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Disparition de la sénatrice Catherine Fournier

J’ai appris avec une immense peine le décès de notre collègue Catherine Fournier, emportée par une longue maladie après un combat courageux.

Suite au renouvellement sénatorial de 2017, je m’étais réjouis de son arrivée au sénat dans notre groupe UC. Elle avait fait le choix bien naturel de rejoindre notre délégation sénatoriale aux entreprises, puisqu’elle fut une remarquable cheffe d’entreprise.

Son mandat de maire de Fréthun (1995-2017) aura beaucoup compté dans son parcours. Les habitants de cette commune du Calaisis se souviendront combien Catherine cultivait la bienveillance et la disponibilité à l’égard de chacun.

Ils n’oublieront pas non plus que c’était une femme de tête qui ne mâchait pas ses mots et qui ne se laissait pas entrainer vers le fatalisme. Par exemple, celui du chômage.

Ainsi, en qualité de maire, Catherine a été à l’initiative des « Rencontres jobs transfrontaliers », où il m’est arrivé d’intervenir. Chaque année, en octobre, des entreprises du sud-est de l’Angleterre, mais aussi de Belgique ou de la Côte d’Opale se déplaçaient jusqu’à Fréthun pour proposer des centaines de jobs ou de stages !

Catherine a également été le porte-étendard du « métro transmanche », projet qui consistait à faire emprunter le tunnel sous la Manche à des trains régionaux, afin de créer une catégorie de travailleurs transfrontaliers entre la France et l’Angleterre, plus précisément entre le Kent qui manquait de main d’œuvre et la région des Hauts-de-France qui, elle, manque d’emplois.

Catherine ne s’est jamais départie de son volontarisme afin de dynamiser l’emploi, ni de sa culture du résultat, caractéristique de l’entrepreneur.

Élue sénatrice du Pas-de-Calais, elle a initié en mars 2019 un colloque intitulé « Brexit, le jour d’après : impact sur la vie économique française », dont elle avait animé les débats. Nous avions exploré des pistes pour résorber le chômage grâce à la mobilité, notamment dans les Hauts-de-France.

Nous garderons en partage son lumineux et permanent sourire, tout comme son sens de l’humour, notamment lors de ses prises de parole en public pour raconter les péripéties d’une vie riche, accomplie et au service d’autrui.

Catherine va beaucoup nous manquer.

J’adresse à sa famille et ses proches mes plus sincères condoléances.

Algérie – Attentes prioritaires des Français établis en Algérie

À la veille d’une année importante pour la relation entre la France et l’Algérie et marquant le soixantième anniversaire de l’indépendance de l’Algérie, Rachid Temal, président, nous a convié à l’assemblée générale du groupe d’amitié France-Algérie, ce 1er décembre.

Après avoir évoqué l’actualité de la relation bilatérale qui avait été commentée la semaine précédente par notre ambassadeur François Gouyette, en poste à Alger, le Président Temal m’a offert l’opportunité de partager lés principaux sujets de préoccupations de nos compatriotes établis en Algérie remontés par nos élus des Français de l’étranger : Radya Rahal (Alger), Ahmed Henni (Oran) et Sabri Mele (Annaba).

Il ressort un problème général lié à la mauvaise voire non application d’accords bilatéraux par l’Algérie.

Le premier d’entre-eux concerne les retraites des Français ayant cotisé au régime de la CASNOS (Caisse des non-salariés) pendant leurs années d’activité en Algérie.

Contrairement aux Français qui ont cotisé au régime général de la CNR (Caisse Nationale des Retraites), les cotisants à la CASNOS (commerçants, artisans, professions libérales) sont exclus du droit au transfert de leur retraite en France lors de leur retour définitif, car exclus de la convention franco-algérienne de sécurité sociale.

Il serait bon de pouvoir réparer cette situation qui pénalise ces compatriotes dont la plupart ont fait toute leur carrière en Algérie et n’ont pas de retraite française.

En matière d’Entraide judiciaire, la commission mixte chargée d’intervenir dans les (enlèvements) déplacements d’enfants ne se réunit plus.

La non application par l’Algérie de la convention concernant le transfert des dividendes crée un phénomène de double imposition.

Le Président Temal a pris ensuite les avis des membres pour déterminer les projets du groupe d’amitié pour 2022 en évoquant l’idée d’un colloque sur l’avenir de la jeunesse des deux pays.

J’ai évoqué mon projet « Visa Tech pour Vivatech » destiné à faciliter la venue des start-upers de la Tech algérienne au salon Vivatech, avec le concours de la chambre de commerce et d’Industrie algéro-française (CCIAF).

Le président Temal a accepté d’envisager une audition de Michel Bisac, président de la CCIAF.

E.A.U – Lutte contre le blanchiment et le financement du terrorisme

Ce 1er décembre, en ma qualité de président du groupe d’amitié France-Pays du Golfe, j’ai eu l’honneur d’accueillir au Sénat une délégation du Bureau exécutif de la lutte contre le blanchiment d’argent et le financement du terrorisme des Émirats arabes unis, conduite par son directeur, Hamid Saif Alzaabi.

Étaient en outre présents mes collègues, Joëlle Garriaud-Maylam, présidente déléguée pour les Émirats arabes unis, Dany Wattebled, président délégué pour le Koweït et Nathalie Goulet. +d’images

PLF 2022 – Mon rapport sur les crédits de la coordination du travail gouvernemental (cyberdéfense, SGDSN)

Le 24 novembre, avec mon collègue co-rapporteur Mickaël Vallet, j’ai présenté devant la commission des Affaires et de la Défense le rapport pour avis consacré au programme 129 « Coordination du travail gouvernemental » de la mission « Direction de l’action du gouvernement » (mon intervention).

Ce programme du projet de loi de finances 2022 comprend les moyens destinés au Secrétariat général de la défense et de la sécurité nationale (SGDSN), les fonds spéciaux et les crédits du groupement interministériel de contrôle (GIC) qui gère les demandes d’autorisation de mise en œuvre des techniques de renseignement émises par les services. Pour l’essentiel :

> Les moyens du SGDSN, qui comprend l’Agence nationale de la sécurité des systèmes d’information (ANSSI) sont confortés pour ce budget 2022. Cette progression du budget permettra une augmentation des effectifs de 77 ETP pour la cybersécurité et le financement de nouvelles missions.
> Nous saluons la création de l’agence VIGINUM qui aura pour mission de lutter contre les ingérences numériques étrangères et d’en informer les pouvoirs publics. Sa mise en place, à quelques mois de l’élection présidentielle était plus que nécessaire.
> La Présidence française de l’Union européenne au premier semestre 2022 doit constituer une fenêtre d’opportunité pour faire avancer les dossiers cyber au plan européen.
« Face à cette menace en expansion, l’Etat ne cesse d’adapter sa réponse, qui vise à renforcer la sécurité des acteurs publics et à accompagner les acteurs privés dans leur démarche de sécurisation. Mais beaucoup reste à faire. »

RAPPORT D’INFORMATION & LA SYNTHESE faits au nom de la commission des affaires étrangères, de la défense et des forces armées (1) sur la coordination du travail gouvernemental (cyberdéfense, SGDSN), par MM. Olivier Cadic et Mickaël Vallet

Qui est prêt à mourir pour Taïwan ? – RFI – Podcast (29′30)

La Chine de Xi Jinping accroît ces derniers temps la pression pour récupérer ce qu’elle considère être sa 23e province.

Ce 29 novembre, j’ai été invité par Adrien Delgrange dans son émission le Débat du jour sur RFI pour évoquer le soutien international grandissant dont bénéficie l’île de Taiwan, contre-modèle démocratique à l’autoritarisme chinois, où je me suis rendu début octobre avec notre délégation sénatoriale.

Retrouvez mes interventions sur PODCAST :
1️⃣ Pourquoi les États-Unis défendent-ils autant Taiwan, quel est leur intérêt ? (3’15)
2️⃣ Est-ce que vous vous êtes rendu compte de l’appréhension des Taïwanais sur place, lors votre voyage (8’10)
3️⃣ Pour défendre Taiwan, pensez-vous que Joe Biden, le président américain, irait seul au combat face à la Chine ? (15’22)
4️⃣ À quelle échéance la Chine pourrait-elle envahir Taïwan ? (22’50)
5️⃣ Jusqu’où pourra aller la reconnaissance de la France à l’égard de Taïwan ? (26’44)

➡️ Intervenants :
> Laurent Amelot, chercheur associé à l’Institut Thomas More et enseignant à l’Institut d’Étude des Relations Internationales (ILERI), spécialiste de la politique étrangère de la Chine, membre du groupe de réflexion Asie21
> Marc Julienne, chercheur, responsable des activités Chine au Centre Asie de l’IFRI
> Olivier Cadic, sénateur représentant les Français établis hors de France, vice-président de la commission des Affaires étrangères, de la Défense et des Forces armées, membre du groupe d’échanges et d’études Sénat-Taïwan

INFOLETTRE n°153 – Édito : Élections AFE : pour ne jamais revivre ça ! // FRANÇAIS DE L’ÉTRANGER > Services > France Consulaire / Guide de l’expatriation // EN CIRCONSCRIPTION > MAROC : Tanger, Rabat, Casablanca (22 au 25 oct. 2021) / ÉMIRATS ARABES UNIS : Dubaï (5 au 7 nov. 2021) / ARABIE SAOUDITE : Riyad, Djeddah (8-13 nov. 2021) // MÉDIAS > Interpol sous influence ? (France24) / Chine : vers le pouvoir absolu de Xi Jinping ? (France24) / Protéger l’environnement orbital terrestre (Space News) // DIPLOMATIE PARLEMENTAIRE > Chili / Djibouti / Koweït / Qatar / Taïwan / Turquie

Lire : l’INFOLETTRE n°153 – 29 novembre 2021Logo HebdoLettre bleu - Rond75

Edito de l’InfoLettre n°153

Élections AFE : pour ne jamais revivre ça !

Alors que le vote anticipé pour les élections des conseillers à l’Assemblée des Français de l’étranger s’est déroulé ce vendredi, on ne peut que constater à quel point nos critiques (Réforme Conway : l’usine à gaz, c’est maintenant ! – 9 juil. 2013) à l’égard de cette élection indirecte, aussi complexe qu’inutile, étaient fondées.

Mille-feuille électoral opaque, peu fonctionnel, la représentation des Français de l’étranger est sortie élargie mais pas grandie de la réforme de 2013.

La constitution des listes pour l’AFE s’est révélée mission impossible pour nombre de prétendants et a écarté des conseillers des Français de l’étranger méritants. Celles et ceux qui ont réussi à participer à cette course méritent d’autant plus nos félicitations.

En effet, la loi de 2013 a été écrite dans une logique bipolaire droite-gauche, sans anticiper les inévitables évolutions du paysage politique, aujourd’hui nettement plus fragmenté qu’en 2013. C’est plus que désolant, c’est à la limite de la contrariété avec le principe constitutionnel de pluralisme politique.

C’est la survivance de ce même clivage politique au Sénat, pourtant obsolète, qui a conduit, cette semaine, le groupe socialiste à constituer une nouvelle majorité sénatoriale de circonstance avec le groupe Les Républicains pour voter le rejet de la partie Recettes du budget de l’État, nous privant de la possibilité d’examiner l’ensemble du projet de loi de finances pour 2021. Le groupe Union centriste n’a pas pris part au vote. Au Parlement, on ne doit pas refuser de parler. Visuel HL125

L’AFE, enfin et si durement constituée, ne sera enfin composée que d’un échantillon non représentatif des conseillers des Français de l’étranger et de ceux qui les ont élus. De nombreux pays ne seront pas représentés, malgré leur poids ou leurs spécificités.

Cette seconde élection de l’AFE, trop complexe ne serait-ce que dans le système de vote, démontre une nouvelle fois que ce dispositif est mal pensé et est frappé d’un vice de fond législatif : le rétrécissement de l’AFE à 90 conseillers est illégitime.

Il faut démocratiser la représentation des Français de l’étranger en permettant toutes celles et tous ceux qu’ils ont choisis au suffrage universel direct de parler en leur nom, au sein d’une AFE qui s’en trouvera renforcée.

On fait confiance aux prochains membres de l’AFE pour s’approprier cette indispensable réforme, au sein d’une commission dédiée, afin que les aspirations des élus des Français de l’étranger soient prises en compte par les candidats à l’élection présidentielle, pour que nous ne revivions jamais ça. Découvrir l’InfoLettre n°153

Accueil d’une délégation de parlementaires du Bahreïn

Ce 25 novembre, en ma qualité de président du groupe d’amitié France-Pays du Golfe, j’ai accueilli au Sénat une délégation de parlementaires bahreïnie composée de :
. Ahmed Yusuf Alansari, président de la délégation bahreïnie, membre du Conseil des Représentants
. Mamdooh Abbas Alsaleh, membre du Conseil des Représentants
. Sawsan Mohamed Kamal, membre du Conseil des Représentants

Cette délégation était menée par l’ambassadeur Sh. Khalifa Ahmed Al Khalifa.

Cette rencontre s’est effectuée en présence de mon collègue Rémy Pointereau, président délégué pour le Bahreïn.

Je remercie également la députée Béatrice Piron, présidente du groupe d’amitié France-Bahreïn à l’Assemblée nationale, qui a accompagné la délégation toute la semaine passée en France, de s’être jointe à nous.

A la demande des parlementaires bahreïnis, nous avons prolongé cette rencontre autour d’un entretien sur la thématique de l’éducation et l’enseignement en France, notamment s’agissant des étudiants étrangers.

Cet entretien a été dirigé par mon collègue Stéphane Piednoir, rapporteur « Enseignement supérieur » à la commission de la Culture du Sénat, en présence d’Olivier Chiche Portiche, directeur de la coordination géographique de l’agence Campus France et de Raphaëlle Hallier, responsable adjointe du service Afrique du Nord Moyen-Orient.

Nous avons conclu cette matinée par une visite du Sénat. +d’images

Réception à l’ambassade du Koweït

Ce 24 novembre, en ma qualité de président du groupe d’amitié France-Pays du Golfe, j’ai conduit une délégation de 9 sénateurs membres du groupe d’amitié pour répondre à l’invitation de l’ambassadeur de l’État du Koweït en France, Sami Alsulaiman.

Étaient ainsi présents Guillaume Chevrollier, Helène Conway-Mouret, Fabien Genet, Abdallah Hassani, Nadège Havet, Pascal Martin, André Reichardt et Dany Wattebled, président délégué pour le Koweït.

Durant ce déjeuner, l’ambassadeur nous a détaillé la politique actuelle de l’État du Koweït et toutes les opportunités d’investissements offertes par ce pays. +d’images

Égypte – Ambassadeur d’Égypte en France

Ce 24 novembre, le groupe d’amitié France-Égypte, présidé par ma collègue Catherine Morin-Desailly, a reçu au Sénat Alaa Youssef, ambassadeur d’Égypte en France.

Nous avons évoqué ensemble l’état de nos relations bilatérales depuis notre dernier entretien qui s’était déroulé en mars 2021.

Guide de l’expatriation (à télécharger gratuitement)

Depuis 2001, Expat Communication est une source essentielle d’information francophone sur l’impact de la mobilité sur la vie personnelle et la carrière.

Après son baromètre, ses formations, ses sites internet, voici désormais son guide de l’expatriation !

Un ouvrage fouillé, complet et ergonomique pour vous accompagner au mieux dans toutes les étapes de l’expatriation, seul ou en famille, sans oublier votre retour.

Vous pouvez télécharger gratuitement à cette mine d’informations en suivant ce lien : Guide de l’expatriation

Interpol sous influence ? – France24 – Vidéo (40′)

Interpol se réunit actuellement à Istanbul lors de sa 89e Assemblée générale pour élire son nouveau président.

Ce 23 novembre, j’ai été invité par Stéphanie Antoine dans son émission Le Débat pour évoquer ce changement à la tête d’Interpol et les répercussions significatives que ce changement pourrait avoir.

Le recours à Interpol a explosé depuis 20 ans : l’institution parait de plus en plus instrumentalisée par certains régimes autoritaires, comme la Chine, via l’émission exponentielle de « notices rouges » qui ne concernent pas exclusivement des criminels, mais aussi des opposants politiques exilés à l’étranger.

Retrouvez mes interventions en vidéo :

1️⃣ L’élection du général Ahmed Naser Al-Raisi serait-elle une source de décrédibilisation pour Interpol ? (11’02)
2️⃣ L’instrumentalisation d’Interpol à des fins politiques finirait-elle par détruire l’institution ? (22’55)
3️⃣ « Ce serait faire un mauvais procès à la France » ; « La position de la France a toujours été très claire vis-à-vis des droits de l’Homme » (31’25)
4️⃣ Est-ce qu’il y aurait « deux poids, deux mesures » entre la candidature du général Ahmed Naser Al-Raisi à la tête d’Interpol et celle du chinois Hu Binchen au sein du comité exécutif d’Interpol ? (36’41)

Intervenants
• Céline BARDET, Juriste pénale internationale
• Hubert JULIEN-LAFERRIÈRE, Député français du Rhône
• Patrick BAUDOUIN, Avocat et président d’honneur de la FIDH (Fédération internationale pour les droits humains)
• Olivier CADIC, Sénateur des Français établis hors de France, président du groupe d’amitié France-Pays du Golfe, vice-président de la Commission des affaires étrangères, de la défense et des forces armées

Djibouti – Vincent Sadeque, conseiller des FDE

Quelques heures après avoir atterri à Paris, de retour de Djeddah, j’ai eu le plaisir de retrouver Vincent Sadeque, conseiller des Français de l’étranger pour Djibouti.

Vincent a sacrifié son dimanche soir pour partager avec moi ses observations sur la situation de nos compatriotes à Djibouti.

Avec sa générosité et son humilité qui font sa marque, Vincent a le dévouement dans le sang.

Son expertise en matière de géopolitique régionale fait de Vincent un précieux interlocuteur pour analyser les conflits régionaux. Je le remercie d’avoir partagé ses observations avec moi quelques heures après un déplacement de 10 jours au Moyen-Orient.

Tribune – Protéger l’environnement orbital terrestre (Space News)

J’ai cosigné une tribune interparlementaire et transpartisane, à l’initiative de mon collègue André Gattolin, à l’occasion du Forum de Paris sur la Paix.

Ce document, travaillé avec l’équipe du Forum de Paris sur la Paix, vient soutenir politiquement le lancement de cette coalition multi-acteurs (agences spatiales, acteurs privés, ONG, etc.) qui appelle à protéger l’environnement orbital terrestre et à garantir une utilisation durable de l’espace extra-atmosphérique d’ici 2030, notamment en limitant urgemment les déchets orbitaux. Lire l’article de Space News

TRADUCTION :

Il est temps de protéger l’environnement orbital terrestre

Le 12 novembre 2021, à l’occasion de la quatrième édition du Forum de Paris sur la Paix, des acteurs du monde entier, concernés par la détérioration rapide de l’environnement orbital terrestre, ont lancé l’initiative « Net Zero Space », qui appelle à garantir une utilisation durable de l’espace d’ici 2030 en adoptant d’urgence des mesures visant à réduire le nombre de débris spatiaux.

Nous accueillons cette initiative multi-acteurs et nous soutenons son ambition de rassembler à la fois les parties prenantes du secteur spatial et toutes les forces politiques, ceci dans le but de protéger une durabilité à long terme de l’espace extra-atmosphérique.

Étant donné que le marché spatial est destiné à générer plus de 1.000 milliards de dollars d’ici 2040 (Morgan Stanley), ou même d’ici 2030 (Bank of America), nous ne devons pas oublier les conséquences coûteuses qu’auraient un développement économique qui ne serait pas durable et une pollution non maîtrisée. Au-delà des capacités stratégiques, des technologies du quotidien comme les télécommunications, le guidage par satellite, mais aussi les transactions financières, ou encore les capacités du cloud dépendent des infrastructures spatiales et sont de plus en plus menacées par la hausse du nombre de débris spatiaux. Le développement de technologies futures ayant d’importants bénéfices sociaux mais dépendantes de la viabilité de l’espace extra-atmosphérique, à l’instar de la production d’énergie solaire en orbite, serait aussi fortement ralenti, voire empêché, en raison d’une pollution excessive de l’environnement orbital.

L’augmentation du nombre d’activités conduites dans l’espace extra-atmosphérique rend la problématique de réduction du nombre de débris spatiaux encore plus pressante. Il y a environ 29.600 objets en orbite sous surveillance, et bien davantage encore que personne sur Terre ne peut surveiller. Si les orbites terrestres devenaient moins praticables, la hausse des coûts du lancement et de l’exploitation des technologies spatiales aurait, dans le meilleur des cas, un important effet d’éviction tant au niveau international que parmi les différents acteurs à l’échelle nationale. Dans le pire des cas, cela rendrait tout simplement l’espace extraatmosphérique inaccessible pour l’humanité.

La protection de l’environnement orbital terrestre est un élément essentiel pour le développement durable du marché spatial, pour la protection des infrastructures spatiales existantes et à venir, mais aussi pour l’égal accès de tous les acteurs à travers le monde aux bénéfices des orbites terrestres. Chacun d’entre nous, sur Terre, est un utilisateur des technologies spatiales : nous pensons donc qu’il est grand temps de mobiliser les ressources politiques pour aborder ce défi urgent, aussi bien au niveau national qu’à l’international, avant qu’il ne soit trop tard.

Nous nous réjouissons de coopérer avec la coalition « Net Zero Space » afin de développer des actions concrètes visant à rendre l’environnement orbital terrestre plus sûr et à encourager l’utilisation durable de l’espace d’ici 2030.

Signataires :
At the initiative of André Gattolin, Senator, France
Pierre Cabaré, MP, France / Olivier Cadic, Senator, France / Samuel Cogolati, MP, Belgium / Titus Corlățean, Senator, Romania / Damien Cottier, MP, Switzerland / Yves Détraigne, Senator, France / Jacques Fernique, Senator, France / Pavel Fischer, Senator, Czech Republic / Éric Forest, Senator, Canada / Laura Garavini, Senator, Italy / Amina Gerba, Senator, Canada / Vlad Gheorghe, MEP, Romania / Fabien Gouttefarde, MP, France / Christophe Grudler, MEP, France / Roger Haddad, MP, Sweden / Davor Ivo Stier, MP, Croatia / Hanna Kosonen, MP, Finland / Sujeet Kumar, MP of the Rajya Sabha, India / Bastien Lachaud, MP, France / Jean-Luc Lagleize, MP, France / Christine Lavarde, Senator, France / Jean-Paul Lecoq, MP, France / Carmen Martínez, MP, Spain / Jean-Luc Mélenchon, MP, France / Niklas Nienaß, MEP, Germany / Aurel Oprinoiu, Senator, Romania / François Patriat, Senator, France / Dragos Popescu, Senator, Romania / Natalia Pouzyreff, MP, France / Nik Prebil, MP, Slovenia / Sophie Primas, Senator, France / Roberto Rampi, Senator, Italy / Jean-François Rapin, Senator, France / Dovilė Šakalienė, MP, Lithuania / Patricia Schillinger, Senator, France / Nicolae Ştefănuță, MEP, Romania / Massimo Ungaro, MP, Italy

Chine : vers le pouvoir absolu de Xi Jinping ? –  France24 – Vidéo (39′)

Le 19e comité central du Parti communiste chinois tient sa sixième session plénière. Tout dénote que l’on prépare le maintien de Xi Jinping au pouvoir lors du congrès du PCC l’année prochaine.
Ce 8 novembre, j’ai été invité par Stéphanie Antoine dans son émission Le Débat, ce qui m’a permis de revenir sur le déplacement de notre délégation sénatoriale à Taïwan, le mois dernier.
Retrouvez mes interventions en vidéo :
1️⃣ Les tensions entre Pékin et Taïwan sont plus haut. Vous revenez de Taiwan, quel était le sentiment sur place ? (07’29)
2️⃣ L’Europe doit-elle être plus dure avec Pékin en ce qui concerne Taïwan ? (15’16)
3️⃣ Les Occidentaux sont-ils prêts à mourir pour Taïwan ? (22’58)
4️⃣ La Chine reste l’usine du monde, il y a des accords économiques, difficile de mettre en place des sanctions contre la Chine ? (31’04)
5️⃣ Concrètement, cela veut dire des sanctions ? Négocier de manière plus drastique avec la Chine au sein de l’OMS ? (32’45)

 

En circonscription au Maroc (1/3) – Tanger (22 au 23 octobre 2021)

Deux ans après ma précédente venue, j’ai pu constater lors de mon 13ème déplacement au Maroc que le bouillonnement des idées et des énergies n’a pas été altéré par la crise que nous traversons.

J’ai eu le plaisir de retrouver Philippe Truquet (à l’image), nouveau consul général, qui m’avait déjà remarquablement reçu lorsqu’il était en poste en Côte d’Ivoire.

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A Tanger, j’ai également été accueilli par Anna-Gael Rio, conseillère des Français de l’étranger, élue lors du renouvellement de mai 2021.

Je lui adresse toute ma gratitude pour le temps qu’elle a consacré à l’organisation de mon passage dans cette ville, ainsi qu’à animer les échanges.

Anna-Gael m’a permis de faire un tour d’horizon complet sur les préoccupations de notre communauté.

Communauté française

Consulat

Philippe Truquet, consul général, a réuni les trois conseillers des Français de l’étranger pour la circonscription de Tanger : Myriam Bennani, présidente ; Anna-Gael Rio et Ismaël Garti, en présence de Carole Gosserez, consul-adjointe pour nous permettre de détailler l’activité du consulat, juste avant la réunion du conseil consulaire pour les bourses scolaires.

Nous avons évoqué évidemment les conséquences du transfert vers Rabat du service des visas qui occupait 6 personnes.

Cette évolution à la baisse des effectifs du consulat de Tanger (qui ne compte plus que 6 agents) a induit une diminution de l’amplitude des horaires d’ouverture au public et du niveau de réponse aux appels téléphoniques.

L’évolution à la baisse des services du consulat est une source d’inquiétude.

Le déjeuner au restaurant Anna et Paulo, tenu par deux compatriotes, nous a également permis d’aborder la question du passe sanitaire imposé depuis peu aux restaurateurs du Royaume et les restrictions sanitaires en cours pour protéger la population.

Avant de retrouver les représentants de la communauté pour une réception dans l’enceinte du consulat, Philippe Truquet m’a proposé de visiter les locaux, désormais largement inutilisés, pour discuter des options qui lui sont offertes par cette majestueuse emprise au sol qui pourrait accueillir des activités économiques et culturelles, autour de ses activités consulaires. +d’images

Lancement du Collectif Tanger

Constatant un manque de lien social au sein de la communauté française de Tanger, les membres de la Liste pour l’élection des Conseillers Consulaires conduite par Anna-Gael Rio, associés à d’autres personnes, ont créé le Collectif Tanger : une dynamique de citoyens pour se retrouver, échanger, s’entraider face à des problématiques communes et agir si nécessaire.

L’idée est de s’inspirer de la situation à Rabat ou Casablanca où des associations (telles que Rabat Accueil ou Français du monde) assurent remarquablement la cohésion de nos concitoyens.

Pour répondre aux attentes immédiates des Français de Tanger, les « Rendez-vous du Collectif » ont été lancés. Le premier aura lieu jeudi 04 novembre sur le thème « Qu’est-ce qui de passe avec le passe ? », une opportunité pour les entrepreneurs d’échanger autour de cette nouvelle règle difficilement applicable en 48h.

Institut français

Accueil à la Galerie Delacroix par Olivier Galan, directeur des Instituts français de Tanger et Tétouan, qui m’a présenté le programme de la 3ème édition du « Parcours des Arts de Tanger » qui s’est déroulé du 1er au 31 octobre 2021.

Cette initiative partagée par tous les acteurs culturels locaux fédère des lieux d’exposition et valorise les arts visuels. J’ai pu visiter trois galeries (Delacroix, Dar d’Art et Drissi) parmi les 12 que propose le Parcours.

Nous nous sommes rendus ensuite à l’Institut français pour une réunion durant laquelle Olivier Galan m’a présenté les orientations stratégiques de l’IFT.

L’IFT est installé sur trois sites. Il comprend le bâtiment central visité qui regroupe l’administration, 11 salles de cours de langue et la médiathèque. Puis, nous avons la galerie Delacroix destinée aux expositions et enfin l’espace Beckett doté d’une salle de 180 places, mais actuellement hors service, car le directeur estime avec raison qu’elle ne présente pas toutes les garanties de sécurité pour accueillir du public.

L’espace libéré récemment au sein du consulat, suite au transfert du service des visas, permet d’envisager d’y externaliser certaines activités. +d’images

Entrepreneuriat

Entrepreneurs français

Afin de me permettre de renouer avec la communauté d’affaires de Tanger, Anna-Gael Rio, conseillère des Français de l’étranger, m’a organisé deux rencontres en format restreint.

D’abord, un petit déjeuner dans le célèbre hôtel El Minzah qui s’est tenu avec Denis Marsault, chef d’entreprise (Myopla) ; Cedric Lecolier, chef de centre (Colas Afrique) ; Idriss Bernoussi, président (AMTRI Maroc) et associé gérant (Cap Med Logistics) ; Thomas Clément (Architexture) ; Olivier Autefage, gérant-fondateur (Mafali) et Kouds Bernossi (Vaillant), associée chez Moore Bernossi.

Parmi les principales préoccupations, j’ai relevé les conséquences négatives des restrictions de visas pour nos entreprises.

Un entrepreneur de Tanger qui crée 150 emplois sur Bordeaux se trouve ralenti, car il ne peut dépêcher 3 cadres sur place afin de démarrer son nouveau site.

Communauté d’affaires

Nous avons clôturé mon déplacement à Tanger par un déjeuner avec des acteurs du Collectif Tanger, dont certains membres de la Liste pour l’élection des Conseillers Consulaires, ainsi que quelques compatriotes que j’avais rencontrés lors de mes 4 premiers passages à Tanger.

Philippe Truquet, consul général, nous a fait l’amitié de se joindre à nous.

Nous avons évoqué la perception de l’image de la France au Maroc, les initiatives à prendre pour conforter la francophonie… et bien sûr l’absence de reconnaissance du vaccin Sinopharm par la France.

Le service France Consulaire sera étendu au monde entier en 2023

Le 4 novembre, lors de son audition devant notre commission des Affaires étrangères et de la Défense, j’ai interrogé François Delattre, secrétaire général du MEAE, sur le nouveau service « France consulaire ».

Une audition qui s’est tenue dans le cadre du budget 2022 de l’Action extérieure de l’État.

➡ Verbatim de mon intervention

Monsieur le Secrétaire Général,

Je souhaite saluer les orientations budgétaires que vous avez présentées.

En tant que résident français au Royaume-Uni, je vous confirme, comme l’a fait ma collègue Joëlle Garriaud-Maylam que l’équipe du consulat à Londres a été irréprochable pour accompagner nos compatriotes confrontés aux changements liés au Brexit.

Ma question porte sur le dispositif « France consulaire ».

Cette plateforme téléphonique centralisée doit permettre de faciliter les démarches consulaires pour nos concitoyens à l’étranger, en soulageant les standards des consulats qui peinent à répondre.

C’est une belle initiative qui est très attendue.
Lancée le mois dernier, elle sera étendue progressivement à l’Union européenne d’ici à fin 2022.
Son budget est de 500K euros annuels.

Je reviens du Maroc. L’ambassade a fait évaluer le coût d’un service externalisé pour une réponse téléphonique mutualisée pour les 6 consulats généraux auprès des centres d’appels du Maroc. Ils n’ont pas la capacité budgétaire pour assurer ce service.

En conséquence, le niveau de réponse au téléphone n’est pas satisfaisant ni du côté de l’administration, ni des utilisateurs.

Quand est-ce que le service France consulaire sera ouvert aux autres continents que l’UE ?
Quel est le budget prévu pour assurer ce service au niveau mondial en régime de croisière ?

➡ En réponse, le secrétaire général nous a apporté les précisions suivantes :

▫️Le service France consulaire a reçu 1500 appels depuis la mise en service à la mi-octobre.

▫️Il enregistre 98,5% de taux d’appels décrochés.

▫️Ce service sera étendu au monde entier en 2023.

▫️Le secrétaire général assure qu’un centre d’appel externalisé ne serait pas en capacité de répondre à toutes les questions qui lui seraient posées.

▫️Le budget pour France consulaire est de 920.000 euros en 2022 et bénéficiera d’un abondement de 520.000 euros pour le porter à un total de 1.440.000 euros.

Émirats Arabes Unis – Visite de l’ambassadrice

Heureux d’avoir fait la connaissance de Mme Hend Al Otaiba, nouvelle ambassadrice des Émirats Arabes Unis en France, lors de sa première visite au Sénat, ce 3 novembre.

Je l’ai accueillie en qualité de président du groupe d’amitié France-Pays du Golfe, accompagné de ma collègue Joëlle Garriaud-Maylam, présidente déléguée pour les Emirats Arabes Unis.

Parlant couramment le français et ayant fréquenté une école française aux Émirats arabes unis pendant de nombreuses années, Mme Al Otaiba a obtenu sa maîtrise à la Sorbonne de Paris Abu Dhabi et au Collège de défense nationale des Émirats Arabes Unis.

Nos échanges ont été riches et variés sur divers thèmes bilatéraux. Nous avons également évoqué la perspective d’un déplacement de notre groupe d’amitié sénatorial aux Émirats Arabes Unis en 2022.

Je lui souhaite un plein succès dans sa mission diplomatique.

INFOLETTRE n°152 – 2 nov. 2021 – Édito : Taïwan n’est pas seul // ACTUALITÉ > France Consulaire : ma question à JY Le Drian // FRANCE-TAIWAN (6-10 oct.) > CR du déplacement de la délégation sénatoriale / Revue de presse (Le Figaro, RTI, Le Point, Public Sénat) / Ma question sur Taïwan à Florence Parly // FRANÇAIS DE L’ÉTRANGER > Fiscalité > « Gérer mes biens immobiliers » : nouveau service en ligne – Mobilité > QE : quel avenir pour la ligne Eurostar ? // AFFAIRES ÉTRANGÈRES > Notre monde universitaire, cible d’influences étrangères (rapport du Sénat) / Notre monde universitaire, cible d’influences étrangères (rapport du Sénat) / Crise des sous-marins : la France doit-elle quitter l’OTAN ? // CYBERSÉCURITÉ > PLF 2022-Cyberattaques : Audition du SGDSN + Audition de la DG Gendarmerie nationale // ÉCONOMIE > Le plan Indépendants intègre mes deux propositions // DIPLOMATIE PARLEMENTAIRE > Madagascar / Qatar.

Lire : l’INFOLETTRE n°152 – 2 novembre 2021Logo HebdoLettre bleu - Rond75

Edito de l’InfoLettre n°152

Taïwan n’est pas seul

Il y a tout juste un an, j’écrivais dans mon éditorial « Unis » : « La Chine de Xi-Ji Ping développe un monde néo-totalitaire qui va au-delà de l’imagination d’Orwell. Mettre à jour son appareil de répression interne et le développement de sa force militaire ; enrayer sa stratégie expansionniste et la mise en place de ses structures de désinformation externe constituent une priorité ».

Un an plus tard, trois rapports d’information ont été publiés en ce sens. Deux relevant du Sénat et un troisième émanant de l’Irsem Les opérations d’influence chinoises, un moment machiavélien (au sens où le Parti-État est « plus sûr d’être craint que d’être aimé »).

Ce document fait froid dans le dos, par exemple lorsqu’il présente Taïwan et Hong-Kong comme un terrain d’expérimentations pour des méthodes qui pourraient s’étendre à la planète entière…

Du reste, quel pays ne subit pas aujourd’hui la stratégie d’influence chinoise ? Le rapport de mon collègue André Gattolin (Mieux protéger notre patrimoine scientifique et nos libertés académiques) vient démontrer que le « Sharp Power » (subversion, intimidation, pressions) s’insinue dans des secteurs qui n’y étaient pas préparés, comme la recherche et l’enseignement supérieur.

Une évolution qui semble caractériser « un nouvel ordre mondial devant lequel s’effacent les règles de la diplomatie traditionnelle telles qu’héritées du XIXème siècle », résume le rapport.

Comme je l’ai fait remarquer au chef d’état-major des armées, la dernière déclaration de guerre remonte à 1982 entre le Royaume-Uni et l’Argentine pour le conflit des Malouines. Désormais, à quel moment, considérons-nous qu’un pays fait la guerre à un autre ?

Depuis le début de l’année, Taiwan compte plus de 600 incursions d’avions chinois dans la zone d’identification de défense aérienne de son territoire et des milliers de cyberattaques au quotidien.

« Considérant que l’Union européenne et Taïwan sont des partenaires partageant les mêmes valeurs de liberté, de démocratie, de droits de l’homme et d’état de droit », le 21 octobre 2021, le Parlement européen a émis 36 recommandations, dont la première consiste à travailler en étroite collaboration avec les États membres afin d’intensifier les relations politiques entre l’Union et Taïwan. Visuel HL125

En proposant de modifier le nom du Bureau européen de représentation économique et commerciale à Taïwan en « Bureau de l’Union européenne à Taïwan » afin de refléter le large éventail de nos liens, le Parlement européen fait un nouveau pas en avant significatif, à l’image de la Lituanie qui a approuvé la création d’un bureau de représentation taïwanais.

Le 26 octobre, c’est Antony Blinken, Secrétaire d’Etat américain, qui appelait à une participation accrue de Taiwan aux travaux des Nations Unies.

La fraicheur de la démocratie taïwanaise, sa liberté d’expression, la force tranquille de la présidente Tsai Ing-wen qui incarne la résilience d’un peuple de 24 millions d’habitants séduisent.

Lors de notre conférence de presse à Taipei, j’ai déclaré que Taiwan est le contre-exemple de la thèse véhiculée par les régimes autoritaires qui considèrent que la démocratie n’est pas le meilleur système pour le développement humain.

Dans l’affrontement idéologique qui oppose la vision totalitaire de son puissant voisin chinois aux démocraties, j’ai rappelé que Taïwan n’était pas seule.

Les déclarations de soutien à Taïwan qui viennent de tous côtés ces derniers jours, telles que celles de l’Union européenne, des États-Unis, du Japon ou de l’Australie le démontrent. Cette union est salutaire pour l’île, car comme le veut un proverbe chinois, « une baguette est facile à casser, dix baguettes sont dures comme fer ». Découvrir l’InfoLettre n°152


 

Qatar – Mécénat – Château de Versailles

L’allée des Paons du jardins de Versailles va être reconfigurée à l’aide de plantations d’ormes. Une démarche rendue possible grâce à la générosité de l’État du Qatar.

Le 27 octobre, j’ai eu le plaisir d’être convié à la signature d’une convention pluriannuelle de mécénat entre Son Excellence Sheikh Ali Bin Jassim Al -Thani, ambassadeur de l’État du Qatar en France et l’Établissement public du château, du musée et du domaine national de Versailles, représenté sa présidente, Catherine Pégard.

La présidente s’est associée aux équipes du château pour se déclarée « honorée d’engager un compagnonnage, un partenariat qui durera plusieurs années ».

A ce titre, j’ai remercié les autorités qataries, et salué l’aboutissement des efforts entrepris par Catherine Pégard et Laurent Salomé, directeur du musée national des châteaux de Versailles et Trianon, en faveur de la préservation de notre patrimoine. +d’images

Notre monde universitaire, cible d’influences étrangères (rapport du Sénat – 29/09/2021)

Que des puissances étrangères, Chine en tête, s’intéressent de près à nos savoirs et savoir-faire ne devrait plus étonner. Pourtant le rapport de mon collègue André Gattolin intitulé Mieux protéger notre patrimoine scientifique et nos libertés académiques a secoué les consciences et interpellé les médias.

Ce rapport, rendu public le 29 septembre, est le fruit du travail de la mission d’information « sur les influences étatiques extra-européennes dans le monde universitaire et académique français et leurs incidences », dont j’étais membre.

Suite à l’organisation d’une trentaine d’auditions, il en ressort que le monde de la recherche et de l’enseignement supérieur français n’est désormais plus à l’abri des stratégies d’influence venant d’États étrangers. La mission nous alerte sur deux types de menace : captation de données scientifiques sensibles et « le façonnage » de l’image ou de la réputation d’un État.

Spontanément ouverts au partage des connaissances, il s’avère que nos chercheurs ne font pas toujours preuve de la vigilance nécessaire. C’est moins le cas dans les pays anglo-saxons (Australie, Royaume-Uni, Canada, États-Unis) qui ont, depuis plusieurs années, pris conscience des vulnérabilités de leur secteur universitaire.

Nous en avons eu l’évidence lors de l’audition de Mme Gillian Bird, ambassadrice d’Australie en France, le 21 juillet dernier, qui a évoqué des « campagnes de sensibilisation » et des « lignes directrices » à propos des visites et des échanges de chercheurs ou d’étudiants. Concernant ma question sur l’approche de l’Australie vis-à-vis des télécoms, notamment Huawei, la réponse Mme Bird fut sans détour : « le gouvernement australien a pris la décision de bannir Huawei sur la 5G pour protéger nos intérêts nationaux ». L’ambassadrice a précisé que son pays a été le premier à le faire, nonobstant les mesures de rétorsion de la Chine (Australie – Audition de Gillian Bird, ambassadrice).

Déjà 6 centres de R&D Huawei ont été déployés en France. En parallèle, 17 Instituts Confucius se sont implantés en France depuis 2005, majoritairement positionnés dans des villes de taille moyenne qui possèdent une université. Ce maillage territorial en conservant une certaine discrétion « ne doit rien au hasard », note le rapport de mon collègue André Gattolin.

La mission d’information a identifié cinq objectifs majeurs pour lesquels elle formule 26 propositions (*) qui visent à diffuser une culture de la responsabilité auprès des personnels de la recherche qui doivent être sensibilisés et formés très en amont.

Mieux protéger notre patrimoine scientifique et nos libertés académiques
Rapport d’information n° 873 (2020-2021) de M. André Gattolin, fait au nom de la MI Influences étatiques extra-européennes, déposé le 29 septembre 2021
Disponible au format PDF
Synthèse du rapport

(*) Exemples :
-Proposition 17. Créer un régime de transparence sur l’origine des financements extra-européens des projets (colloques, contrats doctoraux, chaires…) menés par les établissements d’enseignement supérieur et de recherche et les think-tanks.
-Proposition 18. Faire valoir au niveau national des exigences de réciprocité dans les échanges universitaires avec les pays extra européens.