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Sénat – Bercy – Accès aux services bancaires des Français établis hors de France : donnez votre avis

Dans le prolongement de plusieurs initiatives du Sénat sur les difficultés d’accès aux services bancaires en France des Français établis hors de France, le ministre de l’Économie, des Finances et de la Souveraineté industrielle, énergétique et numérique, Roland Lescure, a confié, par lettre du 22 mai 2026, au Comité consultatif du secteur financier (CCSF) la mission d’établir un état des lieux objectif de ces difficultés et de formuler des propositions d’amélioration (en savoir +).

Avec ma collègue Olivia Richard, j’ai participé, le 29 juin, à la réunion de lancement du groupe de travail consacré à la bancarisation des Français de l’étranger.

Les difficultés rencontrées sont nombreuses : fermeture de comptes lors d’une expatriation, exigences de conformité (« KYC ») parfois disproportionnées, blocage de l’accès aux services bancaires ou impossibilité d’effectuer certaines démarches à distance.

À cette occasion, j’ai évoqué plusieurs situations dont j’ai été saisi, concernant notamment des entrepreneurs établis en Afrique ou jusqu’à l’île de Pâques, ainsi que le cas particulièrement révélateur d’une compatriote nonagénaire installée depuis de nombreuses années en Afrique.

Depuis 2021, ses avoirs sont bloqués parce qu’elle est dans l’impossibilité de se rendre dans son agence bancaire en France. Malgré son âge et son état de santé, aucune solution alternative — procuration, visioconférence, accès en ligne ou déplacement à domicile — ne lui a été proposée, malgré les interventions du consulat et des élus.

Afin d’alimenter ses travaux, le CCSF souhaite recueillir des témoignages concrets et lance un questionnaire anonyme destiné aux Français établis hors de France.

Je vous invite vivement à y répondre avant le 4 septembre 2026. En cinq à dix minutes, votre témoignage contribuera à mieux mesurer les difficultés rencontrées et à faire émerger des solutions concrètes.

➡️ Sondage du CCSF : Accès aux services bancaires des Français établis hors de France

Sénat – Ambassadeur du Koweït

Ce 1er juillet, j’ai eu le plaisir de recevoir au Sénat S.E. M. Abdullah AlShaheen, ambassadeur du Koweït en France, pour un déjeuner de travail, en ma qualité de président du groupe interparlementaire d’amitié France–Pays du Golfe.

Notre entretien est intervenu dans un contexte régional marqué par de très fortes tensions au Moyen-Orient, et d’attaques sur le Koweït venant d’Iran et de milices agissant pour le compte de ce pays depuis le sol irakien.

Nous avons évoqué la sécurité du Golfe, la liberté de navigation, ainsi que les perspectives d’une désescalade fondée sur le dialogue et le respect du droit international.

Nos échanges ont également porté sur le renforcement de la relation bilatérale entre la France et le Koweït. L’ambassadeur a souligné l’importance de développer les coopérations parlementaires, économiques, universitaires et culturelles, dans un esprit de confiance réciproque.

Le Koweït occupe une place singulière dans le Golfe. Son engagement constant en faveur du dialogue et de la stabilité régionale en fait un partenaire précieux pour la France.

Je me réjouis de poursuivre, avec les autorités koweïtiennes, le travail engagé afin de renforcer encore nos liens d’amitié.

Sénat – Quel rôle demain pour l’Agence française de développement ? (2/2) – Vidéo Q/R (7’40)

Ce 8 juillet, trois mois après sa prise de fonctions, Christophe Lecourtier, directeur général du groupe Agence française de développement (AFD), est venu présenter devant notre commission des Affaires étrangères, de la Défense et des Forces armées, que j’ai présidée, les grandes orientations de son action.

Sa mission est d’engager le recentrage stratégique de l’Agence et sa traduction dans un Contrat d’objectifs et de moyens (COM), attendu depuis quatre ans.

L’aide publique au développement connaît un recul historique : en 2025, elle a diminué de 23 % à l’échelle mondiale, une contraction sans précédent depuis la Seconde Guerre mondiale.

Christophe Lecourtier a rappelé que la France ne pouvait se résoudre à abandonner les pays les plus fragiles, notamment en Afrique. Soutenir leur développement économique, c’est aussi lutter contre les trafics, les conflits et le terrorisme, tout en contribuant à fixer les populations sur leur territoire.

J’ai salué les orientations du nouveau Contrat d’objectifs et de moyens de l’AFD qui reprend plusieurs propositions que j’avais appelées de mes vœux, comme privilégier le mieux-disant dans les appels d’offres ou mieux articuler l’action de l’AFD avec la Team France Export. J’ai demandé à M. Lecourtier quelles mesures permettraient d’atteindre l’objectif de 60 % de marchés remportés par les entreprises françaises.

VERBATIM de mon intervention

Pour ma part, je souhaite tout d’abord saluer le travail de concertation que vous avez mené déjà avec l’État pour aboutir à ce nouveau contrat d’objectifs et de moyens. Plusieurs avancées répondent à des préoccupations que nous avions exprimées devant cette commission : la synchronisation du COM de l’AFD avec celui d’Expertise France ; l’inscription d’une trajectoire budgétaire plus lisible, le renforcement du lien entre l’action de l’AFD et les intérêts de la France, ainsi que la clarification de la sortie de la Chine. Et je crois me souvenir d’interventions avec le président Cambon sur ce sujet ici. Cela ne peut que nous ravir. Merci pour les clarifications que vous avez apportées à mon collègue Patrice Joly.

Je vous remercie d’avoir pris en compte les attentes que j’ai eu l’occasion d’exprimer à la tribune du Sénat : ne pas sélectionner le moins disant, mais choisir le mieux disant. C’est déjà marquant dans une de vos premières interventions devant le conseil d’administration de l’AFD, auquel j’ai l’honneur de participer pour représenter le Sénat.

Le deuxième point, c’est la mise en place d’un système d’aide liée qui puisse accompagner nos ETI. Enfin !

Le COM renforce le soutien aux entreprises françaises, notamment grâce à de nouveaux indicateurs et à une meilleure articulation entre l’AFD, le Trésor et BPI France, vous l’avez mentionné.

Vous avez signé un accord de partenariat avec des acteurs de la Team France Export, les Conseillers du commerce extérieur de la France et puis les Chambres de commerce françaises à l’international, dont j’ai été le témoin.

Lors de votre audition précédente, nous avions évoqué les marchés remportés par les entreprises françaises. À l’époque, ils étaient affichés 70%, mais c’était 70% des 60% auxquels les entreprises françaises répondaient. Donc en fait, la réalité, c’était 42% de succès pour les appels d’offres. L’objectif défini dans le COM est de 60%, c’est-à-dire une progression de près de 50%. Donc, je voudrais savoir comment vous allez travailler avec les acteurs de la Team France Export pour parvenir à ce résultat, ce qui serait quand même un progrès significatif.

Comment voulez-vous sensibiliser les Français de l’étranger pour qu’ils puissent contribuer au progrès porté par l’AFD ? Merci

Voir l’intégralité de l’audition Quel rôle demain pour l’Agence française de développement ? du 08/07/2026 sur le site du Sénat

Sénat – L’AFD va privilégier le mieux-disant sur le moins-disant (1/2)

Voici une évolution majeure que j’appelais de mes vœux : les appels d’offres de l’AFD feront désormais primer le mieux-disant sur la logique du prix le plus bas.

Le 8 avril dernier, lors de l’audition de Christophe Lecourtier par notre commission des Affaires étrangères, de la Défense et des Forces armées, dans le cadre de sa nomination à la tête de l’Agence française de développement (AFD), je l’avais interrogé sur la place des entreprises françaises dans les projets financés par l’Agence (compte-rendu).

Si nos entreprises participent à près de 60 % des appels d’offres internationaux de l’AFD, avec un taux de succès de 70 %, elles ne remportent finalement qu’environ 42 % des marchés financés.

Le 26 mai, lors du débat consacré à l’aide publique au développement, j’avais également dénoncé les limites d’un système où le moins-disant financier demeure le principal critère d’attribution des marchés, au détriment de la qualité et de nos intérêts stratégiques (compte-rendu).

Trois mois après sa prise de fonctions, Christophe Lecourtier est revenu présenter sa feuille de route devant notre commission. J’ai eu la satisfaction de constater que ma préoccupation avait été entendue. Évoquant le nouveau « dividende pour la France », il a d’ailleurs rappelé, non sans humour, que « le sénateur Cadic est un peu complice de ce chapitre-là et pas le seul ».

Ainsi, le directeur général a annoncé une évolution majeure, déjà approuvée par le conseil d’administration de l’Agence : le prix ne sera plus le seul critère d’attribution des marchés. Comme il l’a souligné, « quand le seul critère est le prix, on voit bien qui gagne, notamment en Afrique ». Il est désormais acté que les appels d’offres seront également évalués au regard de critères de qualité, de durabilité et d’impact environnemental et social.

Je me réjouis de cette avancée. Une aide publique au développement performante doit répondre aux besoins des pays partenaires, mais aussi valoriser le savoir-faire de nos entreprises et ainsi contribuer à défendre les intérêts stratégiques de la France.


Vidéo (1’28) : Intervention de Christophe Lecourtier, directeur général du groupe AFD

Voir l’intégralité de l’audition Quel rôle demain pour l’Agence française de développement ? du 08/07/2026 sur le site du Sénat

Sénat – La relation franco-marocaine renforcée par le dialogue parlementaire

À l’invitation de notre collègue Christian Cambon, président du groupe d’amitié France-Maroc, j’ai eu le plaisir de participer à l’accueil au Sénat, ce 8 juillet, d’une délégation* de la Chambre des conseillers du Royaume du Maroc, conduite par M. Mohammed Zidouh, accompagnée par Nacim Tourougui, premier conseiller.

Cette visite de trois jours a illustré le rôle essentiel de la diplomatie parlementaire dans le renforcement de la relation d’exception qui unit la France et le Maroc.

J’ai eu l’occasion de partager avec nos hôtes un déjeuner dans les salons de Boffrand, avant d’assister à la séance publique au cours de laquelle le président Gérard Larcher a salué leur présence depuis la tribune d’honneur. Il a rappelé combien les groupes d’amitié des deux assemblées avaient contribué à restaurer la pleine confiance entre nos deux pays, tout en appelant de ses vœux une place accrue des Parlements dans le futur traité bilatéral en préparation.

Cette nouvelle dynamique s’inscrit dans le prolongement de la visite d’État du président Emmanuel Macron au Maroc en octobre 2024 et de la position désormais clairement affirmée par la France en faveur du plan d’autonomie sous souveraineté marocaine comme base de règlement de la question du Sahara.

Cette visite intervenait au lendemain d’une étape importante à Strasbourg, où la délégation marocaine avait échangé avec plusieurs responsables européens sur l’avenir des relations entre le Maroc et l’Union européenne. Depuis l’accord d’association entré en vigueur en 2000, le partenariat euro-marocain n’a cessé de se renforcer, tant sur les plans économique que politique.

La journée s’est achevée à la résidence de S.E. Mme Samira Sitail, ambassadrice de Sa Majesté le Roi du Maroc en France, où les échanges se sont poursuivis dans une atmosphère particulièrement chaleureuse.

Dans un contexte international marqué par de nombreuses incertitudes, cette visite a confirmé combien le dialogue entre parlementaires demeure un levier indispensable pour consolider une relation bilatérale fondée sur la confiance, l’amitié et une ambition commune au service de la Méditerranée.

*Composition de la délégation :
Dr. Mohamed ZIDOUH
Président du groupe d’amitié parlementaire Maroc-France de la Chambre des Conseillers, Parlement du Royaume Du Maroc (2021-2027)
Mme Hind GHAZALLI
Vice-Présidente du groupe d’amitié parlementaire Maroc-France de la Chambre des Conseillers, Parlement du Royaume Du Maroc (2021-2027)
M. Youssef ALAOUI
Rapporteur du groupe d’amitié parlementaire Maroc-France de la Chambre des Conseillers, Parlement du Royaume Du Maroc (2021-2027)
M. Noureddine SOULAIK
Rapporteur du groupe d’amitié parlementaire Maroc-France de la Chambre des Conseillers, Parlement du Royaume Du Maroc (2021-2027)
M. Abderrahman DRISSI
Membre du groupe d’amitié parlementaire Maroc-France de la Chambre des Conseillers, Parlement du Royaume Du Maroc (2021-2027)

Sénat – Mexique | Accueil d’une délégation de députés mexicains

Ce 9 juillet, j’ai participé à l’accueil au Sénat d’une délégation de parlementaires de la Chambre des députés du Mexique, conduite par Mme Alma Marina Vitela Rodríguez, présidente du groupe d’amitié Mexique-France, accompagnée de SEM Bianca Elena Jimenez Cisneros, ambassadrice du Mexique en France.

Cette délégation, composée de onze députés issus de plusieurs sensibilités politiques, effectuait une visite en France dans le cadre du bicentenaire des relations diplomatiques entre nos deux pays.

Sous la présidence de notre collègue Jean-Marc Vayssouze-Faure, nos échanges ont permis d’aborder les principaux enjeux de l’actualité mexicaine ainsi que les perspectives de renforcement de notre partenariat bilatéral.

Nous avons notamment évoqué l’évolution de la situation politique au Mexique depuis l’élection de Claudia Sheinbaum, première femme présidente de la République du Mexique.

Le Mexique est le premier investisseur latino-américain en France. La modernisation de l’accord entre l’Union européenne et le Mexique ouvre de nouvelles perspectives dans un contexte où le pays cherche à diversifier ses partenariats économiques.

J’ai également mis en avant plusieurs sujets portés par nos élus des Français de l’étranger, notamment l’importance de l’enseignement privé.

Notre conseillère des Français de l’étranger Mylène Audirac défend de longue date le développement du lycée franco-mexicain, véritable pilier de notre relation bilatérale, ainsi que le rôle essentiel de l’enseignement privé pour compléter l’offre d’enseignement public.

J’ai enfin évoqué le musée « Racines françaises au Mexique », créé à Mexico par Geneviève Beraud-Suberville, que j’ai eu le plaisir de visiter l’an dernier. J’ai invité nos interlocuteurs à promouvoir cette remarquable initiative, qui retrace l’histoire des générations de Français ayant contribué au développement du Mexique par leur apport industriel, commercial et culturel, tout en conservant un lien profond avec leurs racines.

À l’heure où nos deux pays célèbrent deux siècles de relations diplomatiques, ce dialogue parlementaire constitue un levier précieux pour approfondir une coopération fondée sur la confiance, les échanges humains et des intérêts communs.

En circonscription au Royaume-Uni – Dartford, Londres (11 & 14 juillet 2026)

Fête nationale 2026 – Londres

Le soleil était de la partie à l’invitation d’Hélène Duchêne, ambassadrice de France au Royaume-Uni, pour célébrer la fête nationale à la Résidence de France, ce mardi 14 juillet.

La Résidence arborait une reproduction d’une partie de la célèbre tapisserie de Bayeux, symbole du prêt historique consenti par la France au Royaume-Uni, quelques jours avant son exposition à Londres. Un clin d’œil particulièrement fort à l’histoire partagée entre nos deux pays.

Étaient présents mon collègue député Vincent Caure, plusieurs conseillers des Français de l’étranger, parmi lesquels Anne Vigouroux, Alexandre Casin et Laurent Batut, Olivier Guyonvarch, consul général à Londres, Stéphane Pailler, consul général à Édimbourg, ainsi que Nicolas Hatton, fondateur de the3million et ancien conseiller des Français de l’étranger.

Éléonore Caroit, ministre déléguée chargée de la Francophonie, des Partenariats internationaux et des Français de l’étranger, avait également fait le déplacement à Londres pour cette célébration.

Voilà vingt ans que j’ai l’honneur de participer à la fête nationale à la Résidence, depuis mon élection à l’Assemblée des Français de l’étranger en 2006. De Gérard Errera à Hélène Duchêne, qui achèvera sa mission cet été, j’aurai eu le privilège de connaître sept ambassadeurs qui nous ont accueillis à cette occasion.

Je n’oublierai jamais l’édition de 2012, lorsque Bernard Émié accueillait François Hollande, tout juste élu président de la République, ni celle de 2016, où Sylvie Bermann recevait Boris Johnson, quelques jours après le référendum sur le Brexit et sa nomination comme secrétaire d’État aux Affaires étrangères. Je pense aussi à celle de 2021, organisée en comité restreint autour de Catherine Colonna, après l’interruption imposée par la pandémie en 2020.

Cette année restera également marquée par l’installation d’un écran géant permettant de suivre la demi-finale de la Coupe du monde de football entre la France et l’Espagne.

Chaque édition est l’occasion de précieux échanges avec les représentants de notre communauté française. C’est toujours un plaisir de retrouver des personnalités engagées comme Brigitte Williams, déléguée de la Fondation de la France Libre au Royaume-Uni, ou Marc Roche, journaliste et essayiste belge, spécialiste de la monarchie britannique.

Avec Emmanuelle Bury, présidente, et Sébastien Joly, directeur de la Chambre de commerce franco-britannique, j’ai également eu le plaisir de féliciter les représentants de Vinci. Deuxième aéroport du Royaume-Uni et l’un des dix plus importants d’Europe, Londres Gatwick fait partie du réseau Vinci Airports, dont il est désormais la plateforme la plus fréquentée.

Je souhaite enfin saluer l’engagement d’Hélène Duchêne au service de la relation franco-britannique et de notre communauté française au Royaume-Uni, auquel cette réception donnait un relief tout particulier. Merci et bravo aux sponsors qui ont contribué à la réussite de cette belle réception et régalé les participants.

La défaite de l’équipe de France aura été le seul nuage de cette journée, repoussant à plus tard l’espoir d’une troisième étoile. Mais, même battus, nos Bleus nous auront permis de vibrer à l’unisson, comme chaque fois que retentit La Marseillaise pour célébrer notre fête nationale. +d’images

La Marelle – FLAM – Dartford (kent)

Treize ans plus tard, le plus beau succès de La Marelle : Quand les premiers élèves deviennent les ambassadeurs du français.

À l’invitation de Fabienne Fluro, co-directrice, et de Roch Miambanzila, co-président, je suis revenu à La Marelle ce 11/07/26, pour la première fois depuis 2014.

Cette journée revêtait un caractère tout particulier, puisque nous célébrions également le départ de trois de nos chers assistants, présents à La Marelle depuis plus de treize ans.

J’ai eu le plaisir de constater combien cette belle aventure collective n’a cessé de grandir grâce à l’engagement des bénévoles, des enseignants, des parents et de toute l’équipe qui la fait vivre.

Julie, Ethan et Melchior ont commencé leur apprentissage du français à La Marelle, qui a ouvert ses portes en septembre 2009 avec 70 élèves.

Fondée par Hasina Harris et Emma Burrows, l’association m’avait accueilli lors de sa première fête de fin d’année. Julie, Ethan et Melchior n’avaient alors que cinq ans (compte-rendu). Je les ai retrouvés avec beaucoup d’émotion, treize ans plus tard, au moment où ils s’apprêtent à quitter La Marelle pour prendre leur envol vers l’université.

Ils n’ont pas seulement grandi : après avoir été élèves, ils sont devenus assistants, contribuant au bon fonctionnement de l’association et accompagnant les nouvelles générations.

Avec Ethan, Julie et Melchior

L’hommage qui leur a été rendu a été le moment le plus émouvant de cette journée. Il illustre parfaitement ce que construisent les associations FLAM : des enfants qui grandissent avec la langue française et choisissent, à leur tour, de transmettre ce qu’ils ont reçu. La projection d’une vidéo retraçant leur parcours est venue rappeler tout ce que les associations FLAM apportent à nos jeunes compatriotes : un apprentissage exigeant et durable du français, mais aussi un véritable sentiment d’appartenance.

La création d’associations FLAM constituait le troisième objectif du Plan École que nous avons lancé en 2008. Après la Petite École Kentoise (PEK), créée à Maidstone par Katia Bresso, La Marelle de Dartford est devenue le premier essaimage dans le Kent. À cette époque, je consacrais une grande partie de mes interventions à convaincre les parents que le bilinguisme était une richesse, et non un obstacle, pour le développement de leurs enfants.

Les temps ont changé.

Cette fois-ci, il m’a été demandé d’intervenir sur les usages d’Internet, un sujet essentiel pour les familles d’aujourd’hui. « Laisseriez-vous vos enfants errer seuls dans les rues ? Alors ne les laissez pas non plus naviguer seuls sur les réseaux sociaux », ai-je recommandé.

J’ai également été impressionné par la qualité de l’organisation de cette kermesse, fruit du travail de nombreux bénévoles. Leur engagement témoigne de la formidable énergie qui anime La Marelle depuis ses débuts.

Je remercie du fond du cœur Roch, qui a participé à la création du Parapluie FLAM et a été l’un des piliers de La Marelle durant toutes ces années. Merci également à Fabienne, aux enseignants, aux assistants, aux bénévoles et aux parents, qui font vivre cette belle association et accueillent chaque semaine près d’une centaine d’enfants. Enfin, bravo aux parents qui font le choix de transmettre notre langue à leurs enfants, avec tout ce qu’elle véhicule de culture, d’ouverture et des valeurs humanistes héritées des philosophes des Lumières. +d’images

Sénat – Pauline Carmona nommée directrice de cabinet du Quai d’Orsay

Avec Pauline Carmona et Olivia Richard, sénatrice des Français établis hors de France

Je tiens à adresser mes plus sincères félicitations à Pauline Carmona pour sa nomination comme directrice de cabinet du ministre de l’Europe et des Affaires étrangères.

Première femme à exercer cette responsabilité, elle inscrit son nom dans l’histoire du Quai d’Orsay. Je salue également le choix du ministre Jean-Noël Barrot, qui traduit une juste reconnaissance de ses qualités, de son expérience et de son sens du service de l’État.

À la tête de la direction des Français à l’étranger et de l’administration consulaire, elle a profondément marqué son passage par sa capacité à conduire des réformes ambitieuses.

La mise en œuvre de France Consulaire doit beaucoup à sa vision, à sa détermination et à la qualité de son leadership.

Les élus des Français établis hors de France garderont également le souvenir d’une haute fonctionnaire toujours à l’écoute, attachée au dialogue et respectueuse du rôle des représentants de nos compatriotes à l’étranger.

Je lui souhaite pleine réussite dans ses nouvelles fonctions, au service de la France, de sa diplomatie et de nos intérêts à travers le monde.

Sénat – Avec Patrick Sabatier (lycée Molière-Rio) – Faire évoluer l’enseignement français à l’étranger avec courage et pragmatisme

Ce 1er juillet, j’ai eu le plaisir de recevoir au Sénat Patrick Sabatier, directeur des relations institutionnelles de L’Oréal, établi à Rio de Janeiro.

Ancien président de la Chambre de commerce et d’industrie France-Brésil, Patrick Sabatier est également président de la Sociedade Francesa e Brasileira de Ensino (SFBE), association de droit brésilien qui administre le lycée Molière de Rio, établissement conventionné du réseau AEFE.

Notre échange a naturellement porté sur l’avenir de l’enseignement français à l’étranger et sur la réforme indispensable de l’AEFE.

L’Agence doit mieux prendre en compte les réalités économiques auxquelles sont confrontés les établissements conventionnés et partenaires.

Pour Patrick, “Il s’agit de construire avec courage, transparence, prévisibilité et dialogue une réforme ou bonne gestion de l’ensemble des acteurs, optimisation des ressources, vision plus décentralisée ou effort de formation devraient être priorisés!

J’avais eu le plaisir de visiter à nouveau le lycée Molière, aux côtés de Patrick Sabatier, lors de mon déplacement au Brésil, début juin 2025 (compte-rendu). J’avais salué son engagement au service de notre communauté, du rayonnement économique français au Brésil et de la pérennité de cet établissement emblématique.

Cette nouvelle rencontre a permis de poursuivre un dialogue fondé sur une même conviction : l’enseignement français à l’étranger doit évoluer avec courage, transparence et pragmatisme.

Sénat – GIA France-Pays du Golfe – Communiqué de presse (13 juillet 2026)

Décès de l’ancien émir du Qatar, Cheikh Hamad Ben Khalifa Al Thani : le groupe d’amitié France-Pays du Golfe fait part de son émotion

Au nom du groupe d’amitié France-Pays du Golfe, son président, Olivier Cadic, fait part de sa vive émotion à la suite du décès de l’ancien émir du Qatar, Cheikh Hamad Ben Khalifa Al Thani.

À la tête du Qatar de 1995 à 2013, Cheikh Hamad Ben Khalifa Al Thani a été le principal artisan de la transformation économique et du rayonnement international de son pays. Sous son règne, l’exploitation des importantes ressources gazières du Qatar a permis une modernisation rapide de l’émirat et l’affirmation de celui-ci comme un acteur important de l’économie mondiale.

Son action diplomatique, marquée par une politique de médiation dans plusieurs crises régionales, a contribué à faire de Doha une place incontournable du dialogue au Moyen-Orient.

« Cheikh Hamad Ben Khalifa Al Thani laissera l’image d’un dirigeant visionnaire, qui a profondément transformé son pays et lui a donné une place singulière sur la scène internationale », a déclaré Olivier Cadic.

Le président et les membres du groupe d’amitié adressent leurs plus sincères condoléances à Son Altesse Cheikh Tamim Ben Hamad Al Thani, émir de l’État du Qatar, à la famille Al Thani ainsi qu’au peuple qatari.

Dans ce moment de deuil, le groupe d’amitié tient également à rappeler la profondeur des liens d’amitié et de coopération qui unissent la France et le Qatar, où une délégation dudit groupe s’était rendue en avril 2025.

Lire le communiqué sur le site du Sénat – 13 juillet 2026

Création de la FEPEF : les établissements partenaires s’unissent pour développer l’enseignement français à l’étranger

Lors de l’assemblée générale de l’ANEFE, le 25 juin dernier, Éric Véteau, directeur général du Lycée français de Chicago et administrateur de l’ANEFE, a annoncé la création de la Fédération des Établissements Partenaires de l’Enseignement Français à l’Étranger (FEPEF).

Cette nouvelle fédération rassemble six acteurs majeurs du réseau : la Mission laïque française (MLF), AFSA-Partenaires (Amérique du Nord), Globeducate, la FEDIM (Maroc), l’AFLEC et Odyssey. À eux seuls, ils représentent déjà plus de 130 000 élèves, un chiffre appelé à croître rapidement avec l’arrivée de nombreux autres établissements.

Présidée par Éric Véteau, la FEPEF répond à une nécessité : permettre aux établissements partenaires de parler d’une seule voix afin de mieux défendre leurs intérêts, d’être pleinement associés aux décisions qui les concernent et de promouvoir des principes essentiels, tels que la liberté pédagogique, la confiance et une gouvernance plus équilibrée de l’enseignement français à l’étranger.

Je salue cette démarche de structuration. Un écosystème vivant est un écosystème qui s’organise, qui prend des initiatives et qui fait émerger des propositions pour renforcer l’ensemble du réseau.

Je me réjouis tout particulièrement qu’Éric Véteau, en sa qualité de membre du conseil d’administration de l’ANEFE, puisse partager au sein de notre association la vision et les attentes de cette nouvelle fédération. Son engagement contribuera à renforcer l’expression de l’ANEFE et à nourrir notre réflexion collective sur l’avenir de l’enseignement français à l’étranger.

À l’issue de cette assemblée générale, une réunion en visioconférence avec les représentants des membres fondateurs de la FEPEF, en présence de Michel Monsauret, secrétaire général de l’ANEFE, et de Françoise Hirzel, directrice de l’ANEFE, nous a permis d’échanger sur les premières actions à entreprendre. 

L’objectif est que l’ANEFE puisse accompagner et faciliter l’action de cette nouvelle fédération en faveur du développement de l’enseignement français à l’étranger, dans un esprit de dialogue, de complémentarité et d’intérêt général.

Je souhaite plein succès à l’ensemble des membres fondateurs de la FEPEF. Leur engagement constitue une contribution précieuse pour construire un réseau toujours plus dynamique, innovant et attractif, au service des élèves, des familles et du rayonnement de la France.

COMMUNIQUE DE PRESSE

Création de la FEPEFFédération des Établissements Partenaires de l’Enseignement Français à l’Étranger

Une nouvelle voix pour l’enseignement français à l’étranger

Les établissements scolaires partenaires(1) de l’enseignement français à l’étranger annoncent la création de la FEPEF. Cette nouvelle fédération(2) est destinée à représenter, fédérer et défendre les intérêts des acteurs qui assument aujourd’hui une part essentielle du développement du réseau français à l’international.

Dans un contexte de transformation profonde de l’éducation mondiale, les établissements partenaires ne veulent plus être de simples contributeurs du réseau : ils souhaitent désormais participer pleinement à sa gouvernance, à ses orientations stratégiques et à son avenir.

La création de la FEPEF répond à une réalité devenue incontournable : les établissements partenaires sont aujourd’hui un moteur de croissance, d’innovation et d’influence pour l’enseignement français à l’étranger.

Ouverture de nouveaux établissements, investissements éducatifs, innovation pédagogique, développement du plurilinguisme, adaptation aux réalités locales : partout dans le monde, les partenaires font vivre et progresser l’enseignement français au service de la réussite des élèves et de l’attractivité du modèle pour les familles et l’ensemble de la communauté éducative.

Les décisions récentes de l’AEFE, notamment les évolutions tarifaires de contribution des partenaires à l’Enseignement Français à l’Étranger (EFE) votées lors de son Conseil d’administration du 18 décembre, ont renforcé la nécessité pour les établissements partenaires de se structurer collectivement afin de porter une parole claire, indépendante et constructive.

Une fédération pour construire, défendre et proposer

La FEPEF portera une ambition simple :

● promouvoir la qualité éducative, l’excellence académique et le rayonnement international de
l’enseignement français ;
● mieux représenter les établissements partenaires auprès des pouvoirs publics à l’échelle
nationale et internationale ;
● défendre un modèle économique soutenable vecteur de croissance et d’emplois ;
● promouvoir une gouvernance plus équilibrée de l’EFE et représentative de toute sa diversité ;
● renforcer les coopérations entre les établissements quel que soit leur statut ;
● développer l’innovation pédagogique et la formation partout dans le monde.

La fédération défendra une vision moderne de l’enseignement français à l’étranger, fondée sur la confiance, la responsabilité, la transparence et la capacité d’innovation des acteurs du réseau.

Nos convictions

Les membres fondateurs de la FEPEF affirment plusieurs principes essentiels :
● pas d’augmentation des contributions des établissements partenaires sans réforme de
fond préalable ;
● transparence financière et lisibilité des contributions demandées ;
● clarification entre les missions de régulation et de gestion de l’AEFE ;
● reconnaissance pleine et entière du rôle stratégique des établissements partenaires ;
● liberté d’innovation pédagogique et de développement ;
● construction d’une véritable stratégie internationale pour l’enseignement français à l’étranger.

Une dynamique ouverte

La FEPEF a vocation à rassembler encore plus largement l’ensemble des établissements partenaires partageant l’ambition collective du développement de l’enseignement français dans le monde.
Parce que l’avenir de l’enseignement français à l’étranger ne pourra se construire sans ses partenaires.

À propos de la FEPEF

La FEPEF – Fédération des Établissements Partenaires de l’Enseignement Français à l’Étranger – représente plus de 130 établissements scolaires partenaires, présents dans plus de 40 pays, qui contribuent au développement du réseau français à l’international et ainsi au rayonnement culturel, linguistique et universitaire francophone dans le monde. La FEPEF fédère des acteurs éducatifs engagés pour une vision moderne et plus représentative dans sa diversité de l’enseignement français à l’étranger.
Ses membres fondateurs :

· Association des Écoles Françaises en Amérique du Nord (groupe des établissements
partenaires de l’AEFE)
· Association Franco Libanaise pour l’éducation et la culture (AFLEC)
· Fédération de l’Éducation Internationale au Maroc (FEDIM)
· International Education Group – Globeducate
· Réseau Mlfmonde – Mission Laïque Française
· Odyssey Education

Contact :
contact@fepef.org

(1) Un établissement partenaire de l’enseignement français à l’étranger est un établissement scolaire homologué par le ministère français de l’Éducation nationale, c’est-à-dire reconnu conforme aux programmes, aux exigences pédagogiques et aux principes de l’enseignement français. Il est partenaire de l’Agence pour l’enseignement français à l’étranger au titre du rôle d’animation, de coordination et d’accompagnement du réseau exercé par cet opérateur public de l’enseignement français à l’étranger.
(2) La FEPEF regroupe aujourd’hui plus de 130 établissements homologués dans le monde

Communiqué de presse en pdf : LIEN

Médias – “Plaidoyer pour une fiscalité plus juste et plus efficace” par Hervé Marseille et onze sénateurs du groupe Union Centriste (La Tribune, 04/07/2026)

Notre système fiscal doit encourager le travail, soutenir les classes moyennes et favoriser la croissance plutôt que pénaliser ceux qui créent de la richesse. C’est le sens de la tribune que j’ai cosignée avec Hervé Marseille et plusieurs de mes collègues du groupe Union Centriste dans La Tribune Dimanche >>>

Plaidoyer pour une fiscalité plus juste et plus efficace

Plusieurs sénateurs du groupe Union Centriste plaident pour une réforme fiscale de grande ampleur. Ils souhaitent alléger la fiscalité du travail, rééquilibrer la CSG, soutenir les classes moyennes et financer ces mesures par une hausse modérée de la TVA.

La France doit sortir de cette spirale destructrice qui consiste à laisser filer la dépense publique improductive tout en alourdissant la fiscalité des facteurs de production. Parmi les plus lourds d’Europe, notre système fiscal, par sa structure même, décourage l’activité économique, pénalise les classes moyennes et creuse les inégalités entre les générations. Il dévore l’avenir et épuise le présent.

Un rééquilibrage ambitieux de notre fiscalité s’impose, conciliant tout à la fois efficacité économique et équité sociale : nous proposons d’alléger la taxation du travail et de renforcer la taxation de la consommation ; nous proposons, par la même occasion, des recettes moins destructrices au service d’une plus grande équité entre actifs et inactifs.

Cette philosophie a guidé notre réflexion. En réorientant notre système d’imposition, nous le rendrons plus favorable à l’emploi, à l’activité et à la croissance – et, in fine, aux finances publiques. Nos propositions s’articulent autour de trois piliers.

Uniformiser la CSG pour réduire la pression sur les actifs

Premier pilier : une CSG uniformisée à 8,3 %. Aujourd’hui, la CSG repose sur une structure de taux très disparates, qui aboutit à surtaxer les actifs par rapport aux inactifs.

Les revenus d’activité sont ainsi soumis à un taux unique de 9,2 %, tandis que les revenus de remplacement (indemnités journalières en cas d’arrêt maladie, allocations chômage) et les pensions de retraite les plus élevées bénéficient de taux réduits dérogatoires, à hauteur respectivement de 6,2 % et de 8,3 %. Cette différence de traitement n’est pas justifiable.

Nous proposons d’uniformiser le taux de CSG à 8,3 % – soit le taux supérieur déjà appliqué aux pensions de retraite. Cette mesure restaure l’équité, notamment entre actifs et retraités, et redonne du pouvoir d’achat aux travailleurs, principaux moteurs de notre économie.

L’impact net de cette mesure pour les finances publiques, inférieur à 3 milliards d’euros, serait au moins en partie amorti par l’effet positif de la réforme sur l’offre de travail.

Lire la suite de la tribune Plaidoyer pour une fiscalité plus juste et plus efficace publiée sur le site de la Tribune ou en version PDF

Médias – “Transposition de la directive NIS 2 : l’examen du texte maintenant espéré pour septembre” – (ZDNet – 07/07/2026)

ZDNet : Ce projet de loi critique pour la cybersécurité française est toujours englué à l’Assemblée nationale.

Lire l’article de ZDNet : Transposition de la directive NIS 2 : l’examen du texte maintenant espéré pour septembre

Extrait :

Or l’un des amendements du projet de loi, le 16 bis, vise à sanctuariser le chiffrement. En l’état actuel, cet article, présenterait « un risque majeur pour la politique publique du renseignement », a alerté récemment la délégation parlementaire au renseignement.

Le dispositif envisagé « paraît aller au-delà des ambitions initiales de ses auteurs », écrivait cette structure. Menaçant ainsi l’emploi de techniques de renseignement visant à l’accès « non consenti » à des « données protégées ».

Poursuites

Des craintes peu du goût du sénateur à l’origine de l’article 16 bis, Olivier Cadic (Union centriste). Il y a un mois, ce dernier avait fustigé avec le député Philippe Latombe (Les démocrates) le retard pris dans la transposition.

« Son examen en hémicycle semblait une formalité qui allait permettre la mise en conformité de notre pays avec la réglementation européenne. Et puis, plus rien ! Ce texte, en dépit de nos alertes répétées, est sans cesse repoussé aux calendes », regrettaient les deux parlementaires.

Un retard également peu apprécié par la Commission européenne, qui s’apprêterait à poursuivre l’exécutif français devant la Cour de justice de l’Union européenne, avait dévoilé un peu plus tôt Politico. Cela pourrait « se concrétiser par une amende pouvant atteindre plusieurs dizaines millions d’euros », s’inquiétaient Olivier Cadic et Philippe Latombe.

Sénat – Oman – Visite d’État du Sultan d’Oman

À l’invitation du Président de la République, j’ai eu l’honneur d’assister, le 29 juin, à la cérémonie des honneurs militaires organisée à l’Hôtel national des Invalides à l’occasion de la visite d’État en France de Sa Majesté Haïtham ben Tariq, Sultan d’Oman, en présence de nos ambassadeurs respectifs, Nabil Hajlaoui et Ahmed Bin Mohamed Bin Nasser Alaraimi.

J’ai également participé à la séquence organisée au siège de l’UNESCO, qui marquait la première visite d’un souverain omanais au sein de l’Organisation depuis 1989.

Cette première visite d’État de Sa Majesté Haïtham ben Tariq en France a permis de donner une nouvelle impulsion à notre partenariat économique.

Le Président Emmanuel Macron et le Sultan ont ouvert le Forum d’affaires franco-omanais, organisé par le MEDEF International et la Oman Chamber of Commerce and Industry (OCCI), réunissant plus de soixante entreprises françaises et omanaises. Plusieurs accords majeurs ont été conclus dans des secteurs stratégiques tels que les énergies renouvelables, l’eau et l’aérospatial.

Cette rencontre revêt également une portée géopolitique majeure. Le Sultanat d’Oman s’est imposé comme un acteur de médiation reconnu au Moyen-Orient, capable de maintenir un dialogue avec l’ensemble des parties, notamment avec l’Iran, tout en entretenant des relations de confiance avec les monarchies du Golfe.

En tant que président du groupe interparlementaire d’amitié France–Pays du Golfe, j’avais préparé cette rencontre trois jours plus tôt en échangeant avec Ghazi S. Al Rawas, parlementaire omanais, qui m’avait accueilli à Oman l’an dernier et qui fut auparavant ambassadeur du Sultanat en France (compte-rendu).

La qualité de cette relation bilatérale constitue un atout précieux pour développer nos échanges économiques, relever ensemble les défis régionaux et contribuer à la stabilité du Moyen-Orient. +d’images

Sénat – GIA France-Pays du Golfe – Communiqué de presse (6 juillet 2026)

Le groupe d’amitié France-Pays du Golfe demande la convocation en urgence du Conseil de sécurité des Nations Unies pour mettre fin aux attaques répétées contre les États du Conseil de coopération du Golfe

Au nom du groupe interparlementaire d’amitié France–Pays du Golfe, Olivier Cadic (Union Centriste), président, exprime sa pleine solidarité avec les autorités et les populations des États membres du Conseil de coopération du Golfe confrontés aux attaques répétées de l’Iran. Il estime que la situation justifie la réunion en urgence du Conseil de Sécurité des Nations Unies.

Le groupe d’amitié condamne avec la plus grande fermeté ces agressions, qui ont visé le Koweït et Bahreïn pour les plus récentes. Elles constituent en effet une menace directe pour la sécurité des populations civiles, la stabilité régionale et la liberté de circulation dans une zone essentielle aux équilibres économiques internationaux.

“Face à la répétition de ces attaques, la communauté internationale ne peut demeurer spectatrice. Le Conseil de sécurité des Nations Unies doit être convoqué en urgence afin d’exiger l’arrêt immédiat de ces agressions et de rappeler le respect dû à la souveraineté et à l’intégrité territoriale des États du Conseil de coopération du Golfe”, a déclaré Olivier Cadic.

Partenaire historique de nombreux pays de la région, la France entretient avec eux des relations étroites de coopération fondées sur la confiance, le dialogue et le respect mutuel.

Le groupe d’amitié, dont une délégation s’est récemment rendue en Arabie saoudite et à Bahreïn, souligne l’importance de poursuivre et de renforcer cette coopération au service de la stabilité régionale.

Lire le communiqué sur le site du Sénat – 6 juillet 2026

Médias – “L’accord Iran-États-Unis peut-il mettre un coup d’arrêt au conflit armé au Moyen-Orient ?” (Radio Orient – 30 juin 2026)

J’ai répondu aux questions de François-Xavier de Calonne dans son émission Pluriel (Radio Orient) sur le protocole d’accord signé le 17 juin entre Washington et Téhéran après quatre mois de guerre. Ce texte signé à distance contient des engagements formellement contraignants, mais son application dépend de certaines variables extérieures….

Radio Orient :
PLURIEL DU 30 JUIN 2026
👉 L’accord entre l’Iran et les États-Unis peut-il réellement ouvrir la voie à une désescalade au Moyen-Orient ?
👉 Après plusieurs mois de conflit, le protocole d’accord signé entre Washington et Téhéran nourrit l’espoir d’un apaisement… mais son application reste suspendue à de nombreux facteurs.
👉 Quel rôle jouent les pays du Golfe, comme Oman, les Émirats arabes unis ou l’Arabie saoudite, dans cette dynamique diplomatique ?

VERBATIM

François-Xavier de Calonne – Vous êtes bien sur Radio Orient avec vous François-Xavier de Calonne. Invité de Pluriel : Olivier Cadic, sénateur des Français établis hors de France, vice-président de la commission des Affaires étrangères, de la Défense et des Forces armées, président du groupe d’amitié interparlementaire France–Pays du Golfe. Olivier Cadic, bonjour.

Olivier Cadic – Bonjour.

François-Xavier de Calonne – Le protocole d’accord signé le 17 juin dernier entre Washington et Téhéran ouvre, bien entendu, une perspective de désescalade après quatre mois de guerre. Un texte signé à distance par les chefs d’État américain et iranien. Quelles sont les conditions pour que cette perspective devienne une réalité ? Ce n’est pas encore le cas, bien entendu.

Olivier Cadic – Je pense qu’aujourd’hui, nous assistons à une prise de conscience, tant du côté américain que du côté iranien, que le conflit armé n’est pas une solution pour régler les différends.

Ce qui a été signé ressemble un peu à ce que l’on appelle un term sheet dans le monde de l’entreprise. Lors d’une levée de fonds, on commence par signer un document qui fixe les grands principes de l’accord, puis les parties négocient ensuite les modalités de sa mise en œuvre.

Nous sommes dans une situation comparable. Certains points d’accord ont été arrêtés, mais les questions essentielles demeurent. La première concerne le programme nucléaire iranien et la menace existentielle que l’Iran fait peser sur Israël.

L’autre sujet majeur est la question palestinienne. Beaucoup considèrent qu’il sera difficile de sortir durablement de cette crise tant qu’une solution à deux États n’aura pas été trouvée, même si cet objectif apparaît aujourd’hui particulièrement complexe à atteindre.

C’est pourquoi il reste un long chemin à parcourir entre cet accord de principe et le règlement des problèmes de fond. Il a fallu des décennies pour parvenir à cette étape, sans que les causes profondes du conflit aient été résolues. En revanche, cette démarche présente un mérite essentiel : elle permet de faire taire les armes et de redonner toute sa place au dialogue. LIRE la suite de l’entretien (fichier pdf)

VIDÉO – Extrait de l’entretien « L’accord Iran-États-Unis peut-il mettre un coup d’arrêt au conflit armé au Moyen-Orient ? » sur le compte X de Radio Orient.

Médias – “Risques cyber : l’ère de l’industrialisation” (La Tribune de l’Assurance, 03/07/2026)

Merci à Louis Guarino, journaliste à La Tribune de l’Assurance, d’avoir recueilli mon analyse dans son dossier “Risques cyber : l’ère de l’industrialisation”.

Face à l’explosion des cyberattaques, ce dossier met en lumière les nouveaux défis auxquels sont confrontés les assureurs et les entreprises, entre prévention, résilience et adaptation aux exigences de la réglementation européenne, notamment DORA et NIS2. Un éclairage particulièrement utile sur un enjeu stratégique devenu majeur pour notre souveraineté économique.

Extrait :

« La France laisse s’installer une zone grise »
Olivier Cadic, sénateur (Union centriste) des Français établis à l’étranger

« La directive européenne NIS 2 devait être transposée en droit français avant le 17 octobre 2024. Pendant que les cyberattaques se multiplient, la France laisse s’installer une zone grise : celle d’un cadre juridique incomplet, d’obligations encore théoriques, et d’une responsabilité publique qui s’efface au moment où la menace s’intensifie. Le projet de loi dit “Résilience & Cybersécurité” qui transpose NIS 2 aux côtés de Dora impose notamment au secteur bancaire et de l’assurance un délai de deux mois pour installer un patch [processus pour organiser les mises à jour logicielles, corriger les vulnérabilités et maintenir la protection des systèmes d’information, NDLR]. Ce délai est fixé à une semaine aux États-Unis. Si l’entreprise française n’installe pas un patch rapidement, les cyberattaquants vont s’engouffrer dans la faille. Un assureur ne peut attendre que la loi soit appliquée. La France est aujourd’hui en retard, alors même que certains de nos partenaires comme la Belgique ont déjà transposé NIS 2 depuis dix-huit mois. Pour donner une garantie aux assureurs, je suis favorable à la norme ISO 27001 qui constitue aujourd’hui un référentiel reconnu en Belgique, car elle permet de répondre aux exigences de la directive NIS 2. »

Lire le dossier Risques cyber : l’ère de l’industrialisation sur le site de la Tribune de l’Assurance

Matinale du CyberCercle : Loi Résilience : la France en retard, l’Europe en colère !

Bilan de la 150ᵉ Matinale du CyberCercle : 15 ans de combat pour la cybersécurité… et l’urgence d’agir

Ce 24 juin, j’étais invité, aux côtés de mon collègue Ludovic Haye, à participer à la 150ᵉ Matinale du CyberCercle – think tank de référence présidé par Bénédicte Pilliet, qui célébrait par la même occasion son dixième anniversaire.

L’occasion de dresser un bilan des progrès qui ont jalonné mon action en matière cyber, avec le concours des matinales depuis près de 9 ans :
•⁠ ⁠Contrôle de l’action gouvernementale : apports des membres du CyberCercle à ma mission de rapporteur du programme 129, pour suivre en particulier le budget de l’ANSSI ;
•⁠ ⁠Urgence cyber : appel à la création d’un numéro d’urgence cyber lors de la matinale de janvier 2019. Créé et opéré par l’équipe de Cybermalveillance.gouv.fr, dirigée par Jérôme Nottin, le “17 cyber” est opérationnel depuis décembre 2024 ;
•⁠ ⁠Lutte contre les fake news : Appel à une force de réaction rapide en mai 2020, qui a été suivi par la création de Viginum en juillet 2021, et promotion du modèle taïwanais imaginé par Audrey Tang de réponse par l’humour en octobre 2021 qui a inspiré “French Response” lancé par le ministère de l’Europe et des Affaires étrangères en 2025.
•⁠ ⁠Amélioration du cadre légal : travaux conjoints pour clarifier et renforcer la loi Résilience et la transposition de la directive NIS2 …

Un merci particulier à Bénédicte et à toute son équipe, ainsi qu’à l’ensemble des experts qui, par leurs observations et contributions, m’ont permis d’exercer ma mission avec rigueur et professionnalisme. J’espère qu’ils ont perçu, comme moi, que nous avons changé ensemble la manière de faire de la politique, et qu’ils ont agi utilement pour servir le bien commun.

L’urgence : la loi Résilience bloquée
Cette 150ᵉ matinale était aussi l’occasion d’alerter une nouvelle fois sur l’impasse actuelle du projet de loi relatif à la résilience des infrastructures critiques et au renforcement de la cybersécurité.
Plus d’un an après son adoption par le Sénat, et plusieurs mois après son examen en commission à l’Assemblée nationale, le texte, destiné à transposer les directives européennes NIS2, REC et DORA, demeure bloqué.
Résultat : la France s’expose à une procédure devant la Cour de justice de l’Union européenne.

Mes engagements réaffirmés
Si certains m’appellent désormais avec humour « Olivier 16 bis » (en référence à l’article 16 bis que j’ai contribué à insérer dans la loi Résilience), j’ai réaffirmé mon attachement indéfectible au chiffrement : une composante essentielle de la cybersécurité, de la protection des libertés et de notre souveraineté numérique.
J’ai également rappelé :
•⁠ ⁠Mon engagement pour une approche fondée sur la norme ISO 27001 plutôt que par l’exigence bureaucratique de l’ANSSI coûteuse et dissociée de nos partenaires européens ;
•⁠ ⁠Les avancées obtenues lors de l’actualisation de la loi de programmation militaire : deux de mes amendements ont été adoptés pour :
•⁠ ⁠Inscrire dans la loi le principe d’une cyber-dissuasion, fondée sur des capacités de riposte adaptées que j’avais appelé de mes vœux lors de la “Paris cyber week” de juin 2023 ;
•⁠ ⁠Renforcer la souveraineté technologique des véhicules connectés utilisés par les armées ou les gestionnaires d’infrastructures critiques.
•⁠ ⁠Ma défense de la protection des infrastructures critiques contre les prises de contrôle à distance.

Conclusion : la cybersécurité, enjeu national
La cybersécurité n’est plus seulement une question informatique. Elle est devenue un enjeu de souveraineté, de compétitivité et de résilience nationale.

Merci à Bénédicte Pilliet et à toute l’équipe du CyberCercle de m’avoir accompagné dans ce combat pour défendre, avec exigence, nos libertés publiques. +d’images

Cyber, Taïwan et contrefaçon au menu de la rencontre avec les CCE des Hauts-de-Seine

Ce 30 juin, j’ai eu le plaisir d’accueillir au Sénat une vingtaine de Conseillers du commerce extérieur de la France (CCE) des Hauts-de-Seine, à l’invitation de leur présidente, Isabelle Bailly, pour un petit-déjeuner de travail consacré à trois sujets d’actualité : la cybersécurité, Taïwan et la lutte contre médicaments contrefaits en Afrique.

Cybersécurité : passer d’une posture défensive à une logique de dissuasion

Interrogé notamment par Jérôme Coeuré (Orange), j’ai évoqué les retards de transposition des directives européennes NIS2, DORA et REC, ainsi que les débats relatifs aux « backdoors » dans les messageries chiffrées. Face à l’intensification des cyberattaques, j’ai rappelé ma conviction : la France doit sortir d’une logique exclusivement réactive. En matière de cyberdéfense, la meilleure protection passe aussi par la capacité à surprendre l’adversaire.

J’ai ainsi présenté les deux amendements que mes collègues ont adoptés lors de l’actualisation de la Loi de programmation militaire : le premier inscrit dans notre doctrine le principe d’une cyber-riposte active, graduée et proportionnée ; le second renforce notre souveraineté en limitant les risques de prise de contrôle à distance des véhicules connectés utilisés dans des secteurs sensibles.

Taïwan : un enjeu stratégique mondial

Les questions de Laure Pallez (Mascaret) et d’Isabelle Bailly (SNECI) m’ont conduit à partager mes observations sur Taïwan, où je me rends chaque année.

L’île occupe une place centrale dans les chaînes d’approvisionnement mondiales grâce à son industrie des semi-conducteurs, dominée par TSMC, dont Air Liquide est le premier fournisseur de gaz industriels depuis près de quarante ans.

Au-delà des enjeux économiques, Taïwan se prépare activement à une éventuelle agression. J’ai rappelé que l’avenir de l’île concernait la paix et la stabilité de toute la région. En juin 2023, lors de l’examen du projet de loi de programmation militaire, j’ai fait voter que la France, seul pays européen présent dans l’Indo-Pacifique, contribue à la défense du droit à la circulation maritime dans cette région, notamment en mer de Chine méridionale et dans le détroit de Taïwan.

Afrique : combattre le fléau des faux médicaments

Frédéric Girard (DBV Technologies) et Isabelle Aimonetti (AG Partners Publicis Africa) ont relancé nos échanges sur un combat que je mène depuis plusieurs années : la lutte contre les médicaments falsifiés ou de qualité inférieure en Afrique.

En avril dernier, j’ai de nouveau reçu au Sénat Juan Cepeda (Expertise France – groupe AFD) et le professeur Xavier Jouven afin de faire le point sur les actions engagées.

L’une de mes priorités demeure le soutien à l’Agence africaine du médicament (AMA), créée par l’Union africaine en 2019 et installée à Kigali. Son développement constitue une étape essentielle pour renforcer la régulation pharmaceutique sur le continent.

J’ai également rappelé que ce combat ne pourra être gagné que grâce à une mobilisation coordonnée des États, des entreprises, des organisations internationales et de la société civile. Les réseaux de production et de distribution des médicaments contrefaits, notamment en provenance de Chine et d’Inde, exigent une réponse collective à la hauteur des enjeux.

Je remercie Isabelle Bailly et l’ensemble des participants pour la richesse de nos échanges, qui illustrent une nouvelle fois l’apport précieux des Conseillers du commerce extérieur de la France au débat public.

Sénat – Fête nationale du Canada

Ce 1er juillet, à l’invitation de Nathalie Drouin, ambassadrice du Canada en France, et de Jean-François Tremblay, ambassadeur et représentant permanent du Canada auprès de l’OCDE, j’ai eu le plaisir de participer à la réception organisée à l’occasion de la Fête nationale du Canada, ce 1er juillet, à la Résidence officielle de l’ambassadrice.

J’ai eu le plaisir d’échanger avec Mme l’ambassadrice et de lui témoigner toute mon estime pour l’action qu’elle mène au service de l’amitié franco-canadienne.

En évoquant la réélection à l’Assemblée des Français de l’étranger de Francine Watkins, conseillère des Français de l’étranger à Toronto, et d’Olivier Dellapina, conseiller des Français de l’étranger à Calgary, nous avons pu anticiper une rencontre lors de la prochaine AFE, pour favoriser la poursuite de leurs efforts en faveur du développement de la connectivité des deux pays. Leur engagement au service de nos compatriotes constitue un atout précieux pour renforcer encore les liens humains entre la France et le Canada.

Au cours de cette soirée, j’ai également eu le plaisir d’échanger avec de nombreuses personnalités, parmi lesquelles Roland Lescure, ministre de l’Économie et des Finances, Éléonore Caroit, ministre déléguée chargée de la Francophonie, Anne Le Hénanff, ministre déléguée chargée de l’Intelligence artificielle et du Numérique, Xavier Bertrand, président de la région Hauts-de-France, Laurent Germain, président du groupe Egis, ainsi que de nombreux ambassadeurs.

La France et le Canada partagent une relation de confiance fondée sur des valeurs communes, une coopération économique et stratégique étroite, ainsi qu’un attachement profond à la francophonie. L’annonce de la tenue du Sommet de la Francophonie 2028 dans la région de la capitale canadienne illustre parfaitement cette ambition commune.

Plus que jamais, l’amitié franco-canadienne demeure un moteur de coopération au service de nos deux peuples.