Le 28 avril, lors de l’audition de Catherine Vautrin sur l’actualisation de la LPM, j’ai alerté sur un angle mort : le programme 129 (hors LPM), dont je suis co-rapporteur. J’ai appelé à une mise à niveau cohérente avec l’effort de défense et relayé un message clair du secteur aéronautique : sans engagement fort de l’État et sans vision à cinq ans, nous manquerons la taille critique.
Je remercie Mme la ministre des Armées et des anciens combattants pour la clarté et la précision de sa réponse.
Voir l’intégralité de l’audition Enjeux de l’actualisation de la LPM du 28 avril sur le site du Sénat
VERBATIM de mon intervention
Madame la Ministre,
Le programme 129 relatif à la Coordination du travail gouvernemental dont je suis co-rapporteur avec mon collègue Michaël Vallet, n’entre pas budgétairement dans le champ de l’actualisation de la LPM, néanmoins ce sont les crédits du Premier ministre qui financent les fonds spéciaux nécessaire à l’action des services de renseignement, notamment la DGSE.
Or, la cour des comptes vient de signaler une hausse importante des dépenses en fonds spéciaux avec 160 millions d’euros exécutés en 2025, contre 67 M€ de crédits votés. Cela fait plusieurs années, depuis le déclenchement de la guerre en Ukraine, que je signale cette sous-budgétisation par rapport aux 101,2M€ consommés en 2023, puis 114,1M€ en 2024. Ce constat est d’ailleurs confirmé par le rapport annuel de la Délégation parlementaire au renseignement.
Comme tout le monde s’accorde sur le fait que les services de renseignement vont continuer à être fortement sollicités, il conviendrait que le programme 129 soit mis à niveau selon la même logique que les sur-marches prévues par l’actualisation de la LPM.
Pourriez-vous Madame la Ministre peser sur ces arbitrages ?
Enfin, j’ai un message de deux représentants de l’aéronautique rencontrés récemment à partager avec vous :
À une époque rare où le civil et le militaire sont en forte croissance en même temps,
Sans engagement fort de l’Etat on n’aura pas la taille critique, pour faire les investissements nécessaires.
L’état doit retrouver la sensation du risque à 5 ans.
Le message est passé.
Je vous remercie.











0 Commentaire
Publiez votre commentaire