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Médias – “NIS2 : pourquoi le gros sujet des backdoors bloque la transposition du texte” – (ZDNet – 24/02/2026)

ZDNet : La transposition française de la directive NIS 2 est coincée depuis plusieurs mois dans les limbes de la navette parlementaire. Selon Philippe Latombe et Olivier Cadic, l’exécutif bloquerait le texte à cause d’une disposition anti backdoors introduite par les sénateurs.

Lire l’article de ZDNet : NIS2 : pourquoi le gros sujet des backdoors bloque la transposition du texte

Extraits :

Un article au cœur du blocage

Dans une conférence de presse organisée au début du mois de février par le sénateur Olivier Cadic et le député Philippe Latombe, respectivement président des commissions spéciales chargées de l’étude du projet de loi au Sénat et à l’Assemblée, les deux parlementaires ont alerté sur le blocage de ce texte jugé essentiel pour la cybersécurité du pays.

Selon eux, l’exécutif rechigne à inscrire le texte à l’ordre du jour de l’Assemblée Nationale en raison d’un article introduit à l’initiative d’Olivier Cadic portant sur la question des portes dérobées. Dans l’article 16bis du texte adopté par le Sénat, le projet prévoit en effet d’interdire “l’intégration de dispositifs techniques visant à affaiblir volontairement la sécurité des systèmes d’information et des communications électroniques.”

Cette disposition déplaît fortement aux services de renseignement, estiment les parlementaires.

(…)

Effet collatéral

Avec cet article, les parlementaires souhaitent écarter de futures tentatives d’imposer des portes dérobées dans les systèmes de communication, une condition qui leur paraît dans la droite ligne de la stratégie nationale de cybersécurité, qui fait du chiffrement “un socle essentiel.”

Et ce double discours renforce l’incompréhension vis-à-vis du retard. “On ne comprend pas pourquoi les services sont bloqués sur cet amendement, et on comprend d’autant moins que nous n’avons eu aucune discussion officielle avec eux sur le sujet” explique Olivier Cadic.

Lire l’article de ZDNet : NIS2 : pourquoi le gros sujet des backdoors bloque la transposition du texte

Médias – “La DGSI accusée de bloquer l’adoption d’une loi renforçant la cybersécurité” – (NEXT – 25/02/2026)

NEXT : Deux parlementaires, ayant sanctuarisé le chiffrement de bout en bout dans le projet de loi transposant la directive européenne NIS2, accusent la DGSI d’en empêcher l’adoption au Parlement. D’après Intelligence Online, la DGSI ne parviendrait à pirater que 25 à 30 % des smartphones seulement. Un problème amené à empirer, alors que le protocole RCS va généraliser le chiffrement de bout en bout.

Lire l’article de NEXT : La DGSI accusée de bloquer l’adoption d’une loi renforçant la cybersécurité

Extrait :

(Suite à l’introduction de l’article 16 bis dans le projet de loi relatif à la résilience des infrastructures critiques et au renforcement de la cybersécurité)

Initialement introduit et défendu par Olivier Cadic afin d’ « inscrire dans la loi un principe clair de sécurité numérique », et depuis renforcé par un amendement de Philippe Latombe adopté en septembre dernier, il sanctuarise le chiffrement de bout en bout :

« Il ne peut être imposé aux fournisseurs de services de chiffrement, y compris aux prestataires de services de confiance qualifiés, l’intégration de dispositifs techniques visant à affaiblir volontairement la sécurité des systèmes d’information et des communications électroniques tels que des clés de déchiffrement maîtresses ou tout autre mécanisme ou processus permettant un accès non consenti aux données protégées. »

À l’époque, Olivier Cadic l’avait justifié au motif que « certaines initiatives législatives et réglementaires, tant au niveau national qu’international, ont cherché à imposer aux fournisseurs de services de chiffrement des obligations visant à insérer des dispositifs techniques permettant un accès aux données protégées par des tiers, notamment par les autorités publiques » :

« Ces dispositifs, communément appelés « portes dérobées » (backdoors), « clés de déchiffrement maîtresses » ou autres mécanismes d’affaiblissement volontaire de la sécurité, présentent des risques considérables pour la sécurité informatique et la protection des droits fondamentaux. »

Lire l’article de NEXT : La DGSI accusée de bloquer l’adoption d’une loi renforçant la cybersécurité

Édito : Assez de fuite en avant

Lire : l’INFOLETTRE n°254 – Janvier–Février 2026Logo HebdoLettre bleu - Rond75

Assez de fuite en avant !

Madame, Monsieur, chers élus, chers amis,

Après les faux débats public-privé, place aux fausses concertations.

Un illustre prédécesseur des sénateurs, Georges Clemenceau, disait : « Quand on veut enterrer une décision, on crée une commission. » Il faut mettre un terme à ces méthodes qui consistent à organiser la concertation pour mieux noyer le poisson… et décider de ne rien décider.

Qui se souvient des grandes consultations sur l’enseignement français à l’étranger, il y a moins de trois ans ?
J’avais alors refusé de participer à ce simulacre : Lien
Et j’avais écrit au ministre Olivier Becht pour en expliquer les raisons : Lien

J’y dénonçais une mise en scène destinée à habiller des décisions déjà arrêtées par l’administration, sans remise en cause du modèle.

Nous voilà repartis en 2026 avec les mêmes artifices.
Sous couvert de missions parlementaires, on détourne l’attention des décisions déjà prises, des décisions qui fragilisent le réseau et prolongent une trajectoire engagée depuis vingt ans.

C’est pourquoi j’ai demandé aux ministres Jean-Noël Barrot et Eléonore Caroit, depuis l’hémicycle, deux décisions claires :

– la suspension des décisions du conseil d’administration de l’Agence pour l’enseignement français à l’étranger (AEFE) de décembre 2025, qui font porter de nouvelles charges sur les établissements partenaires et conventionnés ;
– l’annulation de l’arrêté d’août 2025 renforçant excessivement les pouvoirs de l’Agence en matière d’homologation. Lien

Continuer à concentrer toujours plus de pouvoirs dans une structure qui n’a pas réglé ses déséquilibres internes n’est pas une solution. C’est une fuite en avant !

En faisant le choix d’impacter lourdement et de fragiliser les sociétés de gestion d’établissements, gérées avec talent, rigueur et dévouement par des volontaires engagés, le réseau risque de s’atrophier en perdant des acteurs qui ne se reconnaissent plus dans ce fonctionnement.

Ignorer ma proposition de suspendre des mesures qui augmentent les frais en désignant des boucs émissaires, c’est refuser de faire de la réduction des coûts une priorité.

Aucun système ne peut rester crédible lorsque l’acteur principal est à la fois compétiteur, régulateur et bénéficiaire des règles qu’il édicte.

La réforme ne sera possible qu’à quatre conditions : neutralité, séparation des rôles, indépendance de l’homologation et modèle économique soutenable.
Car au bout de nos décisions, ce ne sont pas des lignes budgétaires qui paient, ce sont des familles.

Le temps des faux-semblants doit cesser. Il faut réformer sans plus attendre, pas transférer la facture aux familles.

Fidèlement,

Olivier Cadic

Sommaire :

A LA UNE
. Art. 50-1 – Rôle de la France dans la prévention et la résolution des crises politiques internationales, notamment au Venezuela

HOMMAGE
. Robert del Picchia
. Renée Blandin

ENSEIGNEMENT FRANÇAIS À L’ÉTRANGER
. QAG – AEFE : joueur, arbitre… et maintenant bénéficiaire
. Lycées français à l’étranger (Libération) – Assez de faux débats
. Lycées français à l’étranger : l’enquête de Libération qui fait débat – (Le courrier des Amériques – 18/02/2026)
. Rencontre Mission laïque française (MLF) – ANEFE

FRANÇAIS DE L’ÉTRANGER
. Nadia Chaaya, Chevalier de l’ONM : une exigence d’action et de justice
. Australie – Serge Thomann
. France–Estonie : Violaine Champetier de Ribes décorée au Sénat
. Olivier Cadic : mobilité, sécurité, enseignement, ses priorités pour 2026 (Lesfrancais.press)
.Les chiffres de l’activité consulaire 2025
.Guide des victimes françaises à l’étranger (2026)

EN CIRCONSCRIPTION
> ÉGYPTE – Le Caire / New Giza / Nouvelle Capitale / Nouveau Caire / Obour / Alexandrie (29 déc.-03 janv. 2026)
> ROYAUME-UNI – Ashford (Kent) / Gare Eurostar (8 janv. 2026)
> ROYAUME-UNI – Bristol, Londres (10-13 janv. 2026)
> ROYAUME-UNI – Londres (22-24 janv. 2026)

SÉNAT – COMMISSION DES AFFAIRES ÉTRANGÈRES, DE LA DÉFENSE ET DES FORCES ARMÉES
. Venezuela – Transition démocratique & Menace des cartels latino-américains
. Iran – Shirin Ebadi, Prix Nobel de la Paix 2003 : une voix de la résistance iranienne en exil
. Afrique des Grands Lacs – Communauté de Sant’Edigio

SÉNAT – RELATIONS INTERNATIONALES – GROUPES D’AMITIÉ
. La perspective d’un droit nouveau pour l’aide active à mourir se rapproche
. IPAC – Déclaration sur la condamnation de Jimmy Lai
. Taiwan – Groupe d’amitié – Nouvel An
. Suisse – Ambassadrice Tania Cavassini

SÉNAT – CYBERSÉCURITÉ & IA
. PLF 2026 – Conférence de presse : Alerte sur un risque majeur pour la sécurité numérique de la France
. Retard de NIS 2 : Le dispositif anti-backdoor qui cristallise l’affrontement entre la DGSI et les parlementaires (Usine digitale)
. Cybersécurité : l’heure est à l’action – (Entreprendre à l’international)
. Le gouvernement fait le jeu des pirates pour écouter aux portes (Le Canard Enchainé)
. Cybersécurité : la France accumule les retards, les hackers accumulent les victimes, déplorent des experts (Epoch Times)

MÉDIAS
. Olivier Cadic : “On sent que beaucoup de choses ont changé au Liban” (France24/MCD 23/02/2026 – Vidéo 2’45)
. Ukraine : les leçons de 4 ans de guerre (Public Sénat, 19/02/2026 – Vidéo 2’15)
. Olivier Cadic : “Un futur dans la paix et l’harmonie entre les communautés, c’est le Liban dont on rêve” (Annahar Français, 18/02/2026 – Vidéo 29m)
. Olivier Cadic : “L’engagement de la France, c’est de soutenir un Liban souverain et pleinement indépendant” (MTV Liban, 13/02/2026 – Vidéo 2’45)
. À quand un vol direct entre San Diego et Paris ? (SoCal FACC – 26/01/2026)
. French Response : de la guerre à Gaza au salut nazi d’Elon Musk, comment la diplomatie française a changé de ton sur les réseaux sociaux (BFM Tech – 01/02/2026)
. Les enjeux nationaux et internationaux vus par un sénateur des Français établis hors de France (Radio Orient – 1er février 2026 – Podcast 16’30)
. Le sénateur français Olivier Cadic appelle à la reconnaissance de la stabilité et de la démocratie du Somaliland (The Horn Tribune – 22/01/2026)
. Isolée sur le Mercosur, la France a-t-elle perdu son influence en Europe ? (Public Sénat – 09/01/2026)
. Olivier Cadic : “Nous vivons une lutte pour le leadership mondial” (LePetitJournal.com – 15 janv. 2026)

Découvrir l’InfoLettre n°254

Hommage à Renée Blandin, doyenne des élus et anciens élus des Français de l’étranger

C’est avec une profonde émotion que ma collègue Olivia Richard et moi avons appris, la disparition de Renée Blandin, doyenne des élus et anciens élus des Français de l’étranger, décédée, ce matin, à l’âge de 102 ans.

Renée Blandin fut l’une des grandes figures de la représentation des Français établis hors de France.

Pendant près de trente ans, au sein du Conseil supérieur des Français de l’étranger puis de l’Assemblée des Français de l’étranger, elle représenta avec constance nos compatriotes d’Égypte, d’Éthiopie, du Soudan et de Somalie, au sein du groupe RFE présidé par Robert-Denis del Picchia. Elle fut également suppléante du sénateur Jacques Habert, fondateur de l’Anefe, lors de son dernier mandat.

Pour ma part, j’ai eu l’honneur de siéger à l’Assemblée des Français de l’étranger à ses côtés entre 2006 et 2014.

Au fil de ces années, j’ai pu apprécier sa hauteur de vue, son expérience précieuse et sa manière unique de mettre chaque sujet en perspective, toujours guidée par une conviction simple : servir les autres est une joie et un devoir.

Son engagement ne s’est jamais limité aux débats institutionnels. Attachée à la solidarité concrète, elle avait cofondé une Banque Alimentaire avec sa successeure, Régine Prato, poursuivant ainsi, au-delà de son mandat, son action en faveur des plus fragiles.

Renée Blandin était Officier de l’Ordre national du Mérite et Chevalier de la Légion d’honneur — distinctions qui venaient saluer un parcours exceptionnel au service de la France et des Français de l’étranger.

Elle laisse le souvenir d’une élue pionnière, exigeante, profondément humaine, dont la fidélité à nos communautés françaises à travers le monde continuera d’inspirer.

Merci, chère Renée, pour ces décennies de dévouement. Nos pensées les plus sincères accompagnent sa famille, ses proches et les membres du groupe RFE, dans cette épreuve.

Guide des victimes françaises à l’étranger (2026)

L’édition 2026 du Guide des victimes françaises à l’étranger vise à aider les ressortissantes et les ressortissants français à faire face à un événement dramatique.

Il concerne aussi bien les Français établis hors de France que les Français de passage se rendant à l’étranger pour un court séjour.

Vous trouverez l’ensemble des démarches à accomplir ainsi que les structures qui peuvent vous accompagner. Il concerne aussi bien les Français établis hors de France que les Français de passage se rendant à l’étranger pour un court séjour.

Lisez LE GUIDE

Médias – “Ukraine : les leçons de 4 ans de guerre” (Public Sénat, 19/02/2026 – Vidéo 2’15)

Ce 19 février, j’ai ouvert l’émission Sens Public sur Public Sénat, consacrée au sombre quatrième anniversaire du début de l’invasion de l’Ukraine par la Russie, pour rappeler l’importance du soutien militaire de la France. J’y ai repris les mots que j’avais prononcés à l’époque : « Si nous n’envoyons pas nos canons aujourd’hui, il y a fort à parier que nous enverrons nos enfants demain. »

De son côté, Nadia Sollogoub, présidente du groupe d’amitié sénatorial France-Ukraine, est intervenue sur l’accueil des réfugiés ukrainiens.

Voir l’intégralité de l’émission (40m) avec le débat réunissant Marie jego, journaliste Le Monde, Cyrille Amoursky, reporter de guerre et David Cadier, chercheur à l’IRSEM. VIDÉO

Iran – Shirin Ebadi, Prix Nobel de la Paix 2003 : une voix de la résistance iranienne en exil

Ce 17 février, notre Commission des Affaires étrangères, de la Défense et des Forces armées, la délégation au droits des femmes présidée par Dominique Verien et le groupe d’amitié présidé par Olivia Richard ont eu l’honneur d’entendre Shirin Ebadi, avocate et militante iranienne des droits de l’homme, Prix Nobel de la paix 2003.

Après avoir rendu hommage aux victimes du régime iranien, j’ai interrogé Mme Ebadi sur les mesures concrètes que la communauté internationale pourrait adopter pour appliquer le principe de la responsabilité de protéger, adopté par les Nations Unies, sans aggraver la situation des civils iraniens.

VERBATIM de mon intervention

Merci Madame. Permettez-moi, en préambule, de vous remercier pour votre témoignage et votre action inspirante. Et également d’adresser une pensée sincère aux milliers de victimes du régime iranien et à leurs proches. Leur souffrance ne doit ni être banalisée, ni oubliée et elle donne tout son sens aux échanges que nous avons aujourd’hui.

Vous avez évoqué le principe de la responsabilité de protéger, adopté par les Nations Unies en 2005. Quelles mesures concrètes la communauté internationale pourrait-elle prendre aujourd’hui pour appliquer ce principe à la situation iranienne sans aggraver les souffrances de la population civile ? Quelles actions concrètes les États démocratiques devraient-ils mettre en œuvre pour protéger les défenseurs iraniens des droits humains et soutenir la société civile dans l’esprit de la responsabilité de protéger ? Je vous remercie.

En réponse Shirin Ebadi a rappelé que la victoire de la démocratie en Iran sera non seulement bénéfique aux Iraniens, mais aussi aux États européens. En outre, au lieu de nous adresser au gouvernement iranien, elle suggère de nous adresser au peuple iranien.

Médias – “Lycées français à l’étranger : l’enquête de Libération qui fait débat” – (Le courrier des Amériques – 18/02/2026)

Ma réponse à l’enquête de Libération sur les lycées français à l’étranger (lire), a suscité l’intérêt de la rédaction du Courrier des Amériques.

Comme le résume justement l’article : “Derrière les rapports budgétaires et les statuts administratifs, la réalité reste très concrète : des familles qui comparent les frais de scolarité… parfois avec la même appréhension qu’une facture d’université américaine. Et une question de fond qui, elle, fait consensus : comment préserver l’excellence du modèle français à l’étranger sans le rendre inaccessible à ceux qu’il est censé servir ?”

Lire l’article Lycées français à l’étranger : l’enquête de Libération qui fait débat, publié sur le site Le courrier des Amériques, le 18 février 2026

Extrait :

La riposte d’Olivier Cadic : « assez de faux débats »

Parmi les réactions les plus structurées figure celle du sénateur des Français de l’étranger Olivier Cadic, cité dans l’enquête mais qui conteste vivement son angle.

Dans un communiqué offensif, il dénonce « une opposition caricaturale entre public et privé » et reproche au journal d’éluder, selon lui, la vraie question : les causes structurelles des difficultés financières de l’AEFE.

Pour le sénateur, le problème tient d’abord à « un modèle à bout de souffle », reposant encore largement sur des statuts d’expatriés coûteux. « Le monde a changé, le réseau fonctionne encore comme dans les années 1990 », affirme-t-il, estimant que la hausse des frais facturés aux familles sert trop souvent à compenser l’absence de réformes internes.

Il critique également une centralisation croissante et une bureaucratie qu’il juge inflationniste, tout en rappelant que l’État ne peut financer simultanément expansion du réseau, mission de service public et stratégie d’influence sans modernisation structurelle.

Lire l’article Lycées français à l’étranger : l’enquête de Libération qui fait débat, publié sur le site Le courrier des Amériques, le 18 février 2026

Médias – “Retard de NIS 2 : Le dispositif anti-backdoor qui cristallise l’affrontement entre la DGSI et les parlementaires” (Usine digitale – 16/02/2026)

J’ai répondu aux interrogations d’Alice Vitard (Usine Digitale), dans le prolongement de la conférence de presse que j’avais organisée le 4 février dernier au Sénat avec le député, Philippe Latombe, intitulée :
“Alerte sur un risque majeur pour la sécurité numérique de la France” (compte-rendu)

Lire l’article Retard de NIS 2 : Le dispositif anti-backdoor qui cristallise l’affrontement entre la DGSI et les parlementaires publié sur le site de l’Usine digitale, le 16 février 2026

Extraits :

D’un côté les parlementaires, de l’autre le ministère de l’Intérieur, plus particulièrement la Direction générale de la Sécurité intérieure (DGSI). C’est le duel qui empêcherait la transposition de la directive européenne NIS 2 dans le droit français.

Ces accusations sont portées par le député Philippe Latombe et le sénateur Olivier Cadic, présidents de la commission spéciale du projet de loi “Résilience des infrastructures critiques et renforcement de la cybersécurité”, le premier à l’Assemblée nationale et le second au Sénat. Ensemble, ils alertent sur le retard pris par la France dans la transposition du texte européen.

(…)

> L’impasse de l’agenda parlementaire
Le texte a été voté il y a bientôt un an au Sénat. Il devait être mis à l’ordre du jour avant la fin de l’année et puis finalement ils ont reporté au mois de janvier. Et puis au mois de janvier, ils ont décidé de ne pas le présenter à l’ordre du jour alors qu’il aurait dû être mise en oeuvre depuis fin octobre 2024″, dénonce Olivier Cadic, sénateur des Français établis hors de France, sollicité par L’Usine Digitale. Pour rappel, l’inscription d’un projet de loi gouvernemental à l’ordre du jour relève, en pratique, de l’exécutif.
La France avait, en effet, jusqu’au 17 octobre 2024 pour intégrer dans son droit les principes posés par la nouvelle directive NIS.

(…)

> Un amendement anti-backdoor au cœur du blocage
Au coeur du blocage figure l’article 16 bis du projet de loi “Résilience des infrastructures critiques et renforcement de la cybersécurité”, le texte qui intègre NIS 2, aux côtés de Doraet REC (trois directives européennes).
Cet amendement – porté par Olivier Cadic et déjà adopté par le Sénat – vise à empêcher que l’Etat puisse imposer aux fournisseurs de service de chiffrement, dont les messageries, l’intégration de backdoors.
J’avais déposé cet amendement parce qu’aux États-Unis, des backdoors – qui avaient été utilisées pour surveiller des appels et des messages – avaient été exploitées par les hackers chinois, donc pour compromettre des millions de télécommunications”, explique Olivier Cadic. Il ajoute : “j’ai considéré que la possibilité d’installer des backdoors était contradictoire avec la capacité d’élever notre niveau de cyber-résilience”.

(…)

> Les services de renseignement mis en cause
Selon le sénateur, le vote du projet de loi résilience serait bloqué pour cette raison précise. “Il y a une administration qui semble gênée, qui au demeurant ne vient pas voir les parlementaires concernés pour discuter de ça, et utilise le ministre pour bloquer l’ordre du jour du Parlement”, explique-t-il. C’est la Direction générale de la Sécurité intérieure qui est pointée du doigt.
Selon Olivier Cadic, l’opposition de la DGSI à l’article 16 bis s’explique par la volonté de conserver des capacités d’accès aux communications chiffrées.

(…)

> Un affaiblissement technique du chiffrement
Pour Olivier Cadic, l’absence de transposition expose désormais directement l’Etat. “En cas de fraude massive de données, le gouvernement engage sa responsabilité puisqu’il ne permet pas à la France de se préparer”, juge-t-il, citant notamment la sanction de 5 millions d’euros infligée à France Travail (ex-Pôle Emploi) par la Commission nationale de l’informatique et des libertés (Cnil). Dans ce cas précis, poursuit-il, “l’Etat [les contribuables, ndlr] paie une amende à l’Etat”, ce qui pose un problème de responsabilité réelle.

(…)

> Quand le retard français isole Paris en Europe
Alors que plusieurs Etats membres, tels que la Belgique, ont déjà intégré NIS 2 dans leur législation, Paris apparaît en décalage sur un texte pourtant porté dès son origine par la France. “Comment est-ce que la France peut discuter de la suite, alors que les autres pays ont transposé NIS 2 et que nous, ce n’est toujours pas fait ?”, interroge Olivier Cadic.

Lire l’article Retard de NIS 2 : Le dispositif anti-backdoor qui cristallise l’affrontement entre la DGSI et les parlementaires publié sur le site de l’Usine digitale, le 16 février 2026

Médias – Libération – Assez de faux débats

Réaction à l’article de Libération : assez de faux débats.

L’article de Libération qui me cite évite soigneusement la seule question qui vaille : pourquoi l’Agence pour l’enseignement français à l’étranger (AEFE) est-elle aujourd’hui en difficulté financière ?

J’avais expliqué les causes structurelles à la journaliste. Elles n’apparaissent pas.

À la place, on nous sert une opposition caricaturale entre public et privé, parfaitement alignée sur la ligne défendue par certains syndicats qui défendent avant tout les personnels expatriés.

Ce n’est pas sérieux.

Le vrai problème : un modèle à bout de souffle

Depuis des années, l’AEFE refuse de remettre en cause son modèle de coûts, notamment le maintien de statuts d’expatriés qui n’existent plus dans aucune organisation internationale comparable.
Le monde a changé.
Le réseau, lui, fonctionne encore comme dans les années 1990.
Plutôt que d’engager les réformes nécessaires, l’Agence choisit la solution de facilité :
👉 augmenter les frais de scolarité
👉 faire payer les familles
👉 accuser le développement du privé
C’est commode. Mais c’est faux.

Une centralisation bureaucratique assumée

En 2018, le Président de la République a repris l’objectif de doubler le réseau à l’horizon 2030. J’avais défendu cet objectif, mais dans une logique de libération, de diversification et d’autonomie.
Ce qui a été fait est exactement l’inverse :
toujours plus de centralisation, toujours plus de contrôle, toujours plus de bureaucratie.
Même les missions de l’Association nationale des écoles françaises de l’étranger (ANEFE), qui ne coûtaient rien aux établissements, ont été transférées à l’Agence.
Résultat ?
Des fonctionnaires supplémentaires.
Des coûts supplémentaires.
Des facturations supplémentaires.
Et in fine : des frais supplémentaires pour les parents.
On prétend défendre le service public.
On fabrique en réalité un système administré hors de prix.

Une hypocrisie budgétaire

L’AEFE représente environ 12 % du budget du Quai d’Orsay et près des deux tiers du programme 185.
Et pourtant, certains en réclament toujours plus sans se préoccuper de nos finances publiques.
Cela fait quinze ans que je le dis :
l’État n’a pas les poches assez profondes pour financer à la fois :
• un service public mondial,
• une politique d’influence,
• et une expansion massive du réseau, sans revoir profondément son organisation.
Nous y sommes.

Pendant ce temps, le monde avance

Pendant que nous entretenons nos querelles idéologiques :
• En Égypte, l’enseignement français ne représente plus qu’environ 1 % du marché international.
• Au Liban, l’enseignement privé anglophone est devenu majoritaire (53 % en 2023) sans aucune subvention publique britannique ou américaine.
Nous avons perdu du terrain.
Et nous continuons à débattre comme si le problème venait du “méchant privé”, alors que l’enseignement à l’étranger est un “business”.

La seule question qui compte

La question est simple :
Est-ce aux familles et aux contribuables de financer indéfiniment le coût des statuts d’expatriés
ou faut-il instaurer l’équité des rémunérations et moderniser les statuts pour maîtriser les coûts ?
Tout le reste est un écran de fumée.
Ceux qui déplacent le débat vers une guerre public-privé cherchent à éviter cette question.

J’assume une réforme structurelle

C’est pour cela que j’ai demandé aux ministres Jean-Noël Barrot et Eléonore Caroit :
• la suspension des décisions du conseil d’administration de l’AEFE de décembre 2025 qui fait porter de nouvelles charges sur les écoles partenaires et conventionnées ;
• l’annulation de l’arrêté d’août 2025 renforçant excessivement les pouvoirs de l’Agence en matière d’homologation.
Concentrer toujours plus de pouvoirs dans une structure qui n’a pas réglé ses déséquilibres internes n’est pas une solution. C’est une fuite en avant.

L’enseignement français à l’étranger ne se résume pas à l’AEFE

Le réseau français est plus large que son opérateur public.
Avec l’ANEFE et de nombreux acteurs locaux, nous travaillons à une alternative fondée sur :
• l’initiative locale,
• la responsabilité,
• la transparence des coûts,
• une véritable garantie de qualité pédagogique, et non un simple contrôle administratif.

Le choix est clair

Soit nous modernisons courageusement le système pour garantir le juste coût et le juste prix pour les familles.
Soit nous continuons à augmenter les frais en désignant des boucs émissaires.
Je refuse que l’on sacrifie l’avenir du réseau français à l’étranger pour préserver des équilibres internes devenus intenables.
Le débat mérite mieux que des postures idéologiques.
Il exige des décisions.

Médias – “Olivier Cadic : mobilité, sécurité, enseignement, ses priorités pour 2026” (Lesfrancais.press – 12/02/2026)

Lire l’article et écouter le podcast LIEN

J’ai répondu avec plaisir aux questions suivantes de Jérémy Michel, rédacteur en chef adjoint du média Lesfrancais.press :

. Dans votre dernière lettre d’information, vous indiquiez avoir effectué depuis le début de votre mandat en octobre 22014, 627 déplacements dans 116 pays. Olivier Cadic, en un peu plus de onze ans de mandat, comment avez-vous vu évoluer les attentes et les demandes des Français établis hors de France ?

. Vous avez évoqué le retour en France. Aujourd’hui, on éprouve un certain nombre de difficultés quand on a vécu à l’étranger pour revenir s’installer en France. Est-ce que c’est une sorte de capharnaüm administratif ?

. Un autre angle sur lequel vous avancez aussi, c’est celui de la cybersécurité. Il y a un dispositif qui a vu le jour, qui s’appelle le 17Cyber. Est-ce qu’en quelques mots, vous pouvez nous rappeler concrètement ce que c’est et puis comment il peut être aussi utile pour les Français expatriés ?

. Un autre dossier que vous mettez en avant et qui est au cœur de l’actualité, c’est l’enseignement français à l’étranger, avec la réforme du réseau de l’AEFE, qui d’ailleurs fait beaucoup réagir en ce moment. Vous, vous l’abordez sous l’angle de l’ANEFE, qui est l’Association nationale des écoles françaises de l’étranger. En quelques mots, Olivier Cadic, vous nous rappelez ce qu’est l’ANEFE et en quoi elle peut jouer un rôle dans le débat actuel sur cet avenir des écoles à l’étranger ?

. Sur votre positionnement politique, vous vous définissez comme un sénateur indépendant, tout en siégeant au sein du groupe Union centriste. Est-ce que vous pouvez nous dire ce que signifie aujourd’hui concrètement être indépendant ? Et en quoi, dans ce cas-là, l’appartenance à un parti politique pourrait freiner l’action parlementaire ?

. Pour vous, le Mercosur, le traité du Mercosur, il est bon pour la France ?

. 2026, il y a aussi les élections sénatoriales. Vous arrivez à la fin de votre second mandat. Elles auront lieu au mois de septembre. Est-ce que vous serez à nouveau candidat ?

Sénat – Transition démocratique au Venezuela & Menace des cartels latino-américains – Vidéo Q/R (9’45)

Ce 4 février, notre commission des Affaires étrangères, de la Défense et des Forces armées a auditionné Gaspard Estrada, politologue à l’unité du Sud Global à la London School of Economics.

Je me suis étonné auprès de M. Estrada du silence des démocraties européennes face à la transition démocratique engagée au Venezuela et alerté sur l’extension du crime organisé en Amérique latine, nourri notamment par les précurseurs chimiques chinois, et des répercussions directes jusqu’en Europe.

VERBATIM de mon intervention

Merci de vos propos. Vous avez mentionné la rivalité stratégique entre la Chine et les États-Unis en Amérique latine. Elle se démontre aussi par l’arrivée des précurseurs chimiques chinois qui arrivent par les ports. Vous avez parlé de Shanghaï, mais la cocaïne se compose aussi des précurseurs chimiques chinois qui envahissent donc l’Amérique latine. C’est un des sujets qui va m’amener à vous parler du développement du crime organisé et donc des cartels, qui sont considérés désormais comme des organisations terroristes aux États-Unis et qui, à mon avis, c’est un peu le game changer, parce qu’on parle de trafic de drogue, mais on aurait pu parler de l’Orénoque et donc de ce que font les militaires vénézuéliens aux sources donc de l’Orénoque pour faciliter le trafic de métaux précieux.

Mais on aurait pu parler aussi du trafic d’êtres humains, de tout ce qui se passe sur cette zone. Vous avez justement rappelé la présence de l’ENL et puis, justement, la proximité entre la Colombie et le Venezuela dans ce domaine. Donc, je pense que c’est effectivement une raison qui nous amène à nous préoccuper de ce qui se passe aussi en Colombie.

Mais il y a quand même une transition démocratique qui est en route au Venezuela. On n’en parle pas, mais il faut quand même rappeler qu’Edmundo González Urrutia a été élu avec 70% des voix. On fait comme si ce scrutin n’avait pas existé. C’est quand même un peu surprenant, puisqu’en réalité le devenir de ce pays est pour l’instant imbriqué dans des réseaux d’influence et d’ingérence : l’Iran, la Russie, la Chine, Cuba au Venezuela. C’est un vrai sujet, mais aussi les acteurs tels que le Hezbollah, aussi présents.

J’aimerais savoir ce que vous pensez de ce qui se passe et de l’impact avec l’Iran, les groupes paramilitaires, les organisations criminelles. Aujourd’hui, ce qui est un peu étonnant, et j’aimerais avoir votre opinion là-dessus, c’est qu’on réagit beaucoup pour le Groenland, on réagit beaucoup avec ce qui se passe en Iran, mais personne ne s’inquiète de la transition démocratique au Venezuela, au niveau de l’Europe, au niveau de la France, alors qu’on est à une heure de là-bas.

Personne n’est vocal sur le sujet pour pousser vers cette transition démocratique. Il y a eu un vote, il faut le faire respecter. Qu’est-ce qui fait que les démocraties n’ont pas la force de faire respecter les votes démocratiques d’un peuple comme le Venezuela, les Vénézuéliens ? Cela m’interroge. Et puis aussi, comment réagir face au développement des cartels, puisque nous sommes maintenant nous-mêmes affectés par leur développement ici, sur le territoire européen. Merci.

Réponses de Gaspard Estrada :
. Sur le narcotrafic, il estime que la réponse ne peut être que transnationale, en renforçant nos coopérations en matière d’entraide judiciaire et policière, et en s’attaquant aux circuits financiers des organisations criminelles afin de casser leur modèle économique.
. Saluant l’annonce d’une amnistie pour les prisonniers politiques, Gaspard Estrada considère toutefois que l’enjeu central reste l’absence d’un calendrier électoral clair et de garanties sur les conditions du scrutin, point sur lequel la France devrait désormais exercer une pression prioritaire.

Médias – “Cybersécurité : l’heure est à l’action” – (Entreprendre à l’international – Janv-Fév 2026)

Entretien conduit par Sandrine Weisz et Olivier Nifle pour le compte de la revue des CCE Entreprendre à l’international.

Lire l’article Cybersécurité : l’heure est à l’action (Entreprendre à l’international)

J’ai répondu aux questions suivantes :
. Les attaques de cybersécurité désignent un spectre large…
. Vous dites qu’on voit la paille dans l’œil de son voisin, mais pas la poutre dans le sien…
. Quels sont les pays particulièrement actifs dans le domaine de la cybercriminalité ?
. La cybersécurité est-elle un enjeu européen ? Jusqu’où se fier à nos voisins ?
. Que conseillez-vous aux entreprises au regard de ces menaces ?
. 50 % des PME victimes d’une cyberattaque feraient faillite dans les 12 mois suivants. Comment réagir ?
. Est-ce que l’Europe en fait assez en matière de cybersécurité ?
. Une solidarité internationale totale est-elle vraiment envisageable ?

La perspective d’un droit nouveau pour l’aide active à mourir se rapproche

Le 17 juin 2015, je déclarais dans l’hémicycle du Sénat : « La loi de 2005 refusait l’acharnement thérapeutique ; celle de 2015 a introduit la sédation profonde et continue. Faudra-t-il attendre encore dix ans pour parachever notre dispositif de fin de vie ? »

Le 28 janvier 2026, le Sénat a rejeté en première lecture, par 181 voix contre 122, la proposition de loi relative au droit à l’aide à mourir. Je m’en réjouis, tant le texte issu de l’Assemblée nationale avait été profondément dénaturé par les débats au Sénat.

Mes amendements ont soutenu la rédaction adoptée par l’Assemblée nationale afin d’affirmer clairement la reconnaissance d’un droit à l’aide active à mourir.

Les députés reprendront l’examen du texte, en deuxième lecture, sur la base de la version qu’ils avaient adoptée au printemps 2025.

Amendements défendus (vidéo) :
Amdt 275 – Cet amendement vise à assumer pleinement la création d’un droit à l’aide active à mourir, tel qu’il avait été posé par l’Assemblée nationale. Ce droit doit s’adresser aux patients frappés d’une affection grave et incurable qui ne souhaitent pas connaître les affres de la maladie, même si leur pronostic vital n’est pas directement engagé.
Amdt 328 – Cet amendement ajoute au texte de l’AN que la manifestation de la volonté du patient peut se faire par l’intermédiaire directives anticipées, lorsque la parole fait défaut.
Amdt 334 – Cet amendement précise que l’on peut manifester sa volonté quel que soit le mode d’expression, y compris par l’intermédiaire de directives anticipées rédigées préalablement.

Lire tous les amendements déposés

France–Estonie : Violaine Champetier de Ribes décorée au Sénat

Avec Violaine Champetier de Ribes, présidente de la CCIFE et Viljar Lubi, ambassadeur d’Estonie en France

J’ai eu l’honneur et le plaisir de remettre à Violaine Champetier de Ribes les insignes de Chevalier de l’Ordre national du Mérite, lors d’une cérémonie officielle qui s’est tenue le 16 janvier 2026, au Sénat.

Installée en Estonie depuis cinq ans, pays qui la passionne (*), Violaine Champetier de Ribes a co-fondé la Chambre de commerce et d’industrie France–Estonie qu’elle préside. Cette structure vise à ouvrir aux entreprises françaises un accès privilégié à l’écosystème estonien de startups et de technologies, et offrir aux acteurs estoniens des relais en France et en Europe. J’étais à ses côtés, en octobre 2024, pour le lancement officiel de cette chambre à Tallinn (compte-rendu), dont la création constituait mon objectif prioritaire pour le pays.

La soirée s’est déroulée en présence de Viljar Lubi, ambassadeur d’Estonie en France et Charles Maridor, délégué général de CCI France International (**), ainsi que des représentants des institutions françaises et estoniennes, des représentants de la Chambre de commerce et d’industrie France–Estonie venus de Tallinn pour la circonstance, parmi lesquels : Bouygues Travaux Publics, Chocolala, CoinsPaid, 5.0 Robotics, Mast Production et Quatre deux deux.

J’adresse à Violaine mes chaleureuses félicitations pour cette distinction pleinement méritée et l’encourage à poursuivre, avec la même énergie et la même conviction, son action exemplaire au service du partenariat franco-estonien.

(*) Violaine Champetier de Ribes est l’auteur de deux ouvrages majeurs : Demain, tous Estoniens ? puis The Full Digital Nation, qui participent activement à faire connaître le modèle estonien en France et à l’international.

(**) La Chambre de commerce et d’industrie France–Estonie est membre du réseau CCI France International, présent dans 98 pays à travers 125 chambres.

IPAC – Déclaration sur la condamnation de Jimmy Lai

La condamnation de Jimmy Lai est une injustice tragique.

Il doit bénéficier d’une aide humanitaire.

J’ai cosigné la Déclaration de l’IPAC ainsi que 85 responsables politiques, répartis dans 31 pays.

DÉCLARATION DE L’IPAC SUR LA CONDAMNATION DE JIMMY LAI – 09/02/2026

L’Alliance interparlementaire sur la Chine (IPAC) condamne avec la plus grande fermeté la condamnation inhumaine et politiquement motivée de Jimmy Lai, à l’issue d’un procès devenu le symbole du démantèlement des libertés à Hong Kong.

Ce moment ne s’est pas produit isolément. Il a été rendu possible par l’échec persistant de la communauté internationale à faire respecter la Déclaration conjointe sino-britannique, traité international juridiquement contraignant enregistré auprès des Nations unies. Alors que Pékin démantelait l’autonomie de Hong Kong, la liberté de la presse et l’État de droit, les gouvernements ont pris la parole, mais n’ont pas agi.

Le prononcé d’une peine de vingt ans de prison à un éditeur de 78 ans pour l’expression pacifique d’opinions politiques ne relève pas de la justice. Il s’agit d’une punition pour la dissidence, rendue possible par l’impunité.

L’IPAC appelle les gouvernements démocratiques à répondre en conséquence par une pression diplomatique coordonnée et par des mesures de responsabilité.

La persécution de Jimmy Lai constitue une preuve irréfutable que le système judiciaire de Hong Kong répond aux injonctions de Pékin et ne doit bénéficier d’aucun statut distinct de celui de la Chine. La réaction des gouvernements face à cette injustice constituera un test, non seulement de leur engagement en faveur des droits fondamentaux et des valeurs démocratiques, mais aussi de leur volonté de faire en sorte que les violations graves des traités internationaux entraînent des conséquences.

Nous exprimons notre profonde solidarité avec la famille de Jimmy Lai et réaffirmons l’engagement de notre réseau à œuvrer pour sa libération, ainsi que pour celle des nombreux prisonniers politiques détenus à Hong Kong.

Lire la déclaration originale (anglais)

Liste des signataires

Hommage à Robert del Picchia

Robert del Picchia s’est éteint à Vienne, où il vivait depuis plus de trente ans.

Son positionnement indépendant en dehors des étiquettes partisanes, ses combats, ses idées et son héritage vivent encore, portés par celles et ceux qu’il a inspirés et soutenus, au premier rang desquels figure ma collègue Olivia Richard.

Il a œuvré sans relâche pour que la communauté des Français établis hors de France soit respectée, écoutée et pleinement intégrée à la vie démocratique nationale.

Élu sénateur représentant les Français établis hors de France en septembre 1998, il a siégé au Sénat jusqu’en 2021. Il avançait avec une idée simple : si la démocratie n’est pas accessible, elle s’étiole. C’est cette conviction qui l’a conduit à défendre le vote par Internet pour nos compatriotes de l’étranger. En 2003, alors que le sujet paraissait encore audacieux, il obtenait l’expérimentation du vote électronique pour les Français des États-Unis.

Il a ainsi porté, parfois à contre-courant, des évolutions devenues aujourd’hui évidentes : modernisation des règles électorales, meilleure représentation des Français de l’étranger, reconnaissance de leurs spécificités.

Au Sénat, comme au milieu des élus des Français de l’étranger, Robert privilégiait l’écoute, attentif à toutes les sensibilités. Il aimait confronter les points de vue pour trouver des équilibres. Sa présence marquait les esprits sans jamais écraser personne.

Derrière le sénateur, il y avait aussi un homme de culture et de presse, un passeur passionné. Ancien rédacteur en chef du service français de Radio Autriche Internationale, il a, pendant des années, rédigé une lettre hebdomadaire destinée aux Français de l’étranger, avec le souci constant de transmettre une information claire et vérifiée. Olivia était à ses côtés dans ce travail de fond, patient, rigoureux et très attendu. Ensemble, ils formaient un duo solide, fidèle et complémentaire.

Robert del Picchia aura été un grand sénateur des Français de l’étranger, mais aussi un homme d’une véritable aura morale, élégant, courtois, curieux du monde et jamais dénué d’esprit.

À sa famille, à ses proches et à tous ceux qui ont œuvré à ses côtés, j’adresse mes pensées émues et mes plus sincères condoléances.

Lire le témoignage d’Olivia Richard, sénatrice représentant les Français établis hors de France

Média – “À quand un vol direct entre San Diego et Paris ?” (SoCal FACC – 26/01/2026)

Merci à Sylvie Almeri, directrice de la SoCal (Southern California) French-American Chamber of Commerce, pour son leadership. Son idée d’une liaison aérienne directe entre San Diego et Paris-CDG est devenue mon projet prioritaire pour la Californie. 

Message de Sylvie Almeri (traduit en français)

« Ne lâchez rien. » (« Don’t give up. ») — c’est ce que Emmanuel Macron m’a répondu lorsque je lui ai expliqué, il y a trois ans, que ma mission consistait à renforcer la collaboration entre San Diego et la France.
Ma réponse ? Je ne lâcherai rien. Jamais.

C’est précisément cette promesse qui nous pousse à continuer à défendre l’ouverture d’une liaison aérienne directe entre San Diego (SAN) et Paris (CDG) — et qui démontre combien un travail de lobbying constant, sur le terrain, est essentiel.

Un immense merci au sénateur Olivier Cadic, pour son engagement sans relâche auprès des décideurs des deux côtés de l’Atlantique, en faveur de cette ligne.

Notre objectif est clair : accompagner davantage d’entrepreneurs français en Californie du Sud et créer des emplois des deux côtés de l’Atlantique — et une liaison directe Paris–San Diego serait un véritable accélérateur.

À l’approche de la Coupe du monde de football, et alors que le stade de San Diego accueillera des matchs du tournoi de football des Jeux olympiques de Los Angeles 2028, nous espérons que cette dynamique contribuera à renforcer le dossier. Nous souhaitons également remercier chaleureusement le maire Todd Gloria pour l’élan et l’ambition internationale qu’il a insufflés à San Diego — un dynamisme qui rend les objectifs audacieux atteignables.

Je suis donc ravi de partager notre dernière mise à jour du Flagship Project, piloté par la French American Chamber of Commerce Southern California, avec des contributions de Nicolas Hénin (Air France / KLM Royal Dutch Airlines – Amérique du Nord) et du sénateur Olivier Cadic — un document rédigé par Clément Thiery.

À quand un vol direct entre San Diego et Paris ?

C’est le grand projet de la SoCal French-American Chamber of Commerce : obtenir la création d’une liaison aérienne directe entre SAN et la France. Nous faisons le point sur la question dans un entretien exclusif avec Nicolas Henin, directeur général d’Air France-KLM pour l’Amérique du Nord, et Olivier Cadic, sénateur des Français de l’étranger, qui a fait de cette ligne sa  priorité pour la Californie.

LIRE l’article When Will San Diego Get Regular Service to Paris?
+ version française

Sénat – Taiwan – Groupe d’amitié

À l’occasion du Nouvel An, Clémentine Hao, ambassadrice de Taïwan en France, a convié ce 3 février les parlementaires du groupe d’amitié France–Taïwan à partager une Galette des rois XXL, réalisée par la Confédération nationale de la boulangerie française, dans les locaux de l’ambassade à Paris.

Notre groupe France–Taïwan au Sénat compte 63 membres, ce qui en fait le 2ᵉ groupe d’amitié le plus nombreux du Sénat, derrière France–Maroc.

Cette taille exceptionnelle en fait l’un des plus importants groupes d’amitié Taïwan en Europe, au même niveau que celui du Bundestag allemand et bien plus grand que le groupe britannique ou la délégation active du Parlement européen.

Le discours d’Else Joseph, vice-présidente, a souligné que notre groupe dépasse la seule action diplomatique : il est également un outil d’influence économique, industrielle et culturelle. La mise en valeur de la boulangerie française avec cette galette XXL, à l’image de celle servie à l’Élysée, illustre parfaitement cette influence et ce rayonnement.

Très belle année du cheval à toute l’équipe de l’ambassade et au peuple taïwanais ! +d’images

Sénat – Mission laïque française (MLF) – ANEFE

Très heureux d’avoir retrouvé Christian Masset, président de la Mission laïque française, pour un échange au Sénat, ce 2 février, en compagnie de Michel Monsauret, secrétaire général de l’ANEFE, Association nationale des écoles françaises à l’étranger.

Nous avons évoqué la situation l’enseignement français à l’étranger et esquissé le contour des collaborations que nos deux associations envisagent de mettre en place.

Les objectifs du Cap 2030 tels que définis par la MLF sont autant de défis que nous partageons et que nous voulons relever ensemble.

Avec tous les acteurs de l’enseignement français à l’étranger, nous entendons contribuer à la réflexion sur les besoins des élèves de demain, sur le métier d’enseignant pour en accompagner les nécessaires transformations, ainsi que sur les décisions courageuses qu’il conviendra d’assumer pour renforcer l’attractivité et la stabilité financière des établissements.

La MLF célèbrera son 125ème anniversaire en 2027. Elle a construit ce que le ministre de l’Europe et des affaires étrangères appelle « un trésor de notre rayonnement culturel ».

Christian Masset, grand serviteur de l’État, inscrit son action à la présidence de la MLF dans la tradition d’excellence qu’ont su maintenir ses prédécesseurs.