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Sénat – Oman – Visite d’État du Sultan d’Oman

À l’invitation du Président de la République, j’ai eu l’honneur d’assister, le 29 juin, à la cérémonie des honneurs militaires organisée à l’Hôtel national des Invalides à l’occasion de la visite d’État en France de Sa Majesté Haïtham ben Tariq, Sultan d’Oman, en présence de nos ambassadeurs respectifs, Nabil Hajlaoui et Ahmed Bin Mohamed Bin Nasser Alaraimi.

J’ai également participé à la séquence organisée au siège de l’UNESCO, qui marquait la première visite d’un souverain omanais au sein de l’Organisation depuis 1989.

Cette première visite d’État de Sa Majesté Haïtham ben Tariq en France a permis de donner une nouvelle impulsion à notre partenariat économique.

Le Président Emmanuel Macron et le Sultan ont ouvert le Forum d’affaires franco-omanais, organisé par le MEDEF International et la Oman Chamber of Commerce and Industry (OCCI), réunissant plus de soixante entreprises françaises et omanaises. Plusieurs accords majeurs ont été conclus dans des secteurs stratégiques tels que les énergies renouvelables, l’eau et l’aérospatial.

Cette rencontre revêt également une portée géopolitique majeure. Le Sultanat d’Oman s’est imposé comme un acteur de médiation reconnu au Moyen-Orient, capable de maintenir un dialogue avec l’ensemble des parties, notamment avec l’Iran, tout en entretenant des relations de confiance avec les monarchies du Golfe.

En tant que président du groupe interparlementaire d’amitié France–Pays du Golfe, j’avais préparé cette rencontre trois jours plus tôt en échangeant avec Ghazi S. Al Rawas, parlementaire omanais, qui m’avait accueilli à Oman l’an dernier et qui fut auparavant ambassadeur du Sultanat en France (compte-rendu).

La qualité de cette relation bilatérale constitue un atout précieux pour développer nos échanges économiques, relever ensemble les défis régionaux et contribuer à la stabilité du Moyen-Orient. +d’images

Sénat – GIA France-Pays du Golfe – Communiqué de presse (6 juillet 2026)

Le groupe d’amitié France-Pays du Golfe demande la convocation en urgence du Conseil de sécurité des Nations Unies pour mettre fin aux attaques répétées contre les États du Conseil de coopération du Golfe

Au nom du groupe interparlementaire d’amitié France–Pays du Golfe, Olivier Cadic (Union Centriste), président, exprime sa pleine solidarité avec les autorités et les populations des États membres du Conseil de coopération du Golfe confrontés aux attaques répétées de l’Iran. Il estime que la situation justifie la réunion en urgence du Conseil de Sécurité des Nations Unies.

Le groupe d’amitié condamne avec la plus grande fermeté ces agressions, qui ont visé le Koweït et Bahreïn pour les plus récentes. Elles constituent en effet une menace directe pour la sécurité des populations civiles, la stabilité régionale et la liberté de circulation dans une zone essentielle aux équilibres économiques internationaux.

“Face à la répétition de ces attaques, la communauté internationale ne peut demeurer spectatrice. Le Conseil de sécurité des Nations Unies doit être convoqué en urgence afin d’exiger l’arrêt immédiat de ces agressions et de rappeler le respect dû à la souveraineté et à l’intégrité territoriale des États du Conseil de coopération du Golfe”, a déclaré Olivier Cadic.

Partenaire historique de nombreux pays de la région, la France entretient avec eux des relations étroites de coopération fondées sur la confiance, le dialogue et le respect mutuel.

Le groupe d’amitié, dont une délégation s’est récemment rendue en Arabie saoudite et à Bahreïn, souligne l’importance de poursuivre et de renforcer cette coopération au service de la stabilité régionale.

Lire le communiqué sur le site du Sénat – 6 juillet 2026

Médias – “L’accord Iran-États-Unis peut-il mettre un coup d’arrêt au conflit armé au Moyen-Orient ?” (Radio Orient – 30 juin 2026)

J’ai répondu aux questions de François-Xavier de Calonne dans son émission Pluriel (Radio Orient) sur le protocole d’accord signé le 17 juin entre Washington et Téhéran après quatre mois de guerre. Ce texte signé à distance contient des engagements formellement contraignants, mais son application dépend de certaines variables extérieures….

Radio Orient :
PLURIEL DU 30 JUIN 2026
👉 L’accord entre l’Iran et les États-Unis peut-il réellement ouvrir la voie à une désescalade au Moyen-Orient ?
👉 Après plusieurs mois de conflit, le protocole d’accord signé entre Washington et Téhéran nourrit l’espoir d’un apaisement… mais son application reste suspendue à de nombreux facteurs.
👉 Quel rôle jouent les pays du Golfe, comme Oman, les Émirats arabes unis ou l’Arabie saoudite, dans cette dynamique diplomatique ?

VERBATIM

François-Xavier de Calonne – Vous êtes bien sur Radio Orient avec vous François-Xavier de Calonne. Invité de Pluriel : Olivier Cadic, sénateur des Français établis hors de France, vice-président de la commission des Affaires étrangères, de la Défense et des Forces armées, président du groupe d’amitié interparlementaire France–Pays du Golfe. Olivier Cadic, bonjour.

Olivier Cadic – Bonjour.

François-Xavier de Calonne – Le protocole d’accord signé le 17 juin dernier entre Washington et Téhéran ouvre, bien entendu, une perspective de désescalade après quatre mois de guerre. Un texte signé à distance par les chefs d’État américain et iranien. Quelles sont les conditions pour que cette perspective devienne une réalité ? Ce n’est pas encore le cas, bien entendu.

Olivier Cadic – Je pense qu’aujourd’hui, nous assistons à une prise de conscience, tant du côté américain que du côté iranien, que le conflit armé n’est pas une solution pour régler les différends.

Ce qui a été signé ressemble un peu à ce que l’on appelle un term sheet dans le monde de l’entreprise. Lors d’une levée de fonds, on commence par signer un document qui fixe les grands principes de l’accord, puis les parties négocient ensuite les modalités de sa mise en œuvre.

Nous sommes dans une situation comparable. Certains points d’accord ont été arrêtés, mais les questions essentielles demeurent. La première concerne le programme nucléaire iranien et la menace existentielle que l’Iran fait peser sur Israël.

L’autre sujet majeur est la question palestinienne. Beaucoup considèrent qu’il sera difficile de sortir durablement de cette crise tant qu’une solution à deux États n’aura pas été trouvée, même si cet objectif apparaît aujourd’hui particulièrement complexe à atteindre.

C’est pourquoi il reste un long chemin à parcourir entre cet accord de principe et le règlement des problèmes de fond. Il a fallu des décennies pour parvenir à cette étape, sans que les causes profondes du conflit aient été résolues. En revanche, cette démarche présente un mérite essentiel : elle permet de faire taire les armes et de redonner toute sa place au dialogue. LIRE la suite de l’entretien (fichier pdf)

VIDÉO – Extrait de l’entretien « L’accord Iran-États-Unis peut-il mettre un coup d’arrêt au conflit armé au Moyen-Orient ? » sur le compte X de Radio Orient.

Médias – “Risques cyber : l’ère de l’industrialisation” (La Tribune de l’Assurance, 03/07/2026)

Merci à Louis Guarino, journaliste à La Tribune de l’Assurance, d’avoir recueilli mon analyse dans son dossier “Risques cyber : l’ère de l’industrialisation”.

Face à l’explosion des cyberattaques, ce dossier met en lumière les nouveaux défis auxquels sont confrontés les assureurs et les entreprises, entre prévention, résilience et adaptation aux exigences de la réglementation européenne, notamment DORA et NIS2. Un éclairage particulièrement utile sur un enjeu stratégique devenu majeur pour notre souveraineté économique.

Extrait :

« La France laisse s’installer une zone grise »
Olivier Cadic, sénateur (Union centriste) des Français établis à l’étranger

« La directive européenne NIS 2 devait être transposée en droit français avant le 17 octobre 2024. Pendant que les cyberattaques se multiplient, la France laisse s’installer une zone grise : celle d’un cadre juridique incomplet, d’obligations encore théoriques, et d’une responsabilité publique qui s’efface au moment où la menace s’intensifie. Le projet de loi dit “Résilience & Cybersécurité” qui transpose NIS 2 aux côtés de Dora impose notamment au secteur bancaire et de l’assurance un délai de deux mois pour installer un patch [processus pour organiser les mises à jour logicielles, corriger les vulnérabilités et maintenir la protection des systèmes d’information, NDLR]. Ce délai est fixé à une semaine aux États-Unis. Si l’entreprise française n’installe pas un patch rapidement, les cyberattaquants vont s’engouffrer dans la faille. Un assureur ne peut attendre que la loi soit appliquée. La France est aujourd’hui en retard, alors même que certains de nos partenaires comme la Belgique ont déjà transposé NIS 2 depuis dix-huit mois. Pour donner une garantie aux assureurs, je suis favorable à la norme ISO 27001 qui constitue aujourd’hui un référentiel reconnu en Belgique, car elle permet de répondre aux exigences de la directive NIS 2. »

Lire le dossier Risques cyber : l’ère de l’industrialisation sur le site de la Tribune de l’Assurance

Matinale du CyberCercle : Loi Résilience : la France en retard, l’Europe en colère !

Bilan de la 150ᵉ Matinale du CyberCercle : 15 ans de combat pour la cybersécurité… et l’urgence d’agir

Ce 24 juin, j’étais invité, aux côtés de mon collègue Ludovic Haye, à participer à la 150ᵉ Matinale du CyberCercle – think tank de référence présidé par Bénédicte Pilliet, qui célébrait par la même occasion son dixième anniversaire.

L’occasion de dresser un bilan des progrès qui ont jalonné mon action en matière cyber, avec le concours des matinales depuis près de 9 ans :
•⁠ ⁠Contrôle de l’action gouvernementale : apports des membres du CyberCercle à ma mission de rapporteur du programme 129, pour suivre en particulier le budget de l’ANSSI ;
•⁠ ⁠Urgence cyber : appel à la création d’un numéro d’urgence cyber lors de la matinale de janvier 2019. Créé et opéré par l’équipe de Cybermalveillance.gouv.fr, dirigée par Jérôme Nottin, le “17 cyber” est opérationnel depuis décembre 2024 ;
•⁠ ⁠Lutte contre les fake news : Appel à une force de réaction rapide en mai 2020, qui a été suivi par la création de Viginum en juillet 2021, et promotion du modèle taïwanais imaginé par Audrey Tang de réponse par l’humour en octobre 2021 qui a inspiré “French Response” lancé par le ministère de l’Europe et des Affaires étrangères en 2025.
•⁠ ⁠Amélioration du cadre légal : travaux conjoints pour clarifier et renforcer la loi Résilience et la transposition de la directive NIS2 …

Un merci particulier à Bénédicte et à toute son équipe, ainsi qu’à l’ensemble des experts qui, par leurs observations et contributions, m’ont permis d’exercer ma mission avec rigueur et professionnalisme. J’espère qu’ils ont perçu, comme moi, que nous avons changé ensemble la manière de faire de la politique, et qu’ils ont agi utilement pour servir le bien commun.

L’urgence : la loi Résilience bloquée
Cette 150ᵉ matinale était aussi l’occasion d’alerter une nouvelle fois sur l’impasse actuelle du projet de loi relatif à la résilience des infrastructures critiques et au renforcement de la cybersécurité.
Plus d’un an après son adoption par le Sénat, et plusieurs mois après son examen en commission à l’Assemblée nationale, le texte, destiné à transposer les directives européennes NIS2, REC et DORA, demeure bloqué.
Résultat : la France s’expose à une procédure devant la Cour de justice de l’Union européenne.

Mes engagements réaffirmés
Si certains m’appellent désormais avec humour « Olivier 16 bis » (en référence à l’article 16 bis que j’ai contribué à insérer dans la loi Résilience), j’ai réaffirmé mon attachement indéfectible au chiffrement : une composante essentielle de la cybersécurité, de la protection des libertés et de notre souveraineté numérique.
J’ai également rappelé :
•⁠ ⁠Mon engagement pour une approche fondée sur la norme ISO 27001 plutôt que par l’exigence bureaucratique de l’ANSSI coûteuse et dissociée de nos partenaires européens ;
•⁠ ⁠Les avancées obtenues lors de l’actualisation de la loi de programmation militaire : deux de mes amendements ont été adoptés pour :
•⁠ ⁠Inscrire dans la loi le principe d’une cyber-dissuasion, fondée sur des capacités de riposte adaptées que j’avais appelé de mes vœux lors de la “Paris cyber week” de juin 2023 ;
•⁠ ⁠Renforcer la souveraineté technologique des véhicules connectés utilisés par les armées ou les gestionnaires d’infrastructures critiques.
•⁠ ⁠Ma défense de la protection des infrastructures critiques contre les prises de contrôle à distance.

Conclusion : la cybersécurité, enjeu national
La cybersécurité n’est plus seulement une question informatique. Elle est devenue un enjeu de souveraineté, de compétitivité et de résilience nationale.

Merci à Bénédicte Pilliet et à toute l’équipe du CyberCercle de m’avoir accompagné dans ce combat pour défendre, avec exigence, nos libertés publiques. +d’images

Cyber, Taïwan et contrefaçon au menu de la rencontre avec les CCE des Hauts-de-Seine

Ce 30 juin, j’ai eu le plaisir d’accueillir au Sénat une vingtaine de Conseillers du commerce extérieur de la France (CCE) des Hauts-de-Seine, à l’invitation de leur présidente, Isabelle Bailly, pour un petit-déjeuner de travail consacré à trois sujets d’actualité : la cybersécurité, Taïwan et la lutte contre médicaments contrefaits en Afrique.

Cybersécurité : passer d’une posture défensive à une logique de dissuasion

Interrogé notamment par Jérôme Coeuré (Orange), j’ai évoqué les retards de transposition des directives européennes NIS2, DORA et REC, ainsi que les débats relatifs aux « backdoors » dans les messageries chiffrées. Face à l’intensification des cyberattaques, j’ai rappelé ma conviction : la France doit sortir d’une logique exclusivement réactive. En matière de cyberdéfense, la meilleure protection passe aussi par la capacité à surprendre l’adversaire.

J’ai ainsi présenté les deux amendements que mes collègues ont adoptés lors de l’actualisation de la Loi de programmation militaire : le premier inscrit dans notre doctrine le principe d’une cyber-riposte active, graduée et proportionnée ; le second renforce notre souveraineté en limitant les risques de prise de contrôle à distance des véhicules connectés utilisés dans des secteurs sensibles.

Taïwan : un enjeu stratégique mondial

Les questions de Laure Pallez (Mascaret) et d’Isabelle Bailly (SNECI) m’ont conduit à partager mes observations sur Taïwan, où je me rends chaque année.

L’île occupe une place centrale dans les chaînes d’approvisionnement mondiales grâce à son industrie des semi-conducteurs, dominée par TSMC, dont Air Liquide est le premier fournisseur de gaz industriels depuis près de quarante ans.

Au-delà des enjeux économiques, Taïwan se prépare activement à une éventuelle agression. J’ai rappelé que l’avenir de l’île concernait la paix et la stabilité de toute la région. En juin 2023, lors de l’examen du projet de loi de programmation militaire, j’ai fait voter que la France, seul pays européen présent dans l’Indo-Pacifique, contribue à la défense du droit à la circulation maritime dans cette région, notamment en mer de Chine méridionale et dans le détroit de Taïwan.

Afrique : combattre le fléau des faux médicaments

Frédéric Girard (DBV Technologies) et Isabelle Aimonetti (AG Partners Publicis Africa) ont relancé nos échanges sur un combat que je mène depuis plusieurs années : la lutte contre les médicaments falsifiés ou de qualité inférieure en Afrique.

En avril dernier, j’ai de nouveau reçu au Sénat Juan Cepeda (Expertise France – groupe AFD) et le professeur Xavier Jouven afin de faire le point sur les actions engagées.

L’une de mes priorités demeure le soutien à l’Agence africaine du médicament (AMA), créée par l’Union africaine en 2019 et installée à Kigali. Son développement constitue une étape essentielle pour renforcer la régulation pharmaceutique sur le continent.

J’ai également rappelé que ce combat ne pourra être gagné que grâce à une mobilisation coordonnée des États, des entreprises, des organisations internationales et de la société civile. Les réseaux de production et de distribution des médicaments contrefaits, notamment en provenance de Chine et d’Inde, exigent une réponse collective à la hauteur des enjeux.

Je remercie Isabelle Bailly et l’ensemble des participants pour la richesse de nos échanges, qui illustrent une nouvelle fois l’apport précieux des Conseillers du commerce extérieur de la France au débat public.

Sénat – Fête nationale du Canada

Ce 1er juillet, à l’invitation de Nathalie Drouin, ambassadrice du Canada en France, et de Jean-François Tremblay, ambassadeur et représentant permanent du Canada auprès de l’OCDE, j’ai eu le plaisir de participer à la réception organisée à l’occasion de la Fête nationale du Canada, ce 1er juillet, à la Résidence officielle de l’ambassadrice.

J’ai eu le plaisir d’échanger avec Mme l’ambassadrice et de lui témoigner toute mon estime pour l’action qu’elle mène au service de l’amitié franco-canadienne.

En évoquant la réélection à l’Assemblée des Français de l’étranger de Francine Watkins, conseillère des Français de l’étranger à Toronto, et d’Olivier Dellapina, conseiller des Français de l’étranger à Calgary, nous avons pu anticiper une rencontre lors de la prochaine AFE, pour favoriser la poursuite de leurs efforts en faveur du développement de la connectivité des deux pays. Leur engagement au service de nos compatriotes constitue un atout précieux pour renforcer encore les liens humains entre la France et le Canada.

Au cours de cette soirée, j’ai également eu le plaisir d’échanger avec de nombreuses personnalités, parmi lesquelles Roland Lescure, ministre de l’Économie et des Finances, Éléonore Caroit, ministre déléguée chargée de la Francophonie, Anne Le Hénanff, ministre déléguée chargée de l’Intelligence artificielle et du Numérique, Xavier Bertrand, président de la région Hauts-de-France, Laurent Germain, président du groupe Egis, ainsi que de nombreux ambassadeurs.

La France et le Canada partagent une relation de confiance fondée sur des valeurs communes, une coopération économique et stratégique étroite, ainsi qu’un attachement profond à la francophonie. L’annonce de la tenue du Sommet de la Francophonie 2028 dans la région de la capitale canadienne illustre parfaitement cette ambition commune.

Plus que jamais, l’amitié franco-canadienne demeure un moteur de coopération au service de nos deux peuples.

Rencontre avec les directeurs généraux des CCIFI

Ce 29 juin, j’ai retrouvé une vingtaine de directeurs généraux de Chambres de commerce et d’industrie françaises à l’international (CCIFI), issus de tous les continents et réunis en Île-de-France dans le cadre de leur désormais traditionnelle « Learning Expedition », une initiative remarquablement orchestrée depuis trois ans par Charles Maridor, délégué général du réseau.

Après une journée consacrée à la découverte de l’écosystème francilien de l’innovation et de l’attractivité – Choose Paris Region, plusieurs pôles de compétitivité, Station F, la Direction générale des entreprises, ainsi que le nouveau siège de la CCI Paris Île-de-France, je les ai accueillis au Sénat pour une visite du Palais du Luxembourg. Le lendemain, leur Learning Expedition devait se poursuivre sur le plateau de Paris-Saclay, autre territoire emblématique de l’innovation française.

La soirée s’est ensuite poursuivie au Procope, dans une ambiance conviviale, propice aux échanges et au partage d’expériences.

Deux interventions ont nourri les discussions. Amandine Guyon, responsable des opérations et de la commission Sûreté internationale du Cindex, le think tank de la mobilité internationale qui réunit 75 grands groupes européens, est revenue sur les enjeux de la sûreté des collaborateurs à l’international. Jean Delalandre, directeur général du Comité Richelieu, a présenté une initiative inédite : la création d’un observatoire de la défense destiné à mieux cerner les attentes des startups, PME et ETI françaises du secteur.

J’ai, pour ma part, partagé mon expérience d’entrepreneur et l’évolution profonde de l’environnement économique au cours des dernières décennies : nouvelles méthodes de travail, accélération technologique et intensification de la concurrence internationale.

Une belle soirée d’enrichissement mutuel qui illustre la force du réseau des CCIFI au service du développement international de nos entreprises.

Sénat – Avion de combat du futur : “On peut faire seuls !” Éric Trappier (Dassault Aviation)

Alors que le Rafale continue sa montée en cadence, dix ans se sont écoulés depuis le lancement du SCAF, le projet franco-allemand d’avion de combat du futur, miné par des désaccords industriels et politiques.

Comment rebondir ? Comment répondre aux besoins de nos armées en concevant, selon la formule d’Éric Trappier, président-directeur général de Dassault Aviation, « le plus petit avion qui fait tout », tout en le rendant « exportable » ? Autant de questions au cœur de son audition devant la commission des Affaires étrangères, de la Défense et des Forces armées du Sénat, ce 1er juillet, qui font écho à l’audition du 10/3/2021 (compte-rendu), où j’évoquais la nécessité de disposer d’un plan B pour pallier l’échec du programme de coopération avec les Allemands.


Voir l’intégralité de l’audition Avenir de l’aviation de combat du 01/01/2026 sur le site du Sénat

VERBATIM de mon intervention

Merci monsieur le Président. Merci monsieur le Président pour votre propos liminaire.

Il y a cinq ans, vous étiez ici et j’avais évoqué devant vous justement l’hypothèse d’un plan B au SCAF.

Je m’étais appuyé sur l’histoire, sur le plan B du président Marcel Dassault des années 1980 et son impulsion qui a permis, finalement, la création du Rafale qui fait notre fierté et qui contribue aujourd’hui à notre souveraineté.

Vous aviez alors tracé plusieurs voies qui démontraient déjà que Dassault saurait trouver des solutions pour anticiper les besoins de la France pour les prochaines décennies et conduire éventuellement un nouveau programme.

Les difficultés auxquelles nous sommes confrontés, c’est un peu toujours la même chose, c’est : qui dirige le projet ? Bonaparte déjà disait que pour conduire une armée, mieux vaut un mauvais général que deux bons.

Alors, au regard de l’expérience de ce que votre société a traversé au début des années 80, on se souvient des allers-retours, des pressions, déjà, on nous disait que la France n’aurait pas d’argent pour pouvoir faire ce programme à l’époque, que cela ne serait qu’un avion français et pas européen…

Ce à quoi le président Dassault avait dit : ce sera un avion mondial. Et on en voit effectivement aujourd’hui le résultat.

Quelle comparaison faites-vous avec les années 80 et ce que nous observons aujourd’hui dans la façon dont, finalement, les choses ne se sont pas faites en termes de coopération.

Est-ce que Dassault, selon vous, peut conduire seul un nouveau programme visionnaire qui nous permettrait d’espérer pouvoir répondre aux besoins de nos successeurs dans trente à cinquante ans ?

Auriez-vous un nom de programme à proposer pour que nos compatriotes commencent à s’approprier cette idée ?

Fahad Al Ruwaily, artisan du rapprochement franco-saoudien

Réception à l’ambassade d’Arabie saoudite

À l’occasion d’une réception organisée à la Résidence de l’ambassade d’Arabie saoudite, ce 24 juin, j’ai rendu hommage à S.E. M. Fahad Al Ruwaily, qui achève sa mission en France après six années au service du renforcement des relations franco-saoudiennes.

En ma qualité de président du groupe d’amitié France–Pays du Golfe du Sénat, j’ai souhaité saluer un ambassadeur qui a accompagné avec intelligence et ouverture les profondes transformations engagées par son pays, tout en œuvrant sans relâche au rapprochement entre la France et le Royaume d’Arabie saoudite.

Au fil de nos nombreux échanges et de mes neuf déplacements en Arabie saoudite, une relation de confiance et d’amitié s’est nouée. +d’images

VERBATIM de mon discours

Monsieur l’Ambassadeur,
Cher Fahad,
Très cher ami,
Au moment où vous vous apprêtez à quitter Paris pour de nouvelles responsabilités,
je souhaite vous adresser, au nom du Sénat, et de nombreux amis de l’Arabie saoudite, nos remerciements les plus sincères.
Nous avons commencé ensemble il y a six ans lorsque j’ai pris ma responsabilité à la tête du groupe d’amitié.
Je vous suis reconnaissant de me permettre de parler ici en cette circonstance.
Au cours de votre mission en France, vous avez incarné avec distinction les profondes transformations engagées par votre pays.
Vous avez contribué à renforcer les liens d’amitié et de confiance entre la France et le Royaume d’Arabie saoudite, dans les domaines politique, économique, culturel et humain.
J’ai eu le privilège de travailler à vos côtés et d’apprécier votre disponibilité, votre écoute et votre sens du dialogue.
Votre engagement constant a permis de rapprocher nos deux pays et de créer de nombreuses opportunités de coopération.
Au-delà de vos fonctions, nous garderons le souvenir d’un homme de conviction, attentif aux autres et profondément attaché à l’amitié franco-saoudienne.
Alors que s’ouvre pour vous un nouveau chapitre, je veux vous dire que vous m’avez fait aimer profondément votre pays ou je me suis rendu neuf fois et que vous avez inspiré mon action
je vous adresse mes vœux les plus chaleureux de réussite et de bonheur.
Soyez assuré que votre épouse Fatima et vous laisserez en France de nombreux amis qui continueront à suivre avec intérêt votre parcours et à se réjouir de vos succès.
Merci pour tout ce que vous avez accompli au service de votre pays, et pour tout ce que vous avez apporté à la relation entre nos deux nations.
Vous ne partez pas tout à fait , monsieur l’Ambassadeur, car pour vos amis, ici vous resterez à tout jamais dans nos cœurs !

Déjeuner d’au-revoir de l’ambassadeur du Qatar

Le lendemain, SE l’ambassadeur Sheikh Ali bin Jassim Al-Thani, ambassadeur du Qatar en France, m’a invité au déjeuner d’au-revoir en l’honneur de SEM Fahad Al-Ruwaily, à l’occasion de la fin de sa mission d’ambassadeur du Royaume d’Arabie saoudite en France, en présence des ambassadeurs des pays du Golfe, aux côtés de Anne-Claire Legendre, présidente de l’IMA, Dora Catutti, conseillère ANMO à l’Élysée et Quentin Jeantet, conseiller ANMO au MEAE.

‎Ce moment de convivialité et de partage a été l’occasion de célébrer le dévouement de SEM Al-Ruwaily et sa contribution à la présence arabe essentielle en France, et de lui souhaiter beaucoup de réussite dans la suite de sa carrière diplomatique.

Réunion annuelle des CCIFI : résilience, innovation et confiance

Assemblée générale

Ce 22 juin, j’ai participé à l’assemblée générale annuelle des Chambres de commerce et d’industrie françaises à l’international (CCIFI), rendez-vous incontournable des acteurs engagés au service du développement international des entreprises françaises.

Cette édition revêtait une importance particulière avec l’adoption du premier plan stratégique à l’horizon 2030, mis en œuvre dès le second semestre 2025, avec cette vision claire de faire du réseau CCIFI « le réseau d’affaires de référence des entreprises à l’international ».

Intelligence artificielle, cybersécurité, souveraineté numérique : le réseau aborde une nouvelle phase de son développement. Plus qu’un réseau d’affaires, il s’affirme progressivement comme un acteur de confiance au service des entreprises françaises dans un environnement géopolitique de plus en plus incertain.

J’ai salue la dynamique impulsée par Frédéric Sanchez, président de CCI France International et également président de Medef International. Le réseau rassemble aujourd’hui 37 303 entreprises adhérentes au sein de 125 chambres réparties dans 98 pays.

Entre Frédéric Christophe Lecourtier, DG de l’AFD et Frédéric Sanchez, pdt de CCIFI

À l’issue de l’Assemblée générale de CCI France International a signé un accord de partenariat stratégique avec le Groupe AFD, destiné à mobiliser les entreprises françaises, en particulier les PME et ETI, autour des opportunités liées à l’investissement solidaire et durable, tout en renforçant leur accès aux marchés internationaux. J’ai félicité Frédéric Sanchez (pdt CCIFI) et Christophe Lecourtier (directeur général AFD) qui concrétisent ainsi la démarche que j’avais appelé de mes vœux, à la tribune du Sénat, pour rapprocher l’AFD des entreprises françaises (compte-rendu).

Cette assemblée générale a enfin été l’occasion de retrouver de nombreux présidents de chambres que j’ai eu le plaisir de rencontrer dans le monde. Depuis l’assemblée générale de l’an dernier, mes déplacements m’ont conduit au Brésil, au Maroc, en Bulgarie, aux Pays-Bas, au Danemark, en Suisse ainsi qu’aux États-Unis, où j’ai eu l’occasion de visiter les chambres d’Atlanta, Miami, Chicago, Boston et New York.

Ces échanges confirment le rôle essentiel des CCIFI comme relais de l’influence économique française à travers le monde.

Les Trophées des CCIFI

J’ai eu le plaisir de participer à la 8e édition des Trophées CCI France International. Je remercie chaleureusement Frédéric Sanchez, président de CCI France International, ainsi que Charles Maridor, son directeur général, pour leur invitation à cet événement qui a réuni plus de 400 décideurs économiques, représentants institutionnels et partenaires engagés à l’international.

Cette soirée de gala a mis en lumière le dynamisme du réseau des Chambres de commerce et d’industrie françaises à l’international. En 2025, le réseau s’est structuré, digitalisé et projeté vers l’avenir, en poursuivant trois enjeux majeurs : l’intelligence artificielle, la cybersécurité et la valorisation des entrepreneurs français de l’étranger.

Présent à cette soirée, le ministre chargé du Commerce extérieur et de l’Attractivité, Nicolas Forissier (à l’mage), a appelé l’ensemble des acteurs de la Team France Export à « resserrer les rangs », afin de mieux accompagner nos entreprises à l’international.

J’adresse mes plus sincères félicitations aux sept lauréats récompensés cette année :
• Trophée « Responsabilité sociétale des entreprises » : Stop Hunger
• Trophée « Entrepreneur français à l’étranger (EFE) » : Sugar Beets / Maman
• Trophée « Meilleure implantation française à l’étranger » : TMC & CCI France Mexique
• Trophée « Implantation étrangère en France » : Nidec
• Trophée « Performance à l’export » : Socomec
• Trophée spécial du jury : Artefact
• Coup de cœur du jury : Odavesa
Ces réussites illustrent le dynamisme de nos entreprises à travers le monde et rappellent le rôle essentiel joué par les CCIFI dans le rayonnement économique de la France.
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AG des CCE, vigies économiques de la France

Ce 23 juin, j’ai participé à l’assemblée générale des Conseillers du commerce extérieur de la France (CCE), organisée au siège de Business France. Plus de 200 conseillers venus du monde entier avaient fait le déplacement pour ce rendez-vous annuel du réseau.

Je remercie chaleureusement Sophie Sidos Vicat, présidente des CCE, pour son invitation et pour son engagement au service de cette institution qui constitue l’un des grands réseaux d’influence économique de notre pays.

Cette AG m’a offert l’opportunité de féliciter Sophie et les 24 membres du conseil d’administrations élus ou réélus au printemps. Alexandre Rattle qui m’avait accueilli à Tunis en mars est le nouveau vice-président des CCE.

Comme la présidente l’a souligné, au fil de mes déplacements à travers le monde, je m’attache systématiquement à rencontrer les CCE. Leur connaissance des marchés, leur expérience des réalités locales et leur engagement bénévole au service de la France en font des interlocuteurs précieux pour un parlementaire représentant les Français établis hors de France.

Revue « Entreprendre à l’international, livres « Succès français à l’international », remise des médailles d’honneur des CCE, grands prix de l’international… : Cette AG a permis de mesurer l’ampleur des missions confiées aux CCE : attractivité de la France, accompagnement des entreprises, soutien aux jeunes, promotion des réussites françaises à l’international ou encore réflexion sur notre compétitivité.

J’ai particulièrement apprécié l’intervention de Nicolas Forissier, ministre délégué chargé du Commerce extérieur et de l’Attractivité. En rappelant que j’avais été le seul sénateur à voter en faveur de l’accord Mercosur, il a souligné la nécessité de regarder les grands accords commerciaux avec pragmatisme et dans l’intérêt de nos entreprises.

J’ai également été sensible aux références faites au CETA, accord que je soutiens également.

Dans un monde marqué par les rivalités économiques, je demeure convaincu que l’ouverture maîtrisée des échanges constitue un atout pour le savoir-faire français. Les CCE jouent, à cet égard, un rôle majeur, par leur présence dans plus de 150 pays et leur expertise des marchés internationaux. +d’images

Libérer les énergies du réseau : faire de l’ANEFE le moteur du développement de l’enseignement français à l’étranger

« Il faut confier à l’ANEFE un rôle central dans l’administration et l’animation du réseau, afin de favoriser son développement par les acteurs eux-mêmes et non par une administration centralisée, à coût zéro pour nos finances publiques. »

Déclaration lors de l’AG de l’ANEFE de son président, Olivier Cadic – 25 juin 2026
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Libérer les énergies du réseau :  faire de l’ANEFE
le moteur du développement de l’enseignement français à l’étranger

La publication du rapport de la sénatrice Samantha Cazebonne constitue une étape importante dans la réflexion sur l’avenir de l’enseignement français à l’étranger. Plusieurs de ses recommandations rejoignent des constats et propositions que je porte de longue date.

1.⁠ ⁠Clarifier les rôles pour mettre fin aux conflits d’intérêts

Le rapport souligne que l’AEFE exerce simultanément des fonctions de régulation, de contrôle, d’accompagnement et de gestion d’établissements. Cette concentration des responsabilités nuit à la lisibilité du système et crée des conflits d’intérêts.

Cette analyse rejoint mes interventions répétées appelant à distinguer clairement :

•⁠ ⁠l’autorité de tutelle ;
•⁠ ⁠l’opérateur chargé de l’animation du réseau ;
•⁠ ⁠les organismes chargés de l’évaluation et du contrôle.

La séparation des fonctions apparaît comme une condition indispensable pour garantir l’équité de traitement entre les différents types d’établissements.

2.⁠ ⁠Mettre en place un modèle économique soutenable

Le rapport constate l’essoufflement du modèle financier actuel, fondé principalement sur les contributions des familles.

Depuis plusieurs années, j’alerte sur :

•⁠ ⁠l’augmentation continue des frais de scolarité ;
•⁠ ⁠le risque d’éviction des familles françaises des classes moyennes ;
•⁠ ⁠la nécessité de mieux maîtriser les coûts de structure.

Le rapport rejoint cette préoccupation en appelant à davantage de transparence financière et à une meilleure identification des coûts réels.

3.⁠ ⁠Garantir l’égalité entre les établissements du réseau

L’une des questions récurrentes que j’ai soulevées concerne les différences de traitement entre établissements en gestion directe, conventionnés et partenaires.

Le rapport propose de réexaminer le périmètre des EGD et de clarifier les règles applicables à chacun. Cette démarche vise à instaurer davantage d’équité au sein du réseau tout en tenant compte de la diversité des situations locales.

4.⁠ ⁠Développer le réseau sans alourdir sa structure

L’objectif de croissance du réseau ne pourra être atteint par la seule création de nouveaux EGD.

Le rapport met en avant la nécessité de s’appuyer davantage sur les établissements partenaires et les initiatives locales, une orientation que je défends depuis 20 ans qui considère que l’expansion du réseau doit privilégier la souplesse, l’innovation et la responsabilité locale plutôt que la centralisation.

5.⁠ ⁠Renforcer la transparence et la place des familles

Le rapport insiste sur la nécessité d’associer davantage les parents aux décisions et d’améliorer l’information qui leur est communiquée.

Cette orientation rejoint les demandes que j’ai formulées à plusieurs reprises en faveur :

•⁠ ⁠d’une gouvernance plus ouverte ;
•⁠ ⁠d’une meilleure reddition des comptes ;
•⁠ ⁠d’un dialogue renforcé avec les représentants des familles.

6.⁠ ⁠Faire de la qualité pédagogique l’objectif premier

Le rapport rappelle que la finalité du réseau n’est pas la préservation d’une organisation administrative mais la diffusion de l’excellence éducative française.

Cette approche correspond à la vision portée par l’ANEFE inspirée par notre secrétaire général Michel Monsauret : évaluer les dispositifs à l’aune de leur efficacité pédagogique, de leur capacité à servir les familles et de leur contribution au rayonnement de la France.

CONCLUSION

Le rapport de la sénatrice Samantha Cazebonne constitue une contribution importante au débat sur l’avenir de l’enseignement français à l’étranger. Son principal mérite est de mettre en lumière, avec lucidité, les limites du modèle actuel et la nécessité d’engager des réformes structurelles.

Nombre des constats formulés rejoignent les alertes et propositions que j’ai portées depuis plusieurs années, détaillées dans la déclaration de ce jour : clarification des responsabilités pour mettre fin aux conflits d’intérêts, recherche d’un modèle économique soutenable, équité entre établissements EGD-Conventionnés-Partenaires, transparence de gestion et confiance accordée aux acteurs de terrain.

Faire de la qualité pédagogique l’objectif premier correspond à la vision portée par l’ANEFE inspirée par notre secrétaire général Michel Monsauret et le groupe de travail de l’ANEFE 2.0.

Pour autant, certaines questions essentielles demeurent ouvertes.
La première est celle de la soutenabilité à long terme de la subvention publique à l’AEFE dans un contexte de forte dégradation de nos finances publiques.
La seconde concerne la capacité de notre réseau à poursuivre son développement sans accroître continuellement les charges supportées par l’État et les familles.

Je souhaite également rappeler que l’ANEFE a été auditionnée dans le cadre de cette mission. Son expertise historique, forgée par plusieurs décennies d’accompagnement du réseau, demeure précieuse. Pour ma part, je siégeais déjà au CA de l’AEFE en 2009, il y a 17 ans.

À cet égard, je continue de penser que l’ANEFE devrait retrouver un rôle central dans l’instruction des garanties accordées aux projets immobiliers des établissements, mission qu’elle a exercée avec efficacité pendant de nombreuses années.

Le rapport ouvre ainsi une nouvelle phase de réflexion. Pour ma part, je considère qu’il faut désormais aller plus loin et engager un véritable changement de paradigme.

L’objectif que je proposais dès 2017 reste plus que jamais d’actualité : permettre un développement massif du réseau tout en réduisant sa dépendance aux financements publics.

C’est dans cet esprit que je soumettrai au débat public plusieurs orientations :
•⁠ ⁠confier à l’ANEFE un rôle central dans l’administration et l’animation du réseau, afin de favoriser son développement par les acteurs eux-mêmes et non par une administration centralisée, à coût 0 pour nos finances publiques ;
•⁠ ⁠transférer progressivement la gestion des EGD à des fondations ou structures autonomes, afin de les sortir du périmètre direct des finances publiques ;
•⁠ ⁠réorienter prioritairement l’effort financier de l’État vers les bourses scolaires, en réformant leurs modalités d’attribution pour garantir davantage de mixité sociale.

Au fond, la question n’est pas de savoir qui administre le réseau, mais comment assurer sa croissance, sa qualité et son accessibilité pour les décennies à venir.

Notre responsabilité collective est de construire un modèle plus ouvert, plus agile et plus durable, au service des élèves, des familles et du rayonnement de la France dans le monde.

Sénat – Déjeuner d’adieu à l’ambassadeur d’Arabie saoudite

Ce 9 juin 2026, j’ai eu le plaisir d’organiser, en ma qualité de président du groupe d’amitié France-Pays du Golfe, un déjeuner en l’honneur de S.E. M. Fahad Al Ruwaily, ambassadeur d’Arabie saoudite, à l’occasion de la cessation de ses fonctions.

Étaient présents aux côtés de ce dernier : S.E. M. Ahmed Mohamed Nasser Al Araimi, ambassadeur du Sultanat d’Oman, S.E. M. Essam Abdulaziz Aljassim, ambassadeur du Royaume de Bahreïn, S.E. M. Abdullah Alshaheen, ambassadeur du Koweït, et M. Masoud Al-Athbi, Premier secrétaire de l’ambassade du Qatar.

Je remercie de leur présence mes collègues Rémy Pointereau, président délégué pour Bahreïn, Louis-Jean de Nicolay, président délégué pour le Qatar, Dany Wattebled, président délégué pour le Koweït, Pierre Barros et Akli Mellouli, vice-présidents, et Mmes Michelle Greaume, secrétaire, et Marie-Claude Lermytte.

Appuyé par l’ensemble des membres du groupe d’amitié présents, j’ai remercié chaleureusement S.E. M. Fahad Al Ruwaily pour sa remarquable contribution au développement de la coopération franco-saoudienne.

Remerciant à son tour le président et les membres du groupe d’amitié pour la qualité de l’accueil qui lui avait toujours été réservé au Sénat, l’ambassadeur a souligné les liens étroits et nombreux existant entre la France et l’Arabie saoudite.

Puis, la conversation s’est engagée sur la situation au Moyen-Orient, l’ensemble des intervenants soulignant l’importance du multilatéralisme et des solutions pacifiques de règlement des différends.

(g à d) MM. Pierre Barros, Louis-Jean de Nicolaÿ, Fabien Genet, Dany Wattebled, Rémy Pointereau, Olivier Cadic, S.E. M. Fahad Al Ruwaily, M. Akli Mellouli, S.E. M. Ahmed Mohamed Nasser Al Araimi, S.E. M. Essam Abdulaziz Aljassim, S.E. M. Abdullah Alshaheen et M. Masoud Al-Athbi

Sénat – Ambassadeur d’Oman en France

Ce 9 juin 2026, en ma qualité de président du groupe d’amitié France-Pays du Golfe, je me suis entretenu avec S.E. M. Ahmed Mohamed Nasser Al Araimi, ambassadeur du sultanat d’Oman, accompagné de M. Khalid Al Zadjali, deuxième secrétaire auprès de l’ambassade.

La discussion a porté sur la situation au Moyen-Orient, que l’ambassadeur a qualifiée de très complexe, soulignant la fragilité du cessez-le-feu et le risque d’une poursuite de l’escalade entre les belligérants ainsi que d’une hausse de l’inflation affectant l’ensemble des économies liées au commerce dans la région.

Rappelant la grande implication de son pays dans les négociations visant à mettre fin au conflit, Ahmed Mohamed Nasser Al Araimi s’est félicité de l’action de la France qui, aux côtés d’Oman, œuvre à trouver les moyens de rétablir la circulation dans le détroit d’Ormuz en s’appuyant sur le droit international.

Maud Joseph distinguée de l’Ordre national du Mérite

Un bonheur n’arrivant jamais seul, Maud Joseph, qui a été élue Conseillère des Français de l’étranger pour l’Ukraine le 31 mai, a reçu ce 2 juin, les insignes de chevalier de l’Ordre national du Mérite des mains de Gaël Veyssière, ambassadeur de France en Ukraine.

Le choix du lieu donnait à cette cérémonie une portée toute particulière : le Centre culturel de l’Ambassade d’Ukraine en France. Un cadre hautement symbolique pour saluer cette double reconnaissance qui témoigne de l’implication d’une femme qui, depuis de nombreuses années, agit sans relâche au service du rapprochement entre la France et l’Ukraine.

À la tête de la Chambre de commerce et d’industrie franco-ukrainienne, Maud Joseph a su maintenir le cap dans l’adversité. Après la pandémie, il a fallu faire face à l’épreuve de la guerre. Malgré les incertitudes, elle a poursuivi son engagement avec détermination, contribuant au maintien des liens économiques entre nos deux pays et préparant déjà les conditions de la reconstruction de l’Ukraine.

Son discours fut particulièrement émouvant. Maud Joseph y a parlé avec beaucoup de sincérité de la guerre, de la maladie, de la fraternité, de l’amour et de l’espérance. Elle a rendu hommage à sa famille, à ses amis ukrainiens, à ses équipes et à toutes celles et ceux qui l’ont accompagnée dans son parcours.

Toutes mes félicitations, chère Maud.

Rwanda – Inauguration du mémorial en hommage aux victimes du génocide des Tutsi

Invité par la Président de la République, Emmanuel Macron, j’ai assisté ce 2 juin à la cérémonie d’inauguration du mémorial en hommage aux victimes du génocide perpétré contre les Tutsi au Rwanda, en présence du Président de la République du Rwanda, Paul Kagame.

Érigé sur l’esplanade Habib-Bourguiba, au bord de la Seine, ce mémorial intitulé L’Archive, conçu par l’artiste Grada Kilomba, constitue désormais un lieu de mémoire permanent au cœur de Paris. Il rend hommage à plus d’un million de victimes du génocide Tutsi de 1994 et témoigne de la volonté de transmettre cette histoire aux générations futures.

Dans son discours, le Président de la République a souligné que ce monument constituait « un aboutissement », fruit d’un long travail de vérité et de reconnaissance engagé depuis plusieurs années. Il a rappelé les responsabilités de la France dans les événements ayant conduit au génocide, telles qu’il les avait reconnues lors de son déplacement à Kigali en 2021, tout en réaffirmant la nécessité de poursuivre le travail de mémoire « avec rigueur, dignité et fidélité » afin que jamais l’oubli ne l’emporte sur la vérité.

DISCOURS du Président de la République (source : Élysée)

VIDÉO de la cérémonie (source : Élysée)

Crédit photo © Laurent Blevennec / Présidence de la République

Dans le prolongement de la cérémonie d’inauguration, j’ai eu l’honneur d’assister au dîner officiel offert au palais de l’Élysée en l’honneur de Paul Kagame, Président de la République du Rwanda, et de Jeannette Kagame.

Un moment particulièrement symbolique qui s’inscrit dans le processus de mémoire, de vérité et de réconciliation engagé entre la France et le Rwanda depuis plusieurs années.

Cette soirée a offert l’occasion de nombreux échanges dans une atmosphère à la fois chaleureuse et empreinte de gravité, au soir d’une journée marquée par le souvenir des victimes du génocide. Elle a illustré la volonté commune de poursuivre le rapprochement engagé entre Paris et Kigali et de renforcer une relation désormais tournée vers l’avenir.

J’ai été heureux d’y retrouver l’ambassadrice de France au Rwanda, Aurélie Royet-Gounin, ainsi que son prédécesseur, Antoine Anfré, qui m’avait accueilli à trois reprises dans ce pays.

Dispositif “PELF” : après l’expérimentation, le renoncement (réponse à ma question écrite)

Adopté dans la loi de finances pour 2024, le Pass enfant langue française (PELF)* constituait une première réponse concrète pour 80 % des enfants français scolarisés hors du réseau de l’AEFE. Ses crédits (1M€) ont disparu dès l’année suivante dans l’attente des conclusions d’une évaluation.

Ce 4 juin, la réponse du ministère des Affaires étrangères et de l’Europe à ma question écrite du 27/11/2025 confirme l’existence d’un besoin réel. Elle montre surtout que l’expérimentation a été trop limitée pour atteindre les objectifs assignés. Plutôt que de tirer les conséquences de ce sous-dimensionnement, le gouvernement choisit aujourd’hui de renoncer à un dispositif national et d’en transférer la charge aux acteurs locaux !

Le PELF est enterré. Je demeure pleinement déterminé à poursuivre mon engagement afin qu’un jour, tous les enfants français parlent français.

Réponse à la question n°06863 (publiée le 04/05/2026) : L’expérimentation du “Pass enfant langue française” (PELF) a été lancée à l’automne 2024 dans 14 pays pilotes. La durée d’expérimentation, initialement prévue à l’année scolaire 2024-2025, a été étendue au second semestre 2025, notamment pour tenir compte des délais effectifs de versement des crédits budgétaires.

Comme le montre l’évaluation, consolidée dans sa version finale en janvier 2026, cette expérimentation a donné des résultats positifs mais contrastés par rapport aux objectifs qui avaient été fixés : si elle a permis de constater l’existence d’une demande (203 groupes hebdomadaires mis en place accueillant 1 182 enfants), elle a également mis en évidence plusieurs limites en termes de niveau de langue (le PELF a été conçu comme un produit d’appel mais ne peut prétendre amener les enfants à un niveau suffisant en soi : il faudrait un volume horaire de cours 16 fois supérieur pour permettre aux enfants de passer d’un niveau débutant à un niveau intermédiaire B1), de satisfaction des parents (seuls 60 % des parents s’estiment satisfaits) et de disponibilité des familles à prendre en charge la poursuite des cours (seuls 28 % des parents s’y disent disposés). Cette évaluation finalisée est présentement transmise au Parlement.

Dans ce contexte, le choix retenu a été celui d’une adaptation du PELF. En fonction de l’intensité et de la viabilité de la demande des familles françaises, appréciée localement, avec le soutien des postes diplomatiques et consulaires, par les Alliances françaises (AF) et Instituts français qui mettent en oeuvre le PELF, celui-ci pourra continuer à être déployé à titre gracieux comme produit d’appel, sur les crédits du poste, et à titre onéreux sur la durée. A titre d’exemple, au Mexique, 61 enfants se sont inscrits au PELF payant auprès des AF mexicaines, qui envisagent pour 2026 la création d’un “Pass ado langue Française” (PALF) pour les publics de 12 à 17 ans, afin d’assurer la continuité du PELF. Par ailleurs, l’expérimentation du PELF a donné lieu, par exemple en Chine et en Thaïlande, à des projets de transformation des classes PELF en associations Français Langue maternelle (FLAM).

Ces perspectives, qui permettent de mieux accompagner les enfants de nos concitoyens à l’étranger, pourront notamment être soutenues dans le cadre du dispositif FLAM mis en oeuvre par l’Agence pour l’enseignement français à l’étranger (AEFE).

Lire Question/Réponse sur le site du Sénat

(*) Précédemment nommé : Pass éducation langue française

LPM (3/3) – Protéger nos infrastructures critiques des prises de contrôle à distance – Vidéo Q/R (7’33)

Les infrastructures critiques qui assurent le fonctionnement quotidien de notre pays – énergie, transports, télécommunications, eau ou santé – reposent de plus en plus sur des systèmes numériques de pilotage et de contrôle.

Or, certains de ces équipements peuvent intégrer des capacités d’administration, de mise à jour ou d’intervention à distance susceptibles d’être exploitées par leurs concepteurs, fournisseurs ou équipementiers. Lorsque ceux-ci relèvent d’intérêts étrangers, cette dépendance peut devenir une vulnérabilité stratégique.

Dans sa réponse, Catherine Vautrin, ministre des Armées a justifié son opposition à cet amendement en invoquant le futur dispositif issu de la loi dite « Résilience », chargée notamment de transposer la directive européenne REC (Résilience des Entités Critiques).

J’ai néanmoins décidé de maintenir mon amendement pour deux raisons. D’abord, parce que si nos infrastructures critiques venaient demain à subir une attaque exploitant précisément ce type de vulnérabilité, la ministre devrait alors assumer les conséquences du refus d’agir dès aujourd’hui. Ensuite, parce qu’il est paradoxal de se prévaloir d’une transposition de la directive REC alors que le Gouvernement lui-même empêche, depuis plus d’un an, l’aboutissement du projet de loi Résilience en ne l’inscrivant pas à l’ordre du jour de l’Assemblée nationale.

Cependant, mes collègues n’ont adopté pas mon amendement visant à renforcer la résilience des opérateurs d’importance vitale (OIV) face à ce risque encore insuffisamment pris en compte, malgré le soutien de mon groupe Union centriste.

Lire l’amendement n°30

LPM (2/3) – Véhicules connectés : renforcer notre souveraineté technologique – Vidéo Q/R (2’13)

Les véhicules connectés sont devenus de véritables plateformes numériques intégrant caméras, capteurs, systèmes de géolocalisation, logiciels embarqués et capacités de mise à jour à distance.

Lorsqu’ils sont utilisés par les armées, les administrations publiques, les opérateurs d’importance vitale ou les gestionnaires d’infrastructures critiques, ils peuvent constituer une vulnérabilité majeure si leurs systèmes ne sont pas pleinement maîtrisés.

Plusieurs démocraties, dont Taïwan, ont déjà pris des mesures pour réduire ces risques.

C’est pourquoi mes collègues ont adopté mon amendement visant à renforcer la souveraineté technologique et la cybersécurité des équipements connectés utilisés dans les secteurs sensibles, dans le cadre du projet de loi actualisant la programmation militaire pour les années 2024 à 2030.

Lire l’amendement n°31