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Vaccination des Français de l’étranger : 2ème réunion avec les parlementaires – vidéo (4’30)

Jean-Baptiste Lemoyne, secrétaire d’État chargé du tourisme, des Français de l’étranger et de la francophonie a de nouveau réuni les parlementaires des Français de l’étranger le 15/01/21.

Il nous a fait part des détails de la stratégie vaccinale du gouvernement à travers le monde qu’il avait évoqués, la veille, lors de ses vœux aux Français de l’étranger.

« La solidarité à l’ère de la Covid, c’est aussi la garantie d’accès au vaccin. Dans le cadre de notre stratégie vaccinale, les Français de l’étranger ont naturellement toute leur place », a-t-il réitéré.

Cette réunion visait également à nous fournir les premiers enseignements des retours des postes diplomatiques et les pistes d’action privilégiées à ce stade.

Lien vers le compte-rendu de ses propos liminaires, partagés par le ministre lors de la réunion : LIEN

Lors de mon intervention (voir vidéo), j’ai tout d’abord remercié le ministre pour l’orientation proposée par le Quai d’Orsay et relayé les observations de nos élus de terrain comme il nous y a invité :

1 – Les propos du ministre de la Santé, Olivier Véran, excluant la possibilité de vacciner des Français à l’étranger semblaient prendre à contre-pied la stratégie du MEAE en matière de vaccination des Français de l’étranger.
En réponse, Jean-Baptiste Lemoyne m’a confirmé que le premier ministre avait arbitré en faveur de la vision du MEAE, ce qui m’a réjoui.

2 – La mise en œuvre de la vaccination :
– Inutilité d’une prise en charge par la France de tous les Français installés à l’étranger,
– Nécessité d’agir sans ostentation si nous sommes amenés à vacciner des compatriotes dans des pays où les nationaux n’ont pas encore accès au vaccin,
– Craintes face aux vaccins non homologués par l’Agence européenne des médicaments (EMA) déployés dans certains pays.

3 – Royaume-Uni : mesures concernant les travailleurs frontaliers et les routiers

4 – La tenue des travaux de l’AFE peut-elle se tenir en mars prochain à Paris ?
Le ministre a proposé à Marc Villard, président de l’AFE, de répondre à cette question. « Interrogé, le Bureau Élargi s‘est prononcé majoritairement en faveur d’une session en distanciel, a dit Marc. Le Bureau devrait, sauf retournement de la situation, retenir cette option ».

Le jour où la Chine s’éveillera à la démocratie, la Chine sera Taïwan !

Alain Richard, président du groupe d’échanges et d’études Sénat-Taïwan a constitué son bureau, lors de l’assemblée générale, que j’intègre en qualité de Secrétaire.

À cette occasion, nous avons accueilli François Wu, dynamique et talentueux ambassadeur de Taipei en France.

Dans son message à la France, l’ambassadeur Wu déclare : « N’ayez pas peur d’échanger et de parler avec Taïwan. La France n’a aucune raison de s’autocensurer. Des ministres européens, allemands, néerlandais, britanniques font le déplacement à Taïwan. À quand un ministre français ?

Taïwan espère notre soutien pour participer à des instances multilatérales comme l’OMS (santé), Interpol (sécurité) ou UNFCCC (climat).

Le monde et la France ont laissé décider que Taiwan ne peut avoir des relations diplomatiques. Cela doit changer. La France doit apporter son soutien à un accord bilatéral entre l’Union européenne et Taïwan.

Taïwan est le 35ème partenaire commercial de la France au même rang que la Norvège.
C’est une puissance respectable :
Son Territoire équivaut à celui des Pays Bas ;
Sa population est de l’ordre de celle d’Australie ;
Son PNB est comparable à la Suède ;
Sa puissance commerciale correspond à celle de la Suisse ;
Sa puissance militaire est à l’image de celle du Canada.

En écoutant l’ambassadeur Wu faire l’éloge de ce pays sinophone démocratique, j’ai réalisé que Taïwan incarnait une « Chine libre ».

Le jour où la Chine s’éveillera… à la démocratie, la Chine sera Taïwan !

GIA France-Pays du Golfe : rencontre avec l’ambassadeur d’Arabie Saoudite en France

Bienvenue à S.E.M Fahad Al Ruwaily, nouvel ambassadeur du Royaume d’Arabie Saoudite en France, que j’ai eu l’honneur de recevoir au Sénat en qualité de président du groupe d’amitié France-Pays du Golfe, en compagnie ma collègue Nathalie Delattre, présidente déléguée pour l’Arabie saoudite.

Nous avons échangé sur l’évolution positive observée dans la région, où une logique de confrontation semble céder la place à une approche de concertation et de coopération.

J’ai rappelé à l’ambassadeur que je me suis rendu par deux fois en Arabie Saoudite, en 2015 et en 2019, où j’ai pu observer les changements positifs apportés à la société saoudienne.

Nous avons également évoqué de nombreux sujets parmi lesquels les avancées du plan Vision 2030 et les questions de transition environnementale.

GIA France-Pays du Golfe : rencontre avec l’ambassadeur du Sultanat d’Oman En France

Merci à S.E Sheikh Dr. Ghazi S. Al Rawas, ambassadeur du Sultanat d’Oman en France, pour sa visite au Sénat et le chaleureux échange, suite à ma nomination en qualité de président du groupe d’amitié France-Pays du Golfe, en présence de Mme Muna Albaiti, conseillère de l’ambassadeur et Hervé Maurey, président délégué pour le Sultanat d’Oman.

Nous avons évoqué le rôle historique du Sultanat d’Oman pour la construction d’une paix durable au Moyen-Orient, ainsi que les relations culturelles et économiques privilégiées entre nos deux pays qui existent depuis plus de 200 ans.

L’ambassadeur appelle les investisseurs français à considérer les opportunités offertes par la zone industrielle au port de Doqm. Nous avons également évoqué le plan Oman Vision 2040 de Sa Majesté Haitham bin Tariq qui a défini une vision stratégique et les priorités nationales pour le Sultanat.

Enquête Émile Magazine – Quelle Europe après le Brexit ?

Le retrait du Royaume-Uni de l’Union européenne a clairement renforcé l’idéal européen.

On ne réalise l’importance de quelque chose qu’au moment de la perdre. Le Brexit a soudé les pays membres avec l’envie de pérenniser ce qu’ils ont construit ensemble.

Heureux d’avoir contribué à l’enquête de Mélissa Chemam (promo 05), correspondante au Royaume-Uni. Émile est le magazine publié par l’Association des anciens élèves de Sciences Po Paris

Enquête – Quelle Europe après le Brexit ?
« La victoire du « Leave », lors du référendum du 23 juin 2016, a constitué un véritable choc pour les membres de l’UE. Quatre ans plus tard, quelles sont les conséquences réelles du Brexit sur l’unité européenne ? Les velléités de rapprochement de l’Écosse et de l’Irlande du Nord avec Bruxelles menacent-elles l’équilibre interne du Royaume-Uni ? Émile a mené l’enquête et dresse les contours de l’Europe de demain ».
Lire l’enquête

Arctique : faire la paix avec la nature est une priorité absolue

Le 13 janvier au Sénat, j’ai assisté à une table ronde commune (*) intitulée «L’Arctique, entre défi climatique et risques géopolitiques». 

Le défi que nous pose l’Arctique est un enjeu de civilisation, a résumé Olivier Poivre d’Arvor, ambassadeur des pôles depuis le 25 novembre, après avoir été ambassadeur de France en Tunisie.

L’étendue de la banquise déjà fondue équivaut à la surface de l’Inde ! Alors, au train où vont les choses, la banquise aura disparu en 2045, reprenant ainsi les prédictions de Michael Mann, ambassadeur itinérant de l’UE pour l’Arctique.

Nos observations dépassent le pire des scénarios envisagés jusqu’ici, a renchéri le Dr Heîdi Sevestre, expliquant combien la cryosphère était sensible à des changements minimes de température.

La fonte de la calotte glacière implique deux conséquences : premièrement, des perturbations climatiques, alternant des périodes de canicule et de froid extrême, qui génèrent en soi cette fonte des glaces et, deuxièmement, la montée des eaux.

La fonte totale des glaces du Groenland ferait monter les mers de 6 à 7 mètres et celle de l’Antarctique entraînerait une élévation du niveau des océans de 65 mètres. Nous ne serons plus là pour le voir.

Que faire ? Enrayer d’urgence le réchauffement climatique.

Il est indispensable que la France reprenne son rang d’observateur vigilant sur les pôles et fasse entendre sa voix. « Nous avons été un peu trop négligents ces dernières années », a lâché Olivier Poivre d’Arvor.

Un travail à conduire en coopération avec l’union européenne, considère notre nouvel ambassadeur des pôles qui prépare un rapport pour l’an prochain. Il pourra s’appuyer sur Michael Mann, son homologue à l’UE, que j’avais rencontré à Reykjavik en juin 2019, lorsqu’il était chef de la délégation de l’UE en Islande.

Mais toutes les solutions environnementales dépendront de la volonté politique des états et donc de leur rassemblement autour de la cause commune du réchauffement climatique, ce qui patine trop souvent.

C’est pourquoi les mots du secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, sonnent comme un ultime avertissement : « Faire la paix avec la nature est la grande mission de notre siècle. Elle doit être la priorité absolue de chacun, partout dans le monde ».

(*) Commission de l’aménagement du territoire et du développement durable & Commission des affaires étrangères, de la défense et des forces armées

GIA France-Pays du Golfe : rencontre avec l’ambassadeur du Qatar en France

Ce 14 janvier, j’ai eu le plaisir d’être reçu par son excellence Ali bin Jassim Al Thani, ambassadeur du Qatar en France, à l’occasion de ma nomination en qualité de président du groupe d’amitié France-Pays du Golfe au Sénat (lire), succédant ainsi à Jean-Marie Bockel.

Ce premier entretien de courtoisie a permis de faire un tour d’horizon sur l’actualité diplomatique  et d’évoquer les moyens d’approfondir notre coopération bilatérale.

Nous avons partagé l’idée qu’un pas important est sur le point de s’accomplir avec la conclusion d’un accord bilatéral portant sur reconnaissance réciproque et l’échange des permis de conduire.

Cet accord va effet va faciliter la mobilité de quelque 4700 Français établis au Qatar, puisqu’ils doivent actuellement solliciter des permis temporaires pour circuler.

J’avais été alerté sur ce sujet par Rosiane Houngbo Monteverde, conseillère des Français de l’étranger et notre consul général à Doha, Jean-Jacques Maizaud, lors de ma visite au Qatar, en février dernier (compte-rendu).

J’ai soutenu ce texte, en octobre dernier, en qualité de rapporteur pour le compte de la commission des Affaires étrangères, présidée par Christian Cambon (compte-rendu). A ce titre, le 26 octobre au Sénat, j’avais reçu l’assurance du Cheikh Ali bin Jassim Al-Thani qu’aucun frein administratif ne viendrait contrarier la bonne exécution de notre convention.

Nous n’attendons plus que l’examen du projet de loi à l’Assemblée nationale, dont la rapporteur sera la députée des Français de l’étranger Amélia Lakrafi, qui devrait entériner le vote du Sénat.

Je suis ravi de cette rapide progression vers l’objectif prioritaire que je m’étais fixé suite à ma visite au Qatar et je remercie chaleureusement le Cheikh Ali bin Jassim Al-Thani pour son importante contribution.

Antoine Bueno signe « Futur »

« L’avenir est la seule chose qui m’intéresse, car je compte bien y passer mes prochaines années », a dit Woody Allen.

Le livre « Futur » n’usurpe pas son titre, tant son auteur Antoine Bueno envoie loin la balle, parfois fort loin. Rêve-petits et âmes frileuses s’abstenir. « La seule chose dont nous pouvons être certains c’est que le monde actuel, notre monde, va être balayé. Soit par la crise environnementale, soit par la révolution technologique, soit par les deux », prévient-il d’emblée.

L’ouvrage se présente sous la forme d’un abécédaire de 40 mots clés, allant de 1984 à Zoonoses, qui étudie chaque thématique à l’aune du progrès humain et scientifique ou… de nos renoncements.

Notre civilisation va-t-elle s’effondrer ? La croissance peut-elle être durable ? Le travail va-t-il disparaître ? L’IA va-t-elle nous remplacer ? À quoi ressembleront l’art et le sexe de demain ? Serons-nous immortels ?

Pour tout vous dire, Antoine Bueno est de la « maison » : il suit les travaux de la délégation à la Prospective et de la commission du Développement durable du Sénat.

Si vous avez le goût du futur, son livre est chaleureusement recommandé.

Yves Robert nous a quittés

La disparition d’Yves Robert plonge tous ceux qui l’ont connu dans une immense tristesse.

Ancien conseiller gouvernemental, il était coordinateur pour le groupe politique ALDE au Parlement européen, en charge des membres individuels en France.

Au fil de nos rencontres, je me suis lié d’amitié pour cet Européen convaincu, aux idées humanistes et libérales. Nous avions pris l’habitude de préparer ensemble les délégations françaises pour participer aux congrès ALDE à travers l’Europe.

Yves rêvait d’un monde plus éclairé et pacifié, c’est pourquoi la construction européenne lui semblait le meilleur gage vers l’accomplissement de cette promesse, même lorsque le chemin devenait chaotique.

Alors, pour défendre ses convictions, il avait l’art de s’exprimer publiquement avec autant de simplicité que d’éloquence.

Il s’est éteint dans son sommeil dans la nuit du 15 janvier.

Ce début d’année porte la marque du deuil pour la famille centriste avec la disparition d’Yves Robert, quelques heures après celle de Marielle de Sarnez.

Je m’associe à la douleur de sa famille et de tous ses proches et leur présente toutes mes condoléances.

Enseignement : rencontre avec le président de la FAPÉE

Entretien au Sénat avec François Normant, partisan enthousiaste du développement de l’enseignement français à l’étranger et dont l’action dynamique contribue au nouvel élan souhaité par Emmanuel Macron pour doubler le nombre d’élèves dans le réseau AEFE d’ici 2030.

Le président de la Fapée, Fédération des associations de parents d’élèves des établissements d’enseignement français à l’étranger, est l’archétype de ces parents qui se dévouent bénévolement pour faire vivre nos écoles à travers le monde.

Nous avons brassé divers sujets parmi lesquels les retards dans le versement des bourses scolaires à certains établissements ; la situation de l’Anefe ; l’attente de l’arrêté de Bercy pour instruire les dossiers de garantie de l’Etat sur les prêts immobiliers des écoles françaises à l’étranger ; la gouvernance de l’AEFE…

CyberSécurité à l’heure de la Covid : mon entretien dans GSMag

Entretien paru dans la revue Global Security Mag n°53, magazine consacré à la cybersécurité dirigé par Marc Jacob, intitulé « la France s’accorde des moyens en hausse face à une menace cyber qui explose !»

J’ai rappelé que la menace cyber ne cessait de se développer sous diverses formes et à grande échelle. La cybercriminalité s’est aussi beaucoup professionnalisée, je dirais même industrialisée. Heureusement, nous avons accompli des progrès considérables depuis dix ans sous l’égide de l’Agence nationale de la sécurité des systèmes d’information (ANSSI) en termes de cybersécurité.

Un tableau est joint à l’article qui répertorie le nombre d’incidents traités par l’ANSSI, consécutifs à des attaques informatiques contre nos ministères.

On se réjouit de l’augmentation des crédits, dont je suis le co-rapporteur avec Mickaël Vallet au Sénat, ce qui est le signe que cet enjeu de souveraineté nationale est bien pris en compte par le Gouvernement (lire : PLF2021 / DG – Direction de l’action du Gouvernement – Cybermenaces du 28 nov. 2020).

La crise sanitaire aura, en effet, révélé que la guerre de la communication entretenue par certaines puissances étrangères – manipulations, désinformation, propagande – est de plus en plus utilisée pour affaiblir nos démocraties.

C’est pourquoi mon récent rapport, co-réalisé pour le Sénat avec mon collègue Rachel Mazuir, a placé la désinformation au premier plan de nos 5 recommandations essentielles (lire : Désinformation, cyberattaques, cybermalveillance : l’autre guerre du COVID-19 du 16 avril 2020).

L’article de GS Mag m’a également permis de revenir sur la commercialisation des offres 5G en France qui est imminente. Là aussi, gardons-nous de toute naiveté vis-à-vis de certains équipementiers soumis aux lois de leurs pays et aux pressions de leurs gouvernants.

Heureusement, l’ANSSI veille : toutes les décisions de refus et toutes les autorisations pour des durées réduites d’installations ont concerné les équipements de l’opérateur des télécoms chinois, Huawei.

2021 sera une grande année, puisque l’ANSSI rejoindra le Campus Cyber dans le quartier de la Défense, et installera une antenne à Rennes dans le cadre de la constitution d’un pôle de compétences en cyberdéfense, où est présent le ministère des Armées, à l’image de ce que j’ai pu observer à Beer Sheva en Israël (compte-rendu – janv. 2019).

Nous aurons accompli un grand pas vers un « écosystème français » qui place la France en pointe en matière cyber.

Lire l’entretien La France s’accorde des moyens en hausse face à une menace cyber qui explose ! – Global Security Mag n°53

Marielle de Sarnez, figure du centrisme, est décédée

«Marielle de Sarnez a été de tous les combats du Centre; sa disparition crée un grand vide et une immense douleur pour sa famille et tous ses amis.» a déclaré Hervé Marseille, président du groupe Union Centriste.

Marielle de Sarnez avait été élue au Parlement européen en 2014 dans la circonscription d’Ile de France et Francais de l’étranger.

Alors tête de liste UDI-MODEM, nous l’avions reçu à Londres durant la campagne.

Sa force de conviction, sa détermination et sa décontraction m’ont marqué. Elle nous manquera.

Je présente mes sincères condoléances à sa famille, ses proches et à ses amis du Modem.

Que faire dans une situation dramatique à l’étranger ?

Prudence est mère de sureté. Le gouvernement recommande, avant un départ à l’étranger, de lire les Conseils aux voyageurs et de se signaler sur Ariane (voyage ou mission de moins de 6 mois). Et, quelle que soit la destination, ce n’est pas être trop précautionneux de télécharger le Guide des victimes françaises à l’étranger sur le site du ministère des Affaires étrangères. Il convient de saluer sa qualité à l’occasion de sa mise à jour.

Ce guide liste les « premiers réflexes » à avoir lorsque nos compatriotes sont plongés dans une situation traumatisante.

Que faire si l’un de vos proches décède à l’étranger ? Que faire si vous êtes victime d’une agression, d’un accident de la circulation ou d’une catastrophe naturelle ? Ou encore : que faire en cas de menace de mariage forcé à l’étranger ?

Le guide se présente sous la forme de fiches thématiques, détaillant les démarches à accomplir par les victimes ou leurs familles et les orientant vers des structures d’accompagnement à l’étranger (notamment nos services consulaires), puis au retour en France.

Parfois, nos compatriotes oublient qu’ils n’emmènent pas la législation française dans leur valise et qu’ils seront soumis à la législation locale.

Le guide met bien en garde le lecteur sur le sujet : « Informez-vous sur les usages locaux et la ou les religions pratiquées dans le pays de destination : ils impliquent des attitudes ou des règles vestimentaires ou alimentaires qu’il convient de respecter.

Vous devez vous informer et vous conformer scrupuleusement aux lois locales, en particulier à celles relatives à l’alcool et aux stupéfiants (importation, achat et consommation), aux mœurs (certains pays réprimant l’homosexualité), à la circulation routière et au respect des croyances. Les peines encourues peuvent être élevées dans certains pays : des amendes, de l’emprisonnement pouvant aller jusqu’à la réclusion à perpétuité, voire la peine de mort (par exemple, pour trafic de stupéfiants). »

Malheureusement, la page « Conseils aux voyageurs » réagit parfois à posteriori, après qu’un compatriote ait tenté d’être innovant dans la transgression d’une loi locale. Il serait donc utile que le guide s’enrichisse d’une page : Que faire si un de vos proches est incarcéré à l’étranger ? 

Page Victimes à l’étranger du MEAE

 

Sahel : quelle stratégie militaire, quelle solution politique ?

Après le décès de cinq soldats français en une semaine au Mali, un article de Simon Barbarit, publié par Public Sénat le 4 janvier, interroge sur l’issue de l’opération Barkhane, lancée depuis 2014, pour combattre le terrorisme dans la région.

J’estime que nous devons d’abord saluer les succès déterminants de nos soldats contre L’État islamique. L’heure est certainement à l’évaluation de nouveaux objectifs à atteindre collectivement avec nos alliés au Sahel. Redéployer : pourquoi pas ? Reculer : certainement pas !

Extrait de l’article :
Au moment où la ministre des Armées ouvre la porte à des négociations avec des groupes qui ont « déposé les armes et qui ne sont pas motivés par une idéologie radicale et criminelle », le vice-président centriste de la commission de la Défense du Sénat, Olivier Cadic, met en garde contre « toutes décisions prises sous le coup de l’émotion et dans la précipitation ». « Nous avons besoin d’un nouveau sommet avec le G5 Sahel. Nous devons redéfinir nos objectifs sur place de façon collective. Nous avons en face de nous deux groupes terroristes Al-Qaida et l’Etat islamique qui sont en concurrence. Un retrait précipité de nos troupes serait dramatique notamment pour les Français qui vivent dans la région ».

La ministre des Armées Florence Parly sera auditionnée au Sénat le 20 janvier, avant un débat en séance publique le 9 février.

Lire l’article de Public Sénat (4 janv. 2021) : «Nous n’obtiendrons pas de victoire militaire» estime Christian Cambon
Lire aussi mon billet : En circonscription au Tchad : « Barkhane » N’Djamena & Faya-Largeau (10 au 11 déc. 2020)


Covid-19 : le Secours occasionnel de solidarité est reconduit au premier semestre 2021

Excellente nouvelle pour les Français de l’étranger affectés durement par la crise économique liée à la pandémie : le dispositif « secours occasionnel de solidarité » est reconduit pour le premier semestre de l’année 2021.

Je me réjouis de la décision du gouvernement de prolonger le mécanisme mis en place en 2020 pour soutenir nos compatriotes de l’étranger qui connaissent une perte ou une diminution conséquente de revenus du fait de la crise de la Covid-19. C’est le fruit de nouvelles négociations du ministre Jean-Baptiste Lemoyne avec les services de Bercy pour obtenir le report des crédits non dépensés.

Les modalités restent identiques : l’aide est ponctuelle (il ne s’agit pas d’une allocation mensuelle), mais vous pouvez toutefois solliciter le renouvellement de cette aide jusqu’à 5 fois (soit un total de 6 versements pour le premier semestre 2021).

Si vous êtes de nationalité française, ainsi que vos enfants, l’inscription au registre mondial des Français établis hors de France demeure un pré-requis.

Comment déposer une demande d’aide ?

Si vous pensez être financièrement éligible, connectez-vous au site de votre consulat pour télécharger le formulaire et prendre connaissance des pièces justificatives. Le dossier sera ensuite examiné par vos services consulaires (deux exemples : consulat général de Francfort et ambassade de Santiago).

Si vous avez déjà bénéficié de l’aide en 2020, il faudra fournir un nouveau dossier de demande, avec des justificatifs récents attestant de votre situation financière.

On se souvient que les modalités d’affectation de ce « secours occasionnel de solidarité » avaient déjà été repensées en cours de route. Suite à mon interpellation du ministre Jean-Yves le Drian, en juillet dernier, afin de provoquer une réunion, les conditions étaient devenues plus flexibles, puis les demandeurs avaient pu profiter de trois autres versements (octobre, novembre et décembre) en produisant simplement une attestation sur l’honneur que leur situation demeurait identique (lire le billet).

« Programme FLAM : petites écoles devenues grandes » par Hélène Degryse (Les Francais.press)

Félicitations à Hélène Degryse, conseillère des Français de l’étranger aux Pays-Bas, qui a signé un bel article intitulé Programme FLAM : petites écoles devenues grandes qui met en valeur le programme FLAM et souligne l’importance de son développement, en particulier au Royaume-Uni au travers du Parapluie FLAM présidé par Joëlle Simpson.

Sommaire :

. Le Flam, rappel historique et quelques chiffres

. Les aides FLAM disponibles à ce jour

. Portrait d’En famille, association FLAM des Pays-Bas

. Parapluie FLAM et Joëlle Simpson : l’exemple parfait d’une FLAM réussie

. Cadic et Cazebonne : deux parlementaires au chevet du FLAM

Olivier Cadic :
– La recette parapluie
– Constat édifiant pour l’apprentissage du français
– Un chèque éducation : un moyen de vraiment faire vivre le français
– Chiffres AEFE : un budget FLAM infime
– Chèque FLAM : remède financier à la pandémie

Samantha Cazebonne :
– Un colloque virtuel mais bien réel !
– Des défis multiples
– La pandémie au cœur des préoccupations
– Des pistes pour l’AEFE

Lire l’article d’Hélène Degryse Programme FLAM : petites écoles devenues grandes, publié le 3 janvier 2020 sur le site LesFrancais.press

Mon année 2020 en revue

Mon année 2020 vue par l’intelligence artificielle de mon iPhone.

À la veille de mon retour au Sénat pour débuter 2021, mon téléphone m’a invité à revenir en images sur cette année qui débute à Londres avec Nicolas Hatton et Gina Miller pour finir dans les embouteillages du Kent devant le tunnel sous la Manche comme pour boucler la boucle.

J’y vois une belle façon de tourner la page 2020.

Je remercie donc mon téléphone pour sa sélection et tous ceux qui apparaissent en images car ils m’offrent de très bons souvenirs.

TO ALL OUR EUROPEAN BRITISH FRIENDS

We wish you a Happy New Year with the rock version of the European anthem.

As we say in France, this isn’t adieu, this is only au revoir.

We hope future British generations will sing it with us again.

LIEN

Ode to Joy / European Union Anthem (Rock Version) 3’00

VŒUX 2021

Inspiré par cette remarquable fresque réalisée par les élèves du lycée Savio à Douala,

je vous souhaite

CRÉATIVITÉ,

CONFIANCE

et AMOUR

pour traverser 2021 !

INFOLETTRE n°143 – Édito : « Le chaos de Noël du père Boris » – HOMMAGE à Valéry Giscard d’Estaing – ACTU > Olivier Cadic et son « geste de solidarité vers la Francophonie » (LPJ) – FRANÇAIS DE L’ÉTRANGER > Santé > Vaccination des FDE / La CFE fait un geste supplémentaire – Sécurité > Quid des chefs d’îlots ? – Enseignement > l’AEFE se substitue à l’ANEFE – Entreprises > Assurance-crédit publique aux filiales étrangères – EN CIRCONSCRIPTION > Tchad (9-12 déc. 2020) : « Barkhane » (Faya-Largeau) & N’Djamena – BREXIT > J-23 de la fin de la période de transition – AFFAIRES ÉTRANGÈRES > Venezuela : audition de Juan Guaido par le Sénat / La force tranquille Guaido résiste à la farce électorale de Maduro / Présidence du groupe d’amitié France-Pays du Golfe / Relations bilatérales : Algérie, Brésil, Chili / Hydrodiplomatie (Himalaya) – DÉFENSE / BITD > Solution de reprise pour Photonis

Lire : l’INFOLETTRE n°143 – 29 décembre 2020Logo HebdoLettre bleu - Rond75

Edito de l’InfoLettre n°143

Le chaos de Noël du père Boris

« Nous voyons la lumière au bout du tunnel », a dit Boris Johnson le 22 novembre dernier, annonçant le début du déconfinement du Royaume-Uni à compter du 2 décembre.

Moins de trois semaines plus tard, le Premier ministre britannique alléguait l’apparition d’une nouvelle souche du Covid, pourtant identifiée depuis plusieurs semaines, pour justifier un revirement visant à reconfiner Londres et le sud-est de l’Angleterre.

Apparaissant devant les caméras les cheveux en bataille et le regard ombrageux, rappelant un peu le Grinch, ce personnage imaginaire qui voulait gâcher Noël, le Premier ministre anglais aura réussi la performance de créer une panique mondiale.

Le sauve-qui peut qui a suivi nous a montré avec quelle merveilleuse facilité le Global Britain pouvait mettre en pratique « la théorie du bordel ambiant », élaborée par Roland Moreno, inventeur français de la carte à puce. Visuel HL125

Car, si on peut s’accommoder d’une visio-conférence pour travailler, c’est moins évident pour réveillonner. Dans nos sociétés occidentales, Noël est un fait de civilisation. Une tranche de paix, une trêve consacrée, une occasion rare de retrouvailles. Ce Noël pas comme les autres, en mode restreint, peine à dissiper un mal-être ressenti par beaucoup, alors que tant de familles sont endeuillées et que tant de foyers vivent dans une sourde inquiétude sur l’avenir.

À Noël, comme beaucoup je pense à « cette petite fille de rien du tout », dont nous parle Charles Péguy. Cette « enfant qui n’aurait pas la force de marcher sur le chemin montant, sablonneux, malaisé ». Et pourtant, c’est elle « qui fait marcher tout le monde », car cette petite fille s’appelle Espérance.

Aussi ce 24 décembre, à la faveur de l’annonce de l’accord parvenu sur le Brexit entre le Royaume-Uni et l’UE, lorsque Boris Johnson a déclaré : « Je pense que cet accord signifie une nouvelle stabilité et une nouvelle certitude dans ce qui était une relation parfois acrimonieuse et difficile… nous serons votre ami, votre allié, votre soutien, et ne l’oublions pas votre premier marché », j’ai cru entendre la petite fille de rien du tout me souffler : pourvu qu’il ne change pas d’avis ! Découvrir l’InfoLettre n°143