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En circonscription au Royaume-Uni – Londres & Maidstone/Kent (12-13 juillet 2019)

Appelé à d’autres responsabilités, Jean-Pierre Jouyet, ambassadeur de France au Royaume-Uni, va quitter Londres.

La personnalité de notre ambassadeur, sa disponibilité et ses qualités humaines laisseront longtemps leur empreinte chez tous ceux qui l’auront côtoyé.

Je lui souhaite le meilleur pour la suite de sa carrière.

Communauté française

Fête nationale

L’après-midi du 12 juillet, Jean-Pierre Jouyet, ambassadeur de France à Londres, avait organisé, sous un soleil radieux, une réception pour célébrer notre fête nationale à la Résidence de France.

L’assistance été touché lorsqu’il a annoncé, ému, qu’il allait quitter Londres pour devenir ambassadeur de France à Paris auprès de l’OCDE.

Son discours fût un vibrant plaidoyer en faveur de l’amitié franco-britannique, dont il a souligné la force et la profondeur.

En écho, le ministre pour l’Europe et les Amériques, Sir Alan Duncan, a déclaré : « notre amitié avec la France est indéfectible, quoi qu’il arrive ! »

Très heureux d’avoir célébré ce 14ème « 14-juillet » d’affilée à Londres en ma qualité d’élu, en présence de nombreux représentants de notre communauté française. Ces échanges privilégiés constituent une source d’énergie qui me régénère et me motive. + d’images

Enseignement

Fête à la PEK !

Heureux d’avoir assisté à la fête de fin d’année de la Petite École Kentoise (PEK) de Maidstone, où j’ai pu féliciter toute l’équipe pour son engagement en faveur de l’enseignement du français auprès des enfants.

Dans son discours, Katia Bresso, directrice de l’école, nous a présenté son équipe de bénévoles qui fait un travail remarquable à ses côtés. Elle a particulièrement salué Claire, enseignante de la PEK, qui part enseigner au lycée français international de Singapour. Je lui adresse aussi tous mes vœux de réussite.

Pour sa part, Cinzia Beretta, directrice et trésorière de la PEK, a invité les parents à se mobiliser pour participer à la vie de l’association, tandis que François Reynier, directeur marketing, a annoncé le lancement de leur nouveau site internet : www.pekmaidstone.org.uk.

Quels progrès depuis 2008 lorsque Katia Bresso a fondé cette Petite École. Je suis fier de l’accompagner depuis cette époque. Le travail de Katia a inspiré d’autres mamans qui ont fait de même à Dartford ou Canterbury. Katia contribue également à l’animation du Parapluie FLAM, organisme qui fédère toutes les associations FLAM du Royaume-Uni.

Bravo à toute l’équipe pour son succès. + d’images

En circonscription en Espagne – Madrid (11 juillet 2019)

14ème déplacement en Espagne depuis le début de mon mandat !

Merci à Jean-Michel Casa, ambassadeur de France en Espagne, pour son invitation à participer, le 11 juillet, à la réception organisée à la Résidence de France de Madrid, à l’occasion de notre fête nationale.

J’ai assisté au discours de notre ambassadeur prônant « une Europe de progrès », en compagnie de Samantha Cazebonne, députée de la 5ème circonscription (Péninsule ibérique et Monaco) et des conseillers consulaires Joëlle See,  Jean-François Berthe et Francis Huss.

On ne pouvait être qu’impressionné par l’ampleur de l’assistance venue participer à cette célébration nationale, où les plus jeunes de nos compatriotes étaient particulièrement à l’honneur qu’ils soient lycéens, étudiants Erasmus ou volontaires internationaux.

Heureux d’avoir retrouvé de nombreuses personnalités, dont les dirigeants de la CCI France-Espagne et ceux de l’Alliance française de Malaga ou encore Stéphane Vojetta et Hugo Lopez, fidèles soutiens de Samantha Cazebonne.

Cette année, parmi les temps forts du défilé sur les Champs Élysées, nous avons vu manœuvrer 86 militaires espagnols du 3e régiment d’infanterie qui s’est illustré lors de sa participation à la Mission de formation de l’Union européenne au Mali, en 2019. + d’images

En circonscription en Islande – Reykjavik (13-14 juin 2019)

Premier déplacement en Islande, 89ème pays traversé depuis le début de mon mandat. J’adresse toute ma gratitude à Grahame Paul, notre ambassadeur de France, pour l’organisation de ce programme riche et dense qui a compté 16 événements sur 2 jours !

La réussite de cette visite doit beaucoup à la présence de Gérard Pignatel, conseiller consulaire pour la Norvège et l’Islande, qui a fait le déplacement depuis Oslo pour m’accompagner à chacune de mes étapes.

Enfin, j’adresse ma sincère reconnaissance à Damien Degeorges, français d’Islande et à mon collègue André Gattolin pour m’avoir apporté leur concours dans la préparation de mon 328ème déplacement.

Je suis rentré de Reykjavik avec une priorité d’action : la finalisation du projet de dictionnaire islandais-français Lexia, sur lequel travaille une équipe de linguistes au sein de l’université d’Islande depuis 2015. Projet actuellement à l’arrêt, faute du versement de la troisième et dernière tranche de subvention (40.000 euros) par notre ministère de la Culture. Lire ma question écrite au ministre de l’Europe et des Affaires étrangères (publiée le 04/07/2019).

Politique

Président du Parlement

Premier rendez-vous avec Steingrímur J. Sigfússon, président de l’Althing, le parlement d’Islande de 63 membres, fondé en 930 !

J’étais accompagné par Graham Paul, ambassadeur de France en Islande et de Gérard Pignatel, conseiller consulaire pour l’Islande et la Norvège.

J’ai pu observer que les parlementaires siègent dans une atmosphère très conviviale.

Présidente de la commission des Affaires étrangères

Lors de ma visite au Parlement, j’ai ensuite eu le plaisir de rencontrer Arna Áslaug, présidente de la commission des Affaires étrangères.

Nous avons en particulier évoqué les relations de son pays avec l’Union européenne.

J’ai salué le rôle exemplaire de l’Islande en faveur des droits de l’Homme, de l’environnement et de l’égalité des genres. + d’images

Ministre des Affaires étrangères

Dialogue fructeux avec Guðlaugur Thor Thordarson, ministre des Affaires étrangères, en présence de Graham Paul, notre ambassadeur, et Gérard Pignatel, conseiller consulaire.

Nous avons énoncé les bénéfices de l’Espace économique européen pour l’Islande, tout comme les difficultés rencontrées par le Royaume-Uni depuis le referendum sur le Brexit.

J’ai été rassuré par les propos déterminés du ministre pour contenir les velléités de certaines puissances émergentes, susceptibles de perturber les équilibres mondiaux. + d’images

Délégation de l’UE

Très honoré d’avoir été reçu par Michael Mann, chef de la délégation de l’Union européenne en Islande, en présence de Graham Paul et de Gérard Pignatel.

L’Islande est liée à l’Union par les accords de l’AELE, de l’Espace économique européen et de Schengen.

Près de la moitié des importations du pays (42,5%) proviennent de l’UE qui, en retour, absorbe les trois quarts (73,4%) des exportations islandaises.

Si 35% des Islandais déclarent souhaiter que leur pays rejoigne l’UE, 45% sont toutefois d’un avis contraire. Pourtant, une majorité d’Islandais veut que le pays adopte l’euro.

Cette contradiction prend sa source dans la conscience que le moindre choc peut affecter l’économie islandaise tant leur monnaie est fragile. Ainsi, il a suffi que la compagnie aérienne islandaise à bas coût, Wow, dépose son bilan pour que le tourisme soit sérieusement affecté et que couronne islandaise soit dévaluée.

L’ancienne génération islandaise est évidemment plus souverainiste et eurosceptique que les plus jeunes, dont 1 sur 10 a bénéficié du programme Erasmus !

L’adhésion à l’UE n’entraîne cependant pas une perte de souveraineté, mais favorise un partage de souveraineté seul capable de décupler la capacité d’un état à répondre aux défis imposés par la mondialisation.

Cette conversation avec un diplomate européen qui a tenu de hautes responsabilités au Service d’action extérieure européenne, dont trois ans à la tête des activités de communication auprès de Catherine Ashton, m’a renforcé dans ma conviction que l’UE doit poursuivre son chemin en encourageant l’Islande à la rejoindre. Ainsi, nous renforcerons mutuellement. + d’images

Défense et Sécurité

Je suis reconnaissant à notre ambassadeur Graham Paul, d’avoir organisé en sa Résidence une rencontre pour aborder les questions de défense et de sécurité avec d’éminents spécialistes :

Thorunn Hafstein, secrétaire général du Conseil de sécurité auprès du Premier ministre, Arnor Sigurjonsson, directeur général au ministère des Affaires étrangères et Thordur Aegir Oskarsson, ambassadeur, envoyé spécial sur le désarmement.

Mes interlocuteurs m’ont permis d’apprécier la vision islandaise en matière de sécurité.

Membre des Nations unies et de l’OTAN, ce pays de 357.000 habitants ne dispose pas d’armée.

Sa situation stratégique a toujours fait l’objet de convoitises de la part de pays qui s’intéressent à la route maritime qui passe par l’Arctique.

Nous avons évoqué les menaces en matière de cybersécurité et les moyens de combattre les fake news. + d’images

Relations économiques

Brexit

La fédération islandaise du commerce a organisé une conférence-débat dont j’avais suggéré le titre : « Brexit means Brexit : season 2 ».

Initiée par Damien Degeorges, un compatriote résidant en Islande, cette rencontre a été animée par Olafur Stephensen, secrétaire général de la fédération. Elle m’a permis d’échanger avec des diplomates européens en poste à Reykjavik sur les raisons qui justifient que je n’ai jamais cru à la concrétisation du Brexit.

J’ai indiqué que le Brexit était rejeté par la communauté d’affaires britannique.

Le Parti conservateur qui s’est enfermé dans une stratégie mortifère en matière économique a perdu beaucoup de crédit lorsque Boris Johnson a déclaré : « Fuck business » pour défendre une vision jusqu’au-boutiste du Brexit.

J’ai aussi cité Ken Clarke à propos de Boris Johnson : « Il ne dit pas toujours la même chose, notamment parce qu’il ne se souvient pas de ce qu’il a dit la veille. »

Il faut bien prendre de la distance avec les propos, parfois volontairement provocateurs, du favori des bookmakers au poste de Premier ministre. Je puise en partie mon optimisme dans sa capacité à changer d’avis…

CCIFI

Dans un second temps, lors d’un déjeuner à la brasserie française « le bistro », j’ai eu le loisir d’échanger avec des personnalités islandaises du monde des affaires, dont Sigrun Guobjartsdottir, directrice de la Chambre de commerce franco-islandaise.

La chambre compte 60 entreprises, françaises pour un tiers.

Les infrastructures constituent leur premier sujet d’intérêt.

Le premier secteur économique du pays est le tourisme (42 % des recettes d’exportations). Il était donc très intéressant d’écouter Lea Gayet, directrice de la communication Europe d’Icelandair, la compagnie aérienne qui le premier employeur du pays ou encore Sigurdur Sigurdsson, CEO Islande de Lagardère Travel retail, qui compte 160 employés à l’aéroport. + d’images

Centre de R&D Matis

Le centre de recherche et développement Matis tire les trois quarts de ses ressources de projets privés et bénéficie de crédits européens.

Il constitue un pont entre la recherche et l’industrie pour créer de la valeur afin d’assurer la sécurité alimentaire et la santé publique.

13% des personnes qui travaillent chez Matis sont françaises. J’ai d’ailleurs rencontré six jeunes chercheurs français, passionnés et passionnants : Pauline Bergsten, Cécile Dargentolle, Clara Jégousse, Justine Vanhalst, Pauline Vannier et Antoine Moenaert

Ceux-ci sont unanimes pour louer la confiance et la liberté d’action qu’on leur accorde et la variété des sujets étudiés. Ils font aussi l’éloge du mode de travail en équipe chez Matis.

Ils voudraient développer la connectivité entre les recherches islandaises et françaises, mais demeurent critiques envers la structure de recherche française qui manque de moyens et ne cherche pas à être plus attractive pour la jeune génération.

Ils vont formaliser des suggestions d’amélioration à l’attention de notre ministre de la Recherche. Je leur ai promis de lui transmettre. + d’images

Cluster Ocean

La pêche est le 3ème secteur économique du pays qui compte pour 16% des exportations.

Avec 1,25M de tonnes de captures, l’Islande figure en 3ème position en Europe après la Russie et la Norvège, mais loin devant la France.

Le fondateur du Cluster Océan a eu l’idée de passer d’une structure familiale de la pêche à une vision de filière. Les pêcheurs ne se connaissaient pas, mais ils ont appris à parler ensemble.

Le Cluster n’est pas une fédération professionnelle, mais il a pour objectif de coordonner les 60 entreprises qui le composent pour leur permettre de développer leurs savoir-faire. Et désormais les sociétés qui sont créées dans ce secteur le sont majoritairement par des femmes.

Point important, la chair du poisson n’est plus la seule source de revenus, car les entreprises sont parvenues à exploiter autrement le poisson en développant de nouveaux produits, comme l’extraction des protéines depuis la peau qui peut également permettre la création de vêtements en « cuir ». L’entreprise Feel Iceland développe, quant à elle, des produits cosmétiques (collagène pour la peau) et des compléments alimentaires à l’image de ces boissons énergisantes, alternative au Red Bull.

Le Cluster Océan collabore avec 4 clusters identiques localisés aux États-Unis et développe des relations avec la Norvège.

J’espère que la France saura créer un lien avec ce réseau d’intelligence et d’innovation, soucieux d’exploiter les produits de la mer de manière durable. + d’images

Centrale géothermique

Visite de la centrale géothermique de Hellisheidi et de CarbFix2, en compagnie de Graham Paul, Gérard Pignatel et Damien Desgeorges.

La production d’énergie islandaise est composée à 73% d’hydroélectricité et à 27% de géothermie. 90% du chauffage urbain est assuré par la géothermie.

Le projet Carbfix est destiné à développer une technologie qui capte le CO2 afin de le transformer en minéral sous la terre en moins de 2 ans !

Ce projet fondé en 2007 auquel le CNRS est partie prenante a reçu des fonds de l’Union européenne. + d’images

Communauté française

Afin de mieux appréhender les attentes des Français résidents, Grahame Paul, notre ambassadeur a organisé des rencontres en trois temps, auxquelles a participé Gérard Pignatel, conseiller consulaire

Remise de certificats de nationalité

Dans les locaux de l’Alliance française, j’ai eu l’honneur de remettre deux certificats de nationalité et d’accueillir ainsi deux nouvelles compatriotes au sein de notre communauté.

L’association Reykjavik Accueil montre beaucoup de vitalité à travers ses nombreuses activités pour accueillir les francophones et leur permettre de réussir leur implantation en Islande.

Ambassade et section consulaire

La communauté française en Islande compte 663 inscrits.

J’ai pu observer qu’en Islande, comme dans beaucoup de postes, un nouveau système de prises d’empreintes était attendu.

Nous avons évoqué le sujet des laissez-passer pour les touristes qui ont perdu leurs papiers pendant leur séjour. La réglementation nous permet de surtaxer l’attribution de laissez-passer en dehors des heures d’ouverture, mais nous avons déploré qu’il n’y ait pas de dispositif comptable qui permette d’encaisser l’argent !

Concernant les mariages, il serait opportun de dématérialiser la publication des bans. Il devient à la mode de se marier en Islande ! Le consulat transcrit un mariage par semaine.

Questions consulaires

Lors de nos discussions, on m’a fait remarquer que le nombre de certificats de vie établis est très modeste, puisqu’il est rare que nos compatriotes fassent le choix de l’Islande pour y passer leur retraite.

Il paraît toutefois paradoxal de demander au consulat de cesser d’établir des certificats de vie et d’exiger, en même temps, qu’il s’assure que les retraités soient toujours en vie pour mériter leur pension.

A ce propos, lire mon éditorial « Certificat d’existence : le désengagement permanent » (HebdoLettre n°122 du 24 juin 2019). + d’images

Culture française

Alliance française – Projet Lexia

La visite de l’Alliance française de Reykjavik m’a conduit à rencontrer l’association des parents d’enfants francophones qui organise des activités ludiques en français (cours d’arts plastiques en français, club ciné pour les ados…).

Leur subvention Flam n’a pas été reconduite, alors qu’elle leur permettait de financer des classes « non rentables » par manque d’effectif.

Il est nécessaire de défendre l’apprentissage du français, première langue non nordique enseignée, car elle perd du terrain au profit de l’espagnol.

Rosa enseigne le français à l’université d’Islande et travaille sur Lexia, un projet de dictionnaire français-islandais en ligne et gratuit. Le dernier dictionnaire date de 1950 !

Le budget fixé de 240.000 euros doit mettre à contribution égale chacun des deux pays. Jusqu’à présent la France n’a versé que 80.000 euros sur les 120.000 prévus.

Mon objectif prioritaire pour l’Islande sera d’aider à finaliser le projet Lexia, d’autant que c’est le seul projet de coopération bilatéral entre les gouvernements français et islandais !

Personne ne comprendrait qu’un pays comme la France ne respecte pas ses engagements et laisse ce projet remarquable inachevé pour un montant aussi modeste. + d’images

Devoir de mémoire

Hommage à Bobby Fisher (à Selfoss)

Je n’avais que 10 ans, mais la finale du championnat du monde d’échecs qui s’est tenue à Reykjavik, à l’été 1972, entre Boris Spassky, le tenant du titre soviétique, et Bobby Fisher, le challenger américain, restera à jamais gravée dans ma mémoire.

Mon oncle, joueur de club passionné m’avait transmis le virus des échecs. Je l’accompagnais pour acheter le journal, chaque jour, afin de rejouer les parties avec lui. Après chaque mouvement, nous tentions de deviner le coup suivant.

Grand maître international dès l’âge de 15 ans et demi, le champion américain était devenu une icône. Il était mon idole.

Le triomphe de Bobby Fisher face à Spassky mit un coup d’arrêt à la domination sans partage des Russes sur le monde des échecs.

A l’image d’un échiquier, Bobby a vécu en blanc et noir, sans connaître les nuances de gris. Il ne s’est jamais remis de sa victoire et s’est retiré. Ses déclarations outrancières, ses frasques, son errance et sa vie recluse ont témoigné de sa dérive.

Les Islandais lui ont offert leur nationalité pour lui permettre de se réfugier en 2005 sur le sol de son exploit, afin d’échapper à la justice américaine et à la promesse d’une fin sordide.

A sa mort, Gary Kasparov déclara que « Fischer peut tout simplement être considéré comme le fondateur des échecs professionnels et sa domination, bien que de très courte durée, a fait de lui le plus grand de tous les temps ».

Sa signature « Bobby Fisher » laissait transparaître un 64 en référence aux 64 cases de l’échiquier. Du reste, il est mort à 64 ans sur la latitude 64. + d’images

En circonscription en Cambodge – Phnom Penh (6-7 juin 2019)

Retour au Cambodge après ma venue en janvier 2018 (comptes rendus : Phnom Penh & Siem Reap) dans le but de participer au Forum Asean 2019 des CCEF.

Je suis redevable à Antoine Fontaine, président de la section Cambodge des conseillers du commerce extérieur, d’avoir pris l’initiative de m’inviter à ce forum.

Avec Antoine et ses collègues, j’ai pu évaluer, à dix-huit mois de distance, les changements observables sur un marché soumis à une pression intense de la Chine.

Entrepreneuriat

Forum CCEF

Le Forum Asean 2019 des CCEF, fut brillement animé par Isabelle Malivoir, rédactrice en chef et journaliste à TV5 Monde.

Eva Nguyen Binh, ambassadrice de France au Cambodge et Antoine Fontaine, président du comité Cambodge des conseillers du commerce extérieur de la France (CCEF), ont ouvert le forum en lançant la projection, en avant-première, du film « Le Cambodge sourit aux audacieux ! », révélant le dynamisme économique du Royaume.

La première session a débuté par un point d’avancement de la réforme Team France de la part de Christophe Lecourtier, DG de Business France, suivi par une présentation de notre stratégie régionale Asean par Christophe Bories, sous-directeur des relations économiques bilatérales à la DG du Trésor et par Frédéric Kaplan, chef du service économique régional.

Christophe Lecourtier a postulé que le changement d’image de la France depuis l’élection du Président Macron avait permis d’améliorer notre attractivité. La France occupe désormais la 2ème place européenne pour les investissements étrangers, avec 1323 projets d’investissements en 2018.

Il s’agit de la meilleure performance enregistrée depuis que nous disposons de ces statistiques. 60% des projets d’investissements enregistrés en France, en 2018, avaient été détectés par Business France.

L’objectif pour 2020 est de disposer d’un réseau à l’export constitué à 50% d’implantations publiques et à 50% d’implantations privées. + d’images

Commerce bilatéral

A l’occasion du forum des CCEF de l’Asean, Eva Nguyen Binh, ambassadrice de France, avait convié Soraka Pan, ministre cambodgien du Commerce, à s’adresser aux participants depuis la Résidence de France à l’occasion d’un cocktail dinatoire.

Moment très chaleureux, où le ministre a célébré la qualité et la profondeur de la relation bilatérale avec une parfaite maitrise du français.

J’ai eu l’honneur d’échanger avec Soraka Pan et lui témoigner de la satisfaction des entreprises françaises établies dans son pays.

J’ai prolongé la discussion avec Buon Saramony, secrétaire d’État auprès du ministre du Commerce qui m’a assuré de toute l’attention qu’il portait développement de nos entreprises au Cambodge et de son travail de facilitation.

Ambassadeurs Asean

Déjeuner économique à la Résidence de France réunissant les 10 ambassadeurs de France de la zone Asean, Thierry Mathou, directeur Asie, Jean-Baptiste Main de Boissière, chargé de mission Asean, Agnès Humruzian, sous-directrice Asie du Sud-Est, Christophe Lecourtier, DG Business France, Christophe Bories, sous-directeur des Relations éco à la DG Trésor, Martin Juilliard, directeur adjoint diplomatie économique, Pierre-Emmanuel Beluche, administrateur pour la France à la DG Trésor, Frédéric Kaplan, chef du service économique régional Asean, François Corbin, responsable Medef Asean.

Il est revenu à Christophe Lecourtier de rappeler les objectifs français en matière d’exportation vers l’Asean, tandis que François Corbin mettait en avant les « success stories » françaises dans cette région.

Chacun des ambassadeurs a partagé les réussites françaises et les défis qui nous attendent dans chacun des pays de la zone.

Un déjeuner riche d’enseignements qui m’a donné la mesure de l’engagement du corps diplomatique en faveur du développement de notre économie. + d’images

Chambre de commerce France-Cambodge

En marge du forum des CCEF de l’Asean, entretien avec Guillaume Massin, président de la CCIFC et Arnaud Darc, président d’EuroCham Cambodge,

La France est le premier investisseur européen au Cambodge, essentiellement du fait de la présence historique de nos groupes de l’acabit de Vinci, Total, Accor… et d’autres arrivés plus récemment comme Pernod Ricard, Bred banque, Peugeot, Décathlon. Ce dernier vient d’inaugurer sa première grande surface sportive, tandis que Conforama annonce l’ouverture prochaine de plusieurs magasins.

Les échanges bilatéraux ont dépassé le milliard d’euros pour la première fois en 2018.

La mission de la CCIFC est d’assurer la promotion des échanges commerciaux et des investissements entre la France et le Cambodge. Intégrée à la chambre de commerce européenne (EuroCham), elle lui délègue l’organisation des services aux entreprises.

Le Cambodge bénéficie du programme « Tout sauf les armes » (TSA) lancé par l’Union européenne, ce qui lui offre un libre accès au marché européen pour tous les produits autres que les armes et munitions. Toutefois, en février dernier, la Commission européenne a annoncé le lancement d’une procédure de retrait de ce programme. Cela peut arriver en cas de violation grave et systématique en matière de droits de l’Homme.

Une délégation de la Commission européenne était au même moment que moi à Phnom Penh pour étudier la situation avant de prendre une décision définitive. En cas de retrait du programme TSA, l’arrêt des préférences tarifaires interviendrait six mois plus tard. + d’images

Communauté française

Conseillers consulaires

Entretien au consulat avec nos trois conseillers consulaires pour le Cambodge : Theany Phal, Yves Remigi et Jean Lestienne, en compagnie d’Adrien Cavey, chef de la section consulaire.

Je les remercie pour cette réunion empreinte de convivialité et de bonne humeur.

La communauté française compte 5000 inscrits, ce qui en fait la 4ème communauté d’Asie.

Une partie de cette population cause des difficultés.

Le profil type est celui une personne indigente, qui va de guest house en guest house, avec des problèmes de santé et un visa expiré…

Quand on connait le coût de l’amende de 10$/ par jour pour frais de dépassement de séjour au Cambodge, on déduit aisément qu’ils ne peuvent pas payer leur billet de retour, pas plus que l’amende, ce qui les place dans une situation très compliquée.

Nous avons aussi longuement évoqué la question du certificat de vie. Nos élus, le consul et son équipe accompagnent nos compatriotes retraités avec pragmatisme et esprit de solidarité.

Leur grande préoccupation provient de cette catégorie de retraités qui bénéficient une petite pension et qui décident justement de s’installer au Cambodge pour améliorer leur pouvoir d’achat. Ces retraités négligent de disposer d’une assurance santé. Et lorsque la personne est hospitalisée, elle n’est pas soignée tant qu’elle n’a pas fait la preuve de sa capacité à assumer les coûts de traitement.

Ce phénomène est en augmentation et notre équipe consulaire craint que la situation n’empire avec le vieillissement de nos retraités qui ont fait le choix de s’installer sur le tard dans le pays.

On constate également que ces personnes sont parfois rattrapées par un coût de la vie qui augmente plus vite que leur modeste pension ! Cela les conduit dans un impasse totale, car ils ne peuvent plus faire marche arrière, c’est-à-dire rentrer en France. + d’images

Enseignement

Lycée français

Visite du lycée Français, René Descartes, organisée par Gilbert Vignal, proviseur, en présence de Christophe Gigaudaut, président du comité de gestion et de Valentine Gigaudaut, conseillère culturelle.

L’établissement créé en 1951, a compté la Reine mère parmi ses premiers élèves…

L’école a quadruplé ses effectifs en dix ans et dépassera 1200 élèves dès l’an prochain. On compte 684 enfants de la Petite section au CM2, dont 217 en maternelle. 60% des élèves sont français.

Les équipements sportifs divers et haut de gamme illustrent une volonté de créer un cadre attrayant en faisant participer les élèves.

J’ai eu l’opportunité de m’entretenir avec les représentants élus des élèves, dont le dynamisme et la vivacité sont le reflet de la qualité de l’enseignement. Le lycée a toujours développé une vision d’excellence qui fait de l’établissement une référence éducative, dont il faut féliciter l’encadrement et l’équipe pédagogique. + d’images

 

En circonscription en Thaïlande – Bangkok (4-5 juin 2019)

(g. à d.) Jacques Lapouge, ambassadeur de France en Thaïlande ; OC ; Christian Chevrier, conseiller consulaire pour la Thaïlande ; Samira Abdelli, consule.

Il s’agissait de mon second passage en Thaïlande après janvier 2018 (comptes rendus : Bangkok ; Leam Chabang & Pattaya ; Phuket). Ce déplacement m’a permis de retrouver notre ambassadeur que j’avais eu le plaisir de connaître lorsqu’il était ambassadeur en poste à Stockholm en 2015 (compte-rendu).

Tous mes remerciements à Jacques Lapouge et à Samira Abdelli, consule, pour le temps précieux qu’ils m’ont consacré afin de conduire parfaitement ma mission.

Jacques Lapouge m’aura ainsi accordé trois entretiens en sa Résidence pour brasser divers sujets, dont la situation politique locale, puisque les Parlementaires thaïs s’apprêtaient à élire leur Premier ministre lors de mon arrivée.

Entrepreneuriat

Chambre de commerce franco-Thaï

Deux réunions consacrées à nos échanges commerciaux ont été organisées par la Chambre de commerce Franco-Thaï.

Dans un premier temps, j’ai échangé avec son équipe dirigeante : Thomas Sanchez, président ; Sukanya Uerchuchai, directrice ; Laurent Bascouer et Gabriel Lubeigt-Hanchana, administrateurs.

Nous avons fait un large tour d’horizon des opportunités offertes par le pays qui a pour particularité d’afficher un taux de chômage à hauteur de 0,8% !

L’agriculture Thaï peut nourrir 500 millions de personnes, ce qui rend le pays autosuffisant.

Souvent caricaturé comme un pays qui tirerait l’essentiel de ses revenus du tourisme, on oublie que 50% du PIB de la Thaïlande provient de l’industrie. Pour preuve, le pays produit plus d’automobiles que la France !

Réunion d’entrepreneurs

Par la suite, lors d’un dîner dans un nouveau restaurant français, La Brasserie 9, notre cercle s’est élargi à des entrepreneurs en prospection dans l’Asean, aux CCEF et aux représentants de l’ambassade, de Business France et de BPI.

Le développement rapide du voisin chinois provoque des modifications d’équilibre en matière de partenariat. Par le passé la Thaïlande avait une inclination pour le Japon et les États-Unis, mais elle a été tempérée par les réticences de l’administration Obama et de l’UE suite à la reprise en main des affaires par les militaires.

Aujourd’hui, les tensions entre les États-Unis et la Chine amènent les entreprises occidentales à relocaliser leurs usines de la Chine vers l’ASEAN.

L’autre sujet d’intérêt a eu trait aux mégas projets d’infrastructures : un aéroport, deux ports, une liaison TGV, un centre de maintenance Airbus… Ce qui nous a amenés à débattre des habitudes locales en matière d’appels d’offre, susceptibles de désarçonner bien des entreprises françaises.

Nous avons également évoqué la question du traité de libre-échange entre la Thaïlande et l’Union européenne. Selon les responsables de la Chambre, cet accord représenterait un appel d’air pour introduire des produits français. Par exemple, les Thaïs apprécient le vin français depuis les années 50, mais il est taxé à 300% tandis que le vin australien ne supporte aucune taxe !

Par ailleurs, les participants à la réunion m’ont confié que la Thaïlande sera certainement le premier pays d’Asie qui autorisera la consommation de cannabis. Un joli business en perspective puisque la production est estimée entre 3 à 4 milliards d’euros. + d’images

Réunion économique

Dans un troisième temps, l’ambassadeur Jacques Lapouge avait organisé un déjeuner avec les chefs de service pour balayer tous les sujets de notre relation bilatérale.

Au sujet de nos échanges économiques bilatéraux, nous avons longuement évoqué l’intérêt des autorités thaïs pour l’aéronautique français et Airbus en particulier.

En remportant le marché de fabrication de passeports thaïs sécurisés sur 5 ans, le succès de Thalès-Gemalto a marqué les esprits. + d’images

Communauté française

TLS Visas

Visite du centre TLS de Bangkok en compagnie de Laurent Cuenoud, chef du service des visas à l’ambassade de France en Thaïlande.

Nous avons été accueillis par Phya Ua Ariyaphakdee, Operations Manager de TLS qui a enregistré 62.000 demandes de visas pour la France en 2018.

TLS reçoit le public pour réaliser un contrôle documentaire des pièces justificatives et assurer la prise des empreintes biométriques. Le service des visas de l’ambassade peut désormais se concentrer sur l’instruction des demandes et la prise de décision sur l’accord de délivrance d’un visa.

Mon regret est qu’il n’y ait pas de recoupement automatique entre les empreintes biométriques saisies chez TLS et la lecture des visas à l’entrée du territoire dans l’espace Schengen.

Il y aurait d’autres possibilités d’amélioration du processus de demandes de visas en ligne pour éviter les saisies multiples. A suivre… + d’images

Réunion communauté française

Afin de me permettre de faire le point sur les attentes de notre communauté en Thaïlande, j’ai organisé une réunion publique au sein de l’Alliance française dès le soir de mon arrivée à Bangkok, suivie d’une rencontre avec nos représentants au consulat, le lendemain, parmi lesquels Samira Abdelli, consule et Christian Chevrier, conseiller consulaire pour la Thaïlande.

Je remercie Sukanya Uerchuchai, directrice de la Chambre de commerce franco-thaï pour avoir coordonné la réunion publique, qui a réuni une cinquantaine de personnes, avec la complicité de Didier Reck, président de Bangkok Accueil.

La soirée m’a permis d’échanger sur le parcours de plusieurs compatriotes présents en Thaïlande, parfois depuis plusieurs décennies.

De nombreux témoignages ont pointé une culture des affaires spécifique au pays qui nécessite donc une préparation pour se conformer aux usages.

Consulat

Lors de la réunion au consulat, nous avons évoqué la question de l’enseignement, du soutien aux prisonniers, du système de santé local, des retraités désargentés, de l’importance économique et méconnue de la Thaïlande par les Français.

Christian Chevrier a rappelé les trois points qui reviennent le plus souvent dans les préoccupations : les formalités exigées pour renouveler chaque année les visas longue durée en Thaïlande ; les demandes d’assurance médicale exigées par les autorités thaïlandaises ; la validation des certificats d’existence en dehors du consulat.

Certificat de vie

A l’occasion d’un petit déjeuner en compagnie de Samira Abdelli, consule et Christian Chevrier, nous avons évoqué les questions consulaires et en particulier les certificats d’existence qui sont demandés aux retraités pour leur permettre de continuer à percevoir leur pension.

Notre ministère de la Santé venait d’adresser des instructions au consulat indiquant que ses agents n’étaient plus censés produire des certificats de vie en Thaïlande, renvoyant nos retraités vers les autorités locales…

J’ai prolongé cet entretien par une visite du consulat, conduite par Samira Abdelli, afin de mesurer comment cette décision pouvait concrètement s’appliquer.

En 2018, 2121 certificats de vie ont été signés par le consulat et les agences consulaires de Thaïlande, dont 821 à Bangkok (25%), 413 à Phuket et 390 à Chang Mai.

La difficulté majeure est liée à l’acheminement postal, escargotique dans ce pays. Entre l’envoi des formulaires par la CNAV et son retour courrier, il arrive fréquemment que le versement de la pension soit suspendu, car le certificat est arrivé hors délai.

De nombreuses complications ont été identifiées par le consulat, suite à la circulaire émanant de la sécurité sociale, via le ministère. En effet, il peut se révéler compliqué de s’exonérer totalement de cette mission dans le but de faire reposer cette exigence française sur une autorité étrangère. + d’images

Enseignement

BCIS de Phuket

Mon dossier prioritaire pour la Thaïlande consiste à obtenir l’homologation AEFE en faveur de l’école BCIS (Berda Claude International School) de Phuket.

Un objectif que nous voulons concrétiser dès cet été.

Le rapport d’évaluation de l’inspecteur de l’AEFE semble aller dans le bon sens et nous permet d’être optimistes.

En pleine croissance, l’école pourrait également inclure la section locale de l’Alliance française de Phuket pour exploiter toutes les synergies entre ces deux acteurs.

Ce serait une très belle addition pour notre réseau.

Culture française

Alliance française

Depuis ma dernière visite en janvier 2018, l’Alliance française de Bangkok a déménagé dans un superbe bâtiment !

Le précédent lieu qui était déjà fastueux a été démoli pour laisser la place au futur « One Bangkok » qui accueillera d’ici à 2026 la plus haute tour de la ville.

Reçu par le président de l’Alliance Française de Thaïlande, la directrice, le conseiller consulaire et la consule, j’ai découvert de remarquables installations, toutes dédiées à la promotion de la francophonie.

Salles de cours, d’exposition, de spectacles, médiathèque, atelier de mode, salle de danse, espace jeunes…. un ensemble époustouflant pour porter haut la culture et la langue française en Thaïlande ! + d’images

En circonscription au Royaume-Uni – Londres & Canterbury (28-29 juin 2019)

Le 28 juin, cocktail de départ de François-Xavier Gabet, proviseur du CFBL, puis 10ème anniversaire de la Petite école de Canterbury (PEC), dirigée par Isabelle Hellyar, le samedi 29 juin.

Enseignement

François-Xavier Gabet quitte le CFBL

Une page se tourne au Collège français bilingue de Londres (CFBL). François-Xavier Gabet, proviseur du collège depuis son ouverture en septembre 2011, poursuivra sa carrière sous d’autres cieux.

J’ai été honoré de participer à sa soirée de départ, organisée par le board, représenté par son président Rémi Bourrette, entouré de l’équipe de direction coordonnée par Justine Goy.

Je me suis trouvé en compagnie de Guillaume Bazar, consul général, Sophie Routier, conseillère consulaire, Loren Lemor, conseillère de coopération éducative à l’ambassade, Benoit Belhomme, administrateur du CFBL et ancien président du comité de gestion de l’Ile aux Enfants, Roseline Louis-Charles Carels, présidente CFBL parents.

Cette soirée a réuni les représentants des écoles du réseau français de Londres et de nombreuses personnes attachées au CFBL à l’image de Laurent Batut.

Ce fut un plaisir de saluer en quelques mots l’aboutissement de François-Xavier Gabet, dont chaque invité a pu être le témoin.

François-Xavier était arrivé de Melbourne à Londres pour la rentrée de septembre 2010, afin de diriger l’école maternelle et primaire de l’Ile aux Enfants.

L’autre partie de sa mission consistait à préparer le projet pédagogique et superviser les travaux de rénovation du bâtiment destiné à accueillir l’Ile aux enfants, l’année suivante. Simultanément, il devait créer sur le même lieu des classes de collège de la 6ème à la 3ème.

Je me souviens de sa première participation au comité de pilotage du plan École du 10 novembre 2010 et de l’ampleur de la tâche qui lui était dévolue.

Le CFBL incarnera à jamais le premier grand succès du plan École pour le Royaume-Uni, lancé en 2008. François-Xavier en a été l’un des grands artisans.

Il a mis en œuvre le programme bilingue, développé l’école pour lui permettre d’accueillir 700 élèves, accompagné le déconventionnement avec l’AEFE pour la rendre autonome, accru la qualité d’enseignement évalué « outstanding » par l’Ofsted depuis l’an dernier.

Avec 100% de réussite et de mentions aux résultats du dernier Brevet, le proviseur laisse derrière lui un collège des plus performants.

François-Xavier nous a offert le meilleur de lui-même durant neuf années. Je lui souhaite le meilleur pour la suite de sa carrière. + d’images

La Petite école de Canterbury fête ses 10 ans

Ce fut comme un bain de jouvence de me trouver au 10ème anniversaire de la Petite école de Canterbury (PEC), dirigée par Isabelle Hellyar.

La salle était comble pour assister au spectacle de fin d’année.

J’étais déjà présent pour souffler la première bougie en 2010, en compagnie de Vincent Gleizes, à l’époque attaché de coopération éducative en charge du développement du réseau des petites écoles FLAM.

L’école accueillait alors 17 enfants, dont 2 petites Zoé qui sont toujours là !

Face à la demande, l’école a dû déménager au Kent collège, en 2011, pour accueillir davantage d’enfants chaque samedi. Désormais, chaque week-end, une quarantaine de familles confie quelque 55 enfants à la PEC.

En 10 ans, 17 maîtresses de la PEC ont accueilli 170 enfants pour 100 familles.

Un bel accomplissement qui témoigne de la vitalité du réseau FLAM au Royaume-Uni : celui-ci compte 55 associations regroupant 3500 enfants chaque semaine.

Un grand bravo à toute l’équipe qui anime la Petite école de Canterbury : Isabelle Hellyar (présidente) ; Séverine Dervout (trésorière) ; Christine Berger (secrétaire) et à l’équipe enseignante : Quyen ; Marine ; Nathalie ; Sandra ; Isabelle et Fabienne. + d’images

En circonscription au Royaume-Uni – Kent (17 juin 2019) – Northbourne Park School

Visite de la Northbourne Park School, en compagnie de Benoit Le Devedec, conseiller de coopération éducative à l’ambassade de France au Royaume-Uni.

Située dans la campagne du Kent à quelques kilomètres du port de Douvres, cette école privée accueille près de 200 élèves, dont 67 internes, de la maternelle à l’équivalent de la cinquième.

Les enfants y apprennent le français dès l’âge de 3 ans, deux fois par semaine. La particularité de cet établissement est que des élèves de diverses nationalités côtoient les Britanniques.

Ainsi, en 6ème et en 5ème, une trentaine d’élèves français et espagnols viennent des meilleurs lycées parisiens et du lycée français de Madrid pour repartir avec une maîtrise de l’anglais courant.

Ils suivent le Cned pour le français, les mathématiques et l’histoire-géographie. Ils passent des examens de français et maths au lycée CDG chaque année pour valider le passage dans la classe supérieure.

Les conditions d’enseignement sont idéales. Les enfants rencontrés étaient enthousiastes en parlant de leur école.

J’ai remercié Sébastien Rees, directeur de l’école, et Mr et Mme Papougnot, enseignants français à l’école.

Patrick Papougnot résume l’école en ces termes : «Northbourne Park School est une école unique qui combine le suivi très strict du programme français dans les matières principales et une éducation holistique anglaise typiquement britannique. Un exemple – presque – parfait de l’Entente Cordiale au quotidien !»

Un exemple à suivre et à valoriser. + d’images

En circonscription au Royaume-Uni – Londres (3 juin 2019) – Décoration

Moment privilégié à la Résidence de France avec la remise de décoration par Jean-Pierre Jouyet, ambassadeur de France au Royaume-Uni, à deux figures de la communauté française de Londres.

Cécile d’Angelin a été faite chevalier de l’ordre des Palmes académiques, récompensant ainsi près de vingt ans de dévouement dans des activités caritatives, au service de l’enseignement supérieur et secondaire.

J’ai personnellement apprécié sa détermination dans le cadre du plan École en représentante des parents d’élèves et animatrice de l’association Friends of the Lycée.

Olivier Morel a été fait chevalier dans l’ordre de la Légion d’honneur.

Président du comité UK des Conseillers du commerce extérieur de la France, vice-président de la French Chamber of Great Britain, Olivier est un avocat que je connais depuis 1998 et dont j’apprécie l’engagement au service des relations économiques bilatérales.

J’ai toujours goûté ses propos emprunts de sobriété et teintés d’humour afin de décrire des contextes parfois complexes.

Ce fut un honneur d’avoir pu assister à la célébration de leur parcours entourés de leurs proches.

Sincères et chaleureuses félicitations à Cécile et Olivier. + d’images

En circonscription au Royaume-Uni – Londres (3 juin 2019) – Plan École

Nouvelle réunion du comité de pilotage du plan École de Londres, autour de notre ambassadeur Jean-Pierre Jouyet, en présence d’Alexandre Holroyd, député, des conseillers consulaires, des présidents et des directeurs d’écoles, ainsi que des représentants des parents d’élèves et des enseignants.

Enseignement français

Objectif 1 : Développement du réseau français au RU

Ce réseau de 14 écoles françaises du Royaume-Uni compte 6325 élèves, un chiffre en léger recul (de 101 élèves) par rapport à l’année précédente.

A noter que le réseau est composé à 78,87% d’élèves français, 11% de britanniques et 10% d’étrangers tiers.

Lancé en 2008, le plan École avait pour premier objectif de créer 1500 places dans l’enseignement français à Londres dans le but de décongestionner le lycée CDG et éponger les listes d’attente de demandes non satisfaites, soit plusieurs centaines d’enfants chaque année.

Objectif dépassé puisque plus de 2500 places ont été créées grâce à l’ouverture de 4 nouvelles écoles : CFBL, Wembley, EIFA et Jeanine Manuel.

Il convient désormais de fixer un nouvel objectif pour les 5 années à venir, afin de nous inscrire dans la perspective visionnaire du Président de la République qui veut doubler le nombre d’élèves dans les écoles françaises à l’étranger d’ici à 2030.

Claudine Ripert-Landler, conseillère culturelle, nous a annoncé que ce serait l’objet d’une réflexion qui s’engagera à la rentrée de septembre.

J’ai émis le vœu que nous aboutissions à la définition d’un nouvel objectif avant la fin de l’année, en précisant qu’il faudrait d’abord se concentrer sur le remplissage des établissements créés les plus récemment, tel que Winston Churchill afin de lui permettre d’atteindre les 1100 élèves au plus vite.

Autre point de préoccupation, le différentiel de frais de scolarité de 40% entre le lycée CDG (subventionné par le contribuable français) et les établissements privés, dont les parents d’élèves assument l’intégralité des frais de scolarité. Cette situation crée forcément des tensions.

J’ai demandé au représentant de l’AEFE que la transparence soit faite sur le montant net de l’aide publique accordée à l’établissement en gestion directe.  Cela nous permettrait d’analyser les marges de manœuvre dont nous pourrions disposer afin d’atténuer ces écarts de prix en répartissant l’aide de manière plus équitable.

Objectif 2 : Développement d’une filière bilingue dans l’enseignement britannique

En 2018, pour la première fois au Royaume-Uni, une école primaire britannique de Londres a obtenu le label France Éducation (Shaftesbury Park Primary School), suivie d’une deuxième école dans le grand Londres (St Jéröme bilingual school).

Objectif 3 : Réseau des écoles FLAM

À la création du plan École, le Royaume-Uni ne comptait que 12 associations FLAM qui visent à apprendre le français, généralement le samedi.

Aujourd’hui, avec 55 petites écoles, accueillant 4300 enfants chaque samedi matin aux quatre coins du pays, le Royaume-Uni représente le plus grand réseau FLAM du monde !

Afin de leur permettre de s’organiser et de s’améliorer, la fédération Parapluie FLAM organise des journées de formation. Ainsi, la formation sur la protection de l’enfance a accueilli 200 des 500 enseignants du réseau.

J’ai formé le vœu que les aides au fonctionnement soient prolongées dans le temps, lorsque cela s’avérait nécessaire.

Merci à Jean-Pierre Jouyet d’avoir renoué avec cet exercice du comité de pilotage du plan École pour raviver l’esprit collectif et consensuel qui nous a tellement réussi par le passé. + d’images

En circonscription au Grand-Duché de Luxembourg – Luxembourg (20-21 mai 2019)

Après une visite en décembre 2015 (compte-rendu), et à quelques jours de l’élection européenne, mon second déplacement au Luxembourg fut organisé de main de maitre par Bruno Théret, conseiller consulaire pour le Luxembourg.

Son engagement européen dépasse les querelles politiciennes. Sur place, son leadership et son sens de l’animation m’ont permis de multiplier les rencontres portant sur le futur de l’UE, les start-up, l’enseignement français et la communauté française.

Politique

Chambre des députés

En compagnie de Bruno Théret, j’ai été heureux d’échanger sur la politique européenne avec Fernand Etgen (DP),  président de la Chambre des députés,  Claude Wiseler ( CSV), vice-président et Marc Angel (LSAP), président de la commission des Affaires étrangères.

J’ai été très intéressé de recueillir leur perception au sujet de notre projet de loi destiné à créer un taxe sur les services numériques, en visant les GAFA. Mes interlocuteurs ont appuyé l’idée de taxer les majors de l’internet, mais ils considèrent que cette taxe devrait s’appliquer et être collectée à l’échelon européen. Il ne faut donc pas s’attendre à ce que le Luxembourg se précipite sur le même chemin que la France.

J’ai particulièrement apprécié leur approche consensuelle et positive vis-à-vis de chaque sujet relatif à l’Europe. + d’images

Hôtel de ville

Rencontre avec Isabelle Wiseler-Luma, Échevine de la ville du Luxembourg, présidente de la CCCI de la VDL, tête de liste CSV aux élections européennes.

Nous avons parlé de la capacité d’intégration de la ville qui compte plus de 70% d’étrangers, ce qui explique son dynamisme.

Nous avons également évoqué la présence de la communauté française qui est la plus nombreuse et représente un dixième des expatriés présents. + d’images

Maison de l’Europe

Inimaginable de passer au Luxembourg sans s’arrêter à la maison de l’Europe qui abrite la représentation de la délégation européenne, où Jean-Claude Junker, président de la Commission européenne, dispose d’un bureau.

Une jeune équipe renseigne les visiteurs sur les travaux de l’Union européenne et offre des documentations qui mettent en valeur les nombreuses avancées permises par l’UE.

Merci pour son accueil à Yuriko Backes, à la tête de cette Maison. + d’images

Regards croisés sur l’Europe

A six jours de l’élection européenne, j’ai animé une conférence avec Charles Goerens, ancien ministre et l’une des figures du parlement européen, puisqu’il y est élu depuis 1994. Tête de liste pour le DP (Parti démocratique), Charles Goerens a séduit l’auditoire par sa maitrise des dossiers. Le DP tout comme l’UDI sont membres de l’ALDE (Alliance des Libéraux et Démocrates Européens).

L’opportunité de partager ma vision sur les principaux défis qui attendent l’Europe et la nécessité impérieuse d’intégrer les états des Balkans occidentaux à l’UE au plus vite.

Maison natale de Robert Schuman

Accueilli à Clausen, un faubourg de la Ville de Luxembourg, par Jean-Marie Majérus, directeur du centre d’études et de recherche européennes Robert Schuman, j’ai visité la maison natale du père fondateur de l’Europe.

Ce site est devenu un lieu de mémoire de l’histoire de l’unification européenne.

Conférence « Refondation de l’Europe »

Bernard Moreau, président du club Luxembourg-Economie et Bruno Theret, VP fondateur du club, m’ont invité à intervenir sur le thème : « Refondation de l’Europe avec ou sans Brexit. Débat initié avec le concours du mouvement « Le Citoyen au centre » devant une assistance portée par l’idéal européen dans chacune de ses interventions.

Communauté française

Ambassade de France

A l’ambassade avec Bruno Perdu, ambassadeur de France au Luxembourg, Pascale Gay-Gressin, Première conseillère et Johan Godin, consul.

Dans un pays cofondateur de l’UE et voisin de la France, l’ambassade joue un rôle essentiel. L’importance de nos relations transfrontalières et de notre diplomatie économique justifie que l’on trouve les moyens de consolider notre présence diplomatique sur place.

53 000 Français résident dans le Grand Duché. Ils représentent 7,6 % de l’ensemble de la population luxembourgeoise après les Portugais (15,6 %).

L’effet de proximité avec la France laisse à penser à certains que l’on pourrait réduire la taille de ce poste diplomatique sans difficulté. Ainsi, le poste vient de subir la perte d’un agent, alors que les frontaliers français se rendent au consulat pour obtenir leur carte d’identité ou leur passeport, car le délai d’obtention est plus réduit au travers du MEAE que dans leur mairie.

Enseignement français

École et lycée français du Luxembourg

Visite du Lycée Vauban en compagnie de Bruno Théret, organisée par Evelyne Regniez, proviseur, Bruno Lorrain, directeur exécutif et Pierre Cochet, directeur de l’école primaire.

Depuis septembre 2018, l’école primaire et le lycée ont été rassemblés sur le même site dans un établissement flambant neuf aux infrastructures d’excellent niveau. Le budget de 140 M€ pour construire cet établissement a été financé à 80% par le Grand-Duché qui prend également en charge 40% des frais de scolarité des élèves.

275 personnels accueillent 2380 élèves qui viennent de multiples horizons puisque 39 nationalités y sont représentées. Avec 99,4% de réussite au baccalauréat pour la session 2018, dont 83% de mentions, le lycée frôle donc la perfection en matière de résultats.

Le lycée Vauban à l’image du Luxembourg est un lycée du réseau AEFE ouvert au monde.

L’importance de l’apprentissage des langues étrangères se manifeste dès la petite section de maternelle avec 2,5 heures d’allemand obligatoires. Puis, en grande section de maternelle et en primaire, les enfants suivent un enseignement obligatoire et hebdomadaire de 2 heures d’anglais et 3 heures d’allemand.

Répondant à l’attente des parents en matière d’internationalisation, les sections internationales allemandes et britanniques seront déployées dès le CM1 en septembre 2019. + d’images

Entrepreneuriat

House of Start-up

Fondée par la Chambre de commerce, la House of Start-up a été ouverte le 1er juin 2018. Lors de ma visite, j’ai rencontré plusieurs entrepreneurs formant un véritable communauté d’innovateurs à qui on a dédié une superficie de 6000 m2, répartis sur 5 étages.

J’ai longuement échangé Martin Guerin, CEO du Luxembourg City incubator. Le Luxembourg, « petit pays aux grandes idées », selon son ministre de l’Economie, s’imagine devenir une mégalopole technologique : la Grande région qui intègre les régions transfrontalières d’Allemagne, de Belgique et de l’est de la France compte déjà 1500 start-ups.

Océan Indien – Rencontre régionale des CCEF à La Réunion (10-12 mai 2019)

Durant trois jours, j’ai participé à la réunion régionale réunissant les CCEF de la Réunion, Mayotte, Madagascar, Maurice et Kenya.

Sur le chemin de Madagascar, le 8 mai, j’ai fait une étape pour un déjeuner avec Bruno Millot, président de la section locale des CCEF (conseillers du commerce extérieur de la France) et président de Stor data center, ainsi que Véronique Lagrèze, vice-présidente des CCEF et présidente de Avéliance conseil.

Ces deux chefs d’entreprise sont à l’origine de ma venue. Ils m’ont dressé un panorama des forces et faiblesses de l’île: « La Réunion, c’est l’Europe au cœur de l’Océan indien », résument-ils.

Nous avons préparé mes interventions programmées à l’occasion de la Réunion régionale des CCEF de l’Océan indien (10-11 mai).

Entrepreneuriat

Réunion régionale des CCEF de l’Océan indien

Journée 1

Lors de la première journée, je suis intervenu à trois reprises.

Ma première intervention (15m) avait pour objet « L’intelligence économique : quels enjeux pour la zone Océan Indien et pour les entreprises. »

Bruno Millot, président des CCEF de la Réunion, m’a demandé de faire une synthèse de la matinée des travaux. Résumer en 10 minutes, 12 interventions passionnantes et 2 tables rondes, sur les thèmes « développons nos réseaux d’influence » et « focus sur les nouvelles technologies et la cybersécurité », ne fût pas l’exercice le plus facile. D’autant que les experts se sont toujours montrés pertinents dans leurs analyses respectives.

J’ai été heureux de retrouver Emmanuel Cohet, ambassadeur de France à Maurice, venu rappeler les synergies à exploiter entre la Réunion et Maurice pour rayonner dans l’Océan indien et sur le continent africain.

J’ai rappelé mon soutien à cette démarche visant à rapprocher économiquement les deux îles voisines qui constitue ma priorité d’action pour Maurice.

Enfin, le soir, j’ai animé une conférence-débat d’une heure intitulée : « Comment développer son entreprise à l’international : quelle stratégie privilégier pour une meilleure efficacité économique ? Les nouveaux concepts et modèles économiques en fonction de sa zone géographique et de son environnement. Focus : le développement des hubs régionaux. »

L’échange avec les CCEF s’est révélé passionnant.

Journée 2

Cet échange s’est poursuivi le lendemain matin lors d’une réunion de 2 heures.

J’ai prévu plusieurs actions à suivre pour tirer parti de leurs réflexions.

L’insuffisance du réseau de liaisons aériennes dans la zone constitue le principal frein aux échanges, mais il est loin d’être le seul : complexité d’obtention des visas pour venir à la Réunion, lenteur des transferts financiers, lourdeurs administratives et fiscalité confiscatoire à La Réunion constituent les principaux handicaps pour développement international de l’ile.

Dommage, car La Réunion dispose d’atouts incontestables : un tissu de start-up plein de promesses, une riche offre « santé », une sécurité des biens et des personnes qui permet de travailler dans la sérénité.

J’ai remis la médaille du Sénat à Véronique Perdigon, présidente des CCEF Madagascar, en hommage à son action en faveur de la sécurité des entrepreneurs français de Madagascar. Je lui suis reconnaissant de m’avoir permis depuis plus de deux ans de travailler efficacement sur ce thème de la sécurité qui constitue ma priorité pour Madagascar. + d’images

Nouvelle route du littoral

Organisée par les CCEF de La Réunion, visite passionnante du plus grand viaduc actuellement en chantier en France.

La nouvelle route est éloignée de la falaise et se trouve donc hors d’atteinte des houles cycloniques exceptionnelles.

Ce chantier a été lancé en 2013 et devrait s’achever en 2023. Au total 19 marchés ont été attribués pour un montant de 1,66 milliards d’euros.

Les entreprises concernées aménagent une route en mer, longue de 12,5 kms portée, d’une part, sur un ensemble de digues de 7kms et, d’autre part, un gigantesque viaduc de 5,5kms soutenu par 48 piles, avec voies de circulation surplombant la mer de 20 à 30 mètres de haut, une voie dédiée aux transports en commun et une piste cyclable. + d’images

En circonscription à Madagascar – Antananarivo (8-9 mai 2019)

Retour à Madagascar pour mon 3ème déplacement à Antananarivo.

A chacun de ces déplacements, j’ai eu l’opportunité d’apprécier le sens de la diplomatie de notre ambassadeur, Véronique Vouland-Aneini, pour renforcer les liens qui unissent nos deux pays. Arrivée en poste à Madagascar dans un contexte de tension diplomatique, celle-ci quittera Tananarive cet été, laissant notre relation bilatérale au beau fixe.

En novembre dernier, durant l’entre deux tours de l’élection présidentielle locale, alors que chacun de ses gestes ou prises de parole étaient scrutés pour déceler une marque de soutien de la France à l’un des candidats, Véronique Vouland-Aneini a adopté sans fléchir une neutralité respectueuse de la démocratie malgache.

J’ai aussi pu observer la justesse de ses analyses politiques a posteriori.

Je lui suis sincèrement reconnaissant pour son action au service de notre pays, ainsi que pour m’avoir permis d’accomplir mon mandat dans des conditions idéales à Madagascar.

Communauté française

Sécurité : réunion CFOIM

La sécurité de nos compatriotes installés à Madagascar constitue la priorité d’action pour ce pays depuis janvier 2017, date de mon premier voyage sur l’ile (compte-rendu).

J’étais revenu en novembre 2018, alors que nous déplorions 4 assassinats et 8 enlèvements de compatriotes depuis le début de l’année 2018 (compte-rendu).

Le Premier ministre, Christian Ntsay, m’avait reçu à la Primature en compagnie de notre ambassadeur Véronique Vouland-Aneini. Je lui avais confié que notre communauté réclamait des mesures fortes pour mettre rapidement un terme aux pratiques quasi-industrielles d’extorsion de fonds affectant nos compatriotes.

Six mois plus tard, nous pouvons constater que les efforts entrepris par le nouveau gouvernement, suite à l’élection de André Rajoelina à la présidence de la République, au mois de janvier dernier, ont stoppé net cette spirale infernale.

Ce déplacement avait donc pour premier objectif de remercier les autorités malgaches pour ces premiers résultats encourageants et de saluer la clairvoyance de notre ambassadeur qui avait su garder la tête froide au plus fort de la crise.

Lors de la réunion auprès du CFOIM (Collectif français d’origine indienne de Madagascar), j’ai apprécié la pertinence de l’action concertée de ses membres et de nos attachés de sécurité pour appuyer l’enquête des policiers et gendarmes malgaches.

Bien sûr, comme l’ont souligné les participants, rien n’est définitivement acquis.

La cinquantaine d’arrestations enregistrée ne concerne que des opérationnels de l’enlèvement, dont quelques policiers et gendarmes… Pour que la sérénité revienne définitivement, il faut un plan d’action qui cible les commanditaires de ces enlèvements pour les mette hors d’état de nuire.

Je remercie Véronique Perdigon, présidente de la section CCEF Madagascar, d’avoir été une nouvelle fois à l’origine de cette réunion en présence de Véronique Vouland-Aneini, ambassadeur ; Alain Fortin, consul général ; Jean-Hervé Fraslin, conseiller consulaire ; Hassanein Hiridjee, Riaz Hassim et d’autres membres du CFOIM. + d’images

Sécurité : conseil consulaire

J’avais souhaité, une nouvelle fois, rencontrer publiquement les Français de Madagascar pour rendre compte des progrès observés en matière de sécurité depuis mon passage en novembre dernier, alors que les menaces étaient à leur paroxysme.

À quelques jours de l’élection européenne, la période de réserve observée par l’administration a rendu impossible cette réunion publique.

Toutefois, Véronique Vouland-Aneini, ambassadeur, a organisé un déjeuner de travail pour faire un point sécurité en présence d’Alain Fortin, consul général et Jean-Yves Le Clech, commandant de police, avec les conseiller consulaires, représentants élus de notre communauté : Rachelle Rasamoely Ducaux ; Jean-Daniel Chaoui et Jean-Hervé Fraslin.

J’ai remercié notre ambassadeur pour la démarche qu’elle avait adoptée lors de la crise sécuritaire subie en 2018. Avec beaucoup d’abnégation, sans jamais céder aux sirènes l’invitant à prendre des positions martiales qui auraient pu se retourner contre la France, l’histoire a démontré qu’elle avait eu raison de faire confiance aux autorités malgaches.

Sa stratégie s’est révélée payante. Tout le monde a reconnu que l’élection du nouveau Président de la République a été déterminante.

S’il reste du chemin à accomplir pour atteindre une situation sécuritaire satisfaisante, chacun a convenu que nous étions désormais sur la bonne voie.

Je souhaite exprimer ma gratitude envers les conseillers consulaires, et spécialement à ceux qui sont venus de loin pour cette réunion, à l’image de Rachelle (12 heures de route depuis Majjunga !) ou Jean-Hervé (en avion depuis Fort-Dauphin). Ils font preuve d’un engagement total au service de nos compatriotes. J’admire leur dévouement. + d’images

Consulat

Réunion de travail à la résidence du consul général, avec Alain Fortin, consul général et les chefs de service du consulat.

Six mois après mon précédent passage, nous avons fait un tour d’horizon complet sur l’actualité concernant les Français de Madagascar.

Parmi les 16.695 Français inscrits au 1/1/19 sur le registre des Français établis à Madagascar, 54% sont domiciliés dans la capitale.

Excellente initiative du consul général en faveur des 46% établis en province : il cherche à obtenir du gouvernement malgache la possibilité de faire renouveler leur carte de résident et leur visa sans avoir à venir sur la capitale Antananarivo, ce qui représenterait une économie substantielle pour eux. Beaucoup de Français de Madagascar se trouvent dans une situation modeste voire précaire.

Avec près de 5000 consultations par an, le centre médico-social de Tananarive est un partenaire essentiel du service social.

Le montant des bourses scolaires (2017/2018) était de 5.419.079€ et concernait 2028 boursiers.

Nous avons évoqué le comportement inacceptable de Français qui font des enfants à des jeunes femmes malgaches et les abandonnent ensuite pour rentrer seul en France. Ils refusent de prendre leur part financière à l’éducation de leur(s) enfant(s), laissant cette charge en partie à la collectivité. Ce n’est pas le seul pays où j’observe ce phénomène. Nous devons créer les outils législatifs afin que ces retours en France ne leur permettent pas de s’exonérer de leurs responsabilités. + d’images

En circonscription en Espagne – Séville (2-3 mai 2019)

Ce 13ème déplacement en Espagne et 4ème en Andalousie depuis le début de mon mandat m’a permis de découvrir Séville.

Une page se tourne : lorsqu’il quittera son poste cet été, Didier Maze, aura été l’ultime consul général à Séville et le bâtiment du consulat sera cédé.

Je le remercie sincèrement de m’avoir permis d’accomplir ma mission dans les meilleures conditions.

Je suis aussi reconnaissant à tous participants pour leurs nombreux éclairages et pour m’avoir transmis leur passion pour cette région.

Communauté française

l’adieu au consulat

La restructuration du réseau consulaire a conduit l’Administration des Français de l’étranger à réorienter l’activité consulaire de Séville vers Madrid.

Situé au cœur de la vieille ville, le bâtiment sera mis en vente par la France.

J’ai visité le consulat et rencontré les agents en compagnie de Didier Maze, consul général à Séville et de Cédric Prieto, consul général à Madrid.

Réunion communauté française

Un petit-déjeuner, organisé par notre consul général, auprès des représentants de notre communauté m’a permis d’appréhender les attentes des Français établis en Andalousie.

10.000 Français sont inscrits au registre consulaire en Andalousie, mais on estime leur présence à près de 40.000. Il y a 85.000 inscrits au total en Espagne, mais on sait que 10 à 12 millions de touristes français y passent chaque année.

Le soleil, la culture, la sécurité et une excellente offre sanitaire sont les ingrédients justifiant l’attrait de la région pour nos retraités.

Leur présence a pour conséquence de faire croître les prix de l’immobilier qui atteignent 5000€/m2 dans le centre de Séville.

Je remercie les participants à la réunion Communauté française : Cédric Prieto, consul général de France à Madrid ; Monique Guyard, pdte de l’Association des Français de Séville et de la Société française de Bienfaisance de Séville ; Isabelle Steiner de l’Association des Français de Séville – représentante Hispalica Propiedades ; Julia Rozet de Sevilla a la Carta (tourisme) ; Marie-Josée Cassignard, ép. Desruelle de l’Association des Français de Séville ; Yves de Boujadoux, musicien ; Olivier Rust, directeur de ventes et marketing Hôtel Alphonse XIII. + d’images

Francophonie

Dans le prolongement de cette visite, j’ai eu un entretien avec Marie-Christine Rivière, attachée culturelle et de coopération et directrice déléguée de l’Institut français et Julie Quesnel, attachée de coopération linguistique.

L’attachement à la langue française est solide dans cette région, la seule en Espagne à respecter les recommandations de l’UE en faveur de l’enseignement de 2 langues étrangères au primaire. Le français est la seconde langue vivante enseignée après l’anglais.

A noter que 20 ans après avoir lancé des classes bilingues, l’Andalousie en compte 1200, dont seulement 60 classes bilingues espagnol/français. Cela devrait nous interroger.

Ajoutons que l’Institut français de Séville a fermé ses portes, il y a 11 ans.

Marie-Christine estime que le vide de projet se comble de nostalgie et que nous devrions avoir un discours clair sur nos intentions futures, expliquer nos priorités et définir nos moyens.

Je partage cette approche qui appelle une vision tournée vers l’avenir, plutôt que de s’enfermer dans un discours grandiloquent sur la francophonie chargé de songes creux. + d’images

Entrepreneuriat

Réunion économique

Dès mon arrivée, en provenance de Faro, Didier Maze, consul général à Séville, m’a organisé un dîner économique avec des représentants d’entreprises.

L’Andalousie est frappée par un chômage endémique : 22,5% contre 14,5% en moyenne en Espagne. Pire, le taux s’élève à 45% pour les jeunes en Andalousie.

25% des salariés sont dans l’administration et 50% des entreprises ne comptent qu’un seul salarié…

C’est dans cette région que Renault a implanté sa plus grande usine de boîtes de vitesse automobile. Elle en produit 1,1 millions par an.

Je remercie les participants à la réunion économique : Christophe Sougey (délégué chambre de commerce franco-espagnole – société Arevalo) ; Carlos Ginel (société Targo Bank – Crédit Mutuel) ; Thierry Jean (ancien délégué du commerce extérieur – société Primorfruits) ; Thierry Corot (pdt Cercle Eiffel – ex-cadre société Iturri) ; Martine Cam, directrice hôtel Palacio de Villapanes. + d’images

Parc scientifique et technologique

La légende raconte que c’est sur l’île de la Cartuja que Christophe Colomb a préparé son voyage vers… les Indes.

Rencontre avec Luis Perez Diaz, directeur Innovation et Projets de la Cartuja (Parc scientifique et technologique de Séville) en compagnie de Didier Maza, consul général de Séville.

Les infrastructures de l’Exposition universelle de 1992 ont été utilisées pour contribuer à la modernisation de l’Andalousie.

Le parc technologique occupe désormais toute l’île de la Cartuja. Il accueille 459 structures et ses 17.389 employés génèrent 2,2 milliards d’euros de chiffre d’affaires par an. Pas mal, quand on pense que l’investissement du gouvernement espagnol ne s’est élevé qu’à 900 millions d’euros en 1990.

30% des infrastructures sont réservées aux universités pour créer l’éco-système favorable à l’innovation. Premier servi, le parc s’est fixé pour objectif zéro émission carbone d’ici à 5 ans, avec 100% d’énergie renouvelable (solaire). Cela représente un investissement de 100 M€. + d’images

Orange

Voici une success-story qui donne des couleurs françaises à l’Espagne.

Visite de la société Orange et rencontre avec Hector Cansino, directeur territorial et responsable des clients VIP.

Au 5ème étage de la tour Sevilla, premier gratte-ciel de Séville situé sur l’île de la Cartuja, Orange a établi une structure pour être au plus proche de ses clients basés en Andalousie. Ici, 70% du personnel a fait le choix du télétravail le vendredi.

A son arrivée en Espagne, Orange occupait la 3ème position derrière Telefonica et Vodafone. En 2017, notre opérateur est passée devant les Allemands et cherche désormais à consolider sa deuxième place derrière le leader national. Orange lancera des services financiers au 1er trimestre 2020. + d’images

PME & Tourisme

Les Français sont la première clientèle touristique de Séville.

Juste avant de repartir pour Paris, mon emploi du temps ne m’aura laissé que deux heures pour découvrir la ville. Cela m’aura suffi pour comprendre pourquoi des millions de touristes français se pressent à Séville, chaque année.

Les tours opérateurs rivalisent d’offres pour faire découvrir la capitale de l’Andalousie, où est enterré Christophe Colomb.

Parmi les professionnels du tourisme, j’ai rencontré Julie Rosset, représentante de « Séville à la carte », une société qui offre des circuits culturels personnalisés.

Si vous souhaitez, par exemple, connaître les anecdotes qui émaillent la venue à Séville de Joseph Bonaparte, propulsé roi d’Espagne par son frère l’Empereur Napoléon, la société permet de découvrir Séville de manière originale.

Les représentants des Français de Séville m’ont recommandé cette entreprise qui travaille avec les scolaires. www.sevillealacarte.com  + d’images

Enseignement

Lycée français international (MLF)

Bravo à toute l’équipe qui anime le lycée français parce qu’elle a su l’imposer dans le paysage éducatif local et réussi à dégager des ressources pour voir plus grand.

Visite du lycée français de Séville, membre du réseau de la Mission laïque française (MLF) en présence de Joseph Hadjadj, proviseur, Didier Maze, consul général de Séville, Marie-Christine Rivière, conseillère culturelle, et Julie Quesnel, attachée de coopération linguistique.

Le lycée français a 10 ans. Initialement ouvert comme école d’entreprise pour accompagner l’installation d’Airbus, l’école s’est progressivement ouverte aux enfants espagnols de Séville, qui la composent désormais aux 2/3.

L’école accueille 230 élèves et en prévoit déjà 260 pour la rentrée de septembre.

Un déménagement est devenu impératif pour permettre à l’école de grandir. La décision est prise de construire un établissement sur un nouveau site.

Pour obtenir le soutien des autorités locales afin de trouver le site idéal susceptible d’accueillir le nouveau lycée, il est nécessaire de montrer que l’état français soutient cette démarche.

Dans une ville qui compte un établissement allemand de 1000 élèves, la vision d’un lycée français qui aurait uniquement 500 élèves pour objectif de capacité serait susceptible de donner l’impression de manquer d’ambition.

L’idée serait d’avoir la possibilité d’ouvrir en parallèle un auditorium et des locaux pour faciliter la présence d’une antenne de la chambre de commerce et du service culturel. Faire du futur lieu, une sorte de maison de France.

La France doit non seulement soutenir ce projet de développement mais également l’étoffer et présenter une vision ambitieuse pour récompenser les parents qui choisissent le système français pour leurs enfants. + d’images

En circonscription au Portugal – Région Algarve (1-2 mai 2019)

Merci à Véronique Cartoux pour m’avoir organisé 24 heures en Algarve à la rencontre de nos compatriotes.

Son sens de l’organisation et de l’animation ont fait merveille.

Toujours de bonne humeur, elle cherche avant tout à se rendre utile pour faciliter la vie des Français de l’étranger…. et elle y réussit remarquablement.

Communauté française

Réunion à Vilamoura

Véronique Cartoux a initié une rencontre auprès d’une cinquantaine de mes compatriotes qui ont fait le choix de s’installer en Algarve. Ils sont très majoritairement retraités.

La conversation a essentiellement porté sur les tracasseries administratives de tous ordres qui entravent, de fait, la mobilité des citoyens au sein de l’Union européenne. + d’images

UFE Algarve

Présidée par Patrick Mangin, la section UFE Algarve réunit 1300 membres, ce qui en fait la plus importante section de l’UFE (Union des Français de l’Étranger) !

Les activités sont multiples et variées.

Après avoir réussi un très bel événement en obtenant que l’Hermione fasse escale en Algarve, l’UFE Algarve se lance un nouveau défi : organiser un festival du théâtre français.

Lors du déjeuner organisé avec le bureau de l’association, Alain Guille, en charge de la communication pour l’UFE Algarve m’a présenté leur plan qui est de faire jouer 4 pièces sur 2 ans et 2 villes. Les représentations se feront à Faro et Portimao. Lancement prévu le 22 juin 2019 avec «La Fayette Ballet», un formidable hommage à un personnage désireux plus que tout du bien-être des hommes, des droits de l’Homme et de la liberté en toutes terres.

Félicitations à Patrick Mangin et à toute l’équipe pour la réussite de cette section de l’UFE qui fédère avec succès les Français de l’Algarve.

Entrepreneuriat

Paris Si (Quarteira)

Alicia a conseillé pendant dix-huit ans le fonds d’investissement Blackstone jusqu’au jour où elle s’est décidée à investir pour son propre compte. Avec son compagnon Marius, ils ont décidé de construire un laboratoire de 600 mètres carrés à Vilamoura pour faire des produits de boulangerie et de pâtisserie française.

En complément, ils ont jeté leur dévolu sur une boutique en bord de mer à Quarteira, où les touristes et les habitants des environs peuvent goûter à ce qui se fait de mieux en matière de pâtisserie, viennoiseries et boulangerie française. Je le confirme après avoir goûté une brioche exceptionnelle.

Alicia m’a confié que pour offrir des produits de qualité qui correspondent à nos traditions, elle avait été contrainte de faire traduire les directives européennes qui concernaient ses procédés de fabrication et de faire de la pédagogie auprès des autorités locales.

Un autre point mérite la vigilance des investisseurs c’est le coût élevé de l’électricité au Portugal.

Pour leur boulangerie, le besoin en électricité relève du niveau industriel dans l’Algarve. Tous mes vœux de réussite à Alicia et Marius. + d’images

Diplomatico (Quarteira)

Margot sillonnait l’Australie avec Gauthier, son compagnon, lorsqu’elle a appris que son père souhaitait s’établir dans l’Algarve pour y lancer un restaurant.

Philippe a attendu leur retour et leur choix s’est porté sur une jolie hacienda pour ouvrir le restaurant Diplomatico, un 3 avril 2017.

Depuis plus de deux ans, Gauthier y prépare une cuisine « French touch ».

Une belle manière de se faire une place au soleil en faisant rayonner l’art culinaire français.

Enseignement français

Alliance française (Faro)

Visite de l’Alliance Française d’Algarve, installée à Faro en compagnie de Véronique Cartoux. Le remarquable tableau qui orne l’entrée de l’Alliance a été réalisé par la sœur de Simone de Beauvoir.

Accueillis par Antonio Bernardes, président, et Aurélie Quintanilha Martins, directrice, j’ai découvert une AF qui vendait davantage de cours de portugais que de cours de français, ce qui la distingue des neuf autres AF du Portugal ! Phénomène qui s’explique par l’importante communauté française de retraités installée localement qui commande des cours d’initiation au portugais, par module de 40 heures.

Équipée d’une médiathèque réunissant plus de 1000 livres, DVD et CD pour ses élèves et ses membres, l’AF Algarve organise tout au long de l’année différentes activités culturelles : film français du mois, fête du cinéma français, fête de la musique, concerts…. + d’images

En circonscription en Corée du Sud – Séoul & Daejon (19-23 avril 2019)

La réussite de ce premier voyage de cinq jours au pays du Matin calme doit beaucoup à Fabien Penone, ambassadeur de France en Corée du Sud, et à toute l’équipe du poste, avec une mention particulière pour Anne-Cécile Peltier, cheffe de la section consulaire, qui s’est rendue disponible pour m’accompagner tout au long de mon programme, soit 19 rendez-vous sur Séoul et Daejon.

Mes rencontres dans les milieux d’affaires m’ont révélé une société bouillonnante d’activité et résolument projetée vers l’avenir qui ne connait qu’un mot d’ordre : pali, pali (vite, vite) ! + d’images

SÉOUL

Enseignement français

Inauguration au lycée français : ‘Grandir ensemble’

J’ai eu l’honneur de participer à la cérémonie d’inauguration de l’extension du lycée français de Séoul, en compagnie de l’ambassadeur de France en Corée du Sud, Fabien Penone, du conseiller consulaire, Pierre Ory, du proviseur de l’établissement scolaire, Bruno Hirm-Martin, et du président de l’Association des parents d’élèves du LFS, Eric de Castelbajac.

423 élèves sont scolarisés sur le site de la maternelle à la terminale. Ce lycée conventionné avec l’AEFE affiche 100% de réussite au baccalauréat !

Confronté à une saturation de ses locaux, le comité de gestion a acquis un terrain mitoyen pour construire une extension permettant d’accroître la capacité d’accueil et d’améliorer les infrastructures : doublement des espaces sportifs, nouveau centre de documentation de 220 m2 (deux fois plus grand que l’actuel)…

David-Pierre Jalicon, architecte en charge de l’extension et également président de la Chambre de commerce et d’industrie franco-coréenne, a été plébiscité pour son travail.

Afin de réduire l’impact du coût d’investissement sur les frais de scolarité, l’association des parents d’élèves a levé plus d’un million d’euros auprès de sociétés, comme le groupe Hanwa-Total, Renault-RSM, Renault-RCI, BNP-Paribas et Arkema. L’AEFE a également accordé une subvention d’un million d’euros.

Le jour de l’inauguration a mobilisé des centaines de parents. Suite au remarquable spectacle musical qui associait des élèves avec des chanteurs d’opéra, Eric de Castelbajac a présenté le nouveau logo du lycée, accompagné de ce nouveau slogan prometteur : grandir ensemble. Félicitations à tous les artisans de ce beau succès ! + d’images

Lycée Xavier

Visite du lycée Xavier en compagnie d’Anne-Cécile Peltier, cheffe de la section consulaire en présence de Jérôme Pinot, directeur de l’établissement.

Après une rencontre avec les élèves de seconde et première pour une discussion sur mon action de sénateur, j’ai visité l’établissement avant d’échanger avec l’équipe de direction et des représentants des enseignants.

Fondé en 2002 par la communauté Saint François-Xavier, le lycée international Xavier (LIX) est établi à Gugi-dong, au nord-ouest de Séoul.

Affilié à la Mission laïque française, le LIX est seulement homologué du CP à la 6ème, alors qu’il accueille 203 élèves de la maternelle à la terminale.

L’idée originale de l’établissement était d’accueillir les Coréens francophones. Mais une loi de 2009 a limité le nombre de Coréens à 30% de la capacité maximale des écoles internationales. Le LIX doit donc pratiquer des tarifs ultra compétitifs envers la clientèle française pour attirer un pourcentage d’élèves non-coréens plus élevé.

Les infrastructures sont de très haute qualité. En découvrant l’auditorium, j’ai fait remarquer qu’il pourrait faire envie aux élèves du lycée Charles de Gaulle de Londres, tant il parait vaste. La salle d’art est décorée par les élèves eux-mêmes. Je n’ai pu m’empêcher de faire une photo panoramique pour graver cette image dans ma mémoire.

J’ai indiqué au directeur que je souhaitais que les critères d’homologation de nos écoles à l’étranger soient assouplis. L’identité religieuse de l’établissement devrait pouvoir être respectée dans nos critères.

Les 100% de réussite au bac du LIX, avec 58% de mention, démontrent la qualité du travail des enseignants. L’équipe pédagogique comprend au total 37 personnes. Aucun expatrié ou agent résident de l’AEFE n’y est détaché. + d’images

Politique

Groupe d’amitié

Prenant en compte mes qualités de membre du groupe d’amitié France-Corée du Sud et d’ambassadeur de la candidature de Worldskills Lyon 2023 pour le Sénat, Fabien Penone, notre ambassadeur, m’a organisé deux entretiens pour soutenir mon action en matière de diplomatie parlementaire.

Le premier s’est tenu à la Résidence de France avec Chung Sye Kyun, député, président du groupe d’amitié Corée du Sud-France, ancien président de l’Assemblée nationale. Nous avons évoqué l’excellence de nos relations bilatérales, et évoqué le souhait du président Sye Kyun de conduire son groupe d’amitié prochainement en France.

La discussion m’a permis de rappeler que la Corée du Sud n’a jamais ouvert son marché aux exportations de viande bovine française. Alors que l’Assemblée nationale a donné son accord, en mars, pour mettre fin à l’embargo sur les importations de viande bovine danoise ou néerlandaise, l’administration coréenne temporise pour la France. Chung Sye Kyun nous a promis de regarder le dossier.

Assemblée nationale (Worldskills)

Mon second entretien a eu lieu à l’Assemblée nationale avec Han Jeoungae, députée et vice-présidente de la commission en charge de l’environnement et du travail, en compagnie de David Peneau, conseiller politique.

La vice-présidente était présente comme moi lors des Worldskills 2017 à Abu Dhabi (compte-rendu). Elle suit la compétition entre la France et le Japon pour accueillir les Olympiades des métiers (Worldskills) en 2023. Je lui suis très reconnaissant d’avoir partagé avec moi son regard sur les forces et faiblesses des deux candidatures.

L’implication personnelle du président Emmanuel Macron pour porter ce dossier, et l’accompagnement du parlement pour défendre notre candidature jusqu’à Séoul auprès d’elle, démontrait à ses yeux l’engagement de notre pays envers les Worldskills, au plus haut niveau politique.

Ses remarques nous permettent d’améliorer encore notre dossier qui sera examiné à Kazan, en août prochain.

Lors de cette rencontre, j’ai eu le plaisir de découvrir l’hémicycle de l’Assemblée nationale sud-coréenne qui fonctionne en mode zéro papier. + d’images

Sécurité

INSS (Corée du Nord)

Dans le cadre de mes fonctions de président du « groupe d’études et de contact RPDC (Corée du Nord) », il m’a paru opportun de demander à rencontrer l’INSS (Institute for National Security Strategy). Ce think-tank, fondé en 1977, est chapeauté par le service de sécurité coréen et financé par les impôts des contribuables sud-coréens.

Mes interlocuteurs m’ont fait remarquer que c’était la première visite d’un parlementaire français à l’INSS. Ils m’ont présenté l’organisation de leurs travaux qui s’articule selon 5 thèmes : Le régime de la Corée du Nord / La stratégie d’unification pour la paix / La stratégie pour la politique extérieure / La nouvelle sécurité nationale (terrorisme – cyber sécurité – environnement) / La situation actuelle sur la péninsule.

Trois catégories de chercheurs travaillent à l’INSS : des experts en sécurité, des « élites défecteurs » qui ont quitté la Corée du Nord et, enfin, des retraités qui ont servi dans le service de renseignement. Tous développent une approche universitaire, mais en se fondant sur leur expérience de terrain. + d’images

MOFA – CYBERSÉCURITÉ

Ambassadeur pour la sécurité internationale du Ministère des Affaires étrangères (MOFA), Kim Gun, avait choisi l’Abri, un restaurant français de Séoul, pour m’inviter à déjeuner en compagnie de Thomas Biju-Duval, conseiller politique.

Mon objectif était de découvrir l’organisation de la Corée du Sud en matière de cyber-sécurité, afin de poursuivre mon travail de benchmarking et de recueil de bonnes pratiques en la matière.

Nous avons évoqué l’origine des cyber-attaques qui menacent régulièrement la Corée du Sud. Leur doctrine qui vise à ne pas nommer les attaquants est semblable à celle de la France. + d’images

Commerce extérieur

Communauté d’affaires

Fabien Penone a organisé deux diners à la Résidence : l’un pour me permettre de faire un tour d’horizon de notre relation bilatérale ; l’autre pour prendre la dimension économique avec la participation de chefs d’entreprise.

En 1953, la Corée du Sud était le 3ème pays le plus pauvre au monde… Elle fait désormais partie du G20 et pointe à la 12ème place. C’est aujourd’hui le premier pays à avoir mis en route la 5G et son duty free représente 7 fois celui de Dubaï.

Ce pays de 51,6 millions d’habitants, où l’espérance de vie est de 82,6 ans et dont la population se déclare sans religion à 57%, exerce une force d’attraction mondiale.

La Corée est néanmoins confrontée à de nouveaux défis.

Avec un indice de fécondité de 0,9, on prévoit qu’en 2070, la population coréenne sera divisée par deux ! Dès la maternelle, les enfants sont appelés à être compétitifs. Une jeunesse qui se déroule au rythme de double-journées : l’une à l’école publique, l’autre dans les cours privés.

La pression sociale les pousse à décrocher une université parmi les 4 meilleures. Pour ces jeunes, la Corée du Sud « c’est l’enfer », avouent-ils en rêvant d’ailleurs. Le malaise des jeunes coréens s’exprime clairement dans les Manwa (les mangas coréens). La Corée détient le record mondial du taux de suicide chez les adolescents et aussi chez les personnes âgées.

Le président Moon a réduit la durée maximale du travail à 52 heures/semaine (40 heures +12 heures supplémentaires) qui était précédemment de 68 heures. Un doublement du salaire minimum devrait l’amener au niveau de celui de la France, à la fin de son mandat.

Depuis l’entrée en vigueur de l’accord de libre-échange entre la Corée du Sud et l’UE en 2011, notre pays affiche un excédent commercial avec ce pays.

Le soir de mon arrivée, j’ai rencontré les chefs de service pour une réunion de cadrage.

Je remercie les participants : Michel Drobniak, chef du service économique ; Jean-Christophe Fleury, COCAC et directeur de l’Institut français de Corée ; Myriam Saint-Pierre, conseillère de presse et communication ; Thomas Biju-Duval, conseiller politique ; David Péneau, conseiller politique ; Jean-César Lammert, directeur du bureau Business France de Séoul ; Anne-Cécile Peltier, cheffe de la section consulaire.

Le second dîner fut axé sur notre commerce extérieur, avec la participation de chefs d’entreprise et acteurs économiques.

Je remercie les participants : David-Pierre Jalicon, président de la FKCCI, Philippe Li, président honoraire de la FKCCI, secrétaire général du Club Corée France ; Colette Rouches, conseillère du commerce extérieur ; Catherine Germier-Hamel, co-présidente du Cercle des entrepreneurs francophones en Corée ; Jérôme Chalansonnet, co-président du Cercle des entrepreneurs francophones en Corée ; Michel Drobniak, chef du service économique ; Jean-César Lammert, directeur du bureau Business France de Séoul. + d’images

Chambre de commerce (FKCCI)

En Corée, dire « je suis très occupé », signifie que tout va bien. J’ai constaté que la Chambre de commerce franco-coréenne allait très bien.

Accompagné par Michel Drobniak, chef du service économique, j’ai visité la FKCCI, présidée par David-Pierre Jalicon, qui dirige également un cabinet d’architecture employant 65 personnes et rayonnant sur toute l’Asie, jusqu’à Singapour.

La Chambre réunit 350 membres. Près de 200 entreprises françaises sont installées en Corée du Sud et y emploient 25000 salariés. Cependant, 5000 entreprises françaises ont un courant d’affaires avec ce pays. Les ventes sont estimées à 8Mds€ en cumulé.

La FKCCI présente la particularité d’être dirigée par un quatuor féminin.

Stella Yoon, directrice générale, encadre trois directrices de services :
Emmanuelle Sorel dirige le service Appui aux entreprises qui recense 470 services d’appui. 110 sociétés sont accompagnées ; 18 sont hébergées à la FKCCI ; 6 missions sont organisées en France pour les sociétés coréennes. De plus, la Chambre a constitué 4 comités sectoriels (luxe, gourmet, innovation, énergie).
Oriane Caitucoli dirige le service Évènement, à commencer par le gala annuel de la CCI qui regroupe 850 personnes ou encore la soirée du Bastille Day. Séminaires, conférences, déjeuners, tournoi de golf ou de tennis, les événements s’enchainent tout au long de l’année.
Orianne Lemaire dirige le service Communication. Avec 270.000 visites sur leur site et blog en 2017, la FKCCI affiche la meilleure visibilité de nos chambres internationales. + d’images

Groupe Total

Rencontre avec Jean-Marc Otero del Val, vice-président exécutif du joint-venture Hanwha-Total et conseiller du commerce extérieur (CCEF), en compagnie de Michel Drobniak, chef du service économique de l’ambassade.

Ce joint-venture fournit 10% du gaz (GNL) distribué en Corée. Créée en 2003, ce JV emploie 1600 personnes dont 4 expatriés français, des collaborateurs expérimentés de Total positionnés à des postes stratégiques. Son chiffre d’affaires représente de 7 milliards de dollars, pour un résultat net d’1 milliard. C’est la 14ème entreprise coréenne en taille.

Le plus important site pétrochimique du groupe Total se trouve en Corée à Daesan. Le groupe s’apprête à investir 3 Md$ pour étendre ce site, afin de poursuivre sa croissance liée à la demande de plastique, elle-même corrélée au développement économique, explique Jean-Marc.

Il n’y a pas que la Chine, la Corée du Sud est aussi l’usine du monde. La quantité et la qualité du travail chez les Coréens sont exceptionnelles. Avant les restrictions en termes de temps de travail, 15% des salariés réalisaient plus de 68 heures/semaine. Jean-Marc Otero del Val m’a raconté l’engagement d’un ingénieur qui mettait un point d’honneur à travailler 108 h/semaine. + d’images

Asiance – French Tech

Entretien avec Bosun Kim et Olivier Mouroux, co-fondateurs et co-directeurs d’Asiance, agence digitale créée il y a 15 ans et qui compte 60 employés.

La liste de leurs clients est impressionnante, en termes de références et de diversité. Leur maîtrise de l’environnement culturel des affaires, alliée à leur expertise technologique, leur permet de développer rapidement de leur clientèle en Asie.

Ces deux entrepreneurs font également partie des animateurs de la French Tech Seoul. Avec plus de 30.000 startups et 130 fonds de VCs, l’écosystème coréen a fait naître 6 licornes et de nombreuses réussites dans la haute technologie.

A titre d’exemple, Naver, le Google sud-coréen, est sollicité par 30 millions de visiteurs par jour, soit près de 14 millions de requêtes par heure. Ici, on n’achète pas les bannières au clic mais à l’heure !

La Corée ne manque pas d’ambition, puisqu’elle veut créer le plus grand incubateur du monde et dépasser notre Station F qui accueille plus de 1000 start-up et grandes sociétés technologiques, comme Microsoft, Facebook ou encore… Naver.

Voilà qui justifiait bien que l’une des 48 communautés French Tech du monde s’établisse à Séoul pour créer un pont technologique entre nos deux pays et faire naître les leaders économiques de demain.

Communauté française

Consulat

Afin de mesurer les attentes des Français établis en Corée du Sud, j’ai fait une visite du consulat qui m’a permis de m’entretenir avec l’équipe consulaire dirigée par Anne-Cécile Peltier.

Nous avons prolongé ce travail par le diner de clôture de mon séjour, en compagnie de Pierre Ory, conseiller consulaire pour la circonscription Corée du Sud & Taiwan.

Si 3058 ressortissants français sont inscrits au registre consulaire (dont 10% de franco-coréens), et 457 membres étrangers de leurs familles placés sur le registre de protection, les autorités coréennes ont recensé 6.540 résidents français au dernier semestre 2018.

Les Français forment le deuxième contingent européen, après celui des Britanniques (7554), et devant les Allemands (5319).

Le dynamisme de la communauté française est la résultante de la présence de plus en plus visible d’étudiants, première communauté d’étudiants européens en Corée, et de jeunes diplômés français.

Afin de pouvoir s’établir en Corée du Sud, certains compatriotes n’hésitent pas à se marier, quitte à divorcer les mois suivants. Il faut dire que certains supportent mal l’interventionnisme de leur belle famille coréenne.

A Séoul comme ailleurs, notre monde globalisé génère une explosion des flux touristiques et crée un impact sur l’activité consulaire. Il faut développer des activités chronophages pour répondre à nos compatriotes de plus en plus nombreux en situation de précarité économique, sociale, sanitaire, parfois psychologique. + d’images

DAEJON

Déplacement à Daejon, 5ème ville du pays.

Culture française

Centre culturel français

Visite du centre culturel français de Daejon, «L’entrepôt», dirigé par Jeon Chang-Son, président de l’Alliance française de Daejon.

Ce centre culturel est organisé autour d’un bistrot placé au sein d’une médiathèque qui compte 10000 supports.

L’établissement organise de nombreux événements culturels : Nuit de la lecture, festival Culinaire français, concert, conférences…

Le cadre est exceptionnel.  La richesse et la variété des objets qui décorent le centre constituent un bric-à-brac d’un charme fou.

Ce lieu original doit beaucoup à la personnalité de Jeon, diplômé d’un doctorat de littérature française et d’un DEA de La Sorbonne. Je lui suis reconnaissant de m’avoir accueilli chez lui pour un déjeuner coréen, en compagnie de Seunghye Sun, présidente du musée municipal de Daejon, d’Anne-Cécile Peltier, cheffe de la section consulaire et de Hervé Dematte, attaché de Coopération pour le français. + d’images

Alliance française

Fondée en 1985, l’Alliance française de Daejon est la 3ème Alliance française de Corée en termes d’étudiants différents.

Minji Kim, directrice de l’AF de Daejon, m’a accueilli en compagnie de Anne-Cécile Peltier, cheffe de la section consulaire et de Hervé Dematte, attaché de Coopération pour le français.

J’ai aussi profité d’un entretien décontracté avec des élèves et des professeurs de l’AF, suivi d’un échange avec la directrice sur les limites au développement de l’AF, liées à une législation nationale restrictive qui ne leur permet pas d’enseigner aux enfants. + d’images

En circonscription au Japon – Tokyo (16-18 avril 2019)

A ma descente d’avion à Tokyo, j’ai appris la dramatique nouvelle de l’incendie de Notre-Dame. J’ai constaté, à chaque rendez-vous, que l’émotion était aussi partagée par tous mes interlocuteurs japonais.

J’adresse un hommage particulier Laurent Pic, ambassadeur de France au Japon pour la qualité de son accueil et pour ses suggestions de rencontres qui ont enrichi ma mission.

Dès notre première rencontre, début 2015, lorsque Laurent Pic était ambassadeur de France aux Pays-Bas, puis directeur de cabinet du ministre des Affaires étrangères, Jean-Marc Ayrault, j’ai pu apprécier son engagement à défendre les intérêts de notre pays et son empathie envers nos compatriotes en difficulté à l’étranger.

Justement, l’un de ces compatriotes fait la une des médias, il s’agit de Carlos Ghosn. Ses conditions d’incarcération ternissent l’image du système judiciaire japonais. Le suivi de cette affaire constituera mon action prioritaire pour le Japon. Elle illustre l’insécurité juridique à laquelle sont confrontés de nombreux entrepreneurs et hommes d’affaires français à l’étranger. Notre pays peut et doit mieux faire pour les protéger.

Communauté française

Soirée d’accueil

Afin d’appréhender les défis auxquels sont confrontés nos élus consulaires au Japon, j’ai retrouvé, à l’ambassade, les membres du conseil consulaire des bourses, justement à l’issue d’une réunion consacrée aux bourses scolaires.

Les conseillers consulaires Evelyne Inuzuka, Thierry Consigny et François Roussel ; la Chef de section consulaire Marie-Hélène Teylouni, le proviseur du LFIT Philippe Exelmans et son adjointe Patricia Reynaud, ainsi que plusieurs responsables d’associations françaises locales m’ont fait l’honneur de participer au diner qui a suivi.

Nous sommes revenus les conséquences familiales des conflits parentaux qui représentent un tiers des dossiers d’entraide de l’OLES, structure présidée par Yves Alemany, ancien élu à l’AFE. Depuis 4 ans, l’OLES a aidé 108 personnes et découvert la face cachée de la communauté française.

Nous avons également évoqué la question de l’apprentissage de la langue française au Japon, qui est devenue un véritable challenge, puisque les Japonais privilégient l’apprentissage de leur langue maternelle combinée à celle l’anglais.

Merci à Thierry Consigny d’avoir organisé le dîner m’offrant ainsi une belle entrée en matière pour ce premier déplacement au Japon. + d’images

Consulat

Rencontre avec Marie-Hélène Teylouni, chef de la section consulaire, et sa dynamique équipe.

L’attrait de nos compatriotes pour le Japon se révèle en observant les statistiques. Nous sommes passés de 70.000 à 280.000 visiteurs français par an, en 5 ans. Le programme vacances-visa-travail fait le plein en atteignant le plafond prévu de 1500/an.

Avec 10.250 compatriotes inscrits au consulat, nous sommes dans un rapport de 1 à 30 entre le Français résident et le Français touriste.

Cette fréquentation en hausse engendre un surcroît de travail pour les agents, suite à des pertes ou vols de documents d’identité. Le service social est souvent appelé à intervenir par suite de décès, accidents, hospitalisations… Il dénombre 80 cas en difficulté par an.

Lors de conflits familiaux, la simple déclaration de la mère faisant état du caractère potentiellement violent du père peut justifier que ce dernier ne puisse plus revoir son enfant. Les cas sont nombreux et le désarroi des pères concernés est déchirant.

L’incarcération de Carlos Ghosn a révélé la possibilité de mettre une personne en garde à vue jusqu’à 23 jours au Japon. Dans le cas du président de Renault-Nissan, l’arrestation a même été renouvelée à plusieurs reprises pour permettre au Parquet de s’affranchir des limites légales de 23 jours. Cette détention ininterrompue constitue une violente atteinte aux droits de l’Homme qui nuit à l’image du pays.

Pour illustrer la dureté du système judiciaire, il m’a été révélé que des compatriotes sont restés plus de 3 semaines en prison, juste pour être sortis avec un sandwich de 3€ à la main sans l’avoir payé, ou pour avoir sélectionné par erreur un ‘café moyen’ après avoir payé un jeton ‘café court’…

La perspective de la coupe du monde de rugby et des JO au Japon fait craindre au consulat que certains comportements anodins en France puissent générer de douloureuses surprises.

Pour anticiper, la fiche Conseils aux voyageurs alerte opportunément sur l’inflexibilité du Japon par rapport aux actes d’incivilité ou de violence. + d’images

Conseillers consulaires

En clôture de mon premier déplacement au Japon, Laurent Pic, ambassadeur de France au Japon, a organisé un dîner à la Résidence en compagnie des conseillers consulaires Evelyne Inuzuka et Thierry Consigny, de la Chef de section consulaire Marie-Hélène Teylouni, ainsi que de Nicolas Bergeret, conseiller politique et d’Yves Alemany, ancien élu à l’AFE aux côtés duquel j’ai siégé durant 8 ans et président de l’OLES.

Nous avons eu l’opportunité d’échanger sur tous les aspects abordés lors de cette visite : diplomatique, économique, technologique, éducatif, culturel et sécurité.

Le volet judiciaire a mobilisé une part importante de nos échanges. L’affaire Carlos Ghosn évidemment ou encore la question du divorce qui mobilise nos élus consulaires au Japon depuis toujours. Toutefois, le 25/1/2011, une résolution avait été adoptée au Sénat, «tendant à permettre au parent français d’enfants franco-japonais de maintenir le lien familial en cas de séparation ou de divorce». Huit ans plus tard, l’inertie de la justice nippone empêche toujours des parents français d’approcher leurs enfants…

Entrepreneuriat

Chambre de commerce et CCEF

La réunion d’entrepreneurs français, présidée par le ministre conseiller, Jean-Baptiste Lesecq, en présence d’Olivier Ginepro, conseiller économique, a permis de rappeler que la présence économique française était ancienne et pérenne.

La CCI France-Japon a en effet fêté ses 100 ans, l’an dernier. Elle fut la première chambre indépendante au Japon en 1918 par autorisation du gouvernement et demeure aujourd’hui la plus importante chambre européenne a souligné son directeur général, Nicolas Bonnardel.

L’accord de libre-échange entre le Japon et l’Union européenne, en vigueur depuis le 1er février 2019, va favoriser nos échanges, puisqu’il vise notamment à une réduction conséquente des tarifs douaniers du Japon sur des produits agro-alimentaires, comme le vin, produit français phare.

Thales connaît une réussite emblématique au Pays du soleil levant, puisque sa présence remonte à 48 ans. Importation de composants, puis vente de systèmes d’armes (mortiers et munitions depuis 35 ans) et dernièrement accords bilatéraux, comme cette coopération signée en 2015 avec Mitsubishi pour le développement de sonars pour drones sous-marins, nous a raconté Cyrille Dupont, président de Thales Japan.

Notre relation commerciale se caractérise aussi par des investissements japonais en France où 500 filiales sont implantées. Des investissements, c’est à souligner, qui ont souvent un caractère manufacturier.

En écho à ma rencontre à la French Tech, Frédéric Nouel (3rdKind) nous a rappelé que le Japon prenait conscience qu’il n’était plus technologiquement en avance, ce qui allait multiplier les opportunités pour nos entreprises high-tech. Confortant cette idée, Adrien Pichon (WeAre Pacific) a relaté que des sociétés japonaises n’hésitaient plus à confier les clés de leur avenir à des managers étrangers de moins de trente ans. Signe des temps et de l’urgence de revenir dans la course. + d’images

French Tech Tokyo

La French Tech Tokyo a été lancée le 5 octobre 2015, en présence d’Emmanuel Macron, alors ministre de l’Économie, avec l’objectif d’aider au développement de start-up françaises innovantes au Japon.

Ce fut passionnant d’échanger avec ses membres, en présence de Nicolas Bergeret, conseiller politique de l’ambassade et Pauline Girot de Langlade, conseillère industrie et services de l’ambassade.

On retiendra des propos de nos jeunes aventuriers qu’il existe une véritable barrière culturelle au Japon. Ici, rien ne sert de parler anglais et rien de possible sans un partenaire japonais pour ouvrir les portes, notamment celle des investisseurs. Le présentiel est tout aussi fondamental. Il faut se rencontrer régulièrement et souvent avant de conclure une affaire. Les deux maîtres mots sont la patience et la confiance, a résumé Pauline.

Jusque-là, le Japon s’est toujours tourné vers les États-Unis, mais depuis cinq ans il se tourne vers l’Europe, notamment pour faire barrière à la Chine. La « case France » est associée à l’innovation et l’entrepreneuriat (beaucoup moins pour l’industriel). L’industrie 5.0 devra se faire avec nos technologies, s’enthousiasme l’équipe de la French Tech Tokyo.

Je remercie chaleureusement tous les intervenants pour leur contribution : Samir Bennefla (Place2B) ; Célia Boffo (WeAre Pacific) ; Lancelot Bosques (OrangeFab) ; Adrien Caron (RealCro) ; Frédéric Nouel (3rdKind) co-président de la French Tech Tokyo ; Adrien Pichon (Aerospace, WeAre Pacific). + d’images et d’information

Energy Pool Japan

Née en Savoie, Energy Pool est aujourd’hui un leader mondial de la modulation de consommation d’électricité (Demand Response). Son rôle est de créer l’équilibre entre la production et la consommation d’électricité, impossible à stocker.

En effet, une vague de froid peut soudainement générer une surconsommation, comme un vent fort peut créer une surproduction par le biais des éoliennes. Selon les cas, aléas météo et pannes de centrales, Energy Pool intervient pour diminuer ou stimuler la consommation en temps réel, nous ont expliqué Alain Dardy, COO et Guillaume Fernet, COO.

Accompagné de Nicolas Bergeret, conseiller à l’ambassade, nous avons ensuite découvert le centre de pilotage.

Le CEO de la filiale japonaise, Takeshi Ichimura, nous a décrit sa technologie très particulière qui permet aux industriels de réduire leur facture électrique en réduisant ou augmentant leur consommation pour « rendre service au réseau électrique ».

Ce type de régulation est possible après une modélisation des procédés industriels des usines clientes qui peuvent introduire une part de flexibilité dans leur production, dans le but de réduire leurs coûts. Une belle success-story ! + d’images

EuroManga

Frédéric Toutlemonde a réussi un pari fou : vendre du manga français aux Japonais. L’engouement pour Radiant, la série conçue et dessinée par Tony Valence, est tel que la chaîne de télé publique NHK a décidé de faire une version dessin animé de l’histoire de ce jeune sorcier évoluant dans un monde fantastique.

Tous mes encouragements à cet entrepreneur audacieux. + d’images

Enseignement français

Lycée français

Visite du lycée français de Tokyo créé en 1967, en compagnie du proviseur Philippe Exelmans et de son adjointe Patricia Reynaud.

Cet établissement conventionné de l’AEFE accueille 1376 élèves de la maternelle à la terminale. Les effectifs sont en augmentation de 5 à 8%/an. Avec la simple montée des cohortes, le proviseur anticipe des effectifs de 1600 élèves en 2024.

La capacité du site actuel étant de 1250 élèves, l’équipe de direction est en discussion avec la mairie pour acquérir une ancienne école primaire désaffectée, située à proximité. Ce projet immobilier de 6,2 M€ permettrait d’y localiser les cycle2 cycle3 du primaire.

68-70% des bacheliers du lycée rentrent en France pour leurs études supérieures, généralement pour intégrer des prépas ou des écoles d’ingénieur.

Une section internationale japonaise et une section internationale américaine ont été créées dans l’école à partir du lycée. L’extension de ces sections au primaire et au collège est en projet.

J’ai eu l’opportunité d’échanger avec les élèves de seconde pour comparer leurs projets numériques avec ce que nous apprenions au lycée lorsque je passais le baccalauréat informatique en 1980. Je leur ai offert un saut dans le passé vers la programmation en binaire et la carte perforée, autant dire un effet Jurassic park de l’informatique. + d’images

Ecole du juste Milieu

Ce sont les petites rivières qui font les grands fleuves.

Comment permettre aux jeunes enfants de grandir à Tokyo, tout en se familiarisant avec la langue française à moindre coût ? C’est le défi relevé par les époux Levet, sitôt débarqués de Corée pour lancer leur projet d’école, en janvier dernier.

J’ai visité cette école où quinze bambins sont déjà familiers des lieux.

Je salue et j’encourage ces initiatives privées qui contribuent au développement de l’enseignement français à l’étranger.

Culture française

Institut français

Visite de l’Institut Français de Tokyo dirigé par Xavier Guerard que j’ai connu en poste à Londres. Nous étions accompagnés par Emmanuel Martinez, secrétaire général adjoint et David Certhoux, directeur des cours.

Ce centre accueille 3000 étudiants en français par an, en incluant les 300 étudiants qui suivent les cours à distance. 78000 visiteurs fréquentent l’Institut Français de Tokyo chaque année.

Propriétaire de ses locaux, l’Institut français prévoit de construire un nouveau bâtiment de 1200m2 qui comprendra un nouveau restaurant et augmentera le nombre de salles de cours de 16 à 20. La création d’une nouvelle salle de conférence est également prévue. Le début des travaux est programmé en ce mois de juin dans la perspective d’une ouverture au cours de l’été 2020. + d’images

Politique

GRIPS & Ministère des Affaires étrangères

En ma qualité de président du groupe sénatorial d’étude et de contact avec la Corée du nord, j’ai pris avantage de ce déplacement à Tokyo pour évoquer l’évolution de la situation en Corée du nord avec des analystes japonais spécialistes de ce pays.

J’ai eu deux rendez-vous, au GRIPS puis au ministère des Affaires étrangères japonais.

Tout d’abord une rencontre avec Narushige Michishita, professeur et vice-président du National Graduate Instituteur for Policy Studies (Grips). M. Michishita a consacré un ouvrage sur la Corée du Nord. Il m’a livré son analyse qui peut se résumer en quatre scénarios et m’a décrit dans le détail les options qui se présentaient au président nord-coréen et la position extrêmement vigilante du Japon à portée de missile immédiate…

Ma visite au ministère des Affaires étrangères m’a permis de m’entretenir avec Atsushi Saito, coordinateur régional pour l’Asie du nord-est. Missiles, dénucléarisation et enlèvement des Japonais, constituent les trois principales préoccupations du gouvernement japonais vis-à-vis de la Corée du nord.

Les missiles nord-coréens peuvent atteindre le Japon en quelques minutes. La menace nucléaire ajoute à la tension dans un pays qui est le seul à avoir subi le traumatisme des effets de l’arme atomique.

Enfin, la question des Japonais enlevés par la Corée du nord est d’importance primordiale et donc une urgence pour Tokyo. La Corée du Nord a longtemps nié avoir enlevé des Japonais dans les années 1970 et 1980, jusqu’à ce que le dirigeant Kim Jong-il l’admette et s’en excuse auprès du Premier ministre Japonais Koizumi, lors du sommet Japon-Corée du Nord en septembre 2002. Seulement 5 des personnes enlevées sont retournées au Japon. Le ministère des Affaires étrangères m’a remis un dossier circonstancié pour soutenir sa démarche. + d’images

En circonscription en Tunisie – Tunis (12-13 avril 2019)

Un grand merci à Olivier Poivre d’Arvor, ambassadeur de France en Tunisie, à Madeleine Bennaceur et à Michel Zucchero, conseillers consulaires pour la Tunisie et la Libye (sur la photo), pour avoir favorisé la réussite de mon 4ème déplacement en Tunisie.

Ces élus m’ont permis de concrétiser différents échanges avec les milieux économiques locaux en marge du 5ème FOMA. J’ai ainsi pu optimiser ce retour à Tunis et repartir avec une meilleure appréciation de la situation locale.

Enseignement français

5ème FOMA

J’ai participé au 5ème FOMA, Forum mondial des anciens élèves des lycées du monde qui s’est tenu à Tunis du 12 au 14 avril.

L’Union-ALFM, présidée par Dominique Tchimbakala, fédère quelque 80 associations d’anciens élèves qui existent à travers le monde. L’association a lancé, fin 2017, un réseau social, associatif et professionnel : www.alfm.fr

Au programme de ce FOMA : rencontres, discussions, témoignages, table ronde…

Olivier Poivre d’Arvor, ambassadeur de France en Tunisie, a annoncé que son objectif pour la Tunisie était de passer de 12.500 élèves dans le réseau français à 25.000. Son volontarisme s’incarne dans un projet unique intitulé « Tunisie pilote » qui permettra l’ouverture de nouveaux établissements aux programmes français, répartis sur l’ensemble du territoire tunisien dans les années à venir.

Les trois présidents d’associations d’anciens élèves de Tunis (lycée Carnot, lycée Pierre Mendès-France et lycée Gustave Flaubert) étaient réunis sur scène pour témoigner de la vitalité de ce réseau. + d’images

Réception à  l’ambassade

À l’occasion du 5ème FOMA à Tunis, Olivier Poivre d’Arvor, ambassadeur de France en Tunisie, avait convié les participants à un cocktail à la Résidence de France à La Marsa.

J’y ai retrouvé plusieurs parlementaires à commencer par les députés Samantha Cazebonne et M’jid El Guerrab, mais aussi mes collègues sénateurs des Français de l’étranger, Claudine Lepage, Damien Regnard et Richard Yung.

Quatre conseillers consulaires de Tunisie étaient présents : Madeleine Bennaceur, Laurent Caizergues, Francis Gaetti et Michel Zucchero.

Madeleine a largement contribué à l’animation en lançant la musique pour accompagner ce verre de l’amitié partagé avec des participants venus des 4 coins du monde.

J’ai eu l’excellente surprise de retrouver Mylène Audirac, conseillère consulaire du Mexique, venue spécialement pour l’occasion depuis Mexico.

La soirée s’est poursuivie par un dîner organisé par M’jid El Guerrab, député de la 9ème circonscription des Français de l’étranger.

Merci à M’jid de nous avoir offert ce moment privilégié pour parler enseignement français à l’étranger, en compagnie notamment d’Olivier Brochet, nommé récemment directeur de l’AEFE, ou encore de la députée Samantha Cazebonne, auteure d’un rapport sur l’Enseignement français à l’étranger et François Normant, président de la FAPEE. + d’images

Entrepreneuriat

CCEF

Entretien à la Résidence de France avec Norbert de Guillebon, ancien président de la section Tunisie des CCEF et Pierre Beregovoy, DG de l’UBCI en compagnie de Michel Zucchero, conseiller consulaire.

La France demeure le premier partenaire commercial de la Tunisie et il convient de poursuivre nos efforts pour soutenir le développement de ce pays.

J’ai souhaité évoquer les conséquences pour les milieux économiques locaux du placement de la Tunisie sur la liste noire de l’UE des pays fortement exposés au blanchiment de capitaux et au financement du terrorisme. La Tunisie est également sur la liste noire du GAFI (Groupe d’action financière).

Les restrictions sur la détention de comptes bancaires en France par des Tunisiens, voire des compatriotes installés dans le pays se font ressentir.

La principale difficulté vient de la taille du business informel qu’il convient de circonscrire. La description du trafic d’hydrocarbure, venant de Lybie jusqu’à la frontière tunisienne, ressemble en tous points à ce qui m’a été décrit entre le Venezuela et la Colombie, le mois dernier.

La Tunisie n’a pas le choix. Mes interlocuteurs m’ont rassuré sur la prise de conscience de la situation par le gouvernement et les efforts entrepris pour en sortir le plus vite possible qui commencent à porter leurs fruits.

Pour l’illustrer, les transactions immobilières sont désormais plus étroitement contrôlées. Je remercie Michel Zucchero d’avoir organisé la réunion. + d’images

En circonscription au Liban – Beyrouth (10-11 avril 2019)

Retour à Beyrouth, deux ans après ma précédente participation à la Semaine de l’eau, conférence relative à l’hydro-diplomatie (compte-rendu). Merci au Dr Fadi Comair, directeur général du ministère de l’Énergie et de l’Eau du Liban, pour avoir renouvelé son invitation à venir au pays du cèdre, et plus largement pour sa contribution à la réussite de ma mission.

Ce 4ème passage au Liban (et 312ème déplacement depuis le début de mon mandat) fut l’occasion de constater que les dispositifs techniques du consulat avaient été améliorés.

Belle opportunité d’apprécier à nouveau l’efficacité de l’engagement de nos conseillers consulaires, Denise Revers-Haddad (Vice-Pdte)Jean-Louis MainguyCharles Kanaan, et Ghassan Ayoub, lors de nos rencontres.

Dans le prolongement de mon déplacement à Riyad, Roland Raad, conseiller consulaire pour l’Arabie-Saoudite, m’a accompagné également à Beyrouth pour me faire découvrir les endroits où il a grandi et rencontrer des entrepreneurs libanais qui réussissent à l’international.

Hydro-diplomatie

7ème semaine de l’Eau

Invité par le Dr Fadi Comair, directeur général du ministère de l’Énergie et de l’Eau du Liban, je suis intervenu en clôture des 3 jours de conférence réunissant ministres, diplomates et éminents experts internationaux du secteur.

Je suis revenu sur mon action prioritaire au Liban qui concernait le CIFME (Centre d’information et de formation aux métiers de l’eau) pour lequel j’ai obtenu la finalisation du financement de l’étude de faisabilité par l’AFD, grâce à l’appui du ministre de l’Économie de l’époque… un certain Emmanuel Macron. J’espère que le Président de la République posera la première pierre de cet édifice lorsqu’il viendra au Liban.

Initiateur du principe d’hydro-diplomatie, Fadi a co-organisé avec moi 4 conférences au Sénat sur les thèmes de l’Oronte, du Jourdain, du Nil, du Tigre & l’Euphrate (compte-rendu), afin d’inciter le monde politique à prendre conscience de l’importance de la gestion partagée de l’eau pour éviter les conflits. + d’images

Diplomatie parlementaire

Toujours à l’invitation du Dr Fadi Comair (au centre de la photo), je suis intervenu en ouverture de la rencontre consacrée à la convention sur l’Eau des Nations Unies, au palais du Grand Serail à Beyrouth, dans la salle du conseil des ministres du Liban.

J’ai partagé ma perception sur l’importance d’adhérer aux conventions internationales pour surmonter les situations conflictuelles entre pays traversés par un même fleuve. Je suis aussi revenu sur les réflexions issues des quatre conférences organisées sur l’hydro-diplomatie au Sénat.

Ce fut l’occasion de saluer l’action de l’UNECE (United Nation Economic Commission for Europe) pour répondre aux challenges globaux concernant l’eau. L’Union européenne finance l’UNECE, ce qui lui permet de fournir des conseils techniques ou juridiques, comme apporter un soutien politique pour résoudre des litiges entre états en matière d’eau.

De nombreux intervenants ont signifié que la maîtrise partagée de cette ressource indispensable à la vie est essentielle pour assurer la stabilité des pays à long terme.

Il est apparu déterminant pour un pays comme le Liban d’adhérer à la convention mondiale de l’eau de 1992, pour pouvoir rééquilibrer l’accord avec la Syrie pour l’Oronte. + d’images

Communauté française

Conseillers consulaires

De gauche à droite : Charles Kanaan, Denise Revers-Haddad (V-pdte), Ghassan Ayoub et Jean-Louis Mainguy.

Au consulat, j’ai retrouvé les quatre conseillers consulaires pour la circonscription de Beyrouth (Liban et Syrie), dans la foulée d’un entretien avec le consul général, Karim Ben Cheikh, le consul adjoint et le chef des visas.

La salle où les élus consulaires recoivent le public a été agencée et décorée par Jean-Louis Mainguy. C’est assurément la plus luxueuse et la plus élégante qu’il m’ait été permis d’observer.

Lors de mon passage précédent à Beyrouth, nous avions convenu avec Cécile Longé, consule générale de l’époque, et les conseillers consulaires que nous unirions nos forces pour que le ministère entreprenne de régler les problèmes de réseau du consulat.

Deux ans plus tard, les choses se sont considérablement améliorées.  La réactivation du système de Prise de rendez-vous a permis d’augmenter le nombre de titres délivrés, soit de passer de 4800 CNI et passeports en 2016 au nombre de 6800 en 2018.

Les conseillers ont souligné la difficile situation d’un Liban privé de gouvernement durant deux ans. S’ajoute à cela, le retour aux pays de familles franco-libanaises en provenance des EAU, d’Arabie Saoudite ou du Qatar. Ils ont souvent besoin d’aide et ne trouvent pas de travail.

Le budget des bourses s’élève à 6 M€ en année pleine et concerne environ 1300 enfants et 600 à 700 familles. La première commission des bourses nécessite 3 jours pleins d’études des demandes, avec la participation active et assidue des conseillers consulaires.

Le service social du consulat comprend deux agents qui assurent 4000 entretiens individuels et 250 visites à domicile par an.

Je remercie les élus consulaires pour leur accueil et l’esprit consensuel qui les anime pour servir l’intérêt général et notre communauté dans leur circonscription. + d’images

Réunion publique

Je remercie notre ancien ambassadeur, Marcel Laugel, d’avoir invité des personnes de tous horizon à l’occasion de ma venue.

Quatre ans après mon premier déplacement à Beyrouth, j’ai eu l’opportunité d’échanger avec des représentants de notre communauté dans une réunion ouverte à tous, en présence des conseillers consulaires : Denise Revers-Haddad et Jean-Louis Mainguy (Liban-Syrie) ; Roland Raad (Arabie-Saoudite).

Leur préoccupation dominante est la défense de la francophonie. Ce sujet est revenu à de nombreuses occasions. Cela m’a permis de partager ma vision du problème et des pistes que je propose pour financer l’apprentissage de notre langue aux générations de Français qui naissent à l’étranger.

Ma gratitude au Dr Fadi Comair pour ses suggestions dans l’organisation de cette réunion et pour avoir organisé, la veille, un dîner privé destiné à me permettre d’échanger avec des relais importants de notre communauté. + d’images

Jean-Louis Mainguy

J’ai rencontré Jean-Louis Mainguy pour la première fois, il y a près de 13 ans. Nous siégions alors ensemble dans le même groupe à l’AFE. Président de l’UFE Liban, la plus importante section des UFE à l’époque, il m’impressionnait déjà par sa manière d’aborder les difficultés sans jamais se départir de son calme.

Quand l’AFE s’enflammait sur un sujet, il partageait ses arguments avec une force tranquille, sans jamais élever la voix.

Passionné par l’action sociale, il s’est engagé avec constance et dévouement à la CFE, dont il fait partie des administrateurs.

Son indépendance d’esprit l’a toujours incité à rester à l’écart des partis politiques, et je l’ai toujours vu soucieux de ne jamais être instrumentalisé.

On pourrait penser que l’indépendance peut mener à l’isolement et représenter le poids politique d’une plume. Mais j’ai pu observer que cette plume est souvent déterminante pour faire pencher la balance dans le bon sens.

Avec le temps, et plus encore depuis que je suis élu au Sénat, j’ai eu de nombreuses occasions d’apprécier ses conseils, fruits de son expérience.

Malgré le temps passé en sa compagnie, je n’ai jamais prétendu connaître Jean-Louis, tant sa personnalité est riche et parfois empreinte d’un peu de mystère.

A la faveur de ce 4ème déplacement à Beyrouth, Jean-Louis m’a ouvert son bureau d’architecte et sa maison qui est un vrai musée. Découvrir son univers m’a aidé à comprendre comment il cultive cette forme de sagesse qui l’anime.

Merci Jean-Louis pour tout ce qui te rend unique dans ton engagement au service des autres. + d’images

Roland Raad

Conseiller consulaire pour la partie orientale de l’Arabie Saoudite (Riyad – Al Khobar) et Koweït, Roland Raad m’a accompagné lors de toutes les étapes de mon déplacement à Riyad.

Roland a prolongé ce déplacement en m’accompagnant également à Beyrouth et en me faisant rencontrer des entrepreneurs libanais qui démontrent que ce pays ne manque pas de ressources.

Comme j’ai pu l’expérimenter avec d’autres élus consulaires, ce travail en binôme « sénateur-conseiller consulaire » me permet à l’évidence de gagner en efficacité.

Merci à Roland d’avoir pleinement contribué à la réussite de ces deux déplacements. + d’images

En circonscription en Arabie Saoudite – Riyad (8-9 avril 2019)

(de gauche à droite : Mazen Hakki, Nadia Chaaya, François Gouyette, OC, Roland Raad) 

Retour en Arabie Saoudite, quatre ans après mon premier passage à Jeddah et Médine.

Mes remerciements à François Gouyette, ambassadeur de France en Arabie Saoudite, pour son remarquable accueil et l’organisation de rencontres qui m’ont permis de prendre la mesure des changements considérables en cours dans ce pays.

Je suis sincèrement reconnaissant envers Roland Raad, conseiller consulaire Arabie Saoudite II et Koweït,  à l’initiative de ce déplacement, qui m’a accompagné lors de chaque étape.

Très touché par la présence de Nadia Chaaya et de Mazen Hakki, conseillers consulaires Arabie Saoudite I, venus spécialement de Jeddah pour participer avec nous à la réception organisée par l’Ambassadeur avec la communauté française.  + d’images

Politique

Conseil de la Choura

Réunion au Majliss al Shura (Assemblée consultative), avec le Prince Khalid Al Saud, président du groupe d’amitié France-Arabie Saoudite et de nombreux membres du groupe d’amitié.

Ceux-ci ont partagé leur position sur de nombreux sujets de politique extérieure, afin de me permettre de comprendre leur perception des principaux enjeux régionaux. J’ai apprécié leurs nombreuses marques d’amitié envers la France qui démontrent une véritable volonté d’approfondir nos relations bilatérales.

Les membres de la Choura sont nommés par le Roi pour un mandat d’une durée de 4 ans. 20% des sièges sont attribués aux femmes.

A l’issue de l’entretien, Mme Hoda Abdulrahman Al-Helaissi, membre de la Choura, m’a permis de découvrir un aperçu du palais. Désireux de connaître l’origine de sa parfaite maîtrise de notre langue, celle-ci m’a confié qu’elle avait fait ses études au lycée Charles de Gaulle de Gaulle… de Londres. + d’images

Fondation Misk

Visite de la fondation Misk, créée en 2011 par le prince héritier Mohammed Ben Salmane, pour participer au développement culturel et intellectuel de la jeunesse saoudienne.

Dans la perspective du plan « vision 2030 », la fondation a pour objectif de sensibiliser les jeunes saoudiens à une culture d’entrepreneuriat et d’autonomisation.

Preuve de la féminisation en cours, j’ai été frappé de voir que dans la majorité des départements, ce sont de brillantes jeunes femmes qui m’ont décrit le champ des activités de leur équipe mixte. Une situation qui était inimaginable lors de ma précédente visite en 2015. + d’images

Entrepreneuriat 

Conseil d’affaires franco-saoudien

Mohammed Bin Laden, président du conseil d’affaires franco-saoudien m’a accueilli à son domicile pour un déjeuner, en compagnie de notre ambassadeur François Gouyette, du conseiller consulaire Roland Raad, de plusieurs conseillers de l’ambassade de France et de membres éminents de ce conseil d’affaires.

L’intégralité des discussions s’est tenue en français. Bien difficile de détecter le moindre accent chez nos interlocuteurs saoudiens, tant leur maîtrise de notre langue et de notre culture était affirmée.

Nous avons échangé sur l’actualité politique et économique. J’avoue avoir été circonspect en découvrant qu’ils semblaient parfois mieux avertis que nous sur certaines nominations à venir en France. + d’images

CCEF

Réunion de la section locale des conseillers du commerce extérieur français (CCEF), présidée par Antoine Toussant, en compagnie de Roland Raad, conseiller consulaire et de Alain Chouan, conseiller commercial pour échanger sur l’importante évolution observée dans le pays depuis 4 ans.

La grande « vision 2030 » pour sortir du « tout pétrole », soutenue par le leadership puissant et déterminé du prince héritier Mohammed Ben Salmane, est en train de transformer le pays.

Celui-ci combat l’organisation des ministères en silo en instaurant une action transversale. Il a ouvert le pays au tourisme non religieux et aux loisirs.

En introduisant plus de tolérance et en affichant le souci d’ouvrir la société aux jeunes, le Prince a obtenu une grande popularité. Cela se comprend : 70% de la population a moins de 30 ans. De plus, la féminisation gagne du terrain à tous les niveaux.

Le pays nécessite beaucoup de moyens financiers et humains pour un retour sur investissement parfois difficile à appréhender.

L’absence de transport en commun génère d’importants problèmes de trafic routier. Avec 9000 morts par an sur les routes pour 32 millions d’habitants, l’Arabie saoudite affiche un taux de mortalité routière 6 fois supérieur à la France. Le litre d’essence coûte désormais de 0,32 à 0,50 euro par litre, suite à une augmentation de 50% des prix.

Dans le cadre de la vision 2030, 40Mds euros sont prévus pour les transports en commun. Voilà un exemple, parmi tant d’autres, d’une opportunité sectorielle offerte par le pays à nos entreprises. + d’images

RATP Dev – projet de métro

Présentation du projet de métro de Riyad qui prévoit la construction de 5 lignes.

Les deux premières lignes de métro ont été confiées à la société française RATP Dev.

Un « Visitor Center » a été créé pour permettre d’évaluer la portée du plus grand chantier mondial actuel en matière de transport public.

Denis Guillois, general manager RATP Dev Saudi Arabia, m’a précisé que l’inauguration de la première ligne de métro était programmée le 21/1/2020, et que la seconde devait entrer en service en octobre 2020.

Les rames de métro pour ces lignes viendront de Siemens, sous-traitant de la société française pour ce contrat. + d’images

Bolloré – logistique

Rencontre avec Alexandre Joseph, CEO français de la Joint Venture entre Bolloré et Bahri, filiale d’Aramco. Créée le 1/1/18, BahriBolloré logistics est le bras logistique de la vision 2030 saoudienne.

Le savoir-faire de la société Bollorê a séduit les Saoudiens lors de l’appel d’offres qui visait à transporter tout ce qui relève du ministère de la Défense. Alexandre Joseph me confiait que 60% des sociétés étrangères qui s’installent en Arabie saoudite ont des problèmes logistiques. C’est donc une belle opportunité pour Bolloré de développer ses affaires.

Le manager prévoit d’accueillir, le mois prochain, 250 PME au palais royal à Riyad afin de les inciter à s’installer dans le pays. + d’images

Enseignement français

Lycée français

Visite du lycée français de Riyad  organisée par Yannick Ezequel, chef d’établissement.

Ce lycée qui accueille 1190 élèves de la maternelle à la terminale, enregistre 100% de réussite au baccalauréat.

J’ai apprécié le haut niveau de sécurité de l’établissement qui ne laisse rien au hasard, la qualité des infrastructures sportives et de l’auditorium qui pourrait avoir sa place au Senat.

Les représentants des élèves ont unanimement loué l’évolution positive du confort offert par le lycée dans les dernières années. J’ai félicité le président du comité de gestion pour ces résultats.

Pour finir, une réunion autour des représentants des parents, des enseignants, des élèves et du comité de gestion nous a permis de débattre de nos visions respectives de l’enseignement français à l’étranger. + d’images

Culture française

Alliance française

Visite de l’Alliance française de Riyad qui est l’une des 5 antennes AF en Arabie saoudite avec Jeddah, Al Khobar et La Mecque.

Près de 3000 étudiants ont fréquenté l’AF d’Arabie saoudite en 2018, et 1038 ont passé le DELF et le DALF l’année dernière.

Dans le cadre de la coopération éducative, le label CELF arabe (certificat d’établissement de langue française) a été mis en place en 2019. + d’images

En circonscription à Bahreïn (6-7 avril 2019)

Je remercie Cécile Longé, ambassadeur de France à Bahreïn, pour avoir facilité mes rencontres auprès des autorités et des acteurs de la communauté française, lors de ma première visite dans ce pays. Ce fut aussi un plaisir de rencontrer Rosiane Houngbo-Monteverde, conseillère consulaire, qui m’a accordé de son temps lors de divers rendez-vous et fait bénéficier de ses éclairages.

Véritable porte d’entrée sur le Golfe, Bahreïn se montre très accueillant vis-à-vis de partenaires commerciaux étrangers. Après ma réunion à la chambre de commerce, je suis reparti avec l’idée que les sociétés françaises spécialisées dans la cybersécurité avaient une belle carte à jouer dans ce pays. Favoriser la mise en relation de nos entrepreneurs du domaine cyber constituera ma priorité d’action pour ce pays.

Politique

Chambre haute du Parlement – Conseil de la Choura

Entretien avec Ali Bin Saleh Al-Saleh, président du conseil de la Choura, en présence de nombreux dignitaires de la Choura et en compagnie de Cécile Longé, ambassadeur de France à Bahreïn.

J’ai eu l’honneur d’assister à l’ouverture de la session du conseil de la Choura. Ce Conseil compte 40 membres nommés par le Roi de Bahreïn pour un mandat de 4 ans. Il assure un équilibre entre le gouvernement et l’Assemblée. + d’images

Réception

Afin de prolonger les échanges, Jamal Fakhro, vice-président du conseil de la Choura, et président de KPMG à Bahreïn, m’a fait l’amitié de m’inviter à dîner à son domicile en compagnie de plusieurs de ses collègues.

Leur grande convivialité m’a permis d’apprécier leur parfaite connaissance de la situation politique en Europe et leur tempérament empreint de tolérance et d’ouverture d’esprit.

Un des convives n’a pas manqué de faire rire toute l’assistance en confiant que Nathalie Loiseau, notre ministre aux Affaires européennes, avait baptisé son chat « Brexit », car il reste toujours indécis sur le pas de la porte, après avoir réclamé à sortir. + d’images

Entrepreneuriat

Chambre de commerce

Visite de la Chambre de commerce France-Bahrein, en compagnie de Jean-Philippe Fabregas, Premier conseiller, et Aurélien Neu, chef du service économique de l’ambassade.

Accueilli par Jean-Christophe Durand, président de la chambre et Rim Jalali, directrice, j’ai été ravi de pouvoir mesurer les progrès de cette jeune chambre bilatérale créée il y a tout juste 3 ans. L’objectif du président est de dépasser les 100 membres.

La facilité de créer des affaires à Bahreïn place le Royaume au premier rang de la région dans le classement international « Doing Business ».

C’est le lieu idéal pour tester des produits avant de s’attaquer aux marchés régionaux.

Le point fort de Bahreïn est son secteur de la finance. Nous avons détecté une véritable opportunité pour le secteur de la cyber-sécurité, susceptible d’offrir de nombreuses opportunités pour nos entreprises nationales. La mise en relation de la Chambre avec les sociétés françaises spécialisées dans la cyber constituera ma priorité pour ce pays.

Afin de compléter ma vision des opportunités économiques à Bahreïn, notre ambassadeur Cécile Longé a organisé un déjeuner avec des cadres de la grande distribution (Carrefour), du secteur du tourisme et des maisons de retraite, en présence des responsables du service économique de l’ambassade.

Le tourisme est un défi pour ce pays où les hôtels affichent un taux de remplissage de 45%. + d’images

Communauté française

Soirée à la Résidence

Merci à Cécile Longé, notre ambassadeur, pour la réception à la Résidence de France donnée à l’occasion de ma première visite à Bahreïn, 85ème pays traversé depuis le début de mon mandat.

Organisée dès mon arrivée, cette soirée m’a offert l’opportunité de rencontrer des représentants de notre communauté qui compte 1112 inscrits, et de faire la connaissance de Rosiane Houngbo-Monteverde, conseillère consulaire pour Bahreïn et le Qatar. + d’images

Consulat

Pour débuter une journée qui comptait neuf rendez-vous, Sophie Guégan, consule, avait organisé un petit-déjeuner en présence de Rosiane Houngbo-Monteverde, conseillère consulaire pour Bahreïn et le Qatar et de Jean de Tinguy, membre de l’UFE.

Composée surtout d’expatriés, la communauté française comprend majoritairement des personnes détenant une ou plusieurs autres nationalités (libanaise, bahreïnienne…). Bien intégrés dans la vie locale, la plupart des expatriés disposent de revenus relativement confortables. Certaines familles vivent à Bahreïn, tandis que l’époux travaille en Arabie Saoudite. Aucun Français en difficulté n’a été recensé à Bahreïn en 2018.

Rosiane a exposé un projet de création d’une plateforme d’accueil des compatriotes nouvellement arrivés à Bahreïn. Avocate, jeune maman, elle illustre à merveille une communauté française jeune et active. J’ai apprécié son tempérament constructif et indépendant pour relever les défis auxquels nos compatriotes sont confrontés.

Enseignement français

Lycée français

Visite du lycée français MLF de Bahreïn, en compagnie de Rosiane Houngbo-Monteverde, conseillère consulaire pour Bahreïn et le Qatar et de Dominique Chastres, conseiller de Coopération et d’Action culturelle.

Accueilli par Mr Mathis, conseiller principal d’éducation, et Mme Moschetta, agrégée de lettres classiques, j’ai découvert des locaux spacieux permettant de recevoir 721 élèves de la maternelle à la terminale S et ES. Depuis 2017, un nouveau bâtiment très bien équipé accueille le secondaire.

La concurrence d’écoles internationales en langue anglaise est très importante à Bahreïn. Celle-ci capte plus de 90% des enfants scolarisés sur ce créneau. 66% des parents qui choisissent le lycée français ont pour première motivation un «enseignement à la française». + d’images

Enseignement supérieur

Entretien avec Arnaud Lacheret, directeur de la French Arabian Business School, qui a créé un Master of Business Administration (MBA) en partenariat avec l’ESSEC.

Environ 25 élèves suivent ce cursus chaque année.

Le top 5 des écoles de commerce françaises constitue une référence mondialement reconnue qui participe au rayonnement de la France.

Culture française

Alliance Française

Visite de l’Alliance Française de Bahreïn qui fête son 50ème anniversaire en 2019, en compagnie de Dominique Chastres, conseiller de Coopération et d’Action culturelle et de Pierre-Yves Meunier, directeur adjoint de l’AF.

Dotée de superbes locaux et d’un auditorium moderne, cette Alliance a pour particularité d’accueillir une majorité de jeunes élèves. 60% des apprenants ont de 4 à 15 ans. Des parents ont même récemment demandé des cours particuliers pour leur enfant âgé de 3 ans.

Le responsable de la buvette de l’Alliance française est devenu un expert en crêpes. Il fait un tabac. Ce contexte juvénile participe à créer une atmosphère joyeuse et une identité particulièrement attachante au sein de cette AF. + d’images