AuditionAFELors de sa 24ème session plénière de l’AFE (Assemblée des Français de l’étranger), la commission des Finances et celle de l’Enseignement ont souhaité un débat entre le député Prémat et moi-même autour de l’avenir de l’AEFE.

Pour ma part, je souhaite que 100% des enfants français vivant à l’étranger puissent disposer d’une solution pour suivre un enseignement en français.

Aujourd’hui, le réseau AEFE ignore 75% d’entre-eux. En conséquence, des petits Français qui ne parlent pas un mot de français ne sont plus des cas étranges et isolés. D’après ce qu’on me rapporte lors de mes déplacements, ces spécimens sont 50% au Mexique, 80% à Annaba et même 15% au Royaume-Uni, où pourtant le concept du plan Ecole a fleuri avec succès.

Alors, comment s’assurer que nos jeunes compatriotes puissent parler la langue de la République ?

S’il ne faut pas se priver de développer les écoles françaises (AEFE, Mission laïque, initiatives privées…), il faut aussi viser tous les enfants qui sont géographiquement éloignés de ce type d’école. Le Cned, centre d’enseignement à distance et le magnifique réseau des Alliances françaises sont autant d’atouts pour atteindre cet objectif. N’oublions pas le programme Flam qui permet aux plus jeunes de se familiariser avec notre langue dans les fameuses « petites écoles du samedi ». Il s’ajoute enfin l’ouverture de sections bilingues (dont le français) au sein des écoles existantes dans chaque pays, sur la base de partenariats. A ce titre, 91 établissements étrangers dans le monde ont obtenu le LabelFrancEducation.

Venons-en à la lancinante question du financement.

Le plan Ecole du Royaume-Uni, fondé sur des techniques de management participatif qui implique tous les acteurs de la société civile, donne des résultats spectaculaires. Le plan a initié la création de fondations pour financer l’immobilier. Ainsi, un collège et deux lycées ont été ouverts à Londres sans alléger les poches du contribuable français.

Autre proposition : un chèque éducation de l’Etat français pour tous les enfants expatriés. Tous ! Ce chèque permettrait aux parents de régler les frais de scolarité de l’organisme de leur choix ! Les parents pourraient même s’unir pour créer des établissements français à l’étranger qui seraient en partie financés par ces chèques éducation ou bien encore, nous l’avons dit, développer un enseignement bilingue avec des écoles locales.

Ce chèque éducation viendrait se substituer au système des bourses.

Une nouvelle page s’écrirait pour l’enseignement français à l’étranger.