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Paris Cyber Summit – Renforcer les capacités cyber dans les Balkans

Dans le cadre du Paris Cyber Summit, j’ai eu le plaisir d’accueillir au Sénat, le 1er juin dernier, une réunion consacrée au thème : Balkans : construire la résilience cyber sous menace permanente.

Une cinquantaine de ministres, responsables gouvernementaux, parlementaires et experts internationaux de la cybersécurité m’ont fait l’honneur de participer à ces échanges. Tous étaient réunis à Paris à l’occasion du Paris Cyber Summit, organisé par Sébastien Garnault, fondateur de la Cyber Task Force.

En ouverture de cette rencontre, j’ai rappelé que les Balkans occidentaux ne sont pas à la porte de l’Europe : ils sont au cœur de sa sécurité démocratique. Confrontés quotidiennement aux cyberattaques, aux campagnes de désinformation et aux tentatives d’ingérence, ces pays constituent une véritable ligne de front dont l’expérience est précieuse pour l’ensemble des démocraties européennes.

Face à ces menaces, nous partageons une même exigence : renforcer notre résilience collective, réduire nos dépendances technologiques et développer une capacité crédible de dissuasion dans le cyberespace.

Plusieurs responsables gouvernementaux des Balkans occidentaux nous ont ensuite présenté l’état de la menace dans leurs pays respectifs ainsi que les réponses mises en œuvre pour y faire face : M. Stefan Andonovski, ministre de la Transformation numérique de la Macédoine du Nord ; M. Marash Dukaj, ministre de l’Administration publique du Monténégro ; M. Lulëzon Jagxhiu, ministre de la Numérisation et de l’Administration publique du Kosovo ; ainsi que Mme Enkeljeda Muçaj, vice-ministre des Infrastructures et de l’Énergie de l’Albanie.

Lors de cette journée, j’ai eu le plaisir de revoir M. Phil Stupak, ancien directeur adjoint national pour la cybersécurité à la Maison-Blanche et directeur principal Advocacy à l’ISC.

Cette rencontre a également été l’occasion de retrouver avec mon collègue Philippe Latombe. Nous présidons respectivement, à l’Assemblée nationale et au Sénat, les commissions spéciales chargées d’examiner le projet de loi relatif à la résilience des infrastructures critiques et au renforcement de la cybersécurité.

Je remercie l’ensemble des intervenants et des participants pour la qualité des échanges, qui ont contribué au succès de cette rencontre placée sous le signe de la coopération, du partage d’expérience et de la défense de nos démocraties.

MON INTERVENTION (traduite en français) :

Avec Sébastien Garnault, fondateur de la Cyber Task Force et David Lashway, partner at Sidley Austin

Mesdames et Messieurs les ministres, vice-ministres, secrétaires d’État, directeurs,
Mesdames, Messieurs,
Chers partenaires et amis,

Bienvenue à Paris. Bienvenue au Sénat français.

C’est un grand plaisir et un honneur de vous accueillir aujourd’hui dans cette institution afin d’échanger sur des sujets de la plus haute importance : les défis technologiques, la cybersécurité, la résilience démocratique et, plus encore aujourd’hui, les profondes transformations induites par les progrès rapides de l’intelligence artificielle.

Ces questions ne sont plus de simples sujets techniques. Elles touchent à la souveraineté, à la sécurité, à la stabilité démocratique et à la coopération internationale. Elles concernent notre capacité, en tant que démocraties, à protéger nos institutions, nos citoyens, nos infrastructures critiques ainsi que l’intégrité du débat public.

En tant que vice-président de la commission des Affaires étrangères, de la Défense et des Forces armées du Sénat, et rapporteur pour avis du budget de l’Agence nationale de la sécurité des systèmes d’information (ANSSI), je suis profondément convaincu que la cybersécurité est devenue l’une des dimensions essentielles de notre sécurité nationale et collective.

La France est engagée de longue date en faveur de la sécurité internationale et de la stabilité de l’Europe, aux côtés de ses partenaires, que je remercie également pour leur présence aujourd’hui.

Cet engagement est particulièrement fort lorsqu’il s’agit des Balkans occidentaux. Pour la France, les Balkans occidentaux ne constituent pas une région lointaine. Ils font partie intégrante de l’environnement stratégique européen. Leur stabilité, leur résilience et la solidité de leurs institutions démocratiques sont directement liées à la sécurité de l’ensemble du continent européen.

C’est pourquoi la France, comme l’Union européenne, a développé une stratégie claire en faveur des Balkans occidentaux, en soutenant les réformes, la coopération régionale, le renforcement de la résilience, la cybersécurité et la lutte contre la désinformation.

C’est également la raison pour laquelle le Parlement français, et tout particulièrement le Sénat, a soutenu et voté les investissements nécessaires au renforcement de ces efforts…

Lire la suite de mon intervention en français (traduction) / en anglais

Sénat – Aide publique au développement : L’AFD doit-elle aider les entreprises françaises… ou leurs concurrents chinois ? – Vidéo Q/R (7’52)

Ce 26 mai, le Sénat a débattu des “enjeux et perspectives de l’aide publique au développement (APD)”, dans un contexte marqué par la baisse des crédits budgétaires et la montée des rivalités géopolitiques.

Au nom du groupe Union centriste, j’ai plaidé pour une approche plus stratégique de notre politique de développement, conciliant solidarité, souveraineté des pays aidés et défense de nos intérêts économiques.

J’ai notamment alerté la ministre Éléonore Caroit sur les dérives du système actuel des appels d’offres internationaux de l’AFD, encore trop dominé par la logique du moins-disant, qui fragilise nos entreprises et favorise parfois des dépendances technologiques préoccupantes, notamment vis-à-vis de la Chine.

A ce titre, j’ai appelé à associer les conseillers du commerce extérieur de la France et les chambres de commerce françaises à l’international à l’élaboration des appels d’offres.

VERBATIM de mon intervention

Madame la Présidente, madame la Ministre, mes chers collègues.

Je me souviens du vote de 2021 sur la loi de programmation relative à l’aide publique au développement. Ce soir-là, il régnait dans cet hémicycle une atmosphère presque comparable à celle de la Nuit du 4 août. Tout semblait possible pour notre politique du développement. Les ambitions étaient à la hauteur des enjeux et nous avions voté presque unanimement l’objectif de porter notre aide publique au développement à 0,7 % du revenu national brut.

Cinq ans plus tard, la réalité est plus rude. Les crédits ont fondu d’un tiers. La baisse atteint encore 16 % en 2026. L’échéance des 0,7 % fixée d’abord à 2025 a glissé à 2030 et chacun sait qu’elle glissera probablement encore.

Le principe de réalité budgétaire s’impose à tous. Dans ce contexte, l’Agence française de développement doit s’adapter, revoir ses priorités, rechercher davantage de financements européens, faire plus avec moins, mais surtout faire mieux. Et faire mieux commence par une exigence simple : avoir les entreprises françaises avec l’AFD et non contre l’AFD.

Aujourd’hui, les entreprises françaises ne remportent que 42 % des marchés financés par l’AFD. Madame la Ministre, considérez-vous ce résultat comme satisfaisant ? Sinon, quel objectif vous fixez-vous ?

Le système des appels d’offres reste encore trop dominé par la logique du moins-disant, le prix le plus bas et rien d’autre. C’est une impasse. Nous devons privilégier le mieux-disant en intégrant davantage de critères de qualité, de durabilité, de RSE, de maintenance, de sécurité, de souveraineté technologique.

C’est pourquoi je propose que nos conseillers du commerce extérieur de la France et nos chambres de commerce françaises à l’international puissent être davantage associées à la définition des critères qualitatifs des appels d’offres. Madame la Ministre, que pensez-vous de cette proposition ?

Car la politique du moins-disant a aujourd’hui un champion : la stratégie chinoise. Des entreprises chinoises remportent des marchés avec des offres à moins 50 %, parfois moins 60 % des prix du marché. Puis, elles prennent volontairement du retard. Elles réclament des avenants pour avancer et les coûts explosent une fois la concurrence éliminée. Ce n’est pas seulement une stratégie commerciale, c’est une stratégie de conquête. Nos entreprises quittent ces marchés et lorsqu’elles les quittent, elles n’y reviennent plus. Nous voyons même apparaître des infrastructures financées avec des fonds européens ou français, mais conçues sans adaptation suffisante aux réalités locales. Je pense à ce pont construit trop bas sur une voie rapide africaine, empêchant les camions de circuler normalement dessous.

Madame la Ministre, ma question touche désormais directement à la souveraineté des pays que nous aidons. Dans près de quatre projets sur dix, les entreprises françaises ne peuvent même pas concourir parce que les équipements retenus ne correspondent ni à leurs standards ni à leurs technologies.

Allons-nous continuer à financer, avec de l’argent public français et européen, des équipements stratégiques, panneaux solaires, éoliennes, systèmes électroniques de contrôle, qui peuvent être pilotés à distance et placer des pays entiers dans une dépendance technologique critique vis-à-vis de Pékin ?

Car derrière les infrastructures, il y a désormais les logiciels, les capteurs, les systèmes de contrôle, les mises à jour à distance. Et demain, si Pékin décide, qui peut garantir que l’approvisionnement électrique de certains pays ne pourra pas être perturbé, ralenti, voire bloqué ? Le sujet n’est plus commercial, il est stratégique, il est géopolitique.

L’aide publique au développement doit être un outil de solidarité, mais aussi un outil de souveraineté et de liberté pour les pays que nous accompagnons. Elle ne peut pas devenir le cheval de Troie de dépendance technologique qui priverait demain ces États de leur autonomie. Je vous remercie.

REPONSE de Mme Eléonore CAROIT, ministre déléguée chargée de la francophonie, des partenariats internationaux et des Français de l’étranger : LIEN

MA REPLIQUE

Merci beaucoup, madame la Présidente.

Oui, 80% de 60%, ça fait 42% exactement.

Merci de rappeler le rôle des conseillers du commerce extérieur, des chambres de commerce françaises à l’international. C’est pour cela que je pense qu’il faut absolument qu’elles soient associées à la rédaction des appels d’offres pour justement qu’on prenne bien en compte toutes les problématiques et non pas simplement le prix, le moins-disant.

On a vraiment besoin de réconcilier nos entreprises avec l’Agence française du développement.

Je veux encourager et saluer l’arrivée de Christophe Lecourtier à la direction de l’AFD qui donne toutes les garanties de compréhension de ces problématiques. Et donc, je veux saluer cette arrivée et l’encourager à réussir ce que nous, et nos entreprises attendent depuis longtemps. Merci.

QAG – Réformes attendues par les Français de l’étranger – Vidéo Q/R (4’39)

Ce 20 mai, à l’occasion de la séance des Questions d’actualité au gouvernement, j’ai interrogé Éléonore Caroit, ministre chargée de la Francophonie, des Partenariats internationaux et des Français de l’étranger, sur quatre préoccupations majeures de nos compatriotes établis hors de France : la solution de financement de la CFE, les décisions du conseil d’administration de l’AEFE de décembre dernier, la CSG-CRDS des non-résidents hors de l’Union européenne et, enfin, les difficultés liées au vote à distance par internet.

VERBATIM de mon intervention

Madame la Ministre,

J’associe ma collègue Olivia Richard à mes questions. A deux jours de l’ouverture du vote pour les élections des conseillers des Français de l’étranger, beaucoup de Français établis hors de France expriment moins une colère qu’une lassitude.
Lassitude devant les difficultés persistantes de la Caisse des Français de l’Étranger.
En tant que députée, vous aviez proposé une solution de financement de la CFE. Depuis votre entrée au Gouvernement, quelles suites concrètes y avez-vous données ?

Lassitude face aux inquiétudes qui pèsent sur l’avenir du réseau AEFE, après des décisions du Conseil d’administration qui conduisent aujourd’hui à faire supporter aux établissements privés vertueux les conséquences des difficultés liées aux établissements à gestion directe.
J’avais demandé ici-même leur suspension, le 4 février dernier, au ministre de l’Europe et des affaires étrangères.
Vous avez ensuite indiqué aux parlementaires des Français de l’étranger votre désaccord avec ces décisions de l’AEFE.
Mais si vous les jugez mauvaises, pourquoi les laisser produire leurs effets néfastes partout dans le monde ?

Il est d’ailleurs difficilement compréhensible qu’à la fin du second quinquennat, le Gouvernement nomme encore une mission chargée de réfléchir à une réforme de l’AEFE tout en renvoyant les arbitrages à après les élections des Français de l’étranger.
Plus surprenant encore lorsque, dans le même temps, la sénatrice chargée de cette mission laisse déjà circuler dans la presse différents scénarios pendant la campagne, sans qu’aucune décision ne soit assumée.
Lassitude encore devant les débats récurrents sur une fiscalité fondée sur la nationalité portée par la gauche, ou devant l’iniquité persistante de la CSG-CRDS pour les non-résidents hors de l’Union européenne, instaurée en 2012.
Partagez-vous la position du Gouvernement qui maintient cette CSG-CRDS depuis maintenant neuf ans?

Enfin, Madame la Ministre, Français de l’étranger ont la chance, vous le savez, de pouvoir voter à distance par internet.
Des remontées sont particulièrement préoccupantes : à ce stade, aucun SMS ne semble reçu en Chine.
Il me remonte des problèmes des 4 coins du monde.
Quelle procédure concrète et immédiatement accessible le Gouvernement met-il en place pour permettre aux électeurs de récupérer les codes qu’ils n’ont pas reçu ?

Sénat – Anefe – France Éducation Internationale

Le 8 avril, j’ai reçu au Sénat avec Michel Monsauret, secrétaire général, Henri de Rohan-Cszermak, directeur général de France Éducation International (FEI), opérateur public acteur historique majeur de la promotion de la langue française, de la certification, de la mobilité internationale et de la coopération éducative.

Les échanges ont porté sur la contribution que FEI pourrait apporter dans le champ de l’enseignement français et francophone et sur l’organisation, tous les deux ans, des « Rencontres de l’ANEFE », un forum ouvert à tous les acteurs de l’enseignement français et francophone, y compris hors réseau AEFE.

L’objectif : fédérer les réflexions et construire ensemble l’avenir de cet enseignement, en s’appuyant sur l’expertise de la FEI.

Cybersurveillance : Le pire contre-attaque !

D’après l’article d’Intelligence Online du 13 mai 2026 (“Mission du député Boudié, loi résilience… L’exécutif joue son va-tout sur les “backdoors” des messageries”), l’exécutif semble décidément ne pas vouloir désarmer sur la question du chiffrement.

Malgré l’échec de l’article 8 ter de la loi Narcotrafic à l’Assemblée nationale, le gouvernement cherche désormais, par tous les moyens, à remettre en cause la protection que j’ai fait adopter au Sénat et confirmée par la commission spéciale présidée par Philippe Latombe à l’Assemblée nationale : l’interdiction des “backdoors” dans les messageries chiffrées.

Cette protection, inscrite à l’article 16 bis de la loi Résilience, fixe pourtant une ligne rouge claire : on ne fragilise pas volontairement le chiffrement pour créer des accès de contournement aux communications privées.

La délégation parlementaire au renseignement (DPR), dont l’un de ses membres était déjà à l’origine de l’article 8 ter de la loi Narcotrafic visant à introduire des backdoors dans les messageries chiffrées, vient de rendre un rapport. Elle se fait la complice bienveillante du gouvernement dans cette offensive contre le chiffrement.

Le procédé est révélateur.

L’exécutif n’a manifestement pas renoncé à son objectif : imposer des failles d’accès dans les messageries chiffrées, malgré les alertes répétées des experts en cybersécurité et le rejet déjà exprimé par l’Assemblée nationale.

On ne règle pas un problème en le déplaçant pour en créer un encore plus grand.

Car une backdoor n’est jamais une solution technique neutre : c’est une faille structurelle. Et une faille, une fois ouverte, ne distingue jamais entre les “bons” et les “mauvais” utilisateurs.

Elle affaiblit tout le monde : nos administrations, nos entreprises, nos hôpitaux, nos citoyens — au moment même où les cyberattaques se multiplient.

Derrière ce débat technique, il y a une question simple de souveraineté et de libertés publiques : voulons-nous d’un système numérique robuste et sécurisé, ou d’un système affaibli par conception ?

À force de vouloir tout surveiller, on finit par rendre tout le monde plus vulnérable.

C’est exactement ce que nous devons éviter.

Lire l’article d’Intelligence Online du 13 mai 2026, “Mission du député Boudié, loi résilience… L’exécutif joue son va-tout sur les “backdoors” des messageries“.

Il fait écho aux interrogations soulevées le même jour par Le Canard enchaîné dans son article “Lecornu débranche l’Anssi, accusée de ne pas avoir sécurisé des sites sensibles de l’État

Mes positions ont également été relayées dans deux articles publiés le 5 mai : TradingView (Blocage au Parlement sur l’interception des messageries chiffrées) et Upday (Services de renseignement contre vie privée : le chiffrement paralyse l’Assemblée). Lien

Taïwan : rencontre avec la ministre Hsu Chia-Ching

Ce 12 mai, j’ai eu le plaisir de m’entretenir au Sénat avec Mme Hsu Chia-Ching, ministre des Taïwanais de l’étranger, accompagnée de ses collaborateurs Yang Chang-Heng et Antoine Cheng.

Cet échange a été l’occasion de réaffirmer l’attention que la France porte à Taïwan, partenaire démocratique majeur en Asie.

Dans un contexte international marqué par des tensions croissantes, la situation de l’île illustre les défis auxquels sont confrontées les démocraties face à des stratégies de pression de plus en plus sophistiquées.

J’ai interrogé la ministre à propos de la coercition économique exercée par la Chine sur ses voisins en Asie, par le biais de pratiques qui constituent une remise en cause préoccupante des règles du commerce international.

Cet entretien a confirmé l’importance de maintenir un dialogue étroit avec les autorités taïwanaises et de continuer à porter, au Sénat, une voix claire en faveur de la liberté des peuples à disposer d’eux mêmes et de l’état de droit.

Médias – “Lecornu débranche l’Anssi, accusée de ne pas avoir sécurisé des sites sensibles de l’État” (Le Canard enchaîné, 13/05/2026)

L’Agence nationale de la sécurité des systèmes d’information est dans le viseur de Matignon après la vague de cyberattaques et les fuites de données qui ont frappé des sites sensibles de l’État. En cause : des contrôles défaillants et un statut bâtard qui plombent l’efficacité de l’organisme.

Trois vols en moyenne par jour ! Les fuites de données s’accentuent, et le plombier Lecornu a un bouc émissaire dans les tuyaux. Cela pourrait déboucher sur le limogeage de Vincent Strubel, le directeur général de l’Agence nationale de la sécurité des systèmes d’information (Anssi), en poste depuis 2023 et plus menacé que jamais. Les candidats à sa succession activent déjà leurs réseaux.

Au-delà de son patron, toute l’Anssi est sur la sellette. Le piratage de 11,7 millions de comptes de l’Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) par un petit malin de 15 ans a fait déborder le vase. Le 30 avril, le Premier ministre a promis de débloquer 200 millions d’euros pour financer la lutte contre les cyberattaques. Il ne s’est pas contenté d’un chèque, et a sorti de son chapeau une toute nouvelle « autorité numérique de l’Etat », placée sous son commandement, regroupant partiellement la Direction interministérielle du numérique (Dinum) et la Direction interministérielle de la transformation publique (DITP). Objectif : assurer la « sécurité des infrastructures numériques des ministères »…  Lire la suite de l’article de Fanny Ruz-Guindos Lecornu débranche l’Anssi, accusée de ne pas avoir sécurisé des sites sensibles de l’État, sur le site du Canard enchaîné.

La journaliste Fanny Ruz-Guindos, qui suit attentivement ces sujets liés à la cyber, a publié certains de mes propos :

Extrait :

L’Agence pourrait payer son manque de coopération avec ses camarades des autres maisons, eux aussi censés contenir les menaces 2.0. « Les puissances étrangères rêvent qu’on se déchire, et nous ne devons pas leur faire ce cadeau », prévient Olivier Cadic, vice-président de la commission des Affaires étrangères, de la Défense et des Forces armées au Sénat. Vite, une agence pour reconnecter les gardes-côtes de l’Internet ?

Les parlementaires en quête de commissions

L’État faillit dans sa lutte contre le piratage, et le Parlement part à l’abordage. Le sénateur centriste Olivier Cadic souhaite ainsi lancer « une commission d’enquête pour établir les responsabilités ». Las, elle devra attendre l’éventuelle réélection de Cadic, en septembre, au Palais du Luxembourg.

En réalité, ma collègue Nathalie Goulet n’a pas attendu le renouvellement du Sénat pour déposer une proposition de résolution “tendant à la création d’une commission d’enquête sur les cyberattaques et les fuites de données portant atteinte à la souveraineté numérique de la France” (en savoir +).
Et elle a bien fait !
Comme de très nombreux collègues de mon groupe Union Centriste, je la soutiens à 200% !

Médias – ”Situation au Liban et dans le Golfe” (Cairo News – 10/05/2026 – Vidéo 8’38)

Cette interview m’a offert l’opportunité de rappeler sur la chaîne égyptienne les actions positives de la France au Liban et dans le Golfe persique afin d’atténuer les souffrances du peuple libanais et parvenir à la désescalade.

Médias – “Services de renseignement contre vie privée : le chiffrement paralyse l’Assemblée” (TradingView & Upday, 05/05/2026)

Deux articles de presse publiés le 5 mai — “Blocage au Parlement sur l’interception des messageries chiffrées” (TradingView) et “Services de renseignement contre vie privée : le chiffrement paralyse l’Assemblée” (Upday) — mettent en lumière le point de tension qui ralentit aujourd’hui l’adoption du projet de loi « Résilience ». Au cœur du débat : l’article 16 bis, que j’ai porté au Sénat, et qui vise à interdire toute obligation d’affaiblissement du chiffrement.

J’assume pleinement cette position. Le chiffrement n’est pas un obstacle : c’est un pilier de la sécurité numérique. Introduire des « portes dérobées » reviendrait à créer des vulnérabilités exploitables par tous, bien au-delà des seuls services de renseignement.

Je n’ignore pas les impératifs opérationnels de nos services, mais des outils existent déjà, notamment via l’accès ciblé aux terminaux. Ma ligne est constante : protéger efficacement les Français sans compromettre la robustesse de nos systèmes numériques, qui est une condition de notre souveraineté et de la confiance de tous.

Médias – Blocage au Parlement sur l’interception des messageries chiffrées (TradingView, 05/05/2026)

Médias – Services de renseignement contre vie privée : le chiffrement paralyse l’Assemblée (Upday, 05/05/2026)

Liban : Pierre Anhoury au cœur de l’urgence sanitaire

Quand la France aide concrètement le Liban !

Ce 8 avril, j’ai eu le plaisir de retrouver au Sénat le Dr Pierre Anhoury, expert technique international (ETI) d’Expertise France (groupe AFD) et conseiller du ministre libanais de la Santé, venu en France participer au ONE HEALTH SUMMIT.

Habitués à échanger à Beyrouth en présence de Nadia Chaaya, conseillère à l’AFE pour le Moyen-Orient, nous avons poursuivi un dialogue engagé de longue date, dans un contexte toujours plus préoccupant.

Pierre porte actuellement deux priorités majeures. La première est la gestion d’un financement de la Banque mondiale via le Pandemic Fund pour atteindre les 30 millions de dollars, nécessaires au déploiement du programme ONE HEALTH Liban.

Cette approche intégrée vise à traiter ensemble la santé humaine, la santé animale et la santé environnementale : pollution atmosphérique liée aux générateurs, risques agroalimentaires aggravés par l’usage de bombes au phosphore, renforcement des contrôles vétérinaires dans le sud du pays, et maintien de capacités de laboratoire en temps de guerre.

La seconde priorité porte sur la coordination de l’aide internationale vers le Liban, avec un dispositif logistique piloté par le Centre de Crise et de sécurité (CDCS) et un acheminement centralisé via un avion cargo de 60 tonnes opéré par CMA CGM.

Le jour même de notre échange, plus de 100 frappes simultanées faisaient 254 morts et plus de 1 100 blessés. Les hôpitaux, appuyés par la Croix-Rouge, restent opérationnels et contribuent à la résilience du Liban.

Pierre plaide pour l’obtention d’un poste de secours mobile (PSM) auprès du CDCS, capable de traiter jusqu’à 500 blessés de guerre. Il sera bientôt livré.

Avec les derniers vols humanitaires de ces derniers jours, la France dépasse largement les 100 tonnes de dons.

Son action fait honneur à la France.

Médias – “Cyberattaques : la fragilité des administrations” (Les Petites Affiches, 04/05/2026)

Article de Jean-Michel Chevalier, publié par Les Petites Affiches, Provence-Alpes-Côte d’Azur, le 4 mai 2026 :

Cyberattaques : la fragilité des administrations

Alors que des cyberattaques siphonnent les données de millions de Français sur les sites public qui sont pourtant sensibles et se devraient d’’être des bunkers (ANTS, ministère de l’Intérieur, de l’Éducation nationale, DGFIP etc.), le sénateur centriste Olivier Cadic déclare que « la priorité, c’est de responsabiliser les ministres et les fonctionnaires de ces administrations. Qui est responsable lorsqu’il y a une attaque ? Personne ne sait. Les responsabilités sont diluées. La France a une faiblesse au niveau de ses administrations publiques (…) Ces attaques altèrent la confiance des citoyens envers leurs gouvernants ». Il appelle à revoir la chaîne des responsabilités en plaçant à la tête des administrations un unique responsable de la cyberdéfense.

Lire l’article sur le site Les Petites Affiches

Cybersécurité : sensibiliser face à une menace devenue systémique

Ce 29 avril, j’ai organisé, en qualité de président de la commission spéciale sur le projet de loi relatif à la Résilience des infrastructures critiques et au Renforcement de la cybersécurité, une audition de Hugues Foulon, Pdg d’Orange Cyberdefense, suivie de la projection d’un documentaire consacré à la cybercriminalité réalisé par la société.

Cette réunion avait un objectif clair : alerter et sensibiliser l’ensemble de mes collègues sénateurs, tous conviés à cette séquence. Car la menace cyber est désormais omniprésente. Les attaques se multiplient, touchant en priorité nos PME, nos collectivités et nos établissements de santé. En 2024, pas moins de 420 000 demandes d’assistance ont été enregistrées par Cybermalveillance.gouv.fr, tandis que le phishing demeure le premier vecteur d’attaque.

J’ai rappelé l’urgence d’agir sur le plan législatif. Plus d’un an après son adoption au Sénat, le projet de loi de transposition des directives européennes NIS2, REC et DORA attend toujours d’être voté l’Assemblée nationale, alors même que la France accuse un retard préoccupant.

Cette audition visait à faire prendre conscience que la cybersécurité n’est plus seulement une affaire d’experts, mais un enjeu collectif. La pédagogie et la prévention sont, à cet égard, essentielles.

DOCUMENTAIRE – Don’t Go to the Police, réalisé par Ludoc, est un documentaire inédit produit par Orange Cyberdefense. Il plonge au cœur de la cybercriminalité mondiale à travers la traque du groupe Lockbit. Entre enquête internationale et témoignages d’experts, il montre comment une simple attaque peut paralyser des centaines de milliers d’entreprises et met en lumière les conséquences économiques, psychologiques et sociétales de cette « pandémie numérique ».
Voir la vidéo Don’t Go to the Police sur Youtube

Échanges avec le Secrétaire général du MEAE sur quelques dossiers sensibles

Le 1er avril, j’ai rencontré Martin Briens, récemment nommé secrétaire général, au Ministère de l’Europe et des Affaires étrangères, accompagné de Maxime Duda, pour évoquer plusieurs dossiers concernant nos compatriotes à l’étranger.

Cette rencontre, promise par sa prédécesseure Anne-Marie Descôtes lors de son audition devant notre commission au Sénat (compte-rendu du 12 nov. 2025) avait pour objet principal le projet immobilier relatif à la vente du consulat d’Agadir. J’y ai relayé les préoccupations exprimées par les conseillers des Français de l’étranger, Jean-Claude Rozier et Nadia Fehmi Taghi, ainsi que par notre communauté, face à la cession d’un bien appartenant à l’État au profit d’un transfert sur le site de l’Institut français (compte-rendu du déplacement à Agadir : 22-25 juil. 2025).

Ce projet suscite aujourd’hui une opposition unanime sur le terrain, dans un contexte de manque de transparence et d’incertitudes sur la stratégie d’avenir de l’Institut.

Nous avons également abordé la situation au Liban, à la suite de l’interpellation de Nadia Chaaya, conseillère à l’AFE pour le Moyen-Orient et l’Asie centrale, notamment sur la situation préoccupante des villages chrétiens du sud.

Enfin, j’ai évoqué les écoles françaises en Turquie, après mon déplacement à Istanbul en compagnie de Florence Ogutgen, conseillère des Français de l’étranger. L’élue m’a mobilisé sur la nécessité d’obtenir un accord intergouvernemental pour sécuriser durablement leur avenir.

Mon rôle est de porter ces préoccupations de terrain au plus haut niveau de l’État pour obtenir des réponses claires et des solutions concrètes.

En circonscription en Allemagne – Hambourg (16-17 avril 2026)

Pour ce quatrième déplacement à Hamburg depuis 2015, j’ai eu le plaisir de retrouver Henri Zeller, à l’origine de cette invitation, dont l’engagement sans faille au service de nos compatriotes force le respect.

Conseiller des Français de l’étranger, il porte avec constance et générosité les intérêts de notre communauté, notamment à travers son action déterminante pour l’École française Saint-Exupéry de Hambourg et son mandat d’administrateur de l’Association nationale des écoles françaises de l’étranger.

Merci à lui pour son accueil fidèle et son énergie communicative. Merci également à Lorène Lemor pour son accueil et son engagement au service de la présence française à Hambourg.

Enseignement

Lycée franco-allemand (LFA)

Premier lycée franco-allemand du nord de l’Allemagne.

Mon dernier déplacement à Hambourg remontait à 2017. À l’époque, Olaf Scholz, alors maire de la ville, avait proposé la création d’un lycée franco-allemand, sur le modèle de ceux de Sarrebruck et Fribourg. Le projet avait suscité des interrogations de la part des parents du Lycée français de Hambourg (LFH).

Je m’étais rendu sur le site envisagé aux côtés de Henri Zeller, très engagé sur les questions scolaires. Neuf ans plus tard, le projet est devenu réalité.

Depuis un mois, les classes du collège (6ème à seconde) ont rejoint ce nouveau bâtiment (partie verte), partagé avec une école allemande (partie rouge). Les classes de lycée (première et terminale) s’y installeront à la rentrée de septembre 2026.

L’État français met à disposition 16 postes d’enseignants via l’AEFE (sur un total de 60). La ville de Hambourg finance l’établissement : les familles ne paient aucun frais de scolarité.

Accueilli par Torge Lorenzen, proviseur du LFA, et Florence Burger, proviseure pour la France, j’ai découvert cet établissement flambant neuf, aux côtés de Lorène Lemor. Un site idéalement situé, à proximité immédiate d’une station desservie par trois lignes de métro.

Aujourd’hui, 460 élèves y sont scolarisés. Ils seront 500 à la rentrée prochaine, pour une capacité d’accueil de 700 élèves.

Le LFH, devenu EFH (École française St Exupéry de Hambourg) en août 2020, désormais recentré sur les maternelles et le primaire, envisage à terme un rapprochement géographique avec le LFA.

Merci aux autorités locales allemandes pour leur engagement : un investissement fort au service de la coopération franco-allemande et du lien entre nos deux pays. +d’images

École française Saint-Exupéry de Hambourg (EFH)

Dans le prolongement de ma visite au Lycée franco-allemand, j’ai souhaité me rendre à l’EFH.

Accompagné de Lorène Lemor, consule générale de France, et de Henri Zeller, conseiller des Français de l’étranger et administrateur de l’ANEFE, j’ai été accueilli par l’équipe de direction : Florence Burger, cheffe d’établissement, Françoise Kuhl, directrice, et Eric Kubisch, directeur exécutif.

L’établissement scolarise 434 élèves, de la maternelle au CM2, et bénéficie d’un modèle exemplaire, avec 80 % de son budget financé par la ville de Hambourg.

Mais cet équilibre est aujourd’hui fragilisé. Les décisions du conseil d’administration de décembre 2025 de AEFE ont fait l’effet d’un véritable coup de massue. Il y a deux ans, l’AEFE imposait déjà une hausse de contribution de 8 000 euros, en modifiant unilatéralement le taux de PRRD, au motif d’offrir une visibilité financière sur cinq ans.

Aujourd’hui, cette promesse est balayée : ce sont désormais plus de 200 000 euros supplémentaires, voire 300 000 en 2028, qui sont exigés pour maintenir la convention. Ce revirement brutal, sans prévisibilité ni concertation suffisante, met en péril l’équilibre financier de l’EFH et fragilise toute une communauté éducative.

J’ai pu mesurer sur place l’inquiétude légitime des équipes et des représentants du conseil de gestion. Cette situation interroge profondément la méthode et la trajectoire imposées à notre réseau d’enseignement français à l’étranger. Car sur le terrain, les établissements fonctionnent, innovent et réussissent — comme en témoigne la qualité des projets pédagogiques de l’EFH et l’engagement remarquable de ses équipes.

La coopération étroite avec les autorités hambourgeoises est un atout majeur. Elle mérite d’être accompagnée, pas déstabilisée. À l’heure où une réflexion est engagée pour rapprocher l’EFH du Lycée franco-allemand à l’horizon 2032, au sein d’un pôle franco-allemand incluant également le consulat et l’Institut français, il est indispensable de garantir un cadre stable et lisible.

Je resterai aux côtés d’Henri Zeller, pleinement mobilisé pour défendre les intérêts de l’EFH et, au-delà, de l’ensemble du réseau de l’enseignement français à l’étranger. +d’images

Diplomatie économique

Conférence Cybersécurité

Cybersécurité, souveraineté technologique et géopolitique étaient au cœur de nos échanges lors d’une table ronde organisée à l’initiative d’Henri Zeller.

Aux côtés de Steffen Ganders (Tech Policy & Public Affairs – Samsung, German Bionic), Rina Bohle Zeller (Senior Policy Specialist, Agora / ex-Vestas) et Prof. Dr. Gary S. Schaal (Security Policy Research Helmut Schmidt University – German Institute for Defence and Strategic Studies GIDS), nous avons débattu, sous l’animation de Marc Pegeot, devant une trentaine d’acteurs issus du monde académique, de la recherche, de la tech et de l’industrie.

Trois axes majeurs ont structuré la discussion :
▪️ La souveraineté numérique comme enjeu géopolitique
▪️ Le rôle du Parlement et le cadre législatif européen face à des menaces en constante évolution
▪️ La coopération internationale en matière de cyberdéfense

Merci à Henri pour cette invitation et à l’ensemble des participants pour la richesse des échanges et leurs encouragements à poursuivre mon engagement pour une Europe numérique forte et souveraine. +d’images

CCEF – French Tech – Club d’affaires

Au consulat général, aux côtés de Lorène Lemor et d’Henri Zeller, j’ai participé à deux rencontres économiques complémentaires.

. D’abord avec Francis Laribau (Safran) et Pierre Tedeschi (Airbus), représentants des CCEF dans l’aéronautique.

Dans un contexte rare de croissance simultanée du civil et du militaire, un constat s’impose : sans engagement fort de l’État, d’atteindre la taille critique. L’État doit retrouver une capacité de projection et le sens du risque à cinq ans.

. Puis échange avec Célia Pégeot-Møller (French Tech) et Dr. Claus-Michael Allmendinger.

Dr Allmendinger, membre du conseil d’affaires franco-allemand (80 membres) et vice-président des associations franco-allemandes (jumelages, clubs, chorales), incarne le dialogue franco-allemand à Hambourg. Son engagement constant mérite un hommage appuyé.

Sous l’impulsion de Celia Moeller – présidente de la Tech Hambourg La communauté tech, autour de l’aviation, du maritime, de la fintech et des énergies renouvelables, est en attente la labellisation French Tech.

Hambourg s’affirme comme un laboratoire de l’hydrogène et de l’innovation industrielle.

V.I.E – Entreprises

Nouvelle séquence économique à Hambourg, aux côtés de Lorène Lemor et Henri Zeller, articulée en deux temps.

Premier temps : déjeuner avec trois VIE français.
. Gaspard Guillaume (Métropole de Nantes), détaché à la mairie de Hambourg dans le cadre d’un partenariat stratégique Nantes Métropole.
. Paul-Henri Bondu (TotalEnergies), spécialiste de l’éolien en mer, veille à la conformité environnementale des projets.
. Elies Hatoum (Airbus), ingénieur aérospatial, travaille au sein de l’équipe qualité de l’A320.

En Allemagne, on compte 800 VIE, dont 70 à 80 à Hambourg, après la Belgique et les États-Unis.

Tous soulignent l’intérêt du dispositif VIE pour leur carrière, mais aussi les difficultés d’accueil. Plusieurs regrettent un manque d’accompagnement homogène, certains ayant quitté leur mission avant terme.

Seconde séquence avec des acteurs de l’éolien offshore.
Parmi eux : Guillaume Clément (TotalEnergies / RWE) et Robin Corrèze (Luxcara).
Pour TotalEnergies, l’objectif est d’atteindre un prix énergie renouvelable équivalent à 60 dollars par baril. Ham

Communauté française

Consulat & Institut français

En visite au consulat de France à Hambourg, j’ai eu un échange approfondi avec Lorène Lemor, consule générale et directrice de l’Institut français.

Ce lieu, véritable porte sur le monde, incarne la présence française, même si le bâtiment actuel ne répond plus pleinement aux standards requis, notamment en matière d’accessibilité.

Depuis plus de dix ans, les activités consulaires et culturelles y sont regroupées. Une solution transitoire est envisagée, avant une future implantation à Altona, à proximité du Lycée français.

Le consulat, avec 2 agents, accompagne une communauté de 10 000 Français, dont 6 000 inscrits, avec des tournées consulaires renforcées.

Malgré des moyens contraints, l’Institut français mène une action remarquable : 80 projets culturels, 6 000 visiteurs et 1 400 élèves en 2025.

Le lieu porte aussi une mémoire forte : nous y célébrerons le centenaire de Michel Foucault, qui y acheva sa thèse. Un engagement essentiel pour notre rayonnement. +d’images

Philippe Guyot

Belle rencontre (ou plutôt retrouvailles) avec Philippe Guyot, l’une des grandes figures de la communauté française à Hambourg.

Lors de mon premier passage en 2015, il m’avait accueilli en tant que président des CCEF.

Son engagement n’a jamais faibli : président du comité de gestion du Lycée Français de Hambourg, il a contribué à rendre l’établissement plus accessible en divisant par trois les frais de scolarité dès 2008.

Il est aussi l’un des cofondateurs du Prix V.I.E Allemagne, une belle initiative au service des talents et des entreprises.

Un parcours remarquable, porté par l’engagement, la vision et le sens du collectif. Respect.

Café Par Ici

Pour l’ultime séquence de mon déplacement dans la capitale hanséatique, Henri Zeller et Marc Pegeot, m’ont entraîné à la découverte de Café Par Ici, une réussite entrepreneuriale française portée par Agnès Brinken.

Créée il y a 10 ans, l’entreprise s’est développée avec dynamisme et compte aujourd’hui une trentaine de collaborateurs, entre atelier de production, boutique et salon de thé.

Café Par Ici fait vivre un véritable art de vivre à la française : baguettes, croissants, chocolatines, brioches et viennoiseries fraîchement préparées accueillent les clients dès le petit déjeuner, avant de laisser place, l’après-midi, à une sélection de tartes salées et sucrées.

Le tout dans un cadre chaleureux, avec une terrasse particulièrement appréciée dès l’arrivée des beaux jours.

Je peux en témoigner : difficile de résister à la tentation d’une pâtisserie chez Café Par Ici ! Félicitations à Agnès qui nous offre une belle démonstration du savoir-faire français qui s’exporte et s’épanouit à Hambourg. +d’images

Actualisation de la LPM – Audition de Catherine Vautrin – Vidéo Q/R (3’16)

Le 28 avril, lors de l’audition de Catherine Vautrin sur l’actualisation de la LPM, j’ai alerté sur un angle mort : le programme 129 (hors LPM), dont je suis co-rapporteur. J’ai appelé à une mise à niveau cohérente avec l’effort de défense et relayé un message clair du secteur aéronautique : sans engagement fort de l’État et sans vision à cinq ans, nous manquerons la taille critique.

Je remercie Mme la ministre des Armées et des anciens combattants pour la clarté et la précision de sa réponse.


Voir l’intégralité de l’audition Enjeux de l’actualisation de la LPM du 28 avril sur le site du Sénat

VERBATIM de mon intervention

Madame la Ministre,

Le programme 129 relatif à la Coordination du travail gouvernemental dont je suis co-rapporteur avec mon collègue Michaël Vallet, n’entre pas budgétairement dans le champ de l’actualisation de la LPM, néanmoins ce sont les crédits du Premier ministre qui financent les fonds spéciaux nécessaire à l’action des services de renseignement, notamment la DGSE.

Or, la cour des comptes vient de signaler une hausse importante des dépenses en fonds spéciaux avec 160 millions d’euros exécutés en 2025, contre 67 M€ de crédits votés. Cela fait plusieurs années, depuis le déclenchement de la guerre en Ukraine, que je signale cette sous-budgétisation par rapport aux 101,2M€ consommés en 2023, puis 114,1M€ en 2024. Ce constat est d’ailleurs confirmé par le rapport annuel de la Délégation parlementaire au renseignement.

Comme tout le monde s’accorde sur le fait que les services de renseignement vont continuer à être fortement sollicités, il conviendrait que le programme 129 soit mis à niveau selon la même logique que les sur-marches prévues par l’actualisation de la LPM.

Pourriez-vous Madame la Ministre peser sur ces arbitrages ?

Enfin, j’ai un message de deux représentants de l’aéronautique rencontrés récemment à partager avec vous :
À une époque rare où le civil et le militaire sont en forte croissance en même temps,
Sans engagement fort de l’Etat on n’aura pas la taille critique, pour faire les investissements nécessaires.
L’état doit retrouver la sensation du risque à 5 ans.

Le message est passé.
Je vous remercie.

En circonscription en Tunisie – Tunis (26-29 mars 2026)

Retour en Tunisie pour un sixième déplacement, le premier depuis la fin de la période Covid, où j’ai été accueilli à l’aéroport par Dominique Mas, consul général de France à Tunis, accompagné de Michel Zucchero et Madeleine Ben Naceur, conseillers des Français de l’étranger. 

Deux élus de terrain profondément engagés au service de nos compatriotes, dont l’expérience, la connaissance fine des réalités locales et l’investissement constant font référence. Leur grande qualité d’écoute, leur disponibilité de chaque instant et leur empathie remarquable envers les Français établis en Tunisie sont précieuses pour accompagner, orienter et défendre chacun dans les moments importants comme dans les difficultés du quotidien. Leur action, menée avec humanité et détermination, illustre pleinement l’exigence et la noblesse de leur mission au service de la communauté française.

Je leur suis particulièrement reconnaissant d’avoir, au fil de chacune de mes visites en Tunisie, toujours facilité mes déplacements et permis l’accomplissement de mon mandat dans les meilleures conditions.

Diplomatie parlementaire

Chambre des régions et des districts

Première étape : une rencontre à la Chambre des régions et des districts, créée par la Constitution de 2022, en présence de l’ambassadrice de France en Tunisie, Anne Guéguen.

Nous avons évoqué l’impact économique de la guerre au Moyen-Orient, ainsi que les enjeux liés à l’énergie et au changement climatique. J’ai également présenté l’action de l’AFD et promu l’Agence africaine du médicament.

Le vice-président du Conseil national des régions et des districts (CNRD), Youssef Bargaoui, a exprimé la volonté de l’institution de développer ses relations avec le Sénat français, avec la création prochaine d’un groupe d’amitié parlementaire.

De son côté, le président de la commission de l’investissement et de la coopération internationale, Bilal Saïdi, a souligné l’ambition de renforcer les relations bilatérales, notamment par des échanges de travail entre nos deux parlements.

Enfin, une Agence nationale du médicament a été créée en 2023, illustrant les priorités en matière de sécurité pharmaceutique.

Merci à mes interlocuteurs pour leur accueil et leur engagement en faveur du renforcement de notre relation bilatérale. +d’images

Communauté française

Ambassade

Rencontre inspirante avec Anne Gueguen, ambassadrice de France en Tunisie, avant d’être rejoints par Thierry Valat, ambassadeur en Libye, lors de la réunion régionale des CCEF pour le Maghreb et le Moyen-Orient.

Cette discussion a confirmé la force des liens franco-tunisiens, portés par une logique de voisinage et une francophonie dynamique. Malgré sa taille modeste (12 millions d’habitants), la Tunisie se distingue comme le 1er investisseur africain en France en nombre de projets, et nos échanges dépassent même ceux avec le Brésil !

Les échanges commerciaux, le tourisme et les investissements progressent, tandis que la coopération scientifique (Institut Pasteur, eau, environnement) et l’écosystème start-up, incarné par la licorne Karim Beguir, illustrent une dynamique prometteuse.

Face aux défis migratoires, la Tunisie a su stabiliser les flux, mais il reste crucial de favoriser la mobilité légale et l’emploi. Une relation à relancer ensemble, pour un partenariat toujours plus ambitieux.

Acteurs de la communauté

Moments précieux au cœur de la communauté française de Tunisie !

Un grand merci à Madeleine Ben Naceur pour avoir réuni, autour d’un déjeuner chaleureux à son domicile, un échantillon dynamique de la communauté française en Tunisie, en présence de Michel Zucchero.

Avec 23 000 résidents français dans le pays, dont 70 % de binationaux, une proportion en constante progression, ces rencontres rappellent la vitalité et la richesse des liens entre nos deux nations.

J’ai eu le plaisir d’échanger avec Mohamed Aissaoui, président de l’Alliance française de Tunis, sur son ambitieux projet : le Programme ALECA (Avenir : Liens, Échanges, Cultures et Académies). Une initiative prometteuse pour renforcer les échanges intellectuels, philosophiques et culturels entre l’Afrique, la Méditerranée et l’Europe.

Une autre rencontre marquante, initiée par Madeleine, fut celle avec André Abitbol, historien fin observateur des dynamiques de la société tunisienne. Son approche érudite et sa vision profondément pluraliste de l’identité nationale ont nourri une conversation d’une grande richesse. Sa vivacité d’esprit et sa finesse de pensée ont rendu cet échange particulièrement stimulant.

Merci à tous pour ces moments d’échange et de partage, qui renforcent chaque jour les ponts entre la France et la Tunisie. +d’images

Enseignement

École Georges Brassens

Retour dans cette école maternelle et primaire que j’avais visitée en 2015, et qui accueille aujourd’hui 158 élèves (180 en 2024-2025).

Unique établissement scolaire français de la banlieue sud de Tunis (Megrine) elle accompagne ses élèves vers le collège et lycée Pierre Mendès-France. Dès 3 ans, les enfants apprennent le français, l’anglais et l’arabe.

J’ai été particulièrement marqué par leur ingéniosité pour sensibiliser aux effets du plastique en mer et encourager le tri.

Malgré les évolutions linguistiques et administratives du pays, l’engagement éducatif reste fort. Une dynamique portée par une équipe de direction engagée.

Merci à Valérie Duthil, directrice, au proviseur du collège-lycée Pierre Mendès-France, et à toute l’équipe pour leur accueil. +d’images

Institut français – Réseau d’enseignement français

Sujet majeur d’actualité, j’ai échangé à l’Institut français avec les acteurs clés* du réseau d’enseignement français en Tunisie, aux côtés de Madeleine Ben Naceur et Michel Zucchero. Cette rencontre a permis de dresser un état des lieux précis et encourageant.

Le réseau compte aujourd’hui 8 établissements en gestion directe, répartis entre Tunis et La Marsa, accueillant 6 000 élèves sur un total de 19 500. Depuis 2018, une transformation majeure s’est opérée : la majorité des élèves est désormais scolarisée dans des établissements partenaires, dont le nombre est passé de 3 à 24.

Grâce au programme Tunisie pilote et à l’engagement d’investisseurs privés, les effectifs ont doublé en huit ans, atteignant l’objectif fixé (10 000 à 20 000).

En parallèle, 1 247 élèves en Terminale et 1 700 en Première se présentent au baccalauréat français en candidats libres, souvent en complément du bac tunisien.

Malgré un plafonnement récent lié aux contraintes économiques, la Tunisie reste un modèle de développement pour notre enseignement à l’étranger. +d’images

(*) Fabrice Rousseau (COCAC), Christine Jacquemyn (COCAC adjointe), Sylvie Lepape (examens et concours), Véronique Doutreleau (IEN Maghreb)

Diplomatie économique

Réunion régionale des CCEF

Une dynamique franco-méditerranéenne renforcée à Tunis !

J’ai eu l’honneur de participer à la Réunion régionale des CCE Sud-Méditerranée “Deux Rives, Un Avenir”, la plus importante délégation économique française en Tunisie depuis 4 ans, réunissant plus de 90 entreprises et 15 pays.

Un événement marquant, au cours duquel les échanges ont porté sur des enjeux stratégiques majeurs : géopolitique méditerranéenne, sécurité alimentaire, gestion de l’eau et nearshoring — autant de leviers essentiels pour renforcer la coopération régionale.

La présentation des différents pays par le Trésor et les Conseillers du Commerce extérieur (Algérie, Libye, Maroc, Tunisie) a permis de mieux appréhender les défis spécifiques à chacun.

. La Tunisie, 3ᵉ partenaire commercial de la France en Afrique, incarne un potentiel considérable.
. L’Algérie constitue le deuxième débouché de nos exportations en Afrique et offre un potentiel de développement majeur.
. Le Maroc, premier partenaire commercial de la France en Afrique et premier investisseur africain en France en valeur, confirme son rôle stratégique.

Ces rencontres confirment une volonté commune : construire un avenir économique et culturel partagé, dans l’esprit de la francophonie et de l’innovation.

Un grand merci à l’ensemble des participants pour la richesse des échanges, avec une mention spéciale à Alexandre Ratle, Sandrine Weisz et à toute l’équipe des CCEF, conduite par la présidente Sophie Sidos, pour la qualité de l’organisation et de l’animation.

Le dîner de gala à l’Acropolium et au musée de Carthage était exceptionnel.

Merci également à Son Excellence l’ambassadrice Anne Guéguen pour son accueil à la Résidence de France, ainsi qu’à François Gouyette, son prédécesseur, qui m’avait accueilli lors de mon premier séjour à Tunis en janvier 2015. +d’images

 

En circonscription au Royaume-Uni – Londres (11-14 mars & 13 avril 2026)

Communauté française

Consulat

Merci à Olivier Guyonvarch, consul général à Londres, pour son analyse des données issues du rapport d’activité 2025.

Le nombre de Français inscrits auprès des consulats de Londres et d’Édimbourg reste globalement stable depuis la pandémie. Avec 141 395 inscrits (Londres : 134 837 ; Édimbourg : 6 558), nous enregistrons une légère hausse de +0,25 %.

Par ailleurs, 262 996 statuts de résidents ont été attribués à des ressortissants français, dont 53,6 % vivent dans le Grand Londres.

Le service social a accompagné 13 femmes victimes de violences conjugales en 2025, contre 7 l’année précédente.

Parmi les évolutions : déploiement en phase pilote de l’identité numérique certifiée (CNIe), ouverture d’un guichet passeports et CNI à Édimbourg, mise en place du timbre fiscal dématérialisé et développement des pré-demandes en ligne.

Très satisfait de l’action de l’équipe du consulat général de France à Londres, qui développe une démarche orientée clients pour renforcer l’accessibilité des services consulaires. +d’images

Enseignement

Gala de charité APL – Lycée français Charles de Gaulle de Londres (12 mars)

J’ai eu le plaisir de participer au dîner de gala de l’APL du Lycée français Charles de Gaulle, organisé à The InterContinental London Park Lane, en présence de Hélène Duchêne, ambassadrice de France au Royaume-Uni, d’Olivier Guyonvarch, consul général, Anissia Morel, conseillère culturelle de l’ambassade de France au Royaume-Uni, et de Gilles Morellato, conseiller de coopération éducative.

Un grand bravo à la présidente de l’APL et à toute son équipe pour la qualité de l’organisation et la réussite de ce beau moment, essentiel pour notre communauté éducative.

Comme l’a rappelé Maryline Berlin, Trustee of the Charity and President of the APL : « Une communauté qui se soutient les uns les autres est une communauté qui ne laisse personne de côté. »

Le LFCG Families Charity Fund est l’organisme de bienfaisance dédié au soutien des élèves du Lycée français Charles de Gaulle et de leurs familles, notamment en cas de difficultés financières, de besoins éducatifs spécifiques ou pour les projets scolaires.

Une belle illustration de la solidarité et de l’engagement de notre communauté éducative. +d’images

110 ans du Lycée français Charles de Gaulle (13 avril)

Dix ans après avoir célébré les 100 ans du Lycée français Charles de Gaulle, j’ai eu le grand plaisir de revenir ce lundi 13 avril pour assister à la cérémonie des 110 ans, aux côtés d’Amélie Mallet, conseillère des Français de l’étranger pour le Royaume-Uni.

Depuis plus d’un siècle, cet établissement incarne l’excellence, la transmission et une véritable ouverture sur le monde. Cet anniversaire fut une occasion précieuse de rendre hommage à son histoire et de célébrer celles et ceux qui la font vivre au quotidien : élèves, enseignants, parents et personnels.

Moment fort de cette célébration : la proviseure, Mme Bellus-Ferreira, a dévoilé une fresque réalisée par Astro. Artiste français reconnu à l’international, il est célèbre pour ses œuvres mêlant abstraction et illusion d’optique, qui transforment les façades en compositions dynamiques et immersives.

Dans son discours, la proviseure a rappelé que le lycée, c’est aujourd’hui une communauté de 5 700 parents d’élèves, accueillant 3 500 élèves, dont 250 passent le baccalauréat chaque année. Avec humour, elle a également annoncé la création d’une capsule temporelle, à ouvrir dans 40 ans pour les 150 ans, contenant notamment le dernier rapport de l’Ofsted et la première déclaration de TVA du lycée.

L’ambassadrice Hélène Duchêne a souligné, non sans malice, qu’elle accueille chaque année les élèves ayant obtenu une mention très bien… et qu’elle aurait sans doute beaucoup moins de monde si elle devait recevoir les bacheliers sans mention.

De nombreuses personnalités ont participé à l’événement : le député Vincent Caure, les conseillers des Français de l’étranger Patricia Connell, Marie-Claire Sparrow et Frédéric Fournier ; Anissia Morel, conseillère culturelle de l’ambassade de France au Royaume-Uni ; Maryline Berlin, présidente de l’APL ; Brigitte Williams, déléguée de la Fondation de la France Libre au Royaume-Uni ; Françoise Richardson, présidente de l’AMOPA ; Marie-José Clayton, présidente de l’Association des membres de l’Ordre national du Mérite pour le Royaume-Uni ; Jihane Schmitt, présidente de Life Lebanon. +d’images

Diplomatie économique

CCEF – Data Center

Ravi d’avoir participé à la conférence franco-britannique sur les Data Centers organisée par les Conseillers du Ccommerce extérieur de la France, en partenariat avec Pinsent Masons et Legrand UK & Ireland.

Un grand merci à Luc Bardin, président des CCEF UK, pour son invitation. Sans doute l’une des meilleures conférences auxquelles j’ai assisté ces derniers mois.

Cet événement a réuni un écosystème complet d’experts (investisseurs, ingénieurs, opérateurs, juristes, acteurs publics…) autour d’un constat clair : l’industrie des data centers est entrée dans une nouvelle ère, accélérée par l’essor de l’IA depuis le lancement de ChatGPT fin 2022.

Quelques chiffres marquants : 650 Md$ d’investissements prévus par les hyperscalers d’ici 2026, soit l’équivalent de ce qui a été dépensé entre 1956 et 1992 pour construire le réseau autoroutier aux USA ; un doublement des capacités d’ici 2030, et une demande énergétique en forte croissance (+15 % par an).

L’accès à l’électricité devient le principal défi, avec des délais de raccordement pouvant atteindre 7 ans en Europe. Les échanges ont également mis en lumière des enjeux structurants : énergie, refroidissement, localisation, souveraineté, réglementation et compétences. La France tire son épingle du jeu grâce à son mix énergétique bas carbone.

Une question centrale demeure : comment répondre à une demande exponentielle tout en respectant les impératifs ESG (Environnementaux, Sociaux et de Gouvernance) et de durabilité ?

Félicitations à Luc Bardin, au bureau CCE UK, avec Fabienne Viala, Pascal Stutz, Marc de Thomasson et Diane Mullenex. Ils nous ont offert une perspective unique sur ces enjeux.

Très heureux d’avoir eu l’opportunité de retrouver de nombreux professionnels, parmi lesquels, Vladimir Cordier, une des personnalités marquantes de la “génération Eurostar”. +d’images

Sénat – Médicaments falsifiés en Afrique : vers la souveraineté sanitaire

Dans le prolongement de notre échange du 10 octobre (lire), j’ai reçu au Sénat Juan Cepeda, chef de projet chez Expertise France (groupe AFD), accompagné du professeur Xavier Jouven, pour faire le point sur la lutte contre le fléau des médicaments falsifiés et de mauvaise qualité en Afrique, objectif prioritaire de mon action pour l’Afrique.

Dans le cadre du projet Medisafe, financé par l’Union européenne et mis en œuvre par Expertise France, les négociations avancent très positivement. La finalisation de deux contrats (Afrique de l’Ouest et de l’Est), couvrant 13 pays pour un montant de 9 M€, est imminente.

À terme, l’objectif est de renforcer l’accès à des médicaments et vaccins sûrs qui soient produits sur le continent africain. Juan Cepeda s’apprête à rejoindre Nairobi pour quatre ans afin de structurer un écosystème régional.

Un sujet que j’ai déjà eu l’occasion d’évoquer avec Christophe Lecourtier, nouveau président de l’Agence française de développement, particulièrement attentif à ces enjeux.

Pour sa part, le Pr Xavier Jouven (Institut de Santé Globale Paris Cité) a rappelé que l’Afrique connaît une transition épidémiologique majeure : les MNT, maladies non transmissibles (hypertension, diabète, cancers) sont désormais les premières causes de mortalité, loin devant les maladies infectieuses (sida, tuberculose, paludisme). Pourtant, elles ne reçoivent que 5 % des financements internationaux.

Face à ce déséquilibre, il propose de faire des MNT une opportunité de leadership pour la France, avec un soutien à la création d’un réseau d’instituts panafricains dédiés.

Sénat – Rwanda – Commémoration du génocide perpétré contre les Tutsi

Antoine Anfré, Aude Demoustier, Olivier Cadic, François Nkulikiyimfura


Ce 7 avril, j’ai représenté le groupe d’amitié France-Afrique centrale lors des cérémonies organisées à l’occasion du 32e anniversaire du génocide perpétré contre les Tutsi au Rwanda du 7 avril au 17 juillet 1994, au cours duquel plus d’un million de Rwandais ont été exterminés.

J’étais accompagné par Aude Demoustier, conseillère des Français de l’étranger (Rwanda, Kenya, Tanzanie, Ouganda, Burundi, Zambie, Zimbabwe) et Antoine Anfré, ancien ambassadeur de France au Rwanda.

Cette date marque le début de Kwibuka 32, la commémoration annuelle du génocide contre les Tutsi de 1994. « Kwibuka », qui signifie « se souvenir » en kinyarwanda, désigne une période de 100 jours pour honorer la mémoire des victimes, soutenir les survivants et appeler à la paix.

Une première cérémonie a été présidée par François Nkulikiyimfura, ambassadeur du Rwanda en France, au Pavillon d’Armenonville à Paris, en présence de Mme Louise Mushikiwabo, secrétaire générale de la Francophonie, Mme Åsa Regnér, directrice générale adjointe de l’UNESCO, M. Marcel Kabanda, président d’Ibuka, organisation non gouvernementale œuvrant pour la mémoire du génocide des Tutsi du Rwanda, Mme Emmanuelle Blatmann, directrice Afrique et Océan Indien (DAOI) du ministère de l’Europe et des Affaires étrangères.

Au jardin de la Mémoire (Paris 13e), en présence du maire de Paris, Emmanuel Grégoire

Représentant le gouvernement français, Mme Emmanuelle Blatmann a prononcé un discours dans lequel elle a rappelé que « face aux silences, aux confusions entretenues, aux récits qui déplacent ou amoindrissent la réalité du crime, nous devons opposer la rigueur de l’histoire et la fidélité à la vérité des victimes. » et affirmé que « la France a[vait] engagé depuis plusieurs années un travail nécessaire de lucidité. Ce travail s’est appuyé sur l’ouverture des archives, sur la recherche historique, et sur une volonté claire, affirmée par le Président de la République en 2021, de reconnaitre les responsabilités de la France dans un engrenage qui a abouti au pire et faire toute sa place à l’histoire du génocide des Tutsi dans notre mémoire collective et dans nos programmes scolaires ».

Puis, je me suis rendu au Parc de Choisy, dans le 13e arrondissement de Paris, où une seconde cérémonie s’est tenue en présence de M. Emmanuel Grégoire, maire de Paris, devant le « Jardin de la Mémoire », espace inauguré en 2016 pour se rassembler et rendre hommage collectivement aux victimes du génocide.

Le maire de Paris a, à cette occasion, annoncé qu’un mémorial national en l’honneur des victimes serait prochainement inauguré, quai d’Orsay, dans le 7e arrondissement.

M. Mathias Ott, délégué interministériel à la Lutte contre le racisme, l’antisémitisme et la haine anti-LGBT+ (DILCRAH), a quant à lui souligné que ce meurtre de masse caractérisé avait ceci de particulier qu’il est le premier « génocide de proximité », dans la mesure où la plupart des bourreaux et victimes étaient en effets des voisins.

À l’issue de la cérémonie, nous avons déposé avec M. Antoine Anfré, ancien ambassadeur de France au Rwanda, au nom du groupe d’amitié, une gerbe de fleurs en hommage aux victimes.

Au cours de ces cérémonies, M. Olivier Nsoro et Mme Yvonne Buhikare, rescapés du génocide des Tutsi, ont témoigné de la violence des événements de 1994, mais aussi de la résilience exceptionnelle des survivants.

Médias – “L’encadrement du renseignement en sources ouvertes en approche à l’Assemblée nationale” (Intelligence Online, 16/04/2026)

Intelligence Online :

La transcription en droit français de la directive européenne NIS2, sur la cybersécurité, peine à trouver un espace pour être débattue à l’Assemblée nationale. Mais l’attente des députés pourrait prochainement être satisfaite.

L’OSINT, ou renseignement en sources ouvertes, doit faire d’ici à la fin de l’été l’objet de discussions à l’Assemblée nationale française pour poser un cadre juridique à son exercice (IO du 13/04/26). Celles-ci s’inscrivent dans le contexte du projet de loi portant sur la transposition de la directive européenne Network and Information Security 2 (NIS2, IO du 08/11/21) visant à renforcer la cybersécurité au sein de l’Union européenne.

Cette étape marquera la fin d’un long chemin de croix pour les parlementaires qui voient le texte bloqué depuis plusieurs mois au Palais Bourbon en raison d’un agenda surchargé. Plus que l’embouteillage des textes, des députés soupçonnent aussi un blocage de l’exécutif qui rechigne à inscrire le projet de loi à l’ordre du jour à cause d’une disposition anti-backdoors introduite au Sénat par le sénateur centriste Olivier Cadic en mars 2025 (IO du 15/07/25).

(…)

La France fait partie des mauvais élèves de l’Union européenne à n’avoir pas encore transposé la directive NIS2 dans leur droit national, près de quatre ans après l’adoption du texte par les États membres. Elle partage ce statut avec l’Estonie, les Pays-Bas, l’Irlande, l’Espagne et le Luxembourg. Selon les règles européennes, cette procédure aurait dû être réalisée au plus tard le 17 octobre 2024.

Lire l’article L’encadrement du renseignement en sources ouvertes en approche à l’Assemblée nationale, publié sur le site Intelligence Online, le 16 avril 2026