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Libérer les énergies du réseau : faire de l’ANEFE le moteur du développement de l’enseignement français à l’étranger

« Il faut confier à l’ANEFE un rôle central dans l’administration et l’animation du réseau, afin de favoriser son développement par les acteurs eux-mêmes et non par une administration centralisée, à coût zéro pour nos finances publiques. »

Déclaration lors de l’AG de l’ANEFE de son président, Olivier Cadic – 25 juin 2026
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Libérer les énergies du réseau :  faire de l’ANEFE
le moteur du développement de l’enseignement français à l’étranger

La publication du rapport de la sénatrice Samantha Cazebonne constitue une étape importante dans la réflexion sur l’avenir de l’enseignement français à l’étranger. Plusieurs de ses recommandations rejoignent des constats et propositions que je porte de longue date.

1.⁠ ⁠Clarifier les rôles pour mettre fin aux conflits d’intérêts

Le rapport souligne que l’AEFE exerce simultanément des fonctions de régulation, de contrôle, d’accompagnement et de gestion d’établissements. Cette concentration des responsabilités nuit à la lisibilité du système et crée des conflits d’intérêts.

Cette analyse rejoint mes interventions répétées appelant à distinguer clairement :

•⁠ ⁠l’autorité de tutelle ;
•⁠ ⁠l’opérateur chargé de l’animation du réseau ;
•⁠ ⁠les organismes chargés de l’évaluation et du contrôle.

La séparation des fonctions apparaît comme une condition indispensable pour garantir l’équité de traitement entre les différents types d’établissements.

2.⁠ ⁠Mettre en place un modèle économique soutenable

Le rapport constate l’essoufflement du modèle financier actuel, fondé principalement sur les contributions des familles.

Depuis plusieurs années, j’alerte sur :

•⁠ ⁠l’augmentation continue des frais de scolarité ;
•⁠ ⁠le risque d’éviction des familles françaises des classes moyennes ;
•⁠ ⁠la nécessité de mieux maîtriser les coûts de structure.

Le rapport rejoint cette préoccupation en appelant à davantage de transparence financière et à une meilleure identification des coûts réels.

3.⁠ ⁠Garantir l’égalité entre les établissements du réseau

L’une des questions récurrentes que j’ai soulevées concerne les différences de traitement entre établissements en gestion directe, conventionnés et partenaires.

Le rapport propose de réexaminer le périmètre des EGD et de clarifier les règles applicables à chacun. Cette démarche vise à instaurer davantage d’équité au sein du réseau tout en tenant compte de la diversité des situations locales.

4.⁠ ⁠Développer le réseau sans alourdir sa structure

L’objectif de croissance du réseau ne pourra être atteint par la seule création de nouveaux EGD.

Le rapport met en avant la nécessité de s’appuyer davantage sur les établissements partenaires et les initiatives locales, une orientation que je défends depuis 20 ans qui considère que l’expansion du réseau doit privilégier la souplesse, l’innovation et la responsabilité locale plutôt que la centralisation.

5.⁠ ⁠Renforcer la transparence et la place des familles

Le rapport insiste sur la nécessité d’associer davantage les parents aux décisions et d’améliorer l’information qui leur est communiquée.

Cette orientation rejoint les demandes que j’ai formulées à plusieurs reprises en faveur :

•⁠ ⁠d’une gouvernance plus ouverte ;
•⁠ ⁠d’une meilleure reddition des comptes ;
•⁠ ⁠d’un dialogue renforcé avec les représentants des familles.

6.⁠ ⁠Faire de la qualité pédagogique l’objectif premier

Le rapport rappelle que la finalité du réseau n’est pas la préservation d’une organisation administrative mais la diffusion de l’excellence éducative française.

Cette approche correspond à la vision portée par l’ANEFE inspirée par notre secrétaire général Michel Monsauret : évaluer les dispositifs à l’aune de leur efficacité pédagogique, de leur capacité à servir les familles et de leur contribution au rayonnement de la France.

CONCLUSION

Le rapport de la sénatrice Samantha Cazebonne constitue une contribution importante au débat sur l’avenir de l’enseignement français à l’étranger. Son principal mérite est de mettre en lumière, avec lucidité, les limites du modèle actuel et la nécessité d’engager des réformes structurelles.

Nombre des constats formulés rejoignent les alertes et propositions que j’ai portées depuis plusieurs années, détaillées dans la déclaration de ce jour : clarification des responsabilités pour mettre fin aux conflits d’intérêts, recherche d’un modèle économique soutenable, équité entre établissements EGD-Conventionnés-Partenaires, transparence de gestion et confiance accordée aux acteurs de terrain.

Faire de la qualité pédagogique l’objectif premier correspond à la vision portée par l’ANEFE inspirée par notre secrétaire général Michel Monsauret et le groupe de travail de l’ANEFE 2.0.

Pour autant, certaines questions essentielles demeurent ouvertes.
La première est celle de la soutenabilité à long terme de la subvention publique à l’AEFE dans un contexte de forte dégradation de nos finances publiques.
La seconde concerne la capacité de notre réseau à poursuivre son développement sans accroître continuellement les charges supportées par l’État et les familles.

Je souhaite également rappeler que l’ANEFE a été auditionnée dans le cadre de cette mission. Son expertise historique, forgée par plusieurs décennies d’accompagnement du réseau, demeure précieuse. Pour ma part, je siégeais déjà au CA de l’AEFE en 2009, il y a 17 ans.

À cet égard, je continue de penser que l’ANEFE devrait retrouver un rôle central dans l’instruction des garanties accordées aux projets immobiliers des établissements, mission qu’elle a exercée avec efficacité pendant de nombreuses années.

Le rapport ouvre ainsi une nouvelle phase de réflexion. Pour ma part, je considère qu’il faut désormais aller plus loin et engager un véritable changement de paradigme.

L’objectif que je proposais dès 2017 reste plus que jamais d’actualité : permettre un développement massif du réseau tout en réduisant sa dépendance aux financements publics.

C’est dans cet esprit que je soumettrai au débat public plusieurs orientations :
•⁠ ⁠confier à l’ANEFE un rôle central dans l’administration et l’animation du réseau, afin de favoriser son développement par les acteurs eux-mêmes et non par une administration centralisée, à coût 0 pour nos finances publiques ;
•⁠ ⁠transférer progressivement la gestion des EGD à des fondations ou structures autonomes, afin de les sortir du périmètre direct des finances publiques ;
•⁠ ⁠réorienter prioritairement l’effort financier de l’État vers les bourses scolaires, en réformant leurs modalités d’attribution pour garantir davantage de mixité sociale.

Au fond, la question n’est pas de savoir qui administre le réseau, mais comment assurer sa croissance, sa qualité et son accessibilité pour les décennies à venir.

Notre responsabilité collective est de construire un modèle plus ouvert, plus agile et plus durable, au service des élèves, des familles et du rayonnement de la France dans le monde.

Sénat – Déjeuner d’adieu à l’ambassadeur d’Arabie saoudite

Ce 9 juin 2026, j’ai eu le plaisir d’organiser, en ma qualité de président du groupe d’amitié France-Pays du Golfe, un déjeuner en l’honneur de S.E. M. Fahad Al Ruwaily, ambassadeur d’Arabie saoudite, à l’occasion de la cessation de ses fonctions.

Étaient présents aux côtés de ce dernier : S.E. M. Ahmed Mohamed Nasser Al Araimi, ambassadeur du Sultanat d’Oman, S.E. M. Essam Abdulaziz Aljassim, ambassadeur du Royaume de Bahreïn, S.E. M. Abdullah Alshaheen, ambassadeur du Koweït, et M. Masoud Al-Athbi, Premier secrétaire de l’ambassade du Qatar.

Je remercie de leur présence mes collègues Rémy Pointereau, président délégué pour Bahreïn, Louis-Jean de Nicolay, président délégué pour le Qatar, Dany Wattebled, président délégué pour le Koweït, Pierre Barros et Akli Mellouli, vice-présidents, et Mmes Michelle Greaume, secrétaire, et Marie-Claude Lermytte.

Appuyé par l’ensemble des membres du groupe d’amitié présents, j’ai remercié chaleureusement S.E. M. Fahad Al Ruwaily pour sa remarquable contribution au développement de la coopération franco-saoudienne.

Remerciant à son tour le président et les membres du groupe d’amitié pour la qualité de l’accueil qui lui avait toujours été réservé au Sénat, l’ambassadeur a souligné les liens étroits et nombreux existant entre la France et l’Arabie saoudite.

Puis, la conversation s’est engagée sur la situation au Moyen-Orient, l’ensemble des intervenants soulignant l’importance du multilatéralisme et des solutions pacifiques de règlement des différends.

(g à d) MM. Pierre Barros, Louis-Jean de Nicolaÿ, Fabien Genet, Dany Wattebled, Rémy Pointereau, Olivier Cadic, S.E. M. Fahad Al Ruwaily, M. Akli Mellouli, S.E. M. Ahmed Mohamed Nasser Al Araimi, S.E. M. Essam Abdulaziz Aljassim, S.E. M. Abdullah Alshaheen et M. Masoud Al-Athbi

Sénat – Ambassadeur d’Oman en France

Ce 9 juin 2026, en ma qualité de président du groupe d’amitié France-Pays du Golfe, je me suis entretenu avec S.E. M. Ahmed Mohamed Nasser Al Araimi, ambassadeur du sultanat d’Oman, accompagné de M. Khalid Al Zadjali, deuxième secrétaire auprès de l’ambassade.

La discussion a porté sur la situation au Moyen-Orient, que l’ambassadeur a qualifiée de très complexe, soulignant la fragilité du cessez-le-feu et le risque d’une poursuite de l’escalade entre les belligérants ainsi que d’une hausse de l’inflation affectant l’ensemble des économies liées au commerce dans la région.

Rappelant la grande implication de son pays dans les négociations visant à mettre fin au conflit, Ahmed Mohamed Nasser Al Araimi s’est félicité de l’action de la France qui, aux côtés d’Oman, œuvre à trouver les moyens de rétablir la circulation dans le détroit d’Ormuz en s’appuyant sur le droit international.

En circonscription en Arabie saoudite (2/2) – Dammam, Al Khobar (16 juin 2026)

Au terme de cette mission en Arabie saoudite, je tiens à exprimer ma profonde gratitude à Mohammed Al-Humaidhi, président de la commission d’amitié parlementaire saoudo-française du Majlis Al Shura.

Par son engagement personnel, sa disponibilité et son attention constante, il a accompagné notre délégation du premier au dernier jour, de notre arrivée à Riyad jusqu’à Al Khobar. Sa présence à nos côtés tout au long de cette visite a largement contribué à son succès et témoigne de l’importance qu’il accorde à la relation entre nos deux pays.

Mes remerciements vont également au Majlis Al Shura pour son invitation à revenir dans le Royaume, pour son accueil exceptionnel et pour l’organisation remarquable de l’ensemble de nos déplacements et rendez-vous.

Je souhaite aussi saluer l’Ambassade de France en Arabie saoudite, et tout particulièrement Hanni Khellef, conseiller politique, pour son accompagnement attentif et son soutien permanent durant cette mission.

Enfin, j’adresse toute ma reconnaissance à Patrick Maisonnave, ambassadeur de France au Royaume d’Arabie saoudite, et à Fahad Al Ruwaily, ambassadeur du Royaume d’Arabie saoudite en France. Par leur action constante au service du dialogue et du rapprochement entre nos deux nations, ils ont apporté un concours précieux à la réussite de cette mission parlementaire.

Merci à tous ceux qui ont contribué à faire de ce déplacement un moment utile pour approfondir l’amitié franco-saoudienne.

DAMMAM

Diplomatie parlementaire

Gouverneur de la Province orientale

Notre délégation sénatoriale a été très honorée d’être reçue à Dammam par Son Altesse Royale le Prince Saoud ben Nayef ben Abdelaziz, gouverneur de la Province orientale. Je tiens à le remercier tout particulièrement pour la chaleur de son accueil, la qualité de nos échanges et l’attention qu’il a portée à notre visite.

Cette rencontre revêtait une importance particulière : c’est la première fois que le groupe d’amitié France–Pays du Golfe se rendait dans l’Est du Royaume. Nous avons souhaité marquer notre solidarité avec cette région, qui a été la plus exposée aux menaces visant l’Arabie saoudite.

Si Riyad est le cœur du Royaume, Dammam en est assurément le poumon économique et énergétique.

En présence de Mohammed Al-Humaidhi, président de la commission d’amitié parlementaire saoudo-française du Majlis Al Shura, nous avons évoqué les nombreux sujets d’intérêt commun qui nourrissent notre relation bilatérale. Il a relevé que notre déplacement avait permis à la délégation de mesurer l’importance de la contribution des entreprises françaises à l’écosystème énergétique saoudien et à ses ambitions de développement.

Nous avons également évoqué la communauté française, dont Son Altesse Royale s’est félicitée de la présence et de la contribution positive à l’économie locale, ainsi que le rôle du lycée français de Khobar.

Je remercie à nouveau Son Altesse Royale pour son invitation à revenir découvrir, sous un climat plus clément, tous les atouts de cette magnifique région. +d’images

Maire

Notre délégation du groupe d’amitié a été reçue par l’ingénieur Fahd Al-Jubeir, maire de la Province orientale, pour un échange particulièrement enrichissant sur les politiques publiques locales.

Parmi les sujets abordés avec mes collègues : le logement et la sécurité routière.

Pour favoriser l’accession à la propriété, les primo-accédants peuvent bénéficier d’une aide pouvant atteindre l’équivalent de 40 000 euros, ainsi que de prêts sans intérêt pouvant aller jusqu’à 100 000 euros.

Les résultats obtenus en matière de sécurité routière sont également remarquables. Le taux d’accidents mortels a été divisé par plus de trois entre 2015 et 2025.

Cette amélioration repose sur la modernisation des infrastructures, l’harmonisation des règles de circulation et surtout la transformation numérique. L’automatisation des contrôles et le déploiement de systèmes intelligents de surveillance ont joué un rôle déterminant.

Cette stratégie est mise en œuvre à l’échelle d’une région de 5 millions d’habitants, dont près de 3 millions vivent dans l’agglomération de Dammam. Un exemple concret de la façon dont l’innovation et les politiques publiques peuvent améliorer la qualité de vie des citoyens. +d’images

AL KHOBAR

Communauté française

Consul Honoraire

Lors de notre déplacement dans la Province orientale, nous avons eu le plaisir de retrouver Samir Al Bin Ali, consul honoraire de France à Khobar, dont l’engagement au service de nos compatriotes mérite d’être salué.

À l’occasion de notre visite, il avait réuni autour de notre délégation plusieurs représentants de la communauté française, parmi lesquels le proviseur du lycée français de Khobar, la représentante locale de TotalEnergies, ainsi que plusieurs personnalités saoudiennes amies de la France. Ce déjeuner nous a offert un précieux moment d’échange sur les attentes de nos compatriotes et sur la qualité des liens qui unissent nos deux pays.

Présent aux côtés de la communauté française depuis de nombreuses années, Samir Al Bin Ali joue un rôle essentiel de relais, d’écoute et de soutien. Son engagement en faveur du lycée français de Khobar, auquel il a apporté un concours déterminant, illustre son attachement à la transmission de notre langue et de notre culture.

Dans une région où les entreprises françaises occupent une place importante dans les secteurs de l’énergie, de l’industrie et des services, il contribue également à renforcer les liens humains, économiques et éducatifs entre la France et l’Arabie saoudite.

Merci à Samir Al Bin Ali pour son accueil chaleureux, sa fidélité à la France et son action constante au service de nos compatriotes. +d’images

Enseignement

Lycée français de Khobar

Accueillis par le proviseur Omar Habchi et son équipe de direction, nous avons découvert un établissement en fête pour célébrer la fin de l’année scolaire et les succès de ses élèves.

Partenaire du réseau de la Mission laïque française, le lycée connaît une croissance continue de ses effectifs, passés de 550 élèves en 2021-2022 à 673 à la rentrée 2025.

Cette progression témoigne de l’attractivité de l’enseignement français dans la Province orientale. Les élèves français représentent aujourd’hui environ 20 % des effectifs, tandis que la communauté libanaise en constitue près d’un tiers.

Notre visite a également été l’occasion de mesurer l’attachement de la communauté française à cet établissement, dont la construction a été soutenue par Samir Al Bin Ali, aujourd’hui consul honoraire de France à Al Khobar.

Au premier étage, nous avons découvert le « Salon de l’Ambassadeur » ainsi que la « Maison des Français ». En pénétrant dans cette salle demeurée intacte depuis son inauguration au début des années 2000, les photographies exposées nous replongent dans l’histoire de la communauté française locale. On y retrouve notamment Gérard Pélisson, alors président de l’UFE Monde, ainsi que Roland Raad, architecte de la « Maison des Français », ancien conseiller des Français de l’étranger pour cette circonscription et président de l’UFE locale, disparu en 2021.

La veille à Riyad, Hugues Letanche, qui lui a succédé comme conseiller des Français de l’étranger pour cette circonscription, m’avait confié qu’il plaidait depuis plusieurs années pour que cette salle porte le nom de Roland Raad.

Compte tenu des liens personnels qui nous unissaient, j’ai indiqué au proviseur que je faisais de la concrétisation de sa proposition un projet personnel.

Une façon de rendre hommage à celui qui a tant œuvré pour notre communauté et de faire vivre sa mémoire auprès des générations futures. +d’images

En circonscription en Arabie saoudite (1/2) – Riyad (13-15 juin 2026)

Dans une région au cœur des grands équilibres internationaux, j’ai eu l’honneur de conduire une délégation du groupe d’amitié sénatorial France-Pays du Golfe, en présence de ⁠⁠Nathalie Delattre, présidente déléguée du groupe pour le Royaume d’Arabie saoudite et Rémi Pointereau, président délégué pour le Royaume de Bahreïn, accueillie par Patrick Maisonnave, ambassadeur de France au Royaume d’Arabie saoudite.

Ce déplacement, effectué à l’invitation de nos homologues saoudiens, s’inscrit dans la continuité d’une relation de confiance nourrie de longue date et témoigne du dynamisme des liens entre la France et l’Arabie saoudite.

Cette mission en Arabie saoudite, puis à Bahreïn nous a conduits à rencontrer les plus hautes autorités, des acteurs économiques et la communauté française, afin de renforcer nos partenariats et de porter la voix de la France.

Communauté française

Ambassade

Retour à Riyad pour conduire la délégation du groupe d’amitié sénatorial France-Pays du Golfe, aux côtés de Nathalie Delattre et Rémi Pointereau.

Notre séjour a débuté à la Résidence de France avec Patrick Maisonnave, ambassadeur de France au Royaume, entouré des chefs de service parmi lesquels j’ai retrouvé Yasmina Abad, attachée de coopération ; Hanni Khellef, conseiller politique.

Cette réunion de cadrage a permis d’évoquer la situation régionale, après les attaques qui ont visé le Royaume, et de préparer nos rencontres.

Les relations franco-saoudiennes se renforcent dans des secteurs d’avenir : intelligence artificielle, industries culturelles et créatives, numérique et e-sport, avec la perspective d’un championnat du monde organisé à Paris le mois prochain en partenariat avec l’Arabie saoudite. +d’images

Réception à la Résidence

À Riyad, aux côtés de mes collègues Nathalie Delattre et Rémi Pointereau, j’ai rencontré les représentants de notre communauté française, forte de 6 849 compatriotes inscrits, un effectif en progression après le recul observé durant la pandémie.

À la Résidence de France, l’ambassadeur Patrick Maisonnave a réuni les acteurs de notre communauté en présence de Mira Hakmé et Hugues Letanche, réélus le 31 mai dernier.

En tant que président du groupe d’amitié France-Pays du Golfe, j’ai exprimé la solidarité de la France envers l’Arabie saoudite face aux frappes récentes qui ont visé le Royaume. Dans un contexte régional exigeant, la stabilité demeure un enjeu essentiel.

J’ai également salué l’engagement de nos compatriotes, véritables passerelles entre nos deux pays, qui contribuent chaque jour au rayonnement de la France et au développement d’une relation franco-saoudienne porteuse d’un potentiel exceptionnel. +d’images

Diplomatie parlementaire

Ministère des Affaires étrangères

Très heureux d’avoir revu le vice-ministre des Affaires étrangères, S.E. Walid Al Khuraiji, aux côtés de Patrick Maisonnave, ambassadeur de France au Royaume d’Arabie saoudite, ainsi que de mes collègues Nathalie Delattre et Rémi Pointereau.

Nos échanges ont confirmé l’excellence d’une relation franco-saoudienne fondée sur la confiance, le respect mutuel et une vision partagée des grands enjeux régionaux.

J’ai rappelé la solidarité de la France envers l’Arabie saoudite face aux attaques dont le Royaume a été victime : les partenaires doivent pouvoir compter les uns sur les autres dans les moments difficiles.

Nous partageons la même volonté de promouvoir la paix au Moyen-Orient, de soutenir la souveraineté du Liban, la stabilité de la Syrie et la défense du droit international. Je me suis également réjoui de la reprise des exportations libanaises vers l’Arabie saoudite après six années d’interruption, un signal fort de soutien à l’économie libanaise. Une convergence précieuse au service de la stabilité régionale. +d’images

Parlement (Conseil de la Choura)

À Riyad, notre délégation sénatoriale a été accueillie au Conseil de la Choura pour une visite parlementaire de premier plan, marquée par des échanges approfondis et une volonté commune de renforcer le dialogue entre nos deux institutions.

Toute ma gratitude à Son Excellence le Vice-Président Dr Mishaal bin Fahm Al-Sulami qui, malgré un agenda très chargé, nous a fait l’honneur de nous accorder un entretien.

À ses côtés, M. Mohammed Al-Humaidhi, président de la Commission d’amitié parlementaire saoudo-française, venu nous accueillir dès notre arrivée à l’aéroport, et qui nous a accompagné tout au long de notre séjour.

J’ai également eu le plaisir de retrouver Dr. Moteeb Al Moteri, membre du groupe d’amitié parlementaire saoudo-français et mon interlocuteur privilégié sur les questions de cybersécurité. Son engagement constant contribue à renforcer notre coopération dans ce domaine stratégique. Il occupait déjà cette fonction lors de mon premier déplacement à Riyad et avait alors été chargé de m’y accueillir. Ces retrouvailles témoignent de la continuité et de la qualité des liens tissés au fil des années entre nos deux assemblées.

Nos échanges avec les membres de la commission d’amitié ont porté sur les grands sujets d’actualité : mémorandum d’entente entre les États-Unis et l’Iran, situation régionale, coopération cyber, ainsi que les conséquences de la directive européenne C3D. J’ai relevé avec satisfaction la convergence de vues entre la France et l’Arabie saoudite en faveur du multilatéralisme, du respect du droit international et de l’intégrité territoriale des États.

Nous avons également tenu à marquer notre solidarité avec nos collègues de la Choura à la suite des frappes lancées par leur voisin, qui ont directement affecté leur environnement régional et rappelé les défis sécuritaires auxquels le Royaume demeure confronté.

Moment inédit : notre délégation a reçu un salut officiel en séance.

La visite de l’exposition retraçant l’histoire de la Choura nous a permis de retrouver avec émotion une photographie du président Jacques Chirac lors de son discours devant l’assemblée

Je remercie chaleureusement nos hôtes pour leur hospitalité exemplaire et l’organisation remarquable de cette mission historique qui nous a menés jusqu’aux provinces de l’Est, directement exposées aux menaces iraniennes lors du récent conflit. +d’images

Commission des droits de l’Homme

Avec la délégation du groupe d’amitié sénatorial France-Pays du Golfe, nous avons été reçus par S.E. Dr Hala Mazyad Altuwaijri, présidente de la Commission saoudienne des droits de l’Homme.

Cette rencontre nous a permis de mesurer l’ampleur des transformations engagées dans le cadre de la Vision 2030.

Plus de 150 réformes législatives ont été adoptées pour renforcer les droits et la protection des citoyens. L’autonomisation des femmes constitue l’un des succès les plus marquants : l’objectif de 30 % de participation au marché du travail d’ici à 2030 a été atteint dès 2023 et dépasse désormais 35 %.

La Commission joue un rôle essentiel dans le suivi de l’application des lois et remet chaque année un rapport au Roi.

Nos échanges ont également porté sur les nouveaux défis liés aux droits humains. Les formes de violence évoluent : au harcèlement traditionnel s’ajoute désormais le cyberharcèlement. La protection des enfants dans l’univers numérique est devenue un enjeu mondial qui appelle une mobilisation collective. +d’images

Ministère de l’Énergie

Notre délégation du groupe d’amitié France–Pays du Golfe a été reçue par Son Excellence Ahmed Al Zahrani, ministre adjoint chargé du développement et de l’excellence au ministère de l’Énergie, en présence d’Anouar Mekkas, conseiller nucléaire et énergies renouvelables à l’ambassade de France.

Les responsables saoudiens ont souligné combien l’engagement des entreprises françaises avait été apprécié lors des périodes de tensions régionales. Malgré les crises, elles sont restées mobilisées aux côtés du Royaume, confirmant leur statut de partenaires de confiance. La contribution de TotalEnergies, EDF, ENGIE, Air Liquide, Technip, Schlumberger et de nombreuses autres entreprises françaises aux grands projets énergétiques du Royaume a été saluée.

Nos échanges ont également porté sur la résilience énergétique du pays. Dès 2020, plusieurs scénarios de crise avaient été envisagés, y compris une fermeture du détroit d’Ormuz. Grâce à l’oléoduc Est-Ouest reliant les installations pétrolières du Golfe à la mer Rouge, le Royaume disposait d’une solution alternative lui permettant d’assurer la continuité de ses exportations.

Enfin, nous avons évoqué les ambitions de la Vision 2030. L’objectif est de porter les énergies renouvelables à 50 % du mix électrique d’ici 2030. Les projets SATORP, qui renforce les capacités de raffinage et de pétrochimie, AMIRAL, destiné à développer une plateforme industrielle de classe mondiale autour de la pétrochimie et des matériaux de spécialité, et AQUA, consacré à la production d’hydrogène et aux nouvelles énergies, illustrent l’ampleur de la transformation engagée par le Royaume.

Une rencontre particulièrement instructive qui nous a permis de mesurer à quel point l’expertise française contribue à l’écosystème énergétique saoudien et accompagne sa transition vers l’économie de demain. +d’images

Diplomatie économique

Conseillers du commerce extérieur de la France (CCEF)

Merci à Jean-Philippe Bonnet, président de la section Arabie saoudite des Conseillers du commerce extérieur de la France, d’avoir réuni plusieurs membres du comité à la Résidence de France pour un échange particulièrement riche, devant notre groupe d’amitié en présence de l’ambassadeur.

À chacune de mes visites dans le Royaume, je mesure l’ampleur de la transformation engagée par l’Arabie saoudite et les opportunités qu’elle ouvre pour nos entreprises. Les CCEF, par leur expérience du terrain et leur connaissance fine des acteurs économiques saoudiens, constituent des observateurs privilégiés de cette évolution.

Nos échanges ont confirmé le dynamisme de la relation économique franco-saoudienne. La France figure désormais parmi les tout premiers investisseurs étrangers dans le Royaume et nos entreprises sont présentes sur les grands projets qui façonnent l’Arabie saoudite de demain.

Sur les 350 filiales détenues par les pays de l’UE, 140 le sont par des entreprises françaises qui emploient 11500 salariés.

J’ai également été attentif aux préoccupations exprimées, notamment en matière d’attractivité, de mobilité des talents et d’accompagnement de notre communauté d’affaires. Autant de sujets que je porterai dans mes prochains échanges avec nos partenaires saoudiens. +d’images

Participants :
•⁠ ⁠Jean-Philippe Bonnet — ODAS (défense)
•⁠ ⁠B. Thévenot — TAEF
•⁠ ⁠Aziz Reguig — FIVES
•⁠ ⁠Nessrine Ferhat — ALMA (arts et culture)
•⁠ V. Exartier — SEA Entertainment (divertissement)
•⁠ ⁠C. Dorgans — PIF Risk Management (gestion des risques)
•⁠ ⁠C. Tanguy — SAUR (eau, énergie)
•⁠ ⁠Y. Chaumet — Egis (Green Riyadh, infrastructures)
•⁠ ⁠M. Sleiman — CMA CGM (transport et logistique)

RATP DEV – KAFD Station

Découverte de la station KAFD (King Abdullah Financial District), en compagnie de notre délégation du groupe d’amitié. J’y ai retrouvé avec plaisir Malangou Seyadou (RATP Dev), qui m’avait déjà accueilli à la station King Fahad Stadium, avant l’inauguration du métro de Riyad (compte-rendu).

KAFD est devenue une référence mondiale. Conçue par la célèbre architecte anglo-irakienne Zaha Hadid, disparue en 2016, cette station a reçu le Prix Versailles de l’UNESCO, distinguant l’une des plus remarquables réalisations architecturales au monde. Elle dessert le quartier financier de Riyad, symbole de la transformation économique du Royaume.

Le 1er décembre 2024, l’Arabie saoudite a relevé un défi exceptionnel en ouvrant simultanément les six lignes du métro de Riyad. Avec 176 km de lignes automatiques, il constitue le plus long réseau de métro automatique au monde. Huit mois après sa mise en service, le cap des 100 millions de voyageurs a déjà été franchi.

Cette réussite est aussi humaine. RATP Dev et son partenaire saoudien emploient près de 6 000 personnes, dont 3 000 salariés directs. En un an, 66 % des effectifs sont saoudiens et 32 % des employés sont des femmes, illustrant l’ampleur de la montée en compétences locale. Particularité notable : la maintenance est assurée en interne par RATP Dev, une configuration unique au sein du groupe.

Trois nouvelles lignes sont déjà à l’étude et la ligne 2 doit être prolongée. Une nouvelle démonstration de l’ambition et de la capacité d’exécution du Royaume, à laquelle l’expertise française contribue pleinement. +d’images

Culture

Diriyah

Notre délégation du groupe d’amitié a visité Diriyah pour mesurer l’évolution de ce projet emblématique du Royaume.

Pour Nathalie Delattre, présidente déléguée pour l’Arabie saoudite, c’était un retour sur un site découvert en février 2022 (compte-rendu).

La transformation est spectaculaire. En quatre ans, le quartier historique d’At-Turaif, berceau du premier État saoudien et inscrit au patrimoine mondial de l’UNESCO, s’est ouvert au public. Restaurants, espaces culturels, promenades et lieux de vie ont fait de Diriyah une destination majeure de Riyad.

Revenu à plusieurs reprises depuis, notamment avec le président de la République Emmanuel Macron en décembre 2024 (compte-rendu), j’ai souhaité que notre groupe puisse témoigner de cette métamorphose.

Mais ce qui frappe le plus est sans doute l’ampleur du chantier encore en cours. À l’horizon, une forêt de grues annonce la naissance d’une ville nouvelle, où patrimoine, culture, tourisme et développement économique s’entremêlent pour façonner l’Arabie saoudite de demain. +d’images

Maud Joseph distinguée de l’Ordre national du Mérite

Un bonheur n’arrivant jamais seul, Maud Joseph, qui a été élue Conseillère des Français de l’étranger pour l’Ukraine le 31 mai, a reçu ce 2 juin, les insignes de chevalier de l’Ordre national du Mérite des mains de Gaël Veyssière, ambassadeur de France en Ukraine.

Le choix du lieu donnait à cette cérémonie une portée toute particulière : le Centre culturel de l’Ambassade d’Ukraine en France. Un cadre hautement symbolique pour saluer cette double reconnaissance qui témoigne de l’implication d’une femme qui, depuis de nombreuses années, agit sans relâche au service du rapprochement entre la France et l’Ukraine.

À la tête de la Chambre de commerce et d’industrie franco-ukrainienne, Maud Joseph a su maintenir le cap dans l’adversité. Après la pandémie, il a fallu faire face à l’épreuve de la guerre. Malgré les incertitudes, elle a poursuivi son engagement avec détermination, contribuant au maintien des liens économiques entre nos deux pays et préparant déjà les conditions de la reconstruction de l’Ukraine.

Son discours fut particulièrement émouvant. Maud Joseph y a parlé avec beaucoup de sincérité de la guerre, de la maladie, de la fraternité, de l’amour et de l’espérance. Elle a rendu hommage à sa famille, à ses amis ukrainiens, à ses équipes et à toutes celles et ceux qui l’ont accompagnée dans son parcours.

Toutes mes félicitations, chère Maud.

Médias – Olivier Cadic : « Les relations entre la France et l’Arabie saoudite n’ont jamais été aussi denses » (Arab News, 15/06/2026)

. En visite à Riyad, le sénateur des Français établis hors de France souligne l’accélération des échanges entre Paris et le Royaume, les opportunités offertes par Vision 2030 et le rôle stabilisateur de l’Arabie saoudite dans la région
. La transformation de l’Arabie saoudite ouvre de nouvelles opportunités pour les entreprises françaises, notamment dans l’intelligence artificielle, les infrastructures, les énergies renouvelables, la culture, le tourisme et l’économie numérique

RIYAD : Sénateur des Français établis hors de France depuis 2014, vice-président de la commission des Affaires étrangères, de la Défense et des Forces armées et président du groupe d’amitié interparlementaire France–Pays du Golfe, Olivier Cadic a effectué une nouvelle visite en Arabie saoudite à la tête d’une délégation parlementaire française composée notamment des sénateurs Nathalie Delattre et Rémy Pointereau. À l’issue de ses rencontres avec les autorités saoudiennes, il revient sur la transformation du Royaume, l’état des relations franco-saoudiennes et les perspectives de coopération entre les deux pays.

Pour Olivier Cadic, l’Arabie saoudite figure aujourd’hui parmi les pays qui se transforment le plus rapidement au monde. « Il s’agit de ma neuvième visite en Arabie saoudite en onze ans. Ce qui me frappe à chaque déplacement, c’est la rapidité de la transformation du pays », confie-t-il à Arab News en français.

Le sénateur souligne particulièrement les changements observés à Riyad, où les projets de développement se multiplient dans le cadre de la Vision 2030 portée par le prince héritier Mohammed ben Salmane. Selon lui, cette stratégie de modernisation « insuffle un souffle de modernité accéléré » et traduit une volonté claire de diversification économique, d’innovation et d’ouverture sur le monde.

Au cours de sa visite, Olivier Cadic a insisté sur la solidité du partenariat franco-saoudien, qu’il qualifie d’exceptionnel.

« Les relations entre la France et l’Arabie saoudite sont excellentes et n’ont jamais été aussi denses », affirme-t-il. Selon le sénateur, cette proximité repose sur une confiance mutuelle et sur des convergences de vues concernant plusieurs dossiers régionaux majeurs.

Il rappelle également l’importance de la solidarité entre partenaires dans les moments difficiles. « J’ai souhaité rappeler que la France n’oublie pas les attaques dont l’Arabie saoudite a été victime. Dans les moments difficiles, les partenaires doivent pouvoir compter les uns sur les autres. »

Selon Olivier Cadic, Paris et Riyad partagent notamment leur soutien à une solution à deux États pour résoudre le conflit israélo-palestinien, leur préoccupation face à la perspective d’une acquisition ou d’un usage d’une capacité nucléaire militaire par l’Iran, ainsi que leur volonté de voir le Liban retrouver sa pleine souveraineté et la Syrie renouer avec la stabilité.

« Plus largement, la France et l’Arabie saoudite défendent le multilatéralisme, le respect du droit international et de l’intégrité territoriale des États », souligne-t-il.

Sur le plan économique, le sénateur estime que les perspectives de cooperation entre la France et l’Arabie saoudite sont particulièrement prometteuses.

Les secteurs des nouvelles technologies, de l’intelligence artificielle, des énergies renouvelables, du tourisme, de la culture et de la formation figurent parmi les domaines les plus porteurs.

« La diversification de l’économie saoudienne crée de nombreuses opportunités pour les entreprises françaises, qui disposent d’un savoir-faire reconnu dans ces secteurs », explique-t-il.

Les mégaprojets lancés dans le cadre de Vision 2030 offrent également de nouvelles perspectives dans les infrastructures de transport, la gestion durable de l’eau, les énergies décarbonées, la santé et les technologies numériques.

Olivier Cadic met aussi en avant l’émergence de nouveaux axes de coopération à forte valeur ajoutée. « Les coopérations entre la France et l’Arabie saoudite s’étendent désormais à de nouveaux secteurs, notamment les industries culturelles et créatives, l’intelligence artificielle, mais aussi l’e-sport », observe-t-il.

Pour le sénateur, les projets liés à l’économie numérique et à la jeunesse illustrent parfaitement la capacité des deux pays à construire ensemble des partenariats innovants et tournés vers l’avenir.

Parmi les éléments les plus marquants de cette mission, Olivier Cadic évoque avant tout l’état d’esprit qu’il a observé auprès des responsables saoudiens et des jeunes générations.

« J’ai été particulièrement impressionné par la confiance qui anime les responsables saoudiens et la jeunesse du pays. On ressent une véritable volonté de construire l’avenir et de réussir la transformation engagée », confie-t-il.

Le sénateur souligne également la qualité de l’accueil qui lui a été réservé et salue « l’hospitalité saoudienne », ainsi que les efforts entrepris pour valoriser le patrimoine culturel du Royaume et développer son attractivité touristique.

Cette dynamique de coopération devrait continuer à se renforcer dans les années à venir. Selon Olivier Cadic, les échanges bilatéraux se sont considérablement intensifiés ces dernières années, comme en témoigne la multiplication des visites officielles entre les deux pays. Le sénateur rappelle notamment qu’une délégation saoudienne a été accueillie en France en 2025.

« Le rôle des groupes d’amitié parlementaires est précisément de nourrir ce dialogue dans la durée et de favoriser l’émergence de nouvelles coopérations, qu’elles soient économiques, culturelles ou institutionnelles », souligne-t-il.

Interrogé sur la situation actuelle dans le Golfe, Olivier Cadic estime que l’Arabie saoudite joue un rôle central dans une région confrontée à de nombreux défis sécuritaires et géopolitiques.

« Le Golfe évolue dans un environnement régional particulièrement complexe », note-t-il, faisant référence aux tensions liées au conflit israélo-iranien.

Dans ce contexte, il considère que le Royaume s’affirme comme un acteur stabilisateur, privilégiant les solutions diplomatiques et les initiatives favorisant la paix régionale. Son poids économique, politique et diplomatique en fait, selon lui, « un acteur incontournable de l’équilibre régional ».

Enfin, Olivier Cadic a tenu à adresser un message à la communauté française vivant et travaillant en Arabie saoudite.

« J’adresse un message de confiance à nos compatriotes établis en Arabie saoudite », déclare-t-il. « Ils participent pleinement au rapprochement entre nos deux pays et contribuent au rayonnement de la France. »

Le sénateur estime que les perspectives offertes par le Royaume sont considérables et que les relations franco-saoudiennes disposent encore d’un potentiel de développement exceptionnel.

« Plus que jamais, les Français présents dans le Royaume sont des passerelles entre nos deux nations et des acteurs précieux de cette coopération d’avenir », conclut-il.

Lire l’article Olivier Cadic : « Les relations entre la France et l’Arabie saoudite n’ont jamais été aussi denses » sur le site Arab News

En circonscription au Royaume-Uni – Londres (9 & 17 mai 2026)

Enseignement

Jeannine Manuel School fête ses 10 ans

Jeannine Manuel School London a célébré, ce 9 mai, ses 10 ans d’existence, marquant une décennie de développement remarquable. J’ai eu le plaisir de participer à cet anniversaire qui a réuni une communauté dynamique de près de 700 élèves issus d’une cinquantaine de nationalités, en répondant à l’invitation de M. Manuel et Mme Zéboulon de découvrir le site de Russel Square.

Les célébrations ont donné lieu à plusieurs temps forts, parmi lesquels des retrouvailles d’anciens élèves, des événements dédiés à la vie de l’établissement et un moment de convivialité partagé entre les participants.

Depuis son ouverture en 2015, sous la direction de Pauline Prévot, l’établissement a connu une croissance continue, passant de 200 élèves à ses débuts à près de 700 aujourd’hui.

Reconnue pour l’excellence de son enseignement, l’école figure parmi les meilleurs établissements IB du Royaume-Uni et a été classée première école française à l’étranger en 2025. Bravo à toutes les équipes !

Eugénie Myé, École tricolore de Bromley ; Isabelle Hellyar, Petite école de Canterbury ; Nicolas Hatton, Pdt École française de Bristol

Journée du Parapluie FLAM-UK

Comme tous les six mois, j’ai participé, le dimanche 17 mai, à la Journée du Parapluie FLAM-UK, organisée à l’Institut français du Royaume-Uni.

Ce rendez-vous régulier rassemble les acteurs d’un réseau associatif animé par des bénévoles engagés venus de tout le Royaume-Uni. Leur objectif est de permettre aux enfants francophones ou bilingues de conserver un lien solide avec la langue et la culture françaises, en marge du système scolaire britannique.

Les échanges ont mis en lumière plusieurs défis : le renouvellement des équipes bénévoles, la simplification des tâches administratives et la reconnaissance du rôle que ces structures jouent au service de nos communautés.

Pour aider les écoles FLAM à gagner en visibilité, Jérémy Leroy a animé une intervention très pédagogique consacrée notamment aux opportunités offertes par l’intelligence artificielle.

Je tiens à saluer chaleureusement l’ensemble des organisateurs de la Journée Parapluie FLAM UK, sous la présidence de Sophie Gavrois-Karnavos, ainsi que Gilles Morellato, conseiller culturel adjoint et attaché pour la coopération en matière d’éducation et Anne-Lise Gallay, attachée de coopération pour leur soutien.

En circonscription au Royaume-Uni – Londres (25 avril 2026) & Ashford (30 avril 2026)

Communauté française

(g à d) Laurent Batut (délégué consulaire), Olivier Cadic, Amelie Mallet (conseillère des FDE), Sophie Routier (déléguée consulaire), Anne Vigouroux, Clémence Woolford, Alexandre Cassin

French Fair London : une journée au service de notre communauté

Ce 25 avril, j’ai participé à la première édition de la French Fair London, organisée par lepetitjournal.com, au Collège Français Bilingue de Londres, à Kentish Town. Cet événement a rassemblé plus de 600 Français et francophones autour d’un objectif simple : informer, accompagner et renforcer les liens au sein de notre communauté. Notre consul général, Olivier Guyonvarch, avait aussi fait le déplacement vêtu pour l’occasion d’une marinière.

Tout au long de la journée, visiteurs, experts et acteurs associatifs ont échangé sur les enjeux concrets de la vie quotidienne : démarches administratives, protection sociale, éducation, emploi ou préparation de la retraite. Les conférences ont apporté des réponses utiles, permettant à chacun de mieux se projeter.

Au-delà de ces aspects informatifs, la French Fair a pleinement joué son rôle de lieu de convivialité : stands, gastronomie, animations et musique ont contribué à créer une atmosphère chaleureuse, ouverte à tous, des nouveaux arrivants aux expatriés de longue date.

Cette initiative illustre le dynamisme de la communauté française au Royaume-Uni et l’importance de ces moments de rencontre et de partage.

Lire l’article de Damien Bouhours French Fair, marinières et grand soleil pour la communauté française de Londres, publié par lepetitjournal.com, le 26 avril 2026,

Ashford : les Français du Kent mobilisés pour la réouverture de la gare internationale

Il y a trente ans, l’Eurostar s’arrêtait pour la première fois à Ashford et ouvrait une nouvelle vie à des centaines de Français prêts à tenter leur chance au Royaume-Uni. C’était la naissance de la Génération Eurostar. En mars 2020, j’ai pris le dernier train s’y arrêtant. Depuis, ces liaisons n’ont jamais été rétablies.

C’est dans ce contexte que nous nous sommes retrouvés le 30 avril à l’Ashford International House, pour une réunion consacrée à l’avenir de la gare internationale, dont la réouverture serait déterminante pour redonner un nouvel élan au Kent.

Aux côtés d’Anne Vigouroux, qui accueillait dès 1996 les entrepreneurs français arrivant à Ashford, nous avons échangé avec les Français du Kent sur leurs préoccupations concrètes, dans un contexte marqué par les conséquences du Brexit : clarification des droits, accès aux services et vie économique locale.

La rencontre a réuni des acteurs mobilisés sur ces sujets : Jean-Claude Cothias, entrepreneur et secrétaire général de La France Libre d’Entreprendre ; Karine Mazui, responsable commerciale chez Eurotunnel ; Lucy Druesne, Deputy CEO de la Kent Invicta Chamber of Commerce ; et Andrew Osborne, Head of Economic Development pour le Ashford Borough Council, porteur de la campagne “Bring Back the Magic“.

La réunion s’est conclue autour d’un apéritif dînatoire, moment de convivialité à la française qui rappelle ce qui fait la force de notre communauté : le lien humain, par-delà les frontières et les obstacles.

Rwanda – Inauguration du mémorial en hommage aux victimes du génocide des Tutsi

Invité par la Président de la République, Emmanuel Macron, j’ai assisté ce 2 juin à la cérémonie d’inauguration du mémorial en hommage aux victimes du génocide perpétré contre les Tutsi au Rwanda, en présence du Président de la République du Rwanda, Paul Kagame.

Érigé sur l’esplanade Habib-Bourguiba, au bord de la Seine, ce mémorial intitulé L’Archive, conçu par l’artiste Grada Kilomba, constitue désormais un lieu de mémoire permanent au cœur de Paris. Il rend hommage à plus d’un million de victimes du génocide Tutsi de 1994 et témoigne de la volonté de transmettre cette histoire aux générations futures.

Dans son discours, le Président de la République a souligné que ce monument constituait « un aboutissement », fruit d’un long travail de vérité et de reconnaissance engagé depuis plusieurs années. Il a rappelé les responsabilités de la France dans les événements ayant conduit au génocide, telles qu’il les avait reconnues lors de son déplacement à Kigali en 2021, tout en réaffirmant la nécessité de poursuivre le travail de mémoire « avec rigueur, dignité et fidélité » afin que jamais l’oubli ne l’emporte sur la vérité.

DISCOURS du Président de la République (source : Élysée)

VIDÉO de la cérémonie (source : Élysée)

Crédit photo © Laurent Blevennec / Présidence de la République

Dans le prolongement de la cérémonie d’inauguration, j’ai eu l’honneur d’assister au dîner officiel offert au palais de l’Élysée en l’honneur de Paul Kagame, Président de la République du Rwanda, et de Jeannette Kagame.

Un moment particulièrement symbolique qui s’inscrit dans le processus de mémoire, de vérité et de réconciliation engagé entre la France et le Rwanda depuis plusieurs années.

Cette soirée a offert l’occasion de nombreux échanges dans une atmosphère à la fois chaleureuse et empreinte de gravité, au soir d’une journée marquée par le souvenir des victimes du génocide. Elle a illustré la volonté commune de poursuivre le rapprochement engagé entre Paris et Kigali et de renforcer une relation désormais tournée vers l’avenir.

J’ai été heureux d’y retrouver l’ambassadrice de France au Rwanda, Aurélie Royet-Gounin, ainsi que son prédécesseur, Antoine Anfré, qui m’avait accueilli à trois reprises dans ce pays.

Dispositif “PELF” : après l’expérimentation, le renoncement (réponse à ma question écrite)

Adopté dans la loi de finances pour 2024, le Pass enfant langue française (PELF)* constituait une première réponse concrète pour 80 % des enfants français scolarisés hors du réseau de l’AEFE. Ses crédits (1M€) ont disparu dès l’année suivante dans l’attente des conclusions d’une évaluation.

Ce 4 juin, la réponse du ministère des Affaires étrangères et de l’Europe à ma question écrite du 27/11/2025 confirme l’existence d’un besoin réel. Elle montre surtout que l’expérimentation a été trop limitée pour atteindre les objectifs assignés. Plutôt que de tirer les conséquences de ce sous-dimensionnement, le gouvernement choisit aujourd’hui de renoncer à un dispositif national et d’en transférer la charge aux acteurs locaux !

Le PELF est enterré. Je demeure pleinement déterminé à poursuivre mon engagement afin qu’un jour, tous les enfants français parlent français.

Réponse à la question n°06863 (publiée le 04/05/2026) : L’expérimentation du “Pass enfant langue française” (PELF) a été lancée à l’automne 2024 dans 14 pays pilotes. La durée d’expérimentation, initialement prévue à l’année scolaire 2024-2025, a été étendue au second semestre 2025, notamment pour tenir compte des délais effectifs de versement des crédits budgétaires.

Comme le montre l’évaluation, consolidée dans sa version finale en janvier 2026, cette expérimentation a donné des résultats positifs mais contrastés par rapport aux objectifs qui avaient été fixés : si elle a permis de constater l’existence d’une demande (203 groupes hebdomadaires mis en place accueillant 1 182 enfants), elle a également mis en évidence plusieurs limites en termes de niveau de langue (le PELF a été conçu comme un produit d’appel mais ne peut prétendre amener les enfants à un niveau suffisant en soi : il faudrait un volume horaire de cours 16 fois supérieur pour permettre aux enfants de passer d’un niveau débutant à un niveau intermédiaire B1), de satisfaction des parents (seuls 60 % des parents s’estiment satisfaits) et de disponibilité des familles à prendre en charge la poursuite des cours (seuls 28 % des parents s’y disent disposés). Cette évaluation finalisée est présentement transmise au Parlement.

Dans ce contexte, le choix retenu a été celui d’une adaptation du PELF. En fonction de l’intensité et de la viabilité de la demande des familles françaises, appréciée localement, avec le soutien des postes diplomatiques et consulaires, par les Alliances françaises (AF) et Instituts français qui mettent en oeuvre le PELF, celui-ci pourra continuer à être déployé à titre gracieux comme produit d’appel, sur les crédits du poste, et à titre onéreux sur la durée. A titre d’exemple, au Mexique, 61 enfants se sont inscrits au PELF payant auprès des AF mexicaines, qui envisagent pour 2026 la création d’un “Pass ado langue Française” (PALF) pour les publics de 12 à 17 ans, afin d’assurer la continuité du PELF. Par ailleurs, l’expérimentation du PELF a donné lieu, par exemple en Chine et en Thaïlande, à des projets de transformation des classes PELF en associations Français Langue maternelle (FLAM).

Ces perspectives, qui permettent de mieux accompagner les enfants de nos concitoyens à l’étranger, pourront notamment être soutenues dans le cadre du dispositif FLAM mis en oeuvre par l’Agence pour l’enseignement français à l’étranger (AEFE).

Lire Question/Réponse sur le site du Sénat

(*) Précédemment nommé : Pass éducation langue française

LPM (3/3) – Protéger nos infrastructures critiques des prises de contrôle à distance – Vidéo Q/R (7’33)

Les infrastructures critiques qui assurent le fonctionnement quotidien de notre pays – énergie, transports, télécommunications, eau ou santé – reposent de plus en plus sur des systèmes numériques de pilotage et de contrôle.

Or, certains de ces équipements peuvent intégrer des capacités d’administration, de mise à jour ou d’intervention à distance susceptibles d’être exploitées par leurs concepteurs, fournisseurs ou équipementiers. Lorsque ceux-ci relèvent d’intérêts étrangers, cette dépendance peut devenir une vulnérabilité stratégique.

Dans sa réponse, Catherine Vautrin, ministre des Armées a justifié son opposition à cet amendement en invoquant le futur dispositif issu de la loi dite « Résilience », chargée notamment de transposer la directive européenne REC (Résilience des Entités Critiques).

J’ai néanmoins décidé de maintenir mon amendement pour deux raisons. D’abord, parce que si nos infrastructures critiques venaient demain à subir une attaque exploitant précisément ce type de vulnérabilité, la ministre devrait alors assumer les conséquences du refus d’agir dès aujourd’hui. Ensuite, parce qu’il est paradoxal de se prévaloir d’une transposition de la directive REC alors que le Gouvernement lui-même empêche, depuis plus d’un an, l’aboutissement du projet de loi Résilience en ne l’inscrivant pas à l’ordre du jour de l’Assemblée nationale.

Cependant, mes collègues n’ont adopté pas mon amendement visant à renforcer la résilience des opérateurs d’importance vitale (OIV) face à ce risque encore insuffisamment pris en compte, malgré le soutien de mon groupe Union centriste.

Lire l’amendement n°30

LPM (2/3) – Véhicules connectés : renforcer notre souveraineté technologique – Vidéo Q/R (2’13)

Les véhicules connectés sont devenus de véritables plateformes numériques intégrant caméras, capteurs, systèmes de géolocalisation, logiciels embarqués et capacités de mise à jour à distance.

Lorsqu’ils sont utilisés par les armées, les administrations publiques, les opérateurs d’importance vitale ou les gestionnaires d’infrastructures critiques, ils peuvent constituer une vulnérabilité majeure si leurs systèmes ne sont pas pleinement maîtrisés.

Plusieurs démocraties, dont Taïwan, ont déjà pris des mesures pour réduire ces risques.

C’est pourquoi mes collègues ont adopté mon amendement visant à renforcer la souveraineté technologique et la cybersécurité des équipements connectés utilisés dans les secteurs sensibles, dans le cadre du projet de loi actualisant la programmation militaire pour les années 2024 à 2030.

Lire l’amendement n°31

LPM (1/3) – Vers une doctrine de cyber-dissuasion – Vidéo Q/R (1’27)

Dans le cadre du projet de loi actualisant la programmation militaire pour les années 2024 à 2030, j’ai proposé une avancée majeure pour notre doctrine de défense : le principe d’une cyber-dissuasion est désormais inscrit dans la loi grâce à l’un de mes amendements.

Afin de répondre aux cyberattaques d’origine étatique et aux menaces relevant de la guerre hybride, la loi de programme militaire (LPM) affirme désormais le principe d’une cyber-riposte active et proportionnée, fondée sur la capacité de nos armées à conduire des actions de lutte informatique offensive.

Cela traduit une conviction que je partage depuis longtemps avec mon collègue Michaël Vallet : la France doit être capable non seulement de se défendre, mais aussi de dissuader.

Je remercie chaleureusement ma collègue Évelyne Perrot d’avoir défendu cet amendement en mon absence, alors que j’assistais une cérémonie d’inauguration, à l’invitation du Président de la République, ainsi que Cédric Perrin, rapporteur du texte, pour son soutien. Lire l’amendement n°32

Dans le cadre du projet de loi actualisant la programmation militaire pour les années 2024 à 2030, mon amendement qui complète en ces termes le Rapport annexé : « La France se dote d’une capacité de cyber-dissuasion graduée et attribuable contre les acteurs étatiques conduisant des cyberattaques persistantes contre ses intérêts, ses infrastructures critiques et ses représentants. En cas de guerre hybride menaçant le territoire national, la continuité des activités essentielles à la vie de la Nation et la protection de la population, les armées conduisent les actions de luttes informatiques défensive (LID), offensive (LIO) et d’influence (L2I) en étroite coordination avec le Secrétariat général de la défense et de la sécurité nationale. »

Cybersécurité : la France menacée d’une condamnation européenne

La Commission européenne s’apprête à saisir la Cour de justice de l’Union européenne contre la France pour non-respect de ses obligations en matière de cybersécurité.

Avec Philippe Latombe, président de la commission spéciale de l’Assemblée nationale, nous avons souhaité rappeler, dans le communiqué ci-dessous, adressé à la presse, que la protection de nos infrastructures critiques ne peut plus attendre.

COMMUNIQUÉ DE PRESSE – Paris, le 10 juin 2026

Comme nous en avons déjà été avertis depuis quelques jours, la Commission européenne s’apprête, juste avant ou juste après l’été, au plus tard avant la fin de l’année, à poursuivre la France et l’Espagne devant la plus haute juridiction européenne, la Cour de justice de l’Union (CJUE), pour ne pas avoir adopté une loi transposant dans leur droit les règles européennes sur la protection des infrastructures critiques contre les cyberattaques.

Pour la France, ce n’est pas faute d’avoir été rappelée à l’ordre parce qu’elle n’a pas respecté
la date limite d’octobre 2024, non seulement par ladite commission, à deux reprises, mais aussi par nous-mêmes qui nous inquiétions à raison des risques encourus par les entités publiques et privées concernées par la réglementation européenne, dans un contexte international très dégradé et menaçant.

Le 10 septembre dernier, la Commission spéciale de l’Assemblée nationale dédiée au projet de loi relatif à la résilience des infrastructures critiques et au renforcement de la cybersécurité avait pourtant voté, à l’unanimité, le texte relatif à la résilience des infrastructures critiques et au renforcement de la cybersécurité.

Son examen en hémicycle semblait une formalité qui allait permettre la mise en conformité de notre pays avec la réglementation européenne. Et puis, plus rien ! Ce texte, en dépit de nos alertes répétées, est sans cesse repoussé aux calendes.

Une telle décision de la Commission européenne, rare dans son histoire, devrait de surcroît se concrétiser par une amende pouvant atteindre plusieurs dizaines millions d’euros, une sanction financière dont notre budget national pourrait bien se passer, en ces temps de disette.

Est-il encore besoin de le répéter ?
La finalisation du parcours de ce texte législatif sur la protection
des infrastructures critiques contre les cyberattaques est une urgence absolue.
.
Philippe Latombe, Député de la Vendée, Président de la Commission spéciale de l’Assemblée nationale
Olivier Cadic, Sénateur des Français établis hors de France, Président de la Commission spéciale du Sénat

Communiqué de presse (en pdf)

Édito – La démocratie de proximité à l’échelle du monde

Lire : l’INFOLETTRE n°256 – Avril-Mai 2026Logo HebdoLettre bleu - Rond75

La nuit du 31 mai fut longue, tant pour les candidats qui attendaient les résultats que pour celles et ceux qui ont assuré l’organisation du scrutin aux quatre coins du monde. Dans 130 circonscriptions, d’Ankara à Rabat, de Tokyo à Rio, nos compatriotes ont renouvelé leurs représentants.

J’adresse mes plus sincères félicitations à l’ensemble des conseillères et conseillers des Français de l’étranger élus, ainsi qu’aux déléguées et délégués consulaires. Je veux également saluer tous les candidats qui ont choisi de s’engager au service de l’intérêt général. Une campagne électorale exige du temps, de l’énergie et des convictions ; cet engagement mérite le respect.

Au-delà des résultats, ce scrutin rappelle que la démocratie des Français de l’étranger repose avant tout sur des élus de terrain, au contact quotidien de nos communautés. Cette élection ouvre également un nouveau cycle institutionnel. Les 27 et 28 juin prochains, les conseillers des Français de l’étranger éliront à leur tour les membres de l’Assemblée des Français de l’étranger (AFE). Le travail ne fait que commencer.

Le niveau de participation doit toutefois nous interpeller. Avec 234 463 votants sur près de 1,67 million d’inscrits, la participation s’établit à 13,98 %. Parmi les difficultés relevées, la question de l’utilisation des SMS dans le cadre du vote par internet a de nouveau posé problème à certains électeurs. Avant le scrutin, j’avais d’ailleurs interrogé au Sénat Mme Éléonore Caroit, ministre déléguée chargée des Français de l’étranger, afin d’alerter sur les problèmes liés à ce dispositif. Les difficultés rencontrées montrent qu’une réflexion devra être poursuivie afin d’améliorer les modalités du vote par internet.

Le renforcement de la participation demeure l’un des grands défis de notre démocratie à l’étranger. Nul doute que la prochaine Assemblée des Français de l’étranger aura à cœur de travailler à son amélioration afin que davantage de nos compatriotes prennent part aux choix qui les concernent.

Fidèlement,

Olivier Cadic

Sommaire :

A LA UNE
. Venezuela – María Corina Machado – Prix Nobel de la Paix
. Palais de l’Élysée – Mauritanie – Dîner d’état

FRANÇAIS DE L’ÉTRANGER
. QAG – Réformes attendues par les Français de l’étranger
. Échanges avec le Secrétaire général du MEAE sur quelques dossiers sensibles
. Accès bancaire aux Français de l’étranger : une priorité non résolue
. Aide publique au développement : L’AFD doit-elle aider les entreprises françaises… ou leurs concurrents chinois ?

ENSEIGNEMENT FRANÇAIS A L’ÉTRANGER
. ANEFE – AG UFE Monde
. ANEFE – France Éducation Internationale
. ANEFE – Réforme AEFE

EN CIRCONSCRIPTION
> ROYAUME-UNI – Londres (11-14 mars & 13 avril 2026)
> TUNISIE – Tunis (26-29 mars 2026)
> ALLEMAGNE – Hambourg (16-17 avril 2026)

SÉNAT – COMMISSION DES AFFAIRES ÉTRANGÈRES, DE LA DÉFENSE ET DES FORCES ARMÉES
. Actualisation de la LPM – Audition de Catherine Vautrin
. Christophe Lecourtier nouveau DG de l’AFD

SÉNAT – RELATIONS INTERNATIONALES – GROUPES D’AMITIÉ
. Taïwan : rencontre avec la ministre Hsu Chia-Ching
. Médicaments falsifiés en Afrique : vers la souveraineté sanitaire
. Rwanda – Commémoration du génocide perpétré contre les Tutsi
. IPAC : parlementaires de 30 pays s’expriment sur l’avenir de Taïwan
. L’élargissement européen face au défi de l’opinion
. Forum Investir en Afrique – Table ronde Baromètre du CIAN
. Liban : Pierre Anhoury au cœur de l’urgence sanitaire

SÉNAT – CYBERSÉCURITÉ & IA
. “Lecornu débranche l’Anssi, accusée de ne pas avoir sécurisé des sites sensibles de l’État” (Le Canard enchâîné, 13/05/2026)
. Cybersécurité : sensibiliser face à une menace devenue systémique
. Rencontres Défense & Cyber : faire de la souveraineté numérique une réalité stratégique
. France Médias Monde : en première ligne de la guerre informationnelle
. “L’encadrement du renseignement en sources ouvertes en approche à l’Assemblée nationale” (Intelligence Online, 16/04/2026)
. “Cyberattaques : la fragilité des administrations” (Les Petites Affiches, 04/05/2026)
. “Services de renseignement contre vie privée : le chiffrement paralyse l’Assemblée” (TradingView & Upday, 05/05/2026)
. Cybersurveillance : Le pire contre-attaque !

MÉDIAS
. “Situation au Liban et dans le Golfe” (Cairo News – 10/05/2026 – Vidéo 8’38)
. Prix du carburant, Total, Loi programmation militaire : débat avec Éric Coquerel (LCP / Public Sénat – 10 avril 2026)
. Olivier Cadic : “Dans le futur, nous serons fiers des décisions prises par la France, aujourd’hui” (RFI – 01/04/2026)

Découvrir l’InfoLettre n°256

Adieu à Éric Simon, fureteur de Londres et soldat de la mémoire

C’est avec une immense tristesse que j’apprends la disparition de mon ami Éric Simon.

Pour beaucoup de Français de Londres, Eric était une figure familière, un homme hors du commun, attachant et admiré.

Né à Limoges, tombé amoureux de Londres dès 1965, il avait fini par y poser ses valises en 1974 pour faire de la capitale britannique son terrain d’inspiration.

Conseiller principal d’éducation au lycée Charles de Gaulle pendant quarante ans, élu au Conseil supérieur des Français de l’étranger en 1994, Eric aimait Londres comme peu de personnes peuvent aimer une ville.

Pendant des décennies, il a arpenté ses ruelles, fouillé ses archives, exhumé ses légendes, pour nous offrir des livres qui marquent les esprits : Londres, balades au fil des ombres, Le Fureteur de Londres, ou encore Londres au fil de la France Libre.

Car Eric était avant tout un fureteur. Un conteur. Comme il le disait lui-même : « Je m’intéresse toujours à ce qu’il y a derrière l’histoire » : les anecdotes, les mystères, les destins oubliés… Grâce à ses conférences, ses balades guidées, ses chroniques, il emmenait les Français de Londres sur les traces de Jack l’Éventreur, de Sherlock Holmes, des espions de la guerre, des héros de la France Libre. Nous le suivions, fascinés, parce qu’il avait ce don rare : faire revivre le passé comme s’il l’avait vécu lui-même.

Je me souviens de ce Noël 2013 que l’UFE GB avait organisé à l’Institut français : Eric avait réchauffé les cœurs en nous racontant le Noël 1941 des combattants de la France Libre, lorsque de Gaulle leur avait rendu visite par surprise. Ce soir-là, comme toujours, il avait ce talent de rendre le passé vivant, palpable, émouvant.

Éric Simon était un soldat de la mémoire. Ses héros ordinaires (le Commando Kieffer, ces résistantes comme Christiane Barstow ou Muriel Byck), il avait à cœur de transmettre leur courage, leur abnégation, leur amour de la liberté. « Devoir de mémoire sera notre devoir ! » écrivait-il après les commémorations du Débarquement en 2014, où il avait partagé des moments inoubliables avec les vétérans américains et français. Aujourd’hui, alors que nous pleurons sa disparition, ces mots résonnent avec une force particulière.

J’ai également admiré son engagement militant au service des autres. Son indignation face aux discriminations subies par les personnes handicapées qu’il a portée avec fougue lors des élections consulaires de 2014, lorsqu’il m’a fait l’honneur d’être sur ma liste, reste gravée dans nos mémoires.

Éric Simon était un homme chaleureux, généreux, drôle. Ceux qui l’ont croisé gardent en mémoire son rire, ses histoires interminables et son côté fana de Tintin, de films anciens, de vieilles radios, de Dinky Toys ou encore de vestes en tweed…

Merci, Eric, pour ta foi en la France, pour ton combat en faveur de la dignité, pour avoir été un pont entre la France et l’Angleterre et un témoin infatigable de notre mémoire collective.

À sa famille, à ses proches et à tous ceux qui ont eu la chance de croiser sa route, j’adresse mes pensées les plus émues.

Vidéo : Eric Simon raconte le Noël 1941 des Français de Londres à l’assistance

Paris Cyber Summit – Renforcer les capacités cyber dans les Balkans

Dans le cadre du Paris Cyber Summit, j’ai eu le plaisir d’accueillir au Sénat, le 1er juin dernier, une réunion consacrée au thème : Balkans : construire la résilience cyber sous menace permanente.

Une cinquantaine de ministres, responsables gouvernementaux, parlementaires et experts internationaux de la cybersécurité m’ont fait l’honneur de participer à ces échanges. Tous étaient réunis à Paris à l’occasion du Paris Cyber Summit, organisé par Sébastien Garnault, fondateur de la Cyber Task Force.

En ouverture de cette rencontre, j’ai rappelé que les Balkans occidentaux ne sont pas à la porte de l’Europe : ils sont au cœur de sa sécurité démocratique. Confrontés quotidiennement aux cyberattaques, aux campagnes de désinformation et aux tentatives d’ingérence, ces pays constituent une véritable ligne de front dont l’expérience est précieuse pour l’ensemble des démocraties européennes.

Face à ces menaces, nous partageons une même exigence : renforcer notre résilience collective, réduire nos dépendances technologiques et développer une capacité crédible de dissuasion dans le cyberespace.

Plusieurs responsables gouvernementaux des Balkans occidentaux nous ont ensuite présenté l’état de la menace dans leurs pays respectifs ainsi que les réponses mises en œuvre pour y faire face : M. Stefan Andonovski, ministre de la Transformation numérique de la Macédoine du Nord ; M. Marash Dukaj, ministre de l’Administration publique du Monténégro ; M. Lulëzon Jagxhiu, ministre de la Numérisation et de l’Administration publique du Kosovo ; ainsi que Mme Enkeljeda Muçaj, vice-ministre des Infrastructures et de l’Énergie de l’Albanie.

Lors de cette journée, j’ai eu le plaisir de revoir M. Phil Stupak, ancien directeur adjoint national pour la cybersécurité à la Maison-Blanche et directeur principal Advocacy à l’ISC.

Cette rencontre a également été l’occasion de retrouver avec mon collègue Philippe Latombe. Nous présidons respectivement, à l’Assemblée nationale et au Sénat, les commissions spéciales chargées d’examiner le projet de loi relatif à la résilience des infrastructures critiques et au renforcement de la cybersécurité.

Je remercie l’ensemble des intervenants et des participants pour la qualité des échanges, qui ont contribué au succès de cette rencontre placée sous le signe de la coopération, du partage d’expérience et de la défense de nos démocraties.

MON INTERVENTION (traduite en français) :

Avec Sébastien Garnault, fondateur de la Cyber Task Force et David Lashway, partner at Sidley Austin

Mesdames et Messieurs les ministres, vice-ministres, secrétaires d’État, directeurs,
Mesdames, Messieurs,
Chers partenaires et amis,

Bienvenue à Paris. Bienvenue au Sénat français.

C’est un grand plaisir et un honneur de vous accueillir aujourd’hui dans cette institution afin d’échanger sur des sujets de la plus haute importance : les défis technologiques, la cybersécurité, la résilience démocratique et, plus encore aujourd’hui, les profondes transformations induites par les progrès rapides de l’intelligence artificielle.

Ces questions ne sont plus de simples sujets techniques. Elles touchent à la souveraineté, à la sécurité, à la stabilité démocratique et à la coopération internationale. Elles concernent notre capacité, en tant que démocraties, à protéger nos institutions, nos citoyens, nos infrastructures critiques ainsi que l’intégrité du débat public.

En tant que vice-président de la commission des Affaires étrangères, de la Défense et des Forces armées du Sénat, et rapporteur pour avis du budget de l’Agence nationale de la sécurité des systèmes d’information (ANSSI), je suis profondément convaincu que la cybersécurité est devenue l’une des dimensions essentielles de notre sécurité nationale et collective.

La France est engagée de longue date en faveur de la sécurité internationale et de la stabilité de l’Europe, aux côtés de ses partenaires, que je remercie également pour leur présence aujourd’hui.

Cet engagement est particulièrement fort lorsqu’il s’agit des Balkans occidentaux. Pour la France, les Balkans occidentaux ne constituent pas une région lointaine. Ils font partie intégrante de l’environnement stratégique européen. Leur stabilité, leur résilience et la solidité de leurs institutions démocratiques sont directement liées à la sécurité de l’ensemble du continent européen.

C’est pourquoi la France, comme l’Union européenne, a développé une stratégie claire en faveur des Balkans occidentaux, en soutenant les réformes, la coopération régionale, le renforcement de la résilience, la cybersécurité et la lutte contre la désinformation.

C’est également la raison pour laquelle le Parlement français, et tout particulièrement le Sénat, a soutenu et voté les investissements nécessaires au renforcement de ces efforts…

Lire la suite de mon intervention en français (traduction) / en anglais

Sénat – Aide publique au développement : L’AFD doit-elle aider les entreprises françaises… ou leurs concurrents chinois ? – Vidéo Q/R (7’52)

Ce 26 mai, le Sénat a débattu des “enjeux et perspectives de l’aide publique au développement (APD)”, dans un contexte marqué par la baisse des crédits budgétaires et la montée des rivalités géopolitiques.

Au nom du groupe Union centriste, j’ai plaidé pour une approche plus stratégique de notre politique de développement, conciliant solidarité, souveraineté des pays aidés et défense de nos intérêts économiques.

J’ai notamment alerté la ministre Éléonore Caroit sur les dérives du système actuel des appels d’offres internationaux de l’AFD, encore trop dominé par la logique du moins-disant, qui fragilise nos entreprises et favorise parfois des dépendances technologiques préoccupantes, notamment vis-à-vis de la Chine.

A ce titre, j’ai appelé à associer les conseillers du commerce extérieur de la France et les chambres de commerce françaises à l’international à l’élaboration des appels d’offres.

VERBATIM de mon intervention

Madame la Présidente, madame la Ministre, mes chers collègues.

Je me souviens du vote de 2021 sur la loi de programmation relative à l’aide publique au développement. Ce soir-là, il régnait dans cet hémicycle une atmosphère presque comparable à celle de la Nuit du 4 août. Tout semblait possible pour notre politique du développement. Les ambitions étaient à la hauteur des enjeux et nous avions voté presque unanimement l’objectif de porter notre aide publique au développement à 0,7 % du revenu national brut.

Cinq ans plus tard, la réalité est plus rude. Les crédits ont fondu d’un tiers. La baisse atteint encore 16 % en 2026. L’échéance des 0,7 % fixée d’abord à 2025 a glissé à 2030 et chacun sait qu’elle glissera probablement encore.

Le principe de réalité budgétaire s’impose à tous. Dans ce contexte, l’Agence française de développement doit s’adapter, revoir ses priorités, rechercher davantage de financements européens, faire plus avec moins, mais surtout faire mieux. Et faire mieux commence par une exigence simple : avoir les entreprises françaises avec l’AFD et non contre l’AFD.

Aujourd’hui, les entreprises françaises ne remportent que 42 % des marchés financés par l’AFD. Madame la Ministre, considérez-vous ce résultat comme satisfaisant ? Sinon, quel objectif vous fixez-vous ?

Le système des appels d’offres reste encore trop dominé par la logique du moins-disant, le prix le plus bas et rien d’autre. C’est une impasse. Nous devons privilégier le mieux-disant en intégrant davantage de critères de qualité, de durabilité, de RSE, de maintenance, de sécurité, de souveraineté technologique.

C’est pourquoi je propose que nos conseillers du commerce extérieur de la France et nos chambres de commerce françaises à l’international puissent être davantage associées à la définition des critères qualitatifs des appels d’offres. Madame la Ministre, que pensez-vous de cette proposition ?

Car la politique du moins-disant a aujourd’hui un champion : la stratégie chinoise. Des entreprises chinoises remportent des marchés avec des offres à moins 50 %, parfois moins 60 % des prix du marché. Puis, elles prennent volontairement du retard. Elles réclament des avenants pour avancer et les coûts explosent une fois la concurrence éliminée. Ce n’est pas seulement une stratégie commerciale, c’est une stratégie de conquête. Nos entreprises quittent ces marchés et lorsqu’elles les quittent, elles n’y reviennent plus. Nous voyons même apparaître des infrastructures financées avec des fonds européens ou français, mais conçues sans adaptation suffisante aux réalités locales. Je pense à ce pont construit trop bas sur une voie rapide africaine, empêchant les camions de circuler normalement dessous.

Madame la Ministre, ma question touche désormais directement à la souveraineté des pays que nous aidons. Dans près de quatre projets sur dix, les entreprises françaises ne peuvent même pas concourir parce que les équipements retenus ne correspondent ni à leurs standards ni à leurs technologies.

Allons-nous continuer à financer, avec de l’argent public français et européen, des équipements stratégiques, panneaux solaires, éoliennes, systèmes électroniques de contrôle, qui peuvent être pilotés à distance et placer des pays entiers dans une dépendance technologique critique vis-à-vis de Pékin ?

Car derrière les infrastructures, il y a désormais les logiciels, les capteurs, les systèmes de contrôle, les mises à jour à distance. Et demain, si Pékin décide, qui peut garantir que l’approvisionnement électrique de certains pays ne pourra pas être perturbé, ralenti, voire bloqué ? Le sujet n’est plus commercial, il est stratégique, il est géopolitique.

L’aide publique au développement doit être un outil de solidarité, mais aussi un outil de souveraineté et de liberté pour les pays que nous accompagnons. Elle ne peut pas devenir le cheval de Troie de dépendance technologique qui priverait demain ces États de leur autonomie. Je vous remercie.

REPONSE de Mme Eléonore CAROIT, ministre déléguée chargée de la francophonie, des partenariats internationaux et des Français de l’étranger : LIEN

MA REPLIQUE

Merci beaucoup, madame la Présidente.

Oui, 80% de 60%, ça fait 42% exactement.

Merci de rappeler le rôle des conseillers du commerce extérieur, des chambres de commerce françaises à l’international. C’est pour cela que je pense qu’il faut absolument qu’elles soient associées à la rédaction des appels d’offres pour justement qu’on prenne bien en compte toutes les problématiques et non pas simplement le prix, le moins-disant.

On a vraiment besoin de réconcilier nos entreprises avec l’Agence française du développement.

Je veux encourager et saluer l’arrivée de Christophe Lecourtier à la direction de l’AFD qui donne toutes les garanties de compréhension de ces problématiques. Et donc, je veux saluer cette arrivée et l’encourager à réussir ce que nous, et nos entreprises attendent depuis longtemps. Merci.

QAG – Réformes attendues par les Français de l’étranger – Vidéo Q/R (4’39)

Ce 20 mai, à l’occasion de la séance des Questions d’actualité au gouvernement, j’ai interrogé Éléonore Caroit, ministre chargée de la Francophonie, des Partenariats internationaux et des Français de l’étranger, sur quatre préoccupations majeures de nos compatriotes établis hors de France : la solution de financement de la CFE, les décisions du conseil d’administration de l’AEFE de décembre dernier, la CSG-CRDS des non-résidents hors de l’Union européenne et, enfin, les difficultés liées au vote à distance par internet.

VERBATIM de mon intervention

Madame la Ministre,

J’associe ma collègue Olivia Richard à mes questions. A deux jours de l’ouverture du vote pour les élections des conseillers des Français de l’étranger, beaucoup de Français établis hors de France expriment moins une colère qu’une lassitude.
Lassitude devant les difficultés persistantes de la Caisse des Français de l’Étranger.
En tant que députée, vous aviez proposé une solution de financement de la CFE. Depuis votre entrée au Gouvernement, quelles suites concrètes y avez-vous données ?

Lassitude face aux inquiétudes qui pèsent sur l’avenir du réseau AEFE, après des décisions du Conseil d’administration qui conduisent aujourd’hui à faire supporter aux établissements privés vertueux les conséquences des difficultés liées aux établissements à gestion directe.
J’avais demandé ici-même leur suspension, le 4 février dernier, au ministre de l’Europe et des affaires étrangères.
Vous avez ensuite indiqué aux parlementaires des Français de l’étranger votre désaccord avec ces décisions de l’AEFE.
Mais si vous les jugez mauvaises, pourquoi les laisser produire leurs effets néfastes partout dans le monde ?

Il est d’ailleurs difficilement compréhensible qu’à la fin du second quinquennat, le Gouvernement nomme encore une mission chargée de réfléchir à une réforme de l’AEFE tout en renvoyant les arbitrages à après les élections des Français de l’étranger.
Plus surprenant encore lorsque, dans le même temps, la sénatrice chargée de cette mission laisse déjà circuler dans la presse différents scénarios pendant la campagne, sans qu’aucune décision ne soit assumée.
Lassitude encore devant les débats récurrents sur une fiscalité fondée sur la nationalité portée par la gauche, ou devant l’iniquité persistante de la CSG-CRDS pour les non-résidents hors de l’Union européenne, instaurée en 2012.
Partagez-vous la position du Gouvernement qui maintient cette CSG-CRDS depuis maintenant neuf ans?

Enfin, Madame la Ministre, Français de l’étranger ont la chance, vous le savez, de pouvoir voter à distance par internet.
Des remontées sont particulièrement préoccupantes : à ce stade, aucun SMS ne semble reçu en Chine.
Il me remonte des problèmes des 4 coins du monde.
Quelle procédure concrète et immédiatement accessible le Gouvernement met-il en place pour permettre aux électeurs de récupérer les codes qu’ils n’ont pas reçu ?