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Sénat – Maroc – Fête du Trône : une relation d’exception tournée vers l’avenir

Merci à Samira Sitaïl, ambassadrice de Sa Majesté le Roi du Maroc en France, et à Samir Addahre, ambassadeur, délégué permanent du Royaume du Maroc auprès de l’Unesco, pour leur invitation à la réception organisée, ce 30 juillet, à l’occasion du 27e anniversaire de l’intronisation de Sa Majesté le Roi Mohammed VI.

Comme chaque année, j’ai eu plaisir à participer à cette célébration aux côtés de Christian Cambon, président du groupe interparlementaire d’amitié France-Maroc du Sénat.

Les discours de Samira Sitaïl et d’Éléonore Caroit, ministre déléguée chargée de la Francophonie, des Partenariats internationaux et des Français de l’étranger, ont illustré la dynamique positive qui anime aujourd’hui la relation franco-marocaine.

La 15ᵉ Réunion de haut niveau franco-marocaine du 16 juillet dernier, présidée à Rabat par Sébastien Lecornu et Aziz Akhannouch, a confirmé le retour à une relation d’exception entre la France et le Maroc. Elle s’est traduite par la signature de quatorze accords de coopération et par l’annonce d’un traité bilatéral inédit, appelé à structurer durablement notre partenariat, une première entre la France et un État non membre de l’Union européenne.

J’ai félicité l’ambassadrice Samira Sitaïl pour son discours empreint des valeurs de tolérance et de respect de la pluralité qui caractérisent le Royaume. Son message résonne avec une force particulière dans un contexte international marqué par les tensions et les tentations du repli.

Outre Éléonore Caroit, la présence de nombreux membres du gouvernement français témoignait de l’excellence de la relation franco-marocaine : Nicolas Forissier, ministre délégué chargé du Commerce extérieur et de l’Attractivité ; Benjamin Haddad, ministre délégué chargé de l’Europe ; Anne Le Hénanff, ministre déléguée chargée de l’Intelligence artificielle et du Numérique ; ainsi que Naïma Moutchou, ministre des Outre-mer.

Cette réception m’a offert l’occasion de poursuivre mes échanges avec Éléonore Caroit et Martin Briens, secrétaire général du ministère de l’Europe et des Affaires étrangères, sur le projet de transfert contesté du consulat d’Agadir sur le site de l’Institut français. J’ai relayé les fortes préoccupations de nos conseillers des Français de l’étranger Claude Fontenoy et Nathalie Payre, très engagés sur ce dossier dans le prolongement de l’action de leurs prédécesseurs Jean-Claude Rozier et Nadia Fehmi Taghi.

J’ai également échangé avec le ministre Nicolas Forissier sur la nécessité de faire aboutir rapidement la convention fiscale bilatérale avec la République dominicaine, dont il mesure pleinement l’importance. Je demeure pleinement mobilisé sur ce dossier afin de soutenir les efforts de Nicolas Brehm, conseiller des Français de l’étranger, et de Charles-Henri Chenut, président de la commission Amérique latine des CCEF.

J’ai été heureux de retrouver Nacim Tourougui, chef de mission adjoint de l’ambassade du Maroc en France, qui avait récemment accompagné la délégation de parlementaires marocains au Sénat, ainsi que Sébastien Le Bonté, président de la Chambre française de commerce et d’industrie du Maroc, et Jean-Charles Damblin, son directeur général, dont l’action contribue chaque jour à donner un contenu économique concret à l’amitié franco-marocaine et à ouvrir de nouvelles perspectives à nos entreprises.

Plus que jamais, la relation entre la France et le Maroc s’appuie sur une histoire commune tout en se projetant vers l’avenir. Au bénéfice de nos deux pays, de nos entreprises et de nos citoyens, vive l’amitié franco-marocaine ! +d’images

Explosion du port de Beyrouth : le devoir de vérité

Six ans après l’explosion du port de Beyrouth, mes pensées les plus sincères vont aux victimes et à leurs familles.

Au fil des années, j’ai eu le privilège de rencontrer nombre d’entre elles. Derrière chaque nom, il y a un visage, une histoire, une vie brisée. Leur dignité dans l’épreuve et leur détermination à obtenir la vérité et la justice inspirent le plus profond respect.

Aucune nation ne peut se reconstruire durablement sans vérité ni sans justice. Puissent les responsables de cette tragédie enfin répondre de leurs actes.

Merci à Nadia Chaaya, conseillère des Français de l’étranger pour le Liban et la Syrie, pour son engagement sans relâche auprès des familles, afin que leur combat ne soit jamais oublié et que la justice passe enfin. +d’images

En circonscription au Bahreïn – Manama (16–18 juin 2026)

Après l’Arabie saoudite, seconde étape de notre déplacement avec le groupe d’amitié sénatorial (Lire Riyad & Dammam, Al Khobar)

En compagnie de Rémi Pointereau, président délégué du groupe pour Bahreïn, et de Nathalie Delattre, présidente déléguée pour l’Arabie saoudite, nous avons rejoint le royaume depuis l’Arabie saoudite en empruntant la chaussée du Roi Fahd. Long de 25 kilomètres, ce pont-digue constitue bien davantage qu’un ouvrage d’art : il est un axe vital pour les échanges économiques, les déplacements quotidiens et l’intégration régionale du royaume.

Communauté française

Ambassade

Dans un contexte marqué par les récentes tensions régionales et plusieurs frappes en provenance d’Iran, Bahreïn occupe une place stratégique au cœur du Golfe. Signataire des accords d’Abraham en 2020, le royaume poursuit une politique d’ouverture et de dialogue, tout en veillant à préserver sa sécurité et sa stabilité.

Un dîner de cadrage à la Résidence de France, autour de l’ambassadeur Éric Giraud-Telme, de Marie-Laure Charrier, première conseillère, et d’Alexis Andres, directeur adjoint de la direction Afrique du Nord et Moyen-Orient, nous a permis de faire le point sur la relation franco-bahreïnienne.

Cette visite s’inscrit dans le prolongement de la rencontre entre le Président de la République et le roi Hamad ben Issa Al Khalifa à l’Élysée en février dernier, ainsi que du 4ᵉ Haut Comité bilatéral franco-bahreïnien réuni en juillet 2025 entre les ministres des Affaires étrangères.

Nos échanges ont porté sur les enjeux régionaux ainsi que sur le développement de notre coopération économique, universitaire, scientifique et culturelle. +d’images

Acteurs de la communauté

Une communauté française solidaire dans l’adversité

Dernière étape de notre déplacement à Bahreïn : la rencontre avec notre communauté française, qui compte plus d’un millier de compatriotes.

J’ai tout d’abord eu un entretien avec Rosiane Houngo Monteverde, ex-conseillère à l’Assemblée des Français de l’étranger, qui vient d’achever son mandat au service des Français de Bahreïn et du Qatar. Elle a été, tout au long de cette mission, un point d’appui précieux, à la fois comme élue de terrain et comme relais indispensable pour mon action de sénateur des Français de l’étranger, mais aussi dans ma fonction de président du groupe d’amitié. Je tiens à saluer son engagement constant, sa disponibilité et la qualité de son travail au service de nos compatriotes.

Notre délégation sénatoriale a ensuite participé à la réception organisée à la Résidence par Éric Giraud-Telme, ambassadeur de France à Bahreïn. Je le remercie chaleureusement pour son accueil, son soutien et la préparation minutieuse de cette mission du groupe d’amitié, engagée dès l’an dernier, en compagnie de Marie-Laure Charrier, première conseillère.

Dans un contexte régional particulièrement tendu, nous avons souhaité manifester notre soutien aux autorités bahreïnies. Les stigmates des attaques iraniennes demeuraient encore visibles. J’ai tenu à féliciter nos compatriotes pour leur sang-froid et leur sens des responsabilités. Leur solidarité avec le peuple bahreïni a été remarquée et honorée. Notre délégation les a chaleureusement applaudis.

Bahreïn est un pays pionnier dans le Golfe : première école publique pour filles dès 1928, première Alliance française de la région en 1969. Je me réjouis de constater que cette tradition d’ouverture se poursuit aujourd’hui à travers les progrès de l’apprentissage du français, qui renforcent encore les liens entre nos deux pays.

Cette mission nous a permis de mesurer la solidité de l’amitié franco-bahreïnie et la qualité de l’engagement de notre communauté française, qui en est l’un des plus beaux visages. +d’images

Diplomatie parlementaire

Ministre des Affaires étrangères

L’entretien de notre délégation du groupe d’amitié avec le ministre des Affaires étrangères du Royaume de Bahreïn, le Dr Abdullatif Al Zayani, a permis de mieux mesurer la perception, par les États du Golfe, des menaces pesant sur leur sécurité.

Le ministre a dénoncé les capacités de nuisance de l’Iran en indiquant que, entre le 28 février et le 15 juin 2026, selon les autorités bahreïniennes, 85 % des missiles et drones lancés par l’Iran dans la région visaient les pays du Conseil de coopération du Golfe (CCG). Il a précisé que les cibles visées à Bahrein étaient principalement des infrastructures civiles et non des objectifs militaires.

Pour Manama, le Conseil de coopération du Golfe (CCG) demeure le principal garant de la stabilité régionale, l’Arabie saoudite constituant un pilier essentiel de cet équilibre.

Le ministre a également insisté sur la nécessité d’élargir les Accords d’Abraham à l’Arabie saoudite, tout en soulignant qu’une telle évolution reste indissociable d’une avancée sur la question palestinienne.

Il a enfin chaleureusement remercié la France pour son soutien à la résolution 2817 du Conseil de sécurité des Nations unies, portée par Bahreïn, exprimant la solidarité de la communauté internationale avec les États du Golfe et la Jordanie après les frappes iraniennes.

Cette convergence stratégique s’inscrit dans une diplomatie bahreïnienne marquée par une relation historique avec les États-Unis, dont Manama accueille le quartier général de la Ve flotte, mais aussi par une volonté de renforcer et de diversifier ses partenariats, notamment avec la France.

Cette relation bilatérale a été récemment consolidée par la signature d’un accord de coopération en matière de défense, à l’occasion de la visite à Paris de Sa Majesté le Roi Hamad bin Issa Al Khalifa. +d’images

Ministère de l’Industrie et du Commerce

Un environnement propice aux entreprises

Notre entretien avec Mme Iman Ahmed Al-Dosari, sous-secrétaire d’État au ministère de l’Industrie et du Commerce, en présence de l’ambassadeur Éric Giraud-Telme, a mis en lumière la résilience de l’économie bahreïnienne.

Malgré les fortes perturbations régionales des derniers mois, qui ont affecté les chaînes d’approvisionnement, le pays a su maintenir son activité en adaptant ses circuits logistiques via Djeddah, Amman ou les Émirats arabes unis.

La stratégie 2022-2026 vise à accroître la part de l’industrie dans le PIB, en misant sur l’agroalimentaire, les semi-conducteurs et les énergies renouvelables.

Cette ambition s’accompagne d’une simplification des démarches administratives —  Managing your business with a click — et de la création d’un fonds dédié au financement des PME, afin de renforcer l’attractivité du royaume pour les investisseurs. +d’images

Parlement – Majlis Al Shura (Chambre haute) – Majlis Al Nuwab (Chambre basse)

Petit État insulaire très dépendant de la stabilité des voies maritimes et du bon fonctionnement du CCG, Bahreïn a fait de la sécurité régionale une priorité absolue, comme cela est ressorti avec force des entretiens conduits avec les deux chambres du Parlement.

Reçue par S.E. M. Jamal Fakhro, vice-président du Majlis Al Choura (Chambre Haute), puis par S.E. M. Ahmed bin Salman Al-Musallam, président du Majlis Al Nuwab (Chambre Basse), la délégation a pu mesurer l’attachement de Bahreïn à la relation bilatérale avec la France, mais aussi les attentes de ses interlocuteurs en matière de protection de la navigation commerciale dans le détroit d’Ormuz.

Les responsables parlementaires bahreïniens ont salué la position française sur les dossiers palestinien et iranien, tout en exprimant leurs interrogations sur les modalités concrètes d’une mission militaire multinationale, portée notamment par la France et le Royaume-Uni, destinée à garantir la liberté de navigation dans cette zone stratégique. Ils ont également souligné la cohésion dont le CCG avait fait preuve dans le contexte du conflit avec l’Iran. +d’images

Diplomatie économique

Communauté économique – CCEF

Une présence économique française qui a de l’avenir

Si la relation économique entre la France et Bahreïn reste encore modeste en volume, elle offre un fort potentiel de développement. Près d’une quarantaine d’entreprises françaises sont implantées dans le Royaume, dans les services financiers, l’industrie, l’ingénierie, les infrastructures, l’hôtellerie ou encore l’assurance.

Avec la délégation du groupe d’amitié France–Pays du Golfe, nous avons souhaité mettre en lumière cette présence à travers trois étapes.

1️⃣ Les CCEF : préparer la croissance

Le dîner organisé à la Résidence de France avec les Conseillers du commerce extérieur de la France (CCEF) et plusieurs dirigeants d’entreprises a confirmé les nombreuses opportunités offertes par Bahreïn. Les autorités souhaitent renforcer leur coopération avec la France, notamment dans les énergies renouvelables et l’efficacité énergétique.

Cet enjeu est majeur : près de 70 % de l’énergie consommée dans les pays du Conseil de coopération du Golfe est consacrée à la climatisation. L’expertise française dans les technologies bas carbone, la gestion de l’énergie et les bâtiments durables constitue un atout pour répondre à ce défi.

Ces échanges ont confirmé que les entreprises françaises disposent d’un véritable savoir-faire pour accompagner la diversification économique engagée par Bahreïn et contribuer au renforcement de notre partenariat bilatéral.

2️⃣ Café Ségo : l’audace entrepreneuriale française

J’ai souhaité faire découvrir à la délégation le Café Ségo, créé par Ségolène Crêtaux, dont le parcours est exemplaire.

Malgré les épreuves de la pandémie, elle a développé son établissement, ouvert deux nouveaux cafés à Manama et démontré sa capacité à s’adapter aux circonstances avec beaucoup de pragmatisme.

Son succès illustre le talent, la créativité et la capacité de rebond des entrepreneurs français à l’étranger.

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3️⃣ Fives : l’excellence industrielle française

Notre visite de Fives Services Gulf, accueillis par son CEO Stephen Augustine, a mis en lumière l’ancrage industriel français à Bahreïn. Partenaire stratégique du producteur d’aluminium Alba, l’entreprise poursuit son développement régional tout en employant une majorité de collaborateurs bahreïnis. J’ai également eu le plaisir de retrouver les quatre jeunes VIE rencontrés l’an dernier, symboles de l’engagement de notre jeunesse à l’international.

Alba (Aluminium Bahrain)

L’un des objectifs de notre délégation était de promouvoir la destination France auprès des grands industriels bahreïniens. La visite d’Aluminium Bahrain (ALBA), fleuron industriel du Royaume, s’inscrivait pleinement dans cette démarche.

Nous avons été chaleureusement accueillis par Ali Al Baqali, CEO d’Alba, entouré de plusieurs membres de son comité de direction. J’ai été particulièrement sensible au fait que trois d’entre eux sont diplômés de l’Essec, illustrant la qualité des liens humains et académiques qui unissent la France et Bahreïn.

Créée il y a 55 ans, Alba emploie 3 200 collaborateurs. Son site de production ultramoderne figure parmi les plus performants au monde et accompagne une ambition assumée : faire d’Alba le premier producteur mondial d’aluminium. À lui seul, ce secteur représente 12 % du PIB de Bahreïn.

Nous avons salué la signature récente d’un protocole d’accord entre Alba et Bpifrance en vue de l’acquisition d’Aluminium Dunkerque, la plus grande fonderie d’aluminium de l’Union européenne, pour une valorisation de 2,2 milliards de dollars. Cette opération constitue un signal fort de confiance dans l’industrie française. Je me réjouis de voir Alba investir en France et contribuer au développement du site de Dunkerque, symbole d’une coopération industrielle appelée à se renforcer entre nos deux pays. +d’images

Al Zayani Investments – Imerys Zayani – Midal Cables

À la rencontre d’un grand capitaine d’industrie

Après notre visite d’Alba, premier producteur d’aluminium du Royaume, notre délégation a poursuivi sa découverte de la filière en visitant deux entreprises du groupe Al Zayani Investments, reçue par son président d’honneur, Khalid Al Zayani, figure emblématique de l’industrie bahreïnienne.

Entrepreneur visionnaire, il a construit un groupe diversifié présent dans l’automobile, la banque, la santé, l’immobilier, l’industrie et les services. Son parcours illustre l’ambition de Bahreïn de développer une économie ouverte, fondée sur l’innovation et les partenariats internationaux.

Notre première étape nous a conduits chez Imerys Al Zayani, coentreprise créée en 2014 entre le groupe français Imerys, leader mondial des minéraux de spécialité, et Zayani Industries. L’usine produit de l’alumine fondue blanche destinée aux abrasifs, aux réfractaires et aux céramiques techniques. J’ai été particulièrement intéressé par les investissements réalisés pour réduire l’empreinte carbone du site grâce à l’énergie solaire et au programme SustainAgility.

Nous avons ensuite visité Midal Cables, créée en 1977 et devenue le deuxième producteur mondial de câbles électriques haute tension, derrière la Chine. Alimentée directement en aluminium liquide par Alba, l’entreprise exporte ses produits sur tous les continents et participe à de grands projets d’infrastructures électriques. Son succès illustre parfaitement la stratégie de Bahreïn : créer davantage de valeur ajoutée en transformant localement l’aluminium produit dans le Royaume.

Ces visites ont également confirmé l’intérêt du groupe Al Zayani pour de futurs investissements en France. Elles témoignent du potentiel de coopération industrielle entre nos deux pays et de notre volonté commune de renforcer ce partenariat d’avenir. +d’images

Enseignement

Lycée français international

Pour la troisième fois, j’ai eu le plaisir de visiter le Lycée français international de Bahreïn, établissement du réseau de la Mission laïque française (MLF), accueilli par son proviseur, Sébastien Gaillard.

Notre délégation du groupe d’amitié France–Pays du Golfe a été particulièrement séduite par l’implication des élèves, qui ont assuré eux-mêmes une grande partie de la visite de leur établissement. Du CDI aux laboratoires, en passant par les classes de CP, de CM2 et la bibliothèque, ils ont présenté avec enthousiasme leur quotidien, leurs projets et les nombreux atouts de leur lycée. Rien n’est plus convaincant que de voir des élèves devenir les premiers ambassadeurs de leur école.

Les échanges avec les enseignants, les parents et les élèves ont illustré la richesse d’un établissement qui favorise l’ouverture sur le monde. Dès la classe de seconde, les élèves peuvent choisir une quatrième langue vivante, une singularité qui témoigne de l’ambition internationale de ce lycée.

Nous avons également découvert le projet artistique « Regards Croisés », qui met en dialogue les cultures française et bahreïnienne à travers les créations des élèves, illustrant parfaitement la vocation de notre enseignement français à l’étranger : transmettre des savoirs tout en créant des passerelles entre les cultures.

Je remercie chaleureusement Sébastien Gaillard, l’ensemble de l’équipe éducative, les parents d’élèves et surtout les élèves pour leur accueil. Leur enthousiasme, leur curiosité et leur fierté d’appartenir à leur établissement constituent la plus belle promotion du Lycée français international de Bahreïn, qui célébrera son 50ᵉ anniversaire à la fin de l’année 2026. Un bel anniversaire en perspective pour un établissement qui, depuis un demi-siècle, contribue au rayonnement de l’enseignement français et au rapprochement entre la France et Bahreïn. +d’images

Culture

Pose de la Première pierre de la nouvelle Alliance française

J’ai eu l’honneur de participer à la cérémonie de pose de la première pierre de la future Alliance française de Bahreïn, aux côtés de Son Excellence le Dr Mohammed bin Mubarak Juma, ministre de l’Éducation, de Hamed Al Mahmeed, directeur du bureau du Premier ministre, de Éric Giraud-Telme, ambassadeur de France à Bahreïn, de Ahmed Al Jawahery, président de l’Alliance française Bahrain, ainsi que des représentants des autorités bahreïnies et des partenaires institutionnels et privés.

À cette occasion, j’ai eu le plaisir de prononcer quelques mots sur la portée de ce projet pour l’avenir de la relation franco-bahreïnienne (mon discours).

Créée en 1969, première Alliance française du Golfe, l’institution ouvre aujourd’hui un nouveau chapitre de son histoire. Son futur siège, imaginé par l’architecte franco-libanais Pierre Sfeir (SA Atelier), offrira des salles de cours équipées de tableaux numériques, une médiathèque, un auditorium et des espaces culturels modernes.

Sa capacité d’accueil sera doublée afin d’accompagner le développement de l’enseignement du français et des échanges culturels.

Cette réalisation illustre la qualité de la coopération éducative entre nos deux pays. Depuis 2009, le français est enseigné dans les écoles publiques de Bahreïn, renforçant chaque année les liens entre nos deux peuples.

Je tiens à féliciter chaleureusement Céline Martin, directrice, et toute l’équipe de l’Alliance française de Bahreïn, ainsi que l’ensemble des sponsors, partenaires bahreïniens et français, pour avoir porté ce projet avec détermination jusqu’à sa concrétisation.

Cette nouvelle Alliance constitue bien plus qu’un bâtiment : c’est un investissement dans la jeunesse, la francophonie et le dialogue entre les cultures. Elle consolide durablement la relation d’amitié entre la France et Bahreïn et contribuera, pour les décennies à venir, au rayonnement de notre langue et de notre culture au cœur du Golfe. +d’images

Sénat – Liban – Conférence de solidarité avec le Liban

À l’invitation de Gérard Larcher, président du Sénat, et de Youssef Raggi, ministre libanais des Affaires étrangères et des Émigrés, j’ai participé au Sénat, le 15 juillet, à la Conférence de solidarité avec le Liban : les collectivités territoriales au cœur du partenariat franco-libanais, , en présence de SEM Rabih El Chaer, ambassadeur du Liban en France..

J’ai été ravi de retrouver Youssef Raggi, ainsi que Ahmad Hajjar, ministre de l’Intérieur et des Municipalités, que j’avais rencontrés à Beyrouth en février dernier, aux côtés de Nadia Chaaya, conseillère des Français de l’étranger Liban, Syrie.

En ouvrant cette conférence, Gérard Larcher, qui s’est rendu 37 fois au Liban, a rappelé que son objectif était de « galvaniser les énergies ». Citant Jean-Paul II, il a également rappelé que « le Liban est plus qu’un pays, il est un message ».

Avec le ministre Youssef Raggi

Le discours de Youssef Raggi a porté une vision ambitieuse : reconstruire un Liban gouverné par des institutions fortes, maître de ses décisions et pleinement souverain, notamment à travers le désarmement du Hezbollah (lire le discours).

À l’heure où les équilibres géopolitiques se déplacent, le ministre a souligné que la Méditerranée redevient un centre, conférant à la France et au Liban une responsabilité particulière pour bâtir une région où les institutions prévalent sur les logiques de puissance.

Cette ambition passe par une redéfinition de l’État libanais : restaurer son autorité sur l’ensemble du territoire, mettre fin aux structures échappant à son contrôle, tout en rappelant que l’occupation d’une partie du territoire fragilise durablement les institutions.

Le ministre Ahmad Hajjar

Le ministre Ahmad Hajjar a, pour sa part, rappelé les avancées réalisées, notamment avec la tenue des élections municipales, et réaffirmé la volonté des autorités d’étendre progressivement l’autorité de l’État à l’ensemble du territoire.

La table ronde, animée par Christine Lavarde, présidente du groupe d’amitié France-Liban, a réuni a réuni Renaud Muselier, président du Conseil régional de Provence-Alpes-Côte d’Azur ; Joseph Maïla, sociologue et professeur d’université ; Zahi Chahine, directeur national de la cellule de gestion des catastrophes du Liban ; et Antoine Chaaya, directeur de Renzo Piano Building Workshop.

Éléonore Caroit, ministre déléguée chargée de la francophonie, des partenariats internationaux et des Français de l’étranger et Tanya Saadé Zeenny, présidente de la fondation CMA-CGM ont adressé un message vidéo pour la circonstance.

Les échanges ont illustré l’engagement des collectivités territoriales, des acteurs économiques et de la société civile aux côtés du Liban.

Dans une région en pleine recomposition, cette conférence a rappelé que la solidarité franco-libanaise ne consiste plus seulement à accompagner un pays en crise, mais à soutenir l’émergence d’un État pleinement souverain, capable d’assurer lui-même son avenir.

Sénat – Aix-En-Provence – Université d’été de l’internationalisation des entreprises – La France doit mieux s’appuyer sur ses réseaux à l’étranger

Les entreprises multinationales françaises réalisent désormais plus de la moitié de leur chiffre d’affaires hors de France (51%), d’après l’Insee.

En 2023, leurs filiales étrangères ont généré près de 1 800 milliards d’euros de chiffre d’affaires et emploient 7 millions de salariés à travers le monde.

Cela illustre combien la prospérité de notre économie dépend aussi de la réussite de nos entreprises à l’international.

Pour parvenir à ce résultat, la France possède un atout que beaucoup de pays nous envient : un réseau mondial d’entrepreneurs, d’experts et de relais économiques unique au monde. Encore faut-il savoir le mobiliser et le valoriser en mesurant tout ce qu’il apporte à l’Hexagone.

C’est le message que j’ai porté, le 3 juillet à Aix-en-Provence, lors de l’Université d’été de l’internationalisation des entreprises (UEIE), à l’occasion d’un atelier consacré à la mobilisation des écosystèmes français à l’étranger.

Aux côtés de Pedro Novo, CEO d’Axian Properties à Madagascar et conseiller du commerce extérieur de la France, et de Pierre-Jean Malgouyres, CEO d’Archetype Group, administrateur de CCI France International et président du Conseil France-Bangladesh de MEDEF International, nous avons confronté nos expériences de terrain devant des dirigeants d’entreprise et des acteurs de l’export.

J’ai rappelé que cette force collective repose sur les CCI France International, les Conseillers du commerce extérieur de la France, Business France, les entreprises françaises implantées à l’étranger, les conseillers des Français de l’étranger, mais aussi notre réseau diplomatique. Ensemble, ils constituent une véritable Team France mondiale.

À chacun de mes déplacements, je prends le temps de visiter les CCIFI et leurs membres, de rencontrer les CCEF et d’aller sur le terrain avec les élus des Français de l’étranger. Ils sont mes meilleurs capteurs des évolutions économiques, des opportunités de marché et des difficultés rencontrées par nos entreprises. Leurs retours nourrissent directement mon travail parlementaire.

Je me réjouis également de l’évolution engagée par l’Agence française de développement (AFD). En affirmant sa volonté de devenir un partenaire plus stratégique de nos entreprises, en complément de Team France Export, elle ouvre une nouvelle étape. C’est une orientation que j’ai toujours soutenue : notre politique de développement doit aussi renforcer l’influence économique de la France.

Face aux bouleversements géopolitiques, à l’essor de l’intelligence artificielle, aux défis de la cybersécurité et à une concurrence mondiale toujours plus intense, la performance ne dépendra plus seulement des entreprises, mais de la capacité de tout un écosystème à agir ensemble.

Les échanges, sans diapositives ni discours convenus, ont permis un dialogue franc et concret entre entrepreneurs et praticiens de l’international. Une formule particulièrement stimulante.

Merci à Charles Maridor, Stéphane Boulet et à La Fabrique de l’Exportation pour leur invitation et pour cette 8ᵉ édition de l’UEIE, qui contribue à diffuser une véritable culture de l’international.

La mondialisation n’est plus une question de distance. C’est une question de réseau. La France possède l’un des plus puissants au monde. Faisons-en un avantage compétitif.

Médias – “La France est trop en retard sur la cybersécurité, l’Europe l’attaque en justice” (Siècle Digital, 09/07/2026)

Dans son article, Nicolas Dubet explique les raisons qui ont conduit la Commission européenne à prendre la décision rare de saisir la Cour de Justice de l’Union européenne (CJUE) contre la France pour non-transposition de la directive NIS2 sur la cybersécurité en temps et en heure.

Extrait :

Le retard de la France n’est pas uniquement dû à des problèmes bureaucratiques. En effet, il est actuellement accentué par une véritable lutte autour d’un projet de loi, le 16 bis. Introduit par le sénateur centriste Olivier Cadic, cet article de loi interdit explicitement « les portes dérobées » dans les outils de chiffrement informatiques comme par exemple les applications de messagerie pour garantir le niveau de sécurité maximal.

Cependant le ministère de l’Intérieur et la DGSI (Direction générale de la surveillance internationale) ont une vision très différente du problème. En effet, pour les services de lutte contre le narcotrafic et le terrorisme, les applications chiffrées utilisées par les criminels sont un obstacles majeurs et considèrent qu’un accès technique contrôlé (comme la présence d’une porte dérobée) est essentielle pour les futures enquêtes à venir.

De toute évidence la norme NIS2 ne peut être transposée actuellement tant que la France ne s’est pas mise d’accord politiquement et c’est précisément cette impasse qui a poussé la Commission européenne à poursuivre la France en justice.

Lire l’article La France est trop en retard sur la cybersécurité, l’Europe l’attaque en justice sur le site de Siècle Digital

Médias – « On ne joue pas avec la cybersécurité » : Bruxelles attaque la France en justice pour son retard sur la directive NIS 2 (La Tribune, 08/07/2026)

La France s’expose à des sanctions financières, commente Bogdan Bodnar dans son article, puisque que la Commission a décidé de saisir la Cour de Justice de l’Union européenne pour retard de transposition de la directive NIS2. Il pointe que « la faute incombe à l’exécutif qui cherche à revenir sur un article ciblant le chiffrement des messageries, malgré les réticences de plusieurs élus. »

Extrait :

NIS 2 doit faire passer le nombre d’acteurs régulés en France de 500 à plus de 15 000 (PME, hôpitaux, administrations, collectivités territoriales). En repoussant l’échéance, la France maintient ses infrastructures critiques dans la fragilité, selon plusieurs élus. Les députés Éric Bothorel (majorité présidentielle) et Philippe Latombe (Modem), ainsi que le sénateur Olivier Cadic (Union centriste), ont chacun critiqué ce retard, qui incombe en réalité largement à l’exécutif.

L’article 16 bis demeure le point de blocage central. Introduit par les parlementaires, notamment Olivier Cadic, cet article interdit les « backdoors », ou portes dérobées, dans les outils de chiffrement comme les messageries, afin de garantir une sécurité informatique absolue. Le ministère de l’Intérieur, alors dirigé par Bruno Retailleau, et la DGSI (le renseignement intérieur), engagés dans la lutte contre le narcotrafic et le terrorisme, y voyaient au contraire l’opportunité de surveiller des applications également utilisées par des criminels.

Lire l’article du 08/07/2026 « On ne joue pas avec la cybersécurité » : Bruxelles attaque la France en justice pour son retard sur la directive NIS 2 sur le site de La Tribune

En circonscription au Maroc – Casablanca (16-17 juillet 2026)

Communauté française

(g à d) Mathieu Coquant, Jean-Michel Raynaud, OC, Marlis Thomas et Pascal Capdevielle

Fête Nationale

Une communauté française engagée au service du partenariat franco-marocain

Mon 21ème déplacement au Maroc a été marqué par deux temps forts avec notre communauté française à Casablanca.

J’ai tout d’abord participé à une réunion autour de Jean-Michel Raynaud, récemment élu président du conseil consulaire de Casablanca et président de l’UFE Casablanca.

Félicitations à lui pour cette nouvelle responsabilité, qui témoigne de la confiance que lui accordent les élus de la circonscription. Son engagement de longue date au service de nos compatriotes constitue un atout précieux pour la communauté française de Casablanca.

Nos échanges, auxquels participaient Marlis Thomas et Mathieu Coquant (délégué consulaire), membres du conseil d’administration de la CFCIM et parents d’élèves, ainsi que Pascal Capdevielle, conseiller des Français de l’étranger pour Fès, ont porté sur plusieurs sujets majeurs : les interrogations suscitées par la réforme de l’AEFE, les limites de l’offre de la Caisse des Français de l’Étranger face aux solutions proposées localement, ainsi que les enjeux de mobilité et les complémentarités à développer entre UFE Go Business, service de l’UFE destiné aux TPE et indépendants, et le réseau de la CFCIM.

Comme l’an dernier, j’ai ensuite eu le plaisir de participer, le 16 juillet, à la célébration de notre fête nationale dans les jardins du consulat général de France à Casablanca, à l’invitation de Aymeric Chuzeville, consul général de France, en présence de Philippe Lalliot, ambassadeur de France au Maroc. Succédant récemment à Christophe Lecourtier, devenu directeur général de l’AFD, l’ambassadeur a partagé sa vision d’un Maroc en pleine transformation. Il a notamment évoqué le dynamisme de Casablanca et les ambitions du Royaume, illustrées par la construction du futur stade de plus de 110 000 places, destiné à accueillir la Coupe du monde 2030.

J’ai également retrouvé Éléonore Caroit, ministre déléguée chargée des Français de l’étranger, qui avait prolongé son déplacement au Maroc avec le Premier ministre Sébastien Lecornu, afin de témoigner de son soutien à notre communauté.

Cette réception a été l’occasion d’échanger avec de nombreux compatriotes et partenaires engagés pour le développement de la relation franco-marocaine, parmi lesquels mon collègue député des Français de l’étranger, Karim Ben cheikh, les conseillers des Français de l’étranger, Jean-Michel Raynaud (Pdt du conseil) et M’jid El Guerrab ; Gilles Abensour, président des CCEF Maroc, Sébastien Le Bonté, président de la CFCIM, les membres de son bureau, ainsi que Gilles D’Agescy, ancien président du conseil consulaire.

J’ai également poursuivi mes échanges avec plusieurs acteurs économiques, notamment Mehdi Sahel, directeur général d’Alstom Maroc. Son témoignage illustre le formidable développement industriel français dans le Royaume : en quatre ans, les effectifs d’Alstom sont passés de 500 à 1 500 collaborateurs. L’entreprise accompagne désormais l’extension de la LGV jusqu’à Marrakech grâce à la commande de 18 nouveaux TGV. Depuis 2020, Alstom a également investi près de 200 millions de dirhams dans son site industriel de Fès, que j’ai eu l’occasion de visiter à deux reprises.

Cette journée a une nouvelle fois illustré la vitalité de notre communauté française à Casablanca. Grâce à l’engagement de ses élus, de ses entrepreneurs, de ses responsables associatifs et de ses entreprises, elle constitue l’un des principaux artisans du partenariat d’exception qui unit la France et le Maroc. +d’images

Diplomatie économique

Chambre française de Commerce et d’Industrie (CFCIM)

CFCIM : le premier réseau économique français à l’étranger au service du partenariat franco-marocain

Ma visite au Maroc, du 16 juillet, m’a offert deux occasions de rencontrer les responsables de la Chambre française de Commerce et d’Industrie du Maroc (CFCIM) : lors d’un échange à son siège à Casablanca, puis à l’occasion de la célébration de notre fête nationale au consulat général de France.

Au siège de la Chambre, j’ai échangé avec Jean-Charles Damblin, directeur général, et Pascal Capdevielle, vice-président en charge de la coordination régionale, sur les perspectives de développement des échanges économiques entre la France et le Maroc.

Créée en 1913, la CFCIM est aujourd’hui un acteur incontournable de cette relation. Elle fédère plus de 4 000 entreprises adhérentes et anime une communauté de plus de 20 000 membres.

Acteur engagé dans la dynamique de régionalisation du Royaume, elle s’appuie sur un réseau de 10 délégations régionales : Agadir, Dakhla, Fès, Guelmim, Laâyoune, Marrakech, Meknès, Oujda, Rabat et Tanger. Cette présence sur l’ensemble des principaux pôles économiques permet d’accompagner les entrepreneurs, les investisseurs et les entreprises à chaque étape de leur développement, de favoriser les rencontres d’affaires, de soutenir la formation et de renforcer l’intégration dans les écosystèmes locaux.

(g à d) Benoît Vaillant, Thibault Chatal, Sébastien Le Bonté, OC, Pascal Capdevielle, Thierry Poitout et Yann Lebeau

À l’occasion de la réception organisée par le consulat général de France à Casablanca pour la fête nationale, j’ai retrouvé Sébastien Le Bonté, président de la CFCIM, ainsi que plusieurs membres de son conseil d’administration : Benoît Vaillant, Yann Lebeau, Pascal Capdevielle, Thibault Chatal et Thierry Poitout.

Cette rencontre fut l’occasion de rappeler une réalité remarquable : la France est le premier investisseur étranger au Maroc, le premier employeur étranger et la CFCIM constitue la première chambre de commerce bilatérale française au monde. Comme l’a souligné Sébastien Le Bonté, la CFCIM traduit les priorités économiques de nos deux pays en projets concrets au service des entreprises.

J’ai également retenu l’illustration donnée par Yann Lebeau : 70 % du pain consommé au Maroc est fabriqué à partir de blé français, un exemple concret de l’intensité des échanges entre nos deux pays.

Lors de sa visite d’État au Maroc en 2024, le Président de la République Emmanuel Macron avait salué le travail de la CFCIM en déclarant : « Soyez-en remerciés parce que vous êtes les artisans de tout cela. » Je m’associe pleinement à cet hommage.

Les entrepreneurs sont le ciment de la relation franco-marocaine. La CFCIM leur offre depuis plus d’un siècle un cadre unique pour développer des projets communs et renforcer les liens entre nos deux pays. +d’images

Sénat – Liban – Groupe d’amitié – Forces libanaises

Échange avec les Forces libanaises sur les défis de la souveraineté et de la stabilité régionale

Dans le cadre des travaux du groupe interparlementaire d’amitié France-Liban, présidé par ma collègue Christine Lavarde, j’ai participé, le 7 juillet, à l’audition de Georges Okais, député libanais et membre des Forces libanaises (FL), accompagné de Marwan Harb, délégué pour les affaires étrangères.

J’avais rencontré à Beyrouth, en juillet 2024, Samir Geagea, leader des Forces libanaises, en présence de Nadia Chaaya, conseillère des Français de l’étranger pour le Liban et la Syrie (compte-rendu).

Cette rencontre est intervenue à un moment crucial pour le Liban, confronté à de multiples défis politiques, économiques et sécuritaires, dans un environnement régional particulièrement instable.

Nos échanges ont porté sur la situation intérieure du pays, les perspectives de réformes attendues par les Libanais, ainsi que sur les conditions nécessaires au rétablissement durable de la souveraineté de l’État et de ses institutions.

Nous avons également évoqué les évolutions diplomatiques en cours.

Les Forces libanaises soutiennent une reprise des négociations visant à stabiliser durablement la frontière entre le Liban et Israël, dans le cadre de l’application des résolutions des Nations unies.

Elles défendent également le principe selon lequel le monopole de la force armée doit revenir à l’État libanais, ce qui implique le désarmement du Hezbollah et l’extension de l’autorité de l’armée libanaise sur l’ensemble du territoire. Elles considèrent que ces conditions sont indispensables au rétablissement de la pleine souveraineté du Liban et au retour de la confiance des partenaires internationaux.

J’ai rappelé que le Hezbollah avait engagé le Liban dans une guerre avec Israël sans mandat du gouvernement ni du Parlement. Agissant comme le principal relais de l’influence iranienne au Liban, il a fait prévaloir les intérêts stratégiques de Téhéran sur ceux de l’État libanais, au détriment de la sécurité et de la souveraineté du pays.

Dans ce contexte, j’ai salué la remarquable constance des Forces libanaises. Depuis des décennies, elles défendent une même ligne : un Liban libre, pleinement souverain, où l’État détient seul le monopole de la force, libéré de toutes les milices comme de toute tutelle ou ingérence étrangère. Les évolutions récentes montrent que cette vision, longtemps minoritaire, est aujourd’hui au cœur du débat sur l’avenir du Liban.

Je remercie chaleureusement Georges Okais pour la qualité de cet échange, qui témoigne de la vitalité des liens entre nos deux Parlements et de notre volonté commune d’œuvrer au renforcement de l’amitié franco-libanaise.

Médias – « Lecourtier veut une AFD plus stratégique, plus influente et plus rentable pour la France » (Le1, Maroc, 18/07/2026)

Le média marocain Le1 revient sur l’audition de Christophe Lecourtier au Sénat et souligne plusieurs propositions que je défends depuis plusieurs mois pour réorienter l’action de l’Agence française de développement (AFD).

Extrait :

Sous la direction de Christophe Lecourtier, l’Agence française de développement prépare un recentrage stratégique destiné à mieux articuler solidarité internationale, intérêts économiques et influence diplomatique. Le sénateur centriste Olivier Cadic revendique une part dans cette évolution, après avoir plaidé à plusieurs reprises pour la priorité au « mieux-disant », une meilleure coordination avec Team France Export et davantage de retombées pour les entreprises françaises.

L’Agence française de développement amorce une évolution de sa doctrine. Longtemps principalement présentée comme l’un des instruments de la solidarité internationale française, l’AFD est désormais appelée à assumer plus clairement sa contribution aux intérêts économiques et stratégiques de la France.

Cette orientation a été mise en avant par le sénateur UDI Olivier Cadic après l’audition, le 8 juillet, de Christophe Lecourtier devant la commission des Affaires étrangères, de la Défense et des Forces armées du Sénat. Trois mois après sa prise de fonctions à la tête du groupe AFD, le directeur général y a présenté les grandes lignes de sa feuille de route et du recentrage stratégique de l’Agence.

Au cœur de cette nouvelle doctrine figure le principe d’un « dividende pour la France ». Il doit permettre aux financements accordés par l’AFD de produire davantage de retombées pour les entreprises françaises, tout en maintenant les objectifs de développement poursuivis dans les pays bénéficiaires.

Sortir de la logique du prix le plus bas

La principale évolution concerne les modalités d’attribution des marchés financés par l’AFD. Selon Olivier Cadic, l’Agence entend désormais privilégier le « mieux-disant », fondé sur la qualité globale de l’offre, plutôt que le « moins-disant », centré sur le prix le plus bas.

Olivier Cadic défendait cette inflexion depuis plusieurs mois. Le 8 avril, lors de l’audition de Christophe Lecourtier dans le cadre de sa nomination, il l’avait interrogé sur la place des entreprises françaises dans les projets financés par l’Agence. Il était revenu sur le sujet le 26 mai, au cours du débat sénatorial consacré à l’aide publique au développement.

Le sénateur centriste estime que la prépondérance du critère financier peut favoriser des offres moins coûteuses sans nécessairement valoriser la qualité, l’innovation, la durabilité ou les intérêts stratégiques de la France.

Son argumentaire : les entreprises françaises participeraient à près de 60 % des appels d’offres internationaux de l’AFD et enregistreraient un taux de succès de 70 %. Elles ne remporteraient pourtant qu’environ 42 % de l’ensemble des marchés financés par l’Agence.

Olivier Cadic a donc demandé à Christophe Lecourtier quelles mesures permettraient de porter à 60 % la part des marchés remportés par les entreprises françaises.

Lire la suite de l’article Lecourtier veut une AFD plus stratégique, plus influente et plus rentable pour la France, publié le 18/07/2026 sur le site de Le1

Sénat – Bercy – Accès aux services bancaires des Français établis hors de France : donnez votre avis

Dans le prolongement de plusieurs initiatives du Sénat sur les difficultés d’accès aux services bancaires en France des Français établis hors de France, le ministre de l’Économie, des Finances et de la Souveraineté industrielle, énergétique et numérique, Roland Lescure, a confié, par lettre du 22 mai 2026, au Comité consultatif du secteur financier (CCSF) la mission d’établir un état des lieux objectif de ces difficultés et de formuler des propositions d’amélioration (en savoir +).

Avec ma collègue Olivia Richard, j’ai participé, le 29 juin, à la réunion de lancement du groupe de travail consacré à la bancarisation des Français de l’étranger.

Les difficultés rencontrées sont nombreuses : fermeture de comptes lors d’une expatriation, exigences de conformité (« KYC ») parfois disproportionnées, blocage de l’accès aux services bancaires ou impossibilité d’effectuer certaines démarches à distance.

À cette occasion, j’ai évoqué plusieurs situations dont j’ai été saisi, concernant notamment des entrepreneurs établis en Afrique ou jusqu’à l’île de Pâques, ainsi que le cas particulièrement révélateur d’une compatriote nonagénaire installée depuis de nombreuses années en Afrique.

Depuis 2021, ses avoirs sont bloqués parce qu’elle est dans l’impossibilité de se rendre dans son agence bancaire en France. Malgré son âge et son état de santé, aucune solution alternative — procuration, visioconférence, accès en ligne ou déplacement à domicile — ne lui a été proposée, malgré les interventions du consulat et des élus.

Afin d’alimenter ses travaux, le CCSF souhaite recueillir des témoignages concrets et lance un questionnaire anonyme destiné aux Français établis hors de France.

Je vous invite vivement à y répondre avant le 4 septembre 2026. En cinq à dix minutes, votre témoignage contribuera à mieux mesurer les difficultés rencontrées et à faire émerger des solutions concrètes.

➡️ Sondage du CCSF : Accès aux services bancaires des Français établis hors de France

Sénat – Ambassadeur du Koweït

Ce 1er juillet, j’ai eu le plaisir de recevoir au Sénat S.E. M. Abdullah AlShaheen, ambassadeur du Koweït en France, pour un déjeuner de travail, en ma qualité de président du groupe interparlementaire d’amitié France–Pays du Golfe.

Notre entretien est intervenu dans un contexte régional marqué par de très fortes tensions au Moyen-Orient, et d’attaques sur le Koweït venant d’Iran et de milices agissant pour le compte de ce pays depuis le sol irakien.

Nous avons évoqué la sécurité du Golfe, la liberté de navigation, ainsi que les perspectives d’une désescalade fondée sur le dialogue et le respect du droit international.

Nos échanges ont également porté sur le renforcement de la relation bilatérale entre la France et le Koweït. L’ambassadeur a souligné l’importance de développer les coopérations parlementaires, économiques, universitaires et culturelles, dans un esprit de confiance réciproque.

Le Koweït occupe une place singulière dans le Golfe. Son engagement constant en faveur du dialogue et de la stabilité régionale en fait un partenaire précieux pour la France.

Je me réjouis de poursuivre, avec les autorités koweïtiennes, le travail engagé afin de renforcer encore nos liens d’amitié.

Sénat – Quel rôle demain pour l’Agence française de développement ? (2/2) – Vidéo Q/R (7’40)

Ce 8 juillet, trois mois après sa prise de fonctions, Christophe Lecourtier, directeur général du groupe Agence française de développement (AFD), est venu présenter devant notre commission des Affaires étrangères, de la Défense et des Forces armées, que j’ai présidée, les grandes orientations de son action.

Sa mission est d’engager le recentrage stratégique de l’Agence et sa traduction dans un Contrat d’objectifs et de moyens (COM), attendu depuis quatre ans.

L’aide publique au développement connaît un recul historique : en 2025, elle a diminué de 23 % à l’échelle mondiale, une contraction sans précédent depuis la Seconde Guerre mondiale.

Christophe Lecourtier a rappelé que la France ne pouvait se résoudre à abandonner les pays les plus fragiles, notamment en Afrique. Soutenir leur développement économique, c’est aussi lutter contre les trafics, les conflits et le terrorisme, tout en contribuant à fixer les populations sur leur territoire.

J’ai salué les orientations du nouveau Contrat d’objectifs et de moyens de l’AFD qui reprend plusieurs propositions que j’avais appelées de mes vœux, comme privilégier le mieux-disant dans les appels d’offres ou mieux articuler l’action de l’AFD avec la Team France Export. J’ai demandé à M. Lecourtier quelles mesures permettraient d’atteindre l’objectif de 60 % de marchés remportés par les entreprises françaises.

VERBATIM de mon intervention

Pour ma part, je souhaite tout d’abord saluer le travail de concertation que vous avez mené déjà avec l’État pour aboutir à ce nouveau contrat d’objectifs et de moyens. Plusieurs avancées répondent à des préoccupations que nous avions exprimées devant cette commission : la synchronisation du COM de l’AFD avec celui d’Expertise France ; l’inscription d’une trajectoire budgétaire plus lisible, le renforcement du lien entre l’action de l’AFD et les intérêts de la France, ainsi que la clarification de la sortie de la Chine. Et je crois me souvenir d’interventions avec le président Cambon sur ce sujet ici. Cela ne peut que nous ravir. Merci pour les clarifications que vous avez apportées à mon collègue Patrice Joly.

Je vous remercie d’avoir pris en compte les attentes que j’ai eu l’occasion d’exprimer à la tribune du Sénat : ne pas sélectionner le moins disant, mais choisir le mieux disant. C’est déjà marquant dans une de vos premières interventions devant le conseil d’administration de l’AFD, auquel j’ai l’honneur de participer pour représenter le Sénat.

Le deuxième point, c’est la mise en place d’un système d’aide liée qui puisse accompagner nos ETI. Enfin !

Le COM renforce le soutien aux entreprises françaises, notamment grâce à de nouveaux indicateurs et à une meilleure articulation entre l’AFD, le Trésor et BPI France, vous l’avez mentionné.

Vous avez signé un accord de partenariat avec des acteurs de la Team France Export, les Conseillers du commerce extérieur de la France et puis les Chambres de commerce françaises à l’international, dont j’ai été le témoin.

Lors de votre audition précédente, nous avions évoqué les marchés remportés par les entreprises françaises. À l’époque, ils étaient affichés 70%, mais c’était 70% des 60% auxquels les entreprises françaises répondaient. Donc en fait, la réalité, c’était 42% de succès pour les appels d’offres. L’objectif défini dans le COM est de 60%, c’est-à-dire une progression de près de 50%. Donc, je voudrais savoir comment vous allez travailler avec les acteurs de la Team France Export pour parvenir à ce résultat, ce qui serait quand même un progrès significatif.

Comment voulez-vous sensibiliser les Français de l’étranger pour qu’ils puissent contribuer au progrès porté par l’AFD ? Merci

Voir l’intégralité de l’audition Quel rôle demain pour l’Agence française de développement ? du 08/07/2026 sur le site du Sénat

Sénat – L’AFD va privilégier le mieux-disant sur le moins-disant (1/2)

Voici une évolution majeure que j’appelais de mes vœux : les appels d’offres de l’AFD feront désormais primer le mieux-disant sur la logique du prix le plus bas.

Le 8 avril dernier, lors de l’audition de Christophe Lecourtier par notre commission des Affaires étrangères, de la Défense et des Forces armées, dans le cadre de sa nomination à la tête de l’Agence française de développement (AFD), je l’avais interrogé sur la place des entreprises françaises dans les projets financés par l’Agence (compte-rendu).

Si nos entreprises participent à près de 60 % des appels d’offres internationaux de l’AFD, avec un taux de succès de 70 %, elles ne remportent finalement qu’environ 42 % des marchés financés.

Le 26 mai, lors du débat consacré à l’aide publique au développement, j’avais également dénoncé les limites d’un système où le moins-disant financier demeure le principal critère d’attribution des marchés, au détriment de la qualité et de nos intérêts stratégiques (compte-rendu).

Trois mois après sa prise de fonctions, Christophe Lecourtier est revenu présenter sa feuille de route devant notre commission. J’ai eu la satisfaction de constater que ma préoccupation avait été entendue. Évoquant le nouveau « dividende pour la France », il a d’ailleurs rappelé, non sans humour, que « le sénateur Cadic est un peu complice de ce chapitre-là et pas le seul ».

Ainsi, le directeur général a annoncé une évolution majeure, déjà approuvée par le conseil d’administration de l’Agence : le prix ne sera plus le seul critère d’attribution des marchés. Comme il l’a souligné, « quand le seul critère est le prix, on voit bien qui gagne, notamment en Afrique ». Il est désormais acté que les appels d’offres seront également évalués au regard de critères de qualité, de durabilité et d’impact environnemental et social.

Je me réjouis de cette avancée. Une aide publique au développement performante doit répondre aux besoins des pays partenaires, mais aussi valoriser le savoir-faire de nos entreprises et ainsi contribuer à défendre les intérêts stratégiques de la France.


Vidéo (1’28) : Intervention de Christophe Lecourtier, directeur général du groupe AFD

Voir l’intégralité de l’audition Quel rôle demain pour l’Agence française de développement ? du 08/07/2026 sur le site du Sénat

Sénat – La relation franco-marocaine renforcée par le dialogue parlementaire

À l’invitation de notre collègue Christian Cambon, président du groupe d’amitié France-Maroc, j’ai eu le plaisir de participer à l’accueil au Sénat, ce 8 juillet, d’une délégation* de la Chambre des conseillers du Royaume du Maroc, conduite par M. Mohammed Zidouh, accompagnée par Nacim Tourougui, premier conseiller.

Cette visite de trois jours a illustré le rôle essentiel de la diplomatie parlementaire dans le renforcement de la relation d’exception qui unit la France et le Maroc.

J’ai eu l’occasion de partager avec nos hôtes un déjeuner dans les salons de Boffrand, avant d’assister à la séance publique au cours de laquelle le président Gérard Larcher a salué leur présence depuis la tribune d’honneur. Il a rappelé combien les groupes d’amitié des deux assemblées avaient contribué à restaurer la pleine confiance entre nos deux pays, tout en appelant de ses vœux une place accrue des Parlements dans le futur traité bilatéral en préparation.

Cette nouvelle dynamique s’inscrit dans le prolongement de la visite d’État du président Emmanuel Macron au Maroc en octobre 2024 et de la position désormais clairement affirmée par la France en faveur du plan d’autonomie sous souveraineté marocaine comme base de règlement de la question du Sahara.

Cette visite intervenait au lendemain d’une étape importante à Strasbourg, où la délégation marocaine avait échangé avec plusieurs responsables européens sur l’avenir des relations entre le Maroc et l’Union européenne. Depuis l’accord d’association entré en vigueur en 2000, le partenariat euro-marocain n’a cessé de se renforcer, tant sur les plans économique que politique.

La journée s’est achevée à la résidence de S.E. Mme Samira Sitail, ambassadrice de Sa Majesté le Roi du Maroc en France, où les échanges se sont poursuivis dans une atmosphère particulièrement chaleureuse.

Dans un contexte international marqué par de nombreuses incertitudes, cette visite a confirmé combien le dialogue entre parlementaires demeure un levier indispensable pour consolider une relation bilatérale fondée sur la confiance, l’amitié et une ambition commune au service de la Méditerranée.

*Composition de la délégation :
Dr. Mohamed ZIDOUH
Président du groupe d’amitié parlementaire Maroc-France de la Chambre des Conseillers, Parlement du Royaume Du Maroc (2021-2027)
Mme Hind GHAZALLI
Vice-Présidente du groupe d’amitié parlementaire Maroc-France de la Chambre des Conseillers, Parlement du Royaume Du Maroc (2021-2027)
M. Youssef ALAOUI
Rapporteur du groupe d’amitié parlementaire Maroc-France de la Chambre des Conseillers, Parlement du Royaume Du Maroc (2021-2027)
M. Noureddine SOULAIK
Rapporteur du groupe d’amitié parlementaire Maroc-France de la Chambre des Conseillers, Parlement du Royaume Du Maroc (2021-2027)
M. Abderrahman DRISSI
Membre du groupe d’amitié parlementaire Maroc-France de la Chambre des Conseillers, Parlement du Royaume Du Maroc (2021-2027)

Sénat – Mexique | Accueil d’une délégation de députés mexicains

Ce 9 juillet, j’ai participé à l’accueil au Sénat d’une délégation de parlementaires de la Chambre des députés du Mexique, conduite par Mme Alma Marina Vitela Rodríguez, présidente du groupe d’amitié Mexique-France, accompagnée de SEM Bianca Elena Jimenez Cisneros, ambassadrice du Mexique en France.

Cette délégation, composée de onze députés issus de plusieurs sensibilités politiques, effectuait une visite en France dans le cadre du bicentenaire des relations diplomatiques entre nos deux pays.

Sous la présidence de notre collègue Jean-Marc Vayssouze-Faure, nos échanges ont permis d’aborder les principaux enjeux de l’actualité mexicaine ainsi que les perspectives de renforcement de notre partenariat bilatéral.

Nous avons notamment évoqué l’évolution de la situation politique au Mexique depuis l’élection de Claudia Sheinbaum, première femme présidente de la République du Mexique.

Le Mexique est le premier investisseur latino-américain en France. La modernisation de l’accord entre l’Union européenne et le Mexique ouvre de nouvelles perspectives dans un contexte où le pays cherche à diversifier ses partenariats économiques.

J’ai également mis en avant plusieurs sujets portés par nos élus des Français de l’étranger, notamment l’importance de l’enseignement privé.

Notre conseillère des Français de l’étranger Mylène Audirac défend de longue date le développement du lycée franco-mexicain, véritable pilier de notre relation bilatérale, ainsi que le rôle essentiel de l’enseignement privé pour compléter l’offre d’enseignement public.

J’ai enfin évoqué le musée « Racines françaises au Mexique », créé à Mexico par Geneviève Beraud-Suberville, que j’ai eu le plaisir de visiter l’an dernier. J’ai invité nos interlocuteurs à promouvoir cette remarquable initiative, qui retrace l’histoire des générations de Français ayant contribué au développement du Mexique par leur apport industriel, commercial et culturel, tout en conservant un lien profond avec leurs racines.

À l’heure où nos deux pays célèbrent deux siècles de relations diplomatiques, ce dialogue parlementaire constitue un levier précieux pour approfondir une coopération fondée sur la confiance, les échanges humains et des intérêts communs.

En circonscription au Royaume-Uni – Dartford, Londres (11 & 14 juillet 2026)

Communauté française

Fête nationale 2026 – Londres

Le soleil était de la partie à l’invitation d’Hélène Duchêne, ambassadrice de France au Royaume-Uni, pour célébrer la fête nationale à la Résidence de France, ce mardi 14 juillet.

La Résidence arborait une reproduction d’une partie de la célèbre tapisserie de Bayeux, symbole du prêt historique consenti par la France au Royaume-Uni, quelques jours avant son exposition à Londres. Un clin d’œil particulièrement fort à l’histoire partagée entre nos deux pays.

Étaient présents mon collègue député Vincent Caure, plusieurs conseillers des Français de l’étranger, parmi lesquels Anne Vigouroux, Alexandre Casin et Laurent Batut, Olivier Guyonvarch, consul général à Londres, Stéphane Pailler, consul général à Édimbourg, ainsi que Nicolas Hatton, fondateur de the3million et ancien conseiller des Français de l’étranger.

Éléonore Caroit, ministre déléguée chargée de la Francophonie, des Partenariats internationaux et des Français de l’étranger, avait également fait le déplacement à Londres pour cette célébration.

Voilà vingt ans que j’ai l’honneur de participer à la fête nationale à la Résidence, depuis mon élection à l’Assemblée des Français de l’étranger en 2006. De Gérard Errera à Hélène Duchêne, qui achèvera sa mission cet été, j’aurai eu le privilège de connaître sept ambassadeurs qui nous ont accueillis à cette occasion.

Je n’oublierai jamais l’édition de 2012, lorsque Bernard Émié accueillait François Hollande, tout juste élu président de la République, ni celle de 2016, où Sylvie Bermann recevait Boris Johnson, quelques jours après le référendum sur le Brexit et sa nomination comme secrétaire d’État aux Affaires étrangères. Je pense aussi à celle de 2021, organisée en comité restreint autour de Catherine Colonna, après l’interruption imposée par la pandémie en 2020.

Cette année restera également marquée par l’installation d’un écran géant permettant de suivre la demi-finale de la Coupe du monde de football entre la France et l’Espagne.

Chaque édition est l’occasion de précieux échanges avec les représentants de notre communauté française. C’est toujours un plaisir de retrouver des personnalités engagées comme Brigitte Williams, déléguée de la Fondation de la France Libre au Royaume-Uni, ou Marc Roche, journaliste et essayiste belge, spécialiste de la monarchie britannique.

Avec Emmanuelle Bury, présidente, et Sébastien Joly, directeur de la Chambre de commerce franco-britannique, j’ai également eu le plaisir de féliciter les représentants de Vinci. Deuxième aéroport du Royaume-Uni et l’un des dix plus importants d’Europe, Londres Gatwick fait partie du réseau Vinci Airports, dont il est désormais la plateforme la plus fréquentée.

Je souhaite enfin saluer l’engagement d’Hélène Duchêne au service de la relation franco-britannique et de notre communauté française au Royaume-Uni, auquel cette réception donnait un relief tout particulier. Merci et bravo aux sponsors qui ont contribué à la réussite de cette belle réception et régalé les participants.

La défaite de l’équipe de France aura été le seul nuage de cette journée, repoussant à plus tard l’espoir d’une troisième étoile. Mais, même battus, nos Bleus nous auront permis de vibrer à l’unisson, comme chaque fois que retentit La Marseillaise pour célébrer notre fête nationale. +d’images

Enseignement

La Marelle – FLAM – Dartford (kent)

Treize ans plus tard, le plus beau succès de La Marelle : Quand les premiers élèves deviennent les ambassadeurs du français.

À l’invitation de Fabienne Fluro, co-directrice, et de Roch Miambanzila, co-président, je suis revenu à La Marelle ce 11/07/26, pour la première fois depuis 2014.

Cette journée revêtait un caractère tout particulier, puisque nous célébrions également le départ de trois de nos chers assistants, présents à La Marelle depuis plus de treize ans.

J’ai eu le plaisir de constater combien cette belle aventure collective n’a cessé de grandir grâce à l’engagement des bénévoles, des enseignants, des parents et de toute l’équipe qui la fait vivre.

Julie, Ethan et Melchior ont commencé leur apprentissage du français à La Marelle, qui a ouvert ses portes en septembre 2009 avec 70 élèves.

Fondée par Hasina Harris et Emma Burrows, l’association m’avait accueilli lors de sa première fête de fin d’année. Julie, Ethan et Melchior n’avaient alors que cinq ans (compte-rendu). Je les ai retrouvés avec beaucoup d’émotion, treize ans plus tard, au moment où ils s’apprêtent à quitter La Marelle pour prendre leur envol vers l’université.

Ils n’ont pas seulement grandi : après avoir été élèves, ils sont devenus assistants, contribuant au bon fonctionnement de l’association et accompagnant les nouvelles générations.

Avec Ethan, Julie et Melchior

L’hommage qui leur a été rendu a été le moment le plus émouvant de cette journée. Il illustre parfaitement ce que construisent les associations FLAM : des enfants qui grandissent avec la langue française et choisissent, à leur tour, de transmettre ce qu’ils ont reçu. La projection d’une vidéo retraçant leur parcours est venue rappeler tout ce que les associations FLAM apportent à nos jeunes compatriotes : un apprentissage exigeant et durable du français, mais aussi un véritable sentiment d’appartenance.

La création d’associations FLAM constituait le troisième objectif du Plan École que nous avons lancé en 2008. Après la Petite École Kentoise (PEK), créée à Maidstone par Katia Bresso, La Marelle de Dartford est devenue le premier essaimage dans le Kent. À cette époque, je consacrais une grande partie de mes interventions à convaincre les parents que le bilinguisme était une richesse, et non un obstacle, pour le développement de leurs enfants.

Les temps ont changé.

Cette fois-ci, il m’a été demandé d’intervenir sur les usages d’Internet, un sujet essentiel pour les familles d’aujourd’hui. « Laisseriez-vous vos enfants errer seuls dans les rues ? Alors ne les laissez pas non plus naviguer seuls sur les réseaux sociaux », ai-je recommandé.

J’ai également été impressionné par la qualité de l’organisation de cette kermesse, fruit du travail de nombreux bénévoles. Leur engagement témoigne de la formidable énergie qui anime La Marelle depuis ses débuts.

Je remercie du fond du cœur Roch, qui a participé à la création du Parapluie FLAM et a été l’un des piliers de La Marelle durant toutes ces années. Merci également à Fabienne, aux enseignants, aux assistants, aux bénévoles et aux parents, qui font vivre cette belle association et accueillent chaque semaine près d’une centaine d’enfants. Enfin, bravo aux parents qui font le choix de transmettre notre langue à leurs enfants, avec tout ce qu’elle véhicule de culture, d’ouverture et des valeurs humanistes héritées des philosophes des Lumières. +d’images

Sénat – Pauline Carmona nommée directrice de cabinet du Quai d’Orsay

Avec Pauline Carmona et Olivia Richard, sénatrice des Français établis hors de France

Je tiens à adresser mes plus sincères félicitations à Pauline Carmona pour sa nomination comme directrice de cabinet du ministre de l’Europe et des Affaires étrangères.

Première femme à exercer cette responsabilité, elle inscrit son nom dans l’histoire du Quai d’Orsay. Je salue également le choix du ministre Jean-Noël Barrot, qui traduit une juste reconnaissance de ses qualités, de son expérience et de son sens du service de l’État.

À la tête de la direction des Français à l’étranger et de l’administration consulaire, elle a profondément marqué son passage par sa capacité à conduire des réformes ambitieuses.

La mise en œuvre de France Consulaire doit beaucoup à sa vision, à sa détermination et à la qualité de son leadership.

Les élus des Français établis hors de France garderont également le souvenir d’une haute fonctionnaire toujours à l’écoute, attachée au dialogue et respectueuse du rôle des représentants de nos compatriotes à l’étranger.

Je lui souhaite pleine réussite dans ses nouvelles fonctions, au service de la France, de sa diplomatie et de nos intérêts à travers le monde.

Sénat – Avec Patrick Sabatier (lycée Molière-Rio) – Faire évoluer l’enseignement français à l’étranger avec courage et pragmatisme

Ce 1er juillet, j’ai eu le plaisir de recevoir au Sénat Patrick Sabatier, directeur des relations institutionnelles de L’Oréal, établi à Rio de Janeiro.

Ancien président de la Chambre de commerce et d’industrie France-Brésil, Patrick Sabatier est également président de la Sociedade Francesa e Brasileira de Ensino (SFBE), association de droit brésilien qui administre le lycée Molière de Rio, établissement conventionné du réseau AEFE.

Notre échange a naturellement porté sur l’avenir de l’enseignement français à l’étranger et sur la réforme indispensable de l’AEFE.

L’Agence doit mieux prendre en compte les réalités économiques auxquelles sont confrontés les établissements conventionnés et partenaires.

Pour Patrick, “Il s’agit de construire avec courage, transparence, prévisibilité et dialogue une réforme ou bonne gestion de l’ensemble des acteurs, optimisation des ressources, vision plus décentralisée ou effort de formation devraient être priorisés!

J’avais eu le plaisir de visiter à nouveau le lycée Molière, aux côtés de Patrick Sabatier, lors de mon déplacement au Brésil, début juin 2025 (compte-rendu). J’avais salué son engagement au service de notre communauté, du rayonnement économique français au Brésil et de la pérennité de cet établissement emblématique.

Cette nouvelle rencontre a permis de poursuivre un dialogue fondé sur une même conviction : l’enseignement français à l’étranger doit évoluer avec courage, transparence et pragmatisme.

Sénat – GIA France-Pays du Golfe – Communiqué de presse (13 juillet 2026)

Décès de l’ancien émir du Qatar, Cheikh Hamad Ben Khalifa Al Thani : le groupe d’amitié France-Pays du Golfe fait part de son émotion

Au nom du groupe d’amitié France-Pays du Golfe, son président, Olivier Cadic, fait part de sa vive émotion à la suite du décès de l’ancien émir du Qatar, Cheikh Hamad Ben Khalifa Al Thani.

À la tête du Qatar de 1995 à 2013, Cheikh Hamad Ben Khalifa Al Thani a été le principal artisan de la transformation économique et du rayonnement international de son pays. Sous son règne, l’exploitation des importantes ressources gazières du Qatar a permis une modernisation rapide de l’émirat et l’affirmation de celui-ci comme un acteur important de l’économie mondiale.

Son action diplomatique, marquée par une politique de médiation dans plusieurs crises régionales, a contribué à faire de Doha une place incontournable du dialogue au Moyen-Orient.

« Cheikh Hamad Ben Khalifa Al Thani laissera l’image d’un dirigeant visionnaire, qui a profondément transformé son pays et lui a donné une place singulière sur la scène internationale », a déclaré Olivier Cadic.

Le président et les membres du groupe d’amitié adressent leurs plus sincères condoléances à Son Altesse Cheikh Tamim Ben Hamad Al Thani, émir de l’État du Qatar, à la famille Al Thani ainsi qu’au peuple qatari.

Dans ce moment de deuil, le groupe d’amitié tient également à rappeler la profondeur des liens d’amitié et de coopération qui unissent la France et le Qatar, où une délégation dudit groupe s’était rendue en avril 2025.

Lire le communiqué sur le site du Sénat – 13 juillet 2026