborateurs : salles de détente, de sport, restauration soignée… On trouve même 4 salons de massage chez UBI Soft à Bucarest !

L’enjeu en vaut la peine puisque chaque nouveau jeu vidéo représente un investissement de près de 100 millions d’euros. Aujourd’hui, l’équipe de développement suit fièrement les progrès d’un jeu commercialisé il y a 3 semaines seulement : GhostRecon.

Pour répondre aux nouveaux projets, Sébastien travaille sur un plan de recrutement ambitieux de 400 à 500 personnes !

Imprimerie Arta Grafica

Visite de l’imprimerie Arta Grafica dirigée par Béatrix et Christian Derveloy. Ces deux personnalités de la communauté d’affaires française en Roumanie ont acquis en 1993 cette imprimerie née en 1921.

Transformée, modernisée et déménagée, la société s’est imposée en leader pour l’impression d’agenda. Elle édite même une ligne d’agendas sous son propre label.

Communauté française

Étudiants en médecine de Cluj

Ma rencontre avec François Saint-Paul, ambassadeur de France en Roumanie et Catherine Suard, Première conseillère m’a permis de faire le point sur ma priorité pour la Roumanie, à savoir la mise en place d’une convention entre l’université de médecine de Cluj et la Conférence des doyens des universités.

François Saint-Paul m’a confié qu’il avait eu une conversation téléphonique avec Marisol Touraine. Il attend un courrier de la ministre confirmant la volonté politique qui permettrait aux étudiants européens de Cluj d’accéder à la plateforme Sides (plateforme collaborative pour les examens de médecine). Une étape essentielle pour leur permettre de réussir l’examen classant national (ECN) afin de faire leur internat en France.

Carnaval UFE Roumanie

Comme chaque année, la section Roumanie de l’UFE, première association de Français à l’étranger, organise une soirée carnaval.

A défaut de costume, l’UFE Roumanie m’a offert un chapeau aux couleurs de l’UDI.

Bravo à Marcel Aboumerhi, président de l’UFE Roumanie et à toute l’équipe pour leur sens de l’animation et leur enthousiasme !

En circonscription en Liban – Beyrouth / 26-29 mars 2017

(g. à d.) Claude Comair ; Brice Lalonde, ancien ministre et président de l’Académie de l’eau ; Dr Fadi Comair, DG des ressources hydrauliques et électriques et président d’honneur du Remob ; César Abi Khalil, ministre de l’Energie et de l’Eau ; Olivier Cadic.

Je suis reconnaissant à Fadi Comair et son épouse Claude de m’avoir assisté tout au long de ce troisième déplacement au Liban, dont le point d’orgue fut la 6ème Semaine de l’eau.

A l’occasion de cet événement consacré à l’hydro-diplomatie, j’ai eu le plaisir de revoir Patricia Elias Smida, avocate et déléguée UDI Liban (à l’image).

Outre la conférence, je me suis concentré sur le réseau d’enseignement français du Liban, le plus important au monde, mais très peu doté en nombre de professeurs titulaires (8%). Mes échanges avec Serge Tillmann, conseiller culturel adjoint au Liban, ont été passionnants.

Hydro-diplomatie

6ème Semaine de l’eau à Beyrouth

Pour avoir facilité l’ouverture du CIFME au Liban, un centre de formation et d’information aux métiers de l’eau, j’étais l’invité d’honneur du ministre de l’Energie et de l’Eau, César Abi Khalil, lors de la 6ème semaine de l’Eau à Beyrouth.

Cette édition de trois jours intervenait après la Cop-22 et s’intitulait « Quelle gouvernance possible pour le nexus Eau-Energie-Alimentation ? »

En discours d’ouverture (lien), puis pour faire le compte-rendu de la conférence sur le Jourdain (lien) que j’avais organisée avec le Dr Fadi Comair, en décembre à Paris, je suis intervenu deux fois à la tribune les 26 et 27 mars.

Communauté française

Réunion au consulat général

(à l’image) Au consulat général de France au Liban (g. à d.) Frédérick Schmutz, consul adjoint ; Pascale Harfouche ; Cécile Longe, consule générale, Ghassan Ayoub, conseiller consulaire, Olivier Cadic, Charles Kanaan, conseiller consulaire.

J’ai pu faire un point détaillé sur les dysfonctionnements informatiques au sein de notre consulat à Beyrouth observés lors de mes deux précédents passages en 2015 et 2016. Un problème lancinant, tant pour les personnels que pour les élus, qui provoque le mécontentement des usagers. La consule a même été contrainte de renoncer à accueillir le public sur rendez-vous, faute d’assurance de pouvoir honorer le traitement des demandes !

Peu après mon dernier passage en juillet 2016, Cécile Longe, consule générale s’est adressée à la direction des Systèmes d’information du ministère, tandis que, de mon côté, j’ai dénoncé cette situation, que nous retrouvons également dans d’autres postes, à la tribune du Sénat lors du débat budgétaire. Malheureusement sans résultat pour l’instant.

Enseignement français

Réseau scolaire

(à l’image : au milieu des élèves du collège Notre-Dame de Nazareth). Au Liban, l’enseignement français est proposé par 41 établissements homologués (6 conventionnés avec l’AEFE : 5 du réseau MLF et 1 de Présence protestante). Il est à noter que le réseau ne compte aucun établissement en gestion directe (EGD).

Au total, 55.500 élèves sont scolarisés dans les niveaux homologués. En marge, il existe un « vivier » très important d’élèves.

Tous ces établissements doivent recruter chaque année de très nombreux enseignants, On assiste à un véritable « mercato », explique Serge Tillmann, conseiller culturel adjoint en charge de l’éducation, ce qui crée une tension permanente entre les établissements.

Pour pallier le problème, M. Tillmann a fait émerger l’idée d’un centre de formation des enseignants : son ouverture est prévue pour la rentrée de septembre 2017.

Lors de notre entretien, Emmanuel Bonne, ambassadeur de France au Liban, m’a confié que ce projet était devenu sa priorité.

Je me réjouis d’une telle initiative qui, je l’espère, va être imitée dans d’autres pays.

Lors de la nomination de Christophe Bouchard à la tête de l’AEFE, je lui avais indiqué que nous devrions créer un réseau de formation destiné aux enseignants en français à l’étranger.

Lycée Nahr Ibrahim

Le lycée Nahr Ibrahim est un établissement géré par la Mission laïque française (MLF) et conventionné avec l’AEFE. Il accueille près de 1400 élèves de la petite section de maternelle au baccalauréat.

L’équipe de direction du lycée conduite par le proviseur Jean-Louis Michel a mis en exergue les efforts de formation DELF des personnels. Cette exigence répond à l’attente des familles attachées à la qualité de l’enseignement en langue française.

Par ailleurs, j’ai apprécié le sérieux avec lequel l’établissement appréhende le renforcement des contraintes de sécurité. Des mesures d’investissements et des nouvelles procédures ont d’ores et déjà été adoptées.

Lycée franco-libanais MLF Verdun

 (g. à d.) Serge Tillmann, conseiller culturel adjoint, et Éric Krop, proviseur, m’ont fait découvrir le lycée franco-libanais MLF Verdun de Beyrouth.

Situé au cœur de la ville, cet établissement accueille 2330 élèves de la maternelle à la terminale.

Par la suite, 12% des élèves poursuivra des études supérieures en France et 85%  au Liban (une moitié en université francophone, l’autre moitié en université anglophone).

Collège Notre-Dame de Nazareth

Le collège Notre-Dame de Nazareth est une véritable institution née en 1873, en plein cœur de Beyrouth.

Depuis toujours l’école fait le plein. Elle scolarise les enfants de la petite section de maternelle au baccalauréat.

J’ai été accueilli par Sœur Magida Fehli, Supérieure du collège, et Henry Bakhos, son directeur adjoint, avant de rencontrer les élèves.

En compagnie du conseiller Serge Tillmann, j’ai découvert un établissement homologué remarquablement dynamique.

Après les travaux du stade, le prochain projet qui porte sur près de 5 millions de dollars consistera à bâtir un amphithéâtre et un parking pour vider les véhicules de l’intérieur de l’établissement.

En circonscription au Liban : participation à la 6ème Semaine de l’eau

(à l’image) Invité à Beyrouth par le ministre de l’Energie et de l’Eau du Liban, César Abi Khalil, j’ai eu le plaisir de prononcer deux discours lors de la 6ème semaine de l’Eau, événement organisé sous la direction de mon ami Fadi Comair, directeur des Ressources hydrauliques et électriques auprès du ministre.

Cette conférence intitulée « Quelle gouvernance possible pour le nexus Eau-Energie-Alimentation ? » fut occasion de retrouver plusieurs experts qui nous ont honorés de leur présence à Paris, lors des deux colloques organisés avec Fadi sur le thème de l’Hydro-diplomatie, un concept qu’il a forgé et diffusé.

La gouvernance de l’eau suscite de nombreuses dissensions et seule une approche consensuelle et équitable entre Etats doit cadrer les réflexions.

Dans son intervention, Miguel Angel Moratinos, ancien ministre espagnol des Affaires étrangères, a appelé à la création d’une Haute Autorité Energie-Eau qui aurait compétence sur les divers pays de la région.

Pierre Roussel de l’OIEau a illustré le nexus eau-energie-alimentation à partir du bassin Loire Bretagne.

De son côté, le professeur Scoullos (GWPMed) a plaidé pour une plus grande solidarité entre les pays de la zone Méditerranée pour affronter en commun les changements climatiques.

Mon intervention lors de la cérémonie d’ouverture mesurait le chemin parcouru depuis le 20 février 2015 date de mon premier déplacement parlementaire au Liban, organisé par Patricia Elias Smida, représentante de l’UDI locale.

M’inscrivant dans une démarche initiée par Jean-Louis Borloo, j’avais promis à l’ancien ministre de l’Eau, Arthur Nazarian, d’appuyer ses efforts pour concrétiser le projet CIFME (lire : « Mon engagement pour la création d’un centre aux métiers de l’eau au Liban » fév 2015). Un an plus tard, le CIFME était inauguré. Si la partie Formation est désormais opérationnelle, il reste à mettre en place le volet Information, comme je l’ai rappelé dans mon discours d’inauguration (lien).

Dans ma seconde intervention lors de la deuxième journée, j’ai rendu compte des préconisations issues du second colloque sur l’hydro-diplomatie de décembre 2016 au Sénat qui portait sur la Jourdain et la Mer morte (lien).

En résumé, le moment est venu de proposer la création d’une agence régionale de bassin pour le Jourdain, sous l’égide des Nations unies. Seule une gestion concertée et transnationale de la ressource que représente le Jourdain peut constituer une solution durable et pacifique pour chaque pays concerné.

En circonscription au Royaume-Uni – Plymouth / Londres / Bristol (13-14 & 24 mars 2017)

Plymouth – Réunion Brexit (13 mars)

Rencontre avec une centaine de compatriotes habitant Plymouth et les alentours, en compagnie de Patricia Connell, déléguée consulaire UDI et candidate à l’élection législative pour l’Europe du nord.

A l’heure où les parlementaires britanniques viennent d’autoriser Theresa May à se prévaloir l’article 50 du traité de Lisbonne pour sortir de l’UE, la tension est remontée d’un cran.

Face aux questions qui fusaient de toutes parts, Patricia a montré sa parfaite maîtrise des sujets d’ordre administratif, comme la demande de nationalité britannique ou l’obtention de la carte de résident permanent.

Avec The3Million, la mobilisation continue malgré le dépit causé par l’activation de l’article 50 : Our heart have sunk, écrit Nicolas Hatton

Londres – Nick Clegg (14 mars)

(g. à d.) Sophie Routier, conseillère consulaire RU ; Patricia Connell, déléguée consulaire RU et candidate UDI aux législatives pour l’Europe du Nord ; Nick Clegg, ancien vice-Premier ministre ; Olivier Cadic.

Dans le prolongement de la manifestation organisée par The3Million, le 20 février dernier, nous avions rencontré Nick Clegg, à Westminster, accueillis par la Baroness Janke (Chambre des Lords).

Ce 14 mars, nous l’avons remercié pour ses positions bienveillantes à l’égard des citoyens européens vivant au Royaume-Uni, lors du débat sur l’activation de l’article 50. M. Clegg nous a encouragé à dénoncer publiquement chaque incident xénophobe comme contraire à l’esprit du peuple britannique.

Nick Clegg a, par ailleurs, découvert le système de représentation des Français à l’étranger et il pense que le Royaume-Uni devrait s’en inspirer.

Bristol – Réunion Brexit (14 mars)

Après Plymouth, j’ai eu le bonheur de revoir la communauté française de Bristol, dont Annie Burnside, l’une de ses figures emblématiques, co-fondatrice de l’Ecole française de Bristol, ancienne consule honoraire et conseillère AFE.

Ici aussi, les questions gorgées d’anxiété se sont bousculées : « Que va-t-il se passer au niveau des retraites… des écoles? » ; « Puis-je obtenir une carte de résidence permanente si j’ai été femme au foyer sans aucune assurance santé privée ? » ; « Et moi, en tant que retraité, puis-je bénéficier de cette carte de résidence permanente ? »

Une avocate spécialiste de l’immigration est venue à la rescousse pour répondre aussi clairement que patiemment à toutes les attentes. Pour leur part, Nicolas Hatton et Anne-Laure Donskoy ont fait le point sur l’action du mouvement The3Million lancé depuis Bristol même, l’été dernier.

 Médias – JT de France 3 – vidéo (15 mars)

« Brexit : le blues des entrepreneurs français » / reportage JT19/20 France3

France3 : « Alors que le processus de sortie de l’UE a été validé, les entrepreneurs français s’interrogent sur le fait de rester ou non en Grande-Bretagne. Ils ont quitté la France pour faire des affaires, mais l’Angleterre qu’ils ont choisie va-t-elle se hérisser de barrières et les contraindre à quitter le pays ? »  Voir la vidéo

Londres  –  Soirée APL (24 mars)

Les parents d’élèves du lycée Charles de Gaulle (près de 4000 élèves) ont organisé leur dîner annuel de levée de fonds, au profit à la fois du lycée et d’une association d’aide financière pour les familles en difficulté. L’an dernier, les parents avaient récolté 190.000 livres sterling (environ 220 000 euros) !

(à l’image) Élisabeth Imbert, présidente de l’APL, a débuté son discours en rendant hommage aux victimes de l’attentat de Londres.

J’ai eu le plaisir de diner en compagnie de Sylvie Bermann, ambassadeur de France au Royaume-Uni et Olivier Rauch, proviseur du lycée.

J’ai salué l’engagement exceptionnel des parents du lycée CDG : chaque année, Londres se distingue par la contribution volontaire la plus généreuse de tout le réseau AEFE !

En circonscription en Côte d’Ivoire – Abidjan (2-3 mars. 2017)

Mon second déplacement en Côte d’ivoire constitue le 179ème déplacement en circonscription. En début d’année, des mutineries de militaires réclamant des primes avaient laissé craindre que la situation pourrait être à risque. Dans la foulée de mon passage au Gabon, j’ai voulu faire le point à Abidjan pour voir les progrès enregistrés depuis mon précédent passage en novembre 2015.

Je remercie Philippe Truquet, consul général de France en Côte d’Ivoire pour avoir organisé un déjeuner avec les élus et les responsables d’association. Sa disponibilité m’a permis de multiplier les rencontres.

Politique

Rencontre avec le ministre d’Etat

J’ai été reçu à Abidjan par Jeannot Kouadio Ahoussou, ancien premier ministre de la République de Côte d’ivoire, ministre d’État chargé du dialogue politique et des relations avec les institutions.

M. Ahoussou est pressenti pour devenir le premier président du Sénat ivoirien. En effet, le 3 avril prochain, l’Assemblée nationale devrait voter la loi organique permettant la création d’un Sénat, conformément à la réforme constitutionnelle adoptée l’an dernier.

Jeannot Kouadio Ahoussou veut associer cette Haute assemblée à la reconstruction de la paix dans son pays : « Le Sénat doit incarner la sagesse et la tempérance ». Fidèle à l’esprit du président Houphouët Boigny, il estime que la vie en société, « c’est la vie du compromis qui ensuite devient complicité ».

Une heure de conversation exquise avec un esprit brillant et pénétrant.

Entrepreneuriat

Centre Carrefour

Visite du premier centre commercial en Afrique issu d’un joint-venture entre Carrefour et CFAO qui a ouvert en décembre 2015. J’avais rencontré Jean-Paul Denoix, DG de Carrefour, lors de mon premier passage à Abidjan quelques jours avant l’ouverture.

J’avais promis de visiter l’endroit. Quelle belle réussite ! En 2016, 3,6 millions de visiteurs se sont pressés au centre commercial, contre 2,6 millions attendus. A noter que 520 emplois directs ont été créés chez Carrefour et 800 emplois indirects.

Le prochain centre Carrefour ouvrira en mai prochain. 4 autres sites ont été identifiés et déjà acquis. La grande distribution croit beaucoup au marché ivoirien : Auchan va également ouvrir un établissement le mois prochain.

Communauté française

Consulat

Philippe Truquet, consul général de France, m’a fait visiter le consulat qui administre 17.400 Français inscrits en Côte d’ivoire et 45 autres au Liberia.

A cette occasion, nous avons eu une longue réunion avec les divers chefs de service. Chacun s’est montré rassurant au sujet de la sécurité suite aux incidents du début d’année.

Le sujet le plus préoccupant est le caractère particulièrement imaginatif des fraudes à la personne. Le site du consulat affiche, chaque année, un « best of » des arnaques, des plus subtiles aux plus courantes.

Réunion UFE

Échange avec les représentants de l’UFE Côte d’ivoire qui m’ont assuré de leur confiance dans l’avenir du pays.

La prospérité économique demeure la clé de la stabilité et il faut se féliciter qu’une classe moyenne soit en train d’émerger. Pour y appartenir, il faut gagner environ 300€/mois.

Toutefois, la sécurité reste une priorité. En 2016, le consulat a effectué 5 envois groupés de sms vers la communauté française, dont 3 en mars lors de l’attentat terroriste à Grand Bassam.

Enseignement

Lycée Blaise Pascal

Rencontre avec Maître Jean-François Chauveau qui préside l’AGBP, Association gestionnaire de Blaise Pascal, une association de droit ivoirien.

L’association avait été créée en novembre 2007 pour la réouverture du Lycée Blaise Pascal (collège, lycée) et de l’Ecole Jacques Prévert (primaire bilingue). La réussite de ce projet englobe aujourd’hui près de 2500 élèves.

Depuis septembre 2008, l’association dispose de la responsabilité financière et juridique du lycée qu’elle gère, en étroite relation avec l’Agence pour l’enseignement Français à l’étranger (AEFE).

L’école Prévert tourne à pleine capacité et le lycée affiche un taux de succès au bac de 98%. Un gymnase est en cours de construction, il devra être « le plus beau d’Afrique de l’Ouest », m’a dit Jean-François.

Culture française

Institut français

Visite du superbe Institut français d’Abidjan en compagnie de son directeur Nicolas Frelot.

De magnifiques installations sont désormais disponibles, suite à des travaux de réhabilitation qui ont duré deux ans pour un budget d’un million d’euros.

Bravo à toute l’équipe qui anime cet Institut et qui affiche des résultats encourageants. J’ai eu l’opportunité d’apprécier le travail de Marie Denise Dohoura, bibliothécaire, qui met en valeur un espace, où les étudiants se retrouvent pour lire dans le calme.

En circonscription au Gabon (2/2) – Port-Gentil (1er mars 2017)

Je suis reconnaissant à Pascal Pangelo, vice-consul de France à Port-Gentil, et à Hugues Nordi, Premier conseiller, de m’avoir accompagné pour me faire découvrir la capitale économique du pays qui abrite notamment le terminal pétrolier de Total Gabon.

Ils sont 2400 compatriotes à résider dans ce lieu enclavé, accessible uniquement par air ou par mer ! La présence d’une antenne consulaire est donc bien justifiée (à l’image).

Politique

Rencontres institutionnelles

(à gauche) avec Patrice Ontina gouverneur de la province d’Ogooué-Maritime ; (à droite) Robert Ndzoghan avec premier adjoint au maire de la commune de Port-Gentil.

La crise du secteur pétrolier a frappé de plein fouet cette ville de 160.000 habitants. Nos échanges ont donc porté sur les meilleures opportunités de diversification pour relancer l’économie, à savoir la pêche, l’agro-industrie ou le tourisme.

La priorité affichée de Port-Gentil est la concrétisation d’un vaste projet d’assainissement financé par l’Agence française de développement (AFD) pour éviter les inondations lors des fortes précipitations.

Médias

L’Union : « Coopération Gabon-France / Olivier Cadic s’entretient avec Patrice Ontina. La relance de l’économie locale au menu » (4 mars 2017). Lien

Entrepreneuriat

Crise pétrolière

La chute du prix du pétrole a impacté violemment Port Gentil.

En cédant ses actifs gabonais à un fonds de pension américain, Shell a déstabilisé le secteur par l’octroi de conditions d’accompagnement très généreuses, afin de boucler le dossier au plus vite.

Total Gabon, pour sa part, a annoncé fin février la cession d’une partie de ses activités à Perenco.

Quant à Maurel & Prom, cotée au second marché, elle vient de faire l’objet d’une OPA de la part d’une société indienne, ce qui a valu à Christophe Blanc, son directeur général au Gabon, d’être bousculé par des syndicalistes désireux d’en tirer des avantages financiers.

Hydro Oil & Gas Training

La société Hydro Oil & Gas Training, filiale gabonaise du groupe grenoblois Hydrokarst, spécialisé en travaux sur cordes, subaquatiques et en milieux confiné, propose des stages de formation contre les incendies. J’ai pu assister à quelques exercices tout à fait impressionnants !

Forts de leur expérience de marins-pompiers, Luc Pasquio, directeur, et Philippe Gregori, responsable du centre de formation, encadrent l’action pédagogique et les interventions sur le terrain, par exemple pour éteindre des incendies sur les plateformes pétrolières.

EIT groupe

Visite de EIT groupe, PME gabonaise créée il y a dix ans par Jean-Jacques Ferri à Port-Gentil. Ses filles Muriel et Nadège m’ont présenté leurs activités d’équipementier en électricité, instrumentation et télécommunication.

La crise du secteur pétrolier impose aux entrepreneurs d’adapter leurs structures afin de surmonter la conjoncture. J’ai admiré le sang-froid et le pragmatisme de tous les entrepreneurs avec qui j’ai échangé au Gabon.

Enseignement français

Lycée français Victor Hugo

Accueilli par Patrick Julienne, proviseur, et Dante Bertelli, président de l’Association des parents d’élèves (APE), j’ai découvert le lycée français Victor Hugo, conventionné avec l’AEFE.

Cet établissement qui compte 331 élèves de la sixième à la terminale, affiche un taux de 93,55% de réussite au baccalauréat.

La montée progressive des cohortes d’élèves représentera une croissance des effectifs de près de 20% à horizon de 2018 et la mise en place de trois classes par niveau dès 2021.

En circonscription au Gabon (1/2) – Libreville (26-28 fév. 2017)

Lors de cette première visite au Gabon, mon objectif était double. Tout d’abord, me faire ma propre idée sur la situation politique du pays, six mois après une élection présidentielle controversée. Ensuite, analyser les opportunités offertes par le Gabon pour favoriser nos échanges commerciaux.

J’ai eu l’honneur et le privilège d’être reçu par le président de la République, Ali Bongo Ondimba. J’ai également rencontré Jean Ping, son principal rival lors de l’élection présidentielle.

Ce fut très intéressant d’entendre la volonté manifeste du président de rassembler chacun pour progresser pacifiquement vers davantage de transparence et de démocratie. Cette approche est partagée par le président du Sénat, Lucie Milebou-Aubusson, et par Faustin Boukoubi, secrétaire général du Parti Démocratique Gabonais (PDG). Mais Jean Ping s’y refuse absolument, craignant de légitimer ainsi un pouvoir qu’il conteste.

Avec Lucie Milebou-Aubusson, président du Sénat et notre ambassadeur Dominique Renaux

Par ailleurs, j’ai rencontré bon nombre d’entrepreneurs français à Libreville et à Port-Gentil. Leur réussite est exemplaire. Mais ils subissent une conjoncture générale morose. La chute des cours du pétrole oblige l’économie gabonaise à trouver des chemins de diversification. J’ai suggéré la création d’une chambre de commerce bilatérale pour faciliter l’implantation de nos PME sur ce marché.

Je remercie notre ambassadeur Dominique Renaux pour m’avoir aidé à faire mon programme et d’avoir facilité ce déplacement.

Politique

Rencontre avec le président de la République

Le président de la République, Ali Bongo Ondimba, m’a  reçu en audience le 28 février. Nous avons évoqué la coopération entre le Gabon et la France et les divers défis auxquels est confronté son pays, comme la diversification de l’économie dépendante du pétrole ou la transformation des matières premières.

Nous avons évidemment abordé les suites de l’élection présidentielle, ainsi que la préparation des législatives de juillet 2017. Pour sortir du blocage politique, le président m’a exposé son projet de dialogue national ouvert à tous, dans le but de préserver la paix civile et la cohésion nationale. A terme, c’est tout le processus électoral, dont le financement des partis, qui doit être révisé. Déjà, 50 partis sur 54 ont  accepté d’y participer, auxquels s’ajoutent des ONG.

Comme l’a résumé Infos Gabon j’ai « salué la volonté du président gabonais d’organiser un dialogue politique inclusif et sans tabou qui permettra à tous les Gabonais, sans exclusive, d’échanger sur la marche du pays ».

Médias :

– L’Union : Activités présidentielles : Olivier Cadic échange avec Ali Bongo Ondimba. Lien
– Dworaczek Bendom : Le sénateur français Olivier Cadic reçu par M. Ali Bongo Ondimba. Lien
– Gabon Mediatime : Ali Bongo reçoit Olivier Cadic, sénateur des Français de l’extérieur. Lien
– Infos Gabon : Dialogue politique au Gabon : Olivier Cadic soutient Ali Bongo. Lien

Rencontre avec le chef de l’opposition

Jean Ping est un homme de grande qualité. Il a accompli un remarquable parcours et exercé des grandes responsabilités nationales et internationales.

Il s’estime spolié de sa victoire à la présidentielle d’août dernier et n’a aucune intention de dialoguer avec le président dont il ne reconnaît pas la légitimité.

Les recours légaux étant épuisés, M. Ping défend la perspective d’un bras de fer entre le pouvoir et le peuple gabonais. Il pense que dialoguer serait trahir ses militants. J’ai entendu sa frustration et respecte son choix.

Rencontre avec le président du Sénat

Au Sénat (à l’image) rencontre avec son président, Lucie Milebou-Aubusson, épouse Mboussou, le 28 février dernier.

Le président a manifesté une volonté sans faille de faire aboutir le dialogue politique national avec l’objectif de rassembler tous les Gabonais qui maitrisent chacun l’art de la palabre, rappelle-t-il. A cette occasion, il serait aussi souhaitable de limiter le nombre et la durée des mandats. Le pays doit préparer des prochaines législatives incontestablement transparentes, soutient Mme Milebou-Aubusson.

Nous avons également considéré nos échanges commerciaux bilatéraux, second objet de mon déplacement.

Médias :

VIDEO – Reportage de aLibrevilleTV (Journal de 20h) : rencontre avec Lucie Milebou-Aubusson, président du Sénat. Lien

 

Rencontre avec le Parti démocratique

Entretien avec Faustin Boukoubi, secrétaire général du Parti Démocratique Gabonais (PDG). L’élection présidentielle a fait apparaître un pays divisé et il faut absolument apaiser le climat, estime-t-il. Afin de sortir de l’impasse politique, chacun s’accorde à penser que le cadre institutionnel doit être rapidement réformé.

Pour y parvenir pacifiquement, il va falloir faire preuve de responsabilité et de pragmatisme. M. Boukoubi analyse la situation avec beaucoup de sagesse et souhaite que le pays se rassemble pour surmonter ses difficultés par le dialogue et le consensus, sans influence extérieure.

Le prochain objectif doit être la tenue d’élections législatives dont le résultat soit clair.

Entrepreneuriat

Réunion d’entrepreneurs

Dans un contexte de chute des prix du pétrole qui a induit une détérioration des conditions macroéconomiques du pays et la diminution des échanges commerciaux, notre balance commerciale reste néanmoins excédentaire.

Le chiffre d’affaires des entreprises françaises au Gabon est aussi élevé qu’en Côte d’Ivoire, ce qui est un bon critère de référence et démontre les potentialités du pays. La montée en puissance des entreprises chinoises et indiennes représente un défi pour les années à venir.

Au quotidien, la principale difficulté est le niveau d’impayés qui menace parfois l’existence des entreprises. Le respect des engagements financiers de l’Etat gabonais est réclamé pour éviter de fragiliser les sociétés qui ont investi et travaillent dans le pays.

Communauté française

Consulat général

Jacqueline Lorelle, consule générale, m’a présenté son équipe et exposé les services offerts à nos 10.568 compatriotes inscrits à fin 2016.

On relève traditionnellement deux catégories de Français installés au Gabon : ceux qui sont employés par nos grandes entreprises et les entrepreneurs, généralement installés de longue date.

En parallèle, une nouvelle catégorie d’expatriés estampillés « internet » se développe rapidement. Pas question de geek, mais plutôt de retraités qui ont trouvé une (jeune) compagne sur les réseaux sociaux et décident de vivre avec elle au Gabon.

Réception à l’ambassade

Dominique Renaux, notre ambassadeur, a organisé une soirée réunissant notre communauté. J’ai eu le plaisir d’y rencontrer Joëlle Valeri, conseillère consulaire Gabon, pour qui les affaires sociales restent une priorité. Ce médecin veille à ce qu’aucun compatriote ne soit oublié.

Face au climat de tension et aux difficultés économiques, nos compatriotes ressentent que « des gens sont à bout », mais aussi qu’ils ne croient à pas un homme salutaire pour les conduire vers la prospérité et la sécurité.

Enseignement français

Lycée Blaise Pascal

A Libreville, le collège-lycée Blaise Pascal accueille 1213 élèves. Cet établissement conventionné avec l’AEFE s’étend sur une superficie de 23.000 mètres carrés sur lesquels sont construits cinq bâtiments, une cafétéria, des espaces sportifs et un gymnase.

Le proviseur Jean-Luc Vidal se félicite que les résultats au baccalauréat ne cessent de s’améliorer. En 2016, le taux de réussite était de 97%.

Culture française

Institut français de Libreville

L’Institut français du Gabon (IFG), dirigé par Bénédicte Deschamps, parvient à maintenir une offre culturelle remarquable et un débat d’idées riche, malgré la baisse de sa subvention.

Ses chiffres de fréquentation parlent d’eux-mêmes : + de 5000 visiteurs supplémentaires en 2016 par rapport à 2015 (pour un total de 31000). Des résultats encourageants, d’autant que l’IFG n’avait pas pu programmer le moindre événement pendant plus de deux mois, du fait du contexte électoral gabonais.

Soulignons enfin l’importance accordée au jeune public dans la programmation.

En circonscription à Gibraltar (18 fév. 2017)

35 minutes suffisent pour traverser en ferry les 14 kilomètres du détroit de Gibraltar qui relie la ville de Tanger au Maroc à celle de Tarifa en Espagne.

Un jour viendra où les deux continents seront reliés par un pont ou un tunnel !

Ce territoire d’une superficie de 6,8 km² est une possession du Royaume-Uni depuis 1704.

Tarifa-Gibraltar

Pour accéder à Gibraltar, on est surpris de voir les gens traverser, à pied ou en voiture, une piste d’atterrissage… C’est pourtant le seul point de passage pour se rendre dans l’enclave britannique depuis l’Espagne.

L’Espagne qui d’ailleurs conteste toujours aux Britanniques la souveraineté de ce minuscule territoire.

Soulignons que Gibraltar a voté à hauteur de 96% en faveur du « Remain » du Royaume-Uni dans l’Union européenne !

Consul honoraire

Merci à Pierre Fayaud, consul honoraire de France, d’avoir organisé mon premier déplacement à Gibraltar.

Si tous les symboles de l’appartenance à la Couronne britannique sont présents, hormis le fait que l’on roule à droite, les habitants se sentent avant tout… Gibraltariens ! Ceux-ci jouissent d’une relative autonomie qui s’incarne dans un Parlement composé de 17 membres élus.

Communauté française

Pierre Fayaud, m’a organisé une rencontre auprès de quelques acteurs de la communauté française.

Ces échanges m’ont permis de découvrir les attentes de la centaine de mes compatriotes installés sur ce territoire qui compte près de 30.000 habitants.

Nous avons évidemment débattu des effets induits du Brexit pour eux. Ils sont préoccupés à divers titres, notamment par le franchissement des frontières. Si les contrôles devaient se renforcer, une fois le Brexit en place, cela présagerait de nombreuses complications administratives et de délais à rallonge.

En circonscription au Royaume-Uni – Spécial Brexit (fév. 2017)

The3Million mobilise devant le Parlement (20 fév.)

A l’appel de The3Million, un mouvement lancé par Nicolas Hatton (à l’image), délégué consulaire, plus de 2000 personnes se sont réunies pour un « Mass lobby in Parliament ».

Avec Patricia Connell, élue consulaire UDI Londres, j’étais aux côtés de nombreux Français dans une foule de toutes nationalités réclamant une clarification immédiate de leur statut, notamment à propos de leur droit de résidence au Royaume-Uni.

Les trois millions de citoyens européens estiment qu’ils n’ont pas démérité de la Couronne par leur présence parfois de très longue date. Pourquoi doivent-ils être réduits à être une monnaie d’échange et vivre dans l’anxiété tandis que vont s’ouvrir les tractations de sortie de l’UE ?

Réunion à Westminster (20 fév.)

(g. à d.) Patricia Connell, Olivier Cadic, Nick Clegg (ancien vice-Premier ministre du gouvernement Cameron), et Baroness Janke (Chambre des Lords)

Dans le prolongement de la manifestation The3Million, j’ai accompagné à Westminster une délégation de 50 personnes conduite par Nicolas Hatton, toujours en présence de Patricia Connell.
Nous avons été reçus par la Baroness Janke au moment même où le débat débutait à la Chambre des Lords sur le projet de loi devant autoriser le gouvernement à déclencher l’article 50 du traité de Lisbonne.

Nick Clegg est venu répondre aux questions de la délégation et entendre divers témoignages. Il fut étonné de découvrir que la discrimination en matière d’emploi vis-à-vis des Européens était déjà devenue une triste réalité au Royaume-Uni. En effet, plus aucun employeur ne prend le risque de signer un CDI dans ce contexte d’expectative générale.

TF1 – Journal de 20 heures « Brexit : les expatriés dans le doute » (20 fév.)

Dans un reportage diffusé le soir même sur TF1 de la manifestation devant Westminster, je m’exprime sur quelques images enregistrées une semaine auparavant.

Journal de 20 heures de TF1 (20.02.2017) : « Depuis l’annonce du Brexit, les expatriés sont dans l’incertitude. Pour la première fois, certains d’entre eux ont manifesté dans les rues de Londres. Les trois millions d’Européens vont-ils devoir quitter le pays ? Demander un visa ? Le gouvernement laisse planer le doute quant à leur sort. »

Question d’actualité au gouvernement – Ma question sur le statut des Européens au Royaume-Uni (23 fev.).

Trois jours après la manifestation, j’ai interrogé, au nom du groupe UDI-UC, Harlem Désir, secrétaire d’Etat chargé des Affaires Européennes sur le statut des Européens résidant outre-Manche. Dans un esprit pro-actif, j’ai suggéré que l’on accorde aux Britanniques installés dans l’Union européenne, immédiatement et sans contrepartie, la continuité de leur statut de citoyen européen. Lire le texte.

La Chambre des Lords veut protéger les résidents européens (1er mars)

C’est une première victoire pour les citoyens européens. Le 1er mars dernier, à l’occasion du débat sur le déclenchement de l’article 50, la Chambre des Lords a voté un amendement obligeant le gouvernement à autoriser les trois millions de citoyens européens vivant au Royaume-Uni à y résider tant qu’ils le veulent.

La balle est désormais dans le camp de la Chambre des Communes : les députés décideront prochainement du sort à réserver à l’amendement des Lords.

En circonscription au Maroc – Casablanca / Rabat / Tanger (15 au 17 fév. 2017)

Pascal Capdevielle, conseiller consulaire UDI Fès et Philippe-Edern Klein, président de la Chambre française de commerce et d’industrie du Maroc (CFCIM) ont organisé avec brio mon 7ème déplacement au Maroc qui est le 175ème déplacement en circonscription depuis le début de mon mandat.

Ce déplacement s’est effectué en trois étapes (Casablanca, Rabat puis Tanger) avec l’objectif de soutenir nos échanges commerciaux bilatéraux dans le prolongement d’un colloque qui s’est déroulé au Sénat quinze jours auparavant.  Intitulé « Le Maroc, marché porteur et hub eurafricain », cet événement a été organisé par la CFCIM et Business France. J’ai été heureux d’avoir joué les facilitateurs dans cette opération de valorisation qui a été honorée de la présence de Chakib Benmoussa, ambassadeur du Maroc en France.

Casablanca

Chambre de commerce / Casablanca

Accueillis par le bureau de la (CFCIM) et son président Philippe-Edern Klein, nous avons préparé mes visites à Rabat et Tanger, puis tiré un bilan très positif du colloque qui s’est tenu le 3 février dernier au Sénat.

(g. à d.) les membres de la CFCIM : Philippe Confais, DG ; Georges Benhaïm, 1er vice-pdt ; Philippe Klein, président ; Olivier Cadic ; Bernard Digoit, ex-président ; Franck Dautria, vice-pdt ; Pascal Capdevielle, délégué régional ; Khalid Idrissi, directeur.

Elément13 / Casablanca

(g. à d.) Xavier Guy-Moyat, délégué UDI Casablanca ; Olivier Cadic ; Didier Gambino, DG de Élément13 ; Pascal Capdevielle, conseiller consulaire UDI Fès,

Didier Gambino dirige la société Élément13, une PME de 100 personnes qu’il a fondée à Casablanca il y a 17 ans.

Les produits de ce façadier aluminium habillent l’extérieur d’hôtels ou de résidences de luxe. Une très belle réussite.

Réunions Contrat de travail étranger (CTE) / Casablanca – Rabat

Rencontre à Casablanca avec Caroline Traverse, avocate, puis à Rabat avec Nicolas Arnulf, délégué UDI Rabat, qui travaillent tous deux sur le problème épineux du CTE (Contrat de travail des étrangers).

La jurisprudence assimile le CTE à un CDD puisque sa durée dépend de la validité du visa. Tout vient du fait que l’autorisation de travail délivrée au Maroc doit être formalisée par un visa apposé sur le contrat de travail.

De ce fait, un salarié français ne peut jamais être titulaire d’un CDI au Maroc, contrairement à un salarié marocain. Il risque donc de perdre son emploi, sans préavis ni indemnité, dès l’échéance du visa.

J’avais déjà alerté le gouvernement sur le sujet, par une question écrite du 16 juillet 2015. Suite à ces dernières rencontres, j’ai déposé une nouvelle question écrite n°25215 du 23 février 2017 pour demander au Garde des Sceaux « des informations quant aux échanges qui ont été menés et sont envisagés au niveau du ministère de la justice et savoir dans quelle mesure la délégation de l’Union européenne à Rabat sera associée aux démarches ».

Soirée communauté / Casablanca

Discussions passionnantes lors de la soirée organisée par Xavier Guy-Moyat, délégué UDI Casablanca.

On s’en doute, les péripéties de la campagne présidentielle en France suscitent un fort émoi. Les Français de l’étranger sont également très attentifs aux programmes des divers candidats, puisque certaines mesures ou visions du monde peuvent directement les impacter.

Rabat

Ministre du commerce extérieur / Rabat

Entretien privilégié avec Mohamed Abbou, ministre du Commerce extérieur, organisé par Pascal Capdevielle.

Dans la perspective du prochain gouvernement, nous avons échangé sur les positions du parti RNI (Rassemblement national des Indépendants) et sur le parcours exceptionnel de son nouveau président, Aziz Akhannouch.

Entrepreneur dans l’agro-industrie, député depuis 1997, ministre de sa Majesté Mohammed VI roi du Maroc, à deux reprises, Mohamed Abbou expose avec simplicité des analyses riches d’enseignements pour expliquer le rayonnement international du Maroc.

Maison de retraite / Rabat

Visite de la maison de retraite de la Société française de Bienfaisance, organisé par Nicolas Arnulf .

Avec Pascal et Nicolas, nous avons félicité Sylvie Belakbir, directrice de l’établissement et Raymond Fabre, président du comité d’administration, pour faire vivre ce bel exemple de solidarité entre Français du Maroc.

Un nouveau bâtiment vient d’être construit pour accueillir six résidents supplémentaires et offrir des infrastructures pour une trentaine de seniors vivant chez eux. Cet investissement a été soutenu par la SFB de Casablanca.

Réunion au consulat / Rabat

Entretien avec la consule générale de Rabat, Florence Caussé-Tissier, sur les sujets intéressant la communauté française.

J’ai évoqué le cas d’un compatriote, dont le sort est entre les mains de la Cour d’appel de Rabat. Ce Français a été condamné à six ans de prison pour « soutien financier » au terrorisme (pour 70€ environ).  Il déclare qu’il a signé sans comprendre un procès-verbal rédigé en arabe reconnaissant son allégeance à l’État islamique .

Rabat Accueil / Rabat

Karine Arnulf, présidente de Rabat Accueil, une association compte 300 familles adhérentes.

Karine m’a offert un exemplaire du guide pratique de Rabat que l’association vient de publier. Il s’agit d’une mine d’informations de plus de 200 pages avec un plan intégré ! Cet ouvrage époustouflant, réalisé par une équipe de 20 bénévoles, témoigne de l’implication sous toutes ses formes de Rabat Accueil auprès de notre communauté.

Tanger

Rencontre avec le Wali / Tanger

Réception chez Mohamed El Yacoubi, Wali de Tanger-Tetouan-Al Hoceima, qui m’a exposé sa vision d’un avenir économique radieux pour Tanger, trait d’union entre deux continents.

(g. à d.) Olivier Gatel, délégué régional suppléant de la CFCIM, Philippe Confais, directeur général de la CFCIM, Philippe-Edern Klein, président de la CFCIM, Mohamed El Yacoubi, Wali de la région Tanger-Tétouan-Al Hoceima, Olivier Cadic, sénateur, Muriel Soret, consule générale de France à Tanger, Pascal Capdevielle, délégué régional de la CFCIM, Franck Dautria, vice-pdt délégué aux Relations institutionnelles de la CFCIM, Khalid Idrissi Kaitouni, directeur de l’Appui aux Investisseurs et à la Création d’Entreprise de la CFCIM et Omar Chraibi, rirecteur du Centre régional d’investissement de Tanger.

Rencontre avec le gouverneur / Tanger

Entretien prolongé avec Abdelkhaleq Merzouki, gouverneur de la Province Fahs Anjra.

Nous avons exploré les opportunités de développement des affaires pour les entreprises françaises avec nos interlocuteurs.

Réunion économique / Tanger

Tanger sera bientôt à l’Afrique ce que Rotterdam ou Hambourg sont à l’Europe. Je suis reparti avec cette conviction forgée au gré de mes rencontres et de mes observations sur le terrain.

Nous avons diné avec Omar Moro (à ma droite), sénateur et président de la Chambre de commerce, d’industrie et de services de la Région de Tanger-Tetouan-Al Hoceima.

Zone franche industrielle / Tanger

Le Maroc souhaite de faire de Tanger son second pôle industriel, en complément de Casablanca.

Olivier Gattel, délégué régional suppléant Tanger de la CFCIM, m’a accueilli avec Pascal sur la zone franche de 400 hectares, où sont installées des entreprises de taille internationale, notamment dans les domaines de l’automobile, l’aéronautique ou le textile.

Tout à côté, une zone franche de 300 hectares est spécifiquement dédiée à Renault, où le constructeur a créé la plus grande usine automobile d’Afrique !

Consulat / Tanger

Muriel Soret, consule générale m’a accueilli au consulat général de France à Tanger, en compagnie des membres du bureau de la CFCIM.

Le consulat occupe un bâtiment prestigieux qui permet d’organiser des conférences ou des expositions. C’est un puissant outil d’influence pour soutenir les entreprises françaises qui souhaitent se faire connaître.

En circonscription aux États-Unis – Atlanta (22-24 janv. 2017)

Je remercie Louis de Corail, notre consul général à Atlanta pour m’avoir assisté tout au long de ce déplacement. Il m’a permis de découvrir le National Center for Civil and Human Rights ouvert récemment qui rend hommage au mouvement américain des droits civiques, dans la ville même où est né Martin Luther King.

Capitale du sud-est des États-Unis, Atlanta a triplé sa population en 25 ans (2 à 6 millions) et dispose du 1er aéroport du monde avec un trafic de plus de 100 millions de passagers par an ! Cette ville où siègent Coca Cola et CNN est en plein boom économique.

Politique

État de Géorgie

(g. à d) Olivier Cadic : le Commissioner, Pat Wilson ; Louis de Corail, consul général.

Nommé en novembre 2016 par le gouverneur de l’État de Georgie, Pat Wilson dirige l’agence en charge de la création des emplois et des opportunités d’investissements.

En charge du commerce international, du tourisme, des arts, cinéma et musique, Pat a mis en avant les atouts et l’environnement économique de la Georgie qu’il juge très compétitifs.

Deux chiffres méritent d’être mis en exergue : la France est le 8ème investisseur dans la capitale de Géorgie. Ses entreprises y emploient plus de 10.000 personnes.

Municipalité d’Atlanta

Entretien avec Claire Angelle, directrice des Relations internationales de la mairie d’Atlanta.

Le 12 octobre dernier, Kasim Reed, maire d’Atlanta, a inauguré la 7ème édition de France-Atlanta, une programmation d’événements culturels et scientifiques. Un événement créé par notre consulat et le Georgia Institute of Technology.

Entrepreneuriat

Présence française

(g. à d.) Louis de Corail, consul général ; Olivier Cadic ; Iwan Streichenberger, pdt des CCEF ; Dominique Lemoine, conseiller consulaire ; Robert Blumel, Business France. Etait également présent David Aferiat, pdt de la chambre commerce franco-américaine d’Atlanta.

Emblème de notre présence, la chambre de commerce franco-américaine, forte de ses 150 membres, tire avantage d’être installée sur le même site que notre consulat et Business France.

Les entrepreneurs français d’Atlanta sont unanimes : si vous envisagez de vous implanter aux États-Unis, omettre d’étudier la destination d’Atlanta serait une erreur. Les Allemands, quant à eux, sont présents en force.

En effet, Atlanta est un pôle économique majeur. C’est la capitale de la cyber-sécurité et des procédés de paiement, on y trouve la Fintech Valley. La ville est un gigantesque centre de logistique (UPS, Fedex). Moins chère que Los Angeles, on y tourne plus de film qu’à Hollywood ! Précisons également que c’est le siège de Delta Airways, partenaire d’Air France.

Gravotech – réussite française

Visite de la société Gravotech, une PME française qui a son siège à Rieu-la-pape, près de Lyon.

Leader mondial dans les solutions de marquage, gravure et de découpe, la société compte près de 1000 collaborateurs, dont 155 à Atlanta.

Frédéric Lallemand, directeur de Gravotech pour l’Amérique du nord et l’Australie, m’a fait découvrir les différentes facettes de cette belle réussite française à l’international.

Asselin inc. – les artisans de l’Hermione

A la Résidence de France à Atlanta, j’ai eu le plaisir de rencontrer Alexis Boutrolle, directeur des opérations d’Asselin inc, Cette filiale de la PME, dirigée par François Asselin, également président de la CGPME, est présente à Atlanta depuis 20 ans.

Artisan spécialisé dans la charpente et la menuiserie haut de gamme, Asselin a acquis une forte notoriété aux États-Unis en construisant une réplique de l’Hermione, le navire emprunté par La Fayette !

Communauté française

Consulat général

Ouvert en 1989, le consulat de France à Atlanta est compétent pour six États du sud-est américain. Il administre ainsi plus de 7000 Français.

Présentation de l’équipe consulaire et réunion sur les actions du consulat général (communauté française, volet culturel, linguistique et scientifique). Notre consul a poursuivi l’évolution entamée en matière de diplomatie économique, notamment par le biais de divers événements et de rencontres régulières avec nos conseillers du commerce extérieur.

Réception à la Résidence

(g. à d.) Dominique Lemoine ; Olivier Cadic ; Elisabeth Marchal ; Michèle Olivères.

La réception de la communauté française d’Atlanta, organisée par le consul général Louis de Corail , fût l’occasion de retrouver le conseiller consulaire LR, Dominique Lemoine, personnalité engagée de longue date au service des entrepreneurs qui s’installent dans l’Etat de Géorgie.

Il était accompagné de sa colistière Elisabeth Marchal, également élue au conseil consulaire. Michèle Olivères, élue consulaire de gauche s’est jointe aux deux élus de droite pour faire l’unanimité sur les deux priorités des Français d’Atlanta : l’éducation et la fiscalité des non-résidents.

Enseignement

Atlanta International School

Visite de l’Atlanta international School, en compagnie du consul général et du directeur Serge Petitpre, suivi d’un entretien avec Kevin Glass, headmaster.

L’école homologuée par l’AEFE pour la partie primaire accueille 1200 élèves de la maternelle au baccalauréat. Les enfants choisissent l’une des trois filières bilingues proposées (anglais + français ou allemand ou espagnol). A partir de 2018, une filière bilingue anglais-mandarin ouvrira pour les maternelles.

Puisque l’école compte 97 nationalités différentes, il a également été mis en place des cours de soutien dans de très nombreuses langues, afin que les enfants puissent retrouver leur langue maternelle à l’école. La section française est complète !

Little Da Vinci School

(g. à d.) Thomas Tugulescu, attaché de coopération ; Soraya Rouchdi, directrice ; Olivier Cadic ; Louis de Corail

Visite de la Little Da Vinci School, maternelle bilingue, fondée et dirigée par Soraya Rouchdi.

Née en 2009, cette école homologuée accueille 102 élèves de la maternelle au CE2. En septembre prochain, l’école ouvrira un CM1-CM2.

L’objectif de Soraya est de poursuivre sa croissance pour couvrir à terme toute la scolarité jusqu’à la terminale. Elle souhaite allier la solidité académique et la créativité française à l’approche optimiste de la méthode américaine et son intérêt porté au développement personnel de l’enfant.

VIDEO – TF1 – Journal de 20 heures « Brexit : les expatriés dans le doute » (20 février 2017)

Journal de 20 heures (20.02.2017) : « Depuis l’annonce du Brexit, les expatriés sont dans l’incertitude. Pour la première fois, certains d’entre eux ont manifesté dans les rues de Londres. Les trois millions d’Européens vont-ils devoir quitter le pays ? Demander un visa ? Le gouvernement laisse planer le doute quant à leur sort. »

Le reportage a été diffusé le soir même d’une manifestation devant Westminster à l’appel de The3Million, un mouvement lancé par Nicolas Hatton, délégué consulaire.

Avec Patricia Connell, élue consulaire UDI Londres, j’étais aux côtés de nombreux Français dans une foule d’Européens réclamant une clarification immédiate de leur statut, notamment au sujet de leur droit de résidence au Royaume-Uni.

Lien : http://www.lci.fr/international/brexit-les-expatries-dans-le-doute-2026729.html

En circonscription au Nicaragua – Managua / Granada / Matagalpa / San Juan del Sur (18-21 janv. 2017)

170ème déplacement et 54ème pays visité depuis le début de mon mandat, le Nicaragua est considéré comme l’un des pays le plus sûr d’Amérique centrale, même s’il est également le plus pauvre.

Le survol d’un volcan en activité m’a rappelé que le pays est situé dans une zone sismique et volcanique très active.

(A l’image) Claire et Clément Ponçon dans leur ferme de Matagalpa produisent du café, du cacao et du bois précieux.

Je remercie Claire Ponçon, conseillère consulaire Nicaragua, et son mari pour avoir organisé mes déplacements à Granada, Matagalpa et San Juan del Sur. Ils m’ont permis de découvrir des personnalités formidables et des entrepreneurs talentueux.

Tout au long de mon parcours, j’ai pu compter sur la présence de notre ambassadeur de France au Nicaragua, Philippe Létrilliart.

Ses précieux éclairages sur la situation politique locale et sur les enjeux pour développer notre présence économique se sont avérés déterminants, notamment à l’Assemblée nationale et devant les médias (à l’image).

Politique

Rencontre avec le ministre des Relations extérieures

Avec Denis Moncada, ministre des Relations extérieures du Nicaragua, nous avons évoqué le renforcement de la présence économique de la France au Nicaragua, notamment grâce à la création récente de la Chambre de commerce franco-nicaraguayenne.

J’ai illustré notre volonté de développer nos échanges en soutenant en particulier des projets dans le domaine des énergies renouvelables, des infrastructures et de l’eau-assainissement. Par ailleurs, nous avons également abordé le renforcement de notre coopération éducative et notre soutien à l’expansion du lycée Victor Hugo.

Visite à l’Assemblée nationale

Rencontre avec quatre députées de l’assemblée nationale nicaraguayenne, en présence de notre ambassadeur, Philippe Létrilliart. A ma droite, Marie Manuela Sacasa, présidente du groupe d’amitié parlementaire France-Nicaragua. A ma gauche, Martiza Espinales (en jaune) et Jenny Martinez, secrétaire du groupe d’amitié et plus jeune député du parlement.

Ces parlementaires invitent les Français à visiter le Nicaragua et même à y prendre leur retraite. Les élues ont souligné que l’Union européenne réalisait un apport économique essentiel en faveur de l’Amérique latine. Toutes souhaitaient donc fortifier leurs accords avec l’UE.

VIDEO – Accueil à l’Assemblée par Marie Manuela Sacasa la présidente du groupe d’amitié France-Nicaragua. LIEN

REVUE DE PRESSE – La voz del sandinismo ; Asamblea Nacional ; La Prensa ; Bolsa de Noticias   LIEN

Communauté française

Réception à la Résidence

(g à d) Claire Ponçon, conseillère consulaire Nicaragua : Olivier Cadic ; Philippe Létrilliart, ambassadeur de France

Plus d’une centaine de compatriotes se sont rendus à la cérémonie des vœux de l’ambassadeur en sa Résidence. Cela m’a permis d’échanger avec divers représentants de notre communauté au profil particulièrement dynamique.

790 Français sont inscrits au Nicaragua (+15% en 3 ans), et plus de 10.000 Français viennent visiter le pays chaque année (+49% en 5 ans).

Visite de l’ambassade

Dans la même journée se sont succédés un petit déjeuner de travail avec l’équipe de l’ambassade, une visite des divers services du poste diplomatique et une réunion consulaire pour évoquer les attentes des Français du Nicaragua.

Au 1er mars 2017, la section consulaire de l’ambassade sera fermée et transférée au Costa Rica. L’ambassadeur a annoncé qu’il prévoyait la création d’un poste de consul honoraire à Granada pour offrir des services consulaires de proximité. Une initiative bienvenue qui mériterait d’être reproduite ailleurs.

Union européenne

Action de l’UE

Rencontre avec Kenny Bell, ambassadeur de l’Union européenne au Nicaragua, en compagnie de notre ambassadeur, Philippe Létrilliart.

L’UE est le premier contributeur d’aide au Nicaragua avec un budget de 204M€ pour la période 2014-2020. Les 3 priorités définies sont l’appui au secteur productif, l’enseignement professionnel et l’adaptation au changement climatique.

Écossais et européen fervent, Kenny Bell  coordonne l’action des divers ambassadeurs représentant les pays de l’Union.

Relations commerciales

Les CCEF et la Chambre de commerce

Rencontre avec les Conseillers du commerce extérieur de la France (CCEF) et plusieurs membres de la Chambre de commerce franco-nicaraguayenne, en compagnie de Claire Ponçon, conseillère consulaire et Philippe Létrilliart, ambassadeur.

Présidée par José Enrique Solorzano et dirigée par Helena Rodriguez, la Chambre rassemble déjà 30 membres en tout juste un an d’existence, un chiffre remarquable si on le compare avec les 45 membres la Chambre de commerce allemande ouverte depuis… 25 ans.

Encore méconnu par les entreprises françaises, le Nicaragua dispose pourtant d’un cadre incitatif et des opportunités de marché certaines, notamment dans les secteurs des énergies renouvelables, des infrastructures, de l’eau-assainissement, de l’agro-industrie et du tourisme.

Afin de partager sur les atouts de ce marché et de lever les freins au développement commercial, toutes les chambres de commerce de l’Union européenne se réunissent chaque mois au siège de la délégation.

Secteur touristique à Granada

Située à une quarantaine de kilomètres de Managua, la ville de Granada est un site touristique incontournable, en bordure du lac Nicaragua.

C’est dans cet écrin naturel au décor colonial préservé que de nombreux Français ont fait le choix de vivre. Ils travaillent essentiellement dans le tourisme.

J’adresse mon souvenir amical à toutes les personnes qui m’ont accueilli ou accompagné à Granada : Eric Maunier de la Esprelia, Etienne Vanoye (Hôtel Colonial), Jean-Philippe Hildebrandt (Eurofumigacion) avec une mention spéciale à Pascal Picot (directeur général de l’hôtel Estrada) pour son implication personnelle dans la réussite de cette visite.

Succès story à Matagalpa

Visite de la propriété (finca) « La Cumplida », fondée et dirigée par Claire et Clément Ponçon à Matagalpa dans le centre du pays. Cette gigantesque ferme, modèle de développement durable, produit du café, du cacao et du bois précieux pour l’ameublement.

… et à San Juan del Sur

Sur la côte Pacifique, à la frontière avec le Costa Rica, les époux Ponçon ont créé une autre ferme qui comprend un complexe touristique haut de gamme pour une clientèle essentiellement nord-américaine. Situé sur une plage paradisiaque isolée, ils l’ont appelé Morgan’s Rock, du nom de ce sénateur américain qui s’était opposé à la création d’un canal qui aurait traversé le Nicaragua pour relier l’Atlantique au Pacifique.

La réussite commerciale du couple est hors du commun. Elle repose sur la capacité d’innovation de l’entreprise, nourrie de partenariats dans la recherche et d’interactions avec la communauté environnante.

Enseignement français

Lycée Victor Hugo

Toujours en présence de Philippe Létrilliart et de Claire Ponçon, j’ai visité le lycée franco-nicaraguayen, puis la maternelle qui vient d’ouvrir ses portes dans un quartier résidentiel de Managua, en pleine expansion.

Le directeur du lycée, Philippe Séverac, nous a présenté son établissement qui affiche 100% de réussite au bac depuis 2007, dont 85% de mentions ! Créé en 1971, le lycée, homologué jusqu’à la terminale S, accueille 322 élèves dont un tiers de Français. L’objectif de M. Séverac est de doubler ses effectifs d’ici 10 ans !

Culture française

Alliance française de Managua

Présentation de l’Alliance française de Managua par Juan Francisco Bonil, son directeur et rencontre avec les membres du comité.

Créée en 1951, cette Alliance accueille un millier d’étudiants. Elle a fait passer le DELF à 208 d’entre eux, l’an dernier. Ses excellentes infrastructures contribuent assurément au rayonnement culturel français : 118 évènements culturels en 2016 pour 7500 visiteurs.

En circonscription à Madagascar (3/3) – Antsirabe (4-5 janv. 2017)

Entrepreneuriat

Étape « Au rendez-vous des pêcheurs » à Ambatolampy sur la RN7, en route pour Antsirabe. Cet établissement existe depuis 1951. Ses spécialités fleurent bon la France : cuisses de grenouilles, foie gras ou écrevisses.

La maison est tenue depuis 8 ans par Gilbert Cezerac, un « serial entrepreneur » qui se définît comme d’abord comme un vendeur. Il a d’ailleurs écrit un livre de techniques de ventes, intitulé « La crise, connais pas… »

Usine Socota

La vision d’un atelier où s’affairent 1900 employés sous le même toit est impressionnante. Il s’agit de l’usine textile du groupe Socota qui travaille pour les grands noms mondiaux du prêt-à-porter.

A l’invitation de Julien Leraille, directeur financier, nous avons découvert un site où la productivité des équipes est constamment stimulée et récompensée. On comprend mieux pourquoi Antsirabe est la 3ème ville industrielle du pays.

Socolait

Dirigée par Philippe Penouty, Socolait est une PME de 308 employés produisant des produits laitiers : yaourts, lait, fromage…

L’entreprise livre 6111 points de vente, équipés froid, chaque semaine !

Une superbe réussite industrielle de nos compatriotes, fondée sur la poursuite minutieuse de l’excellence qualité.

Association Fert

Fert est une association française de coopération internationale créée il y 30 ans par des céréaliers. Elle favorise le développement de l’agriculture dans les pays en développement par la formation et l’accompagnement. Avec Jean-Hervé, j’ai rencontré Solange Rajaonah, leur représentante à Madagascar et Philippe Henry, conseiller technique.

L’agri-agence accompagne des jeunes agriculteurs dans leur insertion professionnelle à Madagascar. 95% des jeunes formés sont orientés vers l’agriculture. 38% des jeunes disposent de leur propre exploitation.

Communauté française

Réunion publique

Réunion publique avec les Français d’Antsirabe à la résidence des Hauts plateaux, avec Jean-Hervé Fraslin, conseiller consulaire.

Soirée prolongée par un merveilleux buffet réalisé par l’équipe de la résidence et poursuivi par un diner organisé par Robert Michel, consul honoraire pour Antsirabe et son épouse. Moments conviviaux et chaleureux destiné à découvrir l’histoire des Français de la « Vichy » malgache et saisir leurs préoccupations.

Enseignement français

Collège Jules Verne

Nous avons été accueillis par le principal, David Brigot, et les représentants du comité de gestion pour une visite du collège français Jules Verne.

L’établissement accueille 303 élèves de la maternelle à la troisième, dont 56% de Français et 40% de Malgaches.

L’APE qui gère l’école est composée de 194 familles. Jules Verne dispose d’une convention avec l’AEFE.

Culture française

Alliance française d’Antsirabe

En 2016, l’Alliance française d’Antsirabe a soufflé ses 50 bougies.

Sonia Rottermann, directrice, m’a présenté avec fierté son nouveau bâtiment comprenant une grande médiathèque avec un espace cyber-multimédia, trois nouvelles salles de classes et trois espaces polyvalents.

Toute l’équipe de l’AF s’est impliquée dans la définition du projet architectural, confié à une architecte française, résidente à Antsirabe, Léa Hippolyte. Magnifique !

Social

La résidence sociale d’Antsirabe

C’est un lieu chargé d’histoire, ouvert en 1934, pour accueillir les colons français dans leurs vieux jours. Un musée a même été créé en 2004 pour en conserver le témoignage.

Transformée partiellement en hôtel, la résidence sociale d’Antsirabe n’héberge plus que 11 pensionnaires relevant de l’action sociale.

J’ai tenu une réunion avec le comité de gestion. Il fut notamment question des besoins en formation du personnel et des baisses du montant des aides sociales accordées par le Ministère.

En circonscription à Madagascar (2/3) – Fort Dauphin (30 déc. 2016 – 2 janv. 2017)

Située au sud de l’île, la ville de Fort-Dauphin est la plus ancienne cité de Madagascar. Le bastion, bâti en 1642, a été nommé Fort-Dauphin en l’honneur de Louis XIV.

Politique

Rencontre avec la ministre des Affaires étrangères

Lors du vol à destination de Fort Dauphin, j’ai eu le plaisir d’échanger une première fois avec Béatrice Atallah, ministre des Affaires étrangères avant de la retrouver lors du réveillon pour lui présenter mes vœux en compagnie de Jean-Hervé Fraslin.

Nous nous sommes félicités de l’excellence de nos relations bilatérales. La France est non seulement le premier partenaire économique de la Grande île, mais aussi son plus proche voisin dans l’Océan Indien, à travers La Réunion et Mayotte.

J’ai découvert une magistrate qui fait de la politique avec rigueur. La ministre aborde 2017 avec confiance du fait des succès diplomatiques de Madagascar à l’international (Francophonie, Conférences des bailleurs de fonds).

Autorités locales

Rencontre avec la municipalité

Accompagné par Jean-Hervé Fraslin, conseiller consulaire Madagascar et de Gérard Schoumacher, consul honoraire de Fort-Dauphin, nous avons été accueillis par Georges-Mamy Randrianaina, le maire de la ville et son équipe. Nous avons ensuite rencontré Fafah Israël Rahovelson, chef de la région Anosy et Tsimbazafy Abdon Ravelonandro, préfet de région.

Preuve de son dynamisme, la ville portuaire comptait 2452 entreprises en 2014, contre 50 seulement en 2005.

Jumelée avec Oissel (Normandie), Fort-Dauphin a conservé des relations étroites avec la France et, sur place, des associations françaises participent à son développement : Espoir, APIC (La Réunion), Pompiers France-Fort-Dauphin, MadaCoeur France… .

Visite des pompiers de Fort-Dauphin

A l’image avec le lieutenant Judicaël Natolojanahary, commandant d’unité de la Protection civile à Fort-Dauphin.

Les véhicules rutilants offerts à Fort-Dauphin par divers départements français portent toujours leurs plaques d’immatriculation d’origine !

En discutant avec ces hommes qui n’hésitent pas à risquer leur vie pour secourir les autres, j’ai eu une pensée particulière pour nos sapeurs-pompiers de Paris et ceux de Rio Bravo au Chili que j’ai rencontrés en 2016.

Entrepreneuriat

Rencontre avec les entrepreneurs français

Toujours en compagnie de Jean-Hervé Fraslin, j’ai fait la connaissance de Bernard (à gauche de l’image), retraité actif à l’accent marseillais, qui est restaurateur. Et pour bien manifester son sens de l’accueil, il a baptisé son établissement : « Chez Bernard ». Il propose de la cuisine du sud.

Philippe de Heaulme, lui, est natif de Fort-Dauphin. Sa famille est installée sur place depuis plusieurs générations. Il dirige une exploitation de sisal (plante dont les fibres sont tressées ou tissées) et plusieurs hôtels, dont « Le Dauphin », où nous avons rencontré la communauté française.

Visite de Martin Pêcheur

A Madagascar, plusieurs sociétés se sont spécialisées dans la filière langoustière, une production majoritairement destinée à l’exportation, dont Le Martin-pêcheur.

Installé depuis 1998 à Madagascar, Gérard Schoumacher, notre consul honoraire, est directeur technique de cette entreprise dirigée par un Français qui fournit l’Europe en langoustes.

Communauté française

Réunion publique

La réunion organisée par Jean-Hervé Fraslin, élu consulaire, m’a permis de dialoguer avec une cinquantaine de nos compatriotes, installés dans cette ville côtière du sud de l’île.

Ce fût l’occasion pour Jean-Hervé de relayer l’action du conseil consulaire qui les représente. Pour ma part, j’ai pu faire valoir comment, depuis le Parlement, notre action était complémentaire.

J’ai salué lors du diner Raymonde Grayon et Yves Barijaon qui font vivre l’action sociale au service de nos compatriotes les plus démunis de Fort-Dauphin.

Enseignement français

L’école française de Fort-Dauphin

L’école française de Fort-Dauphin accueille 90 élèves en maternelle et primaire, une chance pour cette région enclavée d’offrir une éducation en langue française.

Gérée financièrement par le comité de gestion de l’association des parents d’élèves, l’école ne dispose plus d’aucune aide de l’AEFE : un vrai challenge à relever pour ces bénévoles. Faire vivre une école avec les surcoûts induits par l’homologation est un défi face à la concurrence des écoles d’expression française.

Culture française

Alliance française de Fort Dauphin

Ici, l’Alliance française a ouvert ses portes il y a tout juste 40 ans. J’y ai rencontré Annie Sevrin Razafiarisoa, présidente et Coline Lorang, directrice.

Plébiscitée par ses 1300 adhérents, l’AF a décidé de se relocaliser, car le bâtiment est désormais trop vétuste. Reste à trouver un terrain propice pour projeter la construction d’un bâtiment, intégrant les meilleures installations.

En circonscription à Madagascar (1/3) – Antananarivo (30 déc.-7 janv. 2017)

Madagascar est le 53ème pays traversé depuis le début de mon mandat. Ce 168 ème déplacement est le premier dans l’Océan indien.  

Notre ambassadeur de France à Madagascar, Véronique Vouland-Aneini, m’a accueilli dès mon arrivée et reçu avant mon départ. De bout en bout, elle a facilité mes déplacements dans le pays et mes rencontres.

Durant dix jours, Jean-Hervé Fraslin m’a accompagné lors de tous mes rendez-vous. Conseiller à l’AFE, conseiller consulaire des Français de Madagascar et représentant de l’AFE au conseil d’administration de l’AEFE, j’ai pu observer ses nombreux talents et son engagement total au service de notre communauté.

Grâce à ces deux personnalités auxquelles j’exprime ma sincère gratitude, j’ai pu rencontrer les plus hautes autorités du pays, faire 3 réunions publiques avec les Français de Madagascar, visiter de nombreux sites et multiplier les rencontres avec nos compatriotes. Le nombre des rendez-vous m’impose de diviser le compte-rendu selon les destinations visitées: Antananarivo, Fort-Dauphin et Antsirabe.

Selon le FMI, Madagascar est l’un des 5 pays les plus pauvres du monde. Mais le pays est en phase positive. Après la récente période de crise (2009-2014) qui a désorganisé tous les pans de la société, un président a été élu. Je remercie Jean-Hervé de m’avoir permis de le rencontrer.

Politique

Rencontre avec le Président de la République

Entretien exceptionnel de 90 minutes avec Hery Rajaonarimampianina, Président de la République de Madagascar au palais d’État d’Iavoloha, en compagnie de Véronique Vouland-Aneini, ambassadeur de France à Madagascar et de Jean-Hervé Fraslin, conseiller consulaire pour Madagascar.

Nous avons d’abord présenté nos vœux 2017 au président. L’occasion de le féliciter pour la réussite du XVIe Sommet de la Francophonie à Madagascar, en novembre dernier, et aussi pour le succès de la Conférence des bailleurs de fonds et investisseurs (CBI) à Paris, en décembre. En effet, le pays a obtenu plus de 6 milliards de dollars de promesses de financements sur 4 ans pour dynamiser sa croissance par le biais de nombreux projets structurants.

Hery Rajaonarimampianina est un ancien expert-comptable et commissaire aux comptes qui connait donc parfaitement le milieu entrepreneurial. Ses qualités d’homme de terrain et de gestionnaire l’inclinent vers une vision à long terme pour relever les immenses défis auxquels son pays est confronté.

Le Président s’est montré très attentif lorsque nous lui avons rendu compte des satisfactions et des attentes exprimées par nos compatriotes, lors de nos réunions publiques organisées à Antananarivo, Antsirabe et Fort-Dauphin. Du reste, il s’est montré un fin connaisseur de la situation politique en France (Notre rencontre dans la presse).

Rencontre avec le Premier ministre

J’ai eu l’honneur de rencontrer Olivier Mahafaly Solonandrasana, Premier ministre de Madagascar, toujours en présence de Véronique Vouland-Aneini, ambassadeur et de Jean-Hervé Fraslin.

Nous sommes évidemment revenus sur les récents succès diplomatiques du pays (Sommet de la Francophonie, Conférence des bailleurs de fonds), avant d’évoquer nos relations bilatérales. La France est non seulement le premier partenaire économique de la Grande île, mais aussi son « voisin » dans l’Océan Indien, à travers La Réunion et Mayotte.

Le Premier ministre m’a assuré que l’amélioration du climat des affaires dans le pays était sa priorité et la condition pour attirer les investissements privés (Notre rencontre dans la presse).

Rencontre avec le président du Sénat

(g. à d.) Véronique Vouland-Aneini, ambassadeur de France ; Olivier Cadic ; Honoré Rakotomanana, président du Sénat ; Laurent Roger Kolo Christophe, vice-président du Sénat et ancien Premier ministre ; Zo Rakotoseheno, président de la Commission sociale, culturelle et communication ; Pierrot Jocelyn Rajaonarivelo, président de la Commission des relations internationales.

Ce fut un plaisir de se rencontrer en toute complicité entre sénateurs du bout du monde. Honoré Rakotomanana a souligné l’effort de Madagascar vers la bonne gouvernance et la sécurité, afin que les investissements profitent au mieux-être du peuple malgache (Notre rencontre dans la presse).

Rencontre avec le ministre de l’Industrie

Avec le ministre de l’Industrie et du Développement du secteur privé, Nourdine Chabani, qui est également un jeune entrepreneur, nous partageons la conviction que l’essor économique est toujours le résultat d’une politique pérenne et patiente. C’est dans cet esprit qu’il attend avec optimisme la concrétisation des engagements pris lors de la CBI, à Paris.

Nous avons évoqué les moyens de favoriser les partenariats entre entreprises malgaches et françaises. Aujourd’hui, la France est le premier partenaire commercial de Madagascar et aussi le deuxième fournisseur : 10,3% de part de marché, derrière la Chine avec 24,8%. (Notre rencontre dans la presse)

Priorités de notre ambassadeur

A mon arrivée, Véronique Vouland-Aneini m’a confié ses trois priorités afin de me permettre de soutenir son action : d’abord, favoriser la stabilité politique liée aux nécessaires progrès de l’administration (sécurité juridique, anticorruption…) ;  ensuite, accompagner l’essor économique dont nos entrepreneurs doivent être partie prenante (ponts, routes, barrages, centrales solaires, travaux d’assainissement…) ; enfin, consolider les excellentes relations entre la France et Madagascar.

Revue de presse

14 titres de la presse quotidienne nationale en langue française ou malgache ont couvert mes rencontres avec le Premier ministre, Olivier Mahafaly (13 articles, dont 3 en malgache), le président du Sénat, Honoré Rakotomanana (9 articles, dont 3 en malgache), le ministre de l’Industrie et du Développement du secteur privé, Nourdine Chabani (1 article) et enfin l’inauguration des nouveaux locaux de l’incubateur d’entreprises « Incubons » (7 articles).

La Gazette de la grande Ile / La ligne de Mire / La Dépêche de Madagascar / La Vérité / Le Madagascar Laza / L’Express de Madagascar / L’Observateur / Le Citoyen / Les Nouvelles / Gazetiko / Madagascar Matin / Midi Madagasikara / Taratra / Tia Tanindrazana.  Lien vers la REVUE de PRESSE >>>

Communauté française

Réunion publique

(g. à d.) Jean-Hervé Fraslin, Olivier Cadic, Véronique Vouland-Aneini, ambassadeur de France et Jean-Daniel Chaoui, conseiller à l’AFE.

Notre ambassadeur a organisé une réception à la Résidence de France, où j’ai pu rencontrer une centaine de représentants de la communauté française qui compte près de 18.000 membres.

L’intégration et la qualité de la vie ne sont jamais en cause, mais les Français restent préoccupés par l’insécurité au quotidien, alimentée par la pauvreté et le manque de moyens des forces de l’ordre. Le consulat a récemment édité une série de dépliants remarquablement bien conçus, intitulés « Votre sécurité au quotidien », « Se protéger en cas d’agression », etc.

Consulat : réunion des conseillers consulaires

Réunion autour de Étienne Léandre, consul général, en présence des élus consulaires Jean-Hervé Fraslin et Jean-Daniel Chaoui.

Nous avons passé en revue les aspects statistiques et parfois problématiques de l’activité administrative du consulat : la délivrance des visas pour les entreprises ou les études ; la gestion des certificats de nationalité française (CNF) ; l’établissement des CCM (Certificat de capacité à mariage) après entretien pour détecter les mariages blancs ; l’organisation des tournées consulaires…

Nos services sont particulièrement vigilants dans la lutte contre l’usurpation d’identité ou la fraude documentaire. A noter que 2/3 des actes d’Etat civil présentés au consulat, souvent de la part de gens de bonne foi, ne sont pas valables.

Entrepreneuriat

Inauguration de « Incubons »

Les jeunes pousses malgaches sont chez elles à la maison Jean Laborde.

Ce Français, aventurier et industriel du XIXème, a merveilleusement réussi à Madagascar, au point d’y être nommé consul de France par Napoléon III. Grand acteur du développement de l’Ile et de l’amitié franco-malgache, il est devenu une légende locale.

Plutôt que de transformer sa maison en musée, Véronique Vouland-Aneini, ambassadeur de France, a décidé d’en faire un espace collaboratif pour entrepreneurs en herbe. Belle idée ! Je la remercie d’avoir choisi un « sénateur-entrepreneur » pour l’inaugurer. (Cette inauguration dans la presse).

Rencontre avec les CCEF et la CCIFM

Le service économique de l’ambassade m’a permis de rencontrer des Conseillers du commerce extérieur de la France (CCEF) et des responsables de la Chambre de commerce et d’industrie France-Madagascar (CCIFM) qui compte 460 membres !

La CCFIM est la première chambre bilatérale du pays. On lui doit la Foire internationale de Madagascar qui aide nos entreprises à s’implanter sur ce marché.

Une vingtaine d’entreprises françaises étaient représentées lors de cette réunion. Leurs dirigeants ont tous vanté la liberté d’entreprendre et m’ont suggéré d’inciter nos jeunes diplômés à tenter leur chance dans ce pays, où des positions très enviables peuvent d’emblée leur être proposées.

Afin de contribuer à l’amélioration de la sécurité juridique et du climat des affaires, Véronique Perdigon, présidente de la section CCE Madagascar, a soumis le projet au gouvernement malgache de rejoindre l’OHADA (Organisation pour l’harmonisation en Afrique du droit des affaires). Cette engagement créerait un troisième niveau de juridiction, avec une possibilité de recours en cassation devant la CCJA à Abidjan.

Réunion d’entrepreneurs

Pour clore mon périple, Jean-Hervé a réuni chez lui un groupe d’entrepreneurs et de cadres d’entreprises. Tous les secteurs d’activité étaient représentés.

Le pays est doté d’immenses ressources.

Nos entrepreneurs souhaitent remettre Madagascar sous les feux des projecteurs. Bruno Massez, pdg de BFV-Société Générale Madagascar, a bataillé ferme pour sortir l’Ile de la liste des pays sous alerte et il espère « que cette bonification de la note-pays par la Société Générale sera virale vers les banquiers internationaux et autres assureurs, dont la Coface ».

La confiance retrouvée du pays auprès des organismes internationaux, comme à Paris en décembre, leur permet d’imaginer un avenir de plus en plus prometteur. Ils ont tous déclaré, chacun à sa manière : il fait bon être entrepreneur à Madagascar !

Enseignement français

La Clairefontaine d’Ambodivoanjo

Visite de l’établissement homologué La Clairefontaine d’Ambodivoanjo, dirigé par Henri Radavidra.

L’école a été créée en 1982 pour accueillir 13 élèves par son épouse Gabrielle, disparue prématurément l’an dernier. La Clairefontaine scolarise désormais 1310 élèves sur 5 sites à travers le pays !

En 2016, tous les élèves de la Clairefontaine ont obtenu leur bac, avec 78% de mentions !

L’objectif poursuivi par Henri Radavidra est l’obtention de l’homologation pour la partie lycée de l’établissement de Fort-Dauphin.

L’inquiétude du chef d’établissement est d’obtenir des professeurs détachés de la part de l’AEFE pour remplacer ceux dont la mission s’achèvera en juin prochain, sinon il lui sera difficile de respecter les critères d’homologation.

Dans cette école qui accueille 14 nationalités, le projet d’établissement vise à préparer de « futurs citoyens du monde », en accordant un rôle essentiel à la culture littéraire, artistique et numérique.

Lycée français de Tananarive

(g. à d.) Jacques Flipo, Beryl Dabezies, Léa Metz, Jade Bersia, Alizée Frachet, … , Olivier Cadic, Jean-Hervé Fraslin, Jamil Maleyran, … , Pierre Thourigny.

Le lycée français de Tananarive (LFT) est assurément un des plus beaux établissements du réseau de l’AEFE. Il scolarise environ 3000 élèves sur plusieurs sites de la capitale malgache.

Accueilli par le proviseur Jamil Maleyran, j’ai visité la partie lycée en compagnie de Jean-Hervé Fraslin, élus consulaire et, rappelons-le, représentant de l’AFE au conseil d’administration de l’AEFE.

Après avoir découvert l’internat flambant neuf, nous avons effectué un tour des différentes salles pour apprécier l’excellence des équipements mis à disposition des élèves.

Afin de me permettre d’avoir un éclairage complet sur le fonctionnement de l’établissement, je remercie le proviseur d’avoir organisé une succession de réunions auprès de divers publics : comité de direction, représentants des EEMCP2, parents d’élèves, professeurs et élèves.

Pour conclure ma visite, un déjeuner m’a permis d’apprécier le niveau gastronomique de l’école qui joue tout son rôle dans sa réputation d’excellence.

Je vous invite à regarder la vidéo de présentation du lycée français de Tananarive réalisé à l’occasion du 25ème anniversaire de l’AEFE en cliquant sur ce LIEN.

Culture Française

Alliance française d’Antananarivo

Le réseau de l’Alliance française de Madagascar, 3ème au monde (en 2013) par son activité d’enseignement, est aujourd’hui composé de 29 établissements. Cette organisation bénéficie d’une grande reconnaissance auprès du public, des artistes, des médias et des autorités locales.

Merci à Henri Razafintsalama, président de l’AF d’Antananarivo et à Emmanuelle Lehembre, adjointe au délégué général, de m’avoir conduit à travers les dédales du vaisseau amiral du réseau malgache.

Soucieuses d’être à la pointe de l’innovation, les Alliances françaises de Madagascar ont désormais à leur disposition un site web bilingue (www.delfdalfmadagascar.com) au service de toute personne désireuse de faire valider son niveau de français par l’obtention d’une certification DELF, DALF à valeur internationale. Le 22 novembre dernier, l’AF d’Antananarivo inaugurait ce site en présence des présidents et directeurs des 27 AF centres d’examen et de leurs partenaires institutionnels et éducatifs.

Institut français de Madagascar

Denis Bisson, directeur adjoint et attaché culturel de l’IFM, nous a reçus avec Jean-Hervé.

L’Institut français de Madagascar (IFM) est l’acteur incontournable de la vie culturelle de la capitale malgache, comme de l’ensemble du pays, en collaboration étroite avec le réseau des Alliances françaises.

L’IFM est un espace d’accueil pour la coopération culturelle, universitaire et scientifique, ainsi que pour la promotion de la francophonie.

Ce lieu dispose de la plus belle salle de cinéma de la ville !

L’Institut est structuré en deux pôles : un pôle de diffusion et de coopération culturelle qui invite artistes et intellectuels ; un pôle de coopération universitaire qui assume la diffusion de la culture scientifique à travers des conférences, des expositions ou débats d’idées.

Social

Rencontre avec le père Pedro

Pour l’ultime étape de mon séjour à Madagascar, Jean-Hervé Fraslin m’a permis de rencontrer le père Pedro Opeka. Ce prêtre lazariste d’un immense charisme m’a confié que son action était un cri contre la pauvreté.

En 1989, le père Pedro s’installe sur l’immense décharge d’Antananarivo. Son père lui ayant appris le métier de maçon dès son plus jeune âge, il promet aux miséreux qui trient les détritus : « Ensemble, on va s’en sortir ».

Il veut les aider sans les assister. Alors, depuis 27 ans, son association Akamasoa (« les vrais amis » en malgache) a construit 18 villages et secouru 300.000 personnes. 25.000 personnes disposent désormais d’une maison construite sur les collines environnantes grâce son action.

Son mouvement a pris une dimension internationale, relayé en France par l’association des Amis de Père Pedro (www.perepedro.com).

Santé

Contre le paludisme

En 2015, l’OMS a enregistré 429.000 décès dus au paludisme, dont les deux tiers (70%) surviennent chez les enfants de moins de 5 ans.

La composante principale des médicaments antipaludiques est l’artémisinine qui provient d’une plante dénommée Artémisia. Le seul pays africain qui produise l’Artémisia à grande échelle est Madagascar.

Sur place, j’ai rencontré Charles Giblain qui a créé Bionexx afin de produire des principes actifs dérivés de plantes. Son produit phare (80% du chiffre d’affaires) est l’artémisinine, marché sur lequel il est devenu l’un des principaux fournisseurs mondiaux. La plante lui est fournie par 10.000 petits agriculteurs sous contrat.

Infolettre aux Français du Royaume-Uni n°36 – vœux et rubriques : Agenda, Brexit, Français du Royaume-Uni, Au Sénat, Revue de presse

Lire : l’INFOLETTRE n°36 – Janvier 2017Logo InfoLettre - Rond75

Edito de l’Infolettre aux Français du Royaume-Uni n°36

Je vous souhaite une chaleureuse année 2017, pleine d’énergie et de ressources nouvelles.

Lors des vœux de 2016, personne ne parlait du Brexit. Et pourtant…

Selon l’analyse de la majorité des observateurs, le référendum n’a pas porté sur l’Union européenne mais sur l’immigration. La préoccupation visait essentiellement les migrants en provenance des pays de l’Union européenne, dont nous faisons partie. Pourtant notre nombre est inférieur à celui des autres pays.

Pour tous ceux d’entre nous qui ont pu apprécier les valeurs de tolérance du Royaume-Uni, la plus grande surprise fût la xénophobie qui s’est réveillée lors de la campagne. Beaucoup d’entre vous m’ont témoigné leur malaise face à des situations où on leur faisait comprendre qu’ils n’étaient plus les bienvenus.

L’annonce du Premier ministre Theresa May d’un retrait du Royaume du marché unique rompt avec le principe de liberté de circulation cher aux artisans de l’Union européenne.

D’ici deux ans, le Royaume-Uni ouvert sur le monde tel que nous l’avons connu aura donc vécu.

Depuis l’annonce du Brexit, avec les élus UDI du Royaume-Uni, nous avons agi avec deux objectifs : vous informer et faire respecter les droits des Européens installés au Royaume-Uni. Avec Patricia Connell, nous avons organisé deux « Brexit Tour ». Ces conférences ont réuni plus de 2500 d’entre vous (lire ci-après).
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De son côté, Nicolas Hatton a lancé le mouvement « The 3 Million » avec le succès qu’on sait dans la foulée de notre conférence à Bristol de juillet dernier. Ces deux délégués consulaires UDI incarnent la nouvelle génération qui fait de la politique autrement et ne se résigne jamais. Nous poursuivrons ces missions en 2017.

Nous engagerons également de grandes initiatives, avec le concours de plusieurs pays européens, pour faciliter le départ de ceux qui voudront profiter des derniers mois d’absence de restriction et jouir de la liberté de circulation au sein de l’Union européenne.

Ainsi, nous œuvrerons à la fois en faveur de ceux qui espèrent le meilleur et de ceux qui se préparent au pire. Découvrir l’Infolettre aux Français du Royaume-Uni n°36

En circonscription en Espagne – Madrid et Villanueva (18-19 nov. 2016)

Francophonie

Déjeuner de travail (Madrid)

J’ai eu le plaisir d’organiser un déjeuner avant le lancement des États généraux des Alliances françaises d’Europe, en compagnie de Jérôme Clément, président de la fondation Alliance française et de Bertrand Commelin, secrétaire général.

La réunion de Madrid a ressemblé 133 représentants des AF de 25 pays d’Europe pour s’interroger sur la recomposition de leur offre dans un monde qui change : numérisation, concurrence, attentes des publics, contraintes budgétaires…

Lors du déjeuner, sept directeurs d’AF (Dublin, Manchester, Katowice, Turin, Kiev, Coimbra et La Haye) ont rebondi sur mes propositions pour relever cet ambitieux défi d’apprendre le français à tous les Français qui naissent à l’étranger.

Francis Huss et Pierre-Olivier Bousquet, conseillers consulaires, Marc Boudin, délégué général de l’UFE Monde, Nicolas Kassianides, conseiller culturel et DG de l’Institut français d’Espagne, et Lucia Da Silva, conseillère culturelle adjointe, participaient à cette réflexion.

Je remercie Pierre-Olivier Bousquet d’avoir facilité cette rencontre.

2èmes États généraux des Alliances Françaises d’Europe

(g. à d.) Yves Saint-Geours, ambassadeur de France en Espagne ; Juan Luna, président des AF d’Espagne et de l’AF de Madrid ; Jérôme Clément, président de la Fondation Alliance française.

L’Europe représente près de la moitié  de la population mondiale francophone. Au service de cette francophonie, nous comptons 237 Alliances dans 32 pays. 2600 collaborateurs, dont 1850 enseignants, se dévouent auprès de 100.000 apprenants. Ces Alliances génèrent un chiffre d’affaires de 48 millions d’euros.

A la tribune, Jérôme Clément, président de la Fondation Alliance française, a rappelé que dans un monde où menace la xénophobie, « la culture n’était pas un divertissement, mais un avertissement ».

Le président a cerné 4 défis à relever pour son réseau : la crise économique, le recul du multilinguisme lié au repli identitaire, l’irruption du numérique auquel il faut adapter les méthodes et les profils et, enfin, la concurrence au point qu’on parle désormais du marché des langues.

M. Clément a signalé que ma présence signifiait à ses yeux que « le Parlement était attentif à ses préoccupations et soucieux d’un rayonnement vivant et actif ».

Enseignement français

Lycée Molière (Villanueva)

En compagnie de Pierre-Olivier Bousquet, conseiller consulaire, visite du lycée Molière, établissement de la MLF (Mission laïque française) situé à Villanueva, à 35 kilomètres de Madrid.

Le lycée accueille 800 élèves de la petite section de maternelle à la terminale. Les parents se montrent satisfaits d’un établissement où le nombre moyen d’élèves par classe est inférieur à 24.

La proportion d’élèves français (y compris binationaux) lors de la rentrée 2016 est de 46,06%, celle d’espagnols de 48,6%. Les étrangers tiers ne représentent que 5,34%.

Le proviseur Dominique Javel avait organisé deux réunions avec les enseignants, puis les parents d’élèves, dont il salue la collaboration constructive. Mes interlocuteurs se sont montrés préoccupés par les conclusions du rapport de la Cour des comptes sur l’AEFE qui a mis en lumière les enjeux auxquels notre réseau est confronté (lire : AEFE : mon intervention lors de l’audition de la Cour de comptes – Vidéo du 29 octobre 2016).

Si l’établissement possède des atouts indéniables, il veille à progresser continuellement vers des objectifs bien définis, tels qu’attirer davantage d’élèves, développer l’utilisation du numérique à tous les niveaux de classes, renforcer la politique de langues ou encore multiplier les partenariats culturels…

Communauté française

Soirée des associations

Évènement convivial par excellence et merveilleux prétexte pour se retrouver entre Français dans tous les coins du monde : l’arrivée du Beaujolais nouveau !

A l’image, aux côtés du consul général Cédric Prieto, la présidente de Madrid Accueil, Nathalie Toulet, a rappelé les circonstances qui ont fait la réputation de ce vin primeur.

Le 18 novembre au soir, le consulat accueillait cette célébration à l’initiative conjointe de ces associations : l’Union des Français de l’Etranger, de Français du Monde ADFE, de Madrid Accueil, des Franc-Risqueurs et de La France ô Si!.

Les produits (vins, charcuteries, fromages) ont été offerts par Vinofilia, Saveurs de France et la Tasca de Artagnan. La Banque Transatlantique et LePetitJournal étaient partenaires de l’événement.

Réunion UFE Espagne

(g. à d.) Francis Huss, conseiller à l’AFE pour la péninsule ibérique, conseiller consulaire pour Madrid et président de l’UFE Espagne ; Olivier Cadic ; Pierre-Olivier Bousquet, conseiller consulaire Espagne, vice-président de l’UFE Espagne, président de l’UFE Catalogne, Baléares et Aragon, délégué UDI pour l’Espagne et candidat UDI aux législatives ; Marc Boudin, délégué général de l’UFE-Monde

En présence du délégué général de l’UFE Monde, Marc Boudin, nous avons fait le point sur les actions particulièrement dynamiques et créatives qui ont été entreprises en Espagne par l’UFE.