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En circonscription au Royaume-Uni – Fête nationale – Londres (14 juillet 2023)

La pluie et le temps maussade n’ont pas altéré le plaisir des 1600 invités d’Hélène Duchesne, ambassadeur de France au Royaume-Uni, venus célébrer la fête nationale à la Résidence de France, ce vendredi 14 juillet après-midi, en présence de mes collègues sénateurs Joëlle Garriaud-Maylam et Yan Chantrel, de plusieurs élus des Français de l’étranger, de Samer Melki, consul général, et de Bertrand Buchwalter, conseiller culturel, qui finit sa mission cet été.

Laurence Boone, secrétaire d’État chargée de l’Europe, avait prolongé son déplacement à Londres pour la circonstance, avant de rejoindre la réception à Bruxelles prévue le soir même. Lors de son discours, la ministre a affirmé que les relations entre le Royaume-Uni et la France se sont considérablement améliorées ces derniers mois.

On pourrait être tenté de le croire puisque c’est Anne-Marie Trevelyan, ministre d’État à l’IndoPacifique, fervente supporter du « Leave » et de l’interdiction des pêcheurs européens à accéder aux eaux britanniques, qui a été invitée à s’adresser à l’auditoire. C’est le moment où j’ai vu ma compagne plonger vers son portable pour répondre d’urgence au transporteur de notre fournisseur espagnol. Il était bloqué à son arrivée avec des marchandises par des formalités de dédouanement à accomplir suite au Brexit.

Après les discours officiels, le chœur des Fauristes a entonné l’hymne britannique, suivi de la Marseillaise et de l’Ode à la joie, hymne européen qui exprime l’idéal de fraternité.

C’est la première fois depuis 2019, que la Résidence a retrouvé une célébration de la fête nationale avec son ambassadeur. Le succès était au rendez-vous.

Comme chaque fois depuis 2006, à l’exception de 2020 pour cause de pandémie, j’ai été très heureux de ce moment d’échange privilégié avec les représentants de notre communauté française présents.

Merci et bravo aux sponsors qui ont permis de concrétiser cet événement et de régaler les participants. Merci à tous et joyeuse fête nationale. +d’images

En circonscription au Somaliland (3/3) – Conférence de presse – Hargeisa (2-5 juillet 2023)

Au terme d’un déplacement de 4 jours au Somaliland, j’ai fait une conférence de presse depuis l’aéroport pour exprimer ma gratitude.

Je salue Abdul Rahman Yassin Mohammed, ambassadeur du Somaliland en France, qui a organisé ce voyage et m’a accompagné tout au long de mes rendez-vous.

Victor Hugo a dit : “Ceux qui vivent sont ceux qui luttent”.

Depuis 33 ans, le Somaliland est une démocratie indépendante, non reconnue par les nations unies.

À l’image du divorce entre la République tchèque et la Slovaquie, Mogadiscio devrait prendre l’exemple de Prague et formaliser cette séparation de fait pour repartir d’un bon pied.

Longue vie à l’amitié entre la France et le Somaliland.
Longue vie à la République du Somaliland.

En circonscription au Somaliland (2/3) – Berbera & Laas Geel (2-5 juillet 2023)

Idéalement situé sur la route maritime reliant l’Europe à l’Asie, via le canal de Suez, le port de Berbera offre un débouché complémentaire et alternatif de Djibouti pour l’Éthiopie enclavée.

Berbera est une ville de 70 000 habitants.

Avec des investissements cumulés de plus d’un milliard de dollars de la part principalement des Émirats, du Royaume-Uni, Berbera apparaît comme la route alternative à Djibouti pour servir le marché éthiopien.

Berbera

Diplomatie parlementaire

Préfet et Maire

Afin de prendre en compte les potentialités de la région de Berbera, l’ambassadeur du Somaliland en France m’a organisé un échange avec le préfet de la région de Sahel (berbera), Ali Abdillahi Farah qui est un vétéran de la guerre pour l’indépendance du Somaliland ; le maire de Berbera et les autorités portuaires.

Les autorités locales abordent l’avenir avec confiance. +d’images

Diplomatie économique

Port

Berbera, unique infrastructure maritime du Somaliland, dispose d’un port en eau profonde.

Suite à la signature d’un accord, en 2017, entre le Somaliland et les Émirats arabes unis, Dubai Port World (DP World) a installé une base navale à Berbera et investi près de 500 millions d’euros.

Accueilli par le directeur de l’autorité portuaire, Saïd Hassan Abdilahi, j’ai visité le nouveau terminal à conteneurs inauguré, il y a deux ans.

D’une capacité de 500 000 conteneurs par an, l’agrandissement en cours va permettre de quadrupler cette capacité annuelle pour atteindre 2 millions de conteneurs.

Berbera est relié à Rotterdam et à Dubaï.

Grâce à la nouvelle route bitumée, Hargeisa est désormais à deux heures de la ville côtière. Une rocade évite la capitale pour permettre aux camions de se diriger directement vers l’Éthiopie.

Ce nouveau corridor est prévu pour permettre un trafic de 500 camions par jour entre Berbera et l’Éthiopie. +d’images

Aéroport

L’aéroport vient compléter le dispositif offert par le port de Berbera pour accueillir les avions cargos, offrant une alternative au transport routier pour atteindre l’intérieur de l’Afrique.

L’ancienne grande base désaffectée de l’Armée rouge qui disposait d’une aire de lancement des Mig21 russes a été rénovée par les Émirats.

Sa piste de 3650 mètres est la plus longue d’Afrique. Elle dispose d’une extension de 450 mètres supplémentaires pour la sécurité et pourrait accueillir des A380.

Ali Fouad, directeur de l’aéroport International de Berbera et Christine, directrice générale, m’ont fait visiter les installations flambant neuves inaugurées par le président Bihi de la république du Somaliland, il y tout juste 18 mois. +d’images

Zone franche

Le 2 mars 2023, DP World et le gouvernement du Somaliland ont inauguré la nouvelle zone économique de Berbera (BEZ), située à seulement 15 km du port le long de la route de Berbera à Wajaale (corridor de Berbera) qui relie Addis-Abeba en Éthiopie.

En synergie avec la Jebel Ali Free Zone (Jafza) de DP World à Dubaï, les entreprises de Dubaï pourront s’inscrire à Berbera via le guichet unique de Jafza, tandis que les entreprises de Berbera pourront accéder aux installations du centre d’incubation de Jafza.

British International Investment (BII), l’institution de financement du développement (DFI) du Royaume-Uni, partenaire de DP World sur la zone franche, a investi plus de 300 millions de dollars pour transformer la région en une plaque tournante commerciale majeure dans la Corne de l’Afrique.

21 entreprises de Djibouti, Éthiopie, Oman et des Émirats arabes unis ont déjà décidé de s’installer sur la zone franche. +d’images

Laas Geel

Conservation art rupestre 

À mi-chemin entre la capitale Hargeisa et le port de Berbera, se trouve le site Laas Geel.

Ce site préhistorique permet d’admirer des peintures rupestres datant de 4000 à 5000 années.

Une mission archéologique a découvert le site le 4 décembre 2002.

Des financements européens et français sont destinés à préserver ce site visité par quelques centaines de visiteurs chaque année. Cet investissement illustre la volonté de la France d’accompagner la préservation d’un patrimoine historique et culturel exceptionnel du Somaliland. +d’images

En circonscription au Somaliland (1/3) – Hargeisa (2-5 juillet 2023)

avec Abdul Rahman Yassin Mohammed, ambassadeur du Somaliland en France

Premier déplacement au Somaliland, pays côtier du golfe d’Aden, entre Djibouti, l’Éthiopie et la Somalie.

Colonie britannique depuis 1888, le Somaliland devient indépendant le 26 juin 1960 et est reconnu par plus d’une trentaine d’États. Cinq jours plus tard, le Somaliland s’unît au territoire qui s’affranchît de la tutelle italienne.

Suite à un coup d’état militaire marxiste-léniniste de Mohamed Siad Barre, soutenu par l’Union soviétique en 1969, le Somaliland se révoltera face à la dictature et fera l’objet d’une féroce répression. Hargeisa est bombardée. 70 000 personnes meurent, dont 50 000 civils, soit 5% des habitants. La ville se vide et près d’un million de personnes se réfugie en Éthiopie et partout dans le monde.

En 1991, Mohamed Siad Barre est renversé et le Somaliland déclare son indépendance en retrouvant ses frontières reconnues en 1960. Dix ans plus tard, en mai 2001, l’indépendance est entérinée par un référendum qui remporte 97,1% de oui.

Mais la communauté internationale ne reconnaît toujours pas le Somaliland.

Pourtant ce pays est devenu une démocratie exemplaire pour le continent africain.

En venant au Somaliland, je souhaite promouvoir son modèle de société démocratique qui conforte le développement humain.

Je remercie Abdul Rahman Yassin Mohammed, ambassadeur du Somaliland en France, d’avoir organisé ce voyage et de m’avoir accompagné tout au long de mes rendez-vous.

Diplomatie parlementaire

Président de la République

Très honoré d’avoir eu un entretien privilégié avec le Président de la République du Somaliland, Muse Bihi Abdi, en présence du vice-ministre des Affaires étrangères de la République du Somaliland, Abdul Nasser Omar, et Abdul Rahman Yassin Mohammed, ambassadeur du Somaliland en France.

Le président a salué l’action de la France en faveur de la liberté et considéré qu’elle a un rôle majeur à jouer pour faciliter le dialogue entre la Somalie et le Somaliland.

La France a une expertise dans la région suite à son travail avec les Britanniques lors de l’établissement des frontières.

Le président a également souhaité que la France contribue directement au Somaliland Dévelopment Fund (SDF), à l’image de ce que font d’autres pays de l’Union européenne, et s’engage pour consolider l’essor de cette jeune démocratie.

Pour marquer l’attachement de la France à la démarche de son pays, j’ai rappelé au président Bihi que le principe du droit des peuples à disposer d’eux-mêmes, cher au Somaliland, avait été inspiré par Jean-Jacques Rousseau et la philosophie des Lumières. +d’images

Ministère de l’intérieur

Le ministre de l’Intérieur JSL Maxamed Kaahin Ahmed, m’a accueilli dans son bureau, en présence de l’ambassadeur du Somaliland en France M. Abdirahman Yasin et des dirigeants du ministère, Abdullahi Ahmed Caarshe, directeur des médias et des relations publiques au ministère de l’Intérieur.

Le Somaliland est reconnu comme un pays stable et paisible, où les élections ont obtenu un satisfecit de la communauté internationale, qui avait dépêché 150 observateurs.

Le ministère de l’intérieur a 3 forces :
– Police
– Immigration
– Garde-côtes

Depuis l’indépendance du Somaliland en 1991, aucun acte de piraterie maritime n’a été constaté au départ de ses côtes, à la différence de son voisin la Somalie.

Le Somaliland joue un rôle déterminant dans la stabilité de l’Afrique orientale.

La présence des Shebabs est avérée en Somalie où la situation se détériore, en particulier au Putland. L’organisation terroriste combat côte à côte avec des leaders traditionnels d’un clan qui est présent en Somalie, au Somaliland et en Éthiopie.

Les Shebabs ont réussi à s’établir à Las Anod, au sud-est du Somaliland pour en faire un nouveau repaire, en usant de malices. C’est un de leurs objectifs de longue date. Les Shebabs ont, par le passé, visé des élus de cette localité du Somaliland pour les éliminer. Le Somaliland demande l’assistance de la France pour la formation de ses unités anti-terroristes.

J’ai salué l’action du ministère qui offre des conditions de sécurité et de tranquillité pour la population du pays, comme j’ai pu l’observer.

J’ai également exprimé ma solidarité avec leur démarche de recherche d’un cessez-le-feu à Las Anod et ai assuré le ministre de ma détermination à mobiliser la France pour les aider à lutter contre cette organisation terroriste maléfique. +d’images

Ministère des Affaires étrangères

Rencontre avec le vice-ministre des Affaires étrangères de la République du Somaliland Son Excellence Abdul Nasser Omar, en présence d’Abdul Rahman Yassin Mohammed, ambassadeur du Somaliland en France.

Nous avons discuté des moyens de renforcer notre relation bilatérale.

Le Somaliland remercie les pays qui s’investissent pour contribuer à son développement, comme les Émirats Arabes Unis, Taiwan, l’Éthiopie, ou plus modestement la Turquie et Djibouti.

De leur côté, les pays européens comme les Pays-Bas, le Royaume-Uni, le Danemark et la Suède contribuent directement au travers du fonds de développement du Somaliland (SDF).

Les États Unis appuient aussi le développement du Somaliland grâce à US Aid. Une convention est en cours de négociation pour qu’un bureau de représentation américain ouvre, à l’image de celui de Taiwan ou de la Turquie.

Parlement

Un point presse a suivi mon arrivée.

J’ai été accueilli à l’aéroport par un représentant de chaque chambre : Salah Mohamed Diriyé, membre de la chambre des Représentants, et Abdiqadir Mohamed Hassan, président de la commission des Affaires étrangères de la chambre des Anciens, en présence d’Abdul Rahman Yassin Mohammed, ambassadeur du Somaliland en France.

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Chambre des Anciens

Entretien à la chambre des Anciens avec Saleimàn Mohamoud Aden, président ; Said Jama Ali, vice-président ; et Abdiqadir Mohamed Hassan, président de la commission Affaires étrangères, qui m’a accueilli la veille à l’aéroport.

Le Président m’a chaleureusement remercié de ma visite et pour ma contribution à faire progresser la notoriété du Somaliland dans le monde.

“Nous vous devons une information. Nous sommes indépendants depuis 33 ans. Même si la communauté internationale ferme les yeux sur nous… le Somaliland est bien vivant.” Force est de constater qu’il n’est pas si fréquent de voir un pays africain avec une démocratie si active marquée par des alternances politiques.

Le président de la commission des Affaires étrangères m’a remercié pour l’accueil fait l’an dernier à leur délégation au Sénat. Il sollicite le soutien du groupe d’amitié pour favoriser des actions de formation pour améliorer le fonctionnement de la chambre des Anciens.

Lors de la conférence de presse finale, j’ai déclaré que si le Somaliland et la Somalie s’étaient unis en 1960, quelques jours après leurs indépendances respectives, le Somaliland s’est séparé de la Somalie depuis 33 ans.

Le Somaliland a connu des élections régulières, dispose de solides institutions, d’une armée, de forces de sécurité, d’une sécurité sociale…

C’est un pays qui progresse. Le temps est sans doute venu pour que la communauté internationale reconnaisse cette séparation et prononce le divorce. +d’images

Média – Interview sur Saab

À l’issue de l’entretien à la chambre des Anciens, j’ai donné une interview à de nombreux médias locaux.

“Il est maintenant temps pour la communauté internationale de voir le Somaliland comme un pays libre avec des élections libres !”

Interview diffusée par Saab TV

Ambassade de Taïwan

L’ouverture de l’ambassade de Taiwan au Somaliland en août 2020, accompagnée d’un accord de coopération entre les deux pays, a constitué une nouvelle étape dans le développement du Somaliland.

Allen Chenhwa Lou, ambassadeur de Taiwan au Somaliland, m’a accueilli avec son équipe dans la représentation officielle.

80% de l’aide en masques parvenue au Somaliland pendant la Covid, provenait de Taiwan, qui aussi a offert 150 000 doses de vaccins.

Un programme de coopération multiforme a été développé. L’assistance au développement dans le domaine de la sécurité alimentaire a permis d’améliorer la production de fruits et légumes. Une ferme modèle a été lancée en 2021.
Taiwan apporte également son savoir-faire pour améliorer le système de santé, digitaliser l’administration et développer sa cybersécurité.

Enfin, Taïwan participe aux différentes opportunités de développer l’économie du Somaliland, en contribuant à l’exploitation des ressources situées dans le sous-sol. +d’images

Communauté française

Les Amis de la France

J’ai partagé ma dernière soirée au Somaliland avec l’association des Amis de la France présidée par Saïd Carton.

J’y ai rencontré plusieurs franco-somalilandais comme lui, dont des jeunes femmes qui font preuve d’un grand tempérament et travaillent en toute indépendance pour des entreprises situées dans le golfe.

Les échanges m’ont marqué. Chacun a partagé sa région de naissance dans l’Hexagone et un attachement à la France indissociablement lié au Somaliland.

Les binationaux ne choisissent pas entre les deux patries qu’ils incarnent. La chanteuse et propriétaire du centre, Mme Zahra Ahmed, dont le nom de scène est Sahra Halgan, en est le meilleur exemple. Engagée à 16 ans comme infirmière, dans la guerre d’indépendance du Somaliland, avant d’être réfugiée politique en France, elle illustre le courage d’un peuple qui a lutté pour les valeurs enseignées par les philosophes des Lumières.

Je suis également ravi d’avoir échangé avec Mme Halimo Youssouf, responsable du Centre Linguistique Française de l’université de Edna Adan qui fait vivre la francophonie au Somaliland.

De nombreux Somalilandais francophones ont grandi à Djibouti. Tous les participants suggèrent que les formalités administratives françaises puissent se faire à Djibouti plutôt qu’à Nairobi et que le passeport somalilandais soit reconnu par la France.

Merci à tous les participants pour cette soirée inoubliable. +d’images

Culture

Centre culturel

Présentation du centre culturel de Hargeisa par le Dr Jama Musse Jama, directeur général du Redsea Cultural Foundation (RCF), qui est également conseiller du président de la République pour les affaires internationales.

Le RCF a ouvert le centre culturel en août 2014 afin d’offrir un espace créatif à la jeunesse.

Le succès du centre doit beaucoup à la Foire internationale du livre de Hargeisa qui a attiré 11000 visiteurs en 2022 sur 6 jours. La prochaine foire ouvrira le 22 juillet 2023, sous le thème de la résilience avec le Maroc, en invité d’honneur.

Dr Jama suggère à RFI d’ouvrir une antenne au Somaliland. +d’images

Campagne de sensibilisation contre l’émigration illégale

Depuis plusieurs années, le Somaliland a développé des campagnes de sensibilisation pour dissuader sa jeunesse de s’engager sur le chemin de l’émigration illégale.

La lutte contre les passeurs a donné lieu à des arrestations au Somaliland.

J’ai observé 3 toiles au centre culturel qui décrivent l’engrenage de l’horreur des réseaux d’émigration illégale. Elles sont destinées à décourager les candidats pour éviter des drames :
. La première décrit l’illusion d’une vie facile en occident, présentée au travers des médias. Les passeurs font miroiter des facilités pour concrétiser le projet d’émigration chez les jeunes.
. Le second tableau illustre les bateaux surchargés qui sont le cercueil de nombreux migrants.
. Le dernier représente une jeune femme enchaînée et enceinte, victime de la traite des passeurs qui la livrent à la prostitution. Ils font ensuite du chantage envers ses parents en les menaçant de vendre un de ses reins pour que ces derniers paient une rançon, afin de la libérer. +d’images

En circonscription en Pologne – Varsovie (21-23 juin 2023)

Second déplacement en Pologne après Cracovie il y a un an (compte-rendu). Je remercie Eric Salvat, président du conseil consulaire pour la Pologne, de m’avoir accueilli à l’aéroport de Varsovie et aidé à organiser mon programme de visites qui m’a permis d’observer que la Pologne faisait preuve d’un grand dynamisme économique et d’un libéralisme qui attire fortement les investisseurs étrangers.

Un contexte qui est parfaitement illustré par ce panneau (à l’image) situé au sein de l’ambassade de France à Varsovie : “Bienvenue aux entrepreneurs français sans frontière !”

Je remercie tous ceux qui ont contribué à la réussite de ce déplacement.

Diplomatie parlementaire

Ambassade de France

Mon second déplacement en Pologne m’a permis de faire le point sur la relation bilatérale à la faveur d’une réunion conduite par Frédéric Billet, ambassadeur de France en Pologne, en présence des chefs de service, Lucie Stepanyan, première conseillère, le conseiller économique, la représentante de Business France, l’attaché de sécurité intérieure et le consul adjoint.

La guerre en Ukraine rebat les cartes dans la région. 12.000 soldats américains sont désormais positionnés en Pologne contre 4.500 avant le conflit. La Pologne est le pays qui accueilli le plus de réfugiés ukrainiens : 1,5 millions.

C’est un pays stratégique incontournable qui se situe désormais à la 23ème place mondiale pour son produit intérieur brut et c’est l’économie européenne affichant la plus forte croissance depuis la pandémie (+7% en 2021 et +5% en 2022).

La Commission européenne a ouvert une procédure d’infraction en envoyant, il y a deux semaines, une lettre de mise en demeure à la Pologne pour violation du droit de l’UE.

Décision prise suite à la création récente d’une commission spéciale d’enquête sur l’influence russe, capable de condamner des responsables politiques sans le contrôle d’un juge, et de potentiellement bloquer des candidats de l’opposition, à quelques semaines des prochaines élections législatives prévues le 15 octobre prochain.

Les relations houleuses entre l’Union Européenne et le parti populiste nationaliste au pouvoir (PIS), n’empêchent pas les Polonais de rester europhiles à 80%.

Ils se révèlent également plutôt francophiles. La relation avec notre partenaire est excellente en matière de sécurité. La coopération en sécurité civile constitue le meilleur exemple. L’an dernier, une compagnie de pompiers polonais est venue en renfort pour aider notre pays à lutter contre les incendies. Cette année, une compagnie viendra en renfort à Aix en Provence pour l’été, dès le mois de juillet.

Un état d’esprit qui invite à multiplier les partenariats. +d’images

Consulat

Visite du consulat de France à Varsovie à la rencontre des équipes en compagnie de Ludovic Rousseau, consul adjoint.

5711 compatriotes sont inscrits au registre consulaire en Pologne, dont 40% sont binationaux, mais il faut ajouter 2000 étudiants Erasmus non inscrits.

Ludovic Rousseau témoigne d’une communauté qui s’est révélée très solidaire lorsqu’il a fallu accueillir les Français d’ Ukraine. Le début de l’invasion de l’Ukraine a nécessité que le consulat de France positionne trois points d’accueils à la frontière pour faciliter les rapatriements vers la France en organisant l’hôtel pour une à trois nuits et la réservation des vols.

Le consul adjoint vante le dynamisme associatif en citant Varsovie Accueil, UFE, ADFE, RFE et Entraide pour sa part.

L’événement French Touch est attendu par le public polonais. Il démontre la proximité qui unit nos deux communautés. +d’images

Diplomatie économique

French Touch La Belle Vie 

Transmettre l’appétit pour la France et pour son art de vivre.

Merci à Eric Salvat, président du conseil consulaire pour la Pologne, qui m’a permis de discuter des priorités de la communauté française en Pologne.

CEO d’Axia Digital, une société lyonnaise spécialisée dans le marketing digital, Eric incarne à merveille le profil entrepreneurial de nombreux compatriotes installés dans le pays. Il rachète la licence de la French Touch qui célèbre l’amitié franco-polonaise depuis 2015 à son initiateur.

Le show French Touch La Belle Vie se déroule dans le cadre prestigieux du théâtre national de Wielki, au cours duquel se produisent des artistes polonais et français de premier plan. Durant le Gala, un prix est décerné à des personnalités exceptionnelles, associées à la Pologne et à la France.

Diffusé en direct en prime time, il remporte un vif succès en rassemblant plus de 5 millions de téléspectateurs lors de ses différentes diffusions. Pour les entreprises et les distributeurs, French Touch est l’occasion de promouvoir un savoir-faire unique et des produits français ou d’inspiration française. Pour les consommateurs, c’est l’accès à des offres promotionnelles spéciales et à une sélection exceptionnelle de produits et de services.

L’opération commerciale French Touch est un événement auquel participent plus de 7000 points de vente. Les offres promotionnelles des partenaires sont partagées sur les réseaux sociaux et via l’envoi d’emailings.

Infatigable, Eric va développer la marque dans le domaine du B2B, du sport et à l’international avec déjà la Roumanie comme second pays. D’autres pays suivront.

Pour réussir dans cette aventure French Touch, Éric est associé avec Grzegosz Krychowiak footballeur de haut niveau et icône de l’amitié franco-polonaise.

Lancement French Tech Varsovie

Très heureux d’avoir pu assister au lancement de la French Tech Varsovie, présidée par Frédéric Delamare (park4night.com) et Walid Barsali (BallSquad)

Le réseau des communautés French Tech s’élargit à Varsovie qui, avec la French Tech Cracovie, appuiera la promotion de l’attractivité de la France auprès des investisseurs et talents tech polonais, en particulier dans les domaines de la transition écologique et de l’innovation (start-ups).

J’ai retrouvé Romain Rebour, président French Tech Cracovie, rencontré l’an dernier avec son équipe (compte-rendu).

Le développement de la Pologne, son marché en croissance et sa proximité culturelle et géographique représentent des atouts pour l’avenir des startups françaises.

La France est un partenaire historique pour la Pologne, étant le 2eme investisseur et 3eme employeur étranger.

Les Communautés French Tech à l’international au nombre de 67 à travers le monde ont été créées à l’initiative du ministère de l’Économie, des Finances et de la Souveraineté industrielle et numérique. Ce sont des regroupements d’entrepreneuses et d’entrepreneurs français ou francophiles, bénévoles et établis localement.

Ensemble, et soutenus par les institutions françaises locales (consulat général de Cracovie, ambassade française en Pologne, Business France, CCI France-Pologne) présentes pour l’événement, la French Tech œuvre renforcer les liens entre la communauté technologique franco-polonaise et d’encourager l’échange d’expériences par le biais de rencontres. +d’images

Chambre de commerce – CCEF

« Ici, l’économie va très bien », m’a dit un entrepreneur !

J’ai fini ma journée de travail à Varsovie avec un événement en trois temps qui m’a permis de le mesurer.

1️⃣ J’ai participé à la fin du conseil d’administration de la Chambre de commerce et d’industrie France-Pologne (CCIFP), présidé par Tareck Ouaibi, durant lequel j’ai eu l’honneur de pouvoir partager certains éléments de mon parcours entrepreneurial.
La CCIFP compte environ 350 membres.

2️⃣ Ensuite, j’ai assisté à l’hommage rendu à Laurence de Touchet, directrice Business France Pologne qui quitte son poste après un séjour de 4 ans, de la part du président de la Chambre Tareck Ouaibi et de Joanna Jaroch-Pszeniczna, directrice

J’ai ensuite échangé avec divers membres adhérents de la CCIFP. Nous avons parlé du Karpacz forum prévu début septembre, qui s’affirme comme le Davos de l’est européen. La CCIFP organise un stand France pour ce forum économique.

3️⃣ Pour finir, un diner avec des personnalités françaises du monde économique, Jean Rossi, conseiller des FDE Pologne (Price Waterhouse PwC Polska) ; Olivier Degand, pdt CCEF Pologne (Mazars) ; Nadia Degand (Crédit agricole Pologne) et Georges Garozzo, Ufe Pologne.

Qualifié de « pays plus libéral que les États-Unis », un des interlocuteurs m’a averti qu’il ne faut pas chercher à compter sur l’État. En cas de pépin de santé, chacun sait qu’il faut compter sur son épargne.

Le pays est en plein boum et le marché de l’emploi en pleine tension.
Une entreprise qui compte 7000 salariés avoue qu’il lui manque 30% d’effectifs.
La France est le 3ème employeur étranger en Pologne.
Les implantations d’entreprises étrangères affluent à l’image d’Intel qui annonce un investissement de 4,5 milliards de dollars.

La Pologne a dépassé la France pour les exportations vers l’Allemagne.

J’ai retrouvé à Varsovie la même confiance dans l’avenir que celle que j’observe habituellement dans le Golfe. +d’images

Réseau RFE

Entretien avec Laurent Blondeau, président du Réseau Francophone de l’Entrepreneuriat en Pologne (RFE Pologne) qui est un expert dans le domaine énergétique.

Cette association a été créée il y a 3 ans par 12 entrepreneurs francophones, venus des quatre coins du monde. Ils doublent leur nombre chaque année et sont actuellement 56. Laurent Blondeau s’attend à en compter 100 à la fin 2023.

Ils mettent leurs réseaux, leurs expériences et une partie de leur temps libre au service des entrepreneurs et futurs entrepreneurs vivant en Pologne.

Faire la promotion de l’entrepreneuriat francophone est la principale ambition des fondateurs de RFE Pologne. C’est à ce titre que Laurent Blondeau a rencontré Olivier Becht, ministre du Commerce extérieur et des Français de l’étranger lors de sa venue en Pologne.

Il a souligné le problème des frais bancaires supportés par les entreprises situées en Pologne ou en France. C’est une priorité qu’il faut adresser.
Je dirais que l’union bancaire européenne est à construire afin de faciliter l’ouverture de compte dans différents pays où les entrepreneurs veulent travailler et limiter les frais bancaires, surtout entre pays européens.

Éducation

Lycée Français de Varsovie René Goscinny

Situé sur 2 sites en plein coeur de Varsovie, à proximité des ambassades, le lycée est un établissement en gestion directe (EGD) de l’AEFE qui accueille 723 élèves de la maternelle au baccalauréat.

Lors de ma rencontre avec Anne Lesage, proviseure, Franck Bis, directeur, et Philippe Morisset, attaché de coopération éducative, nous avons évoqué le statut transitoire de l’EGD, prévu à un retour à un établissement conventionné, dirigé par une fondation créée récemment à cet effet.

Deux options sont à l’étude pour offrir des infrastructures modernisées.
La première serait la construction d’un nouveau site en périphérie. La seconde privilégierait la restauration des locaux actuels dont certains sont loués. La grande complexité de la situation immobilière explique la difficulté de dégager un plan clair pour faire grandir cet établissement.

Par ailleurs, 13 établissements détiennent le LabelFrancEducation. Un chiffre qui pourrait être porté à 14 en 2024, car l’école internationale trilingue de Varsovie sera candidate au Label.

La Pologne dispose d’un réseau de 17 écoles reconnues bilingues. Il faut que les élèves bénéficient d’un enseignement du français dans deux disciplines non-linguistiques pour que la section soit reconnue bilingue par les autorités polonaises. +d’images

Culture

Institut français

Visite de l’Institut français de Pologne en présence d’Audelin Chappuis, directeur et conseiller de coopération et d’action culturelle, et de Jérémy Royer, secrétaire général, pour une rencontre avec toute l’équipe de la médiathèque.

Les deux sites de Varsovie et Cracovie accueillent 3000 apprenants de français.

En matière culturelle, l’intérêt pour la France est significatif. Notre pays pointe à la deuxième place pour les traductions de livres en polonais, derrière les États-Unis. Les films français sont également les seconds films européens projetés en Pologne après les Allemands.

Ne disposant pas de salle de projection, l’Institut Français travaille avec 11 cinémas en Pologne pour organiser le festival du film français.

38 personnes travaillent à l’Institut français de Pologne sans compter les 60 professeurs.

À noter, l’IF cartographie la presse biélorusse en exil, afin de s’appuyer sur elle pour réaliser des projets concrets de lutte contre les manipulations de l’information. +d’images

En circonscription au Royaume-Uni – Londres (11-20 juin 2023)

Un déplacement à Londres qui s’est déroulé trois temps pour des célébrations : Parapluie FLAM (10 ans) ; CCIFGB (140 ans) ; Appel du général ;

Par ailleurs, c’est aussi les 15 ans du plan École du Royaume-Uni !

Sophie Routier, déléguée consulaire indépendante, en a été l’une des instigatrices, Amelie Mallet, conseillère consulaire indépendante, plaide avec raison pour sa relance, afin de retrouver un développement plus harmonieux de nos établissements de la capitale britannique.

Devoir de mémoire

Amicale gaulliste

A l’occasion de la visite à Londres de Gérard Larcher, président du Sénat, et d’une délégation sénatoriale de l’Amicale gaulliste, Hélène Duchêne, ambassadrice de France au Royaume-Uni, a organisé une réception en présence de représentants de la communauté française de Londres.

Dans son vibrant discours, le président du Sénat a rappelé les réunions à Londres avec Jean Moulin qui ont conduit à la création du Conseil national de la résistance en 1943, l’organisme représentatif de toutes les tendances politiques de la Résistance.

Très heureux d’avoir revu de nombreux collègues sénateurs, les conseillers des Français de l’étranger de Londres comme Amelie Ersman Mallet, Marie Claire Sparrow et Patricia Connell et les présidents d’associations.

Mention particulière à la déléguée Grande-Bretagne de la fondation France Libre à Londres, Brigitte Williams, pour lui souhaiter un joyeux anniversaire. +d’images

Commémoration de l’Appel du 18 juin

Le soleil radieux de Londres était du rendez-vous pour célébrer l’Appel du 18 juin, à l’invitation d’Helene Duchêne, ambassadrice de France au Royaume-Uni, en présence de Gérard Larcher, président du Sénat, accompagné d’une grande délégation de sénateurs et d’anciens de l’Amicale gaulliste.

Les élèves du lycée Charles de Gaulle et du Lycée International de Londres Winston Churchill ont, tour à tour, lu l’Appel du général et une lettre de Patricia Miralles, secrétaire d’État chargée des Anciens combattants et de la Mémoire.

Cette cérémonie offre chaque année le plaisir de retrouver les nombreux amis qui défendent le devoir de mémoire, auprès de la statue du général qui fait face à ses bureaux du 4 Carlton Gardens.

Amelie Ersman Mallet, Patricia Connell et Sophie Routier, élus des FDE de Londres, ont également participé aux côtés d’Alexandre Holroyd, député, et Joëlle Garriaud-Maylam, sénatrice.

Très heureux d’avoir pu mesurer la popularité du président du Sénat à l’issue de la cérémonie. +d’images

Diplomatie économique

CCIFGB – 140ème Anniversaire

Ravi d’avoir retrouvé de nombreux membres de la Chambre de commerce franco-britannique (CCIFGB) à l’occasion de la 87ème Assemblée générale qui marquait aussi le 140ème anniversaire de cette chambre de commerce et d’industrie bilatérale.

C’était la première AGM en présentiel depuis 2019. 4 ans déjà.

Les administrateurs avaient choisi de retrouver le cadre de l’Hotel Café Royal, un palace situé à deux pas de Piccadilly, où la CCIFGB a tenu ses premiers conseils.

La présidente Fabienne Viala, le trésorier Nicolas Riboulet et le directeur général Intérimaire David Lutton se sont succedés pour décrire l’activité de la CCIFGB qui renoue en 2022 avec la croissance.

Le nombre de membres s’élève à 364 en progrès de 61 membres.
Le chiffre d’affaires de la Chambre s’élève à 1.729.000 livres sterling en hausse de 11% en 2022.
La visibilité de la Chambre s’accroît sur les réseaux avec 38.000 visiteurs sur le site internet.

Même si chacun cherche toujours une raison positive au Brexit, les membres rencontrés n’ont perdu en rien leur pragmatisme et poursuivent leur chemin avec confiance. +d’images

Enseignement

10 ans du Parapluie FLAM

Très heureux d’avoir eu l’opportunité de participer au dixième anniversaire du Parapluie FLAM (Français langue maternelle), après avoir assisté à chacun de ses anniversaires depuis sa création.

La célébration s’est tenue dans la magnifique bibliothèque de l’Institut français de Londres ce dimanche 11 juin 2023, sur le lieu même où elle a été créée (en savoir plus).

Présidée par Sophie Gavrois-Karnavos (Birmingham), l’association fédère les 55 structures FLAM ou Petites Écoles FLAM qui accueillent chaque samedi 5.500 élèves au Royaume-Uni.

Lors de mon intervention, j’ai salué l’action de sa présidente et les membres du Board qui ont été présents durant toute la décennie. Ils ont tenu la barre solidairement avec un esprit de dévouement et de concorde très inspirant :
. Christian Ravel, co-fondateur et premier président de l’association, aujourd’hui chargé des relations publiques et toujours président du conseil d’administration (board of trustees),
. Shabir Djakiodine (trésorier et administrateur, expert-comptable en charge au lancement de la création des statuts et des aspects légaux,
. Roch Miambanzila, vice-président, en charge du pôle administratif et administrateur,
. Sophie Lefèvre qui tient à bout de bras le pôle administratif de l’association.

J’ai remis une médaille du Sénat à Joëlle Simpson, deuxième présidente du Parapluie et toujours responsable du pôle pédagogie. Bien avant la création du Parapluie FLAM, Joëlle, qui a fondé la petite école d’Ealing, aidait déjà toutes les personnes qui souhaitaient créer une nouvelle petite école.

J’ai rendu hommage à toutes les personnes qui font vivre les multiples associations FLAM aux quatre coins du pays.

J’ai félicité Yves Letournel, attaché de Coopération pour le français à l’ambassade de France en 2013 pour avoir pris l’initiative de créer une structure fédérant les associations Flam du Royaume-Uni. Je lui ai rappelé cette conversation au retour d’une visite commune à l’école française de Bristol. Il souhaitait que les associations puissent prendre en main leur propre développement et ne soient plus dépendantes d’une structure administrative. Il est rare qu’un fonctionnaire départisse l’administration d’un pouvoir. Yves a inventé un partenariat public-associatif innovant qui a remarquablement fonctionné, car ses successeurs, Benoît le Devedec et Romain, ont magnifiquement contribué à la réussite du Parapluie FLAM.

Pour donner du retentissement à cet anniversaire, Caroline Cassin responsable culturel du Parapluie FLAM a lancé un concours de poésie intitulé mots en FLAM. 16 associations FLAM du Royaume Uni ont participé et plus de 130 poésies ont été envoyées.

16 jeunes gagnants, tous cycles confondus, accompagnés de leurs parents venus parfois de très loin ont pu partager leurs poèmes et émus l’assistance.
Certains d’entre eux n’étaient pas nés lorsque le Parapluie FLAM a été fondé.
Longue vie au Parapluie FLAM ! +d’images

Voir la VIDÉO

Université Dauphine

Invité par le professeur E.M. Mouhoud, président de l’Université Paris Dauphine, j’ai assisté le 16 juin au lancement du programme de formation des cadres en Audit Numérique, Conseil et Cybersécurité à l’Université Paris Dauphine-PSL, Campus de Londres.

Ce programme s’adresse à tout manager ou collaborateur d’une direction Audit et Conseil ou d’une direction des Systèmes d’information.

Il est conçu pour acquérir une expertise et des compétences tout en apprenant les outils et les procédures pour mener des processus d’audit numérique externe et interne, et des missions de conseil et de cybersécurité.

Ce programme donnera les outils nécessaires pour apprendre à identifier, analyser et traiter les risques numériques, évaluer les contrôles de cybersécurité et assurer l’alignement avec les objectifs organisationnels stratégiques et les exigences réglementaires. +d’images

Entretien avec Amelie Mallet

Amelie Mallet est conseillère des Français de Londres, également membre de l’Assemblée des Français de l’étranger pour l’Europe du Nord, où elle siège à la commission de l’Enseignement.

Après avoir échangé sur différentes priorités, comme les subventions aux associations, la commission des bourses, Amelie a insisté avec raison sur la nécessité d’un nouveau plan École à Londres.

Après l’évaluation négative reçue par le lycée Charles de Gaulle (EGD) en matière de sécurité, l’établissement a procédé au recrutement indispensable d’un personnel qualifié pour mettre en place un nouveau dispositif « Safeguarding ».

Pour y parvenir, la personne recherchée a été débauchée de l’autre établissement français – homologué – , le Lycée International de Londres Winston Churchill (LIL).

Eu égard aux difficultés de recrutement auxquelles sont confrontés nos établissements, il est regrettable de constater une concurrence entre eux, au bénéfice de l’EGD de l’AEFE, au lieu d’une collaboration constructive avec les établissements partenaires qui contribuent au financement du réseau.

En circonscription au Togo – Lomé – 4-5 mai 2023

Tous mes remerciements à Augustin Favereau (à droite de l’image), ambassadeur de France au Togo, pour son accueil à la Résidence et l’organisation de ma visite, en lien avec Eric Fouchard, président UFE Togo, qui m’a accueilli à l’aéroport.

A l’occasion de mon premier déplacement au Togo, j’étais accompagné d’Olivier Leloustre, conseiller des Française de l’étranger Togo et président UFE Cameroun-Douala, qui m’avait préparé un remarquable programme au Cameroun, les jours précédents (CR Kribi et CR Douala). Au Togo, sa présence nous a permis de croiser les expériences auprès de notre ambassadeur, comme des Français de Lomé réunis par l’UFE locale.

Lors de la réunion des acteurs de notre communauté à la Résidence, j’ai eu le plaisir d’échanger avec les élus des Français de l’étranger pour le Togo, Jean-Christophe Bègue et Koffi Mensah Attoh.

Diplomatie parlementaire

Assemblée nationale

L’accueil qui m’a été fait par les députés du groupe d’amitié Togo-France à l’Assemblée nationale m’a ému par son côté chaleureux et bienveillant.

J’étais accompagné par Augustin Favereau, ambassadeur de France au Togo, Olivier Leloustre, conseiller des Français de l’étranger pour le Cameroun et Christian Robert, premier conseiller.

Mme Essossimna Balouki Ep. Legzim, présidente du groupe d’amitié parlementaire France-Togo ; Prof. Germaine Kouméalo Anaté, députée, rapporteur de la commission Éducation, ancienne ministre de la Communication et de la culture ; et Alipui Sena, 3ème vice-président de l’Assemblée nationale, vice-président du groupe d’amitié France-Togo ont témoigné tour à tour de leur intérêt pour notre pays.

Les échanges renouvelés à plusieurs reprises entre les Présidents de nos pays depuis le début de l’année, démontrent l’absence de problèmes bilatéraux. Beaucoup de députés sont passés par la France pour leur enseignement et nous connaissent bien.

Mes collègues ont suggéré que nous ayons des échanges plus fréquemment pour analyser nos perceptions respectives sur des sujets d’intérêt partagés. Pour s’associer aux gens, on se rapproche plus facilement de ceux avec lesquels on a une affinité, m’ont-ils confié. Je suis reconnaissant envers mes collègues d’avoir partagé leur regard sur l’action de la France en Afrique et de leurs conseils pour me permettre de préparer mon discours au Sénat sur le sujet.

En guise d’hommage, j’ai conclu mon discours dans l’hémicycle avec une citation de l’honorable Alipui : Plutôt que « Plus de France », optez pour « Mieux de France » ! +d’images

Diplomatie économique

CCEF – Réunion Économique

Un petit pays aux grandes opportunités.

Déjeuner « économique » avec les CCEF Togo : Thierry Feraud (BB Lomé), Frédéric Maupetit (TotalEnergies), Jocelyne N’guessan (Société Générale), Christian Robert, premier conseiller de l’ambassade, Jérôme Froute, conseiller économique, Zolika Bouabdallah, directrice AFD, en présence d’Olivier Leloustre, CFDE.

Nous nous sommes retrouvés à la table d’hôtes Nomads Togo, ouverte récemment par Emmanuelle Aufray. Je lui présente tous mes vœux de succès.

Le savoir-faire français est reconnu et apprécié. L’environnement des affaires est favorable aux entrepreneurs.

La présence de la Société Générale qui accompagne également les PME au Togo est une chance pour nos compatriotes.

Le secteur de la formation a été identifié comme source de nombreuses opportunités.

Les CCEF m’ont sensibilisé à la nécessité de prendre en compte un environnement sécuritaire dégradé dans plusieurs régions en Afrique. Notre pays doit trouver les moyens de protéger nos entreprises face aux attaques directes émanant parfois de la milice Wagner.

Face à une concurrence internationale qui s’accroit, nous avons des avantages concurrentiels à faire valoir. Les entreprises françaises ont démontré qu’elles accompagnaient le développement des pays où elles sont implantées. Elles favorisent l’emploi local et réinvestissent localement. L’usage de la langue française constitue un atout reconnu. +d’images

Interstis

Avec Charles-Emmanuel Berc, président du groupe français VIPP Interstis, et Olivier Leloustre, CFDE, j’ai visité le centre d’appel téléphonique de Lomé, situé près de l’aéroport.

Installé au Togo depuis 2020, le groupe spécialisé dans les prestations de service après-vente téléphonique, de démarchage et de téléventes téléphoniques, se déploie en Afrique subsaharienne.

VIPP Intestis possède également, au #Bénin et au Cameroun, deux centres d’appel téléphonique employant au total plus de 3000 agents. Le plateau de Lomé qui réunit 300 collaborateurs s’apprête à déménager pour s’agrandir.

Félicitations à Charles-Emmanuel Berc, un entrepreneur à succès très inspirant. +d’images

Communauté française

Réunion à la Résidence

La communauté française à Lomé compte 2426 français dont la moitié sont des binationaux.

Très reconnaissant envers Augustin Favereau, ambassadeur de France au Togo, pour son accueil à la Résidence, afin de me permettre d’échanger avec les représentants de la communauté française, en présence des conseillers des Français de l’étranger pour le Togo, Jean-Christophe Bègue et Koffi Mensah Attoh.

L’ambassadeur a rappelé en ouverture l’importance de l’équipe France du service public et remercié chacun pour son implication afin d’accompagner nos compatriotes. Il souhaite mettre en place un comité de communication pour associer les compatriotes qui veulent s’impliquer et faire connaître les actions de la France dans le pays.

Eric Fouchard, président UFE section Togo, a mis l’accent sur la nécessité de s’inscrire au consulat pour prétendre bénéficier de services et a souligné les difficultés posées par les compatriotes qui vivent dans le pays sans assurance médicale. L’absence de couverture santé est également le point repris par le docteur Corinne Joulin, qui travaille au sein du Centre médico-social (CMS), car lorsqu’il y a un problème, cela devient vite un pépin important. Cela renvoie à la question de la responsabilité individuelle.

Le sujet de l’accessibilité du consulat a été évoquée par les représentantes de Lomé Accueil qui compte une centaine d’adhérents.

Olivier Leloustre, président UFE Cameroun-Douala, qui m’accompagnait dans cette mission, a partagé son expérience de soutien à l’action du consulat à Douala et Yaoundé. Une belle illustration de l’esprit collectif porté par l’ambassadeur. +d’images

UFE

Merci à Eric Fouchard, président UFE Togo, et à Simon Samklu pour être venus nous accueillir à l’aéroport à l’occasion de mon premier déplacement au Togo.

Accompagné par Olivier Leloustre, conseiller des FDE et pdt UFE pour le Cameroun, qui m’avait suggéré ce déplacement, nous sommes allés à la rencontre des membres de l’UFE Togo.

Le bar rooftop de l’hôtel Robinson Plage avec vue imprenable sur la mer constituait le cadre idéal pour découvrir l’éco-système local. À la faveur d’une réunion apéro avec les membres de l’UFE, j’ai recueilli leurs analyses respectives sur la situation économique, sociale et bien sûr politique. Eric avait sélectionné un échantillon éclectique qui m’a offert une excellente vision des perceptions respectives qui parfois se contredisent.

En général, nos compatriotes ne ressentent aucun sentiment anti-français, mais parfois plutôt un détachement d’une partie de la population envers notre pays, qui pêche au niveau de la communication.

Les gens qui viennent s’installer doivent apprendre à respecter les codes. Beaucoup m’ont fait part que le pire serait de chercher à transposer le modèle européen à l’Afrique. Chaque parcours était passionnant. Je n’ai pas vu l’après-midi passer à leur contact. Ils m’ont fait oublier l’escapade touristique prévue pour me permettre d’appréhender la culture locale. +d’images

New Robinson Plage

Merci à Christine le Saux, propriétaire de l’hôtel restaurant New Robinson, pour avoir accueilli la réunion de l’UFE Togo dans son bar roof top.

Situé dans un cadre idyllique en bord de mer, à seulement 15m du centre de Lomé et 5m du port, il constitue un lieu de villégiature idéal pour ceux qui choisissent un séjour avec les pieds sur la plage et figure dans le top 10 des hôtels de Lomé.

La vue sur les porte-conteneurs qui mouillent au large en attendant de pouvoir accoster témoigne de l’intense activité du port et alimente la rêverie. +d’images

Enseignement

Lycée Français de Lomé (LFL) / Ecole primaire Charles de Gaulle

Accueilli par Laurent Thomas, proviseur du lycée Français de Lomé, j’ai visité les deux sites de l’établissement, conventionné avec l’AEFE, qui accueillent 815 élèves de la maternelle à la terminale.

Tout d’abord, l’école primaire Charles de Gaulle, attenante à l’Institut Français du Togo.Inaugurée en 2016 pour accueillir les maternelles et les primaires, Thérèse Djé, directrice du primaire, nous a fait découvrir des installations offrant un espace satisfaisant et bien partagé.

Le lycée français de Lomé comprend les classes de collège et de lycée.

L’ établissement dispose de salles de sciences et de technologies bien équipées. Toutes les salles de classe sont climatisées et connectées à internet. La médiathèque accueille un espace pour faire de la radio. Très tôt, les jeunes élèves démontrent une réelle dextérité pour monter leurs podcasts. L’armoire des trophées de l’école témoigne d’une solide section sportive.
Le lycée français de Lomé accueille l’Institut régional de formation de la zone Afrique centrale. +d’images

Lycée international Cours Lumière

Rencontre avec Aimée et Marc Mino-Matot, co-fondateurs et dirigeants du lycée international Cours Lumière, qui scolarise 930 élèves de la maternelle à la terminale.

Le Cours Lumière dispose d’un cycle de Prépa ingénieur en partenariat avec l’école d’ingénieur française ESEO.

Créé il y a plus de 20 ans, l’établissement a débuté par les classes de collège qui faisaient défaut à l’époque au Togo. L’établissement accueille à 75% des enfants togolais. Il est le premier pourvoyeur de candidats au baccalauréat de la zone.

Membre de la MLF depuis 2018, cette appartenance leur permet de bénéficier de leurs services sur la pédagogie, la formation et le recrutement.

Depuis deux ans, le lycée prépare également les élèves à l’International Baccalauréat (IB) en anglais-français. Le Cours Lumière est devenu centre préparation pour Cambridge International pour le Togo et le Bénin.

Les cofondateurs saluent la démarche volontariste du Président de la République visant à doubler le nombre d’élèves dans le réseau d’enseignement français. Cette décision politique a entraîné l’homologation de leur établissement après 15 ans d’existence. Une reconnaissance méritée qui a fait la fierté des parents, des enseignants et des dirigeants. +d’images

Culture

Institut Français du Togo

Depuis 2015, l’Institut Français du Togo (IFT), ancien centre culturel français (CCF) a été relocalisé au cœur du quartier administratif de Lomé, face au consulat de France.

Accueilli par Alain Laëron, directeur délégué, j’ai visité l’IFT en compagnie d’Olivier Leloustre, et Charlotte Peiffer, attachée de coopération.

La qualité des installations mises à la disposition des artistes m’a agréablement surpris. Une médiathèque riche de 20.000 ouvrages physiques et près de 350.000 ouvrages numériques grâce à ses deux bibliothèques numériques, Culturethèque et Cairn.

Une grande scène ouverte pouvant accueillir jusqu’à 700 personnes pour des spectacles. Une salle de cinéma numérique de 120 places assises et une salle de conférence de 90 places assises.

Un espace Campus France accompagne les étudiants togolais dans leurs procédures de mobilité pour continuer leurs études supérieures en France. 39% des étudiants togolais choisissent la France pour leurs études supérieures, très loin devant le Sénégal (10%) qui arrive en seconde position, puis la Côte d’Ivoire (6%).

Sciences, Économie et Droit sont les trois filières favorites pour les universitaires togolais en France. En compagnie du Goethe-Institut, l’IFT porte le projet Togo créatif pour favoriser des projets croisés associant des artistes d’Afrique de l’ouest. +d’images

Médias

Lomé-bouge-info

Article paru sur Lomé-Bouge-info lors de mon passage au Togo.

“Visiblement, homme de terrain. Le Sénateur Cadic aime aller au contact des Français du monde entier pour parler avec eux, apprendre d’eux et surtout les écouter.”

Lisez l’article complet en cliquant ICI

En circonscription au Cameroun (2/2) – Douala & Dizangué – 03 mai 2023

Communauté française

UFE

Retour à Douala à l’invitation d’Olivier Leloustre, conseiller des Français de l’étranger pour le Cameroun.

Accueilli par Stéphane Catta, consul général à Douala à sa résidence, nous avons échangé avec le bureau de l’UFE local (Céline Girardin, Olivia Menana, Nicolas Nicolas et Kingue Bapeck) sur le projet de nouvelle école française à Kribi qui constitue ma priorité pour le Cameroun.

Afin de m’aider à préparer le débat au sénat sur la place de la France en Afrique, j’ai interrogé mes interlocuteurs sur le regard des Camerounais concernant la visite récente du Président de la République au Cameroun et plus généralement sur la France.

La visite d’Emmanuel Macron de 24 heures à Yaoundé semble avoir été trop rapide pour prétendre marquer les esprits dans un sens ou dans l’autre.

Ils invitent notre pays à mieux communiquer sur ce qu’il fait de positif et que nos entreprises s’associent plus aux actions de la communauté française locale.

Concernant Choose Africa, programme de l’AFD orienté vers les PME, deux dirigeants de PME m’ont déclaré que la ligne de crédit de 500 M€ pour le Cameroun était épuisée… dès l’ouverture.
Le problème de financement local de nos PME reste entier.

La capacité à délivrer des visas doit être augmentée pour répondre au désir de découvrir la France.

Les polémiques sur la France générées par quelques-uns sur les réseaux sociaux ne semblent pas être partagées par la population.

Ils suggèrent aux chaînes de télévision françaises qui diffusent sur l’Afrique que les “experts” soient plus équilibrés dans leurs propos, afin de mieux faire ressortir les apports positifs de la France plutôt que de développer des discours autocritiques qui relèvent parfois du French bashing.

Je remercie les participants d’avoir partagé leur vision très positive du Cameroun pour contribuer à perpétuer l’excellente relation bilatérale.

Enseignement

Soirée de gala – seconde levée de fonds

En 2023, l’UFE Cameroun-Douala, présidée par Olivier Leloustre, conseiller des FDE, a démarré la création d’une école internationale française à Kribi pour offrir une solution aux nombreux cadres nationaux, français, européens et internationaux qui seront amenés à s’installer à Kribi, où l’offre éducative reste très limitée.

L’UFE a créé l’association des 5 A’s (Aide À l’Alphabétisation et A l’Apprentissage de la langue Française).

La première soirée de levée de fonds, le 31 mars 2023 au Hilton, a permis de collecter plus de 13 millions de francs CFA.

Plus de 200 personnes ont répondu présent à la soirée de Gala annuel du 3 juin 2023 afin de participer à la seconde levée de fonds, en présence de Thierry Marchand, ambassadeur, Stéphane Catta, consul général, du conseiller culturel, et de représentants des autorités camerounaises.

Le consul général m’avait soufflé l’idée de créer une école française à Kribi, lors de mon premier passage à Douala en décembre 2020. L’idée a été reprise par l’UFE Cameroun.

Afin de marquer notre reconnaissance pour l’engagement de notre consul général, en faveur de notre communauté, j’ai remis une médaille du Sénat à Stéphane Catta.

Les bénéfices de la soirée ont été reversés à l’association gestionnaire de l’école (les 5 A’s).

Merci à tous les donateurs qui ont déjà permis de réunir la première moitié de la somme nécessaire pour concrétiser le projet.

Félicitations à Olivier Leloustre et à toute l’équipe UFE Cameroun pour avoir su créer l’engouement des représentants de la communauté camerounaise venue soutenir cette formidable initiative. +d’images

Diplomatie économique

Plantation du Haut Penja (PHP) / DIZANGUÉ

À la faveur de mon retour au Cameroun, j’ai eu l’opportunité de m’arrêter une nouvelle fois pour visiter un second site de plantation du Haut Penja (Njombé – déc 2020 : lire), filiale camerounaise de la Compagnie Fruitière, située à mi-chemin, sur la route entre Douala et Kribi.

Accueilli par Armel François, directeur général, en compagnie d’Olivier Leloustre, conseiller des Français de l’étranger Cameroun, de Stéphane Catta, consul général, et de l’équipe UFE Cameroun, nous avons échangé sur les progrès réalisés par l’entreprise depuis 30 mois.

Le site compte 600 employés sur les 7500 salariés par le groupe, essentiellement en zone rurale.

Ils ont commencé à planter des bananiers sur ce terrain de 1500 hectares en 2016, après avoir reçu des fonds de l’Union européenne. L’objectif était d’étendre la production de bananes, 3ème source de devises pour le pays après le pétrole et le bois. PHP exporte plus de 80% des bananes du Cameroun.

250 000 personnes dépendent de l’exploitation de la banane dans les zones rurales du pays.
Sur chaque bananier, un code barre permet d’enregistrer sa localisation au mètre près. Important, quand on doit gérer un parc qui recense 6 300 000 bananiers.
Mieux vaut maîtriser parfaitement son process, car le produit se périme très vite.
La PHP a ses propres navires pour garantir un transport réfrigéré à 24 heures près.
La banane arrive verte en France et doit murir en 4 jours.
2 jours plus tard, elle doit être délivrée sur chaque point de vente. +d’images

Risque routier

Les routes camerounaises sont dangereuses, en particulier l’axe Yaoundé-Douala, comme le rappelle le site Conseils aux voyageurs pour le pays.

J’ai pu l’observer à la faveur de mon retour de Kribi vers Douala.

Un camion s’est renversé sur le bas-côté et s’est embrasé. Il semble qu’il transportait de l’essence dans des conditions illicites.
L’absence de sécurité civile pour sécuriser la chaussée en cas d’accidents de la route constitue un risque supplémentaire.

L’autoroute reliant la capitale Yaoundé au port de Douala, annoncé depuis bientôt 10 ans peine à être achevée.

La plus grande vigilance est recommandée et la circulation de nuit est formellement déconseillée. +d’images

En circonscription au Cameroun (1/2) – Kribi – 02-03 mai 2023

Le projet de nouvelle école française à Kribi porté par Olivier Leloustre, conseiller des Français de l’étranger et l’équipe de la section UFE Cameroun qu’il préside, constitue ma priorité pour ce pays.

Lors de mon premier passage à Douala, en décembre 2020 (compte-rendu), Stéphane Catta, consul général, avait identifié le besoin de créer une école dans cette cité balnéaire, située à plus de 3 heures de route, au sud de Douala.

Nous sommes allés à Kribi pour la cérémonie de pose de la première pierre.

Enseignement

École Internationale de Kribi – Cérémonie

Il y a un peu plus de deux ans, j’avais partagé l’idée de Stéphane Catta, consul général, de créer une école à Kribi avec Olivier Leloustre qui, dès son élection, qui s’est emparé du projet, il y a tout juste un an. Son énergie d’entrepreneur et sa capacité à s’entourer des différents talents de la communauté locale et de partenaires font le reste.

Olivier m’a proposé de venir célébrer une opération “première pierre” en compagnie du consul général, avant la fin de sa mission prévue à l’été.

Le bâtiment dont la construction a déjà bien avancé est prévu pour accueillir 4 classes de la grande section de maternelle au CM2. La cérémonie a été suivie d’un cocktail offert par le conseiller Olivier Leloustre à la communauté française, qui s’est enthousiasmée pour le projet.

Tous mes vœux de succès à Olivier et l’équipe de l’UFE Cameroun. +d’images

Évêque de Kribi

Monseigneur Damaze, évêque de Kribi, m’a reçu avec toute la délégation qui porte le projet de l’école internationale de Kribi emmené par Olivier Leloustre, conseiller des FDE et président de l’UFE Cameroun, en présence de Stéphane Catta, consul general de Douala.

Mgr Damaze a remercié les animateurs du projet pour leur action en faveur de l’éducation, qui constitue sa priorité avec la santé.

Pour marquer son soutien, il propose de mettre à disposition un terrain de 4 hectares du diocèse pour bâtir la partie collège de l’école internationale afin de contribuer au développement de l’offre éducative.

Les écoles catholiques de Kribi vont de la maternelle au lycée.
Il serait heureux qu’elles puissent bénéficier du label France Éducation.
Il souhaite faire un centre d’apprentissage pour les métiers de base. +d’images

Diplomatie économique

Port – Kribi Conteneurs Terminal

Accueilli par Bertrand Lacroux, directeur d’exploitation de KCT, j’ai visité le terminal de conteneurs du port de Kribi qui va doubler de taille d’ici à 18 mois.

Doté d’un port en eau profonde à la différence de Douala, le port de Kribi devrait être en capacité de dépasser son aîné en volume dans deux ans.

Les entreprises comme Castel ou Nestlé ont déjà vu l’avantage de Kribi qui leur permet de gagner 10 à 14 jours sur le temps de fret. Certifié conforme au code international pour la sécurité des navires, le port prend toutes les mesures pour assurer la sûreté des opérations.

Il est pourvu d’un environnement digitalisé et d’infrastructures permettant de scanner 100% des conteneurs.

L’exploitation du port est assurée par un consortium franco-chinois. +d’images

Tractafric

Afin de témoigner du développement de la zone portuaire de Kribi, j’ai visité la société Tractafric, filiale du groupe marocain Optorg, en compagnie d’Olivier Leloustre, CFDE Cameroun, de Stéphane Catta, consul général, de Bertrand Lacroux, et des membres du bureau UFE Cameroun.

Tractafric, inaugurée en janvier 2021, assemble les machines de travaux publics de la société chinoise SEM, filiale américaine de Caterpillar.

L’équipe de 8 personnes a déjà assemblé 150 machines en moins de 30 mois. Elle vend, loue, répare et stocke les pièces de rechange des machines Caterpillar et SEM. +d’images

Kribi Golf & Country Club

Lorsque Robert Lacroux a eu l’idée de prendre sur la forêt vierge à l’entrée de la ville de Kribi pour créer ce golf d’un parcours de 2×9 trous homologué pour les compétitions, il a démontré ses qualités d’entrepreneur.

Surnommé Papa par les habitants de Kribi, par respect et affection, ce Français, serial entrepreneur, a l’Afrique chevillée au cœur et au corps. Il a partagé sa vie entre la Côte d’Ivoire et le Cameroun.

J’ai déambulé sur le parcours en compagnie d’Olivier Leloustre, CFDE Cameroun, de Stéphane Catta, consul général.

J’ai admiré la beauté des arbres qui dominent les joueurs, le vol élégant des Kalaos ou toucans et cherché des yeux les petits singes qui habitent les lieux.

Olivier m’a confié que Yannick Noah affectionne particulièrement l’endroit et fait partie des joueurs les plus réguliers. Le calme et la beauté des lieux permettent de le comprendre. +d’images

Hôtel du Phare

Cet hôtel-restaurant de 17 chambres et 6 appartements, les pieds dans l’océan allie charme et élégance.

Géré par Lionel Lacroux qui a récemment rejoint la section Cameroun des CCEF, il est le lieu de référence de cette cité balnéaire.

Choisi par Olivier Leloustre pour organiser sa soirée en présence du préfet de l’Océan, du commissaire spécial et du super-maire, l’établissement était le lieu idéal pour un dîner de présentation du projet de l’école internationale aux autorités locales.

Merci à tous les participants venus partager leur enthousiasme. +d’images

Hôtel Les Gites de Kribi

M. Descieux, Breton des côtes d’Armor, a ouvert son hôtel “Les gîtes de Kribi” dans la cité balnéaire, il y a 10 ans.

Il a commencé avec une petite maison pour sa belle-mère lorsqu’elle venait les voir.

De fil en aiguille, l’hôtel compte désormais 50 chambres et son restaurant “Au plaisir du goût”, les pieds sur la plage ravit les clients, spécialement à l’heure du coucher de soleil.

Le développement du port lui permet de voir progresser la fréquentation de sa salle de conférence. Il se réjouit de voir cette clientèle d’affaires compléter une clientèle de touristes traditionnels. +d’images

En circonscription en Algérie (3/3) – Alger – 22-23 mai 2023

Organisé conjointement par Bruno Clerc, consul général à Alger, et Radya Rahal, conseillère des Français de l’étranger, la qualité ce troisième déplacement à Alger leur doit beaucoup.

Je les remercie de m’avoir accompagné à chaque séquence.

Je remercie aussi sincèrement François Gouyette, ambassadeur de France en Algérie, de m’avoir accueilli à la Résidence de France, où le général de Gaulle a séjourné durant un an de 1943 à 1944.

Diplomatie parlementaire

Ambassade

Pour mon retour à Alger, l’ambassadeur François Gouyette a organisé un petit-déjeuner avec les chefs de service pour faire un tour d’horizon de la relation bilatérale.

Les visites successives à Alger du Président de la République et de la Première ministre accompagnée de 13 ministres illustrent l’amélioration de la relation entretenue entre nos deux pays, alors même qu’une visite du Président Tebboune en France, prévue initialement début mai, reste attendue.

Ce réchauffement accompagne un désir d’échanges avec la France que j’ai pu observer lors de mes échanges avec les Algériens.

Les espaces Campus France d’Algérie ont enregistré le record absolu de 53 000 dossiers de demandes pour venir en France afin d’y poursuivre des études supérieures contre près de 30 000 au Maroc. +d’images

Diplomatie économique

MM. Coutellier, Cadic, Bisac et Clerc

Forum régional CCEF : Maghreb / Sud-Méditerranée

À l’invitation de Patrick Coutellier, président de la section Algérie des conseillers du commerce extérieur de la France (CCEF) et de Michel Bisac, VP de la section et également président de la Chambre de commerce France-Algérie, j’ai participé à mon cinquième forum régional des CCEF de l’année consacré au Maghreb / Sud-Méditerranée (Moyen Orient à Tel Aviv en janvier, Asie à Hô Chi Minh en mars, Océan Indien à Nosy Be en avril, Amérique latine à Rio en mai).

J’ai assisté au discours d’ouverture de François Gouyette, ambassadeur de France en Algérie, et de Patrick Coutellier, en présence de Bruno Clerc, consul général de France à Alger, et de Magali Cesana (DG Trésor).

L’ambassadeur a souligné la volonté du Président de la République Emmanuel Macron d’ancrer la relation bilatérale dans la stabilité et la durée. Il a rappelé les atouts de l’Algérie et l’opportunité d’accompagner le pays dans la transition énergétique et le numérique.

Les organisateurs m’ont demandé d’intervenir durant 30 minutes devant les 65 participants.

Michel Bisac, qui savait que l’on avait beaucoup parlé géopolitique au forum Afrique des CCEF en 2022, m’avait demandé de dire ce que je pensais sur le sujet sans langue de bois.

J’ai fait un état des lieux des menaces et rappelé que les choses ne se passaient jamais comme prévu. Cela implique de privilégier l’adaptabilité et le pragmatisme pour aborder les marchés à l’étranger.

Qui aurait pu prévoir, en janvier 2022, la volte-face des Espagnols sur le Sahara occidental, deux mois plus tard, et que les relations tomberaient à un niveau zéro entre l’Algérie et l’Espagne, alors que les Espagnols étaient présentés comme le premier partenaire européen des Algériens, après la visite du premier ministre Sanchez en octobre 2020 ?

De son côté, Patrick Coutellier m’a demandé de décrire ma vision de ce qu’il faudrait faire pour développer le commerce extérieur.

Depuis de longues années, je préconise de rationaliser l’organisation du réseau du commerce extérieur en s’appuyant sur nos chambres à l’étranger comme le font les Allemands. J’ai souligné les faiblesses de compétitivité de nombreuses conventions fiscales bilatérales de la France face à des partenaires européens. Cela conduit de nombreuses entreprises françaises à investir depuis un autre pays que l’Hexagone pour maximiser les remontées de dividendes.

J’ai ensuite dévoilé d’autres idées susceptibles de revoir la manière de distinguer l’approche économique des entreprises françaises face aux méthodes prédatrices des entreprises chinoises par exemple.

Les participants aux tables rondes qui ont suivi sur les opportunités d’affaires et les perspectives en profitant de l’impact des dynamiques régionales ; sur les opportunités en Lybie ; les stratégies hydrogènes au Maghreb ; la sécurité alimentaire au Maghreb, ont été éclairants.

L’UE reste le premier fournisseur des 3 pays du Maghreb avec 40 à 49% de leurs importations. En réponse à un participant basé en France qui redoutait l’instabilité juridique de ces pays, Patrick Coutellier a invité les participants, fort de son expérience, à favoriser les investissements industriels en privilégiant le long terme, à être agile et affuté réglementairement. +d’images

Communauté économique

À la faveur du forum des conseillers du commerce extérieur de la France pour le Maghreb et le sud Méditerranée, François Gouyette, ambassadeur de France, a invité les participants à la Résidence de France pour un cocktail dînatoire, en présence des conseillers des Français de l’étranger.

Présidée par Patrick Coutelier, la section Algérie, hôte de l’événement compte 26 CCEF. Michel Bisac, président de la Chambre de commerce franco-algérienne est également vice-président des CCEF Algérie.

La France est le 2ème client et le 2ème fournisseur de l’Algérie.
250 entreprises françaises implantées en Algérie emploient 100 000 personnes
Depuis 2021, le solde commercial est en faveur de l’Algérie.
Selon la Banque mondiale, l’Algérie est la 4ème puissance économique en Afrique. +d’images

Communauté française

Élus et associations

Accueilli par le consul général à la résidence consulaire pour un déjeuner avec les élus (Radya Rahal, Nadia Lahlouh, Djamal Hammoutene, Reda Ziriat) et les présidents d’associations de Français (Alger Accueil ; UFE ; Français du Monde ; AFSA), j’ai écouté les observations de nos représentants.

La circonscription consulaire d’Alger compte 18 585 inscrits, en baisse de 25% sur 5 ans. 90% d’entre eux sont binationaux. 77% vivent dans la grande agglomération d’Alger, tandis que 15% sont dans la région de Kabylie.

Toutefois, les rapatriements en France organisés entre mars et juin 2020, lors de la crise Covid, se sont élevés à 80 000 personnes. Il est donc probable qu’une proportion non négligeable de binationaux, qui vit à cheval sur les deux pays, fasse le choix de ne pas s’inscrire au consulat.

Le débat récent sur la maitrise de notre dépense publique a fait émerger le souci de s’assurer que certains d’entre eux ne bénéficient pas de prestations sociales françaises non exportables.

À l’inverse, comme me l’a mentionné un conseiller des FDE, les Français de l’étranger ont aussi besoin d’un numéro de sécurité sociale pour pouvoir acquitter des impôts en France lorsque cela est justifié. Le Président de la République s’y est engagé.

Nous avons évoqué les difficultés à percevoir les pensions venant d’Algérie, lorsque les personnes décident de partir en retraite en France, les lourdeurs administratives pour remonter les dividendes d’entreprises en Algérie vers l’hexagone et la nouvelle loi sur les associations.

Enseignement

Lycée International Alexandre Dumas (LIAD)

Visite des deux sites d’Alger du LIAD, établissement en gestion directe de l’AEFE, en compagnie de Bruno Clerc, consul général et Radya Rahal, conseillère des FDE.

Accueillis par Chantal Levy, proviseur, nous avons d’abord visité le site collège-lycée qui compte 1178 élèves. J’ai pu évaluer le projet immobilier GRAND LIAD. Ouvert en 2002, le LIAD a un plan ambitieux pour moderniser et étendre ses infrastructures.

Lors de mon échange avec les enseignants, j’ai pris conscience de l’engouement des Algériens pour notre enseignement. Il se traduit par un nombre très élevé de candidats libres pour passer le baccalauréat chaque année.

Pour 130 candidats venant du LIAD (100% de réussite), on compte 1700 candidats individuels. Si on ajoute les 1200 candidats au diplôme national du brevet et les 1400 aux examens anticipés, cela fait environ 4300 candidats libres aux examens français formés par des écoles algériennes.

Ceci explique pourquoi les cours sont interrompus dès le mois de mai au LIAD. Le passage des examens à Alger constitue un véritable défi. Je salue les enseignants qui y parviennent chaque année, en faisant preuve d’abnégation. +d’images

EPIAD (LIAD)

Visite de l’école primaire internationale Alexandre Dumas qui dépend du LIAD. Ce site regroupe les classes de maternelle et de primaire sur un espace qui lui permet d’envisager de s’agrandir. Il accueille 615 élèves qui s’initient à la botanique dès la maternelle.

Intrigués par la présence d’hommes en cravate et de la proviseure du LIAD dans la cour durant l’interclasse, des élèves de primaire se sont enquis des raisons de ma présence. Ils souhaitaient savoir si j’étais le président.

Je leur ai déclaré que je contrôlais l’action du gouvernement et que ma présence permettait de vérifier s’ils étaient satisfaits de la cantine et de la directrice de l’EPIAD.
A l’unanimité moins une voix, la restauration les enthousiasme.
Pour le reste, sans vouloir y voir un lien de cause à effet, j’ai remarqué que les élèves se relayaient souvent pour marquer leur affection de manière démonstrative à leur directrice.
Visiblement, ils souhaitaient tous la conserver. +d’images

Petite École d’Hydra

Monique Dangla, directrice de la Petite École d’Hydra, m’a accueilli avec Bruno Clerc, consul général et Radya Rahal, conseillère des FDE.

École conventionnée de la Mission Laïque Française (MLF), la Petite École d’Hydra est une école d’entreprises privées françaises (Accor, Bnp Paribas, Danone, Renault, Sanofi, Schneider Electric, Société Générale, Total, Lafarge…) qui délivre le programme d’enseignement français.

Elle scolarise 143 élèves de la très petite section de maternelle au CM2 pour les enfants de sociétés étrangères ou de diplomates. L’école anticipe de scolariser 160 à 170 élèves en 2023-2024 et semble sortir de la crise Covid. C’est à la fois rassurant et encourageant déclare Monique Dangla.

La capacité maximale des locaux est de 225 élèves. L’optimisation de l’espace m’a paru ingénieux. +d’images

En circonscription en Algérie (2/3) – Annaba – 19-21 mai 2023

À la faveur de mon retour à Annaba, huit ans après mon premier déplacement, je remercie François Pugeaut, consul général, et Sabri Mêle, conseiller des Français de l’étranger, pour l’organisation de ma visite de 48 heures dans cette ville chargée d’histoire qui abrite la basilique St Augustin, des ruines romaines et un musée.

La circonscription compte plus de 5000 compatriotes enregistrés sur la LEC.

Diplomatie parlementaire

Wali

Rencontre avec le Wali d’Annaba, Djamel Eddine Berrimi, et Youcef Chouchane, Maire d’Annaba, en compagnie de de François Pugeaut, consul général, et de Sabri Mêle, conseiller des FDE.

Lors de notre échange, j’ai apprécié le discours pragmatique du Wali, fait d’engagements fixés dans le temps.

Compte tenu des dégradations observées dans le cimetière chrétien d’Annaba, il nous a annoncé la décision que la mairie mette en place des installations électriques solaires, pour ne plus laisser le lieu dans l’obscurité, la nuit. De plus, les gardiens disposeront de chiens pour leur permettre de veiller sur les lieux.

Nous avons également évoqué les attentes de l’école française pour poursuivre son expansion. J’ai remercié le Wali pour son écoute et pour sa détermination à promouvoir Annaba et assurer son développement. +d’images

Communauté française

Consulat

Visite du Consulat organisée par François Pugeaut, consul général, en présence de Sabri Mêle, conseiller des Français de l’étranger.

Je me suis entretenu avec tous les services : social, administration des Français, état civil, visas…

Le consul et les agents titulaires s’appuient sur la loyauté d’agents recrutés localement, à l’image de Sabri, depuis sa réouverture au début des années 2000. Ils sont la mémoire de cette administration.

Les procédures rigoureuses et innovantes du service des visas permettent de localiser un passeport en quelques minutes, parmi les centaines de demandes instruites chaque jour. +d’images

Réception

François Pugeaut, consul général, a organisé une réception pour me permettre de renouer avec la communauté française, en présence des trois conseillers des Français de l’étranger : Abdelghani Boutaleb (Pdt), Sabri Mêle, Fwad Hasnaoui.

J’ai échangé avec nos compatriotes et des représentants algériens sur les progrès observés ces dernières années à Annaba, à commencer par la création d’une école française, annexe du LIAD d’Alger, la réfection de l’Institut français et la création d’une annexe, l’augmentation de la capacité hôtelière, le développement de la Chambre de commerce…

J’adresse un remerciement particulier à Farah Pugeaut, épouse du consul général, pour le soin qu’elle a apporté à la préparation de la soirée pour garantir sa réussite. +d’images

Diplomatie économique

Conserverie Cap de fer – chantier naval

Visite de l’usine de conserverie Cap de fer et du chantier naval de Nourredine Zemmour, en compagnie de François Pugeaut, consul général à Annaba, et Sabri Mêle, conseiller des FDE.

Cette entreprise familiale, où trois générations se côtoient dans la bonne humeur, emploie 200 personnes et s’est imposée dans l’agroalimentaire sur le marché intérieur comme à l’international.

L’unité de production traite 15 tonnes de thon par jour au rythme de 400 boites par minute, soit plus de 200 000 boites par jour.

Mais Nourredine Zemmour ne veut pas s’en tenir à ce succès. Il a entamé sur ses fonds propres la réalisation d’un chantier naval qui comprendra un port de plaisance et 4 hangars pour entreposer et entretenir les bateaux.

Le rêve d’une vie susceptible de créer une légende lorsqu’il sera accompli.

Nourredine Zemmour a promis de m’inviter pour assister à son inauguration. Je lui adresse tous mes vœux de réussite. +d’images

Enseignement

Lycée international Alexandre-Dumas

Visite de l’annexe du Lycée international Alexandre-Dumas (LIAD), organisée par Rim Othmani, directrice charismatique, en compagnie de François Pugeaut, consul général, et de Sabri Mêle, conseiller des FDE.

Fruit de la volonté de Bernard Emié, ancien ambassadeur de France en Algérie, qui voulait offrir un enseignement français en dehors d’Alger, cette annexe, ouverte en septembre 2018, accueille désormais 86 enfants de la maternelle à la 6ème. À la rentrée de septembre 2023, la directrice anticipe déjà 110 élèves avec l’ouverture d’une classe de 5ème. Le collège sera complet à la rentrée de 2025.

J’ai échangé avec les élèves de chacune des classes de l’école. Hormis les maternelles, visiblement intimidés, les enfants se sont montrés très ouverts, voire sans complexe, pour échanger avec un sénateur et exprimer leurs attentes. J’ai félicité les enseignants pour ce résultat lors de notre rencontre.

L’échange avec les parents s’est révélé très encourageant. Conscients de la chance offerte pour leurs enfants, consécutive à l’ouverture de cet établissement de l’AEFE, les parents expriment une attente forte pour qu’une solution soit trouvée, afin de leur offrir un chemin local pour accompagner leur progéniture jusqu’au baccalauréat. +d’images

Culture

Basilique

Comme je l’avais fait en 2015, je suis retourné pour revoir la basilique Saint-Augustin d’Annaba, évêque de la ville de 396 jusqu’à sa mort en 430.

Chrétiens comme Musulmans s’emploient à entretenir l’église Saint-Augustin qui fait partie du patrimoine historique d’Annaba. La basilique rénovée a été inaugurée le 19 octobre 2013

Le Père Basil Hilary m’a rappelé que la messe est célébrée le vendredi, jour de repos hebdomadaire en Algérie. Cela permet à tous les fidèles d’y assister sans avoir à s’absenter à leur emploi. +d’images

Institut Français

L’Institut français d’Annaba dirigé par Philippe Laleu a été totalement restauré en 2017-18.

La salle de cinéma a été remplacée par un espace fonctionnel et modulaire. L’appartement du directeur au sommet du bâtiment a cédé la place à une cafétéria. Le toit offre une terrasse devenue un espace de détente pour la jeunesse. Le sous-sol est équipé d’un bar à mangas et d’un studio d’enregistrement.

Les salles de cours de français enregistrent 2000 inscriptions par an. Son espace jeunesse à l’étage pour les cours de français réservés aux enfants et adolescents m’a paru très bien adapté.

L’espace Campus France traite 1500 demandes d’inscription dans l’enseignement supérieur en France.

J’ai également visité l’annexe qui permet aux jeunes artistes locaux d’exposer leurs œuvres.
Une belle évolution depuis mon précédent passage. +d’images

Social

Petites Soeurs des Pauvres

À proximité de la basilique, j’ai pris le temps de revoir les sœurs blanches qui ont créé un centre pour personnes âgées, destinées aux Algériens.

Malades ou personnes isolées, les personnes âgées algériennes sont entièrement prises en charge par les Petites Sœurs des pauvres et financées par des bienfaiteurs locaux.

Cette visite m’a offert des moments très émouvants, comme cette rencontre avec une centenaire qui se réjouissait de notre venue ou cet ancien fonctionnaire des postes, non voyant de 97 ans, qui m’a récité les pensées de Pascal et m’a lancé à mon départ : « Vive la France… sans les militaires et la police ». +d’images

Devoir de mémoire

Cimetières chrétiens d’Annaba et de Constantine

À l’occasion de ce 5ème déplacement en Algérie, et à la demande de l’association In Memoriam, je me suis rendu dans les cimetières chrétiens de Constantine et d’Annaba.

Les travaux de sécurisation du cimetière, engagés par les autorités, n’ont pas encore d’effets.

Si les dégradations sur les sépultures du cimetière de Constantine sont nombreuses et détestables, les profanations systématiques des tombes observées à Annaba sont révoltantes. Ceux qui s’en prennent à des morts se déshonorent et nuisent à l’image de leur pays.

Avec François Pugeaut, consul général, et Sabri Mêle, conseiller des FDE qui a présidé In Memoriam pendant 9 ans au début des années 2000, nous avons constaté ces outrages, dont certains sont récents.

Un rapport consécutif à une mission du Quai d’Orsay, destiné à faire le point sur l’état des cimetières chrétiens en Algérie, est en cours de rédaction.

Je souhaite exprimer ma solidarité et ma tristesse aux familles concernées par les atteintes à la mémoire de leurs parents ou de leurs proches. Je salue l’action et le dévouement de celles et ceux qui œuvrent pour entretenir notre mémoire. +d’images

En circonscription en Algérie (1/3) – Constantine & Skikda – 18-19 mai 2023

Retour en Algérie, pour un second déplacement dans l’est algérien.

À cette occasion, je me suis rendu pour la première fois à Constantine, 3ème ville la plus peuplée d’Algérie.

J’ai eu le plaisir d’y retrouver François Gouyette, ambassadeur de France en Algérie, qui m’avait reçu à Riyad et Tunis dans ses deux postes précédents, et François Pugeaut, consul général à Annaba, précédemment rencontré au Caire, en qualité de consul général en Égypte.

Diplomatie parlementaire

Wali

Nous avons été accueillis par Abdel Khalek Soueda, Wali de Constantine qui a présenté les attraits de la région en matière économique, touristique et culturel.

La ville de Constantine est jumelée avec Grenoble.

Les deux cités sont engagées dans des actions techniques de coopération décentralisée. +d’images

Diplomatie économique

Chambre de commerce

La wilaya de Constantine est dotée d’une base industrielle orientée vers l’agroalimentaire ; le BTP ; la mécanique ; l’industrie pharmaceutique ; l’artisanat ; le service…

J’ai été reçu à la Chambre de commerce par Souici Larbi, président, en compagnie de plusieurs membres du conseil d’administration.

Le président a déclaré que l’Algérie souhaite être un pays de production et a réformé sa législation pour s’ouvrir aux investissements étrangers en ce sens.

Il s’est déclaré très optimiste sur le développement du courant d’affaires avec la France, qui est le premier partenaire. La langue, la culture et l’histoire constituent des points communs pour nous permettre de réussir. Il s’est félicité de ses échanges avec la CCI de Grenoble.

Il a regretté la politique des visas de la France qui reste un frein au développement des échanges bilatéraux. 40 jours d’attente pour obtenir un visa est un délai trop long pour des hommes d’affaires. Le consul général a souhaité rassurer nos interlocuteurs sur la détermination de la France à améliorer ce point. +d’images

Social

Waha – Lutte contre le cancer

Visite de l’association Waha contre le cancer du Dr Abdelhamid Aberkane, ancien ministre de la Santé (située à El Khroub dans les environs de Constantine).

Depuis 12 ans, l’association accompagne les personnes confrontées à la maladie.

Cellules psychologiques pour surmonter le choc de l’annonce, 4 résidences d’une capacité de 24 lits pour permettre à un accompagnant de rester présent avec le patient pendant son traitement, espace de restauration et structure pour faire de la prévention.

Tout est pris en charge par des bénévoles pour permettre aux résidents en cours de traitement d’accéder à des moments de repos et de sérénité.

Très heureux d’entendre Dr Abdelhamid Aberkane saluer le soutien de mon ancien collègue Jean-Marie Bockel, de la mairie de Mulhouse et d’autres personnalités de la région qui ont favorisé la création d’une station de radio permettant à l’association de se faire connaître du grand public.

J’ai exprimé mon admiration à toutes ces personnes qui font preuve d’un grand courage pour affronter et surmonter la maladie. Une fois guéris, ils se mettent au service d’autres patients pour les aider à leur tour. Cette chaîne de solidarité constitue une très belle leçon de vie. +d’images

Culture

Ville des ponts

Constantine est une des villes les plus anciennes du monde (au moins 25 siècles). Construite sur un rocher de plus de 600 mètres d’altitude, entourée de profonds ravins, Constantine est la ville des ponts.

Le mélange culturel et civilisationnel numide, romain, arabo-musulman, turc et français rend cette ville incomparable.

Accompagné de François Gouyette, ambassadeur de France en Algérie ; de François Pugeaut, consul général à Annaba, et de leurs épouses, nous avons rendu visite à deux personnalités emblématiques de la culture à Constantine. +d’images

Librairie Media-Plus

Tout d’abord, à la librairie Media-Plus, point de rendez-vous de tous les écrivains et lecteurs attachés à la francophonie, pour échanger avec Saïd Yassine Hannachi, directeur des Éditions Média-Plus.

Libraire depuis 1986 et éditeur depuis 1991, Saïd Yassine Hannachi est membre de l’association internationale des libraires francophones depuis sa création. Il donne à sa librairie beaucoup d’énergie avec des animations culturelles pour la promotion de la lecture. +d’images

Maitre du Malouf

Constantine est aussi la ville du Malouf, la célèbre musique arabo-andalouse, dont l’ambassadeur est un fin connaisseur.

La famille du célèbre chanteur de Malouf, Mohamed Tahar Fergani, nous a accueilli à son domicile et fait découvrir l’art raffiné de la cuisine locale en musique.

Des moments privilégiés avec des amis qui soudent l’amitié entre la France et l’Algérie. +d’images

Institut français

Visite du très bel Institut français de Constantine situé au cœur de la ville, en compagnie de François Gouyette, ambassadeur de France en Algérie et de François Pugeaut, consul général à Annaba

Cette villa majestueuse qui a appartenu dans le passé à un riche minotier a été transformée en un centre culturel très prisé par les jeunes constantinois. Il comprend une salle de cinéma de 100 places et une terrasse qui offre une superbe vue sur le Rhumel.

1000 apprenants y suivent les cours de français chaque année et la médiathèque compte 4000 abonnés.

Le service Campus France a traité 3200 demandes d’accès à l’enseignement supérieur en France. +d’images

Skikda 

Skikda est une ville située entre Constantine et Annaba. Ancien comptoir phénicien, cette ville compte un patrimoine architectural important, dont le plus impressionnant reste l’amphithéâtre romain.

Je me suis rendu sur place en compagnie de François Pugeaut, consul général à Annaba, et Sabri Mêle, conseiller des Français de l’étranger, pour voir l’évolution de cette ville.

 

Diplomatie économique

Port de Skikda

La ville a vu la construction de l’usine de liquéfaction de gaz de Skikda par la société française Technip, à la fin des années 1970, pour le compte d’une société mixte franco-algérienne de gaz.

Skikda abrite le second port algérien en trafic de conteneurs après celui d’Alger.

Elle dispose désormais d’un pôle industriel d’importance internationale de la zone pétrochimique, s’étalant sur 1200 ha et abritant neuf unités industrielles.

Cette ville côtière présente des plages de paradis du sud méditerranéen est une région hautement touristique. Ses plages de sable fin et les sites panoramique avec vue imprenable sur la mer attirent des investisseurs qui ont partagé avec moi leur confiance dans les perspectives de développement touristique de cette région. +d’images

La Flèche Bleue Algérienne

Rencontre avec le directeur général adjoint de l’entreprise de logistique, la Flèche Bleue Algérienne, société de transport co-fondée à Skikda en 2004, par Jean-Jacques Dahan, un compatriote.

L’essentiel du transport de marchandises se fait par camion en Algérie.

Cette société de 1000 salariés dispose de 460 camions. Elle s’est imposée dans le monde du transport de marchandises depuis plusieurs années et occupe aujourd‘hui une place de leader.

Elle assure le stockage sur 5 sites, dont Skikda, Alger et Oran. Parmi leurs clients des grands noms comme Coca Cola ou Lafarge.
Une !

Félicitations pour cette belle réussite à Jean-Jacques Dahan et je lui exprime ma sincère reconnaissance pour avoir organisé notre accueil en son absence et permis de découvrir et apprécier Skikda. +d’images

 

En circonscription au Brésil (3/3) – Rio de Janeiro – 01–05 mai 2023

De retour à Rio de Janeiro, sept ans après mon précédent passage, pour assister au forum régional des CCEF intitulé Cône sud : une puissance tranquille.

J’ai ainsi eu le plaisir de retrouver Gérard Maréchal (au centre de l’image), consul général de France à Rio, après ses postes à Londres et Mexico, ainsi que Serge Borg, attaché de coopération éducative, avec lequel j’ai travaillé au développement de la francophonie lorsqu’il était en poste en Israël.

Ce nouveau déplacement à Rio m’a aussi offert le bonheur de retrouver Marie Godefroy, conseillère des Français de l’étranger et de rendre hommage à son dévouement en faveur des Français de Rio.

Je leur adresse à tous les trois toute ma gratitude pour l’organisation de mes séquences de travail et la chaleur de leur accueil !

Diplomatie économique

Forum Régional CCEF

“Cône Sud : une puissance tranquille”

Après les réunions régionales des CCEF pour le Moyen-Orient (Tel Aviv en janvier 23), pour l’Asie (Ho-Chi-Minh Ville en mars 23), pour l’Océan indien (Nosy-Be en avril 23), j’ai assisté à la réunion régionale pour l’Amérique latine organisée à Rio Janeiro par Frédéric Junck (Pdt section CCEF Brésil), en compagnie de Laurence Loyer (Pdte section CCEF Argentine), Jean-Marc Besnier (Pdt section CCEF Chili), Charles-Henry Chenut (Pdt section CCEF Amérique latine).

Ouverte par Frédéric Junck en compagnie de Brigitte Collet, ambassadrice de France au Brésil, Alain Bentéjac (Pdt CCEF), Denis Le Fers (DG Trésor), Laurent Saint Martin (Directeur Business France), la journée de travail qui a réuni en Amérique latine plus de 150 conseillers du commerce extérieur de la France, les conseillers économiques et les représentants de Business France, a représenté une opportunité de rencontres et d’échanges autour de divers sujets transversaux et d’actualités.

Les entreprises françaises investissent 89Mds euros au Brésil à comparer au 28Mds qui étaient investis en Russie. La remontée de dividendes des entreprises françaises implantées au Brésil contribue à notre balance des paiements.

Parmi les 200 CEO attendus au prochain sommet « Choose France », 7 viendront du Cône sud (Brésil-3; Chili-3; Argentine-1).

Ce forum régional a bien choisi son titre en qualifiant ce continent de “puissance tranquille”. Ses ressources naturelles gigantesques lui permettent de voir l’avenir avec sérénité.

Félicitations aux organisateurs pour la réussite de cette manifestation.

Hormis les événements en marge des conférences, j’ai assisté à trois tables rondes animées par Sandrine Weisz (Entreprendre à l’International) :

> La première, consacrée à la dynamique du Green business, a permis d’évoquer les réalités de la gestion de la forêt amazonienne qui diffèrent de la présentation parfois caricaturale des médias.
Le Brésil a déjà réalisé sa transition énergétique, puisque 80% de sa production provient du renouvelable.
Les métaux rares constituent un enjeu déterminant pour le Cône Sud qui possèderait 60% des gisements mondiaux de lithium.
Il faut 6 fois plus de métaux rares pour un véhicule électrique que pour un thermique. C’est le même rapport pour une centrale éolienne comparée à une centrale à charbon.

> La deuxième portait sur la révolution du e-business qui a fait évoluer le milieu des affaires du Cône Sud. Avec un principe de Warren Buffet en rappel de l’importance de suivre sa réputation sur les réseaux sociaux : « Il faut 20 ans pour bâtir une réputation, 5 minutes pour la détruire ». Et de rappeler que le Brésil est le 3ème utilisateur de YouTube au monde après les États-Unis et l’Inde.

> La troisième détaillait la stratégie chinoise en Amérique du Sud.
Les analyses d’Emmanuel Véron (Inalco) et Denis Le Fers (DG Trésor) étaient destinées à mieux évaluer comment se positionner face à une Chine qui agit sans état d’âme.
Un participant a informé l’assistance de l’adresse à Rio d’un centre policier clandestin chinois, signe que l’étau du Parti communiste chinois se resserre même pour les Chinois vivant à l’étranger.
J’ai partagé mes observations sur la tension qui s’exacerbe du fait que Pékin s’arme lourdement, en affirmant sa volonté de s’emparer, par la force s’il le faut, de Taiwan.
Le patron d’une multinationale française installée au Brésil m’a confié : « Nous nous sommes fait avoir avec la Russie, une première fois. Il n’y en aura pas deux avec la Chine. »
L’opération pour garantir un processus de fabrication indépendant des sources chinoises a été lancé. +d’images

Alain Bentéjac

Le mois prochain, Alain Bentéjac transmettra le flambeau de sa présidence du Conseil national des conseillers du commerce extérieur de la France (CCEF).

Durant les 9 ans de son mandat, j’ai assisté à la transformation de cette organisation qui s’est ouverte à l’extérieur et a gagné en visibilité.

Ses analyses exprimées lors des nombreux forums mondiaux ou régionaux des CCEF, auxquels j’ai pu participer aux quatre coins du monde, m’ont toujours paru pertinentes. La force de son engagement au service de notre diplomatie économique et sa capacité à faire prospérer les idées ont contribué à mettre en valeur l’importance des entrepreneurs français établis à l’étranger pour notre économie.

Fort de son sens du collectif, Alain a toujours su mettre en valeur l’équipe qui l’accompagne au conseil national et les présidents de section.

Ce message me permet de m’associer aux nombreux hommages qui lui ont été rendus par ses pairs tout au long du forum à Rio. +d’images

Chambre de commerce – Lycée Molière de Rio de Janeiro

Double rencontre avec la Chambre de commerce et d’industrie France Brésil (CCIFB).

> Tout d’abord une réunion à la CCIFB avec Jacqueline Saad, directrice de la CCIFB en présence de Marie Godefroy, conseillère des Français de l’étranger et Serge Borg, attaché de coopération éducative pour discuter de l’action de la CCIFB qui compte environ 100 membres et s’organise en commissions thématiques.

La France est le premier employeur étranger au Brésil et le troisième investisseur direct étranger. À la différence de la Chine qui s’approvisionne au Brésil et s’affiche comme son premier client à l’export, la France se fond dans le paysage brésilien et contribue à son développement de l’intérieur.

> Puis en présence de Gérard Maréchal, consul général, j’ai retrouvé Patrick Sabatier (L’Oréal), président de la CCIFB et également président du comité de gestion du lycée Molière, depuis un an.

Sollicité à l’époque par le consul général pour apaiser les tensions observées au lycée Molière, Patrick a professionnalisé le comité de gestion, qui comprend désormais 10 représentants d’entreprises de la CCIFB et un représentant des parents.

Changement de directeur administratif et financier, retour à l’équilibre financier, apaisement des relations au lycée, les problèmes du court terme sont désormais dépassés. L’heure est venue de construire un plan à 10 ans, conforme à une ambition de croissance pour cet établissement qui accueille 890 élèves.

Compte tenu de la baisse du nombre d’expatriés, Patrick souhaite attirer les Brésiliens dès la petite section de maternelle. Je me réjouis de cette nouvelle dynamique.

La professionnalisation des comités de gestion est une gouvernance que je recommande depuis toujours pour trouver un équilibre entre les attentes des parents d’élèves et les besoins des personnels, sans sacrifier les projets à plus long terme pour assurer le développement de l’établissement. +d’images

French Tech

Rencontre avec Xavier Leclerc et Olivier Mourier animateurs de la French Tech Rio en marge du Web Summit Rio.

En matière de simplification administrative, ils soulignent l’intérêt de l’utilisation d’un identifiant unique (CPF) qui facilite les démarches pour toutes les personnes qui le demandent, même les touristes.

Les Français qui réussissent au Brésil se fondent dans leur environnement et manquent de visibilité.

TotalEnergies et Carrefour n’apparaissent pas dans la balance commerciale au Brésil.

Communauté française

Élus consulaires

De retour à Rio de Janeiro, sept ans après mon précédent passage, pour assister au forum régional des CCEF, j’ai eu l’opportunité de retrouver Gérard Maréchal, consul général de France à Rio, après ses postes à Londres et Mexico.

Afin de me permettre de faire un point général sur la situation des 5 000 français inscrits au registre consulaire à Rio, le consul général m’a organisé trois réunions au consulat : la première avec les élus, puis les chefs de service et enfin une rencontre dédiée à la situation sécuritaire à Rio.

Lors de la première réunion, Mélanie Montinard, présidente du conseil consulaire, et Marie Godefroy, conseillère des Français de l’étranger, m’ont fait part de leur perception d’une hausse de l’insécurité depuis quelques mois.

Nous avons échangé sur l’évolution du réseau AEFE et les entrepreneurs français à l’étranger.

Les difficultés des retraités qui peinent à toucher leur pension française ont été soulignées. Certains attendent parfois 2 à 3 ans pour obtenir leur première pension. Une vingtaine de personnes sont actuellement dans cette situation. À l’inverse, une pension est toujours versée à une femme âgée de 123 ans, cas plus que suspect, lorsqu’il est apparu que son fils décédé, à l’âge de 85 ans, touchait alors la pension sur son compte personnel…

Au Brésil, les personnes qui vont chercher de l’argent au distributeur utilisent leurs empreintes. Cela vaut preuve de leur existence. +d’images

Maison de l’Europe

Deux réunions ont été organisées pour me permettre d’échanger avec la communauté française.

> La première initiée par Gérard Maréchal, s’est tenue à la maison de l’Europe dans la superbe médiathèque en présence de nombreux participants, parmi lesquels Mélanie Montinard, présidente du conseil consulaire, Marie Godefroy, conseillère des Français de l’étranger, Luis Fernando Serra, ancien ambassadeur du Brésil en France et Serge Borg, attaché de coopération éducative.

Cela m’a offert l’opportunité de saluer l’action de Gérard Maréchal qui a su persuader le Quai d’Orsay de conserver la maison de l’Europe à Rio.

L’édifice de treize étages abrite les services consulaires et culturels, la chambre de commerce, un théâtre, une grande médiathèque, mais également le consulat allemand.

Sa vente aurait traumatisé non seulement nos compatriotes mais également nos partenaires brésiliens.

> Le lendemain, Marie Godefroy m’a accueilli avec des compatriotes très investis à ses côtés en faveur des Français de Rio.

Cela m’a offert l’opportunité de saluer l’abnégation de Marie, infatigable point d’appui pour aider nos compatriotes à surmonter les difficultés administratives.

Un grand merci à Marie Godefroy et Gérard Maréchal. +d’images

Sécurité

Lors de nos échanges au consulat général, Gérard Maréchal a organisé une réunion dédiée à la situation sécuritaire à Rio, avec la participation de Pascal Gras, dirigeant de la Société Movisafe.

Son expérience d’engagé militaire a permis à Pascal de gagner la confiance de beaucoup de filiales, de grands groupes français, situées au Mexique d’abord, puis au Brésil pour les conseiller en matière de sécurité.

Il a été constaté une dégradation de la situation depuis la fin des JO. Les gangs sont sortis renforcés de la période Covid. Il est vivement déconseillé de visiter les favelas, notamment à Rio de Janeiro, même accompagné d’un guide.

La drogue fait des ravages au Brésil. Les agressions peuvent dégénérer très vite.

L’attention est attirée sur une drogue synthétique baptisée : « Bonne nuit Cendrillon », glissée discrètement dans le verre. Une fois ingérée, la personne fait tout ce qu’on lui demande sans se souvenir de ce qu’il s’est passé. Afin de protéger leurs clients, les hôtels refusent l’entrée à tout accompagnateur qui n’est pas enregistré. Je partage le conseil transmis : « Considérez que si vous laissez votre verre sur une table, il sera corrompu lorsque vous reviendrez ! »

Les quartiers qui ne veulent pas subir la loi des gangs s’organisent avec des milices. Le modèle économique de ces milices repose sur un pourcentage prélevé sur des produits qu’ils ont autorisés. Les personnes qui rentrent avec des produits non commissionnés dans le quartier protégé se mettent en danger. Un jeune compatriote qui a voulu s’opposer à ce système l’a payé de sa vie.

Il est vivement conseillé aux nouveaux arrivants de prendre conseil auprès des personnes installées de longue date sur les précautions à prendre pour le choix de leur habitation. Il est aussi recommandé de lire les conseils aux voyageurs publiés par le MEAE. +d’images

Enseignement

Label France Éducation, à Niterói

Ce nouveau déplacement à Rio m’a offert le bonheur de retrouver Serge Borg, attaché de coopération éducative, avec lequel j’ai travaillé lorsqu’il était en poste en Israël.

Serge a pris avantage de ma visite à Rio pour me permettre de participer à la cérémonie de remise du second Label FrancEducation du Brésil.

Nous avons traversé la baie de Rio en ferry, pour aller à Niteroi en compagnie de Gérard Maréchal, consul général de France. J’y ai découvert le CIEP 449, un lycée public bilingue portugais-français, dirigé par Cicero Tauil. Les élèves, sélectionnés, selon leurs résultats, viennent des favelas.

Lors de la visite de l’établissement, j’ai eu l’opportunité d’échanger avec les représentants officiels du Secrétariat d’état à l’éducation pour l’État de Rio, la municipalité de Niterói, l’université, les équipes enseignantes, et les élèves.

J’ai été séduit et même parfois impressionné par la maitrise de notre langue en discutant avec les élèves.

Lors de mon discours, j’ai rendu hommage à Marcela et Lucas, deux élèves de l’établissement qui connaissaient les paroles de la Marseillaise jouée pour la circonstance. J’ai ressenti une énorme émotion en entendant les élèves s’écrier « vive l’amitié Brésil-France ».

Lors du dévoilement de la plaque officielle, j’ai tenu à être accompagné par Serge Borg. Ce résultat est le fruit de son travail acharné au service de la promotion de la langue française. +d’images

Fédération brésilienne des professeurs de français

L’apprentissage de la langue française dans ce pays lusophone constitue un vrai défi sur ce continent dominé par l’anglais et l’espagnol. Signe encourageant : 145.000 apprenants de français sont recensés au Brésil.

Serge Borg m’a proposé de rencontrer Pedro Magalhães, président de la Fédération brésilienne des professeurs de français (FBPF).

Cette fédération est constituée de 27 associations couvrant les 27 états de la République fédérale du Brésil. Elle représente 835 professeurs de français.

Cette réunion de travail entrait dans le cadre de la préparation des SEDIFRALES, le Congrès panaméricain des professeurs de français (COPALC / FIPF) qui se tiendra à Brasilia en novembre 2023. +d’images

Culture

Alliance française

Visite de l’Alliance Française de Botafogo en compagnie de Serge Borg, attaché de coopération éducative, et Gérard Maréchal, consul général de France à Rio.

Accueilli par Nelson Tadeu, président de l’Abraf, Katia Chalita, présidente de l’Alliance française et Jean Bourdin, directeur de l’AF et coordinateur du réseau des 34 Alliances françaises du Brésil, nous avons visité les espaces de cours et la salle dédiée aux enfants.

La réunion de travail m’a permis de mesurer la difficulté de l’Alliance française à contenir une concurrence privée très offensive. Entre 2019 et 2023, l’AFde Rio a perdu un tiers de ses apprenants à 2000 par an, sur 3 sites. Ils étaient 7000 lors de mon passage en 2016.

Cette situation a nécessité une remise à plat de la stratégie pour attirer une clientèle très sollicitée sur les réseaux.

En utilisant la publicité en ligne, en développant un département de production de contenus numériques d’apprentissage autonome, en formant une équipe de Digital learning designers, l’AF Rio a vu son nombre de nouveaux apprenants repartir dans le bon sens cette année.

Il est anticipé que les chiffres enregistrés en 2019, avant le Covid, seront retrouvés début 2024. +d’images

En circonscription au Brésil (2/3) – Foz do Iguaçu – 29 avril-01 mai 2023

Afin de compléter ma mission dans l’État du Paraná, Ana Fábia Ferraz Martins, présidente du conseil consulaire, m’a proposé de visiter Foz do Iguaçu, le 2ème site touristique du Brésil après Rio.

Ce fut l’occasion de visiter les installations du colossal barrage d’Itaipu et de découvrir les impressionnantes chutes d’eau d’Iguaçu au coeur de la forêt tropicale.

A noter aussi que les autorités locales et les conservateurs du Centre Pompidou envisagent de créer une antenne Pompidou qui prendra le nom de MIA (Museu Internacional de Arte de Foz do Iguaçu).

Diplomatie économique

Barrage d’Itaipu : Une Hydro-diplomatie réussie

Visite du barrage d’Itaipu, élu comme l’une des sept merveilles du monde moderne, en compagnie d’Alexandre Barbosa, directeur de Projets, Événements et Collecte de fonds de la Fondation Culturelle de Foz do Iguaçu.

La centrale hydroélectrique d’Itaipu est située sur le Rio Paraná à la frontière entre le Brésil et le Paraguay.

Construite et exploitée à parts égales par les deux pays, la centrale est aujourd’hui la deuxième au monde derrière le barrage des Trois Gorges en Chine et reste la première en quantité cumulée d’énergie produite.

2800 personnes y travaillent, dont la moitié provient de chacun des deux pays partenaires. La direction de la centrale comme chacun des postes, tout autant que la production d’électricité sont partagés à égalité entre le Brésil et le Paraguay.

Les 20 turbines génèrent une puissance totale de 14 000 MW.
20% de la production de la centrale fournit 85% des besoins du Paraguay.

Le Paraguay revend automatiquement ses 30% non consommés au Brésil, qui reçoit au total 80% de la production d’Itaipu. Cela correspond à 8,5 % de la consommation du Brésil.

Pour sa construction, Itaipu a utilisé quinze fois plus de ciment que le tunnel sous la Manche.

Le lac de retenue s’étend jusqu’à 150 km au nord d’Itaipu. 13 millions d’arbres ont été plantés autour du lac pour limiter l’érosion et augmenter la durée de vie de la centrale.

J’ai eu l’opportunité de voir le barrage relâcher le trop plein du lac, ce qui arrive dans 5% du temps.

Le gigantisme de l’ouvrage et l’équilibre du partenariat trouvé entre deux pays pour l’exploiter, en tenant compte de la préoccupation de l’Argentine, illustrent l’efficacité d’une Hydro diplomatie réussie, chère à mon ami Fadi Comair. +d’images

Zone des trois Frontières

La zone des trois frontières entre le Brésil, l’Argentine et le Paraguay se situe au point de confluence entre les fleuves Iguaçu et le fleuve Paraná.

Elle réunit les villes de Puerto Iguazu (100 000 habitants) en Argentine ; Foz do Iguaçu (300 000 hab.) au Brésil ; et Ciudad del Este (400 000 hab) au Paraguay.

La dévaluation de la monnaie argentine a rendu la destination argentine très attractive pour les Brésiliens qui font la queue, parfois plus d’une heure, pour dîner dans la ville mitoyenne et faire des emplettes d’alcool ou de carburant à bon compte.

De son côté, le Paraguay a décidé de transformer sa ville frontière en zone franche, ce qui permet de trouver toutes les nouveautés technologiques à un prix très attractif.

En passant du Brésil en Argentine à deux reprises, j’ai pu évaluer la facilité avec laquelle on traverse la frontière. +d’images

Communauté française

Consul honoraire

Lors de mon échange avec Carlos Piedrabuena, consul honoraire à Foz do Iguaçu depuis 2008, j’ai découvert les pratiques qui permettent aux habitants de prendre avantage de la perméabilité de ces frontières et d’améliorer le pouvoir d’achat des habitants.

Cette zone est aussi connue pour son trafic de drogue, d’armes et de carburant.

La contrebande rapporterait ainsi plus de revenus que les 2 millions de touristes qui visitent les chutes chaque année (avant la pandémie).

Cette zone décrite comme dangereuse par beaucoup révèle plutôt une ville pleine d’énergie lorsque l’on prend le temps d’échanger avec ses habitants.

Culture 

Projet de centre Pompidou

Des discussions ont débuté pour ouvrir un musée Pompidou à Foz do Iguaçu, le MIA (Museu Internacional de Arte de Foz do Iguaçu), afin d’enrichir le patrimoine culturel de ce site mondialement connu.

Lors de mon échange avec Joaquim Rodrigues, président de la Fondation culturelle de la commune de Foz do Iguaçu, je l’ai assuré de ma détermination à soutenir ce projet de centre Pompidou, qui est porté non seulement par la ville mais également par l’État du Paraná, par Renault et par le barrage d’Itaipu. +d’images

Alliance française

Geferson Ecker, président de l’Alliance française d’Iguaçu, m’a accueilli en compagnie de toute l’équipe, un dimanche soir, pour un entretien convivial.

J’ai visité les locaux de cette petite Alliance méritante qui m’a surpris par ses installations.

Rares sont celles qui disposent d’une piscine ou d’une ruche pour élever les abeilles indigènes. Ces dernières sont minuscules et ont l’avantage de ne pas piquer.

L’Alliance française de Foz do Iguaçu, Brésil, a reçu le 2ème prix dans la catégorie « Vie de l’Alliance et éco responsabilité » pour le projet « Une Alliance favorable aux abeilles indigènes ». +d’images

Les chutes d’Iguaçu

À l’invitation de la mairie, grâce à Geferson Ecker, guide de la mairie qui est également président de l’Alliance française locale, j’ai parcouru plus de 10 kilomètres pour découvrir les chutes d’Iguaçu situées au milieu de la forêt tropicale entre le Brésil et l’Argentine. Ce site naturel est inscrit au patrimoine mondial par l’UNESCO.

Les multiples cataractes et leurs arcs-en-ciel fascinent. Les parcs nationaux, brésiliens et argentins, qui entourent la zone des chutes nous enveloppent dans la végétation exubérante de la jungle subtropicale, où s’épanouissent plantes, oiseaux et animaux.

D’autres sites intéressants sont à découvrir, comme le Parc des Oiseaux Tropicana. +d’images

Centre d’Etudes Supérieures de Conscientiologie

Visite du premier campus conscienciologique de la planète, dédié à l’enseignement et à la recherche dans le domaine de la conscientiologie, l’étude de la conscience.

Théorisée par Waldo Vieira, un médecin brésilien, la conscientiologie est une néoscience qui vise l’étude de la conscience et de ses diverses formes de manifestation. Le terme « conscientiologie » vient du latin : conscientia (connaissance) et du grec : logos (étude).

Nous avons découvert le Tertuliarium, un espace débat où se tiennent les Rencontres conscientiologiques et déambulé dans l’allée des génies de l’humanité qui comprend de nombreux français parmi lesquels : Pascal ; Descartes ; Diderot ; Rousseau ; Balzac ; Poincarré ; Louis Braille ; Pasteur ; Marie Curie…

Une visite très inspirante ! +d’images

Lire aussi l’article publié par “100Fronteiras”: Senador francês Olivier Cadic visita o CEAEC, em Foz do Iguaçu

Lire aussi le Rapport de visite édité par la municipalité de Foz do Iguaçu qui revient sur les étapes de mon déplacement (centrale hydroélectrique, parc national, Alliance française, CEAEC…) et rend compte de mes entretiens.

En circonscription au Brésil (1/3) – Curitiba – 27-28 avril 2023

Communauté française

Réunions

Retour au Brésil pour un premier déplacement dans l’État du Paraná, situé au sud de l’État de Sao Paulo, organisé par Ana Fábia Ferraz Martins, présidente du conseil consulaire (Sao Paulo).

489 français sont inscrits au Paraná, dont 414 dans sa capitale Curitiba et 75 répartis dans les autres villes de l’État, essentiellement à Foz do Iguaçu.

À l’occasion de deux déjeuners, dont l’un chez Anne-Marie Ballande-Romanelli, ex-conseillère des Français de l’étranger, j’ai eu l’opportunité d’échanger avec des compatriotes à l’accent parfois teinté de l’élégance propre aux Brésiliens.

Muriel, présidente de Curitiba Accueil, m’a confié que c’était sa première ville d’expatriée sans école française.

Claudia qui préside l’association des familles francophones, anime l’association FLAM.

Le Français est la langue de cœur au Brésil, a lancé un participant. Tous ont été unanimes pour dire qu’il fallait concentrer l’action sur le volet inter culturel et sur la langue française, qui marque un fort recul au Brésil.

Le plus étonnant a été Gilles devenu français après 43 ans de mariage. À 85 ans, il continue à faire des conférences à l’université, sur le fonctionnement du cerveau. +d’images

Diplomatie parlementaire

Sénateur Sergio Moro

Entretien privilégié avec le sénateur Sergio Moro pour échanger sur l’importance de signer l’accord commercial entre l’UE et le Mercosur. Le sénateur espère que les déclarations inappropriées du président Lula sur l’Ukraine ne porteront pas préjudice aux négociations commerciales.

Nous avons également discuté de l’importance d’approfondir la relation bilatérale entre nos deux pays. Le sénateur considère que le Brésil fait partie du camp des démocraties occidentales. À ce titre, même si la Chine est le premier partenaire commercial du Brésil, son pays ne doit pas en être dépendant. C’est pour cela qu’il plaide en faveur d’un accord européen avec le Mercosur.

J’ai pris avantage de son expérience de juge, puis d’ancien ministre de la Justice, pour l’interroger sur les questions de sécurité dans la région des trois frontières, au sud de l’État du Paraná.

Lorsqu’il a été juge, Sergio Moro est devenu une référence en matière de lutte contre la corruption. Il a été à l’origine de la procédure contre Lula, qui a abouti à sa condamnation par une juridiction de 9 juges et à son incarcération. Le sénateur Moro rappelle que le président Lula n’a pas été acquitté. Sa condamnation a été annulée par une Cour suprême amicale.

Son discours empreint d’une grande rectitude m’a permis de comprendre pourquoi il a gagné le respect et la considération de tant de Brésiliens.

Merci à Ana Fábia Ferraz Martins d’avoir organisé et participé à cette réunion. +d’images

Invest in Paraná

Rencontre en deux temps dans les locaux d’invest in Paraná avec Germano Ferraz Paciornik, président de CCI France Brésil et Ana Fábia Ferraz Martins.

Tout d’abord avec Ricardo Barros, secrétaire d’État à l’Industrie, au Commerce et aux Services pour le Paraná (ancien ministre de la Santé au Brési), puis avec Giancarlo Rocco et Bruna Radaelli, deux directeurs d’Invest in Paraná.

L’État du Paraná, dont la surface est équivalente à la France, est le 4ème PIB du Brésil et le 5ème en population. Le Paraná produit 2,5 milliards de poulets par an. Cet état est également le premier producteur de poissons du Brésil et le second pour les porcs.

Il est reconnu pour offrir la meilleure éducation du Brésil.

L’État prévoit de développer ses infrastructures en développant l’aéroport de Curitiba à l’international et de fournir une concession pour un réseau ferré de 1567 kilomètres, projet évalué à 5 milliards de dollars. +d’images

Mairie

Accueilli par Eduardo Pimentel Slaviero, vice-maire de Curitiba à l’hôtel de ville en compagnie d’Ana Fábia et de Germano Ferraz Paciornik, président CCI France-Brésil.

Cette ville connaît une expansion rapide, car elle est passée de 400.000 habitants à 2 millions en 40 ans. Curitiba est désormais la ville avec le plus grand nombre de voitures par habitant (1,8) du Brésil.

Le vice-maire a salué l’action de la France par l’intermédiaire de l’AFD. Depuis 2011, l’intervention de l’AFD vient l’aider à affronter les principaux défis de son agenda climat : améliorer la qualité des transports pour réduire le nombre de voitures et les émissions de gaz à effet de serre. Mais aussi préserver la biodiversité et s’adapter aux conséquences des changements climatiques, via la création d’un corridor écologique.

Eduardo Pimentel Slaviero a aimé l’idée de faire émerger une école française à Curitiba pour faciliter l’attraction d’entreprises françaises, à l’image de ce que Renault avait initié. +d’images

Diplomatie économique

Renault Brésil

Accueilli par Joaquim Martins, directeur financier de Renault Brésil, en présence d’Ana Fábia Ferraz Martins, présidente du conseil consulaire, j’ai visité l’usine de Renault installée à Curitiba depuis 1998. Une première de la part d’un parlementaire français, semble-t-il.

Le Brésil est le second marché le plus important de la marque au losange. Renault y détient 6,5% de parts de marché et a produit 185 000 véhicules en 2022.

Le site d’une surface de 2 500 000 mètres carrés comprend 900 000 d’espaces protégés. Si Renault Curitiba emploie directement 6000 personnes, ce sont 10 000 repas qui sont servis quotidiennement par le restaurant de l’usine. 25 000 personnes dépendent localement de Renault.

200 millions d’euros servis en salaires par an, 400 millions acquittés en impôts, Renault est une entreprise qui compte au Paraná.

J’ai eu l’opportunité de visiter de nombreuses opérations de construction des véhicules, de découvrir différents espaces de formation ou encore celui de prototypage rapide, et d’admirer des véhicules qui ont symbolisé l’évolution de la marque.

Merci à Joaquim Martins, et aux personnes rencontrées dans l’entreprise pour leur enthousiasme en faveur de Renault. +d’images

Entrepreneurs

La France est le pays qui a créé le plus d’emplois au Brésil. Si Renault est la locomotive des entreprises françaises du Paraná, le train des entreprises tricolores compte de nombreux wagons aux noms tout aussi prestigieux : Air liquide, Arcelor-Mittal, Jacquet, Kuhn, piscines Desjoyaux, Sonepar, Engie, Faurecia, Louis Dreyfus, Schneider Electric, Sodexo….

Lors du petit-déjeuner organisé par Joaquim Martins, directeur financier de Renault Brésil et ancien président de la chambre de commerce bilatérale à Curitiba, j’ai eu le plaisir de lui remettre une médaille du Sénat. Devenu français suite à ses multiples mérites professionnels en faveur de la France, j’ai voulu saluer ainsi son engagement permanent au service de la relation bilatérale et du rapprochement de nos deux pays.

Merci aux entrepreneurs présents lors de cette réunion très productive qui m’a permis de découvrir la pâtisserie-salon de thé « Louis-Philippe », créé par deux compatriotes.

Loïc, un des cofondateurs, m’a confié qu’il n’aurait jamais imaginé que tant d’habitants de Curitiba étaient francophones. Ils choisissent de venir pour avoir le plaisir d’y entretenir leur français. +d’images

Utopia Tropical – Julian et sa chocolaterie

Située dans le centre historique de Curitiba, j’ai visité la chocolaterie de Julian Caron Lys, associé à Gabriela Parfait.

Accompagné par Ana Fábia, j’ai ajouté cette ultime séquence à ce déplacement dans la capitale du Paraná pour encourager ces jeunes entrepreneurs méritants, rencontrés lors de la réunion économique du matin.

Ouverte en 2022 par Julian Caron Lys, entrepreneur franco-suisse, la chocolaterie Utopia Tropical fabrique artisanalement du chocolat à partir de fèves de cacao.

Ce projet s’inscrit dans la volonté de repenser l’équilibre Nord-Sud dans le marché de l’import-export de matières premières, tant dans la répartition des savoir-faire que des marchandises.

Ils agissent directement sur l’ensemble de la chaine, comme par exemple l’aide aux petits producteurs en agro-foresterie à développer les processus de fermentation et séchage, ou l’amélioration de la qualité du chocolat fin sur le marché brésilien, actuellement majoritairement importé d’Europe.

A terme, ils visent l’exportation de fèves de spécialité, de blocs de chocolat produits sur place et de produits dérivés du cacao qui laissera le maximum de valeur ajoutée dans le pays producteur. +d’images

Culture

Musée MON

Le Musée Oscar Niemeyer (MON) est un patrimoine de l’État, lié au secrétariat d’État à la Culture du Paraná. Considéré comme le plus grand musée d’Amérique latine, il compte environ 35 000 mètres carrés de surface construite et plus de 17 000 mètres carrés de surface d’exposition.

Accueilli par Luciana Casagrande Pereira, secrétaire d’État de la Culture et Juliana Vellozo, directrice du MON, j’ai visité ces bâtiments emblématiques, conçus par l’architecte brésilien Oscar Niemeyer, en compagnie d’Ana Fábia Ferraz Martins et Anne-Marie Ballande Romanelli.

Avec un total de 12 salles d’exposition, une vingtaine d’expositions sont organisées chaque année qui attirent un public moyen de 360 000 personnes.

Des noms comme Poty Lazzarotto, Alfredo Andersen, Joao Turin, Theodoro De Bona, Miguel Bakun, Guido Viaro, Helena Wong, Tarsila do Amaral, Cândido Portinari, Oscar Niemeyer, Ianelli, Caribé, Tomie Ohtake, Andy Warhol, Di Cavalcanti, Francisco Brennand , entre autres, en plus des œuvres d’art asiatiques et africaines, font partie de la collection MON.

J’ai également visité les pièces conservées dans la réserve technique, dans le laboratoire de conservation et de restauration, où elles sont préservées selon les critères muséologiques internationaux.

Oscar Niemeyer, l’un des plus grands noms de l’architecture moderne internationale, est mort le à l’âge de 104 ans. Il compte plus de 600 projets architecturaux à travers le monde, dont le siège du PCF place du Colonel Fabien à Paris. +d’images

Alliance française

Visite de l’Alliance française de Curitiba fondée en 1945, organisée par Benjamin Teulieres, directeur.

Depuis sa création, sa contribution à la diffusion des cultures francophones et de la langue française à Curitiba a été considérable.

L’Alliance française privilégie les échanges culturels grâce à une combinaison de facteurs exceptionnels dans un même environnement : cours de français, médiathèque, multiples activités culturelles et espaces dédiés aux arts et à la gastronomie – avec un Café et une Cuisine Pédagogique – tous deux axés sur la cuisine typique française et francophone.

La plupart des événements sont ouverts à toute la communauté et les activités culturelles sont bilingues.

J’ai apprécié particulièrement le souci de la décoration qui donne à cette Alliance un cachet singulier et provoque l’envie aux étudiants de visiter la France.

Je remercie la présidente Raquel Masiero de m’avoir retrouvé le lendemain de la visite avec Ana Fabia Ferraz Marins.

L’Alliance abrite le bureau du consul honoraire qui rappelle que la chanson « le consul de Curitiba » a gagné le grand prix de la chanson française en 1950 du casino de Deauville. +d’images

En circonscription au Chili (3/3) – Valparaiso – 25 avril 2023

HOMMAGE

Au moment de quitter le Chili, je veux marquer ma reconnaissance à toutes les personnes qui se sont investies pour me permettre de réussir ma mission et tout particulièrement à Marie-Christine Haritçalde, présidente du conseil consulaire, et Juan Edmunds Paoa, président de l’Alliance Française de Rapa Nui.

Ce post me permet également rendre hommage à Pascal Teixeira Da Silva, ambassadeur de France au Chili, qui n’a pas pu être présent lors de mon déplacement. Que ce soit à Santiago, Valparaiso ou l’île de Pâques, qu’ils soient entrepreneurs, fonctionnaires, compatriotes ou Chiliens, j’ai toujours eu un retour élogieux sur son engagement, son soutien et son écoute, de la part de tous ceux qui l’avaient croisé..

VALPARAISO

Communauté française

Viña del Mar

À la faveur de mon premier déplacement à Valparaiso, Marie-Christine Haritcalde et Quentin Sonneville, consul honoraire, m’ont organisé un déjeuner avec une quinzaine de représentants de la communauté française locale qui compte 1300 inscrits au consulat.

Nous nous sommes rendus au restaurant le « Merci », tenu par Philippe et son épouse.

Comme je l’avais fait sur l’île de Pâques, chacun des participants a partagé son parcours de vie et les raisons les ayant conduits à poser leur ancre dans un port au nom mythique qui faisait rêver tous les marins.

Que ce soit les trois sœurs Rose-Marie, Yvonne-Marie, Marie-Angelique ou Daniel ; Fabien ; Jean-Pierre ; Cécilia ; Andrea ; François ; Alain et Marc, tous ont révélé leur amour profond et partagé à la fois pour le Chili et pour la France.

Marc Durel, éditeur-biographe en charge du souvenir napoléonien, m’a éclairé sur la relation indéfectible qui unit nos deux pays depuis l’indépendance du Chili acquise en 1828.

300 officiers de la Grande Armée de Napoléon sont arrivés au Chili en 1817. Militaires, scientifiques, chercheurs, ils ont participé à la guerre d’Indépendance du Chili et permis à ses habitants de conquérir leur liberté.

Ceci explique cela ! +d’images

Maison de France

Cette demeure de la fin du 19eme siècle est le port d’attache des Français de Valparaiso depuis de nombreuses décennies.

La maison de France est dirigée par trois sœurs, Rose-Marie, Yvonne-Marie et Marie-Angelique dévouées à la communauté. L’espace est optimisé pour se transformer dans une même journée au gré des besoins des différents publics.

Marie-Christine Haritcalde souhaitait me faire découvrir cet espace associatif qui a également abrité l’Alliance française de Valparaiso avant qu’elle ne se saborde en 2018.

Quentin Sonneville, consul honoraire de Valparaiso depuis 2013, y a établi son bureau pour accueillir la communauté française locale ou les touristes en difficulté.

Après avoir exercé comme professeur de français langue étrangère, pour le lycée et l’Alliance française, il poursuit son activité en profession libérale. +d’images

Enseignement

Lycée Jean d’Alembert – Alliance Française

Visite du lycée Jean d’Alembert organisée par Pascale Robert, proviseure, en présence de Marie-Christine Haritcalde.

Établissement conventionné avec l’AEFE, le lycée accueille 950 élèves de la maternelle au lycée, dont 10% de français.

J’ai été séduit par la décoration de cet établissement qui en fait un endroit unique.

L’échange avec les enseignants m’a permis d’expliquer ma vision du développement de l’enseignement français à l’étranger. Je les remercie de leur écoute et de leurs suggestions pour relancer une Alliance française à Valparaiso.

Ils suggèrent une offre de culture française destinée aux parents, afin de leur permettre de mieux accompagner leur progéniture dans leurs progrès. +d’images

En circonscription au Chili (2/3) – Santiago – 20 & 24-25 avril 2023

SANTIAGO

Communauté française

Réception 

Retour chez Marie-Christine Haritçalde, présidente du conseil consulaire au Chili, pour débuter mon second déplacement comme j’avais fini le précédent, 7 ans plus tôt, par un repas à son domicile (compte-rendu).

Pour me permettre de renouer avec le Chili et l’Amérique latine, Marie-Christine avait invité des élus consulaires : Ana Fábia Ferraz Martins, présidente du conseil consulaire de la circonscription de Sao Paulo (Brésil) et Daniel Colas (Chili) ; des responsables du poste diplomatique : Célia Alfonsi, première secrétaire à l’ambassade, et le commandant Pitrat, attaché de Défense ; des représentants de la communauté économique : Dimitri Weiler et Daniel Mikolajczak et enfin Juan Salazar Sparks, précédent ambassadeur du Chili en France.

Ces échanges variés ont constitué une belle entrée en matière pour entamer une tournée de deux semaines en Amérique latine qui sera dominée par les sujets économiques et éducatifs.

Merci à Marie-Christine et Alberto pour leur chaleureux accueil. +d’images

Consulat

Réunion avec l’équipe des chefs de service du consulat autour de Véronique Barbereau, consule.

En toute transparence, la consule et son équipe m’ont fait part des limites actuelles du service rendu par le consulat.

Les délais pour l’obtention des visas ou des titres d’identité s’allongent car l’organisation avait été définie auparavant au plus juste sans avoir anticipé la reprise. À titre d’exemple, les visas n’ont qu’un seul guichet qui s’avère être un goulot d’étranglement. La croissance de la demande – 1967 (2022) ; 1700 (2019) – se manifeste par un délai d’attente qui augmente.

Pour évaluer l’activité d’un consulat, il serait également nécessaire d’intégrer les temps passés pour les dossiers relevant du social, qui sont nombreux et complexes au Chili.

Le budget alloué aux tournées consulaires pour 2023 a été réduit par Paris à un tiers de la demande exprimée par Santiago. La consule ne pourra donc faire que 3 déplacements en 2023. Le premier sera pour Rapa Nui, où aucun consul n’est allé depuis 2018.

À l’issue de la rencontre, j’ai averti le ministre Olivier Becht que cette équipe de 9 ETP semble sous dimensionnée et travailler en sur-régime pour faire face, comme elle peut, à une attente de plus en plus difficile à satisfaire ; et qu’il conviendrait, peut-être, de revoir à la hausse son budget des tournées consulaires. +d’images

Diplomatie économique

Mission Économique – Business France

Double rencontre à la mission économique de l’Ambassade de France avec Philippe Autier, conseiller économique.

La première, le 20 avril, jour de mon arrivée au Chili pour préparer mon déplacement à Rapa Nui, afin d’apporter mon soutien aux dossiers en cours.

La seconde, le 24 avril pour suivre la présentation du secteur des mines au Chili aux 10 entreprises participant à la mission collective Expomin, organisée par Business France.

Avec 25% des réserves mondiales, le Chili est le premier producteur mondial de cuivre. En lithium, il pointe à la seconde place (22%) derrière l’Australie (40%).

L’évolution des besoins, liés en particulier aux véhicules électriques, justifie que tous les grands acteurs mondiaux de l’industrie minière se retrouvent à Santiago pour le salon Expomin Chili. +d’images

Prisma

Prisma est un club d’entrepreneurs français basés à Santiago destiné à faire du réseau pour les TPE, les professions libérales et les auto-entrepreneurs.

À la Résidence de l’ambassadeur de France au Chili, Pascal Texeira Da Silva ; le chargé d’affaires, Renaud Collard a réuni des entrepreneurs de Prisma, des participants à la mission Expomin, Philippe Autier, conseiller économique, et l’équipe Business France conduite par Santiago Diaz Herrenschmidt.

Cela m’a offert l’opportunité de discuter de sujets concrets, comme la requête faite par l’administration fiscale française d’une signature par l’administration chilienne du Cerfa 5000, alors que ce formulaire, justifiant de la résidence fiscale dans un pays, n’est reconnu par aucune administration étrangère, à l’exception des Britanniques.

Chambre de commerce (CCIFI)

À l’invitation d’Emmanuel Riffaud, président de la CCI France-Chili, et de Marie-Aude de Saint Charles, directrice, j’ai eu le plaisir de participer au cocktail d’inauguration d’ExpoMin 2023, en présence de Renaud Collard, chargé d’affaires, des élus des FDE, Marie-Christine Haritcalde, présidente du conseil consulaire, et Jean-Marc Besnier, président de la section locale des CCEF.

Cet événement a réuni 80 membres de la communauté d’affaires de la Chambre de commerce, notamment parmi les 56 membres du Club Développement durable des entreprises françaises au Chili ou en mission pour l’occasion.

Cela m’a offert l’opportunité de rappeler la dimension géopolitique prise par l’exploitation des minerais sur la planète. La France apparaît comme un petit poucet dans un monde de géants, mais elle ne manque pas de ressources technologiques pour compenser sa taille.

Je suis ressorti de la soirée très impressionné par la qualité des participants et la richesse du réseau de cette chambre.

Merci à Emmanuel et Marie-Aude pour leur invitation. +d’images

Sécurité

Chefs d’îlot

Début de mes rencontres dans la capitale chilienne par deux séances de travail au consulat.

Tout d’abord, une réunion sur la sécurité des français avec des chefs d’îlot en présence de Marie-Christine Haritçalde, présidente du conseil consulaire, Véronique Barbereau, consule, Daniel Colas, conseiller des FDE et Renaud Collard, premier conseiller.

Il y a une vingtaine de chefs d’îlots au Chili où le risque sismique est majeur. Nous avons évoqué l’actualisation des listes de personnes pour chaque îlot et l’importance d’expliquer au public la mission du chef d’îlot. Il est arrivé à l’un d’entre eux qu’il soit contacté car un compatriote avait perdu ses clés.

Depuis trois ans, la sécurité s’est dégradée au Chili. Des groupes organisés venus du Venezuela ou de Colombie s’y sont implantés.

L’augmentation des vols avec violence, les car-jackings, le trafic de drogue contribuent à nourrir un sentiment d’insécurité nouveau qui a fait évoluer les habitudes. Les participants ont insisté sur la nécessité de bien informer les nouveaux arrivants sur les précautions à prendre dans les déplacements.

Défense

Dans un second temps, j’ai eu un entretien avec le commandant Pitrat, attaché de Défense, pour évoquer nos relations de défense avec notre voisin du Pacifique.

Nous avons parlé du dispositif cybersécurité en place et de la solidité avérée de l’armée du pays, appelée récemment en soutien des forces de sécurité pour la protection de la frontière nord afin d’endiguer les trafics.

Marin, l’attaché de Défense est bien placé pour apprécier la marine chilienne qui sait se déployer loin, longtemps et participe à des exercices militaires conjoints.

Pompiers

Accompagné du chargé d’affaires, Renaud Collard, et de l’attaché de Défense, le commandant Nicolas Pitrat, j’ai été reçu au siège de la 4e compagnie de la Pompe de France de Santiago.

Le corps des pompiers est bénévole au Chili.

La 4ème compagnie porte l’uniforme de la brigade des sapeurs-pompiers de Paris pour marquer son attachement à la France depuis sa création.

J’ai visité le musée de la compagnie qui rappelle le souvenir de ses nombreux membres partis combattre pour la France, lors des deux guerres mondiales, parfois jusqu’au sacrifice de leur vie.

J’ai été heureux de voir la photo-portrait des généraux commandant les sapeurs-pompiers de Paris venus leur rendre visite, dont celle du général Philippe Boutinaud que j’avais reçu au Sénat.

Après les hymnes, je leur ai rendu hommage et ai exprimé ma profonde gratitude pour leur fidélité à la France en remettant la médaille du Sénat au directeur de la compagnie. +d’images

Enseignement

Lycée Antoine Saint-Exupéry – Site Vitacura

Construit en 1956 et inauguré en 1959 par André Malraux, le lycée Antoine de Saint-Exupéry est la référence en matière d’enseignement international au Chili.

J’ai effectué ma seconde visite du Lycée, 7 ans après la précédente, avec le proviseur Fabrice Alvarez, et Marie-Christine Haritcalde, présidente du conseil consulaire.

Cette école conventionnée avec l’AEFE dispose de deux sites (Vitacura et Chamisero).

Le site historique est pratiquement au maximum de sa capacité, 2205 élèves pour 2250 places disponibles.

Après plus de 60 ans d’activité, la rénovation des infrastructures constitue le plus grand défi pour ce site. +d’images

Lycée Antoine Saint-Exupéry – Site Chamisero

Depuis mon précédent passage, le second site du lycée, ouvert il y a 10 ans, a connu une croissance remarquable.

Il accueille désormais 1113 élèves de la maternelle à la terminale.

C’est un nouveau pari réussi par le comité de gestion de l’établissement et j’ai eu l’opportunité de féliciter sa présidente lors d’un échange en visioconférence.

Les infrastructures sportives permettent à l’établissement de rivaliser avec les meilleures écoles internationales.

Le proviseur a décidé d’introduire le baccalauréat international français à partir de la rentrée 2024 pour offrir un accès plus facile aux universités anglo-saxonnes. +d’images

Culture

Institut français

J’ai redécouvert l’Institut français du Chili qui a fait peau neuve sous les attraits de Molière, en compagnie de son directeur Christian Estrade.

Après une visite des locaux, nous avons échangé ensemble en compagnie de Julie Le Gall, attachée de Coopération scientifique et universitaire, qui m’a confié que le modèle des IUT français a séduit les autorités chiliennes.

L’ambassadeur de France au Chili, Pascal Texeira Da Silva, a été un soutien déterminant pour donner confiance aux mécènes, qui ont financé les événements de l’Institut.

Des projets innovants ont provoqué un vif intérêt comme le Hackathon ou le Trophée Start-up qui a permis de bâtir un pont durable entre l’innovation chilienne et la French Tech. +d’images

En circonscription au Chili (1/3) – Ile de Pâques – 21–23 avril 2023

RAPA NUI / ÎLE DE PÂQUES

Communauté française

Consul honoraire

L’île de Pâques est le territoire le plus isolé au monde et peut-être le plus mythique.

Situés à environ 4000 kilomètres de Tahiti ou de la côte chilienne, ses 8000 habitants vivent dans un monde à part.

C’est là que j’ai fait la connaissance de Jérôme Bour, un ancien militaire français qui a servi en Polynésie et qui a posé ses valises sur l’île chilienne en 1993. Marié avec une Rapa nui, ils ont eu deux filles.

Durant deux jours, Jérôme m’a accompagné dans tous mes rendez-vous et permis de mesurer la valeur de son dévouement pour servir ses compatriotes qu’ils soient résidents ou de passage pour quelques jours.

Avant la pandémie, 8 à 10 000 Français venaient découvrir l’île chaque année, ce qui nous place en troisième position derrière les Chiliens et les Américains.

Les 250 compatriotes sur l’île, première communauté étrangère, n’ont pas vu le consul depuis 2018. La présence d’un consul honoraire est cruciale pour faire le trait d’union entre les autorités locales et l’administration française.

Une demande a été formellement présentée par l’ambassade, le mois dernier, aux autorités chiliennes pour permettre à Jérôme de devenir le premier consul honoraire de France sur l’île de Pâques, un rôle qu’il assure officieusement depuis de nombreuses années.

J’ai exprimé à Jérôme toute ma gratitude pour son engagement afin d’aider nos compatriotes à surmonter leurs difficultés locales, mais également à remplir leurs formalités administratives depuis de nombreuses années.

Je souhaite que l’accord du gouvernement chilien nous parvienne très vite. +d’images

Français de l’île

Afin de me permettre d’échanger avec des Français installés sur l’île, Jérôme Bour avait organisé une rencontre à l’Alliance française

Durant plus de deux heures, Richard, Erwan, Patrice, Henri, Bénédicte et Jérôme m’ont raconté leur histoire personnelle qui a commencé sur l’île dès les années 80 pour certains. Militaire, marin ou professeur des écoles, ils ont pour point commun d’avoir été attirés par cette île du bout du monde, et d’y être restés après avoir trouvé l’âme sœur.

Ils ont souvent une activité en rapport avec le tourisme et se distinguent de l’autre partie des 250 membres de la communauté française locale à l’ascendance polynésienne.

Ils témoignent avoir vu le Concorde se poser sur la piste et en ressentir une immense fierté.

Ils observent qu’il n’est pas si facile de transmettre leur langue aux générations suivantes. La France est loin. Le renouvellement des passeports nécessite de se rendre à Santiago, ce qui a coûté 1500 euros de billets d’avion à l’un d’eux.

La solidarité et le sens du partage caractérisent les insulaires.

Nous avons terminé la discussion autour d’un verre et de fromages français offerts par un compatriote importateur installé à Santiago. +d’images

Culture

Statues Moai

L’activité économique de l’île est essentiellement le tourisme.

Son prestige est lié aux 1048 statues Moai, situées dans un parc national déclaré patrimoine mondial de l’Unesco.

Du 15/3/20 au 1/8/22, soit pendant 28 mois, l’île est restée fermée, et ses habitants ont renoué avec l’autarcie ancestrale.

Les liens historiques, culturels et affectifs qui unissent l’île de Pâques et la France sont nombreux et très anciens. Il existe une très importante diaspora Rapa Nui installée en Polynésie française depuis plus d’un siècle.

Jérôme Bour m’a confié qu’avant la pandémie, 8 à 10.000 Français venaient à Rapa Nui chaque année, soit plus que la population totale de l’île.

Si 1 Français sur 10 devaient visiter l’île, il faudrait 1000 ans à ce rythme… Faire ce déplacement nécessite un effort important. Cela avait fait dire à Lili Frechet, que visiter l’île de Pâques se mérite.

Soucieux de faire connaître la culture locale au plus grand nombre, Jérôme a financé la formation d’une troupe de danseurs Rapa Nui afin de leur permettre de se produire en France.

Sa troupe participera aux grandes médiévales d’Andilly en haute Savoie fin mai.

Alliance française

Présidée par Juan Edmunds Paoa et dirigée par Bénédicte Hazard, professeur des écoles, l’Alliance française progresse chaque année en nombre d’apprenants.

Cette AF doit sa création à Liliane Frechet, une compatriote qui s’était installée sur l’île avec son mari en 1983.

Hébergée à l’origine gratuitement dans les locaux de la bibliothèque municipale grâce au soutien actif du maire, l’Alliance française de Rapa Nui dispose désormais de son bâtiment dans le centre du village, inauguré en 2009.

Le président finance la location, la maintenance et la rénovation du bâtiment.

Depuis 2021, l’Alliance française organise un festival, compétition de danses tahitiennes qui recrée le lien entre Rapa Nui et la Polynésie française au travers de la danse et de la musique.

À la demande de Marie-Christine Haritcalde, je me suis rendu sur la tombe de Liliane Frechet, décédée pendant la pandémie. J’ai rendu hommage à cette compatriote qui a incarné la dimension culturelle de la France sur l’île de Pâques pendant près de quatre décennies, ce qui lui a valu d’être décorée des Arts et des Lettres.

Diplomatie parlementaire

Maire

Échange avec Petero Edmunds Paoa, maire de Rapa Nui et Juliette Hotus Paoa, déléguée présidentielle de la Province de l’île de Pâques, en présence de Jérôme Bour et de Bénédicte Hazard, directrice de l’Alliance française.

Les Rapa Nui aiment la France m’a déclaré le maire, sans ambages.

Marié lui-même avec une Française, originaire de Nice, son frère Juan est le président de l’Alliance française. Maire de l’île depuis 30 ans, il a connu un certain Jacques Chirac, maire de Paris, à l’époque, qui l’avait reçu à son domicile lorsqu’il était venu dans la capitale.
Le maire appuie la demande de nomination d’un consul honoraire français compte tenu de l’importante communauté française qui vit et vient visiter l’île.

Nous avons évoqué la perspective de la livraison d’une centrale solaire fournie dans les prochains mois par une entreprise française. Le maire a une vision d’envergure pour préserver les ressources de l’océan pacifique.

Il voit ce territoire comme un triangle dont les extrémités seraient l’île de Pâques, Hawaï et la Nouvelle-Zélande. Ce triangle englobe la Polynésie française et les îles Cook britanniques. Il dévoilera son plan à l’ONU en juillet.

J’ai invité le maire à venir rencontrer Olivier Becht, ministre du Commerce extérieur, de l’Attractivité et des Français de l’étranger, lors de son déplacement à Santiago prévu en juin prochain.

Très reconnaissant pour le temps que le maire m’a consacré et pour son accueil convivial et chaleureux. +d’images

En circonscription à Madagascar (2/2) – Nosy Be (3-5 avril 2023)

Diplomatie économique

Forum CCEF

À l’invitation de Julien Marchand, président du comité CCE Madagascar (à droite), je me suis rendu à Nosy Be pour ouvrir la réunion régionale des Conseillers du commerce extérieur de l’Océan Indien, aux côtés de l’ambassadeur de France, Arnaud Guillois.

Une cinquantaine de conseillers venus de Madagascar, Maurice ou de la Réunion étaient réunis en présence du secrétaire général du Conseil national des CCEF, Xavier Pierard, et de Séverine Lauratet, présidente de la commission Afrique et Océan Indien.

Ils ont discuté de deux sujets majeurs dans la région : la transition vers les énergies renouvelables et le tourisme durable.

Lors de mon intervention, j’ai rappelé les défis posés par la Chine dans la région que j’avais déjà exposés lors du précédent forum à la Réunion en 2019. Ils apparaissent désormais au grand jour. La tension initiée par l’expansionnisme du Parti communiste chinois dans l’indopacifique s’exacerbe.

Une seule chose est sûre : les choses ne se passent jamais comme on les a planifiées et le pire n’est jamais sûr.

Qui avait anticipé que l’augmentation de 45% des taxes du kérosène en République dominicaine entraînerait l’arrêt des rotations d’Air France ?

Cela s’est révélé être une bénédiction pour le tourisme à l’île Maurice qui a bénéficié du report du trafic de la compagnie vers sa destination, dont se sont réjouis les CCEF de Maurice !

Félicitations aux organisateurs et aux participants qui rendent ces réunions riches d’enseignements. +d’images

Diplomatie parlementaire

Autorités de Nosy Be

Ma visite a été l’occasion de rencontrer les autorités locales en compagnie d’Arnaud Guillois, ambassadeur, d’Alain Schmaltz, consul honoraire de Nosy Be, de Frédéric Chollet, conseiller économique et de Patrick Bosdure, conseiller de coopération et d’action culturelle.

Après un premier entretien à l’aéroport en présence du ministre de la Pêche de Madagascar, le préfet de police de Nosy Be nous a accueillis à la préfecture avec le gouverneur de la région Diana et le maire de Hell-Ville.

Une visite qui nous a permis d’observer les importants travaux d’infrastructures en cours sur l’île. +d’images

Communauté française

L’île aux parfums

La communauté française de Nosy Be compte 700 inscrits au registre, en incluant les personnes sous protection.

Alain Schmaltz, consul honoraire de Nosy Be a accueilli notre délégation conduite par Arnaud Guillois.

Avec 12 vols internationaux par semaine et bientôt 15, Nosy Be fait partie des destinations phares de l’Océan indien. 30% des touristes sont français, quand 50% sont italiens.

La France bénéficie d’une image très positive dans l’île.

Des municipalités françaises se sont regroupées pour fournir des bâtiments de pompiers à disposition de Nosy Be.

La tournée consulaire récente d’agents du consulat a permis d’enregistrer 150 demandes de passeports sur place et d’éviter aux demandeurs de faire le déplacement à Antananarivo. Cette démarche a été très appréciée car nombre d’entre eux sont des retraités avec une pension souvent modeste.

Lors de la rencontre organisée par Alain Schmaltz, avec quelques dizaines de nos compatriotes, souvent retraités et mariés à une compagne native de l’île, j’ai sincèrement apprécié leur gentillesse et leurs témoignages de satisfaction des services consulaires.

Certains avaient décidé d’investir sur l’île pour y développer un hôtel après avoir cédé leurs affaires en France.

Beaucoup m’ont exprimé leur tristesse de voir les images renvoyées par les manifestants et les grévistes contre la réforme des retraites en France. Leurs encouragements pour faire face et tenir bon m’ont sincèrement touché.

Je conserverai de nos conversations, l’image de compatriotes apaisés et qui se décrivent heureux de vivre simplement avec pour horizon un paysage de carte postale. +d’images

Enseignement

Collège français Alphonse Lamartine

Visite du collège français Alphonse Lamartine, seule école internationale à Nosy Be, en présence d’Arnaud Guillois.

Elle compte 310 élèves, dont 85 au collège.

Lors de l’échange avec les représentants du comité de gestion, présidé par Sophie Gaudin, nous avons appris que leur objectif est la délocalisation du collège pour leur permettre d’augmenter la capacité d’accueil.

Un terrain a été repéré. Il faut désormais trouver les concours financiers. +d’images

Alliance française

Chaleureux accueil des jeunes de Nosy Be pour la visite de l’Alliance française en compagnie d’Arnaud Guillois, ambassadeur, d’Alain Schmaltz, consul honoraire de Nosy Be et de Patrick Bosdure, conseiller de coopération et d’action culturelle.

737 adhérents la fréquentent et bénéficient de 2 événements culturels par mois. Plus de 100 certifications DELF/DALF ont été délivrées en 2022.

Située dans le centre-ville, cette salle polyvalente peut y recevoir des conférences ou des spectacles. C’est aussi la plus grande bibliothèque de l’île que les jeunes rencontrés déclarent fréquenter assidûment.

Félicitations à Amady Assany, président, aux membres du conseil d’administration, à Noémie Rafaramandimby qui dirige cette Alliance depuis 12 ans et à toute l’équipe qui l’accompagne. +d’images

En circonscription à Madagascar (1/2) – Antananarivo (2-6 avril 2023)

Communauté française

Ambassade

Retour pour mon 4ème déplacement à Madagascar pour participer à la réunion régionale des Conseillers du commerce extérieur de l’Océan Indien.

J’ai retrouvé Arnaud Guillois, ambassadeur de France à Madagascar, après avoir eu l’opportunité de le connaître dans son précédent poste à Djibouti.

Nous avons débuté ma mission de cinq jours par une réunion de cadrage avec les chefs de service de l’ambassade, le consul général et le directeur de l’AFD.

Nous avons évoqué les aspects de notre relation bilatérale qui se révèle excellente dans de nombreux domaines, comme l’aide au développement, l’enseignement francophone ou la relation économique.

Je me suis réjoui d’observer que le représentant malgache à l’ONU avait voté, comme les démocraties, lors des deux derniers votes pour condamner l’agression russe contre l’Ukraine.

Ce pays est l’un des dix moins riches au monde. Avec 80 à 85% de l’économie qui est informelle, Madagascar est confronté à de vrais défis. Sa population, dont 50% de la population est âgée de moins de 15 ans, a triplé en trente ans. 82% des 30 millions de malgaches vivent avec moins de 2$ par jour, dont la principale préoccupation est de trouver de quoi se nourrir…

C’est dans un contexte économique et social préoccupant que les élections présidentielles se tiendront en novembre 2023. Selon les institutions, le Président de la République Andry Rajoelina devra démissionner deux mois avant le premier tour de l’élection, soit début septembre, s’il souhaite se représenter pour un second mandat, comme beaucoup d’observateurs s’y attendent.

Consulat

Jean-Louis Roth, consul général (à droite de l’image), a organisé une rencontre avec les chefs de service du consulat pour me permettre d’échanger sur leur activité.

Si le registre consulaire recense 16 800 français inscrits à Madagascar, l’équipe estime que leur nombre est plutôt situé entre 28 000 et 55 000, si on examine le nombre de CNI ou de passeport demandés.

Les élections 2022 ont mobilisé la totalité des effectifs du consulat, ce qui a entraîné 380 jours de récupération pour les 46 agents du poste.

Le ministère reconnait que le consulat de Madagascar affiche un déficit de 6 postes pour répondre à la demande. Et cela se paie en délai : En 2010, il fallait 3 à 6 semaines pour transcrire un acte. Il faut désormais compter de 3 à 6 mois.

Le service social voit passer les dossiers de 2 500 boursiers pour un budget de 6M euros. Le Centre médico social (CMS), financé par le MEAE, reçoit l’ensemble des personnes adressées par le service social.

Nous avons également longuement évoqué les lourdeurs administratives des certificats de nationalité française (CNF) qui pèsent sur le consulat.

Merci aux participants pour leur enthousiasme et la qualité de cet échange passionnant qui s’est terminé à… 0h15 !

Réception

Clap de fin de ce 4ème déplacement à Madagascar à l’occasion d’une réception organisée par Arnaud Guillois à la Résidence, en présence de représentants de notre communauté.

Parmi eux, Jean-Daniel Chaoui, conseiller des Français de l’étranger et Marie-Paule Fraslin, épouse de Jean-Hervé Fraslin, président du conseil consulaire, retenu en France dans le prolongement de la session de l’AFE.

Ce déplacement aura compté 25 séquences. Les échanges de la soirée ont porté sur les actions de mémoire et les initiatives à soutenir sur l’île.

J’ai rendu hommage au leadership de notre ambassadeur, à la qualité de notre équipe du consulat, à l’élan de l’enseignement français à l’étranger dans ce pays et au dynamisme des représentants du monde économique observé à Nosy-Be.

Merci à toutes et à tous pour leur formidable engagement en faveur de la relation bilatérale.

Diplomatie parlementaire

Premier ministre

Privilège de rencontrer pour la troisième fois le Premier ministre de Madagascar, Christian Ntsay, en compagnie de l’ambassadeur Arnaud Guillois et du premier conseiller.

Cela m’a permis de lui rappeler mes visites avec Véronique Voulant-Aneini, ambassadrice à Madagascar à l’époque, et de lui renouveler ma reconnaissance pour son intervention en 2018, qui avait mis un terme à la spirale d’assassinats et d’enlèvements de compatriotes.

Nous avons pu longuement échanger sur de nombreux sujets tant la relation est dense et ancienne entre nos deux pays.

Le Premier ministre a accueilli avec bienveillance le témoignage des compatriotes confrontés à des professionnels de la contestation infondée de propriété, car des Malgaches lui ont pointé ces mêmes difficultés. Il est apparu déterminé à garantir la sécurité juridique des investissements. +d’images

Sénat

Accompagné par notre ambassadeur Arnaud Guillois, j’ai été reçu au Sénat par les sénateurs MM Hugues Mahonjo, Tahana Andrianandrasana et Mino Seramila Avizara.

Nous avons évoqué la visite du président du Sénat malgache accompagné de trois de ses collègues, dont le doyen et le questeur, à Paris au palais du Luxembourg, parallèlement à notre rencontre. Le président Gérard Larcher leur a rendu hommage à la tribune en indiquant que le Sénat français entretient d’excellents rapports de confiance et d’amitié avec celui de Madagascar et souhaite les renforcer.

Nous avons échangé sur les initiatives de notre groupe d’amitié bilatéral, présidé par Nassimah Dindar, sénatrice de la Réunion, et souhaité le renforcement de la coopération décentralisée pour faire ruisseler dans tout le pays l’aide au développement apportée par la France.

Je remercie mes collègues pour la chaleur de leur accueil. +d’images

Diplomatie économique

AFD – Inauguration du parcours touristique

En compagnie d’Arnaud Guillois, ambassadeur, j’ai pris part à la cérémonie d’inauguration du parcours touristique de la Haute Ville, en présence du ministre de l’Aménagement du territoire et des Services fonciers, Pierre Holder Ramaholimasy, du maire de la capitale, Naina Andriantsitohaina et du chargé d’affaires de la délégation de l’Union européenne.

L’inauguration de ce parcours touristique, mis en place en partenariat avec l’Office régional du tourisme d’Antananarivo, s’inscrit dans le cadre du Projet Lalankely III de l’AFD, avec des financements de l’Union européenne.

Lalankely est un programme de désenclavement et d’assainissement des quartiers prioritaires de la commune urbaine Antananarivo, lancé en 2011.

Dans mon discours, j’ai rappelé le cadre de ma mission de contrôle de l’action de notre gouvernement qui me conduit à évaluer le résultat des projets financés par l’AFD. J’ai donc salué les résultats remarquables de l’AFD à Madagascar, représenté par Yves Guicquéro, directeur, qui met en œuvre notre devise de fraternité à l’étranger. J’ai félicité les autorités malgaches d’avoir mené ce projet, véritable réussite urbanistique qui sert le développement de Madagascar et améliore la qualité de vie des habitants.

Lors de la visite, j’ai pu constater les sourires des habitants qui profitaient des points d’eau et des lavoirs flambants neufs. Une partie des habitants nous a accompagné dans notre déambulation et une dame âgée m’a lancé un « merci » dans un large sourire en me voyant passer.

Dons, prêts, crédits délégués, l’AFD a apporté 400 millions d’euros à Madagascar dont 90 millions d’euros pour la seule année 2022. Dans son discours, l’ambassadeur a annoncé le lancement d’un projet Lalankely IV. +d’images

Enseignement

Réseau d’enseignement français

Échange avec les représentants d’écoles locales homologuées, organisé au LIFT (Lycée Français De Tananarive) par Nolwenn Bodo, conseillère adjointe de coopération et d’action culturelle, pour me permettre d’évaluer leurs besoins et leurs projets de développement.

J’ai retrouvé Jacky Radavidra et Sylvia Razafionivelo de l’École Clairefontaine, que j’avais visitée début 2017. Disposant déjà de 5 sites à Tananarive (1595 élèves) et un site à Fort Dauphin (385 élèves), un nouveau bâtiment a été construit pour un collège-lycée de 420 élèves.

L’école Bird est dirigée par une entreprise familiale représentée par Maher Andrianiaina. La croissance exceptionnelle de Bird a fait suite à l’acquisition par cette famille des parts des parents d’élèves qui rechignaient à hypothéquer leurs biens pour acheter un nouveau site pour l’école. Ouvert en 2020, ce second site a permis de passer de 450 (2016) à 1950 élèves (2023). Un troisième site est attendu pour 2024 avec un objectif de croissance de 800 nouveaux élèves.

Le College de France (Ratovona Harisoamampiandra) compte 1500 élèves sur 3 sites et a acquis un nouveau site qui lui permet d’envisager d’accueillir 250 élèves supplémentaires par an à partir de septembre 2023.

L’école Peter Pan (Bienvenue Randrenjatovo) – 822 élèves ; l’école de l’Alliance française (Lalaina Andriamanantsoa) – 699 élèves et l’école de la Francophonie (Yann Toudic) – 600 élèves faisaient également partie du tour de table.

Dominique Lantiez, proviseure du LIFT, a souligné l’importance et le bon fonctionnement de la charte entre les écoles pour ne pas se faire concurrence sur le recrutement des enseignants.

L’importance de l’Institut régional de formation (IRF) va se révéler crucial pour accompagner la formation des enseignements. Il m’a été recommandé de ne pas réserver cette formation aux écoles homologuées.

J’ai tenu compte du souci exprimé par certaines écoles qui subissent des pressions extérieures susceptibles de retarder leur développement. Je leur ai promis d’en informer le gouvernement malgache.

Lycée Français De Tananarive (LFT)

Retour au LFT, que j’avais visité début janvier 2017 (compte-rendu), en compagnie de Nolwenn Bodo, conseillère adjointe de coopération et d’action culturelle (compte-rendu)

Nous avons été accueillis par Dominique Lantiez, proviseure (au centre), qui m’a fait visiter l’établissement et apprécier les nombreuses améliorations apportées ces sept dernières années.

Le collège et le lycée, regroupés sur ce site d’Ambatobe, comptent 1550 élèves sur l’année en cours, tandis que les 4 autres sites accueillant des écoles primaires totalisent près de 1100 élèves.

À noter que le LFT propose également une section professionnelle du baccalauréat répartie en deux filières : STMG (Sciences et Technologies du Management et de la Gestion) et AGOrA (Assistance à la gestion des organisations et de leurs activités).

Cet établissement en gestion directe (EGD) de l’AEFE dispose également d’un internat, ouvert 7 jours sur 7, fréquenté par 170 à 190 lycéens venant de provinces éloignées.

Le LFT est également porteur de l’Institut régional de formation (IRF), créé au 1er janvier 2023, qui organise la formation des personnels enseignants et non enseignants de la zone Océan indien (Comores, Seychelles, Maurice et Madagascar). +d’images

Fraternité

Messe du Père Pedro

Pour mon premier dimanche à Madagascar, sur la colline de Manantenasoa, à une dizaine de kilomètres du centre-ville d’Antananarivo, j’ai assisté à la messe des Rameaux du père Pedro, aux côtés de Jean-Louis Roth, consul général.

En entrant dans l’église, quelques minutes avant l’office, j’ai frayé mon chemin au milieu d’une foule compacte, dans une atmosphère enthousiaste que je n’avais connue que dans une enceinte sportive ou pour un concert.

Une foule de 10 000 personnes était entassée dans un édifice à l’aspect sommaire pour assister à une messe comme nulle part ailleurs. Seule une grande croix dressée près du père Pedro rappelle que l’enceinte est sacrée.

En français ou en malgache pour être compris de tous, le père Pedro dit une messe, pareille à nulle autre, émaillée d’appels répétés à la paix ou de prières pour une justice sociale.

Comme dans un stade, l’assistance entoure le prêtre qui s’adresse de manière circulaire aux fidèles pour mieux les rassembler, dans une unité bienveillante, et transmettre sa foi. Les adultes comme les enfants, majoritairement présents, participent avec entrain à l’office, dont chaque séquence a sa chorégraphie. L’invitation au recueillement se fait sous l’air du film « Mission ».

À l’issue de la cérémonie, le père Pedro égrène le nom de personnalités et les nationalités présentes dans l’assistance pour les remercier de leur participation. Puis, il quitte l’enceinte en premier, en tendant les mains vers le ciel comme pour rendre grâce à Dieu de la joie partagée qu’il a provoquée.

J’ai alors regardé ma montre en réalisant que c’était surement la messe la plus longue que j’ai eue à suivre dans ma vie, mais assurément, c’est celle qui m’a parue la plus courte. Le consul m’a confié : « je n’ai pas vu l’heure passer ». Je lui ai alors répondu dans un sourire : « Non, vous n’avez pas vu les deux heures passer !». +d’images

Akamasoa, l’association du père Pedro

À l’issue de la messe des Rameaux, alors que je venais le saluer, le Père Pedro nous a invités à rester pour partager son déjeuner.

J’étais convié avec Jean-Louis Roth, consul général, Marie-Paule Fraslin et Philippe Durst, soutiens de l’association Akamasoa (« les bons amis » en malgache) et deux jeunes compatriotes, respectivement médecin et infirmière, venus trois semaines depuis la Réunion pour apporter leur concours bénévole à la population locale.

C’est un immense privilège de pouvoir échanger avec une telle personnalité qui a voué sa vie au service des plus démunis. Quand il est arrivé la première fois sur l’ile en 1970, Madagascar comptait 6 millions d’habitants, dont 30% de pauvres. La population a quintuplé pour atteindre plus de 30 millions de personnes en 2023, dont 83% sont pauvres se désespère le prêtre.

Autour de nous, des enfants partageaient notre repas. Tous souriants, venaient tour à tour chercher le réconfort de sa main posée sur leur tête comme celui d’un père que souvent ils ont perdu.

Je n’oublierai jamais cette petite fille que le Père Pedro avait trouvé, autrefois, bébé abandonné sur la décharge. Les cicatrices dessinées sur son visage, au sourire radieux, rappellent qu’il l’a sauvé des rats qui commençaient à la dévorer.

Il a rendu leur dignité aux plus défavorisés, des centaines de milliers de personnes, en leur permettant d’accéder à de la nourriture, un logement, un travail, une éducation.

Ses résultats exceptionnels lui ont valu d’être proposé à six reprises pour une nomination au Prix Nobel de la Paix.

Après l’avoir quitté, je lui ai adressé ce message : Mon Père, je vous remercie pour la joie et le bonheur que vous apportez à chaque instant autour de vous. Cette messe des Rameaux constitue pour moi un moment inoubliable. L’inoubliable est ce qu’il vous reste quand vous laissez tout derrière vous. C’est l’inoubliable qui vous porte alors pour prendre votre envol.
Fidèlement ! +d’images

Pour soutenir l’action du Père Pedro en France : https://perepedro.fr