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Sénat – Madagascar – Sourenah Kalfane, conseillère des Français de l’étranger

Avec ma collègue Olivia Richard, nous avons eu le plaisir d’accueillir au Sénat Sourenah Kalfane, qui découvrait le Palais du Luxembourg.

Installée à Majunga (Mahajanga), Sourenah a été élue le 31 mai dernier conseillère des Français de l’étranger pour Madagascar, mais elle n’a pas attendu ce mandat pour se mettre au service de notre communauté.

Pendant dix ans, elle s’est investie dans l’association des parents d’élèves du collège français Françoise Dolto de Majunga, dont elle a assuré la présidence pendant six ans. Une expérience qui lui a donné une connaissance concrète des préoccupations des familles et des enjeux de l’enseignement français à l’étranger.

Mère de trois garçons, qui poursuivent tous leurs études supérieures en France, elle connaît également, à titre personnel, les questions auxquelles sont confrontées les familles françaises établies hors de France lorsque leurs enfants rejoignent l’enseignement supérieur dans l’Hexagone.

Aujourd’hui, elle prolonge cet engagement à travers des permanences gratuites, ouvertes à tous, avec cette conviction que la première qualité d’un élu est d’être accessible.

Sénat – Togo – Éric Fouchard, président de l’UFE Togo

En mai 2023, Éric Fouchard m’accueillait à l’aéroport de Lomé, lors de mon premier déplacement au Togo. Trois ans plus tard, c’était à mon tour de le recevoir au Sénat, ce 30 septembre.

Nos échanges ont permis de prendre le pouls d’une communauté française confrontée à plusieurs sources de préoccupation.

La fermeture de comptes bancaires de Français établis au Togo demeure une difficulté récurrente, aux conséquences parfois lourdes pour nos compatriotes. Éric s’inquiète également de l’avenir du financement de l’AEFE, dans un pays qui compte quatre établissements scolaires homologués, parmi lesquels le Lycée français de Lomé et le lycée international Cours Lumière. Nous avons aussi évoqué les tensions sécuritaires dans le nord du pays et l’apparition, selon ses observations, d’un sentiment antifrançais au Ghana, pays voisin, phénomène nouveau qui appelle à la vigilance.

Face à ces défis, Éric Fouchard, président de l’UFE Togo, défend une conception de l’engagement associatif à laquelle je suis particulièrement attaché : faire passer l’intérêt collectif avant les considérations politiques.

Fraternité, partage, solidarité : ces valeurs ne sont pas de simples mots pour l’UFE. Elles prennent vie dans l’accueil des nouveaux arrivants, l’entraide entre compatriotes, la constitution de réseaux et la défense de leurs préoccupations auprès des institutions françaises et locales.

Avec Éric, nous avons également préparé les grandes lignes de mon prochain déplacement au Togo, qui sera l’occasion de poursuivre ces échanges sur le terrain et de retrouver notre communauté française.

Sénat – Canada – Ronan Le Guern, CFdE Toronto

En 2013, Ronan Le Guern travaillait au consulat général de France à Toronto. Il y faisait la connaissance de Francine Watkins, tout juste élue conseillère des Français de l’étranger. Treize ans plus tard, le voilà élu à ses côtés !

Avec ma collègue Olivia Richard, nous avons eu le plaisir de retrouver Ronan au Sénat, ce 28 septembre, pour évoquer son nouvel engagement au service de nos compatriotes de l’Ontario et du Manitoba.

Ronan figurait sur la liste conduite par Francine Watkins, présidente du conseil consulaire, qui a recueilli 35 % des suffrages lors des élections de mai dernier.

Sa connaissance du fonctionnement de notre réseau consulaire constitue un précieux atout pour exercer cette nouvelle responsabilité. Notre réunion a permis d’échanger sur ses priorités et sur la complémentarité de nos mandats afin d’apporter des réponses concrètes aux attentes des Français établis au Canada.

En circonscription au Royaume-Uni – Londres – Inauguration de l’exposition de la Tapisserie de Bayeux (2 sept. 2026)

Ce 2 septembre, au British Museum, j’ai eu le plaisir d’assister à l’inauguration de l’exposition consacrée à la Tapisserie de Bayeux, en présence du roi Charles III et de la reine Camilla, du président de la République, Emmanuel Macron, et de Brigitte Macron, ainsi que du Premier ministre britannique, Andy Burnham, et de Mme Marie-France van Heel.

Des élèves du lycée international Winston Churchill de Londres et du lycée Charles de Gaulle étaient également présents pour partager ce moment historique.

Après avoir refusé des demandes de prêt, notamment en 1953 et en 1966, la France a accepté de confier la Tapisserie de Bayeux au Royaume-Uni. C’est la première fois qu’elle est présentée outre-Manche depuis près de mille ans. Cette œuvre de près de 70 mètres, réalisée au XIe siècle, raconte la conquête de l’Angleterre par Guillaume le Conquérant et la bataille de Hastings, en 1066. L’exposition est ouverte au public jusqu’au 11 juillet 2027.

Ce partenariat exceptionnel repose sur un échange : des trésors de Sutton Hoo et des pièces du célèbre jeu d’échecs de Lewis seront prêtés à la France. Une belle illustration de la manière dont notre patrimoine partagé peut nourrir la compréhension mutuelle et la coopération entre nos deux pays.

Le roi Charles III

Dans son discours, le président de la République a vu dans ce prêt « un geste d’amitié entre nos peuples », une manière de continuer à tisser entre nos deux pays « un lien aussi étroit que les fils de cette broderie ».

À cette occasion, j’ai eu le plaisir de retrouver Mustafa Soykurt, nouveau consul général de France à Londres, que j’avais rencontré l’an dernier lorsqu’il était en poste à Boston. Je me réjouis de poursuivre nos échanges sur les attentes de notre communauté française au Royaume-Uni.

J’ai également revu Pierre-André Imbert, secrétaire général de l’Élysée, qui effectuait à Londres son premier déplacement à l’étranger dans ses nouvelles fonctions.

Cette inauguration ouvrait une séquence diplomatique franco-britannique poursuivie dès le lendemain par la rencontre entre Emmanuel Macron et Andy Burnham, à Downing Street.

Sénat – Fondation des Alliances Françaises

Le 1er octobre, j’ai eu le plaisir d’accueillir Marc Cerdan, secrétaire général de la Fondation des Alliances Françaises, pour évoquer le réseau des Alliances Françaises, son développement et les enjeux qui l’accompagnent, notamment dans la perspective du prochain Congrès mondial des Alliances Françaises, prévu à Paris en octobre 2027.

Une rencontre très utile pour poursuivre le dialogue sur l’avenir du réseau et sur la place singulière qu’occupent les Alliances Françaises dans la diffusion de la langue française et le rayonnement de la francophonie. En effet, en données 2025, on compte 813 Alliances réparties dans 138 pays et on dénombre 434 000 apprenants de la langue française.

Médias – Olivier Cadic : “C’est la première fois que je vois le gouvernement faire la grève” (Franceinfo, 01/10/2026)

“C’est un blocage législatif aux conséquences désastreuses. La France n’a toujours pas transposé la directive européenne NIS 2 sur la cybersécurité. En cause : une lutte sourde entre certains parlementaires et les services de renseignement sur l’accès aux messageries chiffrées.”

Géraldine Hallot, de la cellule investigation de Radio France, a réalisé un remarquable point de situation sur le retard pris par la France dans la transposition de la directive européenne NIS 2.

Lire l’article Cybersécurité : l’embarrassant blocage législatif qui empêche la France d’être bien protégée sur le site Franceinfo

Extrait :

Une directive qui aurait dû être appliquée depuis fin 2024

Mais la France, contrairement aux autres pays européens, n’applique pas la directive NIS 2. Elle aurait dû la transposer dans le droit français avant la date limite fixée à octobre 2024. Or le projet de loi relatif à la résilience des infrastructures critiques, qui lui sert de véhicule législatif, n’est toujours pas adopté.

Il a été voté par les sénateurs en mars 2025, mais pas par les députés. De l’avis de nombreux experts, si NIS 2 était en vigueur, les cyberattaques de ces derniers mois auraient été moins nombreuses et moins spectaculaires. “Il y a urgence“, dit ainsi Jean-Sylvain Chavanne. La Commission européenne a d’ailleurs saisi la Cour de justice de l’UE(Nouvelle fenêtre) et demande des sanctions financières contre la France pour non-transposition de la directive.

La délicate question des “portes dérobées”

Alors pourquoi une telle inertie ? “C’est la première fois que je vois le gouvernement faire la grève“, cingle le sénateur centriste Olivier Cadic. Le prétexte de l’embouteillage parlementaire a longtemps été avancé par l’exécutif pour se justifier. Mais d’après des sources gouvernementales, c’est le très technique article 16 bis du projet de loi qui a bloqué le processus. Ajouté par Olivier Cadic lors de l’examen du texte au Sénat et approuvé en commission à l’Assemblée, il vise à interdire les “portes dérobées”, des accès secrets intégrés volontairement dans les messageries chiffrées, type WhatsApp, Signal ou Telegram, pour permettre à un tiers, comme un service d’enquête ou de renseignement, de lire les conversations.

“J’ai fait cet ajout pour protéger le chiffrement des échanges“, explique Olivier Cadic. “En 2025, on avait vu la volonté du précédent ministre de l’Intérieur [Bruno Retailleau] d’ouvrir une brèche dans le chiffrement dans le cadre de la loi narcotrafic avec l’idée de pouvoir mettre en place des portes dérobées dans les messageries chiffrées.”

Édito – Le devoir d’influence

Lire : l’INFOLETTRE n°257 – Septembre 2026Logo HebdoLettre bleu - Rond75

Le devoir d’influence

Madame, Monsieur, chers élus, chers amis,

Le 27 septembre, les élus des Français de l’étranger m’ont réélu pour un troisième mandat. Pour la première fois, les Indépendants devancent Les Républicains et Renaissance. Ils s’affirment comme une force politique d’avenir chez les Français de l’étranger.

Je remercie très chaleureusement les grands électeurs pour leur confiance, mes colistiers, ma collègue Olivia Richard, ainsi que toutes celles et ceux qui se sont engagés à nos côtés.

Cette confiance renouvelée m’honore et m’oblige. Elle me donne plus d’énergie encore pour agir au service des Français de l’étranger, mais aussi pour rappeler le sens et l’utilité de ce mandat.

À quoi sert un sénateur ?

La question mérite d’être posée, tant le travail parlementaire est trop souvent réduit, dans l’esprit du public, au vote des textes proposés par le gouvernement.

Pourtant, notre responsabilité est plus large. Elle consiste aussi à influencer les politiques publiques, à faire émerger des idées nouvelles, à alerter avant que les difficultés ne deviennent des crises et à inscrire l’action publique dans le temps long.

C’est cette conception du mandat qui guide mon engagement depuis ma première élection.

Trois dossiers développés dans cette lettre illustrent cette conviction : un sénateur est utile lorsqu’il contribue à faire évoluer les doctrines de l’action publique. Car l’influence se construit moins par les effets d’annonce que par la persévérance.

L’enseignement français à l’étranger en est un premier exemple. Depuis plusieurs années, je défends la nécessité de réformer en profondeur la gouvernance de l’AEFE : mettre fin aux conflits d’intérêts, garantir une plus grande transparence, assurer l’équité entre établissements, construire un modèle économique soutenable et redonner toute leur place aux acteurs de terrain. Le récent rapport de la sénatrice Samantha Cazebonne confirme largement ces analyses. Je m’en réjouis, car l’essentiel n’est pas d’avoir raison avant les autres, mais de voir des propositions utiles devenir des décisions au service des familles et du rayonnement de la France.

Autre illustration : l’Agence française de développement, dont je suis membre du conseil d’administration. Lors du débat du 26 mai dernier, j’avais une nouvelle fois dénoncé un système où le moins-disant financier demeurait trop souvent le principal critère d’attribution des marchés, au détriment de la qualité, de notre souveraineté économique et du savoir-faire de nos entreprises. Ce 8 juillet, son directeur général, Christophe Lecourtier, présentait devant notre commission une nouvelle doctrine intégrant un « dividende pour la France », en soulignant avec humour que « le sénateur Cadic est un peu complice de ce chapitre-là ». Cette évolution vers le mieux-disant démontre qu’une idée défendue avec constance peut finir par transformer une politique publique.

Le même travail d’anticipation guide mon engagement sur les questions de défense et de cybersécurité. Dès 2018, j’avais proposé que la manipulation de l’opinion publique par les réseaux sociaux et les médias numériques soit reconnue comme une menace stratégique dans la Loi de programmation militaire. Huit ans plus tard, les ingérences informationnelles sont devenues une réalité quotidienne.

En mai dernier, j’ai souhaité y intégrer un nouveau défi : celui des véhicules connectés. Véritables plateformes numériques embarquées, ils soulèvent désormais des enjeux majeurs de cybersécurité, de protection des données et de souveraineté technologique. Le Royaume-Uni a déjà pris des mesures pour limiter la présence de certains véhicules connectés sur des sites sensibles. Cette vigilance me paraît appelée à s’étendre. Je ne serais pas surpris que, dans quelques années, en cas de conflit militaire majeur, des véhicules conçus dans certains pays fassent l’objet de restrictions beaucoup plus larges pour des raisons de sécurité nationale. Là encore, mieux vaut anticiper que subir.

Ces trois exemples illustrent une même méthode : observer les évolutions du monde, écouter les acteurs de terrain, proposer des solutions concrètes et persévérer jusqu’à ce qu’elles soient entendues.

L’influence n’est jamais acquise. Elle se construit par la crédibilité, la constance et le travail. Elle se mesure lorsque des idées deviennent des politiques publiques.

C’est ainsi que je conçois mon mandat de sénateur des Français établis hors de France : non pas commenter l’actualité, mais contribuer à préparer les décisions de demain, dans l’intérêt de notre pays et de nos compatriotes.

Fidèlement,

Olivier Cadic

Sommaire :

ÉLECTIONS
. “En politique, beaucoup de gens veulent réinventer la roue, moi, je préfère la faire tourner” (LePetitJournal.com)

HOMMAGE
. Séisme au Venezuela
. Adieu à Éric Simon, fureteur de Londres et soldat de la mémoire
. Rwanda – Inauguration du mémorial en hommage aux victimes du génocide des Tutsi

FRANÇAIS DE L’ÉTRANGER
. Pierre-André Imbert, secrétaire général de l’Élysée
. Pauline Carmona nommée directrice de cabinet du Quai d’Orsay
. Maud Joseph distinguée de l’Ordre national du Mérite
. Bercy – Accès aux services bancaires des Français établis hors de France

DIPLOMATIE ÉCONOMIQUE
. L’AFD va privilégier le mieux-disant sur le moins-disant (1/2)
. Quel rôle demain pour l’Agence française de développement ? (2/2)
. Olivier Cadic : « Lecourtier veut une AFD plus stratégique, plus influente et plus rentable pour la France » (Le1, Maroc)
. Réunion annuelle des CCIFI : résilience, innovation et confiance
. AG des CCE, vigies économiques de la France
. Rencontre avec les directeurs généraux des CCIFI
. Aix-en-Provence – Université d’été de l’internationalisation des entreprises – La France doit mieux s’appuyer sur ses réseaux à l’étranger
. Cyber, Taïwan et contrefaçon au menu de la rencontre avec les CCE des Hauts-de-Seine

ENSEIGNEMENT FRANÇAIS À L’ÉTRANGER
. Libérer les énergies du réseau : faire de l’ANEFE le moteur du développement de l’enseignement français à l’étranger
. Création de la FEPEF : les établissements partenaires s’unissent pour développer l’enseignement français à l’étranger
. Avec Patrick Sabatier (lycée Molière-Rio) – Faire évoluer l’enseignement français à l’étranger avec courage et pragmatisme
. Échange avec Alexandre Morois, DG de l’AEFE
. Dispositif “PELF” : après l’expérimentation, le renoncement

EN CIRCONSCRIPTION
> ARABIE SAOUDITE – Riyad (13-14 juin 2026)
> ARABIE SAOUDITE – Dammam, Al Khobar (16 juin 2026)
> BAHREÏN – Manama (17-18 juin 2026)
> ROYAUME-UNI – Dartford, Londres (11 & 14 juillet 2026)
> MAROC – Casablanca (16-17 juillet 2026)

SÉNAT – COMMISSION DES AFFAIRES ÉTRANGÈRES, DE LA DÉFENSE ET DES FORCES ARMÉES
. LPM (1/3) – Vers une doctrine de cyber-dissuasion
. LPM (2/3) – Véhicules connectés : renforcer notre souveraineté technologique
. LPM (3/3) – Protéger nos infrastructures critiques des prises de contrôle à distance
. Avion de combat du futur : “On peut faire seuls !” Éric Trappier (Dassault Aviation)
. “Plaidoyer pour une fiscalité plus juste et plus efficace” par Hervé Marseille et onze sénateurs du groupe Union Centriste (La Tribune)

SÉNAT – RELATIONS INTERNATIONALES – GROUPES D’AMITIÉ
. “L’accord Iran–États-Unis peut-il mettre un coup d’arrêt au conflit armé au Moyen-Orient ?” (Radio Orient)
Pays du Golfe
. Condamnation des attaques iraniennes dans le Golfe
. Visite d’État du Sultan d’Oman
. Déjeuner d’adieu à l’ambassadeur d’Arabie saoudite
. Fahad Al Ruwaily, artisan du rapprochement franco-saoudien
. Ambassadeur d’Oman en France
. Ambassadeur du Koweït
. Décès de l’ancien émir du Qatar
Liban
. Conférence de solidarité avec le Liban
. Groupe d’amitié – Forces libanaises
Maroc
. La relation franco-marocaine renforcée par le dialogue parlementaire
Canada
. Fête nationale
Mexique
. Délégation de députés mexicains

SÉNAT – CYBERSÉCURITÉ & IA
. Matinale du CyberCercle – Loi Résilience : la France en retard, l’Europe en colère !
. Paris Cyber Summit – Renforcer les capacités cyber dans les Balkans
. Cybersécurité : la France menacée d’une condamnation européenne
. “Transposition de la directive NIS 2 : l’examen du texte maintenant espéré pour septembre” (ZDNet)
. “Risques cyber : l’ère de l’industrialisation” (La Tribune de l’Assurance)
. “On ne joue pas avec la cybersécurité” : Bruxelles attaque la France en justice pour son retard sur la directive NIS 2 (La Tribune)
. “La France est trop en retard sur la cybersécurité, l’Europe l’attaque en justice” (Siècle Digital)

Découvrir l’InfoLettre n°257

Médias – Olivier Cadic : “En politique, beaucoup de gens veulent réinventer la roue, moi, je préfère la faire tourner” (LePetitJournal.com, 14/09/2026)

Article de Ewan Petris  :
(lire sur le site LePetitJournal.com)

En politique, beaucoup de gens veulent réinventer la roue, moi, je préfère la faire tourner.” Après douze années au Sénat et 654 déplacements dans 117 pays, Olivier Cadic revendique, pour un troisième mandat, une méthode fondée sur les projets concrets et les résultats. Il revient sur son bilan et détaille ses priorités.

Sénateur des Français établis hors de France depuis 2014, Olivier Cadic vise un troisième mandat sous l’étiquette “Libre et indépendant”. Il revendique une méthode fondée sur les projets concrets, la recherche de résultats et une autonomie vis-à-vis des partis. Enseignement français à l’étranger, cybersécurité, services consulaires, soutien aux entreprises et transmission à une nouvelle génération d’élus ; il nous détaille ses priorités et défend une conception de l’indépendance qui, selon lui, doit permettre de “suivre ce que vous dicte votre conscience.

Vous êtes candidat à un troisième mandat de sénateur des Français de l’étranger. Pourquoi vouloir poursuivre ?

Ce troisième mandat doit partir de l’expérience acquise pour produire davantage de résultats. Au fil de mes déplacements, j’ai construit, avec les élus, un réseau de confiance et surtout une méthode : définir une priorité par pays, fixer un objectif concret, mobiliser les bons interlocuteurs et agir jusqu’à la réalisation. Je veux aujourd’hui mettre cette expérience, ces réseaux et les moyens du Sénat au service des élus de notre pays. Ce troisième mandat, je le vois comme celui de la concrétisation, de l’influence et de la transmission. Il s’agit d’abord de terminer ce que nous avons commencé. Mais il s’agit aussi d’accompagner une nouvelle génération d’élus qui sera amenée à prendre le relais.

Je veux pouvoir leur transmettre ce que j’ai appris, les réseaux que j’ai constitués, une méthode de travail, mais aussi une conviction : on peut être libre et indépendant, sans avoir besoin d’une étiquette politique pour agir. Je veux pouvoir dire à cette nouvelle génération : regardez ce que nous avons fait ensemble, regardez ce dont nous sommes capables, et demain, ce sera à vous de poursuivre.

Vous revendiquez justement une approche “entrepreneuriale” de la politique. Qu’est-ce que cela signifie concrètement ?

Je viens du monde de l’innovation. Dans l’entreprise, on ne vous demande pas de commenter indéfiniment un problème, on vous demande de trouver d’obtenir un résultat. J’applique cette même logique au Sénat. Je me considère comme un sénateur entrepreneur : je travaille avec les élus en “mode projet.”

Quand j’étais élu à l’Assemblée des Français de l’étranger, j’avais lancé le “Plan École” du Royaume-Uni, qui a permis de créer 2.500 places supplémentaires, notamment avec le Collège français bilingue de Londres et le lycée international Winston Churchill. Cette méthode a continué à produire des résultats pendant mon deuxième mandat. Je peux citer, parmi d’autres, la création d’écoles à Taïwan et au Cameroun, la réouverture du consulat général à Melbourne, le retour de services consulaires à Édimbourg, la création de chambres de commerce en Estonie, en Éthiopie et en Ouganda, la convention fiscale avec la Moldavie ou encore le soutien aux victimes de l’explosion du port de Beyrouth.

Et demain, cette approche doit continuer. Nous avons déjà des projets engagés : une nouvelle école française au Pérou et au Nevada, une liaison aérienne directe Paris-San Diego, une Journée défense et citoyenneté à Dublin, le projet autour du Centre Pompidou au Brésil, l’évolution du consulat à Agadir, le rééquilibrage du lycée français d’Haïti, une convention fiscale avec la République dominicaine ou encore la recherche d’un nouveau site pour la Maison de la France au Mexique. En politique, beaucoup de gens veulent réinventer la roue, moi, je préfère la faire tourner.

Parmi les réalisations auxquelles vous êtes particulièrement attaché, vous citez souvent WorldSkills. Pourquoi cette aventure a-t-elle autant compté pour vous ?

Ce sont les “Jeux olympiques des métiers”. On y retrouve de la coiffure, du bâtiment, de la jardinerie, de l’électronique, de la mécatronique et beaucoup d’autres. J’ai été l’ambassadeur parlementaire de la candidature française. En 2019, à Kazan, en Russie, la France a remporté la candidature face au Japon. La ville candidate était Lyon et nous avons obtenu l’organisation de WorldSkills 2024. C’était un réel objectif : obtenir l’organisation de ces championnats.

Cela allait bien au-delà d’un événement international. Faire venir les mondiaux des métiers en France, c’était offrir une scène internationale au prochain Zinedine Zidane du bâtiment, à la Marie-José Pérec de la coiffure, ou au Mbappé de la mécanique. C’est aussi une manière de montrer aux jeunes que la réussite professionnelle ne passe pas par une seule voie. Le bac et l’université constituent un chemin. L’apprentissage et les métiers d’excellence en constituent un autre. En tant que parlementaire, ce qui m’intéresse, c’est d’éveiller la curiosité des jeunes, de leur faire découvrir leurs talents et de les aider à trouver leur propre voie.

Vous avez également fait de la cybersécurité un de vos combats. Comment concilier aujourd’hui sécurité numérique et libertés individuelles ?

Il faut définir la différence entre la liberté et la sécurité. J’ai notamment combattu les dispositions visant à introduire des “backdoors”(portes dérobées). J’ai considéré qu’affaiblir le chiffrement au nom de la sécurité reviendrait à fragiliser simultanément nos citoyens, nos entreprises, nos administrations et nos armées. Une porte dérobée réservée aux “gentils”, cela n’existe pas. Dès qu’une faille est créée, elle peut être découverte et exploitée par des criminels ou des puissances étrangères. C’est pourquoi j’ai fait adopter au Sénat l’article 16 bis* contre les backdoors.

L’intelligence artificielle accélère considérablement les cyberattaques. Nous sommes donc entrés dans une véritable course contre la montre. Il faut renforcer notre résilience et responsabiliser les acteurs. Je souhaite notamment que les entreprises atteignent des standards élevés de résilience. Mais je suis très clair : je ne veux pas d’une surveillance généralisée. Il y a une vie privée et des libertés publiques à protéger. C’est tout le sens de l’article 16 bis contre les backdoors, dont je suis particulièrement fier.

Vous évoquez souvent la nécessité de renforcer la “résilience” des Français de l’étranger. Qu’entendez-vous par là ?

Il faut être capable de mieux préparer les Français de l’étranger aux crises, de préserver leur mobilité et de renforcer leur sécurité numérique. Les crises auxquelles nos compatriotes peuvent être confrontés sont de nature très différente : crises politiques, sécuritaires, sanitaires, cyberattaques…

Nous voulons améliorer la circulation des informations entre les communautés françaises, les élus, les postes diplomatiques et le Centre de crise et de soutien ; tirer les enseignements de chaque crise en intégrant toutes les parties prenantes afin d’améliorer continuellement les procédures ; encourager la diffusion d’outils pratiques de préparation aux situations de crise, comme je l’ai fait à la tribune du sénat en demandant au gouvernement de s’inspirer du guide suédois “en cas de crise ou de guerre”. Ce qu’il a fait ensuite, en publiant “Tous responsables”. Nous avons besoin de ce même document pour les Français de l’étranger.

Vous souhaitez également faire évoluer profondément l’administration consulaire ?

Il faut passer d’une administration numérique à une administration prédictive. Pendant des décennies, nous avons eu une bureaucratie qui demandait au citoyen de venir vers elle. Aujourd’hui, avec la transformation numérique des services consulaires et le centre d’appels téléphonique de France Consulaire, nous sommes passés à une administration davantage orientée vers le service au citoyen : “une administration orientée clients”.

Mais demain, il faut aller beaucoup plus loin : imaginez que votre passeport arrive bientôt à expiration. Plutôt que de devoir penser vous-même à lancer toutes les démarches, l’administration pourrait vous prévenir : “Votre passeport arrive bientôt à échéance. Souhaitez-vous le renouveler ? Cliquez ici.” Le formulaire serait prérempli, votre dossier déjà constitué, vous n’auriez plus qu’à valider et payer. C’est ce changement de logique que permet notamment l’intelligence artificielle, et d’imaginer l’avènement d’une administration prédictive.

Si vous êtes réélu, quelles seront vos principales priorités ?

Je les résumerais autour de cinq priorités, premièrement, mieux préparer les Français de l’étranger aux crises, préserver leur mobilité et renforcer leur sécurité numérique. Deuxièmement, doubler le nombre d’élèves dans l’enseignement français et francophone sans doubler les charges. Avec l’AEFE et l’ANEFE, nous voulons accompagner la création et le développement des écoles, tout en permettant aux 80 % d’enfants français à l’étranger qui ne fréquentent pas le réseau scolaire français d’avoir accès à un parcours de français, notamment grâce aux associations FLAM, aux Alliances françaises et au numérique. Troisièmement, faire gagner nos entreprises partout dans le monde. Il faut renforcer nos réseaux d’affaires et faire de l’Agence française de développement (AFD) un véritable levier pour nos entreprises.

Je souhaite notamment faire passer de 43 % à 60 % la part des appels d’offres remportés par nos entreprises françaises. Quatrièmement, mettre mon expérience et mes réseaux au service des projets concrets des élus : une école, un consulat, une liaison aérienne, une convention fiscale… Enfin, préparer les services publics des prochaines décennies, avec une administration prédictive.

Vous vous présentez sous l’étiquette “Libre et indépendant”. Que signifie concrètement cette indépendance au Sénat ?

Être indépendant revient à accepter qu’on puisse être seul contre tous lorsqu’on estime devoir défendre l’intérêt général. Je ne défends pas “d’abord” les Français de l’étranger, simplement parce que je suis moi-même Français de l’étranger. Ce qui doit nous guider est l’intérêt général. J’en ai fait l’expérience avec l’accord entre l’Union européenne et le Mercosur où j’ai défendu le projet alors que j’étais très isolé, parce que je considérais qu’il pouvait ouvrir à nos entreprises un marché de 270 millions de consommateurs et créer de nouveaux débouchés pour nos PME, nos viticulteurs et notre industrie. Il faut suivre ce que vous dicte votre conscience et tenir sa position jusqu’à ce que les faits tranchent.

Mais l’indépendance, ce n’est pas avoir raison contre tout le monde par principe, mais plutôt refuser d’avoir tort avec tout le monde par confort. C’est ce qui me donnera la crédibilité si je suis réélu, de retourner au Brésil promouvoir nos entreprises françaises qui sont le premier employeur étranger et dont je connais les attentes. Après douze ans de mandat, mon fil conducteur est simple : résoudre des problèmes et créer de nouveaux chemins.

Médias – “Piratage de données : l’État face à l’urgence du sursaut” (La Tribune Dimanche, 23/08/2026)

La cyberattaque visant près de 700 000 contribuables sur le site de la DGFiP rappelle l’urgence de transposer NIS 2 pour renforcer la sécurité de l’État, mais aussi de préserver l’article 16 bis que j’ai fait adopté : introduire des failles volontaires dans les systèmes de chiffrement, c’est ouvrir une porte que les cybercriminels, comme les services étrangers, sauront exploiter.

Extrait de l’article :

NIS 2 (Net­work and Infor­ma­tion Secu­rity 2) a pour­tant été inté­grée au pro­jet de loi rela­tif à la rési­lience des infra­struc­tures cri­tiques et au ren­for­ce­ment de la cyber­sé­cu­rité, voté au Sénat en 2024, puis en com­mis­sion à l’Assem­blée natio­nale l’année sui­vante avant d’être blo­qué aux portes de l’hémi­cycle. Offi­ciel­le­ment pour des rai­sons d’agenda par­le­men­taire sur­chargé, offi­cieu­se­ment pour une rai­son plus poli­tique qui concerne l’article 16 bis de la loi, qui pré­voit l’inter­dic­tion des « back­doors » (portes d’entrée), ces failles volon­tai­re­ment inté­grées à un sys­tème de chif­fre­ment pour per­mettre à un tiers, sou­vent un ser­vice de ren­sei­gne­ment, d’accé­der aux com­mu­ni­ca­tions mal­gré le cryp­tage.

Selon plu­sieurs sources, la DGSI serait par­ti­cu­liè­re­ment défa­vo­rable à cet amen­de­ment. « Si vous met­tez une faille, vous pen­sez bien que vous n’allez pas être le seul à l’uti­li­ser… Vous met­tez encore une fois tout le monde en insé­cu­rité », explique son auteur, le séna­teur cen­triste Oli­vier Cadic.

Lire l’article du 23/08/2026 de Nelson Getten Piratage de données : l’État face à l’urgence du sursaut sur le site Pressreader

Divorce franco-irlandais : clarification obtenue (réponse à ma question écrite)

Lorsqu’un divorce en France relève du droit irlandais, ce droit prévoit des mesures financières pour protéger le conjoint économiquement désavantagé.

En mars dernier, les élus des Français de l’étranger pour l’Irlande, Laurence Helaili et Nicolas Nouelle, conseillers des Français de l’étranger, m’avaient signalé que certaines juridictions françaises semblaient méconnaître le principe de “proper provision”, en l’assimilant à une simple séparation de biens, au détriment du conjoint le plus vulnérable.

La réponse du ministre de la Justice a le mérite de confirmer très clairement que le droit irlandais ne peut pas être réduit à une séparation de biens à la française. Ainsi, le juge irlandais raisonne en termes de “proper provision” tenant compte de la situation financière actuelle et future des époux, et pouvant aller jusqu’au transfert de droits de propriété d’un époux à l’autre. C’est ce que ma question cherchait à faire établir.

En revanche, la réponse évite largement le problème pratique signalé : celui d’une mauvaise compréhension possible du droit irlandais par certaines juridictions françaises. On me répond, en substance : voici ce que doit faire le juge français, et voici les outils dont il dispose.

RÉPONSE de M. le garde des sceaux, ministre de la justice à ma question n°08292 (publiée le 09/04/2026) :

En droit irlandais, selon les informations obtenues auprès du magistrat de liaison français compétent pour l’Irlande : Il n’existe ni régime matrimonial ni règle fixe sur la division des biens au moment du divorce ; le principe (conformément à l’article 41 3 de la Constitution et de l’article 5 du “Family Law (divorce) Act” 1996) est celui de la “proper division”, soit la provision adéquate et équitable pour les époux et les enfants ; L’assiette à prendre en considération pour calculer cette provision n’est pas définie par la loi, si bien qu’il revient au juge de définir ce qui entre dans le “family pot”… Lire la suite de la réponse.

Lire le texte de la Question

Sénat – Maroc – Fête du Trône : une relation d’exception tournée vers l’avenir

Merci à Samira Sitaïl, ambassadrice de Sa Majesté le Roi du Maroc en France, et à Samir Addahre, ambassadeur, délégué permanent du Royaume du Maroc auprès de l’Unesco, pour leur invitation à la réception organisée, ce 30 juillet, à l’occasion du 27e anniversaire de l’intronisation de Sa Majesté le Roi Mohammed VI.

Comme chaque année, j’ai eu plaisir à participer à cette célébration aux côtés de Christian Cambon, président du groupe interparlementaire d’amitié France-Maroc du Sénat.

Les discours de Samira Sitaïl et d’Éléonore Caroit, ministre déléguée chargée de la Francophonie, des Partenariats internationaux et des Français de l’étranger, ont illustré la dynamique positive qui anime aujourd’hui la relation franco-marocaine.

La 15ᵉ Réunion de haut niveau franco-marocaine du 16 juillet dernier, présidée à Rabat par Sébastien Lecornu et Aziz Akhannouch, a confirmé le retour à une relation d’exception entre la France et le Maroc. Elle s’est traduite par la signature de quatorze accords de coopération et par l’annonce d’un traité bilatéral inédit, appelé à structurer durablement notre partenariat, une première entre la France et un État non membre de l’Union européenne.

J’ai félicité l’ambassadrice Samira Sitaïl pour son discours empreint des valeurs de tolérance et de respect de la pluralité qui caractérisent le Royaume. Son message résonne avec une force particulière dans un contexte international marqué par les tensions et les tentations du repli.

Outre Éléonore Caroit, la présence de nombreux membres du gouvernement français témoignait de l’excellence de la relation franco-marocaine : Nicolas Forissier, ministre délégué chargé du Commerce extérieur et de l’Attractivité ; Benjamin Haddad, ministre délégué chargé de l’Europe ; Anne Le Hénanff, ministre déléguée chargée de l’Intelligence artificielle et du Numérique ; ainsi que Naïma Moutchou, ministre des Outre-mer.

Cette réception m’a offert l’occasion de poursuivre mes échanges avec Éléonore Caroit et Martin Briens, secrétaire général du ministère de l’Europe et des Affaires étrangères, sur le projet de transfert contesté du consulat d’Agadir sur le site de l’Institut français. J’ai relayé les fortes préoccupations de nos conseillers des Français de l’étranger Claude Fontenoy et Nathalie Payre, très engagés sur ce dossier dans le prolongement de l’action de leurs prédécesseurs Jean-Claude Rozier et Nadia Fehmi Taghi.

J’ai également échangé avec le ministre Nicolas Forissier sur la nécessité de faire aboutir rapidement la convention fiscale bilatérale avec la République dominicaine, dont il mesure pleinement l’importance. Je demeure pleinement mobilisé sur ce dossier afin de soutenir les efforts de Nicolas Brehm, conseiller des Français de l’étranger, et de Charles-Henri Chenut, président de la commission Amérique latine des CCEF.

J’ai été heureux de retrouver Nacim Tourougui, chef de mission adjoint de l’ambassade du Maroc en France, qui avait récemment accompagné la délégation de parlementaires marocains au Sénat, ainsi que Sébastien Le Bonté, président de la Chambre française de commerce et d’industrie du Maroc, et Jean-Charles Damblin, son directeur général, dont l’action contribue chaque jour à donner un contenu économique concret à l’amitié franco-marocaine et à ouvrir de nouvelles perspectives à nos entreprises.

Plus que jamais, la relation entre la France et le Maroc s’appuie sur une histoire commune tout en se projetant vers l’avenir. Au bénéfice de nos deux pays, de nos entreprises et de nos citoyens, vive l’amitié franco-marocaine ! +d’images

Explosion du port de Beyrouth : le devoir de vérité

Six ans après l’explosion du port de Beyrouth, mes pensées les plus sincères vont aux victimes et à leurs familles.

Au fil des années, j’ai eu le privilège de rencontrer nombre d’entre elles. Derrière chaque nom, il y a un visage, une histoire, une vie brisée. Leur dignité dans l’épreuve et leur détermination à obtenir la vérité et la justice inspirent le plus profond respect.

Aucune nation ne peut se reconstruire durablement sans vérité ni sans justice. Puissent les responsables de cette tragédie enfin répondre de leurs actes.

Merci à Nadia Chaaya, conseillère des Français de l’étranger pour le Liban et la Syrie, pour son engagement sans relâche auprès des familles, afin que leur combat ne soit jamais oublié et que la justice passe enfin. +d’images

Sénat – Liban – Conférence de solidarité avec le Liban

À l’invitation de Gérard Larcher, président du Sénat, et de Youssef Raggi, ministre libanais des Affaires étrangères et des Émigrés, j’ai participé au Sénat, le 15 juillet, à la Conférence de solidarité avec le Liban : les collectivités territoriales au cœur du partenariat franco-libanais, , en présence de SEM Rabih El Chaer, ambassadeur du Liban en France..

J’ai été ravi de retrouver Youssef Raggi, ainsi que Ahmad Hajjar, ministre de l’Intérieur et des Municipalités, que j’avais rencontrés à Beyrouth en février dernier, aux côtés de Nadia Chaaya, conseillère des Français de l’étranger Liban, Syrie.

En ouvrant cette conférence, Gérard Larcher, qui s’est rendu 37 fois au Liban, a rappelé que son objectif était de « galvaniser les énergies ». Citant Jean-Paul II, il a également rappelé que « le Liban est plus qu’un pays, il est un message ».

Avec le ministre Youssef Raggi

Le discours de Youssef Raggi a porté une vision ambitieuse : reconstruire un Liban gouverné par des institutions fortes, maître de ses décisions et pleinement souverain, notamment à travers le désarmement du Hezbollah (lire le discours).

À l’heure où les équilibres géopolitiques se déplacent, le ministre a souligné que la Méditerranée redevient un centre, conférant à la France et au Liban une responsabilité particulière pour bâtir une région où les institutions prévalent sur les logiques de puissance.

Cette ambition passe par une redéfinition de l’État libanais : restaurer son autorité sur l’ensemble du territoire, mettre fin aux structures échappant à son contrôle, tout en rappelant que l’occupation d’une partie du territoire fragilise durablement les institutions.

Le ministre Ahmad Hajjar

Le ministre Ahmad Hajjar a, pour sa part, rappelé les avancées réalisées, notamment avec la tenue des élections municipales, et réaffirmé la volonté des autorités d’étendre progressivement l’autorité de l’État à l’ensemble du territoire.

La table ronde, animée par Christine Lavarde, présidente du groupe d’amitié France-Liban, a réuni a réuni Renaud Muselier, président du Conseil régional de Provence-Alpes-Côte d’Azur ; Joseph Maïla, sociologue et professeur d’université ; Zahi Chahine, directeur national de la cellule de gestion des catastrophes du Liban ; et Antoine Chaaya, directeur de Renzo Piano Building Workshop.

Éléonore Caroit, ministre déléguée chargée de la francophonie, des partenariats internationaux et des Français de l’étranger et Tanya Saadé Zeenny, présidente de la fondation CMA-CGM ont adressé un message vidéo pour la circonstance.

Les échanges ont illustré l’engagement des collectivités territoriales, des acteurs économiques et de la société civile aux côtés du Liban.

Dans une région en pleine recomposition, cette conférence a rappelé que la solidarité franco-libanaise ne consiste plus seulement à accompagner un pays en crise, mais à soutenir l’émergence d’un État pleinement souverain, capable d’assurer lui-même son avenir.

Sénat – Aix-En-Provence – Université d’été de l’internationalisation des entreprises – La France doit mieux s’appuyer sur ses réseaux à l’étranger

Les entreprises multinationales françaises réalisent désormais plus de la moitié de leur chiffre d’affaires hors de France (51%), d’après l’Insee.

En 2023, leurs filiales étrangères ont généré près de 1 800 milliards d’euros de chiffre d’affaires et emploient 7 millions de salariés à travers le monde.

Cela illustre combien la prospérité de notre économie dépend aussi de la réussite de nos entreprises à l’international.

Pour parvenir à ce résultat, la France possède un atout que beaucoup de pays nous envient : un réseau mondial d’entrepreneurs, d’experts et de relais économiques unique au monde. Encore faut-il savoir le mobiliser et le valoriser en mesurant tout ce qu’il apporte à l’Hexagone.

C’est le message que j’ai porté, le 3 juillet à Aix-en-Provence, lors de l’Université d’été de l’internationalisation des entreprises (UEIE), à l’occasion d’un atelier consacré à la mobilisation des écosystèmes français à l’étranger.

Aux côtés de Pedro Novo, CEO d’Axian Properties à Madagascar et conseiller du commerce extérieur de la France, et de Pierre-Jean Malgouyres, CEO d’Archetype Group, administrateur de CCI France International et président du Conseil France-Bangladesh de MEDEF International, nous avons confronté nos expériences de terrain devant des dirigeants d’entreprise et des acteurs de l’export.

J’ai rappelé que cette force collective repose sur les CCI France International, les Conseillers du commerce extérieur de la France, Business France, les entreprises françaises implantées à l’étranger, les conseillers des Français de l’étranger, mais aussi notre réseau diplomatique. Ensemble, ils constituent une véritable Team France mondiale.

À chacun de mes déplacements, je prends le temps de visiter les CCIFI et leurs membres, de rencontrer les CCEF et d’aller sur le terrain avec les élus des Français de l’étranger. Ils sont mes meilleurs capteurs des évolutions économiques, des opportunités de marché et des difficultés rencontrées par nos entreprises. Leurs retours nourrissent directement mon travail parlementaire.

Je me réjouis également de l’évolution engagée par l’Agence française de développement (AFD). En affirmant sa volonté de devenir un partenaire plus stratégique de nos entreprises, en complément de Team France Export, elle ouvre une nouvelle étape. C’est une orientation que j’ai toujours soutenue : notre politique de développement doit aussi renforcer l’influence économique de la France.

Face aux bouleversements géopolitiques, à l’essor de l’intelligence artificielle, aux défis de la cybersécurité et à une concurrence mondiale toujours plus intense, la performance ne dépendra plus seulement des entreprises, mais de la capacité de tout un écosystème à agir ensemble.

Les échanges, sans diapositives ni discours convenus, ont permis un dialogue franc et concret entre entrepreneurs et praticiens de l’international. Une formule particulièrement stimulante.

Merci à Charles Maridor, Stéphane Boulet et à La Fabrique de l’Exportation pour leur invitation et pour cette 8ᵉ édition de l’UEIE, qui contribue à diffuser une véritable culture de l’international.

La mondialisation n’est plus une question de distance. C’est une question de réseau. La France possède l’un des plus puissants au monde. Faisons-en un avantage compétitif.

Médias – “La France est trop en retard sur la cybersécurité, l’Europe l’attaque en justice” (Siècle Digital, 09/07/2026)

Dans son article, Nicolas Dubet explique les raisons qui ont conduit la Commission européenne à prendre la décision rare de saisir la Cour de Justice de l’Union européenne (CJUE) contre la France pour non-transposition de la directive NIS2 sur la cybersécurité en temps et en heure.

Extrait :

Le retard de la France n’est pas uniquement dû à des problèmes bureaucratiques. En effet, il est actuellement accentué par une véritable lutte autour d’un projet de loi, le 16 bis. Introduit par le sénateur centriste Olivier Cadic, cet article de loi interdit explicitement « les portes dérobées » dans les outils de chiffrement informatiques comme par exemple les applications de messagerie pour garantir le niveau de sécurité maximal.

Cependant le ministère de l’Intérieur et la DGSI (Direction générale de la surveillance internationale) ont une vision très différente du problème. En effet, pour les services de lutte contre le narcotrafic et le terrorisme, les applications chiffrées utilisées par les criminels sont un obstacles majeurs et considèrent qu’un accès technique contrôlé (comme la présence d’une porte dérobée) est essentielle pour les futures enquêtes à venir.

De toute évidence la norme NIS2 ne peut être transposée actuellement tant que la France ne s’est pas mise d’accord politiquement et c’est précisément cette impasse qui a poussé la Commission européenne à poursuivre la France en justice.

Lire l’article La France est trop en retard sur la cybersécurité, l’Europe l’attaque en justice sur le site de Siècle Digital

Médias – « On ne joue pas avec la cybersécurité » : Bruxelles attaque la France en justice pour son retard sur la directive NIS 2 (La Tribune, 08/07/2026)

La France s’expose à des sanctions financières, commente Bogdan Bodnar dans son article, puisque que la Commission a décidé de saisir la Cour de Justice de l’Union européenne pour retard de transposition de la directive NIS2. Il pointe que « la faute incombe à l’exécutif qui cherche à revenir sur un article ciblant le chiffrement des messageries, malgré les réticences de plusieurs élus. »

Extrait :

NIS 2 doit faire passer le nombre d’acteurs régulés en France de 500 à plus de 15 000 (PME, hôpitaux, administrations, collectivités territoriales). En repoussant l’échéance, la France maintient ses infrastructures critiques dans la fragilité, selon plusieurs élus. Les députés Éric Bothorel (majorité présidentielle) et Philippe Latombe (Modem), ainsi que le sénateur Olivier Cadic (Union centriste), ont chacun critiqué ce retard, qui incombe en réalité largement à l’exécutif.

L’article 16 bis demeure le point de blocage central. Introduit par les parlementaires, notamment Olivier Cadic, cet article interdit les « backdoors », ou portes dérobées, dans les outils de chiffrement comme les messageries, afin de garantir une sécurité informatique absolue. Le ministère de l’Intérieur, alors dirigé par Bruno Retailleau, et la DGSI (le renseignement intérieur), engagés dans la lutte contre le narcotrafic et le terrorisme, y voyaient au contraire l’opportunité de surveiller des applications également utilisées par des criminels.

Lire l’article du 08/07/2026 « On ne joue pas avec la cybersécurité » : Bruxelles attaque la France en justice pour son retard sur la directive NIS 2 sur le site de La Tribune

En circonscription au Maroc – Casablanca (16-17 juillet 2026)

Communauté française

(g à d) Mathieu Coquant, Jean-Michel Raynaud, OC, Marlis Thomas et Pascal Capdevielle

Fête Nationale

Une communauté française engagée au service du partenariat franco-marocain

Mon 21ème déplacement au Maroc a été marqué par deux temps forts avec notre communauté française à Casablanca.

J’ai tout d’abord participé à une réunion autour de Jean-Michel Raynaud, récemment élu président du conseil consulaire de Casablanca et président de l’UFE Casablanca.

Félicitations à lui pour cette nouvelle responsabilité, qui témoigne de la confiance que lui accordent les élus de la circonscription. Son engagement de longue date au service de nos compatriotes constitue un atout précieux pour la communauté française de Casablanca.

Nos échanges, auxquels participaient Marlis Thomas et Mathieu Coquant (délégué consulaire), membres du conseil d’administration de la CFCIM et parents d’élèves, ainsi que Pascal Capdevielle, conseiller des Français de l’étranger pour Fès, ont porté sur plusieurs sujets majeurs : les interrogations suscitées par la réforme de l’AEFE, les limites de l’offre de la Caisse des Français de l’Étranger face aux solutions proposées localement, ainsi que les enjeux de mobilité et les complémentarités à développer entre UFE Go Business, service de l’UFE destiné aux TPE et indépendants, et le réseau de la CFCIM.

Comme l’an dernier, j’ai ensuite eu le plaisir de participer, le 16 juillet, à la célébration de notre fête nationale dans les jardins du consulat général de France à Casablanca, à l’invitation de Aymeric Chuzeville, consul général de France, en présence de Philippe Lalliot, ambassadeur de France au Maroc. Succédant récemment à Christophe Lecourtier, devenu directeur général de l’AFD, l’ambassadeur a partagé sa vision d’un Maroc en pleine transformation. Il a notamment évoqué le dynamisme de Casablanca et les ambitions du Royaume, illustrées par la construction du futur stade de plus de 110 000 places, destiné à accueillir la Coupe du monde 2030.

J’ai également retrouvé Éléonore Caroit, ministre déléguée chargée des Français de l’étranger, qui avait prolongé son déplacement au Maroc avec le Premier ministre Sébastien Lecornu, afin de témoigner de son soutien à notre communauté.

Cette réception a été l’occasion d’échanger avec de nombreux compatriotes et partenaires engagés pour le développement de la relation franco-marocaine, parmi lesquels mon collègue député des Français de l’étranger, Karim Ben cheikh, les conseillers des Français de l’étranger, Jean-Michel Raynaud (Pdt du conseil) et M’jid El Guerrab ; Gilles Abensour, président des CCEF Maroc, Sébastien Le Bonté, président de la CFCIM, les membres de son bureau, ainsi que Gilles D’Agescy, ancien président du conseil consulaire.

J’ai également poursuivi mes échanges avec plusieurs acteurs économiques, notamment Mehdi Sahel, directeur général d’Alstom Maroc. Son témoignage illustre le formidable développement industriel français dans le Royaume : en quatre ans, les effectifs d’Alstom sont passés de 500 à 1 500 collaborateurs. L’entreprise accompagne désormais l’extension de la LGV jusqu’à Marrakech grâce à la commande de 18 nouveaux TGV. Depuis 2020, Alstom a également investi près de 200 millions de dirhams dans son site industriel de Fès, que j’ai eu l’occasion de visiter à deux reprises.

Cette journée a une nouvelle fois illustré la vitalité de notre communauté française à Casablanca. Grâce à l’engagement de ses élus, de ses entrepreneurs, de ses responsables associatifs et de ses entreprises, elle constitue l’un des principaux artisans du partenariat d’exception qui unit la France et le Maroc. +d’images

Diplomatie économique

Chambre française de Commerce et d’Industrie (CFCIM)

CFCIM : le premier réseau économique français à l’étranger au service du partenariat franco-marocain

Ma visite au Maroc, du 16 juillet, m’a offert deux occasions de rencontrer les responsables de la Chambre française de Commerce et d’Industrie du Maroc (CFCIM) : lors d’un échange à son siège à Casablanca, puis à l’occasion de la célébration de notre fête nationale au consulat général de France.

Au siège de la Chambre, j’ai échangé avec Jean-Charles Damblin, directeur général, et Pascal Capdevielle, vice-président en charge de la coordination régionale, sur les perspectives de développement des échanges économiques entre la France et le Maroc.

Créée en 1913, la CFCIM est aujourd’hui un acteur incontournable de cette relation. Elle fédère plus de 4 000 entreprises adhérentes et anime une communauté de plus de 20 000 membres.

Acteur engagé dans la dynamique de régionalisation du Royaume, elle s’appuie sur un réseau de 10 délégations régionales : Agadir, Dakhla, Fès, Guelmim, Laâyoune, Marrakech, Meknès, Oujda, Rabat et Tanger. Cette présence sur l’ensemble des principaux pôles économiques permet d’accompagner les entrepreneurs, les investisseurs et les entreprises à chaque étape de leur développement, de favoriser les rencontres d’affaires, de soutenir la formation et de renforcer l’intégration dans les écosystèmes locaux.

(g à d) Benoît Vaillant, Thibault Chatal, Sébastien Le Bonté, OC, Pascal Capdevielle, Thierry Poitout et Yann Lebeau

À l’occasion de la réception organisée par le consulat général de France à Casablanca pour la fête nationale, j’ai retrouvé Sébastien Le Bonté, président de la CFCIM, ainsi que plusieurs membres de son conseil d’administration : Benoît Vaillant, Yann Lebeau, Pascal Capdevielle, Thibault Chatal et Thierry Poitout.

Cette rencontre fut l’occasion de rappeler une réalité remarquable : la France est le premier investisseur étranger au Maroc, le premier employeur étranger et la CFCIM constitue la première chambre de commerce bilatérale française au monde. Comme l’a souligné Sébastien Le Bonté, la CFCIM traduit les priorités économiques de nos deux pays en projets concrets au service des entreprises.

J’ai également retenu l’illustration donnée par Yann Lebeau : 70 % du pain consommé au Maroc est fabriqué à partir de blé français, un exemple concret de l’intensité des échanges entre nos deux pays.

Lors de sa visite d’État au Maroc en 2024, le Président de la République Emmanuel Macron avait salué le travail de la CFCIM en déclarant : « Soyez-en remerciés parce que vous êtes les artisans de tout cela. » Je m’associe pleinement à cet hommage.

Les entrepreneurs sont le ciment de la relation franco-marocaine. La CFCIM leur offre depuis plus d’un siècle un cadre unique pour développer des projets communs et renforcer les liens entre nos deux pays. +d’images

Sénat – Liban – Groupe d’amitié – Forces libanaises

Échange avec les Forces libanaises sur les défis de la souveraineté et de la stabilité régionale

Dans le cadre des travaux du groupe interparlementaire d’amitié France-Liban, présidé par ma collègue Christine Lavarde, j’ai participé, le 7 juillet, à l’audition de Georges Okais, député libanais et membre des Forces libanaises (FL), accompagné de Marwan Harb, délégué pour les affaires étrangères.

J’avais rencontré à Beyrouth, en juillet 2024, Samir Geagea, leader des Forces libanaises, en présence de Nadia Chaaya, conseillère des Français de l’étranger pour le Liban et la Syrie (compte-rendu).

Cette rencontre est intervenue à un moment crucial pour le Liban, confronté à de multiples défis politiques, économiques et sécuritaires, dans un environnement régional particulièrement instable.

Nos échanges ont porté sur la situation intérieure du pays, les perspectives de réformes attendues par les Libanais, ainsi que sur les conditions nécessaires au rétablissement durable de la souveraineté de l’État et de ses institutions.

Nous avons également évoqué les évolutions diplomatiques en cours.

Les Forces libanaises soutiennent une reprise des négociations visant à stabiliser durablement la frontière entre le Liban et Israël, dans le cadre de l’application des résolutions des Nations unies.

Elles défendent également le principe selon lequel le monopole de la force armée doit revenir à l’État libanais, ce qui implique le désarmement du Hezbollah et l’extension de l’autorité de l’armée libanaise sur l’ensemble du territoire. Elles considèrent que ces conditions sont indispensables au rétablissement de la pleine souveraineté du Liban et au retour de la confiance des partenaires internationaux.

J’ai rappelé que le Hezbollah avait engagé le Liban dans une guerre avec Israël sans mandat du gouvernement ni du Parlement. Agissant comme le principal relais de l’influence iranienne au Liban, il a fait prévaloir les intérêts stratégiques de Téhéran sur ceux de l’État libanais, au détriment de la sécurité et de la souveraineté du pays.

Dans ce contexte, j’ai salué la remarquable constance des Forces libanaises. Depuis des décennies, elles défendent une même ligne : un Liban libre, pleinement souverain, où l’État détient seul le monopole de la force, libéré de toutes les milices comme de toute tutelle ou ingérence étrangère. Les évolutions récentes montrent que cette vision, longtemps minoritaire, est aujourd’hui au cœur du débat sur l’avenir du Liban.

Je remercie chaleureusement Georges Okais pour la qualité de cet échange, qui témoigne de la vitalité des liens entre nos deux Parlements et de notre volonté commune d’œuvrer au renforcement de l’amitié franco-libanaise.

Médias – « Lecourtier veut une AFD plus stratégique, plus influente et plus rentable pour la France » (Le1, Maroc, 18/07/2026)

Le média marocain Le1 revient sur l’audition de Christophe Lecourtier au Sénat et souligne plusieurs propositions que je défends depuis plusieurs mois pour réorienter l’action de l’Agence française de développement (AFD).

Extrait :

Sous la direction de Christophe Lecourtier, l’Agence française de développement prépare un recentrage stratégique destiné à mieux articuler solidarité internationale, intérêts économiques et influence diplomatique. Le sénateur centriste Olivier Cadic revendique une part dans cette évolution, après avoir plaidé à plusieurs reprises pour la priorité au « mieux-disant », une meilleure coordination avec Team France Export et davantage de retombées pour les entreprises françaises.

L’Agence française de développement amorce une évolution de sa doctrine. Longtemps principalement présentée comme l’un des instruments de la solidarité internationale française, l’AFD est désormais appelée à assumer plus clairement sa contribution aux intérêts économiques et stratégiques de la France.

Cette orientation a été mise en avant par le sénateur UDI Olivier Cadic après l’audition, le 8 juillet, de Christophe Lecourtier devant la commission des Affaires étrangères, de la Défense et des Forces armées du Sénat. Trois mois après sa prise de fonctions à la tête du groupe AFD, le directeur général y a présenté les grandes lignes de sa feuille de route et du recentrage stratégique de l’Agence.

Au cœur de cette nouvelle doctrine figure le principe d’un « dividende pour la France ». Il doit permettre aux financements accordés par l’AFD de produire davantage de retombées pour les entreprises françaises, tout en maintenant les objectifs de développement poursuivis dans les pays bénéficiaires.

Sortir de la logique du prix le plus bas

La principale évolution concerne les modalités d’attribution des marchés financés par l’AFD. Selon Olivier Cadic, l’Agence entend désormais privilégier le « mieux-disant », fondé sur la qualité globale de l’offre, plutôt que le « moins-disant », centré sur le prix le plus bas.

Olivier Cadic défendait cette inflexion depuis plusieurs mois. Le 8 avril, lors de l’audition de Christophe Lecourtier dans le cadre de sa nomination, il l’avait interrogé sur la place des entreprises françaises dans les projets financés par l’Agence. Il était revenu sur le sujet le 26 mai, au cours du débat sénatorial consacré à l’aide publique au développement.

Le sénateur centriste estime que la prépondérance du critère financier peut favoriser des offres moins coûteuses sans nécessairement valoriser la qualité, l’innovation, la durabilité ou les intérêts stratégiques de la France.

Son argumentaire : les entreprises françaises participeraient à près de 60 % des appels d’offres internationaux de l’AFD et enregistreraient un taux de succès de 70 %. Elles ne remporteraient pourtant qu’environ 42 % de l’ensemble des marchés financés par l’Agence.

Olivier Cadic a donc demandé à Christophe Lecourtier quelles mesures permettraient de porter à 60 % la part des marchés remportés par les entreprises françaises.

Lire la suite de l’article Lecourtier veut une AFD plus stratégique, plus influente et plus rentable pour la France, publié le 18/07/2026 sur le site de Le1

Sénat – Bercy – Accès aux services bancaires des Français établis hors de France : donnez votre avis

Dans le prolongement de plusieurs initiatives du Sénat sur les difficultés d’accès aux services bancaires en France des Français établis hors de France, le ministre de l’Économie, des Finances et de la Souveraineté industrielle, énergétique et numérique, Roland Lescure, a confié, par lettre du 22 mai 2026, au Comité consultatif du secteur financier (CCSF) la mission d’établir un état des lieux objectif de ces difficultés et de formuler des propositions d’amélioration (en savoir +).

Avec ma collègue Olivia Richard, j’ai participé, le 29 juin, à la réunion de lancement du groupe de travail consacré à la bancarisation des Français de l’étranger.

Les difficultés rencontrées sont nombreuses : fermeture de comptes lors d’une expatriation, exigences de conformité (« KYC ») parfois disproportionnées, blocage de l’accès aux services bancaires ou impossibilité d’effectuer certaines démarches à distance.

À cette occasion, j’ai évoqué plusieurs situations dont j’ai été saisi, concernant notamment des entrepreneurs établis en Afrique ou jusqu’à l’île de Pâques, ainsi que le cas particulièrement révélateur d’une compatriote nonagénaire installée depuis de nombreuses années en Afrique.

Depuis 2021, ses avoirs sont bloqués parce qu’elle est dans l’impossibilité de se rendre dans son agence bancaire en France. Malgré son âge et son état de santé, aucune solution alternative — procuration, visioconférence, accès en ligne ou déplacement à domicile — ne lui a été proposée, malgré les interventions du consulat et des élus.

Afin d’alimenter ses travaux, le CCSF souhaite recueillir des témoignages concrets et lance un questionnaire anonyme destiné aux Français établis hors de France.

Je vous invite vivement à y répondre avant le 4 septembre 2026. En cinq à dix minutes, votre témoignage contribuera à mieux mesurer les difficultés rencontrées et à faire émerger des solutions concrètes.

➡️ Sondage du CCSF : Accès aux services bancaires des Français établis hors de France